banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (3070)

Les élèves des différents collèges et lycées publics de Thiès ne veulent pas être les seuls à payer le coût des grèves à répétition dans l’école sénégalaise. Ils menacent de déloger leurs camarades du privé, dans les semaines à venir, si des solutions ne sont pas trouvées.

A Thiès, le privé risque d’être impacté par les grèves des syndicats d’enseignants qui paralysent l’école sénégalaise depuis le début de l’année. Pour cause, les lycéens et collégiens des écoles publiques de la capitale du Rail, unis comme un seul homme, entendent déloger leurs camarades des écoles privées dans les jours à venir. Le 23 mars 2018, ils ont marché, main dans la main, du lycée El Hadji Malick Sy jusqu’à la Promenade des Thiessois, pour réclamer le retour de leurs professeurs dans les classes.

Selon leur porte-parole du jour, l’heure a sonné pour réclamer à l’État leur droit le plus absolu. « Nous n’avons que 16 heures de cours par semaine. Ce n’est pas normal pour des élèves de Seconde, Première et, plus grave, de Terminale. Nous sommes à quelques mois seulement des évaluations finales, notamment du baccalauréat. Et à ce rythme, nous aurons des problèmes à l’examen. Au moment où nous sommes dans la rue pour revendiquer notre droit à l’éducation, nos camarades du privé sont en train de faire cours. C’est pourquoi nous avons décidé, nous, élèves du public de Thiès, de les déloger dans les jours à venir pour pousser l’État à prendre en charge, au plus vite, les revendications de nos enseignants, afin que nous puissions retourner dans les salles de classe. Nous ne voulons rien d’autre qu’étudier », a déclaré Cheikh Diallo au terme de cette marche pacifique.

Dans ce contexte de blocage des négociations entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants, l’élève en classe de Terminale au lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck a estimé que lui et ses camarades des écoles publiques ne « doivent pas être les agneaux du sacrifice ». « Ce n’est pas parce que nos parents n’ont pas assez de moyens pour nous envoyer dans les écoles privées que nous devons être sacrifiés. Nous sommes à 85 jours du bac et nous n’avons même pas terminé la moitié de notre programme. Nous demandons à l’État de trouver des solutions immédiates et de repousser les examens pour nous permettre de mieux nous préparer », a proposé Cheikh Diallo. Il dit aussi ne pas comprendre que les professeurs « abandonnent les élèves des écoles publiques pour aller dispenser des cours dans le privé ». « Cette fois, nous sommes décidés à aller jusqu’au bout. Tant qu’une solution définitive n’est pas trouvée entre le gouvernement et les enseignants, aucun établissement ne fera cours normalement à Thiès. Nous sommes des élèves patriotes et responsables. Le Président Macky Sall nous parle d’émergence. Mais, l’émergence, c’est une jeunesse bien éduquée et qui conserve les valeurs républicaines », a rappelé l’apprenant.

Ndiol Maka SECK

 

Lors de la présentation du rapport annuel de performances de la région de Saint-Louis, l’inspecteur d’académie, Boubacar Sow, a rappelé que près de 21 de milliards FCfa ont été mobilisés par l’Etat, avec l’apport des Partenaires techniques et financiers, pour la résorption des abris provisoires.

21 milliards de FCfa ! Tel est le montant mobilisé dans la région de Saint-Louis pour mettre fin aux abris provisoires. C’est ce qu’a rappelé l’inspecteur d’académie Boubacar Sow lors de la présentation du rapport annuel de performances de cette région. M. Sow a évoqué le Plan de travail annuel (Pta) qui s’élève à plus de 27 milliards de FCfa contre plus de 9 milliards de FCfa pour 2015, soit une hausse de plus de 17 milliards de FCfa. Cette dernière s’explique essentiellement par le programme de résorption des abris provisoires qui va engloutir quelque 21 milliards de FCfa. « La région va bénéficier grandement du remplacement des abris provisoires afin de mettre apprenants et encadreurs dans une certaine commodité », a-t-il déclaré.

Concernant les examens scolaires, Saint-Louis a connu une contreperformance pour ce qui est du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) avec un taux de réussite, en 2017, de 54,83 %, soit un recul de 5,01 % par rapport à l’année dernière.

Afin d’améliorer ce résultat, il a été recommandé l’évaluation, de façon permanente, de la qualité des enseignements à tous les niveaux, la poursuite de l’offre éducative et le renforcement du dispositif d’accompagnement. L’appui technique à la formation des enseignants à la didactique rénovée de la lecture et des mathématiques fait également partie des recommandations.
Aussi, le taux de réussite du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) a reculé de 3 points, comparé à l’an dernier, et se retrouve, pour 2017, à 50,57 %. Cependant, malgré cette baisse, ce résultat, a rappelé Boubacar Sow, dépasse la moyenne nationale (44,98 %) de 5,59 points.

Pour ce qui est de la politique genre, on note une faible présence des garçons, les filles étant plus nombreuses.  Il y a quelques années, a souligné l’inspecteur d’académie, des efforts ont été faits pour la scolarisation des filles. Mais, s’est-il empressé d’ajouter, « il faut maintenant penser à rééquilibrer la cohorte filles-garçons, car dans certaines zones, sur une centaine d’élèves, on ne retrouve qu’une quinzaine de garçons ».    

Amadou Maguette NDAW

 

La première édition des Journées  scientifiques Dakar-Fès s’est tenue à l’initiative des Amicales des étudiants des Facultés de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie des deux universités. Elles ont été l’occasion d’une signature de convention de partenariat.

La Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a accueilli les premières Journées scientifiques Dakar-Fès. Ces dernières, à l’initiative des Amicales des deux universités, sont le fruit d’un partenariat entre les Facultés de Médecine de Fès et de Dakar.

La présidente de l’Amicale de la Faculté de Médecine de l’Ucad, Aïda Thiao, a indiqué que le but de ces rencontres est de raffermir les relations entre les deux pays, au-delà des universités. Même avis chez le chef de la délégation des étudiants marocains qui sont une trentaine à séjourner au Sénégal.
Pour Saber Janati Idrissi, «ces journées ont pour objectif de consolider les liens entre les deux pays sur le plan scientifique et médical».Les Journées scientifiques ont été aussi l’occasion de signer une convention de partenariat entre les deux Facultés.

Pour le Pr Amadou Diouf, doyen de la Faculté de Médecine de l’Ucad, l’idée est partie d’une rencontre avec son homologue marocain de l’Université de Fès pour une meilleure collaboration entre les deux Facultés. « Les étudiants dynamiques ont permis l’organisation de ces journées avec l’appui des administrations. Ces rencontres permettent le renforcement des capacités des étudiants, l’échange et la découverte des réalités sociales des deux pays », a-t-il soutenu, espérant que cette convention sera un exemple de coopération entre les deux pays.  

Son collègue de l’Université de Fès, Sidi Adil Ibrahimi, a souhaité que cette convention permette de bâtir un partenariat dynamique qui sera pérenne. «Les relations entre le Sénégal et le Maroc sont excellentes. Mais, en général, il y a un retard dans la coopération Sud-Sud et il faut rattraper ce retard. Nos deux Facultés ont tout pour réussir un partenariat gagnant-gagnant», a-t-il laissé entendre.
M. Ibrahimi a, en outre, plaidé pour une meilleure mobilité des étudiants entre Dakar et Fès. Il s’est, dès lors, engagé à accueillir les étudiants sénégalais et superviser leur encadrement au Maroc, l’année prochaine, lors la deuxième édition de ces Journées scientifiques.  

La représentante du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Soukeyna Dia Tine, a indiqué que la signature de cette convention entre en droite ligne avec les réformes de l’enseignement supérieur qui font de l’étudiant un acteur de sa formation tout en promouvant la coopération internationale des universités.

O. KANDE

 

Les produits bio et naturels sont devenus une tendance mondiale. Ils intègrent la consommation des Sénégalaises. La marque Yves Rocher saisit la balle au rebond pour se présenter comme une « alternative à la dépigmentation ».

Vice-présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), Dr Sokhna Diagne fait partie des principales intervenantes lors du cinquième anniversaire de la présence de Yves Rocher au Sénégal. «Depuis quelques années, nous notons une transition extrêmement intéressante», déclare celle qui est également gérante de pharmacie. Selon elle, la femme sénégalaise pensait qu’il fallait se dépigmenter la peau avec des corticoïdes pour bien paraître. «Aujourd’hui, elle est de plus en plus consciente qu’elle a une peau magnifique. Maintenir la qualité et la couleur de sa peau avec des produits de qualité est une nécessité», déclare-telle. Dans la lutte contre les produits cancérigènes, Dr Diagne cite «Yves Rocher et les produits naturels et bio comme une alternative à la dépigmentation». La marque française qui a ouvert sa première boutique en Afrique subsaharienne à Dakar révèle qu’elle est en régulière croissance au Sénégal. Par exemple, «les soins du visage sont en progression de 30 % dès la première année», confie Jeane Kolingba-Leger, une des représentantes des intérêts d’Yves Rocher. «La dépigmentation est un problème de santé publique. Les produits naturels et bio ne présentent aucun danger.

Dans un proche avenir, l’exploitation du baobab ou du karité peut être une opportunité économique importante pour le continent», dit-elle.

Moussa DIOP

 

Pour prévenir, détecter et prendre en charge les maladies émergentes et ré-émergentes, la Primature a lancé le projet de surveillance des pathologies zoonotiques dans une approche «One health» ou «Une seule santé».

75 % des maladies émergentes et ré-émergentes proviennent des animaux ou des produits d’origine animale. Compte tenu de ce risque, la Surveillance communautaire basée sur les évènements (Scbe) est devenue un domaine prioritaire avec l’approche «Une seule santé». Dans ce cadre, le Sénégal, en partenariat avec «Measure Evaluation», une structure d’exécution de l’Usaid, a lancé le projet de surveillance communautaire des maladies zoonotiques dans une approche «One Health». Ce dernier permettra d’impliquer tous les acteurs à la base pour la prévention, la détection et la prise en charge de ces maladies. Le projet sera mis en œuvre dans les 4 districts pilotes de Tambacounda et Koumpentoum, dans la région de Tamba, et Podor et Pété, dans la région de Saint-Louis.  

