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Actualités (3287)

Le Forum des éducatrices africaines (Fawe) fait des données une exigence. C’est pourquoi il a organisé un atelier de renforcement de capacités des acteurs sur les données de plaidoyer relatives au genre.

Les Violences basées sur le genre (Vbg) continuent de préoccuper les communautés et autres organisations de la société civile comme le Forum des éducatrices africaines (Fawe). Si l’on se réfère à cette structure, le taux de femmes mariées pendant l’enfance est de 31%. Et si des solutions d’urgence ne sont pas trouvées, il va connaître une hausse. En effet, pour la directrice de Fawe, Anta Basse Conté, les filles mariées très tôt ne peuvent plus aller à l’école et sont souvent victimes de violence domestique, de maltraitance, de viol…En plus, elles sont exposées à de nombreuses infections et autres maladies handicapantes.

Pour le Fawe, les grossesses précoces constituent aujourd’hui une préoccupation dans de nombreux établissements scolaires. Chaque année, de nombreux cas sont recensés à travers le pays. Mais la situation est plus inquiétante au sud du pays, notamment dans la région de Sédhiou qui enregistre 30% des grossesses précoces et celle de Ziguinchor avec 19%. Ces taux dépassent largement la moyenne nationale qui se situe entre 2 et 3%. Les données fournies par les enquêtes de Fawe révèlent que c’est au niveau du collège que le problème est plus ressenti, car entre la sixième et la troisième, le taux de grossesse précoce est de 71% contre 28,1% au secondaire.

De l’avis de la directrice de Fawe, Anta Basse Conté, ces contraintes constituent de véritables obstacles au leadership des jeunes filles sénégalaises. De même, l’obligation scolaire de 10 ans risque d’être hypothéquée à cause du taux croissant d’abandon chez les filles.

Pour apporter sa contribution dans la recherche de solution à ce phénomène, le Fawe a déroulé un programme de plaidoyer national portant sur les données relatives au genre, en partenariat avec « Equal Measures 2030 ». Ces deux partenaires sont convaincus que le plaidoyer reste une stratégie efficace et efficiente afin de lutter contre les violences basées sur le genre, mais aussi d’améliorer le maintien des filles à l’école et d’appliquer les textes de loi en faveur de la promotion de l’équité et de l’égalité de genre. Pour y parvenir, Mme Conté estime qu’il faut nécessairement disposer de données fiables susceptibles d’apporter des changements souhaités.

Pape Coly NGOME

Le projet de loi portant statut du « daara » a eu le consensus des acteurs et partenaires de ce secteur. C’est ainsi qu’il sera présenté au Conseil des ministres, aujourd’hui, avant son adoption par l’Assemblée nationale et la signature des décrets d’application. Les « daaras » seront ainsi reconnus par l’Etat et pourront bénéficier de subventions et de primes.


Une unanimité entre acteurs et partenaires sur le projet de loi portant statut des « daaras » ou écoles coraniques. C’est ce qui s’est dégagé, hier, lors de la rencontre présidée par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne portant sur le statut des « daaras » et ses décrets d’application. Une unanimité qui, selon Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education nationale, a poussé le Premier ministre à demander que ce projet de loi portant statut des « daaras » soit programmé pour la réunion du Conseil des ministres de ce mercredi 6 juin. Une phase qui précède celle de son adoption par l’Assemblée nationale avant les cinq décrets d’application qui vont accompagner cette loi. Une loi qui a connu plusieurs péripéties avec des réserves de la part des acteurs des « daaras » et aussi des familles religieuses.

In fine, c’est un grand pas qui vient d’être franchi pour ces institutions d’éducation coranique et religieuse. « Lorsqu’il s’est agi de définir un cadre institutionnel portant statut du « daara », le président Macky Sall  a tenu à ce qu’il y ait un consensus le plus large possible des acteurs et partenaires des « daaras ». Des concertations ont été conduites depuis plus de 4 ans. Elles ont conduit à consulter les chefs religieux de notre pays et à leur remettre le projet sur les « daaras », à consulter les associations de maîtres des écoles, les associations islamiques », a expliqué Serigne Mbaye Thiam.

Ces concertations ont permis l’élaboration d’un projet de loi portant statut du « daara » et de cinq décrets d’applications. Selon Serigne Mbaye Thiam, la dernière rencontre de ces concertations s’est tenue au mois de décembre 2017. C’est pourquoi, il a souligné que lorsque ce travail a été achevé, le chef de l’Etat a tenu à ce que le Premier ministre préside une rencontre de validation institutionnelle et sociale de ces projets de textes. Cette réunion a ainsi regroupé les représentants des familles religieuses, des associations islamiques, d’imams et de prédicateurs, d’organisations de la société civile qui interviennent dans l’éducation, d’associations des maîtres coraniques et d’écoles coraniques pour exprimer leur point de vue sur le projet de loi sur les « daaras ».

 Qu’est-ce qui va changer pour les « daaras » après l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale et la signature de ces cinq décrets d’applications ? D’abord, selon Serigne Mbaye Thiam, c’est la reconnaissance du « daara » comme institution d’éducation. « Le « daara » est d’abord institution islamique qui s’occupe de la scolarisation des enfants pour la mémorisation du Coran et l’éducation religieuse. C’est la mission première du « daara ». En sus de cette mission, des « daaras » peuvent opter pour intégrer les compétences de bases du cycle élémentaire dans la formation », a-t-il informé.

Intégration dans le secteur éducatif
Pour lui, quand le taux brut de scolarisation est calculé, c’est seulement l’enseignement formel dans les écoles qui est pris en compte. « Pourtant, il y a des écoles coraniques qui ont produit de grandes personnalités de ce pays qui ont été scolarisées dans ces « daaras ». Ce sont des intellectuels qui ne sont pas pourtant pris en compte dans le taux brut de scolarisation. Cette loi permet au « daara » d’être rattaché au secteur éducatif et de bénéficier, sous le contrôle des Inspecteurs d’académie et Inspecteurs d’éducation et de formation, de la procédure déclarative pour l’ouverture des « daaras » et c’est placé sous l’autorité du ministère de l’Education nationale, mais en y associant les acteurs et partenaires des « daaras », a-t-il poursuivi. Par exemple, quand il s’agira de certifier qu’un enfant a mémorisé le Coran, ce n’est pas l’Inspecteur d’académie lui-même qui va le déterminer, selon Serigne Mbaye Thiam. « Mais une commission comprenant des maîtres coraniques, des sachants dans le domaine qu’il va convoquer, pour que ces gens puissent certifier que l’enfant a mémorisé le Coran. Comme pour l’école privée, le « daara » aura une phase d’autorisation d’ouverture et de reconnaissance. Les « daaras » pourront bénéficier de primes et de subventions comme pour les autres écoles reconnues par l’Etat du Sénégal. En contrepartie, il y a des obligations à respecter », a précisé le ministre.

Oumar NDIAYE

CHEIKH TAHIR FALL, INSTITUT ISLAMIQUE SERIGNE PIRE KHALY AMAR FALL : « LE PROCESSUS A PRIS QUATRE ANNÉES »
Parlant au nom des maîtres coraniques, Cheikh Tahir Fall, de l’Institut islamique Serigne Pire Khaly Amar Fall, a affirmé que c’est un grand jour pour les « daaras » avec ce consensus sur le projet de loi. « Aujourd’hui, c’est un grand jour. Un jour que nous attendons depuis longtemps parce que nous avons beaucoup travaillé pour arriver à convaincre les acteurs de ce secteur des « daaras ». C’était très difficile. C’est un processus qui a pris quatre années », s’est-il réjoui. Anciennement président de l’association des maîtres coraniques, Cheikh Tahir Fall dirige actuellement l’association des amis des « daaras ». « Nous avons fait le tour du Sénégal pour rencontrer les chefs religieux, les associations islamiques. C’était très difficile, parce que les gens ne comprenaient pas, mais Dieu merci, si aujourd’hui, nous avons trouvé un consensus autour de ce projet de loi, c’est un grand jour ».

O. NDIAYE

Dans le cadre de son plan de formation, le collectif des encadreurs de la petite enfance de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Ziguinchor a organisé la 2ème édition de sa conférence publique annuelle, samedi dernier, au Conseil départemental. La réunion a porté sur « la prise en charge des enfants à besoins éducatifs spécifiques au préscolaire ». L’objectif était de renforcer les capacités des membres pour que ces derniers puissent parfaire leur pratique de classe et contribuer ainsi à l’amélioration des enseignements-apprentissages, dans la région. Selon le point focal départemental de la petite enfance, Pape Latyr Diagne, par ailleurs inspecteur de l’éducation à l’Ief, beaucoup de classes des écoles de Ziguinchor abritent des enfants qui traînent des déficiences d’ordre intellectuel, moteur et pour la prise en charge desquels l’éducateur n’est pas suffisamment préparé. D’où la pertinence de l’organisation de cette conférence.

Le conférencier, Yakhya Diop, directeur du Centre régional d’orientation scolaire, a saisi l’occasion pour déplorer l’insuffisance, au Sénégal, d’infrastructures adaptées aux enfants à besoins éducatifs particuliers dans le milieu préscolaire. Il s’agit notamment des enfants qui présentent un handicap ou des difficultés adaptatives. M. Diop a insisté sur leur inclusion scolaire et sociale. Il a ensuite parlé des différents types d’élèves à besoins spécifiques et proposé un certain nombre de techniques pour leur prise charge.

