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Actualités (2464)

L’Accord sur les oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique et d’Eurasie (Aewa) prépare un plan stratégique pour 2019-2027. Ce cadre permettra de veiller à ce que toute utilisation et toute gestion des populations d’oiseaux d’eau migrateurs couvertes par l’Aewa soient durables sur l’ensemble de leurs voies de migration.

L’Accord sur les oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique et d’Eurasie (Aewa) veut un plan stratégique 2019-2027 pour protéger les espèces migratrices appartenant à la faune sauve (Cms). En réunion à Dakar, cette structure qui est un traité intergouvernemental destiné à la conservation des oiseaux d’eau migrateurs et de leurs habitats en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient, en Asie centrale, au Groenland et dans l’archipel canadien, veut avoir un cadre qui lui permet d’étendre ses activités.

Selon le secrétaire exécutif de l’Aewa, Jacques Trouvilliez, cet accord sert de cadre de concertation et d’orientation sur les actions et initiatives devant être entreprises par les Etats parties sur le système migratoire des oiseaux d’eau concernant la conservation des espèces et des habitats, la gestion des activités humaines, la recherche et le suivi de l’information, l’éducation et la communication.

L’Aewa relève de la Convention sur les espèces migratrices appartenant à la faune sauve (Cms). Il est entré en vigueur le 1er novembre 1999 et concerne 235 espèces qui dépendent écologiquement des zones humides pour avoir au moins une partie de leur cycle annuel. L’accord concerne 117 pays d’Europe, d’Asie, du Canada, du Moyen-Orient et d’Afrique. Il sert aussi de cadre de concertation et d’orientation sur les actions et initiatives devant être entreprises par les Etats parties sur le système migratoire des oiseaux d’eau concernant la conservation des espèces et des habitats, la gestion des activités humaines, la recherche et le suivi de l’information, l’éducation et la communication.

S’appuyant sur le premier plan stratégique de l’Aewa qui couvrait initialement la période 2009-2017, mais qui a ensuite été étendu jusqu’à 2018, le Plan stratégique de l’Aewa 2019-2027 fournit ce cadre pour la mise en œuvre de l’accord par les parties contractantes, le comité permanent, le comité technique, le secrétariat et les partenaires.

Ce plan stratégique comprend plusieurs axes comme renforcer la conservation et le rétablissement des espèces et réduire les causes de la mortalité inutile et veiller à ce que toute utilisation et toute gestion des populations d’oiseaux d’eau migrateurs couvertes par l’Aewa soient durables sur l’ensemble de leurs voies de migration.

Oumar NDIAYE

Deux milliards de FCfa, c’est ce que réclament des entrepreneurs qui ont réalisé des édicules publics dans les régions de Diourbel, de Thiès, de Saint-Louis, de Louga, de Kaffrine, de Fatick, de Tambacounda.

Le collectif des entreprises ayant réalisé des édicules publics dans les régions du Sénégal avec la Direction de l’assainissement dans le cadre du Mécanisme communautaire décentralisé de développement de l’assainissement rural (Mcdar) réclame 2 milliards de FCfa à l’Etat du Sénégal. Ces édicules sont réalisés dans les « daaras », mosquées et espaces publics.

D’après Moustapha Fall, secrétaire général du collectif, les entrepreneurs, au nombre de 70 Sénégalais, ont réalisé 600 édicules dans les régions de Diourbel, de Thiès, de Saint-Louis, de Louga, de Kaffrine, de Fatick, de Tambacounda. « Le projet devait se terminer en décembre 2015. Nous avons reçu les contrats sous forme d’offres spontanées. Après la demande de renseignements et de prix, nous nous sommes rapprochés du Service des Impôts pour enregistrement, avant de nous retrouver à la Direction de l’assainissement pour qu’on puisse nous indiquer l’emplacement des sites. Ce sont des contrats de 6 à 7 édicules. Chaque bâtiment comporte quatre toilettes et un espace réservé aux ablutions », explique M. Fall, précisant que même en cours d’exécution, une mission de la Direction de l’assainissement s’est déplacée en compagnie du Contrôleur régional des finances. « Ils nous ont fourni des procès-verbaux de réception que nous avons joints à nos factures de paiement », a-t-il révélé, ajoutant que le refus de paiement est né d’un problème personnel entre le Directeur de l’assainissement et l’Administrateur du crédit du projet.

« J’ai réalisé 12 édicules publics à Tivaouane », témoigne celui qui a obtenu son contrat en novembre 2015 pour terminer les travaux un mois après. Pour preuve, il dit détenir son procès-verbal de réception le 20 janvier 2016. « Les ouvrages sont là, l’Etat et la population en bénéficient. Je pense qu’on doit nous payer. L’agent judiciaire de l’Etat, au cours d’une rencontre, il y a de cela 9 mois, a rassuré le collectif », a avancé le secrétaire général du collectif.

Ibrahima Mbengue, membre du collectif, a souligné que 1.000 emplois sont menacés avec la fermeture des entreprises. Ces entrepreneurs menacent d’aller en grève de la faim, de tenir un sit-in devant le ministère de l’Assainissement ou même d’organiser une marche jusqu’au palais de la République.

Serigne Mansour Sy CISSE

Plus de la moitié des enfants hors du système éducatif sont dans les « daaras », a rappelé, le 11 octobre 2017, le directeur du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’éducation et les savoirs (Gires). Amadou Sarr Diop demande à l’Etat « d’intégrer l’enseignement religieux dans notre système éducatif ».

Le Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’éducation et les savoirs (Gires), en collaboration avec l’Agence française de développement (Afd), a organisé, hier, à la Fastef, une conférence débat sur « Etats réformateurs et éducation arabo-islamique en Afrique ». Le Gires a noté que l’éducation arabo-islamique a un regain d’intérêt auprès des populations. La preuve, sur plus de 1,4 million d’enfants qui sont hors du système éducatif sénégalais, plus de la moitié est dans les « daraas » ou dans des écoles de formation arabo-islamique, informe le directeur du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’éducation et les savoirs, Amadou Sarr Diop.

Selon le directeur du Gires, les chercheurs veulent, à l’issue de cette conférence, offrir à l’Etat des conclusions qui lui permettront d’intégrer cette offre éducative dans le paradigme hérité de la colonisation. Amadou Sarr Diop qui se définit comme un « pur produit du daraa » avant d’intégrer le monde universitaire invite l’Etat à « intégrer l’enseignement religieux dans notre système éducatif ». Ce qui va, dit-il, permettre de former un Sénégalais à la dimension de son socle sociétal qui est la croyance religieuse. Son constat est que le système éducatif que le Sénégal a hérité de la colonisation n’a pas réussi à « faire la mutation nécessaire » pour faire face aux urgences des populations.

Face à ce constat « d’échec » de l’école formelle, il propose la « mutualisation des deux offres éducatives (enseignement formel et éducation arabo-islamique) » pour pouvoir prendre en charge les enfants dont les parents ont choisi délibérément une autre forme d’éducation. « Ils sont des Sénégalais. Il faut qu’on trouve un moyen de les encadrer et qu’on pense à investir dans ce secteur et préparer, à long terme, l’école sénégalaise à faire des mutations nécessaires pour mutualiser ces deux offres et permettre au Sénégal de produire une école à la dimension de nos réalités endogènes et ne pas accepter que l’école puisse être une reproduction des élites comme on l’a connu depuis la période coloniale », plaide le directeur du Gires.

Aliou Ngamby NDIAYE

Plusieurs domaines de métiers seront dispensés à l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep). Il s’agit, entre autres, des Mines, de l’Agriculture, de l’élevage et de la production forestière, de l’Agroalimentaire, de l’Aquaculture et de l’Artisanat. Avant l’ouverture prévue en 2018, cet institut est en train d’élaborer ses référentiels.

L’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Matam qui ambitionne de démarrer ses cours à partir d’octobre 2018, a enclenché, le 6 octobre 2017, l’élaboration de ses référentiels. Cet atelier fait suite à celui organisé sur le cadrage technique organisé en avril dernier. Ce processus, selon la directrice de l’Isep, le Pr Aminata Diassé Sarr, va continuer jusqu’à l’élaboration des contenus de formation pour cet institut. « Notre objectif est d’ouvrir en octobre 2018. Aussi bien dans le cadre de la mise en place des offres de formation que dans le domaine des infrastructures, on est en train de travailler avec l’agence pour pouvoir avancer dans le cadre des infrastructures qui vont abriter l’Isep de Matam », a-t-elle indiqué.

