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Actualités (3287)

L’Académie Européenne de Neurologie (EAN, en anglais), a décerné ce samedi à Lisbonne (Portugal) le Prix "Marteau d’Or" aux Professeurs Amadou Gallo Diop du Sénégal et Riadh Gouider de la Tunisie, annonce un communiqué.

"Cette distinction célèbre annuellement, lors du Congrès de l’Académie Européenne de Neurologie les services rendus par des personnalités Européennes et extra-Européennes pour la formation et le développement des Neurosciences", précise la même source.

Le communiqué renseigne que le Prix "Marteau d’Or" est décerné, pour la première fois, à des Africains.

Le texte indique que le Professeur Amadou Gallo Diop de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a été récompensé pour "son implication et son engagement personnel, depuis des décennies, pour la formation des neurologues africains, en collaboration, entre autres, avec l’Académie Européenne de Neurologie".

Selon la source, Pr Diop, également chef du Département et du Service de Neurologie au Centre Hospitalo-universitaire de Fann, a reçu cette distinction pour "la recherche en neurosciences et la prise en charge hospitalière et à travers les +Neuro-Caravanes+ (concept qu’il a créé) pour venir en aide aux populations défavorisées et pour la prévention des maladies neurologiques, notamment les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) et l’épilepsie".

Ce prix lui a été remis par le Professeur Gunther Deuschl d’Allemagne, président de l’Académie Européenne de Neurologie, en marge du 4e Congrès Européen de Neurologie qui se tient à Lisbonne, la capitale portugaise, note le communiqué.

Source : APS

La directrice générale d’Africa Mercy, Mme Warrie Blackbum, a remercié le président de la République d’avoir invité Mercy Ships à servir le Sénégal, qu’elle a qualifie de pays béni. « Sous votre leadership, nous travaillerons avec le gouvernement pour apporter l’espoir et la guérison à des milliers de personnes de ce pays qui n’ont pas accès à une chirurgie sécurisée, abordable et opportune », a-t-elle soutenu. Mme Blackbum a rappelé que le Sénégal et Mercy Ships ont signé un protocole d’accord pour venir ensemble en aide aux populations qui ont besoin de soins. « Nous allons, dans ce cadre, fournir gratuitement tous les traitements chirurgicaux aux patients sénégalais. Mercy Ships servira cette nation en accord avec ses valeurs : Nous aimons Dieu. Nous aimons et servons les autres », a fait savoir la directrice d’Africa Mercy au président de la République. Elle a aussi invité la société civile, le secteur privé, les organisations confessionnelles et les professionnels de la santé à se joindre à Mercy Ships pour donner espoir et guérison à ceux qui ont besoin d’interventions chirurgicales.

E. KALY

Le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, Aliou Sall, a procédé, jeudi, à la signature d’un protocole d’entente avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation pour la construction de pavillons d’une capacité totale de 5000 lits, entre autres infrastructures sociales, dans les campus universitaires de Thiès, Saint-Louis et Ziguinchor. L’objectif est d’améliorer les capacités d’accueil des étudiants dans les universités sénégalaises.

Les campus universitaires de Thiès, Saint-Louis et Ziguinchor vont bientôt accueillir de nouvelles infrastructures sociales. C’est ce qui ressort du protocole d’entente que la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) vient de signer avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Entré dans sa phase active depuis jeudi, ce nouveau partenariat vise, parmi d’autres objectifs, à améliorer les conditions d’accueil des étudiants dans les universités sénégalaises, a déclaré Aliou Sall, le directeur général de la Cdc. Selon les termes du protocole, il s’agit, dans un premier temps, de construire, dans les semaines à venir, des pavillons universitaires d’une capacité de 5.000 lits dans les campus de Thiès, Saint-Louis et Ziguinchor ainsi que des gymnases pour le sport et des centres médicaux. Même si le coût global des projets n’a pas été révélé, le directeur général de la Cdc précise que ce geste ne fait que traduire l’engagement des deux parties à s’inscrire dans la dynamique entreprise par le président de la République concernant le renforcement des infrastructures dans les universités du Sénégal. Aliou Sall a profité de l’occasion pour réaffirmer la volonté de la Caisse des dépôts et consignations à apporter son concours au développement des sciences et des technologies tout comme le renforcement des formateurs de l’enseignement supérieur. « Nous sommes conscients que le déficit de ressources humaines dans le domaine des sciences est un enjeu majeur dans nos universités », a-t-il affirmé. M. Sall n’a pas manqué de saluer l’engagement du ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Mary Teuw Niane, qui, selon lui, a tout fait pour que le partenariat entre la Cdc et l’enseignement supérieur devienne une réalité.

Soulignant l’intérêt de ce nouveau partenariat, le Pr Niane a indiqué qu’il va contribuer à prendre en charge une question centrale de la réforme universitaire au Sénégal, à savoir l’amélioration des conditions de travail des étudiants à travers la création d’un bon environnement. Selon le ministre, l’augmentation du nombre de lits et des infrastructures sociales dans les campus va contribuer à faire croître le niveau de performance des universités sénégalaises. La Cdc est disponible également à apporter son concours dans la construction de l’Université du Sine-Saloum, a déclaré Aliou Sall. D’autres projets sont, par ailleurs, annoncés dans la commune de Guédiawaye, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur, dont l’édification d’un Espace numérique.

Seydou Prosper SADIO

L’ETAT VA RÉHABILITER L’UNIVERSITÉ GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS
Soulignant la portée des récentes mesures prises par le chef de l’Etat, Macky Sall, au terme des concertations qu’il a eues avec les étudiants du Sénégal, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, a informé que l’Université Gaston Berger de Saint-Louis sera également réhabilitée par l’Etat. Dans le même sillage, le gouvernement, a-t-il ajouté, va accélérer l’augmentation de la capacité d’accueil du campus avec 2.000 lits supplémentaires annoncés au profit de l’institution universitaire. Le Pr Niane a profité de l’occasion pour appeler à plus de sérénité et a demandé à ce qu’on laisse la justice et l’Ige faire leur travail afin d’élucider les circonstances de la mort de l’étudiant Fallou Sène ainsi que l’enquête en cours au sujet des bourses. « Le président Macky Sall, depuis son avènement à la tête du pays, œuvre pour le respect de la justice et l’application de la loi », a réitéré le ministre.

S. P. SADIO

Soulignant la portée des récentes mesures prises par le chef de l’Etat, Macky Sall, au terme des concertations qu’il a eues avec les étudiants du Sénégal, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, a informé que l’Université Gaston Berger de Saint-Louis sera également réhabilitée par l’Etat. Dans le même sillage, le gouvernement, a-t-il ajouté, va accélérer l’augmentation de la capacité d’accueil du campus avec 2.000 lits supplémentaires annoncés au profit de l’institution universitaire. Le Pr Niane a profité de l’occasion pour appeler à plus de sérénité et a demandé à ce qu’on laisse la justice et l’Ige faire leur travail afin d’élucider les circonstances de la mort de l’étudiant Fallou Sène ainsi que l’enquête en cours au sujet des bourses. « Le président Macky Sall, depuis son avènement à la tête du pays, œuvre pour le respect de la justice et l’application de la loi », a réitéré le ministre.

S. P. SADIO

Africa Mercy, le navire hôpital, a quitté le Port autonome de Dakar (pad) où il a séjourné pendant trois jours, pour faire cap vers la Guinée. Il reviendra au Sénégal en août 2019 pour offrir gratuitement des soins aux populations. Les membres de l’équipage avaient reçu, jeudi, un hôte de marque : le chef de l’Etat, Macky Sall. Ce dernier a salué leur mission humanitaire axée sur la prise en charge médicale des démunis.

Le 14 juin 2018 restera un grand jour dans l’histoire du navire Africa Mercy. Les membres de l’équipage étaient très honorés de recevoir un hôte de marque : le Président de la République du Sénégal, Macky Sall. L’un des plus grands hôpitaux flottants a mouillé durant 72 heures au Port autonome de Dakar. Le navire a levé l’ancre et fait actuellement cap vers la Guinée. Il reviendra à Dakar en août 2019 et y restera jusqu’en juin 2020. Cette escale d’une année sera marquée par l’offre de soins médicaux aux personnes à faible pouvoir d’achat.

Le Président Macky Sall est arrivé au Port autonome de Dakar au environ de 11 heures. Par la suite, il a eu droit à une visite guidée. Après l’échange avec les membres de l’équipage, il a prononcé un discours magnifiant la mission humanitaire. Mais, il a surtout demandé au ministère de la Santé et de l’Action sociale et aux services du Pad à prendre des dispositions nécessaires pour la réussite du prochain séjour d’Africa Mercy au Sénégal. « Monsieur le directeur du Port, je vous invite à mettre à la disposition des responsables du bateau l’essentiel et de faire en sorte que son environnement soit assaini et que tous les services soient mis à la disposition de ceux qui travailleront dans ce navire pour soulager les populations », a recommandé le chef de l’Etat.

C’est après la rencontre avec les responsables de l’Organisation Mercy Ships que la décision a été prise d’accueillir le navire hôpital. L’objectif est d’offrir des soins médicaux, notamment en chirurgie, aux personnes qui ont perdu espoir. « Depuis cette rencontre, les choses se sont enchaînées puisque j’ai compris que vous êtes engagés dans le volontariat et l’humanitaire, avec un seul objectif : servir et aider les personnes qui souffrent dans leur vie et qui n’ont plus d’espoir. Je me suis dit qu’il fallait joindre nos actions à celles si nobles de Mercy Ships », a rapporté le Président Macky Sall.