Le conférencier n’a pas manqué de donner quelques conseils aux enseignants, par rapport à la prise en charge des différents cas d’enfants handicapés à besoins éducatifs particuliers. Il n’a pas non plus occulté la prise en compte de ces derniers, aux plans organisationnel et pédagogique, dans les classes. Par ailleurs, Yakhya Diop a dit l’urgence de la formation soutenue des enseignants pour une bonne prise en charge de cess enfants dans le préscolaire. Il a également engagé les parents, la communauté éducative et les partenaires de l’école.

El El Hadj Moussa SADIO

Des étudiants de l’ecole supérieure polytechnique de dakar ont lancé le projet « yaxanal switch » pour participer à l’effort collectif de réduction de la consommation d’énergie au sénégal.

quatre étudiants en deuxième année en génie-électrique à l’ecole supérieure polytechnique (esp) de dakar ont présenté, à l’occasion de l’édition 2018 du salon du polytechnicien, le projet « yaxanal switch ». Ce dernier est un interrupteur intelligent qui peut être contrôlé à distance. Avec ce projet, khadim mbacké et ses camarades veulent contribuer à la baisse de la consommation d’électricité des ménages et des entreprises au sénégal.
d’après l’étudiant, plusieurs études réalisées montrent que la consommation d’énergie est trop élevée au sénégal. Elle croit régulièrement et a connu un important pic entre 2000 et 2010. « les factures d’électricité coûtent très cher aux ménages. Nous nous sommes dit qu’il est temps de contrôler notre consommation en énergie. C’est ce qui nous a poussés à trouver cette solution qui pourra nous permettre d’y arriver », rappelle khadim mbacké qui s’est entretenu avec nous en marge de ce salon où beaucoup d’étudiants de l’esp ont présenté des projets innovants.

par ailleurs, avec le « yaxanal switch », les ménages et les entreprises pourront contrôler à distance tous les appareils allumés à l’aide de trois modes de commande : automatique, manuel et à distance. Avec le réglage automatique ou horodatage, le propriétaire règle l’heure à laquelle il peut allumer ou éteindre son récepteur. Avec le contrôle à distance, il est possible, selon khadim mbacké, d’allumer ou d’éteindre à partir de son salon une lampe qui se trouve dans sa chambre. Le polytechnicien rappelle que ce dispositif ne consomme pas d’électricité. Grâce à un smartphone, on peut contrôler toutes les lampes et appareils. Cela, dit-il, peut aider les ménages ou les entreprises à économiser jusqu’à 40% de leur énergie. « ce projet, c’est plus pour les foyers et les entreprises. Dans les entreprises, on remarque que les gens ont tendance à quitter leur milieu professionnel en laissant leur climatisation allumée. Avec la technologie de l’horodatage, on peut tout éteindre à distance. Le projet est plus utile pour le sénégalais lambda », renchérit khadim mbacké. Celui-ci informe que le projet « yaxanal switch » est déjà mis en œuvre, mais il reste toujours quelques améliorations à faire.

Aliou ngamby ndiaye

Le Centre de formation professionnelle de Kolda a introduit de nouvelles filières dans son offre de formation pour permettre à ses pensionnaires de maximiser leurs chances de trouver un emploi.

La directrice du Centre de formation professionnelle (Cfp), ex-Centre régional technique féminin (Cretef) de Kolda, invite les jeunes à s’orienter vers la formation professionnelle pour trouver un emploi décent. Pour Mme Fatou Bâ Gomis, la formation professionnelle constitue une alternative pour la jeunesse de pouvoir s’insérer dans la vie active. Elle vient d’introduire la filière Agri-élevage dans l’offre de formation dispensée par le Cfp, afin de permettre aux jeunes de maximiser leurs chances de trouver un emploi rémunérateur à la fin de leur formation. Cette filière vient ainsi s’ajouter à la coiffure, à la restauration et à l’habillement qui étaient déjà dispensés.

Ce choix, qui s’inscrit en étroite ligne avec la politique de l’Etat en matière de formation professionnelle, est conforme aux besoins de la région de Kolda qui dispose d’énormes atouts dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la foresterie. « Pour diversifier l’offre de formation et faire adhérer les jeunes garçons et les hommes au Centre, nous avons jugé nécessaire d’offrir d’autres filières, comme l’Agri-élevage. Les cours ont déjà démarré », déclare Mme Gomis qui s’est félicitée de l’enthousiasme suscité par l’introduction de cette nouvelle filière chez les jeunes Koldois. Cela s’est traduit par une nette augmentation des effectifs du centre qui compte, cette année, plus de 280 apprenants. Une vingtaine de jeunes sont inscrits dans la filière Agri-élevage qui ouvre de nouvelles perspectives pour les populations de Kolda.

Mais, le Cfp ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. La direction de l’établissement a décidé d’introduire le Bp Restauration pour s’ouvrir davantage à son environnement et adapter son offre de formation aux réalités locales. Il bénéficie, pour cela, de l’appui du 3Fpt (Fonds de financement de la formation professionnelle et technique) qui a octroyé des bons de formation à 9 jeunes qui suivent actuellement des cours dans le domaine de la restauration. Cette initiative vise à permettre aux élèves qui ont déjà obtenu leur Cap d’augmenter leurs connaissances théoriques et leurs compétences professionnelles dans le domaine de la restauration qui offre des belles perspectives d’emploi dans la région de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

 

L’organisation « Al Waffa » de Darou Mouhty, dans le cadre des conférences qu’elle organise pendant le mois de Ramadan, a reçu le Dr Mohamed Daha Bâ, chef du service de Néphrologie de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba. Il est revenu sur les difficultés liées à cette pathologie et a proposé des solutions après avoir fait un bilan.

Au Sénégal, sur les 15.000 malades souffrant d’insuffisance rénale, seuls les 3.000 font la dialyse dans les structures publiques. Certains, mieux nantis, sont dans le privé où le coût est plus élevé, a fait savoir le Dr Mohamed Daha Bâ, chef du service de Néphrologie de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba. Selon lui, la hausse du nombre de malades a fait de l’hypertension artérielle et du diabète la 2ème cause de consultations dans les hôpitaux. Dans le district sanitaire de Touba,  il a révélé que le nombre de malades, souffrant d’hypertension artérielle, est passé de1.000 patients à 18.000 entre 2014 et 2017. Sur la même période, dans le district de Mbacké, le nombre de malades est passé de 3.000 à 6.000. « En 2015, au moment de prendre service, je n’avais que 300 malades, souffrant d’insuffisance rénale. En 2016, il y en a eu 900 et 1.000 patients en 2017 », a fait encore savoir le Dr Daha Bâ qui est revenu sur la gravité et le caractère sournois de la maladie. Selon lui, plus de 25 % des cas sont liés à la prise des médicaments de la rue mal conservés, à l’automédication et aux potions des tradipraticiens qui aggravent la maladie. La sédentarité et le stress constituent aussi des facteurs de développement de la maladie.

Dr Mohamed  Diongue, médecin-chef du district de Darou Mouhty, a évoqué la prévention pour éviter une maladie dont la prise en charge coûte cher. Il a, à cet effet, préconisé de déceler des signes annonciateurs comme l’asthénie. Les médicaments de la rue sont également fortement déconseillés. Poursuivant, il a soutenu que la prévention passe aussi par une bonne alimentation, moins salée, moins sucrée, moins grasse. L’activité physique est également conseillée, de même que le fait de se rapprocher des structures sanitaires pour un bilan. Le Dr Daha Bâ garde espoir avec l’érection en cours d’un centre de dialyse qui va abriter 45 machines. « Nous pourrions prendre en charge 120 patients et alléger la liste d’attente forte aujourd’hui de 315 malades », a-t-il déclaré, invitant à se faire dépister pour s’assurer de sa bonne santé. Deux malades en traitement (Moustapha Gueye de Touba Mérina et Diadia Ndiaye de Darou Mouhty) ont témoigné sur les méfaits de la maladie.

Mamadou DIEYE

 

En prélude à la journée mondiale de l’Environnement qui sera célébrée le 5 juin, l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) a tenu une semaine d’activités pour sensibiliser les populations sur l’importance de la protection de l’environnement.

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’Environnement prévue ce 5 juin, l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) de l’Ucad a organisé une semaine d’activités pour sensibiliser les populations et lutter contre les déchets plastiques. Lors du panel, tenu samedi autour du thème « Lutte contre les déchets ; quel enjeu pour le Sénégal ? », le directeur général de l’Ise, le Pr Bienvenu Sambou, a indiqué que les déchets plastiques sont un véritable problème pour l’environnement. « Le Sénégal est interpellé. Quand vous voyagez, à l’entrée de chaque ville, ce sont les déchets qui vous accueillent, en particulier les déchets plastiques. A la sortie de la ville, ce sont les eux qui vous disent au revoir », ironise-t-il. Pour le directeur de l’Ise, à côté des déchets plastiques visibles, il y a ceux que nous ne voyons pas et qui constituent une menace réelle, à savoir les plastiques qui se retrouvent au fond des océans et qui perturbent les écosystèmes aquatiques. Bienvenu Sambou a souligné que l’environnement est un déterminant de la santé de la population et il faut bien s’en occuper. Ces mêmes spécialistes préviennent que si rien n’est fait, il y aura bientôt plus de pastique que de poissons dans les océans.  