Cet établissement, a-t-elle dit, se doit de contribuer efficacement au développement socioéconomique de la région de Matam, en formant des ressources humaines de qualité répondant aux besoins du marché.

Plusieurs domaines de métiers seront ainsi dispensés dans cet Isep. Il s’agit, entre autres, des Mines, de l’Agriculture, de l’élevage et de la production forestière, de l’Agroalimentaire, de l’Aquaculture et de l’Artisanat. Dans ce cadre-là, a assuré la directrice de l’Isep de Matam, 24 filières ont été déjà définies pour chaque domaine de métier. « Nous sommes à une étape importante de la mise en œuvre de l’Isep de Matam dont la vocation est de proposer des programmes professionnels courts (Bac+2) en fonction de la demande et des besoins du milieu socio-économique et du bassin de l’emploi », a indiqué Mme Sarr. Selon elle, l’implication des acteurs socioéconomiques, des employeurs et des professionnels dès le début de la mise en place des contenus des formations est indispensable.

L’ouverture de l’Isep est très attendue dans la région de Matam, a fait savoir Thierno Souleymane Sow, adjoint au gouverneur de Matam chargé des affaires administratives. A son avis, il y a un réel besoin de formation et cet institut, a-t-il assuré, aura un impact très positif dans le développement économique et social de cette partie du pays, voire du Sénégal.

Premier établissement supérieur public de la région de Matam, l’Isep est financé dans le cadre du Budget consolidé d’investissement (Bci) du Sénégal à hauteur de cinq milliards de FCfa.

Amath Sigui NDIAYE

On l’espérait, c’est arrivé. Enfin le Sénégal a une Rectrice. L’évènement est important pour le souligner car, depuis l’indépendance, malgré les efforts et les compétences de la gent féminine, jamais une femme n’a eu à diriger une institution aussi importante qu’une université. Aujourd’hui, l’histoire retiendra que Mme Ramatoulaye Diagne Mbengue, philosophe, Professeur titulaire des Universités, va diriger, à compter du 1er décembre 2017, Recteur de l’Université de Thiès.

Elle remplace à ce poste le Pr Matar Mour Seck, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Ce dernier a marqué de son empreinte, par son humanisme, ses capacités d’écoute, d’homme de dialogue et de consensus et surtout par ses compétences intellectuelles, toutes les universités où il est passé : il s’agit de Bambey et de Thiès. Avant cela, il a été le Doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Ucad.

Mais l’opinion peut être rassurée. Celle qui la remplace l’est tout autant. Sœur de l’éminent philosophe, le Pr Souleymane Bachir Diagne, Mme Mme Ramatoulaye Diagne Mbengue a su tracer sa propre voie. Rares sont ceux qui savent qu’elle est la sœur de Souleymane Bachir Diagne.

« Très discrète, mais compétente et rigoureuse, elle a dirigé l’école doctorale Ethos de main de maître », témoigne le recteur de l’Ucad, Pr Ibrahima Thioub. Mme Mbengue s’est distinguée, ajoute le Recteur de l’Ucad, dans sa discipline à travers plusieurs publications de qualité, notamment son livre sur l’Islam. « Elle reste surtout généreuse dans l’effort, discrète et extrêmement humaine et est toujours au service de l’enseignement supérieur.

Elle a toujours agi sans grand bruit », a poursuivi le Pr Ibrahima Thioub, qui salue « l’audace » du chef de l’Etat, Macky Sall, et de son ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Mary Teuw Niane. « Nous sommes fiers pour la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Ucad donne aujourd’hui une Rectrice et un Directeur général de l’enseignement supérieur en la personne du Pr Amadou Abdoul Sow, Docteur d’Etat ès Lettres, Professeur titulaire des universités, désormais ex-Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Ucad », a dit le Recteur Thioub.

Daouda MANE

L’entreprise Plac’Force ouvrira une usine au Sénégal pour donner un coup d’accélérateur à la construction des logements sociaux.

Le Salon de l’habitat de Dakar est une vitrine d’exposition des nouvelles technologies. L’entreprise Plac’Force a présenté un modèle d’habitat tourné vers le futur. Son stand est logé dans son modèle habitat qui n’est pas un préfabriqué. L’architecture métallique est conçue selon les besoins du propriétaire. La technique revient à concevoir une ossature métallique profilée et assemblée que l’entreprise installe. Cette structure est complétée par des panneaux en fribro-ciment, une laine de verre, entre autres. « Nous proposons des technologies innovantes. L’avantage de celles-ci, c’est de pouvoir construire avec rapidité une maison et sur mesure », a défendu le directeur technique.

L’accélération du gap de logements passe, selon plusieurs acteurs, par l’intégration des nouvelles techniques de construction. « Avec cette technique, nous pouvons construire avec célérité plusieurs maisons », a assuré le directeur technique de l’entreprise, Frédéric Vacher, qui a annoncé l’ouverture, dans les mois à venir, de leur antenne au Sénégal. Cette dernière offrira une formation sur les nouvelles technologies à des jeunes Sénégalais.

Les responsables jettent ainsi les fondements de la lutte contre la contrefaçon. « Nous allons monter une usine pour accélérer la production de logements. Nous le ferons au début de l’année », a soutenu le technicien.
Les matériaux utilisés sont résistants contre les parasites. Ils ne sont pas corrosifs. Les éléments entrant dans la construction confèrent une température ambiante supportable quelle que soit la saison.

L’autre avantage de ces types de construction, c’est leur flexibilité. Ces maisons peuvent être adaptées à tout type de terrain. Plac’Force a déjà produit plusieurs unités en Australie en France, et dans plusieurs pays d’Europe. En plus des villas, l’entreprise construit des bâtiments de plusieurs niveaux à usage d’habitation ou comme l’école, la clinique, des écoles, entre autres. « Le président de la République l’a dit dans son discours. Les vieilles méthodes ne nous aident pas à répondre à la demande de logements sociaux. Donc il faut de nouvelles technologies pour aller vite », a précisé Paul Mendy, un délégué de l’entreprise au Sénégal.

I. SANE

Les participants au Salon de l’habitat de Dakar ont préconisé l’organisation d’un Conseil présidentiel pour le financement de l’habitat, le reversement de la taxe sur le ciment au secteur du logement. Ces recommandations, qui seront consolidées, ont été présentées hier lors de la cérémonie de clôture du salon.

Le Conseil présidentiel sur le financement de l’habitat a été une recommandation forte de la deuxième édition du Salon de l’habitat de Dakar. « Il est ressorti des recommandations fortes comme la tenue du Conseil présidentiel sur le financement de l’habitat », a rapporté Mansour Tall du Comité scientifique du salon au cours de la cérémonie de clôture présidée par le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie, Diène Farba Sarr. Il a été aussi retenu la restauration du Conseil national sur l’habitat et l’urbanisme qui n’a pas été organisé depuis plusieurs décennies. Ce conseil est un cadre d’échanges et de suivi des politiques urbaines et des politiques de logement.

En outre, les experts ont proposé l’exploitation des mécanismes de mobilisation interne de financement comme la création d’une fiscalité dédiée à ce secteur. « Un fonds pour l’habitat a été proposé. Il sera alimenté par la taxe sur le ciment. Il se trouve que les ressources provenant de cette taxe sont versées dans le budget général alors qu’on devrait les mettre dans le secteur du logement », a ajouté Mansour Tall. L’autre mesure, c’est l’institutionnalisation de la politique des pôles urbains à partir des expériences pilotes de Diamniadio et du Lac Rose.

Le Maroc est le pays invité d’honneur du salon de l’Habitat de Dakar. Le ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville du Maroc, Mohammed Nabil Benabdallah, a exprimé sa satisfaction par rapport à la réussite de l’organisation. Il a réaffirmé leur volonté de partager des expériences réussies çà et là.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie, Diène Farba Sarr, a abondé dans le même sens. Pour lui, le Sénégal a accompli des progrès dans la construction de logements sociaux au cours des dernières années. « Les conditions d’accélération de la construction de logements sociaux sont réunies. Il s’agit de la loi d’orientation sur l’habitat, la priorité de ce secteur dans le Pse, la facilitation de la mise à disposition de l’assiette foncière. Aujourd’hui nous avons doublé la production des logements sociaux », a défendu M. Sarr.