Selon Dr Mamadou Diop de «Measure Evaluation», 8 maladies humaines sont prioritaires pour la surveillance. Il s’agit du choléra, de la rougeole, de la poliomyélite, de la fièvre jaune, d’Ebola, du tétanos néonatal, de la méningite et de la diarrhée sanglante.

Pour les maladies pouvant passer de l’animal à l’homme, il est demandé de surveiller la rage, la grippe aviaire, la maladie du charbon, la fièvre de la vallée du rift, Ebola et la tuberculose.
Pour une meilleure surveillance communautaire dans les zones ciblées, Zudith Thaguy, conseillère résidente de « Measure Evaluation » qui exécute le projet, révèle que 251 volontaires ont été formés, de même que 2.094 agents communautaires.

De plus, 800 téléphones basiques et 102 Smartphones ont été enregistrés sur la plateforme m-infoSanté pour permettre la circulation de l’information entre les différents ministères et services concernés. Adjaratou Diackou Ndiaye, coordonnatrice de la Task force du programme «One Health» de la Primature, a appelé à une meilleure surveillance communautaire. A son avis, les populations vivent avec les animaux aussi bien dans la faune sauvage que domestique, et sont donc exposées. Elle a laissé entendre que, suite à la maladie Ebola, les hautes autorités du pays ont compris qu’il est important d’avoir un programme qui permette de prévenir, de détecter et de pouvoir riposter par rapport à ces épidémies. «Au Sénégal depuis deux ans, nous sommes en train de réfléchir sur le Programme de sécurité sanitaire mondiale (Pssm)  avec l’approche «Une seule santé». On ne peut plus se permettre d’avoir une seule santé sectorielle au niveau de la santé humaine et l’approche «One Health» permettra de pouvoir mettre en œuvre un volet santé humaine, animale, environnementale», a expliqué Mme Ndiaye. Elle a informé que le gouvernement vient de mettre en place le Haut conseil de sécurité sanitaire mondiale présidée par le Premier ministre.

Oumar KANDE

 

Après le président rwandais, Paul Kagamé à l’ouverture, le discours de son homologue, Macky Sall était attendu au deuxième jour du Next Einstein Forum (Nef). Dans son adresse, le chef de l’Etat a déclaré que le continent africain, après avoir manqué la révolution industrielle, ne doit pas se permettre de rater celle du numérique.

Cinq jours seulement après avoir quitté Kigali, le président Macky Sall y est retourné, hier, pour prendre part à la 2ème édition du Next Einstein Forum (Nef). Pour lui, cela en valait bien la peine, car au-delà d’en être le parrain avec son homologue Paul Kagamé, cette initiative, lancée à Dakar, en 2016, défend la cause de la science et de la technologie en Afrique. Une cause qui, a-t-il rappelé, lui est chère comme en atteste son engagement d’augmenter les investissements consacrés à ce secteur en vue d’atteindre 0,7 % du Pib d’ici à 2020 et 1 % du Pib à 2025. Sa détermination renouvelée à faire de la science et de la technologie les leviers du développement économique et humain en Afrique se justifie par le fait qu’il est persuadé «qu’il ne peut y avoir de développement autrement sans le soutien de la science et de la technologie».

C’est pourquoi le président Macky Sall a pensé que le Nef doit «garder toute sa vitalité et sa dynamique de catalyseur des progrès scientifiques et techniques» sur le continent africain. En effet, pour le chef de l’Etat, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, «tout obéit, aujourd’hui plus que jamais, à la rigueur et aux opportunités que la science et la technologie nous proposent».

Cela étant, le président Sall a indiqué que l’enjeu actuel pour l’Afrique, c’est de se donner les moyens de maintenir le rythme du progrès afin de rester au contact de l’économie du savoir pour ne pas courir le risque de marginalisation comme elle le fut avec les trois révolutions industrielles qui, jusqu’ici, ont marqué l’histoire du monde. «Si l’Afrique est en retard sur la révolution industrielle, elle doit s’arrimer fermement à celle du numérique. Elle en a la capacité et nos jeunes en ont le talent et l’intelligence. Nous sommes dans un nouveau cycle de l’histoire de la science et de la technologie. C’est un gisement en friche dont bien des outils sont à la portée des Africains», a-t-il martelé.

Pour illustrer son propos, le chef de l’Etat a donné l’exemple du transfert d’argent par téléphone, une innovation née sur le continent et qui fait son chemin ailleurs. Une manière pour lui de montrer qu’au-delà du gap numérique entre le Nord et le Sud, «l’Afrique peut emprunter des raccourcis en faisant appel au génie créateur de sa jeunesse grâce aux innovations technologiques, notamment celles du numérique». Selon le président Sall, «il y a tout un écosystème numérique qui bourgeonne et dont [les] jeunes [africains] sauront faire des fleurs qui porteront les fruits de l’avenir».

De la parole aux actes
Mais, pour que le talent de ces jeunes éclot, il a appelé à passer de la parole aux actes, donnant l’exemple du Sénégal où, depuis son accession à la magistrature suprême, il a posé des actes allant dans le sens de donner à l’enseignement des sciences et l’innovation technologique toute la place qu’ils méritent. Parmi ces actions, le chef de l’Etat a fait mention de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), du Parc des technologies numériques, de l’acquisition d’un supercalculateur, du lancement, dès cette année 2018, des Licences, Master et Doctorat en Intelligence artificielle, Big Data, Cybersécurité, Robotique, Simulation numérique, Calcul scientifique et modélisation génétique moléculaire. Sans oublier la stratégie « Sénégal numérique 2025» qui prévoit la formation de 3.000 personnes par an qualifiées dans les métiers liés à l’externalisation ou la sous-traitance, l’octroi de 300 bourses d’études par an dans le domaine du numérique et la formation de 1.000 personnes par an dans l’entreprenariat numérique.

Cependant, Macky Sall ne perd pas de vue que, malgré les efforts consentis par son gouvernement, des investissements sont encore nécessaires en ce sens que «la science, à son avis, est par définition évolutive», car «nos certitudes d’aujourd’hui sont nos doutes de demain». Cela dit, sa conviction est que l’Afrique ne doit pas se contenter du discours lénifiant faisant d’elle le continent de l’avenir. Il faut que les Africains soient plus exigeants avec eux-mêmes, a-t-il dit. «Nous devons travailler à être les acteurs qui transforment le présent pour façonner le futur. L’économie du savoir nous en offre la chance. C’est à nous de la saisir, c’est à nous de nous inscrire dans le sens de l’histoire, pas seulement par la parole, mais surtout par les actes», a conclu le président de la République.

De notre envoyé spécial à Kigali : Elhadji Ibrahima THIAM

ECONOMIE BASEE SUR LA CONNAISSANCE : MACKY SALL ET PAUL KAGAMÉ EXPOSENT LEUR VISION
Pr et Kagame 18Le panel présidentiel a été le prétexte pour le président Macky Sall et son homologue Paul Kagamé d’exprimer leurs points de vue sur la manière de bâtir des économies fondées sur la connaissance.

«Poser les bases d’économies fondées sur la connaissance». C’est ainsi qu’est intitulé le livre blanc préparé par le Nef. Ce document a servi de prétexte au panel présidentiel co-animé par les Présidents Macky Sall et Paul Kagamé. Les deux chefs d’Etat sont revenus sur la manière dont ils s’y sont pris pour mettre, chacun en ce qui le concerne, l’enseignement des sciences et la promotion de l’innovation au cœur de leurs politiques publiques.

Pour le Président Sall, tout est parti du diagnostic établi à la suite de la Concertation sur l’avenir de l’enseignement supérieur de 2013. Les recommandations qui en sont issues ont permis de dégager onze directives présidentielles, lesquelles sont actuellement appliquées. Depuis, a-t-il souligné, la carte universitaire s’est élargie avec la construction en cours de deux nouvelles universités qui vont s’ajouter aux cinq existantes. La création d’Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep), la diversification de l’offre de formation et les différentes réformes, relatives notamment à l’ouverture de l’université au monde professionnel, aux titres et aux grades, sont également le fruit de cette concertation. Si toutes ces actions ont un écosystème favorable, il reste que la question du financement est une préoccupation majeure, a indiqué le chef de l’Etat. Néanmoins, a-t-il relevé, malgré des moyens limités, le gouvernement a fait l’effort d’investir, sur cinq ans, plus de 830 millions de dollars dans le secteur de l’enseignement supérieur, dont les 42,5 % viennent des ressources publiques et le reste des partenaires comme la Banque mondiale, l’Afd... «L’effort financier fourni en cinq ans fait deux fois et demie tout ce qui a été consenti dans ce secteur depuis 52 ans. Depuis 2012, nous avons multiplié de 2,5 % les investissements sur les infrastructures, les équipements en faveur de l’enseignement supérieur», a-t-il précisé. Le Partenariat public-privé est aussi une voie à explorer pour le financement de l’enseignement supérieur, a pensé Macky Sall.

Selon lui, les transformations en cours dans le domaine de l’enseignement supérieur sénégalais ont été rendues possibles grâce à un statut révisé, une volonté politique affirmée et une prise de conscience du rôle que doit jouer la jeunesse pour le développement de l’Afrique. Dans cet ordre d’idées, le président a estimé que l’Afrique n’a pas de complexe à se faire et doit s’inspirer de pays comme le Japon, la Chine et la Corée qui ont cru en la force de transformation de la science.

Promotion de la scolarisation des filles
Plus près de nous, le Rwanda est l’exemple parfait qu’on peut partir de rien pour créer un écosystème dynamique. Paul Kagamé a parié sur l’innovation au début des années 2000, son pays commence à en récolter les fruits. Selon le président rwandais, au lendemain du génocide, il a donné priorité à la sécurité et à l’éducation. Ce dernier secteur, a-t-il indiqué, est la colonne vertébrale de toutes les actions qu’il pose. «Il nous fallait tout reconstruire aux lendemains de ces évènements douloureux, car tout était à terre. Tout le monde devait participer à l’effort de reconstruction du pays. Par la formation, nous avons donné l’opportunité à tout le monde d’y contribuer. Quand nous avons pris cette option, beaucoup de gens pensaient qu’on n’y arriverait pas. L’histoire nous a donné raison», a-t-il expliqué. Pour y arriver, le gouvernement rwandais a fait la promotion de la scolarisation des filles et veillé à une utilisation équilibrée des ressources du pays. «Nous avons mis l’accent sur nos priorités tout en veillant à ne pas être submergé par nos défis. Nous avons eu aussi beaucoup de chance. En effet, des jeunes sont allés se former ailleurs et 80 % d’entre eux sont revenus après leurs études pour mettre leur expertise au service de leur pays. Nous avons tracé notre chemin et nous allons continuer à le parcourir. Je ne peux pas être Mark Zuckerberg, mais je vais essayer d’accompagner les autres à devenir des Mark Zuckerberg. Bref, nous sommes heureux de voir le Rwanda renaître de ses cendres», a ajouté le président Kagamé.

