banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (2803)

Le projet « Build our security », porté par quatre ingénieures sénégalaises, a reçu le Prix Rose Dieng. Elles travaillent à intégrer, dans des embarcations, un système de géolocalisation, un dispositif de suivi des températures, un système permettant aux pêcheurs et aux usagers de communiquer en pleine mer. Ces dispositifs serviront à repérer, avec célérité, des embarcations à la dérive et, par ricochet, de sauver des vies.

Quatre ingénieures de l’Ecole supérieure multinationale des télécommunications en Licence professionnelle III en Télécommunications et Informatique rêvent de réduire les pertes en vies humaines en mer. Il s’agit de Ndèye Fatou Mboup, spécialisée en Systèmes audiovisuels numériques, Fatima Khourédia Fall, en Développement des applications réparties, et Aminata Cissé et Fatoumata Diouf, toutes deux en Administration sécurité réseaux. Elles comptent offrir des services de localisation des pirogues et des pêcheurs en cas de naufrage et le réseautage des pirogues en mer par une communication radio (Talkie-walkie). Le paquet « Build our security » (Bos) comprend un volet équipement des embarcations, d’un dispositif d’alarme en cas de danger, de suivi de la température ambiante et d’un système intégré sur le bateau. « J’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de disparus en mer. Et lors du « Hackaton jiggen ci ti », un concours organisé, chaque année, au Sénégal, j’ai vu parmi les thèmes « Sécurité et sureté maritime ». Je n’ai pas regardé les autres, car automatiquement l’idée nous est venue d’améliorer les conditions de travail des pêcheurs, notamment de les sauver en cas de danger avec le projet « Build our security » (Bos) », argumente Ndèye Fatou Mboup.

Les disparitions et les pertes en vies humaines en mer préoccupent ces jeunes filles ingénieures. Toutes formées à l’Ecole supérieure des télécommunications. Avec ces dispositifs embarqués, il est possible de repérer toutes les pirogues à la dérive et de localiser d’autres embarcations en difficulté. Mieux, leur invention aide aussi les pêcheurs à communiquer entre eux, loin de la terre ferme.

De manière concrète, des pêcheurs ou d’autres usagers de mer en détresse peuvent lancer les appels aux secours aux embarcations et navires se trouvant à proximité et ou à plusieurs miles. « Notre projet permet aux pêcheurs, aux marins de communiquer en pleine mer. En cas d’accidents, ils peuvent lancer des alertes de secours », affirment un des membres de l’équipe. Sur le plan technique, le projet est réalisable. Il ne reste que la mobilisation des ressources financières pour sa matérialisation. « Nous sommes à la recherche de financement. Ce projet sauvera des vies et la vie n’a pas de prix. Lorsque nous aurons un financement, nous le mettrons en œuvre, car nous voulons aider la population et participer au Sénégal numérique 2025 », relève Ndèye Fatou Mboup.

L’utilité de ce projet ne fait pas l’ombre d’un doute. Si les usagers s’en approprient, beaucoup de vies pourraient être sauvées. Et ce, du fait de la rapidité du déclenchement des opérations de sauvetage et de secours. Cette innovation a été primée par le jury qui a décerné le Prix de Rose Dieng à ces filles. Lesquelles ont promis d’honorer cette grande scientifique spécialiste de l’intelligence artificielle. « Au-delà du talent, nous avons pu déceler chez les jeunes qui ont participé au eGovLab Challenge une passion et cette envie de vouloir proposer la meilleure des solutions. Dans le secret de leur chambre, leurs salles de classe, en groupe ou en solitaire, nombreux sont les jeunes et startups qui, au quotidien, tentent d’apporter des solutions aux questions qui touchent divers secteurs d’activité », avait commenté le directeur de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), Cheikh Bakhoum. Au Sénégal, on estime que 95 pêcheurs meurent, chaque année, en mer. Les campagnes de sensibilisation et d’information ont produit des effets limités sur l’appropriation des comportements à moindre risque. Selon un document de la Fao intitulé « La sécurité en mer, un élément essentiel de la gestion des pêches », les pêcheurs semblent souvent ne pas être conscients des risques inhérents à leur métier ou bien ne pas vouloir admettre leur existence. D’autres études rapportent que les pêcheurs sont plus souvent victimes d’un accident fatal en terre qu’en mer.

Idrissa SANE

En prélude à la 3ème Conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation, que notre pays abritera le 02 février, les acteurs ont annoncé qu’il est attendu des donateurs des engagements financiers estimés à 3,1 milliards de dollars, soit plus de 1.550 milliards de FCfa. Cette enveloppe permettrait de prendre en charge les besoins de l’éducation mondiale de 2018 à 2020.

Une enveloppe de 3,1 milliards de dollars, soit plus de 1.550 milliards de FCfa, c’est ce que les organisateurs de la 3ème Conférence internationale de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) espèrent collecter à Dakar le 02 février. L’information a été donnée par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, lors d’une conférence organisée en prélude à ce grand rendez-vous. Il est aussi attendu que ces pays s’engagent à mettre au moins 20% de leur budget dans l’éducation pour pouvoir bénéficier des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation. C’est pourquoi cette conférence travaille pour la reconstitution des fonds du Pme.

77 milliards du Pme au Sénégal depuis 2007
Cet organisme cherche à accroitre son budget pour atteindre 2 milliards de dollars par an d’ici à 2020. « Si l’on n’agit pas aujourd’hui, plus de la moitié de la jeune génération, soit plus de 825 millions de jeunes sur un total estimé à 1,6 milliard en 2030, ne sera pas en mesure d’acquérir les compétences relatives à une éducation de base », lit-on dans un document remis à la presse.

Pour atteindre cet objectif, tous les partenaires devront augmenter leurs financements et les pays donateurs doivent fournir 3,1 milliards de dollars.

Serigne Mbaye Thiam a soutenu que la conférence est un événement de dimension internationale que notre pays abritera et que l’organisation incombe au Partenariat mondial pour l’éducation. Ce dernier se chargera de la répartition des fonds collectés pour tous les pays en développement. C’est la première rencontre en Afrique après l’édition tenue en 2011 au Danemark et la deuxième en Belgique en 2014. « Le choix est tout à l’honneur du Sénégal qui est cité en modèle, car a dépassé 25% des allocations budgétaires pour le secteur de l’éducation, l’a où la recommandation est à 20% », a fait remarquer le ministre de l’Education nationale.

Il a rappelé que le Partenariat mondial pour l’éducation a injecté au Sénégal, de 2007 à 2014, 128,400 millions de dollars, soit 77 milliards de FCfa. La première allocation de 81,5 millions de dollars a permis de construire 4.360 salles de classe, 800 points d’eau dans les écoles, 25 Collèges d’enseignement moyen (Cem), 500 blocs d’hygiène et 200 écoles élémentaires complètes. Il y a eu aussi une deuxième contribution de 46 millions de dollars qui a permis de réaliser, entre autres, 20 Blocs scientifiques et techniques (Bst) et d’allouer des subventions à des écoles. Serigne Mbaye Thiam a informé qu’il est prévu un autre financement du Pme au Sénégal pour un montant de 19 millions de dollars, soit près de 10 milliards de FCfa.

Oumar KANDE

Depuis le lancement du programme de la Couverture maladie universelle (Cmu), des progrès considérables sont en train d’être enregistrés dans le domaine de la protection sociale au Sénégal. Car de 20% en 2012, l’on est à 47% (septembre 2017), tout régime confondu, a souligné Dr Mor Ngom, directeur de la Planification, des études et du suivi-évaluation de l’ACmu. Les 47% obtenus proviennent de l’assurance maladie des fonctionnaires et des agents du secteur privé et parapublic, des initiatives de gratuité (soins aux enfants de 0 à 5 ans, césarienne, dialyse, Plan sésame) et des personnes couvertes à travers les mutuelles de santé.

Seulement, malgré ces efforts, l’objectif de 75% de taux de couverture fixé lors du lancement du programme n’a pas été atteint en fin 2017. « Ce qui est important, ce n’est pas l’atteinte de l’objectif, mais le bond réalisé qui est de 27 à 30 points. On a quasiment doublé notre taux de couverture en 4 ans. Ceux qui ont fixé cet objectif étaient trop ambitieux. Ils voulaient faire beaucoup en si peu de temps, notamment en 4 ans. Certains pays comme le Japon ont fait 50 ans pour être au niveau où nous sommes aujourd’hui », a expliqué Dr Ngom.

Embouchant la même trompette, le directeur de l’Agence de la Couverture maladie universelle a soutenu qu’on ne peut pas construire de grandes choses sans ambition. « Le fait de doubler la couverture en 4 ans nous vaut beaucoup d’admiration. Pourtant, ce n’est pas évident si l’on se réfère à la dimension sociale et culturelle », a dit Dr Bocar Mamadou Daff. A cet effet, il a appelé à mettre en place une approche multisectorielle afin de mieux sensibiliser les populations sur l’importance de la Cmu. Aussi a-t-il invité « à parler à chaque personne et insister sur la solidarité », d’autant qu’il est difficile de dire à quelqu’un de cotiser sans tomber malade.

M. GUEYE

Pour pérenniser la Couverture maladie universelle, la rendre obligatoire et organiser sa mise en œuvre, un projet de loi est en cours d’élaboration, renseigne le conseiller juridique de l’Agence de la Cmu. La mouture, déjà produite, sera bientôt soumise au Conseil des ministres avant son adoption par les députés.

Initiée par le Chef de l’Etat, Macky Sall, et lancée en 2013, la Couverture maladie universelle (Cmu), visant à faciliter l’accès aux soins aux Sénégalais ne disposant pas d’une assurance maladie, sera bientôt dotée d’une loi. L’information a été donnée lors de l’ « Atelier de partage des enjeux et orientations de la Cmu avec les journalistes » (Saly, 25-26 janvier 2018) organisé par l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu). « Une mouture très avancée est produite. Le texte est à la Primature, il sera bientôt envoyé au Conseil des ministres. Et on espère que le projet sera à l’Assemblée nationale dans un semestre pour son adoption », a révélé Mamadou Selly Ly, conseiller juridique et partenariat de l’ACmu.

Selon lui, ce projet vise à « pérenniser la Cmu », « à rendre effectif le droit à la Cmu » et à « organiser la mise en œuvre » de cette initiative visant à enrôler le maximum de ménages afin d’alléger le fardeau des dépenses de santé qui grèvent beaucoup leur budget. Car, a souligné M. Sy, « sans la Cmu, 6.744.721 personnes devraient perdre leur couverture ». Pour cette raison, « la loi va rendre la Cmu obligatoire. Ainsi, toute personne résidant au Sénégal devra adhérer ».

