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Actualités (2815)

Le chargé d’affaires de l’ambassade d’Arabie saoudite au Sénégal, Abdulrahman Alotaibi, au nom de Son Excellence Abdallah Ahmad Al-Abadan, a procédé, hier, à Dakar, à la remise d’un don de médicaments au Service d’oncologie pédiatrie de l’hôpital Aristide Le Dantec.

Le Royaume d’Arabie saoudite, par l’intermédiaire de son ambassade à Dakar, a offert, hier, des médicaments aux enfants atteints de cancer et hospitalisés au Service d’oncologie pédiatrie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar. Un échantillon de ces médicaments a été remis par le chargé d’affaires saoudien au Sénégal, Abdulrahman Alotaibi, accompagné du chargé des affaires culturelles, économiquess, communication et porte- parole de l’Ambassade, Saad Al Shahrani, au Pr Claude Moreira, chef du Service d’oncologie pédiatrie. M. Alotaibi, au nom du Royaume d’Arabie saoudite, a relevé toute l’importance de cette action. Pour lui, le Service d’oncologie pédiatrie constitue une structure de référence en matière de prise en charge des enfants atteints de cancer. « C’est pourquoi le Gouvernement du Royaume d’Arabie saoudite, dans son souci permanent de renforcer ses liens d’amitié et de fraternité avec le peuple frère de la République du Sénégal, a tenu à manifester son soutien pour accompagner ces enfants malades », a-t-il dit. A son avis, les enfants sont l’avenir de demain, d’où l’importance de les soutenir surtout sur le plan méAbdulrahman Alotaibi a saisi l’occasion pour magnifier les relations entre les deux pays.

Le chef du Servie d’oncologie pédiatrie, le Pr Claude Moreira, a remercié le Royaume d’Arabie saoudite de ce don de médicaments qui seront d’un grand apport dans la prise en charge des enfants malades. « Cette solidarité internationale est très importante parce qu’elle vient renforcer tous les efforts qui, d’une part, sont faits par les autorités sénégalaises et, d’autre part, par l’équipe du Service oncologique pédiatrie dans la prise en charge des enfants malades », a-t-il souligné. Sans ce soutien international, a reconnu le Pr Moreira, il est clair que cette lourde prise en charge serait difficile. Mais, a-t-il rappelé, les enfants atteints de cancer peuvent guérir. « Il est dommage que cela ne puisse se faire dans certains pays pauvres. Ce n’est pas le cas du Sénégal qui, grâce à ces genres de dons de médicaments et des soutiens, arrive à guérir plus de la moitié des enfants qui sont hospitalisés dans ce service », a fait savoir M. Moreira. Il a affirmé que « ces petites boites qui n’ont l’air de rien », parlant ainsi des médicaments, vont sauver des vies, car aidant à mieux traiter et guérir le cancer chez les enfants.

Eugène KALY

Les travaux d’extension et de densification du réseau de drainage des eaux à Colobane-Rebeuss et Yoff vont démarrer la semaine prochaine. Ce projet, d’un coût d’un milliard de FCfa, entre dans le cadre du Programme de modernisation des cités religieuses engagé par le Chef de l’Etat. Une initiative fortement saluée par la communauté layène de Yoff où s’est rendu, hier, le directeur général de l’Onas.

La cité religieuse de Yoff sera bientôt à l’abri des inondations. D’un coût d’un milliard de FCfa, les travaux d’extension et de densification du réseau de drainage des eaux à Colobane-Rebeuss et Yoff vont démarrer la semaine prochaine et durer trois mois. Ils vont s’achever avant le prochain Appel des Layènes, prévu les 16 et 17 avril 2018. Pendant l’hivernage, le village de Yoff est très souvent inondé. Le domicile du khalife général des Layènes, El Hadji Abdoulaye Thiaw Laye, n’était pas épargné par la furie des eaux de même que celui du défunt guide Ousseynou Laye. On se souvient aussi des inondations au centre de santé Philippe Maguilène Senghor à cause du trop-plein d’eaux dans les autres quartiers de Dakar. S’y ajoutent les difficultés liées à l’agrandissement du canal de Yoff. Tout cela va bientôt relever d’un mauvais souvenir. L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) va démarrer, la semaine prochaine, les travaux d’extension et de densification du réseau de drainage des eaux à Colobane-Rebeuss et Yoff. Son directeur général, Lansana Gagny Sakho, a, à cet effet, rendu visite, hier, au khalife général des Layènes pour lui annoncer la bonne nouvelle. A ses côtés, il y avait le ministre de la Santé et de l’Action sociale en sa qualité de maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, ainsi que d’autres personnalités de la République. Le Groupement central des Layènes et la Fédération des dahiras layènes y étaient représentés.

La délégation de l’Onas a été reçue par Serigne Moussa Laye, représentant du khalife général des Layènes, El Hadji Abdoulaye Thiaw Laye. Cette visite, a souligné le directeur général de l’Onas, « a pour but de mettre en œuvre les instructions du Président Macky Sall qui avait demandé à son service de régler les problèmes d’assainissement de Yoff ». « Nous sommes venus saluer le khalife général des Layènes qui est un ami du Président de la République, Macky Sall, et du Gouvernement du Sénégal, et surtout procéder au démarrage des travaux », a-t-il déclaré. Pour ces travaux, il s’agit de réaliser une série de canalisations pour évacuer les eaux pluviales en mer ainsi que l’agrandissement du canal de Yoff. L’urgence, à son avis, c’est de finir les travaux avant l’Appel des Layènes, prévu en avril 2018, pour éviter tout désagrément aux pèlerins.

Le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, s’est réjoui du démarrage prochain des travaux. Selon lui, c’est une vieille préoccupation des populations qui vient d’être satisfaite, rendant ainsi hommage au Chef de l’Etat et à son Gouvernement. Au-delà de ces travaux, le ministre a précisé que le vrai problème auquel sa commune est confrontée est celui de l’assainissement. Il a ainsi lancé un appel à l’Onas et au Gouvernement pour que ce problème relève d’un vieux souvenir.

Babacar Fall, secrétaire général du Groupement central des Layènes, a exprimé son sentiment de satisfaction de voir ces travaux réalisés dans trois mois. « C’est un engagement ferme du Président de la République concernant la modernisation des cités religieuses du pays mais également de leur assainissement. Nous ne pouvons que saluer ce geste et prier pour que ces travaux s’achèvent dans la quiétude », a-t-il apprécié. Concernant les quartiers Grand Yoff et Parcelles assainies, le directeur général de l’Onas a indiqué que des dispositions ont été prises pour qu’en période d’hivernage qu’il n’y ait pas de problèmes d’inondation. A l’issue de la visite, des prières ont été formulées pour un Sénégal de paix et de prospérité.

S. Diam SY

L’émissaire de Cambérène est revenu au cours des échanges entre le représentant du khalife général des Layènes, Serigne Moussa Laye, et le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho. Il fera bientôt l’objet d’une délocalisation, selon ce dernier qui était hier à Yoff. « Nous travaillons là-dessus. Nous sommes actuellement en train de procéder à l’évaluation des offres », a-t-il déclaré.

Conformément aux instructions du Chef de l’Etat, il a indiqué que la délocalisation de l’émissaire de Cambérène sera effective. Le coût de ce projet, qui entre dans le cadre de la modernisation des cités religieuses, est estimé à 40 milliards de FCfa, a précisé M. Sakho. A l’en croire, le démarrage des travaux de ladite délocalisation est prévu pour bientôt. Pour le Dg de l’Onas, il ne s’agit pas seulement de délocaliser l’émissaire de Cambérène mais également de mettre un système d’évacuation tout à l’égout dans la ville.

Par ailleurs, le maire de Yoff a magnifié le fait que Cambérène fasse partie des 10 grandes villes du pays dont le réseau d’assainissement sera totalement repris. Il s’agit là, a dit Abdoulaye Diouf Sarr, d’une « marque de considération et d’estime » de la part du Chef de l’Etat et de son Gouvernement.

Le secrétaire général du Groupement central des Layènes a, de son côté, salué cette initiative de l’Etat. Selon Babacar Fall, la taille de l’émissaire pose énormément problème ; ce qui fait qu’il y a un reflux des eaux usées, d’où cette odeur nauséabonde à Cambérène.

Souleymane Diam SY

Les populations de la Langue de Barbarie ont accueilli la délégation du Grand-Duc de Luxembourg avec un immense espoir. « Nous sommes heureux de voir une haute personnalité venir constater ce que nous vivons. Nous savons que notre Gouvernement fait des efforts pour nous protéger contre l’avancée de la mer, mais nous souhaitons que ces actions soient renforcées », a déclaré une jeune fille entourée d’une centaine de riverains.