Du volontariat et de l’humanisme
Pr Africa Mercy 2« C’est pourquoi j’ai très vite engagé le gouvernement à prendre toutes les dispositions, afin que ce partenariat puisse être fructueux et que le prochain séjour des membres du navire hôpital soit un succès en permettant à des milliers de malades de retrouver leur santé et leur dignité. C’est un devoir de l’Etat du Sénégal de vous accueillir, pour que nous puissions ensemble redonner l’espoir aux Sénégalais en leur offrant gratuitement des soins », a signifié M. Sall aux membres de l’équipage. Le Sénégal s’impliquera avec ses universitaires, notamment ceux qui interviennent dans les Facultés de Médecine. Ces spécialistes vont travailler avec les membres d’Africa Mercy. « Nous nous sommes entendus avec la communauté universitaire qui pourra travailler avec vos équipes dans le cadre d’un renforcement des capacités.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a très vite compris la nécessité d’accompagner cette action de Mercy Ships ici au Sénégal. Je les remercie », s’est félicité le président de la République tout en transmettant aux hôtes du Sénégal les remerciements de la Première dame. Laquelle s’est engagée, dès le début, à accompagner les équipes du ministère de la Santé, particulièrement dans la logistique. Par la suite, Macky Sall a magnifié les actions de Mercy Ships qui est une organisation internationale basée sur les valeurs chrétiennes et dont la mission est d’améliorer l’accès aux soins aux populations pauvres à travers le monde.

« Il faut que la leçon du volontariat et de l’humanisme puisse nous servir et que chacun se mette au service de l’autre pour accompagner cette action de Mercy Ships au Sénégal, puisqu’il y a des gens qui sont dans ce bateau depuis plusieurs années pour servir les autres. Je suis impressionné par la présence de la directrice générale d’Africa Mercy, des médecins, des spécialistes de santé qui travaillent bénévolement pour soulager des milliers de personnes. C’est une leçon à retenir. C’est ce que nous devons faire pour nos compatriotes en nous constituant dans une chaîne de solidarité pour construire un monde meilleur où chacun se sent aimé », a proposé le chef de l’Etat.

Eugène KALY

WARRIE BLACKBUM, DIRECTRICE GENERALE DE L’AFRICA MERCY : « NOTRE NAVIRE HÔPITAL APPORTERA L’ESPOIR ET LA GUÉRISON À DES MILLIERS DE PERSONNES »
La directrice générale d’Africa Mercy, Mme Warrie Blackbum, a remercié le président de la République d’avoir invité Mercy Ships à servir le Sénégal, qu’elle a qualifie de pays béni. « Sous votre leadership, nous travaillerons avec le gouvernement pour apporter l’espoir et la guérison à des milliers de personnes de ce pays qui n’ont pas accès à une chirurgie sécurisée, abordable et opportune », a-t-elle soutenu. Mme Blackbum a rappelé que le Sénégal et Mercy Ships ont signé un protocole d’accord pour venir ensemble en aide aux populations qui ont besoin de soins.

« Nous allons, dans ce cadre, fournir gratuitement tous les traitements chirurgicaux aux patients sénégalais. Mercy Ships servira cette nation en accord avec ses valeurs : Nous aimons Dieu. Nous aimons et servons les autres », a fait savoir la directrice d’Africa Mercy au président de la République. Elle a aussi invité la société civile, le secteur privé, les organisations confessionnelles et les professionnels de la santé à se joindre à Mercy Ships pour donner espoir et guérison à ceux qui ont besoin d’interventions chirurgicales.

E. KALY

Après les journalistes, ce sera autour du président de la République, Macky Sall, de visiter, aujourd’hui, Africa Mercy. Le plus grand bateau hôpital.

En escale au Port Dakar, Africa Mercy continue d’accueillir ses hôtes. Le bateau hôpital a reçu, hier, la visite d’un groupe de journalistes sénégalais. Après un briefing dans la salle d’attente, les journalistes, scindés en groupe de 10, ont visité les différents départements, notamment les services hospitaliers, les blocs opératoires, la salle de réveil de soins intensifs, etc. ils étaient tous impressionnés par la taille du bateau et les activités qui sont menées à l’intérieur. En recevant les professionnels des médias, Bryce Wagner, directeur exécutif de Mercy Ships Global, propriétaire du bateau, a indiqué que tous ceux qui travaillent dans ce navire hôpital sont des bénévoles. « Nous sommes tous engagés à servir des populations à travers le monde surtout celles qui n’ont pas accès aux soins », a-t-il souligné.

M. Wagner a expliqué que quand le bateau est en mode opération chirurgicale, plus de 400 bénévoles de différentes nationalités sont mobilisés. « C’est ce nombre que nous allons engager du mois d’août 2019 à juin 2020 pour aider des Sénégalais qui n’ont pas accès aux interventions chirurgicales d’en bénéficier et de retrouver leur santé et leur dignité », a soutenu le directeur exécutif de Mercy Ships. Il a informé que les bénévoles qui travaillent dans le bateau paient leurs billet d’avion et séjour afin de pouvoir se mettre au service des populations en situation de vulnérabilité.

Bryce Wagner, qui travaille comme bénévole dans le bateau hôpital depuis une trentaine d’années, a révélé que plusieurs milliards d’individus dans le monde n’ont pas accès aux actes chirurgicaux abordables en temps opportun. Pis, 1,7 million parmi eux meurent de malaria et de maladies tropicales. « Chacun de ses êtres humains est frère ou fils de quelqu’un qui veut les soigner, mais faute de moyens, abandonne ce dernier. Nous avons pris l’engagement de venir en aide à toutes ces catégories de populations pour qu’elles retrouvent la dignité », a expliqué, en faisant le tour du navire, notre interlocuteur. Les pays africains font partie de ceux qui bénéficient le plus de l’aide de l’organisation Mercy Ships qui, depuis des décennies, essaie, avec l’aide des bonnes volontés et des Etats occidentaux, de restaurer la santé et la dignité humaine. « 80% de l’argent de Mercy Ships vient des bonnes volontés et 20% des Etats et Ong », a fait savoir le responsable de Mercy Ships.

Une équipe de 60 techniciens veille à l’entretien et à la maintenance du bateau qui a déjà rendu énormément de services aux populations des pays les plus pauvres de la planète. M. Wagner ne s’est pas privé de rappeler aux journalistes sénégalais que le bateau est un village, car en plus des infrastructures sanitaires, il dispose, entre autres, d’une banque et d’écoles. Le bateau quitte Dakar ce 14 juin en direction de la Guinée où des populations bénéficieront des soins et interventions chirurgicales dites complexes. Il reviendra au Sénégal en août 2019 pour 10 mois.

Eugène KALY

Pour répondre à la demande pressante des Dakarois en eau, le gouvernement du Sénégal avait lancé, il y a un an, le Programme d’alimentation en eau potable de Dakar. Sur les 26 forages prévus, les 20 sont achevés et réceptionnés avec un débit dépassant les prévisions initiales. Ils seront mis en service entre la mi-juillet et la fin du mois d’août, selon le directeur général de la Sones.

Tassette : ouvriers, techniciens et ingénieurs sénégalais et chinois sont en plein dans les travaux de finition du réservoir et de la chambre de comptage. Au moment de l’arrivée de la délégation du directeur général de la Sones, qui a effectué une visite sur ces chantiers le 12 juin 2018, ils étaient tous à l’œuvre. Comme si le temps était compté. Sur ce site, il est prévu une dizaine de forages interconnectés. Ceux-ci refouleront l’eau vers le réservoir. Elle est ensuite aspirée par une station pour l’envoyer à Thiès afin de relever le niveau des réservoirs de cette ville, optimisant ainsi le fonctionnement de la station de Carmel, pour que l’eau puisse arriver en quantité suffisante et en bonne pression à Dakar. La mise en service de cette infrastructure hydraulique est prévue d’ici la fin du mois d’août.

Après Tassette, c’est Bayakh qui a accueilli la délégation de la Sones. Dans cette zone, il est prévu une batterie de 11 forages en deux sous-composantes. Pour la première phase, les 5 forages prévus sont achevés. Ils permettront de mobiliser 20.000 m3/jour, soit plus des 15.000m3/jour initialement prévus. Ici, une station de pompage en phase de finition est également en cours de réalisation. Il s’agit d’équipements de supervision, c’est-à-dire des conduites reliant ces forages et une conduite principale amenant l’eau jusqu’à la station pour ensuite l’acheminer à Rufisque afin de renforcer cette ville et ses environs. L’eau qui arrivait à Rufisque, à peu près 10.000 m3, sera, dès lors, détournée vers Dakar.

Déconnection des maraîchers de Pout
Hormis ces deux programmes, a mentionné le directeur général de la Sones, Charles Fall, il y a un programme de déconnection des maraîchers de Pout comme réponse. « Les plus grands maraîchers au Sénégal sont à Pout. Ils utilisent de l’eau potable d’un volume de 15.000 à 20.000 m3 pour arroser. Cela représente le volume de consommation d’une ville comme Saint-Louis. Heureusement que le président de la République avait initié un programme dans ce sens pour permettre aux producteurs de Gorom et de Sangalkam d’avoir une maîtrise parfaite de l’eau pour booster le maraîchage dans la région du Cap-Vert. Nous allons les reporter à ces forages avec une nouvelle conduite dont la réalisation est confiée à la Sde. Elle sera opérationnelle d’ici un mois », a-t-il rassuré.

Ces trois réponses principales, outre les forages complémentaires en cours de réalisation dans la région de Thiès, vont soulager des populations de Dakar. Ce, puisque la capitale du rail tire aussi son eau des conduites qui quittent le Lac de Guiers pour un volume d’à peu près 15 000 m3. « Renforcer la production à Thiès est une façon de renforcer la production à Dakar. Tous ces forages sont dotés de groupes électrogènes, pour qu’ils soient autonomes énergétiquement », a fait savoir M. Fall. Non sans relever qu’en plus de ces trois réponses urgentes, il y a une quatrième composante qui va entrer en ligne. Il s’agit des 6 forages de Thieudeum, Diender et Ndiar qui viendront se rajouter aux 5 forages de Bayakh pour consolider cet équilibre recherché depuis tant d’années.

A en croire le patron de la Sones, l’alimentation en eau de Dakar tire sa source au Lac de Guiers et d’une batterie de forages qui se situent le long de la Petite côte. « A Dakar, nous n’avons plus, aujourd’hui, la possibilité d’y faire des forages parce que nous avons atteint la limite de saturation. Depuis l’année dernière, l’Etat a mis en place un ambitieux programme pour apporter une réponse aux demandes des populations en eau. En attendant que les projets structurants, à savoir la troisième usine de Keur Momar Sarr et l’usine de dessalement, soient en service, le président de la République nous a instruit d’apporter des réponses urgentes, rapides, par anticipation à l’évolution de la demande en eau des populations de Dakar », a-t-il souligné.