Il a informé également que cette loi va préciser la participation des collectivités territoriales, l’agrément des prestataires, le contrôle médical, le Fonds de garantie, la pénalisation… Des aspects importants justifiant la nécessité de légiférer pour une meilleure gestion du programme. Surtout que l’ACmu fait face à de nombreux défis dont des cas de fraudes qui, à la longue, peuvent saper son fonctionnement et, globalement, la prise en charge adéquate des personnes à qui cette initiative est dédiée.

Pour le moment, même si des « mesures coercitives » existent, le Dr Bocar Mamadou Daff, directeur de l’ACmu, a déclaré ne pas les appliquer pour punir les cas de fraude. Et pour cause : « Nous sommes en train d’asseoir quelque chose. Nous allons sensibiliser les populations, les prestataires, les consommateurs et nous espérons pouvoir les réduire dans un avenir proche », a-t-il justifié.

En attendant, un Système informatique de gestion intégrée de la Cmu (SigiCmu) est en train d’être mis en place afin d’identifier, avec exactitude, les bénéficiaires, les prestations, etc. Pour Mouhamed Mahi Sy, « Le SigiCmu n’est rien d’autre qu’un système de facturation ». Les structures sanitaires agréées doivent juste utiliser ce système de facturation pour la Cmu, a-t-il clarifié, invitant aussi à une collaboration entre les Ipm (Institutions de prévoyance maladie) qui s’occupent de l’assurance maladie des entreprises du secteur privé et parapublic, la Fonction publique (pour les agents de l’Etat) et l’ACmu. L’objectif étant d’élargir la protection sociale à travers les mutuelles de santé qui jouent un rôle central dans l’enrôlement des populations qui ne disposent d’aucune couverture sociale dans la Cmu.

Maïmouna GUEYE

DR BOCAR MAMADOU DAFF, DIRECTEUR DE L’ACMU : « LE FAIT DE DOUBLER LA COUVERTURE EN 4 ANS NOUS VAUT BEAUCOUP D’ADMIRATION »
Bocar Mamadou Daff CmuDepuis le lancement du programme de la Couverture maladie universelle (Cmu), des progrès considérables sont en train d’être enregistrés dans le domaine de la protection sociale au Sénégal. Car de 20% en 2012, l’on est à 47% (septembre 2017), tout régime confondu, a souligné Dr Mor Ngom, directeur de la Planification, des études et du suivi-évaluation de l’ACmu. Les 47% obtenus proviennent de l’assurance maladie des fonctionnaires et des agents du secteur privé et parapublic, des initiatives de gratuité (soins aux enfants de 0 à 5 ans, césarienne, dialyse, Plan sésame) et des personnes couvertes à travers les mutuelles de santé.

Seulement, malgré ces efforts, l’objectif de 75 % de taux de couverture fixé lors du lancement du programme n’a pas été atteint en fin 2017. « Ce qui est important, ce n’est pas l’atteinte de l’objectif, mais le bond réalisé qui est de 27 à 30 points. On a quasiment doublé notre taux de couverture en 4 ans. Ceux qui ont fixé cet objectif étaient trop ambitieux. Ils voulaient faire beaucoup en si peu de temps, notamment en 4 ans. Certains pays comme le Japon ont fait 50 ans pour être au niveau où nous sommes aujourd’hui », a expliqué Dr Ngom.

Embouchant la même trompette, le directeur de l’Agence de la Couverture maladie universelle a soutenu qu’on ne peut pas construire de grandes choses sans ambition. « Le fait de doubler la couverture en 4 ans nous vaut beaucoup d’admiration. Pourtant, ce n’est pas évident si l’on se réfère à la dimension sociale et culturelle », a dit Dr Bocar Mamadou Daff. A cet effet, il a appelé à mettre en place une approche multisectorielle afin de mieux sensibiliser les populations sur l’importance de la Cmu. Aussi a-t-il invité « à parler à chaque personne et insister sur la solidarité », d’autant qu’il est difficile de dire à quelqu’un de cotiser sans tomber malade.

M. GUEYE

DES VISITES À DOMICILE POUR UNE ADHÉSION ACCRUE AUX MUTUELLES DE SANTÉ
Pour « expliquer l’importance d’adhérer dans les mutuelles de santé, des visites à domicile sont en train effectuées », a déclaré Boubacar Ba, directeur de la Communication et du marketing de l’Agence de la Couverture maladie universelle. Cette activité peut, en effet, jouer un rôle central dans l’enrôlement des populations au programme. « Les Sénégalais ne comprennent pas encore l’enjeu d’investir dans leur santé. C’est culturel. C’est pourquoi, dans ce travail, les religieux nous aident beaucoup à convaincre les populations à adhérer et à déclencher le changement de comportement », a-t-il expliqué, estimant que, pour des mutuelles de santé fortes, ces visites à domicile sont nécessaires. Selon lui, il est également important d’impliquer les prestataires de santé à qui les enjeux et les défis de la Cmu doivent aussi être explicités. M. Bâ a aussi évoqué l’implication des collectivités territoriales dans ce programme. Cette participation, même si elle est encore timide, est indispensable pour une meilleure gestion des mutuelles de santé sur lesquelles s’appuie le programme de Couverture maladie universelle. Dans ce sens, certaines d’entre elles ont commencé à doter les mutuelles de santé de sièges et de subventions pour leur permettre de fonctionner correctement.

M. GUEYE

FAIBLE CAPACITE FINANCIERE, FAIBLE LEADERSHIP… : CES CONTRAINTES QUI FREINENT LE DÉVELOPPEMENT DES MUTUELLES DE SANTÉ
Sante CmuExpliquant les composantes de la Cmu, Mamadou Mbaye, directeur de l’Assurance maladie au niveau de l’ACmu, a parlé de l’assurance maladie communautaire qui s’appuie sur les mutuelles de santé. Il a indiqué qu’en 2016 l’ACmu a couvert tout le pays en mutuelles de santé. « L’implantation a été progressive de 2013 à 2016 », a avancé M. Mbaye, informant que le Sénégal dispose, aujourd’hui, de 676 mutuelles de santé et de 43 Unions départementales de mutuelles de santé. Ces structures ont pour mission de faciliter l’enrôlement des populations dans le programme de Couverture maladie universelle. Mais, elles font face à des contraintes dont la faible capacité financière, le faible leadership, des ruptures de médicaments, etc.

Mamadou Mbaye dit ne pas occulter les difficultés propres à l’ACmu et relatives à la faiblesse d’encadrement des mutuelles de santé et l’insuffisance des moyens d’appui. Alors que, a souligné Dr Mor Ngom, « la Cmu a besoin de beaucoup de ressources pour son fonctionnement ». Selon le directeur de la Planification, des études, du suivi-évaluation de l’ACmu, sur un budget de 60 milliards de FCfa, l’Agence n’a réussi à décrocher, cette année, qu’environ 13 milliards. D’où un écart important à combler pour la pérennité de l’initiative.

Parmi les défis à relever, Mamadou Mbaye a cité le contrôle médical qui doit être amélioré, l’affiliation systématique souhaitée pour certaines cibles comme les élèves et la structuration de l’appui des collectivités locales.

Rokhaya Badiane Mbaye, chef du Service régional de l’ACmu de Dakar, a ajouté parmi les défis le « changement de la mentalité relative à l’absence d’une culture de prévoyance maladie ».

M. GUEYE

La région de Matam s’enrichit de nouvelles infrastructures scolaires. Un lycée flambant neuf vient d’être construit dans la commune de Sinthiou Bamambé, dans le département de Kanel. L’infrastructure qui a coûté 180 millions de FCfa a été inaugurée, jeudi dernier, par le ministre de l’Education nationale en présence de l’ambassadeur de France au Sénégal.

La commune de Sinthiou Bamambé a un nouveau lycée. L’établissement scolaire est le fruit d’un engagement des membres de l’Association pour le développement de Sinthiou Bamambé (Adesba), basée à Mantes-la-Jolie, en France, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). L’établissement, évalué à 180 millions de FCfa, répond aux normes actuelles de confort et d’équipement. Il comprend, entre autres édifices, un bloc pédagogique de 8 classes en R+1, un bloc administratif, un bloc sanitaire, une bibliothèque et une salle informatique. L’établissement a été clôturé et doté d’un plateau sportif multifonctionnel.

Selon le président de l’Adesba, Doudou Gassama, le projet de construction et d’équipement du lycée vise à améliorer les conditions d’apprentissages des élèves et de travail des professeurs. L’école contribuera au désengorgement du collège qui avait abrité le lycée pour un effectif de plus de 800 élèves répartis seulement dans 8 classes.

Pour le ministre de l’Education nationale, ce nouveau lycée de Sinthiou Bamambé témoigne du dynamisme de la coopération bilatérale entre le Sénégal et la France à travers le Paisd. Il a ajouté qu’entre 2012 et 2017 plus de 7,9 milliards de FCfa ont été injectés dans l’académie de Matam pour les constructions scolaires.

Le Gouvernement du Sénégal, en collaboration avec ses partenaires, continuera son intervention en force dans la région de Matam. Ainsi, pour la période 2018/2020, l’académie de Matam a bénéficié d’un financement de 3,512 milliards de FCfa. L’enveloppe est destinée exclusivement à la réalisation d’infrastructures scolaires.

Serigne Mbaye Thiam indique que ce lot concerne la construction de 11 salles de classe dans le cycle élémentaire, l’achèvement de la construction du lycée de Waoundé et la construction de 10 « daaras », dont 5 publics.

Il annonce aussi que la région de Matam bénéficiera du programme de résorption des abris provisoires et avec 195 nouvelles salles de classe. S’agissant d’infrastructures scolaires, le ministre rapporte que ce sont, au total, 11,467 milliards de FCfa qui vont être investis dans toute l’académie de Matam de 2012 à 2019. « Les engagements pris par le Chef de l’Etat, Macky Sall, sont largement respectés et dépassés », laisse entendre le ministre.

La cérémonie d’inauguration du lycée de Sinthiou Bamambé, qui intervient à une semaine de la tenue de la Conférence internationale pour le financement du Partenariat mondial pour l’éducation, prévue à Dakar, est une occasion pour les autorités éducatives de magnifier la coopération entre le Sénégal et la France. Raison pour laquelle le Serigne Mbaye Thiam salue l’engagement de la France aux côtés du Sénégal dans l’amélioration de l’accès à l’éducation et dans la qualité des enseignements/apprentissages. Pour sa part, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, réitère la disponibilité et l’engagement de son pays à accompagner le Gouvernement sénégalais dans sa politique d’éducation. Le chef de la diplomatie française magnifie aussi le rôle important que jouent l’Adesba et le Paisd dans la recherche de financements et le développement du partenariat au profit des collectivités locales.

