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Actualités (2461)

Pour venir à bout de la consommation de drogue et assurer une réinsertion des personnes atteintes d’addiction, 25 spécialistes formateurs d’agents chargés de la prise en charge des consommateurs de drogue injectable, ont reçu, le 13 octobre, leurs attestations de formation. Pendant cinq jours, ils ont été formés au Conseil national de lutte Sida (Cnls) par les spécialistes du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad).

Selon le Dr Idrissa Bâ dudit centre, cette démarche visant la décentralisation a permis la formation des acteurs qui vont à leur tour former d’autres agents intervenant sur le terrain.

Remettant les parchemins, Safiétou Thiam, Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), a indiqué que cette « formation vise à sensibiliser les personnes qui vont aller dans les régions pour former les formateurs dans la prise en charge des consommateurs de drogue ». Elle a souligné qu’ils disposent « depuis 2013, d’une stratégie de prise en charge des consommateurs de drogue démarrée dans le cadre de la lutte contre le Vih ». Car « les consommateurs de drogue sont une population clef pour la lutte contre le Vih, mais on connaît aussi l’importance de ce phénomène dans la société et la nécessité de prendre en charge les personnes victimes d’addiction à la drogue», a-t-elle expliqué.

A son avis, avec cette formation, il y aura une décentralisation dans la répartition des spécialistes de cette matière. « Nous avions commencé la prise en charge, mais elle était juste limitée au Cepiad à l’hôpital de Fann et dans les centres psychiatriques. Cette formation vise un peu à décentraliser et démocratiser la prise en charge des consommateurs de drogue. Car les personnels qui sont dans les régions ou dans d’autres structures auront les outils pour prendre en charge les consommateurs de drogue », indique la secrétaire exécutive du Cnls.

Mme Thiam propose aux formateurs d’avoir une approche pluridisciplinaire. D’où l’élaboration des manuels de formation pour standardiser la prise en charge qui est une nécessité pour notre pays.

Faisant partie des 25 bénéficiaires, Dr Mamadou Lamine Diouf, psychiatre et pédopsychiatre, reconnaît qu’il y a une grande consommation de drogues dures et d’injection de drogue à l’intérieur du pays, alors que les centres spécialisés se trouvent à Dakar. Compte tenu de cela, il soutient que les spécialistes formés pourront, à travers le pays, outiller les intervenants. Il plaide aussi pour la prévention en demandant aux familles de ne pas écarter les jeunes qui ont une addiction à la drogue, mais de les aider à temps.

Le professeur Aïda Sylla, chef de la Division de la Santé mentale, a salué, à son tour, cette formation qui permet, à son avis, de mieux prendre en compte ces malades dans leurs localités. Elle souligne qu’avec ces formateurs, la santé mentale, souvent considérée comme « taboue », va s’ouvrir à d’autres disciplines.

Oumar KANDE

La recherche de solutions peut déboucher sur des innovations. C’est dans ce registre qu’il faut classer la première imprimante 3D fabriquée par le Sénégalais Mouhamed Demba Diop âgé de 23 ans.

Dans son quartier de la Patte d’Oie Builders, Mouhamed Demba Diop se fond dans la masse. Il est relaxe le jour de notre entretien. Lunette de soleil, il porte une chemise, près du corps, rayée de bandelettes blanches et rouges. Il est ressorti de chez lui pour nous accueillir avec des sandales. Il est resté égal à lui-même malgré les interviews qu’il enchaîne avec des organes de grandes audiences et des télévisions régionales. Ce Sénégalais, âgé de 23 ans, est sorti de l’ombre depuis qu’il a conçu une imprimante 3D. C’est le père de la première imprimante 3D conçue au Sénégal.

Cette technologie est une structure en bois. Quatre petits moteurs font fonctionner l’appareil. Certains sont accrochés sur une planche, d’autres sont entre les planches. L’appareil est muni de rails. L’objet à imprimer est posé sur une vitre soutenue par des rails. De petits fils verts relient le système. L’appareil, d’apparence banale, est d’une grande utilité. Le jeune Mouhamed Demba Diop peut concevoir tout type d’objets ou de motifs de son choix. « Si vous voulez un objet particulier, vous avez besoin d’aller dans une usine pour faire la commande. Or, il faut y commander plusieurs unités. Certains techniciens ou des tailleurs, par exemple, n’ont pas suffisamment d’argent pour cela. Donc, avec cette imprimante, vous avez besoin tout ce que vous voulez en termes de forme », vante ce jeune qui a fait ses études primaires et secondaires à Thiaroye.

Son imprimante facilitera le travail des techniciens opérant dans d’autres secteurs de la vie professionnelle. Le jeune contribuera à la réduction du temps de conception, de fabrication des objets et d’accessoires dans d’autres domaines de la vie active. Du moins, s’il parvienne à mettre plusieurs unités sur le marché. « Avec l’imprimante 3D, nous pouvons gagner plus de temps dans la conception des accessoires ou la fabrication de pièces », ajoute le jeune technicien supérieur.

A l’origine de l’innovation
Les pièces sont façonnées dans des matières plastiques. Comme un peintre, le jeune a utilisé plusieurs pièces de machines à photocopie pour fabriquer son imprimante 3D. Cette innovation est la résultante de la recherche de solutions à un problème que Mouhamed Demba Diop était confronté. « J’avais besoin d’un matériel en format plastique. Et j’ai vu que l’imprimante 3D pouvait m’aider. J’ai jeté un coup d’œil sur Internet. Et, comme je suis un bricoleur, j’ai essayé d’en fabriquer une », raconte l’innovateur. Le bricolage était un jeu d’enfant. C’est pour cela qu’il n’a pas voulu perdre du temps à la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Après la première année, il a décidé de s’orienter vers une formation plus pratique, plus technique. C’est ainsi qu’il s’est inscrit à l’Institut supérieur de formation professionnelle à Colobane. Au bout de deux ans, il acquiert des connaissances et des compétences en électrotechnique qui lui permettent de s’épanouir. « Je suis en train de travailler sur d’autres innovations. Je pense aussi qu’elles seront d’une grande utilité », confie l’électrotechnicien. Il a reçu des encouragements d’un ministre. Il a été contacté par des industriels. Mais il a beaucoup échangé avec des Sénégalais de la Diaspora évoluant dans le domaine des technologies d’impression 3D. Mouhamed Demba Diop n’a pas résisté à ces technologies. « J’ai été toujours fasciné par l’imprimante 3D », dit-il. L’électrotechnicien a résolu un problème. Certes aujourd’hui, il peut concevoir des objets et des accessoires de diverses formes, mais il n’est pas sûr de fabriquer plusieurs imprimantes qui seront mises sur le marché. « Nous ne pouvons rien faire de plus sans le soutien des autorités et des bonnes volontés. Nous pouvons faire mieux si nous avons des moyens », a lancé ce Sénégalais qui n’a pas encore son espace d’expression. C’est dans la maison familiale à la Patte d’Oie Builders qu’il fait des assemblages. Il voit grand depuis qu’il a rendu publique son innovation. Mais il lui reste du travail à faire.

Le procédé 3D
Le premier prototype n’est pas encore affiné, même si l’appareil conçoit des objets et des accessoires qui n’ont rien à envier à ceux fabriqués par des imprimantes modernes. L’impression 3D est un procédé de conception de pièces. Le concepteur dessine l’objet grâce un outil de conception assisté par ordinateur. Des logiciels font ressortir les différentes formes. Après cette étape, le format de la pièce est moulé jusqu’à l’obtention de la pièce finale. Elle a fait son apparition au début des années 2000. Il est difficile d’attribuer la paternité de l’invention à une personne, à une société, à un institut de recherche, parce que pour beaucoup, ce sont différentes inventions dans ce domaine qui ont rendu possible la mise au point de la technologie de l’impression 3D.

En réalité, elle relevait de la science fiction pour Arthur C. Clarke qui évoquait une machine à répliquer dans les années 1960. Quelques années plus tard, trois français Jean-Claude André, Olivier de Witte et Alain le Méhauté, pour l’entreprise Cilas Alcatel, déposent le premier brevet sur la fabrication « additive ». En fin de compte, on attribue la paternité de l’invention de l’impression 3D à l’américain Charles Hull qui avait reçu le Prix de l’Inventeur européen en 2014 dans la catégorie inventeur non-européen.

