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Actualités (3070)

Les interventions en santé communautaire se sont développées ces dernières années. Pour renforcer cette dynamique et échanger des expériences, le Réseau des acteurs communautaires en santé de Pikine (Racs/Pk) a organisé un forum de deux jours sur la mise en œuvre de la santé communautaire. Il a également évalué son apport dans la mise en œuvre des programmes de santé.

Au cours de cette rencontre, les acteurs ont unanimement reconnu la nécessité de porter les messages clés auprès des communautés sur la santé de la mère et de l’enfant, la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles. Ils ont également appelé à un renforcement institutionnel de la santé communautaire et une forte appropriation de la santé communautaire par les collectivités locales. «La santé communautaire est un maillon important dans le système de santé au Sénégal. Les organisations communautaires sont très actives dans la promotion de la santé », a reconnu Omar Dia, président du Racs/Pk, rappelant l’intégration de volets communautaires dans de nombreux programmes de santé (lutte contre les maladies, nutrition, santé de la mère et de l’enfant etc.).Le médecin-chef du district sanitaire de Pikine, Assane Ndiaye, a loué le rôle des acteurs communautaires qui, a-t-il souligné, délivrent des informations importantes aux populations sur les règles édictées dans les différents programmes de santé. Une randonnée pédestre sur le thème «amélioration du bien-être sociosanitaire des populations: notre combat! », a bouclé cette initiative.

Abdou DIOP

Pour mieux faire face aux nouvelles problématiques de santé publique qui ont des connexions avec l’environnement et les animaux, l’approche «One health» ou «Une seule santé» a été développée sur le plan mondial. Au Sénégal, une structure de coordination multisectorielle de la sécurité sanitaire mondiale «One health» a été mise en place. Selon Seydou Guèye, secrétaire général du gouvernement, cette structure a un ancrage institutionnel particulier, parce que dépendant de la Primature. Le gouvernement veut, à travers cette initiative, rendre opérationnelle cette approche commune et solidaire de gestion des questions de santé publique. C’est ainsi qu’une rencontre de partage et de sensibilisation des secrétaires généraux et directeurs de cabinet des ministères sectoriels du Haut conseil national du programme de sécurité sanitaire mondial «One health» a été organisée, hier, en collaboration avec la Fao et l’Usaid, partenaires techniques et financiers de ce programme.

Pour M. Guèye, avec cette approche holistique que constitue le concept «One health» ou «Une seule santé», médecins, vétérinaires, biologistes et environnementalistes doivent se dresser comme un seul rempart contre les nouvelles menaces sanitaires liées à l’homme, les animaux ou l’environnement et aussi créer les conditions d’une franche collaboration. Ce Haut conseil national du programme de sécurité sanitaire mondial «One health», selon Reda Lebtahi, représentant de la Fao au Sénégal, va renforcer les capacités des secteurs d’appui essentiels à l’atteinte des objectifs du Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale (Passm). Plusieurs secteurs sont concernés, notamment ceux en charge de la sécurité publique, du transport, de la justice, des mines, de l’énergie, de l’économie et des finances, des relations extérieures, de l’administration territoriale, de la communication, des télécommunications et du secteur privé.

Oumar NDIAYE

Le Complexe scolaire international Keur Madior a entamé la 8ème édition de ses Journées sportives et culturelles. Un rendez-vous de 4 jours à travers lequel le groupe scolaire a convié les élèves d’une quinzaine d’écoles pour communier autour de plusieurs thématiques culturelles, éducatives et sportives.

Le coup d’envoi des Journées sportives et culturelles de Keur Madior a été donné le 12 avril 2018 au stade Caroline Faye de Mbour. La particularité de cette édition est la jonction des deux moments forts que l’école organise chaque année : les Journées sportives et culturelles et les Olympiades. «Cette année, nous avons jugé nécessaire de les combiner et de faire en sorte que nous puissions réunir, pendant trois jours, toute la communauté éducative de Keur Madior (élèves, parents, enseignants, personnels administratifs, etc.) autour d’un même idéal», a souligné Papa Djibril Diop, directeur du Complexe. Pour ce faire, une quinzaine d’écoles de Mbour, Thiès et Dakar, du préscolaire au lycée, ont été invitées. Le clou de ces journées est la conférence prévue aujourd’hui et animée par le professeur Songhé Diouf et le journaliste Abdoulaye Cissé autour du thème : «Les réseaux sociaux et environnement de violence au Sénégal. Quel impact en milieu scolaire». Les organisateurs ont voulu ainsi coller à l’actualité pour s’adresser à leur public jeune. «Nous sommes dans un monde qui bouge avec beaucoup de jeunes dans un environnement virtuel et où nos enfants se réveillent dans la maison sans pour autant être avec nous. Il est bon qu’ils puissent savoir à quoi servent ces réseaux sociaux, quels sont leurs dangers et quels impacts ils peuvent avoir dans leur environnement», a souligné M. Diop. Il a indiqué qu’il y a aussi cette violence qui constitue un problème avec des enfants kidnappés, tués... Des faits devant lesquels les élèves et toute la communauté doivent réfléchir pour pouvoir être armés et faire face à cette situation. Il s’agit donc de joindre l’utile à l’agréable. D’où l’appel fait à la population pour venir communier avec les enfants et partager cette joie avec eux.

Ousseynou POUYE

LES OLYMPIADES, CADRE DE DÉTECTION DE TALENTS
«Nous nous sommes rendu compte que les enfants aiment le sport, et très souvent, dans nos pays, ils abandonnent les études pour cette activité. Nous avons donc pensé qu’il faut, aujourd’hui, remettre le sport au cœur de l’école pour permettre aux enfants de le pratiquer mais aussi de pouvoir avancer à l’école», a déclaré le directeur du Complexe Keur Madior. En dehors du sport, d’autres aptitudes sont décelées chez l’enfant qui est mis dans des conditions de s’exprimer. Ceux qui ont un talent artistique le feront valoir pendant ces journées, car pour les initiateurs, l’éducation n’est pas seulement savoir lire et écrire. «C’est aussi faire éclore tout le potentiel qui se trouve chez les enfants pour leur permettre de pouvoir réussir demain», a expliqué Papa Djibril Diop.

O. POUYE

«Nous nous sommes rendu compte que les enfants aiment le sport, et très souvent, dans nos pays, ils abandonnent les études pour cette activité. Nous avons donc pensé qu’il faut, aujourd’hui, remettre le sport au cœur de l’école pour permettre aux enfants de le pratiquer mais aussi de pouvoir avancer à l’école», a déclaré le directeur du Complexe Keur Madior. En dehors du sport, d’autres aptitudes sont décelées chez l’enfant qui est mis dans des conditions de s’exprimer. Ceux qui ont un talent artistique le feront valoir pendant ces journées, car pour les initiateurs, l’éducation n’est pas seulement savoir lire et écrire. «C’est aussi faire éclore tout le potentiel qui se trouve chez les enfants pour leur permettre de pouvoir réussir demain», a expliqué Papa Djibril Diop.

O. POUYE

Réunis en assemblée générale au lycée Alboury Ndiaye de Linguère, les militants des syndicats constitutifs du G6 ont planché sur les rencontres des secrétaires généraux avec le président de la République, le 30 mars 2018, et le Khalife général des Tidianes, le 8 avril 2018, à Tivaouane.

Les six syndicats dits représentatifs dans le secteur de l’éducation ne comptent pas baisser les bras dans leur bras de fer avec l’Etat. Ainsi, le G6 qui regroupe le Saemss, le Cusems, le Sels, le Sels/A, l’Uden et le Sneelas/Fc maintient la cadence. En assemblée générale au lycée Alboury Ndiaye, le secrétaire général de la section Uden de Linguère, Amidou Sidibé Coundoul, a affirmé que si le gouvernement ne revoit pas sa copie, « les enseignants continueront la grève pour obtenir gain de cause ». « Cela fait maintenant des années que les mêmes errements produisent les mêmes effets, alors que les enseignants ne demandent strictement que d’être mis dans des situations qui les revalorisent eux et leur métier », s’est offusqué M. Coundoul tout en attirant l’attention de l’opinion nationale, des parents d’élèves, des médiateurs sociaux et des élèves sur le fait que c’est le gouvernement qui ne leur laisse pas d’autres choix que de poursuivre la lutte.

Dans la même veine, le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels), Thierno Diop, a souligné que le gouvernement a opté pour une politique de pourrissement de la situation en passant par des faits d’intimidation et de diabolisation des enseignants. « Mais, pour toutes ces pratiques et stratégies, nous sommes appelés à faire face et nous ferons face, parce que nous avons noté la détermination des enseignants », a-t-il indiqué.

