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Actualités (3070)

Depuis plus de vingt ans, l’avènement de la loi 96-07 du 22 mars 1996 a fini de transférer la gestion de l’environnement et des ressources naturelles aux collectivités locales. Mais, force est de constater qu’elles ne sont pas suffisamment outillées dans ce domaine de compétence.

Le projet « Dunda ak kéew gi » ; gouvernance locale pour l’adaptation et la résilience aux changements climatiques dans six communes du Plateau de Thiès », une zone écologique, économique et sociale clef dans la préservation de l’environnement et des ressources naturelles,  a fait l’objet d’un Comité régional de développement. Il a été présenté par le Groupe de recherches et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim) en présence des autorités administratives des départements de Thiès, Mbour et Tivaouane, où se trouvent les six collectivités locales concernées, des services techniques de l’Etat, des organisations communautaires de base et des autorités locales.
Selon son coordinateur, André Demba Wade, le Graim va accompagner et appuyer techniquement les élus locaux. Pour les populations, se sera dans le développement et l’utilisation d’outils d’aménagement environnemental tout comme la mise en œuvre d’actions d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques.

Il a suggéré une concertation permanente avec les différents acteurs demeurant dans la zone d’intervention du projet en vue de renforcer la cohérence des actions à mener. « Et cela passe par une sensibilisation tous azimuts des populations aux impacts des changements climatiques sur leurs outils de productions, leur cadre et niveau de vie. D’où leur formation sur la prise d’initiatives et de solutions durables », a-t-il lancé.

Pour y arriver, M. Wade a insisté sur l’engagement et les compétences des jeunes et des femmes en termes de gouvernance environnementale. « Etant présent sur le Plateau de Thiès depuis 2005, nous savons que les résultats obtenus, avec la création du pôle d’acteurs présents sur le terrain expérimenté dans la zone de Notto et qui a porté ses fruits, devraient pouvoir être reconduits dans les autres collectivités locales touchées par le projet « Dund ak kéew gi », a-t-il ajouté.

Dans son adresse, Mbassa Sène, l’adjoint au gouverneur de Thiès en charge des questions administratives, a rassuré le Graim et ses partenaires, que sont Suco, un organisme de coopération  internationale canadien actif dans l’agro-environnement, l’agriculture durable et le développement local ainsi que le réseau Environnement de spécialistes québécois, de leur disponibilité. Le coût de ce projet est estimé à un million de dollars canadien sur une durée de 3 ans.

Mbaye BA

Devant les acteurs de la santé et les partenaires, le Dr Abib Ndiaye, médecin-chef de la région médicale de Tambacounda, s’est réjoui des efforts notés, durant l’année 2017, dans le domaine de la santé. En atteste la baisse assez significative des cas de décès maternels et infanto-juvéniles passés de 133 cas en 2015 à 115 en 2017. C’est également le cas pour les accouchements assistés par un personnel qualifié qui se situent à 50 % en 2017 contre 19 % en 2015. Ces informations ont été données lors de la Revue annuelle conjointe des performances du secteur de la santé dans la région orientale.

Le médecin-chef de région s’est aussi réjouie de la convention que la région médicale a signée avec la Jica et qui s’est ressentie dans les performances sanitaires, particulièrement dans l’utilisation des services et surtout dans le cadre de la couverture et du suivi des femmes en état de grossesse. C’est ainsi que le taux de prévalence contraceptive est passé de 9 % en 2015 à 11 % en 2017, même si les objectifs fixés étaient de 20 %.« L’implication des partenaires est à saluer à tous les niveaux, car c’est eux qui nous permettent de mettre en œuvre notre Pta (Plan de travail annuel », a expliqué le Dr Ndiaye tout en saluant les efforts de la directrice de l’hôpital régional de Tambacounda. A l’en croire, depuis l’arrivée de Mme Aïda Babillas Ndiaye à la tête de la structure hospitalière, de réels progrès sont en train d’y être notés. A titre d’exemple, il a cité la stabilisation du climat social.

Pape Demba SIDIBE

Le ministère de l’Education nationale, réagissant à une information relative à une enquête sur l’appartenance syndicale qui constituerait une menace à la liberté syndicale, a précisé qu’aucune enquête de ce type et aux fins alléguées n’est menée.

Il y a quelques jours, le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) indiquait avoir appris, « avec surprise et indignation, l’organisation d’une enquête nationale sur l’appartenance syndicale ou la non syndicalisation de tous les enseignants dans le cadre d’un recensement exhaustif à tous les niveaux ». Dans un communiqué parvenu à la rédaction, le ministère de l’Éducation nationale a tenu « à préciser qu’aucune enquête de ce type et aux fins alléguées n’est menée ».

« Le ministère de l’Éducation nationale rappelle que c’est à la demande des syndicats que les services compétents de l’administration prélèvent à la source, sur le salaire de chaque enseignant qui le souhaite, sa cotisation syndicale mensuelle communément appelée check-off pour la reverser au syndicat désigné par l’enseignant lui-même », lit-on dans le communiqué.

Le document de poursuivre qu’il « est, dès lors, logique de comprendre que, pour prélever une cotisation syndicale du salaire d’un enseignant pour la reverser à son syndicat d’appartenance, le ministère de l’Éducation nationale est tenu de connaître l’organisation syndicale à laquelle le check-off prélevé doit être reversé ».  

« Si, comme le dénonce le Sudes dans sa déclaration, demander à un enseignant son syndicat d’appartenance  est « susceptible d’ouvrir la voie à de graves dérives dans la gestion du personnel comme le clientélisme, le favoritisme, l’ostracisme, la discrimination », la logique voudrait que les check-off ne soient plus prélevés par l’Administration.

En conséquence, il reviendrait désormais à chaque enseignant de verser directement sa cotisation au syndicat de son choix. Ce nouveau dispositif dispenserait l’Administration de connaître l’appartenance syndicale des enseignants »,   propose-t-on dans le communiqué.

Ainsi, poursuit-il, « serait satisfaite l’exigence, réclamée par le Sudes dans sa déclaration, « d’une suppression à jamais de la rubrique appartenance syndicale dans les fiches de renseignements et autres documents administratifs, quelle qu’en soit la motivation ».

Oumar KANDE

Les enseignants restent déterminés à faire respecter les accords signés avec le gouvernement. Et ce n’est pas l’augmentation de 15.000 FCfa faite par l’Etat, le 16 mars 2018, au cours de leur rencontre, qui va les faire reculer. « Nous ne nous battons pas pour des miettes. Les enseignants du Sénégal se battent pour l’équité et la justice sociale, pour la revalorisation de la fonction enseignante », a déclaré Abdoulaye Ndoye, le week-end dernier, au terme d’une réunion d’évaluation faite au siège du Sels/A à Rufisque. Cette rencontre du G6 a réuni les secrétaires généraux du Sels/A, du Sels, du Snelas/Fc, de l’Uden, du Saemss et du Cusems.

A cette occasion, Abdoulaye Ndoye a rappelé que même les instructions du Premier ministre n’ont pas été respectées. Il s’agit, selon lui, de donner suite à des questions comme « la création du corps des administrateurs scolaires, du reversement des Meps dans le corps des professeurs de collège, des lenteurs administratives qui persistent et les rappels ». C’est sur cette base que le G6 a décidé de dérouler son 6ème plan d’actions à partir d’aujourd’hui. Il s’agit donc de faire débrayage aujourd’hui et demain. Mercredi, il est prévu une grève totale et jeudi, les enseignants bouderont les classes.

Ce plan d’actions se poursuivra après les fêtes. Car il est prévu un débrayage à 9 h le mercredi 11 avril suivi d’une grève totale le jeudi 12 et une marche nationale à Ziguinchor. De même, le vendredi 13 avril, il sera observée une grève totale.

Maguette NDONG

L’ingénieur Babacar Birane a été l’une des attractions du Parc des innovations organisé par la compagnie aérienne Delta. Ce Sénégalais a pris le risque d’abandonner un poste dans une grande entreprise en Europe pour se lancer dans l’accompagnement des jeunes pouces. Leur start-up offre des services à des entreprises y compris celles basées aux États-Unis.