«La mer nous menace. Grâce au barrage que le Gouvernement est en train d’ériger, nous espérons dormir dans la quiétude. Nous remercions infiniment le Président de la République qui, en plus de ce que le Gouvernement, fait a décidé de nous envoyer son invité pour que celui-ci puisse, si possible, nous aider», a-t-elle renchéri. Moustapha, un jeune du quartier de Guet Ndar, s’est appesanti sur les moyens financiers dégagés par les population pour contrer, en vain, la furie des eaux : «Nos parents investissent tout ce qu’il gagne dans la réalisation de digues pour tenter de freiner l’eau. Mais, leurs efforts sont toujours anéantis par la puissance des vagues. C’est pourquoi nous fondons beaucoup d’espoir sur le chantier qui est en train d’être réalisé mais aussi sur les partenaires du Sénégal qui peuvent aider».

A l’Ecole Abdoulaye Mbengue, les parents d’élèves ne cachent pas leur espoir. «La mer menace dangereusement l’école. Les toilettes, construites il y a quelques années de cela, ont été emportées par les eaux. Des actions urgentes s’imposent pour sauver nos enfants», a expliqué un notable.

Babacar DIONE (Envoyé spécial à Saint-Louis)

S’activant surtout dans l’informel pour subvenir aux besoins de leurs enfants, certaines femmes de la banlieue de Dakar sont obligées de recourir à la planification familiale pour mieux s’occuper de leurs activités.

C’est après son troisième enfant que Fatou Talla, 33 ans, a commencé à faire la planification familiale. Rencontrée au poste de santé « Sant Yalla » de Thiaroye-Tally Diallo, dans le district sanitaire de Pikine, en jean et body, sa perruque soigneusement nouée derrière laisse glisser sur le côté gauche une queue de cheval, symbole d’un certain raffinement. Enthousiaste, très posée, avec un sourire qui laisse apparaitre des dents toutes blanches, elle révèle que l’intervalle génésique entre son dernier enfant (6 mois), qu’elle tient dans ses bras, et son frère ainé est de 12 ans. Et pour cause : cette dame, qui s’est mariée à l’âge de 19 ans, a un emploi à temps partiel dans une entreprise de la place. En plus, Fatou Talla s’exerce dans le petit commerce.

Estimant que « les temps sont durs », alors qu’il faut s’occuper de la santé et de l’éducation de sa progéniture, elle a jugé, à un moment donné, quand on lui a explicité les bienfaits de la contraception, d’en faire recours. « Aujourd’hui, je ne regrette rien », lance-t-elle, soulignant ne voir que des « avantages » dans la pratique de la planification familiale. « Je n’ai jamais rencontré de problèmes après 11 ans de pratique. Dès que j’ai arrêté, je suis tombée enceinte immédiatement », confie-t-elle, insistant sans cesse sur les avantages économiques réels de la planification familiale sur sa famille dans sa globalité.

C’est pour cette raison d’ailleurs que Oumou Mballo Baldé, sage-femme dans ce poste de santé informe que « les femmes viennent faire la planification familiale de façon volontaire ». A son avis, c’est parce qu’elles ont de plus en plus conscience des aspects sanitaires, sociaux et surtout économiques qu’elles n’hésitent plus à venir demander une méthode contraceptive. Parmi les femmes fréquentant cette structure sanitaire où l’on offre, entre autres soins, des contraceptifs, Mme Baldé cite celles qui ont des Activités génératrices de revenus (Agr). Et dans ce lot, les Guinéennes des ethnies « soussou » ou « peulh » sont les plus nombreuses à s’inscrire.

Respect des rendez-vous
Très actives dans le commerce de produits de toutes sortes, « elles sont obligées de faire la planification familiale pour pouvoir vaquer correctement à leurs occupations », explique la sage-femme. Et dans la majorité des cas, « elles optent pour les méthodes de longue durée de planification familiale », renseigne Oumou Mballo, se félicitant du respect des rendez-vous. « Avec un bon counselling, toutes les femmes sous contraceptif reviennent pour le suivi. D’ailleurs, c’est parce que leurs activités marchent qu’elles sentent la nécessité d’assurer le suivi », ajoute-t-elle, soutenant que « les « Soussous » sont les plus déterminées » dans la demande. Poursuivant, Mme Mballo fait savoir que des adolescentes et des jeunes, mariées précocement, sont aussi des adeptes des méthodes de longue durée de planification familiale. Car certaines d’entre elles qui sont des élèves « veulent poursuivre leurs études le plus loin possible ». Exerçant aussi dans le petit commerce, Ngoné Diaba, 53 ans, 5 enfants, ne cesse de vanter les bienfaits de la planification familiale.

Un contrat en poche
Ayant opté pour une méthode de longue durée, elle soutient que cela lui permet de dérouler ses activités sans contrainte. Aussi a-t-elle la possibilité de s’occuper davantage de la benjamine de ses enfants âgée aujourd’hui de 12 ans. Sourire aux lèvres, elle avoue qu’elle n’a jamais eu à faire face à des effets secondaires.

Le même constat est fait par Fatou Binetou Diané, 33 ans, 4 enfants, qui est parvenue à décrocher un contrat dans une entreprise de la place. « J’ai longtemps collaboré avec cette société. Aujourd’hui, grâce à la planification familiale, je m’occupe mieux de ma personne, de mes enfants, bref, de toute ma famille », partage-t-elle, conseillant à toutes les femmes de recourir à la planification familiale.

Un appel bien entendu par Fatou Gaye, 32 ans, 2 enfants. Même si cette dernière est ménagère, elle témoigne que si elle était confrontée à des grossesses rapprochées, elle ne serait pas en mesure de s’occuper convenablement de ses enfants. « En plus, je n’ai qu’une chambre. Donc, si j’ai plus d’enfants où vais-je les mettre ? » s’interroge-t-elle. La dame précise également n’avoir jamais rencontré d’effets secondaires. Raison suffisante pour que Ngoné Diaba insiste à combattre les rumeurs qui, selon elle, émanent beaucoup plus de celles qui n’ont jamais eu recours à la planification familiale que des utilisatrices.

Maïmouna GUEYE

ASTOU MBENGUE, « BADIANOU GOKH » : « TOUTES LES FEMMES QUI ONT UNE AGR SONT SOUS MÉTHODE CONTRACEPTIVE »
Astou Mbengue, coordonnatrice des « Badianou Gokh » (marraine de quartier) du poste de santé « Sant Yalla », a bien voulu partager son expérience avec les femmes qu’elles côtoient au quotidien à Darou Laye, un des 13 quartiers que polarise ladite structure sanitaire sise à Thiaroye (banlieue de Dakar). D’après Mme Mbengue, « toutes les femmes qui ont une Activité génératrice de revenus (Agr) sont pratiquement sous méthode contraceptive ». Elle indique que cet engagement est consécutif à la situation de pauvreté qui les pousse à s’investir dans la gestion de la famille. « Elles s’occupent de la scolarité de leurs enfants et quasiment de toutes les dépenses nécessaires au fonctionnement correct de leur ménage », confie-t-elle, soulignant que ces dames se lèvent tôt le matin (vers 4H du matin), tous les jours, pour subvenir aux besoins de leurs familles respectives. « En rentrant au milieu de la journée, elles font le marché pour qu’on puisse préparer le déjeuner pour toute la famille », précise la Badianou Gokh.

L’artisanat, la transformation des céréales locales, le petit commerce sont le domaine de prédilection de ces femmes. « Si elles ne faisaient pas la planification familiale, elles ne seraient pas en mesure de s’occuper de leurs activités afin de pouvoir assurer les dépenses relatives à l’inscription de leurs enfants à l’école, à l’achat de fournitures, etc. », soutient Astou Mbengue.

M. GUEYE

L’Ecole nationale de formation en économie familiale et sociale (Enfefs) a célébré ses 25 ans d’existence le 20 janvier 2018. Une occasion pour revenir sur les réalisations de l’établissement et sur ses nouveaux défis. Il a ainsi été révélé que l’Enfefs a formé plus de 1.000 maîtres d’enseignement technique professionnel.