S’agissant du point essentiel de l’ordre du jour, le compte rendu a été lu devant l’assemblée. Sur les 76 présents, les différentes interventions enregistrées ont salué la médiation du khalife général des Tidianes tout en déplorant les proportions encore dérisoires proposées par le président de la République. Ainsi, 80 % des membres exigent le relèvement minimal de l’indemnité de logement à 100. 000 FCfa à effet immédiat partiel (c’est-à-dire 20. 000 FCfa en fin mai 2018 et 20 000 de FCfa à compter du 1er octobre 2018) et optent pour la poursuite de la lutte. En outre, 20 % des intervenants sont pour la suspension, juste le temps de permettre au gouvernement de conduire l’application des propositions faites par le président de la République.

Masse NDIAYE

Après l’audience accordée par le Chef de l’Etat, Macky Sall, aux syndicalistes du G6, ces derniers avaient promis de consulter la base. Celle-ci vient de se prononcer. Elle rejette l’offre du Président de la République par rapport à la question de l’indemnité de logement, selon le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire du Sénégal (Saemss), Saourou Sène. A l’en croire, ses camarades ont appris que les médecins ont obtenu près de 150 000 FCfa. Dès lors, ils refusent de «jouer les seconds-rôles alors que ce sont des gens d’un niveau diplômant reconnu par tous les Sénégalais, à commencer par le gouvernement». Et pourtant le chef de l’Etat et son gouvernement ont tout fait pour arrêter cette énième perturbation à travers le maintien du dialogue et par des actes. La preuve, le Président Sall s’est personnellement impliqué. C’est pourquoi, après l’audience qu’il a accordée aux enseigants, les parents d’élèves avaient espéré une reprise des cours dès la fin des vacances de Pâques.

Que nenni ! Les enseignants veulent que l’alignement qu’ils réclament se fasse hic et nunc, sinon rien. Or, nous avions appris auprès de leurs anciens, particulièrement Mohamed Coly du Sudes, que le slogan « La lutte continue » signifie qu’en termes de négociations, lorsque l’on a un certain taux de satisfaction, on suspend la grève, puis l’année suivante, on remet le reste sur la table.

Comment prétendre, avec ces grèves longues et récurrentes, à «une école de la réussite» ? Une chimère ! L’école n’est pas une propriété exclusive de l’Etat. Elle est un bien commun. Sa marche requiert l’implication de l’ensemble des acteurs : Etat, enseignants, élèves, parents, communautés, collectivités locales, société civile…

Ne l’oublions jamais, si la plupart des Sénégalais ont pu occuper le poste qu’ils ont aujourd’hui, c’est grâce à « cette grande avancée républicaine que constitue l’école laïque, gratuite, obligatoire », pour reprendre les propos de Manuel Valls, ancien Premier ministre français, alors qu’il défendait la « Réforme du Collège en France » en mai 2015. Bref, elle a été le moteur de leur ascension sociale. Mais surtout, c’est parce que des milliers d’enseignants se sont sacrifiés pour eux, sans doute dans des conditions parfois inimaginables.

Aujourd’hui, l’avenir de milliers de jeunes sénégalais est en train de s’assombrir. Les taux d’échecs de ces dernières années aux différents examens, particulièrement dans le moyen-secondaire (où la grève est plus accentuée), en sont une parfaite illustration. L’an dernier, au Bfem et au baccalauréat, on a enregistré des résultats très décevants (32% au Bac général).

L’école sénégalaise est devenue «une fabrique d’échecs» du fait de la faible maîtrise des compétences fondamentales, des taux de redoublement et d’abandon encore élevés, de l’inadaptation aux besoins du pays… Ce qui constitue une source majeure de gaspillage des ressources allouées à l’éducation puisque le pays consacre, tout au moins, 24% de son budget national à cet important secteur. Cette responsabilité est commune. Tous coupables !

Loin de moi de soutenir que les revendications des enseignants sont illégitimes. Elles le sont tout autant que celles des greffiers, médecins (qui font 8 à 12 ans d’études supérieures), agents de la santé, professeurs d’université - qui avaient l’une des retraites parmi les plus infâmes du pays -, mais également des paysans, pêcheurs, artisans, etc. Tout est donc priorité dans ce pays où les ressources sont limitées. Pendant qu’on y est, et les journalistes qui font connaître les problèmes de tous sauf les leurs ?

Quant à l’Etat, il doit accélérer le processus d’intégration, de reclassement, d’avancement et de validation, mêrme s’il faut reconnaître que l’opération coup de poing qu’il a eu à mener a fait avancer les choses de manière significative. Il doit surtout cesser de signer des accords qui ne peuvent être respectés. L’opinion saura où se trouve la part de vérité en cas de blocage.

Le système de rémunération des agents de l’Etat, on le sait tous, a été déréglementé depuis 2004 lorsqu’on a créé toutes sortes d’agences, et je ne sais quoi, en octroyant des avantages inqualifiables (d’énormes indemnités sous prétexte qu’on valorise les compétences) à certains, tandis que d’autres qui triment à longueur de journée ne reçoivent que des miettes. Il y a donc lieu de corriger toutes ces incongruités ; ce qui nécessite une réforme globale.

Au Sénégal, la rémunération globale du secteur public (constitué, en 2015, de plus de 64 % d’enseignants, selon l’ancien directeur de la Fonction publique, Nouhou Demba Diallo -Cf. Le Quotidien du 15 avril 2015- ), qui ne représente que moins de 1 % de la population (moins de 130.000 agents), sera de «860,4 milliards de FCfa pour l’année 2018, soit 39 % des recettes fiscales, largement supérieure à la norme des 35 %. Cela ne tient pas compte de la masse salariale des collectivités territoriales». (Cf. contribution de Ibrahima Sène du Pit, le 27 janvier 2018).

Est-ce normal qu’1 % de la population consomme autant de ressources du pays ? Ce qui est surtout à éviter, c’est dire que tel corps a ça, le mien doit l’avoir également. L’administration, c’est une question de statut qui diffère d’un corps à un autre. Certains enseignants, du moyen-secondaire en particulier, avaient une pension de retraite plus élevée que celle des professeurs d’université qui les ont pourtant formés.

Alors, chers enseignants, agissez comme le regretté grand syndicaliste Iba Ndiaye Djadji et ses camarades de l’époque dont l’actuel patron honoraire de la Csa, Mamadou Diouf. Ce dernier nous rappelait, l’an dernier, qu’en 1989, face au blocage des négociations avec l’Etat, ils avaient décidé la «Trêve de l’action de grève». Ils avaient levé le mot d’ordre suite à une audience avec le chef de l’Etat d’alors, Abdou Diouf (c’était une de leurs exigences).

Pour eux, «il n’était pas question d’aller à une 2ème année blanche après celle de 1988 par la faute des enseignants», nous expliquait-il. Cette action noble, ils l’ont récidivée en 1997. Les négociations étant bloquées au niveau ministériel sur la principale revendication (celle de porter l’âge de la retraite à 60 ans), les syndicalistes avaient demandé l’arbitrage du président Diouf.

«Il nous a dit que c’était possible d’aller à 58 ans. Puisque c’était son arbitrage qu’on voulait et qu’il avait tranché, le bureau national que dirigeait Iba Ndiaye Djadji avait décidé de la levée du mot d’ordre. Certains de nos camarades l’avaient accusé de trahison », a ajouté Mamadou Diouf. Mais, pour ces syndicalistes, il s’agissait de l’avenir des enfants. Nous fûmes de ceux-là (le gros lot d’enseignants et de dirigeants d’aujourd’hui). Imaginons qu’ils eurent persisté dans leur refus ! Alors, chers enseignants, imitez Iba Ndiaye Djadji ! Pour l’avenir de nos enfants, de notre chère Patrie que vous aimez tant.

Par Daouda MANE

En visite au Sénégal, les bailleurs de fonds du Partenariat de Ouagadougou se sont rendus à la clinique de l’Asbef où beaucoup de jeunes bénéficient d’un encadrement en santé sexuelle de la reproduction.