Pape Coly NGOME

Les concessionnaires ont cessé le ramassage des déchets sur toute l’étendue de la région de Dakar depuis jeudi à minuit. Ils exigent 7 milliards de FCfa de l’Etat. L’arrêt de rotation des camions contraint les 1.600 techniciens de surface au chômage forcé. Ces derniers se mobilisent contre toute révision de leur statut qui les enfoncera davantage dans la précarité.

La collecte, le transport et le conditionnement des déchets sont paralysés sur toute la région de Dakar depuis jeudi à minuit. Les concessionnaires au nombre de 19 ont décidé de ne pas déployer les camions de ramassage suite au retard de paiement des services qu’ils ont rendus à l’Etat.

« Les concessionnaires ont pris la mesure d’arrêter le ramassage des déchets parce que l’Etat leur doit 5 mois d’arriéré de paiement, l’équivalent de 7 milliards de FCfa », nous informe le coordonateur de la Convergence des syndicats des travailleurs du nettoiement, Madany Sy.

Cette décision est intervenue jeudi juste après l’assemblée générale des techniciens du nettoiement qui se penchaient sur leur avenir suite à un audit commandité par le ministère des Collectivités locales. Les décisions sorties de cet audit « sont orientées dans le sens de remettre en cause des acquis des travailleurs du secteur du nettoiement ». « Lorsque nous avions rencontré les auditeurs, ils nous ont dit que l’Etat n’ a pas la vocation de gérer les déchets et que c’est une compétence transférée. Et que l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg) se chargeait que de la transition. Suivant cette logique, les travailleurs seront dans les Gie, ou seront mis à la disposition des mairies ou se constitueront en coopérative », informe Madany Sy.

Le syndicaliste et les 1.600 agents considèrent ce « schéma » qui se dessine comme un recul pour eux et pour le Sénégal. « Les concessionnaires ont des contrats révocables à tout moment contrairement aux techniciens. Nous avons des Cdi, nous sommes à jour de nos cotisations sociales aussi bien à l’Ipres qu’à la Caisse de sécurité sociale. Nous ne pouvons pas revenir en arrière », clame Madany Sy. Toutefois il a précisé que les techniciens ne sont pas en grève. Mais ils tenaient à informer les autorités sur la dégradation de leurs conditions de vie au cas où cette compétence sera dévolue aux collectivités locales. « Je ne sais pas si c’est une coïncidence heureuse ou malheureuse. Juste après notre assemblée générale, les concessionnaires ont publié leur communiqué annonçant l’arrêt de ramassage des déchets. Mais nous ne nous sommes pas en grève. Mais nous ne pouvons pas travailler parce que les camions ne passent pas », précise Madany Sy qui a estimé à 4.800 tonnes de déchets qui jonchent les rues de Dakar depuis le jeudi.

Idrissa SANE

Le taux de couverture sociale est passé de 20 % en 2012 à 50 % actuellement. L’information a été donnée par le secrétaire général de l’Agence de la Couverture maladie universelle lors d’un atelier de partage des enjeux de la Cmu avec des professionnels des médias.

L’Agence de la Couverture maladie universelle cherche à accélérer l’extension du taux de couverture. Pour ce faire, elle mise sur l’information et la communication. C’est ce qui justifie l’organisation d’une rencontre avec les professionnels des médias. « L’accessibilité aux services de santé de base pour l’ensemble de la population est restée une priorité des Gouvernements successifs depuis l’indépendance du Sénégal. Malgré des efforts d’investissements, l’évolution du système de santé n’a pas favorisé l’équité dans l’accès aux soins », a soutenu le secrétaire général de l’Agence de la Couverture maladie universelle, Mamadou Racine Senghor. Ce triste constat a poussé le Président de la République, Macky Sall, à lancer la Cmu dont le plan stratégique couvrant la période 2013-2017 cadre avec les orientations du Plan Sénégal émergent (Pse). Pour inverser le taux de couverture, il est impérieux d’agir sur les leviers de la communication de masse. « Nous avons organisé cet atelier de partage sur les enjeux et les orientations de la Cmu avec les journalistes de la région de Dakar qui constituent des relais importants. Nous croyons que les journalistes peuvent nous aider à mieux sensibiliser les populations », a affirmé Mamadou Racine Senghor. Aujourd’hui, l’objectif, c’est de porter le taux de couverture à 75 %. Celui-ci se situe actuellement à 50 % contre 47 % en septembre 2017. « C’est vrai que, par rapport à l’objectif fixé, il y a des performances parce que nous avions un taux de 20 %. Nous avons fait un bond de près 30 % », a fait savoir M. Senghor. Aujourd’hui, 676 mutuelles de santé sont impliquées dans la mise en œuvre de la Couverture maladie universelle et 80 % de ces structures sont agréées par l’Agence.

Amath Sigui NDIAYE

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Mame Thierno Dieng, a présidé, hier, à la salle de conférence dudit ministère, la présentation de «  l’Atlas Cilss » et procédé à la remise de cet outil de planification à une douzaine de récipiendaires.

L’atelier de dissémination de l’Atlas du Cilss a été une occasion pour le secrétaire général du Comité national du Cilss (ConaCilss), le colonel Alioune Diouf, de présenter l’œuvre qui est une diffusion de documents de cartographie du sol.

Un outil de travail qui, selon le ministre Mame Thierno Dieng, aidera à mieux connaître les sols. L’Atlas a été produit grâce au concours du Centre de suivi écologique (Cse) avec l’appui technique et financier du Cilss et de l’Usaid.

Pour le ministre de l’Environnement et du développement durable qui a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier, le partage de ce précieux outil va permettre aux collectivités locales de disposer d’un important instrument d’aide à la prise de décision pour les générations futures. « Une utilisation intelligente de cet instrument pour les sols va garantir des rendements optimaux pour les paysans mais aussi permettrait une meilleure mise en défens et en jachère des sols », a-t-il souligné.

Dans une présentation du document, il a été exposé que l’Atlas est un produit du Cse avec le concours du Cilss et de l’Usaid et qu’il s’adresserait à l’Afrique de l’Ouest et aux pays du Sahel. L’Atlas offre des données sur l’évolution du front agricole (surfaces cultivées) et le développement de la dégradation constatée en diverses périodes. Il permet, en outre, pour le cas du Sénégal, d’avoir une idée du degré de reverdissement selon trois zones choisies comme cibles (Ferlo, Kamb et Pata).

Le Pr Mame Thierno Dieng a salué la qualité du document et suggéré une plus grande dissémination de l’Atlas/Cilss. Une douzaine de structures, à travers leurs représentants, ont reçu des mains du ministre de l’Environnement et du Développement durable le document.

Bababar Bachir SANE

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a reçu, hier, les clés de 9 ambulances de la part des responsables d’« Affaires mondiales Canada » qui financent le projet Show exécuté au Sénégal par Plan international. D’un coût global de plus 221 millions de FCfa, ces véhicules sont destinés aux 9 districts sanitaires des zones d’intervention du projet.

La coopération canadienne, à travers Plan international Sénégal qui exécute le projet Show (renforcement de la santé des mères, des enfants et des adolescents) financé par « Affaires mondiales Canada », a remis 9 ambulances au ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr. Elles sont destinées aux 9 districts sanitaires qui sont dans la zone d’intervention du projet Show, à savoir Pikine, Kébémer, Louga, Kaolack, Nioro, Tambacounda, Kédougou, Bignona et Sédhiou.

La Directrice de Plan Sénégal, Oumy Lakh Sall, a indiqué que la structure qu’elle dirige est fière d’accompagner le gouvernement dans sa volonté d’émergence. Revenant sur l’importance accordée à la santé des femmes et des enfants par le projet Show, elle a estimé que les ambulances contribueront à l’amélioration de la santé de ces derniers. Selon Mme Sall, Plan Sénégal va injecter 102,960 millions de FCfa dans les zones d’intervention pour la réhabilitation des centres et postes de santé, 29,865 millions de FCfa pour la confection de supports de communication et 59,670 millions de FCfa pour l’achat des équipements médicaux pour ces structures. Dans le même ordre d’idées, l’ambassadeur du Canada à Dakar, Lise Filiatrault, a indiqué qu’avec ce don, les résultats du projet Show seront amplifiés au Sénégal. A l’en croire, son pays sera toujours aux côtés du Sénégal parce que considérant la santé comme un levier déterminant pour l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants. « Il y a un lien important entre la santé et le développement du capital humain. Le projet Show est mis en œuvre dans 9 zones où les taux de mortalité maternelle et infantile sont très élevés », a fait savoir la diplomate qui est d’avis qu’il y aura des retombées positives avec ce soutien, car des femmes parcouraient des dizaines de kilomètres pour avoir accès à des soins de qualité. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a remercié la Coopération canadienne pour son appui constant et multiforme.

Il a aussi apprécié le travail de Plan international Sénégal qui met en œuvre le projet de renforcement de la santé de la mère et de l’enfant « dans le cadre duquel ce don est intervenu au profit de 9 districts sanitaires ».

« Dans ces zones, beaucoup de femmes meurent en donnant la vie à cause de l’état des routes et des moyens de transport utilisés pour les évacuations d’urgence mais aussi à cause d’un manque d’information et d’assistance. Ces véhicules contribueront, j’en suis persuadé, à faire reculer la mortalité maternelle, néonatale et infantile dans les districts concernés », a affirmé Abdoulaye Diouf Sarr. Il a rappelé que le gouvernement investit beaucoup dans la santé pour traduire la volonté du président de la République, rappelant ainsi l’acquisition de 163 ambulances avec les ressources de l’Etat. Le ministre s’est dit heureux de noter que le projet Show contribue à cet effort pour un montant de près de 4 milliards de FCfa tirés de la subvention d’« Affaires mondiales Canada ».

Dr Ababacar Mbaye, médecin-chef de district de Kébémer, parlant au nom des bénéficiaires, a exprimé sa joie de recevoir ces ambulances pour ces zones où l’on a des taux de 315 décès pour 100.000 naissances vivantes.