Idrissa SANE

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Pape Abdoulaye Seck, a procédé à l’inauguration de la nouvelle infirmerie du lycée Blaise Diagne samedi. La structure sanitaire de l’établissement a été réhabilitée et équipée par l’association des anciens élèves du lycée Blaise Diagne « Promo-L.B.D » dont il en est le président.

L’association des anciens élèves du lycée Blaise Diagne « Promo-L.B.D », dirigée par le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, a réhabilité l’infirmerie de leur établissement. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée samedi en présence des membres de l’association dont le ministre Papa Abdoulaye Seck et de beaucoup de personnalités de la République.

Outre la réhabilitation, l’association a doté l’infirmerie de lits de consultation et de gynécologie, des armoires, des appareils de consultations, des oreilles, des tensiomètres, des toges, des seringues, des stérilisateurs, etc., d’un montant de 4 millions de FCfa. « Le bienfaiteur a tenu par le biais de ses relations à équiper notre infirmerie dont la peinture a été refaite et l’intérieur équipé de deux brasseurs d’air fonctionnels avec un équipement médical de dernière génération », a magnifié le président de l’association « Promo-L.B.D ». « Nous sommes conscients qu’avec ce que nous faisons aujourd’hui en tant qu’association, combiné à ce qui est fait par d’autres segments intervenant dans l’école, à savoir les parents d’élèves et les professeurs, le lycée Blaise Diagne va faire peau neuve et s’inscrire dans une dynamique d’excellence », a déclaré Dr Papa Abdoulaye Seck, tout en soulignant qu’il ne s’agit pas de la seule initiative en direction des élevés de ce lycée. Le président de la « Promo-L.B.D » a également annoncé la tenue très prochainement d’une cérémonie de parrainage au cours de laquelle cent élèves recevront chacun 100.000 FCfa.

Dans la même lancée, les membres de l’association ont pris l’engagement d’assister les élèves du lycée dans leurs préparations pour le concours général et d’aider à la réhabilitation de la bibliothèque de l’établissement avec notamment l’élaboration du fonds type pour les œuvres au programme de la 6e à la Terminale, renseigne un document remis à la presse. Pour le concours général, souligne la même source, les professeurs encadreurs dans les disciplines choisies vont recevoir chacun 100.000 FCfa en guise d’appui.

Pendant ce temps, 50 élèves des classes de Terminale auront chacun une bourse annuelle globale de 100.000 de FCfa, souligne-t-on. Le même document informe que le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, a dégagé 12 millions de FCfa pour améliorer le cadre de vie du lycée. Pour la construction de blocs de toilettes, le financement est déjà acquis, dit-on. Alors que la commission Education/culture/pédagogie a été chargée de la préparation de la cérémonie de distribution des prix 2018.

S. Diam SY

Les frais d’inscription aux examens de l’entrée en sixième, du Cfee et du Bfem vont connaître une hausse à partir de cette année. La décision a été prise au sortir de trois rencontres avec le ministère de l’Education et l’association des parents d’élèves.

Le décret 94-1283 du 24 novembre 1994 fixe les frais d’inscription à 250 FCfa pour le Cfee et 500 FCfa pour le Bfem. Ces montants seront revus à la hausse afin de mieux organiser ces examens et concours. Un nouveau décret prévoit de porter les frais d’inscription à 1.000 FCfa au lieu de 250 FCfa pour l’examen du Cfee et à 2.000 FCfa au lieu de 500 FCfa pour le Bfem. « Cette augmentation des frais est motivée par deux choses. Il y a d’abord l’amélioration de la prise en charge des correcteurs, des surveillants et des superviseurs des examens. Il y a ensuite la nécessité de satisfaire une requête des syndicats d’enseignants qui avaient souhaité la hausse des indemnités », a justifié le directeur des examens et concours au ministère de l’Education nationale, Amadou Moctar Ndiaye. Pour ce dernier, l’évolution de l’environnement des apprentissages, les conditions d’évaluation et surtout la quête de qualité imposent une meilleure organisation de ces examens et concours. « Il y a un changement de paradigmes avec un paquet d’activités d’évaluation comme par exemple le cadre de référence, le domaine de définition, entres autres », a relevé l’inspecteur. Le directeur Ndiaye note qu’on est passé de quatre épreuves à dix pour le Cfee.

En outre, il y a le nombre de candidats qui a augmenté de 20.000 à 250.000. Il en est de même pour l’examen du Bfem avec les 14 épreuves. A en croire Amadou Moctar Ndiaye, depuis les indépendances jusqu’à nos jours, le Sénégal est jusqu’ici le pays qui a le plus faible taux d’inscription aux examens de la sous-région. « Le format actuel des épreuves fait qu’on utilise beaucoup de papiers et en plus on procède à une évaluation scientifique avec une double correction au Cfee et à l’entrée en sixième, conformément aux normes internationales », a souligné Amadou Moctar Ndiaye. Faudrait-il aussi le rappeler qu’en plus de des dépenses précitées, des appuis sont octroyés aux inspections d’académie et aux inspections de l’éducation et de la formation principalement.

Chaque année l’Etat injecte deux milliards FCfa pour l’organisation de ces examens et concours.

Pape Coly NGOME

Docteur Honoris Causa de l’Université Cheikh Anta Diop de Diop de Dakar, Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie, a lancé un appel à agir sur les causes profondes des migrations.

Elle a suggéré de mettre l’accent sur l’éducation et la formation ainsi que l’autonomisation des femmes et jeunes pour stopper ce phénomène qui n’épargne aucun pays.

« Il nous faut agir de toute urgence sur les causes profondes en se donnant, enfin, les moyens et en ayant surtout la volonté d’honorer les engagements ambitieux et les objectifs d’un développement humain et économique durable que tous les pays de la planète ont adoptés en 2015 ». Ces mots de Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie, sonnent comme un plaidoyer. C’est l’appel de Dakar. En recevant le titre de Docteur Honoris Causa de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la Secrétaire générale de la Francophonie a voulu lancé un appel « au nom de tous les migrants ».

Une histoire des migrants qui ressemble à la sienne, elle, la haïtienne qui a été obligée de quitter son pays à l’âge de 10 ans comme elle le raconte. « Cette douloureuse épreuve je l’ai moi-même vécue avec mes parents, comme des centaines de milliers d’autres familles haïtiennes : devoir tout quitter dans l’insécurité la plus totale...tout laisser derrière soi... prendre le chemin de l’exil sans plus rien à soi... de ma vie d’avant, il ne me reste que 4 photographies...devoir tout quitter pour échapper à la répression, aux violences quotidiennes les plus atroces, à la pauvreté extrême sous le régime dictatorial, sanglant, corrompu, prédateur de François Duvalier ».

Aujourd’hui, en tant Secrétaire générale de la Francophonie « qui rassemble, sur les cinq continents, des pays de départ, de transit, de destination et d’accueil », elle demande d’agir sur les causes profondes des migrations. Les solutions passeront selon elle par l’éducation et la formation. « Agir de toute urgence en matière d’éducation et de formation. Eh bien je suis heureuse et fière d’avoir inauguré, aux côtés du Président Macky Sall, ici même, il y a quelques jours, l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation », suggère-t-elle. Un institut, qui dit-elle, rassemble tout ce qui se pense, se produit, s’accomplit dans l’espace francophone en matière d’éducation, de formation, d’innovation. Sous l’impulsion de l’Oif, l’Ifef fédère toutes les expertises francophones afin d’accompagner les pays dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de programmes novateurs d’éducation et de formation pour tendre vers l’excellence. Pour Michaëlle Jean, il faut aussi soutenir de toute urgence les initiatives économiques des jeunes et des femmes. « Il faut investir dans ce que produisent, créent et portent les femmes, les sortir de l’informel, pérenniser leurs initiatives économiques, les faire fructifier, les amener à une échelle supérieure.

Autrement quel gaspillage ! », ajoute-t-elle. Une autre solution pour faire face à ce phénomène des migrations qui n’épargnent aucun pays, selon la Sg de la Francophonie, c’est d’accompagner la création, la multiplication et la viabilité des très petites, petites et moyennes entreprises et industries qui sont des moteurs de croissance et d’innovation. Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie, a été élevée au titre de Docteur Honoris Causa de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sur proposition du Centre d’études des sciences et techniques de l’Information (Cesti), l’école de journalisme de l’Université de Dakar. Michaëlle Jean rejoint ainsi la longue liste des personnalités ayant reçu ce titre de Docteur Honoris Causa de l’Ucad comme Nelson Mandela, le roi Hassan II et le président portugais Marcelo Duarte De Sousa, a rappelé le recteur, Pr Ibrahima Thioub.