Dans le cadre de leur caravane, des bailleurs de fonds du Partenariat de Ouagadougou ont visité, le 11 avril 2018, la clinique de l’Asbef (Association sénégalaise pour le bien-être familial). Ils ont échangé avec les responsables et les membres du programme jeune. Le chargé des relations avec les pays du Partenariat de Ouagadougou (Po), Rodrigue Ngouana, a soutenu que la jeunesse qui constitue l’essentiel de la population est une cible privilégiée en matière d’offre de services de santé de la reproduction. « Dans les recommandations de la phase d’accélération 2016-2020 du Po, les ministres avaient demandé que les pays mettent l’accent sur les aspects à haut impact. En Afrique, environ 60 % de la population est jeune et est âgée entre 10 et 24 ans. Cette proportion va augmenter, et elle est exposée au comportement déviant, alors que les jeunes seront les parents de demain. Si on veut compter sur eux pour avoir des comportements sexuels responsables, il faut agir tôt et vite », a-t-il laissé entendre.

Auparavant, l’Asbef a présenté sa politique pour mieux atteindre la cible jeune en offrant des services d’information de qualité en santé sexuelle et reproductive. La sage-femme de la clinique de l’Asbef, Ndèye Yacine Fall, a indiqué que toutes les méthodes de planification familiale se font dans la structure. « Nous donnons des conseils aux jeunes et aux femmes en organisant des causeries », a-t-elle ajouté. Dans ce sens, pour l’année 2017, 1.558 jeunes ont été touchés pour les pilules et plus de 5.000 pour les méthodes injectables dans le cadre d’une distribution à base communautaire. 700.000 condoms ont également été distribués par l’Asbef en 2017. « Les adolescents fréquentent beaucoup notre structure, car il y a la confidentialité. On discute avec eux, on leur donne des conseils sans les juger. Les jeunes aiment cette approche et se sentent à l’aise », a confessé Mme Fall. D’une manière générale, l’Asbef a permis l’autonomisation de 580.112 jeunes pour la promotion des Droits en santé sexuelle et reproductive (Dssr). Le directeur des programmes de l’Asbef, Moussa Mané, a précisé que leur structure offre des services à différents niveaux (demande et sensibilisation, mais aussi au niveau du plaidoyer). « Nous avons un Mouvement d’action des jeunes. Ces derniers s’engagent et vont dans les communautés partager les informations, sensibiliser les populations. 38 % de nos services sont offerts à la cible jeune. Si le Sénégal veut capturer le dividende démographique, il est nécessaire de prendre en charge cette question de la santé de la reproduction des adolescents », a-t-il souligné.

Oumar KANDE

La Grande côte opération (Gco) constitue un cas d’école dans le respect de l’environnement. Ainsi parle le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Mame Thierno Dieng, qui a effectué une visite le 10 avril dans les installations de cette entreprise minière.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a fait le déplacement à Diogo, dans la commune de Darou Khoudoss, région de Thiès, pour constater de visu les dispositions prises par Grande côte opération (Gco) pour la préservation de l’environnement. A la fin de sa visite, le Pr Mame Thierno Dieng a décerné un satisfecit à cette entreprise minière qui exploite le zircon. « Il s’agissait de s’assurer que toutes les installations de l’industrie minière se préoccupent de l’environnement. Mais, ce que j’ai vu peut être considéré comme un modèle achevé de ce que doit être une politique environnementale d’une industrie de cette taille et de cette dimension. Il s’agit véritablement d’un cas d’école », s’est-il félicité. Poursuivant, il a indiqué que trois facteurs confirment que cette entreprise a la très claire conscience de l’importance de l’environnement dans ce qu’elle fait. « Le premier facteur est qu’elle a une direction de l’environnement d’égale dignité avec toutes les autres directions. Cela veut dire qu’elle ne se préoccupe pas seulement de bénéfices. Le deuxième facteur est lié à la qualité des ressources humaines. Les explications que les cadres nous ont données sont très limpides. Le troisième facteur est ce que l’on voit sur le terrain. L’entreprise fait plus que de la restauration, elle est dans la résilience. Elle fait plus que respecter l’environnement, elle le promeut », a encore noté le Pr Dieng.

Gco, un modèle de respect de l’environnement
Pour le ministre de l’Environnement, la Gco est en train de faire des reboisements et de façon réfléchie, parce qu’elle est partie des besoins pour se donner les moyens de les satisfaire. « Pour rappel, la cuvette maraîchère existe à la faveur de la bande de filaos implantés arbre après arbre sur 450 km par les agents des Eaux et Forêts. C’est grâce à cette bande que la cuvette maraîchère a été préservée de l’ensablement et que les dunes de sable reviennent. Et l’on constate que vous êtes en train de reconstituer cette bande avec une plus grande ampleur et beaucoup plus de moyens. Ce que je constate ici devrait servir de modèle et d’exemple à tous ceux qui se lancent dans des industries de cette nature », a insisté Mame Thierno Dieng. De plus, a-t-il mentionné, la dimension sécuritaire est très importante à Gco, contrairement dans certaines industries minières. « Aujourd’hui, il y a beaucoup d’industries qui ne répondent pas aux normes environnementales et sur lesquelles nous sommes en train de mettre la pression pour qu’elles se mettent à l’endroit. Du point de vue juridique et en conformité avec la loi, vous remplissez toutes les conditions d’après la directrice de l’Environnement. Nous sommes extrêmement satisfaits parce que vous êtes en train de faire ce que l’on attend d’un responsable », a adressé le ministre aux responsables de la boîte.

Pour sa part, le directeur de Gco, François Godin, a estimé que c’est une chance d’avoir reçu le ministre de l’Environnement. Cela leur a permis de lui faire constater de visu le travail qu’ils réalisent dans la préservation de l’environnement. A l’en croire, la particularité de Gco est qu’elle réhabilite en même temps qu’elle exploite. Ce qui est très diffèrent d’une société minière traditionnelle qui réhabilite à la fin de l’exploitation.

Ndiol Maka SECK

 

Deux kiosques à eau ont été implantés aux quartiers Saré Guilèle et Abattoirs, dans la commune de Tambacounda, pour le compte de deux Gie de femmes : Naffore et Cesiri. Ceci est le fruit du partenariat entre l’Ong Energy 4 Impact et la société Oshun Sas.

A Tambacounda, deux groupements de femmes sont les premiers bénéficiaires des kiosques à eau. Il s’agit du Gie Naffore du quartier Saré Guilèle et du Gie Cesiri du quartier Abattoirs. Le lancement de ce programme a été l’occasion pour les partenaires de faire la promotion des femmes distributrices d’eau « Providence », de sensibiliser les populations et les autorités sur les inconvénients de la consommation des eaux non traitées issues des forages et autres sources et d’expliquer aux chefs de ménage les mécanismes d’accès au produit (conditions d’achat et de consignation des bouteilles). Lancés dans le cadre du partenariat entre entre Energy 4 Impact et Oshun Sas, ces kiosques à eau seront étendus dans toute la région de Tambacounda. L’objectif étant de contribuer à relever le niveau d’accès à l’eau potable des populations des zones de 4 localités de la région (Tamba, Koumpentoum, Goudiri et Bala).

Pour Abdou Karim Dosso, directeur d’Energy 4 Impact, ces kiosques «Providence » sont une réponse à la prolifération des maladies hydriques dues à l’utilisation d’eau non potable, à la gestion délicate des sachets plastiques et à la cherté de l’eau pure. Leur fonctionnement garantit le respect de conditions d’hygiène optimales jusqu’au consommateur final. Et ce, grâce à un système de consignation qui permet de proposer des bidons nettoyés et désinfectés après chaque usage.

A l’en croire, en plus du contrôle du contenant, Oshun assure la réalisation d’analyses d’eau régulières couplées à un pilotage à distance. Ce modèle innovant s’inscrit dans une logique de social business et prend en compte plusieurs caractéristiques socioéconomiques qui constituent des variables significatives dans la décision du choix des sources d’eau en milieu rural, a indiqué Malick Kounta, directeur technique d’Oshun Sas. Il consiste à fournir un service d’eau de qualité à un prix social, en mobilisant l’entrepreneuriat local, afin d’encourager la consommation d’une eau « purifiée ».

Energy 4 Impact, l’un des partenaires, est, selon M. Dosso, une Ong britannique fondée lors du Sommet mondial du développement durable de Johannesburg en 2002. Elle cherche à réduire la pauvreté en Afrique grâce à un accès accéléré aux produits et services énergétiques modernes.

Pape Demba SIDIBE

 

Au regard des observations issues des Assises nationales des Etats membres de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres), un atelier de validation de la liste des maladies professionnelles et du barème indicatif harmonisé d’indemnisation des accidents du travail et des maladies professionnelles s’est ouvert le 9 avril à Saly.

