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Actualités (3070)

Dans le cadre du partenariat entre la Direction de l’enseignement supérieur et l’Université Cheikh Ahmadou Bamba, environ 784 nouveaux bacheliers du franco-arabe seront enrôlés dans les Centres universitaires d’enseignement professionnel. Une cohorte est orientée au centre de Mbao, à Dakar, et une autre au niveau de celui de Bambey.

Pour permettre aux bacheliers en langue arabe ou issus des lycées franco-arabes de pouvoir continuer leurs études supérieures, l’Université Cheikh Ahmadou Bamba a ouvert deux Centres d’enseignement professionnel. Il s’agit du Centre universitaire d’enseignement professionnel (Cunep) Cheikh Mouhamadou Mourtada Mbacké de Dakar, sis à Mbao en face de la Lgi, et de celui de Bambey qui porte le nom de Serigne Saliou Mbacké. C’est dans ces établissements que 784 nouveaux bacheliers sont orientés.

Au centre de Mbao, les étudiants y passeront trois ans et en sortiront avec deux diplômes. Un Dts, (diplôme de l’école) et un Bts (diplôme d’Etat). Selon le directeur du Centre d’enseignement professionnel de Mbao, Yankhoba Badiane, le Bts délivré par cet établissement est différent des autres. « Chez nous, l’étudiant fait trois ans d’études, dont une année préparatoire, pour obtenir le Bts et non deux années seulement comme c’est le cas ailleurs », a-t-il expliqué.

Il a d’ailleurs précisé que la spécialisation des Centres d’enseignement supérieur a été faite en fonction de la demande en formation qu’exige le milieu d’implantation de l’établissement. C’est ainsi que, pour le centre de Dakar, les filières comme l’électrotechnique, l’électromécanique, le secrétariat bureautique, l’informatique de gestion et la comptabilité financière ont été retenues.

Par contre, à Bambey, au Centre Serigne Saliou Mbacké, les enseignements/apprentissages portent sur l’agriculture, l’élevage, le contrôle et la gestion de l’exploitation agricole.

Avec la demande de plus en plus croissante, le président du conseil d’administration du groupe Université Cheikh Ahmadou Bamba, Serigne Mame Mor Mbacké, a prévu d’ouvrir trois nouveaux centres l’année prochaine.

Yankhoba Badiane a aussi assuré qu’à l’image des autres établissements privés d’enseignement supérieur partenaires de l’Etat, les étudiants orientés au Cunep bénéficient soit d’une bourse, soit d’une aide. Selon lui, depuis 2013, date de démarrage de leur collaboration avec l’Agence nationale d’assurance qualité et la Direction de l’enseignement supérieur, après la reconnaissance et l’agrément de leurs Centres universitaires, les résultats ne cessent de croître d’année en année.

Pape Coly NGOME

Dans la zone de Djilor Djidiack, à quelques encablures du village, précisément au sud, se situe la forêt dénommée « Kolou Ndig ». Les populations locales donnent l’exemple de la sauvegarde de cette forêt qui couvre une superficie de 20 ha.

L’espace constitue, aujourd’hui, un des atouts touristiques de la destination dans cette zone de Fimela, voire même du département de Fatick. Du nom d’un handicapé physique qui l’aurait découverte au 16ème siècle, avant même la fondation du village de Djilor, en 1635, la forêt a été érigée en réserve communautaire (ou bois de village) par le vieux Latyr Senghor, un grand-père de l’ancien président Léopold Sédar Senghor, natif de Djilor Djidiack. Ce terroir est caractérisé par l’avancée de la langue salée et la prédominance des tanns (terres acides, salées et inadaptées aux activités agricoles).

Mais, au sud-ouest du village, la végétation est marquée par la présence d’arbres sauvages dont le «ditakh» (Deutérium), des palmiers, des combrétacées, l’acacia albida. Dans le nord-ouest, on distingue une importante ceinture d’anacardiers et de palmiers. Un vaste espace, aujourd’hui, valorisé grâce au développement du tourisme.

La forêt de « Kolou Ndig » est entretenue par les populations à travers le groupement villageois «Sédar Diaga Senghor», en dépit de la sécheresse des années 70 et de l’avancée de la langue salée qui l’ont fortement affectée. Ce travail est mené en collaboration avec le comité de surveillance mis en place depuis plusieurs années et qui se consacre au gardiennage. Il mène également des actions de reboisement et de régénération de certaines espèces comme le rônier, l’anacardier, entre autres, comme l’a indiqué Pierre Ngor Bakhoum, le président du comité composé d’hommes et de femmes.

Fonction écologique et patrimoine culturel
Avec l’implication du groupement villageois « Sédar Diaga Senghor » et compte tenu du succès qu’ont connu certains projets et de l’importance des superficies d’anciens sites de mangroves ainsi que des terres dégradées non encore réhabilitées, une nouvelle phase a été enclenchée. Elle est essentiellement consacrée à la sauvegarde de la végétation de l’environnement naturel. La forêt abrite des espèces végétales comme le kinkéliba (Combretum), le rônier (Borassus), l’anacardier (Anacardium), le cade, etc., et des espèces animales comme le rat palmiste, le chacal, l’hyène, le lapin, a renseigné M. Bakhoum. Cependant, il a été constaté que beaucoup de ces espèces sont en voie de disparation à cause de la rareté des pluies et des effets de la pression anthropique sur les ressources naturelles du terroir de Djilor Djidiack.

Pour autant, la forêt a des fonctions écologiques, car elle constitue une zone de protection des terres arables mais également un patrimoine culturel. Selon Khatary Mbaye, natif du terroir et actuel coordonnateur du Fem, « la forêt abrite les cimetières mixtes du village et sert aussi de lieu de prières pour chasser le mauvais sort et implorer la pluie ».

Il convient de signaler aussi qu’elle produit du bois d’usage et de chauffe et sa fonction de zone de réserve pour le pâturage et de reproduction des plantes médicinales en voie de disparition.

Mohamadou SAGNE

APPORT DU GROUPEMENT VILLAGEOIS
Le groupement « Sédar Diaga Senghor », créé en 2003, a été reconnu officiellement en 2005. Il compte actuellement 200 membres et regroupe l’ensemble des femmes de Djilor Djidiack avec une capacité de mobilisation qui dépasse de loin 500 personnes. D’autant que, selon Khatary Mbaye, « le groupement collabore étroitement avec les membres de l’Asc Ndamloor, les Scouts et guides de Djilor, l’Avd de Djilor et le comité de surveillance de la forêt communautaire de «Kolou Ndig» ». Une véritable Organisation communautaire de base (Ocb) très dynamique dans le reboisement de la mangrove, le reboisement continental, mais dont les différents membres s’activent dans des activités génératrices de revenus avec l’accompagnement du Fonds d’appui à l’environnement et au développement (Faed) du Fonds mondial pour l’environnement (Fem). Cela, à travers la transformation des fruits et légumes, des céréales locales, le petit commerce, mais également le maraîchage et la riziculture dans le périmètre de « Banna ». Par ailleurs, ce partenariat a permis au groupement de reboiser 28 ha de mangrove et construire une digue anti-sel qui a permis la récupération de plus de 35 hectares de terres actuellement valorisés avec la riziculture et le maraîchage.

M. SAGNE

RENFORCEMENT DE LA BIODIVERSITÉ
Il faut noter que les activités menées par ce groupement ont beaucoup contribué au renforcement de la biodiversité (reboisement de la mangrove) et à la lutte contre la dégradation des terres. Et ce, par le ralentissement de leur salinisation (la mangrove constitue une barrière contre l’avancée de la langue salée). « Sédar Diaga Senghor » poursuit actuellement les activités déroulées avec le projet Pmf/Fem pour assurer la durabilité et la protection de « Kolou Ndig » avec son érection en Aire et territoire du patrimoine autochtone communautaire (Apac).

Déjà les populations du village de Djilor y ont initié des actions allant dans ce sens (clôture du site, mise en place du comité de surveillance et d’une règlementation de l’accès aux ressources).

Une bonne dynamique saluée par le Pr Assane Goudiaby, membre du comité de pilotage du Fem/Pfm, qui ne manque pas de citer en exemple les acquis de l’Apac de Djilor Djidiack à travers l’engagement et le dévouement de ses membres à la cause de la protection de la diversité biologique et environnementale.

