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Actualités (2815)

L’activité physique est le remède idéal contre l’obésité. « Il n'y a aucun produit pharmaceutique qui peut agir sur l’organisme humain pour aider une personne à perdre du poids ». Ces propos du Dr Abdoulaye Lèye, enseignant à la Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie de l’Ucad, démontrent, encore une fois, l’importance du sport sur la santé de chaque être humain.

Dr Abdoulaye Lèye, enseignant à la Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a animé, le 17 janvier 2018, lors de la fête de l’excellence de l’Amicale des étudiants de ladite faculté, une conférence sur le thème : « Nutrition, sport et prévention du syndrome métabolique ». Il a démontré, à cette occasion, que l’activité physique est la seule arme pour lutter contre l’obésité et les maladies chroniques. Le Pr Lèye a été catégorique : « Il n’existe pas de médicaments contre l’obésité ou pour réduire le poids d’un individu. Il y a, cependant, une injection autorisée dans le monde pour aider des gens obèses à perdre du poids », a-t-il signifié, informant que cette dernière n’est pas à la portée des Africains, vu son coût élevé. Indiquant que l’activité physique reste le seul pilier qui permet à un individu de perdre du poids, le conférencier a, dès lors, conseillé aux personnes en surpoids ou obèses de pratiquer plus de sport. Il a aussi souligné que les produits dérivés de la tisane ne font pas maigrir. « S’ils peuvent aider à digérer, tant mieux, mais la tisane en tant que telle ne fait pas maigrir.

Il faut faire attention », a averti le spécialiste. Selon lui, les tisanes sont bien si les bases du régime sont respectées, mais surtout quand elles aident la personne à mieux digérer. « Mais, le meilleur remède reste l’activité sportive », a insisté l'universitaire.

Déséquilibre nutritionnel
Le conférencier a aussi invité les Sénégalais à éviter de sauter des repas sous prétexte qu’ils suivent un régime. « En le faisant, nous créons un déséquilibre sur le plan nutritionnel. Il faut manger sain. Le fait de sauter un repas est une mauvaise chose. Si on le fait, alors que sur les deux autres on mange beaucoup plus que ce qu’on aurait dû répartir sur trois repas, cela n’a pas de sens. Donc, il faut vraiment manger aux heures ciblées, et de façon régulière, en respectant les compositions classiques », a-t-il conseillé.
A l'entame de son exposé, Dr Abdoulaye Lèye a évoqué le syndrome métabolique qu’il définit comme « une association de plusieurs signes pathologiques que sont le surpoids, l’obésité, l’hypertension artérielle, les troubles du cholestérol, le diabète... ». Il a, de ce fait, invité les autorités à élaborer des politiques pour prévenir cette association de maladies dont le traitement est difficile.

Sur le plan individuel, l'enseignant a conseillé à chacun « de veiller sur son style de vie en respectant les règles hygiéno-diététiques ». Aussi, a-t-il exhorté les Sénégalais à dépasser le slogan « manger moins gras, moins sucré, moins salé en l’appliquant dans nos cuisines ».

Pour aider les Sénégalais à lutter contre ces pathologies susmentionnées, les étudiants de la Faculté de Médecine ont promis de s’investir dans la prévention. « En tant que futurs acteurs de la santé, nous comptons mettre l’accent plus sur le préventif que sur le curatif. Et ce, afin de mettre nos populations hors de danger », a souligné Aïda Thiaw, présidente de l’Amicale des étudiants de la Fac de Médecine de l’Ucad. Lors de cette fête de l’excellence, les 20 meilleurs étudiants de la Faculté ont été récompensés.

Eugène KALY

LES ENFANTS DE POIDS FAIBLE PLUS EXPOSÉS À L’ÂGE ADULTE AUX MALADIES CHRONIQUES
« Les enfants qui naissent avec un poids faible sont exposés à l’âge adulte aux maladies chroniques, telles que le diabète de type 2 », a averti le Pr Ousmane Ndiaye, chef du Service pédiatrie du Centre hospitalier Albert Royer. Il est par ailleurs directeur adjoint du Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfant. M. Ndiaye a expliqué que ces enfants connaissent aussi un retard de croissance. « Tous ces phénomènes s’expliquent par des problèmes de santé de la maman qui peuvent empêcher le fœtus de grossir, occasionnant des conséquences à la naissance », a-t-il souligné. Les causes de cette anomalie sont, entre autres, le paludisme, le manque de fer chez la maman, la malnutrition de cette dernière. Pour aider ces enfants, les parents doivent privilégier l’allaitement maternel exclusif qui peut protéger le nourrisson contre l’hypertension, le syndrome métabolique et l’obésité. « Il est aussi prouvé que les enfants qui consomment la farine 4 mois après leur naissance sont aussi exposés aux problèmes cardiaques », a expliqué le Pr Ndiaye qui a demandé de « prévenir tous ces problèmes dès les 1.000 premiers jours qui vont du début de la grossesse jusqu’aux deux premières années de la vie de l’enfant ».

E. KALY

L’Office allemand d’échanges universitaires a accordé 49 bourses d’études aux étudiants du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag).

L’Allemagne a offert, par le biais de l’Office allemand d’échanges universitaires, 49 bourses d’études aux étudiants du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag). La cérémonie de remise s’est déroulée, le 18 janvier 2018, en présence de l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Stephan Roken, du directeur général du Cesag, le Pr Boubacar Baïdari, des membres de l’administration et du corps professoral dudit établissement, des bénéficiaires, des parents et d’anciens boursiers.

Ces allocations accordées sous conditions de mérite, pour un montant global de 265.401.344 FCfa, prennent en charge les frais de scolarité, l’assurance, les frais de subsistance sur 12 mois, les frais d’études et de recherche, les frais d’impression pour le mémoire ou la thèse et les frais de voyage (pour les étudiants non Sénégalais).

« Une performance jamais égalée, car le Cesag est la seule institution subsaharienne spécialisée en management à bénéficier d’un tel programme de bourses », a apprécié le Pr Baïdari. Il s’est réjoui de la qualité des relations entre le Cesag et l’ambassade d’Allemagne à Dakar. « Cette manifestation, la 5ème du genre, est un moment privilégié pour magnifier l’excellence de la coopération riche et vieille de 10 ans entre le Cesag et la coopération allemande », a-t-il déclaré. Selon lui, l’édition de cette année revêt un cachet particulier au regard du nombre de boursiers, de la reconduction de la bourse pour la cohorte 2016-2017, de son élargissement aux étudiants sénégalais, etc.

Les premières bourses ont été accordées en 2008, et depuis, le nombre ne cesse d’augmenter. Le directeur du Cesag qui a assuré l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal de « l’usage optimal » des ressources mises à sa disposition, au bénéfice des lauréats, a invité les bénéficiaires à cultiver l’excellence.

Au nom des boursiers, Safiétou Niang a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance à l’Allemagne, soutenant que cette bourse contribue à « l’émergence de talents africains » et soulignant qu'elle a permis de constituer un réseau qui regroupe l’ensemble des bénéficiaires.

L’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal s’est dit heureux de prendre part à la cérémonie de remise de ces bourses. Stephan Roken a expliqué que ce programme poursuit deux objectifs : le premier, c’est un signe de solidarité qui contribue au développement de l’Afrique de l’Ouest avec des entreprises qui connaissent des succès grâce à des ressources humaines de qualité. Le deuxième, c’est que les étudiants bénéficiaires vont garder une bonne image de l’Allemagne.

Le diplomate s’est félicité du rappel, par le directeur général du Cesag, de la responsabilité qui pèse sur les bénéficiaires en les encourageant à persévérer et à innover, gages de succès, particulièrement dans le domaine économique.

Mamadou GUEYE

Pour améliorer les apprentissages des étudiants par des solutions numériques, le projet européen Reamooc (Réseau africain de développement de Mooc pour l'innovation pédagogique dans l'enseignement supérieur,) lancé le 15 janvier 2018, va appuyer des universités sénégalaises.

Pour des solutions numériques devant améliorer l’apprentissage des étudiants en Afrique subsaharienne, le projet européen Reamooc (Réseau africain de développement de Mooc pour l'innovation pédagogique dans l'enseignement supérieur) a été lancé le 15 janvier 2018 à Bruxelles. C’était à l'occasion du colloque axé sur « L’innovation pédagogique dans l’enseignement supérieur en Afrique subsaharienne : de la stratégie au terrain » et organisé par l'Université libre de Bruxelles et l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf). Reamooc, centré sur une formation en ligne ouverte à tous ou Mooc (Massive open online course en anglais), est cofinancé par le programme Erasmus+ de l’Union européenne à hauteur de 870.000 euros, soit 565 millions de FCfa environ. Il est coordonné par l’Université libre de Bruxelles et l’Auf et réunit 10 autres partenaires. Des universités sénégalaises ont été choisies pour intégrer ce projet. Il s’agit de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). Au-delà du Sénégal, seul le Cameroun est concerné par ce projet. Le reste est constitué d'universités de la Belgique, de la France, de la Grèce et de l’Auf, selon un communiqué parvenu à la rédaction.

Ce programme, d'après le document, consiste à accompagner le développement du Mooc et son intégration dans les curricula par les enseignants des institutions universitaires partenaires du projet au Cameroun et au Sénégal et à l'étendre à d’autres établissements. Pour atteindre cet objectif, Reamooc mise avant tout sur la constitution d’un réseau de partenaires africains qui assurera la pérennité du programme par le transfert de compétences au sein d’autres institutions.