Regroupant des délégués venant de 17 pays membres, l’atelier de validation de la liste des maladies professionnelles, ouvert le 9 avril 2018, se tient sous l’égide de la Caisse de sécurité sociale (Css) du Sénégal. « Ce processus fort complexe qui tient compte de la spécificité de la matière a débuté depuis 2003 et a été suscité d’abord par l’Interafricaine des risques professionnels (Iaprp). Il est pris en charge par la Cipres qui a mis en place un Comité technique composé de divers médecins conseils et autres acteurs des pays membres de notre organisation », a expliqué Assane Soumaré, directeur général de la Css. Depuis cette date, a-t-il soutenu, d’importants efforts, en termes de contributions, d’échanges et de travaux divers, ont permis aux experts des pays membres de faire des productions scientifiques remarquables reprises sous forme de projets de recommandations par la Cipres à soumettre aux Etats.
De son côté, le secrétaire exécutif de la Cipres, Innocent Makoumbou, a laissé entendre que les rapports des différentes missions d’audit et d’inspection effectuées ont relevé plusieurs dysfonctionnements ou insuffisances dans la gestion des risques professionnels par les Organismes de prévoyance sociale (Ops). Il s’agit surtout de la caducité et du caractère restreint des listes de maladies professionnelles ou listes de référence, de l’absence ou de l’insuffisance des textes règlementaires dans certains pays membres, de la disparité criante des listes des maladies professionnelles au sein des Etats membres...

Le secrétaire exécutif a également cité l’absence quasi générale d’actualisation régulière des textes régissant les maladies professionnelles au regard des mutations environnementales, économiques et sociales, l’absence de dispositifs de reconnaissance de certaines maladies à caractère professionnelle ainsi que l’inadaptation des principes et règles régissant la réparation des victimes des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Selon le directeur de cabinet du ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Aboubacar Wade, les risques professionnels constituent «un pilier important » des systèmes de sécurité sociale. « Le principal défi à relever est la réduction de la fréquence et de l’occurrence de tels risques au demeurant lourds, eu égard à leur coût onéreux pouvant mettre à rude épreuve les ressources des organismes de sécurité confrontés bien souvent à la problématique de la maîtrise du couple ressources/prestations », a déclaré M. Wade. C’est dans ce souci et la nécessité de préserver l’intégrité physique et mentale des travailleurs que beaucoup d’Etats africains se sont résolument engagés dans un processus de mise en conformité des lieux de travail, a-t-il ajouté.

Amath Sigui NDIAYE

 

Selon les projections démographiques, en 2017, la population du Sénégal est estimée à 15.256.346 habitants avec 7.658.408 femmes (50,2 %) et 7.597.938 hommes (49,8 %), indique un rapport de l’Agence nationale de la démographie et de la statistique (Ansd) pour la période 2013-2063 dont copie nous est parvenue hier.

Ce rapport qui présente la population du Sénégal et sa structure par groupes d’âges et par sexe selon les régions administratives indique que plus de la moitié des personnes vivant au Sénégal résident en milieu rural (53,5 %) contre 46,5 % de citadins. Le document qui présente aussi l’effectif de la population du pays par année d’âges, les effectifs des populations cibles des secteurs de l’éducation, la santé, l’emploi, la protection de l’enfant, le genre et l’urbanisme constate également de fortes disparités dans la répartition de la population entre les entités administratives régionales.

Le document précise que la région de Dakar abrite plus de 23 % de la population du Sénégal. Elle est suivie par les régions de Thiès et Diourbel où vivent respectivement 13,1 % et 11,0 % de la population. Quant à la région de Kédougou, souligne-t-on, elle demeure la plus faiblement peuplée avec une proportion de la population sénégalaise qui dépasse à peine 1,0 %.

Mamadou SY

« Initiative Abe » du gouvernement japonais en faveur des jeunes africains, le Sénégal a pu envoyer au pays du « Soleil Levant » 54 participants en formation dans plusieurs domaines. Neuf candidats ayant bouclé leur formation de 3 ans sont revenus et ont présenté les expériences acquises pour le développement des ressources humaines du pays.

Après une formation de deux ans et un stage de 6 mois au Japon, d’anciens participants du « diplôme de Master et programme de stage dans le cadre de l’Initiative africaine de l’enseignement professionnel en faveur des jeunes africains » ont été présentés lors d’une séance de compte rendu d’expériences. Avec le programme « Initiative Abe », lancé depuis 2015, la Jica et la Direction de la coopération technique ont pu envoyer au japon 54 Sénégalais du secteur public et privé étudier dans les domaines de l’ingénierie, du management, de l’agriculture, de l’économie, de la science, etc. Sept parmi les 9 participants sénégalais ayant fini le programme sont revenus sur l’expérience acquise au Japon et qui « leur permettra de participer au développement du pays » en tant que ressources humaines de qualité.

Marième Josephine Lette a bénéficié d’une formation en Ingénierie science à l’Institut de science et technologie de Shibaura. Après deux ans d’études, elle a effectué un stage de 6 mois à Toyota Boshuko. Elle a indiqué qu’avec cette expérience nippone, elle a eu une idée claire du modèle de développement de ce pays avec la rigueur et l’éthique au travail, le tout avec «un sens élevé du bien commun». Même avis chez Cheikh Fall qui a décroché son Master 2 en Génie mécanique et Construction automobile à l’Université japonaise de Myazaki où il a appris à développer des applications Android pour contrôler les moteurs automobiles, etc.

Doudou Sankharé (Management), Mamadou Mahécor Diouf (Mba en Global business), Assane Ngom (Management des déchets) et Cheikh Ibra Wade (Ingénierie et Développement durable) ont tous bénéficié de ce programme.

Le représentant-résident de la Jica au Sénégal, Yuji Moriya, a fait savoir que le gouvernement du Japon a lancé ce programme pour participer à la formation des jeunes africains (avec un objectif d’enrôlement de 1.000 jeunes) dans le cadre du renforcement des ressources humaines des pays. L’ambassadeur du Japon au Sénégal, Shigeru Omori, a rappelé que chaque participant a suivi une formation adaptée et effectué un stage qui correspond à son domaine d’activité. Il a laissé entendre, à l’égard des participants, que l’expérience ne doit pas se limiter au séjour. Selon lui, ces derniers doivent mettre en pratique les expériences acquises au Japon pour le développement du Sénégal. Pour M. Omori, avec ces ressources humaines sur le plan industriel, la coopération peut s’améliorer entre les deux pays et cela favorisera l’installation d’hommes d’affaires japonais au Sénégal.

Du côté des autorités sénégalaises, on apprécie aussi ce programme. Selon le directeur de la Coopération technique de la présidence, Papa Birima Thiam, ce dispositif est très pertinent et est à encourager. Le directeur de cabinet du ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main-d’œuvre, Khalilou Sow, a magnifié l’engagement du gouvernement japonais qui a toujours placé le développement des ressources humaines au cœur de sa stratégie de coopération technique avec le Sénégal.

Oumar KANDE

Serigne Abdoul Ahad Mbacké Gaïndé a offert une ambulance au poste de santé d’Oumoul Khoura de Touba. Il considère son acte comme un devoir vis-à-vis des couches déshéritées vivant dans les quartiers périphériques de la cité religieuse. « Nous avons pensé qu’offrir cette ambulance aux populations d’Oumoul Khoura permettra de les soulager de certains maux et nous le faisons pour le khalife général des mourides et pour toute la famille de Cheikh Ahmadou Bamba », a déclaré le donateur. Visiblement heureux de recevoir ce don, le Dr Mamadou Dieng, médecin-chef du district sanitaire, a loué l’acte de M. Mbacké qui a récidivé, après avoir doté, il y a quelques mois, un autre quartier de la périphérie de Touba d’une ambulance. Le Dr Dieng a fait savoir que sur les 25 postes de santé de la ville, plus de 10 ne disposent pas encore d’ambulance pour évacuer les urgences. Sur ce, il a invité le Comité de santé à veiller à la bonne maintenance de l’ambulance.

Serigne Ousmane Mbacké a, au nom de son père, Serigne Modou Kara Mbacké, magnifié la démarche de Serigne Abdoul Ahad Mbacké et transmis sa promesse d’ériger un poste de santé à l’intention des populations de Darou Rahmane. Le poste de santé d’Oumoul Khoura se situe au village de Boukhatoul Moubarak qui polarise 38 quartiers peuplés de 160.000 habitants. Dépourvue d’infrastructures, avec seulement 2 postes de santé qui référent leur malades à près de 10 kilomètres du centre hospitalier, cette localité est également enclavée. Ce qui fait que les transports urbains n’y s’aventurent pas en hivernage. Astou Mbène, 25 ans, a soutenu: « Cette ambulance est une aubaine, mais il faut penser à l’accessibilité, car en hivernage, nous sommes complètement coupés de la ville et le prix du transport passe du simple (200 FCfa) au triple (600 FCfa) ».