Le panel présidentiel a été clôturé par la remise des trophées aux lauréats du Nef 2018 parmi lesquels figure le Sénégalais Sidy Ndao, expert en éducation de la science et de la technologie, mais qui n’a pas fait le déplacement à Kigali.

De notre envoyé spécial à Kigali : Elhadji Ibrahima THIAM

La finale nationale de la dictée Paul Gérin-Lajoie (Pgl) s’est tenue le 24 mars 2018 à Saint-Louis. Ce concours a vu le triomphe de Marie Rose Kandji de Bambey et Ndèye Sockna Diouf de Thiès. Ces lauréates vont représenter le Sénégal lors de la grande finale au Canada le 20 mai prochain.

Cette année, ils étaient 32 candidats (12 garçons et 20 filles), venus de tout le Sénégal, à concourir pour les deux places qualificatives à la dictée internationale qui doit se tenir au Canada. A l’arrivée, deux filles, Marie Rose Kandji de Bambey et Ndèye Sockna Diouf de Thiès, se sont adjugées respectivement la première et la seconde place. Cette victoire des filles et même leur forte présence lors de cette finale nationale se justifie, selon Mme Ndèye Aby Ndao, directrice de l’Enseignement élémentaire au ministère de l’Education nationale, par le fait de politiques d’équité et d’égalité pour l’accès des filles à l’école.

Cette année, ce concours s’est tenu sur le thème de l’art. A cet effet, Mme Ndao a indiqué qu’il est important, dans nos écoles, de « sublimer l’esprit créatif qui dort en chaque enfant ». Elle a ainsi rappelé l’importance de l’épreuve de dictée pour l’enfant. « Cette discipline a une place centrale dans le niveau des élèves, car elle convoque la grammaire, la conjugaison, l’orthographe, entre autres », a-t-elle défendu. Depuis des années, le Sénégal obtient de bons résultats lors des phases finales de cette compétition qui se déroule au Canada. La directrice de l’Enseignement élémentaire a souligné que « cet état de fait est essentiellement dû à la qualité de l’enseignement et aussi à l’engagement de divers acteurs pour une école de qualité ». La représentante de la Fondation Pgl, Mme Louise Dia Kanté, a loué le partenariat entre cette structure et le ministère de l’Education nationale. Le Pr Olivier Sagna, du ministère de l’Enseignement supérieur, a, au nom du parrain, le Pr Mary Teuw Niane, salué l’esprit de compétition tout en soulignant la disponibilité du ministère à accompagner de pareilles initiatives.

Amadou Maguette NDAW

Concernant le progrès technologique, l’Afrique est à la traîne. Le Next Einstein Forum (Nef), qui s’est ouvert hier, à Kigali, est l’occasion de débattre en profondeur des défis que doit relever le continent pour rattraper le temps perdu et tirer profit de la force transformatrice de l’innovation, de la science et de la technologie.

C’est connu, l’Afrique est le berceau de l’humanité. Mais pas que cela, elle est aussi le berceau des mathématiques. Faut-il le rappeler, aux temps des Pharaons, l’esprit scientifique s’est particulièrement développé en Égypte, se manifestant dans les domaines de la navigation, de l’architecture, de l’astronomie, de la géométrie... Hélas, du fait des vicissitudes de l’histoire (esclavage, colonisation, etc.), le continent a perdu du terrain. Ainsi a-t-il raté les trois révolutions industrielles qui ont depuis marqué l’évolution de l’humanité (la mécanisation au 18ème siècle, l’exploitation des sources énergétiques au 19ème siècle et l’électronique avec l’Internet au 20ème siècle).  

Le retard accusé par l’Afrique est suffisamment important pour qu’elle se laisse distancer davantage. C’est un combat important et noble qui mérite qu’on y consacre autant d’énergie que celle déployée pour remporter celui contre la pauvreté. C’est l’intime conviction du président du Rwanda, Paul Kagamé. Il l’a martelé, hier, lors de l’ouverture du Next Einstein Forum qui se tient, après Dakar, en 2016, dans la capitale rwandaise, Kigali. Pour M. Kagamé, les économies basées sur les connaissances scientifiques et les innovations technologiques sont celles qui prospèrent et peuvent porter le développement. « Aujourd’hui plus que jamais, une maîtrise des connaissances, de la science et des mathématiques est nécessaire pour les pays qui veulent atteindre un bon niveau de développement. Si le continent ne rattrape pas le reste du monde, elle ne pourra pas progresser. Nous devons nous engager fermement à combler ce fossé. Cela commence par un changement dans notre état d’esprit », a-t-il lancé dans une salle des congrès du Centre de conférences de Kigali archi comble.

Le défi, selon lui, ce n’est pas seulement de remplir les têtes des apprenants africains d’informations qui leur permettent de réussir aux examens, mais de leur faire acquérir des connaissances susceptibles d’aider l’Afrique à résoudre les problèmes de l’Afrique. Mais, heureusement « les choses commencent à bouger en Afrique avec des jeunes de plus en plus intelligents, créatifs et dynamiques comme en témoignent les travaux scientifiques qui seront présentés lors de ce Forum. Le moment est propice, il faut en profiter au maximum », a ajouté Paul Kagamé.  Justement, le Next Einstein Forum poursuit le but de créer une masse critique de scientifiques capables d’accélérer la transformation de l’Afrique. Des pays comme la Chine, l’Inde, la Corée, voire la Finlande, l’ont déjà réussi ; l’Afrique peut y parvenir aussi.

Elhadji Ibrahima THIAM (Envoyé spécial à Kigali)

LE SÉNÉGALAIS SIDY NDAO PARMI LES LAURÉATS
Les 16 lauréats du Next Einstein Forum 2018, dont un Sénégalais, Sidy Ndao, expert en éducation de la science et de la technologie, sont la preuve, selon Thierry Zomahoun, fondateur et président du Nef, que l’Afrique peut réfléchir par elle-même et apporter des solutions à ses préoccupations. « Ces jeunes sont des chercheurs brillants. Leurs travaux portent sur des questions d’énergie, de nanotechnologie, de physique, de génétique, de technologie, de statistiques, de finances, de santé... Ils sont au cœur des solutions pour la transformation de l’Afrique », a-t-il déclaré. Cette conviction est partagée par Uta-Micaela Dürig, de la Fondation Bosch qui est partenaire et aussi membre fondateur du Nef. « Les meilleures solutions pour un problème local sont celles développées localement.

Cette conviction guide notre collaboration avec les partenaires africains qui œuvrent tous pour la renaissance scientifique de l’Afrique. Nous sommes convaincus que l’éducation, dans son ensemble, est indispensable aux économies fondées sur la connaissance », a-t-elle souligné. Le Next Einstein Forum se déroule jusqu’au 28 mars.

Elhadji I. THIAM

LE CHEF DE L’ETAT AU FORUM DE KIGALI SUR LES MATHÉMATIQUES
Le président Macky Sall prend part aujourd’hui, à Kigali, à la deuxième édition du Next Einstein Forum (Nef). Organisé par l’Institut africain des sciences mathématiques, le Nef est co-parrainé par les Présidents Macky Sall et Paul Kagamé en leur qualité de présidents champions de l’éducation au sein de l’Union africaine, souligne le communiqué reçu. Le Nef vise à promouvoir l’enseignement de la science et de la technologie en Afrique, en particulier chez les jeunes, et à encourager les initiatives aptes à soutenir le développement économique et social du continent par la science et la technologie. La première édition du Nef s’était tenue à Dakar du 8 au 10 mars 2016 en présence des présidents Sall et Kagamé. Le président Sall sera de retour à Dakar, aujourd’hui.

 

 

Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) a tiré un bilan positif, hier, à sa sortie d’une réunion présidée par le Premier ministre, Mahammed Boun Abaddallah Dionne. Le gouvernement a apporté des réponses concrètes aux revendications relatives aux indemnités, aux prêts Dmc, aux prêts pour les équipements, au relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans, entre autres.  

Une nouvelle page s’ouvre pour les médecins du Sénégal. Le gouvernement a apporté des réponses concrètes  à leurs vieilles revendications. Les responsables du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) étaient, hier, sortis  de la rencontre présidée par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, en affichant un optimisme inhabituel. Mieux, leur Secrétaire général, Boly Diop, a félicité les autorités qui ont  franchi une nouvelle étape dans la prise en charge de leurs doléances. «Le gouvernement a satisfait 6 des 7 points de nos revendications. Je suis rassuré que les salaires des médecins seront revalorisés. C’était une réunion de prise de décisions», s’est exprimé le Secrétaire général du Sames. Un point essentiel  relatif à l’indemnité qui avait cristallisé les négociations depuis 4 ans a été évacué. La matérialisation est fixée dans un horizon temporaire proche. Les salaires de ces agents de l’Etat connaîtront une hausse à partir du 1er juillet 2018. «Nous avons eu des réponses concrètes sur la question indemnitaire qui était centrale. Nous félicitons le gouvernement d’avoir franchi le pas parce que depuis 4 ans, nous exigions la revalorisation du salaire du médecin. Aujourd’hui, nous pouvons dire que c’est du concret. Le salaire du médecin sera revalorisé»,  a reconnu  le secrétaire général du Sames, Boly Diop.  

