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Actualités (3287)

Malgré les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires au développement dont l’Unicef, l’objectif « zéro candidat à l’examen sans état civil » n’est pas attend dans le département de Kolda. Selon l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Kolda, 1.500 potaches se présentent, cette année, à l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et de l’entrée en 6ème sans disposer de pièce d’état civil. Une situation qui témoigne, encore une fois, du manque d’intérêt, pour ne pas dire de la négligence coupable de certains parents. Certes, de nets progrès ont été enregistrés au cours de ces dernières années, mais force est de constater qu’il reste encore beaucoup à faire pour arriver à zéro enfant à l’examen sans extrait de naissance. « Mille cinq cents élèves vont passer l’examen sans présenter d’extrait de naissance contre 1.800 l’année dernière », déclare El Hadji Kabinet Diané. Il se félicite, en revanche, des améliorations dans la scolarisation des filles (Scofi) dans le département de Kolda au cours de ces dernières années.

Sept mille huit cents potaches, dont plus de 4.500 filles, se présentent, cette année, à l’examen du Cfee et de l’entrée en 6ème dans l’Ief de Kolda. Les candidats vont composer dans 49 centres d’examen répartis entre la commune de Kolda et les zones rurales. Outre les secrétaires, 616 surveillants sont déployés dans les différents centres. A quelques heures du démarrage des épreuves, les autorités scolaires sont prêtes pour un bon déroulement de l’examen afin de permettre aux candidats de composer dans la sérénité.

Mamadou Aliou DIALLO

3.477 candidats dont 1.440 garçons et 2.037 filles se présentent, cette année, dans l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Linguère. Ils sont répartis dans 24 centres. Toutes les dispositions utiles ont déjà été prises pour un déroulement correct des épreuves, selon Mamadou Aliou Diallo de l’Ief de Linguère. Sur les recommandations, l’autorité administrative, Amadou Bamba Koné déclare : « Il est formellement interdit aux potaches et aux surveillants d’avoir des téléphones portables dans la salle d’examen, mais également aux parents d’accéder aux centres d’examen dans le seul souci d’éviter les tricheries ».

Mass NDIAYE

La région de Louga présente à la session 2018 du Concours d’entrée en 6ème et de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), qui démarre aujourd’hui, 13.056 candidats répartis dans 78 centres d’examen : 19 à l’Inspection d’éducation et de la formation (Ief) de Kébémer, 35 à l’Ief de Louga et 24 à l’Ief de Linguère. Sur ces 13.056 candidats, 7.388 sont des filles, soit un pourcentage de 56,58 %. En termes de nombre, l’Ief de Louga arrive en tête avec 6.060 candidats. L’Ief de Kébémer se positionne à la deuxième place avec 3.519 candidats et celle de Linguère ferme la marche avec 3.477 candidats. Un constat : la baisse du nombre de candidats. De 14.234 candidats en 2017, le nombre d’inscrits de la région est passé à 13.056 en 2018, soit une baisse de 1.178 candidats. Cette baisse est plus importante dans les départements de Linguère et Louga et serait due principalement à un problème récurrent: l’état civil. Le Crd qui vient de se tenir a permis à l’inspecteur d’académie Bou Fall de partager les mesures prises pour une parfaite organisation des épreuves. « Toutes les dispositions nécessaires sont prises pour que tout se passe bien », rassure l’Ia de Louga.

A. DIALLO

Le nouveau directeur de l’Office du baccalauréat, Socé Ndiaye, enseignant à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Ucad, a été à plusieurs niveaux d’organisation de cet examen. Ce physicien qui a enseigné durant 15 ans dans les lycées a été surveillant, correcteur, puis membre de jury. Il puisera de ce capital d’expérience pour améliorer le déroulement de l’examen du bac. Dans cet entretien, M. Ndiaye révèle que la tolérance zéro sera appliquée pour l’usage du portable et du dispositif connecté. Même les surveillants sont invités à ne pas téléphoner.

Les examens du baccalauréat, c’est dans quelques jours. Pouvez-vous nous faire le point sur les mesures prises pour son organisation ?
Il y a des dispositions classiques qui ont été reconduites. Nous avons aussi apporté des innovations. Nous allons sécuriser le processus. De même, nous avons tout mis en œuvre aussi bien sur le plan administratif que financier. S’agissant de la sécurité, elle se fera à plusieurs niveaux, de la création des sujets à leur validation, production, conditionnement et convoyage à leur distribution. La deuxième phase de la sécurisation, c’est de surveiller les candidats lors des épreuves. Nous avons renforcé les dispositions à tous les niveaux. En matière de sécurité, il faut tout le temps renouveler le dispositif parce que les contrevenants cherchent toujours des solutions pour contourner les mesures sécuritaires. Les épreuves facultatives ont démarré depuis le 9 juin. Le gros des épreuves est en cours de production. Nous avons déjà ventilé les épreuves du baccalauréat technique qui démarre le 2 juillet prochain. Il reste les épreuves du bac général.

En termes de ressources humaines, combien de correcteurs, de surveillants et de présidents de jury sont mobilisés ?
Nous avons 157.700 candidats qui composeront dans 515 jurys principaux. Je dois ajouter que certains centres secondaires dépendent de ces jurys principaux. Par exemple, les élèves de Rao composeront chez-eux, mais les épreuves seront corrigées à Saint-Louis. Nous avons 70 centres secondaires. Ces 515 jurys sont répartis dans 415 centres. En outre, nous avons engagé 8216 correcteurs et 18.600 surveillants. Nous avons prévu au moins 3 surveillants pour chaque salle d’examen et 1.600 secrétaires de jury.

Est-ce que la prise en charge de ces examinateurs est réglée à l’avance ?
Le dernier maillon, c’était les surveillants. Il n’y avait pas de prévision. Mais, depuis le mois de mai, le décret de rémunération de ces surveillants a été signé. Nous voulons les payer au plus vite. L’année dernière, l’Etat a dépensé 293 millions de FCfa pour la prise en charge des surveillants. Pour le reste (les correcteurs, les présidents de jury), le montant pourrait avoisiner 2 milliards de FCfa. Lorsque vous déplacez un fonctionnaire de la hiérarchie A d’une région à une autre, c’est au moins 25.000 FCfa par jour. Cette somme n’a rien à voir avec les primes de correction indexées sur le nombre de copies corrigées.

Soce Ndiaye Bac 2Il est difficile d’appliquer des mesures et des sanctions contre l’usage des Smartphones, des téléphones portables dans les centres d’examen. Pouvez-vous nous assurer que l’application des mesures sera effective cette année ?
Les règles stipulent que le candidat n’a pas le droit de venir au centre d’examen avec son téléphone portable ou un dispositif connecté. Dans le passé, la plupart des présidents de jury essayaient de gérer cette problématique à leur manière. En général, ils retiraient momentanément le téléphone et rédigeaient un rapport. Il y avait beaucoup d’élèves qui n’ont pas été sanctionnés ni traduits devant le Conseil de discipline. Cette année, le port du téléphone portable est interdit dans le centre. Tout candidat qui aura par devers lui un téléphone portable sera exclu. Le texte sera appliqué dans toute sa rigueur. Ce sont les présidents de jury qui doivent l’appliquer. Ils ont reçu l’ordre de mettre en œuvre cette disposition. Ils doivent être assistés par les chefs de centre et les inspecteurs d’académie. Les élèves ne seront pas fouillés. Mais, dès que l’on découvre le téléphone ou un dispositif connecté sur un candidat, il sera exclu.

Justement, nous avons vu qu’en Mauritanie l’internet a été interrompu sur toute l’étendue du territoire durant l’examen du baccalauréat. Ne doit-on pas aller vers la révision de l’organisation du baccalauréat en prenant en compte les nouvelles technologies ?
Nous sommes obligés de nous adapter à l’évolution des nouvelles technologies. Sinon nous allons arrêter d’organiser le baccalauréat. Il y a actuellement un processus qui est en cours. Il comporte deux volets. Le premier a trait à la réforme de l’outil qui est l’Office du baccalauréat. Le deuxième volet concerne la réforme de l’organisation de l’examen. Il y a quelques mois, nous avions organisé, dans ce sens, un atelier à Saint-Louis. Des recommandations ont été formulées et leur mise en œuvre sera étudiée.

Beaucoup de personnes se plaignent du retard accusé pour retirer leur diplôme. Comment l’Office du bac compte-t-il diligenter la délivrance des parchemins ?
Il y a des personnes qui ont le baccalauréat depuis 1970 et qui n’ont pas encore reçu leur diplôme. De manière générale, après l’examen du bac, il y a un arrêté qui est pris. Il est d’abord validé par le doyen de la Faculté tutrice. Je dois rappeler que chaque série a une Faculté tutrice. Il y a la Faculté des Sciences pour les séries scientifiques, la Faculté des Lettres pour les séries littéraires, la Faculté des Sciences économiques et de gestion pour les séries G. Et les autres séries techniques, c’est l’Ecole supérieure polytechnique.

La première étape, c’est la validation des listes par le responsable de ces établissements. Après, ils sont envoyées au recteur de l’Ucad pour signature. C’est l’arrêté rectoral qui « stabilise » la liste des diplômes. Ensuite, une fois que cette liste est établie, les diplômes peuvent être produits. Par la suite, les diplômes sont renvoyés à l’autorité signataire. Après la signature, les diplômes sont retournés à l’Office. C’était la procédure à suivre.

Auparavant, il fallait attendre au moins 2 ans pour retirer son diplôme. Aujourd’hui, nous allons produire les diplômes de 2015, 2016 et 2017, cela veut dire que pour tous les bacheliers des années précitées, leur arrêté est signé. Nous allons mettre ces listes à la disposition des doyens pour validation. Après la signature, nous allons passer à la phase de production. Maintenant pour ceux qui ont obtenu le baccalauréat depuis le début de l’organisation de cet examen jusqu’en 2017, nous allons produire les diplômes en fonction de la demande.

Par contre, à partir de 2018, des listes seront consolidées et validées dès la fin des examens. Par la suite, il y aura la production et la signature des arrêtés. Tout ce travail sera fait avant la fin du mois d’août. Après cela, nous passerons à la phase de production de tous les diplômes.

Propos recueillis par Idrissa SANE (texte) et Sarakh DIOP (photo)

Le concours d’entrée en sixième et l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) démarrent ce mardi 26 juin sur toute l’étendue du territoire national et en Gambie. Cette année, 265.831 candidats sont inscrits. Selon le directeur des Examens et Concours, toutes les dispositions sont prises pour un déroulement correct des épreuves.

A la veille du démarrage de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et du concours d’entrée en sixième, prévus les 26 et 27 juin 2018, le directeur des Examens et Concours du ministère de l’Education nationale a rencontré la presse. Amadou Moctar Ndiaye a décliné les dispositions prises pour un déroulement correct des épreuves. « Ces évaluations qui portent sur six années d’études élémentaires sont sanctionnées par le premier diplôme de l’enfant. Par conséquent, elles sont importantes et méritent beaucoup de sérieux et de précautions. C’est pourquoi le ministre de l’Education nationale tient à ce que tous les acteurs concernés et les partenaires soient plus vigilants, pour une organisation parfaite de ces évaluations », a-t-il indiqué. A l’en croire, cette année encore, le ministère de l’Education nationale a mobilisé assez de moyens techniques, humains, matériels et financiers pour relever le défi de l’organisation.

Concernant la sécurisation des épreuves, leur levée et leur acheminement vers le niveau déconcentré, M. Ndiaye a fait savoir qu’un important dispositif est mis en place à la Direction des examens et concours pour faciliter toutes les opérations y afférentes.

Cette année, le nombre de candidats a augmenté avec une légère domination des filles. En effet, sur les 265.831 candidats inscrits à la date du 20 juin 2018, les 145.674 sont des filles, soit 54,80 %.