M. SAGNE

A la Cité Famara Ibrahima Sagna, sise à Thiaroye-sur-Mer, des femmes s’activent pour contribuer à la délocalisation de l’usine Senchim aux émanations toxiques dangereuses sur la santé de la population. La journée du 8 mars a servi de prétexte à l’Institut Panos, initiateur d’une formation à l’intention de correspondants locaux de 4 régions du Sénégal, pour mettre en relief les atteintes environnementales subies par les femmes.

Un calme olympien règne dans la Cité Famara Ibrahima Sagna de Thiaroye-sur-Mer rendue célèbre grâce au combat communautaire mené par la population pour la délocalisation de l’usine Senchim. Du haut d’une maison, flotte un drapeau aux couleurs nationales. C’est le domicile de Massamba Guèye, délégué dudit quartier. A l’intérieur, une jeune fille sort d’une chambre. Notre besoin de rencontrer le délégué du quartier lui étant exprimé, elle nous prie de patienter, puis s’introduit à nouveau dans la même chambre d’où ressort ensuite une femme d’âge mûr. Elle nous invite à attendre dans le salon, le temps que Mansour Guèye, fils du délégué de quartier, arrive. C’est ce quarantenaire qui doit nous servir de guide. Il nous invite à le suivre. Direction : Senchim. Ici, personne ne peut confirmer ou infirmer que l’usine est encore fonctionnelle. Aucun bruit ne provient de l’intérieur et les émanations toxiques de l’époque se font moins ressentir.

Néanmoins, l’air est encore faiblement chargé. La dame Marianne Sy que nous devions rencontrer loge dans une maison jouxtant le mur de clôture de l’usine. Elle est, malheureusement, allée à un rendez-vous médical. « Elle est partie à l’hôpital depuis ce matin, mais elle ne va pas tarder à revenir », a réagi son mari, Adama Sylla, sous les regards curieux de ses deux enfants venus certainement pour en connaître davantage sur l’objet de notre présence dans la maison. Selon lui, trois mois après leur installation dans la cité, son épouse a commencé à tousser. « La toux a persisté. Et lorsque je l’ai conduite chez le médecin, il m’a révélé que c’est l’effet des émanations toxiques de Senchim. Les toux ont empiré de jour en jour. Je l’ai conduite à l’hôpital où elle a subi une opération qui l’a clouée au lit pendant longtemps. De cette structure hospitalière, elle est transférée au Cto (devenu Hoggy) où elle a subi une nouvelle opération », a-t-il ajouté.

Après un bref échange avec le vieux, nous nous retirons de la maison pour aller à la rencontre d’autres femmes de la cité engagées dans le combat pour la délocalisation de l’usine, unique solution, selon les habitants du quartier, à la souffrance collective de la population. A mi-chemin, Mansour Guèye balance : « Pourtant le cas que ce vieux vient de vous raconter n’en est qu’un seul parmi bien d’autres. La plupart d’entre nous souffrent silencieusement des conséquences de la pollution provoquée par les émanations toxiques venant de cette usine ».

Des mesures contre les effets de la pollution
Debout devant la porte de sa chambre, le front dégoulinant de sueur, Astou Tamba s’apprête à préparer le repas. Elle consent un tant soit peu à nous entretenir de l’arsenal de défense auquel elle recourait pour surmonter cette épreuve. « Je mets de l’eau de javel dans tous les aliments avant d’entamer la préparation du repas, tout en faisant preuve d’une vigilance totale », a-t-elle signifié. Elle a ajouté que les chats s’introduisent dans l’usine et en ressortent ensuite recouverts de produits toxiques. Et à la moindre inattention, ils peuvent infester la cuisine et souiller les aliments. « C’est pourquoi, en dehors de l’eau de javel que j’utilise, je m’arme aussi de vigilance ». Toujours au chapitre des mesures que cette ménagère prend contre les effets de la pollution, les examens vétérinaires auxquels elle faisait subir les moutons ou poulets qu’elle élevait dans la maison avant de les égorger à des fins de cuisson.

Nous prenons congé de Astou Tamba et allons à la rencontre de Mme Sadio Mané qui envisage, avec Astou Gaye, de mettre sur pied une structure qui va prendre le relai des hommes dans ce combat pour la délocalisation de l’usine. A défaut, jouer un rôle plus déterminant pour atteindre cet objectif. « L’union fait la force et, jusqu’ici, les femmes ne se contentaient que des seconds rôles. Nous allons nous organiser en mettant en place une structure qui va fédérer toutes les femmes de la Cité afin de pouvoir constituer une force de frappe capable d’accélérer le combat », a confié cette femme âgée de 47 ans. « Autrement dit, nous allons réfléchir à des remèdes plus concrets pour le triomphe définitif de notre cause », a-t-elle mentionné, admettant que « les femmes ont toujours participé activement dans les batailles en termes de mobilisation, de sensibilisation, etc. ». Mais, « aujourd’hui, la cause est si noble que je leur dis que nous devons passer à un pallier supérieur », a déclaré Mme Mané, estimant que « c’est certainement le prix à payer pour que les habitants du quartier retrouvent enfin un cadre de vie sain débarrassé de toute souillure ».

Abdou DIOP

Le Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) de Koungheul va ouvrir ses portes à la prochaine rentrée scolaire (octobre 2018). La réception de l’établissement se fera le 15 mai prochain, selon l’entrepreneur qui a reçu la visite du directeur général de l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) accompagné de la directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep).

Le département de Koungheul va se doter d’un Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) pouvant accueillir plus de 180 apprenants dans trois filières (mécanique auto, constructions métalliques, coupe et couture). Le chantier de l’établissement, situé à la sortie sud-est de la commune, a reçu une délégation de l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) conduite par son directeur général, Sanoussi Diakité. Ce déplacement est effectué pour s’enquérir de l’état d’évolution des travaux que la structure publique suit au titre de maitre d’ouvrage délégué.

Pendant près de deux tours d’horloge, la délégation, qui avait à ses côtés le préfet du département et la directrice générale de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics (Acbep), Mme Socé Diop Dione, a inspecté le chantier. Bâties sur une surface de 4 hectares offerts par la commune de Ida Mouride, les installations doivent accueillir la première génération d’apprenants issus du département et des autres localités de la région de Kaffrine.

Le choix d’implanter ce type d’établissement dans cette ville à cheval entre le Centre et l’Est du Sénégal est loin d’être gratuit. « C’est le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle qui nous a instruit, suite à un plaidoyer de la directrice de l’Acbep, de construire ce centre à Koungheul pour accompagner le développement économique et social de ce département qui, en plus d’être une place forte de la culture arachidière, est promise par sa situation géographique de principal carrefour des axes routiers vers le Mali et la Guinée », a déclaré M. Diakité. Selon lui, « ce centre devrait être réceptionné d’ici le 15 mai prochain » et « sera opérationnel à la rentrée scolaire d’octobre 2018 ».

Le coût global de la construction du Cfpt de Koungheul est de 214 millions de FCfa. Ses futurs pensionnaires vont bénéficier d’un régime de semi-internat.

Elimane FALL

Le fort taux de prévalence du Sida dans la région de Kolda, estimé à 2,4%, pousse à la redéfinition de stratégies porteuses particulièrement articulées sur les traitements ambulatoires, les stratégies avancées de dépistage, etc.

La région de Kolda qui fait partie des plus pauvres du Sénégal projette l’image d’une zone changeante. Elle se renouvelle grâce à la qualité de son réseau routier. Cela, au grand bonheur des automobilistes qui gardent en mémoire l’état défaillant des routes dans un passé récent. Si des lueurs d’espoir se dégagent chez les populations, la cartographie sanitaire, elle, est révélatrice de la pauvreté ambiante qui caractérise cette région située au sud du Sénégal.

Kolda qui compte 3 départements et 9 arrondissements, pour une population estimée à 748. 451 habitants, se distingue par ses spécificités culturelles. Elle subit aussi les contrecoups des flux migratoires. Cette zone frontalière se situe, en effet, entre la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée et abrite l’un des plus grands marchés de la zone : Diaobé. Le taux de prévalence du Vih/Sida, estimé à 2,4 %, si l’on se fie à l’Eds-Mics 2010-2011, dépassant ainsi la moyenne nationale, a poussé un consortium de 8 Ong à y bâtir de nouvelles stratégies. Parmi celles-ci, les traitements ambulatoires et les stratégies avancées de dépistage. L’objectif étant d’offrir des soins de santé à cette frange et à leur créer des cadres d’échanges dans la plus grande confidentialité.