Macoumba Diagne, directeur général de Proplast et parrain de la journée, a révélé que le plastique représente 10% des déchets produits et que chaque année, les industries utilisent des milliards de bouteilles en plastique, car cette matière a révolutionné l’industrie. Compte tenu de cela, il a soutenu qu’il faut penser au recyclage de ces déchets plastiques qui continueront d’exister.

En outre, interpellé sur leur implication dans l’élaboration des politiques d’exploitation des ressources naturelles, le directeur de l’Ise a laissé entendre que les scientifiques sont fortement impliqués. « Nous siégeons dans le comité scientifique de la Conférence nationale sur le développement durable. Nous siégeons également à des niveaux élevés. A la Primature, nous participons à toutes les discussions sur ces questions. Je pense que le Sénégal défend bien ses intérêts, même si on peut mieux faire avec des autorités ouvertes à la discussion », a affirmé M. Sambou.
 
Oumar KANDE

 

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) s’est félicité, le 31 mai dernier, à Fatick, du bon niveau d’exécution (68%) des travaux d’assainissement des eaux usées et de drainage des eaux pluviales. Il a saisi l’occasion pour annoncer, dès la semaine prochaine, le démarrage des travaux de réparation des rues défigurées par des travaux.

Les ouvrages d’assainissement sortent de terre dans la commune de Fatick. La ville sera dotée de nombreux ouvrages de drainage des eaux usées et des eaux pluviales. « A ce stade, les entreprises ont atteint un taux d’exécution d’à peu près 68%. Et nous pensons pouvoir les achever dans les délais », a avancé le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho. Il a précisé que ce projet de 11 milliards de FCfa est financé par la Banque ouest africaine de développement (Boad). Son exécution illustre, selon lui, la priorité accordée à ce sous-secteur par le président de la République.

La délégation de l’Onas a visité les bassins de Peulgha et de Mboubane ainsi que la station d’épuration et de traitement de boues de vidange. Le constat est partout le même : les travaux avancent. L’autre élément de satisfaction, c’est l’adhésion des populations. Déjà, on dénombre 670 demandes de branchements domiciliaires et, à la date du 30 mai 2018, 509 demandes ont été satisfaites, soit un taux de 75,9 %.

La seule inquiétude, aux yeux des populations, c’est l’état de la voirie urbaine. La traversée des conduites ou des canalisations a défoncé certaines rues. Sur ce point, le directeur de l’Onas a donné des assurances. « Les travaux de réparation de ces routes vont démarrer la semaine prochaine », a promis Lansana Gagny Sakho aux bénéficiaires comme Cheikh Ndiaye. Cette question a été évoquée par l’adjoint au maire Issakha Dieng. Sur le terrain, l’entreprise a déjà stocké le basalte et une bonne partie du matériel. Il ne reste qu’à lancer les travaux.

Mouhamadou SAGNE

 

Nouvellement nommé ambassadeur de bonne volonté auprès de la communauté estudiantine, le leader du Super Diamono cache mal sa peine après les derniers événements survenus à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Dans ses nouveaux habits d’ambassadeur de bonne volonté, Omar Pène compte porter la bonne parole afin que la paix revienne dans les campus universitaires et amphis, non sans demander à l’Etat de tout faire pour que ces derniers événements, avec la mort de l’étudiant Fallou Sène, ne se reproduisent plus. Ce qui passe, selon lui, par une prise en compte effective de la question des bourses.

Vous venez d’être nommé par le président de la République ambassadeur de bonne volonté suite aux événements qui ont secoué dernièrement le monde universitaire. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle charge ?
Tout d’abord, je remercie le Président Macky Sall pour m’avoir confié cette mission, surtout par rapport à mes relations avec les étudiants qui datent de longtemps. Ce qui fait que j’ai toujours eu de bons rapports avec eux. Je vais donc continuer à leur parler, à discuter avec eux pour faire de telle sorte que ce qui s’est passé ne puisse plus se reproduire. J’étais toujours du côté des étudiants par le fait que j’ai créé beaucoup de chansons les concernant, en y traduisant les difficultés qu’ils rencontrent dans les universités. C’est cette proximité qui a, peut-être, amené le Président Macky Sall à me confier le rôle d’ambassadeur de bonne volonté et, éventuellement, pour aider, être utile et surtout porter la bonne parole. C’est une décision très noble que j’ai acceptée volontiers parce que cela a toujours été le cas. J’espère être à la hauteur, pour apporter ma modeste contribution à ce qui pourrait amener à trouver une solution durable et permettre aux jeunes d’étudier tranquillement.

Comment avez-vous vécu ces derniers événements survenus à l’université de Saint-Louis, avec la mort de l’étudiant Fallou Sène ?
Je l’ai vécue avec beaucoup de peine, sans faire de jeu de mots. Franchement, cela m’a beaucoup touché. C’est un événement malheureux, parce qu’il y a eu mort d’homme. Le jeune Fallou Sène a perdu la vie. Les causes de sa mort ont révolté plus d’un. Si les conditions étaient réunies et les bourses payées à temps, pareille chose n’allait peut-être pas arriver. C’est ce qui a amené les étudiants à réagir et à poser certaines conditions. Il fallait, dès lors, très vite trouver des solutions pour que pareille chose ne se reproduise plus et aussi donner l’occasion d’améliorer les conditions d’études de ces jeunes-là. C’est ce que le Président Macky Sall a fait lundi dernier. Il a pris des engagements très forts et des mesures très fortes. Une certaine partie des étudiants l’a compris. Mais il faut aller dans le sens du respect des engagements. Le Président Macky Sall a pris la mesure d’instruire son gouvernement pour que ses engagements soient respectés et que pareille chose ne se reproduise plus. C’est déjà une avancée. Néanmoins, il faut continuer à discuter parce qu’il y a une partie des étudiants qui maintient ses revendications et qui demande un peu plus. Aujourd’hui, tout le monde est conscient de cela et il faut des solutions. C’est ce qu’il faut et nous voulons que les étudiants reprennent les cours et rejoignent les amphis. C’est de leur avenir qu’il s’agit. C’est cela le problème. Nous sommes presque en fin d’année. Il faut la terminer et continuer à discuter pour qu’une solution durable soit trouvée.

Il y a toujours des étudiants qui refusent de rejoindre les amphis. Est-ce que vous allez faire des démarches dans ce sens ?
Cela fait partie de mes prérogatives. Si le Président m’a nommé ambassadeur de bonne volonté, c’est pour aller à la rencontre des étudiants et apporter ma modeste contribution. J’ai décidé de faire le tour de toutes les universités, de rencontrer les étudiants et de les écouter. Il ne faut pas se lasser de porter la médiation qu’il faut, tout en comprenant les moments difficiles qu’ils sont en train de traverser. Toute chose finit par se régler autour d’une table. Il faut que chacun comprenne qu’il faut trouver des solutions à ce problème. Des efforts sont en train d’être faits, même si ce n’est pas encore suffisant, disons qu’il y a une volonté de trouver des solutions. Dans la vie, il ne faudrait pas rester figé, mais être ouvert. Notre souhait, c’est que les jeunes reprennent les cours et aillent étudier dans de très bonnes conditions.

En 2014, quand il y a eu le décès de l’étudiant Bassirou Faye de l’Ucad, vous aviez dit : plus jamais ça ! Aujourd’hui encore, c’est la même situation. La question des bourses a toujours été source de tensions et de revendications dans les universités. L’Etat n’a-t-il pas intérêt à trouver des solutions structurelles à ce problème ?
Le Président Macky Sall l’a dit lundi dernier quand il a reçu les étudiants. Non seulement il a pris des engagements très fermes mais il a aussi augmenté le montant des bourses. Il a dit que le 5 de chaque mois, les bourses seront payées. Maintenant, il faut aussi trouver des conditions plus simples pour que les jeunes puissent les percevoir dans de bonnes conditions. Il a promis d’installer des Gab un peu partout pour que cela soit fait avec moins de difficultés. Ce sont des mesures très fortes, mais il faut les accompagner encore une fois. Il ne faudrait pas que des choses soient annoncées et que rien ne suive. C’est pour cela que le Président a instruit son Premier ministre de mettre tout en œuvre pour que les bourses soient payées à temps. Nous allons tous y veiller, parce que cette question est source de problème. Les jeunes ont toujours eu ces genres de problèmes à l’université. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Par rapport à ce qui s’est passé, les gens comprendront que dorénavant, il faut prendre toutes les dispositions pour que les boursiers soient payés à temps. Cela va régler pas mal de problèmes. Les étudiants n’ont que leurs bourses pour subvenir à certains de leurs besoins. C’est un facteur important pour que les étudiants puissent penser à leurs études. Ce sont des conditions qu’il faut réunir pour qu’ils puissent, sereinement, se concentrer sur leurs études. On ne peut pas étudier avec le ventre vide. Je suis sûr et certain qu’en ce qui concerne le Président Macky Sall, il fera le nécessaire. Il a été étudiant et il est très bien placé pour savoir les problèmes auxquels ces jeunes sont confrontés. Maintenant, il faudrait bien appliquer ces mesures et qu’on en parle plus. Cela ne sert à rien de prendre des mesures et de ne pas les appliquer. Sinon le problème va demeurer.