Le jeune Babacar Birane ne réalisera pas son rêve d’être un officier supérieur dans l’armée sénégalaise. L’ancien pensionnaire du Prytanée militaire de Saint-Louis n’avait pas réussi à intégrer la classe restreinte de ceux retenus pour poursuivre leur formation à l’Ecole Saint Cyr. C’est le sort du destin. Par contre, c’est dans un autre domaine qu’il va se distinguer. Donc, après être recalé au concours d’entrée à l’Ecole militaire de Saint Cyr, Babacar s’envole pour la France et s’inscrit à l’Ecole d’économie de Grenoble où il est ressorti avec un diplôme d’ingénieur économique spécialisé dans la qualité et le management de projet. Puis, il s’est fait une place dans le coaching des pouces. Raison pour laquelle il a été choisi par la compagnie Delta pour partager son expérience le 3 mars 2018 à Dakar.

Ce Sénégalais a eu la chance de travailler dans de grandes entreprises. D’abord, à Schneider Electric, ensuite à Airbus dans son programme A350. C’était en 2013. « J’ai travaillé à Airbus juste après ma sortie de l’Ecole d’ingénieur économique de Grenoble. J’étais dans le département qui s’occupait du dernier modèle d’avion A350-900 », raconte le spécialiste de l’ingénierie économique. Il faisait partie du groupe qui s’occupait des modèles devant aider à maîtriser les contraintes. La maîtrise de cette contrainte est indispensable pour la réalisation de certains objectifs ou à l’amélioration de la croissance et de la performance de la compagnie. « J’étais recruté pour travailler dans un groupe chargé de monter un « staffing tool ». C’est un outil qui permet à Airbus d’analyser, par rapport aux « mailes stones », des étapes de développement. Cette analyse a pour but d’identifier les types d’ingénieurs dont l’entreprise aura besoin pour son développement et lui permettant d’avoir un équilibre entre les ressources humaines et la contrainte de 30 % en interne pour des métiers stratégiques », explique l’ingénieur financier. Malgré les avantages, ce jeune qui a grandi à Yarakh abandonne tout et revient au bercail à ses risques et périls. Obsédé par l’idée de voler de ses propres ailes, il monte « Concree », un incubateur d’entreprises. L’ingénieur offre des services à des entreprises en quête de performance et de croissance. Il a résolu les problèmes de plusieurs entreprises aux Etats-Unis, notamment dans le Nevada… « Concree est un incubateur virtuel qui permet à un entrepreneur d’avoir accès à une communauté d’acteurs pouvant l’aider à progresser dans son projet.

Un terrain vierge
Cette communauté est composée de plusieurs entrepreneurs qui connaissent des problématiques de l’entreprenariat », souligne-t-il. « Concree » est une plateforme de partage de bonnes pratiques que les jeunes entrepreneurs peuvent utiliser pour modéliser leur projet, le tester, le valider, avant d’avoir accès à des outils pour le Business-plan. « Nous utilisons plus de technologies pour apporter des résultats permettant à l’entrepreneur de mieux réussir. Nous nous sommes dit qu’il est possible de décliner cette technologie en une solution utilisable par d’autres incubateurs », brosse Babacar Birane primé au Mandela Washington fellowship et au Forum de l’entrepreneuriat en Afrique francophone en 2016.

Ce diplômé en ingénierie financière est revenu au pays, dit-il, pour accompagner le bouillonnement du secteur de l’innovation numérique et de l’écosystème des start-up. « Nous pouvions rester en Europe. Mais, nous avons pris la décision de rentrer pour accompagner les jeunes porteurs de projets », soutient Babacar. Il conseille aux jeunes entrepreneurs de cultiver le goût du risque, d’être patient et de lutter contre le découragement. Comme quoi les fruits de l’entrepreneuriat peuvent tarder à mûrir. « Ce n’est pas facile d’entreprendre. L’entrepreneur doit s’armer de patience et apprendre de ses erreurs », s’adresse-t-il aux jeunes qui ont pris part au Parc d’innovation organisé par la compagnie aérienne Delta à la Place du Souvenir au début du mois de mars 2018.

Idrissa SANE

 

Lors de Journée mondiale de l’alimentation scolaire organisée à Mpal (trentaine de kilomètres de Saint-Louis), il a été révélé que près de 45.000 élèves de 204 écoles élémentaires et 66 écoles maternelles ont bénéficié, en 2017, de repas.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’alimentation scolaire dénommé Food for éducation, financé au Sénégal par le département américain de l’Agriculture (Usda), pour un coût global de cinq milliards FCfa sur trois ans (2016-2018), le conseiller technique de ce projet, Idrissa Bâ, spécialiste des cantines scolaires, a révélé que près de 8 millions de repas ont été servis, en 2017, par Counterpart international, dans 270 écoles de la région Nord, dont 204 écoles élémentaires et 66 écoles maternelles. Ce faisant, près de 45.000 élèves ont bénéficié de ces repas et près de 900.000 tonnes de vivres ont été utilisées pour la préparation de ces mets riches en vitamines et en oligo éléments, équilibrés et variés.

Le Consultant Idrissa Bâ s’exprimait à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation scolaire organisée à Mpal (trentaine de kilomètres de Saint-Louis) par Counterpart international. En présence du sous-préfet de l’arrondissement de Rao, Cheikh Tidiane Ndiaye, des représentants de l’Inspection d’académie (Ia) de Saint-Louis, de l’Agence nationale de la case des tout-petits et d’autres invités, M. Bâ a précisé que le panier alimentaire, qui a toujours été mis à la disposition de ces 270 écoles primaires et préscolaires de neuf arrondissements de la région Nord, est constitué de riz, de farine, de maïs enrichie, d’huile enrichie à la vitamine A, de lentilles et de petits pois.

Cette année, à Mpal, lors de cette célébration placée sous le thème : « Consommer local », le riz localement cultivé et moulu en couscous, accompagné d’une sauce au poulet, a été encore servi aux élèves des écoles maternelles de Mpal, Grand-Mpal, Thialène et de la case des tout-petits de la sainte cité de Mame Rawane Ngom. Les enfants ont bien apprécié ce repas. Le responsable du Bureau de Counterpart à Richard-Toll, Abdoul Aziz Fall, a souligné que le thème  est d’actualité en raison de la crise alimentaire qui frappe beaucoup de pays de l’Afrique subsaharienne, particulièrement le Nord du Sénégal où l’Ong intervient, depuis 2001, dans la sécurité alimentaire à travers la mise en place de cantines scolaires et des programmes d’urgence. Il a rappelé que ce projet américain a fortement contribué à l’atténuation progressive des disparités entre milieux urbains et milieux ruraux vulnérables, entre filles et garçons, mais aussi à freiner le taux d’abandon.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

« Résoudre les problèmes des femmes pour parvenir à leur autonomisation à travers la formation professionnelle et technique de qualité ». Tel a été le thème de la Journée nationale genre et formation professionnelle et technique et de l’artisanat organisée le 9 mars à Fatick.

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, a souligné, à Fatick, lors de la Journée nationale dédiée à ce secteur, que cette dernière est instituée « pour l’intégration du genre à tous les niveaux du système de formation de notre secteur ». Devant ses collègues Matar Bâ (ministre des Sports) et Mbagnick Ndiaye (ministre de l’Intégration africaine et du Nepad), il a indiqué que « cette initiative, au lendemain de la célébration de la Journée de la femme, exprime le choix fait de la qualification des femmes et des jeunes comme instrument primordial de valorisation du capital humain par le président Macky Sall dans le cadre du Plan Sénégal émergent ».

M. Talla a déclaré que cette option du chef de l’Etat « s’inscrit dans une dynamique irréversible de réformes tenant compte des potentialités et du poids économique des femmes pour le développement socioéconomique du pays. La participation des femmes devient alors une préoccupation majeure dans les politiques de développement durable ».

D’où la nécessité de les accompagner dans la formation pour leur offrir la chance d’une meilleure reconnaissance de leurs compétences et favoriser leur accès à des emplois et à des postes de responsabilités. Alioune Fall, au nom de la marraine, Mme Marième Sall, présidente de la Fondation “Servir le Sénégal”, a saisi la balle au bond pour interpeller la conscience de tout un chacun sur l’autonomisation des femmes qui « (…) est un enjeu central dans la construction du développement national ». Car « comment pourrait-on envisager le développement en laissant la moitié de la population ou plus dans le manque de formation, de qualification et dans la dépendance totale ? », s’est-il interrogé. M. Fall a, dès lors, insisté sur les perspectives valorisantes de la formation pour les ressources humaines, sa fonction de rééquilibrage social entre les genres et catégories et sa capacité à conférer la pleine autonomie à l’individu.