Idrissa SANE

Un Comité local de développement a été tenu à la mairie de Dakar-Plateau sur le plan « Fagarou 3 ». Celui-ci vise la prévention et la protection sanitaire des populations du département de Dakar contre le paludisme, les maladies diarrhéiques, mais également la fièvre à virus Ebola.

Après l’arrondissement des Parcelles Assainies, des Almadies et de Grand-Dakar, l’arrondissement de Dakar-Plateau a bénéficié du plan « Fagarou 3 ». Cette étape de Dakar-Plateau qui débute ce 11 octobre marque la fin des activités du plan d’actions « Fagarou 3 ». Entamé depuis juillet 2017, ce plan est un mécanisme de prévention départementale élaboré par la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar. Il a pour objectif d’assurer la protection sanitaire des populations du département de Dakar contre le paludisme, les maladies diarrhéiques, mais également la fièvre à virus Ebola.

« Ce sont des fléaux sociaux qui ont des implications économique, sanitaire et sociale. Ce sont également des maladies qui portent atteinte à la scolarité des enfants, au Pib et qui peuvent affecter l’économie et même la sécurité sanitaire. Donc leur prévention est une tâche d’intérêt général, une tâche essentielle et importante », a fait savoir l’adjudant chef Major Alla Ngom, chef de la sous-brigade d’hygiène de Dakar lors du Comité local de développement convoqué par le sous-préfet de Dakar-Plateau.

L’ensemble des maires de l’arrondissement, des imams, des délégués de quartier, des « Badiénou gokh » (marraine de quartier), des directeurs d’écoles, des districts sanitaires, entre autres, ont pris part à ce Cld pour discuter des acquis stratégiques relatifs à la planification du plan « Fagarou 3 ».

Il a été aussi question de l’état de l’utilisation des moyens dans la mise en œuvre car, selon l’adjudant chef Major Alla Ngom, c’est un plan qui nécessite beaucoup de moyens. Son coût est de 85.193.750 FCfa. « C’est pour cela qu’il est fondé sur un partenariat public-public avec les maires, l’Etat, les districts sanitaires. C’est la mutualisation des moyens qui permettra d’atteindre les objectifs visés et inscrits dans le plan », ajoute-t-il.

Parmi les activités qui seront menées dans l’arrondissement de Dakar-Plateau, il y aura l’organisation de forums dans l’ensemble des communes avec l’appui des maires, des délégués de quartier, des « Badiénou gokh », des imams et des curés pour discuter des techniques et méthodes de prévention des maladies. « Le simple fait de se laver les mains avec du savon est une action simple, accessible, efficace et permet de réduire 45% des maladies diarrhéiques », a soutenu l’adjudant chef Major Alla Ngom, qui souligne : « Ce sont des messages de prévention de cette nature que les relais communautaires au nombre de 50 vont diffuser à travers l’ensemble des communes de l’arrondissement ».

Alioune Badara DIATTA (stagiaire)

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a lancé, hier, un projet de transformation qualitatif du Centre Talibou Dabo de Grand Yoff. En visite dans cette structure, il a constaté que le centre a besoin d’un suivi pour être à niveau.

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, a effectué, hier, une visite de contact au Centre Talibou Dabo de Grand Yoff. Après une tour dans les différents compartiments de la structure suivi d’un exposé fait par la directrice du centre, Issa Tall Diop, il a fait un constat : l’institution a besoin d’un accompagnement et d’un suivi.

Talibou Dabo manque presque de tout : les infrastructures, le matériel, les ressources humaines… Malgré ces manquements, Abdoulaye Diouf Sarr reste optimiste que le Centre Talibou Dabo peut bien changer de visage dans un an. Séance tenante, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a lancé le « projet de transformation qualitatif » de cette structure. Il veut, d’ici à octobre 2018, que l’institution change complètement pour devenir « une structure de référence » qui n’aura rien à envier aux structures de ce genre partout à travers le monde. « Ce n’est pas honorable du tout que de venir à Talibou Dabo avec des partenaires dans ces conditions là pour un pays qui vise l’émergence », s’étonne le ministre de la Santé.

Par ailleurs, il a ordonné à ses services de mettre en place un comité de pilotage du projet de transformation de Talibou Dabo. Ce plan, dit-il, va impliquer le statut du centre, le personnel, les infrastructures, les équipements, l’extension et la communication. Toutefois, le ministre invite le personnel du centre à s’engager dans ce processus de transformation. « Sans votre engagement, nous ne pouvons pas faire de transformation. L’engagement passe par une confiance des travailleurs au projet initié », indique-t-il.

Aliou Ngamby NDIAYE

CES MAUX QUI AFFECTENT TALIBOU DABO
Le Centre Talibou Dabo de Grand Yoff souffre de plusieurs maux : absence de statut, manque de personnel spécialisé, de moyens de transport…

La directrice du centre Talibou Dabo a accueilli, hier, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, avec une liste de doléances. Cette institution d’éducation et de réadaptation pour enfants handicapés physiques a, en effet, un problème de statut. Cette question, selon le Dr Issa Tall Diop, est le nœud des maux dont souffre la structure. Devant le ministre de la Santé et de l’Action sociale, elle a rappelé que son prédécesseur, le Professeur Awa Marie Coll Seck, avait déjà dépêché un comité de pilotage dirigé par le Directeur de la Santé pour travailler sur la question du statut de Talibou Dabo. Ces travaux, dit-elle, ont permis de produire un document qui propose l’érection du Centre en structure publique de santé. « Le projet de loi est actuellement au niveau du législateur », informe-t-elle. Sur ce point, le ministre a promis que « d’ici demain (aujourd’hui, Ndlr), la Direction des établissements de santé va me faire le point sur l’état d’avancement pour qu’on puisse prendre le relai afin d’avancer sur cette question qui me semble être fondamentale ».

En outre, la gestion du personnel est aussi une problématique majeure pour le Centre Talibou Dabo, d’après sa directrice générale. Selon le Dr Issa Tall Diop, une bonne partie du personnel est payée par le centre. Une charge financière lourde qu’il supporte difficilement. Ce qui fait que, dit-elle, les « salaires sont modiques » et que beaucoup de travailleurs n’ont aucune prise en charge qu’elle soit médicale ou sociale. « Le personnel peut travailler jusqu’à la retraite sans cotisation sociale et rentre sans accompagnement », déplore la directrice du centre.

Sur ce point, le ministre de la Santé a demandé à son directeur de cabinet de mettre en place « immédiatement et sans délai un petit groupe de travail qui va sortir une feuille de route ressources humaines ». « Il faut partir de l’existant et mettre en place des projections pour dire quelle situation optimale pour les ressources humaines. Cela permettra dans la perspective de cette fin d’année de doter Talibou Dabo de ce qu’il faut pour être un centre mis à niveau pour prendre en charge les enfants », explique M. Sarr.

La directrice, Dr Issa Tall Diop, révèle aussi que le Talibou Dabo souffre d’un « manque criant de personnel spécialisé ». Le centre, informe-t-elle, n’a pas de médecins généralistes, d’infirmiers, de chirurgiens dentistes, alors qu’il gère 200 enfants. Talibou Dabo a aussi un problème crucial de transport. Ces enfants qui sont handicapés physiques ont besoin de ces moyens de locomotion pour les déplacements. Malheureusement, à cause de la panne des bus, l’année dernière, beaucoup d’enfants ont arrêté les cours, révèle Mme Diop. « Nous avons besoin d’un capital humain pour gérer ses enfants qui sont accompagnés dans les toilettes, au restaurant, dans les classes. Ces enfants qui ont pour 65% la paralysie cérébrale peuvent continuer leur cursus scolaire s’ils sont bien accompagnés pour écrire », plaide la directrice générale. Elle n’a pas aussi oublié de rappeler au ministre les nombreux bâtiments qui sont toujours en chantier dans le centre, le manque d’électricité… Abdoulaye Diouf Sarr a demandé au directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage) du ministère de la Santé de prendre en repérage le centre Talibou Dabo par rapport aux équipements dans l’exercice 2018.