C’est en 1991, avec la politique de restructuration des écoles de formation professionnelle engagée par l’Etat et inscrite dans une stratégie globale de rationalisation de l’ensemble de ces structures, qu’il y a eu fusion de l’Ecole normale d’enseignement technique féminin (Enetf) de Dakar et du Centre national de formation des monitrices d’économie familiale rurale (Cnfmefr) de Thiès. Ainsi a été mise en place l’Ecole nationale de formation en économie familiale et sociale (Enfefs).

Ses responsables ont commémoré, le 20 janvier 2018, ses 25 ans d’activité avec comme marraine la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Aminata Tall. La directrice de l’établissement, Maïmouna Camara, a rappelé que depuis sa création, l’Enfefs n’a cessé d’être au service du développement économique et social du Sénégal en formant les jeunes dans plusieurs domaines. Elle a fait savoir que l’école a eu de grandes avancées dans le domaine de la formation et de la gestion avec des partenariats avec des entreprises privées.

La directrice de Cabinet du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mame Sané Ndiaye, a confirmé qu’en 25 ans d’existence, l’Enfefs a formé plus de 1000 maîtres d’enseignement technique professionnel dans les domaines de l’habillement, de la restauration, du social et du développement local, ainsi que des moniteurs en service dans les ministères en charge de la Formation professionnelle, des Collectivités locales, de l’Agriculture, de la Santé, de la Justice et de l’Elevage.

Un projet de décret sur la formation des formateurs en finalisation
Entres autres personnalités formées, il y a eu Aminata Mbengue Ndiaye, l’actuelle ministre de l’Elevage, Awa Guèye Kébé, ancienne ministre. Mame Sané Ndiaye a alors salué cette initiative de l’Enfefs qui « permet de revisiter son passé et d’indexer les problématiques du présent et du futur que sont : l’insuffisance de la qualification professionnelle de notre population et la question de l’emploi des jeunes ». Selon elle, « le Pse a consacré la formation professionnelle et technique comme un levier important devant actionner les mécanismes susceptibles de promouvoir le développement de compétences des jeunes et leur employabilité ».

Se félicitant du travail de l’Enfefs, la représentante du ministre de la Formation professionnelle a appelé à la consolidation des performances obtenues dans la formation des formateurs. Pour elle, au vu des réformes en profondeur dans le secteur, le moment est venu pour l’Enfefs de réfléchir sur de nouvelles orientations. D’ailleurs, Mame Sané Ndiaye a annoncé qu’un projet de décret portant restructuration des écoles nationales de formation de formateurs est en cours de finalisation.

Oumar KANDE

DES RÉFORMES POUR AMÉLIORER LA QUALITÉ DES APPRENTISSAGES
Le directeur de la Formation professionnelle et technique, Michel Faye, a aussi affirmé que le ministère a engagé des réformes avec les structures de formation pour améliorer la qualité des apprentissages mais aussi renforcer le partenariat centre de formation-entreprise.
 
Dans le même contexte, Dame Diop, directeur du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique, est revenu sur ce moyen de financement venu appuyer la formation professionnelle qui « a été le parent pauvre de l’éducation » pendant longtemps. Ce fonds, créé en 2014, permet aussi à des jeunes de se former dans des centres comme l’Enfefs à travers des bons de formation et de passer 80% du quantum horaire en entreprise.
En marge de cette cérémonie, les 310 élèves-maîtres des différentes filières de la promotion 2017 de l’Enfefs ont reçu leur parchemin.

O. KANDE

L’Etat du Sénégal a recruté, en 10 ans, moins de 50 assistants sociaux. Conséquence : plus de 400 jeunes diplômés de cette branche sont au chômage. Pour réparer cette injustice, le Réseau national des assistants sociaux du Sénégal compte sur le soutien du ministre de la Santé et l’Action sociale.

Depuis quelque temps, le Gouvernement recrute au moins 1000 agents de santé par an. Au même moment, les assistants sociaux qui font partie du ministère de la Santé et de l’Action sociale n’en bénéficient presque pas. Cette situation d’injustice déplait au Réseau national des assistants sociaux du Sénégal lancé le 20 janvier 2018. D’ailleurs, le président de cette structure, Maodo Dramé, l’a fait savoir au ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

M. Dramé a souligné que, de 2008 à nos jours, le nombre d’assistants sociaux recrutés dans la Fonction publique n’a pas dépassé 50. « Le recrutement des assistants sociaux dans la Fonction publique se fait au compte-goutte. Pourtant nous faisons partie du ministère de la Santé et de l’Action sociale », a-t-il relevé.

Pour régler cette question, les assistants sociaux sont en train de faire des démarches auprès des responsables des directions rattachées au ministère de la Santé et de l’Action sociale pour leur demander de porter leur plaidoyer. Ils ont aussi soumis leurs doléances à Abdoulaye Diouf Sarr. « Le ministre de la Santé a pris la décision de nous soutenir et nous espérons qu’il y aura des changements », a estimé Maodo Dramé qui a informé que plus de 400 assistants sociaux sont au chômage au Sénégal. « C’est un paradoxe de former des assistants sociaux sans les intégrer dans la Fonction publique ou les utiliser pour qu’ils soient au service des populations », a-t-il regretté.

Il a également rappelé que les assistants sociaux, après concours, bénéficient d’une formation de trois ans sanctionnée par un diplôme d’Etat.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale qui a présidé la cérémonie de lancement du Réseau national des assistants sociaux du Sénégal a donné des assurances à ces derniers. D’après Abdoulaye Diouf Sarr, le Gouvernement et les entreprises ont besoin des assistants sociaux. Sur ce, il a invité les sociétés à les recruter parce que, a-t-il dit, ils sont le pilier de la solidarité. «Nous allons accompagner ces jeunes pour qu’ils soient bien intégrés au marché de l’emploi », a promis M. Sarr qui s’est réjoui du lancement du Réseau national des assistants sociaux du Sénégal, surtout dans le contexte où le Chef de l’Etat vient de déclarer 2018 « année sociale ».

M. Dramé a indiqué que l’objectif principal du Réseau national des assistants sociaux est d’aider à la mise en place d’une société inclusive, plus juste et qui donne à chaque individu la chance de se réaliser et d’avoir un accès aux services sociaux de base.

Eugène KALY

Six Licences professionnelles pour réussir l’adéquation formation-emploi. Tel est le pari de la Faculté des Lettres et sciences humaines (Flsh) de l’Ucad qui va les lancer au mois de février prochain.

La Faculté des Lettres et sciences humaines (Flsh) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar veut entrer dans une ère de réforme en proposant six Licences professionnelles. Ces dernières seront lancées cette année, précisément au mois de février prochain.

Ces enseignements professionnels sont liés au Management des territoires (Mater), à la Gestion des patrimoines (Gespa), à la Criminologie (Crimino), aux Métiers du livre (Mele), à la Traduction (Protrad), à la Communication et au Management social (Coman).

« La mise en place des Licences professionnelles peut être une réponse à l’employabilité des étudiants de la Faculté des Lettres et sciences humaines. En sortant avec une Licence professionnelle, l’étudiant a une compétence qui peut faciliter son insertion dans le milieu professionnel », a avancé Pierre Sarr, doyen de ladite Faculté. Longtemps considérée comme une Faculté à enseignement fondamental, littéraire, la Flsh veut faire le pari d’adopter un nouveau modèle d’apprentissage fondé sur l’articulation des contenus et des méthodes d’enseignement aux besoins socioéconomiques du pays et sur l’ouverture de l’espace universitaire au monde du travail.

Selon Aliou Badara Kandji, assesseur de la Flsh, ces Licences, destinées aux étudiants de cette Faculté qui remplissent les conditions d’accès, sont aussi ouvertes aux professionnels. Pour permettre un bon encadrement et un bon accompagnement de ceux qui vont suivre ces enseignements, le programme va démarrer avec 30 étudiants par Licence. Le système d’apprentissage école-entreprise leur sera aussi appliqué. A côté du programme académique de cours qui se déroulera à la Flsh, les étudiants de ces Licences professionnelles seront aussi en immersion en entreprise pendant 3 mois sur les 10 que va durer leur formation. Une journée de sensibilisation sera organisée le 24 janvier prochain à la Flsh.

Oumar NDIAYE

La visite officielle de trois jours, au Sénégal, du Grand-Duc de Luxembourg couronne une longue relation d’amitié entre les deux pays. Le lycée technique et professionnel Mgr François Xavier Ndione de Thiès est, jusqu’ici, pour le Sénégal, le fruit le plus juteux de cette coopération qui ne cesse de se renforcer.