Le ministre Mamadou Talla a profité de l’occasion pour visiter le nouveau lycée d’enseignement professionnel et technique qui a ouvert ses portes, en début d’année 2018, en dépit des difficultés qu’il rencontre et listées par le proviseur Mbagnick Faye. Selon ce dernier, l’établissement manque, entre autres, d’équipements et de professeurs techniques (en électricité et en froid climatisation), en sciences physiques et en espagnol ».

Mohamadou SAGNE

 

Mme Aïssatou Sophie Gladima, ministre des Mines et de la Géologie, plaide pour que les apprenants embrassent les séries scientifiques pouvant contribuer au développement économique d’un pays.  

Dans le cadre de la 5ème édition des Journées des sciences de la terre en Afrique et au Moyen-Orient, le ministère des Mines et de la Géologie a organisé, le 17 mars 2018, une excursion géologique aux Mamelles, à côté de la Mosquée de la Divinité. « Nous voyons que les élèves n’embrassaient pas souvent les carrières scientifiques. Pour les aider à comprendre ces filières, il faut qu’ils viennent sur le terrain, pour voir ce que c’est la géologie, son rôle et ce que les géoressources peuvent apporter dans le développement économique d’un pays », a déclaré Aïssatou Sophie Gladima, ministre des Mines et de la Géologie.

A l’en croire, le Chef de l’Etat a des projets ambitieux et que ces travaux nécessitent des matériaux, tels que le basalte ou les produits de substitution. « Nous avons des problèmes d’accès à ces sites. Le temps de recherche de ces matériaux ralentit un peu la contribution des sociétés minières qui doivent fournir ces intrants pour la construction d’infrastructures dont le président a besoin », a-t-elle expliqué. Mme Gladima est d’avis qu’il faut « aller au-delà des clichés pour convaincre aussi les femmes à embrasser les métiers de géologue et de scientifique ».

Interrogé sur l’érosion côtière et l’avancée de la mer, elle a indiqué que c’est un phénomène qui ne s’arrêtera jamais, préconisant néanmoins la mise en place de digues pour réduire son impact environnemental.    
Pour sa part, Dr Rokhaya Samba Diène, directrice de la Prospection et de la Promotion minière au ministère des Mines et de la Géologie, a soutenu que même des élèves de l’élémentaire se sont déplacés sur le site durant l’excursion. « La géologie, ce n’est pas seulement l’étude des roches. Elle mène à tout. Ceux qui travaillent sur les routes sont des ingénieurs géologues de conception. Nous demandons aux élèves de ne pas avoir peur », a-t-elle souligné.

Aujourd’hui, se tient, à partir de 10h, à la Place du Souvenir, une exposition. Le clou des journées (demain) est la tenue d’une conférence sur : « Géoressources et résilience des populations dans l’espace Francophone ». Des activités similaires sont aussi organisées dans les régions grâce aux sociétés minières qui y sont implantées.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Le gouvernement et les syndicats d’enseignants n’ont pas d’accord sur certains points des négociations. Sur la question de l’indemnité de logement, les propositions du gouvernement n’ont pas trouvé l’assentiment des organisations syndicales. Ces dernières ont promis de retourner à la base pour étudier aussi la proposition de pause sur la lutte demandée par le Premier ministre.   

L’indemnité de logement a constitué, hier, le point d’achoppement entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants regroupés au sein du Groupe dit G6, c’est-à-dire les organisations syndicales les plus représentatives. Plusieurs rencontres en amont ont eu lieu et ont été ponctuées par des propositions du gouvernement qui ont été détaillées par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. « La première rencontre s’est tenue le 6 mars. Au cours de cette rencontre, où  j’ai représenté le gouvernement, nous avons demandé aux organisations syndicales de faire des contre-propositions parce que, jusqu’à présent, nous n’avions pas entendu quelque chose de leur part. Deux contre-propositions ont été faites. La première d’une partie des organisations syndicales qui parlait d’alignement de l’indemnité de logement et l’autre partie qui parlait d’augmentation substantielle.  Pour cette partie, les montants qui étaient proposés variaient  entre 20.000  et 30.000 FCfa en 2018, encore  20.000 et 30.000 FCfa en 2019 », a détaillé Serigne Mbaye Thiam. Pour lui, ces contre-propositions des organisations syndicales n’étaient pas supportables pour les finances publiques. C’est ainsi que d’autres propositions sont venues du gouvernement pour faire passer l’indemnité de logement de 70.000 à 72.000 FCfa. « Les organisations syndicales ont marqué leur désaccord. Le gouvernement a réfléchi à son niveau et a porté sa proposition, le 9 mars, qui était d’augmenter l’indemnité de logement à 22 %, en  faisant  passer l’augmentation de 72.000  à 73.200 FCfa. Au cours de cette rencontre aussi, il n’y a pas eu d’accord », a ajouté M. Thiam.

Proposition de pause
Lors de la troisième rencontre, tenue le 12 mars 2018, le gouvernement est encore revenu pour faire une proposition. Selon le ministre de l’Education nationale, au cours de cette rencontre, l’Etat a proposé que l’indemnité de logement puisse passer par enseignant et par mois de 60.000  FCfa à 75.000  FCfa.  Ce qui correspond, d’après lui, à une augmentation de 25%.

 « Au cours de cette rencontre également, les syndicats n’ont pas bougé de leurs propositions en restant sur les mêmes montants. Pour le gouvernement, c’était la proposition ultime à faire », a-t-il tenu à préciser.  C’est ainsi que, lors de cette rencontre d’hier, présidée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, il a été aussi proposé aux syndicats d’enseignants une pause. Il a été réitéré, selon le ministre de l’Education, la disponibilité du gouvernement à prendre en charge toutes les préoccupations qui concernent les organisations syndicales.

« Le Premier ministre, en présence du ministère de l’Economie et des Finances, a dit que le gouvernement ne peut pas dépasser le montant de 75. 000 FCfa par enseignant et par mois, qui correspond à une augmentation de 25 % de l’indemnité de logement. Nous avons expliqué aux syndicats d’enseignants et aux enseignants, de façon générale, que nous pensons qu’à l’issue d’une lutte, on a obtenu un gain important si on a une augmentation de 25%, si on a demandé une revalorisation de l’indemnité de logement », a ajouté Serigne Mbaye Thiam. Il s’est dit dans l’attente d’un retour au gouvernement des organisations syndicales sur les deux propositions, à savoir l’augmentation de 25% de l’indemnité de logement et sur la pause dans la lutte syndicale

SOULEYMANE DIALLO, PORTE-PAROLE DU G6 : « NOUS SORTONS DÉÇUS DE CETTE RENCONTRE »
Après toute une journée de discussions avec le gouvernement, Souleymane Diallo, porte-parole du regroupement des syndicats d’enseignants appelé G6, a parlé de déception. « C’est avec une très grande déception que nous sortons de cette rencontre. Nous pensions que quand le Premier ministre du Sénégal convoque les enseignants dans un contexte caractérisé par une crise du secteur, qu’il proposerait des propositions acceptables sur l’indemnité de logement », a déclaré le secrétaire général du Sels.

Pour lui, les propositions du gouvernement sur la question de l’indemnité de logement sont en-deçà de leurs attentes. « L’indemnité de logement existe déjà. Nous demandons juste une revalorisation. Il y a la question de l’alignement articulée à une augmentation substantielle de l’indemnité de logement. Mais, nous n’avons ni l’alignement  ni l’augmentation substantielle très en-deçà même de nos attentes », a poursuivi M. Diallo.

Par rapport à la dernière proposition du gouvernement portant sur une augmentation de 25 % de l’indemnité de logement et aussi sur celle de la pause sur la lutte syndicale, il a parlé de retour à leur base, seule habilitée, selon lui, à fixer des orientations pour la suite.