A. Ng. NDIAYE

Lors de la célébration de la journée mondiale de la santé mentale hier, la Division de la Santé mentale a annoncé l’élaboration de deux guides pour l’amélioration de la prise en charge des pathologies mentales.

Le Sénégal a célébré la journée mondiale de la santé mentale hier. Constatant que les agents de plusieurs structures sanitaires du pays ne sont pas préparés à prendre en charge les pathologies mentales, la Division de la Santé mentale a profité de la célébration de cette journée pour présenter deux guides élaborés pour faciliter la prise en charge de ces malades.

Le Pr Aïda Sylla, directrice de la Division de la santé mentale, est revenue sur l’importance de ces deux guides, étant donné que les structures sanitaires à la base ne sont pas préparées à accueillir les personnes ayant des pathologies mentales. Pour permettre à ces malades d’être soignés dans les structures sanitaires de leur lieu de résidence, le premier guide est destiné au niveau communautaire et aux postes de santé. Il vise à aider, selon le Pr Aïda Sylla, les travailleurs de ces structures à avoir les informations pour savoir quoi faire dans un premier temps pour la prise en charge des pathologies mentales.

Le deuxième guide s’intéresse aux centres de santé et aux établissements publics sanitaires pour leur permettre aussi de savoir ce qu’il faut faire avec les malades mentaux, en attendant leur évacuation dans les centres spécialisés.

Le directeur de Cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Alassane Mbengue, a salué l’élaboration de ces guides qui « permettront à tous les acteurs de la santé, quel que soit leur niveau, d’avoir les réponses adéquates aux besoins de santé mentale ».

Par rapport au thème de cette année, « la santé mentale au travail », la directrice de la Division de la santé mentale indique que les troubles mentaux liés au travail sont causés souvent par la quantité du travail, le manque d’espace de repos et de pause en milieu professionnel. Le Pr Aïda Sylla de poursuivre que les Tic ont fait aussi qu’il n y a plus de séparation entre l’espace professionnel et l’espace social causant plus de stress aux travailleurs.

Les secteurs professionnels les plus touchés par les pathologies mentales au travail sont les postes où les agents sont moins en sécurité ou les travailleurs de nuit. Selon elle, les fonctions où les tâches ne sont pas bien définies, et dans lesquelles on peut demander à l’agent, à n’importe quel moment, de faire une tâche sans tenir compte de sa spécialité, favorisent les pathologies mentales liées au travail.

Le directeur de Cabinet du ministre de la Santé, Alassane Mbengue, de rappeler que les conditions de travail ont beaucoup évolué, « mais elles restent encore précaires par endroit et la pression psychique sur les employés devient de plus en plus forte ». « Ces changements nécessitent des capacités d’adaptation et de dépassement, des choix difficiles à assumer, d’où le constat d’une augmentation des problèmes de santé liés au travail », affirme-t-il.

Oumar KANDE

1 000 MILLIARDS DE DOLLARS DE PERTE PAR AN
Pour Alassane Mbengue, directeur de Cabinet du ministre de la Santé, un cadre de travail négatif peut entraîner des problèmes de santé physique et mentale, l’absentéisme et une perte de rendement. D’après lui, la dépression et les troubles de l’ancienneté sont des problèmes courants de santé mentale qui agissent sur la capacité de travail. Il rappelle que dans le monde, plus de 300 millions de personnes souffrent de dépression, principale cause d’incapacité ; plus de 260 millions présentent des troubles d’ancienneté. Citant une étude de l’Oms, il estime que la dépression et les troubles de l’ancienneté font perdre à l’économie mondiale 1.000 milliards de dollars par an.

O. KANDE

Le Collège universitaire d’architecture a organisé, le 4 octobre dernier, une conférence sur le thème « agir face au changement climatique ».

Les professeurs et encadreurs du Collège universitaire d’architecture ont voulu s’intéresser à la problématique du changement climatique en posant sur la table le rôle de l’architecte dans la préservation de l’environnement. Selon Pape Goumba Lô, professeur de sciences naturelles et directeur d’un laboratoire de recherches sur les matériaux, « c’est aux architectes d’avoir une vision pour la construction de nos villes, en cohérence avec la nature. Pour cela, il faut maîtriser les propriétés du sol et les matériaux, utiliser ceux locaux et savoir s’adapter aux changements ». Il estime que c’est la seule alternative.

Dans la même veine, les architectes présents ont déploré la fermeture de l’école d’architecture en 1991, qui accroît aujourd’hui la construction anarchique sans aucune planification ni étude préalable. La présidente de l’Association de la protection des Almadies, Mme Dieng, a profité de cette séance d’échanges pour révéler que « des bâtiments poussent comme des champignons aux Almadies, nous nous sommes battus pour en empêcher quelques-uns. Des restaurants ont été construits jusque sur la plage à juste 2m de la mer et bien sûr leurs déchets s’y déversent. Les femmes qui faisaient la cueillette d’oursins n’ont plus accès à la mer ».

Pour Xavier Ricou, architecte français, il urge de préserver le patrimoine de la ville de Dakar qui s’est lancée dans une « évolution vertigineuse ». « Les espaces verts ont presque tous disparu. Le moindre espace libre est utilisé pour construire. Cependant tout ceci a une histoire ». Dans sa communication essentiellement faite à partir de photographies datant des années 1800 à aujourd’hui. Il a montré comment la colonisation, l’urbanisation et la modernisation ont généré la dégradation du cadre de vie à Dakar et mis en mal la protection de l’environnement. « Surtout parce qu’il n’y a pas eu une projection dans le futur des acteurs concernés. Ils ont détruit pour construire et n’ont pas mesuré les conséquences ».

Certains parents d’élèves ont donc plaidé pour l’insertion d’architectes dans le gouvernement pour une meilleure vision des politiques de gestion de la cité. Le Collège universitaire d’architecture a souhaité ainsi ouvrir sa neuvième rentrée. Il compte une centaine d’étudiants. Selon le directeur Naby Kane, « l’objectif en 2008, lors de sa création, était de former des jeunes qui connaissent le métier d’architecture, de faire reculer l’informel en matière de construction et de résoudre les problèmes urbains par le suivi des chantiers et la préservation du patrimoine architectural ». Selon lui, l’absence d’école d’architecture au Sénégal a créé une mauvaise qualité de production de bâtiments et le non-respect de la déontologie des architectes.

Emmanuella Marame FAYE (stagiaire)

La journée mondiale de la santé mentale a été mise à profit, à Tambacounda, par les membres de l’Association d’aide et de soutien aux malades mentaux pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur le sort de ces citoyens. Ces derniers sont au nombre de 60 en errance. Les 80 autres sont gardés dans les maisons. Ces malades mentaux sont pris en charge à l’unique centre psychiatrique Djinkoré, à 10 km de la ville. Lequel rencontre d’énormes problèmes de sécurité.

L’autre difficulté non encore résolue est relatif aux agressions dont sont victimes les malades mentaux. Car, depuis 5 ans, 12 d’entre eux ont été froidement tués. Le dernier meurtre est survenu à la gare ferroviaire de Tambacounda, il y a de cela une semaine.

Pour cette raison, Mamadou Camara, président de l’Association d’aide et de soutien des malades, demande aux autorités de réhabiliter le centre psychiatrique et de le sécuriser. Il a même préconisé de chercher des locaux au sein de l’hôpital régional afin de redonner à ces malades leur dignité.

Pape Demba SIDIBE

Le journaliste Idrissa Sané s’est encore illustré de fort belle manière à l’édition 2017 du Concours de journalisme « Eau et Environnement ». Il a remporté le premier Prix dans la catégorie « Eaux marines et côtières ».

Idrissa Sané, grand reporter au quotidien national «Le Soleil», a remporté le premier prix dans la catégorie « Eaux marines et côtières » du Concours de journalisme « Eau et Environnement » pour son article intitulé « Aire marine protégée du Bamboung : la conservation fait revivre pêcheurs et mareyeurs ». Ce concours de journalisme « Eau et Environnement » est initié par le Programme Afrique Centrale et Occidentale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn/Paco), le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (Prcm) et le Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (Gwp-Ao).