Vous suivez, depuis des années, l’évolution de l’Enseignement supérieur au Sénégal. Quel regard jetez-vous sur ce secteur ? Est-ce que les choses ont évolué ?
Il faut d’abord comprendre l’importance de l’Enseignement supérieur. Tout ce qui est important mérite une attention particulière, parce que nous parlons de relève. Le Président Macky Sall, lors de la rencontre avec les étudiants, leur a dit que, peut-être, quelqu’un d’entre eux sera assis à sa place dans quelques années. Qui parle d’avenir, parle de bien gérer cette situation-là. J’avais créé une chanson qui s’appelait « Métier », parce que pour moi, il faut multiplier les centres de formation professionnelle pour que les jeunes qui ne parviennent pas à réussir à l’université puissent y apprendre un métier. Nous sommes dans un pays en pleine construction. Donc nous avons besoin de bras pour cela. Pour construire une maison, nous avons besoin d’architecte et d’autres pour le plan. Mais tout le reste, c’est une main d’œuvre qui le fait avec les maçons, carreleurs, menuisiers et autres. Ce sont des métiers qui peuvent nourrir leurs hommes. Il faut, à un certain niveau, essayer de multiplier ces centres de formation et donner la chance aux autres. L’Enseignement supérieur a une grande importance dans la société et dans la vie d’une nation. Il faut mettre donc tous les atouts de ce côté-là et, éventuellement, inciter les jeunes à aller dans ce sens, tout en créant les conditions idoines afin qu’ils puissent en sortir et être utiles à leur pays. C’est un système qu’il faut améliorer. Nous avons besoin que les choses évoluent et s’améliorent d’année en année. Cela passe d’abord par l’amélioration des conditions. L’enseignement est un facteur très important pour un pays qui vise l’émergence. Donc il faut y prêter une grande attention.

Vous êtes un habitué du campus universitaire de Dakar. Aujourd’hui que des universités sont implantées dans beaucoup de régions, peut-on s’attendre à une tournée d’Omar Pène dans ces nouveaux campus ?
Il le faut. C’est aussi une façon de communier avec mes amis étudiants et cela a toujours été le cas. Il n’y a pas longtemps, j’étais à l’Ucad pour faire un concert. Je le fais périodiquement à l’Ucad et un peu moins dans les autres universités. Mais après cela, nous allons essayer, avec les étudiants qui sont dans les autres régions, de trouver comment nous pourrions joindre l’utile à l’agréable. Et les étudiants en ont grandement besoin.

Votre relation et proximité avec les étudiants datent de longtemps. Comment vous est venue cette grande affection pour les étudiants ?
Quand j’étais jeune, je fréquentais la bibliothèque de l’Université de Dakar. Mon père y travaillait et j’étudiais en ce moment à l’école primaire de Fann Hock qui était à proximité. Quand je descendais à midi, je rejoignais mon père à la bibliothèque et j’y restais toute la journée. Je voyais les étudiants venir à la salle d’études de la bibliothèque où il y avait une seule lampe et des livres. Ce qui m’avait frappé à l’époque, c’est le silence qu’il y avait. Vous pouviez entendre une mouche voler. Les étudiants étaient concentrés. Moi, j’étais un petit enfant et j’étais frappé par le sérieux de ces gens-là. Je me posais toutes sortes de questions et je me disais chaque fois qu’ils étaient sérieux les étudiants. J’en étais vraiment fan et me disais que ce n’était pas facile d’être étudiant. Comme je fréquentais la bibliothèque, les employés qui étaient à la banque du livre me donnaient des fiches pour que j’aille chercher des livres dans les rayons. Donc je connaissais l’endroit où se trouvaient les rayons des livres de sciences juridiques, économiques et autres. On m’appelait là-bas « Petit Pène » et j’étais, en quelque sorte, une mascotte de la bibliothèque.

C’est cela qui m’habitait très sincèrement. Quand je suis devenu chanteur, je me suis rappelé ces moments-là, en me disant que ce n’est pas facile d’être étudiant. Que ces gens-là éprouvent d’énormes difficultés pour réussir, devenir quelqu’un. J’ai, par la suite, eu des amis étudiants avec qui je discutais beaucoup autour du thé. Nous passions toute une nuit à discuter. Comme j’étais un chanteur engagé, avec des thèmes révolutionnaires dans mes chansons comme « Mandela », et que les étudiants à l’époque, jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs, étaient versés dans ces créneaux-là dans les campus, le courant est donc vite passé. J’ai créé, par la suite, la chanson « Etudiant », sur Cheikh Anta Diop. C’est comme cela que s’est tissée une certaine relation d’amitié et d’estime entre Omar Pène et les étudiants. La chanson « Etudiant », c’était dans les années 1980-90. Avant même de l’enregistrer, je commençais à la chanter dans les espaces universitaires. La chanson a été très bien accueillie par les étudiants. Je me rappelle quand nous avons tourné le clip dans l’enceinte de l’université, il y avait presque tous les étudiants qui venaient danser et nous avions fait la fête. Compte tenu du fait que j’avais un fan club au sein de l’Ucad, qui fait partie de l’Amicale des fans club du Super Diamono (Afsud), ils venaient assister à mes spectacles et nous discutions beaucoup.

Quel est votre dernier message à l’endroit des étudiants ?
Malgré leur peine et leurs difficultés que je comprends et que je déplore, il ne faut pas qu’ils restent figés. Je profite de l’occasion pour leur présenter mes condoléances. Mon vœu le plus cher est que les étudiants puissent rejoindre les amphis, faire cours tout en continuant à discuter. Je suis sûr et certain que des solutions durables seront trouvées pour permettre aux étudiants d’étudier dans de très bonnes conditions. Ce que je souhaite aux étudiants est qu’ils réussissent parce qu’ils sont l’avenir du pays et le pays a aussi besoin d’eux.

Entretien réalisé par Oumar NDIAYE (texte) et Pape SEYDI (photo)

L’ancien vice-président de l’Ordre des architectes du Sénégal, Mbacké Niang, a de l’énergie à revendre. Il a décidé de défendre la faisabilité de la production des énergies solaire, éolienne, marée motrice, la géothermie et l’énergie produite à partir de la température des eaux océaniques. A part l’éolienne, les techniques de captage des énergies des vagues réduiront leur force de déferlement sur les côtes. En conséquence, elles seront moins agressées, moins sujettes à l’avancée de la mer.

Le médaillé d’or de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) et du Salon international des inventions de Genève n’est pas prêt à ranger ses crayons. Agé de 64 ans, le diplômé de l’Ecole spéciale d’architecture de Paris, Mbacké Niang, rêve de construire un archipel de production d’énergie aux larges de Dakar. L’architecte a réparti 7 îles sur une plateforme modulable et flottante comme une barge. La plateforme aura une longueur de 176 m de long, une largeur de 90 m et une profondeur de 24 m sur une superficie de 1,5 ha à l’image de celle conçue par des deux ingénieurs occidentaux Dominic Michaelis et Alex Michaelis.

La barge créera un upwelling artificiel. L’eau, riche en microorganismes, est un atout pour la pratique de la pisciculture autour et sur les îles. Des convertisseurs appelés houlomoteurs, sous forme de deux entonnoirs inversés, sont dotés d’un système de production d’énergie. Leur structure est adaptée pour amortir la force des vagues ou leur énergie pour parler comme des spécialistes. « Des convertisseurs houlomoteurs peuvent, non seulement être utilisés pour extraire l’énergie des vagues, mais aussi former des brise-lames réduisant leur intensité autour des îles et offrant une protection contre l’érosion côtière », vante l’enseignant-chercheur.

Transformer une contrainte en opportunité
Des panneaux solaires seront installés sur toutes les îles, siège d’expérimentation d’une panoplie de techniques et de technologies de production d’énergie propre. Le soleil, le vent, les courants marins, la géothermie, la température seront la source de production des énergies. L’architecte a présenté « le Projet d’îles d’énergie marine sur la plateforme modulaire flottante de la presqu’île de Dakar », lors d’une conférence sur le développement durable. « Les architectes inventeurs Dominic Michaelis et Alex Michaelis de la société « Energy Island Limited » ont eu l’idée généreuse et géniale de concevoir une structure flottante destinée à intercepter et convertir les énergies renouvelables marines et autres accessibles en mer », se réjouit l’architecte. Ces technologies n’ont pas été popularisées en occident à cause des conditions météorologiques défavorables en Europe. L’architecte sénégalais a décidé de les importer et de les adapter aux réalités africaines. 

L’architecte entend transformer les contraintes en opportunités, surtout que les côtes de l’Afrique sont le siège de manifestations du changement climatique comme l’érosion côtière. « Nous avons dépensé plusieurs milliards de FCfa pour construire une digue de protection à Rufisque. Or, avec ces technologies, nous allons capter l’énergie de la mer, celle-ci ne va plus agresser les côtes comme auparavant », argumente l’architecte Cheikh Mbacké Niang.

Cette technologie n’est pas nouvelle. Elle est ancienne. Mais elle est encore pertinente pour les pays d’Afrique où les eaux océaniques sont froides en profondeur et chaude en surface. L’Europe qui ne dispose pas de ces atouts n’a pas intérêt à investir dans l’expérimentation d’une telle plateforme, dans sa vulgarisation. « Une technique sera intégrée dans la plateforme pour dessaler l’eau. En plus dans la mer, nous avons la chance d’explorer toutes les sources d’énergie propre. Cela n’est pas possible sur le continent », invoque l’ancien vice-président de l’Ordre des architectes du Sénégal. Pour lui, ce n’est pas boire la mer que de concrétiser un tel projet au Sénégal, d’autant plus qu’il y a en perspective l’exploitation du pétrole avec des gisements offshore.