Ndiol Maka SECK

Le ministère de la Santé et de l'Action sociale a offert un don de matériel médical au centre de santé de Cambérène. La cérémonie de remise a eu lieu, hier, en présence de Seydina Issa Thiaw Laye, fils aîné du khalife général des layènes, et du maire de Cambérène.  Le religieux a apprécié positivement le geste du ministère et prié pour le chef de l'Etat.

Cambérène, une cité religieuse qui reçoit beaucoup de pèlerins à l'occasion de la commémoration de l'appel de Seydina Limamou Laye. Ce qui a motivé la visite que le chef de l’Etat, Macky Sall, y a effectuée au mois de février dernier. Au cours de cette visite, un diagnostic a été établi sur la situation sanitaire de Cambérène. Le directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Aloïse Waly Diouf, a rappelé que c’est sur instruction du ministre de la Santé et conformément aux idéaux du chef de l'Etat en matière d'offre de soins de santé qu’une enveloppe de 110 millions de FCfa a été, par la suite, décaissée pour lancer la réhabilitation du centre de santé de Cambérène.

Dans le même ordre, a-t-il poursuivi, une autre enveloppe de 70 millions de FCfa a été dégagée pour renforcer le centre de santé en équipements médicaux. Cela, entre autres gestes que les intervenants ont mis à l’actif du régime actuel dans la quête de réponse aux préoccupations des habitants de Cambérène en matière de santé. Des efforts salués par la direction du centre de santé de Cambérène et le maire de la localité. La cérémonie a été mise à profit par le personnel du centre de santé pour mettre en relief les difficultés qui affectent son bon fonctionnement.

Le représentant du khalife général des layènes, Seydina Issa Thiaw Laye, a exprimé toute sa satisfaction liée à ce geste du ministère de la santé. De manière globale, le chef de l'Etat a, selon lui, fait mieux que ses prédécesseurs dans la prise en charge des besoins sanitaires de la communauté layène de Cambérène.

Abdou DIOP

« Tous les professeurs d’art plastique et musical de toutes les académies du pays sont priés de cesser formellement les enseignements à partir du lundi 18 juin 2018 et de se préparer à un boycott massif du Bac et du Bfem », lit-on dans un communiqué transmis par Force nationale des enseignants pour le renouveau de l’éducation (Fnere). Cela, « au cas où les autorités refuseraient manifestement à diligenter des solutions fiables et durables pour non seulement sauver l’année scolaire à l’Ena mais aussi et surtout de poser des actes forts allant dans le sens de revaloriser l’enseignement des arts et de la culture », a-t-on précisé. D’ailleurs, le Bureau exécutif national (Ben) de ce syndicat a décidé de soutenir les élèves-professeurs « actuellement en formation à l’Ecole nationale des arts (Ena) qui sont restés pendant deux mois sans faire cours à cause d’une grève déclenchée par des formateurs de ladite école ». De l’avis des rédacteurs du communiqué, cette grève a fini par « paralyser le fonctionnement de l’Ena et de compromettre l’année académique en cours ». Poursuivant, la Fnere a informé que « ces formateurs ont été affectés à l’Ena et leur poste budgétaire libéré, mais subissent, aujourd’hui, énormément de préjudices liés à leur statut et leur carrière. Sous un autre aspect, cette crise affecte gravement la formation des étudiants qui risquent de connaître une année blanche si rien n’est fait ». Dans la note transmise à la rédaction, l’on déplore ainsi le « manque de considération, de la part des autorités, envers l’éducation artistique ».

L’Office des forages ruraux (Ofor) va accélérer la construction des ouvrages hydrauliques à Toglou, dans la commune de Sindia. Désormais, l’eau ne sera plus une denrée rare dans cette localité et autres villages de la zone.

Le village de Toglou sort des entailles du relief accidenté de Diass. Les maisons sont dans un vallon entouré de part et d’autre par des élévations. C’est un village traditionnel où les habitations sont séparées par de petites exploitations familiales. L’agriculture et l’élevage restent la principale source de revenus. Au milieu du village, un imposant château d’eau s’élève vers le ciel. Il sera alimenté par un forage. Au pied de l’ouvrage, des flots d’espérance jaillissent de la bouche des notables, du chef de village, de la représentante du maire. La pénurie d’eau se conjuguera bientôt au passé, nous sommes au début de ce mois de juin. « Depuis 2010, Toglou traverse des pénuries. C’était dur. Nous avons hâte de réceptionner notre forage et notre château d’eau. Nous remercions les autorités qui ont pris en charge une de nos vieilles doléances », raconte Assane Diouf, le chef du village.

A Toglou, les habitants remercient deux exploitants agricoles qui y ont construit des forages. « Modou Mbacké et Serigne Djibril Mbacké ont approvisionné le village avec leur forage », rappelle Yakam Diouf qui parle au nom du Jaaraf.
Le calvaire et la corvée d’eau ne rythmeront plus la vie des populations. L’Office des forages ruraux (Ofor) porte bien les préoccupations d’accélération de la réalisation des ouvrages hydrauliques. C’est ce qui justifie le détour effectué par son directeur général, Seyni Ndao, et le préfet de Sindia, Cheikh Fall. « En tant que techniciens, c’est normal que nous venions suivre l’état d’avancement des travaux », souligne d’emblée le directeur général de l’Ofor. L’eau coulera donc à Toglou. Depuis 2012, des investissements consentis par les autorités ont permis à des milliers d’habitants des zones rurales d’avoir accès à la ressource vitale. « Le président de la République, Macky Sall, a fait de la réduction des disparités en termes de répartition des services sociaux de base sa priorité. Au cours de ces dernières années, plus de 200 forages ont été construits à travers le pays », note Seyni Ndao qui fait de l’achèvement des travaux une urgence. L’horizon s’éclaircit alors pour des villages de Toglou comme Boukhou, Kandam, Mbouroup, Benteigné…. « Nous apprécions à sa juste valeur la construction de ces ouvrages hydrauliques. Depuis des décennies, des villages de cette zone étaient confrontés à l’accès à l’eau potable. Nous ne pouvons que remercier le président de la République, Son Excellence Macky Sall », laisse entendre la deuxième adjointe au maire de Diass, Mariama Dione.

Les autorités ont saisi l’occasion pour lever les équivoques liées aux malentendus sur la réforme de l’hydraulique rurale. La délégation de service public, insiste le préfet de Sindia, vise à assurer la continuité des services dans le monde rural. « L’Etat ne propose jamais une réforme qui va à l’encontre de l’intérêt des populations. Il veut que les populations du monde rural aient la même qualité de l’eau que les habitants des zones urbaines. En plus, seule la professionnalisation du secteur réglera les problèmes », plaide Cheikh Fall. La disponibilité et la continuité des services sont, entre autres, les raisons de la mise en place de la réforme du sous-secteur.

Idrissa SANE

 

L’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) a débloqué près d’un milliard trois cent millions au titre de subventions pour les mutuelles de santé engagées dans la couverture de l’assurance  maladie. Cette information  a été donnée en marge d’un atelier de partage et de validation du projet d’implication du secteur privé dans la mise en œuvre de ce programme public.

Le secteur privé va jouer sa partition dans l’élargissement des populations bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (Cmu) au Sénégal. C’est, en tout cas, l’impulsion nouvelle qu’entend donner la direction de ce programme gouvernemental avec la mise en place d’un projet pilote couvrant les départements de Rufisque, Kaolack et Thiès. L’atelier de lancement, qui a eu lieu à Kaolack, a été saisi par la direction de l’Agence pour la Couverture maladie universelle (ACmu) pour faire le point sur le niveau d’avancement de l’initiative publique.

Selon le Dr Serigne Diouf, directeur de l’Assurance maladie à l’ACmu, « l’implication du secteur privé dans la mise en œuvre du programme à travers la contractualisation balise et installe un cadre harmonieux préparatoire d’un dialogue fécond et mobilisateur et va renforcer les performances de l’agence  ». Il a indiqué que 1.242.000.000 de FCfa ont été mobilisés au titre de subventions pour les mutuelles de santé collaborant avec l’agence publique dans l’assurance maladie. Revenant sur les performances engrangées par l’ACmu, ce responsable de département a rapporté qu’a la date du 31 décembre 2017, en dépit des efforts déployés, l’objectif initial de 75 % de couverture n’a pas été atteint. «

Seuls 49 % de la population ont accès à la couverture risque maladie », a-t-il rappelé.
Toutefois, des avancées sont notées dans la prise en charge de certains segments de la population. « Dans le cadre de la politique d’assistance médicale, la Cmu a couvert 2.384 902 individus toutes catégories socio-économiques confondues. Par ailleurs, 2.635.309 enfants âgés de moins de 5 ans ont été gratuitement consultés, 2.060.318 enfants ont été gratuitement vaccinés, 19.809 femmes ont bénéficié de césariennes gratuites, tandis que 145.995 personnes âgées de 60 ans et plus ont eu droit aux services offerts dans le cadre du Plan sésame », a détaillé le responsable de l’Assurance maladie à la Cmu.

Ces résultats encourageants pourraient cependant être renforcés par une meilleure implication du secteur privé, comme le suggèrent les objectifs attendus du projet qui sera testé dans les départements de Rufisque, Kaolack et Thiès. C’est, du reste, le sentiment du préfet du département hôte qui évoque une étape majeure franchie dans le combat pour l’universalité de l’accès aux soins de santé pour tous dans notre pays.

