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Actualités (2803)

La préparation est une étape essentielle dans la gestion des urgences. Les Etablissements publics de santé (Eps) sont concernés dans toutes les activités de préparation et de réponses face aux urgences de santé publique mais également aux urgences de santé faisant suite à des catastrophes. C’est ce qu’a déclaré, le 8 janvier 2018, Dr Mor Diaw, directeur des Eps.

Un atelier de suivi de l’élaboration des plans blancs des hôpitaux de Saint-Louis, Louga, Ndioum, Richard-Toll, Matam, Ourossogui et Linguère s’est tenu à Saint-Louis. En présence du Dr Abdoulaye Bousso, directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous), et d’une trentaine de représentants des Centres régionaux hospitaliers de l’axe Nord, Mor Diaw, directeur des Etablissements publics de santé (Eps), a laissé entendre que « l’urgence ne s’arrête pas uniquement à la riposte ». Selon lui, il faut mettre en œuvre une politique de prévention de la prise en charge rapide et efficace des victimes des catastrophes.

M. Diaw est d’avis qu’il est grand temps que nos hôpitaux disposent d’un plan de gestion d’afflux massif de blessés, validé et testé, leur permettant de gérer, de façon rationnelle, le personnel, la logistique et les ressources disponibles. En cas de catastrophe ou d’urgence collective, a-t-il ajouté, l’hôpital doit pouvoir prendre en charge, très rapidement, un nombre important de victimes avec une mise en alerte, le rappel des personnels jugés nécessaires, la mise en place de différentes fonctions de la cellule de crise (services techniques, administratifs ou logistiques), un plan de communication de crise approprié (envers la communauté, les victimes et les familles des victimes).

En effet, a rappelé le Dr Allé Baba Dieng, le Cous, en partenariat avec le Samu (Service d’assistance médicale et d’urgence) et l’Hôpital principal de Dakar, a encadré l’élaboration et la finalisation des plans de Mise en action des services hospitaliers (Mash) dans 5 hôpitaux du pays (Aristide Le Dantec, Pikine, Grand Yoff, Fann et l’hôpital régional de Kaolack).
En septembre dernier, des ateliers d’orientation sur l’élaboration du plan blanc ont été organisés à Louga (pour l’axe nord), à Mbour (pour les Eps de Dakar et du centre) et à Kolda (pour l’axe sud).

Lors de ces rencontres, a précisé le Dr Dieng, le concept et les principes du plan blanc ont été présentés et discutés avec la participation de l’Hôpital principal et du Samu national. Les représentants des Eps sont repartis avec la maquette standard du plan blanc qui doit servir de base pour la rédaction de leur propre plan blanc, compte tenu de chaque Eps. Pour le Dr Abdoulaye Bousso, ce processus étant enclenché, il faut discuter avec les responsables des hôpitaux sur l’état d’avancement de l’élaboration de ces plans blancs. L’étape suivante consistera donc à valider et à tester ces dits plans. Ce qui permettra d’organiser, par la même occasion, des exercices de simulation sur les risques pour savoir dans quel sens et dans quelle mesure on pourrait parfaire ces plans.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les coordonnateurs, techniciens en information, éducation communautaire, les éducateurs pairs des 15 Centres conseils pour adolescents (Cca) ont revisité, à Thiès, les messages et supports utilisés jusqu’ici dans la sensibilisation de masse.

Depuis une trentaine d’années, le Sénégal s’est engagé dans la lutte contre la pandémie du Sida. Très tôt, grâce à l’engagement et à la volonté politique des plus hautes autorités du pays, arrimés à une approche multisectorielle coordonnée par le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), le taux de prévalence chez les jeunes reste à 0,2 % à côté de celle de la population générale (0,5 %). Le secteur de la jeunesse a beaucoup contribué à ces résultats à travers la lutte contre les Infections sexuellement transmissibles (Ist), porte d’entrée du Vih/Sida en milieu jeune. Ceci, à travers des activités de sensibilisation de masse, la promotion du dépistage gratuit, volontaire et anonyme conduites sur le terrain par les 15 Centres conseil pour adolescents (Cca) du Sénégal.