Oumar NDIAYE

En prélude à la Journée mondiale de l’eau, qui sera célébrée le 22 mars, le ministère de l’Hydraulique a organisé, le 10 mars passé, une randonnée pédestre dont le point de départ a été la Place du Souvenir. A la tête des randonneurs, il y avait le directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (Dage) dudit ministère. Les marcheurs ont bravé la forte chaleur pour faire quelques kilomètres, une manière pour eux «d’informer les Sénégalais» sur la Journée mondiale de l’eau qui sera célébrée, cette année, sous le thème : «Eau et économie verte».

D’après le Dage du ministère de l’Hydraulique, Mamadou Diokhané, la célébration de cette année sera faite sous forme de panel où des universitaires, des scientifiques et tous les acteurs de l’eau seront invités à débattre sur le thème susmentionné. M. Diokhané a aussi profité de cette randonnée pédestre pour revenir sur les différentes réalisations faites par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement en matière d’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement. Selon lui, depuis plusieurs années, il y avait une iniquité dans l’accès à ses services entre le monde  rural et le milieu urbain. Des disparités qui sont en train d’être corrigées grâce aux nombreux efforts réalisés par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et l’Office des forages ruraux (Ofor) en termes d’alimentation en eau potable, de fourniture de systèmes d’assainissement adéquats.

«Nous sommes maintenant arrivés à donner de l’eau potable, de l’eau non saumâtre à des populations du monde rural qui ont aussi droit d’avoir accès à de l’eau qui ne l’est pas. Depuis 2014, nous nous sommes dit qu’il faut réformer le secteur. Ce qui a été fait. Tout ce qui est assainissement rural est confié à l’Onas », a expliqué Mamadou Diokhané.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale s’est engagé à poursuivre les efforts pour promouvoir davantage la santé communautaire afin de mieux atteindre la population à la base avec les politiques de santé.

Représentant le ministre Abdoulaye Diouf Sarr au premier forum de l’Afrique de l’Ouest sur la santé communautaire, le secrétaire général du département de la Santé a réitéré « l’engagement du gouvernement et du ministère de la Santé et de l’Action sociale à poursuivre les efforts pour davantage promouvoir la santé communautaire. Ce, à travers des communautés plus fortes et plus engagées ». Alassane Mbengue a rappelé que le Sénégal a très tôt opté pour un système de santé qui intègre la participation communautaire en vue de répondre, de manière efficace, aux nombreux défis. «L’avènement de l’épidémie du Vih/Sida a fini de placer l’approche communautaire au cœur des réponses aux défis. La lutte contre le paludisme et la tuberculose ainsi que les programmes de nutrition ont intégré une dimension communautaire ayant permis de mettre à l’échelle des interventions dont les résultats sont, aujourd’hui, reconnus et partagés. Plus récemment, les programmes de santé maternelle et infantile ont connu des avancées majeures avec cette approche, notamment dans le domaine de la planification familiale et de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile», a affirmé le secrétaire général du ministère de la Santé.

Pour Alassane Mbengue, des programmes innovants comme la Couverture maladie universelle (Cmu), basée sur l’engagement des collectivités territoriales pour l’installation de mutuelles de santé, sont un prolongement significatif de cette approche communautaire. En outre, « l’érection d’une Cellule de coordination de la santé communautaire au sein de la Direction générale de la santé marque la volonté d’aller vers l’institutionnalisation de la santé communautaire».

Donner à l’acteur communautaire toute sa place

Dans ce même élan, il a indiqué que l’ouverture de la filière Santé communautaire dans les programmes d’enseignement supérieur des universités, telles que Alioune Diop de Bambey, ainsi que l’intégration en vue des diplômés dans la fonction publique sont à saluer.

M. Mbengue a toutefois demandé de relever les défis, car des avancées significatives ont été obtenues. Mais, a-t-il dit, «ensemble, nous avons la capacité d’aller plus loin». «Aller plus loin, c’est véritablement réussir les processus d’institutionnalisation dans nos différents pays. C’est surtout donner à l’acteur communautaire toute sa place et créer les conditions favorables en vue de lui permettre de jouer pleinement son rôle. Le département compte sur la participation de tous acteurs pour réussir cette mission», s’est projeté le Sg du ministère de la Santé.

Ce forum qui a regroupé tous les pays de la Cedeao, en plus de la France, de la République démocratique du Congo (Rdc) et de l’Ethiopie, a été une occasion de valoriser l’approche communautaire basée sur la  participation et la «multisectorialité» et l’échange d’expériences.

Le représentant du Burkina Faso, Albert Hiene, parlant au nom des pays invités, a remercié le Sénégal d’avoir abrité ce premier forum du genre pour permettre de réfléchir sur l’institutionnalisation de la santé communautaire qui est devenue une priorité en Afrique. Même avis chez le représentant de l’Oms, Farba Lamine Sall, qui a pensé que, compte tenu des difficultés de couverture en soins en Afrique subsaharienne, la santé communautaire est une opportunité.                       

Oumar KANDE

 

La tuberculose tue plus de 5.000 personnes chaque jour, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Et aucun pays n’est épargné. Face à ce fléau, le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) veut une réponse multisectorielle pour accélérer la riposte.

La tuberculose est une maladie qui touche le plus les enfants et les jeunes. En effet, 65 % des tuberculeux sont âgés entre 15 et 35 ans, selon un document remis à la presse. Au Sénégal, les derniers chiffres enregistrés en 2017 ont  révélé 13.235 cas, toutes formes confondues, avec un taux de succès du traitement de 89 %.
En prélude à la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, le 24 mars prochain, dont le thème est : « Mobilisons les leaders pour mettre fin à la tuberculose », le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) a organisé, le 13 mars 2018, à son siège, à Dakar, une rencontre de partage sur les cas de tuberculose dont 7.000 manquants restent à être soignés. Car ceux en charge de soigner les tuberculeux veulent traiter 20.000 patients suivant le plan stratégique 2018-2022.

D’après le Dr Marie Sarr Diouf, coordonnatrice du Pnt, les cas manquants sont ceux qui ne se sont pas présentés dans les structures sanitaires pour se faire soigner. « Ils n’ont pas abandonné le traitement », a-t-elle précisé. Pour ces cas, il faut une réponse multisectorielle qui permettra d’accélérer la riposte nationale et mondiale.

A en croire Mme Diouf, les déterminants sociaux de la maladie sont l’ignorance, la stigmatisation et la pauvreté. Dès lors, il faudra appuyer sur tous les leviers techniques et ministériels pour éradiquer cette pathologie dont les régions à forte charge au Sénégal sont Dakar, Thiès, Diourbel, Kolda, Diourbel et Ziguinchor. « Pour éviter la tuberculose, il faut que les maisons soient bien aérées, nettoyées et ensoleillées. Si on ne soigne pas ces cas, on ne va pas infléchir la courbe », a-t-elle expliqué. La coordonnatrice du Pnt a aussi fait savoir que chez les étudiants, du fait de la promiscuité, la tuberculose s’y développe. L’édition 2018 de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose sera marquée d’abord par le lancement de l’approche multisectorielle le 20 mars à Dakar.

Une mobilisation sociale aura ensuite lieu à Touba, le 24 mars, en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

Serigne Mansour Sy cissé

 

Face aux nombreuses difficultés qui assaillent le système éducatif, le Rassemblement islamique du Sénégal (Ris/Al Wahda) demande aux autorités et acteurs de l’éducation de trouver des solutions durables

En conférence de presse le 16 mars 2018, le Rassemblement islamique du Sénégal (Ris/Al Wahda) a déploré que, depuis des années, le gouvernement et les syndicalistes semblent faire du surplace sur une question aussi sérieuse qu’est l’éducation. D’après Mame Abdou Sine, secrétaire général du Ris, « chaque partie accuse l’autre d’être à l’origine des maux dont souffre l’école sénégalaise ».