En plus des 1.718 chefs de centre et leurs adjoints, 21.266 surveillants et 8.590 secrétaires sont aussi mobilisés. Mais, pour le directeur des Examens et Concours, ces données peuvent connaitre une évolution du fait du traitement tardif de dossiers liés à l’état civil de certains candidats. Selon Amadou Moctar Ndiaye, les dispositions sécuritaires et organisationnelles sont prises pour les candidats qui composent en Gambie. L’inspectrice d’académie de Kaolack qui a en charge ces écoles sénégalaises veille au grain pour un déroulement correct des épreuves dans ce pays.

Aujourd’hui à 8 heures, le directeur des Examens et Concours et d’autres autorités éducatives et scolaires vont visiter quelques centres d’examen pour s’enquérir de la situation dans laquelle l’examen se déroule.

Pape Coly NGOME

…18 879 COMPOSENT À MBOUR
18.879 candidats répartis dans 90 centres d’examen des 16 communes ! Ce sont les principaux chiffres de l’examen du Cfee et de l’entrée en sixième dans le département de Mbour où ces écoliers iront à la recherche de leur premier diplôme. Ces chiffres concernent les deux Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 1 et Mbour 2 qui résultent du partage de 2011. Naturellement, l’Inspection de Mbour 1 dont est issue celle de Mbour 2 est la plus fournie avec « 12.516 candidats, dont 5634 garçons et 6.882 filles, qui vont composer dans 62 centres contre 61 l’an dernier. Il y a 28 centres dans la commune de Mbour et 34 en dehors », renseigne l’inspecteur Mamadou Lamine Sakho.

Pour un bon déroulement de l’examen, l’autorité soutient que plusieurs mesures ont été prises. « Nous venons de terminer la réunion avec les chefs de centre qui doivent être convoyés vers les différents centres. Une réunion pour leur dire comment s’y prendre avant, pendant et après les examens, avec tous les documents annexes qui permettent de rendre visibles et de permettre un déroulement normal de l’examen dans les différents centres », dit M. Sakho.

A l’Ief de Mbour 2, l’examen concerne moins de monde, mais le dispositif est pratiquement le même. Et l’inspecteur Moustapha Mbaye qui chapeaute le processus informe que l’inspection compte 6363 candidats répartis dans 38 centres dans 7 communes (Fissel, Joal, Ndiaganiao, Nguéniène, Sandiara, Sessène et Thiadiaye). Ici, plusieurs actions ont été prises pour une parfaite organisation. Pour parer à d’éventuels problèmes, M. Mbaye souligne qu’un dispositif de veille est mis en place avec des équipes dirigées par six inspecteurs et qui seront positionnées à Fissel, Joal, Ndiaganiao et Thiadiaye pour intervenir en cas de problème.

Ousseynou POUYE

…7 800 À KOLDA
CfeeMalgré les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires au développement dont l’Unicef, l’objectif « zéro candidat à l’examen sans état civil » n’est pas attend dans le département de Kolda.

Selon l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Kolda, 1.500 potaches se présentent, cette année, à l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et de l’entrée en 6ème sans disposer de pièce d’état civil. Une situation qui témoigne, encore une fois, du manque d’intérêt, pour ne pas dire de la négligence coupable de certains parents. Certes, de nets progrès ont été enregistrés au cours de ces dernières années, mais force est de constater qu’il reste encore beaucoup à faire pour arriver à zéro enfant à l’examen sans extrait de naissance. « Mille cinq cents élèves vont passer l’examen sans présenter d’extrait de naissance contre 1.800 l’année dernière », déclare El Hadji Kabinet Diané. Il se félicite, en revanche, des améliorations dans la scolarisation des filles (Scofi) dans le département de Kolda au cours de ces dernières années.

Sept mille huit cents potaches, dont plus de 4.500 filles, se présentent, cette année, à l’examen du Cfee et de l’entrée en 6ème dans l’Ief de Kolda. Les candidats vont composer dans 49 centres d’examen répartis entre la commune de Kolda et les zones rurales. Outre les secrétaires, 616 surveillants sont déployés dans les différents centres. A quelques heures du démarrage des épreuves, les autorités scolaires sont prêtes pour un bon déroulement de l’examen afin de permettre aux candidats de composer dans la sérénité.

Mamadou Aliou DIALLO

…3 477 DANS 24 CENTRES À LINGUÈRE
3.477 candidats dont 1.440 garçons et 2.037 filles se présentent, cette année, dans l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Linguère. Ils sont répartis dans 24 centres. Toutes les dispositions utiles ont déjà été prises pour un déroulement correct des épreuves, selon Mamadou Aliou Diallo de l’Ief de Linguère. Sur les recommandations, l’autorité administrative, Amadou Bamba Koné déclare : « Il est formellement interdit aux potaches et aux surveillants d’avoir des téléphones portables dans la salle d’examen, mais également aux parents d’accéder aux centres d’examen dans le seul souci d’éviter les tricheries ».

Mass NDIAYE

…ET 13 056 EN LICE À LOUGA
La région de Louga présente à la session 2018 du Concours d’entrée en 6ème et de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), qui démarre aujourd’hui, 13.056 candidats répartis dans 78 centres d’examen : 19 à l’Inspection d’éducation et de la formation (Ief) de Kébémer, 35 à l’Ief de Louga et 24 à l’Ief de Linguère. Sur ces 13.056 candidats, 7.388 sont des filles, soit un pourcentage de 56,58 %. En termes de nombre, l’Ief de Louga arrive en tête avec 6.060 candidats. L’Ief de Kébémer se positionne à la deuxième place avec 3.519 candidats et celle de Linguère ferme la marche avec 3.477 candidats. Un constat : la baisse du nombre de candidats. De 14.234 candidats en 2017, le nombre d’inscrits de la région est passé à 13.056 en 2018, soit une baisse de 1.178 candidats. Cette baisse est plus importante dans les départements de Linguère et Louga et serait due principalement à un problème récurrent: l’état civil. Le Crd qui vient de se tenir a permis à l’inspecteur d’académie Bou Fall de partager les mesures prises pour une parfaite organisation des épreuves. « Toutes les dispositions nécessaires sont prises pour que tout se passe bien », rassure l’Ia de Louga.

A. DIALLO

Lors de la réunion du Comité régional de développement (Crd) de présentation du plan d’action stratégique « Bokk Yaakaar » 2017-2020 de prévention de l’infection à Vih dans la région de Fatick, un appel a été lancé pour enrôler les Personnes vivant avec le Vih (PvVih) dans les mutuelles de santé ainsi qu’à parrainer les enfants infectés au Vih.

Parmi les contraintes dans la prise en charge des Personnes vivant avec le Vih (PvVih) dans la région de Fatick figure la faiblesse notée dans l’enrôlement de ces couches défavorisées dans les mutuelles de santé. Il s’y ajoute aussi l’inaccessibilité des structures médicales pour les patients, notamment ceux habitant les zones insulaires. Des insuffisances que veut corriger l’association « Bokk Yaakaar ». Suffisant pour que l’adjoint au gouverneur de Fatick, chargé des affaires administratives, Saïd Fall, invite à une forte implication des différents acteurs de la région pour répondre à la sollicitation de cette structure qui, depuis sa création, en février 2005, s’active dans la lutte contre le Vih/Sida. Avec 5  membres au départ, « Bokk Yaakaar » en compte aujourd’hui 210, dont 70 hommes et 140 femmes, répartis entre ses différentes cellules à Fatick, Sokone, Gossas, Dioffior, Passy et Foundiougne.

Cette implication est nécessaire, d’autant plus que de nombreux partenaires financiers de l’association se sont retirés, selon Abdoulaye Bâ, le secrétaire permanent. Donc, pour « Bokk Yaakaar », il convient de trouver de nouveaux moyens de financement de leurs programmes. D’ailleurs, ce point a été un des objectifs de la réunion qui était surtout d’amener les parties prenantes à appuyer l’autonomisation et les activités. Cela, à travers de nouvelles stratégies à mettre en œuvre en partenariat avec les structures locales et nationales, la sensibilisation des communautés et le renforcement de l’implication des hommes dans la prise en charge, la prévention auprès des jeunes et dans les écoles ainsi que le partenariat avec les médias pour la sensibilisation. Mieux, « nous souhaitons une forte adhésion des PvVih dans les mutuelles de santé, le parrainage des enfants et également une prise en compte de la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents », a souligné M. Bâ.

D’ailleurs, le plan d’action stratégique, élaboré pour l’horizon 2017-2020, entre en droite ligne des stratégies pour une meilleure prise en charge des PvVih et des Orphelins et enfants vivant avec le Vih (Oev) de la région, ainsi qu’une implication de l’association dans le plan de rattrapage du Sénégal.

Mohamadou SAGNE

L’invention de l’actuel directeur de l’Office national de formation professionnelle (Ofnp) reste l’une des plus grandes innovations venant d’un Africain depuis deux décennies. Sa décortiqueuse a remporté au moins 6 prestigieuses distinctions de 1995 à 2013. La machine de Sanoussi Diakité a réduit de 99 % le temps de décorticage du fonio, une spéculation agricole très nutritive et consommée dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.

La décortiqueuse de fonio du Sénégalais Sanoussi Diakité est rangée dans la catégorie des grandes innovations en Afrique et dans le reste du monde. Contrairement aux décortiqueuses mécaniques jusqu’ici disponibles, à savoir les types Engelberg, à disques abrasifs, à meules et à rouleau, la machine de Diakité a apporté un gain de temps considérable dans le décorticage. Au lieu de 2 heures pour 2,5 kg, le technicien a, en effet, fait passer le temps de décorticage à 8 mn pour 5 kg, soit une réduction de temps de 99 %. Cette avancée a balisé la voie à une transformation à grande échelle d’une céréale à forte valeur nutritive et qui est consommée sur toute la partie orientale de l’Afrique. L’économie de temps est la résultante de l’introduction de l’action rotative de palettes abrasives flexibles qui exercent une pression souple sur la masse de graines de fonio brut. La technologie allège ainsi le travail des femmes et crée les conditions d’une transformation à grande échelle du fonio, à sa valorisation. L’implantation de la machine dans la zone rurale rendra plus accessible et disponible le fonio et donnera un regain à la production.

La valorisation du fonio
En réalité, la récolte et l’assemblage du fonio sont des facteurs qui pesaient négativement sur la transformation de cette céréale. « En disposant de cette innovation technologique qui lève la contrainte majeure du fonio, les paysans producteurs concernés seront encouragés à se relancer dans sa culture. Les unités de transformation du fonio pourront ainsi être multipliées. Le fonio sera alors plus disponible et plus accessible sur le marché », avance l’innovateur dans un document.

Sur son compte, on verse l’augmentation des superficies emblavées dans la zone où la machine est installée. Cela s’est vérifié avec le projet soutenu par le Fonds national de recherches agricoles et agroalimentaires. L’innovation est aussi à la base de la mise en place d’unités de transformation et de commercialisation de fonio à Kolda, à Tiankan-Vélingara, à Bamako, au Mali, à Natitingou, au Bénin, à Dounet, en Guinée… En somme, cette technologie a donné un coup de fouet à la consommation de cette spéculation.

« La machine à décortiquer le fonio, une invention brevetée à l’Oapi, est une innovation qui permet la consommation à grande échelle de cet aliment. En fait, les opérations après récolte, pénibles, en particulier pendant le processus de décorticage, ont été un obstacle à une grande consommation de cette céréale africaine cultivée dans 16 pays sur une bande allant du Cap-Vert au Tchad », a démontré Sanoussi Diakité.