Sur la route de Mont-Rolland-Thialy, sur une superficie de 12 ha, est bâti le lycée technique et professionnel Mgr François Xavier Ndione de Thiès. Hier à 16 heures, c’est le calme plat dans la cour de l’école. Un agent de sécurité à chaque entrée, quelques groupes d’élèves qui discutent de tout et de rien ; voilà le décor. Dans le bâtiment administratif, des enseignants se réunissent. « Nous avons une petite rencontre. Nous en avons pour cinq minutes », s’excuse l’assistant du proviseur, M. Sall, avant de nous mettre en rapport, plus tard, avec le directeur des Etudes. Cet établissement est le fruit de la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg. Il a été l’objet d’un investissement jamais égalé, pour un montant de 8,8 milliards de FCfa.

Inauguré en 2007, le lycée de Thiès est un établissement d’enseignement pilote qui a l’honorable mission de traduire en réalité la nouvelle vision du ministère de la Formation professionnelle. « Ce lycée est né de la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg suite aux Grands états généreux de l’éducation et de la formation pour doter le pays de structures de formation professionnelle viables, capables de répondre à la demande grandissante et galopante des entreprises pour se moderniser. L’état des lieux avait montré que l’un des problèmes majeurs qui expliquaient le chômage et la non insertion des jeunes est que nos structures de formation formaient pour former, mais les produits n’étaient pas adaptés aux besoins du marché », a précisé Mamadou Moustapha Bâ, le directeur des Etudes du lycée. A l’en croire, c’est pour corriger cela que l’Etat du Sénégal a négocié avec le Luxembourg pour avoir cette structure dans le cadre du fameux projet Sen 016 chapeauté par le Programme indicatif de coopération (Pic I). Les travaux de construction ont duré trois ans. L’école est composée de deux sections : une d’enseignement technique et une autre de formation professionnelle. La section d’enseignement technique prépare les apprenants aux différents baccalauréats techniques qui existent au Sénégal. L’obtention de ce premier diplôme universitaire leur ouvre les portes de l’université et des écoles d’ingénieurs. Cette section accueille 600 élèves.

Un taux d’insertion de 100%
Pour la section formation professionnelle, ses trois missions sont d’assurer la formation initiale de techniciens et techniciens supérieurs, développer la formation continue au profit des travailleurs et aider les sortants du lycée dans leur insertion socioprofessionnelle. On y forme des techniciens (Brevet de technicien Bt) et des techniciens supérieurs (Bts) dans les métiers suivants : froid et climatisation, maintenance industrielle, structure métallique, génie civil, mécanique véhicule moteur. Au total, cette section accueille un effectif avoisinant 500 apprenants, dont 300 dans le public et 200 dans le privé. Au cours des cinq premières années, l’insertion était à 100%. Aujourd’hui encore, avec les moyens mis en place par l’Etat du Sénégal, à travers le troisième Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (Fede), mais aussi l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) et les partenaires techniques et financiers, le directeur des Etudes espère qu’ils vont pouvoir développer une formation-insertion. Le projet avec les Luxembourgeois a pris fin en 2015, mais, selon Mamadou Moustapha Bâ, ils continuent jusqu’à présent de les soutenir. « Il semblerait même que, dans le prochain programme, nous aurons une partie », a-t-il avancé.

Ndiol Maka SECK

La coopération entre le Sénégal et le Luxembourg est multiforme. Elle englobe plusieurs secteurs dont le plus important reste l’enseignement technique et la formation professionnelle. L’objectif étant pour le Luxembourg d’accompagner l’Etat sénégalais dans la lutte contre le chômage des jeunes et l’aider ainsi à accroître la performance de l’économie.

Les premières relations de coopération au développement entre le Luxembourg et le Sénégal ont été établies en 1987 et en 1993, notre pays accède au statut de pays partenaire privilégié de la Coopération luxembourgeoise. Dès lors, cette coopération qui se manifeste sous forme de dons du peuple luxembourgeois au peuple sénégalais, à travers ce qu’on appelle des « Programmes indicatifs de coopération (Pic) », n’a de cesse de se diversifier, englobant presque tous les secteurs clés du développement : enseignement technique, formation et insertion professionnelles, santé de base, y compris la santé reproductive, décentralisation, gouvernance locale et éducation citoyenne et bonne gouvernance, hydraulique et assainissement... Toutefois, l’éducation, la formation et l’insertion professionnelle apparaissent comme une sur-priorité. Le but étant de « lutter contre le chômage des jeunes et d’accroître la performance de l’économie nationale par la promotion d’une main-d’œuvre qualifiée, équitable et accessible aux filles et aux garçons ».

L’amélioration de la qualité de la formation s’inscrit alors dans la perspective du développement quantitatif et qualitatif de l’offre de formation à travers une diversification et l’adaptation aux besoins de l’économie, notamment locale ou régionale. L’objectif visé est d’avoir un dispositif national harmonisé d’appui à l’insertion professionnelle.

C’est dans ce cadre que trois Pic ont été déroulés. Le 3ème vient même de prendre fin et le 4ème est engagé, indique le directeur de l’Enseignement technique et de la formation au ministère de l’Enseignement technique, de la Formation et de l’Artisanat, Michel Faye. Chaque Pic porte sur l’enseignement technique et la formation professionnelle, la santé, l’hydraulique et la gouvernance locale. Aussi, les zones d’intervention sont là où le taux de pauvreté est plus accentué, dit Michel Faye. Le Pic I ou SEN/016 et SEN/018 a permis, dans le secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, d’adopter l’Approche par les compétences (Apc), l’écriture de programmes de formation en économie familiale et sociale, la construction et l’équipement des Cretef de Saint-Louis, Dagana, Podor et Matam, mais également la construction et l’équipement du lycée technique de Thiès, « l’un des plus grands de la sous-région », note M. Faye.

Le Pic II ou SEN/024 a porté sur l’accompagnement de la réforme de la formation professionnelle (renforcement de l’Apc), l’écriture de nouveaux programmes (24 l’ont été), la construction et l’équipement de structures, la mise en place d’un fonds d’appui aux initiatives locales destiné aux collectivités locales.

« Tous cela a été géré sous forme de projets », précise le directeur de l’Enseignement technique. Alors que pour le Pic II ou SEN/028, souligne-t-il, il y a eu une délégation de la gestion à l’Etat (gestion nationale), le renforcement de l’Apc, l’élargissement de la zone d’intervention en ajoutant les 4 régions centre (Diourbel, Fatick, Kaffrine et Kaolack), la construction et l’équipement de nouvelles structures, l’appui à l’apprentissage par des ateliers-écoles (maîtres artisans) dans les domaines comme la maçonnerie, la plomberie, la mécanique automobile, la menuiserie bois, la chaudronnerie, la couture, etc., ainsi que la gouvernance partenariale publique-privée et l’autonomisation des établissements de formation.

Par Daouda MANE

Le Grand-Duc Henri de Luxembourg a visité, hier, les installations du Centre de Enda Santé à Mbour où il a effectué une série d’activités.

Son Altesse, accompagné du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a eu droit à une visite guidée des différents aménagements qui lui a permis de voir une exposition de photos dans le jardin botanique ; des images retraçant les diverses activités du Centre. De la lutte contre le Vih/Sida à l’appui à différents groupements de femmes, en passant par des actions en faveur de la santé sexuelle et reproductive, la préservation de l’environnement, le recyclage des déchets plastiques ou encore les activités génératrices de revenus des groupes vulnérables, la délégation a eu un aperçu des programmes mis en œuvre par Enda Santé. Construit en 2009, le Centre est régulièrement en première ligne dans le soutien aux couches défavorisées à travers plusieurs projets et programmes. Des actions qui vont se poursuivre, car comme l’a souligné le directeur de Enda Santé, la coopération du Grand-Duché a octroyé un nouveau financement à sa structure. Daouda Diouf, pour qui « le Luxembourg est un partenaire de longue date d’Enda », a souligné que ce pays a signé, il y a quelques mois, une convention de partenariat de financement pour les cinq prochaines années pour ses programmes en Afrique de l’Ouest. « Nous avons également, dans le circuit, d’autres projets, notamment pour la Casamance, pour renforcer l’offre de soins, renforcer les structures sanitaires et les compétences surtout des personnels de santé », a-t-il annoncé. Dans la région sud du pays, il s’agit de s’attaquer à des priorités en santé, en particulier l’hépatite virale, le cancer du col de l’utérus et les résistances au traitement au Vih/Sida. La coopération inclut également des voyages d’études et de recherche. Ce qui implique le séjour incessamment de médecins, chercheurs et scientifiques du Luxembourg au Sénégal mais également celui de spécialistes sénégalais de divers domaines « dans des laboratoires de pointe pour renforcer leurs propres compétences ; tout ceci, au service du peuple sénégalais et de la santé des populations », s’est réjoui M. Diouf.