A cet effet, il invite « les différentes parties à s’asseoir autour d’une table pour trouver des solutions durables de sortie de crise afin de permettre une reprise des cours dans les meilleurs délais ». M. Sine estime que l’éducation est un enjeu réel de performance économique et de développement socio-économique. Poursuivant, il informe que « le Ris propose un moratoire d’une durée 5 ans afin de débarrasser l’enseignement public sénégalais du stigma tendant à le peindre comme un système carentiel en perpétuelles perturbations ». Mame Abdou Sine précise que ce moratoire sera un pacte national de stabilité qui engage l’Etat, les syndicats d’enseignants, la société civile et la communauté, pour une année scolaire sans perturbation. A l’en croire, ce moratoire n’est pas un moyen de différer les problèmes qui feront jour, mais plutôt « un moment privilégié pour guérir le cancer dont souffre notre système éducatif et arrêter le processus de métastase, pour que l’école publique sénégalaise qui faisait jadis la fierté de tous retrouve son lustre d’antan ».

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Pour une meilleure communication en langues nationales et étrangères, les Institutions éducatives et sociales, Ecoles Pies de l’Afrique de l’Ouest, ont tenu un séminaire de formation sur langue et communication. Dans ce cadre, 25 enseignants ont été formés.

En vue de permettre une bonne maitrise de la langue et une habilité dans la communication, les Institutions éducatives et sociales, Ecoles Pies de l’Afrique de l’Ouest, ont formé 25 enseignants du primaire et du moyen dans le cadre d’un séminaire autour du thème : « Communiquer pour orienter, échanger ». Avec des spécialistes venus de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone (Mercé Tricas, Guillem Daniel, Véronique Petetin) et le professeur Youssouf Coly de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, ces enseignants ont bénéficié d’une formation soutenue pendant trois jours.

Carles Gil-Saguer, secrétaire général des Institutions éducatives et sociales, Ecoles Pies de l’Afrique de l’Ouest, a soutenu que, compte tenu de l’importance de la langue, il faut un renforcement des capacités continu des enseignants. « Depuis 5 ans, nous développons un séminaire de communication et de langue où les enseignants en langues des collèges et du primaire se réunissent pour se renforcer mutuellement. Nous voulons booster les capacités des enseignants et, ensuite, celle des élèves en termes de développement linguistique. On veut renforcer l’écoute, l’oral, l’écrit et la lecture qui sont les quatre choses les plus importantes pour une langue », a expliqué le père Carles Gil-Saguer. Il a révélé que les langues concernées sont le français, l’anglais, l’espagnol et le wolof, avec « un clin d’œil pour les langues nationales, car les études disent que les élèves apprennent mieux à travers la langue maternelle ». Carles Gil-Saguer a soutenu qu’au-delà de leurs écoles, étant d’intérêt public, ils sont disposés à travailler avec le public pour la formation, car même si leur structure est une école privée catholique, la majorité des élèves sont musulmans et que l’heure « est de garantir l’éducation pour tous ». C’est ainsi qu’ils ont mis en place un « web pédagogique » qui permet à tous les enseignants du privé comme du public d’y trouver du contenu en ligne.

Samson Ehembe, responsable pédagogique de l’établissement, a estimé que cette formation est utile parce qu’il y a souvent un décalage entre le savoir théorique des apprenants et leur capacité à communiquer correctement. « Nous sommes préoccupés par une réalité qui ressort de nos établissements puisque la façon dont on enseigne les langues favorise beaucoup l’écrit, mais l’expression orale n’est pas travaillée. Dès fois, on se rend compte que quelqu’un peut aller jusqu’à l’université, avoir toutes les notions en grammaire, mais n’a jamais parlé correctement en public. C’est pourquoi nous formons nos enseignants qui sont la clef de réussite scolaire des élèves », a-t-il argumenté.

Oumar KANDE

 

Le ministre du Renouveau Urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie, Diène Farba Sarr, a procédé, le 14 mars 2018, au lancement des travaux de la Cité Baraka sur le site du bidonville de Liberté 6.

Cette cité de 11 immeubles pour 210 logements sociaux permettra de reloger les ménages qui sont sur place.

Sur le site du quartier spontané et irrégulier de la « Cité Baraque » de Liberté 6, communément appelée « Baraka », sortira bientôt de terre une zone résidentielle moderne appelée « Nouvelle Baraka ». Une partie du bidonville se trouvant au cœur de ce quartier sera remplacée par 11 bâtiments de 210 logements sociaux modernes qui vont accueillir les familles recensées sur le site. Le coût des travaux, lancés, le 14 mars 2018, par le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, et par les partenaires allemands, est de 9 millions d’euros, soit environ 5,850 milliards de FCfa, dont 2 millions d’euros prévus pour les infrastructures sociales et la formation des habitants. Le délai d’exécution des travaux est de 24 mois. Les 6 premiers immeubles seront livrés dans 12 mois et les 5 autres dans un délai de 12 autres mois. Du côté des populations, on se réjouit de ce projet. Le chef du quartier, Abdou Sèye, a remercié la Fondation allemande « You », pour leur engagement à moderniser les habitations de « Liberté 6 Baraque », sans oublier le Président de la République qui leur « a facilité la tâche ». Même avis chez le maire de Sicap-Liberté, Santi Agne, qui a soutenu qu’il s’agit d’un grand projet pour la commune qui a été associée du début à la fin du processus.

Henriette Ohoven, responsable de la Fondation « You » qui s’est battue pour ce projet depuis l’Allemagne, a indiqué que la cité en construction permettra aux populations de vivre dans un habitat moderne et digne. Elle s’est félicitée du partenariat dynamique avec l’Etat du Sénégal. Diène Farba Sarr est allé dans le même sens. « Grâce à la volonté marquée du Président de la République, Macky Sall, et à l’appui très précieux de Henriette Ohoven, les populations de cette cité voient leur rêve devenir réalité », a-t-il affirmé. Le ministre a ajouté que cette construction entre dans le cadre du Programme de la rénovation urbaine, et le chef de l’Etat a fait prendre toute la conduite nécessaire pour la réussite des chantiers, avec un décret déclarant d’utilité publique ce projet.

Pour la mise en œuvre, le promoteur immobilier Orascom, représenté par Stefan Zingerlen, s’engage à réaliser, au total, 270 logements à Baraka, dont 210 seront mis à la disposition des différentes familles qui occupent le site. Le reste sera commercialisé pour amortir les investissements. Il est prévu aussi la construction d’une mosquée, d’un centre de formation, d’une case de santé, d’une école et d’un cyber.

Oumar KANDE

Le premier secrétaire de l’ambassade du Japon au Sénégal, Azumi Takarada, a inauguré, le 14 mars 2018, à Gorom 1, un bloc dentaire et un maternité. Ces structures sanitaires sont financés par le Japon à hauteur de 48 millions de FCfa dans le cadre de l’Assistance aux projets locaux contribuant à la sécurité humaine.

Le poste de santé de Keur Yiiw à Gorom 1 (département de Rufisque) a abrité, le 14 mars dernier, la cérémonie d’inauguration du bloc dentaire et de la maternité financés par le Japon dans le cadre de l’Assistance aux projets locaux contribuant à la sécurité humaine. C’était en présence d’Azumi Takarada, premier secrétaire de l’ambassade du Japon au Sénégal.

Selon un communiqué parvenu à la rédaction, « compte tenu de l’augmentation régulière du nombre de patients, ce poste de santé a reçu, de nouveau, l’année dernière, un don d’environ 48 millions de FCfa pour faire une extension comprenant une maternité et un bloc dentaire ». Le document ajoute que les deux nouvelles unités permettent au poste de santé d’offrir des services dentaires et de maternité accessibles aux villageois qui sont au nombre de 9000 environ. « C’est la deuxième fois que cette organisation bénéficie d’un financement non remboursable du gouvernement du Japon. Le premier don avait permis, en 2007, de construire ce poste de santé pour répondre aux besoins primaires de santé dans le village de Gorom 1 qui se situe dans une zone assez éloignée de toute structure sanitaire », lit-on dans le communiqué. Par cette coopération, le gouvernement du Japon continue d’apporter sa contribution au renforcement du système de santé et à la promotion de la Couverture maladie universelle (Cmu) au Sénégal.

O. KANDE

Pour faire face aux maladies liées au manque d’hygiène, la Sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar a lancé, le 14 mars 2018, un dispositif dénommé Sentinelle n°1 et qui s’étale sur 10 mois.