Cette ouverture à une technologie étrangère et surtout à son importation n’est pas opposable à la ligne de ce Sénégalais engagé à la conservation de l’architecture des habitats africains. Le président d’honneur de l’Association sénégalaise de la promotion de l’invention et de l’innovation (Aspi) revendique une dizaine de brevets d’invention dans le domaine de l’architecture. Il est, entre autres, l’auteur d’un châssis ouvrant à la sénégalaise facilitant l’éclairage naturel, tout régulant les courants d’air.

Idrissa SANE

Lors d’un point de presse, la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) a fait le bilan de la lutte menée depuis le décès de leur camarade Fallou Sène, le 15 mai denier. Pour Alexandre Mapal Sambou, président de séance de la Cesl, « il n’est pas question de retourner aux amphis, tant que notre blessure morale, née du meurtre de notre camarade Mouhamadou Fallou Sène, ne sera pansée ». Au cours de cette rencontre avec la presse, M. Sambou s’est réjoui de la réussite des marches organisées dans tout le pays pour dénoncer « le meurtre de notre condisciple ». Il a, à l’occasion, rappelé leur « vision », celle d’une université d’excellence où les conditions d’études seraient les meilleures pour la réussite de tous ».

Les étudiants ont également déclaré qu’ils comptent « se battre et sans complaisance ». Et pour cause, ils ont dit constater « un écart entre la vision que nous avons de l’université sénégalaise et la réalité ». Pour M. Sambou, les campus sont des lieux où on tue sans scrupules des êtres humains ». C’est pourquoi, les étudiants réclament justice, d’autant que « jusqu’au moment où l’on parle, il n y a aucune informations sur l’enquête », s’est-il désolé.

A. M. NDAW

Le nouveau contrat d’affermage n’est pas encore attribué. L’information est contenue dans le communiqué du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement parvenu à la rédaction. « Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement tient à souligner qu’à l’état actuel du processus, aucune attribution n’a été faite au profit d’une entreprise ou d’une autre », lit-on dans le communiqué qui mentionne que « l’appel d’offres international qui a été lancé a permis de retenir, après évaluation, les offres techniques des trois entreprises suivantes : Sde, Véolia et Suez ».

Jusqu’ici, ce sont les offres financières qui ont été évaluées. Il figure aussi dans le document que les offres financières ne sont pas les seuls critères pour attribuer le contrat. Il reste alors à examiner les offres techniques des trois sociétés. « Ce n’est qu’à l’issue d’une évaluation de tous les critères préalablement établis qu’on pourra connaître le nom de l’entreprise attributaire du contrat d’affermage portant gestion et exploitation de l’hydraulique urbaine au Sénégal », clarifie le communiqué.

I. SANE

Le ministère de l’Education nationale, en rapport avec la Fao, a initié un nouveau type de cantines scolaires au Sénégal. La ville de Linguère, dans la zone sylvo-pastorale, avec une forte transhumance, a été ciblée pour permettre à certains enfants d’équilibrer leur alimentation. Les acteurs de l’éducation, les autorités administratives, locales et la Fao ont ainsi organisé une journée de réflexion et de partage sur les cantines scolaires qui jouent un rôle prépondérant sur la réussite des potaches. Au champ scolaire de Mbadiène, les 300 chérubins qui fréquentent l’école primaire évoluent dans un environnement propre avec un matériel didactique adéquat. Ils sont surtout bien nourris grâce à la cantine scolaire qui, outre l’appui de la Fao, bénéficie aussi d’une subvention annuelle de 100.000 FCfa allouée par le conseil rural de la localité.

Aida Ndao, une maman, dont les 3 enfants fréquentent l’école, salue cet important coup de main apporté par la cantine scolaire dans l’alimentation des enfants. « C’est vraiment une grosse épine que l’on nous enlève du pied, car la vie est souvent très dure dans le monde rural », souligne-t-elle. Pour témoigner de l’utilité de la cantine scolaire dans la restauration des enfants, Mme Ndao note que, très souvent, ses enfants lui demandent de retarder l’heure du déjeuner, parce qu’ils sont rassasiés au retour de l’école.

Pour l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Linguère, Mamadou Alioune Diallo, « l’enfant a besoin d’un certain nombre de nutriments pour assurer sa croissance, mais aussi pour lui permettre d’assurer une certaine attention au niveau des enseignements apprentissages ». Donc la nutrition est fondamentalement liée à l’acquisition des savoirs et à la construction biologique de l’enfant, ajoute-t-il, soulignant que ces champs-là sont des occasions pour permettre à l’enfant de se nourrir sainement et acquérir la croissance qu’il faut. « Le gouvernement veut installer des cantines scolaires durables qui continuent de fonctionner sans l’aide extérieure et la Fao a répondu à ce projet qui consiste à accompagner les populations en mettant en place des champs communautaires destinés à approvisionner les cantines en vivres de qualité, des aliments locaux adaptés au modèle alimentaire local », a laissé entendre Komlan Kwadjode, consultant en nutrition au bureau de la Fao au Sénégal.

Selon M. Seck, le chef des cantines scolaires au ministère de l’Education nationale, cette mission entre dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de la Fao pour préparer la campagne agricole 2018 et éventuellement remettre des produits aux écoles qui n’ont pas eu à récolter suffisamment de vivres dans leurs champs. Ainsi 56 sacs de 50 kg de niébé, 32 sacs de 50 kg de mil, 30 bidons d’huile de 20 litres et 7 sacs de sel iodé pour une valeur de 2.500.000 de FCfa ont été offerts aux sept écoles bénéficiaires du département de Linguère.

Masse NDIAYE

Dans le cadre de l’élaboration du document de politique nationale de l’orientation scolaire et professionnelle, plusieurs étapes ont été déjà franchies. L’atelier organisé par le Centre national de l’orientation scolaire et professionnelle obéit à la logique de consolidation et de validation technique dudit document.

L’atelier de consolidation et de validation initié par le Centre national de l’orientation scolaire et professionnelle (Cnosp) fait suite à un diagnostic de l’orientation effectué dans toutes les académies du Sénégal, sous l’impulsion des gouverneurs de région, des inspecteurs d’académie et des directeurs de centres régionaux de l’orientation scolaire et professionnelle. Ceci, à travers des journées de partage avec tous les acteurs du système éducatif sénégalais (élèves, enseignants, chefs d’établissements, parents, société civile, structures de prise en charge des enfants et adolescents, etc.). Ces acteurs ont fait l’état des lieux de l’orientation scolaire et professionnelle, en évoquant les points forts et faibles, les attentes par rapport à ce document et à son impact dans les enseignements-apprentissages.

Les rapports académiques ont fait l’objet d’une synthèse qui a été consolidée et validée à l’issue d’un atelier qui a regroupé l’ensemble des membres du comité technique national. Un travail précédé par un « benchmarking » sous-régional et international effectué par le consultant en plus des entretiens auprès des personnes-ressources pour s’inspirer de bonnes pratiques en matière d’Osp et enrichir le document. Cet atelier de validation a aussi été convoqué pour faire la revue du contenu et l’amender si nécessaire, avant de présenter le document final aux autorités compétentes. Le directeur national de l’orientation scolaire et professionnelle considère que l’orientation est une question qui concerne la réussite de l’individu tout au long de sa vie. « Par conséquent, l’orientation scolaire devient centrale et stratégique non seulement dans la vie d’un individu. Elle est aussi au cœur des politiques publiques d’un Etat », a-t-il indiqué.
Le conseiller du chef de l’Etat en éducation, Boubacar Sidibé Sy, a déclaré qu’il est heureux que, sous l’égide du ministère de l’Education nationale, que cette réflexion ait été menée par le Cnosp avec l’ensemble des ministères impliqués et parties prenantes de façon participative.

La secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Khady Diop Mbodj, a jugé cette activité d’autant plus importante qu’il s’agit pour elle, de définir une vision et des orientations stratégiques dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale définie pour l’orientation scolaire faite dans une approche inclusive et participative.

Abdou DIOP

 

La loi d’orientation sur l’habitat social a inspiré des compatriotes qui se sont réunis au sein d’une coopérative d’habitat social forte de 4.150 membres, en grande partie des femmes déjà victimes des agissements de promoteurs immobiliers. Leur président, Alioune Badara Guèye, a invité le chef de l’Etat à mettre à la disposition de cette coopérative une assiette foncière. Au cours d’une vaste mobilisation tenue à la place Serigne Fallou, à Guédiawaye, M. Guèye a expliqué la portée de la loi d’orientation sur l’habitat social. « La loi N 23-2016 portant sur l’habitat social est en phase avec le Pse et favorise l’émergence d’un écosystème de construction », a-t-il révélé.

Les membres de ladite coopérative ont vanté les mérites de cette loi qui, selon eux, est venue réparer une injustice foncière qui avait été préjudiciable au citoyen lambda. « Aujourd’hui, le besoin prioritaire des familles, c’est un toit. Cette coopérative est ainsi née consécutivement à de multiples scandales fonciers et immobiliers ayant fait des milliers de victimes dans le pays et dans la diaspora. D’où un préjudice qui se chiffre à plusieurs milliards », a indiqué Alioune

Badara Guèye. Poursuivant, il a rappelé qu’entre 2000 et 2012, « les populations avaient souscrit à plusieurs programmes proposés par des promoteurs immobiliers. La plupart d’entre elles ont été arnaquées. D’où, la pertinence de cette loi d’envergure nationale qui confère aux populations sénégalaises la possibilité de bénéficier de la gratuité de l’assiette foncière au niveau des différents pôles urbains ».