Elimane FALL

 

Le Port autonome de Dakar (Pad) accueille, depuis hier, Africa Mercy, le plus grand navire hôpital du monde. En escale au Sénégal, il sera visité, demain, par le chef de l’Etat. Le bateau reviendra en août 2019 pour offrir aux populations, pendant un an, des soins, des interventions chirurgicales, des formations…

Africa Mercy, le plus grand bateau hôpital du monde est à Dakar. En partance pour la Guinée, le navire fait actuellement une escale de 72 heures au Port autonome où il est arrivé hier aux environs de 10 heures. Les membres de l’équipage et de nombreuses personnes à bord ont été accueillis et salués par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, et le directeur général du Pad, Aboubacar Sadikh Bèye.
Africa Mercy a traité plus de 163.000 patients, soulagé, par ses interventions chirurgicales, plus de 89.000 patients et participé à la formation de 6.150 professionnels de santé de pays hôtes… D’une capacité de 1.200 m2, le bateau hôpital est divisé en cadrans contenant des équipements, des services, cinq blocs opératoires et d’une salle de réveil de soins intensifs de 4 lits pour les personnes à revenus faibles. Le navire dispose aussi de salles d’hôpital de 80 lits où une équipe de bénévoles offre gratuitement des interventions chirurgicales à bord. Ces dernières vont de la cataracte à l’ablation de tumeurs en passant par la chirurgie générale, orthopédique, plastique, jusqu’à la réparation de la fistule obstétricale.

Mission humanitaire
Le bateau hôpital possède un scanner et un service de radiographie et de laboratoire. D’autres infrastructures comme des écoles, où étudient des centaines d’élèves, une piscine, des supermarchés, des espaces de sports, entre autres, pour l’épanouissement de ceux qui sont à bord y sont décelées. C’est ce navire hôpital qui reviendra au Sénégal en août 2019. Il séjournera au Port autonome de Dakar jusqu’en juin 2020, avec un seul objectif : soulager les populations qui ont besoin de soins et de certaines interventions chirurgicales.

Pour le  ministre de la Santé et de l’Action sociale, le passage de ce navire dans les eaux sénégalaises prépare l’accueil prochain du bateau qui va, pendant un an, effectuer une mission de portée humanitaire dans notre pays. « Avec ce bateau, beaucoup de Sénégalais qui ont besoin d’interventions chirurgicales complexes seront soulagées », a promis Abdoulaye Diouf Sarr. Il a indiqué que « le plateau technique du bateau permettra d’offrir aux professionnels de santé sénégalais des sessions de renforcement des capacités dans des domaines variés de la santé. Les chirurgiens sénégalais et ceux de l’équipage partageront aussi leurs expériences ».

Avec la présence de ce navire au Sénégal, certaines structures de santé seront rénovées. Elles verront leurs plateaux techniques améliorés. « Ce bateau hôpital sera à Dakar pour servir la population puisqu’un dispositif pertinent sera mis en place pour aller chercher des Sénégalais habitant dans les coins les plus reculés du pays pour les amener à Dakar en vue de les soulager. C’est donc le bateau de l’espoir », a estimé M. Sarr. Africa Mercy consacre beaucoup de ses activités dans les pays en développement, en particulier en Afrique.

Plusieurs centaines de bénévoles issus de 40 pays sont souvent à bord du bateau pour rendre service aux populations en quête de soins. Parmi eux, la directrice d’Africa Mercy, Warrie Blackbum. Elle s’est réjouie de cet arrêt au Pad où elle recevra, demain, la visite du président de la République, Macky Sall. « Nous sommes fiers de faire cette escale. Nous profitons de l’occasion pour remercier le président Sall pour son invitation. Cette petite escale lance les activités de notre prochain séjour au Sénégal où nous reviendrons offrir notre expertise », a dit Mme Blackbum.

 

Mercy Ships pour l’amélioration des soins des populations

Mercy Ships dispose du plus grand navire hôpital du monde (Africa Mercy). C’est une organisation humanitaire internationale basée sur les valeurs chrétiennes. Sa mission consiste à améliorer l’accès aux soins de santé des populations issues des pays en développement. Grâce à ce bateau, Mercy Ships travaille avec les pays d’accueil pour aider à combler les insuffisances dans le secteur sanitaire.

Eugène KALY

 

L’Office des forages ruraux a supporté le renouvellement des pompes et des accessoires… pour un coût d’environ un milliard de FCfa en 2017. Or les Associations des usagers des forages (Asufor) devaient prendre en charge le dépannage des équipements. Avec l’arrivée des privés, l’Etat va réduire ses dépenses et pourra faire d’autres investissements. « Il faut accentuer la sensibilisation et la communication sur la réforme qui a pour but de garantir les services d’une eau de qualité, sans compter la mise en place d’une politique efficace d’entretien des ouvrages », souligne le directeur général de l’Ofor. Seyni Ndao a confirmé les tendances baissières du prix de l’eau en milieu rural dans des collectivités territoriales sous délégation de service public de l’eau. « Si nous faisons un résumé, nous pouvons dire que l’Etat a dépensé plus de 200 milliards de FCfa pour le secteur de l’hydraulique au cours des trois dernières années », informe-t-il.

I. SANE

Le Sénégal va accueillir le plus grand évènement mondial de son histoire depuis son indépendance. Le prochain Forum mondial de l’eau se tiendra au Sénégal en 2021. Dans cette interview, le président du Comité préparatoire de la candidature du Sénégal, Abdoulaye Sène, égrène les critères qui ont prévalu au choix du Sénégal. Il s’agit, entre autres, du leadership du président de la République, Macky Sall qui a porté les questions liées à l’accès à l’eau au Conseil de sécurité des Nations-Unies, des performances du Sénégal en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, de sa diplomatie, de son expérience à abriter des événements de dimension internationale et de ses atouts logistiques actuels et futurs. D’ici à 2021, le Sénégal a lancé des initiatives visant à accélérer la marche vers les Objectifs de développement durable.

Le Sénégal a participé au Forum mondial de l’eau à Brasilia. Quel bilan tirez-vous de la participation du Sénégal ?
C’est un bilan très positif à tous les égards. L’étape de Brasilia est très importante. C’était l’occasion pour le Sénégal de prendre connaissance des modalités d’organisation du 8e Forum, de voir la participation des acteurs, d’apprendre des points positifs et des points négatifs. A cela, il fallait que la présence du Sénégal suscite l’intérêt de tous les acteurs du monde à venir au Forum de Dakar. Parce que le défi numéro 1 d’un forum, c’est celui de la participation : le nombre des participants, la qualité de la participation et surtout le contenu du programme. Le Sénégal s’est préparé à atteindre tous ces objectifs. Il s’agit d’apprendre, de nouer des contacts, mais surtout d’avoir une participation de qualité qui démontre notre capacité à accueillir un forum mondial. Nous devons rappeler que c’est le plus grand événement mondial dans le domaine de l’eau.

C’est une participation réussie. D’abord les plus hautes autorités ont apporté la plus grande attention. Ensuite qu’il était prévu que le président de la République y prendrait part personnellement, en tant que président du futur pays d’accueil. Les circonstances nationales, notamment l’accident de l’hélicoptère ne lui ont pas permis d’y aller mais le Premier Ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, l’a très bien représenté. Il a invité le monde entier voir ce que le Sénégal est en train de faire pour l’accès à l’eau potable, son engagement politique au Conseil de sécurité. M. Dionne a insisté sur la politique du Sénégal pour l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en prenant les exemples de coopération avec les pays frères à travers l’Omvs et l’Omvg.

Je dois signaler qu’en plus du Premier Ministre, il y avait le ministre des Affaires étrangères, Sidiki Kaba, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye. Nous avons eu l’appui de notre ambassade et celles des pays amis. L’idée du président de la République, est d’accueillir le forum pour le compte de l’Afrique.

De façon concrète, qu’est-ce que le Sénégal a présenté aux autres pays pour susciter leur intérêt à venir participer au forum de Dakar ?
Nous avons une diversité de participants. Il y avait des parlementaires, des élus locaux, des universitaires, des professionnels, du secteur privé, des jeunes professionnels de l’eau, des étudiants... Nous sommes partis de façon significative. A part le pays hôte, le Brésil, le Sénégal avait le plus grand stand. Nous avons respecté la tradition en matière d’aménagement de stand. De gros efforts ont été faits pour l’organisation de l’espace, la décoration et l’animation culturelle. Durant toute la semaine, il y a eu des sessions de manière continue. Nous avions entre 4 et 5 sessions par jour. Nous avons organisé des sessions conjointes avec la Bad, l’Afrique du Sud. Egalement avec d’autres pays dans notre stand. Notre pays a été très représenté à toutes les sessions. C’est le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal qui a clôturé la journée mondiale de l’eau. La Sones, l’Ofor, l’Onas, l’Olac, la Sde ainsi que l’Omvs et l’Omvg étaient présents. La ville de Dakar a été fortement représentée. Sa délégation s’est distinguée par sa participation aux sessions. Nous avions de l’animation culturelle de façon continue pendant toutes les pauses déjeuners avec des artistes sénégalais installés au Brésil. Nous avons organisé, avec le Brésil, la cérémonie de remise de flambeau la plus mieux réussie en faisant venir à cette occasion l’artiste planétaire Youssou Ndour.

Qu’est-ce qui a présidé au choix du Sénégal pour accueillir le Forum mondial de l’Eau ?
A Sene OmvsIl faut d’abord noter que ce n’est pas évident qu’un pays comme le Sénégal puisse convaincre le jury de ses capacités à accueillir un tel événement. Jusqu’ici, cet événement était organisé par des pays qui ont des moyens plus importants même si nous avons à l’esprit que le premier Forum mondial a été organisé en 1997 au Maroc. Mais, il faudra souligner que celui-ci a servi de base pour configurer ce qui est devenu aujourd’hui le Forum mondial. Dans le passé, les pays organisateurs étaient le Brésil, la Corée du Sud, la Turquie, le Mexique, les Pays-Bas et le Japon. Il a fallu que le Sénégal démontre sa volonté politique fondée sur un engagement constant en matière d’eau pour que sa candidature puisse peser. Le Sénégal a été le premier pays à porter le débat sur eau et sécurité au Conseil de sécurité des Nations-Unies. Ce n’est pas un hasard si le président de la République, Macky Sall fait partie du Haut Panel sur l’eau qui a été mis en place par le système des Nations-Unies.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Mansour Faye fait aussi partie du Panel de haut niveau sur la paix et la sécurité. Nous avons également démontré notre engagement en Afrique. Le Sénégal figure sur la liste des trois pays pionniers qui ont mis en place la Conférence africaine des ministres chargés de l’eau (Amcow). Il est aussi un exemple au sein de l’Omvs et de l’Omvg. D’ailleurs les indicateurs publiés par le Think Tank placent l’Omvs parmi les organismes de bassin les plus performants au monde. Cette année, l’Omvg a regagné ce groupe. Le Sénégal fait partie des pays qui ont atteint les Omd à l’époque, en matière d’eau potable. Il y a ces acquis. Mais il s’y ajoute que le Sénégal a une diplomatie internationale qui est réputée. Pour preuve, il a abrité à plusieurs fois le sommet de la Francophonie et l’Organisation de la conférence islamique. Certes ces événements n’ont pas la même taille, ne sont pas de la même nature, mais cela illustre la capacité du Sénégal à accueillir des événements internationaux. Nous avons déjà organisé la Coupe d’Afrique de Football. C’est un pays ouvert. Donc nous avons une capacité de mobilisation et une capacité à porter ces genres d’événements.