Veiller sur la salubrité dans les gares, marchés, entre autres. Tel est le principal objectif poursuivi à travers le dispositif Sentinelle lancé par le Service d’hygiène. Le Major Alla Ngom, chef de la Sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar, a indiqué que le dispositif Sentinelle n°1 vise à améliorer la salubrité des denrées alimentaires mais également la propreté des gares et marchés du département de Dakar. « Le lancement de cet important dispositif dans la commune des Parcelles Assainies dont le maire a fait montre d’un engagement sans faille est le couronnement des efforts multiples et divers. Il y a l’apparition de certaines maladies qui s’explique par la négation de certaines règles d’hygiène. Ces pathologies comme le choléra, la fièvre typhoïde affectent plus de 600 millions d’individus dans le monde chaque année et 420 000 personnes en meurent », a rappelé M. Ngom. Selon lui, « c’est pour contenir la menace et préserver la santé de la population que nous avons pensé mettre en place ce dispositif Sentinelle pour être en harmonie avec les exigences du Code de l’hygiène. Tout ceci, pour garantir la santé alimentaire des consommateurs. Le dispositif Sentinelle est un mécanisme d’alerte et de riposte fondé sur une démarche adossée à la combinaison de deux stratégies majeures : la Police de l’hygiène et la Police administrative ».

Le maire des Parcelles Assainies, Moussa Sy, est revenu sur les opérations que la municipalité initie. A l’en croire, la moyenne collectée dans les 4 marchés (Dior, les Unités 14, 17 et 11) du 4 au 25 février dernier tournait autour de 80 tonnes d’ordures. Mais, « au moment où certains marchands versent leurs saletés dans les bennes ou camions à ordures, d’autres refusent systématiquement de le faire », a-t-il regretté, non sans dire que la mairie ne peut plus voir cette situation perdurer. « Nous mettrons l’accent sur l’hygiène, car c’est une nécessité absolue de contrôler les produits alimentaires. Nous sommes très engagés et prendrons les dispositifs pour sensibiliser sur les dangers », a-t-il avancé. Amadou Sarr, adjoint au sous-préfet de la commune des Parcelles Assainies, a invité les acteurs à garder le cap et à faire de telle sorte que le cadre de vie des populations soit propre. Aussi a-t-il demandé aux maires d’appuyer ce dispositif Sentinelle pour un succès éclatant.

Serigne Mansour Sy CISSE

A Saint-Louis, les enseignants ont été très nombreux, hier, à arpenter le macadam pour manifester bruyamment leur colère. Arborant des brassards rouges, ils ont sillonné quelques rues, ruelles et artères du faubourg de Sor pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur leurs conditions de travail. Cette marche pacifique et bien organisée leur a permis de drainer une foule en délire dans les avenues « Coumba Dieng » et « Mame Rawane Ngom » et de tenir une assemblée générale devant l’Inspection d’académie de Saint-Louis.

Sur place, les secrétaires généraux des différentes centrales syndicales de l’enseignement ont fait des déclarations. Ils ont déploré le non-respect des engagements pris par l’Etat (accords de 2014), les ponctions sur les salaires, en faisant allusion à l’urgence et à la nécessité d’appliquer la mesure relative à l’alignement des indemnités. Ils ont aussi plaidé pour la revalorisation morale et matérielle de la fonction enseignante.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le week-end des solutions Parfao (Promouvoir l’agro écologie par la recherche et la formation en Afrique de l’Ouest) s’est tenu les 10 et 11 mars 2018 à l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf) sise à Dakar.

Une quarantaine de participants ont pris part au week-end des solutions Parfao (Promouvoir l’agro écologie par la recherche et la formation en Afrique de l’Ouest). Sur une quinzaine de candidats, cinq projets de solutions ont été sélectionnés. Mme Joanna Schlesinger, chargée de la valorisation et de l'innovation à l’Institut de recherche pour le développement (Ird), responsable du programme Parfao, a expliqué que ledit projet comporte deux composantes : un axe « formation » et un autre appelé « interface science-société ». Dans ce cadre, les 10 doctorants qui travaillent dans le domaine de l’agro écologie vont bénéficier d’une bourse de mobilité d’au maximum 2,7 millions de FCfa par projet pendant 6 mois.

A l’en croire, les critères de sélection sont la réponse à une problématique sociétale et non seulement à des enjeux scientifiques, le caractère innovant, la faisabilité du développement et de la mise en œuvre de la solution.

Selon Amadou Ndiaye, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences agronomiques, d’aquaculture, de technologie agroalimentaire de l'Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, ces projets sont importants par rapport à la nouvelle loi de l’enseignement supérieur qui demande de faire du service à la communauté. Toutefois, il a laissé entendre qu’il existe des goulots d’étranglement, parce que le mécanisme n’est pas encore rôdé. « Nous sommes dans l’expérimentation et il y a des choses que nous ne maitrisons pas. Nous pensons que notre ingénierie suffit pour régler des problèmes. Et très souvent, les producteurs ne sont pas dans cette logique de rationalité scientifique », a indiqué M. Ndiaye qui a assuré que certains d’entre nous pensent que l’agriculture est une affaire de l’administration agricole. « Tout le reste, c’est des para-agricoles. Aujourd’hui, pour développer l’agriculture, il nous faut des entreprises agricoles », a-t-il expliqué, précisant que « les jeunes ne s’engageront dans l’entreprenariat que lorsqu’ils sentiront le soutien de l’Etat ».

L’initiative Parfao (2017-2019), expérimentée dans trois pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Sénégal), vise à propulser les meilleurs projets sélectionnés à l’issue de trois ateliers multi acteurs préparatoires. Ce week-end accélérateur a pour objectif de consolider et finaliser les idées de solutions de chaque équipe en les rendant opérationnelles. Et ce, grâce à l’établissement d’un plan d’actions détaillé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les élèves des collèges de la banlieue ont marché pour réclamer la fin de la grève que leurs professeurs observent depuis un bon moment. Ils demandent à chacune des deux parties concernées par les négociations de faire une concession pour éviter que l’année en cours soit invalide.

Les élèves des établissements de Pikine, Seydina Limamou Laye, Joseph Corréa, bref, de la quasi-totalité des collèges et lycées de la banlieue, ont battu le macadam pour manifester leur colère face à la grève persistante observée par les enseignants. Ils étaient des milliers à investir les grandes artères de la banlieue en exprimant haut et fort leur envie de regagner les classes.

Leur porte-parole, Abdourahmane Sow, élève en classe de Terminale, a exposé les craintes nourries par les jeunes apprenants de la banlieue de Dakar au sujet de la grève des enseignants. Pour parer à toute éventualité d’invalidation de l’année scolaire en cours, ils sont montés au créneau. « A ce stade de l’année scolaire, il est temps que nous nous mobilisons pour sonner l’alerte, afin que tout le monde sache que notre unique préoccupation est de reprendre les cours immédiatement », a lancé M. Sow. Il a émis les appréhensions de ces camarades liées au retard noté dans la tenue des compositions auxquelles tiennent les potaches désireux de se présenter aux concours ou ceux qui envisagent de poursuivre leurs études dans les universités étrangères. Même pour ceux qui n’envisagent ni de se présenter à un concours ni d’étudier à l’étranger, Abdourahmane Sow a précisé que les parents ont investi beaucoup d’argent pour assurer la prise en charge des frais liés à leurs études. Si bien qu’il a trouvé impensable que cet investissement puisse être nul. « Nous prions l’Etat de respecter les engagements pris auprès des enseignants, afin que nous puissions reprendre les cours le plus rapidement possible », a-t-il ajouté.

Après avoir épuisé l’itinéraire prévu, les élèves ont été reçus par le préfet de Guédiawaye. Chérif Mouhamadou Moctar Blondin Ndiaye a reçu le mémorandum où sont répertoriés les points qui résument la revendication des élèves. Il a promis de le transmettre aux autorités compétentes.

Abdou DIOP

Le gouvernement et le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) ont signé, hier, un protocole d’accord portant sur des points de revendications, en particulier la question de la retraite. Ce protocole va aussi instituer un Fonds national social pour les enseignants déjà partis à la retraite.