Il a fait savoir qu’Enda, qui est en Casamance depuis 25 ans, déploie plus d’efforts dans cette région. «Dans les moments les plus difficiles de la crise, nous avons continué à avoir une implantation et à mener des programmes de grande envergure. Nous allons continuer à le faire », a expliqué Daouda Diouf. Des actions qui, à ses yeux, peuvent contribuer aussi au renforcement de la paix. Car ce programme de santé va aussi générer des emplois.

Ousseynou POUYE

L’urgence pour la Facilité africaine de l’eau (Fae), c’est de lever des fonds pour la mise en œuvre de sa Stratégie 2017-2025. C’est ce qui est ressorti de son 17ème Conseil de direction présidé par le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr.

La 17ème Réunion du Conseil de direction de la Facilité africaine de l’eau (Fae) s’est ouverte, hier, à Dakar, en présence du ministre Zimbabwéen de l’Eau et de l’Assainissement, Oppah Muchinguri, et du ministre nigérian de l’Eau et de l’Environnement, Suleiman Adams. Les experts vont passer en revue les forces et faiblesses de la première année de mise en œuvre de la stratégie de l’institution couvrant la période 2017-2025. « Nous allons faire le point sur l’exécution de la première année de notre Stratégie 2017-2025. Nous allons tirer les leçons de la première année de mise en œuvre », a justifié le président par intérim de la (Fae), Jean Michel Ossette.

La Fae a défini un cadre d’intervention avec une hiérarchisation des besoins des pays africains. Ces actions s’inscrivent en droite ligne de la concrétisation de la vision africaine de l’eau. « La Fae a élaboré, depuis ses débuts, une série de plans et programmes stratégiques dont le premier en cours est le Plan stratégique 2017-2025 qui définit les domaines prioritaires d’intervention en vue de mettre en adéquation ses opérations avec les attentes, ô combien importantes, des acteurs de l’eau, contribuant ainsi à promouvoir le développement économique et social en Afrique et accroître sa résilience au changement climatique », a noté le ministre Diène Farba sarr qui représentait le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

Faut-il le rappeler, la Facilité africaine de l’eau a réussi à financer des projets à hauteur d’un milliard quatre cents millions d’euros (en termes d’engagement). Ces projets d’investissements concernent les domaines de l’alimentation en eau, l’assainissement et l’hydro-électricité. « L’expérience de la Facilité met assurément en évidence sa capacité exceptionnelle d’attirer les investissements indispensables aux infrastructures et services relatifs à l’eau. En effet, 70% des projets préparés par la Facilité sécurisent le financement nécessaire à leur mise en œuvre », a fait remarquer Diène Farba Sarr.

Le directeur de l’Eau et de l’Assainissement de la Banque africaine de développement (Bad), Osward Chanda, est revenu sur le chemin parcouru en termes de mobilisation des ressources financières. Remerciant les partenaires, il a reconnu la nécessité d’engranger d’autres résultats pour mériter davantage leur confiance et celle des bailleurs.

Mériter davantage la confiance des partenaires
Le secrétaire exécutif du Conseil des ministres de l’Eau (Amcow), Canisius Kanangire, a insisté sur la résorption du gap de financement. C’est l’une des conditions de l’atteinte des objectifs fixés. « L’insuffisance de ressources financières freine le développement du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique. Les autres défis sont liés à la pollution de l’eau et à la gestion de la ressource », a-t-il énuméré. L’amélioration des indicateurs dans le continent est fortement tributaire de la capacité de financement des Etats et des institutions. C’est le bien fondé de la création de la Fea, en 2004, et qui est gérée par la Banque africaine de développement (Bad) à la demande du Conseil des ministres africains de l’Eau (Amcow). « L’un des grands défis, c’est la réalisation des infrastructures structurantes pour améliorer l’accès à l’eau pour tous les usages. Pour cela, il faut des financements. Nous ne pouvons pas avoir ces infrastructures sans ressources », a relevé le responsable de la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre), Niokhor Ndour.

Idrissa SANE

450 MILLIONS D’EUROS NÉCESSAIRES POUR MATÉRIALISER LA NOUVELLE VISION AFRICAINE DE L’EAU
Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie a fait un plaidoyer, afin que la Banque africaine de développement (Bad) appuie la Facilité africaine de l’Eau (Fae) à concrétiser les projets contenus dans sa nouvelle feuille de route. « Le montant total du financement requis pour mettre en œuvre cette stratégie et réaliser les résultats fixés s’élèvent à 450 millions d’euros, soit, en moyenne, 50 millions d’euros par an. Ce défi doit être relevé afin de pérenniser l’action de la Facilité et renforcer ainsi son rôle en tant que principal instrument de préparation de projets dans le secteur de l’eau en Afrique », a indiqué Diène Farba Sarr.

I. SANE

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie a fait un plaidoyer, afin que la Banque africaine de développement (Bad) appuie la Facilité africaine de l’Eau (Fae) à concrétiser les projets contenus dans sa nouvelle feuille de route. « Le montant total du financement requis pour mettre en œuvre cette stratégie et réaliser les résultats fixés s’élèvent à 450 millions d’euros, soit, en moyenne, 50 millions d’euros par an.

Ce défi doit être relevé afin de pérenniser l’action de la Facilité et renforcer ainsi son rôle en tant que principal instrument de préparation de projets dans le secteur de l’eau en Afrique », a indiqué Diène Farba Sarr.

I. SANE

Le Président Macky Sall a annoncé, la semaine dernière, la suspension des autorisations de coupe de bois et la révision du Code forestier. Cette mesure est fortement saluée par l’Ong environnementale Greenpeace.

Après la tuerie dans la forêt classée de Boffa-Bayotte, le Président Macky Sall a décidé, lors du Conseil des ministres du mercredi 17 janvier 2018, de suspendre les autorisations de coupe de bois. Il a aussi demandé la révision du Code forestier. Cette mesure a été saluée par l’Ong Greenpeace qui s’active dans la préservation de l’environnement et des ressources halieutiques.

Dans un communiqué parvenu à la rédaction, Dr Ibrahima Cissé, responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique, a déclaré que « Greenpeace salue cette décision prise par le Chef de l’Etat sénégalais ». A son avis, cette mesure constitue une étape importante pour une meilleure gestion de nos forêts menacées par les activités humaines et des multinationales ».

« Depuis plusieurs décennies, le Sénégal perd des milliers d’hectares de forêts à cause du trafic illicite de bois et des feux de brousse. Il est donc urgent d’adopter un Code forestier durable et assorti de garde-fous afin de lutter contre la déforestation. La transparence et la participation de tous les acteurs, en priorité les communautés, devront guider l’élaboration de ce nouveau Code. Les forêts jouent un rôle primordial pour le maintien de la biodiversité, l’agriculture, la lutte contre le réchauffement climatique, l’érosion et le maintien du cadre de vie des populations locales », a ajouté Dr Cissé.

Le samedi 6 janvier dernier, 14 bûcherons ont été retrouvés morts et sept autres blessés dans la forêt classée de Boffa-Bayotte, dans l’arrondissement de Niaguis, région de Ziguinchor (Sud du Sénégal). Une semaine après, une vingtaine de personnes ont été interpellées dans le village de Toubacouta, non loin des lieux de la tuerie. Des évènements qui seraient tous liés à l’exploitation forestière en Casamance. Compte tenu de tous ces éléments, les responsables de Greenpeace estiment qu’il est opportun de suspendre les autorisations de coupe de bois jusqu’à nouvel ordre.

Oumar KANDE

Les régions de Diourbel et Dakar ont enregistré 130 nouveaux cas de lèpre sur 235 cas notifiés sur l’ensemble du pays en 2017. Ces informations ont été données, le 19 janvier 2018, à Dakar, lors d’une conférence de presse organisée en prélude à la Journée mondiale de lutte contre la lèpre, prévue le 27 janvier prochain à Pikine.

La lèpre n’est plus un problème de santé publique au Sénégal depuis 1995, année où notre pays a éliminé cette maladie. Selon le coordonnateur du Programme national d’élimination de la lèpre (Pnel), Dr Louis Hyacinthe Zoubi, cela s’explique par le fait que le Sénégal est en-dessous de la moyenne d’un cas de lèpre pour 10.000 habitants. « C’est le nombre fixé par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Tous les pays qui sont dans cette fourchette peuvent dire qu’ils ont éliminé la lèpre. D’où la dénomination du Programme national d’élimination de la lèpre », a expliqué Dr Zoubi qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence organisée en prélude à la Journée mondiale de la lutte contre la lèpre, prévue le 27 janvier prochain à la mairie de Pikine.