Je pense que le Forum mondial de l’eau serait le plus grand événement mondial que notre pays aurait organisé depuis son indépendance. Nous parlerons du Festival mondial des arts nègres, ce sont des événements assez segmentés alors que le Forum mondial de l’eau est ouvert à tous les continents et à tous les acteurs. Cela risque d’être certainement le plus grand événement que le Sénégal va organiser. Nous avons misé sur notre diplomatie, sa reconnaissance au plan international, sur l’engagement politique du président de la République qui a été très présent dans la présentation de notre candidature et dans sa promotion.

Le Sénégal serait-il prêt au plan de la logistique ?
Nous voulons démontrer que le Sénégal dispose aussi de capacités logistiques. Le premier problème, c’est de dire nous avons assez d’hôtels, assez de salles ? Aujourd’hui, vous avez tous ces chantiers en cours. Le Sénégal aura une capacité d’accueillir un tel forum. Nous avons le Centre international de conférence Abdou Diouf à Diamniadio où d’autres établissements hôteliers sont en construction. Nous avons déjà comme acquis les grands hôtels de Dakar, de la Petite Côte et de la ville de Thiès et d’autres qui seront construits près de l’Aéroport international Blaise Diagne.

Nous pouvons utiliser le centre de conférence de la Cité ministérielle, il y aura des amphithéâtres avec l’Université de Diamniadio. De plus, l’Aréna en construction permettra d’accueillir les cérémonies d’ouverture et de clôture. Il y a aussi la possibilité d’aménager aux abords du Centre des chapiteaux pour les expositions et les sessions. Tout cela a convaincu le Conseil mondial de l’eau à accepter la candidature du Sénégal.

Pourquoi l’Initiative Dakar 2021 ?
Nous avons voulu nous inscrire dans une démarche d’un forum rénové. En général, le forum est perçu à tort comme étant un événement qui se déroule sur une semaine. Ce n’est pas le cas. Le forum, c’est un processus préparatoire qui dure au moins 3 ans. Durant cette période, il y a des réflexions, des rencontres, des initiatives pour faire avancer l’agenda de l’eau. Nous étions les porteurs de messages à Brasilia pour dire que le Sénégal et l’Afrique ont des appréhensions par rapport à l’atteinte des Objectifs de développement durable en 2030. Par conséquent, nous voulons appeler la communauté internationale à prendre conscience des risques et à redoubler d’efforts pour que l’accès universel à l’eau potable soit réalisé avant même 2030. Avec l’appui de ses partenaires, le Sénégal veut contribuer à l’accélération de l’atteinte des Odd.

Nous voulons un forum qui met en avant les priorités de l’Afrique tout en restant ouvert à toutes les questions et à tous les défis de l’accès à l’eau à l’échelle mondiale. C’est dans ce cadre que nous avons proposé au Conseil mondial de l’eau de mettre en place l’initiative Dakar 2021. Il s’agira, d’ici 2021, d’élaborer et de réaliser ces projets de manière à ce que nous puissions présenter des résultats concrets issus du processus préparatoire. Il nous faut un processus préparatoire qui génère des réalisations concrètes qui contribuent à l’amélioration de l’atteinte des Odd en particulier pour l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.

Cette initiative pourrait signifier à travers le monde 2021 systèmes d’alimentation en eau pour 2021 collectivités dans le monde. Nous allons aussi adresser la question de la formation. Tout le monde sait qu’il y a un déficit de ressources humaines qualifiées. Il faut donc former des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers et des acteurs. Notre souhait, c’est aussi de faire avancer l’agenda des organismes internationaux de gestion des eaux transfrontalières. Le Sénégal est un exemple. Ce n’est pas un hasard si le Sénégal abrite les sièges de l’Omvs et l’Omvg. Nous voulons faire valoir ces expériences. Nous voulons que le monde s’en inspire pour qu’il y ait davantage d’initiatives.

Quelle est la finalité du Fonds bleu mondial ?
Le Sénégal a lancé le Fonds bleu mondial en ayant comme but de mobiliser des ressources financières pour la concrétisation des projets d’accès à l’eau potable d’ici à 2021. Le Premier Ministre a lancé formellement le Fonds mondial de l’eau. Le Sénégal a voulu d’abord être exemplaire avec l’initiative d’un Fonds national de l’eau. L’Afrique du Sud et la Bad ont décidé de nous accompagner en lançant un Fonds africain de l’eau en cours d’alimentation. Nous avons des appuis à l’échelle mondiale. Nous souhaitons que d’ici 2021, ce Fonds soit opérationnel.

Nous voudrions, comme cela a été fait ailleurs et d’une manière différente, que Dakar 2021 soit l’occasion de lancer des initiatives historiques allant dans le sens de l’accélération des Odd en matière d’accès à l’eau potable et de prise en charge des préoccupations africaines en lien avec l’agenda 2063. L’objectif, c’est d’avoir un forum rénové en lien avec les préoccupations de l’Afrique tout en restant international, avec un lien sur les grands agendas comme l’Accord de Paris sur le climat.

Propos recueillis par Idrissa SANE (texte) et Abdoulaye Mbodj (photo)

Un chantier est ouvert aux abords du bassin de Ndamatou. Les engins ouvrent des tranchées où des grues enfoncent des conduites de diamètre 500. Le doublement de la conduite de Keur Niang est effectif. C’est une vielle doléance de la cité religieuse de Touba où sera érigé un bassin d’infiltration de 10.000 m3. Ces nouveaux chantiers sont évalués à plus d’un milliard de FCfa.

Sur la route de Taïf, à quelques jets de pierre de l’enceinte des murs roses du bassin de Ndamatou, une benne chargée de tuyaux est immobilisée sur le trottoir. D’autres conduites sont entreposées au bas côté de la route. L’engin soulève les conduites et les enfonce dans l’excavation. C’est le propre des travaux d’assainissement. Les citoyens ne voient pas toujours le travail de fond. Les ouvrages sont enfouis. Leurs impacts sont visibles en aval. La nouvelle revanche sur les inondations se jouera sur cet axe de 8 km parcouru par une conduite aux dimensions plus importantes. «Nous ne pouvons pas dire qu’il n’y aura plus d’inondations, mais leurs impacts négatifs seront atténués de manière nette», assure le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho. La délégation fait un détour au bassin de Ndamatou. Le fond de l’ouvrage est couvert d’une eau noirâtre. Sa vocation, c’est d’être le réceptacle des eaux pluviales. Mais, il reçoit les eaux aussi bien en saison sèche qu’en saison des pluies. La construction des ouvrages est une paire de manche. La bataille à remporter, c’est celle de la conscientisation de masse pour le bon usage. A l’extérieur, à quelque mètres de la carrière, un bassin d’une grande capacité sera érigé au milieu de cette vaste étendue de terre dénudée. Sur le site, des échanges entre les mandataires du guide religieux et les autorités de la municipalité convergent sur la prise en compte de l’évolution fulgurante de la population et, par ricochet, de l’augmentation des besoins.

L’atténuation des conséquences est une attente pressante à Keur Niang et les environs. Les autorités vivaient dans la pression durant l’hivernage. Mais, les bénéficiaires ne veulent pas une précipitation dans l’exécution des travaux. « Nous voulons que les travaux soient bien exécutés afin que nous puissions résoudre de façon durable les inondations », insiste le maire de Touba, Serigne Abdou Lahad Diakhaté.

Le fils de Serigne Mourtala, Serigne Abdou Mbacké a salué le début de construction de nouveaux ouvrages qui viennent en appoint aux efforts de la communauté mouride. Leur attente est grande. Les victimes comme les autorités pensent déjà à un hivernage avec moins stress. « C’est la concrétisation d’une promesse. L’attente a été longue. Il arrivait qu’on me réveille à 2 heures pour me parler du débordement du bassin de Keur Niang. Avec le doublement de la conduite, les conséquences des inondations seront moindres », croit le gouverneur de la région de Diourbel, Moustapha Ndao.

Les nouveaux chantiers coûtent plus d’un milliard de F Cfa. Le montant vient s’ajouter à l’assiette des investissements qui a dépassé la barre d’une dizaine de milliards depuis 2012. Le réseau ne cesse de s’étendre parallèlement et les besoins ont pris les effets de sommet. L’avis accepté : l’assainissement de la cité religieuse est en bonne place dans l’agenda des autorités. «En plus du lancement des travaux pour les nouveaux ouvrages, des clés édicules publics viennent d’être remises. L’assainissement de la ville de Touba est une priorité pour le président de la République, Macky Sall», confie le porte-parole du Magal de Touba, Serigne Cheickh Abdoul Baly. Au bout de 6 mois, le réseau comptera de nouvelles infrastructures. Mais, il faut certainement maintenir le rythme d’investissement au profit de ce sous-secteur. L’excroissance de la cité religieuse est un cas à part dans le monde. Rappelons que le coût des ouvrages d’assainissement de drainage des eaux pluviales s’élève à 9.300.000.000 FCfa.

Le cap des investissements sera maintenu. Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers l’Onas va s’attaquer aux points bas de Touba Mosquée, Darou Khoudoss, Darou Marnane, Khaïra, Daroul Rahmane, Halimoul Kabir, Gouye Mbind, Darou Miname, Guédé... C’est un nouveau point de départ pour ces milliers de Sénégalais de Touba. L’amélioration de leur cadre de vie est plus une priorité pour les autorités.