Lancé le 1er août 2017, il comporte deux catégories de prix : « Eaux continentales » et « Eaux marines et côtières ». Deux lauréats ont été retenus dans chaque catégorie. Ils sont invités à prendre part au Forum régional marin du Prcm qui aura lieu du 23 au 27 octobre 2017 à Conakry en Guinée sur le thème : « Investissons dans la résilience côtière pour un avenir prospère en Afrique de l’Ouest ». Cette quatrième édition a connu une forte participation des journalistes de neuf pays de l’Afrique de l’Ouest. Dans son article, Idrissa Sané montre que « l’aménagement de l’Aire marine protégée (Amp) de Bamboung a relancé les activités de pêche dans la commune de Toubacouta. Cet espace où la pêche est interdite est un haut lieu de reproduction et de croissance des poissons. L’Amp alimente les autres bolongs où la pêche est autorisée. Aujourd’hui, les pêcheurs reviennent à la terre avec plus de poissons de grande taille et avec une diversité d’espèces. C’est une bouffée d’oxygène pour les pêcheurs et les mareyeurs qui ont augmenté leurs revenus. La conservation fait renaître tous les espoirs dans les 14 villages engagés dans la conservation des ressources halieutiques ».

M. Sané est journaliste environnementaliste, auteur de plusieurs articles dans le domaine de l’environnement en général parus dans «Le Soleil», et plus spécifiquement sur des questions d’eau et d’assainissement. Il est titulaire d’un Master II en Science de l’environnement à l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) de l’Ucad avec comme spécialisation Eau et Assainissement et d’une Maîtrise en Science de l’information et de la communication au Centre d’étude des sciences et techniques de l’information (Cesti).

Ndiol M.SECK

Le président de la République, Macky Sall, souhaite que la production des unités d’habitation passe de 10.000 à 30.000 par an dans les prochaines années. C’est dans cette optique qu’il a recommandé l’introduction de nouvelles technologies adaptées à nos réalités pour accélérer la marche vers la démocratisation de l’accès à l’habitat.

Le chef de l’Etat accorde une priorité à la démocratisation de l’accès aux logements sociaux. Il a demandé aux différents acteurs du public comme du privé de travailler à l’intensification de la production des logements sociaux. « Nous devons accélérer la production des logements sociaux. Ce salon doit nous permettre d’apprivoiser les nouvelles technologies pour répondre à ce besoin en allant d’une production de 10.000 unités d’habitation par an à 30.000 par an dans les toutes prochaines années », a insisté Macky Sall. C’était hier lors de l’ouverture du Salon de l’habitat qui avait pour thème : « l’habitat social dans le contexte du nouvel agenda urbain : quels leviers d’accélération ? ».


La réalisation de cet objectif ambitieux passe par l’intégration de nouvelles techniques de construction. Les techniques qui sont jusqu’ici en cours ne sont plus opérantes aux yeux du chef de l’exécutif. « La construction brique après brique est complètement dépassée. Il faut les nouvelles technologies de construction qui soient adaptées à nos processus. Il y a déjà au Sénégal des entreprises qui ont commencé ce travail remarquable », a recommandé le président de la République. Les défis sont énormes mais l’espoir est permis. La présence des entrepreneures immobiliers, des architectes, des laboratoires d’études de sols, des institutions bancaires, des géomètres et des coopératives d’habitats doit servir à l’élaboration des stratégies, à la proposition de solutions devant aider à porter à un autre niveau  la construction des habitats accessibles à des Sénégalais.

« Je demande au ministère du Renouveau urbain d’accélérer le processus d’intégration de cadre permanent de dialogue entre les différents acteurs de l’habitat, mais aussi de l’aménagement urbain, de tous ceux qui gravitent autour de la problématique de l’habitat, à la fois de l’aménagement urbain, du développement de l’habitat. L’objectif est donner l’habitat social en particulier aux populations qui sont démunies », a fait savoir le chef de l’Etat.

L’avenir est dans la construction en hauteur
Cet écosystème des acteurs de l’habitat peut déjà compter sur le soutien des autorités publiques qui tiennent à garantir les droits des Sénégalais à avoir une maison décente. « L’accès à un habitat décent est pour tout individu un élément déterminant dans la quête d’un mieux-être », a rappelé le président de la République. Aujourd’hui l’urbanisation galopante et l’érosion de l’assiette foncière sont, entre autres facteurs, qui compliquent l’accès au logement. Le Sénégal vit, depuis plusieurs années, la ruée vers des villes.

La preuve, le taux d’urbanisation qui était de 23 % en 1960 est passé à 45,2 % en 2013. Ce taux sera, selon toutes les prévisions, à 50,3 % en 2030. En somme, un Sénégalais sur deux se réveillera en ville dans les années à venir. L’accroissement démographique va exacerber l’obtention d’une parcelle à usage d’habitation. C’est pour cela qu’il faut des alternatives à l’érosion foncière dans des villes. « Nous ne pouvons pas continuer à habiter dans des villas. J’invite nos compatriotes et surtout les architectes de faire la promotion, afin que nous dépassions cette idée que nous devons toujours habiter dans des villas. Surtout que notre superficie n’est pas très importante », a préconisé le chef de la magistrature suprême.

En tout état de cause, l’accès à l’habitat occupe une place centrale parmi les six axes prioritaires du Plan Sénégal émergent (Pse). Cette vision se traduit par des actions concrètes sur le terrain. Des villes en construction seront en rupture avec celles qui existent jusqu’ici. « J’ai initié une politique urbaine bâtie sur la promotion d’un réseau cohérent de villes susceptibles de contribuer plus efficacement à l’atténuation des inégalités et à la réduction des disparités à travers le programme de promotion de pôles urbains. Nous avons le programme Promovilles pour la modernisation des villes. Il y aussi le Puma pour des zones frontalières », a souligné le président de la République qui a félicité le ministre Diène Farba Sarr pour les initiatives novatrices comme la réduction des délais d’obtention du permis de construire, la dématérialisation de certaines procédures.

Idrissa SANE

PRETS IMMOBILIERS : LES BANQUES INVITÉES À FACILITER LA TÂCHE AUX SÉNÉGALAIS
Le président de la République souhaite que les banques fassent davantage confiance aux Sénégalais en leur facilitant l’accès aux prêts pour la construction des maisons. « Il faut que les banques soient moins frileuses. Je félicite la Bhs qui accompagne les promoteurs dans le pôle urbain de Diamniadio où toutes les banques sont les bienvenues. Nous devons poursuivre la réflexion sur les garanties de prêts », a fait remarquer le président de la République.

I. SANE

DIAMNIADIO, L’AMBITION D’UN AMÉNAGEMENT HARMONIEUX DU TERRITOIRE
Min Amenagement MrcLe Sénégal est sur la bonne voie dans la création des villes du futur. Le pôle urbain de Diamniadio est un exemple illustratif de l’élan du renouveau urbain au Sénégal. « Les pôles urbains symbolisent notre quête de renouveau urbain. Cela va nous permettre de créer des bassins de villes résilientes offrant des logements décents, des emplois. Ces villes modernes vont améliorer de façon significative la gestion de notre patrimoine foncier », a affirmé le président Macky Sall, pour qui  «Diamniadio est la ville intelligente regroupant des quartiers administratifs. Nous aurons, à partir du mois de juillet, une douzaine de ministères dans cette ville, des zones d’habitations mixtes, un parc industriel, des universités en construction et bientôt en finition, des centres d’affaires, des hôtels dont certains sont terminés et des complexes sportifs. C’est une parfaite traduction de mon ambition d’un aménagement harmonieux du territoire ».

I. SANE

MOHAMMED N. BENABDALLAH, MINISTRE MAROCAIN DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE : « NOS SOLUTIONS DOIVENT SE NOURRIR DE NOS RÉALITÉS CULTURELLES ET ÉCONOMIQUES »
Le Maroc est le pays invité d’honneur du Salon de l’Habitat de Dakar. Le ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville du Maroc, Mohammed Nabil Benabdallah, a fait savoir que nos villes sont confrontées aux défis de la cohésion sociale, de l’intégration économique, de la production et de la redistribution des richesses. « L’autre défi vient des engagements auxquels nous devons souscrire, avec conviction et obligation, ceux d’engager la croissance de nos villes dans des processus qui garantissent la durabilité et qui supposent donc frugalité, intégration et cohésion sociale, croissance économique et création de richesse », a énuméré Mohammed Nabil Benabdallah. Il a réaffirmé la disponibilité du Royaume chérifien à partager son expérience avec le Sénégal. Toutefois, pour lui, il est nécessaire de prendre en compte nos spécificités dans la recherche de réponses aux problèmes posés par l’urbanisation fulgurante. « Nos solutions doivent se nourrir de nos réalités culturelles, économiques, sociales et institutionnelles…non que nous faisons fi des bonnes pratiques développées en Asie, en Amérique, en Europe…mais que nous devons nous garder des transpositions stériles », a-t-il défendu.