Toujours selon le communiqué, il va améliorer l’apprentissage des étudiants dans l’enseignement supérieur en Afrique subsaharienne en favorisant l’adoption de pratiques pédagogiques numériques innovantes au sein des institutions partenaires du projet. Le programme prévoit aussi, dans les trois années de mise en œuvre, la formation de formateurs, la création de pôle d’innovation et de studios vidéo dans des universités africaines, la production de 14 Mooc, la facilitation de stages internationaux et de missions d’accompagnement technique et pédagogique, le lancement de box Online/Offline pour un large accès aux formations, la diffusion de publications, etc.

Oumar KANDE

Le Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (Sdt-3S), lors d’une assemblée générale de mobilisation, tenue le 17 janvier 2018, a fait plusieurs propositions pour améliorer les conditions de travail du personnel médical.

Pour sa rentrée, le Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (Sdt-3S) a tenu, le 17 janvier 2018, une assemblée générale de mobilisation et d’échanges sur les problèmes du secteur de la santé et de l’action sociale. Pour trouver des solutions durables, le secrétaire général dudit syndicat, Cheikh Seck, et les responsables de Dakar ont discuté sur plusieurs points de revendication, notamment le plan de carrière et les avantages statutaires, la situation des contractuels et l’iniquité dans le traitement salarial des agents de la Fonction publique. Ils ont aussi rappelé la non-application du statut du personnel après sa signature. La gestion des urgences dans les hôpitaux et les limites de la politique de santé ont également été abordées. Des questions seront approfondies, selon M. Seck, lors du Conseil national du syndicat qui se teindra demain.

« C’est le moment de demander aux militants quels sont les véritables problèmes à exposer. Depuis un certains temps, il y a énormément de problèmes dans le secteur de la santé. On va faire des propositions pour discuter de la plateforme revendicative. Après le Conseil national, la structure va valider les décisions », a expliqué le responsable syndical. Compte tenu de la hausse de 9 milliards de FCfa sur le budget du ministère de tutelle, qui est de 169 milliards de FCfa cette année, le Sdt-3S a demandé une augmentation des subventions des hôpitaux, pour qu’il y ait des médicaments dans les pharmacies des structures publiques.

Cheikh Seck et ses camarades ont aussi regretté le fait que les heures supplémentaires des agents de la santé (440 FCfa l’heure) n’aient pas connu de changement depuis la signature du décret les régissant par le Président Léopold Sédar Senghor. Pour une meilleure prise en charge du secteur, ils ont appelé toutes les autres organisations syndicales à l’unité, car « la plupart des points de revendication sont les mêmes ».

Par rapport aux discussions appelées par le ministre de la Santé, le secrétaire général du Sdt-3S a soutenu qu’il est partant, même s’il dit s'attendre que le ministre pose des actes concrets. « Lors de sa nomination, j’ai reçu une lettre du ministre dans laquelle il nous a dit qu’il allait nous recevoir pour discuter du secteur. Depuis, il n’a pas convoqué les organisations du secteur. Il ne s’agit pas de déclarations d’intention seulement, mais il faut poser des actes. Nous sommes prêts à répondre et nous lui ferons des propositions de sortie de crise », a laissé entendre Cheikh Seck.

Oumar KANDE

A travers la forêt qu’elles partagent, les localités de Koumbidia, au Sénégal, et Jamjambure, en Gambie, ont été désignées « Paysage de l’année » par le Réseau international des Amis de la nature. La cérémonie de lancement a eu lieu le 13 janvier 2018 dans la partie sénégalaise (Koumbidia) de la commune d’Ida Mouride, située dans le département de Koungheul.

Les actions de sauvegarde et de protection de la nature ne connaissent pas de frontières. Un principe justifié par la désignation de formations forestières à cheval entre les localités de Koumbidia, dans le département de Koungheul, et Jamjambure, sise en République de Gambie, pour être le « Paysage de l’année ». Ce concept de promotion et de protection de l’environnement est mis en œuvre par le Réseau international des Amis de la nature dont l’antenne sénégalaise a été créée par feu le ministre Alioune Diagne Mbor au début des années 1980. Un précurseur dont l’œuvre a été magnifiée, le 13 janvier 2018, lors de la cérémonie de lancement de cette distinction internationale. « Alioune Diagne Mbor, notre défunt président, est parmi nous, car cette cérémonie se tient, jour pour jour, à l’anniversaire de son rappel à Dieu. C’est un évènement qu’il a toujours souhaité et qui se tient à travers peut-être son absence physique, mais avec sa participation symbolique », a précisé le secrétaire exécutif de la structure. Revenant sur la portée de la manifestation, ce fervent protecteur de l’environnement a expliqué la démarche. « Le « Paysage de l’année » a été créé par l’Internationale des Amis de la nature en 1989 pour identifier un écosystème transfrontalier riche, mais fragile. Mais depuis 1989, les sites choisis se trouvaient en Europe. Cette année, le groupe africain que j’ai l’honneur de diriger s’est battu pour choisir une zone en Afrique, et c’est Koumbidia, au Sénégal, et Jamjambure, en Gambie, à travers leur forêt, qui ont été distinguées », a justifié Mamadou Mbodj, vice-président pour la région Afrique de l’Internationale des Amis de la nature. Cette célébration a eu lieu en présence du patron de l’Internationale et d’une quarantaine de membres venus d’Europe, des Usa et de l’Afrique. C’était sur le thème « Vivre la justice climatique dans la solidarité ». Selon le coordonnateur de la cérémonie, ce thème renvoie à des valeurs fortes de justice et de solidarité entre un Nord principalement responsable dans le réchauffement climatique et le Sud qui subit essentiellement, mais obligé de s’adapter pour atténuer les effets dévastateurs des changements climatiques. Se prononçant sur le départ acté des Etats-Unis de l’Accord climatique de Paris, M. Mbodj a soutenu que le combat engagé dans le cadre de cet accord transcende les décisions politiques, car porté par un puissant mouvement transnational avec des hommes et des femmes qui ont en commun une passion partagée pour la nature. La délégation, forte d’une quarantaine de membres, s’est, par la suite, rendue dans deux localités limitrophes des deux pays.

Elimane FALL

Le Dénombrement international des oiseaux d’eau (Dioe), coordonné depuis 1967 par Wetlands international, bras technique de la Convention de Ramsar sur les zones humides, s’est tenu le 15 janvier 2018 à Djoudj. C’était en présence du ministre de l’Environnement et du Développement durable qui a salué la bonne santé écologique de ce parc.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, a fait le déplacement au Parc national des oiseaux du Djoudj, site qui enregistre le plus important effectif d’oiseaux d’eau du pays (environ 70 % en 2017). Lors de cette visite, qui entre dans le cadre du Dénombrement international des oiseaux d’eau (Dioe), il a salué la bonne santé écologique du Parc du Djoudj, de même que l’approche participative et communautaire avec les villageois, les agents du parc, les éco-gardes et autres partenaires qui travaillent à la préservation de cette réserve naturelle. Cette combinaison des efforts a « permis d’engranger des résultats positifs, et nous dénombrons plus de 300 espèces. Ce qui montre que, cette année encore, la population d’oiseaux a augmenté », a-t-il relevé.

Mame Thierno Dieng a aussi souligné l’importance des statistiques qui, de son point de vue, permettent de noter les variations et de voir la pertinence des moyens à mobiliser pour la préservation de la ressource. En effet, le suivi à long terme de ces espèces à l’échelle internationale fournit des données cruciales pour la conservation des oiseaux d’eau, de leur habitat et des zones humides. L’estimation de la taille de ces populations permet d’alimenter les banques de données aux niveaux national et international. Ces statistiques permettent, par conséquent, de dégager les tendances afin de détecter très tôt les menaces et les pressions qui pèsent sur les zones humides. Les oiseaux d’eau sont reconnus comme des indicateurs de la bonne santé des zones humides. Néanmoins, lors de cette manifestation, les 7 villages ont fait part de leur appréhension. Ainsi, de l’avis du porte-parole de leur président, Abdou Karim Guèye, la cohabitation est dès fois problématique. « Nous sommes un peuple d’éleveurs, de cultivateurs et de pêcheurs, et le parc était notre seule zone d’exploitation. Maintenant il faut des mesures correctives pour aider ces populations qui sont dans le besoin », a-t-il fait savoir. Pour rappel, au Sénégal, 530.671 individus répartis en 165 espèces, 35 familles et 19 ordres ont été dénombrés en janvier 2017.

Selon ces statistiques, la zone nord est la plus fréquentée avec 390.083 individus. Elle est suivie de la Réserve de biosphère du Delta du Saloum (Rbds) avec 69.340 oiseaux, de la zone de la Petite côte avec 25.837 individus, de la zone Sud-est (16.495), de la Casamance (16.344) et des Niayes (6.572).

Par rapport aux années précédentes, les effectifs des espèces ont augmenté dans les 4 zones que sont le Nord, la Rbds, le Sud-est et la Petite côte. Par contre, la Casamance et les Niayes ont vu leur effectif baisser.