12 milliards de FCfa pour l’habitat
En outre, le dossier de l’accès à l’habitat est dans une phase rassurante. A titre illustratif, le gouvernement a dégagé une enveloppe de 12 milliards de FCfa pour vider le dossier. Certains peuvent bénéficier des prêts dès la fin de ce mois, d’autres en juin et en septembre. «Le gouvernement a prévu un montant de 12 milliards de FCfa sur trois périodes à savoir la fin du mois de mars, fin juin et fin septembre», a affirmé le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye.  Au juste, l’Etat a décidé de supporter la viabilisation des parcelles. Un agenda sera fixé avec le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie pour organiser des visites sur les sites identifiés.

S’agissant des prêts pour les équipements, la balle est dans le camp de l’organisation syndicale. Le gouvernement attend le dépôt de la liste des éligibles au ministère de la Santé et de l’Action sociale. «Le deuxième point d’accord, c’est l’effectivité des prêts pour les équipements. Les mandats ont été faits. Des arrêtés ont été signés. Il ne reste qu’à transmettre la liste des bénéficiaires pour que les transferts soient effectifs. Les modalités pratiques seront prises d’ici à 48 heures», a assuré le porte-parole du gouvernement Seydou Guèye.

Le gouvernement et le Sames sont convenus de la mise en place d’une indemnité de représentation médicale qui concerne tous les agents de l’Etat. Son extension aux médecins officiant dans des structures sanitaires dépendant des collectivités locales sera étudiée. «Une instruction sera transmise au Haut conseil de la fonction publique locale afin de trouver des modalités de son extension à ces médecins», a précisé le porte-parole du gouvernement Seydou Guèye. Le seul point en suspens, c’est le statut du médecin. Une autre réunion sera organisée pour se pencher sur ce sujet. Le gouvernement a donné rendez-vous le 28 juin 2018 pour faire l’évaluation de la matérialisation des accords.

Idrissa SANE


RELEVEMENT DE L’AGE DE LA RETRAITE À 65 ANS : VERS L’EXAMEN DE SA FAISABILITÉ TECHNIQUE
Boly Diop SamesLes deux parties ont eu également une convergence de vues sur le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans. Mais le préalable, c’est l’examen de la faisabilité technique d’une telle mesure qui exige  la prise en compte des cotisations à verser à l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) et au Fonds national de retraite (Fnr) et le Code du travail. «Le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans a été un autre point satisfait. Il y a des dispositions à prendre concernant l’Ipres, le Fnr et le Code du travail. Nous sommes tombés d’accord qu’il faut trouver des solutions pérennes», a rapporté le porte-parole du gouvernement Seydou Guèye. Selon ce dernier, le Premier ministre a préconisé la mise en place d’un comité technique composé des membres du Sames, du ministère du Budget, du ministère des Finances, du ministère du Travail et du Haut conseil du dialogue social pour réfléchir sur la question. «Le Premier ministre a donné un échéancier qui est fixé à la fin du mois de décembre 2018 pour examiner la faisabilité technique en tenant compte des modifications  des textes. Et pour le suivi, le chef du gouvernement a décidé de tenir tous les mois une réunion», a ajouté M. Guèye.

En dépit de ces préalables, l’organisation syndicale verse déjà le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans, dans le compte des points satisfaits. «La retraite à 65 ans est un acquis pour le corps des médecins, des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes. Ce qui reste à faire, c’est de voir la meilleure voie pour rendre la mesure effective au plus tard en décembre 2018», a noté Boly Diop.

Idrissa SANE

DOCTEUR BOLY DIOP, SG DU SAMES : « NOUS SOMMES SORTIS DE CETTE RENCONTRE SATISFAITS »
Le Secrétaire général du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), Docteur Boly Diop, a tiré un bilan positif, au sortir de leur réunion avec le gouvernement. Pour ce dernier, la rencontre présidée, hier, par le Premier ministre a été un tournant dans l’application des accords signés depuis 4 ans. «C’est une réunion de prise de décisions. Le Sames est sorti vraiment satisfait de cette rencontre, ce que nous attendions depuis 4 ans, nous l’avons obtenu», confesse Boly Diop qui a toute de même ajouté : «nous allons faire l’évaluation avec la base et tirer les dernières conclusions».

I. SANE

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, a présidé, le 24 mars 2018, à Touba, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. Plusieurs autorités religieuses, des chefs de village, des leaders d’opinion et les populations ont pris part à la cérémonie qui s’est déroulée à la devanture de la Résidence des hôtes de Darou Marnane.

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré, le 24 mars, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. La cérémonie officielle a eu lieu à Touba (région de Diourbel : centre). A l’occasion, Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, a décliné l’objectif de son département d’éradiquer cette maladie d’ici à 2030. « Cette journée vise à lutter contre une maladie que nous avons pris l’engagement d’éradiquer sur toute l’étendue du territoire d’ici à 2030, a-t-il dit.Toutefois, il a précisé que pour atteindre cet objectif, «cela nécessite l’implication de tous». Selon lui, il faudra aussi œuvrer à la détection des malades de la tuberculose et les amener à se faire soigner . Cette stratégie, a-t-il souligné, suppose « un engagement de toute la communauté surtout des leaders d’opinion ». Cela, conformément au thème de cette année : «Les leaders s’engagent». Ce faisant, M. Sarr a magnifié le travail effectué dans ce domaine par Sokhna Mame Bousso Mbacké Bint Serigne Abdou Aziz Bara. Insistant sur cet engagement qu’il considère nécessaire, le ministre a expliqué qu’il doit d’abord être politique, et le président Macky Sall, à son avis, l’a fait en premier et invite tous les leaders à s’engager, afin qu’en 2030 la tuberculose soit éradiquée.

Pour y arriver, il est donc impératif d’amener chaque malade à être conscient de son état de santé et à se rendre dans les structures sanitaires, mais aussi et surtout de veiller à aider (celui qui ignore qu’il est malade ou ceux qui s’en cachent) au suivi du traitement jusqu’à guérison. «Et nous comptons sur vous, les voisins, les chefs religieux et tous les leaders de la communauté. Ainsi, nous extirperont la maladie de Touba où nous avons tenu à démarrer le combat, compte tenu de la «baraka» de la ville, avant de mailler tout le Sénégal et atteindre l’objectif en 2030».

Auparavant, le chef du village de Darou Marnane, Serigne Modou Diop, a pris l’engagement, au nom des 74 chefs de village et leaders d’opinion et des 32 délégués de quartier, d’informer et de sensibiliser les malades dans les différents quartiers de la ville. Il a promis un engagement sans faille et l’atteinte des objectifs, car la santé, a-t-il déclaré, est primordiale.

Abdoulaye Diouf Sarr a, par ailleurs, félicité Mme Marie Sarr Diouf, coordonnatrice du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt), pour son engagement et l’adhésion de l’ensemble de son équipe. De même, il a salué le représentant du khalife général des mourides, la disponibilité du maire Abdou Lahad Kâ, l’adjoint au gouverneur, le médecin-chef de région et les médecins-chefs d’hôpitaux et de districts sanitaires. Les infirmiers, sages-femmes, « Badianou Gokh » (marraines de quartier), l’ensemble des acteurs communautaires de Touba n’ont pas été oubliés. Surtout pour la forte mobilisation qui a donné un cachet populaire à la cérémonie.

Mamadou DIEYE

275 MALADES ENREGISTRÉS À TAMBACOUNDA EN 2017
Le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (Pnt) compte dépister 70% des cas de tuberculose pulmonaire à frottis positifs attendus dans la population et guérir 85% des cas. Dans ce cadre, la région médicale de Tambacounda a enregistré un taux de dépistage de 26% des cas de malades de la tuberculose sur les 70 % attendus, soit 275 malades de la tuberculose toutes formes confondues en 2017. Pour atteindre les objectifs fixés, elle mise sur la contractualisation avec les Organisations Communautaires de Base (Ocb) pour la référence des tousseurs de plus de 15 jours, la mise en œuvre du Traitement Directement Observé (Tdo) communautaire. De l’avis de la responsable du Bureau Régional de l’Education et de l’Information pour la Santé (Breips), Mabintou Coly, l’Etat du Sénégal et ses partenaires ont fait beaucoup d’efforts pour réduire la mortalité et la morbidité liées à la tuberculose. Elle a rappelé que beaucoup de stratégies ont été mises en place à travers «halte Tb» de 2006 à 2015 à « End Tb » depuis 2016 qui vise l’élimination de la tuberculose. Cependant, a souligné Coumba Diallo, point focal du Pnt, le taux de dépistage de la tuberculose a certes progressé par rapport aux deux années précédentes (23% en 2015 et 24% en 2016), mais il reste encore faible.

Sur l’ensemble des cas détectés, seuls 4 enfants ont été enregistrés dans toute la région. «La détection de la tuberculose surtout chez l’enfant doit être améliorée avec un renforcement de la surveillance des petits ayant été en contact avec un tuberculeux», a recommandé Mme Diallo.

Pape Demba SIDIBE

Le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (Pnt) compte dépister 70 % des cas de tuberculose pulmonaire à frottis positifs attendus dans la population et guérir 85 % des cas. Dans ce cadre, la région médicale de Tambacounda a enregistré un taux de dépistage de 26 % des cas de malades de la tuberculose sur les 70 % attendus, soit 275 malades de la tuberculose toutes formes confondues en 2017. Pour atteindre les objectifs fixés, elle mise sur la contractualisation avec les Organisations Communautaires de Base (Ocb) pour la référence des tousseurs de plus de 15 jours, la mise en œuvre du Traitement Directement Observé (Tdo) communautaire. De l’avis de la responsable du Bureau Régional de l’Education et de l’Information pour la Santé (Breips), Mabintou Coly, l’Etat du Sénégal et ses partenaires ont fait beaucoup d’efforts pour réduire la mortalité et la morbidité liées à la tuberculose. Elle a rappelé que beaucoup de stratégies ont été mises en place à travers «halte Tb» de 2006 à 2015 à « End Tb » depuis 2016 qui vise l’élimination de la tuberculose. Cependant, a souligné Coumba Diallo, point focal du Pnt, le taux de dépistage de la tuberculose a certes progressé par rapport aux deux années précédentes (23 % en 2015 et 24 % en 2016), mais il reste encore faible.

Sur l’ensemble des cas détectés, seuls 4 enfants ont été enregistrés dans toute la région. «La détection de la tuberculose surtout chez l’enfant doit être améliorée avec un renforcement de la surveillance des petits ayant été en contact avec un tuberculeux», a recommandé Mme Diallo.