Oumar KANDE

L’enquête intitulée « Cap-Connaissances attitudes pratiques » et réalisée par l’Ong Samu social a été présentée hier. Les résultats seront exploités pour sensibiliser les personnes sur l’importance de respecter les normes d’hygiène.

La réalisation de l’enquête intitulée « Cap-connaissances attitudes pratiques » vise à conscientiser les populations sur l’importance de cultiver des comportements à moindre risque pour se prévenir contre certaines maladies.

Selon la chargée de mission Education à la santé au Samu social international, Anna Roudot, ce travail a été mené grâce à l’Initiative 5% qui est une contribution de la France au Fonds mondial pour lutter contre le Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme. « Cette recherche a été réalisée, du 8 mai au 2 juin 2017, auprès des enfants, adolescents et jeunes vivant dans la rue, âgés de 10 à 24 ans », a-t-elle informé. Les enquêteurs ont administré le questionnaire sur 18 sites parmi lesquels Grand Yoff, Rail, Colobane, Jet d’eau, Pikine, etc. L’échantillon des enfants touchés par maladie est de 40 à 50, dont la moitié vivait dans la rue depuis plus de 2 ans. « Pour la tuberculose, il y a des précautions à prendre, car ces sujets n’ont pas accès à l’eau potable. Ils n’ont pas de savon, entre autres », a rapporté Mme Roudot. Prenant la parole, le Dr Coumba Dieng, médecin au Samu social, est revenu sur les conditions d’hygiène et de vie dans la rue. Elle a regretté le déni de la réalité, car ceux qui y vivent n’acceptent pas leurs maladies. « C’est pourquoi il est difficile de les soigner », a-t-elle relevé.

Le Samu social international est créé en 1998 alors que son antenne du Sénégal a été mise en place en 2003. Cette dernière a pour mission de contribuer à l’amélioration de la situation des enfants et des jeunes de la rue à Dakar.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le gouvernement du Sénégal vient de bénéficier d’une subvention de 65.106.706 euros, soit plus de 42 milliards de FCfa. Cette enveloppe, octroyée par le Fonds mondial, lui permettra de poursuivre sa croisade contre le sida, la tuberculose et le paludisme et de renforcer son système de santé.

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose vient d’accorder au Sénégal un montant de 65.106.706 euros, soit plus de 42,6 milliards de FCfa. Cette enveloppe servira à financer la lutte contre ces maladies ainsi qu’au renforcement du système de santé afin de le rendre résilient et pérenne.

Ce round entre dans le cadre du Nouveau modèle de financement (Nmf). Il couvre la période 2018-2020. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, et la Directrice financière du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Mme Sylvie Billion, ont procédé, hier, à la signature de ladite subvention. Au nom du gouvernement, le ministre s’est réjoui de cet appui accordé au Sénégal, à travers l’instance de Coordination nationale (Ccm) dirigée par le Pr Doudou Bâ, et destiné à quatre récipiendaires. Il s’agit de la Direction générale de la santé, du Conseil national de lutte contre le sida, l’Alliance nationale des communautés pour la santé et le Programme national de lutte contre le paludisme. Selon Abdoulaye Diouf Sarr, 21.968.139 euros seront réservés à la composante Vih/Sida. Laquelle sera exécutée par le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) pour la partie gouvernementale et l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs) pour la partie société civile.

Le ministre a indiqué que le financement de la partie gouvernementale, exécutée par le Cnls, est estimé à 15.839.722 euros. Le Cnls utilisera ces ressources pour la coordination, la supervision, l’achat des intrants et les activités des laboratoires. Une partie de cette somme sera utilisée par la Division de la lutte contre le Sida et les Ist (Dlsi) pour dérouler des activités de prévention, de diagnostic et de traitement de l’infection au Vih.

Le montant qui sera mis en œuvre par l’Ancs pour le compte des interventions de la société civile s’élève à 6 128 471 euros. En outre, 32.360.808 euros seront alloués au Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Une partie de cette composante sera mise en œuvre par la société civile dont les sous-récipiendaires seront désignés par un appel à candidature qui sera supervisé par l’instance de la Coordination nationale.

M. Sarr a affirmé que l’autre part de l’enveloppe, 10.743.845 euros, sera consacrée à la lutte contre la tuberculose et le renforcement du système de santé. Elle sera mise en œuvre par la Direction générale de la santé. Le chef du département de la Santé a précisé que celle-ci comprend deux sous-composantes que sont le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt), pour un montant de 7 058 085 euros, et le Programme système de santé résilient et pérenne pour 3.685.760 euros. Après avoir donné ces détails, Abdoulaye Diouf Sarr a exhorté les responsables des programmes bénéficiaires à une utilisation rationnelle et efficiente des subventions. Après avoir félicité notre pays pour son leadership dans la lutte contre ces trois maladies, la Directrice financière du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a rappelé que, de 2002 à 2017, le Conseil d’administration du Fonds a attribué au Sénégal près de 300 millions de dollars américains, soit près de 200 milliards de FCfa. Mme Sylvie Billion a évalué le taux de décaissement du Fonds mondial vers les principaux récipiendaires au Sénégal à 96%. Ce taux concerne la période de 2014 à 2017. De même, elle a rappelé que, grâce à la contribution du Fonds mondial, 22 millions de vies ont été sauvées. L’appui de cette institution à également permis à 11 millions de patients d’être mis sous traitement et 795 millions de moustiquaires distribuées.

Eugène KALY

LES PERFORMANCES DES PROGRAMMES RÉCIPIENDAIRES
Le Sénégal s’est distingué, ces 15 dernières années, par d’excellents résultats enregistrés dans la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Dans certaines régions du pays, des acteurs parlent de plus de pré-élimination ou d’élimination de certaines maladies comme le paludisme et le Vih/Sida.

Le ministre de la Santé qui s’est félicité de ces performances a rappelé que notre pays est accompagné dans ce combat par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Cet organe, a-t-il dit, a financé les interventions à hauteur de 290 millions de dollars. Ce montant et d’autres financements ont contribué à la baisse de la prévalence du paludisme. « Entre 2010 et 2016, la mortalité proportionnelle était passée de 5,6% à 3,29% et la mortalité de 5% à 2,11% » a détaillé Abdoulaye Diouf Sarr. S’y ajoute que l’incidence du paludisme en 2016 est de 23% avec 349.450 cas. Concernant la lutte contre la tuberculose, l’incidence, d’après le ministre de la Santé, est passée de 155 cas pour 100.000 habitants en 2000 à 139 nouveaux cas de tuberculose pour le même nombre d’habitants en 2015.

Dans le cadre de la croisade contre le Sida, le Sénégal a vu sa prévalence chuter en 2016, à 0,5 % selon le rapport de l’Onusida. « Ce chiffre confirme la stabilisation de l’épidémie et l’appartenance du Sénégal au groupe des pays de basse prévalence », s’est réjoui le ministre. Il a cependant reconnu que cette faible prévalence cache de fortes disparités selon les populations à risque, les régions et les sexes. M. Sarr n’a pas manqué de rappeler que le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, s’est engagé à mettre fin à l’épidémie du Vih à l’horizon 2030.

E. KALY

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui a déposé un préavis de grève veut que le Premier ministre convoque une plénière pour discuter des modalités d’application de l’entente sur l’augmentation de la pension de retraite des enseignants du supérieur et l’application de la réforme des titres.

Après le dépôt de son préavis de grève, le 20 janvier 2018, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) demande au Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, de convoquer une plénière pour discuter des deux points de revendication. Trouvé dans son petit bureau à la Faculté des Sciences économiques et de gestion (Faseg), le coordonnateur du Saes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) est revenu sur les deux points de revendication de son syndicat. Il s’agit de la revalorisation de la pension de retraite et la réforme des titres. Ibrahima Daly Diouf a rappelé que le Saes a tenu, cette semaine, une assemblée générale à la Faculté des Sciences et technique (Fst) de l’Ucad pour informer les camarades sur l’évolution des revendications. « Ce qui a été remarqué, c’est que du 20 décembre au 22 janvier, date à laquelle nous avons tenu l’Ag, il n’y a pas eu de contact de la part du Gouvernement. Cela veut dire qu’il y a un mépris du Gouvernement par rapport à nos revendications qui tournent essentiellement autour de la retraite et de la réforme des titres », a d’emblée expliqué le responsable syndical.

« L’année dernière, le gouvernement avait convenu de l’organisation d’une Commission paritaire qui devait travailler sur cette question de la retraite pour savoir comment faire pour améliorer la pension de retraite des enseignants du supérieur. Nous avions fait des propositions allant dans le sens de cotiser plus pour gagner plus à la retraite. Nous avons accepté de cotiser plus, et trois modalités ont été proposées à l’issue de la commission qui était dirigée par le ministre du Budget, Birima Mangara. Le Premier ministre devait ensuite convoquer une plénière pour voir maintenant quelles sont les modalités d’application de cette entente. Malheureusement, jusqu’au moment où je vous parle, on n’a pas reçu de convocation de cette plénière pour voir comment appliquer cette entente », a regretté l’universitaire.

La deuxième revendication du préavis du Saes concerne l’application de la réforme des titres à tout le monde. « Ce que nous avons a remarqué, c’est que, depuis 2015, la réforme des titres a été appliquée, mais seulement pour une partie des enseignants et pas du tout pour les chercheurs », a informé Ibrahima Daly Diouf. Il a expliqué que les Professeurs titulaires de classe exceptionnelle, c'est-à-dire ceux qui ont plafonné, « ne sont pas encore pris en compte par la réforme des titres ». « Pour qu’ils puissent être pris en compte, il fallait que le ministre du Budget envoie l’équivalent monétaire de l’indice 1068. Cela fait deux ans que nous attendons pour juste un chiffre. Nous ne pouvons plus continuer à attendre. Pour les chercheurs qui sont quand même une catégorie au sein de l’université, on devait revoir leur décret. Jusqu’à maintenant, il n’est pas encore signé », a argué l’enseignant à la Faculté des Sciences économiques et de gestion.

Le Comité de lutte du Saes se réunit ce vendredi
Compte tenu de ces blocages, M. Diouf a annoncé que le Comité de lutte du Saes va se réunir, vendredi, pour préparer les actions à mener. Le combat consistera à boycotter les enseignements, les soutenances de thèse, les encadrements des mémoires, bref, de toutes les activités pédagogiques. Le syndicaliste a, en outre, affirmé que c’est leur dernier moyen de lutte, car depuis juillet 2017, ils font du lobbying. Ils disent avoir rencontré toutes les autorités dont la présidente du Comité de dialogue social. Selon M. Diouf, seul le médiateur de la République a rencontré le Bureau national. « Nous allons prendre nos responsabilités et exiger du Gouvernement le respect de ce qu’il avait engagé depuis 2015 », a-t-il martelé. De ce fait, dès la semaine prochaine, il est prévu un débrayage d’au moins 48 heures suivi « d’autres actions qui seront validées par les différentes universités du Sénégal ».