O. NDIAYE

Après avoir accompagné l’Association Ziguinchor assistance médicale (Zam) qui a organisé une campagne médicale du 15 au 24 septembre dans la zone sud du Sénégal, l’ambassade d’Arabie Saoudite promet de poursuivre son soutien aux populations locales. « Nous allons continuer à apporter notre soutien aux populations pour l’accès au soins. Nous accompagnons les initiatives destinées à soulager les populations », a déclaré Faad Abdesalam, coordinateur des actions humanitaires à l’ambassade d’Arabie Saoudite. Il a souligné que son pays accompagne plusieurs associations sénégalaises dans les actions d’assistance en faveur des couches défavorisées.

Initiée par l’Association Ziguinchor assistance médicale, la campagne médicale a mobilisé une équipe médicale composée de 80 personnes dont des médecins. Elle a été marquée par un don de médicaments, des consultations médicales gratuites, des séances de dépistage du cancer du col de l’utérus. Salif Badji, président de l’association, a indiqué, dans un document qui nous est parvenu, que les différentes équipes ont sillonné les villages de Balinghor, Diatock et Tendimane. Elles ont également été dans les quartiers Nema II et Lyndiane dans la commune de Ziguinchor. Au total, 4635 patients ont été consultés. « La campagne a permis de prévenir des maladies, noyer des peines et soulager des personnes », a-t-il soutenu.

Babacar DIONE

Le Lions Club du Sénégal a organisé, le 13 octobre, la journée de prévention de la cécité et de l’amélioration de la vue, ainsi qu’une cérémonie de remise de fournitures scolaires aux orphelins des sapeurs-pompiers décédés en cours d’exercice. Plus de 200 personnes ont ainsi été consultées au dispensaire « Le Baobab » des Parcelles Assainies. Le programme a démarré le 12 octobre par un premier atelier (test) simple d’évaluation de la vision (de loin, de près, du sens du relief, etc.). Il y a eu ensuite un atelier de dépistage permettant, entre autres, de détecter le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la cataracte et la rétinopathie diabétique.

Plecknova Setemede, président du Lions club Dakar, a souligné qu’ils comptent rééditer cette initiative. Selon Denis Ndiaye, président de région 11 du district 403 A1, de 1917, date de la création du Lions club, à 2017, 80 millions de personnes ont retrouvé leur vue grâce à leur association et 15.000 ophtalmologues formés. Et, l’objectif est d’atteindre en l’an 2022, 200 millions d’individus. « Cette année, nous voulons atteindre un total de 170 millions de personnes », a-t-il affirmé.

Pour le président de l’Use-Union pour la solidarité et l’entraide, Thierno Aliou Bâ, le dispensaire « Le Baobab » des Parcelles Assainies reçoit plus de 60% des consultations ophtalmologiques de la région de Dakar et à moindre coût. Si le ticket de consultation est de 3.000 FCfa, il se situe entre 5.000 et 20.000 FCfa dans les autres structures sanitaires.

Interrogée, Khady Diaw trouve salutaire cette initiative. « Je suis venue parce que je ressens des picotements aux yeux », indique-t-elle. Dans l’après-midi, grâce à ce programme, 25 enfants orphelins de sapeurs-pompiers du Sénégal décédés en cours d’exercice ont reçu des fournitures scolaires.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur de l’Enseignement moyen-secondaire général, Oumar Bâ, a indiqué, le 12 octobre 2017, que le codage numérique constitue un débouché extrêmement important pour les métiers de l’avenir.

En prélude à la Semaine africaine du numérique prévue du 18 au 25 octobre 2017 dans 35 pays africains, Africa Code Week, avec à son partenaire Sap, société leader des applications d’entreprise, a procédé au lancement de son projet le 12 octobre 2017. Magnifiant la croissance économique du Sénégal ces trois dernières années, le chef de la délégation du Sap, Jean Julia, a indiqué que celle-ci est la résultante du dynamisme des initiatives numériques.

Le programme Africa Code week constitue, selon lui, un cadre de sensibilisation des jeunes africains aux technologies numériques, notamment à la programmation informatique. L’objectif, soutient-il, c’est de former plus de 500.000 jeunes africains dont 5.000 au Sénégal. L’enjeu, ajoute-t-il, « est de leur donner les clés numériques pour leur réussite ».

Le directeur des études et de la Coopération au ministère de l’Enseignement supérieur a rappelé que cette initiative s’insère dans les politiques publiques mises en œuvre dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse). « Notre objectif est de voir des jeunes Africains développer et commercialiser des applications qui seront utilisées à la surface de la terre », a déclaré le Pr Olivier Sagna qui a déploré qu’on soit « aujourd’hui des consommateurs des technologies de l’information et de la communication, de l’ensemble du matériel et des applications développées dans les pays du Nord ». Il demeure convaincu que si l’Afrique investit davantage dans l’éducation de base, l’enseignement supérieur et la recherche, « des jeunes Africains peuvent produire demain l’ensemble de ces éléments dans la chaîne de valeur ». « Cela peut paraître utopique », dit-il. Mais, a rappelé le Pr Sagna, « il y a 20 ou 30 ans, lorsqu’on parlait des produits chinois, cela faisait sourire tout le monde, parce qu’étant synonyme de mauvaise qualité ». « Aujourd’hui, on ne développe pas un réseau de téléphonie sans la présence des applications chinoises », a insisté le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur qui est d’avis que le Sénégal doit poursuivre dans la durée ces investissements s’il aspire à l’émergence en 2035.

Pour sa part, le directeur de l’enseignement moyen-secondaire général, Oumar Bâ, a indiqué ce programme vient s’insérer harmonieusement dans de l’existant, car le ministère de l’Education a déjà développé le programme « Les ressources numériques pour tous » qui est, à ses yeux, « une valeur ajoutée ». Sa conviction est que le codage constitue un débouché extrêmement important pour les métiers de l’avenir.

En perspective, le ministre de l’Education envisage d’organiser un concours de codage à l’image de la robotique dans l’enseignement supérieur. « C’est une sorte d’élément d’émulation et de motivation pour permettre aux enfants de pratiquer de façon intense le codage dans les établissements », a-t-il précisé.

Auparavant, la coordonnatrice d’Africa Code Week, Awa Diop, a précisé que ce programme permet aux jeunes d’entrer dans l’ère du numérique.

Souleymane Diam SY

Ils sont nombreux les étudiants qui dispensent des cours à domicile. Un moyen pour ces derniers d’arrondir leur fin de mois, mais également de se perfectionner dans leur apprentissage de l’enseignement.

Un silence de mort règne dans ce lycée de Ouakam malgré l’approche de la rentrée scolaire. Seuls quelques étudiants du quartier sont présents ce matin. Si certains sont venus réviser pour préparer leurs examens de la session de rattrapage, d’autres y sont pour préparer la rédaction de leur rapport de mémoire.

Le regard plongé dans «L’Etre et le Néant» de Jean-Paul Sartre, Mansour Sall est concentré dans sa lecture. Cet étudiant en master 1 au département de Philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a préféré se retirer dans la cour, sous l’ombre d’un arbre pour mieux se concentrer, mais également profiter de l’air frais. Il est de plain-pied dans la rédaction de son rapport de mémoire dont le sujet est : La liberté chez Jean-Paul Sartre. Il fait partie des étudiants qui exercent des activités en parallèle à leurs études pour arrondir les fins de mois. Parmi celles-ci, figurent justement les cours à domicile moyennant une rémunération mensuelle. Le procédé est simple. « D’abord nous faisons des affiches sur lesquelles figurent nos coordonnées et les matières que nous enseignons. Passée cette étape, on reste à l’écoute d’éventuels appels pour discuter des prix et des modalités avec les parents d’élèves », renseigne Mansour Sall.