Mamadou DIEYE

La 4ème caravane des bailleurs de fonds du Partenariat de Ouagadougou se déroule cette année au Sénégal, en Guinée et en Mauritanie. L’étape du Sénégal, qui a démarré le 9 avril, se poursuivra jusqu’au 12 avril 2018.

C’est par le Sénégal que les bailleurs de fonds du Partenariat de Ouagadougou (Po) ont débuté, le 9 avril 2018, leur caravane qui va les conduire en Guinée et en Mauritanie. Ces trois Etats sont, avec le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Togo, les 9 pays francophones d’Afrique de l’Ouest du Po.

Selon le communiqué qui nous est parvenu, cette « caravane des bailleurs du Po, tout comme les précédentes, répond à l’ambition d’élargir les moments d’échange entre les parties prenantes du Po. Elle offre un moment exceptionnel pour soutenir les pays dans leurs efforts de mise en œuvre des plans d’action, mais également de faire un plaidoyer auprès des autorités pour le respect des engagements pris en matière de Sr/Pf (Santé de la reproduction/Planification familiale ».

Le Sénégal, malgré sa position de leader lors de la première phase de mise en œuvre du Po (2011-2015), est dans une situation de ralentissement durant les 2 premières années de la phase d’accélération (2016-2020). En 2017, par exemple, le gap qu’il devait combler était de 10.800 nouvelles utilisatrices de la planification. Car l’objectif était d’avoir 86.800 femmes additionnelles l’année dernière.
Par contre, il n’a réuni à enrôler que 76.000 nouvelles utilisatrices de la Pf. « Le défi sera donc non seulement de rattraper son retard afin d’atteindre l’objectif de 217. 000 utilisatrices additionnelles d’ici à 2020 mais aussi d’atteindre l’ambitieux objectif de 45 % de taux de prévalence contraceptive en 2020 prévu dans le Plan national d’action budgétisé (Panb) de deuxième génération », lit-on dans la note transmise par l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (Ucpo).

C’est ainsi qu’il a été question, lors de la première journée de visite des bailleurs du Po au Sénégal, « […] d’échanger sur les enjeux de la Pf, de convenir des sujets et questions à aborder et de développer les messages clés à faire passer aux autorités et leaders du pays. Cette rencontre a permis aux uns et aux autres de partager leur expérience sur les thématiques relatives à l’offre et à la demande de services, les progrès réalisés, mais aussi les défis toujours présents dans la disponibilité des produits, la législation en matière de santé de la reproduction, les considérations socio-culturelles », etc.

Après la visite de courtoisie à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (Dsme), les séances de travail avec les bailleurs présents au Sénégal, la rencontre avec les ambassadeurs, parlementaires, ministères clés (Finances, Education, Femme, etc.), les caravaniers comptent, aujourd’hui, descendre sur le terrain pour faire la revue de certaines expériences déroulées dans notre pays. Ils se rendront, à cet effet, au district sanitaire de Pikine, à l’Asbef, à Yoff, au centre de santé Gaspard Camara et au Centre jeune de l’Ucad. Cela, avant d’assister, dans l’après-midi, à une réunion regroupant toutes les parties prenantes et centrée sur la « Situation de la Pf au Sénégal : avancées, obstacles et perspectives pour atteindre les objectifs nationaux ».

Maïmouna GUEYE

A Guédiawaye, les enseignants du privé ont subi une formation de deux jours sur la didactique de la lecture rénovée. Cette activité, initiée par le Cadre des acteurs et partenaires pour l’enseignement privé (Capep), est destinée à mettre à niveau les enseignants du privé après la formation subie sur le même thème par ceux du public. A travers cette formation, le Capep entend poser des jalons allant dans le sens d’améliorer l’enseignement privé au Sénégal. A Guédiawaye, l’enseignement privé représente une bonne partie de la carte scolaire si bien que les initiateurs de cette formation ont l’intime conviction que les exclure du processus serait une chose grave. C’est ce qui a servi de prétexte à la tenue de cette formation qui sera étendue à d’autres enseignants du privé de la localité.

Le vice-président du Capep de Guédiawaye, Abass Ndour, a rappelé que sur les 137 établissements privés du département, seuls 55 ont participé à cette formation. Cependant, il est convaincu que les autres suivront dans l’intérêt de l’école. A son tour, l’inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Guédiawaye a révélé, dans un premier temps, que sur les 128 structures préscolaires de la localité, les 121 sont du privé. Dans l’élémentaire, il y a 146 écoles, dont 46 établissements scolaires issus du public. Au niveau du moyen, on compte 11 écoles du public et 61 du privé. Ce qui lui fait dire que l’État accorde beaucoup d’importance à ce secteur. Yaya Coly est d’avis que le Capep peut être perçu comme un instrument de pilotage. Mais, il s’est désolé du fait que, pour des raisons budgétaires, seuls les enseignants du public avaient bénéficié de formation de lecture rénovée (mathématiques). « Faute de moyens financiers, les enseignants du privé n’en ont pas encore bénéficié. Le Capep vient suppléer ce hiatus et nous sommes persuadés que, dans les mois à venir, les résultats se feront ressentir », a avancé l’inspecteur Coly.

Abdou DIOP

L’Association islamique Sopey Mohamed (Aism) qui mène, depuis plus d’une décennie, la lutte communautaire contre le paludisme dans l’arrondissement de Thiénaba, district sanitaire de Khombole, a fini d’étrenner son espace communautaire.

L’arrondissement de Thiénaba, dans la région de Thiès, vient de se doter d’un espace communautaire grâce à l’engagement de l’Association islamique Sopey Mohamed (Aism). Situé sur la voie de dégagement de Thiénaba, juste à côté de la station de la Sonatel, il comprend une salle de réunion de soixante places, un bureau, une salle informatique et un bloc sanitaire. Selon le président de l’Aism, El Hadji Diop, « cet espace communautaire va contribuer à mieux coordonner les caisses de solidarité de lutte contre le paludisme qui, au fil des années et avec le recul net de [la maladie] dans tous [leurs] villages, ont, aujourd’hui, une vocation économique de lutte contre la pauvreté ».

Même si des pas de géant ont déjà été effectués dans la lutte contre le paludisme à Thiénaba qui, d’après les spécialistes de la santé, est dans la phase de pré-élimination, le président de l’Aism soutient que le plus dur reste à faire. « Car il s’agit de parachever un combat de plusieurs années contre le paludisme, une maladie qui a beaucoup tué. Au moment où nous tenons le bon bout, les populations doivent être plus engagées pour bouter le paludisme hors du pays. Au vu de nos résultats à Thiénaba, nous savons que cela est dans nos cordes », lance-t-il. Dans cet espace communautaire, 11 millions de FCfa ont déjà été investis. Et ce, grâce au soutien de 7 millions de FCfa du « Self help » implanté au sein de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar. Les 4 millions restants ont été apportés par l’Aism, laquelle est à la recherche de cinq autres millions pour les équipements et la finition.

Très satisfaite de l’engagement des femmes de Thiénaba dans l’Aism, la marraine de la journée, le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre-conseiller à la présidence de la République et responsable du Collectif en mouvement pour l’équité, les valeurs et l’action (Comeva), a indiqué : « Nous allons apporter notre appui pour que cet espace communautaire puisse être fonctionnel. Car la dynamique communautaire de lutte contre le paludisme à Thiénaba axée sur la promotion de l’hygiène, la propreté, l’assainissement, l’utilisation systématique de la moustiquaire imprégnée à longue durée d’action a donné des résultats probants ». D’après l’ex-ministre de la Santé, cette expérience locale doit être exportée, partagée partout en Afrique et dans le monde, puisque c’est un modèle communautaire pertinent et pratique pour lutter contre le paludisme.

Pour bénir la cérémonie d’inauguration, le khalife général de Thiénaba, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck, malgré le poids de l’âge, a effectué le déplacement. Dès le lendemain, l’ambassadeur des Usa à Dakar y a fait un tour. Devant l’engagement de la communauté dans l’exécution des travaux sur le plan financier tout comme celui de la mobilisation, le diplomatique a exprimé toute son admiration.

Mbaye BA

L’enseignant-chercheur Lamine Thiaw a créé un clavier virtuel utilisable dans 7 langues nationales (wolof, pulaar, seereer, mandinka, joola, manjaku et soninké). L’innovation a la vocation d’intégrer plus de Sénégalais dans l’ère du numérique, de valoriser nos langues nationales et d’augmenter le taux d’alphabétisation.