Porte de sortie de crise
Pour éviter que la crise ne s’installe complètement dans les universités du pays, le responsable du Saes a appelé l’Etat à respecter ses engagements. « Si cela ne dépendait que de nous, nous n’aurions pas de problème pour apaiser la situation. Mais, il y a une absence de volonté de l’Etat parce que nous attendons depuis 2 ans. Et depuis 7 mois, pour la convocation d’une réunion. Il faut juste trouver une date pour cette plénière. C’est une question d’une demi-journée pour une mise en œuvre de ce qui a été conclu avec le Gouvernement après trois jours de négociations », a assuré le syndicaliste, interpellant ainsi le Premier ministre pour la convocation de cette rencontre.

Oumar KANDE

L’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg) veut s’inscrire dans la logique de l’année sociale décrétée par le Président Macky Sall pour 2018. Elle s’est ainsi engagée dans le développement de ses ressources humaines à travers la mise en place d’un Plan national de formation sur les métiers de la gestion des déchets solides.

L’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg) veut améliorer les compétences de ses agents durant l’année 2018, à travers la mise en place d’un Plan national de formation sur les métiers de la gestion des déchets solides et d’un Plan de reconnaissance des compétences. Il s’agit d’identifier et de valoriser les capacités et aptitudes des agents, de favoriser l’employabilité du personnel de nettoiement et de sécuriser les parcours professionnels.

Les responsables ont révélé que les entretiens, déjà entamés pour plus de 256 techniciens de surface, ont permis de faire le bilan des compétences et de proposer des plans de carrière.
« L’Ucg a voulu s’inscrire dans une obligation de gestion administrative optimale du personnel, de développement du capital humain et de mise en place d’un cadre de concertation et de dialogue afin de mieux répondre aux exigences de performance du secteur du nettoiement », lit-on dans le document faisant le bilan des activités de la structure depuis sa mise en place.

Toujours selon le document, depuis que l’Ucg a hérité du Programme de gestion des déchets solides urbains de la région de Dakar, aucun mouvement de grève ne s’est déclenché, « car les travailleurs sont impliqués dans tout ce qui se fait et leurs attentes sont progressivement prises en charge ». Pour le respect du pacte social, plusieurs actions ont été engagées dans le but d’améliorer les conditions et le cadre de travail des techniciens de surface.

Dans le souci de mieux appréhender les préoccupations des travailleurs, le coordonnateur a effectué des visites de terrain et des rencontres de travail dans les différents départements. Dans le domaine sanitaire, une campagne de consultation médicale avait été entamée en 2016. Au cours de l’année 2017, un médecin d’entreprise a été recruté ; il travaille présentement sur la mise en place d’une politique d’hygiène, de santé et de sécurité à l’emploi. Aussi, la mutuelle de santé des travailleurs du nettoiement bénéficie d’une subvention de l’Ucg et d’un accompagnement pour la prise en charge sanitaire efficace des techniciens de surface.

Oumar KANDE

Le chargé d’affaires de l’ambassade d’Arabie saoudite au Sénégal, Abdulrahman Alotaibi, au nom de Son Excellence Abdallah Ahmad Al-Abadan, a procédé, hier, à Dakar, à la remise d’un don de médicaments au Service d’oncologie pédiatrie de l’hôpital Aristide Le Dantec.

Le Royaume d’Arabie saoudite, par l’intermédiaire de son ambassade à Dakar, a offert, hier, des médicaments aux enfants atteints de cancer et hospitalisés au Service d’oncologie pédiatrie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar. Un échantillon de ces médicaments a été remis par le chargé d’affaires saoudien au Sénégal, Abdulrahman Alotaibi, accompagné du chargé des affaires culturelles, économiquess, communication et porte- parole de l’Ambassade, Saad Al Shahrani, au Pr Claude Moreira, chef du Service d’oncologie pédiatrie. M. Alotaibi, au nom du Royaume d’Arabie saoudite, a relevé toute l’importance de cette action. Pour lui, le Service d’oncologie pédiatrie constitue une structure de référence en matière de prise en charge des enfants atteints de cancer. « C’est pourquoi le Gouvernement du Royaume d’Arabie saoudite, dans son souci permanent de renforcer ses liens d’amitié et de fraternité avec le peuple frère de la République du Sénégal, a tenu à manifester son soutien pour accompagner ces enfants malades », a-t-il dit. A son avis, les enfants sont l’avenir de demain, d’où l’importance de les soutenir surtout sur le plan méAbdulrahman Alotaibi a saisi l’occasion pour magnifier les relations entre les deux pays.

Le chef du Servie d’oncologie pédiatrie, le Pr Claude Moreira, a remercié le Royaume d’Arabie saoudite de ce don de médicaments qui seront d’un grand apport dans la prise en charge des enfants malades. « Cette solidarité internationale est très importante parce qu’elle vient renforcer tous les efforts qui, d’une part, sont faits par les autorités sénégalaises et, d’autre part, par l’équipe du Service oncologique pédiatrie dans la prise en charge des enfants malades », a-t-il souligné. Sans ce soutien international, a reconnu le Pr Moreira, il est clair que cette lourde prise en charge serait difficile. Mais, a-t-il rappelé, les enfants atteints de cancer peuvent guérir. « Il est dommage que cela ne puisse se faire dans certains pays pauvres. Ce n’est pas le cas du Sénégal qui, grâce à ces genres de dons de médicaments et des soutiens, arrive à guérir plus de la moitié des enfants qui sont hospitalisés dans ce service », a fait savoir M. Moreira. Il a affirmé que « ces petites boites qui n’ont l’air de rien », parlant ainsi des médicaments, vont sauver des vies, car aidant à mieux traiter et guérir le cancer chez les enfants.

Eugène KALY

Les travaux d’extension et de densification du réseau de drainage des eaux à Colobane-Rebeuss et Yoff vont démarrer la semaine prochaine. Ce projet, d’un coût d’un milliard de FCfa, entre dans le cadre du Programme de modernisation des cités religieuses engagé par le Chef de l’Etat. Une initiative fortement saluée par la communauté layène de Yoff où s’est rendu, hier, le directeur général de l’Onas.

La cité religieuse de Yoff sera bientôt à l’abri des inondations. D’un coût d’un milliard de FCfa, les travaux d’extension et de densification du réseau de drainage des eaux à Colobane-Rebeuss et Yoff vont démarrer la semaine prochaine et durer trois mois. Ils vont s’achever avant le prochain Appel des Layènes, prévu les 16 et 17 avril 2018. Pendant l’hivernage, le village de Yoff est très souvent inondé. Le domicile du khalife général des Layènes, El Hadji Abdoulaye Thiaw Laye, n’était pas épargné par la furie des eaux de même que celui du défunt guide Ousseynou Laye. On se souvient aussi des inondations au centre de santé Philippe Maguilène Senghor à cause du trop-plein d’eaux dans les autres quartiers de Dakar. S’y ajoutent les difficultés liées à l’agrandissement du canal de Yoff. Tout cela va bientôt relever d’un mauvais souvenir. L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) va démarrer, la semaine prochaine, les travaux d’extension et de densification du réseau de drainage des eaux à Colobane-Rebeuss et Yoff. Son directeur général, Lansana Gagny Sakho, a, à cet effet, rendu visite, hier, au khalife général des Layènes pour lui annoncer la bonne nouvelle. A ses côtés, il y avait le ministre de la Santé et de l’Action sociale en sa qualité de maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, ainsi que d’autres personnalités de la République. Le Groupement central des Layènes et la Fédération des dahiras layènes y étaient représentés.

La délégation de l’Onas a été reçue par Serigne Moussa Laye, représentant du khalife général des Layènes, El Hadji Abdoulaye Thiaw Laye. Cette visite, a souligné le directeur général de l’Onas, « a pour but de mettre en œuvre les instructions du Président Macky Sall qui avait demandé à son service de régler les problèmes d’assainissement de Yoff ». « Nous sommes venus saluer le khalife général des Layènes qui est un ami du Président de la République, Macky Sall, et du Gouvernement du Sénégal, et surtout procéder au démarrage des travaux », a-t-il déclaré. Pour ces travaux, il s’agit de réaliser une série de canalisations pour évacuer les eaux pluviales en mer ainsi que l’agrandissement du canal de Yoff. L’urgence, à son avis, c’est de finir les travaux avant l’Appel des Layènes, prévu en avril 2018, pour éviter tout désagrément aux pèlerins.

Le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, s’est réjoui du démarrage prochain des travaux. Selon lui, c’est une vieille préoccupation des populations qui vient d’être satisfaite, rendant ainsi hommage au Chef de l’Etat et à son Gouvernement. Au-delà de ces travaux, le ministre a précisé que le vrai problème auquel sa commune est confrontée est celui de l’assainissement. Il a ainsi lancé un appel à l’Onas et au Gouvernement pour que ce problème relève d’un vieux souvenir.

Babacar Fall, secrétaire général du Groupement central des Layènes, a exprimé son sentiment de satisfaction de voir ces travaux réalisés dans trois mois. « C’est un engagement ferme du Président de la République concernant la modernisation des cités religieuses du pays mais également de leur assainissement. Nous ne pouvons que saluer ce geste et prier pour que ces travaux s’achèvent dans la quiétude », a-t-il apprécié. Concernant les quartiers Grand Yoff et Parcelles assainies, le directeur général de l’Onas a indiqué que des dispositions ont été prises pour qu’en période d’hivernage qu’il n’y ait pas de problèmes d’inondation. A l’issue de la visite, des prières ont été formulées pour un Sénégal de paix et de prospérité.

S. Diam SY

L’émissaire de Cambérène est revenu au cours des échanges entre le représentant du khalife général des Layènes, Serigne Moussa Laye, et le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho. Il fera bientôt l’objet d’une délocalisation, selon ce dernier qui était hier à Yoff. « Nous travaillons là-dessus. Nous sommes actuellement en train de procéder à l’évaluation des offres », a-t-il déclaré.