A. M. NDAW

A l’occasion de la cinquième édition de la Quinzaine de l’hygiène et de l’entretien, le directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), Ibrahima Diao, a présidé la cérémonie officielle d’aménagement de 200 bancs publics dans le campus social de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Une initiative saluée par les responsables de la Commission sociale des étudiants qui se sont réjouis, par la voix de leur secrétaire général, Cheikh Ndiguel Bèye, des efforts constants et louables déployés en vue d’améliorer les conditions de vie des 11.000 pensionnaires du campus social de l’Ugb.

Ce geste, a-t-il précisé, entre dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie des étudiants. « Cette cinquième Quinzaine de l’hygiène et de l’entretien est une occasion pour sensibiliser tous les étudiants de l’Ugb sur la nécessité d’avoir désormais le réflexe de respecter, de préserver et de sauvegarder l’environnement du campus social et pédagogique », a-t-il ajouté, soulignant que cette activité permet d’apporter des solutions les plus adéquates aux problèmes d’entretien des différents villages du Crous.

Ibrahima Diao a rappelé que cette manifestation est un grand moment de communion entre les étudiants et le personnel du Crous. Il ainsi a invité ces derniers à tout mettre en œuvre pour planter régulièrement des arbres dans le campus. Le directeur du Crous s’est également réjoui de l’engagement indéfectible des responsables de la Commission sociale des étudiants à contribuer à relever les défis de cette cinquième Quinzaine de l’hygiène et de l’entretien.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Au sortir de la rencontre entre le Gouvernement et les syndicats d’enseignants pour le suivi des accords de 2014 et la prise en charge des nouveaux points de revendications, celui qui a parlé au nom des syndicats n’a pas été très satisfait. Souleymane Diallo, secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels), a soutenu qu’ils attendent beaucoup de la rencontre de vendredi.

Après près de 4 tours d’horloge de négociations avec le Gouvernement, le porte-parole du jour des syndicats d’enseignants présents à la rencontre du 16 janvier 2018, Souleymane Diallo, a indiqué que c’était une réunion d’évaluation des accords et de mise en place d’un agenda pour examiner les nouvelles revendications. Toutefois, il a martelé que les syndicats n’ont pas été satisfaits, car il n’y a pas eu beaucoup de nouveautés.

Cependant, le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) a salué, entre autres, les avancées notées par rapport aux prêts Dmc (Direction monnaie et crédit). « Il n’y a pas beaucoup d’avancées dans la mise en œuvre des accords, à part le prêt Dmc, où le Gouvernement a pris l’engagement de payer les conventions délivrées jusqu’en 2016, et également sur les Zac des régions où l’on promet leur mise à disposition au plus tard en fin mars. Les Zones d’aménagement concerté de Kolda, Ourossogui et Richard-Toll sont les concernées. Nous ne sommes pas satisfaits du résultat en termes de mise en œuvre des accords », a-t-il souligné.

Souleymane Diallo a toutefois reconnu qu’un agenda a été élaboré de manière consensuelle. Dans le courant du mois de février, « nous allons rencontrer les ministres du Budget, du Cadre de vie, de l’Education nationale et de la Fonction publique », a-t-il dit. Poursuivant, M. Diallo a informé que le Premier ministre les a conviés à une rencontre ce vendredi. « C’est une rencontre que nous considérons comme capitale pour la paix sociale de l’éducation. Ce que nous attendons aujourd’hui du Gouvernement, ce sont des propositions concrètes sur la question indemnitaire, la dette, les lenteurs administratives. Nous lançons un appel au Président de la République et au Premier ministre pour qu’à la rencontre du vendredi nous ayons une proposition concrète », a lancé le responsable syndical. Par rapport aux préavis de grève, il a indiqué que les enseignants vont apprécier et évaluer avant de prendre une décision.

Oumar KANDE

L'Etat et les syndicats d'enseignants se sont retrouvés, hier, dans le cadre des négociations. Au terme de la rencontre, les deux parties se sont donné rendez-vous vendredi prochain chez le Premier ministre. Cependant, le ministre de la Fonction publique est revenu sur les avancées, notamment les 12,950 milliards de FCfa pour les prêts Dmc des enseignants déposés jusqu’en 2016. Cette année aussi, 32 milliards de FCfa sont prévus pour les rappels de validation.

Le Gouvernement et les syndicats des enseignants se sont rencontrés, hier, au siège du ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public qui assure la présidence du Comité de suivi des accords. Au terme de la rencontre, les deux parties se sont donné rendez vous vendredi à la Primature. Parlant au nom du Gouvernement, le ministre de la Fonction publique a soutenu que les discussions vont se poursuivre avec les ministères sectoriels. Mariama Sarr a annoncé plusieurs actes posés par l’Etat dans le sens des revendications des enseignants. « A notre arrivée à la tête de ce département, nous avons reçu les organisations syndicales pour une prise de contact, en vue de réitérer l’engagement du Gouvernement d’établir une collaboration apaisée. Nous avons alors entamé des rencontres avec les syndicats d’enseignants avec qui nous avons fait le point. A l’issue de ces entrevues, nous avons reçu des préavis de grève des organisations syndicales », a-t-elle rappelé. Mme Sarr a assuré que toutes les questions sectorielles relevant du ministère de l’Education ont été mises à l’appréciation de la tutelle. Mais, selon elle, celles transversales ont fait l’objet d’un atelier au ministère de la Fonction publique avec la participation de tous les représentants des syndicats d’enseignants. « C’est ce qui nous a permis d’aller vers le suivi des accords mais aussi de pouvoir examiner les nouvelles questions qui ont été mises dans le cadre des réunions sectorielles ». D’après Mariama Sarr, tous les ministères qui ont en charge ces questions vont organiser des rencontres avec les syndicats et les rapports vont être soumis à l’appréciation du Premier ministre.

Les enseignants seront ainsi reçus, le 25 janvier, par le ministre de la Fonction publique pour constater l’avancée qu’il y a dans la dématérialisation des procédures, pour un meilleur traitement des actes. Le 08 février, ils seront reçus par le ministre du Budget, et son homologue de l’Education fera pareil. Auparavant, dès vendredi, les deux parties se retrouveront chez le Premier ministre.

12,950 milliards pour le crédit Dmc
« Aujourd’hui, nous avons voulu faire le suivi et l’état d’exécution. Beaucoup de nouvelles informations ont été ainsi livrées concernant le crédit Dmc (Direction de la monnaie et du crédit) qui constituait un blocus. Ce crédit va connaitre un dénouement heureux, car toutes les conventions de prêt déposées jusqu’en 2016 vont être traitées et un budget de 12,950 milliards est disponible pour cela », a annoncé le ministre de la Fonction publique. Concernant les rappels des validations, pour l’année 2018, 32 milliards de FCfa sont prévus pour l’épuration de ce stock dynamique.

Quant à la question du foncier, des avancées notoires ont été constatées et au cours des réunions sectorielles, les enseignants seront plus édifiés. D’ailleurs, les Zac de Kolda, Ouroussogui et Richard-Toll devront être disponibles avant fin mars. « Beaucoup de choses ont été faites et on ne peut pas dire que le Gouvernement a négligé les enseignants. Au cours des réunions, nous avons passé en revue toutes les réalisations, parlé des blocages et abordé de nouvelles questions qui feront l’objet de réunions sectorielles », a expliqué Mariama Sarr qui parlait au nom des différents ministres ayant pris part à cette rencontre. Souleymane Diallo, secrétaire général du Sels et porte-parole du jour des syndicats, a salué les avancées notées par rapport aux prêts Dmc et aux Zac. Malgré ces notifications, les syndicalistes demandent des propositions concrètes de la part de l’Etat sur les autres points de revendications. M. Diallo espère que la situation sera décantée lors de la prochaine rencontre avec le Premier ministre.

Oumar KANDE

Après plus de 30 ans de riposte, l’épidémie du Sida est bien maîtrisée au Sénégal. Cependant, quelques gaps sont à combler du fait de sa complexité. Pour ce faire, le Sénégal, à l’instar d’autres pays africains, se dote d’un Plan de rattrapage de plus de 11 milliards de FCfa pour l’accélération de l’atteinte des trois 90%.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a procédé, hier, à Dakar, au lancement du Plan de rattrapage pour l’accélération de l’atteinte des objectifs des trois 90 %. Il s’agit de faire en sorte que 90% des personnes séropositives connaissent leur statut, 90 % des personnes séropositives dépistées bénéficient d’un traitement adéquat et que 90 % des personnes qui suivent un traitement contre le Vih atteignent une charge virale indétectable. Ce plan, élaboré par le gouvernement du Sénégal, à travers le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) et le ministère de la Santé, démontre, encore une fois, d’après Abdoulaye Diouf Sarr, « la volonté de notre pays d’éliminer le Sida d’ici à 2030 ».

En présentant ce plan, le médecin colonel Cheikh Tidiane Ndour, chef de la Division de lutte contre le Sida au ministère de la Santé et l’Action sociale, a indiqué que l’objectif est d’accélérer les interventions et rattraper le retard accusé pour répondre présent au rendez-vous de 2020. « Ce plan va aussi nous aider à mettre fin à l’épidémie du Sida d’ici à 2030 », a-t-il informé. Poursuivant, Dr Ndour a indiqué : « Nous allons, à travers ce plan, assurer le diagnostic de 80% des personnes vivant avec le Vih, mettre sous Arv 78 % des Pvvih et amener 61% des PvVih à avoir une charge virale indétectable ».