En effet, les populations clés (constituées des hommes qui ont des relations sexuelles avec les hommes, des usagers de la drogue, des professionnelles du sexe) rechignent à fréquenter les structures de santé. Mais, elles ont pris le courage de révéler leur identité grâce aux médiateurs formés.

Dynamique de confiance
Le coordonnateur du programme Usaid Neema, Seydi Bâ Gassama, pense que des jeunes de plus en plus exposés à toutes sortes de tentations méritent une attention particulière. Pour lui, il est important d’accentuer les efforts. « Nous nous réjouissons du fait que ces personnes clés aient pu se faire identifier. Nous avons défini des stratégies avancées pour leur permettre de se faire dépister. Nous disposons d’une cartographie qui permet de leur offrir des soins de qualité. Car si elles se font dépister à temps, elles peuvent mener une vie stable », précise-t-il.

Par ailleurs, M. Gassama, coordonnateur du Bureau régional qui couvre les régions de Kolda, Ziguinchor et Sédhiou, ne manque pas de tirer sur la sonnette d’alarme face à une tendance qui risque de fragiliser les couches vulnérables, notamment les élèves.

Matel BOCOUM

Représentant par la même occasion le parrain, le président Macky Sall, à la première cérémonie de remise de diplômes de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), le Pr Mary Teuw Niane a confié aux étudiants : « Le chef de l’Etat est de tout cœur avec vous et vous donne rendez-vous dans quelques semaines dans un Eno qui sera inauguré par lui-même ».

Les Eno de Thiès, Guédiawaye, Saint-Louis et Ziguinchor sont en construction. Le siège de l’Uvs, d’un financement de plus de 2 milliards de FCfa de la Bad, est aussi en train d’être construit à Diamniadio. le ministre a également remercié le directeur de l’Artp, Abdou Karim Sall, pour sa décision d’investir 4,8 milliards de FCfa pour la construction de 8 Eno.

O. KANDE

La revue annuelle des performances 2017 du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) fait état de plusieurs réalisations dans le secteur. Entre autres, l’accessibilité s’est améliorée avec 162.635 étudiants enregistrés au Sénégal, soit un ratio qui est passé de 1.071 étudiants pour 100.000 habitants en 2016 à 1.099 en 2017.

Dans le cadre de la gestion axée sur les résultats, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a tenu, le 30 mars 2018, sa revue annuelle des performances de l’année 2017. Le rapport partagé avec les acteurs fait ressortir de bons résultats. Selon le ministre Mary Teuw Niane, l’accessibilité aux études a été améliorée. Pour 2017, l’enseignement supérieur public a comptabilisé une population de 114.840 étudiants et le privé 47.795, soit une population estudiantine de 162.635 contre 151.989 en 2016. Cela fait que le ratio d’étudiants pour 100.000 habitants est passé de 1.071 à 1099. Ce, même si l’objectif du Sénégal est d’en arriver à 1373 étudiants pour 100.000 habitants.

le Pr Niane a rappelé que cela s’explique par le fait que l’accès est garanti à tout bachelier qui en exprime la demande à travers la plateforme Campusen. La carte universitaire a connu ainsi « des avancées significatives » avec la poursuite des constructions, des réhabilitations et l’équipement des infrastructures. Concernant la qualité des résultats des examens pour l’année universitaire 2016-2017, le taux de promotion s’est amélioré avec une moyenne de 65 % pour la Licence I et de 55 % pour le taux de réussite en Licence III.

50.025 étudiant disposent chacun d’un ordinateur
La réorientation du système vers les Sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (Stem) se poursuit aussi, d’après le rapport, avec la révision ou l’écriture de plus de 253 curricula en 2017 contre 108 en 2016. L’intégration des Tic dans les stratégies d’enseignement s’est traduite, en 2017, par la mise en ligne de 943 cours dans les établissements d’enseignement supérieur, s’est réjoui le ministre de l’Enseignement supérieur. De même, il a confirmé que le programme « Un étudiant un ordinateur » se poursuit pour l’amélioration de l’environnement numérique du travail avec 50.025 bénéficiaires, soit plus de 30 % des effectifs universitaires. S’agissant de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), 100 % des étudiants ont un ordinateur. Toujours dans le volet numérique, les universités publiques sénégalaises disposent, depuis 2017, d’un réseau Intranet et sont reliées à l’Adie avec une bande passante internet. Pour ce qui est de l’assurance qualité, des Cellules internes d’assurance qualité (Ciaq) sont fonctionnelles dans toutes les universités publiques et dans 90 établissements privés. Mary Teuw Niane a confirmé que l’Agence nationale de l’assurance qualité (Anaq) a évalué 96 programmes, dont 26 pour le public et 70 pour le privé. Quant à l’habilitation, en 2017, 29 établissements d’enseignement supérieur, dont 28 privés, ont été évalués en vue de l’obtention de l’autorisation de délivrer des diplômes.

Sur le plan de la recherche, le rapport apprend que l’acquisition du supercalculateur est en cours ; le projet télémédecine de Guédiawaye est fonctionnel et les équipements sont acquis et en cours d’installation dans certains Eno.

Pour le financement de la recherche, le Projet d’appui à la promotion des enseignantes-chercheures du Sénégal (Papes) a financé 50 projets pour un montant de 149.594.497 FCfa. Toutefois, Mary Teuw Niane a demandé des efforts supplémentaires, malgré les difficultés, pour améliorer le développement du secteur.

Oumar KANDE

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a organisé, le 29 mars 2018, sa revue annuelle conjointe. Dans le bilan de l’année 2017, « globalement, les indicateurs ont positivement évolué », même si les résultats peuvent être améliorés dans le futur.

Pour la sixième année consécutive, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a procédé à sa revue annuelle conjointe 2017. En 2013, il a été choisi comme ministère test pour élaborer le budget-programme, nouveau cadre harmonisé des finances publiques de l’Uemoa. Selon les rapports, « globalement, les indicateurs ont positivement évolué ». Le directeur de la Planification, de la recherche et de la statistique, Dr Youssoupha Ndiaye, présentant le rapport, a fait savoir qu’il y a des performances dans plusieurs aspects de la santé. Que ce soit pour le taux d’achèvement des consultations prénatales que pour la lutte contre le paludisme (où le Sénégal a été cité en exemple et a reçu un prix), il y a eu des améliorations. Le taux de disponibilité des médicaments est passé aussi de 82 à 89 % dans les structures sanitaires.

En 2017, les Eps ont procédé à 1.631 césariennes, à la prise en charge de 500 cas de problèmes cardiaques, de 1.000 cas d’insuffisance rénale, etc. Dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu), 1.998.518 enfants de zéro à cinq ans ont été consultés, 625 personnes ont bénéficié aussi de la gratuité de la dialyse en 2017 contre 533 en 2016. Toutefois, il est demandé d’augmenter le recrutement d’agents de santé qualifiés, d’améliorer le financement, d’avoir une couverture nationale, etc. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a salué ces résultats. « En termes d’objectifs de la santé de la mère et de l’enfant, il y a des évolutions très positives ; en termes aussi de Couverture maladie universelle, il y a une évolution, même si quelques efforts sont à faire dans certains endroits », s’est-il réjoui. Le ministre a rappelé qu’un très bon résultat est noté pour les cartes d’égalité des chances avec un objectif de 50.000 cartes à distribuer dépassé. Cependant, il a reconnu qu’il y a une amélioration à faire en termes de couverture vaccinale avec un gap dû « à l’absence, en un moment, du vaccin de la fièvre jaune ; ce qui a impacté les résultats ».