Question centrale des revendications du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), la retraite a fait l’objet d’un point d’accord entre le gouvernement et ce syndicat. Hier, lors d’une rencontre entre le gouvernement et le Saes, il a été noté des convergences de vues entre les deux parties sur cette question. « Pour la retraite, le projet de loi a été présenté parce que l’exposé des motifs a été partagé avec les différentes parties qui consignent plusieurs points. Le premier, c’est la suppression de l’écrêtement qui est une modalité permettant, par cet acte, de renforcer la pension de retraite quand les enseignants vont en jouir », a expliqué le ministre secrétaire général et porte-parole du Gouvernement, Seydou Guèye.

S’agissant des autres points de ce projet de loi sur la retraite des enseignants du supérieur, il a cité l’intégration de l’indemnité de recherche spéciale de formation dans l’assiette de calcul de la base de la retraite. « Troisième point d’accord qui est essentiel, c’est l’objectif d’arriver à une pension de retraite égale à 85 % du dernier salaire. Nous sommes tombés d’accord sur un dispositif progressif qui permet de faire passer ce taux de retraite à 70 % entre 2018 et 2019, à 80% entre 2020 et 2021 pour arriver, à l’horizon 2023, à 85 % du dernier salaire comme étant la pension de retraite », a-t-il poursuivi.

Cette loi ne concernant que les enseignants déjà en activité, il a été décidé une mesure spécifique pour les 150 enseignants qui sont déjà partis à la retraite. C’est la création prochaine, par décret, d’un Fonds social national, lequel sera alimenté par l’effort fait par les enseignants qui ont accepté de donner une heure supplémentaire de travail et l’Etat pourra venir en complément sur la base d’une étude.

Revalorisation salariale
Sur l’autre point concernant le traitement salarial des professeurs de classe exceptionnelle, un pas important a été franchi avec le relèvement de l’indice 1068 qui passe maintenant à l’indice 1124. « Ce point était un problème pour bien traiter la situation salariale des enseignants du supérieur qui va passer à une revalorisation. Il y avait un indice, celui 1068, des professeurs de classe exceptionnelle qui étaient rémunérés au niveau du traitement salarial sur cette base et qui n’était pas conforme à leur niveau. Donc, avec l’accord, il sera procédé au relèvement de l’indice par un paramétrage et simulations budgétaires », a noté Seydou Guèye.

A son avis, concernant les questions essentielles, des pas importants et des avancées significatives ont été consignés. C’est ainsi que la même démarche d’avancée a été notée dans l’indemnité spéciale de logement. « Il y avait deux catégories : une indemnité pédagogique et une indemnité de logement. Le point d’accord qui été consigné est le suivant : Pour les enseignants logés, il sera procédé à une retenue sur le salaire de 200.000 FCfa pour ceux qui logent dans les villas et de 150.000 FCfa pour ceux qui logent dans les appartements », a aussi informé le porte-parole du Gouvernement. Ce protocole d’accord entre le gouvernement et le Saes concerne aussi la question de la prise en charge médicale.

Au finish, les deux parties sont tombées d’accord sur la mise en place d’un comité du dialogue social pour le sous-secteur qui sera chargé d’assurer le suivi, d’élaborer le chronogramme pour la diligence et la mise en œuvre des points d’accord.

Oumar NDIAYE

MALICK FALL, SECRETAIRE GENERAL DU SAES : « NOUS ESPÉRONS QUE CES ACCORDS SIGNÉS SERONT RESPECTÉS »
Du côté du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), il est espéré une application de ce protocole d’accord signé avec le gouvernement. Malick Fall, le Secrétaire général, a parlé de « faire mentir l’histoire ». « Nous attendons de signer ce protocole et aller vers sa mise en œuvre. Nous espérons, cette fois-ci, que nous allons faire mentir l’histoire. C’est vrai que nous avions l’habitude de signer des protocoles et de faire des grèves pour que cela soit respecté. En tout cas, cette fois-ci, nous avons senti qu’il y avait une certaine volonté et une certaine disponibilité pour que cet accord signé puisse être respecté », a souligné M. Fall.

C’est pourquoi, de son côté, le Saes entend mettre à l’épreuve ce protocole d’accord signé avec le gouvernement durant la période 2018-2019. Le premier test du Saes pour voir la faisabilité de ce protocole d’accord sera le Fonds national social de solidarité qui a été décidé lors de ces négociations pour les enseignants déjà partis à la retraite et n’étant pas concernés par cet accord.

O. NDIAYE

En partenariat avec les Commissions santé et éducation de l’Assemblée nationale, l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef) a organisé, le 13 mars 2018, une session d’orientation pour une meilleure allocation des ressources dédiées à la Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes (Sraj).

« Notre travail consistera à faire voter, dans les budgets, des crédits alloués à la santé. Quand je prends l’exemple du Sida, il y a quelques années, nous avons beaucoup travaillé avec le Conseil national de lutte contre le Sida, l’Alliance nationale contre le Sida (Ancs), etc. Le résultat est palpable. Dans les budgets que nous votons, nous avons convaincu, par notre plaidoyer, l’exécutif à inscrire des volets dédiés à la santé ». Cette déclaration d’Aimé Assine, président de la Commission éducation de l’Assemblée nationale, montre que les financements accordés à l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef) et d’autres organismes qui luttent contre les grossesses précoces peuvent être toujours revus à la hausse. C’est tout le sens du Projet pour l’éradication des grossesses en milieu scolaire au Sénégal (Pegmiss) d’un coût de 63 millions de FCfa intervenant au niveau de 30 écoles de Kolda, Fatick et Pikine-Guédiawaye pour la période 2016-2018.

Le président Assine souligne que 140 cas de grossesses ont été enregistrés au Sénégal en 2010. « Ce taux n’est pas négligeable. Si cela continue, c’est une catastrophe », alerte-t-il. Le député révèle que les régions où le fléau reste palpable sont Sédhiou, Kolda, Fatick, Vélingara, Ziguinchor et Kédougou.

La présidente de l’Asbef, Dr Marie Louise Corréa, axe son plaidoyer sur l’importance des autorités à reconnaître leur association comme une structure d’utilité publique. « Cela pourra nous permettre d’avoir des subventions. Depuis 40 ans, nous courrons après cette reconnaissance », fait-elle savoir. De son côté, Dr Ndèye Seune Niang, directrice pays de « Planned parenthood global (Pp global), souligne « l’intérêt de briser le tabou », car il y a « beaucoup de stigmatisation et d’auto stigmatisation », sans compter « l’accessibilité financière qui pose problème ». « Nous voudrions sensibiliser les honorables députés pour que les financements soient revus à la hausse. Nous nous engageons de notre mieux pour renforcer les services de l’Asbef en élargissant nos activités », affirme-t-elle. Sur ces questions, le député Aimé Assine rassure : « Vous pouvez compter sur les parlementaires pour porter ce plaidoyer qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Nous allons ensemble élaborer des stratégies ».

Serigne Mansour Sy CISSE

« Enseigner, traduire, interpréter en langues nationales, un atout pour le développement durable endogène en Afrique ». Tel a été l’intitulé de la leçon inaugurale prononcé par le linguiste Moussa Daff lors de la graduation des 17 étudiants du Master traduction et interprétation de conférences.

Les 17 étudiants de la première promotion (2015-2017) du Master de traduction et d’interprétation de conférences (Matic) de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis ont reçu leurs diplômes. C’était en présence des autorités universitaires, du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et de différents acteurs de la profession d’interprète de conférences et de traducteurs.

D’emblée, Dr Aly Sambou, coordonnateur du Matic, est revenu sur la bonne tenue de cette formation, « malgré quelques difficultés surmontées ». Il a, en outre, avoué que tous les candidats de cette cohorte ont été admis à l’issue de cette formation, jaugée par un jury de haute qualité. Aux récipiendaires, Dr Sambou a conseillé « exigence, rigueur et humilité ; des vertus à avoir en bandoulière pour réussir dans ce métier ».

La rencontre a été une occasion pour le Pr Baydallaye Kâne, recteur de l’Ugb, de rappeler les politiques entreprises pour se diversifier et offrir, du coup, des formations de qualité aux étudiants et autres professionnels. C’est dans ce cadre qu’il a évoqué l’option prise, depuis 2010, afin de mettre en place des filières professionnelles, pour une adéquation formation et emploi. Cette option a permis, outre la sortie, il y a quelques jours, de la première promotion d’ingénieurs en Génie électromécanique, de fournir, aujourd’hui, 17 diplômés en Matic avec des récipiendaires qui sont « des interprètes de haut niveau, spécialisés dans la traduction et capables de communiquer de façon fidèle et fluide ».