Le ministère de la Santé et ses démembrements comptent aussi retenir au moins 80% des patients sous Arv. Tout ceci fait dire à la secrétaire exécutive du Clns, Dr Safiatou Thiam, que des défis importants attendent les acteurs de la lutte contre le Sida. Elle a ainsi plaidé pour la suppression des barrières sociales qui empêchent des hommes, des femmes et des enfants d’obtenir les soins dont ils ont besoin. « En effet, les travailleuses du sexe et les consommateurs de drogue injectable sont particulièrement vulnérables », a regretté Dr Thiam.

De même, elle a déploré le fait que les personnes qui vivent avec le Vih et les hommes qui ont des relations sexuelles avec les hommes soient encore marginalisées au Sénégal. « Nous devons également mobiliser de nouveaux partenaires, de nouvelles ressources et accepter d’être de plus en plus inventifs », a soutenu Dr Safiatou Thiam. Pour y arriver, l’Etat et les partenaires doivent trouver 11.842.102.722 FCfa. C’est le montant global du plan.

Auparavant, Dr Cheikh Tidiane Ndour a informé qu’une stratégie de mobilisation de ressources supplémentaires sera mise en œuvre auprès des Ptf, du gouvernement, du secteur privé, des collectivités locales et autres partenaires. Le ministre de la Santé a reconnu que le plan est ambitieux. Sur ce, Abdoulaye Diouf Sarr a appelé tous les acteurs, notamment les collectivités locales, le secteur privé, l’Etat et les partenaires techniques et financiers, à le soutenir financièrement.

Le directeur pays de l’Onusida, Demba Koné, a rappelé que l’initiative d’élaborer des plans de rattrapage vient du retard accusé par la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre malgré les progrès enregistrés dans la lutte contre le Sida. Selon lui, la mise en œuvre de ce plan exige des moyens financiers supplémentaires. Il a, dès lors, appelé les gouvernements africains à mettre plus de moyens dans la lutte contre le Sida pour maintenir les acquis.

Eugene KALY

Une partie du chantier de l’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio sera livrée au mois de septembre. Ce qui permettra son ouverture à la prochaine rentrée avec une première cohorte de 6000 étudiants.

Une ambiance de chantier règne dans l’un des sites de l’Université Amadou Makhtar Mbow qui fait face au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio. Ouvriers et techniciens s’affairent autour des grues et des bâtiments qui commencent à prendre forme comme celui de l’amphithéâtre de 1500 places où les estrades se dessinent. Un des chantiers phares du département de l’Enseignement supérieur, l’Université Amadou Makhtar Mbow ou la deuxième université de Dakar aura une vocation orientée vers les sciences. Une première cohorte de 6.000 étudiants y sera reçue à la rentrée d’octobre ou de novembre 2018. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, visitait, hier, les chantiers de cette institution en compagnie de collègues ministres et autres délégués participant à la 4ème réunion du conseil d’administration du Paset. « Le groupement d’entreprises en charge du chantier a pris l’engagement de nous livrer 26 bâtiments au mois de septembre prochain.

Ce qui nous permettra de démarrer la rentrée en octobre ou novembre 2018 avec une première cohorte de 6.000 étudiants ». L’Université Amadou Makhtar Mbow dont la construction est estimée à 65 milliards de FCfa est bâtie sur deux sites qui se font face avec une quarantaine de bâtiments. Avec ces bâtiments qui seront livrés prochainement, les enseignements dans cette université qui compte plusieurs Unités de formation et de recherche, regroupés en pôles, pourront débuter. On y distingue un Pôle sciences et technologies qui comprend aussi des écoles supérieures et instituts de formation, un Pôle économie et gestion et un autre Pôle en santé et sport. De l’autre côté de l’autoroute à péage, se dressent les futurs bâtiments de la Cité du savoir de Diamniadio. Un autre projet phare du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

La Maison de la science, le Centre de mutualisation et de partage et la Médiathèque sont à des stades très avancés.

D’ailleurs, le Centre de mutualisation et de partage recevra le Président Emmanuel Macron lors du lancement de l’installation du supercalculateur financé par la Banque populaire d’investissement de la France. Le siège de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup) qui se trouve également dans la Cité du savoir est à un niveau de construction très avancé avec le gros œuvre déjà terminé. Les ministres et délégués qui ont participé à la visite se sont dit impressionnés par la volonté du Sénégal à faire des investissements aussi lourds dans le domaine des sciences et des technologies.

O. NDIAYE

Interpelé par les journalistes, hier, sur l’arrivée tardive de la radiothérapie à l’hôpital Aristide Le Dantec, le ministre de la Santé et de l’Action sociale s’est voulu rassurant. Abdoulaye Diouf Sarr a révélé que l’appareil sera bientôt en place. « En fin janvier, le premier patient sera pris en charge à l’hôpital Aristide Le Dantec », a-t-il déclaré. M. Sarr a également informé qu’à l’hôpital Dalal Jamm la cuve qui permet de finaliser le projet de la mise en marche de la radiothérapie sera réceptionnée dans les prochaines semaines. « Le gouvernement a tenu sa promesse sur ce plan, parce qu’en un temps record trois appareils de radiothérapie viendront remplacer le seul et vétuste appareil que disposait le Sénégal et qui a causé les problèmes connus l’année dernière. Heureusement que nous avons réussi à développer un plan de riposte, dans une réactivité parfaite, et nous sommes en train de le finaliser », s’est-il félicité. Le ministre a, en outre, assuré que cette panne sera bientôt un vieux souvenir, au grand bonheur des personnes souffrant des maladies liées aux cancers et qui ont besoin de la radiothérapie pour se soulager.

E. KALY

« Nous sommes ouverts au dialogue, à se mettre autour d’une table pour échanger avec les syndicats de la santé. Le monde des entreprises et des organisations doit être un cadre de concertations et d’échanges entre les partenaires sociaux et les employeurs », a soutenu Abdoulaye Diouf Sarr qui réagissait ainsi aux menaces de grève des syndicats de la santé. Il a assuré qu’au ministère de la Santé la porte est ouverte à tous les partenaires sociaux. « Nous avons tenu une réunion avec le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale. Nous avons prévu de rencontrer le Sames et les autres partenaires sociaux sur des questions internes au ministère », a-t-il indiqué. M. Sarr a également ajouté : « Nous allons, avec le ministre de la Fonction publique, travailler à résoudre toutes ces questions liées aux revendications. Je crois que les partenaires sociaux et le ministère sont conscients que c’est l’intérêt du Sénégal qui est en jeu. Nous allons trouver des solutions à tout ce qui pourrait remettre en cause cet intérêt ».

E. KALY

La plateforme « Kairos » offre une diversité de services. Les enseignants et l’administration peuvent saisir des notes, interagir avec leurs élèves, leurs parents grâce à cette innovation technologique. Elle facilite le contrôle de l’assiduité des professeurs, des élèves ainsi que l’impression sécurisée des diplômes.

Le temps de la conception a duré 10 ans. Les développeurs de la plateforme « Kairos » ont pris du temps pour identifier les obstacles majeurs à la gestion des tâches administratives. Qu’est-ce que ces ingénieurs ont-ils proposé qui n’existe pas dans la palette des services numériques ? L’originalité et l’utilité ne sont pas forcément associées. Les responsables de la Startup revendiquent une réinvention d’une nouvelle version de la plateforme, très conviviale avec une expérience repensée plus simplifiée et une meilleure ergonomie.

« La suite de « Kairos » est une plateforme de gestion intégrée, conforme au système Lmd et spécialement conçue pour le monde de l’éducation, de l’enseignement et de la formation », précise un des membres de la startup, Alioune Badara Badiane, directeur associé de Sensoft Sénégal.

L’innovation numérique « Kairos » est une plateforme de plusieurs sites multilingues avec des espaces interactifs. L’enseignant ou le professeur y trouvera plusieurs méthodes de calcul de bulletins, alors que l’administrateur scolaire a à sa disposition des outils d’aide à la prise de décisions avec des tableaux de bord avancés ou encore des interfaces pour la gestion financière. L’outil facilite le contrôle de l’assiduité des étudiants et des enseignants, l’édition automatisée des cartes d’étudiants, la gestion des emplois du temps, la communication simplifiée et en temps réel avec les autres acteurs. «Kairos permet à l’administration d’avoir une bonne visibilité et une traçabilité  sur toutes les activités de l’établissement grâce à un suivi très poussé des activités financières (suivi des encaissements), tableaux de bord et statistiques », a estimé l’un des concepteurs qui a ajouté que l'établissement gagne en temps et en productivité grâce à l'automatisation de toutes les tâches (générations bulletins avec un puissant moteur de calcul ...).

Les autres avantages sont liés au traitement des informations à savoir la saisie des notes, des évaluations directes dans le système par les professeurs, la saisie des pointages et des absences grâce à la solution « Kairos » mobile même hors connexion.

L’impression sécurisée des diplômes
La plateforme propose des services intégrés allant de la gestion des concours, de la scolarité et de l’information des parents d’élèves. Ce support allège les procédures administratives. Il permet aux parents d’avoir des informations sur leurs enfants dans un établissement scolaire.

« Elle couvre toute la chaine de métiers d’un établissement scolaire, de la gestion des concours d’entrée jusqu’à la sortie des apprenants, en passant par la pédagogie, la scolarité et la finance, les différents portails pour les parents d’élèves, les enseignants, les apprenants », décrit le concepteur.