Par Idrissa SANE, Mamadou DIEYE (textes) et Assane SOW (photos)

EVACUATION DES EAUX USÉES : BIENTÔT LE DÉMARRAGE D’UN PROJET DE 15 MILLIARDS DE FCFA POUR LA CITÉ RELIGIEUSE
L’évolution démographique et l’urbanisation fulgurante ne sont pas proportionnelles aux investissements destinés à la construction des ouvrages d’assainissement. Depuis plusieurs années, la cité religieuse s’est développée à un rythme qui a abouti à un déficit de prise en charge des besoins d’assainissement. Aujourd’hui, les autorités comptent faire de leur mieux afin d’inverser la tendance. La Banque Ouest africaine de développement (Boad) a financé un projet d’une grande envergure pour la ville sainte de Touba. Les objectifs, c’est d’offrir à des milliers de ménages des services d’assainissement. « Un projet inédit visant l’assainissement des eaux usées d’un coût de 15 milliards de FCfa va démarrer avant la fin du mois de juillet. Ce projet constitue une avancée majeure. Tout ces acquis nous permettent d’affirmer que dans les deux ans à venir, Touba va se départir des problèmes d’assainissement. Il faut toutefois reconnaître que le rythme de croissance de la cité religieuse est rapide », précise le directeur général de l’Onas. Lansana Gagny Sakho ajoute : « le Président Macky Sall nous a instruits d’effectuer un travail à la dimension de la ville de Touba. Je ne dis pas aussi qu’il n’y aura pas d’inondation à Touba cette année, mais, elle sera sensiblement réduite ».

I. SANE et M. DIEYE

Le ministre porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, a procédé hier, à l’installation des membres du comité de pilotage du Haut conseil national de la sécurité sanitaire mondiale. Ces derniers peuvent désormais commencer à travailler dans le cadre du concept « On Health », une seule santé.

Les membres du comité de pilotage du Haut conseil national de la sécurité sanitaire mondiale ont été installés, hier, à Dakar, par le secrétaire général du gouvernement Seydou Guèye. La présidence du comité est assurée par la Primature avec à son sein un secrétariat permanent. Le reste du comité est composé d’un « Task force » multisectoriel, avec des points focaux issus des différents départements ministériel, des partenaires techniques et financiers, des acteurs du secteur privé et de la société civile, du monde universitaire et de la recherche...

Le ministre Seydou Guèye a aussi validé la mission de ces membres dans le cadre de « One Health », une seule santé. En tant que président du comité de pilotage, M. Guèye a affirmé que la mise en place des plateformes, le renforcement de la surveillance, la gestion des urgences, le renforcement des capacités des ressources humaines et tant d’autres mesures appropriées constituent une nécessité si le Sénégal veut rendre son système de santé humaine, animale et environnementale performant.

Le concept « One Health », est certes une question d’actualité mais elle est plus qu’une exigence. « C’est dans un contexte que le Sénégal a mis en place une structure de coordination et de la sécurité sanitaire mondiale dénommée One Health » a-t-il souligné. Le ministre a rappelé que conformément au Plan Sénégal émergent, l’Etat s’est engagé à fournir les efforts supplémentaires en matière de santé et de sécurité en améliorant l’offre et la qualité des services de santé. Cette exigence concerne également la prévention et la lutte contre les maladies aux travers des stratégies renforçant la sécurité à tous les niveaux. Il a ajouté qu’en relation avec l’approche « One Health »,  certaines initiatives ont été déjà prises parmi lesquelles, la création d’un centre des opérations de gestion interministériel des crises ainsi que celui des opérations d’urgences sanitaires. Il en est de même pour le renforcement de la surveillance humaine, animale et environnementale. A cela s’ajoute le renforcement de la biosécurité et l’auto-évaluation du règlement sanitaire international grâce à l’appui des partenaires de l’Etat.

S’exprimant au nom des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé, Dr Farba Lamine Sall, par ailleurs chargé du bureau de l’Organisation mondiale pour la santé (Oms) au Sénégal, a magnifié le concept une seule santé. Il a promis que l’Oms poursuivra ses efforts auprès du gouvernement sénégalais en vue d’instituer au Forum du partenariat régional pour que l’approche une seule santé, soit utilisée en tant que plateforme de réalisation d’actions, de mobilisation de ressources et d’établissement d’un consensus entre les partenaires et l’Etat.

Eugène KALY

Après Parakou, au Bénin, qui a accueilli, du 16 au 18 avril derniers, les travaux de la Zone 1, la Revue annuelle des projets en Afrique (Rapa) de l’Ong Aide et Action internationale a fait escale à Saly pour les travaux de la Zone 2.

Après une année d’exercice qui a permis à Aide et Action internationale de mener des activités dans plusieurs pays africains, l’heure est au bilan. Ainsi, l’Ong qui est présente dans 12 pays d’Afrique et a entamé ses travaux par la Zone 1, précisément à Parakou, au Bénin, a achevé sa revue annuelle pour la Zone 2 qui comprend le Sénégal, la Guinée, le Mali et Madagascar.

A Saly Portudal, il était question, selon son président, Djibril Débourou,  de créer « un espace d’échanges et de partage pour mieux faire valoir les pratiques éprouvées et les expertises disponibles au niveau des pays de la région dans le processus des projets, dans l’ultime but d’améliorer la performance des projets éducatifs ».

Aide et Action a appuyé les gouvernements à régler un certain nombre de problèmes, en particulier dans le domaine de l’éducation. L’essentiel de ses interventions dans ces pays intéresse la qualité de l’éducation ; elle aide à relever la qualité des enseignements formels et non formels. Le thème des travaux de cette année a porté sur « Renforcer la mise en œuvre des plans de développement de la mission en Afrique à travers la mise en commun et la valorisation de nos expériences et expertises soutenues par une démarche collaboratrice conséquente ». La finalité de cet exercice contribue, selon les responsables de l’Ong, à renforcer la qualité du déploiement de la Mission éducative en Afrique.

Au Sénégal, Koffi Adjimon, directeur régional, a renseigné qu’ils exécutent un projet dans les régions de Tambacounda et Kédougou, pour un appui à la gouvernance de l’école. « Nous travaillons également sur les questions de formation et insertion des jeunes non scolarisés ou déscolarisés, pour qu’ils puissent s’insérer et avoir un emploi », a-t-il déclaré. Aussi, y a-t-il des questions d’état civil que l’Ong expérimente au Sénégal, car d’après son directeur régional, c’est une problématique majeure pour les enfants qui n’ont pas de citoyenneté, notamment ceux en classe de Cm2.

Khady Diop Mbodj, la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, a, pour sa part, souligné que l’Ong Aide et Action est un partenaire fidèle de l’Etat du Sénégal parce que sa collaboration ne se limite pas seulement au secteur de l’éducation.

Ousseynou POUYE

Le ministère de la Santé, grâce au soutien de la Banque mondiale, a mis 33 appareils d’échographie à la disposition de 26 districts sanitaires. Ces équipements sont destinés à améliorer la santé de la femme et de l’enfant.    

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a réceptionné, le 5 juin 2018 à Dakar, 33 appareils d’échographie d’une valeur de 77 millions de FCfa. Offerts par la Banque mondiale, ces appareils iront aux 26 districts sanitaires des régions de Kaffrine, Kolda, Kédougou, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor.

De l’avis de M. Sarr, ils permettront d’assurer le bon suivi des femmes enceintes puisque le don entre dans le cadre du Projet de financement de la santé et de la nutrition (Pfsn), fruit de la coopération entre et le Sénégal et la Banque mondiale. « Cet important équipement vient renforcer les efforts inlassables du gouvernement pour le relèvement du plateau technique des formations sanitaires de notre pays », a-t-indiqué, rappelant que, depuis 2012, d’énormes investissements ont été réalisés dans le domaine de la santé mais aussi de l’action sociale. Lesquels efforts ont contribué à l’amélioration de la prise en charge sanitaire des populations de différentes catégories.

Le représentant de la Banque mondiale, Moussa Dieng, a, pour sa part, réitéré l’engagement de l’institution financière à soutenir davantage la politique de santé du Sénégal. Ces équipements, a-t-il avancé, vont renforcer la prise en charge de la santé de la mère, de l’enfant et du nouveau-né des localités bénéficiaires. Sur ce, le ministre de la Santé a invité à veiller à leur entretien, pour qu’ils puissent servir le plus longtemps possible.
Quant au médecin-chef du district de Kaffrine, il a indiqué que, dans le cadre des stratégies avancées, ce matériel va aider les agents de santé de sa circonscription à toucher le maximum de femmes.

Eugène KALY

 

Le chef de la Division régionale de l’environnement attire l’attention des populations sur les dangers que représentent les sachets plastiques pour notre environnement et la santé des animaux.

Les sachets plastiques constituent un réel danger pour notre cadre de vie mais aussi pour l’imperméabilisation des sols et la santé des animaux. C’est ce qu’a rappelé Amadou Pauline Diagne, géographe, environnementaliste et chef de la Division régionale de l’environnement et des établissements classés, le 5 juin 2018, à Kolda, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement. Le thème de cette année est : « Combattre la pollution plastique ». La rencontre s’est tenue en présence des mouvements et associations des jeunes engagés dans la croisade contre la dégradation de l’environnement, notamment dans la lutte contre la déforestation et le péril plastique.
M. Diagne a mis à profit cette rencontre pour attirer l’attention des populations sur les dangers que représente la pollution plastique pour les êtres humains, les animaux y compris le milieu marin. Il a plaidé en faveur d’un changement de comportement sur l’utilisation des sachets plastiques de faible micronage vendus dans le commerce en dépit de la loi interdisant leur importation et leur utilisation qui a été votée par l’Assemblée nationale en 2015.

Cependant, force est de constater que, plus de trois ans après l’adoption de cette loi, le phénomène persiste encore au Sénégal. Un sachet plastique reste, selon lui, 400 ans dans le sol avant de se dégrader. « C’est une journée d’information et de sensibilisation par rapport aux problématiques environnementales en cours au niveau mondial. Vous conviendrez avec moi que notre environnement est agressé de toute part par les sachets plastiques. A l’entrée et à la sortie des villes et villages, nous sommes accueillis par les plastiques, nous sommes aussi raccompagnés par des plastiques », a soutenu Amadou Pauline Diagne qui a félicité les jeunes pour leur forte mobilisation et pour leur engagement contre le péril plastique.