La valorisation du fonio aura donc des impacts directs sur la réduction du nombre de personnes affectées par la famine en Afrique de l’Ouest. D’où l’unanimité des spécialistes et techniciens sur l’utilité et l’aspect innovant de la machine. Raison pour laquelle elle a remporté le Prix du président de la République pour l’invention et l’innovation technologique en 1995. Après, suivront le Prix international Rolex à l’esprit d’entreprise en 1996 et le Grand prix du 1er Salon africain de l’invention et de l’innovation technologique de Dakar en 1997. Une dizaine d’années plus tard, d’autres distinctions sont venues s’y ajouter avec, par exemple, le Prix Tech awards 2008 à Silicone Vallée, aux Usa. « Ce titre élève la machine à décortiquer le fonio au rang d’innovation bénéficiant à l’humanité. La machine a été distinguée dans la catégorie Heath (santé) en reconnaissance de ce qu’elle est une innovation qui a rendu accessible un produit utile à la santé des populations », commente le Directeur de l’Onfp. Et en 2013, en Afrique du Sud, le jury lui attribua le Prix de l’innovation à impact social de la Fondation africaine pour l’innovation.

Idrissa SANE

 

Plusieurs représentants des pays concernés par le projet du Grand écosystème du courant des Canaris (Cclme) ont pris part à une rencontre, à Dakar, les 21 et 22 juin 218, en vue de faire le rapport d’étape et de fin de projet. Le Cclme vise la sauvegarde des ressources marines et côtières de pays comme le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la République de Guinée et la Sierra Leone.

Avec la fin prochaine du projet Grand écosystème du courant des Canaris (Cclme), les sept pays concernés (Maroc, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, République de Guinée et Sierra Leone) ont évalué, pendant deux jours, à Dakar, les acquis, les résultats et les impacts des activités déroulées par le projet. Dans une présentation liminaire qui a eu lieu au Centre de suivi écologique (Cse), Jacques Abé, coordinateur de la composante 3 du projet, a fait une synthèse des résultats et acquis sur la biodiversité, les habitats et la qualité de l’eau. Une composante dont les résultats ont été appréciés par les représentants des pays, d’autant plus que 90 à 95 % des activités ont été déroulées.

Plan d’action stratégique
Néanmoins, a renseigné Abou Bamba, secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan et coordinateur régional du Plan d’action pour l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud, «  il a été admis que la santé des écosystèmes marins et côtiers, observée depuis les 30 dernières années, est trop fragile ». « Tout ce qui est fait en amont sur les côtes se retrouve forcément en mer et dégrade les habitats, notamment les écosystèmes de mangrove où les poissons se reproduisent », a-t-il expliqué. Le même phénomène est constaté, notamment avec la détérioration de la qualité de l’eau consécutive aux pollutions en amont et que l’on retrouve dans l’eau de mer.
Pour le secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan, « le Cclme a permis de tirer la sonnette d’alarme et de faire un diagnostic précis et scientifique afin d’identifier les principaux problèmes et surtout de les adresser aux décideurs des différents pays ».

Dans une seconde phase du projet, il est question, de mettre en œuvre un plan d’action stratégique qui épouse les objectifs de l’origine du projet qui visait à réduire la dégradation des écosystèmes marins et côtiers en faveur de la pêche pour développer davantage la production halieutique. La mise en œuvre du plan d’action stratégique permettra, selon Abou Bamba, de régler les problèmes techniques et d’augmenter par 2, 3, voire 4, la production halieutique des pays du Cclme. Il s’agira, pour ce dernier, de réduire dans ce plan les sources de produits d’origine tellurique et de renforcer la gouvernance des océans dans les pays du Cclme. « Il a été observé, dans plusieurs pays, que la gouvernance des océans est fragmentée dans plusieurs ministères, tels que la pêche, les hydrocarbures, le tourisme, l’énergie, l’agriculture, etc. », a-t-il noté, avant de préconiser la gouvernance intégrée des océans.
L’autre élément non moins important du plan stratégique concerne la formation qui va faciliter l’harmonisation des politiques, à travers une planification marine et spatiale, afin d’arriver à des solutions qui arrangent tout le monde.

Il est aussi préconisé un autre programme en vue de favoriser la mise en œuvre des principes de l’économie bleue pour créer davantage d’emplois dans le domaine du tourisme, étudier des stratégies pour augmenter la production halieutique et favoriser la maîtrise des transferts de technologies (aquaculture). Pour faire face au regain de l’exploitation minière qui s’accompagne d’une pollution émanant de l’extraction, l’exploration ou l’exploitation en off shore dans des pays comme le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée-Bissau, un protocole sur les normes et standards environnementaux a été émis pour gérer les activités pétrolières et gazières off shore.

Babacar Bachir SANE

 

Le gouvernement du Sénégal, en partenariat avec le Pnud, a lancé le projet Promotion d’une finance novatrice et d’adaptation communautaire dans les communes autour des réserves naturelles communautaires du Sénégal (Pfnac). L’objectif est de promouvoir les mécanismes innovants de financement des programmes d’adaptation aux changements climatiques.

L’adaptation aux changements climatiques fera désormais l’objet d’une grande attention au Sénégal. Les services compétents ont planché, le 19 juin,  sur le projet Promotion d’une finance novatrice et d’adaptation communautaire dans les communes autour des réserves naturelles communautaires du Sénégal (Pfnac). D’un coût de 5.460.000 dollars, le Pfnac, fruit d’un accord entre le Pnud et le gouvernement sénégalais, est exécuté dans le cadre du Programme d’action national pour l’adaptation aux changements climatiques (Pana). Il vise à financer des stratégies d’adaptation à l’échelle locale. Ainsi, les communautés seront plus résilientes aux conséquences néfastes de la modification des températures à la surface de la terre.

Au cours de cette rencontre, les intervenants ont déploré l’insuffisance des investissements destinés à accroître la capacité des communautés à faire face aux chocs. En réalité, c’est à l’échelle communautaire que les populations paient un lourd tribut des conséquences des changements climatiques. Et parmi les facteurs de dégradation des conditions de vie, les spécialistes ont cité la baisse générale de la pluviométrie observée depuis les années 70 suite à la déforestation. Ils ont également invoqué la hausse de la température des eaux océaniques, la salinisation des terres et la destruction des écosystèmes terrestres et aquatiques. La mise en œuvre du projet se traduira par la vulgarisation des mesures d’adaptation et la promotion des bonnes pratiques en matière de résilience. Aussi, le projet comporte des axes de gestion durable de l’eau, de mise en place d’un système viable de production animale, de promotion des filières de valorisation des produits forestiers et de renforcement des capacités des ménages et des producteurs vulnérables.

Pour la conseillère technique n°3 du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Arame Ndiaye Diène, il est important de faire en sorte que les populations jouent un rôle central dans ce processus en s’appropriant ce programme. Il reviendra audit département, à travers la Direction des parcs nationaux, d’assurer la planification, la coordination et la mise en œuvre du projet qui sera expérimenté dans 4 sites, notamment dans les réserves de Biosphères du Delta du Saloum, du Delta du Fleuve Sénégal, du Niokolo Koba et du Ferlo. Le choix est justifié par leur vulnérabilité. Tout compte fait, les représentants du Pnud et de la Direction des parcs nationaux ont salué l’approche holistique et l’esprit de collaboration entre les différents services. D’ailleurs, il a été retenu d’accélérer le processus de mise en œuvre du projet.

Matel BOCOUM

 

Interpellé à nouveau sur la question de la dette intérieure, le ministre de l’Economie rassure. Selon Amadou Bâ, « le budget du Sénégal est correctement exécuté ». A la date d’aujourd’hui, dit-il, le budget est exécuté à 48%. « L’année dernière à la même date, il était à 47% ; en 2016, à 49%. Nous sommes à six mois de l’exercice budgétaire, et que l’on tourne autour de 50%, cela montre une gestion prudente et rigoureuse des finances publiques », a-t-il fait savoir. Amadou Bâ soutient que « si l’on en juge par les liquidités dans l’économie, nous pouvons dire à la date du 20 juin que 1.626 milliards de FCfa ont été injectés par le trésor contre 1.517 milliards de FCfa à la même date de l’année dernière ; soit 109 milliards de FCfa de plus ». Les salaires pour 345 milliards contre 331 milliards de FCfa, la dette publique pour 457 milliards contre 437 milliards de FCfa, les entreprises et fournisseurs (Btp) pour 694 milliards contre 570 milliards, soit 123 milliards de FCfa de plus, explique le ministre tout en insistant sur le fait que « le budget s’exécute correctement, même s’il peut y avoir des retards çà et là ».

S. Diam SY

 

La « Coalition Plus » et l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs) travaillent main dans la main pour aider les pays africains à mettre fin à l’épidémie du Vih. Une visite de terrain a été organisée au Centre Jacques Chirac, au Siège Aides Sénégal, pour montrer la pertinence du dépistage démédicalisé.   

La « Coalition Plus », une union internationale d’Ong de lutte contre le Sida (cofondée par Aides en France), et l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs) ont organisé, le mardi 19 juin, une visite de terrain à l’intention des journalistes sénégalais et étrangers. Cette activité entre dans le cadre de la célébration des 10 ans de la « Coalition Plus ».

Cette visite a servi de prétexte à Magatte Mbodj de l’Ancs et Aliou Sylla, directeur de « Coalition plus » Afrique, de faire le point sur la lutte au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Le convoi a d’abord fait un tour au Centre Jacques Chirac de Thiaroye. Ici, l’interlocutrice des professionnels des médias a levé un coin du voile sur le travail de persuasion des usagers de drogues à faire le dépistage. Le schéma est clair. Les agents procèdent à un counselling, une méthode de communication interpersonnelle. Après, place à un face-à-face de plusieurs minutes. Au bout, les quatre sujets acceptent de faire le dépistage. L’un d’eux entre dans le labo où officie Abdoul Lakhate Faye. Il ressort soupirant après quelques minutes. Son résultat est négatif. Agé de 56 ans, l’homme est dépendant de la drogue dure depuis plusieurs décennies. Il a revu à la baisse sa consommation de drogue suite à une séance de sensibilisation des médiateurs. « Je peux même dire que j’ai arrêté de prendre de la drogue. Aujourd’hui, je me contente de la méthadone pour être un peu équilibré », a confié  notre interlocuteur.  Les yeux fixés sur le sol, l’homme nourrit des regrets. La drogue a détruit sa vie. Aujourd’hui, après ce test négatif, il retrousse les manches pour se faire une nouvelle vie.

Système classique du dépistage dépassé
Agé de 54 ans, son cousin Mohamadou Thiam est, par contre, père de trois enfants. L’aîné est à l’université. Après son test, il  a décidé de tourner le dos à la consommation de la drogue. « Je suis en train de vieillir. Je veux me concentrer sur l’éducation de mes enfants »,  a confessé M. Thiam devant la médiatrice. Le sentiment de satisfaction se lit sur le visage de la  médiatrice. Son souhait le plus ardent, c’est d’amener cette population cible à cultiver le réflexe du dépistage. 

Après le Centre Jacques Chirac, cap sur le  siège de l’Association Aide Sénégal (Aides). Cette organisation défend les droits de l’Homme, en particulier les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes,  les professionnelles du sexe et les consommateurs de drogues injectables. Sur place, les visiteurs ont eu droit à une séance de dépistage démédicalisé. Il s’agit d’un dépistage réalisé grâce à  l’utilisation de test rapide sans l’assistance d’un personnel médical.  Dans ses explications, le président d’Aides Sénégal, Diadji Diouf, a soutenu que le système classique de dépistage a montré ses limites.  La réalisation de l’un des trois  90 passe par un dépistage de masse des Sénégalais. D’après le directeur technique de l’Ancs, Massogui Thiandoum, le taux de dépistage au Sénégal est encore loin de cet objectif fixé. Le concept de dépistage médicalisé marche puisqu’il  permet de dépister certaines populations clés qui ont plus confiance en leurs pairs qu’à d’autres personnes. Dans le cas du dépistage médicalisé, la personne qui souhaite connaître son statut sérologie n’a pas besoin de se rendre dans une structure sanitaire.  « L’objectif est de faire en sorte que chaque Sénégalais puisse connaître son statut dans la pure confidentialité et l’anonymat », a fait avoir Diadj Diouf. Le groupe des journalistes s’est rendu aussi  chez les médiateurs  pour partager avec eux le repas communautaire.  Après la restauration, le médiateur Moussa Mal, de son prénom d’emprunt, a affirmé que c’est du riz à la viande amélioré  avec du « niébé ». « C’est ce genre  de nourriture qui est recommandé aux personnes infectées par le Vih puisque contenant beaucoup de fer qui est conseillé aux personnes qui prennent régulièrement des médicaments. C’est un plat riche », a-t-il signifié.  