Vers l’élaboration du Pnds 2019-2028
Sur le déficit de personnel qualifié soulevé dans plusieurs régions, Abdoulaye Diouf Sarr a assuré que le gouvernement a déclenché le processus pour former sur la durée. Il a rappelé qu’en relation avec le ministère de la Formation professionnelle, un budget de 1,4 milliard de FCfa a été dégagé pour former des spécialistes « dans des domaines où des éléments de priorité identifiés afin de corriger le gap en termes de spécialistes ». Sur la faible participation des collectivités locales au financement des structures sanitaires, le ministre a indiqué qu’ « il y a un travail à faire, car certains fonds doivent être obligatoirement utilisés pour le secteur de la santé ». Revenant sur l’année 2018 qui marque la fin du Plan national de développement sanitaire (Pnds) 2009-2018, M. Sarr a soutenu qu’il « faut engager, dans les meilleurs délais, l’élaboration du prochain Pnds 2019-2028 » et que ce chantier nécessite une action commune en vue d’une meilleure identification des stratégies à développer dans le secteur.

Oumar KANDE

LES PTF RÉAFFIRMENT LEUR DISPONIBILITÉ À ACCOMPAGNER LE SÉNÉGAL
Lors de la revue annuelle conjointe de la santé, les Partenaires techniques et financiers (Ptf) ont dit leur disponibilité à accompagner le Sénégal et salué la tenue régulière du bilan du Pnds. Représentant-résident par intérim de l’Oms, Farba Lamine Sall qui a parlé au nom du groupe des Ptf du Sénégal s’est félicité de cette revue. Il a soutenu que les partenaires suggèrent la systématisation de cette analyse pour s’assurer de la pertinence des recommandations. Pour lui, il « est heureux de relever que l’effort de redevabilité auquel le niveau central se soumet, par la tenue régulière de ces instances de suivi et d’évaluation, est en train de s’inscrire dans une institutionnalisation salutaire au niveau régional ». M. Sall a indiqué que, de ce fait, les Ptf renouvellent leur disponibilité à accompagner le ministère de la Santé dans l’amélioration des performances en apportant leur appui technique et financier mais également en étant dans une approche de vérité dans le cadre d’un partenariat sincère.

O. KANDE

L’inspecteur d’académie (Ia) de Thiès, Papa Baba Diassé, est revenu, lors de la Revue annuelle régionale décentralisée du secteur de l’éducation et de la formation, sur la qualité des enseignements dispensés dans tous les programmes allant du cycle élémentaire au moyen secondaire. C’était en présence du préfet Fodé Fall, des partenaires sociaux, des enseignants, etc. Le bilan exhaustif produit « a permis d’avoir une nette amélioration sur le taux de redoublement, le taux d’abandon et de promotion », a noté l’inspecteur Diassé. Outre ce bon point, il a constaté que l’Etat a fourni beaucoup d’efforts en termes de constructions scolaires, d’achat de manuels scolaires, entre autres intrants qui participent à améliorer le sous-secteur et le secteur de l’éducation et de la formation. Par ailleurs, l’Ia a mis le doigt sur les faiblesses décelées à Thiès. Malgré qu’il ait souligné l’expérience des enseignants dans sa circonscription, dont l’écrasante majorité est titulaire à son poste, en 2016, Thiès est passé de 61,15 % de taux de réussite à 56,7 % en 2017 au Certificat de fin d’études élémentaires, de plus de 50 % au Brevet de fin d’études élémentaires (Bfee) à 36,51 %. Des contreperformances qui, selon lui, sont à chercher du côté des élèves, des enseignants, des parents et aussi du dispositif d’évaluation. Pour redresser la barre, le Plan de travail annuel, décliné pour l’année 2018, entend mettre l’accent sur l’amélioration des performances des élèves en signant des contrats de performance avec les proviseurs et en travaillant sur la progression centralisée et harmonisée des enseignements, ainsi que l’évaluation standardisée qui va préparer un concours d’excellence. A cela s’ajoute le renforcement de l’enseignement des mathématiques et des sciences.

A la fin de sa communication, des recommandations allant dans le sens d’augmenter la capacité de mobilisation financière locale au profit de l’éducation et de la formation ont été formulées. Sur ce point, la traçabilité de l’apport des collectivités locales dans le secteur en termes d’investissements a été suggérée.

Mbaye BA

Pour aider les étudiants dans l’hébergement, le Centre africain de complémentarité scolaire universitaire et de promotion (Cacsup) prévoit la construction d’une Cité universitaire internationale dénommée Maison des citoyens du monde.

Le Centre africain de complémentarité scolaire universitaire et de promotion (Cacsup/Sénégal) a procédé, le 30 mars 2018, à la cérémonie de présentation de la Maison des citoyens du monde ou Cité universitaire internationale. Cette dernière qui sera érigée sur une superficie de 10 hectares aura une capacité d’accueil de 2.000 étudiants. Des logements pour 50 enseignants-chercheurs, des restaurants, etc., y sont également prévus. Le président de cette organisation panafricaine, qui œuvre pour le développement de l’éducation en Afrique, a constaté beaucoup de difficultés dans le logement des étudiants à Dakar où l’on ne dispose que d’un seul centre universitaire. Pour Ibrahima Eloi Sarr, même logés, les étudiants rencontrent d’énormes difficultés au sein du campus ; ce qui explique en partie le taux élevé d’échec aux examens. C’est dans ce contexte, a-t-il affirmé, que le Cacsup a élaboré ce projet parrainé par le Marocain Mohamed Hmidouche, ancien représentant-résident de la Bad au Sénégal. « Ce projet s’inspire de modèles de cités internationales qui existent à travers le monde. Cependant, le nôtre sera unique par sa conception, car elle va tenir compte des réalités africaines et des défis posés à notre continent », a souligné le président du Cacsup. La maison des citoyens du monde qui pourrait voir le jour bientôt à Diamniadio est en train d’être finalisé avec un appel lancé aux partenaires financiers et à l’Etat du Sénégal.

Ayant passé 36 ans à la Bad, dont 7 ans au Sénégal, le parrain a indiqué que cette cité doit être un tremplin pour bâtir le développement et l’intégration africaine. Selon Mohamed Hmidouche, des initiatives comme celles du Cacsup doivent contribuer à retenir les jeunes sur le continent africain mais aussi à améliorer les conditions des étudiants qui seront les cadres de demain. Il s’est dit très touché par son choix comme parrain. Le représentant du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Moustapha Sow, a remercié le Cacsup pour ce projet qui entre en droite ligne avec les projets phares du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des étudiants. Il a assuré que le ministère appuiera cette initiative à travers la Direction des constructions.

Oumar KANDE

Au Sénégal, les filles représentent 51,32% au préscolaire, 51,9% à l’élémentaire et 52% au moyen. Ces statistiques cachent l’amorce d’une baisse du taux de scolarisation des filles. La preuve, dans le secondaire, leur taux est de 45,49% et 39,5% dans le supérieur. Sur la base de ce constat, la Cosydep et l’Ong internationale One Campaign ont organisé un panel axé sur la problématique du maintien et de la réussite des filles. Ces échanges ont servi de prétexte pour lancer des appels à l’intensification de la sensibilisation. Les acteurs ont dressé la liste des obstacles au maintien des filles à l’école et des stratégies ont été préconisées pour lever les défis énumérés. Sur ce, les acteurs de l’éducation, tout comme les partenaires, ont saisi cette opportunité pour rappeler au gouvernement la nécessité de respecter ses engagements et investir plus et mieux dans l’accès, le maintien et la réussite des filles à l’école. « L’Etat du Sénégal a déployé beaucoup d’efforts concernant l’enrôlement et la scolarisation des filles. Cependant, l’évaluation de la première phase du Paquet a montré que des défis importants relatifs au maintien et à la réussite des filles restent encore à être relevés », a rappelé le coordonnateur de la Cosydep, Cheikh Mbow.

Abdou DIOP

 

L’Ecole renaissance des sourds (Ers) a célébré ses 10 ans au service de l’éducation des enfants atteint de ce handicap. Lors d’une journée portes-ouvertes, les responsables de l’établissement ont demandé aux autorités d’accompagner l’éducation des enfants souffrant de la déficience auditive.

« Arrêter de sous-estimer les enfants sourds ». C’est la conviction de l’Ecole renaissance des sourds (Ers) de Hann Maristes qui a lancé ses activités depuis 10 ans. Pour célébrer cette décennie au service des enfants souffrant de surdité, l’établissement a organisé, le 24 mars 2018, une journée portes-ouvertes autour du thème : « Oui à l’éducation des sourds ». Elle a permis aux parents d’élèves et aux Ong qui participent au financement de l’Ers de se retrouver et d’admirer les expositions d’œuvres d’art, les chants et sketches réalisés par les pensionnaires de l’école.