Ces affiches sont visibles un peu partout dans les différents quartiers de Dakar. Elles sont plaquées sur les poteaux électriques, les troncs des arbres. Elles décorent aussi les portails des lycées et collèges. Depuis un certain temps, ces étudiants ont investi les réseaux sociaux, notamment Facebook, à travers des plateformes d’annonces gratuites pour avoir plus de visibilité. La dispensation de cours à domicile est ainsi un moyen pour certains étudiants, non seulement de se perfectionner, mais aussi de se faire de l’argent. « Depuis que j’ai commencé à exercer cette activité, il y a de cela deux ans, j’arrive à me prendre en charge et à satisfaire certains besoins de ma famille. D’ailleurs la plupart des étudiants de l’Ucad sont appelés, un jour ou l’autre, à être enseignant et ces cours à domicile nous permettent de nous perfectionner », affirme Ousmane Seck, étudiant en Licence 3 à la Faculté des Sciences et techniques de l’Ucad.

« Avec ma demi-bourse (18.000 FCfa) et sans chambre au campus social, je faisais la navette tous les jours. Vous imaginez la situation dans laquelle je vivais », ajoute-t-il le regard vide. Sans doute se souvient-il de ces périodes difficiles où il tirait le diable par la queue.

Ces cours à domicile sont organisés, soit par des étudiants issus des différentes facultés de l’université et habitant le même quartier, soit individuellement. Pour le premier cas, chaque étudiant, en fonction de ses capacités, se charge d’enseigner une matière. Pour le second, il peut s’agir d’un étudiant qui, personnellement, propose ses services aux parents d’élèves. C’est le cas de Mansour Sall, étudiant en master 1 au département de Philosophie. Depuis trois ans, il dispense des cours en philosophie et en français à des élèves en classe de 3e, 2nde, 1ère et Terminale. « Chaque élève paie mensuellement 30.000 FCfa et, durant le mois, je m’arrange pour que l’élève ait deux fois dans la semaine une séance d’une heure trente minutes chez lui. Soit 12 heures de cours le mois. En général, les cours se déroulent les mercredi et samedi soir », fait savoir M. Sall qui gère, à présent, une boutique multi-services grâce à l’argent qu’il gagne par le biais des cours à domicile.

Le niveau des élèves et l’organisation, des contraintes majeures
Toutefois, il n’y a pas que des aspects positifs, car il arrive que ces étudiants soient confrontés à des élèves qui n’ont pas du tout le niveau et n’ont pas goût aux études. Il se pose également le problème d’organisation du temps, car « parfois je suis obligé de sacrifier des cours à l’université pour honorer le contrat que j’ai signé avec les parents d’élèves », affirme Ousmane Seck.

A l’éternelle pique qu’on leur lance, à savoir le manque de niveau de certains étudiants, Ousmane répond: « C’est toujours la même rengaine ! », avant de reconnaître tout de même qu’il y a des cas, mais qu’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac.

Alioune Badara DIATTA
(stagiaire)

Plus de 150 experts internationaux et leaders politiques ont pris part à la deuxième Conférence internationale sur l’eau et le climat à Marseille les 3 et 4 octobre derniers. Ils se sont notamment penchés sur les défis que sont la recrudescence de la famine et la problématique de l’approvisionnement en eau.

En prélude au Forum mondial de l’eau prévu du 18 au 23 mars 2018 dans la capitale brésilienne Brasilia, sous le thème « Partager l’eau », le Conseil mondial de l’eau a tenu la deuxième Conférence internationale sur l’eau et le climat à Marseille les 3 et 4 octobre 2017. Celle-ci fait suite aux réalisations de la première édition qui s’est tenue à Rabat en juillet 2016. L’évènement, approuvé par la Cop23 prévue à Bonn du 6 au 17 novembre 2017, a réuni plus de 150 experts internationaux et leaders politiques. Ils se sont penchés sur les défis que sont la recrudescence de la famine et la problématique de l’approvisionnement en eau, exacerbés par les effets néfastes du changement climatique.

La mission de cette conférence internationale dont l’accent portait sur les Objectifs de développement durable (Odd) 11 et 2, à savoir Villes et communautés durables et Faim « Zéro », a été de tracer la feuille de route et de générer une prise de conscience quant à l’importance de l’eau en tant qu’élément central du développement humain. « L’eau est un facilitateur, un connecteur, un fil conducteur essentiel qui relie les multiples aspects abordés par les Objectifs de développement durable. Je suis convaincu que, loin d’être un problème, l’eau est une solution, un facteur déterminant pour rendre le monde meilleur », a déclaré le Dr Dogan Altinbilek, vice-président du Conseil mondial de l’eau.

Lors de cette rencontre, les débats qui ont principalement tourné autour de la sécurité hydrique ont permis de mettre aussi en évidence les défis auxquels les Etats sont confrontés face à leur désir de construire des villes durables résilientes au changement climatique et d’éradiquer la famine. Tels étaient, entre autres, les objectifs retenus lors de la Cop22 où 100 milliards de dollars ont été engagés pour lutter contre les impacts du changement climatique et réduire les émissions de CO2.

Cependant en 2016, du fait de conflits et de diverses autres circonstances, la famine a augmenté pour la première fois depuis des décennies. Par ailleurs, le monde devrait faire face, d’ici à 2030, à un déficit hydrique de 40%, selon le scenario de référence.

La dernière session de la conférence qui a été suivie de l’initiative « L’eau pour l’Afrique » lancée lors de la Cop22 a été une occasion historique de recentrer l’attention de la communauté internationale sur la nécessité d’aider les pays en développement à s’adapter aux changements climatiques.

Moussa SONKO (stagiaire)

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord sur les Mesures sanitaires et phytosanitaires (Sps) de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), un arrêté portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité national a été pris en décembre 2015. Un atelier organisé le 12 octobre 2017 dans le sens « d’arrondir les démarches » a enregistré la participation de 25 membres issus des services techniques, membres du comité national pour les mesures sanitaires phytosanitaires et des acteurs du secteur privé.

En prélude à la 70ème réunion ordinaire du Comité national des mesures sanitaires et phytosanitaires (Sps) de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), les membres du Comité national ont entamé, le 12 octobre 2017, une réunion préparatoire d’information et de mise à niveau sur les questions Sps en cours à l’Omc, dans les locaux de la Direction de la protection des végétations (Dpv).

Dans ces attributions, le comité est chargé, entre autres, de donner son avis sur les notifications que le Sénégal entend proposer au secrétariat permanent du comité de l’Organisation mondiale de la santé, de coordonner la participation des délégués nationaux aux diverses réunions, aux travaux de comités de commissions des trois organisations sœurs et de ses organes subsidiaires.

« L’objectif de la rencontre est de consolider le cadre de concertation sur les questions Sps qui sont du reste très déterminantes pour la pénétration et la diversification des marchés d’exportation. Il s’agit pour les participants à la réunion de présenter le comité national, tout en restituant les résultats des réunions qui ont enregistré la participation sénégalaise », souligne le directeur de la Dpv, Victor Coly.

Les spécialistes vont également identifier les préoccupations commerciales du Sénégal, en rapport avec les mesures Sps (produits de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage). Enfin, au terme de cette rencontre, une position commune sera adoptée en perspective de la réunion de Genève prévue en début novembre.

Au sortir de la rencontre, les participants seront suffisamment outillés sur les mécanismes de pénétration des nouveaux marchés commerciaux en parfaite connaissance des instruments qui régissent ces marchés. Ils vont également dégager toutes les opportunités d’intérêt commercial pour notre pays.

Oumar BA

Les pays de l’Afrique de l’Ouest harmonisent leurs méthodes de mesure, de vérification et de notification de leurs actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’atelier sous-régional a été présidé par le conseiller technique numéro 1 du ministre de l’Environnement et du Développement durable.

« Les défis des changements climatiques imposent donc une planification stratégique et inclusive de nos objectifs de développement pour établir une gouvernance durable et un monde meilleur pour toutes et pour tous ». Ces propos du directeur Pays du Pnud, Mathieu Ciowela, remettent au goût du jour la nécessité pour tous les pays de traduire en acte les engagements pris en matière de réduction des émissions des gaz à effet de serre.

Le réchauffement de la planète a atteint un seuil critique qui laisse planer toutes les incertitudes sur divers domaines de la vie active. « Le changement climatique est une véritable menace contre le développement. Comme vous le savez, les changements climatiques induisent des contraintes économiques, financières et humaines. Ces effets sont exacerbés par une croissance démographique rapide entraînant une augmentation de la pression sur les ressources naturelles », a relevé Mathieu Ciowela au cours du second atelier sous-régional du Réseau de collaboration Sud-Sud sur la Mesure, la notification et la vérification (Mnv) en Afrique de l’Ouest. L’une des conséquences les plus dramatiques, c’est l’érosion de la fertilité des sols qui entraîne à son tour l’effondrement de la production agricole.