Un coup de pouce pour améliorer le taux d’initiés à l’usage de l’informatique. C’est une nouvelle contribution que le Pr Lamine Thiaw a apporté aux communautés en créant un clavier virtuel.

Les personnes qui savent lire et parler en wolof, pulaar, seereer, mandinka, joola, manjaku et soninké peuvent désormais s’en servir. L’innovation est un clavier spécial intégré avec le clavier virtuel pour les smartphones et les tablettes fonctionnant sous Android. L’usager saisit son texte dans l’espace réservé à l’édition en utilisant le clavier de son appareil ou au besoin le clavier virtuel en intégrant les caractères spécifiques d’une de ces langues. « Une fois la saisie terminée, l’utilisateur peut copier le texte en cliquant sur le bouton « copy » et le coller dans d’autres emplacements. Il peut effacer le texte saisi en cliquant sur le bouton Clr. La figure 3 montre l’utilisation du clavier virtuel », renseigne le professeur titulaire. En élargissant le nombre d’utilisateurs, le spécialiste en Génie électrique donne la chance à une masse de Sénégalais qui n’a pas fréquenté l’école des Blancs d’entrer davantage dans l’ère des nouvelles technologies.

C’est une innovation majeure au Sénégal. Les nouveaux utilisateurs pourront avoir plus accès à l’information et à d’autres contenus numériques. « Aujourd’hui, quelqu’un qui désire travailler avec les langues nationales rencontre beaucoup de difficultés, car plusieurs caractères spéciaux des langues sénégalaises ne figuraient pas dans les claviers des ordinateurs et encore moins dans ceux des tablettes et Smartphones », explique le Pr Thiaw qui enseigne à l’Ecole polytechnique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Ce nouveau clavier peut être utilisé pour l’écriture des documents dans nos langues nationales. Derrière l’initiation à l’usage de l’informatique, le nouveau clavier est un intrant à l’amélioration du taux d’alphabétisation au Sénégal.

C’est l’une des motivations de l’auteur. « Le clavier peut beaucoup aider à alphabétiser les Sénégalais, car il leur permettra d’utiliser l’outil informatique pour saisir des textes dans les langues nationales. Il pourra également aider les formateurs pour la rédaction de documents dans ces langues », argumente-t-il.

Rédaction des documents en langues nationales
Le Pr Lamine Thiaw s’est toujours préoccupé de la valorisation du patrimoine national. Il a déjà intégré un jeu de notre patrimoine dans une application. Comme Cheikh Anta Diop, il défend l’apprentissage et l’acquisition des connaissances dans nos langues nationales. « Nous devons tout faire pour que, dès le bas âge, nos enfants soient scolarisés et instruits dans les langues qu’ils maîtrisent, même s’ils doivent apprendre dans des langues étrangères », prêche l’universitaire.

L’application est disponible pour les systèmes Windows 32 bits, Windows 64 bits, Mac 0S et accessible à partir de Google play store sous le nom : « SenlanEdit ». « Ce clavier est une contribution pour la mise en place d’outils modernes permettant l’apprentissage et l’usage de nos langues dans notre système éducatif. Je pense que le moment où nous devons agir pour produire le savoir dans nos langues, vulgariser les connaissances scientifiques et techniques dans nos langues est venu », avance-t-il.

Pour l’enseignant-chercheur, le meilleur hommage qu’on pourrait rendre au scientifique Cheikh Anta Diop, c’est de poursuivre le combat, afin que les autorités intègrent l’utilisation des langues nationales dans les enseignements. C’est la voie indiquée pour tirer nos pays du sous-développement. « Tout ce qu’il y a à dire sur l’importance et la nécessité d’utiliser les langues nationales a été dit par le Pr Cheikh Anta Diop. Le moment où nous devons agir pour en faire une réalité est venu. C’est le travail des universitaires, des intellectuels, des décideurs politiques, des acteurs de la presse. Bref, de tout le monde », défend le Pr Thiaw.

Les nouvelles technologies ont permis de résoudre plusieurs problèmes dans plusieurs domaines de la vie active et sociale. La révolution numérique est en cours. L’Afrique qui a accusé un retard gagnera à tirer profit de toutes les opportunités pour faire face aux défis de son développement.

Idrissa SANE

L’hôpital régional de Diourbel Heinrich Lübke a abrité, le 6 avril 2018, la cérémonie de réception d’un don d’un montant de 22 millions de FCfa. L’occasion a été saisie par son directeur pour annoncer la mise en service du centre d’hémodialyse avant la fin du mois d’avril.

Le directeur de l’hôpital régional de Diourbel Heinrich Lübke, le Dr Elhadji Amadou Dieng, a réceptionné un don de matériel de néonatologie d’une valeur de 22 millions FCfa offert par la Fondation Sonatel. Il a indiqué que ce geste vient contribuer à la lutte contre la mortalité néonatale très élevée dans cette structure sanitaire à cause notamment de la prématurité. M. Dieng est ainsi revenu sur l’importance de la finalisation des travaux du service de pédiatrie réalisés à 95 % et qui comptera une unité de néonatologie afin de lutter contre la mortalité infantile à Diourbel.

En marge de cette cérémonie de réception, le directeur de l’hôpital a annoncé l’ouverture, dans le courant du mois d’avril, du centre de dialyse équipé de 20 générateurs. « L’hôpital est en train de travailler pour l’ouverture du service de dialyse ; les bâtiments sont terminés, le matériel est sur place. A partir de la semaine prochaine, le travail préparatoire sera finalisé et le service d’hémodialyse va démarrer dans le mois d’avril à l’hôpital de Diourbel », a-t-il dit. Le médecin-chef de la région médicale de Diourbel, le Dr Balla Mbacké Mboup, s’est réjoui du partenariat entre cet hôpital et la Fondation Sonatel qui date de 2004. Dans ce cadre, l’hôpital a été doté d’une ambulance, du matériel de laboratoire et de pédiatrie, etc.

Aminata Fall Sidibé, administratrice de la Fondation Sonatel, a réitéré l’engagement de leur structure à accompagner l’hôpital de Diourbel dans le relèvement du plateau technique. Elle a aussi évoqué les consultations médicales gratuites offertes aux populations durant le week-end. Une activité marquée par l’affluence de ces dernières, dont plus de 500 séniors.

Mamadou DIEYE

« Remédiation dans l’enseignement-apprentissage des élèves ». Tel a été le thème de la rencontre initiée par le mouvement « Agir avec Macky pour le développement de Mbour » (Amdem).

Kaba Diakhaté, inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) à la retraite, est persuadé que l’éducation constitue le seul véritable ascenseur social. Il a également souligné l’importance de la remédiation, un bon programme pour corriger les lacunes des élèves considérés faibles, afin d’assurer l’avenir du pays qui repose sur les enfants. M. Diakhaté s’exprimait lors d’une rencontre d’échanges initiée par la commission éducation du mouvement « Agir avec Macky pour le développement de Mbour » (Amdem). Axée sur le thème de la « Remédiation dans l’enseignement-apprentissage des élèves », cette activité est organisée dans le but de mieux filtrer les priorités de ce mouvement dans le domaine de l’éducation pour mieux servir le département de Mbour, a expliqué Alioune Badara Diagne, président de cette commission.

« Il est établi, de manière irréfutable, la relation d’isomorphisme entre l’éducation et le développement sous toutes ses formes. En termes clairs, le niveau de développement d’un pays est proportionnel à son niveau d’éducation », a indiqué Kaba Diakhaté. Dans son exposé, il a donné l’exemple du Prix Nobel de physique, Albert Einstein, considéré comme l’un des plus grands scientifiques de l’histoire et qui, jusqu’à neuf ans, avait des difficultés d’élocution. « Un de ses maîtres lui avait dit, avec beaucoup de tendresse : « Albert, je suis désolé, mais tu ne réussiras jamais rien ». J’ai utilisé ce détour assez lointain pour nous rappeler le danger que peut constituer le pessimisme d’un enseignant ou d’un parent d’élève », a expliqué M. Diakhaté. Sur ce, il s’est interrogé : « Combien d’élèves doués ont été abandonnés par l’école à cause d’une passagère difficulté d’apprentissage ? Combien d’élèves ont été contraints à l’inutile redoublement ? Combien d’élèves ont été exclus du système éducatif de manière précoce ? » Selon ce consultant en éducation, certains enseignants disent « souvent d’un élève qu’il est très faible, on ne peut rien en tirer, parce qu’il est très nul ». Une raison suffisante pour lui de se demander si les enseignants s’interrogent souvent sur les causes profondes de la faiblesse de certains élèves. Ici, il a rappelé quelques évidences qui prouvent la « pertinente nécessité » pour les enseignants de s’adonner à la remédiation.