La directrice de l’Ers, Anne Marie Marone, saluant le travail des élèves, a regretté que « dans nos pays, on met souvent ces enfants en quarantaine, croyant qu’ils sont des incapables ». « Là, on a vu que nos enfants font des œuvres en art, en bijouterie, coiffure. C’était une occasion pour permettre aux parents de voir les réalisations de leurs enfants ; ça les pousse à voir qu’il n’y a pas de handicap en soi », a-t-elle confessé.

Mme Marone a reconnu que le chemin n’a pas été facile. « Mais, par la Grâce de Dieu, nous trouvons les solutions et nous utilisons les signes pour les enseigner », a-t-elle dit. Depuis 10 ans, l’école qui a démarré par l’élémentaire avant d’intégrer le préscolaire et le collège (après le succès des enfants de l’élémentaire), a formé près de 150 élèves sourds. « A part l’Ers, il n’y a pas une autre école qui peut faire le suivi de ces enfants. Cela nous a poussés à faire le suivi et de commencer les cours au niveau du collège depuis 2012. Actuellement, nous avons des enfants qui doivent se présenter au Bfem », a informé la directrice de l’Ers.

Compte tenu des spécialités de l’enseignement des sourds, Anne Marie Marone lance un appel aux autorités par rapport à l’organisation des examens, pour que ces enfants mal entendant puissent avoir leurs épreuves à part. Même si l’école ne reçoit pas d’appui financier, sa directrice a reconnu qu’elle bénéficie d’une aide pédagogique avec le contrôle de l’Inspection de la formation. Cependant, il y a beaucoup à faire, selon elle, pour une très bonne prise en charge. « Les parents sont souvent démunis, mais ils veulent que leurs enfants étudient. Bien qu’étant une école privée, nous les acceptons tous. Seulement, il faut trouver des ressources pour combler le déficit. Nous avons ainsi des bénévoles qui nous soutiennent pour le bon fonctionnement de l’établissement », a fait savoir Mme Marone.

O. KANDE

 

Seize étudiants ont bénéficié de bourses d’études avec le programme « Bourses Nous Cims » des écoles Pies de l’Afrique de l’Ouest. Ils seront pris en charge pour un montant de 12 millions de FCfa.

Dans le cadre du programme des « Bourses Nous Cimes », les écoles Pies de l’Afrique de l’Ouest ont remis, cette année, 16 bourses à des étudiants. Ce programme permettra la prise en charge complète de la formation (Licence ou Master) des 16 étudiants sélectionnés. Le coût global de la formation est de 12 millions de FCfa.

Pour mieux préparer ces jeunes à la formation mais aussi pour leur inculquer l’esprit d’entreprise, les écoles Pies ont organisé à leur attention, le week-end dernier, la première édition de la « Journée Nous Cims ». Les 16 boursiers, de même que de jeunes étudiants chercheurs, ont bénéficié d’une formation en leadership et développement personnel. D’après Mathieu Ntab, chargé de la Communication et de la Soutenabilité économique des écoles Pies, ces bourses sont destinées aux jeunes bacheliers ou étudiants en fonction du statut social, afin de donner une chance à ceux issus de familles précaires, et en fonction du critère d’excellence et du genre avec un léger avantage aux filles.

Après les 16 bourses de la première édition, en 2019, la structure veut passer à 30 bourses pour un coût de près de 30 millions de FCfa. Pour une meilleure méthodologie dans la formation et dans la recherche d’emploi, les boursiers ont bénéficié d’un renforcement des capacités sur le développement personnel et le leadership. Selon Joel William Gbaguidi, expert en Intelligence management et coach en Développement personnel, ce dernier est une réponse toute faite parce que c’est une dynamique du développement dans l’évolution de l’individu.

« Les jeunes devraient être préparés à prendre leur responsabilité. Mais, on a des gens qui restent sous couvert jusqu’à une période avancée de leur âge. Nous sommes maintenant dans une dynamique de sous-développement personnel que de développement personnel ; ce qui rend les choses difficiles », a-t-il expliqué. Pour lui, ce qui ne va pas, c’est la façon dont « on va au travail, dont on cherche le travail ». Il demande aux jeunes de savoir se vendre, de connaître leur potentiel pour offrir le meilleur service. « A l’école, tout le monde fait la même chose et ne sait pas pourquoi il le fait ; c’est la logique de standardisation.

Les études supérieures, c’est pour travailler, c’est pour apprendre un métier. Mais, ce n’est pas le cas souvent. Il y a des spécialisations dans lesquelles on ne peut pas recruter. L’étudiant doit comprendre le métier qu’il veut faire et voir les conditions dans lesquelles les gens recrutent », a estimé M. Gbaguidi.

Oumar KANDE

Des femmes membres de la Fédération sénégalaise des habitants (Fsh) ont opté pour l’organisation d’activités instructives destinées à sensibiliser les acteurs locaux de la commune de Wakhinane Nimzattt (département de Guédiawaye, banlieue de Dakar). Elles entendent ainsi contribuer au combat contre l’avancée de la mer. La chargée de programmes à Urbasen, Maguette Diouf Cissé, a tenu à souligner que même si la commune de Wakhinane Nimzatt n’est pas encore touchée par ce phénomène, il est important de prendre les devants pour éviter qu’un tel problème ne survienne dans cette localité comme c’est le cas à Guet Ndar (Langue de Barbarie, région de Saint-Louis). « Les femmes de la Fsh ont commis un consultant, effectué des études et une descente sur le terrain pour pouvoir disposer d’une documentation autour de cette activité et présenter ensuite un mémorandum à Racine Talla, maire de la commune », a-t-elle avancé.

A l’en croire, la démarche de la Fsh est d’accompagner les femmes à travers la réalisation de micro-projets dans lesquels elles mènent des activités comme le micro-jardinage, réalisent des parcours sportifs et installent des comités de surveillance en vue de combattre l’extraction abusive du sable marin. Le représentant du maire Racine Talla, Souleymane Diop Dieng, a promis l’accompagnement de la commune dans ce combat qu’il a qualifié de noble et exaltant, car destiné à faire face à l’avancée de la mer. « La commune va voir quelles sont les mesures administratives (arrêté), techniques et financières qu’elle pourra prendre en vue de maximiser les chances de gagner ce combat », a-t-il soutenu. Poursuivant, M. Dieng a informé que « le maire a initié un projet dans ce sens et avait rencontré les charretiers qui ont été sensibilisés pour aller vers la rupture avec l’extraction du sable marin. Il leur avait fait aussi bénéficier de formations en conduite de véhicule avant de leur remettre des permis de conduire. Une manière de les inciter à abandonner l’extraction du sable marin ».

Abdou DIOP

 

L’Unesco Paris a organisé la Semaine de l’apprentissage mobile sous le thème « Compétences pour un monde connecté ». L’évènement informe un communiqué, est organisé en coopération avec l’Uit (Union internationale des télécommunications, l’institution spécialisée des Nations unies pour les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Cette activité est la conférence phare de l’Unesco pour les Tic dans l’éducation et l’édition 2018 examinera la manière dont le secteur de l’éducation peut aider les individus à développer les compétences numériques nécessaires pour la vie et le travail. Le Sénégal participe à cette rencontre à travers la Coalition nationale de l’éducation pour tous  (Cnept) représentée par son président, Silèye Gorbal Sy, qui a fait une communication sur l’alphabétisation numérique. Selon un communiqué reçu de la Cnept, au Sénégal, des progrès ont été certes réalisés, à savoir la codification de 21 langues, l’alphabétisation de plus de 3 millions de jeunes et adultes, dont plus de 80 % de femmes, etc. Cependant, des contraintes persistent. Il s’agit, entre autres, du déficit de moyens logistiques, de l’absence d’harmonisation des interventions de divers acteurs et de la faiblesse du financement du sous-secteur de l’éducation de base des jeunes et des adultes analphabètes. « Moins de 1 % des dépenses publiques de l’éducation nationale est consacré à ce sous-secteur, alors que la Conférence de Bamako de 2007 sur le financement de l’éducation non-formelle recommandait aux Etats de porter ce taux à 3 % », lit-on dans le communiqué. 

O. KANDE

 

Des jeunes de 121 pays et parlant 98 langues différentes ont été sélectionnés pour intégrer le programme Jeunes leaders de Women Deliver. L’une des plus grandes organisations mondiales de défense de l’égalité de genre et de la santé, des droits et du bien-être des filles et des femmes.