Mamadou Aliou DIALLO

La mise en place d’un dispositif de recyclage des déchets plastiques a été vivement recommandée à Fayil (commune de Diouroup) que les autorités ont choisi pour abriter la 46ème édition de la Journée mondiale de l’environnement dans la région de Fatick.

Le dispositif de recyclage des déchets plastiques devrait permettre une bonne gestion de la collecte des déchets plastiques surtout dans la ville de Fatick où on a noté un boom démographique extraordinaire ces dernières années. Pour cette raison, le gouverneur de la région a estimé que « le gouvernement, les industries, les communautés et les individus doivent explorer ensemble des alternatives durables pour réduire de toute urgence la production et l’utilisation excessives des plastiques à usage unique, responsables de la pollution de nos écosystèmes et menaçant notre santé ».

D’ailleurs, « des études sur les sachets plastiques dont la durée de vie varie entre 100 et 400 ans, en fonction des conditions, ont montré des signes d’effets nocifs sur la faune et la flore, aussi bien terrestres qu’aquatiques », a renseigné le directeur régional de l’Environnement et des Etablissements classés. Charles Pierre Sarr a également souligné qu’il est prouvé que « les sachets plastiques constituent un danger pour les grands animaux marins, notamment les tortues, les cétacés et les thons qu’ils étouffent ou étranglent ». Il a donné l’exemple le plus tristement emblématique des tortues qui s’étouffent avec des sacs plastiques qu’elles prennent pour des méduses. Il s’y ajoute que les déchets plastiques les plus gros causent blessures, infections, mutilations et noyades aux animaux par effet d’emmêlement. Par exemple, avec des filets ou des sacs. M. Sarr a précisé que « des recherches ont montré que la mauvaise gestion des sachets plastiques peut également provoquer des inondations à cause du bouchage des conduites d’eau de ruissellement ».

Produit à base d’une matière issue du pétrole et de plusieurs autres composants, le sachet plastique constitue une grande menace pour la santé des êtres humains. D’ailleurs, la fumée de l’incinération des sachets plastiques contient des dioxines cancérigènes. Les sacs plastiques utilisés comme récipient par excellence par les Sénégalais contiennent des éléments toxiques pour la santé humaine qui peuvent migrer vers les denrées alimentaires, surtout quand les aliments sont chauds. Ce qui peut aussi provoquer des problèmes de reproduction chez l’homme.

Des sacs en tissu naturel comme alternative

Les élèves des écoles élémentaires du village Saliou Ngom et Léopold Sédar Senghor ont participé, à leur manière, à la cérémonie à travers des sketchs de sensibilisation sur le phénomène. Ils ont exhorté les populations à procéder à l’opération un homme 3 à 5 sachets en plastique et une femme 1 à 3 sachets en plastique. A ce titre, il convient de repenser plus particulièrement l’utilisation du plastique. Et ceci, a souligné le gouverneur de Fatick, « en disant non au plastique jetable, en utilisant comme alternative des sacs en tissu naturel (coton, feuilles de rônier, etc.), ou encore des calebasses, paniers, seaux qui sont tous réutilisables et plus économiques ».  

Mohamadou SAGNE

La célébration de la Journée mondiale de l’environnement a été l’occasion pour l’Ong Enda énergie d’investir des établissements scolaires de Mbour. La structure qui appuie cinq communes du département, dans le cadre de l’Entente intercommunale de la Petite côte (Eipc), veut mettre à contribution les écoliers pour une bonne prise en charge des questions environnementales.

En marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, l’Ong Enda Energie a mis à contribution les écoliers des établissements des cinq communes qui composent l’Entente intercommunale de la Petite côte (Eipc). Il s’agit de Mbour, Malicounda, Ngaparou, Saly-Portudal et Somone. Pour Mame Bousso Faye, chargée de projets développement durable et territoires à Enda Energie, qui coordonne le programme Bonne gouvernance écologique dans l’Eipc, une série d’actions est déroulée sur trois ans (2018-2020) avec le volet déploiement d’activités d’éducation, de sensibilisation et de formation à l’endroit d’acteurs comme les élèves, les hommes des médias ou encore les leaders d’opinion. « La thématique de la journée consiste à combattre la pollution plastique. Elle entre en droite ligne avec nos activités phares dans la gestion des déchets. Il y a un grand volet recyclage, réduction, réutilisation, mais aussi valorisation en général », a-t-elle déclaré.

Du coup, la célébration de la journée a été un prétexte pour mener des activités avec des écoles de l’Entente afin de les amener à être des acteurs de la gestion des déchets dans la Petite côte. « L’idée, c’était d’essayer de voir comment, à partir des déchets plastiques produits dans les communes respectives, proposer aux acteurs des produits utilitaires qui pourraient servir dans la vie de tous les jours », a expliqué Mme Faye.

Au lycée Demba Diop de Mbour, ce sont les écoliers membres d’U-Club, une association de leadership social basée dans cinq lycées du Sénégal, qui sont les relais de l’Ong pour une prise de conscience collective. Dans le but de marquer leur entrée dans le combat pour la survie de la planète et pour se conformer au thème de cette année, les camarades de Pape Ousmane Niassy ont fabriqué divers objets à partir des déchets récupérés. Ainsi, ils ont pu confectionner des sacs faits de sachets de boisson usagés, des sacs à partir de moquettes, de fauteuils et de poufs avec des pneus et des bidons. Cette manière de participer à la lutte pour la préservation de l’environnement compte les mener à la base en constituant des relais dans leurs quartiers respectifs. Et ce, pour une prise de conscience, ont-ils promis. Des actions auxquelles les invite le proviseur du lycée qui trouve que l’initiative d’Enda Energie épouse parfaitement les préoccupations de l’établissement. « On se retrouve dans ce projet », a affirmé Yankhoba Niassy tout en estimant qu’« il faut outiller les jeunes et les ouvrir à d’autres capacités, à d’autres préoccupations que les cours qu’ils reçoivent en classe. Cela, afin qu’ils soient aussi de bons ambassadeurs de la cause dans leurs environnements immédiats ». M. Niassy a promis un accompagnement des écoliers dans leurs actions de conscientisation.

Ousseynou POUYE

 

Le Comité préparatoire chargé de l’organisation du Forum mondial de l’eau à Dakar en 2021 a sonné, hier, la mobilisation à l’occasion d’un atelier national de planification de son agenda. La structure ambitionne de faire de ce rendez-vous une occasion pour régler durablement l’accès à l’eau en Afrique d’ici à 2035.  

Le Comité préparatoire de l’organisation du Forum mondial de l’eau, prévu à Dakar, en 2021, est en train de mettre les bouchées doubles pour relever le défi de l’organisation et de la participation. Hier, un atelier national a réuni, dans la capitale sénégalaise, l’ensemble des acteurs impliqués pour discuter de l’organisation et des thématiques qui vont retenir l’attention des participants durant cette importante rencontre.

Selon le président dudit comité, Abdoulaye Sène, Dakar veut faire de ce rendez-vous mondial une étape décisive dans l’atteinte des Objectifs de développement durable en matière d’assainissement et de fourniture d’eau en Afrique. « Nous voulons profiter du Forum de Dakar pour se concentrer sur les priorités de l’Afrique en matière d’eau, tant en zones urbaines qu’en milieu rural », a-t-il déclaré. Il s’agit, selon lui, d’améliorer les performances du secteur en matière de gouvernance, d’offre et d’innovation. M. Sène a profité de l’atelier pour sonner la mobilisation. Ce, en invitant toutes les composantes de la nation sénégalaise et l’Afrique, de façon globale, à s’investir pour créer des projets porteurs et labellisés qui seront capables de capter les ressources nécessaires. « Nous devons mobiliser davantage de ressources pour faire en sorte que l’Afrique ne puisse pas attendre 2035 pour atteindre l’Odd 6, à savoir l’accès à l’eau », a-t-il souhaité. Le président du comité en a donc appelé à une convergence de vue et à une large implication de toutes les composantes de la nation. « Il s’agit, à son avis, d’être le plus inclusif possible, car l’ancrage et la participation des populations font partie des objectifs du forum ».

L’accélération de l’accès à une eau potable et courante en milieu urbain ainsi que la fourniture de l’eau dans l’agriculture en zone rurale, tout comme la protection de l’environnement et l’assainissement sont autant de thématiques prévues dans l’agenda de Dakar. « Dakar 2021 doit être une occasion pour créer une dynamique afin de régler durablement la question de l’eau en Afrique », a soutenu Abdoulaye Sène.
Le Forum mondial de l’eau de 2021 doit également servir de cadre pour discuter des bassins transfrontaliers, afin qu’ils puissent être, selon lui, la source d’une coopération pacifique et solidaire entre les peuples. Il n’a pas manqué de citer les exemples de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg) qui, selon lui, sont l’expression achevée d’une exploitation communautaire harmonieuse des ressources en eau en Afrique.

Seydou Prosper SADIO

 

Tivaouane a accueilli la 46ème édition de la journée mondiale de l’Environnement. Une occasion pour Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable, d’inviter à un changement de comportements pour vaincre les déchets plastiques.

« Pour la seule région de Dakar, l’estimation du potentiel de déchets plastiques sur la base d’une quantité de production journalière de 1.500 tonnes de déchets solides nous donne un tonnage de 99.700 tonnes par an dont les 78% représentent les emballages plastiques », a indiqué Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement  et du Développement durable. Cette déclaration a été faite, hier, à Tivaouane où la journée mondiale de l’Environnement a été célébrée en présence des autorités administratives, locales,  des partenaires étrangers et de Serigne Aboubacar Sy Dabakh, représentant le Khalife général des Tidianes.