Eugène KALY

Vih/sida et tuberculose
Des parlementaires africains formés pour porter le plaidoyer

Après Abidjan, en mai 2017, Saly-Portudal accueille, depuis mardi, un atelier régional des parlementaires africains pour une réponse au Vih et à la tuberculose basée sur les droits humains. Une rencontre à l’initiative d’ « Enda santé » qui compte s’appuyer sur les députés des pays représentés pour défendre la cause des malades.

Faciliter les échanges entre parlementaires, société civile, représentants des populations vulnérables, institutions étatiques, partenaires techniques et financiers ainsi que les autres parties prenantes de la lutte contre le Sida, tel est le but principal de l’atelier régional des parlementaires africains pour une réponse au Vih basée sur les droits humains.

Pour l’occasion, l’Ong Enda Santé a convié, pour quatre jours, 70 participants issus de dix pays d’Afrique (Botswana, Côte d’Ivoire, Kenya, Malawi, Nigeria, Ouganda, Sénégal, Seychelles, Tanzanie et Zambie) à une réflexion. Le concours des différentes parties prenantes, en particulier les parlementaires, est primordial pour mener à bien la lutte contre l’épidémie. « Nous sommes à un tournant dans la riposte au Vih/Sida qui exige la mobilisation d’importantes ressources humaines, techniques et financières, ainsi que l’identification et la réduction de tous les obstacles pouvant empêcher l’élimination de l’épidémie », a déclaré le directeur exécutif d’Enda Santé, Daouda Diouf.  Il a également constaté que des freins majeurs à l’utilisation des services de prévention, de dépistage et de traitement du Vih sont notés dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Toutefois, il a reconnu que des progrès ont été accomplis dans la croisade contre l’épidémie au cours de ces dernières décennies. «  Pour la première fois dans l’histoire de la santé publique, on a eu des traitements efficaces avec des actions de prévention qui ont été menées, avec la maîtrise de la prévalence du Vih, dans des pays comme le Sénégal, à des niveaux très bas », a rapporté Daouda Diouf.  Pour sa part, la présidente de la Commission santé de l’Assemblée nationale du Sénégal, Aminata Guèye, espère qu’au sortir de la rencontre, ses collègues seront mieux armés pour mener le plaidoyer. « Nous attendons, au sortir de cet atelier, que les députés puissent être assez outillés pour développer des stratégies de plaidoyer assez efficaces pour renforcer les droits humains, agir au niveau des populations afin de réduire ou même supprimer la stigmatisation des personnes infectées par le Vih », a-t-elle dit. Ajoutant qu’en tant que parlementaires, ils serviront de relais pour Enda Santé afin d’être plus proches des populations, pour une meilleure prise en charge des malades.

Ousseynou POUYE

 

Jeune chercheur, responsable d’unité, puis directeur scientifique, Dr Amadou Sall a gravi les échelons en devenant le premier Sénégalais, voire Africain, directeur de l’Institut Pasteur de Dakar. Il compte s’appuyer sur ses 25 ans d’expérience pour en faire une institution incontournable dans la recherche, la production de vaccins et la gestion des épidémies au Sénégal et dans la sous-région. Dans cet entretien, Dr Sall avertit qu’aucun pays n’est à l’abri d’une épidémie. D’où l’importance de s’entraîner régulièrement pour ne pas être surpris.

Vous êtes le premier directeur africain de l’Institut de Pasteur de Dakar. Expliquez-nous comment vous êtes arrivé à occuper ce poste ?
Je travaille à l’Institut Pasteur de Dakar depuis 25 ans comme jeune chercheur. J’ai naturellement progressé, parce que dès le début, je me suis intéressé à une spécialité de l’Institut que l’on appelle Arbovirose fièvre hémorragique. Au bout d’un moment, tout le monde sentait que mon utilité était plus dans le leadership plutôt que dans la partie purement scientifique. Avec ce statut de leadership, je peux, d’une manière ou d’une autre, contribuer à la vision stratégique de l’Institut Pasteur de Dakar où j’ai été chercheur, responsable d’unité et directeur scientifique. Et au moment où il s’est posé la question de la nécessité d’avoir un directeur, je me suis permis de postuler. Heureusement, le choix s’est porté sur ma modeste personne.

En termes de management, qu’est-ce que vous avez apporté de plus ?
J’essaye de porter l’Institut Pasteur de Dakar à un niveau d’excellence. C’est mon travail quotidien. Je m’investis dans cette quête d’excellence. Il y a eu, dans ce sens, quelques éléments intéressants, car lorsqu’on est originaire d’un pays, on a une meilleure compréhension de certains besoins et une grande facilité vis-à-vis de certains problèmes, notamment nos sensibilités locales.

Maintenant, c’est un travail qui se fait en partenariat. Je me suis appuyé sur les réalités du Sénégal pour mieux servir les populations. Une des grandes priorités de l’Institut Pasteur de Dakar, c’est de se focaliser aussi sur les priorités locales. Si on comprend ces priorités, il devient beaucoup plus simple de travailler dans la structure. L’avantage, c’est aussi d’avoir eu un meilleur échange avec les autorités et un meilleur partenariat avec certaines personnes parce qu’on connaît bien le pays. C’est cette connaissance du pays qui nous aide à mieux cerner les besoins.

Beaucoup d’examens et d’analyses se font à l’Institut Pasteur de Dakar. Comment faites-vous pour satisfaire cette forte demande ?
Effectivement, il y a une grosse demande. Mais, c’est cela un peu notre mission, soulager les populations au point de vue de la santé, parce que c’est le mandat que nous a donné le gouvernement et l’Institut Pasteur de Paris qui sont nos deux membres fondateurs. Nous devons satisfaire la demande, que ce soit dans les domaines de la santé publique, de la formation ou de la recherche. Il y a beaucoup de demandes. C’est pour cette raison que nous  continuons à mobiliser les autorités, les partenariats et surtout à développer une vision orientée à long terme.

Aujourd’hui, l’Institut Pasteur de Dakar a un grand programme pour augmenter sa capacité de production de vaccins dans un site qui sera implanté à Diamniadio. Ce sera en partenariat avec le gouvernement du Sénégal, l’Agence française de développement (Afd), la Banque islamique de développement (Bid) et la Fondation Bill et Melinda Gates. C’est un  partenariat assez large qui permettra au Sénégal de se  doter d’un outil qui sera la seule unité en Afrique à produire un vaccin reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Ce sera un vaccin pré-qualifié. C’est dans ce type de défi que l’Institut Pasteur s’inscrit afin de répondre aux besoins des populations. Et ce, en associant l’excellence à la recherche mais aussi à la  santé, à la formation et à l’expertise. Chaque année, nous essayons d’aller un plus loin pour satisfaire la demande des populations.
 
Ce vaccin concerne quel type de maladie ?   
C’est un vaccin contre la fièvre jaune. Il est important d’augmenter les capacités de production parce qu’il y a un déficit annuel de 42 millions de doses de ce vaccin dans le monde. Nous allons travailler à réduire ce gap de manière à ce que les populations sénégalaises d’abord, africaines et mondiales ensuite, puissent pouvoir faire face à ce fléau.  

En 2014, avec l’épidémie de la maladie à virus Ebola, l’un de vos collaborateurs a été infecté en Guinée, puis envoyé en Allemagne pour les soins. Le même jour, le Sénégal enregistre son premier cas importé. Comment l’Institut Pasteur de Dakar a-t-il géré tout cela à cette période ?
C’était une semaine très difficile pour l’Institut Pasteur de Dakar. Cela montre aussi que les agents de cette institution sont exposés à toutes sortes de risques surtout dans l’exercice de leur travail. Nos équipes mettent leur vie en danger en se rendant dans les zones d’épidémies. Certes, nous avons de l’expertise pour éviter que cela soit dramatique. Pour ce qui est du cas de la maladie à virus Ebola, nous avions l’assistance des autorités sénégalaises. Nos partenaires allemands et étrangers nous ont aidés à sauver notre collègue qui est, aujourd’hui, l’un des responsables les plus importants de l’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre les épidémies.

Cela veut dire que, même si parfois on vit des situations dramatiques, le cœur est toujours à l’ouvrage, parce que c’est une vocation pour nous de sauver des vies. C’est notre credo. Je rappelle que le Sénégal a résisté à l’épidémie d’Ebola grâce à la mobilisation et au leadership du ministre de la Santé de l’époque, le Pr Awa Marie Coll Seck. En tant que médecin, elle a permis au Sénégal de faire face à ce cas importé. Il faut aussi rendre hommage à l’équipe de l’Institut Pasteur de Dakar pour son expertise et sa mobilisation contre l’épidémie à virus Ebola qui est à l’origine de centaines de morts dans des pays de la sous-région.

Le Sénégal est-il toujours sous la menace des épidémies comme Ebola qui fait actuellement des ravages au Congo ?
Le Sénégal est, aujourd’hui, mieux préparé qu’il ne l’était il y a quelques années pour ce qui concerne les épidémies. Le gouvernement a investi énormément d’argent pour mieux faire face sans compter l’implication du président de la République, des partenaires et de l’Institut Pasteur de Dakar. La mobilisation de ce beau monde fait que le Sénégal est bien préparé pour faire face à d’autres épidémies. En matière d’épidémie, ce que 25 ans d’expérience m’ont appris, c’est qu’il faut être vigilant. Nous devons nous entraîner régulièrement, car aucun pays n’est à l’abri. Même si le Sénégal est mieux préparé en matière d’épidémie que la plupart des pays que j’ai eu à visiter, cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas sous la menace. Cependant, nous avons des moyens d’y faire face.

Le Sénégal est donc en avance sur les autres pays dans la lutte contre les épidémies. Est-ce dû à l’Institut Pasteur, la seule institution qui s’occupe de ces questions dans toute la sous-région ?  
L’Institut Pasteur de Dakar joue un rôle important dans la gestion des épidémies. C’est l’une de nos spécialités. Je ne vais pas vous dire le contraire, car nous jouons un rôle central et important dans ce domaine. Bien que nous jouions un rôle important du côté du laboratoire, de l’expertise en épidémiologie, en entomologie et dans les secteurs qui sont importants, il faut reconnaître que c’est un travail qu’aucune institution ne peut faire seule. Nous le faisons avec le soutien du ministère de la Santé, des experts en épidémiologie, le Centre de coordination des urgences sanitaires et des experts travaillant dans les domaines de l’assainissement, de la lutte anti-vectorielle...

La gestion des épidémies nécessite une approche multidisciplinaire parce qu’il faut avoir une excellente coordination avec les autorités de la santé. Ces dernières mettent en disposition un volet logistique de prise en charge des malades qui sont envoyés dans des structures d’excellence comme les hôpitaux de Fann, Principal et Aristide Le Dantec. Il y a aussi un volet laboratoire investigation auquel les agents de l’Institut Pasteur de Dakar ont beaucoup investi. C’est pour cette raison que je vous disais, au début, que le Sénégal est mieux préparé que les autres pays en gestion des épidémies.