Ce deuxième atelier du Réseau Sud-Sud de l’Afrique de l’Ouest sur le système Mnv et la transparence aura comme toile de fond le partage d’expériences. « L’atelier fournit ainsi aux participants une meilleure compréhension des liens entre les arrangements existants de Mnv et le Cadre de transparence établi dans le cadre de l’Accord de Paris, qui sera déterminant pour la mise en œuvre et le suivi des Contributions déterminées au niveau national (Cdn) », a fait savoir le représentant pays du Pnud. Les initiatives individuelles et parcellaires ne pèseront pas sur la balance en matière d’atténuation. Des actions globales s’imposent, selon le conseiller technique numéro 1 du ministère de l’Environnement et du Développement durable. « Je demeure convaincu que la solution durable n’est pas à chercher dans les initiatives individuelles, mais plutôt dans la collaboration et le renforcement des réseaux d’échanges d’expériences », a avancé Henry Mathieu Lô. L’adoption de l’Accord de Paris en 2015 vise à contenir le réchauffement à un seuil tolérable. C’est dans cette perspective que les pays signataires ont élaboré les Contributions déterminées au niveau national (Cdn). Mais comment s’assurer que les pays respectent leurs engagements en termes de réduction si chacun a ses instruments de mesure ?

« Le principal défi à relever dans l’Accord de Paris se posera en termes de capacités intrinsèques des pays à réaliser de façon précise et fiable la mesure, la notification et la vérification des actions d’atténuation déclinées dans leurs Cdn », a relevé Henry Mathieu Lô qui encourage le partage d’expériences des pays de l’Afrique de l’Ouest sous l’égide de Global Support programme.

Idrissa SANE

La conférence publique sur « Etats réformateurs et éducation arabo-islamique en Afrique » a été l’occasion pour des chercheurs d’exposer les résultats de leurs travaux.

Lors de la conférence publique du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’éducation et les savoirs (Gires) tenue le 11 octobre 2017 à la Fastef, des chercheurs ont présenté leurs derniers travaux de recherche qui portent sur l’enseignement arabo-islamique. Rohein d’Aiglepierre qui est chargé de recherche à l’Agence française de développement (Afd) a travaillé sur le sujet : « quantifier et qualifier le choix de l’enseignement arabo-islamique en Afrique ». Son enquête a démontré qu’il y a énormément d’idées reçues sur l’éducation islamique. Pour certains, rapporte-t-il, ce système d’éducation est synonyme de mendicité, de pauvreté, de violence. M. d’Aiglepierre démontre, à travers son travail scientifique, que beaucoup de ménages choisissent des offres éducatives en fonction de leurs coûts directs ou indirects ou des valeurs transmises.

La doctorante Mame Fatou Sène qui a travaillé sur la « scolarisation des filles et (re)configuration des rapports de genre : l’éducation arabo-islamique au Sénégal » rapporte qu’aujourd’hui, l’éducation arabo-islamique offre plus d’opportunités aux femmes. Elle constitue un marché pour les femmes, informe-t-elle. Les filles qui ont reçu cette forme d’éducation monnayent leurs talents dans les écoles islamiques de plus en plus nombreuses. D’autres, dit-elle, animent des conférences religieuses, des émissions télévisées…

Le troisième travail de recherche présenté lors de cette conférence a porté la signature de Bocar Niane du Gires. Son travail est intitulé : « Affinités effectives ou simulées pour la «modernisation» des «daaras» au Sénégal ». M. Niane a constaté que ce projet de modernisation des « daaras » est fortement soutenu par les Ong. Sa crainte est que les « daaras » et les Ong sont deux systèmes diamétralement opposés. Dans les « daaras », c’est la « soumission », alors que les « Ong sont anticonformistes ». « Pourquoi des gens anticonformistes peuvent agir avec des gens soumis ?», s’interroge Bocar Niane. Sa réponse est qu’aujourd’hui, le milieu des « daaras » est en train de quitter sa logique pour adopter de nouvelles postures qui lui permettront de survivre. « Il ne faut jamais s’opposer à l’Etat. Il faut cheminer de manière symétrique avec lui », conseille Bocar Niane aux acteurs de l’enseignement arabo-islamique.

Aliou Ngamby NDIAYE

Les jeunes filles de Kolda dénoncent la persistance des violences basées sur le genre et s’engagent à combattre cette injustice.

La journée internationale de la fille a été célébrée, le 11 octobre, à Kolda, à l’instar des autres régions. La cérémonie organisée par le Centre conseils pour adolescents (Cca), avec l’appui du Projet intégré de la malnutrition dans les régions de Kolda et de Kédougou (Pinkk), a été l’occasion pour les Clubs des jeunes filles de dénoncer les violences en milieu scolaire et au sein de la communauté dont les jeunes filles continuent de subir de la part des adultes. Ils réaffirment leur engagement à combattre les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants, les grossesses non désirées, la propagation du Vih/Sida et le taux élevé d’abandon scolaire qui constituent un obstacle à l’épanouissement des filles dans la région de Kolda.

Les Clubs des jeunes filles comptent également s’impliquer dans la croisade contre le cycle intergénérationnel de la malnutrition dont elles sont aussi les principales victimes. « Nous avons remarqué un taux très élevé de mariages d’enfants, ici, à Kolda. Dès fois on voit une fille qui commence à étudier, mais à un certain moment, ses parents lui demandent de laisser les études pour la donner en mariage sans son consentement. Et cela freine l’éducation des jeunes filles. Il y a aussi les grossesses précoces que nous rencontrons au cours de nos activités de sensibilisation parce que, d’après ce qu’on dit, les filles n’écoutent plus leurs parents », déclare Josyane Biaye, leur porte-parole.

Elle remercie le Cca qui a pris en charge des filles non scolarisées pour les inscrire dans des écoles de formation pour leur permettre d’avoir un revenu.
L’adjoint au gouverneur de la région de Kolda, chargé des affaires administratives, Ciprien Antoine Balo, magnifie l’engagement du Projet Pinkk en faveur des jeunes filles, victimes innocentes de l’injustice et des préjugés de la société à travers les âges. « Au cours des âges, les jeunes filles ont connu, dans leur vécu quotidien, les affres de la discrimination. Cet ostracisme et cette mise à l’écart ont été le plus souvent liés à l’âge, aux préjugés basés sur le genre », déclare-t-il, saluant la coopération canadienne qui, grâce à son expertise, a permis au Pinkk de dérouler ce programme dans la région de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

En visite au Sénégal, le directeur de la coopération technique pour l’Afrique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) a eu une séance de travail avec le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Il a été révélé que 10 projets en cours sont soutenus par l’Aiea portant l’investissement de la structure au Sénégal à près de 5,5 milliards de FCfa.

Dans le cadre d’une visite au Sénégal, le directeur de la Coopération technique pour l’Afrique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), Abdou Razack Shaoukat, a eu une séance de travail hier avec le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane. A l’occasion, les structures concernées dudit ministère ont présenté 10 projets en cours au Sénégal soutenus par l’Aiea.

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, le Sénégal et l’Aiea entretiennent de bonnes relations et plusieurs projets d’utilisation pacifique du nucléaire sont en cours au Sénégal. Dans les domaines d’application pacifique du nucléaire, notamment la santé, l’agriculture, la nutrition, la gestion de l’eau, la sécurité, entre autres, ces dernières années, l’Aiea a investi dans notre pays près de 5,5 milliards de FCfa dans la formation, les équipements et les missions d’expertises. Les projets nationaux soumis à l’Aiea par notre pays, entre 2005 et 2015, ont coûté 2.054.658.384 FCfa. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, pour le programme au niveau national de la coopération technique, l’Aiea a mis entre 2010 et 2016 près de 1.810.951.860 FCfa.

Dans le domaine de la santé, l’Aiea a soutenu le Sénégal qui ne disposait que d’une seule radiothérapie pour le traitement du cancer depuis 1989. Par le biais de l’Aiea, le service de médecine nucléaire de l’Hôpital général de Grand Yoff a obtenu une Gamma Camera d’une valeur de 300 millions de FCfa.