Selon le représentant des coordonnateurs des Cca, certains outils et messages utilisés dans la communication de masse mérite d’être dépoussiérés ou souvent même repensés afin de mieux agir sur la cible que l’on veut amener à changer de comportement par rapport au Vih/Sida. « Ayant tous constaté la nécessité de réajuster les outils de communication de masse à l’épreuve du terrain, nous avons décidé d’inviter la cellule de communication du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) à nous accompagner », a soutenu Alassane Diallo, directeur du Projet promotion des jeunes (Ppj). Sur la même lancée, Mme Seynabou Mbodj, responsable de la cellule de communication du Cnls, a rappelé que « de 2014 à 2017, les jeunes sont au cœur de la riposte contre la pandémie du Sida au Sénégal et les Cca en sont un levier sûr et efficace ». Sachant que les messages sont la clef de voûte pour un changement de comportement, il est heureux de constater, selon elle, que les autorités du ministère de la Jeunesse, par le biais du Ppj, s’inscrivent déjà dans cette dynamique de confection d’un guide de messages réactualisés.

Au nom du ministre de la Jeunesse, Pape Gorgui Ndong, son directeur de cabinet, Amadou Ndiaye, a délivré un message aux participants. « Au moment où nous sommes dans la lutte contre le Vih/Sida, il nous faut relever le défi du financement et du contenu réactualisé des programmes. Ceci, pour être en phase avec la stratégie nationale de communication pour le changement de comportement couvrant la période 2016-2020 », a-t-il lancé.

Une étape importante à réussir afin de pouvoir garder, d’après-lui, le cap sur 2030 au même titre que la communauté internationale qui vise un monde sans Sida. « Nous aspirons à un Sénégal sans Sida. Et au vu des taux de prévalence qui reculent dans les 10 secteurs visés, cet objectif est bien dans nos cordes », a assuré M. Ndiaye.

Mbaye BA

Dans ses prises de contact avec les institutions de l’Oif présentes au Sénégal, Mbagnick Ndiaye s’est rendu hier dans les locaux de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef). Cette structure a contribué à la formation de 22 000 enseignants dans le réseau des pays concernés par le programme Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem).

22.000 enseignants sont formés dans les 15 pays concernés par le programme Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (Ifadem) de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef). Ce nombre suivra une courbe exponentielle d’ici la fin de cette année avec 45.000 enseignants touchés par le programme, selon Papa Youga Dieng, coordonnateur d’Ifadem au niveau de l’Ifef. Il a donné ces informations lors de la visite de Mbagnick Ndiaye, ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie.

Ce dernier, dans le cadre de ses prises de contact avec les institutions de la Francophonie présentes au Sénégal était dans les locaux de l’Ifef. Programme phare de cet institut, l’Ifadem, après la phase pilote au Sénégal, a d’abord touché 500 enseignants qui étaient dans les académies de Fatick et Kaolack. Une phase d’extension est prévue pour 1.500 enseignants et va aussi toucher la région de Kaffrine.

« Le ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie est, aujourd’hui, chargé de tous les problèmes de la Francophonie au niveau national. Ce qui n’était pas le cas auparavant.
Notre volonté est d’accompagner les institutions de la Francophonie présentes au Sénégal et de les mettre dans de bonnes conditions », a estimé Mbagnick Ndiaye à l’endroit du directeur de l’Ifef, Emile Tanawa, et de ses collaborateurs. L’Ifef est le quatrième organe de la Francophonie à faire de Dakar son siège. Ces institutions s’activent autour de la question de l’éducation et de la formation. Après la représentation régionale de l’Agence universitaire de la Francophonie, le secrétariat de la Conférence des ministres en charge de l’Education et celle en charge de la Jeunesse et des Sports, l’Ifef vient encore montrer la place importante qu’occupe Dakar dans l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif).

Le ministre est venu donc s’enquérir des préoccupations de l’Ifef. « Nous sommes à votre disposition pour contribuer à la réalisation de vos objectifs. Nous sommes attentifs à toute collaboration dans les domaines d’activités de l’Ifef et de la Francophonie en général, au bénéfice du développement de nos populations », a-t-il dit.