Il a précisé que cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de nouveaux cas de lèpre au Sénégal. La preuve, notre pays a enregistré 235 nouveaux cas en 2017. Les malades dépistés proviennent de toutes les régions avec plus de cas à Diourbel et Dakar qui ont enregistré respectivement 68 et 62 cas de lèpre l’année dernière. Le nombre de cas à Diourbel, d’après Louis Hyacinthe Zoubi, se justifie par la promiscuité dans certaines localités de la région. Il a ainsi donné l’exemple de la ville de Touba où certaines populations vivent à l’étroit. Ce qui explique que la maladie y est plus présente. Dr Zoubi a expliqué qu’à Dakar 62 cas notifiés sont dus à la présence du Centre hospitalier de l’Ordre de Malte qui est une structure de référence de la prise en charge de la lèpre.

A signaler que la plupart des malades dépistés dans la capitale sénégalaise proviennent des autres régions et de la banlieue. « Ce qui justifie ce chiffre élevé dans la région de Dakar », a soutenu le coordonnateur du Programme national d’élimination de la lèpre. Il a également souligné qu’il y a des cas dormants que le Pnel n’a pu dépister. « Mais, nous allons continuer à sensibiliser les populations sur l’importance du dépistage parce que les médicaments pour le traitement de la lèpre sont offerts gratuitement par l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Il n’y a pas de raison qu’un malade reste chez lui en développant des mutilations qui auront des conséquences néfastes », a-t-il averti.

Quant à la responsable de la protection des personnes vulnérables à la Direction sociale au ministère de la Santé, Coumba Wade, elle s’est félicitée de la baisse des cas de lèpre au Sénégal. « Nous sommes passés de 248 cas de lèpre en 2015 à 235 en 2017 ». Cependant, elle a plaidé pour un dépistage intégral dans les 9 Villages de reclassement social (Vrs).

Dr Louis Hyacinthe Zoubi a promis de poursuivre les campagnes de sensibilisation à l’intérieur du pays, notamment dans les Vrs où il y a l’apparition de nouveaux cas de la lèpre.

Eugène KALY

Le Canada espère voir le nombre des étudiants sénégalais dans ses universités augmenter dans les années à venir. D’après l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Lise Filiatrault, en 2016, ils étaient estimés à plus de 1300.

Lors du salon EduCanada, organisé vendredi et samedi dernier à Dakar, Lise Filiatrault a émis le souhait de voir augmenter le nombre d’étudiants sénégalais au Canada. « Juste à voir l’affluence qu’il y a ici dans le salon, on croit que cela va continuer de grandir parce que le Canada est une excellente destination. En 2016, nous avions plus de 1300 étudiants et étudiantes sénégalais qui étaient au Canada. C’est un nombre qui est en croissance. La majorité d’entre eux fréquentent des établissements situés au Québec. Le Nouveau-Brunswick (Université de Moncton) et l’Ontario accueillent également un certain nombre d’étudiants », a expliqué l’ambassadeur Lise Filiatrault.

Ce Salon est destiné aux élèves qui préparent le baccalauréat et aussi aux étudiants qui cherchent des études post-bac au Canada. Réputé comme une grande destination universitaire, faire des études au Canada coûte néanmoins un peu cher et n’est pas à la portée de tout le monde. Pour atténuer cela, l’ambassadeur Lise Filiatrault a annoncé des programmes de bourses au mérite et de la Francophonie accordés par le Gouvernement canadien, mais aussi de certaines provinces.

Le Salon EduCanada qui en est à sa 9ème édition, accueille, chaque année, plus d’une quinzaine établissements d’enseignement post-secondaire canadiens et près de 1.500 visiteurs venant du corps professoral, les conseillers pédagogiques d’écoles, les parents d’élèves, élèves et étudiants. « A côté de l’accueil de milliers d’étudiants sénégalais, des partenariats entre institutions d’enseignement canadiennes et sénégalaises commencent à voir le jour. Des initiatives apparaissent comme c’est le cas avec le programme de Master de l’École nationale d’administration publique (Enap) qui est délocalisé à Sup de Co Dakar, qui vient aussi d’obtenir une délocalisation partielle du programme de Bachelor of Business administration de l’Université du Québec à Montréal (Uqam).

Oumar NDIAYE

Une journée d’évaluation des activités annuelles de la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar s’est tenue le 17 janvier 2018. Selon l’adjudant-major Alla Ngom, des amendes forfaitaires, estimées à 63.480.000 FCfa, ont été collectées par les agents du Service d’hygiène.

Pour l’année 2017, la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar a recensé 13.120 infractions contre 9.346 en 2016. Au total, les amendes collectées sont chiffrées à 63.480.000 FCfa.

Elles ont été délivrées suite aux transgressions notées lors des visites domiciliaires effectuées par les agents du Service d’hygiène, lesquels ont constaté des dépôts d’ordures non conformes sur la voie publique, de gravats et de ferrailles. Le défaut d’incinération de produits contagieux, entre autres effractions, a aussi été constaté dans les établissements sanitaires.

Le montant des amendes est réparti comme suit : 50% vont à l’Etat du Sénégal, les 25% seront versés aux collectivités locales et l’autre partie (25%) revient aux agents verbalisateurs.

Selon le chef de la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar, rien que pour les produits avariés, 7,2 tonnes ont été saisies dans les marchés du département de Dakar. L’adjudant-major Alla Ngom a ainsi jugé ces résultats enregistrés en 2017 d’extrêmement importants.

La sous-brigade a eu à sensibiliser 241.610 personnes sur les dangers liés à l’insalubrité. L’objectif étant de prévenir les maladies diarrhéiques comme le paludisme et Ebola.

Sans entrer dans les détails, Alla Ngom affirme avoir informé les autorités administratives d’une intoxication alimentaire dans un hôtel de la place mais aussi des défaillances constatées dans le système de traitement des déchets biomédicaux contagieux au niveau d’un poste de santé. Il a aussi révélé la vente de volaille impropre à la consommation au marché Gueule Tapée. En résumé, les soldats de l’hygiène ont effectué 17.316 visites dans les maisons, soit 85,89 % de l’objectif annuel fixé.

Concernant le contrôle des marchés et gares, 45 boutiques ont reçu les agents du Service d’hygiène où 57 pots de petits pois, 7 pots d’oignons blancs, 6 pots de mayonnaise… ont été retirés de la vente. Alioune Badara Sambe, préfet du département de Dakar, a salué cette approche d’évaluation critique sans complaisance pour envisager l’avenir. Il a déclaré que la santé publique assise sur le volet prévention est une surpriorité.

Serigne Mansour Sy CISSE

SERVICE D’HYGIENE DE DAKAR : DÉFICIT DE PERSONNEL
L’insuffisance du personnel est criante au Service d’hygiène de Dakar. Alors qu’elle a un besoin de 573 agents, la capitale se retrouve avec un gap de 539 éléments. Dans le rapport de présentation, il est mentionné que Dakar ne comptait que 34 agents, mais 5 sont affectés, 7 vont à la retraite et 2 déclarés admis au concours des sous-officiers de l’hygiène. A la date du 1er janvier 2018, 31 agents vont couvrir toute la capitale pour une population de 1.000.146 habitants, soit un ratio d’un agent pour 33.707 habitants ; sans compter le manque de moyens. « L’écart est extrêmement énorme », a regretté l’adjudant-major Alla Ngom. Selon lui, en 1952, le Service d’hygiène colonial disposait de 187 agents pour une population de 324.000 habitants, soit un agent pour 1.732 habitants.

S. M. Sy CISSE

L’insuffisance du personnel est criante au Service d’hygiène de Dakar. Alors qu’elle a un besoin de 573 agents, la capitale se retrouve avec un gap de 539 éléments. Dans le rapport de présentation, il est mentionné que Dakar ne comptait que 34 agents, mais 5 sont affectés, 7 vont à la retraite et 2 déclarés admis au concours des sous-officiers de l’hygiène. A la date du 1er janvier 2018, 31 agents vont couvrir toute la capitale pour une population de 1.000.146 habitants, soit un ratio d’un agent pour 33.707 habitants ; sans compter le manque de moyens. « L’écart est extrêmement énorme », a regretté l’adjudant-major Alla Ngom.