Formation des ressources humaines
Le Sénégal, ayant acheté trois accélérateurs linéaires, la formation des ressources humaines est une nécessité, selon le ministère de l’Enseignement supérieur, car notre pays ne dispose que de deux radio-physiciennes. C’est ainsi que l’Aiea appuie le Sénégal dans la formation. « Quand on parle de nucléaire, on pense à la santé, particulièrement au cancer. Là aussi, il y a une coopération entre le Sénégal et l’Aiea pour un accompagnement dans l’utilisation saine et sécurisée des installations », indique Mary Teuw Niane qui rassure sur la peur du nucléaire; et pour ce qui est de la radioprotection et de la sécurité nucléaire, le Sénégal a une Autorité de radioprotection et de sécurité nucléaire.

Pour ce qui est de la sécurité alimentaire, de l’élevage, de l’agriculture (département de biologie végétale de l’Ucad), de l’énergie, de l’industrie, entre autres, l’Aiea appuie aussi les projets en cours du Sénégal. Le ministre de l’Enseignement supérieur cite le projet d’éradication de la mouche Tsé-Tsé dans les Niayes, ce qui « est une réussite africaine ». Mary Teuw Niane d’indiquer aussi que cette visite va renforcer les relations de partenariat entre le Sénégal et l’Aiea.

Le directeur de la coopération technique pour l’Afrique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), Abdou Razack Shaoukat, a estimé que le Sénégal a fait beaucoup d’efforts en matière de développement du nucléaire civil. Il salue le fait que notre pays ait une loi sur le nucléaire, tout en constatant les efforts faits pour son application. M. Shaoukat a encouragé le Sénégal à poursuivre dans le sens de la recherche pour le développement positif du nucléaire. Après une visite effectuée à l’Ucad, à l’hôpital général de Grand Yoff et à l’hôpital Dalal Diam, M. Shaoukat sera reçu par les ministres de l’Agriculture, de la Santé et de l’Elevage.

Oumar KANDE

La directrice exécutive de l’Unfpa s’est félicitée de la baisse des mariages précoces et grossesses chez les adolescentes. Cependant, elle a regretté le fait que les droits des filles soient toujours bafoués dans certains pays.

La journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre, a été une opportunité pour la nouvelle directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), Mme Natalia Kanem, de faire le point sur les conditions de la jeune fille. Elle a affirmé, dans une déclaration parvenue à la rédaction, que les filles bénéficient de plus en plus de meilleures perspectives d’avenir que les générations précédentes. « On observe une amélioration de la prospérité et de la nutrition, une baisse du nombre de mariages d’enfants et de grossesses chez les adolescentes, ainsi qu’une hausse du niveau d’études des femmes et de leur part dans la population active », s’est félicitée Natalia Kanem.

Ces avancées sont, toutefois, loin d’être universelles puisque les filles des pays pauvres sont souvent laissées pour compte et leurs droits bafoués. Mme Kanem a aussi déploré leur faible niveau d’instruction, limitant les opportunités qui s’offrent à elles. Ce qui fait que les filles exercent des emplois moins rémunérateurs et plus risqués.

Le thème de la journée a porté cette année sur « Donner pouvoir et autonomie aux filles : avant, pendant et après les crises ». Malheureusement, les filles sont encore victimes des obstacles sociaux, car étant toujours exposées aux violences basées sur le genre, aux grossesses non désirées et aux accouchements à risque. « Une fille sur quatre est mariée avant l’âge de 18 ans et une adolescente sur cinq devient mère entre 15 et 19 ans », a-t-elle informé.

Malgré ces difficultés, de nombreuses filles assument un rôle crucial au sein de leur foyer et communauté. En cas de crise, elles sont les premières à intervenir pour protéger les membres de leurs familles. « Elles méritent d’être protégées », a soutenu Natalia Kanem qui a promis que l’Unfpa continuera à œuvrer pour le bien-être des jeunes filles. « Nous allons aussi soutenir l’élaboration de programmes de santé, d’éducation et d’autonomisation plus inclusifs qui, tenant compte de l’âge et du sexe, souvent menés par des filles, permettent à ces dernières de mieux se faire entendre au sein de la communauté », a-t-elle indiqué.

Eugène KALY

Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) et le Syndicat unique et démocratique des travailleurs municipaux (Sudtm) ont lancé, le 11 octobre, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé et de l’action sociale (Asas) « And Gueusseum ».

Sydya Ndiaye, secrétaire général du Syndicat unique et démocratique des travailleurs municipaux (Sudtm), et Mballo Dia Thiam, secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas), se donnent la main pour mieux défendre les intérêts des travailleurs du secteur de la santé. Les deux syndicats ont signé, le 11 octobre 2017, une convention d’alliance syndicale donnant naissance à l’Alliance des syndicats autonomes de la santé et de l’action sociale (Asas) « And Gueusseum ».

Pour Sydya Ndiaye, cette alliance doit être stratégique et historique pour le syndicalisme, notamment pour le secteur de la santé. « Nous devons faire en sorte que les intérêts des travailleurs soient pris en compte. L’alliance pourra aussi évoluer selon la situation nationale », explique-t-il.

Dans le même ordre d’idées, Mballo Dia Thiam indique : « Force est de reconnaître aujourd’hui que pour aboutir à une meilleure prise en charge des préoccupations des travailleurs de notre pays, les syndicats doivent allier leur force, faire bloc pour enfin réussir leur mission principale, c’est-à-dire la défense des intérêts des travailleurs ». Pour Mballo Dia Thiam, le Sutsas et le Sudtm croient fermement que donner une priorité à cette alliance, c’est créer des cadres et des mécanismes de concertations viables et durables au sein d’espaces d’échanges stabilisés. « L’Asas veut être cette niche de clarté, de démocratie, de confiance mutuelle et de solidarité au seul bénéfice des travailleurs de la santé et de l’action sociale et du système dans son intégralité. Elle se veut également un cadre permanent de veille et de lutte au service exclusif des travailleurs officiant aussi bien dans l’administration centrale que dans les collectivités locales », confirme M. Thiam. Dans la pratique, Mballo Dia Thiam, porté à la tête de l’Alliance, révèle que la structure organisera ses démembrements dans tout le pays à travers une tournée nationale « pour tâter le pouls de la base et l’inviter à se préparer pour répondre chaque fois que de besoin ».

Déjà, la structure qui vient d’être portée sur les fonts baptismaux a élaboré une plateforme revendicative autour de 6 points, notamment la Promotion du dialogue social, le Plan de carrière, le Plan institutionnel, le financement, le régime indemnitaire et l’habitat social. L’Asas demande, entre autres, l’organisation d’une élection de représentativité des syndicats du secteur de la santé, le parachèvement de la mise en œuvre de la fonction publique locale, l’érection des Directions départementales de la santé, le relèvement du budget de la santé à 15% au moins…

Oumar KANDE

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a présidé, hier, l’atelier de validation de la Lettre de politique sectorielle de développement (Lpsd) de son département.

Le Sénégal s’est doté d’une nouvelle Lettre de politique sectorielle de développement (Lpsd) dans le domaine de la Santé et de l’Action sociale. Cette Lpsd, selon le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, est axée sur un « quarté gagnant » : infrastructures, ressources humaines, médicaments, gouvernance. En effet, le diagnostic ayant abouti à l’adoption de cette Lettre de politique sectorielle et de développement a démontré que les principaux défis du secteur de la santé sont, entre autres, la « réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile », la « maîtrise des déterminants de santé », « l’équité dans l’offre et la demande des services de santé » ou le « renforcement durable du système de santé ».

En outre, Abdoulaye Diouf Sarr qui a présidé, hier, l’atelier de validation, est d’avis que ces défis peuvent être relevés grâce aux axes stratégiques de la nouvelle Lettre de politique sectorielle et de développement de son département. Toutefois, le ministre de la Santé a précisé à ses services qu’il ne veut pas d’un document de plus. Il attend des choses « concrètes » avec la mise en œuvre opérationnelle des actions sur le terrain. « A la suite de cette lettre, suivra toute la planification jusqu’à la mise en œuvre des opérations. Je lance un plaidoyer pour que l’on soit concret. Il faut qu’on aille à l’élaboration des plans de travail et qu’on vérifie l’opérationnalisation du travail sur le terrain », appelle-t-il.