Décidée par les Chefs d’État et de gouvernement, lors du XVe Sommet de la Francophonie, tenu à Dakar en 2014, la création de l’Ifef vise à fournir aux États et gouvernements membres de l’Oif et à ses partenaires une expertise technique pour l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de leurs politiques éducatives afin d’assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et de promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous.

En plus de l’Ifadem, d’autres programmes sont développés par l’Ifef comme l’Initiative « Ecole et langues nationales » en Afrique (Elan-Afrique), la Formation et l’insertion professionnelle des jeunes (Fipj) et l’Appui aux innovations et réformes éducatives (Paire).

Oumar NDIAYE

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, a réaffirmé la volonté de l’Etat de faire du lycée Limamou Laye une structure de référence pour la formation professionnelle et technique.

Venu présider la cérémonie récompensant les meilleurs élèves de l’année dernière du lycée Limamou Laye de Guédiawaye, Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, a réitéré l’ambition de l’Etat du Sénégal de faire de ce lycée une structure de référence pour la formation professionnelle et technique. Il a instruit le proviseur de démultiplier les filières de formation pour un enrôlement massif des jeunes en quête de qualification professionnelle, avec pour objectif d’arriver à un rééquilibrage progressif des effectifs de l’enseignement général et de la formation professionnelle et technique. M. Talla dit avoir constaté qu’un important effort a été réalisé, cette année, au niveau de l’accès, avec un doublement des effectifs dans toutes les filières de formation.

« Ces réformes seront soutenues par les services du ministère. Dans ce cadre, trois autres nouveaux programmes seront développés et/ou confirmés. Il s’agit du Bts d’électricité bâtiment, du Bts électricité équipements industriel et du Bts en énergies renouvelables dont la formation démarre ce mois », a-t-il annoncé.

Pour l’implantation de ces programmes, le ministre a révélé qu’un lot d’équipements de 341 millions de FCfa est en cours d’acquisition, en plus de celui remis récemment et composé surtout d’un autobus de 30 places. Il a fait savoir que, pour cette année, un important lot d’équipements mécaniques pour la filière structure métallique sera réceptionné.

« Avec un budget d’un milliard de FCfa pour la réhabilitation des structures de formation, une partie du financement sera attribué au lycée Limamou Laye qui est en train de proposer des plans architecturaux pour la réfection de certains ateliers », a soutenu M. Talla.

La réhabilitation en cours, pour un montant de 500 millions de FCfa, porte sur la construction d’un bâtiment de 10 salles de cours, d’un amphithéâtre de 648 places, 9 logements de fonction et un aménagement extérieur. A cela s’ajoute la première phase de réfection du lycée ces 3 dernières années dont le mur de clôture, l’atelier d’électricité, le terrain de sport, la reprise du réseau électrique, les deux plateaux multifonctionnels, les bâtiments administratifs et les salles de cours, pour un montant de 700 millions de FCfa. Aussi, « six formateurs du lycée ont bénéficié d’un stage de perfectionnement au Canada dans la période du 9 septembre au 11 octobre 2017 », a rappelé le ministre, exhortant toutes les composantes de l’établissement à persévérer dans le culte de l’excellence en maintenant sa place dans l’attribution des distinctions au Concours général.

Abdou DIOP

Les travailleurs de la santé de Tambacounda affiliés au Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) ont, au cours d’un rassemblement, mis en exergue la situation que vit l’hôpital régional qui manque presque de toutes les spécialités. Ils lancent ainsi une alerte et menacent de paralyser l’établissement.

N’eût été l’intervention, samedi dernier, du ministre des Affaires étrangères, Sidiki Kaba, qui les a convaincus, les travailleurs de l’hôpital régional de Tambacounda allaient battre le macadam. Regroupés devant le dispensaire municipal, ils étaient prêts à arpenter les rues et ruelles de la ville. Mais, Me Kaba leur a promis d’être leur interlocuteur et de transmettre à qui de droit leurs revendications.

Les blouses blanches exigent le paiement de la dette due aux structures de santé par l’Agence de la Couverture maladie universelle (près de 253 millions de FCfa), l’octroi de parcelles aux coopératives d’habitat, l’arrêt des retards de paiement des salaires et le recrutement des agents communautaires. La dotation de l’hôpital régional en personnel qualifié est aussi demandée, selon Mamadou Gaye, secrétaire général de l’Union régionale.