Cette plateforme a été lancée, il y a 14 ans. Son utilité peut se mesurer par son usage. Cette innovation numérique est utilisée par 25 établissements de renom au Sénégal et dans la sous-région. En 2017, on a dénombré plus de 75.000 inscrits. La nouvelle version de « Kairos V 4 » donne la possibilité aux usagers d’interagir en temps réel avec d’autres plateformes.

A titre illustratif, avec la solution « Showbox », l’utilisateur affiche les bornes et les totems avec des services interactifs. «Cette solution rend possible l’affichage du contenu publicitaire dynamique. En même temps, elle permet aux étudiants et aux professeurs d’interagir en temps réel avec le système pour consulter et imprimer des bulletins de notes, recharger des cartes, acheter du crédit téléphonique, émarger les cours dispensés, consulter les emplois du temps », indique l’ingénieur.

Avec l’option « Sentrust » l’impression des diplômes sur papier est plus sécurisée avec la possibilité de faire une signature numérique des diplômes. Ce travail a été fait par « Sensoft », un éditeur de logiciels et intégrateur de solutions technologiques.

Idrissa SANE

Les femmes des 4 villages qui partagent la réserve de Somone se sont mobilisées pour restaurer la mangrove en s’appuyant sur les agents des Eaux et Forêts.

Selon l’éco-garde Saliou Mbodj et ancien conseiller municipal à Somone, après des années de repiquage de la mangrove, les ressources halieutiques commençaient à revenir. La présence avifaune devenait de plus en plus marquante. Les touristes venaient aussi de plus en plus visiter la lagune. Mais, les autochtones n’en profitaient pas beaucoup. Pour leur permettre de jouir des fruits de leur travail, la tarification a été instaurée en 2007.

Aby Ndoye, la soixantaine, habitante du village de Guéréo, est une actrice de premier plan dans ce combat pour la restauration de cet écosystème mais aussi pour la conservation et la gestion. L’actuelle vice-présidente a consacré une bonne partie de sa vie à reboiser la mangrove et à veiller à la préservation de la faune. D’ailleurs, les jeunes de son village l’avaient rebaptisé « Mère Aby Ndoye Pitch » (Mère Aby Ndoye oiseaux). « Tout avait disparu. Avec le soutien de la Direction des parcs nationaux, les femmes se sont levées comme un seul homme pour restaurer cette réserve. Nous avions démarré à Popenguine parce qu’il fallait commencer par le commencement. C’est à la suite de « Keur Thioupam » (Ndlr : nom de la réserve de Popenguine) que nous sommes arrivées à Somone. Aujourd’hui, la biodiversité est rétablie. Même certaines espèces végétales qui avaient disparu comme la gomme arabique sont revenues », se glorifie la présidente du mouvement « Takku liguèy environnement » de Guéréo.

Selon elle, c’est grâce à la Direction des parcs nationaux qu’elles ont pu trouver des partenaires pour des séminaires de formation et autres. « Mais, si nous avons aujourd’hui réussi, c’est surtout parce que la population a adhéré à cette initiative communautaire. Ce qu'elle n’a pas regretté, parce que la réserve nous est profitable à nous tous. Dans ce village, 24 jeunes ont trouvé un travail grâce à elle. Aussi, avec les recettes, les femmes reçoivent des financements pour mener des activités génératrices de revenus. Nous avons également acquis des ustensiles de cuisine que nous mettons en location pour ceux qui organisent des baptêmes et des mariages.

Mais, s’il s’agit d’un évènement malheureux comme le décès, nous les mettons gratuitement à la disposition de la famille éplorée », se félicite l’ancienne trésorière du Comité de gestion. Au début, reconnait-elle, c’était difficile, car les gens ne comprenaient pas l’enjeu. Mais aujourd’hui, partout où elle passe, les gens lui serrent les deux mains parce qu’ils commencent à goûter aux fruits de la conservation ou, en tout cas, de la restauration.

Des pionnières modèles
Mme Aby Ndoye peut, aujourd’hui, se vanter d’être une des pionnières d’un modèle qui est en train de faire tache d’huile. Les gens viennent de partout pour s’inspirer de cette approche de gestion.

Aby Ndoye et Adja Rokhaya Ciss sont des figures connues dans cette localité. Cette dernière, ancienne conseillère municipale et membre du Comité de gestion, a aussi joué un rôle clé dans la restauration de la mangrove. A Somone, c’est elle qui se chargeait de la sensibilisation et de la mobilisation des femmes. « Si on en est arrivé là aujourd’hui, c’est grâce à la mobilisation des femmes. Au début, c’était très difficile. Mais, les femmes des 4 villages qui partagent la réserve se sont levées avec la ferme volonté de restaurer la mangrove, en s’appuyant sur les agents des Services des eaux et forêts. Parfois, on louait même des cars pour se rendre sur le site de reboisement », témoigne Mme Ndoye. Abondant dans le même sens, Adja Rokhaya Ciss soutient que les femmes n’ont pas regretté leurs efforts. A Somone, des crédits revolving leur sont octroyés grâce aux recettes touristiques et autres générées par la réserve. Seulement, elles aimeraient avoir plus, parce que la somme qui leur est destinée est partagée par les femmes des 4 villages qui entourent le site. Aminata Sadj, conseillère municipale à Somone et non moins actrice dans ce combat pour la restauration de leur ressource de survie, a corroboré leurs propos. Pour elle, cette réserve a nettement amélioré les conditions de vie des habitants de la localité.

Par Ndiol Maka SECK (photos Assane SOW)

Selon le commandant Amar Fall, conservateur de la réserve naturelle communautaire de Somone, ce sont les femmes qui ont été à la base de sa création en s’inspirant de celle de Popenguine. « Ce sont elles qui ont reboisé la mangrove. Quand elles ont commencé, elles ont écrit à la mairie et au ministère de l’Environnement pour un appui technique », explique-t-il sous le contrôle de son adjoint, le lieutenant Thiaw.

D'après le conservateur, c’est d’ailleurs une femme qui dirige le Comité technique de sensibilisation et la vice-présidente est également une femme. « Les femmes sont très impliquées dans la gestion de cette réserve », a reconnu le commandant. S’agissant de l’ensablement progressif de la lagune, qui inquiète de plus en plus les populations, il estime que c’est une menace, mais n’impacte pas pour le moment la mangrove. « Nous avons pris les devants en menant une étude bathymétrique pour savoir les différents niveaux d’ensablement sur le point d’eau. Cette étude a coûté 22 millions de FCfa. Nous avons également mené une étude d’impact environnemental pour connaître les conséquences que peuvent engendrer un désensablement. Elle est validée. Elle nous dit que nous pouvons faire le curage sans problème. Maintenant nous sommes en train de chercher un financement pour faire le dragage », a fait savoir le commandant Fall.

Par Ndiol Maka SECK

La réserve naturelle d’intérêt communautaire de Somone est cogérée par trois organes : le Comité de gestion, le Comité d’orientation, présidé par le sous-préfet, et le Comité scientifique et technique qui éclaire la lanterne sur toutes les décisions entreprises pour la conservation. Les 4 villages qui partagent la réserve sont représentés dans le comité de gestion. Il s’agit de Guéréo, Thiafoura, Sorokhassap et Somone.

Selon Saliou Mbodj, les touristes ne viennent pas régulièrement ces dernières années. Mais, ils réussissent à collecter entre 10 à 13 millions de FCfa de recettes. Il ajoute qu’une clé de répartition des revenus a été déterminée de manière concertée. A en croire le président du Comité de gestion, 20% des recettes générées par la réserve sont dédiés à la motivation des éco-gardes, 20% sont mis à la disposition des femmes pour le financement de leurs projets, 10% sont répartis entre les communes de Somone et Sindia, 40% sont destinés à l’aménagement et à l’entretien de la plage pour rendre attrayant le milieu et les 1 % sont donnés aux agents des Eaux et Forêts.

Par Ndiol Maka SECK

Quand la femme s’engage, elle réussit, a-t-on l’habitude de dire. Celles de Somone l’ont prouvé à travers la réserve naturelle d’intérêt communautaire de cette localité de la Petite côte. A force de travail et d’abnégation, elles ont réussi à restaurer la mangrove et faire revenir les ressources halieutiques dans la lagune. Aujourd’hui, les fruits de leurs efforts impactent positivement le quotidien des villageois qui partagent la réserve (Guéréo, Thiafoura, Sorokhassap et Somone).

Seul un petit vent frisquet trouble la bonace. Allongés sur l’eau, têtes immergées jusqu’à la ligne des yeux, bras qui exécutent de chaque côté de leurs corps, le tout sur un battement continu de leurs jambes, des touristes tentent la traversée pour atteindre le rivage. Malgré les nombreuses mises en garde d’Amina, une des gérants du restaurant qui les reçoit ce matin, ils restent déterminés à relever le défi. Chose faite au bout de quelques minutes de nage. A peine sortis de l’eau, quelques vendeurs les abordent pour leur proposer des objets d’art fabriqués à partir des fruits de mer. Grâce à leur habileté, ces artistes, habitués à titiller la science du beau, donnent une brillance à des coquilles qu’ils ont transformées en cendriers et autres objets.