Trois cents actrices et acteurs du changement. Telle est la composition de la nouvelle promotion du programme Jeunes leaders de Women Deliver. Selon cette organisation mondiale de défense de l’égalité de genre et de la santé, des droits et du bien-être des filles et des femmes, ces jeunes, parmi lesquels on dénombre 5 Sénégalais, consacrent leur vie à faire progresser ces thématiques dans le monde. Ils viennent s’ajouter aux 400 jeunes leaders formés depuis 2010 dans le cadre de ce programme. Et ces 300 acteurs du changement ont été choisis parmi 3000 candidatures », lit-on dans le communiqué transmis par Women Deliver. De l’avis de Lori Adelman, directrice de l’Engagement des jeunes à Women Deliver, ce programme vise à impliquer ses camarades de manière authentique. « Et cela signifie que nous allons assurer qu’elles et ils sont présent-e-s dans les coulisses du pouvoir et à la table des décisions ».

D’ailleurs, mentionne-t-on dans le document, « le processus de sélection a été, cette année, plus concurrentiel que jamais avec 3 000 candidatures pour 300 places. C’est également le groupe le plus nombreux et le plus divers à rejoindre le programme avec des membres venant de 121 pays et parlant 98 langues différentes. Les jeunes leaders représentent également des groupes trop souvent marginalisés, dont 66 personnes touchées par des urgences humanitaires, 29 s’identifiant comme autochtones et, pour la toute première fois, 18 adolescent-e-s ».

Le communiqué de Women Deliver renseigne que ces jeunes leaders sont choisis sur la base de « leur potentiel à avoir une influence durable sur la vie des filles et des femmes », notamment pour avoir permis des avancées dans des domaines comme « la santé et les droits sexuels et reproductifs, la paix et la sécurité, l’accès à l’eau et à l’assainissement, les droits des Lgbt, les violences basées sur le genre, l’éducation, la santé maternelle et la participation politique ». Afin de permettre aux jeunes leaders sélectionnés d’élargir leur influence, il leur sera assuré une formation et des ressources. L’objectif étant de faire en sorte qu’ils « participent activement à l’élaboration de programmes et politiques qui concernent la santé, les droits et le bien-être des filles, des femmes et des jeunes ».

Pour Katja Iversen, Pdg de Women Deliver, « les jeunes ne sont pas seulement les leaders de demain – elles et ils ouvrent la voie dès aujourd’hui et spécialement au niveau de la modification des normes de genre et de l’élimination des obstacles auxquels sont confrontées les filles et les femmes ». Poursuivant, elle ajoute : « Le programme Jeunes leaders de Women Deliver a été créé pour amplifier la voix des jeunes, soutenir l’incroyable travail que ces jeunes défenseur-e-s réalisent déjà et en maximiser l’impact ».

Maïmouna GUEYE

 

Des jeunes de 121 pays et parlant 98 langues différentes ont été sélectionnés pour intégrer le programme Jeunes leaders de Women Deliver. L’une des plus grandes organisations mondiales de défense de l’égalité de genre et de la santé, des droits et du bien-être des filles et des femmes.

Trois cents actrices et acteurs du changement. Telle est la composition de la nouvelle promotion du programme Jeunes leaders de Women Deliver. Selon cette organisation mondiale de défense de l’égalité de genre et de la santé, des droits et du bien-être des filles et des femmes, ces jeunes, parmi lesquels on dénombre 5 Sénégalais, consacrent leur vie à faire progresser ces thématiques dans le monde. Ils viennent s’ajouter aux 400 jeunes leaders formés depuis 2010 dans le cadre de ce programme. Et ces 300 acteurs du changement ont été choisis parmi 3000 candidatures », lit-on dans le communiqué transmis par Women Deliver. De l’avis de Lori Adelman, directrice de l’Engagement des jeunes à Women Deliver, ce programme vise à impliquer ses camarades de manière authentique. « Et cela signifie que nous allons assurer qu’elles et ils sont présent-e-s dans les coulisses du pouvoir et à la table des décisions ».

D’ailleurs, mentionne-t-on dans le document, « le processus de sélection a été, cette année, plus concurrentiel que jamais avec 3 000 candidatures pour 300 places. C’est également le groupe le plus nombreux et le plus divers à rejoindre le programme avec des membres venant de 121 pays et parlant 98 langues différentes. Les jeunes leaders représentent également des groupes trop souvent marginalisés, dont 66 personnes touchées par des urgences humanitaires, 29 s’identifiant comme autochtones et, pour la toute première fois, 18 adolescent-e-s ».

Le communiqué de Women Deliver renseigne que ces jeunes leaders sont choisis sur la base de « leur potentiel à avoir une influence durable sur la vie des filles et des femmes », notamment pour avoir permis des avancées dans des domaines comme « la santé et les droits sexuels et reproductifs, la paix et la sécurité, l’accès à l’eau et à l’assainissement, les droits des Lgbt, les violences basées sur le genre, l’éducation, la santé maternelle et la participation politique ». Afin de permettre aux jeunes leaders sélectionnés d’élargir leur influence, il leur sera assuré une formation et des ressources. L’objectif étant de faire en sorte qu’ils « participent activement à l’élaboration de programmes et politiques qui concernent la santé, les droits et le bien-être des filles, des femmes et des jeunes ».

Pour Katja Iversen, Pdg de Women Deliver, « les jeunes ne sont pas seulement les leaders de demain – elles et ils ouvrent la voie dès aujourd’hui et spécialement au niveau de la modification des normes de genre et de l’élimination des obstacles auxquels sont confrontées les filles et les femmes ». Poursuivant, elle ajoute : « Le programme Jeunes leaders de Women Deliver a été créé pour amplifier la voix des jeunes, soutenir l’incroyable travail que ces jeunes défenseur-e-s réalisent déjà et en maximiser l’impact ».

Maïmouna GUEYE

 

Pièce maîtresse de l’organisation du Next Einstein Forum (Nef) dont il est le vice-président, le Sénégalais Youssef Travaly analyse le potentiel de l’Afrique en matière d’innovation et indique les préalables qu’il faut pour que les pays africains puissent réellement passer à une économie basée sur la connaissance.  

Le potentiel de l’Afrique en matière d’innovation est assez vaste. Les nombreux projets et résultats de recherche sur des problématiques aussi diverses que variées dans des domaines comme la santé, les finances, l’éducation, la communication, l’environnement présentés lors du Next Einstein Forum en sont l’illustration. Pendant trois jours, dans la capitale rwandaise, plus de 1.200 participants composés de scientifiques, de chercheurs, d’universitaires, de décideurs, de membres de la société civile et d’étudiants ont échangé sur la question. Seulement, il est ressorti des échanges que ce potentiel n’est pas vraiment exploité.

Pour Youssef Travaly, vice-président du Nef en charge de l’innovation scientifique et des partenariats institutionnels du Nef, cela est «un grand problème»  auquel ce forum essaie de trouver des solutions. «Lorsqu’on veut passer à une économie de la connaissance, il y a au moins deux défis qu’il faut relever. Le premier défi, c’est la valorisation de la science. Le deuxième défi, c’est d’amener les jeunes à produire des idées qui seront ensuite valorisées pour créer une industrie. Donc on va créer un réservoir de cerveaux qui vont générer des idées qui seront ensuite valorisée», a expliqué le scientifique sénégalais, docteur en sciences des matériaux. D’ailleurs, c’est dans cette optique que le Nef a lancé le concours d'innovation axé sur la recherche à l’issue duquel trois chercheurs ont été récompensés à hauteur de 25.000 dollars chacun. Dénicher des chercheurs avec de gros potentiels d’innovation, les mettre en avant et les appuyer financièrement, telle semble être donc la philosophie du Nef.