Pour Alassane Touré, de la section communale du Sutsas, il n’est plus question, au 21ème siècle, qu’un hôpital du niveau de celui de Tamba puisse manquer de certaines spécialités. En ce moment, a-t-il rappelé, il n’y a ni chirurgien, ni pédiatre, encore moins d’anesthésiste. Pour ce qui est d’un gynécologue, il va falloir aller en chercher, car le seul dont disposait la région a démissionné, préférant aller monnayer ses talents dans le privé. M. Touré a indiqué qu’il est temps qu’une solution soit trouvée à cette situation.

Aussi, s’est-il désolé que toutes les structures sanitaires soient presque à genou, du fait de la dette due par l’Agence de la Cmu. « Il n’y a même plus de médicaments dans les pharmacies », a-t-il expliqué, insistant sur le fait qu’il faut trouver une solution. « Actuellement, nous recevons les enfants pour la gratuité des tickets de consultation. Cependant, nous sommes obligés de leur prescrire des médicaments uniquement disponibles dans les officines privées, car dans nos dépôts, nous n’en disposons plus », a regretté le syndicaliste qui a invité l’Etat à réagir.

Signalons que le ministre Sidiki Kaba a investi plus de 100 millions de FCfa pour la construction d’un dispensaire et d’une maternité à Tamba. Il a aussi doté l’hôpital régional d’une ambulance médicalisée. Ce dont se félicitent les acteurs de la santé.

Pape Demba SIDIBE

Lancé en juin 2017, le programme « Quartier zéro déchet » entre dans sa phase opérationnelle avec la signature de conventions, samedi, à Rufisque, entre l’Unité de coordination et de gestion des déchets et différentes associations.

Le programme « Quartier zéro déchet » entre dans sa phase active. Une dizaine d’associations de Rufisque viennent de signer des conventions avec l’Ucg pour matérialiser ce concept. « Ces quartiers avaient soumissionné au niveau départemental et dans les communes. Nous avons choisi les meilleurs projets. Aujourd’hui, nous venons de signer les conventions afin de commencer à travailler avec ces différentes localités », a indiqué Ibrahima Diagne, coordonnateur de l’Ucg. Après la préparation et le choix des quartiers, le programme entre dans sa phase « opérationnelle », selon M. Diagne, précisant qu’une « démarche participative et inclusive » a permis l’implication des maires des communes et des acteurs communautaires, afin que le projet aboutisse. Le ministre Oumar Guèye, maire de la commune de Sangalkam, a invité les populations à un « comportement citoyen » pour éradiquer les déchets partout dans le département. « Les déchets posent un problème pour la communauté. D’abord, une agression sur le plan esthétique. Lorsque nous regardons des tas d’immondices, nous avons le sentiment de rejet et de dégoût. Mais également sur le plan sanitaire, car nous savons tous que là où il y a des déchets, il y a un nid de microbes, de moustiques. C’est aussi un espace où nous pouvons contracter des maladies », a-t-il expliqué. A son avis, c’est avec un tel « comportement citoyen » que les peuvent réussir. « Des pays l’ont réussi », a affirmé M. Guèye, donnant l’exemple du Rwanda où le fait de jeter des ordures dans la rue peut causer l’emprisonnement. Représentant ses collègues maires du département, il a estimé que l’engagement pris par les élus est de faire en sorte que le concept « Zéro déchet » soit une réalité. Le même engagement a été pris par le chef de quartier de Babou Salam (Rufisque Ouest) qui a promis de continuer la sensibilisation pour que sa zone puisse mériter le choix porté sur lui.

Les 10 associations sélectionnées ont reçu un important lot de matériels de nettoiement.

Maguette NDONG

Pour améliorer leurs compétences en lecture et mathématiques, des élèves de l’Inspection d’académie de Pikine-Guédiawaye ont symboliquement reçu des kits scolaires.