De l’autre côté, un autre groupe s’apprête à aller en balade sur la lame d’eau, au bord de la mangrove verdoyante. Ils ont dû casquer fort pour s’offrir ce luxe. Le conducteur de la barque donne les dernières consignes avant de s’engager dans ce milieu baigné par la mer. De loin, on sent le miasme putride qu’exalte l’eau en contact avec les feuilles mortes de la mangrove et des carcasses d’huîtres accrochée à leurs racines. Le piaillement des oiseaux affolés par le bruit des moteurs des vedettes renseigne davantage sur la richesse faunique de cette réserve. En bordure de la lagune, les alevins et autres produits de mer s’amusent. Ils ne sont pas en danger. L’heure n’est pas à l’exploitation. Un repos biologique est décrété par le Comité de gestion (Ndlr : Nous étions au mois d’octobre).

Cette réserve naturelle d’intérêt communautaire de Somone est une véritable merveille écologique. Une attraction pour ces bons viveurs à la recherche d’un havre de paix. Un moyen de survie pour les habitants de la zone. Et pourtant, quelques années en arrière, le site était complètement dégradé. Avec la création de la réserve, en 1999, les femmes, avec le soutien des agents des Eaux et Forêts et leurs partenaires, ont pu restaurer ce que l’Homme a détruit et mis à la disposition de leur communauté les ressources dont elle a besoin pour survivre. Elles ont été à l’avant-garde lors de la réhabilitation de cette biodiversité. Et aujourd’hui, elles jouent un rôle de premier plan dans la gestion à travers le comité mis en place depuis 2007. « Le site était complètement détérioré. Nos parents avaient besoin du bois de mangrove qui a cette réputation d’être très solide. Du coup, ils n’hésitaient pas à venir couper pour construire leurs cases, des huttes, mais aussi pour clôturer leurs maisons. Nos mamans y venaient aussi régulièrement pour chercher le bois de chauffe. Avec cette pression, la mangrove avait fini par disparaître, de même que les ressources halieutiques comme les poissons, les crustacés, les huîtres, les crabes, les crevettes, etc. », raconte Saliou Mbodj, président du Comité de gestion.

Par Ndiol Maka SECK (photos Assane SOW)

RESTAURATION DE LA MANGROVE : LE RÔLE AVANT-GARDISTE DES DAMES
Femmes SomoneLes femmes des 4 villages qui partagent la réserve de Somone se sont mobilisées pour restaurer la mangrove en s’appuyant sur les agents des Eaux et Forêts.

Selon l’éco-garde Saliou Mbodj et ancien conseiller municipal à Somone, après des années de repiquage de la mangrove, les ressources halieutiques commençaient à revenir. La présence avifaune devenait de plus en plus marquante. Les touristes venaient aussi de plus en plus visiter la lagune. Mais, les autochtones n’en profitaient pas beaucoup. Pour leur permettre de jouir des fruits de leur travail, la tarification a été instaurée en 2007.

Aby Ndoye, la soixantaine, habitante du village de Guéréo, est une actrice de premier plan dans ce combat pour la restauration de cet écosystème mais aussi pour la conservation et la gestion.

L’actuelle vice-présidente a consacré une bonne partie de sa vie à reboiser la mangrove et à veiller à la préservation de la faune. D’ailleurs, les jeunes de son village l’avaient rebaptisé « Mère Aby Ndoye Pitch » (Mère Aby Ndoye oiseaux). « Tout avait disparu. Avec le soutien de la Direction des parcs nationaux, les femmes se sont levées comme un seul homme pour restaurer cette réserve. Nous avions démarré à Popenguine parce qu’il fallait commencer par le commencement. C’est à la suite de « Keur Thioupam » (Ndlr : nom de la réserve de Popenguine) que nous sommes arrivées à Somone. Aujourd’hui, la biodiversité est rétablie. Même certaines espèces végétales qui avaient disparu comme la gomme arabique sont revenues », se glorifie la présidente du mouvement « Takku liguèy environnement » de Guéréo.

Selon elle, c’est grâce à la Direction des parcs nationaux qu’elles ont pu trouver des partenaires pour des séminaires de formation et autres. « Mais, si nous avons aujourd’hui réussi, c’est surtout parce que la population a adhéré à cette initiative communautaire. Ce qu'elle n’a pas regretté, parce que la réserve nous est profitable à nous tous. Dans ce village, 24 jeunes ont trouvé un travail grâce à elle. Aussi, avec les recettes, les femmes reçoivent des financements pour mener des activités génératrices de revenus. Nous avons également acquis des ustensiles de cuisine que nous mettons en location pour ceux qui organisent des baptêmes et des mariages.

Mais, s’il s’agit d’un évènement malheureux comme le décès, nous les mettons gratuitement à la disposition de la famille éplorée », se félicite l’ancienne trésorière du Comité de gestion. Au début, reconnait-elle, c’était difficile, car les gens ne comprenaient pas l’enjeu. Mais aujourd’hui, partout où elle passe, les gens lui serrent les deux mains parce qu’ils commencent à goûter aux fruits de la conservation ou, en tout cas, de la restauration.

DES PIONNIÈRES MODÈLES
Mme Aby Ndoye peut, aujourd’hui, se vanter d’être une des pionnières d’un modèle qui est en train de faire tache d’huile. Les gens viennent de partout pour s’inspirer de cette approche de gestion.

Aby Ndoye et Adja Rokhaya Ciss sont des figures connues dans cette localité. Cette dernière, ancienne conseillère municipale et membre du Comité de gestion, a aussi joué un rôle clé dans la restauration de la mangrove. A Somone, c’est elle qui se chargeait de la sensibilisation et de la mobilisation des femmes. « Si on en est arrivé là aujourd’hui, c’est grâce à la mobilisation des femmes. Au début, c’était très difficile. Mais, les femmes des 4 villages qui partagent la réserve se sont levées avec la ferme volonté de restaurer la mangrove, en s’appuyant sur les agents des Services des eaux et forêts. Parfois, on louait même des cars pour se rendre sur le site de reboisement », témoigne Mme Ndoye. Abondant dans le même sens, Adja Rokhaya Ciss soutient que les femmes n’ont pas regretté leurs efforts. A Somone, des crédits revolving leur sont octroyés grâce aux recettes touristiques et autres générées par la réserve. Seulement, elles aimeraient avoir plus, parce que la somme qui leur est destinée est partagée par les femmes des 4 villages qui entourent le site. Aminata Sadj, conseillère municipale à Somone et non moins actrice dans ce combat pour la restauration de leur ressource de survie, a corroboré leurs propos. Pour elle, cette réserve a nettement amélioré les conditions de vie des habitants de la localité.

10 À 13 MILLIONS DE FCFA DE RECETTES ANNUELLES RÉINVESTIS DANS LA COMMUNAUTÉ
Reserve SomoneLa réserve naturelle d’intérêt communautaire de Somone est cogérée par trois organes : le Comité de gestion, le Comité d’orientation, présidé par le sous-préfet, et le Comité scientifique et technique qui éclaire la lanterne sur toutes les décisions entreprises pour la conservation. Les 4 villages qui partagent la réserve sont représentés dans le comité de gestion. Il s’agit de Guéréo, Thiafoura, Sorokhassap et Somone.

Selon Saliou Mbodj, les touristes ne viennent pas régulièrement ces dernières années. Mais, ils réussissent à collecter entre 10 à 13 millions de FCfa de recettes. Il ajoute qu’une clé de répartition des revenus a été déterminée de manière concertée. A en croire le président du Comité de gestion, 20 % des recettes générées par la réserve sont dédiés à la motivation des éco-gardes, 20 % sont mis à la disposition des femmes pour le financement de leurs projets, 10 % sont répartis entre les communes de Somone et Sindia, 40 % sont destinés à l’aménagement et à l’entretien de la plage pour rendre attrayant le milieu et les 10 % sont donnés aux agents des Eaux et Forêts.

COMMANDANT AMAR FALL, CONSERVATEUR : « LES FEMMES ONT ÉTÉ À LA BASE DE LA CRÉATION DE CETTE RÉSERVE »
Selon le commandant Amar Fall, conservateur de la réserve naturelle communautaire de Somone, ce sont les femmes qui ont été à la base de sa création en s’inspirant de celle de Popenguine.

« Ce sont elles qui ont reboisé la mangrove. Quand elles ont commencé, elles ont écrit à la mairie et au ministère de l’Environnement pour un appui technique », explique-t-il sous le contrôle de son adjoint, le lieutenant Thiaw. D'après le conservateur, c’est d’ailleurs une femme qui dirige le Comité technique de sensibilisation et la vice-présidente est également une femme. « Les femmes sont très impliquées dans la gestion de cette réserve », a reconnu le commandant. S’agissant de l’ensablement progressif de la lagune, qui inquiète de plus en plus les populations, il estime que c’est une menace, mais n’impacte pas pour le moment la mangrove. « Nous avons pris les devants en menant une étude bathymétrique pour savoir les différents niveaux d’ensablement sur le point d’eau. Cette étude a coûté 22 millions de FCfa. Nous avons également mené une étude d’impact environnemental pour connaître les conséquences que peuvent engendrer un désensablement. Elle est validée. Elle nous dit que nous pouvons faire le curage sans problème. Maintenant nous sommes en train de chercher un financement pour faire le dragage », a fait savoir le commandant Fall.