Selon M. Guèye, cette loi d’orientation sur l’habitat social permet également aux populations de bénéficier des dispositions du Fonds de garantie des logements sociaux (Fogalos) et de la prise en charge des Voiries-réseaux-divers (Vrd) par l’Etat du Sénégal, sans compter l’exonération totale sur l’importation des matériels et matériaux.

Abdou DIOP

 

Des lots de serviettes hygiéniques ont été remis à des élèves fréquentant des établissements scolaires de la commune de Saint-Louis.

Des filles des établissements scolaires de Pikine Guinaw Rail, Bango, Ngallèle-Bango, Ngallèle, dans la commune de Saint-Louis, ont reçu des serviettes hygiéniques. Ces lots ont été offerts dans le cadre d’un partenariat entre Plan/Sénégal, Young african leaders for change, l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de la commune de Saint-Louis et le comité régional chargé de coordonner les activités relatives à la scolarisation des filles. Le directeur de l’antenne régionale de Plan/Sénégal, Cheikhou Ndiaye, s’est réjoui de cette initiative, qui permettra à Young african leaders for change et à ses partenaires de la commune de Saint-Louis, de contribuer à la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de scolarisation et de maintien des filles à l’école. M. Ndiaye a laissé entendre que cette activité, initiée par la jeune fille Mame Binta Gaye, est en phase avec les objectifs de Plan/Sénégal, consistant à aider les enfants à faire valoir leurs droits sur tous les plans et à tous les niveaux.

Abondant dans le même sens, Ndèye Fatou Dieng, responsable du bureau Genre de l’Ief de Saint-Louis/commune et Marième Diagne, coordonnatrice des comités communal et régional de la scolarisation des filles, ont félicité Mame Binta Gaye pour le réflexe qu’elle a eu en organisant ce programme de distribution de serviettes hygiéniques aux jeunes filles des écoles de Saint-Louis, Ngallèle et Bango, et de sensibilisation pour le maintien des jeunes filles à l’école. Mlle Gaye fait partie du groupe Young african leaders for change, constitué de 4 jeunes leaders sénégalais ayant représenté notre pays aux Etats-Unis grâce au Pan african youth leadership program.

Mmes Dieng et Diagne ont aussi déploré le fait que ces jeunes filles, issues de familles démunies et souvent confrontées à d’énormes difficultés pour disposer de serviettes hygiéniques, soient obligées de rentrer chez elles, de s’absenter de l’école pendant au moins cinq jours. Une situation souvent à l’origine de nombreuses déperditions scolaires.

Quant à Mame Binta Gaye, elle a rappelé qu’éduquer, c’est éduquer un individu, « mais éduquer une fille, c’est éduquer toute une nation ». Selon elle, la vision de Young african leaders for change est de renforcer les capacités des jeunes filles en les maintenant à l’école. « Nous voulons qu’elles restent à l’école, qu’elles soient confiantes et qu’elles puissent participer au développement de la communauté », a-t-elle affirmé, soulignant qu’elles ont la vocation d’être des mères, « mais leur place n’est pas seulement à la maison. Elles ont aussi des responsabilités dans la société, et nous savons qu’investir sur l’éducation des filles, c’est investir sur l’amélioration des conditions de vie de toute une nation », a-t-elle souligné.

Mame Binta Gaye s’est réjouie d’avoir eu l’occasion de séjourner avec ces trois autres jeunes leaders sénégalais à Washington, au Texas et à Chicago, dans le cadre d’un programme panafricain d’échanges culturels, initié par les Etats-Unis. Ce séjour leur a permis d’acquérir des connaissances avérées dans les domaines du leadership, de l’entreprenariat et du bénévolat.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Avec l’ouverture d’Heinrich Böll, le Sénégal accueille désormais cinq fondations allemandes. Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette attirance pour le Sénégal ? Eléments d’explication.

Le 2 mai dernier, la Fondation politique verte Heinrich Böll a ouvert ses portes au Sénégal. Le bureau de Dakar est le 33ème à travers le monde et seulement le 6ème en Afrique et en particulier le tout premier en Afrique francophone. Partageant les mêmes idéaux que le parti vert allemand, la Fondation Heinrich Böll axe ses interventions sur des questions d’écologie, de développement durable, de démocratie, des droits humains et de justice. En s’installant au Sénégal, elle grossit le rang des fondations allemandes qui y sont déjà présentes. En effet, avant Heinrich Böll, il y a eu Konrad Adenauer, Friedrich Neumann, Friedrich Ebert et Rosa Luxembourg. Cette forte présence interpelle forcément. Pourquoi donc cet engouement des fondations politiques allemandes pour le Sénégal ?

Fondation politique, une tradition allemande
Il faut souligner que le concept de « fondation politique » est une spécificité allemande. Il trouve son origine au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Le traumatisme qu’avait créé ce conflit a poussé la société allemande à développer une vaste campagne d’éducation politique et civique de la population. « C’était une manière d’éviter de retomber dans ce qui s’est passé », explique Usha Ziegelmayer, directrice du bureau de Dakar d’Heinrich Böll.

Autre remarque, toutes ces fondations ont, chacune, la particularité d’être proche, sur le plan idéologique, d’un parti politique. La Fondation Konrad Adenauer est ainsi apparentée aux chrétiens-démocrates, c’est-à-dire le parti conservateur Cdu dont la figure de proue est la chancelière Angela Merkel. La Fondation Friedrich Hebert, qui travaille beaucoup avec les syndicats, est proche des socio-démocrates Spd. La Fondation Friedrich Neumann dont l’un des sujets de prédilection est la question des droits de l’Homme prêche les mêmes idéaux que les libéraux du Fdp, alors que la Fondation Rosa Luxembourg est associée à la Gauche allemande. « Tout parti politique qui obtient deux mandats au Parlement a le droit de créer une fondation qui véhicule les mêmes idéaux. Cependant, il lui est interdit de la financer. Les financements doivent provenir de fonds publics et du contribuable allemand. Malgré tout, les fondations sont libres de mener leurs activités comme elles l’entendent, sans aucune influence des autorités publiques », a expliqué Barbara Unmüssig, présidente de la Fondation Heinrich Böll.

Le choix de s’installer au Sénégal s’explique, selon elle, par le souci de mieux s’ancrer en Afrique francophone afin d’en mieux saisir les dynamiques. « Pour comprendre l’Afrique et les défis sociaux, politiques, économiques et culturels qui l’interpellent, il faut y avoir un pied. En ouvrant ce bureau, nous jetons donc un pont de plus entre le Sénégal et l’Allemagne, mais aussi entre l’Afrique francophone et l’Allemagne », a-t-elle ajouté.
Quant à Usha Ziegelmayer, elle croit savoir que l’engouement des fondations allemandes pour le Sénégal s’explique par la stabilité politique que connaît depuis toujours le pays. A cela s’ajoute le dynamisme et la diversification des acteurs de la société civile. « C’est des atouts et facteurs qu’on ne retrouve pas dans tous les pays », a indiqué la directrice du bureau de Dakar.

De l’avis de Stephan Röken, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Sénégal, ce qui fait la singularité des relations entre l’Allemagne et le Sénégal, ce n’est pas la coopération économique, mais plutôt la présence de cinq fondations politiques allemandes. « Seule l’Afrique du Sud compte autant de fondations allemandes sur le continent africain. C’est un cas de figure rare pour être souligné au moment où, dans certains pays, la présence de ces Fondations n’est pas souhaitée, car étant des espaces de débats, d’expression de l’opinion plurielle et de liberté », a-t-il souligné.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

En visite le 31 mai 2018 dans le Sine, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a annoncé l’installation prochaine d’un scanner au Centre hospitalier régional. Selon lui, « Fatick doit disposer d’un scanner. Le délai fixé est calé pour les trois prochains mois. La salle devant abriter cette nouvelle unité est quasi prête. Il ne reste qu’à réceptionner le matériel ». Abdoulaye Diouf Sarr a aussi assisté à la finalisation de la télémédecine dotée d’une unité de dialyse que l’hôpital régional devrait inaugurer le plus rapidement. Le ministre de la Santé a souligné les efforts extrêmement importants qu’il convient de faire en termes d’aménagement, de manière globale, pour parfaire l’humanisation de l’hôpital régional. Abdoulaye Diouf Sarr s’est dit « rassuré » du travail que mène l’administration de l’établissement de santé. Poursuivant, il a indiqué que les prochains « investissements devraient positionner le Centre hospitalier de Fatick comme étant l’hôpital devant prendre en charge les besoins, étant entendu qu’il est situé sur une zone accidentogène, donc doit être en mesure de prendre en charge les urgences ». L’autre temps fort de la visite du ministre de la Santé à l’hôpital de Fatick a été la rencontre avec les syndicats avec qui il a eu des échanges sur tous les points de revendications soulevés dans leur plateforme. Le ministre les a rassurés sur les efforts qui sont en train d’être faits par l’Etat pour leur satisfaction.