En partenariat avec l’Inspection d’académie de Pikine-Guédiawaye et avec l’appui de Woodside energy (une compagnie gazière et pétrolière australienne installée au Sénégal), Save the children met en œuvre le projet d’amélioration des compétences en lecture au profit des élèves du primaire et du préscolaire de ces deux départements. Lors du lancement du projet, une vingtaine d’élèves a reçu chacun un kit scolaire à titre symbolique. D’autres, au nombre de 480, vont en bénéficier. Le lancement a eu lieu en présence du directeur de l’Enseignement préscolaire, de responsables de Save the chlidren et de Woodside energy. Le projet s’articule autour de plusieurs points que sont : le soutien des écoles concernées par le programme, la formation des enseignants, leur encadrement et suivi dans la pratique de classe en vue de booster les compétences des élèves en lecture et mathématiques. Le coordonnateur Bassirou Sène a expliqué que ce projet intègre une innovation appelée « Lecture et maths émergents ». Un autre paquet de protection sera également mis en œuvre chez les enseignants dans le domaine de la formation sur la discipline positive, une méthode palliative aux châtiments corporels ou humiliants que certains enfants subissent dans l’espace scolaire. En outre, la formation en genre est prévue en relation avec Enda jeunesse action qui est le partenaire local. Aussi, est-il annoncé la remise de 500 kits scolaires aux élèves de l’académie.

Le démarrage du projet a certes connu un retard de deux mois, mais ses responsables comptent sur l’engagement de tous les acteurs impliqués pour rattraper le temps perdu, tout en recueillant des évidences pour l’étendre aux autres écoles de la zone, voire l’introduire tout bonnement dans le système éducatif sénégalais.Le directeur de l’Enseignement préscolaire, Ousmane Diouf, a estimé que ce projet « contribue au relèvement du niveau des élèves en lecture, discipline constituant le soubassement des enseignements-apprentissages du système éducatif sénégalais ». Selon lui, le partenaire est en phase avec l’objectif numéro un déclaré dans la Lettre de politique générale pour le secteur de l’éducation et de la formation avec une Lettre de politique sectorielle déclinée dans le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet). L’inspecteur de l’académie de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade, a déclaré que le projet est venu à son heure dans cette académie qui, a-t-il précisé, a la particularité d’être la deuxième en termes d’effectifs d’élèves et de difficultés liées aux conditions d’apprentissage difficiles. « Nous allons exploiter cette opportunité pour améliorer les rendements scolaires des enfants de cette zone », a promis M. Wade.

Abdou DIOP

Un pharmacien et défenseur de l’éducation a pris l’engagement d’enrôler les 120 pensionnaires du lycée scientifique d’excellence de Diourbel dans la Couverture maladie universelle. Une décision annoncée lors de la journée de l’excellence dudit établissement dont il est le parrain.

Le lycée scientifique d’excellence de Diourbel a organisé sa première journée d’excellence. Les élèves qui ont réalisé une moyenne supérieure ou égale à 15/20 ont été récompensés. Il s’agit ainsi d’accompagner et d’encourager la première promotion de cet établissement public. En effet, sur les 60 élèves de la première cohorte, plus de 35 ont réalisé des performances scolaires très encourageantes.

Placée sous le thème de « L’enseignement des sciences au Sénégal : enjeux, problèmes et perspectives », cette journée avait pour parrain Souleymane Soumaré, docteur en Pharmacie et natif de Diourbel. Ce dernier s’active régulièrement dans le secteur de l’éducation de sa commune. A ce titre, il s’est engagé à inscrire les 120 élèves du lycée d’excellence de Diourbel dans la Couverture maladie universelle (Cmu). Une initiative qu’il juge volontariste et citoyenne. Après avoir remercié les autorités scolaires et les enseignants qui l’ont choisi comme parrain de cette journée, Souleymane Soumaré s’est prononcé sur l’impérieuse nécessité d’aimer les sciences, la lecture et l’enseignement aux valeurs. Pour lui, l’école est un espace éducatif fondamental pour préparer les enfants et les jeunes à comprendre les enjeux d’une citoyenneté active. A l’en croire, éduquer à la citoyenneté est un des plus sûrs moyens de donner qualité et pérennité à la démocratie d’un pays.

Le livre, véhicule privilégié des idées
Aux récipiendaires, le parrain leur a demandé de rester scientifiques et amoureux de la lecture. A son avis, les échanges scientifiques et technologiques, la reconnaissance des autres peuples et de leur particularisme socioculturel se font principalement par l’intermédiaire de la lecture et de ses exercices. A ce titre, Souleymane Soumaré a indiqué que le livre reste encore et pour longtemps le véhicule privilégié des idées pour témoigner, par-delà l’espace et le temps, le génie inventif des hommes.