La Lpsd permettra, d’après M. Sarr, « d’éclairer » les actions du ministère sur le terrain. La Lspd, dit-il, sera le guide des actions sur le terrain. « Nous ne pouvons pas, sans document de planification, mettre en œuvre une bonne politique. Si nous ne planifions pas, nous ferons du pilotage à vue. C’est sur la base de cette lettre que le Plan national de développement de la santé (Pnds) pourra être mis en œuvre de la manière la plus opérationnelle. Il est important d’avoir cet instrument de planification qui permet de mettre de la lumière dans ce que nous faisons au plan opérationnel », ajoute le ministre.

Accompagner toutes les structures hospitalières
Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, a réitéré, hier, lors de l’atelier de validation de la Lettre de politique sectorielle de développement de son département, la détermination de l’Etat du Sénégal « d’accompagner les structures hospitalières sur toute la pyramide ». Ainsi du poste de santé à l’hôpital de niveau 3, le ministre promet que le gouvernement va faire en sorte que les services de santé soient accessibles. Mais, pour que les derniers soient accessibles, il est évident, d’après le ministre de la Santé, que les « structures de santé soient équilibrées ». « Je ne dis pas qu’elles doivent être rentables, parce qu’une structure de santé ne cherche pas la rentabilité. Elles doivent être équilibrées pour que leur activité soit soutenable dans le temps. Nous allons donc les accompagner », précise, toutefois, le ministre.

Aliou Ngamby NDIAYE

« Investir dans une éducation et une formation inclusive de qualité, dans l’insertion professionnelle des jeunes, n’est pas une priorité parmi d’autres, c’est la condition du succès, de la réussite ». Des mots de la secrétaire générale de la Francophonie qui justifient l’importance donnée à l’éducation et à la jeunesse depuis qu’elle est à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie. L’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la Formation (Ifef) entre dans ce cadre d’appui à l’éducation et à la formation. Un institut qui comprend plusieurs programmes comme l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem), l’Initiative « Ecole et langues nationales » en Afrique (Elan-Afrique), la Formation et l’insertion professionnelle des jeunes (Fipj) et l’Appui aux innovations et réformes éducatives (Paire).

O. NDIAYE

Dakar abritera, en février prochain, un grand rendez-vous mondial de l’investissement pour l’école. La troisième Conférence internationale de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation. Une rencontre qui se donne comme objectif de chercher 3,1 milliards de dollars sur la période 2018-2020 pour le financement de l’éducation. Cette réunion a la particularité d’être co-parrainée par le président Macky Sall du Sénégal et Emmanuel Macron de la France, deux pays francophones. Ce qui fait dire au président Macky Sall, lors de l’inauguration des locaux de l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef), que c’est tout à l’honneur de la Francophonie. C’est pourquoi, il a appelé à une participation massive des pays francophones. La Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, a assuré de son soutien et appelé la communauté internationale à être au rendez-vous en février 2018 à Dakar pour la reconstitution du Partenariat mondial pour l’éducation que la France co-présidera avec le Sénégal.

O. NDIAYE

« La Turquie, depuis trois années, a demandé au Sénégal la fermeture de ces écoles pour des raisons qu’elle nous avait exposé, liées un peu à la stabilité du pays et aux activités qui ont été reprochées à ce mouvement », a répondu, hier, le président Macky Sall, en marge de l’inauguration des locaux de l’Ifef. Il a ajouté que, depuis lors, le Sénégal n’avait pas accepté de mettre à la porte 3.000 élèves et exigé de la part de la Turquie des preuves. « Ce qui a été fait à un moment donné. Ensuite, il y a eu le coup d’Etat en Turquie. Tout cela a accéléré la demande de fermeture des réseaux Gulen en Afrique, surtout au Sénégal », poursuit-il.

Ce mouvement avait 15 écoles au Sénégal qui donnaient des enseignements de qualité, selon le président Macky Sall. « Depuis un an, nous avons travaillé avec les acteurs. D’abord, l’association des parents d’élèves, le réseau lui-même, Baskent. L’Etat du Sénégal, considérant la demande de l’Etat turc, a décidé d’interrompre les activités d’enseignement du mouvement Baskent de Gulen. Cela a été décidé il y a plusieurs mois, mais comme nous étions dans une année scolaire, nous avions dit qu’il fallait continuer les enseignements en attendant la fin de l’année scolaire », dit-il. C’est ainsi « qu’un communiqué très clair a été fait pour dire aux parents d’élèves de prendre des dispositions, parce que ce mouvement ne pouvait plus continuer à exercer ».

« Contrairement à tout cela, les gens ont voulu mettre l’Etat devant le fait accompli en forçant à nouveau l’ouverture des écoles. Ce que l’Etat du Sénégal ne va pas accepter », précise-t-il. Il a ajouté avoir donné une instruction au gouvernement pour étudier, avec les parents d’élèves, la question de tous ces élèves pris en charge par Yavuz Selim et issus de milieux modestes.

Le président Macky Sall a informé que l’Etat prendra toutes les dispositions nécessaires pour accompagner les élèves. « Nous n’avons pas vocation de fermer l’école, mais de s’assurer de la qualité de ceux qui doivent exercer cet enseignement. Une fois que cela est fait, l’école peut reprendre, mais en attendant l’administration peut mettre un proviseur qui pourrait permettre la réouverture immédiate des classes ».

O. NDIAYE

Le président Macky Sall a procédé, hier, en compagnie de la Secrétaire générale de l’Organisation internationale la Francophonie (Oif), Michaëlle Jean, à l’inauguration des locaux de l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef). Cette structure veut participer à l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation.

Accès et qualité; deux mots qui ont leur importance pour l’école, selon le président de la République Macky Sall qui a inauguré, hier, les locaux de l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef). Cette structure de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), créée après le Sommet de Dakar en 2014, veut participer à l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation des systèmes éducatifs des pays francophones.

Selon le président Macky Sall, après les années d’accès incarnées au Sénégal par le Programme décennal de l’éducation et de la formation (Pdef), place maintenant au Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) qui veut faire de la qualité son maître-mot. « Si on résout la question de l’accès, il faut s’attaquer après à la qualité de l’éducation. C’est un enjeu global et un défi auquel tous nos pays font face. C’est tout un programme, car il faut le reconnaître et avoir le courage d’y faire face », explique le chef de l’Etat.

Pour lui, dans bon nombre de pays francophones, la qualité du système éducatif, de l’enseignement fondamental à l’université, fait débat. Ce, en dépit des moyens importants consacrés au secteur de l’éducation. Prenant l’exemple du Sénégal, il a affirmé que, pour l’année en cours, le budget alloué au secteur de l’éducation est de 603 milliards de FCfa. « C’est 25,48 % du budget national. Plus que la moyenne des 20 % recommandés dans l’Objectif de développement durable 4. Il reste que le défi dans les performances du système est encore persistant. C’est le cas notamment des filières scientifiques dont l’enseignement a fait l’objet de mesures incitatives », poursuit-il. L’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef) qui a fait de Dakar son siège, veut ainsi participer à l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation, comme l’a affirmé le secrétaire général de la Francophonie, Michaëlle Jean.

Ecole de la rigueur
Cet institut, d’après le président Sall, va renforcer le pôle francophone de Dakar voué au triptyque jeunesse, éducation, formation. Trois priorités essentielles, parce qu’elles interpellent au plus haut point les pouvoirs publics, méritent la synergie de tous nos efforts et de toutes nos intelligences, indique-t-il. « C’est la tâche que nous assignons à l’Ifef, être un centre d’excellence, de recherche, d’innovation où l’expertise francophone se met au service de l’éducation et de la formation technique et professionnelle.

Former 100.000 enseignants en 10 ans
L’objectif ainsi fixé, c’est de former 100.000 enseignants sur dix ans. Pour y parvenir, l’Ifef doit renforcer les capacités des enseignants, des personnels d’encadrement, des cadres et gestionnaires du système éducatif pour l’amélioration de la qualité des programmes d’enseignement du et en français », ajoute-t-il. Ainsi après la représentation régionale de l’Agence universitaire de la francophonie, le secrétariat de la Conférence des ministres en charge de l’éducation et celle en charge de la Jeunesse et des Sports, l’Ifef vient encore montrer la place importante qu’occupe Dakar dans le dispositif de la Francophonie.