Affirmant que l’utilisation des données de l’évaluation constitue une problématique majeure, l’Ief a estimé que beaucoup d’élèves peuvent être récupérés lorsqu’on leur offre une deuxième médiation : la remédiation. « Il convient de ne plus s’arrêter à la correction des cahiers ou des copies. D’ailleurs, la procédure d’aide à apporter aux élèves en difficulté comporte des invariants d’une rigueur pédagogique significative », a-t-il insisté, rappelant aux enseignants que les activités de remédiation doivent être différentes de celles d’enseignement-apprentissage.

Auparavant, le président du mouvement Amdem, Cheikh Issa Sall, a indiqué que « le développement durable de notre pays ne saurait faire l’économie d’une jeunesse citoyenne bien formée et suffisamment outillée pour affronter la vie de demain. Le mouvement Amdem l’a très bien compris en plaçant l’éducation au cœur de ses préoccupations et s’engage à apporter sa pierre à la construction d’un système éducatif fort, capable de répondre aux exigences de développement de notre pays ».

Amath Sigui NDIAYE

Le khalife général des tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, a échangé, hier, pendant près de trois tours d’horloge, avec les syndicats d’enseignants. Ayant pris connaissance de l’état d’avancement des négociations, il a demandé la levée du mot d’ordre pour lui permettre d’aller discuter avec le gouvernement pour une issue heureuse.

Le khalife général des tidianes s’est personnellement impliqué dans la recherche de solution à la grève qui secoue l’école sénégalaise depuis le début de l’année scolaire. Serigne Babacar Sy Mansour a reçu et échangé, hier, avec les syndicats d’enseignants pendant près de trois heures pour essayer de désamorcer la crise. Il a invité les enseignants à lever le mot d’ordre de grève pour lui permettre discuter avec le gouvernement. « Nous avons partagé avec le khalife nos préoccupations, ce que le gouvernement a fait et ce que nous attendions de lui. Il nous a demandé de lever le mot d’ordre de grève pour lui permettre de pouvoir discuter avec le gouvernement. Nous lui avons dit, avec beaucoup de discipline et de déférence, que ce mot d’ordre ne nous appartenait pas.

Donc, nous ne pouvions pas le lever à partir d’ici sans consulter la base », a expliqué Saourou Sène, secrétaire général du Saems. Pour ce qui est du Saems, il a mentionné qu’il s’est réuni en commission administrative pour partager avec ses responsables départementaux le procès-verbal qui a sanctionné leur rencontre avec le gouvernement. Et c’est à partir de mercredi prochain que les responsables départementaux le partageront avec leurs bases. « Vous comprendrez que nous sommes dans une situation telle que nous ne pouvons pas parler aux noms des enseignants sans pour autant partager avec eux la quintessence de notre rencontre avec le gouvernement. Le Khalife l’a très bien compris. Il pensait que nous avions déjà discuté avec les enseignants à la base », a-t-il souligné, avant de rassurer qu’ils reviendront vers le khalife après réception de tous les procès-verbaux des assemblées générales qui se tiendront la semaine prochaine.

Le khalife général des tidianes a conforté ses propos. « Les syndicats nous ont fait savoir que même s’ils portent la parole des enseignants, le pouvoir de décision ne leur revient pas mais appartient à la base. Nous prions pour que Dieu nous facilite la tâche. Les problèmes du pays ne sont pas situés que dans l’enseignement. Nous prions Dieu pour que toutes les difficultés soient réglées au Sénégal et dans les autres du pays. Parce que Dieu a fait qu’aujourd’hui il existe des problèmes dans tous les pays. Nous ne savons pas pourquoi Il l’a voulu ainsi, mais nous prions pour que cette situation soit vite dépassée et que la paix revienne partout », a prié Serigne Babacar Sy Mansour.

Ndiol Maka SECK

Le Mois africain de la prévention (Map) a été lancé, hier, par le directeur de la Caisse de sécurité sociale qui a invité les entreprises sénégalaises à adopter le concept santé et sécurité au travail.

Avril est le Mois africain de la prévention (Map). Sur ce, la Caisse de sécurité sociale a procédé, hier, au lancement dudit mois au Sénégal. En marge de la 22ème Journée africaine de la prévention, qui sera célébrée dans notre pays le 30 avril prochain, les responsables de la Caisse de sécurité sociale (Css) ont dévoilé à la presse le thème : «La promotion des structures de santé et de sécurité au sein de l’entreprise : exigences légales et gouvernances des risques professionnels».

Compte tenu du fait que moins de 20 % seulement des entreprises de la zone africaine disposent d’une structure de sécurité et santé au travail, Marie Diallo, directrice de la Prévention des risques professionnels à la Css, indique qu’on devrait faire la promotion de la santé et de la sécurité au travail, notamment au Sénégal. Elle estime que l’objectif de la Journée de la prévention est de promouvoir la santé au travail. Il est attendu ainsi l’élaboration d’un annuaire des professionnels en Santé et sécurité au travail (Sst). Lors de ce mois, des structures et entreprises seront invitées à présenter leur profil en Sst. Tout au long du mois, plusieurs sous-thèmes seront abordés par les acteurs dans différentes localités en attendant la grande rencontre du 30 avril.  

Le directeur général de la Css, Assane Soumaré, demande, à son tour, d’accorder une grande importance à la maitrise des risques au travail dans les entreprises. A son avis, la gestion des risques professionnels est une nécessité. « Le Mois africain de la prévention est intense en activités et thématiques et nous offre l’occasion de mener le plaidoyer pour une meilleure santé des travailleurs », souligne-t-il, suggérant de définir, dans les curricula, des spécialisations en Sst pour la formation des cadres appelés à travailler en entreprise. Selon lui, cela permettra d’intégrer ce concept dans le management des entreprises. Avec la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal, M. Soumaré invite les acteurs à anticiper sur les défis et de profiter des opportunités qu’offre la prévention des risques professionnels. « La maitrise des risques professionnels est une opportunité de création de richesses pour les entreprises. La gestion de la prévention des risques doit être une fonction comme les autres fonctions de l’entreprise. Ce, pour une meilleure santé des travailleurs », laisse-t-il entendre.

Toutefois, il constate, pour le regretter, que les sociétés refusent souvent de renoncer à des opportunités économiques pour investir dans la prévention « qui est une ressource immatérielle dans l’entreprise » mais permettant de garantir la santé et la rentabilité des travailleurs.

La représentante du ministre du Travail, Ndiémé Seck Diouf, soutient que l’Etat du Sénégal garantit la santé des travailleurs et que le Programme national de sécurité et santé au travail prévoit le renforcement du cadre juridico-institutionnel. Pour elle, la Journée de la prévention va permettre de mieux discuter sur la santé des travailleurs.

Oumar KANDE

Dans sa croisade contre la malaria, le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a remis au khalife général des mourides 15. 000 moustiquaires destinées aux « daaras » (écoles coraniques).

Touba fait partie des localités où la mortalité liée au paludisme est la plus élevée au Sénégal avec 39 décès, dont 8 enfants. C’est pour cette raison que le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a ciblé les « daaras » (écoles coraniques) afin d’offrir des moustiquaires aux pensionnaires. A cet effet, Dr Doudou Sène, coordonnateur du Pnlp, a été reçu par le khalife général des mourides pour lui remettre 15. 000 moustiquaires à distribuer dans les « daaras » où il y a, selon lui, une cible très vulnérable par rapport au paludisme.

Le khalife général des mourides, très satisfait de ce noble geste, a prié pour la réussite de la mission assignée au Pnlp et pour l’éradication du paludisme.
Le médecin-chef de la région médicale de Diourbel, Dr Balla Mbacké Mboup, a apprécié ce don, car car il vient renforcer les stratégies de lutte contre le paludisme. Il a indiqué que Diourbel fait partie des régions à forte charge en ce qui concerne le paludisme. « C’est une excellente chose, une stratégie qui va contribuer à minimiser la mortalité et la morbidité dans ces zones à forte incidence de paludisme », a ajouté Dr Mboup.
Khaly Diakhaté, de la Ligue des écoles coraniques de Touba et responsable régional de la Fédération des écoles coraniques du Sénégal, a lui aussi remercié les donateurs et exhorté à bien utiliser les moustiquaires offertes.