Présidant cette journée d’excellence, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a rappelé que « le gouvernement est conscient de l’importance de l’enseignement des sciences et de la technologie ». C’est ainsi qu’en 2014, lors des Assises de l’éducation et de la formation, le Président de la République avait pris la décision relative à la réorientation du système éducatif vers les sciences, les mathématiques, le numérique et l’entreprenariat.

Pour matérialiser cette décision, le ministère de l’Education est en train de dérouler des projets et programmes de construction et d’équipement de blocs scientifiques et technologiques, de réviser les contenus des apprentissages et d’organiser des sessions de formation pour les professeurs des filières scientifiques.

Pape Coly NGOM

L’Agence régionale de la case des tout-petits de Kolda veut enrôler le maximum d’enfants de zéro à 5 ans pour combler son retard par rapport au reste du pays.

A Kolda, près de 90 % des enfants de zéro à 5 ans ne sont pas enrôlés dans les centres de la Petite enfance de l’Agence régionale de la case des tout-petits. Seulement 10 % de cette tranche d’âge sont incorporés dans ces structures contre environ 16,8 % au niveau national. La Coordination régionale de la petite enfance de l’Agence de la case des tout-petits est en train de dérouler un programme appelé Dipe (Développement intégré de la petite enfance) pour permettre au Fouladou de rattraper son retard. Sur ce, elle a ouvert, cette année, de nouveaux centres à travers la région. « Nous nous battons tant bien que mal, avec les maigres moyens dont nous disposons, pour essayer de faire quelque chose pour la petite enfance. Nos cibles, ce sont tous les enfants de zéro à 5 ans, qu’ils soient incorporés dans nos centres Dipe ou pas. Nous menons aussi des activités en direction des familles pour les volets sanitaire et nutrition. Nous le faisons avec les enfants enrôlés dans nos structures mais aussi avec ceux qui ne le sont pas », déclare Ousmane Baldé, inspecteur de l’éducation et coordonnateur régional de la Petite enfance de la case des tout-petits de la région de Kolda. Il compte, à cet effet, enrôler le maximum d’enfants possible dans les centres de l’Agence de la case des tout-petits au cours des prochaines années, pour être en phase avec les objectifs de l’Etat qui veut dépasser le taux des 50 % à l’horizon 2035. La construction des centres qui, pour la plupart, sont en abris de fortune, en sous-location ou empruntés à des particuliers, constitue, selon lui, une priorité. M. Baldé souhaite également trouver une solution pour assurer la formation et la prise en charge des conseillères familiales qui travaillent dans le bénévolat pour la mise en œuvre des volets santé et nutrition auprès des femmes en état de grossesse et allaitantes. Par ailleurs, l’inspecteur de l’éducation déplore l’insuffisance des kits de cuisine pour faciliter la préparation des menus pour les enfants dans les écoles disposant de cantines scolaires, mais salue la contribution des communautés pour la mise en place des greniers communautaires. Il remercie l’Etat pour les efforts consentis en faveur des animateurs polyvalents qui ont bénéficié d’une formation diplômante pour pouvoir être recrutés dans la fonction publique. Ces animateurs ont déjà été redéployés sur le terrain après avoir longtemps travaillé dans le bénévolat.

Mamadou Aliou DIALLO

Un atelier diagnostic institutionnel a réuni différentes composantes de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis dans le cadre de l’élaboration de son plan stratégique 2018-2022.

Dans le cadre de la planification stratégique 2018-2022 de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), le recteur Baydallaye Kâne, les membres de son staff, ses proches collaborateurs, les directeurs des Unités de formation et de recherche (Ufr) et autres responsables des différentes composantes de l’Ugb ont organisé, le 5 janvier 2018, à l’Hydrobase, un atelier diagnostic institutionnel.