Face au fléau que constituent les déchets plastiques qui, selon le ministre de l’Environnement, ont connu une augmentation relative de 15% en 15 ans, il urge de compter d’abord sur soi-même en tant que citoyen. « J’estime que la culture est un élément important à prendre en considération dans le processus, car la dimension culturelle est au cœur de nos habitudes de vie, y compris face à notre gestion des déchets », a-t-il soutenu. C’est pourquoi, il a affirmé qu’il est bien possible de modifier les comportements en réduisant l’utilisation des plastiques non recyclables en refusant les sachets ou gobelets en plastique dit « jetables », source de pollution extrême. Pour remédier à cette tendance négative pour une bonne préservation de l’environnement, Mame Thierno Dieng a rappelé : « Nos mères et nos grands-mères utilisaient des matières biodégradables comme les feuilles de rônier ou les calebasses. Dans la région de Thiès, des femmes continuent à en fabriquer ».

Toujours dans le domaine des solutions alternatives, le ministre de l’Environnement a noté que « les sacs en papier sont aussi une alternative ». A cela s’ajoutent des sociétés privées qui recyclent des déchets plastiques qui redeviennent de nouveaux objets utiles, grâce à leur ingéniosité et leur savoir-faire.

Outre ces solutions énumérées, il a rappelé que l’Etat du Sénégal a adopté une loi relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques à faible micron qui polluent l’environnement.

Mbaye BA

LA PROPRETÉ ESTIMÉE À PLUS DE 50% DANS LA PRATIQUE DU CULTE MUSULMAN
Dans sa communication sur « Religion et protection de l’environnement », Serigne Aboubacar Sy Dabakh a  souligné que la propreté du corps, de son cadre de vie immédiat, de l’environnement et de ses pensées reste un préalable solide d’une bonne pratique de la religion musulmane. « Dans la pratique du culte musulman, la propreté peut être estimée à 50% », a-t-il avancé, invitant à un changement de comportement chez ceux qui pensent que verser de l’eau sale dans la rue est acceptable pour le musulman. « Tant que cette eau versée dans la rue n’est pas complètement asséchée, les anges continuent à haïr la personne fautive », a-t-il renseigné.

M. BA

LUTTE CONTRE LES DECHETS PLASTIQUES : ... SAINT-LOUIS MÈNE LA SENSIBILISATION
Dechets PlastiquesLa célébration de la journée mondiale de l’Environnement a été marquée à Saint-Louis par des sketchs et autres spectacles animés par les élèves et les enseignants. Des séances de sensibilisation sur le thème « Combattre la pollution plastique » ont aussi été organisées.

La cérémonie officielle marquant la célébration de la journée mondiale de l’Environnement a été présidée, à Saint-Louis, à l’école Rawane Ngom du faubourg de Sor, par l’adjoint au gouverneur chargé du Développement, Hadim Hanne. C’était en présence du chef du service régional de l’Environnement, Moussa Guèye, et d’autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses.

M. Hanne a rappelé que la communauté internationale, en choisissant ce thème, veut mettre en exergue l’impact de la pollution par les plastiques à usage unique, dans les océans, les mers, la terre ainsi que les menaces sur la santé. A travers cette journée, a-t-il précisé, les Nations unies visent à encourager la sensibilisation et les actions mondiales en faveur de la protection de l’environnement. C’est l’occasion aussi d’exposer les multiples défis auxquels notre planète doit faire face. Surtout qu’elle est déjà très affectée par des pollutions multiformes et dont celle liée aux plastiques est particulièrement préoccupante, notamment pour la santé humaine et les océans.

Avec ce thème, a-t-il poursuivi, on exhorte les gouvernements, les industries, les communautés et les individus à adopter des choix économiques sains, économes et respectueux de l’environnement. Au demeurant, « ce thème nous invite à une introspection qui doit nous inscrire dans la perspective d’une réduction considérable de l’utilisation du plastique à usage unique, car l’utilisation du plastique impacte négativement la qualité des écosystèmes marins, terrestres et les ressources ».

Selon M. Hanne, la pollution plastique représente une problématique majeure qui mérite une attention particulière, si on veut parvenir à un développement humain durable, au grand bénéfice de tous les peuples et particulièrement, des couches les plus vulnérables. En effet, a-t-il souligné, « chaque année, le monde utilise 500 milliards de sacs plastiques, 50% du plastique que nous utilisons sont à usage unique ou jetables. Nous consommons un million de bouteilles en plastique chaque minute. Le plastique représente 10% de tous les déchets que nous produisons ».

Au cours de la dernière décennie, a-t-il ajouté, « nous avons produit plus de plastique qu’au siècle précédent, les conséquences sont aussi diverses que variées et se caractérisent par la dispersion dans la nature et surtout les océans, au point que certains explorateurs des fonds marins parlent d’un continent de plastique qui est en train de se former ».

M. Hanne a enfin précisé qu’en moyenne, près d’un tiers des plastiques jetables échappent aux systèmes de collecte mis en place dans les différents pays. C’est ainsi que, chaque année, 13 millions de tonnes de plastiques atterrissent dans l’océan. « En se décomposant sur plus de 1000 ans, ces déchets intègrent notre eau courante et impactent négativement notre santé », a-t-il ajouté.

Mbagnick Kharachi DIAGNE 

La célébration de la journée mondiale de l’Environnement a été marquée à Saint-Louis par des sketchs et autres spectacles animés par les élèves et les enseignants. Des séances de sensibilisation sur le thème « Combattre la pollution plastique » ont aussi été organisées.

La cérémonie officielle marquant la célébration de la journée mondiale de l’Environnement a été présidée, à Saint-Louis, à l’école Rawane Ngom du faubourg de Sor, par l’adjoint au gouverneur chargé du Développement, Hadim Hanne. C’était en présence du chef du service régional de l’Environnement, Moussa Guèye, et d’autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses.

M. Hanne a rappelé que la communauté internationale, en choisissant ce thème, veut mettre en exergue l’impact de la pollution par les plastiques à usage unique, dans les océans, les mers, la terre ainsi que les menaces sur la santé. A travers cette journée, a-t-il précisé, les Nations unies visent à encourager la sensibilisation et les actions mondiales en faveur de la protection de l’environnement. C’est l’occasion aussi d’exposer les multiples défis auxquels notre planète doit faire face. Surtout qu’elle est déjà très affectée par des pollutions multiformes et dont celle liée aux plastiques est particulièrement préoccupante, notamment pour la santé humaine et les océans.

Avec ce thème, a-t-il poursuivi, on exhorte les gouvernements, les industries, les communautés et les individus à adopter des choix économiques sains, économes et respectueux de l’environnement. Au demeurant, « ce thème nous invite à une introspection qui doit nous inscrire dans la perspective d’une réduction considérable de l’utilisation du plastique à usage unique, car l’utilisation du plastique impacte négativement la qualité des écosystèmes marins, terrestres et les ressources ».

Selon M. Hanne, la pollution plastique représente une problématique majeure qui mérite une attention particulière, si on veut parvenir à un développement humain durable, au grand bénéfice de tous les peuples et particulièrement, des couches les plus vulnérables. En effet, a-t-il souligné, « chaque année, le monde utilise 500 milliards de sacs plastiques, 50% du plastique que nous utilisons sont à usage unique ou jetables. Nous consommons un million de bouteilles en plastique chaque minute. Le plastique représente 10% de tous les déchets que nous produisons ».

Au cours de la dernière décennie, a-t-il ajouté, « nous avons produit plus de plastique qu’au siècle précédent, les conséquences sont aussi diverses que variées et se caractérisent par la dispersion dans la nature et surtout les océans, au point que certains explorateurs des fonds marins parlent d’un continent de plastique qui est en train de se former ».

M. Hanne a enfin précisé qu’en moyenne, près d’un tiers des plastiques jetables échappent aux systèmes de collecte mis en place dans les différents pays. C’est ainsi que, chaque année, 13 millions de tonnes de plastiques atterrissent dans l’océan. « En se décomposant sur plus de 1000 ans, ces déchets intègrent notre eau courante et impactent négativement notre santé », a-t-il ajouté.

Mbagnick Kharachi DIAGNE  

La commune de Tivaouane Peulh-Niague est confrontée à un déficit d’infrastructures sanitaires et routières. Au quartier Tawfekh, l’évacuation des malades est une grande équation, surtout la nuit.

Les habitants sollicitent l’appui de l’Etat.

Nous sommes dans la commune de Tivaouane Peulh-Niague, plus précisément à Tawfekh. Un nouveau quartier né à la suite des inondations dans la banlieue dakaroise. Ici, l’accès aux soins de santé est un véritable casse-tête pour les populations. « Le manque d’infrastructures sanitaires qualifiées pose un problème de prise en charge des populations. Nous avons une case de santé qui ne prend en charge que les premiers soins. En cas d’urgence, il faut rallier Keur Massar, ce qui n’est pas facile, du fait du manque d’infrastructures routières », a confié Mamadou Sarr, un militaire à la retraite, par ailleurs délégué de quartier.

Le sous-équipement de la case de santé est détaillé par l’infirmier chef Aliou Diop officiant à Tawfekh. « Nous avons le minimum pour prendre en charge correctement les malades. Faute d’équipements adéquats, en cas de complications, nous n’avons même pas d’ambulance pour évacuer d’urgence nos patients vers les structures qualifiées », a confirmé Aliou Diop.

D’ailleurs, certains ont commencé à dénoncer la non construction des infrastructures sociales de base dans une agglomération où vivent 15.000 habitants. « Ce n’est pas normal de laisser les personnes habiter dans une zone sans qu’il y ait un accompagnement en termes d’infrastructures sanitaires. En cas d’urgence, au-delà de 22 heures, c’est difficile de rallier les grandes artères comme Keur Massar », a argumenté Ndèye Fatou Bèye. Cette situation est plus difficile pour les femmes enceintes. Des marraines de quartier (Badiénou Gokh) rapportent que c’est la croix et la bannière pour les familles d’évacuer des malades en cas d’urgence.  « Ici, nous avons un problème pour la prise en charge des femmes enceintes. Quand elles arrivent à terme, la prise en charge devient une préoccupation majeure pour sa famille. Tandis que les uns se rabattent sur la générosité des voisins véhiculés, d’autres préfèrent aller habiter chez un parent résidant dans des quartiers où l’accès aux structures sanitaires est plus facile. Voilà les conditions précaires que vivent les populations de  Tawfekh dans la commune de Tivaouane Peulh-Niague », a constaté Ndèye Fall.

Fatoumata Sadio DIALLO (stagiaire)


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