Pape Demba SIDIBE

Le Pr Oumar Gaye, du Service de Parasitologie de la Faculté de Médecine de l’Ucad, a laissé son empreinte dans la lutte contre le paludisme. L’universitaire fait partie de l’équipe qui a démontré que la chloroquine n’était plus efficace. Il a validé l’utilisation des Act et a convaincu la communauté internationale que les agents communautaires pouvaient réaliser les Tests de diagnostic rapide (Tdr). Le Pr Gaye a aussi contribué à la mise en place de nouveaux outils de prévention du paludisme chez l’enfant grâce à la chimiothérapie. Les résultats des chercheurs sénégalais ont pesé dans le choix de notre pays pour abriter la Conférence internationale sur le paludisme prévue du 15 au 20 avril 2018.

Dans son bureau à la Faculté de Médecine, le Pr Oumar Gaye ne se laisse pas dominer par la pression. Ce vendredi 23 mars 2018, il est dans un grand boubou tirant vers un vert foncé et sa tête coiffée d’un bonnet. L’accueil est avenant. C’est un de ses traits de caractère. Lorsqu’on soigne les humains, il faut incarner l’humanisme. La Faculté de Médecine est son monde. Après l’école primaire à Saint Pierre vers les années 1958 et l’obtention de son baccalauréat en 1971 au collège Sacré-Cœur, il s’inscrit à la Faculté de Médecine où il soutiendra sa thèse. Puis, il approfondit ses études sanctionnées par plusieurs certificats. Il sera ensuite recruté comme Assistant à la Fac de Médecine avant de passer Maître-assistant, Agrégé et Professeur titulaire. Le parasitologue n’est pas un être à donner le temps à la critique des défis nouveaux qui interpellent cette institution de référence en matière de formation. La préservation de ce label mérite un sacrifice collectif. « Lorsque nous démarrions les études médicales, nous étions 300. Maintenant les effectifs ont explosé. Cela veut tout dire. Nous avons la chance de pouvoir assurer un suivi des malades et de pouvoir bénéficier de l’expérience et des connaissances de nos maîtres », compare l’universitaire. Il n’est pas sûr que l’actuel ratio d’encadrement maître-étudiants n’ait pas un effet sur la qualité de la formation. C’est une analyse objective faite par l’ancien étudiant devenu maître aujourd’hui.

A vrai dire, depuis 1984, et surtout à partir de 1987, le Pr Gaye a dédié son temps à la lutte contre les pathologies parasitaires comme le paludisme. Les résultats des recherches de l’équipe à laquelle il appartient ont permis à la communauté internationale de revoir et de réviser les protocoles de traitement et de diagnostic. C’est la Faculté de Médecine de Dakar qui a démontré l’inefficacité de la chloroquine à un moment donné. « Nous avons pu démontrer que la chloroquine n’est plus efficace en 1988 et 1989. Nous avons prouvé que les plasmodiums deviennent résistants », a affirmé le Pr Oumar Gaye, lauréat du Prix du président de la République pour les sciences.

Les résultats de ces travaux ont leur poids dans la réduction de la mortalité et morbidité liées au paludisme, parce que d’autres pays ont abandonné la prescription de la chloroquine. « Nous avons pu convaincre les programmes de santé, d’une manière générale, et les réseaux avec lesquels nous travaillons. Nous partageons nos résultats en Afrique de l’Ouest avant d’aller vers une révision du traitement et l’abandon de la chloroquine. Cela a été un impact majeur », se félicite le parasitologue qui a également travaillé sur les Maladies tropicales négligées comme les bilharzioses, les filarioses, les leishmanioses et les géohelminthoses. C’est une avancée. Ce n’est pas suffisant, car d’autres défis se posaient dans le domaine du diagnostic. Leurs travaux ont permis donc d’affiner les diagnostics.

La révision des traitements
Désormais les praticiens ne se cassent plus la tête pour traiter tous les cas de fièvre. Les Tests de diagnostic rapide (Tdr) ont apporté une dose de révolution dans la prise en charge du paludisme. « Avant, nous traitions tous les cas de fièvre. Mais, avec l’introduction des Tdr, ce n’est plus le cas. Nous avons validé les Tdr », a laissé entendre l’universitaire. C’est dans leur laboratoire que l’idée autorisant à des non praticiens de la médecine de faire des Tdr est née et documentée. Les examens ne sont plus une affaire des laborantins et des praticiens de santé. Les acteurs communautaires sont en première ligne. Aujourd’hui, ces tests sont réalisés dans les zones les plus reculées et les plus périphériques. « Nous avons fait mieux, poursuit le professeur, nous avons dit que la grosse morbidité du paludisme, c’est au niveau périphérique. Il ne s’agit pas de confirmer au niveau urbain. Nous avons pu démontrer qu’en amenant des communautés à un niveau d’expertise, elles étaient captables d’utiliser correctement les Tdr et même les Act ».

Le recours aux agents communautaires est actuellement reconnu au niveau international. Après chaque acquis, l’équipe de Dakar s’attaque à une autre problématique. C’est dans cette logique qu’elle s’est penchée sur les impacts de cette pathologie sur les enfants. « Nous avons introduit un nouvel outil de prévention du paludisme, notamment chez l’enfant. Nous avons démontré qu’en utilisant la chimio-prévention du paludisme saisonnier, si nous donnons certains médicaments durant la période de forte transmission, il était possible de réduire la morbidité », a révélé le Pr Gaye.

La constante dans leur approche, c’est l’innovation et l’amélioration des outils d’aide au diagnostic et au traitement. Lui et les autres membres de l’équipe ont démontré l’efficacité d’une molécule dans la lutte contre les formes asexuées des parasites. L’équipe, sous la supervision des Pr Daouda Ndiaye, Babacar Faye et Oumar Gaye, a démontré que les Tdr et l’utilisation de la microscopie ne permettaient pas de détecter le faible niveau de parasitémie. « Nous avons validé et évalué les nouveaux outils moléculaires qui nous permettent de diagnostiquer les parasitémies les plus faibles que nous ne pouvons pas détecter avec la microscopie », ajoute le chercheur qui a effectué des formations en France, précisément à l’Institut Pasteur de Paris et à l’Institut de Médecine tropicale ; En Belgique, à l’Ecole de Santé Publique de Bruxelles et à l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers ; au Danemark, à l’Institut de recherche sur les bilharzioses ; aux Etats-Unis, à l’Université de Purdue.

Les signes d’une pré-élimination
La liste des protocoles de traitement proposés et validés par l’équipe de recherche de Dakar n’est pas exhaustive. Le Pr Gaye croit à la possibilité d’élimination de cette pathologie dans les zones nord et centre du Sénégal si les tendances actuelles sont maintenues. « Nous pensons à la pré-élimination en 2020 et à l’élimination en 2030 dans les zones nord et centre », projette le parasitologue.

Ces bons résultats justifient l’accueil, par le Sénégal, de la Conférence mondiale sur le paludisme prévue du 15 au 20 avril prochain. Le principal enjeu : partager les bonnes pratiques et les résultats de recherche. « L’objectif premier, c’est le partage des derniers résultats de recherche, d’identifier des défis et les voies pour les relever. L’autre objectif majeur est de permettre aux jeunes scientifiques d’avoir l’opportunité de rencontrer des leaders de la recherche sur le paludisme », explique l’universitaire qui a participé à la mise en place d’un Master de Biologie et Contrôle des parasites et membre de la Coordination de la formation doctorale en paludisme en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Près de 3000 participants sont attendus au Centre International de Conférences Abdou Diouf à Diamniadio pour cette conférence organisée par l’Initiative Multilatérale sur le Paludisme (Mim).

Idrissa SANE

La capitale rwandaise accueille, à partir d’aujourd’hui jusqu’au 28 mars, la 3ème édition du Next Einstein Forum. Plus de 1200 scientifiques, décideurs, chefs d’entreprise, leaders de la société civile et entrepreneurs sont attendus à cette rencontre où seront présentées les contributions de l’Afrique à l’effort scientifique mondiale et la façon dont elles influent sur la transformation du continent.

Après Dakar, en 2016, le Next Einstein Forum (Nef), qui promeut le développement de la science en Afrique, se tient du 26 au 28 mars 2018 à Kigali. Plus de 1200 scientifiques, décideurs, chefs d’entreprise, leaders de la société civile et entrepreneurs sont attendus à cette rencontre où seront présentées les contributions de l’Afrique à l’effort scientifique mondial et la façon dont elles influent sur la transformation du continent. Le Nef est une initiative de l’Institut Africain des Sciences Mathématiques (Aims) en partenariat avec la Fondation Robert Bosch. Il est organisé tous les deux ans dans un pays africain.

Thierry Zomahoun, président directeur général de l’Aims et fondateur et président du Nef, a assuré que cette rencontre est loin d’être « une conférence de plus ». « Elle présentera des découvertes scientifiques innovantes qui transforment notre façon de vivre et de relever les défis mondiaux et locaux sur le continent. La science est essentielle pour le progrès de l’Afrique. Le forum le démontrera concrètement aux dirigeants politiques et économiques afin de galvaniser leur soutien aux scientifiques africains », a-t-il déclaré. Parmi les moments forts du programme, on peut noter les sessions de présentation des lauréats du Nef qui dévoilent les meilleurs scientifiques africains de moins de 42 ans. Le programme comprend également des discussions sur l’innovation numérique en Afrique, l’accélération du processus de mise sur le marché en Afrique, l’introduction du concept d’économie circulaire à faible empreinte de carbone. Des échanges relatifs au leadership scientifique, à la dynamique scientifique mondiale, à l‘agriculture intelligente face au climat, à la santé de précision, à l’égalité entre les femmes et les hommes en science et en technologie rythmeront aussi cette rencontre.

Le Nef lancera également son concours d’innovation axé sur la recherche (le Nef Ci2i), où 16 finalistes vont concourir pour un prix de 25 000 dollars dans trois catégories : les innovations en matière de données et de technologies de pointe, les innovations intelligentes face au climat et les innovations en médecine personnalisée.

De notre envoyé spécial à Kigali, Elhadji Ibrahima THIAM

Pour la construction du Centre des grands brûlés, le ministre de la Santé et de l’Action sociale et le directeur de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) ont signé une convention de partenariat.