Il s’est ensuite rendu à Diakhao Sine où il a visité les nouveaux locaux du poste de santé de la localité d’un coût de 70 millions de FCfa financé à travers le Budget consolidé d’investissements (Bci) et une contribution locale. Le passage de ce poste en centre de santé est souhaité par les populations, comme l’a souligné le député-maire de la ville, Pape Biram Touré.

Le ministre s’était auparavant rendu dans le village de Ndiambour Sine pour la supervision du début de fonctionnement du poste de santé de cette zone très importante mis à la disposition des habitants par le président Macky Sall. Il a profité de l’occasion pour remettre une ambulance médicalisée pour les évacuations sanitaires. Ce qui est, selon lui, « très significatif pour les habitants de ce village qui avaient fait de cette doléance une préoccupation majeure ».

Mohamadou SAGNE

 

La prise en charge sanitaire des populations à travers les mutuelles de santé s’accroît d’année en année. Actuellement, ils sont des millions de Sénégalais à bénéficier de prise en charge sanitaire.

Grâce à la politique d’incitation des mutuelles de santé sur l’étendue du pays, plusieurs Sénégalais peuvent désormais bénéficier de prise en charge sanitaire. Et au 31 décembre 2017, ils sont 2.884 902 bénéficiaires dénombrés dans toutes les catégories socioéconomiques. Ce chiffre a été avancé, hier, à Rufisque par le directeur de l’Agence de la couverture maladie universelle (ACmu), Dr Bocar Mamadou Daff, à l’occasion de l’installation de prestataires privés dans la Cmu. Pour lui, le taux de couverture du risque maladie est passé en 2017 à 49,3 % dont les 20 % sont constitués des bénéficiaires des mutuelles de santé. Il s’y ajoute, selon lui, que le taux de pénétration des mutuelles de santé est de 42,4 % au 31 décembre 2017. En tant que projet pilote, l’installation des prestataires privés dans la Cmu va inciter les mutuelles à fréquenter les structures de santé privées. « Ce projet est une opportunité qui permettra à la fois au secteur privé de pouvoir se déployer sur l’ensemble du territoire national et d’avoir suffisamment de ressources pour vivre et se développer », a indiqué le Dr Daff qui a rappelé que le secteur de santé est « un et unique » au Sénégal.

Seulement, a-t-il précisé, à Rufisque, « la Cmu a pour vocation de renforcer le système d’une façon générale en mettant en place dans la cartographie aussi bien le secteur privé que le secteur public ». Ainsi donc, ce projet est une opportunité à saisir par les privés. « Au minimum 10 millions de personnes vont pouvoir avoir un service de qualité. Au-delà du secteur public, si on met en place un secteur privé viable, c’est une compétition qui va se créer, c’est une émulation qui va se faire. Donc, il y aura des services de qualité et le renforcement du niveau de satisfaction des populations », a rappelé le directeur de la Cmu.

Avant Rufisque, les départements de Thiès et de Kaolack ont déjà reçu ce projet pilote. Mais dans la « vieille ville », la Cmu a pris le soin de rectifier la tarification jugée élevée dans les structures de santé privées.

Maguette NDONG

 

Le Sénégal va jeter les bases de la valorisation des résultats de recherche et d’un écosystème propice à la concrétisation des projets innovants. La direction générale de la Recherche a convié des jeunes entrepreneurs et des spécialistes à un échange de bonnes pratiques au cours d’un atelier ouvert le 31 mai 2018 à Dakar.

Le Sénégal jette les bases de l’utilisation des fruits de la recherche et d’encadrement de l’effervescence dans l’univers des innovations, dans la course à la création des pouces ou des jeunes entreprises. Les innovateurs, les chercheurs, et les directeurs des institutions de recherche ont amorcé la réflexion dans l’optique d’affiner « une stratégie de promotion des incubateurs d’entreprise et d’accompagnement des startups ». « Le Sénégal veut disposer de projets, de programmes, pour donner un nouvel élan à la recherche, à côté de l’innovation. Il a décidé d’en faire un levier de développement », a fait remarquer le directeur de la recherche et de l’innovation, Amadou Thierno Gaye.
A sa suite, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Malick Sow, a mis en avant la priorité accordée à la construction d’un écosystème favorable à la recherche, à l’éclosion de la créativité, à l’entreprenariat. « Il est nécessaire de mettre en place un incubateur afin d’accompagner les chercheurs, les startups. Le Sénégal accorde une priorité à la valorisation des travaux des chercheurs », a souligné M. Sow.
L’atelier fera office d’une plateforme de partage d’expériences entre les chercheurs, les dirigeants des startups. Les participants ont dégagé des mesures d’accompagnement des porteurs de projet. Il est attendu l’élaboration d’un cadre juridique légal, la mise en place des outils et mécanismes de financement des startups.

Il faut rappeler que les universités publiques sénégalaises sont à la page de la création des incubateurs. Ces services ont pour mission de favoriser « l’émergence et la concrétisation de projets de création d’entreprises innovantes valorisant les connaissances et les résultats de recherche ». L’incitation à l’innovation et à l’entreprenariat est perçue comme une voie alternative au sous-emploi, au chômage des diplômés. « Les universités ont tout à gagner en impulsant des innovations, en créant les conditions de valorisation économique des résultats de la recherche », a défendu Malick Sow.

La direction générale de la Recherche et de l’Innovation a engagé la réflexion dans un contexte où les technologies de l’information et de la communication ont favorisé l’éclosion des pouces, la concrétisation des projets. Aujourd’hui, les plus hautes autorités ont concrétisé leur engagement à encourager cet élan par la mise en place de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide en mars 2018.

Idrissa SANE

 

Les travaux d’assainissement de la commune de Joal-Fadiouth sont dans leur dernière phase. Ils seront bouclés dans deux mois, selon le directeur général de l’Onas qui était en visite dans la localité le 29 mai dernier.

Les problèmes d’inondation dans la commune de Joal-Fadiouth seront bientôt un vieux souvenir. Avec la réalisation des projets en cours initiés par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), une vieille doléance des populations et des autorités locales sera satisfaite. « Nous allons donner à 30.000 personnes l’accès à l’assainissement, une station de boue de vidange, des stations, des relais de branchement communautaire et surtout la génération d’emplois à travers le traitement que nous allons faire des eaux usées dans la commune de Joal-Fadiouth », a déclaré Lansana Gagny Sakho, directeur général de l’Onas. Selon lui, c’est un effort énorme que l’Etat a consenti pour combler un vide dans cette localité du pays. Puisque, selon lui, c’est la première fois qu’il y a un projet englobant des actions liées à l’écosystème dans la région. « Vous prenez Matam, Ziguinchor, Kolda, Sédhiou et Joal, c’est la première fois, depuis que ces localités existent, qu’elles ont un système d’assainissement ». Cela veut dire, à ses yeux, qu’il y a une volonté politique du chef de l’Etat qui veut casser la césure sociale entre les centres urbains et les centres ruraux pour que les gens des villes, au même titre que ceux des campagnes, aient exactement les mêmes qualités de vie. La visite de chantier a permis à M. Sakho et ses collaborateurs « de savoir que les travaux vont se terminer dans deux mois ». Il n’a pas manqué de demander aux populations de s’approprier ces ouvrages et d’en faire un bon usage. La mise en œuvre du projet devrait permettre de soulager les populations avec l’évacuation des eaux usées. Pour Boucar Diouf, « il nous apporte un grand soulagement et beaucoup de satisfaction ». Avant, a-t-il renseigné, la commune souffrait des inondations qui constituaient la maladie principale. « Les populations ne peuvent plus accéder au centre de santé. La conséquence : il y a un problème de santé, sans oublier les nombreuses incommodités », a-t-il signalé. D’où l’importance pour lui, d’avoir un projet pour l’assainissement des eaux pluviales à Joal-Fadiouth.

Aliou Niang du Projet eau assainissement en milieu urbain (Peamu) a souligné que « le projet permet de faire une adduction d’eau vers les maraîchers qui pourront profiter des eaux épurées vers leurs zones d’activités ». Ce qui devrait donc, de l’avis du directeur général de l’Onas, combler le déficit en eau pour ces travailleurs de la terre. « Vous savez que l’accès à l’eau est un problème très difficile, mais avec cette station de boue de vidange, on va avoir de l’eau qu’on va traiter et déjà des conventions sont signées », a-t-il indiqué.

Ousseynou POUYE

 

Le nouveau directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous) a été installé hier. Une occasion pour Pape Ibrahima Faye de lancer un appel pour aider à sensibiliser dans le sens de l’apaisement au sein de l’Ugb.

Après le recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, Pape Ibrahima Faye, directeur général du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous) a été installé, hier. Lors de cette cérémonie, M. Faye s’est réjoui du choix porté sur sa personne, tout en soulignant l’énormité de la tâche. Par conséquent, il compte s’investir pour mériter la confiance placée en sa « modeste personne par les plus hautes autorités du pays ». Il a indiqué que sa mission consistera, avec l’accompagnement du ministre Mary Teuw Niane, en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et l’Innovation, « à pacifier l’université, car son dessein est de produire des ressources humaines de qualité pouvant servir le pays ». Dans cette même logique, le Dg du Crous a lancé un appel aux populations pour aider à sensibiliser dans le sens de l’apaisement au sein de l’Ugb. Pape Ibrahima Faye a ainsi souligné que « la tâche est lourde, mais pas impossible. La paix dans cet espace est le gage de toute réussite et pour y arriver, on doit adopter une posture conciliante ».