Des médiateurs linguistiques de haut niveau
La marraine, Mme Martine Azubuike, cheffe du Service français de traduction aux Nations unies a, depuis New York, salué la pertinence de cette formation tout en rappelant le rôle que les Sénégalais ont, dans le passé, joué dans ce service. Elle s’est également réjouie de la qualité des deux pensionnaires de cette formation qui sont aux Nations unies « et donnent entièrement satisfaction ; ce qui fait que leur contrat est souvent renouvelé ».

Le parrain, Malick Sy, ancien interprète aux Nations unies et à l’Oua, dans un discours instructif, a rappelé aux récipiendaires « la nécessité de la rigueur, de l’éthique et de la solidarité dans l’exercice de leur métier ». Le Pr Moussa Daff, linguiste, a présenté la leçon inaugurale sur le thème « Enseigner, traduire, interpréter en langues nationales, un atout pour le développement durable endogène en Afrique ». Dans son propos, il a été question de la nécessité de nous appuyer sur nos langues nationales pour un certain développement.

Au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, le Pr Olivier Sagna, directeur des Etudes et de la Coopération à la Direction de l’Enseignement supérieur, a salué les efforts de l’Ugb et l’appui des partenaires pour la réussite de ce Master.

Il a dit sa satisfaction concernant la mobilité des étudiants, avec des stages faits à l’international, tout en rappelant la nécessité de valoriser nos langues nationales.

Ndioro Sow, le directeur de l’Ufr des Lettres et Sciences humaines de l’Ugb, s’est dit heureux de voir avec ces sortants des médiateurs linguistiques de haut niveau, prêts à jouer un rôle de pont entre plusieurs langues-cultures différentes pour faciliter la transmission et la vulgarisation des savoirs.

Amadou Maguette NDAW

Administrateur auprès du Programme sur les statistiques, tendances et politiques de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt), Michel Julian a souligné l’importance du tourisme médical qui génère quelque 100 milliards de dollars de recettes.

« Le tourisme médical dans le monde ». C’est autour de ce thème que Michel Julian, administrateur auprès du Programme sur les statistiques, tendances et politiques de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt), a axé sa communication. C’était lors de l’ouverture de la cinquième édition du Salon Tunisia health expo (7 au 10 mars 2018). Selon M. Julian, le tourisme de santé connaît une croissance rapide avec des recettes atteignant quelque 100 milliards de dollars par an. « Le tourisme de santé englobe le tourisme médical et le tourisme du bien-être. Il génère quelque100 milliards de dollars par an dans le monde. Il ne cesse de croître », a-t-il révélé. L’expert de l’Omt a précisé que des pays comme les Usa, la France, la Turquie, etc., arrivent en tête en termes de recettes, non sans ajouter que la Tunisie fait également des progrès.

Michel Julian a aussi affirmé que ce secteur qui croit à une vitesse rapide n’est pas bien connu. Car, a-t-il souligné, les données tout comme les définitions sur le tourisme médical sont limitées. Selon lui, il y a un potentiel énorme, mais il serait important de connaître les spécifiés. Aussi, a-t-il jugé que les infrastructures, les ressources humaines, la sureté, la sécurité et la certification sont des facteurs importants pour qu’un pays soit une destination de santé. De l’avis de M. Julian, dans le cadre du tourisme de santé, il faut des infrastructures de qualité.

L’administrateur de l’Omt a ainsi recommandé une étroite collaboration entre les différents acteurs pour la performance du tourisme de santé. Car le secteur médical doit, d’après lui, s’inspirer sur le tourisme surtout en matière d’accueil des patients.

Aliou Kandé (Envoyé spécial à Tunis)

PRATIQUE DE LA THALASSOTHERAPIE : LA TUNISIE OCCUPE LA DEUXIÈME PLACE AU NIVEAU MONDIAL
Grâce aux stations thermales et aux centres de thalassothérapie dont elle dispose, la Tunisie s’est positionnée comme un pays leader dans le domaine de l’hydrothérapie médicalisée. Cette déclaration est de Rzig Oueslati, directeur général de l’Office national du thermalisme (Onth). Il animait une conférence sur l’hydrothérapie en Tunisie dans le cadre de la cinquième édition du Salon Tunisia health expo. « La thalassothérapie est l’utilisation thérapeutique, dans un site marin privilégié, à des fins préventives ou curatives et sous surveillance médicale, des éléments marins, tels que l’air marin, les algues, les sédiments et l’eau de mer ayant les mêmes caractéristiques que l’eau du large », a précisé l’Onth dans un document remis à la presse. « Avec près d’une soixantaine de centres de thalassothérapie et autant de sources thermales, des hôtels haut de gamme et des paysages naturels exceptionnels, la Tunisie est une destination privilégiée pour la santé et le bien-être », a souligné le directeur général de l’Onth. « Selon les sources documentaires officielles, chaque année, ce sont près de 150 mille curistes qui fréquentent les centres de thalassothérapie du pays.

Ce qui permet à la Tunisie d’occuper le deuxième rang mondial après la France. Le cœur de la clientèle est massivement constitué d’Européens (Français, Belges et Suisses, Russes) », lit-on dans le document. Ces centres, précise-t-on, totalisent 1.496 cabines de soins offrant une capacité de traitement à 4.909 curistes par jour.

M. Oueslati a déclaré que la Tunisie est l’un des rares pays à disposer d’une législation spécifique sur la thalassothérapie qui fixe des critères stricts de conception et de gestion des centres. En effet, a-t-il expliqué, en matière de compétences professionnelles, cette législation impose la présence permanente d’un médecin dans l’équipe de direction ainsi que d’un infirmier, d’un hygiéniste et de deux kinésithérapeutes au minimum par établissement. Rzig Oueslati a rappelé que le premier établissement de thalassothérapie de Tunisie a ouvert en 1994 et le pays compte, aujourd’hui, environ 60 centres répartis sur les 1.200 kilomètres de côtes.

A.KANDE (Envoyé spécial)

Grâce aux stations thermales et aux centres de thalassothérapie dont elle dispose, la Tunisie s’est positionnée comme un pays leader dans le domaine de l’hydrothérapie médicalisée. Cette déclaration est de Rzig Oueslati, directeur général de l’Office national du thermalisme (Onth). Il animait une conférence sur l’hydrothérapie en Tunisie dans le cadre de la cinquième édition du Salon Tunisia health expo. « La thalassothérapie est l’utilisation thérapeutique, dans un site marin privilégié, à des fins préventives ou curatives et sous surveillance médicale, des éléments marins, tels que l’air marin, les algues, les sédiments et l’eau de mer ayant les mêmes caractéristiques que l’eau du large », a précisé l’Onth dans un document remis à la presse. « Avec près d’une soixantaine de centres de thalassothérapie et autant de sources thermales, des hôtels haut de gamme et des paysages naturels exceptionnels, la Tunisie est une destination privilégiée pour la santé et le bien-être », a souligné le directeur général de l’Onth. « Selon les sources documentaires officielles, chaque année, ce sont près de 150 mille curistes qui fréquentent les centres de thalassothérapie du pays.

Ce qui permet à la Tunisie d’occuper le deuxième rang mondial après la France. Le cœur de la clientèle est massivement constitué d’Européens (Français, Belges et Suisses, Russes) », lit-on dans le document. Ces centres, précise-t-on, totalisent 1.496 cabines de soins offrant une capacité de traitement à 4.909 curistes par jour.

M. Oueslati a déclaré que la Tunisie est l’un des rares pays à disposer d’une législation spécifique sur la thalassothérapie qui fixe des critères stricts de conception et de gestion des centres. En effet, a-t-il expliqué, en matière de compétences professionnelles, cette législation impose la présence permanente d’un médecin dans l’équipe de direction ainsi que d’un infirmier, d’un hygiéniste et de deux kinésithérapeutes au minimum par établissement. Rzig Oueslati a rappelé que le premier établissement de thalassothérapie de Tunisie a ouvert en 1994 et le pays compte, aujourd’hui, environ 60 centres répartis sur les 1.200 kilomètres de côtes.

A.KANDE (Envoyé spécial)


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