Dans le cadre de la construction du Centre des grands brûlés, prévu dans l’enceinte de l’hôpital Fann, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, et le directeur de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), Aliou Sall, ont signé une convention de partenariat. Cette dernière vient en appoint au « Lions Club » qui a décidé de prendre en charge l’équipement de l’infrastructure.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, revenant sur l’importance de la convention, a remercié le «Lions Club» pour son appui en faveur de la solidarité mondiale, de même que le directeur général de la Cdc pour «cette innovation en croyant au projet, dans le cadre d’un partenariat avec une institution financière et un ministère». Pour Abdoulaye Diouf Sarr, cela prouve qu’à la Cdc on comprend que les ressources doivent servir à des investissements socialement très rentables. «C’est un ancien projet que le «Lions Club» et le ministère ont mis sur la table. Le terrain est déjà disponible au sein de l’hôpital Fann. Le «Lions Club» était déjà dans une dynamique de prendre en charge l’équipement du centre ; ce qui est extrêmement important. En ce moment, on rencontre un troisième partenaire qui semble être le plus déterminant et qui va nous aider à faire tout l’arrangement financier, pour que la mise en œuvre du chantier, en termes de réalisation, puisse démarrer le plus rapidement possible», a-t-il expliqué. Selon lui, le Sénégal va combler un gap essentiel dans la prise en charge des grands brûlés en matière d’urgence.

A son tour, le directeur de la Cdc, Aliou Sall, a réaffirmé que ce projet est urgent et stratégique. «Nous ne pouvons plus nous permettre d’assister, au Sénégal, au triste sort de ces grands brûlés qui ne savent pas où aller puisqu’il n’y a pas de structures spécialement dédiées à ce genre de cas d’extrême urgence», a-t-il dit. A son avis, il s’agit de mettre à disposition ce centre spécialisé. «Nous avons rappelé aussi le caractère stratégique de ce projet parce qu’il répond à la logique de positionner le Sénégal comme un hub de santé avec des plateaux spécialisés permettant de répondre à des cas extrêmes », a souligné M. Sall qui a promis que, dès la validation du planning, la Cdc pourra réaliser l’infrastructure en l’espace de 12 mois.

Oumar KANDE

Avec un taux de déforestation qui atteint les 40.000 ha chaque année et une dégradation de plus en plus intense, l’Etat a pris le soin de lutter contre les menaces en durcissant la loi avec le nouveau Code forestier. Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, l’a rappelé, hier, à Mbao, à l’occasion de la Journée internationale des forêts.

Une loi plus coercitive, des sanctions plus sévères. Le nouveau Code forestier sénégalais ne fait pas de place aux pilleurs. Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a donné, hier, des explications sur les sanctions encourues par les coupeurs de bois et toute autre personne impliquée dans le trafic. Même les commanditaires seront dorénavant condamnés. « Nous avons révisé le Code forestier pour assurer juridiquement une meilleure protection des forêts », a déclaré Mame Thierno Dieng, expliquant que la première mesure est relative au fait de vouloir « mieux caractériser les incriminations ». Car, « dans l’ancien Code forestier, il n’y avait pas la notion de commanditaire », a-t-il justifié.

C’était à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des forêts qui a eu lieu au cœur même de la forêt classée de Mbao, considérée, à l’heure actuelle, comme « l’unique poumon vert de Dakar ». L’occasion était belle pour le ministre de rappeler qu’avec le nouveau Code forestier les « peines privatives de liberté et pécuniaires » ont été relevées. « Dans l’ancien Code, a-t-il expliqué, on pouvait faire un acte très grave et, par le biais d’une transaction financière, se retrouver libre. Aujourd’hui, dans le nouveau Code, la gravité de certaines fautes exclut la possibilité d’une transaction financière. Aussi, le sursis ne peut plus exister quand il y a la coupe de bois ».

A travers le durcissement de la loi, a ajouté le Pr Dieng, l’Etat réaffirme son engagement à mettre un terme au phénomène de coupe de bois qui sévit essentiellement dans le sud du pays. D’ailleurs, selon les chiffres de la Fao, la déforestation au Sénégal est estimée à 45.000 ha/an entre 1990 et 2000. Depuis 2010, cette déforestation est de 40.000 ha/an.

La Journée internationale des forêts est « une invite » faite à chaque pays par la communauté internationale de réfléchir sur la gestion durable de sa forêt.

Pour le ministre, elle doit constituer « une mobilisation de la communauté nationale » afin de veiller à une gestion durable des ressources forestières dans, autour et en dehors des villes.

Mame Thierno Dieng a, à cet effet, insisté sur la notion d’aménagement. « L’aménagement permet de pérenniser la forêt, c’est-à-dire on exploite la forêt conformément à une aire géographique et de temps. Cela permet de laisser les aires au repos et de ne couper que les arbres dont le potentiel de repousse est très important. Tout ceci, pour que les populations puissent disposer de toutes les ressources que peut leur procurer la forêt, mais en la laissant aussi intègre et pérenne », a-t-il laissé entendre.

Ce souci de préservation et d’aménagement est partagé par les populations des huit villages environnants de la forêt classée de Mbao. Au nom des chefs de village, El Hadj Youssou Sarr a promis de continuer la sensibilisation des populations dans le but d’amoindrir les menaces sur cette forêt. Actuellement, le plan d’aménagement de la forêt classée de Mbao est déjà esquissé et des aires de loisir installées dans l’arboretum.

Maguette NDONG

Le Sénégal a réussi un passage de témoin très apprécié à Brasília, hier, à la clôture du 8ème Forum mondial de l’eau (Fme). Notre pays prend le relais dans un contexte marqué par des sujets clé : sécurité, suivi, environnement, investissements, partenariat. Voilà la feuille de route pour Dakar 2021.

Le monde s’enthousiasme pour la 9ème édition du Fme. Dans son discours, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a donné des assurances sur l’engagement du Sénégal à avoir une parfaite organisation. Tout sera mis en œuvre pour que notre pays abrite ces rencontres de haut niveau sur l’eau. Mansour Faye a transmis les salutations et les assurances du Chef de l’État, Macky Sall. Il a annoncé la mise sur pied de commissions pour donner du contenu au Comité national dirigé par Abdoulaye Sène.

Présent à Brasilia, Youssou Ndour a indiqué que le travail doit se faire sans relâche. Réussir le forum de 2021 est un gros challenge qui commence aujourd’hui. Ce n’est pas une mince affaire, insiste-t-il. Selon le ministre Mansour Faye, le Sénégal accueille le reste du monde dans un contexte de réalisation de grands projets dans les domaines de l’Eau potable et de l’Assainissement : Kms3, le dessalement, l’assainissement des dix Villes, la réforme de l’hydraulique rurale, la construction de forages dans les centres de l’intérieur, etc.

Après la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), place donc aux Objectifs du développement durable (Odd). En route pour Dakar, le monde réclame des mesures énergiques. La volonté politique est considérée comme un déterminant des mutations face aux changements climatiques, la prise en charge des groupes vulnérables, la coopération autour des eaux frontalières, etc. Un véritable changement de paradigme est demandé dans la relation à la gouvernance de l’eau.

Brasília a engrangé des acquis notamment la consolidation du processus régional travaillant à partir des bonnes pratiques et résistances. Il y eu un Forum citoyen pour encourager une gestion participative de l’eau. Il a réuni les États, la Société civile, des entreprises et des organismes de bassin. Le principe fédérateur est le suivant dans ce dialogue aux 3.500 participants : l’eau est un bien commun. La gestion doit aller de pair avec l’éradication des maladies, la prévention de la pollution et autres désastres.

Awa Guèye, membre de l’Association des jeunes professionnels de l’eau et de l’assainissement du Sénégal (Ajpeas) a été un des porte-paroles de la relève sur l’impérieuse nécessité de préserver cette précieuse ressource pour les générations futures. Elle insiste sur l’Agenda 2030, avec les Objectifs du développement durable. L’accès à la ressource doit se faire dans un cadre de coopération apaisé. Youssou Ndour qui a été un des symboles de la candidature sénégalaise, a clôturé en musique, tout en lançant des messages sur son pays et sur l’Afrique.

Habib Demba FALL (Correspondance particulière)

Le Programme de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) vient de doter 5 communes de la région de Kaffrine (centre du Sénégal) d’autant d’ambulances médicalisées. L’objectif est de faciliter l’accès aux soins aux populations riveraines de cette vaste circonscription administrative souffrant d’enclavement.

La cour centrale de la gouvernance de Kaffrine a abrité, hier, la cérémonie de réception des ambulances médicalisées offertes par le Programme de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) à des communes de ladite région.

La manifestation a été présidée par le chef de l’exécutif régional en présence du coordonnateur de ce projet gouvernemental. A l’occasion, le gouverneur Jean Baptiste Coly a mis en exergue le soulagement des populations bénéficiaires confrontées à l’enclavement dont souffrent leurs localités, souvent isolées des centres urbains. D’où les longues distances parcourues pour pouvoir accéder aux soins. « Le Puma vise à offrir un modèle de protection dans lequel les prestations fournies aux zones frontalières, conformément aux valeurs de solidarité et de partage, constituent les fondements de la société sénégalaise. C’est dans cette mouvance qu’il faut inscrire la remise de 3 ambulances médicalisées haut de gamme pour améliorer le bien-être de toutes les couches de la population de Pathé Thiangaye, Ndioum Nginth et Dianké Souf et, au-delà, de la région de Kaffrine en général », a déclaré Moussa Sow, coordonnateur du Puma. Il a rappelé que les localités de Ribot Escale et de Ngainth Pathé ont également bénéficié de cette dotation. Ce qui porte à 5 le nombre d’ambulances médicalisées pour ladite région et dont le coût est estimé à plus de 200 millions de FCfa.

Moussa Sow a, par ailleurs, rappelé les réalisations en cours et celles prévues dans la région de Kaffrine, lesquelles concernent la construction de postes de santé, l’électrification rurale, l’adduction d’eau et la construction d’unités de transformation de produits locaux au bénéfice des femmes.

Elimane FALL

Le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a tenu une rencontre à Saint-Louis pour partager son plan stratégique 2018-2022. Tout en saluant la tendance baissière du taux de prévalence du Vih/Sida, Safiétou Thiam, directrice exécutrice du Cnls, a soutenu qu’il existait une certaine vulnérabilité dans la région nord.