Conformément aux instructions du Chef de l’Etat, il a indiqué que la délocalisation de l’émissaire de Cambérène sera effective. Le coût de ce projet, qui entre dans le cadre de la modernisation des cités religieuses, est estimé à 40 milliards de FCfa, a précisé M. Sakho. A l’en croire, le démarrage des travaux de ladite délocalisation est prévu pour bientôt. Pour le Dg de l’Onas, il ne s’agit pas seulement de délocaliser l’émissaire de Cambérène mais également de mettre un système d’évacuation tout à l’égout dans la ville.

Par ailleurs, le maire de Yoff a magnifié le fait que Cambérène fasse partie des 10 grandes villes du pays dont le réseau d’assainissement sera totalement repris. Il s’agit là, a dit Abdoulaye Diouf Sarr, d’une « marque de considération et d’estime » de la part du Chef de l’Etat et de son Gouvernement.

Le secrétaire général du Groupement central des Layènes a, de son côté, salué cette initiative de l’Etat. Selon Babacar Fall, la taille de l’émissaire pose énormément problème ; ce qui fait qu’il y a un reflux des eaux usées, d’où cette odeur nauséabonde à Cambérène.

Souleymane Diam SY

Les populations de la Langue de Barbarie ont accueilli la délégation du Grand-Duc de Luxembourg avec un immense espoir. « Nous sommes heureux de voir une haute personnalité venir constater ce que nous vivons. Nous savons que notre Gouvernement fait des efforts pour nous protéger contre l’avancée de la mer, mais nous souhaitons que ces actions soient renforcées », a déclaré une jeune fille entourée d’une centaine de riverains.

«La mer nous menace. Grâce au barrage que le Gouvernement est en train d’ériger, nous espérons dormir dans la quiétude. Nous remercions infiniment le Président de la République qui, en plus de ce que le Gouvernement, fait a décidé de nous envoyer son invité pour que celui-ci puisse, si possible, nous aider», a-t-elle renchéri. Moustapha, un jeune du quartier de Guet Ndar, s’est appesanti sur les moyens financiers dégagés par les population pour contrer, en vain, la furie des eaux : «Nos parents investissent tout ce qu’il gagne dans la réalisation de digues pour tenter de freiner l’eau. Mais, leurs efforts sont toujours anéantis par la puissance des vagues. C’est pourquoi nous fondons beaucoup d’espoir sur le chantier qui est en train d’être réalisé mais aussi sur les partenaires du Sénégal qui peuvent aider».

A l’Ecole Abdoulaye Mbengue, les parents d’élèves ne cachent pas leur espoir. «La mer menace dangereusement l’école. Les toilettes, construites il y a quelques années de cela, ont été emportées par les eaux. Des actions urgentes s’imposent pour sauver nos enfants», a expliqué un notable.

Babacar DIONE (Envoyé spécial à Saint-Louis)

S’activant surtout dans l’informel pour subvenir aux besoins de leurs enfants, certaines femmes de la banlieue de Dakar sont obligées de recourir à la planification familiale pour mieux s’occuper de leurs activités.

C’est après son troisième enfant que Fatou Talla, 33 ans, a commencé à faire la planification familiale. Rencontrée au poste de santé « Sant Yalla » de Thiaroye-Tally Diallo, dans le district sanitaire de Pikine, en jean et body, sa perruque soigneusement nouée derrière laisse glisser sur le côté gauche une queue de cheval, symbole d’un certain raffinement. Enthousiaste, très posée, avec un sourire qui laisse apparaitre des dents toutes blanches, elle révèle que l’intervalle génésique entre son dernier enfant (6 mois), qu’elle tient dans ses bras, et son frère ainé est de 12 ans. Et pour cause : cette dame, qui s’est mariée à l’âge de 19 ans, a un emploi à temps partiel dans une entreprise de la place. En plus, Fatou Talla s’exerce dans le petit commerce.

Estimant que « les temps sont durs », alors qu’il faut s’occuper de la santé et de l’éducation de sa progéniture, elle a jugé, à un moment donné, quand on lui a explicité les bienfaits de la contraception, d’en faire recours. « Aujourd’hui, je ne regrette rien », lance-t-elle, soulignant ne voir que des « avantages » dans la pratique de la planification familiale. « Je n’ai jamais rencontré de problèmes après 11 ans de pratique. Dès que j’ai arrêté, je suis tombée enceinte immédiatement », confie-t-elle, insistant sans cesse sur les avantages économiques réels de la planification familiale sur sa famille dans sa globalité.

C’est pour cette raison d’ailleurs que Oumou Mballo Baldé, sage-femme dans ce poste de santé informe que « les femmes viennent faire la planification familiale de façon volontaire ». A son avis, c’est parce qu’elles ont de plus en plus conscience des aspects sanitaires, sociaux et surtout économiques qu’elles n’hésitent plus à venir demander une méthode contraceptive. Parmi les femmes fréquentant cette structure sanitaire où l’on offre, entre autres soins, des contraceptifs, Mme Baldé cite celles qui ont des Activités génératrices de revenus (Agr). Et dans ce lot, les Guinéennes des ethnies « soussou » ou « peulh » sont les plus nombreuses à s’inscrire.

Respect des rendez-vous
Très actives dans le commerce de produits de toutes sortes, « elles sont obligées de faire la planification familiale pour pouvoir vaquer correctement à leurs occupations », explique la sage-femme. Et dans la majorité des cas, « elles optent pour les méthodes de longue durée de planification familiale », renseigne Oumou Mballo, se félicitant du respect des rendez-vous. « Avec un bon counselling, toutes les femmes sous contraceptif reviennent pour le suivi. D’ailleurs, c’est parce que leurs activités marchent qu’elles sentent la nécessité d’assurer le suivi », ajoute-t-elle, soutenant que « les « Soussous » sont les plus déterminées » dans la demande. Poursuivant, Mme Mballo fait savoir que des adolescentes et des jeunes, mariées précocement, sont aussi des adeptes des méthodes de longue durée de planification familiale. Car certaines d’entre elles qui sont des élèves « veulent poursuivre leurs études le plus loin possible ». Exerçant aussi dans le petit commerce, Ngoné Diaba, 53 ans, 5 enfants, ne cesse de vanter les bienfaits de la planification familiale.

Un contrat en poche
Ayant opté pour une méthode de longue durée, elle soutient que cela lui permet de dérouler ses activités sans contrainte. Aussi a-t-elle la possibilité de s’occuper davantage de la benjamine de ses enfants âgée aujourd’hui de 12 ans. Sourire aux lèvres, elle avoue qu’elle n’a jamais eu à faire face à des effets secondaires.

Le même constat est fait par Fatou Binetou Diané, 33 ans, 4 enfants, qui est parvenue à décrocher un contrat dans une entreprise de la place. « J’ai longtemps collaboré avec cette société. Aujourd’hui, grâce à la planification familiale, je m’occupe mieux de ma personne, de mes enfants, bref, de toute ma famille », partage-t-elle, conseillant à toutes les femmes de recourir à la planification familiale.

Un appel bien entendu par Fatou Gaye, 32 ans, 2 enfants. Même si cette dernière est ménagère, elle témoigne que si elle était confrontée à des grossesses rapprochées, elle ne serait pas en mesure de s’occuper convenablement de ses enfants. « En plus, je n’ai qu’une chambre. Donc, si j’ai plus d’enfants où vais-je les mettre ? » s’interroge-t-elle. La dame précise également n’avoir jamais rencontré d’effets secondaires. Raison suffisante pour que Ngoné Diaba insiste à combattre les rumeurs qui, selon elle, émanent beaucoup plus de celles qui n’ont jamais eu recours à la planification familiale que des utilisatrices.

Maïmouna GUEYE

ASTOU MBENGUE, « BADIANOU GOKH » : « TOUTES LES FEMMES QUI ONT UNE AGR SONT SOUS MÉTHODE CONTRACEPTIVE »
Astou Mbengue, coordonnatrice des « Badianou Gokh » (marraine de quartier) du poste de santé « Sant Yalla », a bien voulu partager son expérience avec les femmes qu’elles côtoient au quotidien à Darou Laye, un des 13 quartiers que polarise ladite structure sanitaire sise à Thiaroye (banlieue de Dakar). D’après Mme Mbengue, « toutes les femmes qui ont une Activité génératrice de revenus (Agr) sont pratiquement sous méthode contraceptive ». Elle indique que cet engagement est consécutif à la situation de pauvreté qui les pousse à s’investir dans la gestion de la famille. « Elles s’occupent de la scolarité de leurs enfants et quasiment de toutes les dépenses nécessaires au fonctionnement correct de leur ménage », confie-t-elle, soulignant que ces dames se lèvent tôt le matin (vers 4H du matin), tous les jours, pour subvenir aux besoins de leurs familles respectives. « En rentrant au milieu de la journée, elles font le marché pour qu’on puisse préparer le déjeuner pour toute la famille », précise la Badianou Gokh.

L’artisanat, la transformation des céréales locales, le petit commerce sont le domaine de prédilection de ces femmes. « Si elles ne faisaient pas la planification familiale, elles ne seraient pas en mesure de s’occuper de leurs activités afin de pouvoir assurer les dépenses relatives à l’inscription de leurs enfants à l’école, à l’achat de fournitures, etc. », soutient Astou Mbengue.

M. GUEYE

L’Ecole nationale de formation en économie familiale et sociale (Enfefs) a célébré ses 25 ans d’existence le 20 janvier 2018. Une occasion pour revenir sur les réalisations de l’établissement et sur ses nouveaux défis. Il a ainsi été révélé que l’Enfefs a formé plus de 1.000 maîtres d’enseignement technique professionnel.

C’est en 1991, avec la politique de restructuration des écoles de formation professionnelle engagée par l’Etat et inscrite dans une stratégie globale de rationalisation de l’ensemble de ces structures, qu’il y a eu fusion de l’Ecole normale d’enseignement technique féminin (Enetf) de Dakar et du Centre national de formation des monitrices d’économie familiale rurale (Cnfmefr) de Thiès. Ainsi a été mise en place l’Ecole nationale de formation en économie familiale et sociale (Enfefs).

Ses responsables ont commémoré, le 20 janvier 2018, ses 25 ans d’activité avec comme marraine la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Aminata Tall. La directrice de l’établissement, Maïmouna Camara, a rappelé que depuis sa création, l’Enfefs n’a cessé d’être au service du développement économique et social du Sénégal en formant les jeunes dans plusieurs domaines. Elle a fait savoir que l’école a eu de grandes avancées dans le domaine de la formation et de la gestion avec des partenariats avec des entreprises privées.