Le consultant, M. Dabo, l’ensemble des membres du Comité de Gestion axée sur les résultats, dirigé par le Pr Ibrahima Diagne, la communauté universitaire et les parties prenantes ont saisi cette occasion pour procéder à un diagnostic comportant l’analyse des environnements interne et externe de l’Ugb. Cette démarche a respecté également les principes d’élaboration d’un plan stratégique, à savoir participation, concertation, consultation, coordination, appropriation et communication. De manière générale, a rappelé le recteur, l’objectif de l’atelier était de permettre à l’ensemble des parties prenantes de conduire un diagnostic institutionnel afin d’établir une situation initiale (états des lieux) comme point de départ pour l’élaboration du plan stratégique (2018-2022).

Il s’est agi ainsi, a précisé Baydallaye Kâne, de partager la démarche d’élaboration avec l’ensemble de la communauté universitaire, y compris les partenaires sociaux, d’identifier les défis et les contraintes en lien avec la capacité de l’organisation à s’acquitter de sa mission et à atteindre les objectifs stratégiques qu’elle se fixera au cours de la période de la planification (2018-2022), d’accroitre l’appropriation et de faciliter la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation du plan stratégique 2018-2022.

Selon le Pr Kâne, tous les responsables de l’Ugb ont entamé ce processus de réflexion depuis plusieurs mois. Ceci, en vue de doter l’université d’un schéma directeur de ses actions et perspectives pour 5 ans qui sera en phase avec le Pse, les orientations du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et la Lettre de politique sectorielle de ce département. Le recteur a soutenu que ce plan de performance devra être évalué sans complaisance, car devant faire de l’Ugb un pôle d’excellence au service des communautés.

Baydallaye Kâne a insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour éviter le pilotage à vue et la routine, tout en privilégiant les actions de recherche, novatrices et de partenariat. S’adressant à la presse, il a laissé entendre que ceux qui ont classé l’Ugb à la 102ème place dans le monde n’ont pas réellement une idée du rythme de soutenance des thèses produites par cette institution universitaire du Sahel située dans la commune de Gandon, plus précisément dans la zone de Sanar, à une dizaine de kilomètres de la capitale du Nord.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Riche d’une expérience d’un siècle, la mutualité chrétienne de Vervier est disposée à partager son vécu avec les mutuelles locales.

Le Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim) a reçu une mission de la mutualité chrétienne de Vervier en Belgique, Alliance nationale de la mutualité chrétienne (Anmc). Cette structure travaille, depuis vingt ans, avec la coordination des mutuelles de la région de Thiès. S’activant dans ce domaine depuis un siècle, la mutualité chrétienne de Vervier est disposée à partager sa riche expérience avec les mutuelles locales. La délégation belge, conduite par leur président, Thierry Gilson, accompagné, entre autres, de la chargée des programmes, Vanessa Bougard, a salué les efforts consentis et les progrès accomplis dans la mise en place et la gestion des mutuelles de santé au Sénégal.

Pour Mme Bougard, le programme de la Couverture maladie universelle (Cmu) est une réponse pertinente dans le développement de l’assurance maladie au Sénégal. Alors, en combinant les deux, a-t-elle soutenu, il est possible de gravir un autre palier dans la mutualité au Sénégal, c’est-à-dire, «accompagner les mutuelles de santé à tendre vers une professionnalisation et une modernisation de manière progressive », a indiqué la chargée de programmes.

A l’en croire, cette vision prospective va aider la mutualité locale à acquérir des compétences telles qu’à l’avenir elles devraient pouvoir conduire l’exécution des tâches à l’échelle sociale en contractant avec les pouvoirs publics. « Etant sur le champ communautaire, donc au sein des populations, elles pourraient rendre plus efficaces les actions du gouvernement sur le terrain social comme cela se fait chez nous, en Belgique », a confié Vanessa Bougard.

Sur la même lancée, André Demba Wade, coordonnateur du Graim, a affirmé que cette mission a permis à ce partenaire de constater les progrès réels accomplis sur le champ de la mutualité à Thiès et au Sénégal en général. « Néanmoins, il nous faut davantage évoluer vers le professionnalisme, gage d’une bonne gouvernance dans le secteur », a-t-il noté. Pour y arriver, M. Wade a indiqué qu’il faut aller dans le sens du recrutement de gérants professionnels et bien formés mais aussi de l’utilisation systématique de l’informatique dans le travail. « Sur ces deux tableaux, la mutualité chrétienne de Vernier en Belgique, qui a une solide expérience en la matière, nous a exprimé toute sa disponibilité à nous accompagner, car au-delà de la santé, elle est aussi dans le social », a-t-il ajouté.