Au cours d’une rencontre, la première d’une tournée qui permettra au Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) de présenter son plan stratégique 2018-2022 d’un coût de 62 milliards de FCfa, Safiétou Thiam, directrice exécutive du Cnls, a rappelé qu’à Saint-Louis une certaine vulnérabilité est notée. Cet état de fait est dû, selon elle, « à la pauvreté avoisinant un taux de 50 % et à la mobilité des populations, car Saint-Louis est une ville frontière ». Mais, a soutenu la responsable du Cnls, l’an dernier, la question centrale a concerné la rupture des intrants et autres réactifs pour le dépistage, ainsi que le manque de formation des agents qui ne maîtrisaient pas les nouveaux protocoles. Maintenant, « toutes ces questions ont étés résolues, car la Pharmacie régionale d’approvisionnement a fait part de la disponibilité des intrants », a-t-elle souligné. Ces rencontres s’inscrivent également dans la dynamique enclenchée par le Cnls pour accélérer la lutte et, à l’horizon 2030, faire reculer considérablement le Vih/Sida dont le taux national de prévalence tourne autour de 0,5 %.

Mme Thiam a également souligné la nécessité de mettre en place des systèmes de rattrapage parce que Saint-Louis est à 0,9 % de taux de prévalence pour la dernière enquête de 2011 ». Ce qui devrait permettre de réussir les objectifs intermédiaires, pas encore atteints, et, au finish, réussir une lutte coordonnée sur l’échelle nationale.

Lors de ce déplacement, elle a rencontré les jeunes, les acteurs du secteur de la santé, de même que des Personnes vivant avec le Vih. Ces dernières ont demandé plus d’appui afin de se lancer dans des activités génératrices de revenus. Une requête que la directrice exécutive du Cnls va porter vers les plus hautes autorités du pays.

Amadou Maguette NDAW

Le gouvernement commence à apporter une réponse à la requête du privé supérieur qui réclame, depuis quelques mois, le paiement des montants que le l’État lui doit. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan soutient qu’à la date d’hier,  dans le budget 2018, sur les 5 milliards de FCfa prévus, à la date d’aujourd’hui (ndlr : hier), 3.284.400.000 de FCfa sont déjà payés.

Une petite bouffée d’oxygène pour les établissements supérieur d’enseignement privé. Le gouvernement a commencé à débloquer de l’argent pour ces écoles et instituts qui comptent une part importante d’étudiants sénégalais. A en croire le service de communication du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, «dans le budget 2018, 5 milliards de FCfa sont prévus. À la date d’aujourd’hui (ndlr : hier) 3.284.400.000 de FCfa sont déjà payés». Et le communiqué ajoute qu’«en avril, le reliquat de 1.714.600.000 de FCfa sera réglé. L’apurement de la dette se poursuivra progressivement avec les services du ministère des finances», précisant que le gouvernement, à travers le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, évalue la dette à 9 milliards de FCfa.

Du côté du privé supérieur, le président de la Conférence des établissements privés d’enseignement supérieur (Cepes), Mamadou Gningue, confirme que sur le montant global de la dette de 2017, le ministre Mary Teuw Niane a dit avoir utilisé les 5 milliards de FCfa dans son budget 2018 pour le privé supérieur en engageant d’abord 3.284.400.000 de FCfa et une deuxième partie équivalant à 1.714.600.000 de FCfa et il a envoyé aux Finances pour paiement.

Toutefois, précise Mamadou Gningue, «à la date d’aujourd’hui, nos établissements n’ont pas encore reçu de paiements effectifs ; en tout cas, au niveau de la Cepes qui regroupe le plus grand nombre d’établissements». Mieux, ajoute Mamadou Gningue, «pour le compte de 2018, nous devrions recevoir, à cette date, 50 % de a facture globale, soit 7 milliards de FCfa, mais rien n’est encore engagé». Du côté de la Fepes, des sources confirment que les bons d’engagement sont bien arrivés au Cof qui fait les mandats.

Daouda MANE

 

L’Association des femmes de l’Office national de l’assainissement  du Sénégal a profité de la Journée mondiale de l’eau, célébrée hier, pour sensibiliser les femmes de la Cité Bissap à une meilleure utilisation du réseau d’assainissement. Elles ont été également invitées à se mobiliser contre le vol des plaques des égouts.

Les femmes de l’Onas ont choisi la Cité Bissap pour célébrer la Journée mondiale de l’eau. A cette occasion, elles ont sensibilisé les habitantes de ce quartier sur les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement dont celle d’éviter de jeter les déchets dans les égouts. Selon la première vice-présidente de l’Association des femmes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal, Madjiguène Guèye Datt, l’assainissement  est crucial pour une bonne santé. Elle a fait savoir que le choix de la Cité Bissap n’est pas fortuit, car dans ce quartier, la situation n’est pas des meilleures et les populations sont fréquemment confrontées à l’engorgement de leur système d’assainissement. Selon Mme Datt, cheveux, couches, sacs plastiques, serviettes hygiéniques, morceaux de tissus… sont très souvent introduits dans les bouches d’égout et s’accumulent au fond des conduites qu’ils bouchent petit à petit. Un système d’assainissement, a-t-elle donc rappelé, est conçu pour recevoir uniquement des eaux usées domestiques. Tous les autres déchets doivent, à son avis, être évacués avec les ordures ménagères. Ainsi, à travers le plaidoyer, la mobilisation sociale, l’information, la sensibilisation et la communication, les femmes de l’Onas ont voulu amener des Sénégalais à un changement de comportement. Dans la même vaine, la première vice-présidente a demandé aux femmes de la Cité Bissap de se mobiliser contre le vol des plaques d’égouts, devenu de plus en plus fréquent et qui constitue un manque à gagner énorme.

Adja Coumba Sy, responsable des femmes dudit quartier, a magnifié cette initiative tout en saluant le choix de leur localité. « Avant cette opération, nous étions obligées de débourser pour curer nos égouts ou de le faire de façon informelle. Ce qui n’était pas évident, car cela demande des moyens. Aujourd’hui, si l’Onas nous offre gratuitement ce service, nous ne pouvons que nous en féliciter », a-t-elle affirmé. Mme Sy a, à son tour, invité l’Onas à multiplier cette opération dans l’avenir. L’Association des femmes de l’Onas a profité de cette cérémonie pour offrir un lot de produits détergents aux femmes de la Cité Bissap.

Samba Oumar FALL

L’Etat du Sénégal a lancé dernièrement un appel d’offres pour le contrat d’affermage de l’hydraulique urbaine. En concurrence avec deux autres sociétés (Suez et Veolia), la Sénégalaise des eaux (Sde), s’appuyant sur ses performances et sa reconnaissance, estime être en avance pour gagner ce nouveau contrat.

« Quand une société a ce  niveau de performance, de relation avec la société de patrimoine avec l’Etat du Sénégal, cela nous donne forcément une avance par rapport à nos concurrents ». Des mots de confiance du directeur général de la Sénégalaise des eaux (Sde), qui est en concurrence avec deux autres sociétés, Suez et Veolia, pour l’appel d’offre de l’Etat du Sénégal pour un nouveau contrat d’affermage de l’hydraulique urbaine. Des propos tenus par Abdoul Ball en marge de la célébration, hier, de la Journée mondiale de l’eau. La Sde organisait, à cette occasion, une présentation au grand public de son rapport de Responsabilité sociétale d'entreprise (Rse). « Nous avons été là pour être performants, répondre aux sollicitations de l’Etat et de la Sones. Ces relations sont saines et équilibrées. Et cela nous met dans une situation de confiance et de sérénité pour cet appel d’offres. Ce qui est normal, et cela plaide en notre faveur », a ajouté M. Ball. Il faisait ainsi référence à leur collaboration avec l’Etat du Sénégal depuis la réforme de l’eau, en 1996, et aussi leur reconnaissance à l’international. Une reconnaissance qui, selon lui, leur a permis d’exporter leur modèle dans beaucoup de pays comme la République démocratique du Congo et à La Mecque, en Arabie saoudite. « L’Etat choisit ce mode d’appel d’offres que nous respectons. Quand d’autres sociétés s’intéressent au Sénégal, c’est parce qu’il y a un niveau de performance, de travail et de progrès qui a été fait pour que cela ouvre le marché. Mais, nous sommes confiants par rapport à cela », a expliqué le Dg de la Sde.
Adjudicataire du contrat d’affermage avec l’Etat du Sénégal, en 1996, suite à la réforme de l’hydraulique, la Sde a, par la suite, été prolongée avec 6 avenants à ce contrat. Aujourd’hui, avec cet appel d’offres qui sera dépouillé en septembre prochain, un nouvel adjudicataire sera retenu.

Avec cette reconnaissance à l’international brandie par le Dg de la Sde comme un avantage, il se trouve qu’en interne les problèmes subsistent avec souvent la disponibilité permanente de l’eau et surtout sa qualité dans certaines zones de Dakar. Pour Abdoul Ball, les résultats et performances enregistrés ne signifient pas qu’il n’y a pas de problèmes. « Nous ne nions pas les efforts à faire pour rester dans la dynamique de la performance. Quand nous faisons des enquêtes de satisfaction clientèle, nos clients disent qu’ils sont globalement satisfaits de l’activité, des performances et du service rendu avec 80 % de niveau de satisfactions, mais aussi des points d’amélioration qui sont notés, en particulier faire en sorte qu’il ait de l’eau 24h/24 dans la région de Dakar. Aujourd’hui, tel n’est pas le cas », a-t-il précisé.  M. Ball a annoncé des solutions à la fois conjoncturelles et structurelles pour venir à bout de ces difficultés. « D’abord, nous participons, avec l’Etat, à la réalisation de programmes d’urgence. Quand l’eau a manqué, l’Etat du Sénégal et la Sones ont fait confiance à la Sde pour réaliser des forages.  En 2014, des programmes d’urgence ont été déroulés. Nous en sommes au quatrième pour résorber ce déficit en attendant des programmes structurants comme Keur Momar Sarr 3 et l’Usine de dessalement. Ces projets vont résoudre le problème d’approvisionnement en eau à Dakar ».  