Il y a souvent des épidémies dans des pays lointains comme le Brésil, le Mexique, la République démocratique du Congo... Malgré cette distance, est-ce qu’on peut dire que notre pays est sous la menace de ces épidémies ?
C’est important que vous preniez l’exemple du Brésil ou du Mexique. Quand l’épidémie du Zika a commencé dans ce pays, les Brésiliens se sont rendus compte très vite qu’un des groupes les plus experts au monde dans ce domaine était l’Institut Pasteur de Dakar. Notre institution a une tradition de travail dans ce champ. Le Brésil a fait appel au Sénégal dont les experts sont partis, pendant trois semaines, former des chercheurs brésiliens de l’Etat de Sao Paulo en diagnostic et dans certaines techniques que les experts de ce pays ne maîtrisaient pas pour mieux gérer ce genre d’épidémie. Cette invitation à un pays comme le Sénégal a été une fierté mais aussi une opportunité pour nos experts d’améliorer leurs connaissances, car cela nous a permis d’aider le Brésil et, en retour, d’apprendre.

C’est comme les militaires qui sont forts dans le domaine de la guerre. C’est parce qu’ils n’arrêtent pas de s’entraîner. En matière d’épidémie, il ne faut jamais dire qu’on n’est prêt. On peut se préparer pour des choses que l’on connaît, mais les épidémies peuvent être des choses que l’on ne connaît pas. C’est pour cela qu’il faut, sans arrêt, se préparer en développant une expertise. A l’Institut Pasteur de Dakar, nous faisons de la recherche sur les virus rares. Nous faisons aussi de la recherche en technologies rares en travaillant beaucoup sur la santé publique et la surveillance, en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Nous faisons également un travail de formation, car aujourd’hui, il faut des compétences variées en s’ouvrant aux nouvelles disciplines que sont la Bioinformatique et la Biomathématique. C’est ce travail permanent d’amélioration continue qui permet à nos équipes d’être, au fur et à mesure, parmi les meilleures dans le monde. Actuellement, l’Institut Pasteur de Dakar est la première institution africaine à être sollicitée par l’Oms lorsqu’il s’agit de déploiement.

Au moment où je vous parle, nous avons une équipe qui se trouve en République démocratique du Congo (Rdc). Elle va d’ailleurs être renforcée. De la même manière, nous pouvons être sollicités au Brésil, au Mexique, comme ce fut le cas avec l’épidémie de Zika. Nous avons fait une bonne partie des pays de l’Afrique où nous avons apporté notre expertise. Cela montre qu’il y a un travail continu d’amélioration qui se fait sur le terrain. Il faut travailler, sans arrêt, pour s’améliorer parce que les nouvelles technologies de l’information et de la communication évoluent très vite.
 
La recherche est le parent pauvre des politiques des dirigeants africains. Comment avez-vous fait pour être sollicité un peu partout ?
C’est vrai que la recherche reste le parent pauvre des politiques des chefs d’Etat africains. Vous avez raison. Il y a, en effet, très peu d’investissements qui se fait dans ce domaine même si des pays comme le Sénégal ont fait beaucoup d’efforts ces dernières années en y consacrant plus de ressources financières et humaines. J’ai moi-même eu l’occasion de participer à des concertations nationales où  l’enseignement supérieur et la recherche étaient au cœur de la question. Il y a un appui qui est donné par le gouvernement du Sénégal. Mais, il est important d’insister sur le fait que la recherche ne peut pas se faire sans le partenariat.

Aujourd’hui, l’Institut Pasteur de Dakar est soutenu par sa maison mère qui est l’institut Pasteur de Paris et un certain nombre de partenaires comme l’Agence française développement (Afd) qui nous appuie sur le vaccin, la Banque islamique de développement (Bid), la Fondation Bill et Melinda Gates. Tous ces partenaires nous donnent de l’argent pour la recherche et des activités génératrices de revenus comme la production de vaccins. Il faut aussi aller vers la recherche des fonds compétitifs.
    
L’Institut Pasteur de Dakar est-il impliqué dans le travail de recherche des vaccins contre certaines maladies chroniques comme le diabète ?
Nous travaillons sur le diabète, mais pas dans le domaine du vaccin. A ma connaissance, je ne suis pas au courant de la production d’un vaccin contre le diabète. Il se peut que cela existe, mais nous travaillons à freiner cette maladie en faisant du dépistage. Nous suivons énormément de diabétiques qui viennent solliciter nos plateformes. Pour les autres maladies chroniques comme les cancers, nous sommes aussi très sollicités.

Nous avons commencé un travail avec des collègues cliniciens et ce sont des choses qui vont se développer de plus en plus. En Afrique, il y a des maladies infectieuses mais aussi chroniques, telles que l’hypertension artérielle, le diabète, le cancer, entre autres, qu’il faut prendre en charge parce que ce sont des doubles fardeaux. Nous ne pouvons pas nous débarrasser de ces maladies sans faire de l’investissement.

Beaucoup de Sénégalais estiment que les services d’analyses et d’examens de l’Institut Pasteur de Dakar sont chers. Pensez-vous que vos tarifs sont accessibles aux populations ?
C’est une question qui revient souvent, car certaines personnes pensent que nos analyses et examens sont chers. Je donne souvent la même réponse en leur rappelant que les analyses sont chères non pas parce que l’Institut Pasteur veut qu’elles le soient. Je peux vous assurer que si vous faites le point par rapport à la qualité que nous offrons, vous ne trouverez pas moins cher que nous sur le marché sénégalais. Je peux comprendre qu’il y ait un niveau élevé par rapport aux prix vu que cela dépend souvent d’intrants dont nous ne maîtrisons pas les coûts.  

Mais, nous travaillons sans arrêt pour que ces coûts baissent et que l’Institut Pasteur soit plus accessible aux Sénégalais, car notre objectif est que les prix des analyses et autres examens soient à la portée de tout le monde. Pour une certaine catégorie de populations, l’Institut Pasteur de Dakar a un tarif spécial surtout dans les endroits où nous savons qu’il y a des problèmes financiers. Pour le reste de la population, nous travaillons à réduire les coûts. Il faut comprendre que l’ensemble des ressources qui sont générées et gagnées à travers les laboratoires d’analyses ou le vaccin sont réinjectées soit dans l’activité de l’institut ou dans les populations puisque nous faisons aussi un travail de santé publique.  

Chaque fois que nous nous déplaçons pour des épidémies, une partie des frais que nous dépensons provient des bénéfices que nous avons eus dans les laboratoires d’analyses et de nos différentes activités.  Nous sommes une fondation à but non lucratif. L’objectif de l’Institut Pasteur de Dakar, ce n’est pas de faire de l’argent, mais de servir les populations. C’est pour cela que l’argent que nous gagnons est injecté dans l’activité de l’Institut Pasteur pour soulager nos clients. Je rappelle que toutes les prestations que nous donnons en cas d’épidémie sont gratuites.

Nous sommes le seul laboratoire qui investit l’argent gagné dans les activités de santé publique au profit de la population parce que l’Institut Pasteur de Dakar est une institution de référence. Nous sommes en train de travailler pour le rester. Il faut que les populations comprennent que l’Institut Pasteur est à leur service. C’est le mandat que nous ont donné nos fondateurs, l’Institut Pasteur de Paris et le gouvernement du Sénégal.

L’Institut Pasteur de Dakar compte aussi sur le partenariat. Vous avez d’ailleurs reçu le premier camion mobile laboratoire. Pouvez-vous revenir sur ses fonctionnalités ?  
Il s’agit effectivement d’un camion laboratoire que l’on appelle camion mobile. En gros, il permet de faire la quasi-totalité de tout le travail qui se fait dans un laboratoire. Les fonctionnalités techniques du camion permettent de travailler sur des agents très pathogènes comme le virus Ebola ou de ce type de dangerosité qui a un système de confinement extérieur permettant de faire le diagnostic. Ce camion dispose, à l’intérieur, d’une technologie de dernière génération qui permet de faire la détection des agents pathogènes. Il est constitué d’une plateforme technologique qui est une grande innovation.

La deuxième innovation est qu’il a des caractéristiques qui lui permettent d’aller sur tous les terrains. Il est équipé de verrats et est en format 6X6. Toujours à l’intérieur, on a tout le confort pour travailler dans de bonnes conditions puisqu’il y a la climatisation, la connectivité qui permet d’envoyer des résultats, de communiquer, de faire des téléconférences ou vidéoconférences… Quand il n’y a pas de réseau dans la localité où vous vous trouvez, il y a un téléphone satellitaire disponible qui vous aide à faire le travail. Donc, les caractéristiques de confort, de capacité de déploiement en font un outil exceptionnel. Il est exceptionnel aussi par le fait qu’il a été conçu et pensé après l’épisode du virus Ebola. Il prend en compte la gestion de toutes les épidémies.

Le dernier plus est que ce camion a une autonomie énergétique qui permet, pendant une semaine, de tourner et de pouvoir avoir un système d’électricité. Le camion dispose également, à l’intérieur, d’une chaîne de froid qui permet de faire, au-delà du laboratoire, de la vaccination et un certain nombre de choses. Son système est conçu pour permettre d’embarquer d’autres équipements comme l’échographie, la radiologie et l’ophtalmologie. C’est cette flexibilité qui en fait un outil exceptionnel. Ce qui est important à noter, c’est un outil développé dans le monde et l’on a recherché où il faut l’utiliser en Afrique. On est arrivé à la conclusion de venir l’utiliser au Sénégal parce qu’il y a une grosse expertise à l’Institut Pasteur de Dakar qui a été impliqué dans des épidémies : deux ans de lutte contre le virus Ebola en Guinée, sans compter notre contribution au Brésil, au Mexique pour  aider ces pays à mettre fin aux épidémies comme le Zika.

Propos recueillis par Eugène KALY

Le Sénégal pèse en matière de diplomatie. La preuve, le Conseil intergouvernemental du  Programme hydrologique international de l’Unesco sera dirigé par le Sénégalais Thierno Hamet Baba Ly. Ce dernier est le Secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Il a été porté à la tête de cette instance lors de la 23ème session de l’Unesco tenue à Paris du 11 au 15 juin 2018. Rappelons que le Programme hydrologique international est une organisation des Nations unies qui a comme axes d’interventions la recherche, l’éducation et le renforcement des capacités des acteurs. Le Sénégal va assurer la présidence pour une durée de deux ans.     I. S.

 

Amadou Moustapha Gaye, président de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab), et son camp, face à la presse, mercredi dernier, ont indiqué, par rapport à la division notée dans leur structure, qu’ils sont les seuls légitimes et légaux. Ils indiquent qu’ils détiennent le récépissé de la Listab et appelle l’autre camp à respecter la légalité.

La Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab), après son assemblée générale du 27 janvier 2018 qui a abouti à l’élection d’un Conseil d’administration et d’un nouveau bureau, connait une dissidence. Au sortir de cette Ag ordinaire, des associations membres de la Listab « ont attiré l’attention sur des irrégularités, des vices de forme et procédure multiples qui remettent totalement en cause toutes les décisions prises lors de l’assemblée générale », a indiqué Amadou Moustapha Gaye, président de la Listab, lors d’un point de presse. Ce dernier a, entre autres, listé des « irrégularités », le non-respect des critères d’adhésion au Conseil d’administration de la Listab et de la composition de ses membres, la non désignation des deux commissaires aux comptes qui devaient obligatoirement être présents pour certifier et valider le rapport financier présenté par la trésorière. C’est ainsi, a soutenu M. Gaye, qu’une vingtaine d’associations membres de la Listab ont engagé une pétition accompagnée de leurs signatures et cachets et réclamant la tenue d’une assemblée générale extraordinaire fixée le 14 avril 2018 dernier. Cette Ag a installé un nouveau bureau dirigé par Amadou Moustapha Gaye, membre fondateur de la Listab. Djibril Wélé, secrétaire général sortant de la Listab, a été choisi comme secrétaire exécutif. D’ailleurs, il a assuré qu’ils détiennent le récépissé de la Listab et ont avec eux la majorité des associations qui composent cette fédération de structures œuvrant dans la lutte contre le tabac.