Selon lui, en 1952, le Service d’hygiène colonial disposait de 187 agents pour une population de 324.000 habitants, soit un agent pour 1.732 habitants.

S. M. Sy CISSE

Communément appelé « hôpital Ousmane Ngom », le centre de santé de Saint-Louis dispose désormais d’un bloc d’urgences très moderne. Une raison pour les populations du faubourg de Sor, plus précisément celles de Léona, Eaux Claires, Diaminar, Pikine, Diamaguène, Ndiolofène, Darou Balacoss, etc., de pousser un ouf de soulagement lorsqu’elles ont appris la nouvelle.

Mame Arame Babou, 34 ans, et Fatou Seynabou Diène, 42 ans, ménagères domiciliées à Léona Eaux Claires, se sont réjouies de cette bonne nouvelle, précisant que les nombreux patients qui fréquentent cette structure sanitaire ont désormais la possibilité d’être pris en charge rapidement au niveau du service d’urgences. Visiblement contentes, ces braves dames qui se font traiter régulièrement au niveau de cette structure sanitaire ont rendu un vibrant hommage au président du Comité de santé, Al Hassane Loum, au médecin-chef du district sanitaire de Saint-Louis, Amdy Thiam, qui collaborent étroitement pour moderniser le centre de santé.

Selon nos interlocutrices, ces derniers sont en train de faire les derniers réglages pour l’inauguration, au mois février prochain, de ce service d’urgences construit sur fonds propres.Dr Amdy Thiam, Hassane Loum et leurs proches collaborateurs s’évertuent ainsi à développer cette structure sanitaire, conformément aux directives et instructions du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les syndicalistes ont salué ce qu’ils appellent les « mesures de bonne gouvernance » du secteur comme l’apurement des années de validation, les prêts Dmc, l’habitat, etc. Cependant, ils sont d’avis que l’indemnité de logement est en-deçà de leurs attentes.

A l’issue de la rencontre avec le Premier ministre, c’est Sawrou Sène, secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems), qui a parlé au nom des syndicalistes. Il salué « les mesures de bonne gouvernance ». Les syndicalistes apprécient et prennent acte sur les prêts Dmc de même que sur le fait que le Premier ministre leur a promis que 2018 sera l’année d’apurement de tout le stock des projets et des actes qui dormaient à la Fonction publique ».

Poursuivant, le syndicaliste a soutenu que le chef du gouvernement est revenu sur la question du corps des administrateurs solaires et qu’une réunion sera tenue à la Fonction publique à l’issue de laquelle le concours pour les passerelles professionnelles dans le moyen secondaire pourrait être convoqué. « Il y a aussi la question de la Banque islamique à l’Institut islamique. D’ailleurs, le ministère de l’Education nationale doit prendre les mesures idoines pour que les professeurs qui avaient été relevés de cet établissement soient restaurés », a avancé Sawrou Sène. Sur les 3,5 milliards de FCfa prévus pour l’aménagement de zones d’habitation, il a apprécié et dit attendre la mise en œuvre. « On a considéré ces points comme des questions de bonne gouvernance parce qu’on a retenu avec le Gouvernement qu’elle n’ont jamais fait l’objet de grève dans le secteur de l’éducation », a-t-il rappelé. Cependant, le syndicaliste a indiqué que ce qui préoccupait et constitue une situation difficile chez les enseignants, c’est le régime indemnitaire. « Sur cette question, le Premier ministre nous a indiqué qu’il ne pouvait pas prendre d’engagements. Le seul engament que nous avons noté et qui est en-deçà des attentes porte sur l’indemnité de logement. Le Gouvernement pense pouvoir mettre, à partir de janvier 2019, 12 milliards de FCfa. Etant des mandataires, nous allons évaluer, lors d’une plénière, les propositions de l’Etat. Mais, nous disons que nous sommes restés sur notre faim », a-t-il argué. Pour lui, la réunion d’évaluation de toutes ces questions fera l’objet d’un procès verbal qui sera partagé avec les enseignants du Sénégal qui vont indiquer la conduite à tenir. Concernant les préavis de grève, une décision sera prise après évaluation, ont dit les syndicalistes.

O. KANDE

Le 25 janvier 2018 a été retenu pour une rencontre avec le ministre de la Fonction publique. Car « il y a une corbeille dans laquelle on a versé des questions relatives à la situation de l’Institut islamique, à l’exploitation de deux séminaires faits en relation avec le secteur de l’enseignement arabe et religieux, à la formation diplomante et à la formation concernant les Crfpe ». Seydou Guèye a assuré qu’il y a un engagement du Gouvernement à respecter les engagements. « On a insisté sur cet aspect fort du Président de la République qui a décidé d’arriver à un programme de zéro abri provisoire cette année en injectant dans le budget pratiquement la somme de 100 milliards de FCfa », a-t-il fait savoir.

O. KANDE

Au sortir de la rencontre entre le Gouvernement et les syndicats d’enseignants, le Premier ministre a annoncé 6 grands points autour desquels vont tourner les mesures prises pour la résolution des revendications des enseignants. De même, il a fait part des 12 milliards de FCfa pour la revalorisation de l’indemnité de logement, 32 milliards pour l’apurement des années de validation, 3,5 milliards pour l’aménagement des zones d’habitation des enseignants...

Après une première réunion, tenue, le 16 janvier dernier, au ministère de la Fonction publique, les syndicats d’enseignants ont rencontré, hier, le chef du Gouvernement en présence des ministres concernés. Au sortir de cette entrevue de près de 10 tours d’horloge, le secrétaire général du Gouvernement, Seydou Guèye, a révélé que le Premier ministre a retenu 6 points autour desquels des mesures et des décisions ont été prises. « L’évaluation a porté sur l’état de mise en œuvre des prises en compte au niveau des professeurs contractuels et maîtres contractuels ; la mise en solde consécutive à cette prise en charge ; le paiement des rappels concernant les avancements ; les validations ; l’intégration ; les primes ou autres indemnités. Les deux côtés ont consenti des efforts pour la stabilisation de l’école ces deux dernières années », a d’emblée indiqué le porte-parole du Gouvernement.

Selon Seydou Guèye, le premier point a concerné la méthode de travail autour du dialogue, de la négociation permanente et le partage d’informations. Il a noté que le Premier ministre a insisté sur une autre date de rendez-vous, le 19 avril 2018, « au cours de laquelle l’on fera le point sur les engagements pris lors de cette réunion du 19 janvier ».

La deuxième mesure importante indiqué par le Premier ministre, D’après M. Guèye, est de faire le cap sur l’année 2018 en ce qui concerne la dématérialisation, « avec l’objectif d’apurer tout le stock de dossiers en délocalisant également les procédures ». A cet effet, une somme de 32 milliards de FCfa a été mobilisée pour la purge totale des dossiers en instance avec « un nouveau système totalement dématérialisé en 2019 ».

Nouveau système de dématérialisation en 2019
Le troisième point concernant les décisions prises est relatif à l’habitat social. « Le Président de la République a pris la décision de rendre disponible une somme de 3,5 milliards de FCfa dès la fin du mois de mars pour l’aménagement des Zac, notamment Kantène à Ziguinchor et Lac Rose. En fin mars, les sites qui seront disponibles concernent Kolda, Richard-Toll et Ouroussogui », a laissé entendre le secrétaire général du Gouvernement. Pour Louga et Kaolack, il a souligné que le processus est en cours. « Pour Kaolack, des solutions sont en vue. S’agissant de Louga, le Gouvernement a reçu les instructions pour poursuivre les négociations avec les populations ». Aussi, « le ministre en charge du Renouveau urbain s’est engagé à faire une tournée pour faire l’état d’avancement ».

Plus de 211 millions de FCfa, dès lundi, pour les indemnités des examens
Le cinquième point a porté sur le règlement des indemnités des enseignants à l’occasion des examens de fin d’année avec une somme de 211,810 millions de FCfa « qui devra être payée dès lundi, les chèques étant au Trésor ». « De façon plus globale, pour les sommes qui concernent la participation aux examens, l’Etat a pris l’engagement de régler et de payer ces indemnités dans l’année, au plus tard le 30 novembre 2018 », a estimé Seydou Guèye. Quant au sixième point qui se rapporte à l’indemnité de logement, le Président de la République a décidé de mettre 12 milliards de FCfa à compter du mois de janvier 2019 pour sa revalorisation. Poursuivant sur ce point, le secrétaire général du Gouvernement a rapporté que pour la population concernée, ce sera une revalorisation de plus de 10 %.