I. SANE

Le ministre de l’Education nationale s’est rendu dans quelques établissements scolaires de Dakar hier pour constater le démarrage effectif des cours pour la rentrée scolaire 2017-2018.

Pour constater le démarrage effectif des cours ce 9 octobre 2017, jour de la rentrée des classes, le ministre de l’Education nationale s’est rendu dans quelques établissements de Dakar. C’est l’école élémentaire Moustapha Cissé, nichée dans le marché Colobane, qui a d’abord reçu la délégation ministérielle. Composée du gouverneur, du préfet, de l’Inspecteur d’académie de Dakar et d’autres autorités éducatives, la délégation est arrivée vers les coups de 8 heures. Déjà, dans certaines classes, les enseignants ont démarré leurs cours. Une pause a ainsi été observée pour permettre aux élèves de participer à la levée des couleurs. Une activité dirigée par le Service civique national et un détachement de la fanfare militaire. Un cérémonial très apprécié par les autorités et les enseignants car constituant « une amorce pour imprégner les enfants sur les leçons de civisme et de citoyenneté ».

Cette école s’est distinguée par son bon palmarès. En effet, elle a enregistré un taux de réussite de 100% au Cfee. Des performances qui ont largement donné satisfaction à son directeur Mamoudou Ba. A l’en croire, ces bons résultats scolaires sont le fruit de l’engagement du corps enseignant qui, en dehors de son crédit horaire, dispense gratuitement des cours de renforcement et de rattrapage aux élèves.

Prenant la parole, le ministre de l’Education nationale s’est d’abord félicité des performances enregistrées par l’école Moustapha Cissé de Colobane. Serigne Mbaye Thiam a ainsi magnifié l’engagement et la détermination des enseignants de l’établissement à la base de ce palmarès élogieux qui fait la fierté de l’école, des élèves et des parents.

Sur l’instruction donnée de démarrer les cours le jour de la rentrée, le ministre affirme que cet objectif est à la portée des acteurs et de la tutelle. Selon lui, les échos reçus du niveau déconcentré ont montré que l’objectif fixé est dépassé. « Il s’agissait de démarrer les cours dans chaque académie au moins dans 30 écoles élémentaires, 10 collèges et 5 lycées, et si on se fie aux informations qui proviennent des inspecteurs, on peut dire que l’objectif sera largement dépassé », explique le ministre de l’Education nationale, précisant que partout à travers le pays, les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets ont joué un rôle extrêmement important dans la mobilisation pour la réalisation de cet objectif. Après l’école Moustapha Cissé de Colobane, la délégation s’est rendue au lycée Ngalandou Diouf. Sur place, les autorités ont pu assister au démarrage de quelques cours. Une visite guidée a permis de constater le démarrage des cours. Dans ce lycée qui a fini de faire peau neuve, quelques élèves en provenance de Yavuz Selim viennent étudier pour ne pas rater l’année scolaire.

Pape Coly NGOME

Pour la première journée de la rentrée de l’année solaire 2017/2018, les élèves se font toujours désirer dans certains établissements de la banlieue. Même si l’administration des écoles et les enseignants sont sur place, les potaches se font entendre ou viennent sans fournitures.

Le jour de la rentrée a toujours été une fête et des retrouvailles entre élèves. En banlieue, ces retrouvailles ne sont pas encore complètes, car les élèves n’ont pas tous répondu présents au premier appel. Même si la cour de l’école élémentaire de Khourounar ou ex-école Pikine 11, accueille, dès les premières heures, une vingtaine de parents d’élèves voulant tous rencontrer le directeur de l’établissement, les salles de classe n’ont pas encore affiché le plein. Ces parents viennent pour régler le problème de leurs enfants exclus ou pour décrocher une place à la dernière minute dans le cadre d’un transfert. Un peu désemparés, ils sont obligés de s’aligner en file devant le bureau du directeur. Dans les classes, les enseignants ont repris le service, mais il n’y a pas eu de grand rush.

Le directeur de l’école élémentaire Khourounar, Aliou Dieng, d’indiquer qu’il y a des problèmes pour la première journée, car les élèves n’ont pas tous répondu à l’appel. On constate aussi que jusqu’après 10 heures, les potaches, souvent accompagnés de leurs parents, ne venaient qu’au compte-gouttes. Le directeur de dire que le premier obstacle à un démarrage rapide des cours, c’est le manque de fournitures des enfants. Il lance de ce fait un appel aux collectivités locales pour qu’elles puissent au moins outiller les enfants de la banlieue en petit matériel scolaire pour qu’au moins les enseignements puissent démarrer à temps.

Cependant, il rappelle que l’école publique étant gratuite, il n’y a pas une obligation de cotisation. « Les parents pensent que l’ouverture, c’est le 9 octobre et attendent des jours après pour demander à leurs enfants de venir à l’école. On a commencé les cotisations depuis. Sans inscription aussi, les enfants peuvent suivre les cours, mais ils sont toujours absents », indique M. Dieng, interrompu de temps à autres par certains parents déboussolés qui veulent des renseignements sur le statut de leurs enfants. Ce qui lui fait dire que le problème, c’est qu’une partie des parents d’élèves ne sait même pas si leur enfant passe, redouble ou est exclu, « mais attendent la rentrée pour venir s’enquérir de la situation ».

A l’école élémentaire Nansen de Guédiawaye (ex-école 15), c’est presque le même constat. Le directeur Papa Malal Diao supervise les nouvelles inscriptions. Son bureau est pris d’assaut par les parents des élèves à enrôler. Les enseignants sont dans les classes, mais les élèves sont peu nombreux et sont venus sans fournitures, d’où l’impossibilité de démarrer d’une manière intensive.

Oumar KANDE

Après avoir visité deux écoles élémentaires et le Cem Joseph Felix Correa, l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Guédiawaye s’est félicité de la disponibilité du personnel, tout en demandant un changement de comportement pour une présence à temps des élèves. « Dans les écoles élémentaires, nous avons constaté que le personnel est présent, les outils de travail sont aussi là, comme la planification pour tout le mois d’octobre. D’une classe à une autre, on avoisine un taux de présence des élèves de 50 à 60%. Le problème qui se pose, c’est que mentalement, aussi bien les parents que les enfants pensent que le jour de la rentrée, c’est juste le jour des retrouvailles entre enfants ; c’est pourquoi les enfants sont venus sans matériel dans l’élémentaire. Il y a un travail à faire à ce niveau là », indique Yaya Coly, selon qui « il reste maintenant à gagner le défi de la présence des élèves avec leurs fournitures ».

O. KANDE

Pour la première journée de la rentrée de l’année solaire 2017/2018, les élèves se font toujours désirer dans certains établissements de la banlieue. Même si l’administration des écoles et les enseignants sont sur place, les potaches se font entendre ou viennent sans fournitures.

Le jour de la rentrée a toujours été une fête et des retrouvailles entre élèves. En banlieue, ces retrouvailles ne sont pas encore complètes, car les élèves n’ont pas tous répondu présents au premier appel. Même si la cour de l’école élémentaire de Khourounar ou ex-école Pikine 11, accueille, dès les premières heures, une vingtaine de parents d’élèves voulant tous rencontrer le directeur de l’établissement, les salles de classe n’ont pas encore affiché le plein. Ces parents viennent pour régler le problème de leurs enfants exclus ou pour décrocher une place à la dernière minute dans le cadre d’un transfert. Un peu désemparés, ils sont obligés de s’aligner en file devant le bureau du directeur. Dans les classes, les enseignants ont repris le service, mais il n’y a pas eu de grand rush.