Revenant sur l’école sénégalaise, Macky Sall a expliqué qu’elle donne aussi des motifs de satisfaction, malgré les défis liés à la qualité. « Notre système peut nous valoir de réels motifs de satisfaction. Nous le constatons au Sénégal lors de la cérémonie de remise de prix aux meilleurs élèves des classes de Première et de Terminale au concours général des lycées. Il est significatif de relever que, chaque année, des établissements s’illustrent à ce concours. Le Prytanée militaire de Saint-Louis, le Lycée Seydina Limamoulaye de Guédiawaye et la Maison d’éducation Mariama Ba de Gorée », affirme-t-il. Ces établissements, habitués à l’excellence, sont publics et leurs enseignants sont des produits de l’école sénégalaise, selon le président Sall.

Pour lui, ces établissements dispensent les mêmes programmes que partout ailleurs dans le pays. « Ce qui fait la différence, dit-il, c’est la rigueur et la discipline que ces établissements mettent dans l’encadrement et le suivi des apprenants. L’école de la réussite, c’est d’abord l’école du travail et dans la discipline et la rigueur ».

Oumar NDIAYE

L’Accord sur les oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique et d’Eurasie (Aewa) prépare un plan stratégique pour 2019-2027. Ce cadre permettra de veiller à ce que toute utilisation et toute gestion des populations d’oiseaux d’eau migrateurs couvertes par l’Aewa soient durables sur l’ensemble de leurs voies de migration.

L’Accord sur les oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique et d’Eurasie (Aewa) veut un plan stratégique 2019-2027 pour protéger les espèces migratrices appartenant à la faune sauve (Cms). En réunion à Dakar, cette structure qui est un traité intergouvernemental destiné à la conservation des oiseaux d’eau migrateurs et de leurs habitats en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient, en Asie centrale, au Groenland et dans l’archipel canadien, veut avoir un cadre qui lui permet d’étendre ses activités.

Selon le secrétaire exécutif de l’Aewa, Jacques Trouvilliez, cet accord sert de cadre de concertation et d’orientation sur les actions et initiatives devant être entreprises par les Etats parties sur le système migratoire des oiseaux d’eau concernant la conservation des espèces et des habitats, la gestion des activités humaines, la recherche et le suivi de l’information, l’éducation et la communication.

L’Aewa relève de la Convention sur les espèces migratrices appartenant à la faune sauve (Cms). Il est entré en vigueur le 1er novembre 1999 et concerne 235 espèces qui dépendent écologiquement des zones humides pour avoir au moins une partie de leur cycle annuel. L’accord concerne 117 pays d’Europe, d’Asie, du Canada, du Moyen-Orient et d’Afrique. Il sert aussi de cadre de concertation et d’orientation sur les actions et initiatives devant être entreprises par les Etats parties sur le système migratoire des oiseaux d’eau concernant la conservation des espèces et des habitats, la gestion des activités humaines, la recherche et le suivi de l’information, l’éducation et la communication.

S’appuyant sur le premier plan stratégique de l’Aewa qui couvrait initialement la période 2009-2017, mais qui a ensuite été étendu jusqu’à 2018, le Plan stratégique de l’Aewa 2019-2027 fournit ce cadre pour la mise en œuvre de l’accord par les parties contractantes, le comité permanent, le comité technique, le secrétariat et les partenaires.

Ce plan stratégique comprend plusieurs axes comme renforcer la conservation et le rétablissement des espèces et réduire les causes de la mortalité inutile et veiller à ce que toute utilisation et toute gestion des populations d’oiseaux d’eau migrateurs couvertes par l’Aewa soient durables sur l’ensemble de leurs voies de migration.

Oumar NDIAYE

Deux milliards de FCfa, c’est ce que réclament des entrepreneurs qui ont réalisé des édicules publics dans les régions de Diourbel, de Thiès, de Saint-Louis, de Louga, de Kaffrine, de Fatick, de Tambacounda.

Le collectif des entreprises ayant réalisé des édicules publics dans les régions du Sénégal avec la Direction de l’assainissement dans le cadre du Mécanisme communautaire décentralisé de développement de l’assainissement rural (Mcdar) réclame 2 milliards de FCfa à l’Etat du Sénégal. Ces édicules sont réalisés dans les « daaras », mosquées et espaces publics.

D’après Moustapha Fall, secrétaire général du collectif, les entrepreneurs, au nombre de 70 Sénégalais, ont réalisé 600 édicules dans les régions de Diourbel, de Thiès, de Saint-Louis, de Louga, de Kaffrine, de Fatick, de Tambacounda. « Le projet devait se terminer en décembre 2015. Nous avons reçu les contrats sous forme d’offres spontanées. Après la demande de renseignements et de prix, nous nous sommes rapprochés du Service des Impôts pour enregistrement, avant de nous retrouver à la Direction de l’assainissement pour qu’on puisse nous indiquer l’emplacement des sites. Ce sont des contrats de 6 à 7 édicules. Chaque bâtiment comporte quatre toilettes et un espace réservé aux ablutions », explique M. Fall, précisant que même en cours d’exécution, une mission de la Direction de l’assainissement s’est déplacée en compagnie du Contrôleur régional des finances. « Ils nous ont fourni des procès-verbaux de réception que nous avons joints à nos factures de paiement », a-t-il révélé, ajoutant que le refus de paiement est né d’un problème personnel entre le Directeur de l’assainissement et l’Administrateur du crédit du projet.

« J’ai réalisé 12 édicules publics à Tivaouane », témoigne celui qui a obtenu son contrat en novembre 2015 pour terminer les travaux un mois après. Pour preuve, il dit détenir son procès-verbal de réception le 20 janvier 2016. « Les ouvrages sont là, l’Etat et la population en bénéficient. Je pense qu’on doit nous payer. L’agent judiciaire de l’Etat, au cours d’une rencontre, il y a de cela 9 mois, a rassuré le collectif », a avancé le secrétaire général du collectif.

Ibrahima Mbengue, membre du collectif, a souligné que 1.000 emplois sont menacés avec la fermeture des entreprises. Ces entrepreneurs menacent d’aller en grève de la faim, de tenir un sit-in devant le ministère de l’Assainissement ou même d’organiser une marche jusqu’au palais de la République.

Serigne Mansour Sy CISSE

Plus de la moitié des enfants hors du système éducatif sont dans les « daaras », a rappelé, le 11 octobre 2017, le directeur du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’éducation et les savoirs (Gires). Amadou Sarr Diop demande à l’Etat « d’intégrer l’enseignement religieux dans notre système éducatif ».

Le Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’éducation et les savoirs (Gires), en collaboration avec l’Agence française de développement (Afd), a organisé, hier, à la Fastef, une conférence débat sur « Etats réformateurs et éducation arabo-islamique en Afrique ». Le Gires a noté que l’éducation arabo-islamique a un regain d’intérêt auprès des populations. La preuve, sur plus de 1,4 million d’enfants qui sont hors du système éducatif sénégalais, plus de la moitié est dans les « daraas » ou dans des écoles de formation arabo-islamique, informe le directeur du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’éducation et les savoirs, Amadou Sarr Diop.

Selon le directeur du Gires, les chercheurs veulent, à l’issue de cette conférence, offrir à l’Etat des conclusions qui lui permettront d’intégrer cette offre éducative dans le paradigme hérité de la colonisation. Amadou Sarr Diop qui se définit comme un « pur produit du daraa » avant d’intégrer le monde universitaire invite l’Etat à « intégrer l’enseignement religieux dans notre système éducatif ». Ce qui va, dit-il, permettre de former un Sénégalais à la dimension de son socle sociétal qui est la croyance religieuse. Son constat est que le système éducatif que le Sénégal a hérité de la colonisation n’a pas réussi à « faire la mutation nécessaire » pour faire face aux urgences des populations.

Face à ce constat « d’échec » de l’école formelle, il propose la « mutualisation des deux offres éducatives (enseignement formel et éducation arabo-islamique) » pour pouvoir prendre en charge les enfants dont les parents ont choisi délibérément une autre forme d’éducation. « Ils sont des Sénégalais. Il faut qu’on trouve un moyen de les encadrer et qu’on pense à investir dans ce secteur et préparer, à long terme, l’école sénégalaise à faire des mutations nécessaires pour mutualiser ces deux offres et permettre au Sénégal de produire une école à la dimension de nos réalités endogènes et ne pas accepter que l’école puisse être une reproduction des élites comme on l’a connu depuis la période coloniale », plaide le directeur du Gires.

Aliou Ngamby NDIAYE

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