Une autre décision, donnée par le ministre de la Fonction publique depuis mardi, concerne les prêts Dmc (Direction monnaie et crédit). Pour ces prêts, pour toutes les conventions signées avant juin 2016, « un premier décaissement se fera à la fin du mois de mars et jusqu’au mois de septembre. Et ce, de façon régulière toutes les fin de mois. Il y aura un décaissement d’au moins 2 milliards de FCfa pour apurer le stock des conventions signées jusqu’en 2016 ». Le porte-parole a aussi annoncé qu’après il sera mis en place un système externalisé qui suppose l’intervention de l’Etat pour garantir un taux de bonification permettant également un bon déroulement des prêts Dmc concernant l’ensemble des agents de la Fonction publique.

Oumar KANDE

Les écoles de Grand Médine (commune de Patte d’Oie) et d’Arafat (commune de Grand Yoff) ont bénéficié de 4500 cahiers. Ce don entre dans le cadre du volet social du Programme participatif d’amélioration des bidonvilles.

Le ministre du Renouveau urbain, de l'Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, a remis, le 16 janvier 2018, 4.500 cahiers d’une valeur de 2,5 millions de FCfa aux écoles de Grand Médine et d’Arafat, en raison de 2.250 chacune. Cela entre dans le volet social du Programme participatif d’amélioration des bidonvilles (Ppab), lequel a été lancé par Onu Habitat, en 2008, pour faire face aux conséquences de l’urbanisation galopante et à la prolifération des bidonvilles. M. Sarr a précisé que la phase 3, en cours, a été engagée avec un protocole d’entente signé, le 26 novembre 2014, entre Onu Habitat, le gouvernement du Sénégal, représenté par le ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, et la ville de Dakar. Le ministre a souligné que cette initiative a été accompagnée par un partenariat fort avec le groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (Acp) et un financement de la Commission européenne (Ce). Il a expliqué que l’approche Ppab est fondée sur les droits de l’Homme à travers l’accès à l’assainissement, au logement convenable, à un meilleur cadre de vie et à la participation au processus de prise de décision. De son côté, le maire de la Patte d’Oie, Banda Diop, a affirmé que ce lot de fournitures sera d’un appui considérable. A l’en croire, le sens de la collaboration et de l’écoute attentive du ministre mérite d’être salué. « L’approche multi-acteurs est garant de la réussite de ce programme », a fait savoir le premier magistrat de la commune. Il a soutenu qu’avec « beaucoup d’impatience, les populations attendent le bitumage des deux voies qui vont traverser le quartier de Grand Médine ». M. Diop a expliqué que l’amélioration du parking du stade Léopold Sédar Senghor est un excellent créneau pour les usagers et une niche de recettes pour la commune. « Nous sollicitons votre soutien pour une mobilité correcte. Soyez notre interlocuteur auprès du Président de la République et du Premier ministre », a lancé le maire.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le cadre de son programme d’amélioration du cadre de vie, le ministre Diène Farba Sarr a lancé les travaux d’aménagement paysager des allées Cheikhna Cheikh Sidati Aïdara (Niarry Tally). Cet ouvrage estimé à 600 millions de FCfa sera inauguré en novembre. 

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, a procédé, le 18 janvier 2018, au lancement des travaux d’aménagement paysager des allées Cheikhna Cheikh Sidati Aïdara. Situées à Niarry Tally, elles vont jusqu’à la hauteur de la mosquée Massalikoul Jinane. Les travaux du projet, évalués à plus de 600 millions de FCfa, vont durer 9 mois. Pour Abdoul Aziz Diop, directeur du Cadre de vie et des Espaces verts urbains, l’infrastructure sera inaugurée au mois de novembre prochain.

Tout au long de cette artère, seront installés 40 lampadaires solaires et des poubelles pour la collecte des ordures. Des arbustes y seront également plantés, des emplois créés pour les jeunes des communes de Grand-Dakar et Biscuiterie, etc. De l'avis du ministre, ce projet s’inscrit dans le prolongement naturel de la place de l’Obélisque. Selon M. Sarr, c’est une fierté pour les autorités de réhabiliter cette artère de Niarry Tally, un endroit qu'il a estimé mythique. « Aujourd’hui, Niarry Tally s’est dégradé avec une surpopulation faisant fi des règles les plus élémentaires du vivre ensemble, la colonisation des deux voies par des restaurants, des ateliers des mécaniciens, des garages installés dans l’anarchie... », a-t-il regretté.

« Face à ce constat partagé par les populations riveraines et les collectivités territoriales concernées, le ministère du Renouveau urbain a entrepris de réhabiliter les allées Cheikhna Cheikh Sidati Aïdara, les embellir et les soumettre à une cure de modernité », a souligné le ministre, insistant cependant sur le suivi, l’entretien de l’ouvrage et la sensibilisation des populations, parce que, selon lui, Dakar doit être une ville propre capable d’attirer les touristes.

Diène Farba Sarr a, dès lors, invité les habitants de Niarry Tally et des quartiers environnants à plus de civisme et à un changement de comportement face à ce qu’il appelle la chose publique. « Nous devons agir ensemble, main dans la main, pour relever le défi de l’amélioration du cadre de vie de nos populations », a-t-il souligné.

L’ouvrage va générer 10 emplois permanents après l’inauguration et les agents seront chargés de l’entretien. Les maires de la commune de Grand-Dakar et Biscuiterie se sont félicités de ce projet qui va améliorer le cadre de vie des populations.

Eugène KALY

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable va agir sur le terrain, avec l’appui des forces de défense et de sécurité, pour l’exécution de la directive présidentielle sur la suspension des autorisations de coupe de bois. Son secrétaire général l’a réaffirmé, hier, lors de la tenue de la réunion de planification opérationnelle du Projet d’appui scientifique au processus du Plan national d’adaptation.

Contenue dans le communiqué du Conseil des ministres de mercredi dernier, la suspension, « jusqu’à nouvel ordre, de toutes les autorisations de coupe de bois » sera matérialisée sur le terrain, selon le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Amadou Lamine Guissé. « C’est une décision du Président de la République. Nous nous devons de l’appliquer, d’autant plus que c’est l’occasion de lancer un appel à nos populations pour leur dire que nos forêts doivent être préservées, parce que cela fait partie de l’avenir de nos communautés. Sans forêt, point de développement. La forêt est au départ et à l’arrivée de tout processus de développement », a-t-il affirmé.

D'après M. Guissé, la matérialisation de cette interdiction est un processus qui ne concerne pas exclusivement le ministère de l’Environnement. « Il y a naturellement les forces de défense et de sécurité qui sont en train de faire un excellent travail sur le terrain pour accompagner toutes les autorités administratives, les acteurs locaux, les élus locaux, les corps militaires et paramilitaires et les populations qui soutiennent ces démarches sur le terrain », a-t-il soutenu.

Plan d’adaptation aux changements climatiques
Amadou Lamine Guissé présidait l’ouverture officielle du deuxième atelier de planification opérationnelle du Projet d’appui scientifique au processus du Plan national d’adaptation (Pas-Pna).

Lancé en avril 2017, ce projet d’appui, selon Nele Bünner, de l’Agence de coopération allemande Giz, est, entre autres, une assistance technique à travers des activités « soft » qui impactent durablement le processus Plan national d’adaptation et l’intégration de l’adaptation aux niveaux national, sectoriel et local, où une approche scientifique appropriée pour les partenaires nationaux permettent de fonder des décisions sur des évidences. « L’approche de mise en œuvre du projet se veut participative. Dans ce cadre, le Pas-Pna invite les acteurs à participer à ce type de planification tous les six mois dans le but de mieux s’adapter au contexte actuel du pays », a expliqué Mme Bünner.

Selon elle, le besoin en information scientifique pour la prise de décision interpelle les acteurs scientifiques, fournisseurs de services climatiques, lesquels sont ainsi invités à collaborer étroitement avec Climate analytics, l’institut de recherche à but non-lucratif qui appuiera le renforcement des capacités scientifiques dans le domaine des analyses d’impacts, la vulnérabilité et les mesures d’adaptation.

Le Sénégal, en conformité avec l’évolution des négociations internationales sur le climat, a lancé son processus de Plan national d’adaptation en 2015. Il vise à réduire la vulnérabilité du pays face aux incidences du changement climatique en renforçant ses capacités d’adaptation et de résilience et en facilitant l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans la planification du développement.

Oumar NDIAYE


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