La directrice de Cabinet du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mame Sané Ndiaye, a confirmé qu’en 25 ans d’existence, l’Enfefs a formé plus de 1000 maîtres d’enseignement technique professionnel dans les domaines de l’habillement, de la restauration, du social et du développement local, ainsi que des moniteurs en service dans les ministères en charge de la Formation professionnelle, des Collectivités locales, de l’Agriculture, de la Santé, de la Justice et de l’Elevage.

Un projet de décret sur la formation des formateurs en finalisation
Entres autres personnalités formées, il y a eu Aminata Mbengue Ndiaye, l’actuelle ministre de l’Elevage, Awa Guèye Kébé, ancienne ministre. Mame Sané Ndiaye a alors salué cette initiative de l’Enfefs qui « permet de revisiter son passé et d’indexer les problématiques du présent et du futur que sont : l’insuffisance de la qualification professionnelle de notre population et la question de l’emploi des jeunes ». Selon elle, « le Pse a consacré la formation professionnelle et technique comme un levier important devant actionner les mécanismes susceptibles de promouvoir le développement de compétences des jeunes et leur employabilité ».

Se félicitant du travail de l’Enfefs, la représentante du ministre de la Formation professionnelle a appelé à la consolidation des performances obtenues dans la formation des formateurs. Pour elle, au vu des réformes en profondeur dans le secteur, le moment est venu pour l’Enfefs de réfléchir sur de nouvelles orientations. D’ailleurs, Mame Sané Ndiaye a annoncé qu’un projet de décret portant restructuration des écoles nationales de formation de formateurs est en cours de finalisation.

Oumar KANDE

DES RÉFORMES POUR AMÉLIORER LA QUALITÉ DES APPRENTISSAGES
Le directeur de la Formation professionnelle et technique, Michel Faye, a aussi affirmé que le ministère a engagé des réformes avec les structures de formation pour améliorer la qualité des apprentissages mais aussi renforcer le partenariat centre de formation-entreprise.
 
Dans le même contexte, Dame Diop, directeur du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique, est revenu sur ce moyen de financement venu appuyer la formation professionnelle qui « a été le parent pauvre de l’éducation » pendant longtemps. Ce fonds, créé en 2014, permet aussi à des jeunes de se former dans des centres comme l’Enfefs à travers des bons de formation et de passer 80% du quantum horaire en entreprise.
En marge de cette cérémonie, les 310 élèves-maîtres des différentes filières de la promotion 2017 de l’Enfefs ont reçu leur parchemin.

O. KANDE

L’Etat du Sénégal a recruté, en 10 ans, moins de 50 assistants sociaux. Conséquence : plus de 400 jeunes diplômés de cette branche sont au chômage. Pour réparer cette injustice, le Réseau national des assistants sociaux du Sénégal compte sur le soutien du ministre de la Santé et l’Action sociale.

Depuis quelque temps, le Gouvernement recrute au moins 1000 agents de santé par an. Au même moment, les assistants sociaux qui font partie du ministère de la Santé et de l’Action sociale n’en bénéficient presque pas. Cette situation d’injustice déplait au Réseau national des assistants sociaux du Sénégal lancé le 20 janvier 2018. D’ailleurs, le président de cette structure, Maodo Dramé, l’a fait savoir au ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

M. Dramé a souligné que, de 2008 à nos jours, le nombre d’assistants sociaux recrutés dans la Fonction publique n’a pas dépassé 50. « Le recrutement des assistants sociaux dans la Fonction publique se fait au compte-goutte. Pourtant nous faisons partie du ministère de la Santé et de l’Action sociale », a-t-il relevé.

Pour régler cette question, les assistants sociaux sont en train de faire des démarches auprès des responsables des directions rattachées au ministère de la Santé et de l’Action sociale pour leur demander de porter leur plaidoyer. Ils ont aussi soumis leurs doléances à Abdoulaye Diouf Sarr. « Le ministre de la Santé a pris la décision de nous soutenir et nous espérons qu’il y aura des changements », a estimé Maodo Dramé qui a informé que plus de 400 assistants sociaux sont au chômage au Sénégal. « C’est un paradoxe de former des assistants sociaux sans les intégrer dans la Fonction publique ou les utiliser pour qu’ils soient au service des populations », a-t-il regretté.

Il a également rappelé que les assistants sociaux, après concours, bénéficient d’une formation de trois ans sanctionnée par un diplôme d’Etat.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale qui a présidé la cérémonie de lancement du Réseau national des assistants sociaux du Sénégal a donné des assurances à ces derniers. D’après Abdoulaye Diouf Sarr, le Gouvernement et les entreprises ont besoin des assistants sociaux. Sur ce, il a invité les sociétés à les recruter parce que, a-t-il dit, ils sont le pilier de la solidarité. «Nous allons accompagner ces jeunes pour qu’ils soient bien intégrés au marché de l’emploi », a promis M. Sarr qui s’est réjoui du lancement du Réseau national des assistants sociaux du Sénégal, surtout dans le contexte où le Chef de l’Etat vient de déclarer 2018 « année sociale ».

M. Dramé a indiqué que l’objectif principal du Réseau national des assistants sociaux est d’aider à la mise en place d’une société inclusive, plus juste et qui donne à chaque individu la chance de se réaliser et d’avoir un accès aux services sociaux de base.

Eugène KALY

Six Licences professionnelles pour réussir l’adéquation formation-emploi. Tel est le pari de la Faculté des Lettres et sciences humaines (Flsh) de l’Ucad qui va les lancer au mois de février prochain.

La Faculté des Lettres et sciences humaines (Flsh) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar veut entrer dans une ère de réforme en proposant six Licences professionnelles. Ces dernières seront lancées cette année, précisément au mois de février prochain.

Ces enseignements professionnels sont liés au Management des territoires (Mater), à la Gestion des patrimoines (Gespa), à la Criminologie (Crimino), aux Métiers du livre (Mele), à la Traduction (Protrad), à la Communication et au Management social (Coman).

« La mise en place des Licences professionnelles peut être une réponse à l’employabilité des étudiants de la Faculté des Lettres et sciences humaines. En sortant avec une Licence professionnelle, l’étudiant a une compétence qui peut faciliter son insertion dans le milieu professionnel », a avancé Pierre Sarr, doyen de ladite Faculté. Longtemps considérée comme une Faculté à enseignement fondamental, littéraire, la Flsh veut faire le pari d’adopter un nouveau modèle d’apprentissage fondé sur l’articulation des contenus et des méthodes d’enseignement aux besoins socioéconomiques du pays et sur l’ouverture de l’espace universitaire au monde du travail.

Selon Aliou Badara Kandji, assesseur de la Flsh, ces Licences, destinées aux étudiants de cette Faculté qui remplissent les conditions d’accès, sont aussi ouvertes aux professionnels. Pour permettre un bon encadrement et un bon accompagnement de ceux qui vont suivre ces enseignements, le programme va démarrer avec 30 étudiants par Licence. Le système d’apprentissage école-entreprise leur sera aussi appliqué. A côté du programme académique de cours qui se déroulera à la Flsh, les étudiants de ces Licences professionnelles seront aussi en immersion en entreprise pendant 3 mois sur les 10 que va durer leur formation. Une journée de sensibilisation sera organisée le 24 janvier prochain à la Flsh.

Oumar NDIAYE

La visite officielle de trois jours, au Sénégal, du Grand-Duc de Luxembourg couronne une longue relation d’amitié entre les deux pays. Le lycée technique et professionnel Mgr François Xavier Ndione de Thiès est, jusqu’ici, pour le Sénégal, le fruit le plus juteux de cette coopération qui ne cesse de se renforcer.

Sur la route de Mont-Rolland-Thialy, sur une superficie de 12 ha, est bâti le lycée technique et professionnel Mgr François Xavier Ndione de Thiès. Hier à 16 heures, c’est le calme plat dans la cour de l’école. Un agent de sécurité à chaque entrée, quelques groupes d’élèves qui discutent de tout et de rien ; voilà le décor. Dans le bâtiment administratif, des enseignants se réunissent. « Nous avons une petite rencontre. Nous en avons pour cinq minutes », s’excuse l’assistant du proviseur, M. Sall, avant de nous mettre en rapport, plus tard, avec le directeur des Etudes. Cet établissement est le fruit de la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg. Il a été l’objet d’un investissement jamais égalé, pour un montant de 8,8 milliards de FCfa.

Inauguré en 2007, le lycée de Thiès est un établissement d’enseignement pilote qui a l’honorable mission de traduire en réalité la nouvelle vision du ministère de la Formation professionnelle. « Ce lycée est né de la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg suite aux Grands états généreux de l’éducation et de la formation pour doter le pays de structures de formation professionnelle viables, capables de répondre à la demande grandissante et galopante des entreprises pour se moderniser. L’état des lieux avait montré que l’un des problèmes majeurs qui expliquaient le chômage et la non insertion des jeunes est que nos structures de formation formaient pour former, mais les produits n’étaient pas adaptés aux besoins du marché », a précisé Mamadou Moustapha Bâ, le directeur des Etudes du lycée. A l’en croire, c’est pour corriger cela que l’Etat du Sénégal a négocié avec le Luxembourg pour avoir cette structure dans le cadre du fameux projet Sen 016 chapeauté par le Programme indicatif de coopération (Pic I). Les travaux de construction ont duré trois ans. L’école est composée de deux sections : une d’enseignement technique et une autre de formation professionnelle. La section d’enseignement technique prépare les apprenants aux différents baccalauréats techniques qui existent au Sénégal. L’obtention de ce premier diplôme universitaire leur ouvre les portes de l’université et des écoles d’ingénieurs. Cette section accueille 600 élèves.

Un taux d’insertion de 100%
Pour la section formation professionnelle, ses trois missions sont d’assurer la formation initiale de techniciens et techniciens supérieurs, développer la formation continue au profit des travailleurs et aider les sortants du lycée dans leur insertion socioprofessionnelle. On y forme des techniciens (Brevet de technicien Bt) et des techniciens supérieurs (Bts) dans les métiers suivants : froid et climatisation, maintenance industrielle, structure métallique, génie civil, mécanique véhicule moteur. Au total, cette section accueille un effectif avoisinant 500 apprenants, dont 300 dans le public et 200 dans le privé. Au cours des cinq premières années, l’insertion était à 100%. Aujourd’hui encore, avec les moyens mis en place par l’Etat du Sénégal, à travers le troisième Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (Fede), mais aussi l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) et les partenaires techniques et financiers, le directeur des Etudes espère qu’ils vont pouvoir développer une formation-insertion. Le projet avec les Luxembourgeois a pris fin en 2015, mais, selon Mamadou Moustapha Bâ, ils continuent jusqu’à présent de les soutenir. « Il semblerait même que, dans le prochain programme, nous aurons une partie », a-t-il avancé.