Mamadou DIEYE

…et 5 000 à l’université de Bambey

Les étudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb) saluent le geste du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) qui leur a offert 5.000 moustiquaires imprégnées. Le président de la Coordination des étudiants a affirmé que les moustiquaires imprégnées vont participer à l’amélioration de leurs conditions sociales et sanitaires. Cette donation fait suite au programme « Chaque étudiant une moustiquaire » du Pnlp. Le recteur de l’Uadb, le Pr Lamine Guèye, a réaffirmé l’importance de la santé, mais surtout le bienfondé et l’efficience de ce don de 5.000 moustiquaires. Il a mis un accent particulier sur la forte communauté des bénéficiaires (plus de 3.000 étudiants), cible essentiellement jeune, l’engagement et la loyauté des personnels, la dynamique d’excellence et de stabilité de l’université, nécessitant une motivation des étudiants, et la prévention sanitaire qui est cruciale pour les études. L’innovation du Pnlp de faire un programme de distribution de moustiquaires dans les universités et de le démarrer à Bambey a aussi été appréciée. Le médecin-chef du district sanitaire de Bambey, représentant la région médicale et le directeur de l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel, a, au nom de ses confrères, salué ce geste de haute portée sanitaire et humanitaire.

Le coordonnateur du Pnlp, Dr Doudou Sène, après avoir rappelé l’objectif d’éradiquer le paludisme d’ici à 2030, a fait remarquer que, malgré la baisse constatée du taux national de prévalence en 2017, les efforts doivent être poursuivis au Sénégal.

Le directeur du Centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous) de Bambey a apprécié ce don tout en soulignant que cela contribue à la diminution du paludisme chez les étudiants à l’Uadb, entrainant sans doute la baisse de la demande de médicaments venant de ces derniers. Il a donné des assurances quant à la bonne distribution et au bon usage de ces moustiquaires. Après Bambey, d’autres universités recevront des moustiquaires du Pnlp, selon ses responsables.

Mamadou Aicha NDIAYE

 

Les rideaux sont tombés sur l’édition 2018 du Camp de langue initié par « American council » depuis 2007. Sur les 17 participants de cette année, 14 seront envoyés aux Etats-Unis pour un séjour d’un an.

Le Camp de langue, ouvert, il y a deux semaines, à Thiès, par « American council » dans le cadre du programme « Yes » financé par le département d’Etat américain, a été clôturé le 6 avril 2018 par un examen final. Sur 900 candidats, 17 ont été sélectionnés pour participer au camp. Mais au final, 14 seront retenus au bout du processus pour un séjour d’un an aux Etats-Unis. « Ces camps permettent d’élargir les relations entre les Etats-Unis et le Sénégal. Depuis 2007, nous les organisons. 107 élèves sénégalais ont eu à y participer. L’objectif est de leur permettre d’améliorer leurs compétences écrites et orales en anglais. Nous les préparons aussi à mieux intégrer la société américaine », a mentionné Maty Niang, directrice d’ « American council » au Sénégal.

Les résultats finaux seront connus dans une semaine. Les élèves qui seront sélectionnés partiront au mois d’août prochain et logeront dans des familles américaines. Ils fréquenteront également les lycées américains. « Ce sont des élèves des classes de 3e et de Seconde. Le concours a été débuté au mois d’octobre. Sur les 900 candidats, les 17 meilleurs ont été sélectionnés pour participer au camp. Nous avons organisé le concours dans 7 régions : Dakar, Thiès, Saint-Louis, Diourbel, Louga, Kaolack et Fatick », a précisé Mme Niang.

Au nom de l’inspecteur d’académie de Thiès, Ndioba Dièye a salué l’immense travail d’ « American council » et des encadreurs en quelques jours seulement. « Nous sommes venus ici, il y a quelques jours, pour l’ouverture de ce camp de langue. Les enfants étaient timides, timorés. Mais, quand je suis entré, aujourd’hui, dans la salle pour la clôture et voir toutes les productions qu’ils ont eues à faire en un laps de temps et leur niveau d’expression en anglais, je me suis dit que beaucoup de travail a été accompli entre temps », s’est félicité l’inspecteur de l’enseignement moyen-secondaire à l’Ia de Thiès.

Ndiol Maka SECK

 

Pour des femmes autonomes, les emplois verts sont proposés. Lors d’un panel sur l’autonomisation des femmes tenu par la Cellule genre du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, les participants ont demandé d’exploiter les opportunités de ces emplois durables.

Dans le sillage de la Journée mondiale de la femme, la Cellule genre du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie a organisé, à la Place de la nation (Obélisque), un panel sur « Autonomiser les femmes et les filles : le lien urbain-rural ». Les participants ont insisté sur l’opportunité des emplois verts et du cadre de vie amélioré pour les femmes.
Compte tenu des possibilités qu’offrent ces emplois durables dans les villes et les villages, les femmes qui ont déjà investi ce secteur sont invitées à davantage l’explorer pour être plus autonomes.

La coordinatrice de la Cellule genre du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Fatou Cissé, a insisté sur les liens entre les femmes du milieu rural et celles du monde urbain. Les villages, a-t-elle avancé, nourrissaient les villes, mais maintenant on constate de plus en plus des activités génératrices de revenus comme l’horticulture à la périphérie des villes ; ce qui peut contribuer à l’autonomisation des femmes. « L’économie verte est essentielle dans ce sens, car elle permet de pérenniser les revenus générés par l’environnement », a laissé entendre Mme Cissé. A son avis, l’économie verte, à travers l’agriculture et l’horticulture, doit être renforcée pour les femmes. La représentante d’Onu Femme, Marie Sabara, a salué l’instauration de la dimension genre dans les politiques et programmes du ministère du Renouveau urbain. Elle a indiqué c’est une opportunité pour les femmes qui sont les premières à s’engager pour l’amélioration du cadre de vie.

Adji Mbergane Kanouté  députée, a confirmé que la femme est le pilier du développement et son autonomisation, c’est participer au développement du pays.
Le directeur de Cabinet du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre vie, Yatma Guèye a, lui, souligné que les femmes « doivent relever le défi d’une économie mondiale qui devrait se verdir progressivement et davantage ». Pour lui, les femmes « devraient pouvoir tirer pleinement bénéfice de leur expérience dans les activités de reproduction qui les poussent naturellement à veiller sur la qualité de leur cadre de vie » ; ce qui cadre avec une économie durable.     

Oumar KANDE

 

Le programme de formation dans les métiers verts dans l’enseignement technique et professionnel au niveau des régions de Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine a été lancé dans la commune de Kaolack. Au total, 322 sortants desdits établissements sont concernés par des modules intégrant l’environnement et le développement durable.

L’enseignement technique et professionnel à l’heure des exigences du développement durable. C’est la problématique visée par un programme de promotion des métiers verts piloté par le ministère de la Formation professionnelle en collaboration avec l’Office national de la formation professionnelle (Onfp). Le lancement de ce programme ciblant 322 sortants des établissements implantés dans les régions administratives de Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine a eu lieu dans les installations consulaires de la capitale du bassin arachidier. Les 220 heures de formation sont financées par la Coopération luxembourgeoise à hauteur de 53 millions de FCfa.

Déclinant les objectifs de ce programme, Sanoussi Diakité, directeur de l’Onfp, a indiqué qu’« il s’agit, d’une part, de fournir aux bénéficiaires du Programme de formation insertion (Fpi) des référentiels et supports de formation complémentaires portant sur les dimensions environnement et développement durable et, d’autre part, de renforcer les capacités des sortants 2017 desdits établissements sur ces modules ».

La promotion des métiers verts dans la zone de concentration de la Coopération luxembourgeoise, outre les apprenants, concerne les personnels du ministère de la Formation professionnelle avec à la clé l’élaboration de 16 manuels de formation et 6 autres pour les apprentissages pour autant de métiers.
 « Aujourd’hui, la prise en charge du développement durable commande de  conformer les pratiques professionnelles des sortants des établissements bénéficiaires de Pfi aux normes et standards environnementaux et de développement durable des spécialistes et métiers enseignés », a ajouté M. Diakité.

Pour sa part, Yann Natchman, représentant de la Coopération luxembourgeoise, a réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Sénégal dans sa politique de promotion de l’enseignement technique et professionnel à travers divers programmes ayant pour but de préparer les sortants au besoin du marché de l’emploi. A ce titre, il s’est félicité de l’ouverture aux métiers verts qui constituent un bassin d’employabilité non négligeable pour des pays en développement comme le Sénégal. M. Natchman a révélé la négociation entre les deux pays d’un important programme de coopération dans ce secteur qui va consolider le soutien du Duché du Luxembourg au développement de l’enseignement technique et professionnel dans notre pays.

Elimane FALL

 


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