Le directeur de l’école élémentaire Khourounar, Aliou Dieng, d’indiquer qu’il y a des problèmes pour la première journée, car les élèves n’ont pas tous répondu à l’appel. On constate aussi que jusqu’après 10 heures, les potaches, souvent accompagnés de leurs parents, ne venaient qu’au compte-gouttes. Le directeur de dire que le premier obstacle à un démarrage rapide des cours, c’est le manque de fournitures des enfants. Il lance de ce fait un appel aux collectivités locales pour qu’elles puissent au moins outiller les enfants de la banlieue en petit matériel scolaire pour qu’au moins les enseignements puissent démarrer à temps.

Cependant, il rappelle que l’école publique étant gratuite, il n’y a pas une obligation de cotisation. « Les parents pensent que l’ouverture, c’est le 9 octobre et attendent des jours après pour demander à leurs enfants de venir à l’école. On a commencé les cotisations depuis. Sans inscription aussi, les enfants peuvent suivre les cours, mais ils sont toujours absents », indique M. Dieng, interrompu de temps à autres par certains parents déboussolés qui veulent des renseignements sur le statut de leurs enfants. Ce qui lui fait dire que le problème, c’est qu’une partie des parents d’élèves ne sait même pas si leur enfant passe, redouble ou est exclu, « mais attendent la rentrée pour venir s’enquérir de la situation ».

A l’école élémentaire Nansen de Guédiawaye (ex-école 15), c’est presque le même constat. Le directeur Papa Malal Diao supervise les nouvelles inscriptions. Son bureau est pris d’assaut par les parents des élèves à enrôler. Les enseignants sont dans les classes, mais les élèves sont peu nombreux et sont venus sans fournitures, d’où l’impossibilité de démarrer d’une manière intensive.

Oumar KANDE

Dans les Collèges d’enseignement moyen (Cem), les enseignants ont également regagné les classes. Là aussi, même si les élèves des classes de troisième sont en salle, l’essentiel des écoliers a décidé d’attendre. Au Cem Joseph Felix Correa de Guédiawaye, la cour de l’établissement est pleine et animée, les parents d’élèves se bousculent devant le bureau du principal Aly Sène pour inscrire leurs enfants qui n’ont pas encore regagné les classes. Il indique que « l’administration a, en amont, fait un travail pour que les emplois du temps des élèves soient disponibles, de même que tout le matériel didactique des professeurs ». M. Sène de reconnaître toutefois que les inscriptions se font timidement, même si cela n’est pas une condition pour le démarrage des élèves.

Au Cem de Dalifort aussi, le principal Ndéné Faye souligne que les professeurs ont regagné les classes et attendent que les élèves s’inscrivent progressivement. Il indique que même les non-inscrits peuvent démarrer les cours, en attendant que les parents trouvent l’argent pour les inscrire. Même avis chez son collègue du Cem de Hann, Faye Sané, qui rassure sur la présence des enseignants.

O. KANDE

Si dans les écoles publiques, les cours tardent à démarrer, le privé a parfaitement commencé les enseignements. A l’école « Notre Dame du Cap-Vert », le jour de la rentrée signifie démarrage effectif des cours. La raison est qu’avant même la rentrée, les parents sont invités à inscrire leurs enfants. « On a clôturé les inscriptions. Tout est arrêté parce qu’il faut du temps pour faire de la planification, savoir combien d’élèves on a, qu’est-ce qu’il faut programmer. Les classes sont prêtes et les enseignants sont là. Aujourd’hui, les cours ont démarré », soutient le directeur de notre Dame du Cap-Vert de Khourounar, Vincent Mendy.

O. KANDE

Hier, l’inspecteur d’académie de Thiès, Papa Baba Diassé, accompagné de son équipe pédagogique, a fait le tour de huit établissements privés et publics allant du préscolaire en passant par l’élémentaire jusqu’au moyen-secondaire. Le tout sous les yeux de l’adjoint au gouverneur de Thiès en charge de l’administration, Mbassa Sène, au nom du gouverneur de région.

L’école privée catholique élémentaire Sainte Anne a été visitée hier par l’inspecteur d’académie de Thiès, Papa Baba Diassé. Les parents étaient venus nombreux amener leur enfants. Au cours d’initiation, les élèves étaient sagement assis en face de leur institutrice qui tentait de les mettre à l’aise en leur expliquant, sourire aux lèvres, quelques bons comportements à avoir en classe.

Du point de vue du cadre, la propreté des lieux frappe le visiteur. La directrice de l’école Sainte Anne, Sœur Géneviève Ndione, a remercié les autorités académiques pour la visite qu’elle considère comme un signe d’encouragement.

Puis, cap sur l’école maternelle publique Yacine Boubou, au cœur du quartier 10ème Ex Riaom, où les chérubins étaient en classe avec leurs encadreurs qui ont démarré les activités d’éveil.

Avec un effectif de 191 enfants répartis entre la petite et la moyenne section accueillis dans un environnement bien entretenu, seule l’absence d’électricité demeure encore la fausse note.

Au collège d’enseignement moderne Djibril Diaw, la présence massive des élèves en ce premier jour de rentrée des classes a été un bon point bien noté par le principal qui a salué la bonne sensibilisation de l’association des parents d’élèves. A l’école élémentaire de Fahu, tous les élèves étaient en classe avec leurs enseignants au moment du passage de la délégation. Dans cette école qui a pu se hisser l’année scolaire précédente parmi les 10 meilleures du pays, Mme Gaye Yacine Diop, la directrice ambitionne d’aller à douze classes afin de mieux gérer son effectif de 620 élèves. « L’inspection d’académie nous a aidés dans la construction de deux classes qui sont en finition, mais nous avons encore un gap de deux autres que nous voulons obtenir au plus vite », a-t-elle plaidé.

En guise d’innovation, elle a pu, en relation avec des maîtres coraniques des environs, faire inscrire des enfants « talibé » pour suivre les apprentissages en français au même titre que tous les autres et des résultats probants ont été obtenus. « Nous en avons une trentaine que nous encourageons en leur offrant le petit déjeuner à l’école », a-t-elle confié. Avec des résultats flatteurs de 100% au Cfee et à l’entrée en sixième, l’école élémentaire de Fahu entend maintenir sa progression.

Pour le cycle secondaire, les lycées de Pout et de Fandène ont accueilli leurs élèves et leurs enseignants dans un environnement sain. Et les professeurs ont pu prendre contact avec eux, dégager les contours pratiques pour une bonne dispense des cours. A Fandène, Hélène Pascal Ndione, élève en classe de Première S2, l’absence d’électricité dans leur établissement reste encore un handicap sérieux à surmonter au plus vite. « Nous n’avons pas de labo pour faire nos expériences et cela nous pénalise », a-t-elle déploré.

A l’issue de la visite, l’Inspecteur d’académie de Thiès, Papa Baba Diassé, a rappelé que le paiement des inscriptions n’est pas lié à l’accès des élèves à l’école publique. « La question du quantum horaire est plus importante, donc nous demandons aux parents de pousser leurs enfants à aller en classe parce que l’année scolaire a démarré », a-t-il lancé. Ensuite, il est largement revenu sur la généralisation des évaluations standardisées dans toutes les classes et toutes les disciplines. « Notre objectif principal est de relever les performances des élèves dans notre académie et cela passe un effort constant sur au moins trois à quatre années ; c’est à cela que nous invitons tous les acteurs de l’école », a-t-il indiqué.

Mbaye BA

L’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé du développement, Sahite Fall, accompagné de la première adjointe au maire, Mme Aïda Mbaye Dieng, de l’Inspecteur d’académie, Boubacar Sow, a visité, hier, quelques établissements scolaires de la capitale du Nord. Il s’est rendu ainsi au lycée Ameth Fall, à l’école élémentaire Abdou Diouf, anciennement Brière de Lisle, au lycée Charles De Gaulle, à l’école privée catholique Notre-Dame de Lourdes et au Cem André Guillabert. A l’issue de cette tournée, il s’est déclaré satisfait de la présence des enseignants et des élèves dans les classes, des dispositions prises par les autorités académiques pour contribuer efficacement à la mise en œuvre du concept « Ubi tèy, jang tèy » « démarrer les cours le jour de la rentrée).