Oumar KANDE

 

L’avenir de la planète dépend en grande partie des écosystèmes forestiers. La disparition des forêts pourrait plonger des millions de personnes dans la pauvreté et augmenter la prévalence des maladies virales. C’est le tableau peint à l’ouverture d’une importante portant sur les forêts.

La 21ème session de la Commission des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique se tient à Dakar du 19 au 23 juin. Elle a pour thème : « Restaurer les forêts, les paysages et la faune sauvage : libérer les opportunités pour un développement durable en Afrique ». Les intervenants ont vanté les fonctions écologiques des écosystèmes forestiers. En effet, les formations forestières fournissent des biens et des services aux populations et jouent un rôle majeur dans l’atténuation des effets du changement climatique… « La forêt nous fournit l’essentiel de l’énergie domestique : le bois de chauffe, le charbon de bois, le bois d’œuvre », a indiqué le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng. C’est pour cela que la Banque mondiale va financer un programme régional de sauvegarde des forêts au Sénégal, en Guinée-Bissau et en Gambie. Mais, les actions de préservation doivent être menées aussi bien au niveau institutionnel que communautaire. En somme, la sauvegarde des forêts doit être l’affaire de tous.  «Notre rôle, c’est d’alerter les décideurs et de sensibiliser les populations », a déclaré le ministre qui a déploré l’exploitation irrationnelle et illicite des ressources forestières. L’universitaire, en se fondant sur les arguments bien connus, a établi les liens de cause à effet entre la dégradation des habitats dans les forêts et la propagation des maladies. « Si on est aujourd’hui en bonne santé, c’est parce que nous avons respecté la forêt. Si nous la détruisons, beaucoup d’agents pathogènes vont nous envahir », a prévenu ce praticien de santé. Une autre spécialiste de la Fao a embouché la même trompette. Il s’agit de Nora Berrahmouni qui a soutenu que sans la forêt et la faune, il ne saurait avoir de développement durable, ni de sécurité alimentaire, ni de prospérité à l’échelle communautaire. Le discours du ministre ougandais de l’Eau et de l’Environnement Sam Cheptoris est aussi alarmiste. A juste raison.  « Si l’environnement n’est pas bien protégé, nos pays seront transformés en désert », a averti Sam Cheptoris.  

Commerce illicite des ressources forestieres  
Les pertes estimées à 120 milliards de dollars par an

L'impact économique du commerce illicite des ressources naturelles est énorme pour l'Afrique. Cette activité induit des pertes directes de revenus, d’opportunités,  selon Almani Dampha, agent principal des politiques forestières de l’Union africaine. « Les pertes pour l'ensemble de l'économie sont estimées à 120 milliards de dollars américains par an. En plus, on dénombre 24 millions d’emplois perdus, soit environ 6 % du total des emplois en Afrique », s’est alarmé Almani Dampha.  A l’inverse, si les pays africains s’investissement dans la restauration, la conservation des écosystèmes forestiers, la préservation de la faune, les experts tablent sur la création de millions d’emplois par an. « En limitant les activités illicites dans les secteurs de la foresterie et de la faune sauvage, l'Afrique pourrait générer 25 millions d'emplois supplémentaires par an », a affirmé M. Dampha.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

 

Le projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et adolescentes du sud du Sénégal a été lancé hier. Il est financé à hauteur de 19,9 millions de dollars canadiens, environ 8,5 milliards de F Cfa, par le Canada. L’objectif  visé reste  l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive de plus de 630.000 femmes dans les régions de Kédougou, Tambacounda, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.

Les régions du sud qui possèdent des indicateurs de santé en deçà de la moyenne nationale bénéficieront d’un important investissement. Le projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des adolescentes du sud du Sénégal (Sdafss) a été lancé officiellement hier. Il est financé par le gouvernement du Canada, à travers  « Affaires mondiales Canada », pour un montant de 19,9 millions de dollars canadiens, soit 8,5 milliards de F Cfa. D’une durée de cinq ans (2018-2022), Sdafss a comme objectif principal  l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive de plus de 630.000 femmes âgées de 15 à 49 ans parmi lesquelles 320.000 adolescentes âgées de 15 à 24 ans, dans les cinq régions de Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et  Ziguinchor. Le choix de ces zones d’intervention a été justifié par le Directeur de la santé de la mère et de l’enfant, Dr Oumar Sarr. Il a énuméré, entre autres, les taux de mortalité maternelle et infantile supérieurs à la moyenne nationale. À titre illustratif, cette proportion est de 921 décès pour 100.000 naissances vivantes à Kédougou. A cet indicateur, Dr Sarr a ajouté le taux élevé de la prévalence de l’excision chez les filles âgées de moins 15 ans avec les pourcentages respectifs de 53 % pour Sédhiou et 45 % pour Kolda. Ce n’est pas tout. La prévalence contraceptive est plus faible dans les régions précitées où persistent les Violences basées sur le genre (Vbg).  Selon le Directeur de la santé de la mère et de l’enfant, ce projet relèvera le niveau de performance des centres de santé. En plus, il est prévu l’augmentation des prestataires afin de couvrir les besoins de prise en charge des femmes souffrant de fistule obstétricale et d’autres pathologies. Pour sa part, l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Lise Filiatrault, a établi une corrélation entre l’accès aux soins pour les filles et leur performance scolaire et leur autonomie financière dans le long terme. Ce sont autant de raisons qui ont poussé le Canada à financer ce projet qui sera exécuté par le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). Ce financement de près de 20 millions de dollars canadiens contribuera, selon l’ambassadeur du Canada au Sénégal, à changer la situation des femmes au sud du Sénégal. « Il s’agit d’être là où les besoins en santé de la reproduction sont le plus élevés », a laissé entendre Mme Filiatrault, convaincue de la réalisation des objectifs  avec l’engagement de tous les acteurs.

Améliorer les conditions de vie
L’espoir de l’amélioration des conditions de vie des sujets  bénéficiaires a été au centre du discours de Cécile Compaoré Zoungrana, représentante-résidente de l’Unfpa au Sénégal, qui a pensé,  par rapport à la zone d’intervention, que « choix ne pouvait être plus avisé ». Pour elle, l’initiative s’inscrit en droite ligne avec le plan stratégique de l’Unfpa pour la période 2018-2021. « Au cours de ces dernières années, au Sénégal, des femmes qui meurent en donnant la vie ont fortement diminué avec la moyenne de 315 décès pour 100.000 naissances vivantes, soit environ 4 décès maternels par jour », a constaté Cécile Compaoré Zoungrana. Toutefois, elle a regretté que les adolescentes continuent de payer le plus lourd tribut avec 629 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes au Sénégal.  La cérémonie sied pour magnifier la contribution du pays donateur à la mise en œuvre de la politique de démocratisation d’accès aux soins, notamment aux services de la santé de la reproduction. Le Secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Alassane Mbengue, a confirmé que ce soutien du Canada vient en appoint à la réalisation des ambitions du Sénégal en matière de santé. Pour lui, la santé et le bien-être des femmes et des adolescentes est une composante essentielle de la politique de santé définie par le Sénégal. « Pour assurer la protection de cette cible très vulnérable, plusieurs lois, relatives notamment à la santé de la reproduction, à la prévention et à l’élimination des violences basées sur le genre, ont été adoptées », a indiqué  M. Mbengue. Reconnaissant que l’accès universel à des services de santé de la reproduction de qualité tarde à être optimisé, il est d’avis que ce projet sera d’un grand apport pour les régions du sud. Faudrait-il le rappeler, le Canada a dégagé une enveloppe globale de 650 millions de dollars canadiens pour toute l’Afrique.

Oumar KANDE et Fatoumata Sadio DIALLO (stagiaire)

 

La Conférence régionale sur la réduction des inégalités de genre dans le secteur Wash (assainissement, eau et hygiène) a été lancée hier à Dakar.
Depuis hier, des experts régionaux et internationaux se réunissent à Dakar, pour deux jours, dans le cadre de la Conférence régionale sur la réduction des inégalités de genre dans le secteur Wash (eau, assainissement et hygiène). Première du genre, cette conférence a pour objectif d’évaluer les avancées en ce qui concerne la réduction des inégalités de genre dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène tout en analysant les barrières et obstacles dont les femmes et les filles sont confrontées. Cette rencontre constitue donc la dernière étape du Programme conjoint genre, hygiène et assainissement mené en Afrique de l’Ouest et du Centre par le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (Wsscc) et l’entité des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (Onu Femmes). Doté d’un budget de 2,6 millions de dollars Us, environ 1,5 milliard de FCfa, ce programme est mis en œuvre dans trois pays pilotes depuis 2014, à savoir le Cameroun, le Niger et le Sénégal. Il a pour objectif de renforcer les politiques d’hygiène et d’assainissement et d’améliorer les pratiques des femmes et des filles de la région.

Longtemps négligées, l’assainissement, l’eau et l’hygiène sont des problématiques qui occupent une place centrale dans les Objectifs de développement durable. « De la conception à la mise en œuvre des programmes et politiques, il existe d’importants écarts que les gouvernements tendent, aujourd’hui, à maîtriser et à diminuer », révèle un document parvenu à la rédaction. Il s’agit notamment du nombre de toilettes réservées uniquement aux femmes et aux filles, de la présence d’eau et d’équipements permettant une bonne gestion de l’hygiène menstruelle, de la qualité des infrastructures, de la gestion des eaux usées et du suivi et de la durabilité des programmes.

Rolf Luyendijk, directeur exécutif du Wsscc, qui s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture, a aussi souligné : « Nous avons également relevé l’absence de femmes dans des instances de prise de décision relative aux services d’eau et d’assainissement ».

Oumar KANDE

 

La première promotion de Sonatel Academy, l’école de codage gratuite, a déjà bouclé sa formation. Ils sont 48 futurs développeurs web à constituer cette promotion test.

Youssouf Coly affiche le sourire. Il vient de terminer, après 7 mois de cours très intenses, sa formation à Sonatel Academy. Il fait partie de la promotion test de la première école de codage gratuite au Sénégal. Depuis novembre 2017, ils ont commencé les apprentissages dans cet institut qui se trouve à l’intérieur du Centre d’incubateur des Tic (Ctic) de Dakar. Au départ, ils étaient 50 apprenants sélectionnés sur plus de 13 000 candidats suite à un appel à candidature.

A l’arrivée, 48 apprenants ont suivi la formation en Développement web, d’applications sur mobile et de logiciels. Ils vont recevoir leur parchemin à la fin de leur stage. Youssouf Coly s’est dit prêt à utiliser les connaissances acquises. Dès la fin de ce mois de juin, il va démarrer son stage en entreprise. Donc, pendant 3 à 6 mois, il continuera son apprentissage, cette fois-ci dans le milieu professionnel. « En 7 mois, on a pu acquérir les compétences qu’il faut, la technologie qu’il faut », se réjouit-il.

Dans la cour de l’institut, les apprenants discutent. L’air joyeux, ils sont heureux d’avoir suivi cette formation qui leur ouvre les portes du monde professionnel. Après 6 mois passés ensemble, ils se sépareront bientôt pour démarrer leur parcours. Cependant, Youssouf Coly, lui, retient toujours cet « esprit de groupe et la cohésion sociale » qui ont régné dans le centre pendant la formation. Ces apprenants qui ne se connaissaient pas à leur arrivée à Sonatel Academy ont, aujourd’hui, tissé des relations fortes. Dans quelques mois, ils vont laisser la place à d’autres.