Oumar NDIAYE

 

La 12ème édition du Sommet mondial des Comités d’éthique et de bioéthique a été lancée hier à Dakar. Présidant la plénière, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a invité les acteurs de la science à cultiver l’éthique pour un développement durable et inclusif garantissant le respect de la dignité humaine.  

Pour anticiper sur les effets pervers que peut entrainer parfois l’évolution de la science et de la technologie, l’éthique et la bioéthique devront être au cœur des préoccupations. Après la dernière édition, qui a eu lieu, il y a deux ans, à Berlin, le 12ème Sommet mondial des Comités d’éthique et de bioéthique se tient à Dakar du 22 au 24 mars, soit la première rencontre du genre sur le continent africain. Cette rencontre portant sur «Bioéthique, développement durable et société», est une occasion pour les acteurs de revenir sur la nécessité d’avoir une science au service du développement, dans le respect d’une certaine éthique.

Dr Aïssatou Touré, présidente du Comité de pilotage du Sommet mondial, a expliqué que la bioéthique et le développement durable constituent un duo indissociable pour un futur inclusif. Pour la spécialiste, le souci de développement avec les progrès économiques marqués par l’utilisation de la technologie doit être mis en balance avec le souci de préservation de l’humanité, de la dignité de l’homme, pour que ce développement soit durable et inclusif.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a abondé dans  le  même sens, affirmant que parler de bioéthique, du développement durable et de sociétés reste pertinent si l’on est attentif aux multiples problématiques qui traversent nos espaces de vie. « Nos Etats essaient de prendre en charge les différents défis pour implémenter un développement durable. Si des dispositions ne sont pas prises, ce processus, jalonné d’intempéries, pourrait freiner notre marche vers le développement ou le déshumaniser », a-t-il constaté. Selon lui, l’homme continue de faire face à des difficultés aussi complexes que variées. « Il est clair que la vitesse avec laquelle apparaissent ces problèmes ne permet pas souvent à notre système législatif et réglementaire de produire le dispositif opposable pour y faire face », a déclaré le ministre. Il a ainsi recommandé la mise en place d’un dispositif de transition, d’anticipation et d’accompagnement à travers les Comités nationaux d’éthique et de bioéthique. Car, a soutenu Abdoulaye Diouf Sarr, « au-delà des mutations sociales et sociétales, l’avancée de la science déclenche des alertes pour la préservation de la dignité humaine ».

De même, il a constaté qu’avec le développement de la science et de la technologie, l’avenir de l’humanité semble être entre les mains des hommes de la recherche. Seulement, a dit le ministre, il existe des lanceurs d’alerte parce que « la tragique actualité nous rappelle sans fin Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, le spectre du clonage de l’homme à des fins de reproduction… ».  Sur ce, il a demandé aux pays africains de se préparer pour ne pas être surpris au moment où les pays développés légifèrent sur l’euthanasie, la vente d’organes, le choix du sexe de l’enfant, le clonage humain, etc.

O. KANDE  

 

Les sciences de la terre ont permis de faire des découvertes impressionnantes, malgré qu’elles soient méconnues des populations, d’après Aïssatou Sophie Gladima, ministre des Mines et de la Géologie.   

« Les Journées des sciences de la terre (Jst) qui sont à leur 5ème édition nous offrent, chaque année, l’occasion de revisiter la richesse d’une discipline majeur : la géologie. Et par la même occasion, de découvrir toutes les disciplines connexes qui se sont progressivement émancipées de sa tutelle, au fur et à mesure qu’elles ont déterminé leur objet particulier et défini leurs méthodes d’investigation », a déclaré Aïssatou Sophie Gladima. Elle présidait, le 20 mars 2018, la cérémonie d’ouverture de ces journées dédiées aux sciences de la terre et célébrées en Afrique et au Moyen-Orient. Selon le ministre des mines et de la Géologie, cette discipline a permis de faire des découvertes impressionnantes.

« Ces découvertes se sont, pour ainsi dire, sédimentées au cours des siècles, allant de la description des roches (pétrographie) à l’étude des caractères physiques de la terre (géophysique), à l’aide d’appareils comme le sismographe, en passant par la paléontologie, la tectonique et la volcanologie », a affirmé Mme Gladima. Cette raison, a-t-elle avancé, motive le fait qu’ils ont voulu « donner une orientation pédagogique à ces journées en associant certes la communauté des chercheurs, mais en titillant surtout la curiosité du plus grand nombre, particulièrement les élèves et les étudiants qui, faute d’informations suffisantes, ont déserté les sciences ».

En effet, a-t-elle souligné, les sciences de la terre, aux applications pourtant multiples, restent peu connues des populations, notamment les élèves et étudiants, si elles ne sont pas tout simplement considérées, à tort, comme des cités interdites, des matières difficiles réservées à quelques audacieux fascinés par les roches.  Poursuivant, le ministre a affirmé : « En réalité, parler des sciences de la terre revient à considérer celles-ci, dans tout ce qu’elles renferment comme curiosités intellectuelles, comme objet d’étude particulière, à la lumière des grandes découvertes scientifiques qui ont sanctionné l’effort patient et intrépide de chercheurs curieux de savoir ce que cache cette planète, ce que regorge le sous-sol et quelles en sont les applications possibles pour le développement de l’humanité ».

Pour Aïssatou Sophie Gladima, « la géologie et ses différentes spécialités et applications nous introduisent au cœur d’une problématique majeure : dompter la nature, découvrir progressivement les mystères de la terre et mettre les sciences de la terre au service du développement intégral de l’homme ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Après la fermeture de l’école primaire Cheikh Touré de Guet Ndar, à Saint-Louis, le préfet dudit département vient d’ordonner celle de l’école maternelle, sise dans le même complexe scolaire.

Le préfet du département de Saint-Louis, Mariama Traoré, a sorti, hier, l’arrêté n°154 du 19 mars 2018 pour fermer l’école maternelle Cheikh Touré, sise au quartier Guet Ndar, dans la Langue de Barbarie. Ce complexe scolaire était constitué d’une école primaire qui a été le premier à être fermé avec l’avancée de la mer, avant que l’autorité préfectorale ne décide, pour cause de préservation de la sécurité publique, de fermer totalement cet établissement. En fait, il y a quelques jours, avec la forte houle notée à Saint-Louis, les toilettes de cette école se sont effondrées et des pans entiers de l’édifice menaçaient de s’abattre.

Dans le souci de reloger le millier d’élèves que compte l’école, Cheikh Yaba Diop, inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de la commune de Saint-Louis, a mis en place un plan de leur redéploiement dans d’autres écoles de la ville.
Une démarche, a-t-il rappelé, faite « de concert avec les parents d’élèves ». Ainsi, en dehors des élèves de la maternelle et des classes de Ci (Cours d’initiation) et de Cp (Cours préparatoire), redéployés dans l’annexe de l’école, tous les autres suivront désormais les enseignements à Léontine Gracianet, Alfred Doods et Ndatté Yalla, établissements situés dans l’île et la Langue de Barbarie. Pour réussir leur intégration dans ces écoles, le système de l’alternance (certains suivent les cours le matin et d’autres l’après-midi) sera de mise.  Il faut rappeler que Cheikh Touré était l’une des plus belles écoles de Saint-Louis. Elle a bénéficié, depuis plus de 15 ans, du soutien d’un partenaire français, « l’Association Fidei », qui y a mis plus de 100 millions de FCfa. D’ailleurs, cet investissement avait permis à l’école de se doter d’une salle informatique équipée d’une trentaine d’ordinateurs portables, d’une bibliothèque avec plus de 10.000 livres,  d’une salle de couture pour les élèves en situation difficile et d’autres infrastructures scolaires.

Il faut aussi noter que, lors des visites du président français Emmanuel Macron et du Grand Duc du Luxembourg, les autorités, pour faire prendre conscience du drame de l’avancée de la mer à Saint-Louis, avaient amené leurs hôtes à l’école Cheikh Touré.

Amadou Maguette NDAW

Au milieu d’une mine, un « surface miner » extrait, puis étale le calcaire, des roches sédimentaires composées essentiellement de carbonate de calcium mais aussi de magnésium. Il est utilisé à 80 % pour la fabrication du ciment. La matière est ensuite convoyée par des pelles mécaniques jusqu’aux deux concasseurs qui réduisent les minerais en petites parties. Le broyeur principal a une capacité de 7 tonnes par heure. Il est géré depuis une salle de commande… Nous sommes à la cimenterie Dangote. Cette opération de charme se déroule devant une trentaine d’élèves de séries scientifiques du lycée de Pout, région de Thiès. C’est pour susciter en eux une vocation pour les géosciences qu’a été initiée cette immersion dans ces mines de calcaire. Une activité entrant dans le cadre de la célébration des Journées des sciences de la terre (Jst) organisées, cette année, par le ministère des Mines et de la Géologie sur le thème : « Géoressources et résilience des populations dans l’espace francophone ».Selon le directeur régional des Mines et de la Géologie, Lamine Diouf, cette thématique cadre parfaitement avec la vision du chef de l’Etat qui, en recevant le rapport de 2014 du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Sénégal (Itie-Sénégal), disait qu’il devrait « populariser la connaissance des questions relatives au secteur extractif et renforcer la compréhension du niveau des contributions dudit secteur au développement économique et social du Sénégal en vue d’améliorer la bonne gouvernance dans toutes les composantes de la chaîne de valeurs ». Par ailleurs, il dit avoir noté un engouement de la part des élèves. « A travers les présentations des responsables de Dangote, ils ont pu avoir connaissance des opportunités qu’offre le secteur des mines en termes d’emplois. Cela va leur permettre de pouvoir s’orienter vers ces métiers dans ce contexte de découverte de pétrole mais également d’ouverture de mines aussi bien dans la région de Thiès qu’au Sénégal oriental », a estimé M. Diouf.Dans le même registre, le sous-préfet de Keur Moussa, Mokhtar Mbengue, a incité les élèves à choisir les métiers de leur temps comme ceux qu’offrent les sciences de la terre. Pour sa part, le directeur général de Dangote, Luck Haelterman, a relevé que les ressources naturelles découvertes au Sénégal peuvent être une opportunité si et seulement si elles sont travaillées sur place et non exportées vers l’étranger.

Ndiol Maka SECK


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.