M. Fall a mis à profit cette tournée pour faire un saut à l’école primaire Cheikh Touré de Guet-Ndar qui a été récemment transformée en site de relogement de plus de 73 familles sinistrées. Sur place, l’adjoint au gouverneur et sa délégation ont constaté que la cour, les salles de classe ainsi que d’autres endroits de cet établissement scolaire ont été bien nettoyés par les services d’hygiène. Il s’est ensuite adressé à la presse pour préciser que l’avancée de la mer n’a pas empêché les élèves d’accéder aux salles de classe. Il a, à ce propos, laissé entendre que les travaux d’installation des brise-lames (pour un coût global de 4 milliards de FCfa) sur une partie du littoral entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie vont bientôt démarrer. « Les procédures de mise en œuvre avancent à un rythme satisfaisant et la réalisation de ce projet nous permettra de dépasser ces mauvais souvenirs. Pour le moment, les eaux marines ne sont pas encore dans les salles de classe ». Cependant, a-t-il fait remarquer, le rythme d’arrivée des élèves dans les établissements scolaires de la commune de Saint-Louis n’est pas encore satisfaisant.

Sahite Fall a enfin fait allusion à l’état de délabrement de certains bâtiments de l’île de Saint-Louis qui abritent une dizaine d’établissements scolaires, réitérant l’engagement de l’Etat à réhabiliter, avec l’appui de ses partenaires, ces vieilles bâtisses qui menacent de tomber en ruines.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les locaux de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef) seront inaugurés jeudi prochain par le président Macky Sall avec la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean.

Nichés au cœur du quartier huppé des Almadies, l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef) s’impose avec ses cinq étages. Cette structure est ainsi la quatrième institution de la Francophonie à faire de Dakar son siège. Des institutions qui s’activent autour de la question de l’éducation de la formation. Après la représentation régionale de l’Agence universitaire de la Francophonie, le secrétariat de la Conférence des ministres en charge de l’Education et celle en charge de la Jeunesse et des Sports, l’Ifef vient encore montrer la place importante qu’occupe Dakar dans le dispositif de la Francophonie.

Décidée par les chefs d’État et de gouvernement lors du XVe sommet de le Francophonie qui s’était tenu à Dakar, la création de l’Ifef vise à fournir aux États et gouvernements membres de l’Oif et à ses partenaires, une expertise technique pour l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de leurs politiques éducatives afin d’assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et de promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous.

L’inauguration de cet institut est prévue jeudi 12 octobre par le président Macky Sall et la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean. Il est composé de plusieurs programmes d’appui à la formation surtout des enseignants. Selon son directeur Emile Tanawa, ce centre va, avec ses programmes, participer à l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation. Parmi les programmes de l’Ifef, il y a l’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem). Un programme qui participe aux efforts internationaux pour assurer une éducation de base équitable, inclusive et de qualité pour tous.

L’Organisation internationale de la francophonie et l’Agence universitaire de la Francophonie se sont fixées pour objectif, à travers Ifadem, d’améliorer les compétences des instituteurs en poste dans l’enseignement du et en français. Déjà ce programme intervient au Sénégal avec une formation de 500 enseignants, répartis dans les huit Inspections de l’éducation et de la formation des académies de Fatick, Kaolack et Kaffrine.

Entre autres programmes de l’Ifef, l’Initiative « Ecole et langues nationales » en Afrique (Elan-Afrique). Il s’agit d’un programme dont le maître d’ouvrage est l’Oif et visant à appuyer huit pays d’Afrique subsaharienne francophone dans la mise en œuvre d’un enseignement bilingue (langues nationales-français). Les deux autres programmes concernent la formation et l’insertion professionnelle des jeunes (Fipj) et l’Appui aux innovations et réformes éducatives (Paire).

Oumar NDIAYE

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, a effectué une visite à Sédhiou pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de l’Espace numérique ouvert (Eno). Depuis sa dernière visite, la situation est restée presque la même. Ce qu’ont reconnu les techniciens de l’entreprise chargée de l’exécution des travaux. « Il était difficile de travailler pendant l’hivernage, d’ailleurs on a une fois enregistré de fortes pluies trois jours de suite », a expliqué l’un d’entre eux.

Le nouveau ministre de l’Emploi, de l’Insertion sociale et de l’Intensification de la main-d’œuvre, Abdoulaye Diop, par ailleurs maire de Sédhiou, est revenu sur la politique du chef de l’Etat consistant à accorder une grande confiance aux entrepreneurs nationaux. Mais, « il est important que nos compatriotes à qui l’Etat a donné de gros moyens pour des projets structurants comprennent l’enjeu que constitue le respect des délais », a-t-il précisé, soulignant que c’est une nécessité parce que l’Etat s’est engagé auprès des populations. Pour lui, ce retard ne se justifie pas parce qu’il n’y a pas de problème de financement. Quant à l’entrepreneur, il a donné un nouveau délai (mi-novembre) pour l’achèvement des travaux.

Malamine KAMARA

L’heure est aux derniers réglages pour la rentrée des classes prévue ce 9 octobre. Sur la liste des courses : frais d’inscription et fournitures scolaires figurent en bonne place. A Rufisque, une fois l’inscription réglée, parents et élèves se lancent à l’assaut des étals des vendeurs de matériels didactiques.

Rentrée des classes oblige, les marchés se sont quelque peu transformés. Celui de Rufisque ne fait pas exception. Certaines échoppes se sont mises en mode rentrée en se dotant de toutes sortes de matériels scolaires. Malgré le chaud soleil qui, dès le petit matin, a envahi la place, les clients s’attardent sur les étals pour négocier des fournitures par-ci, un sac par-là.

Chez Ass Malick, tenant boutique sur une rue adjacente à la Nationale 1, Mme Seydi, deux sacs à la main, essaie d’épuiser sa liste des courses. « J’ai déjà réglé la question de l’inscription pour deux de mes enfants. Là, je viens d’acheter deux sacs à 3.000 FCfa pour ma fille qui doit aller en classe de Cm1 et 5.000 FCfa pour mon aîné qui va faire la quatrième cette année. Maintenant, il me faut des fournitures pour enfin souffler un peu. En attendant d’envoyer la toute dernière à la maternelle en novembre », explique-t-elle, avant de se pencher sur une pile de cahiers de différents formats.
Pendant que le maître des lieux discute avec un jeune adolescent venu s’acheter un sac à dos, Mme Seydi inspecte, d’un œil averti, les différents types de cahier, en jetant de temps en temps un regard sur la liste qu’elle tient dans sa main. « Pour les cahiers, je regarde d’abord le tracé et la robustesse de la couverture. Ensuite, je les négocie par paquet. Puis, je passe au petit matériel, c’est-à-dire les protèges de cahiers, crayons, bics et autres. Heureusement qu’il n’y en a pas beaucoup à acheter, puisque j’ai gardé un stock de l’année dernière », confie-t-elle. Le vendeur qui s’est finalement entendu avec son client sur le prix du sac lui rend sa monnaie en même temps que la marchandise, avant de se dédier à nouveau à la bonne dame.

De bonnes affaires
Au bout d’une courte minute de discussion, Mme Seydi, apparemment satisfaite d’avoir réalisé de bonnes affaires, ouvre son sac à main et paye. « Les fournitures m’ont coûté exactement 8.500 FCfa. Donc, cela fait en tout 16.500 FCfa de matériels scolaires. Avec les frais d’inscription pour un montant de 30.000 FCfa, j’en suis à 46.500 FCfa. L’essentiel est fait. Le reste suivra », liste-t-elle en s’arrêtant sur la rubrique « livres » non encore cochée, suivie du peloton des « petits souhaits » parmi lesquels chaussures et vêtements figurent en pôle position.

Non loin de là, dans une échoppe de fortune tenue par Awa Ndir, jeune vendeuse de circonstance, M. Diop a, lui aussi, fini de faire ses courses. « J’étais juste venu compléter quelques articles en espérant avoir tout réglé. D’habitude, c’est un mois après la rentrée qu’on peut espérer avoir du répit. Là, j’ai casqué pas moins de 200.000 FCfa pour les frais d’inscription, les fournitures scolaires et les tenues de mes cinq gosses », révèle-t-il.

La place de Mme Ndir est très bruyante. Des haut-parleurs diffusent un message commercial qui tourne en boucle et qui revendique le meilleur prix. « Les affaires marchent, mais nous tablons sur un meilleur chiffre d’affaires ce samedi et le week-end après la rentrée », annonce-t-elle, tout en se gardant de donner plus de détails.

Moussa SONKO (stagiaire)

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