Mariama Diallo, une autre bénéficiaire, estime que « la formation a été riche en enseignements ». En seulement 6 mois, l’apprenante qui, par le passé, avait déjà fait une formation en informatique, a « appris à apprendre n’importe quel langage de programmation ». « La Sonatel ne m’a pas appris tel ou tel langage. Elle m’a remis les outils nécessaires pour pouvoir développer n’importe quelles solutions. Ils nous ont enseigné avec les dernières technologies », se félicite-t-elle. « Nous avons appris à apprendre tout seul d’abord. Nous n’avions pas des professeurs, mais des accompagnateurs qui étaient là pour nous diriger sur certaines choses. Mais, la majeure partie de la formation se faisait entre apprenants », renchérit son camarade Diafar Guèye.

Ce dernier a déjà commencé son stage en entreprise depuis le début de ce mois. Il informe que lui et trois de ses promotionnaires ont déjà une « idée de projet qui porte sur l’élevage ». Lequel est même en liste pour le Prix entrepreneuriat club de la Sonatel de cette année. « Au début de la formation, je ne m’attendais pas à tout cela. Aujourd’hui, j’ai toutes ces opportunités qui consistent à faire un stage et une formation très différente de la méthode classique et j’aspire à réaliser des choses au sein de cette entreprise », ajoute Diafar Guèye.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

L’échec fait partie de l’entrepreneuriat. Cette assertion a été reprise comme un refrain par les intervenants lors de la 6ème édition des Fuck up nights organisée, à Dakar, par la Fondation Friedrich Naumann.

La Fondation Friedrich Naumann poursuit son œuvre de promotion et d’encadrement des jeunes pousses. L’institution a, à cet effet, organisé, jeudi dernier, à l’Institut africain de management (Iam), sa 8ème édition de la Fuck up nights. Les jeunes entrepreneurs comme les anciens qui ont connu des échecs et sont encore debout ont partagé une partie de leur expérience. Les échecs répétitifs n’ont pas découragé les invités du jour dont Ibrahima Fall, le fondateur du journal « le Petit railleurs sénégalais », Alimatou Diagne, ingénieure des travaux statistiques, fondatrice de Carvi writer, aujourd’hui promotrice de l’autoédition des jeunes auteurs, Adama Kane qui a lancé la startup « Jokko santé », Dr Labaly Touré, fondateur de Geomatica... « Il faut du courage lorsqu’on s’engage en entrepreneuriat. Il faut combattre la peur de l’échec », a prêché la directrice de l’Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, Inge Herbert. A son avis, l’échec ne doit être ni une fatalité ni un motif de renoncement d’une aventure entrepreneuriale. De nos jours, a-t-elle ajouté, en matière d’entrepreneuriat, les managers préfèrent plutôt parler d’erreur que d’échec.

Le Fuck up night est une plateforme de partage de bonnes pratiques. Elle a été popularisée au Sénégal par la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté. L’institution travaille avec une organisation dénommée Makesense et l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme).  

L’auto-emploi est, selon ces organisations, l’alternative au chômage des diplômés. Surtout que les Etats ne peuvent pas toujours trouver du travail pour tous les jeunes qui sortent des universités et des écoles de formation. « Nous savons que peu de jeunes diplômés sont employés par l’Etat. C’est pour cela qu’il faudra promouvoir et soutenir l’entrepreneuriat. C’est la voie de résolution de l’insertion des jeunes », a suggéré Pape Bâ de Makesense.

Les Fuck up nights font de plus en plus courir les responsables des pousses. Au fil des éditions, la Fondation Naumann a créé un espace d’échanges d’expériences et d’apprentissage pour tous les anciens et nouveaux entrepreneurs. « Parfois, le meilleur business plan, c’est d’essayer. Et en cas d’échec, vous tirez des leçons. Si je disais qu’il fallait concevoir un business, je n’allais jamais me lancer dans l’importation de la viande séchée », a affirmé l’ingénieure Alimatou Diagne, la première sénégalaise qui a exploré cette filière. Pour sa part, Dr Labaly Touré a souligné qu’il avait monté une entreprise avec comme principal objectif d’aider les jeunes à trouver du travail. « Aujourd’hui, des entreprises étrangères veulent acheter ma start-up. Je n’ai pas accepté les démarches qu’ils veulent intégrer dans le capital », a révélé le fondateur de l’entreprise Geomatica.

L’univers des start-up est en effervescence au Sénégal et dans plusieurs pays. C’est l’un des secteurs qui génèrent plus d’emplois, notamment dans les pays développés. Le désir d’autonomie et l’obsession de se soustraire de la monotonie bureaucratique expliquent la tendance à la création des start-up.    

Idrissa SANE

 

Mme Francesca Bernardini, Secrétaire de la Convention pour la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux a  félicité le Sénégal qui poursuit, à son avis, une " politique cohérente et constante". Notons qu'à la suite du Conseil des ministres, l'Assemblée nationale a autorisé le président de la République à ratifier cette convention. Le Sénégal a entamé officiellement un processus d’adhésion à cette convention ouverte à tous les Etats en 2017.

Quelle est votre réaction à la suite de l'adoption, à l’unanimité, par le Parlement sénégalais, du projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la Convention sur l’eau ?
L’adoption, par l’Assemblée nationale, du projet de loi autorisant le président de la République du Sénégal à ratifier la Convention pour la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux (Convention sur l’eau) est une très bonne nouvelle qui me réjouit fortement. Cette adhésion représente un développement très important pour la convention compte tenu du rôle du Sénégal dans le domaine de la coopération transfrontière.

Le processus en cours est en phase avec l’engagement du Sénégal…
Cette adhésion est en ligne avec une politique cohérente et constante des autorités du Sénégal en faveur de la coopération transfrontière telle que reflétée par leur engagement au sein de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg). Je tiens donc à féliciter les autorités du Sénégal qui prouvent, une fois de plus, l’importance qu’elles accordent à la gestion concertée des ressources en eau par le biais des principes et règles du droit international. Il faut également rappeler que l’adhésion à la Convention sur l’eau fait partie des recommandations du Panel de haut niveau sur l’eau et la paix dont le Sénégal assure la vice-présidence.

Après le Tchad, le Sénégal va rejoindre cette convention. Quels sont les enjeux pour un pays d’y adhérer ?
 La convention est, à ce jour, le seul cadre intergouvernemental aux Nations unies qui promeut la quantité, la qualité et la gestion durable des ressources en eaux transfrontières en facilitant la coopération. Au cours des 25 dernières années, la convention a fait progresser considérablement la coopération transfrontière dans le domaine de l'eau, elle a  favorisé le développement, l'intégration régionale et a contribué à prévenir les conflits liés à l'utilisation de ressources partagées dans la région paneuropéenne.

L’adhésion à venir du Sénégal ainsi que celle effective du Tchad à la Convention sur l’eau offrent donc des perspectives nouvelles pour le renforcement de la coopération transfrontière en Afrique et, par voie de conséquence, de prévention des conflits et de stabilité régionale. Il convient de remarquer que ces adhésions témoignent également de l’effectivité de l’ouverture mondiale de la convention. Je dois rappeler qu’il s’agit des premiers Etats hors de la région paneuropéenne à rejoindre le cadre de la convention depuis son ouverture mondiale en mars 2016.  J’espère donc que le Sénégal sera déjà pleinement partie à la convention lors de la prochaine réunion des parties qui aura lieu du 10 au 12 octobre 2018 au Kazakhstan. Tous les Etats du monde partageant des ressources en eau transfrontières seront invités à cette réunion ainsi que les organisations travaillant dans ce domaine. Lors de cette rencontre, d’importantes décisions seront prises, pour la première fois, pour l’application de la convention au niveau mondial.

Propos recueillis, à Genève, par El Hadji Gorgui Wade NDOYE

 

Le directeur de Sonatel Academy, dans cet entretien, tire un bilan sur les 6 mois d’apprentissage de la première promotion qui vient de terminer sa formation. D’après Daouda Diouf, les 48 apprenants ont maîtrisé, après 980 heures de formation, toute la pédagogie et acquis les compétences en Développement web.

La première promotion de Sonatel Academy vient de terminer sa formation. Quelle évaluation faites-vous de ces 6 mois d’apprentissage ?
Les apprenants ont fait à peu près 980 heures de formation orientée sur le Développement web. A cela viennent s’ajouter 20 heures de projet. En gros, ils ont fait 7 mois intenses non stop et  n’ont eu qu’une semaine de repos en milieu de formation. C’est pour vous dire que la formation s’est très bien passée. La pédagogie a été bien assimilée et les compétences acquises. La preuve, récemment, 5 apprenants ont participé à un  test de sélection de la Sonatel et ils sont sortis premiers. C’est pour vous dire également que la pédagogie a été bien assimilée. L’approche par compétences est une bonne pédagogie qu’il faut vulgariser. A part cet aspect, nous avons eu deux abandons, soit 4 % de décrochage. Au départ, nous nous étions dit que le taux d’abandon ne doit pas dépasser 7 %. Donc, nous sommes bien en deçà de ce pourcentage. Par ailleurs, nous avons eu plus de 35 visites ; ce qui est vraiment intéressant.

Quels sont les motifs de ces deux abandons ?
Pour résumer, quelque part, ils étaient motivés. La sélection que nous avions faite au début était axée sur la motivation. Ces deux personnes, malheureusement, ont eu des problèmes familiaux. Elles n’ont pas pu gérer. De plus, il y avait l’intensité de la formation. C’est peut-être cela qui a fait que ces deux personnes n’ont pas pu poursuivre la formation. Elles sont deux sur un total.

Est-ce que tous les apprenants ont obtenu un stage ?
Sur le placement en stage, je me rappelle avoir dit au début que nous avons un objectif de 70 % d’insertion. Toutefois, elle sera mesurée au terme du stage. Les apprenants vont tous partir en stage d’entreprise à la fin de ce mois de juin. Et il va durer entre 3 et 6 mois. Donc, nous avons un taux de placement de 100 %. Ils vont en stage en travaillant sur des projets concrets. Donc, le besoin a été émis par l’entreprise. L’apprenant a, dès lors, l’obligation de délivrer un projet à la fin de son stage. A défaut, il n’obtiendra pas son diplôme. Nous avons mis l’accent sur cela pour qu’à la fin de la formation, nous puissions avoir ce taux de placement de 70 %.

Après la formation, est-ce que les apprenants sont déjà aptes à s’insérer dans le tissu numérique ?
Absolument ! Ils sont bien préparés et ont compris l’essentiel. En dehors des compétences techniques, les apprenants ont appris le savoir-être. C’est-à-dire comment se mouvoir dans l’entreprise ? Ils ont aussi appris des valeurs comme la ponctualité, l’assiduité, le respect de la hiérarchie... Ce sont ces valeurs qui leur permettront de s’insérer plus facilement. En termes de compétences, ils sont outillés. Ils sont aussi conscients de l’aspect savoir-être.

Après le stage, certains vont s’insérer dans les entreprises. Par contre, d’autres vont développer des start-up. Est-ce que la Sonatel va accompagner ces porteurs de projets ?
Actuellement, 5 groupes ont postulé à un appel à candidature d’un challenge organisé par le groupe Orange pour encourager les start-up. Donc, 5 start-up sont déjà là. Ce qui est important, c’est l’insertion ; c’est aller travailler dans une entreprise, mais également créer sa propre start-up. Il y aura évidemment un accompagnement de Sonatel Academy avec un coaching et éventuellement de Sonatel comme elle le fait pour énormément de start-ups de la place. Deux start-up ont été encouragées par le groupe Sonatel qui a pris les apprenants comme stagiaires.

A. Ng. NDIAYE

 

Des acteurs de la société civile, des ministères de l’Education, de la Santé, de la Jeunesse et du Système des Nations unies travaillent à l’intégration de la Santé de la reproduction (Sr) dans les enseignements. Un atelier de validation communautaire du Curriculum harmonisé de l’éducation à la Sr a été ouvert, hier, à Dakar, avec comme objectif l’affinement des stratégies.   