A cette rencontre de Kigali les discours des Présidents Macky Sall et Paul Kagamé ont marqué les esprits par la similitude du message qu’ils ont livré et qui peut se résumer en une phrase : l’Afrique ne doit pas se permettre de rater la révolution numérique après avoir manqué les trois révolutions industrielles. Youssef Travaly aussi est de cet avis. Mais pour y arriver, il pense que les pays africains doivent d’abord adopter un cadre réglementaire pour l’innovation.
Ce combat, le Nef en a fait le sien et est en train de faire le plaidoyer pour que ce cadre voie le jour. «Une économie basée sur l’innovation à l’échelle panafricaine doit reposer sur trois choses : un cadre réglementaire, des politiques scientifiques très fortes, une augmentation du nombre de PhD (docteurs) africains pas seulement formés ailleurs mais aussi dans les universités africaines», a-t-il expliqué. Concernant ce dernier point, Dr Travaly prône la libre circulation des chercheurs africains sur le continent, la possibilité pour les universités de superviser des programmes de doctorat et appelle à changer le modèle de l’enseignement des sciences en Afrique basé sur le concept maths-physique et physique-chimie qu’il trouve désuet. Enfin, pense-t-il, le développement d’une économie basée sur l’innovation à l’échelle panafricain a besoin d’un financement et d’un partenariat.

 

Le Nef lance une revue scientifique

« Scientific African», c’est le nom de la revue scientifique que le Next Einstein Forum a lancée à l’occasion de son forum à Kigali. «Une revue multidisciplinaire en libre accès pour stimuler et donner une portée mondiale à la recherche en Afrique», a fait savoir le président du Ne Thierry Zomahoun, lors de la présentation de cette nouvelle publication panafricaine. Editée en partenariat avec l'Institut africain des sciences mathématiques (Aims) et Elsevier, l'entreprise d'analyse de l'information spécialisée dans la science et la santé, cette revue sera alimentée par les contributions des chercheurs africains. Une manière, selon ses promoteurs, d’élargir l'accès à la recherche africaine, d’accroître la collaboration scientifique intra-africaine et de renforcer les capacités scientifiques en Afrique. La revue vise à fournir une plate-forme moderne et hautement visible pour la publication de la recherche panafricaine et accueille les contributions de toutes les disciplines scientifiques».

Elhadji Ibrahima Thiam (envoyé spécial à Kigali)

 

L’indemnité de logement était l’un des points qui avaient cristallisé les négociations entre l’Etat et les syndicats d’enseignants. Hier, les deux parties, après de longues négociations à la Primature puis au Palais de la République, ont semblé trouver un accord. L’indemnité a connu une hausse de 25.000 FCfa, passant de 60.000 à 85.000 FCfa.

Point non abordé lors de la rencontre du mardi entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants du fait sans doute de son incidence financière, la question de l’indemnité de logement qui est dite «nodale» dans ces discussions semble résolue hier, à la suite de la rencontre avec le Chef de l’Etat, Macky Sall, après des discussions à la Primature sous la houlette du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. En effet, sur décision du Chef de l’Etat, lors de l’audience accordée aux syndicats d’enseignants, hier, dans la soirée, les indemnités de logement des enseignants vont passer de 60.000 à 85.000 FCfa.

Ainsi  une augmentation de 25.000 FCfa est notée  soit 15.000 FCfa exigibles dès octobre et 10.000 FCfa additionnels à partir de Janvier 2019. Les agents contractuels verront aussi leurs indemnités revalorisées.
 Mardi, le porte-parole du Gouvernement, Seydou Guèye, avait donné l’assurance que la question sera examinée à la rencontre d’hier, vendredi. C’est ainsi qu’une rencontre est prévue, ce vendredi 30 avril, pour examiner cette question. «Notre prochaine rencontre est prévue pour le vendredi 30 mars. Au cours de cette réunion, la question de l’indemnité de logement sera examinée, de même que celle relative aux corps des administrateurs scolaires et des passerelles professionnelles. Il sera également question d’une réunion technique relative à la gestion des volontaires et vacataires dans le cadre de leurs versements Ipres», avait avancé Seydou Guèye.

Jeudi, devant les députés, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, assurait que Gouvernement et syndicats d’enseignants s’acheminaient vers une sortie de crise. «Sur plus de 33 points, il n’y a que 3 points sur lesquels nous avons à discuter. Et demain (ndlr : vendredi) à 16 h, nous allons encore recevoir les syndicats et nous pensons qu’avant la fin de la pause pascale, que nous irons vers une solution définitive pour l’école sénégalaise», a dit le Chef du gouvernement, estimant que les deux parties ne sont pas loin d’une solution.

Cette crise scolaire qui n’a que trop duré inquiétait plus d’un : parents, élèves, acteurs de l’école n’ont pas manqué d’appeler les deux parties à trouver au plus vite une solution. Leur appel vient d’être entendu et on peut espérer que les enseignants seront satisfaits d’un tel effort des pouvoirs publics.

Daouda MANE

La République populaire de Chine a offert un important don en médicaments et matériels médicaux à l’hôpital de Pikine. La cérémonie de remise a eu lieu en présence des membres de la mission médicale.  Ce don, d’un coût de 56.718.772 FCfa, s’ajoute à ceux offerts en 2016 et 2017. Selon le directeur du Centre hospitalier national de Pikine, Mohamed Abdallah Guèye, une telle contribution témoigne de l’intérêt que la Chine accorde à notre système de santé en général et au relèvement du plateau technique de l’hôpital en particulier.

Le directeur des Etablissements publics de santé, Mor Diaw, a magnifié l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et la République populaire de Chine. Il a rendu un hommage mérité aux vaillants missionnaires chinois pour leur dynamisme, leur courage, leur abnégation et leur persévérance dans l’effort. Il a rappelé les programmes mis en œuvre par la Chine pour appuyer le ministère de la Santé et de l’Action sociale dans la réalisation de l’objectif de la «Santé pour tous et par tous».

Le conseiller économique et commercial auprès de l’ambassade de Chine, Han Xiao Fei, a rappelé que la Coopération sino-sénégalaise dans le domaine de la santé publique intègre, outre les aspects sus-évoqués, la construction de l’hôpital pour enfants de Diamniadio qui, a-t-il précisé, sera bientôt élargi au centre mères-couples-enfants grâce à l’aide du gouvernement chinois. « Cette année, la Chine enverra une équipe d’experts pour exécuter le programme « Action de la lumière » en collaboration avec le Chn de Pikine. Par cette action, 300 malades qui souffrent de la cataracte et qui n’ont pas les moyens de se faire soigner bénéficieront gratuitement d’une opération chirurgicale.

Abdou DIOP

 

L’ambassade du Japon au Sénégal a offert au centre de santé de Dakar Plateau un appareil de radiologie numérique d’une valeur de 50 millions de FCfa. Cet appareil permettra la radiologie des os de même que la mammographie.

Le centre de santé de Dakar Plateau a reçu, le 29 mars 2018, de la part de l’ambassade du Japon au Sénégal, un appareil de radiologie numérique. La cérémonie de remise a été effectuée en présence de la chargée d’affaires de l’ambassade du Japon, Keiko Egusa, et des responsables de la structure sanitaire. Mme  Egusa a indiqué que cet appareil est offert par le gouvernement du Japon dans le cadre de l’assistance aux projets locaux contribuant à la sécurité humaine. A son avis, c’est pour le renforcement de la capacité du service de radiologie du centre de santé du Plateau que cet appareil, d’un montant de 76 533 euros, soit environ 50 millions de FCfa, a été offert avec un système de numérisation de même que ses « accessoires de marque Fujifilm et l’aménagement des locaux du service de radiologie pour les consultations de chirurgie et de pneumologie ».

La chargée d’affaires de l’ambassade du Japon a ainsi remercié les équipes du centre de santé qui ont permis l’exécution du projet de même que la société Fujifilm « qui a procédé, de manière très professionnelle, à l’installation du système de radiographie performant dans le cadre de la Rse ». Keiko Egusa a, par ailleurs, rappelé que le renforcement du système sanitaire constitue une condition indispensable pour de bons soins. D’où l’importance que le Japon et le Sénégal accordent à la Cmu.

Recevant le matériel, le major Ibra Seck du centre de santé de Dakar Plateau a exprimé sa joie. «C’est un type de radiologie de dernière génération qui pourra faire une radiologie des poumons, servir pour les fractures et autres », s’est-il réjoui. L’appareil est doté d’un système de mammographie en plus du système de radiographie des squelettes. A son avis, cela permet de relever le plateau technique du centre de santé et permettra une prise en charge complète des malades.
« Avant, si on avait des patients qui devaient faire une radiographie, on les référait  au niveau des hôpitaux ou du privé », a fait savoir le major Seck.