Pour réussir sa mission, le nouveau responsable des œuvres sociales de l’Ugb a manifesté son intension d’ouvrir des discussions inclusives avec toutes les parties du Crous « pour des échanges francs, en rétablissant la vérité des chiffres, car le Crous n’a que son budget de fonctionnement ».

S’agissant de l’environnement de l’université, marqué par le chaos ambiant, Pape Ibrahima Faye a fait savoir que pour les œuvres sociales, « tout marche actuellement ». L’hébergement, la restauration, tout se déroule normalement. Cependant, « c’est au niveau de l’administration qu’il y a des problèmes, mais le personnel du Crous est expérimenté. C’est pourquoi, dans ce travail de reconstruction, je ne me fais pas de soucis », a-t-il estimé, saluant les efforts du chef de l’Etat dans l’augmentation des bourses et la diminution des tickets de restaurant.

Divergences entre syndicalistes du Crous

Lors de la cérémonie d’installation du nouveau du Crous, Pape Ibrahima Faye, des divergences ont été notées entre syndicalistes du Crous. Mais M. Faye met ces quiproquos dans « la passion de vouloir faire ». Il a, à cet effet, invité les protagonistes « à mettre toute cette énergie pour résoudre le problème des étudiants que nous devons servir convenablement, et je sais que le personnel du Crous est assez outillé pour relever tous ces défis », a-t-il avancé.

Les étudiants invités à rejoindre le campus social

Le nouveau directeur du Crous a loué la responsabilité et l’ouverture d’esprit des étudiants de l’Ugb de Saint-Louis dans cette épreuve, après la mort de Mouhamadou Fallou Sène, le 15 mai dernier. Il leur a demandé de revenir au campus social, car « la sécurité, les restaurants, l’hébergement sont là ». Pour mettre l’université sur les rails, des missions du ministère de l’Enseignement supérieur sont annoncées pour faire l’état des lieux et reconstruire ce qui doit l’être.

Amadou Maguette NDAW

 

Les autorités sénégalaises veulent rendre le tabac inaccessible aux populations. Elles comptent ainsi appliquer une des dispositions de la loi anti-tabac qui interdit la vente au détail de la cigarette.

Le Sénégal va appliquer, dans les prochaines semaines, l’une des dispositions des 35 articles de la loi anti-tabac votée en 2014. Cette disposition interdit la vente au détail de la cigarette. Selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac, Dr Oumar Bâ, tout vendeur de cigarette doit avoir une autorisation du préfet et du gouverneur avant de se lancer dans ce commerce. « Ils seront soumis aux mêmes procédures que les vendeurs de la boisson alcoolisée : avoir une licence », a affirmé le Dr Bâ, soulignant que le ministère de la Santé est en train de revoir les textes réglementaires pour faire appliquer cette partie de la loi.

Cet article de la loi interdit aussi la vente de la cigarette à côté des établissements scolaires et dans certains endroits comme les entreprises et les structures de santé. « Pour acheter, il faut se rendre dans un dépôt de vente », a-t-il fait savoir. Cette disposition vise à rendre inaccessible le tabac aux populations. « Le fait de ne pas vendre au détail pourrait décourager des fumeurs, surtout si les autorités augmentent les taxes pour rendre le tabac beaucoup plus cher. Nous travaillons à rendre le tabac inaccessible en termes de prix », a lancé le Dr Ba, soulignant : « C’est pour cette raison que nous sommes en train de mettre en place des mesures pour réglementer cette vente sur l’ensemble du territoire ».

Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Alassane Mbengue, a salué les mesures déjà prises pour faire appliquer la loi anti-tabac. Il s’agit de la signature des décrets d’application de la loi anti-tabac qui a permis au Programme national de lutte contre le tabac de réaliser d’importantes actions telles que l’apposition d’images « de mises en garde sanitaires » associées à des messages pertinents sur les paquets de cigarettes, l’élaboration de signalétiques portant interdiction de fumer dans les lieux publics, l’élaboration d’un plan de communication…

Le représentant de l’Oms, Dr Farba Lamine Sall, a axé une partie de sa communication sur le thème « Tabac et cardiopathies ». Selon lui, la consommation de tabac et l’exposition à la fumée sont à l’origine de près de 12 % des décès causés par les cardiopathies. Il a rappelé que le tabagisme tue plus de 7 millions de personnes chaque année. « Il est l’une des plus grandes menaces pour la santé publique auxquelles le monde est confronté », a-t-il relevé, invitant les autorités africaines à faire des efforts pour sensibiliser davantage les populations sur les effets néfastes de la consommation de tabac.

Eugène KALY

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a remis, le 31 mai 2018, le titre de Docteur Honoris causa à Wilfried Kraus, chef adjoint du département en charge du développement durable, du climat, de l’énergie au ministère fédéral allemand de l’Education et de la Recherche.

Pour services rendus à l’Ucad, Wilfried Kraus, chef adjoint du département du développement durable, du climat, de l’Energie au ministère allemand de l’Education et de la Recherche, a reçu le titre de docteur Honoris Causa, le 31 mai 2018. L’Assemblée de l’université a décerné ce prix à ce diplômé en droit en service depuis 1988 dans l’administration allemande. M. Kraus a, en effet, permis l’instauration, à l’Ucad, du programme doctoral Economie du changement climatique du Centre ouest africain pour le changement climatique et l’utilisation adaptée des sols (Waskal). C’est un programme commun pour les pays de la Cedeao, excepté le Cap-Vert, la Guinée, la Guinée- Bissau, le Liberia et la Sierra Leonne. L’Ucad a été sélectionnée en 2009 pour l’abriter.

Le professeur Mbaye Thiam, porte-parole de l’Ucad, a indiqué que le choix de M. Kraus est pertinent et s’explique par le rôle qu’il a joué dans le programme Wascal conçu pour répondre aux défis du changement climatique en améliorant la résilience.

Pour le représentant du recteur de l’Ucad, Mamadou Badji, doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp), le programme Wascal, appuyé par l’Allemagne, symbolise à la fois la volonté d’intégration de nos Etats dans le domaine de l’Enseignement supérieur, la coopération entre l’Allemagne et le Sénégal. C’est aussi une réponse au changement climatique. Le doyen de la Fsjp a affirmé que le programme Economie du changement climatique de Wascal est d’actualité, vu les effets de la variation climatique sur les pays d’Afrique de l’ouest qui sont les plus exposés, alors que l’Afrique ne contribue qu’à moins de 3 % dans les émissions de gaz à effet de serre.
Le récipiendaire Wilfried Kraus, qui s’est dit « très honoré » de recevoir ce titre de l’Ucad, réservé à un nombre restreint, a remercié les autorités universitaires et étatiques du Sénégal. Prononçant une leçon sur le thème, « développer des résiliences face au changement climatique par la coopération internationale : le modèle Wascal en Afrique de l’ouest », M. Kraus a expliqué que le programme Wascal est une solution ouest africaine pour le développement durable. Considérant ce programme comme une réussite, il a plaidé pour que Wascal soit, dans le futur, un institut africain gouverné par des Africains pour la recherche et la formation des jeunes dans les domaines du développement durable. Avec 250 diplômés de ce programme doctoral, il a indiqué que l’objectif de l’Allemagne, qui va soutenir Wascal pendant 10 autres années, est d’arriver, dans 4 ans, à former 1.000 diplômés.

Oumar KANDE

 

En présence du Pr Olivier Sagna, directeur des études et de la coopération au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Ousmane Thiaré, nouveau recteur de l’Ugb, a été officiellement installé dans la sobriété. Il a lancé un appel à toute la communauté universitaire, afin que les enseignements redémarrent le plus rapidement possible au sein de cette institution.

Le Pr Baydallaye Kane, ancien recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, a passé le témoin à son collègue Ousmane Thiaré. D’emblée, le nouveau recteur s’est réjoui du travail abattu par son prédécesseur. Les premiers mots du Pr Thiaré sont allés à l’endroit de la communauté universitaire. « Je lance un appel à toutes les forces vives afin que notre université retrouve son esprit d’antan fait d’excellence et d’abnégation, malgré les secousses récentes », a-t-il déclaré, soulignant sa volonté d’apaiser la tension en « travaillant à faire de sorte que les activités pédagogiques et de recherche, éléments importants pour toute université, redémarrent vite ».

Concernant le chaos à l’Ugb, né des événements du 15 mai dernier, le nouveau recteur a fait savoir que beaucoup de choses ont été détruites. Mais « nous sommes en train de faire le point, et après, nous nous en référerons à notre ministre de tutelle pour des appuis, afin que le travail recommence le plus rapidement possible », a-t-il indiqué.

Concernant le redémarrage des activités du rectorat, épine dorsale de toutes les activités administratives de l’université, le Pr Thiaré a dit que des actions sont menées, afin de trouver les moyens de reloger tous ceux qui étaient au niveau du rectorat, afin que le travail puisse reprendre normalement.

Cette cérémonie a été une occasion pour le premier responsable de l’Ugb d’appeler les étudiants au dialogue, tout en rappelant qu’il y a des années, « j’étais à votre place, ici, dans cette université ». « Nous allons privilégier, avec les étudiants, le dialogue et la concertation pour lever les équivoques ». C’est pourquoi, « je leur lance un appel pour que l’on puisse, sous peu, se rencontrer et échanger sur la situation de notre université », a dit le Pr Thiaré.

Amadou Maguette NDAW


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