Le projet de l’intégration des questions de la Santé de la reproduction (Sr) dans l’enseignement au Sénégal est en bonne voie. Il a fait l’objet d’un atelier de validation communautaire du Curriculum harmonisé de l’éducation à la santé de la reproduction hier à Dakar. En présidant cette rencontre de deux jours, le chef de Division du contrôle médical scolaire (Dcms), Dr Aliou Dia, a indiqué que, depuis plusieurs années, en réponse aux enjeux et défis liés à la problématique de la Santé de la reproduction des adolescentes et des jeunes, particulièrement à l’école, le ministère de l’Education, les secteurs de la santé et de la jeunesse et les partenaires, notamment les organisations du Système des Nations unies et de la société civile se sont engagés dans une démarche concertée dans le but de rendre effectif l’enseignement de la Sr dans les établissements scolaires. « L’objectif étant de contribuer à l’acquisition, par les apprenants, des connaissances, de compétences et des valeurs qui favorisent des prises de décision éclairées en matière de la Santé de la reproduction », a soutenu Dr Dia. Selon lui, l’atelier de Dakar est un jalon déterminant en ce sens qu’il constitue une phase de validation communautaire des contenus techniques et pédagogiques.

Le chef de la Division du contrôle médical scolaire a, par la suite, expliqué que la gestion de l’école change de paradigme et s’oriente davantage vers une démarche communautaire. A son avis, les activités scolaires doivent être suivies et prolongées dans les familles et la société.    

Le président de la Coalition pour la promotion de la Santé de la reproduction des adolescents et jeunes, Moussa Mané, s’est réjoui de la tenue de cet atelier. Il a avancé que les acteurs de la société civile ont élaboré des documents techniques qu’il faut valider avec des acteurs, parce que l’espace scolaire regroupe les familles, les jeunes, les enfants et les enseignants. « Il faut que la société soit en phase en s’appropriant ce document. C’est dans cette optique que le ministère de l’Education nous a instruits de procéder à une validation communautaire et institutionnelle », a expliqué  M. Mané. Les recommandations qui sanctionneront cette réflexion seront exploitées par les responsables du Projet d’appui au renouveau des curricula (Parc). Ces derniers devront faire une intense campagne de sensibilisation et d’information afin de prévenir les incompréhensions que pourrait susciter l’enseignement de la sexualité dans les établissements scolaires.

Eugène KALY

 

L’électricien et informaticien sénégalais Mouhamadou Moustapha Bâ a inventé un dispositif autonome et automatique de nettoyage des panneaux et des lampadaires solaires. L’appareil, baptisé « Cleaner solar panel », aura des effets directs sur l’amélioration du système de production de l’énergie solaire.

Les nuées de poussière qui couvrent les panneaux réduisent leur capacité de captage. Et ce n’est pas aussi facile de les dépoussiérer. Ce sont ces contraintes qui ont poussé l’électricien et informaticien Mouhamadou Moustapha Bâ à fabriquer un appareil, une sorte de support robotique de nettoyage autonomique des lampadaires et des panneaux. Le système est automatique et autonome. Les opérations de nettoyage se font de manière périodique. « C’est un robot statique. Il est conçu sous forme de support du panneau solaire pour avoir une autonomie d’effectuer ces tâches sans l’aide d’une télécommande, sans rien pour le manipuler à distance. C’est un robot programmé qui fonctionne périodiquement, une fois par mois, pour une durée de 5 mn, et se désactive », explique l’inventeur.

Le support robotique est doté d’une cuvette d’eau avec une petite pompe de 13 w, d’un système solaire, d’un circuit électromécanique, d’un circuit automate et d’un automate programmable. L’entretien annuel de l’appareil revient au remplissage de la cuvette et à la maintenance du mécanisme. « Le nettoyage des panneaux solaires et la maintenance photovoltaïque sont des interventions qui optimisent le rendement de vos centrales et de vos lampadaires tout au long de l’année. Ils garantissent également un suivi de l’état général de l’installation : structures porteuses, cellules, cadres, passages de câbles, connexions », avance Mouhamadou. A en croire ce Sénégalais, son innovation aura des effets directs sur la performance des systèmes solaires pour la simple et bonne raison que le défaut de nettoyage des panneaux induit une baisse du potentiel de captage des rayons solaires.

Allonger la durée de vie
Mieux, les dépôts de poussière et les salissures peuvent, à long terme, entraîner un dysfonctionnement du mécanisme de production d’électricité. « De plus, en ne nettoyant pas vos panneaux solaires, vous ne perdez pas non seulement une quantité significative d’électricité, mais vous risquez de perdre vos panneaux. Certaines particules suspendues dans l’air peuvent être abrasives et griffer la surface des modules, causant ainsi des dégâts irréparables quand elles ne sont pas enlevées », dévoile l’électricien. Dans l’atmosphère des déjections d’oiseaux, des excréments d’animaux, les particules issues de la pollution urbaine ou encore des matières organiques en décomposition peuvent exposer le système solaire à la corrosion. « L’accumulation de souillures peut donner lieu à une chauffe excessive des panneaux solaires. Ces tâches de caléfaction se produisent quand une cellule dans une rangée génère moins de courant que la module même, parce que la cellule se trouve à l’ombre (suite à un amas de souillures) ou parce qu’il est abîmé. Hots spots sont des parties de vos panneaux solaires qui produisent de la chaleur au lieu d’électricité », détaille l’électricien informaticien.

Les taches de caléfaction sont les facteurs de la contreperformance et peuvent contribuer à la non rentabilité des investissements en réduisant la durée de vie des appareils. Depuis quelques années, des progrès notables ont été enregistrés en terme d’amélioration du stockage de l’énergie solaire et d’augmentation du rendement, mais les effets des souillures n’ont pas été jusqu’ici bien abordés en dépit de leur conséquence réelle sur la production. « Bien que les systèmes Pv et leur rendement soient étroitement étudiés et mesurés statiquement au cour des 25 dernières années, l’effet des souillures n’a été contrôlé scientifiquement que plus récemment », brosse Mouhamadou. En plus, l’absence d’un système autonome de dépoussiérage est associée à la réduction de la durée de ces appareils surtout dans des zones côtières où, du fait de la brise marine, les panneaux sont agressés par des cristaux transportés par le vent. « Dans un environnement côtier, il y a souvent les vents qui transportent à la fois la poussière et le sel qui affectent les appareils. Dans une zone industrielle, la pollution atmosphérique accélère la corrosion des panneaux », affirme l’auteur du dispositif « Cleaner solar panel ».

Idrissa SANE

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, et la représentante-résidente de l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica) ont signé, jeudi dernier, un mémorandum d’entente pour le projet de renforcement du système de santé maternelle et infantile dans les régions centre du pays. Il est estimé à 4,5 milliards de FCfa.

Dans le cadre de la réalisation du projet de renforcement du système de santé maternelle et infantile dans les régions centre du Sénégal, l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica) et le ministère de la Santé et de l’Action sociale ont signé un mémorandum d’entente. Le document a été paraphé, jeudi dernier, par Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé, et Eunju Cha, la représentante-résidente de la Koica au Sénégal. Selon M. Sarr qui s’est réjoui de ce partenariat entre le Sénégal et la Corée du Sud, ce projet, d’un montant de 8 millions de dollars Us, environ 4,5 milliards de FCfa, sous la forme de subvention d’une durée de 5 ans, est le premier programme bilatéral avec un montant aussi important. Il interviendra dans les districts sanitaires de Kaolack, Passy et Gossas (régions de Kaolack et Fatick).

Le ministre a indiqué qu’il permettra la construction d’un nouveau centre de santé de référence dans le district sanitaire de Passy, la fourniture d’équipements nécessaires ainsi que le développement de programmes de sensibilisation de la communauté sur la santé maternelle et infantile.

« Ainsi, il contribuera à la réduction de la mortalité maternelle et infantile mais aussi à l’amélioration de la qualité des services de santé maternelle et infantile dans sa zone d’intervention. Au regard de ses objectif et du volume de financement, c’est un projet auquel le département accorde beaucoup d’importance », a soutenu Abdoulaye Diouf Sarr tout en exprimant ses remerciements au gouvernement Coréen et à l’Agence d’exécution, à savoir la Koica.

Il a, par ailleurs, expliqué que ce projet de renforcement du système de santé maternelle et infantile, objet du mémorandum d’entente, a été élaboré suite à une série de discussions menées entre la partie coréenne, représentée par la Koica, et le ministère de la Santé, représenté par la Direction des infrastructures, des équipements et de la maintenance, la Direction des établissements de santé et les régions médicales de Kaolack et Fatick.

La représentante-résidente de la Koica a, à son tour, dit sa joie de travailler avec le Sénégal pour l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant. Eunju Cha est d’avis que ce projet permettra de renforcer les capacités des agents de la région centre du pays. Selon elle, il est dans la continuité de l’appui de la Corée au Sénégal, car son pays invite, chaque année, une vingtaine d’agents du Sénégal pour un séjour de renforcement des capacités.

Oumar KANDE

Pour donner une réponse viable à la demande sans cesse croissante en eau des populations de Dakar et environs, le président de la République avait lancé les travaux de construction de la troisième usine de Keur Momar (Kms3). Depuis, les entreprises accélèrent le pas. Actuellement, près de 50 km de canalisation sont déjà posés.

En un peu moins de 6 mois après le lancement des travaux de la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr (Kms3) par le président de la République, Macky Sall, près de 50 km de canalisation sur les 216 sont aujourd’hui posés. Ce qui fait un taux d’exécution de 25 % en termes de fourniture et de pose des conduites. Le directeur de la Sones, Charles Fall a fait le constat, il y a quelques jours, lors de son deuxième jour de visite des chantiers d’addiction d’eau de l’Etat du Sénégal. Pour la station qui sera construite sur le site de Keur Momar Sarr, M. Fall a assuré que le marché est déjà attribué. « Actuellement, nous sommes sur les études d’exécution. Les semaines à venir, nous pourrons entrevoir des réalisations physiques sur le terrain. Ce projet, c’est également un vaste réseau de distribution sur plus de 1000 km. Des ouvrages de stockage seront également construits dans des sites comme Diamniadio, parce que nous anticipons sur le développement futur de cette ville. Nous allons aussi interconnecter les réseaux de Dakar, Thiès et Mbour qui occupent 80 % de nos besoins en consommation », a-t-il laissé entendre.

A la différence des projets de Tassette et Bayakh, visités la semaine dernière et qui sont des réponses d’urgence et des situations d’urgences, celui de Kms3 est une réponse viable. « Qui dit viabilité dit planification et anticipation sur les besoins futurs. C’est pourquoi le président de la République nous a instruits de construire une troisième usine sur le site de Keur Momar Sarr. C’est une usine et une conduite indépendante. Sa capacité va doubler celle des deux existantes, c’est-à-dire 200 000 m3/jour. Elle va transporter l’eau de Keur Momar Sarr à Dakar via une canalisation avec des conduites ayant des diamètres de 1,5 m », a mentionné le directeur général de la Sones. Selon Charles Fall, Kms3, c’est également un réseau de distribution pour attaquer tous les pôles urbains (Diamniadio, Diass, Lac Rose), et surtout renforcer Dakar et les localités environnantes. De même que les villages qui sont de part et d’autre de la conduite. « C’est cela la réponse viable qui nous permettra de sécuriser et de renforcer l’alimentation en eau potable de Dakar jusqu’à l’horizon 2030-2035 », a-t-il estimé. Kms3 est un projet d’un montant global de 274 milliards de FCfa cofinancé par un pool de bailleurs et l’Etat du Sénégal qui a participé à hauteur de 20 milliards de FCfa.

Sur les 1800 personnes impactées par le projet, près de 80 % se sont conciliés et près de la moitié indemnisée.

Ndiol Maka SECK


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