Par Ndiol Maka SECK

Le coordinateur du Grand cadre des syndicats de l’enseignement, Oumar Waly Zoumarou, a annoncé, le 12 janvier 2018, au cours d’une conférence de presse, un plan d’actions et d’avertissement du mouvement qu’il dirige. Ainsi, ils ont prévu, le mardi 16 janvier prochain, un débrayage en plus d’une assemblée générale dans tous les établissements du Sénégal. Une grève générale, du préscolaire au seconde, en fait aussi partie.

Le Grand cadre des syndicats de l’enseignement exige ainsi, et sans délai, la remise de toutes les sommes ponctionnées sur les salaires de ses membres, le paiement des indemnités liées aux examens et la prise en charge correcte des préoccupations des enseignants. 

Un préavis de grève a été déposé le 24 novembre 2017 dernier, d’après le coordonnateur, avec comme points saillants le respect des accords signés le 17 février 2014, l’augmentation substantielle des indemnités de logement et d’enseignement, la diligence dans la mise en place des crédits au logement appelés prêts Dmc, la fin de toutes les lenteurs administratives (sorties des actes), le paiement de tous les rappels dus aux enseignants...

De l’avis de Oumar Waly Zoumarou, le gouvernement s’est donné un malin plaisir à violer les accords de 2007 en refusant de payer aux enseignants les indemnités qui leur sont dues pour le compte des examens de l’année scolaire écoulée.

« Le gouvernement fait aussi dans la provocation en ponctionnant abusivement les salaires des travailleurs en général et des enseignants en particulier, sans concertation avec ces derniers ni préavis officiel motivé », a-t-il assuré.

Oumar NDIAYE

Le directeur des Parcs nationaux, le colonel Lamine Kane, a effectué une visite de trois jours au Parc national du Niokolo Koba (Pnnk). Cette activité entre dans le cadre d’une tournée entreprise dans les différents parcs nationaux du pays.

Dans le cadre d’une tournée au niveau des différents parcs nationaux du Sénégal, le colonel Lamine Kane s’est rendu, après la zone nord, au Parc national du Niokolo Koba (Pnnk). Classé patrimoine mondial en péril, ce parc représente pourtant une part importante du dispositif de conservation de la biodiversité dans notre pays. « Face aux enjeux qui président à la gestion du Pnnk, il est bon de venir discuter avec les agents de ce sanctuaire, le conservateur, son staff, mais aussi les communautés qui vivent autour du parc pour avoir une approche constructive de gestion des défis qui nous interpellent », a déclaré le directeur des Parcs nationaux.

Pour sortir cette réserve naturelle du patrimoine mondial en péril, « l’Etat, a-t-il dit, n’a pas lésiné sur les moyens surtout dans le cadre du Budget consolidé d’investissements et le plan d’urgence initié pour sauver le Niokolo Koba ». A l’en croire, ces efforts consentis par l’Etat commencent à porter leurs fruits. Ce qui a permis, selon lui, d’avoir une bonne remontée biologique, une bonne qualité de la surveillance en termes de renforcement des dispositifs contre le braconnage, mais aussi une amélioration en termes de réhabilitation de certains habitats, en particulier les mares qui étaient colonisées par une espèce envahissante, le mimosa tigra, et qui a causé beaucoup de dégâts.

Ces efforts sont aussi accompagnés par le recrutement d’un personnel pour renforcer les effectifs sur place afin de permettre un meilleur maillage de la superficie estimée à 900.000 hectares. D’où l’espoir de sortir le Pnnk de sa situation. Le colonel Kane a aussi été sensibilisé sur les contraintes et défis dans les différents postes de garde.

« Dans toutes formes de gestion, il y a certes des acquis, mais il y a aussi des difficultés. C’est sur cette base qu’on essaie de trouver des solutions idoines, de donner des réponses durables », dit-il.
Les problèmes listés ont trait à l’amélioration de la qualité des infrastructures par rapport aux postes de garde qui constituent un maillon important dans la gestion de cette réserve de la biodiversité et à l’amélioration des conditions de vie des agents. Sur ce point, le directeur des Parcs nationaux a souligné les efforts de « l’Etat » et du conservateur. « Un accompagnement important que nous saluons », s’est-il réjoui, reconnaissant toutefois que malgré ces efforts, il y a toujours des difficultés par rapport à l’amélioration de la qualité. « Et pour cela, nous allons nous engager dans une dynamique positive de résorption progressive des problèmes liés à la qualité des agents mais aussi aux moyens », a annoncé le colonel Kane.

Combattre les incursions clandestines dans le parc
Durant son séjour de trois jours au Pnnk, le colonel Lamine Kane s’est rendu compte des difficultés liées aux pressions anthropiques par rapport au front agricole, surtout dans la zone tampon. « Mais, il y a aussi un défi majeur relatif à l’orpaillage », a-t-il relevé. Tout au début, cette activité se pratiquait hors du parc. Cependant, des incursions clandestines sont de plus en plus enregistrées. A cela s’ajoute le danger lié à l’utilisation de certains produits comme le mercure dans l’orpaillage traditionnel qui peut, à long terme, contaminer les habitats du parc, surtout en milieu aquatique », a-t-il déploré, soulignant qu’il y a « une nouvelle perspective qui peut contribuer à résorber ou à faire face à ce phénomène ». Mais, à son avis, cela constitue un déficit important du point de vue énergétique comme c’est le cas du barrage de Samba Gallou. Au-delà de cette perspective qui peut aider à améliorer la qualité du service du point de vue énergie, il faut tout de même une bonne étude d’impact, car le Niokolo Koba est un enjeu important. Et l’Etat, a-t-il insisté, a fait et continue de faire des efforts à ne pas annihiler pour le sortir de la liste rouge.

Pape Demba SIDIBE

Pour réduire davantage la mortalité maternelle et infantile, les spécialistes africains en gynécologie-obstétrique sont favorables à la césarienne. Malheureusement, ses taux sont encore faibles en Afrique. L’Organisation mondiale de la santé table sur un minimum de 10% et des pays comme le Sénégal ne dépassent pas 3%.

« A l’échelle mondiale, il y a une inflation des taux de césarienne. Mais, ce n’est pas une réalité au Sénégal et dans beaucoup de pays africains où l’on n’arrive pas encore à atteindre le niveau minimum demandé par l’Oms pour sauver le maximum de vies », a fait savoir le Pr Philippe Marc Moreira, gynécologue-obstétricien à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. D’après lui, au Sénégal, le taux de césarienne tourne autour de 1 à 3%, « alors que l’Oms recommande un taux minimum de 5% à 10% pour espérer réduire significativement la mortalité maternelle et infantile ».

M. Moreira s’exprimait lors de l’atelier international de formation sur la base de données des césariennes et des interventions en gynécologie-obstétrique et en chirurgie vaginale et endoscopique, ouvert le 10 janvier à Dakar. Il a souligné que le faible taux de césarienne s’explique par plusieurs facteurs. Parmi ces derniers, il y a l’insuffisance des ressources humaines, parce que plus de 80% des gynécologues-obstétriciens formés au Sénégal officient à Dakar. « Même si la question financière de l’accès à la césarienne est réglée au Sénégal grâce à la gratuité, il faut cependant augmenter les ressources humaines pour la pratiquer partout, notamment dans les coins les plus reculés du pays », a recommandé l’universitaire.

Le Pr Namoury Keïta, président de la Société africaine de gynécologie-obstétrique, est en phase avec son collègue du Sénégal puisque, selon lui, la situation est identique dans beaucoup de pays africains. Il a soutenu que, pour des questions d’efficacité dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, les décideurs africains doivent mettre des moyens permettant de faire plus de césariennes. Il a justifié cela par le fait que la césarienne a un effet positif sur la qualité de vie de la mère et de l’enfant. « En Afrique, il y a trois situations : lorsque l’on regarde l’ensemble des pays, le taux de césarienne est en-dessous des normes. Il y a des pays qui ont des taux de césarienne de 0,7%, ce qui est insuffisant », a souligné le Pr Keïta, informant que, dans certains Etats comme le Brésil, les taux de césarienne peuvent aller jusqu’à 30%.

Le président de la Commission scientifique de la Société africaine de gynécologie-obstétrique, le Pr Blami Doa, est plutôt préoccupé par la qualité des césariennes et le suivi après l’opération.

Césariennes de qualité
« En Afrique, vous avez la chance de mourir après un acte chirurgical parce que tout simplement, il n’y a pas de suivi après l’opération », a-t-il regretté. A son avis, la surveillance après l’opération est plus importante que l’acte chirurgical. « Il faut donc améliorer la qualité du service de la césarienne en engageant nos gouvernants à recruter davantage de personnel. On ne peut pas opérer une personne sans la surveiller », a-t-il signifié, proposant qu’il y ait, à tous les niveaux, des praticiens chargés de faire le suivi après l’opération de la patiente. « Je suis convaincu que les praticiens africains peuvent faire des césariennes de qualité aux femmes qui en ont besoin », a-t-il fait savoir. M. Doa a ainsi suggéré aux praticiens d’expliquer à la patiente les raisons pour lesquelles elle doit être opérée. « Beaucoup de femmes quittent nos hôpitaux sans savoir pourquoi elles ont été opérées, alors qu’elles doivent donner leurs avis, de manière positive ou négative, avant l’acte chirurgical », a relevé le gynécologue-obstétricien.