Oumar KANDE

 

Une graduation symbolique pour l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). Ils sont ainsi plus de 400 étudiants de cette institution de l’enseignement supérieur à recevoir, demain, leurs diplômes après un parcours pas facile et marqué par quelques difficultés. Depuis sa création, en 2013, l’Uvs a fonctionné avec un retard sur les enseignements et quelques problèmes. C’est ainsi que les trois premières promotions (2013, 2014, 2015) ont eu à faire 4 années pour la Licence au lieu de trois. Cette sortie de promotion marque la fin d’un cycle d’enseignements pour les premiers étudiants de l’Uvs mais aussi le début d’un processus d’insertion professionnelle de plus de 400 diplômés provenant de plusieurs villes comme Bignona, Dakar, Diourbel, Guédiawaye, Kaolack, Kolda, Mbao, Mbour, Podor, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor.

Ils ont été répartis dans cinq filières : Anglais, Mathématiques appliquées à l’informatique, Sciences économiques et de gestion, Sciences juridiques et politiques et Sociologie. Un aboutissement pour ces étudiants et aussi pour le Top management de l’Uvs qui, depuis sa création, n’a pas fonctionné une année sans secousses. « Nous sommes globalement satisfait des résultats de l’Uvs qui, après quatre années de fonctionnement, sort ses premiers diplômés. Lesquels seront fêtés ce samedi 31 mars. Après toutes les difficultés rencontrées par l’institution, nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir plus de 400 diplômés qui ont obtenu leur Licence », a expliqué le coordonnateur de l’Uvs, le Pr Moussa Lô.

Au-delà de cette cérémonie de graduation, l’Uvs veut aller vers une période de stabilisation et même de décollage pour une institution qui se targue d’être la deuxième université publique du Sénégal avec près de 20.000 étudiants.

Oumar NDIAYE

 

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a entamé, le 27 mars 2018, la revue annuelle de ses projets et programmes. Une rencontre dont l’ouverture a été l’occasion pour le Pr Mame Thierno Dieng de souligner que, malgré une légère baisse du taux d’exécution technique globale, le secteur a fait beaucoup d’efforts dans le cadre des 4 programmes structurant sa politique sectorielle.

Le Rapport annuel de performance (Rap) 2017 du secteur de l’environnement et du développement durable indique une légère baisse du taux d’exécution technique globale situé à 79 % corrélée à une exécution budgétaire de 82 % en termes de liquidation, contre une performance technique de 83 % et un taux d’exécution budgétaire de 82 % en 2016. Une situation qui n’inquiète pas outre mesure le patron du département, le Pr Mame Thierno Dieng. Pour lui, malgré cette légère baisse par rapport à l’exercice précédent, les résultats notés sont « d’un niveau très satisfaisant et constituent le fruit des efforts conjugués des différents acteurs dans le cadre des 4 programmes structurant notre politique sectorielle ».

Il a également souligné qu’une marge est disponible « pour la progression, notamment dans les domaines du contrôle des effluents gazeux, de la lutte contre le trafic de bois, la gestion durable des terres, l’utilisation des produits dangereux ou à risques, l’atteinte des équilibres écologiques dans les Aires marines protégées et dans les zones de forte concentration de biodiversité », entre autres. Toutes choses qui l’amènent à considérer que, pour plus d’efficacité, il conviendra de reprofiler les actions et activités mais aussi développer plus de synergie entre acteurs du secteur dans la mise en œuvre. Cette rencontre est l’occasion de travailler pour partager, améliorer et valider le Rapport annuel de performance 2017, le Programme annuel de performance 2018 et le Document de programmation pluriannuelle des dépenses 2018-2020 qui tiendra compte des nouveaux enjeux et perspectives qui s’ouvrent. D’autant qu’après plus d’un an de mise en œuvre de l’Agenda 2030, « notre pays est invité, au mois de juillet prochain, à présenter son rapport national volontaire au Forum politique de haut niveau des Nations unies sur les Objectifs de développement durable 6, 7, 11, 12 et 15 liés à l’eau et à l’assainissement, à l’énergie, aux villes durables, aux modes de production et de consommation durables, à la gestion des écosystèmes et à la neutralité de la dégradation des terres ». Ceci, dans la foulée de l’organisation de la troisième édition de la Conférence nationale sur le développement durable.

Ousseynou POUYE

 

La Côte d’Ivoire et le Ghana ont décidé de conjuguer leurs efforts pour faire face aux défis de l’économie cacaoyère. A l’occasion de la 6ème édition du Africa Ceo forum, les Chefs d’État ivoirien et ghanéen, Alassane Ouattara et Nana Addo Akufo Addo, se sont  concertés sur le sujet. Ces deux pays, assurant 60 % de l’offre mondiale, n’ont aucune prise sur la détermination du prix du cacao. Et ces deux chefs d’État sont partis d’un certain nombre d’inquiétudes qui caractérisent, aujourd’hui, le marché. D’abord, il s’agit des fortes fluctuations des cours du cacao sur le marché international, marquées par une chute de l’ordre de 40 % en 2017. Cette baisse a eu un impact défavorable sur les revenus de plusieurs millions de petits producteurs de cacao et sur les recettes des deux pays alors que le cacao est important pour les économies du Ghana et de la Côte d’Ivoire.

Désireux d’accélérer leurs politiques visant à mieux défendre les intérêts des producteurs de cacao, les deux Chefs d’État ont réaffirmé leur volonté de définir une stratégie commune, en vue de trouver une solution durable à l’amélioration des prix perçus par les producteurs de cacao de leurs pays respectifs. Ils s’engagent à harmoniser leurs politiques de commercialisation du cacao. Ils ont également convenu d’annoncer, chaque année, de manière concomitante et avant le début de la campagne, le prix au producteur. Ils s’accordent aussi à intensifier la collaboration dans la recherche scientifique sur la protection des plants de cacao, l’amélioration des variétés notamment, d’adopter et de mettre en œuvre un programme régional de lutte contre le Swollen shoot (la maladie qui touche le cacao).

A l’issue de leur concertation, les deux chefs d’État ont affirmé leurs engagements à transformer la majeure partie de leur production nationale dans leurs pays respectifs. Alassane Ouattara et  Nana Addo Akufo Addo ont, par ailleurs, invité le secteur privé, notamment africain, à investir massivement dans la transformation du cacao en Afrique. Enfin, ils s’engagent à promouvoir conjointement la consommation du cacao sur les marchés locaux, régionaux et émergents.

A. DIAW

 

La communauté internationale a célébré, le  21 mars 2018, la Journée internationale des forêts. Dans un communiqué, le président de l’Association des retraités de l’administration forestière du Sénégal (Arafs), Oumar Daff, est revenu sur les vertus des arbres et des forêts. « De la séquestration du carbone pour la fourniture de la quantité d’oxygène nécessaire à l’accroissement et à l’équilibre de la biodiversité, en passant par la purification de l’air, la régulation des eaux de ruissellement et protection contre les inondations, la fourniture de la nourriture, etc. », les bienfaits de l’arbre listés par le commandant Daff sont nombreux. A cet effet, ces derniers « militent en faveur d’une gestion rationnelle et durable de nos écosystèmes ».

C’est pourquoi, au regard d’une urbanisation tous azimuts, notamment dans les villes situées dans le triangle Dakar-Thiès-Mbour, et vu l’acharnement mercantile sur les forêts de la Casamance, l’Arafs a soutenu « qu’il importe de sensibiliser davantage les générations présentes sur les dangers qui nous menacent ». Sur ce, le président de l’Arafs souhaite attirer l’attention des autorités surtout avec les projets ambitieux que sont l’Aibd, les futurs ports minéraliers de Bargny et Ndayane, la centrale de Sendou, le Ter, les autoroutes Dakar-Mbour, Dakar-Touba, la nouvelle ville de Diamniadio, la zone industrielle de Sandiara, etc.

Tout en saluant la volonté forte des pouvoirs publics de faire du Sénégal un pays émergent, Oumar Daff a rappelé que des mesures appropriées doivent être prises « pour donner ou maintenir la place de l’arbre et des forêts dans le triangle urbain Dakar-Thiès-Mbour ». L’Arafs envisage ainsi d’organiser un panel sur la thématique « Forêts et paix en Casamance ».

Mbaye Sarr DIAKHATE


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