Ndiol Maka SECK

La coopération entre le Sénégal et le Luxembourg est multiforme. Elle englobe plusieurs secteurs dont le plus important reste l’enseignement technique et la formation professionnelle. L’objectif étant pour le Luxembourg d’accompagner l’Etat sénégalais dans la lutte contre le chômage des jeunes et l’aider ainsi à accroître la performance de l’économie.

Les premières relations de coopération au développement entre le Luxembourg et le Sénégal ont été établies en 1987 et en 1993, notre pays accède au statut de pays partenaire privilégié de la Coopération luxembourgeoise. Dès lors, cette coopération qui se manifeste sous forme de dons du peuple luxembourgeois au peuple sénégalais, à travers ce qu’on appelle des « Programmes indicatifs de coopération (Pic) », n’a de cesse de se diversifier, englobant presque tous les secteurs clés du développement : enseignement technique, formation et insertion professionnelles, santé de base, y compris la santé reproductive, décentralisation, gouvernance locale et éducation citoyenne et bonne gouvernance, hydraulique et assainissement... Toutefois, l’éducation, la formation et l’insertion professionnelle apparaissent comme une sur-priorité. Le but étant de « lutter contre le chômage des jeunes et d’accroître la performance de l’économie nationale par la promotion d’une main-d’œuvre qualifiée, équitable et accessible aux filles et aux garçons ».

L’amélioration de la qualité de la formation s’inscrit alors dans la perspective du développement quantitatif et qualitatif de l’offre de formation à travers une diversification et l’adaptation aux besoins de l’économie, notamment locale ou régionale. L’objectif visé est d’avoir un dispositif national harmonisé d’appui à l’insertion professionnelle.

C’est dans ce cadre que trois Pic ont été déroulés. Le 3ème vient même de prendre fin et le 4ème est engagé, indique le directeur de l’Enseignement technique et de la formation au ministère de l’Enseignement technique, de la Formation et de l’Artisanat, Michel Faye. Chaque Pic porte sur l’enseignement technique et la formation professionnelle, la santé, l’hydraulique et la gouvernance locale. Aussi, les zones d’intervention sont là où le taux de pauvreté est plus accentué, dit Michel Faye. Le Pic I ou SEN/016 et SEN/018 a permis, dans le secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, d’adopter l’Approche par les compétences (Apc), l’écriture de programmes de formation en économie familiale et sociale, la construction et l’équipement des Cretef de Saint-Louis, Dagana, Podor et Matam, mais également la construction et l’équipement du lycée technique de Thiès, « l’un des plus grands de la sous-région », note M. Faye.

Le Pic II ou SEN/024 a porté sur l’accompagnement de la réforme de la formation professionnelle (renforcement de l’Apc), l’écriture de nouveaux programmes (24 l’ont été), la construction et l’équipement de structures, la mise en place d’un fonds d’appui aux initiatives locales destiné aux collectivités locales.

« Tous cela a été géré sous forme de projets », précise le directeur de l’Enseignement technique. Alors que pour le Pic II ou SEN/028, souligne-t-il, il y a eu une délégation de la gestion à l’Etat (gestion nationale), le renforcement de l’Apc, l’élargissement de la zone d’intervention en ajoutant les 4 régions centre (Diourbel, Fatick, Kaffrine et Kaolack), la construction et l’équipement de nouvelles structures, l’appui à l’apprentissage par des ateliers-écoles (maîtres artisans) dans les domaines comme la maçonnerie, la plomberie, la mécanique automobile, la menuiserie bois, la chaudronnerie, la couture, etc., ainsi que la gouvernance partenariale publique-privée et l’autonomisation des établissements de formation.

Par Daouda MANE

Le Grand-Duc Henri de Luxembourg a visité, hier, les installations du Centre de Enda Santé à Mbour où il a effectué une série d’activités.

Son Altesse, accompagné du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a eu droit à une visite guidée des différents aménagements qui lui a permis de voir une exposition de photos dans le jardin botanique ; des images retraçant les diverses activités du Centre. De la lutte contre le Vih/Sida à l’appui à différents groupements de femmes, en passant par des actions en faveur de la santé sexuelle et reproductive, la préservation de l’environnement, le recyclage des déchets plastiques ou encore les activités génératrices de revenus des groupes vulnérables, la délégation a eu un aperçu des programmes mis en œuvre par Enda Santé. Construit en 2009, le Centre est régulièrement en première ligne dans le soutien aux couches défavorisées à travers plusieurs projets et programmes. Des actions qui vont se poursuivre, car comme l’a souligné le directeur de Enda Santé, la coopération du Grand-Duché a octroyé un nouveau financement à sa structure. Daouda Diouf, pour qui « le Luxembourg est un partenaire de longue date d’Enda », a souligné que ce pays a signé, il y a quelques mois, une convention de partenariat de financement pour les cinq prochaines années pour ses programmes en Afrique de l’Ouest. « Nous avons également, dans le circuit, d’autres projets, notamment pour la Casamance, pour renforcer l’offre de soins, renforcer les structures sanitaires et les compétences surtout des personnels de santé », a-t-il annoncé. Dans la région sud du pays, il s’agit de s’attaquer à des priorités en santé, en particulier l’hépatite virale, le cancer du col de l’utérus et les résistances au traitement au Vih/Sida. La coopération inclut également des voyages d’études et de recherche. Ce qui implique le séjour incessamment de médecins, chercheurs et scientifiques du Luxembourg au Sénégal mais également celui de spécialistes sénégalais de divers domaines « dans des laboratoires de pointe pour renforcer leurs propres compétences ; tout ceci, au service du peuple sénégalais et de la santé des populations », s’est réjoui M. Diouf.

Il a fait savoir qu’Enda, qui est en Casamance depuis 25 ans, déploie plus d’efforts dans cette région. «Dans les moments les plus difficiles de la crise, nous avons continué à avoir une implantation et à mener des programmes de grande envergure. Nous allons continuer à le faire », a expliqué Daouda Diouf. Des actions qui, à ses yeux, peuvent contribuer aussi au renforcement de la paix. Car ce programme de santé va aussi générer des emplois.

Ousseynou POUYE

L’urgence pour la Facilité africaine de l’eau (Fae), c’est de lever des fonds pour la mise en œuvre de sa Stratégie 2017-2025. C’est ce qui est ressorti de son 17ème Conseil de direction présidé par le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr.

La 17ème Réunion du Conseil de direction de la Facilité africaine de l’eau (Fae) s’est ouverte, hier, à Dakar, en présence du ministre Zimbabwéen de l’Eau et de l’Assainissement, Oppah Muchinguri, et du ministre nigérian de l’Eau et de l’Environnement, Suleiman Adams. Les experts vont passer en revue les forces et faiblesses de la première année de mise en œuvre de la stratégie de l’institution couvrant la période 2017-2025. « Nous allons faire le point sur l’exécution de la première année de notre Stratégie 2017-2025. Nous allons tirer les leçons de la première année de mise en œuvre », a justifié le président par intérim de la (Fae), Jean Michel Ossette.

La Fae a défini un cadre d’intervention avec une hiérarchisation des besoins des pays africains. Ces actions s’inscrivent en droite ligne de la concrétisation de la vision africaine de l’eau. « La Fae a élaboré, depuis ses débuts, une série de plans et programmes stratégiques dont le premier en cours est le Plan stratégique 2017-2025 qui définit les domaines prioritaires d’intervention en vue de mettre en adéquation ses opérations avec les attentes, ô combien importantes, des acteurs de l’eau, contribuant ainsi à promouvoir le développement économique et social en Afrique et accroître sa résilience au changement climatique », a noté le ministre Diène Farba sarr qui représentait le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

Faut-il le rappeler, la Facilité africaine de l’eau a réussi à financer des projets à hauteur d’un milliard quatre cents millions d’euros (en termes d’engagement). Ces projets d’investissements concernent les domaines de l’alimentation en eau, l’assainissement et l’hydro-électricité. « L’expérience de la Facilité met assurément en évidence sa capacité exceptionnelle d’attirer les investissements indispensables aux infrastructures et services relatifs à l’eau. En effet, 70% des projets préparés par la Facilité sécurisent le financement nécessaire à leur mise en œuvre », a fait remarquer Diène Farba Sarr.

Le directeur de l’Eau et de l’Assainissement de la Banque africaine de développement (Bad), Osward Chanda, est revenu sur le chemin parcouru en termes de mobilisation des ressources financières. Remerciant les partenaires, il a reconnu la nécessité d’engranger d’autres résultats pour mériter davantage leur confiance et celle des bailleurs.

Mériter davantage la confiance des partenaires
Le secrétaire exécutif du Conseil des ministres de l’Eau (Amcow), Canisius Kanangire, a insisté sur la résorption du gap de financement. C’est l’une des conditions de l’atteinte des objectifs fixés. « L’insuffisance de ressources financières freine le développement du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique. Les autres défis sont liés à la pollution de l’eau et à la gestion de la ressource », a-t-il énuméré. L’amélioration des indicateurs dans le continent est fortement tributaire de la capacité de financement des Etats et des institutions. C’est le bien fondé de la création de la Fea, en 2004, et qui est gérée par la Banque africaine de développement (Bad) à la demande du Conseil des ministres africains de l’Eau (Amcow). « L’un des grands défis, c’est la réalisation des infrastructures structurantes pour améliorer l’accès à l’eau pour tous les usages. Pour cela, il faut des financements. Nous ne pouvons pas avoir ces infrastructures sans ressources », a relevé le responsable de la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre), Niokhor Ndour.

Idrissa SANE

450 MILLIONS D’EUROS NÉCESSAIRES POUR MATÉRIALISER LA NOUVELLE VISION AFRICAINE DE L’EAU
Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie a fait un plaidoyer, afin que la Banque africaine de développement (Bad) appuie la Facilité africaine de l’Eau (Fae) à concrétiser les projets contenus dans sa nouvelle feuille de route. « Le montant total du financement requis pour mettre en œuvre cette stratégie et réaliser les résultats fixés s’élèvent à 450 millions d’euros, soit, en moyenne, 50 millions d’euros par an. Ce défi doit être relevé afin de pérenniser l’action de la Facilité et renforcer ainsi son rôle en tant que principal instrument de préparation de projets dans le secteur de l’eau en Afrique », a indiqué Diène Farba Sarr.

I. SANE


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.