Le président de la Fédération africaine de gynécologie-obstétrique, René Xavier Perrin, est du même avis. Il a estimé que l’Afrique doit relever le défi de la formation des praticiens pour permettre aux patientes d’être opérées dans de bonnes conditions. « Il faut arrêter de faire la césarienne mécanique. Nos femmes ont besoin d’une technique rigoureuse pour éviter des accidents en pleine opération », a-t-il conseillé.

Eugène KALY

CESARIENNES EN AFRIQUE : L’HARMONISATION DES MÉTHODES CHIRURGICALES EN QUESTION
Le Sénégal a abrité un atelier international de formation sur la base de données africaines en gynécologie-obstétrique. Il s’agissait, au cours de cette rencontre, d’harmoniser les méthodes chirurgicales de césarienne, d’hystérectomie vaginale et d’endoscopie. L’atelier a permis aussi aux spécialistes africains en gynécologie-obstétrique de confronter leurs pratiques chirurgicales et d’améliorer leurs compétences dans le domaine de la césarienne. « C’est pour cela que nous avons fait appel à des experts européens pour nous aider à améliorer nos compétences en gynécologie-obstétrique », a déclaré le Pr Philippe Marc Moreira, gynécologue-obstétricien à l’Ucad. Les participants viennent des pays qui remplissent les critères des bases de données africaines sur la chirurgie. Il s’agit du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Guinée, du Burkina Faso, de la République centrafricaine et du Sénégal. La rencontre est co-organisée par la Nouvelle académie européenne de chirurgie, la Société africaine de gynécologie-obstétrique et le Centre d’excellence pour la santé de la mère et de l’enfant de l’Université Cheikh Anta Diop.

E. KALY

Le Sénégal a abrité un atelier international de formation sur la base de données africaines en gynécologie-obstétrique. Il s’agissait, au cours de cette rencontre, d’harmoniser les méthodes chirurgicales de césarienne, d’hystérectomie vaginale et d’endoscopie. L’atelier a permis aussi aux spécialistes africains en gynécologie-obstétrique de confronter leurs pratiques chirurgicales et d’améliorer leurs compétences dans le domaine de la césarienne. « C’est pour cela que nous avons fait appel à des experts européens pour nous aider à améliorer nos compétences en gynécologie-obstétrique », a déclaré le Pr Philippe Marc Moreira, gynécologue-obstétricien à l’Ucad. Les participants viennent des pays qui remplissent les critères des bases de données africaines sur la chirurgie. Il s’agit du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Guinée, du Burkina Faso, de la République centrafricaine et du Sénégal.

La rencontre est co-organisée par la Nouvelle académie européenne de chirurgie, la Société africaine de gynécologie-obstétrique et le Centre d’excellence pour la santé de la mère et de l’enfant de l’Université Cheikh Anta Diop.

E. KALY

L’accès à l’information sur la météo est devenu un enjeu pour les décideurs issus de divers domaines de la vie active. L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) se met alors aux normes grâce aux équipements offerts par la Grande-Bretagne.

L’évolution des nouvelles technologies remet au goût du jour la modernisation des matériels de collecte et de diffusion de l’information météorologique. C’est pourquoi l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) met à jour ses équipements. Lesquels, constitués de matériels informatiques, d’enregistrement et un logiciel de présentation et de la diffusion des bulletins météo, sont offerts par le Service météorologique national de la Grande-Bretagne (Uk Met Office).

« Nous aurons désormais des images de grand format, plus claires, avec une haute définition. Nous n’aurons plus besoin de mettre des modèles dans des clés Usb pour les amener au studio de diffusion. Le nouveau logiciel permet de les intégrer directement dans le système », a souligné le Directeur général de l’Anacim, Maguèye Marame Ndao.

La précision dans la prévision et l’accès à l’information sur la météo sont devenus, de nos jours, des enjeux et des défis pour beaucoup de pays du fait du dérèglement climatique. L’éleveur, le paysan, le pêcheur, les pilotes... ont besoin des informations pour prendre la bonne décision. « La communication des informations météo suscitent beaucoup d’intérêt surtout dans le contexte des changements climatiques marqué par une recrudescence des catastrophes naturelles liées aux évènements climatiques extrêmes », a justifié le représentant du ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires, Ibrahima Ndiaye. Il a conseillé aux agents de l’Anacim de bien utiliser ce matériel afin de mettre davantage les prévisions de la météo au service des fléaux dus au dérèglement climatique.

Des services de plus en plus sollicités
L’occurrence des évènements extrêmes, à savoir les pluies exceptionnelles, la fréquence des raz-de-marée, des tempêtes et la perturbation des saisons, poussent beaucoup de personnes à chercher des informations fournies par la météo. « Les services météorologiques nationaux sont de plus en plus sollicités par les populations, devenues plus exigeantes en termes de qualité et de disponibilité des informations en temps réel. Par conséquent, ils doivent parfaitement maîtriser les nouvelles technologies », a recommandé le représentant du ministre.

La cérémonie a servi de prétexte aux orateurs pour revisiter la coopération entre le Sénégal et la Grande-Bretagne dans ce domaine. « La coopération entre l’Anacim et Uk Met Office remonte en 1854. « Les prévisions de qualité et leur diffusion sont de plus en plus importantes parce que notre bien-être, voire notre vie, dépend de ces services », a laissé entendre l’ambassadeur de Grande-Bretagne au Sénégal, George Hodgson.

En plus de ces équipements qui vont moderniser le plateau technique du studio média de l’Anacim, la Grande-Bretagne soutient un grand projet de recherche qui couvre plusieurs années pour un coût de 6 milliards de FCfa. « L’Anacim et le Uk Met Office travaillent ensemble dans un nouveau projet de recherche de pointe sur la prévision intitulé « Science for weather information forecasting techniques » (La science au service des techniques de prévision des informations météorologiques) », a rappelé l’ambassadeur de Grande-Bretagne au Sénégal.

Idrissa SANE

Les accords signés par les syndicats d’enseignants et le gouvernement seront évalués le 16 janvier 2018, annonce un communiqué du ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public.

Le gouvernement va tirer un bilan de la mise en œuvre des accords signés avec les organisations syndicales. Cette rencontre d’évaluation est programmée pour le 16 janvier 2018. « Face à cette constante préoccupation découlant des orientations du Président de la République qui a pris l’option de faire de 2018 une année sociale, le ministre de la Fonction publique, au nom du gouvernement et sous l’égide du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a décidé d’ouvrir une séance plénière d’évaluation des accords et négociations sur les préavis de grève des syndicats », renseigne un communiqué parvenu à la rédaction.

Toutefois, le ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public rejette le refus de dialogue invoqué par les syndicats d’enseignants pour justifier la grève qu’ils comptent observer. Le ministère a énuméré l’organisation, dès juillet 2017, d’une réunion plénière d’évaluation du niveau d’exécution des engagements, laquelle a vu la participation du Cusems, du Sels, du Sels/A, du Siens, du Snelas/Fc et de l’Uden. « Outre les rencontres mensuelles régulièrement tenues au ministère de l’Education nationale aux fins d’échanger avec les syndicats sur les questions sectorielles, le Haut conseil du dialogue social, à la veille de la rentrée scolaire 2017-2018, a organisé un atelier pour examiner le niveau d’exécution des engagements du gouvernement », lit-on dans le communiqué. Le ministère a également fait référence à l’évaluation des sessions des commissions administratives paritaires siégeant dans l’avancement de grade au titre de l’année 2016.

Idrissa SANE

Avec les résultats catastrophiques engrangés par l’académie de Tambacounda ces dernières années, il est nécessaire de relever le défi de la qualité de l’éducation. Dans ce cadre, 24 élèves du CI (Cours d’initiation) au Cm2 (Cours moyens 2ème année) de l’école primaire Gourel Diadié 2 ont été récompensés de leurs efforts suite aux résultats du premier trimestre de la présente année scolaire. La Coalition des acteurs pour la protection de l’enfant (Cape) du quartier Gourel Diadié, mise en place par Enda jeunesse action, a initié cette activité pour encourager les potaches à persévérer.

Selon Seynabou Diop dite Aby, présidente de la Cape, la structure travaille en relation avec les acteurs du système éducatif, sous la supervision d’Enda, pour mieux accompagner les enfants en situation difficile. Des réunions périodiques sont organisées avec les élèves membres et les résultats sont plus que satisfaisants, car la plupart des primés viennent de la Cape. Les trois premiers de chaque classe ont reçu des cahiers, des stylos, des ardoises, etc. Le tout est estimé à plus de 100.000 FCfa. En plus, les enfants sont accompagnés et suivis durant leur cursus scolaire.

Par ailleurs, Mme Diop et son équipe aident les élèves qui n’en ont pas à trouver des pièces d’état civil avec le concours des autorités municipales et judiciaires de Tambacounda.

La Cape travaille également, sans relâche, pour permettre aux filles de poursuivre leurs études. Récemment, un mariage d’enfant a été évité de justesse dans le quartier, a informé Seynabou Diop.

La cérémonie de remise de ces cadeaux a eu lieu en présence des parents d’élèves, des enseignants de l’école Gourel 2, du principal du collège Abattoirs, de l’honorable conseiller économique et environnemental Boukhadry Kaba, de la cheffe d’équipe d’Enda, etc. Mme Diallo Adjia Bâ a d’ailleurs souligné l’importance des Cape dans les quartiers et a exhorté les parents au respect des droits de l’enfant.

Pape Demba SIDIBE


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