Mbaye BA

La célébration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, à Kaolack, a été l’occasion pour la coordination régionale de la prise en charge des Personnes vivant avec le Vih de faire le point de la situation épidémiologique dans cette région. Il ressort des données fournies que 1.852 personnes vivant avec le virus font l’objet d’un suivi médical dans la circonscription médicale.

La célébration de la Journée mondiale du Sida à Kaolack a servi de tribune pour les différents acteurs d’échanger sur les nouveaux défis à relever dans la région. A cette occasion, les autorités médicales ont fait le point sur la situation épidémiologique. « La prévalence au Vih se situe à 1,1 % dans la région, légèrement en hausse par rapport à la moyenne nationale. Aussi, 1.852 personnes atteintes par la maladie font-elles l’objet d’un suivi thérapeutique dans 6 sites de la région, dont l’unité de traitement ambulatoire du centre hospitalier régional », a présenté Dr Fatoumata Ly, coordinatrice régionale de la prise en charge médicale du Vih/Sida à Kaolack.

La technicienne a souligné la féminisation du Sida, faisant observer que 4 malades sur 7 sont des femmes. La riposte régionale est affaiblie par l’insuffisance des fonds alloués pour faire face à la maladie. « Malheureusement, la riposte nationale contre le Sida était basée sur des financements extérieurs. Et depuis plus de 3 ans, le Fonds mondial de lutte contre le Sida a réduit d’un quart les ressources financières allouées au Sénégal ; ce qui s’est traduit par la disparition des Unités d’appui de lutte (Ual) contre le Sida dans les régions. En lieu et place, il y a des points focaux logés dans les régions médicales avec peu de ressources pour mener des actions de prévention articulées à une communication pour le changement de comportement, notamment chez les groupes vulnérables », a informé Ibrahima Ndiaye, point focal de Kaolack.

Aujourd’hui, seules 13.000 personnes ont été dépistées cette année dans la région sur un objectif initial de 54.000.
L’adjoint au préfet de Kaolack a rappelé l’engagement de notre pays à éradiquer la maladie à l’horizon 2030. « Le Sénégal adhère à cet objectif d’éradication pour ainsi mettre fin au Sida d’ici à 2030. A cet effet, un temps fort comme la Journée mondiale de lutte contre le Sida offre une opportunité pour mobiliser l’ensemble des acteurs et accélérer les interventions », a souligné l’autorité administrative.

Elimane FALL

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Lansana Gagny Sakho, dénonce, dans cet entretien, le vol des plaques et la transformation des canalisations en dépotoir d’ordures. Ces comportements irresponsables limitent la performance des réseaux d’évacuation des eaux usées. En dépit de ces actes, il a assuré que les autorités vont continuer à investir dans le secteur afin de réduire les disparités en termes d’accès aux services de l’assainissement.

Vous êtes à la tête de l’Onas depuis quelques mois. Pouvez-vous décliner les nouvelles orientations que vous comptez apporter ?
Nous souhaitons traduire en actes l’assainissement pour un meilleur cadre de vie, au bénéfice de nos concitoyens. Ce travail se fera avec les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers et l’ensemble des parties prenantes. La concrétisation de cette vision passe par l’amélioration de nos produits et services, une adaptation permanente de notre organisation, le choix des meilleures technologies et systèmes d’information, la valorisation des femmes et des hommes qui, tous les jours, essaient de donner corps à notre organisation.

Avez-vous déjà pris des mesures qui vont concourir à améliorer la performance des services ?
Toutes les études effectuées ces dernières années ont pointé l’énorme décalage entre l’organisation de l’Onas et les missions assignées. A titre d’exemple, si vous prenez les textes de l’Office comme la loi 96-02, elle date du 22 février 1996. Son contenu n’a plus rien à voir avec les missions actuelles de la société. Ces textes constituent, à la limite, un frein. Par conséquent, nous devons nous inscrire dans une perspective de positionner durablement l’Onas dans une stratégie de performance opérationnelle. A cet effet, nos actions majeures seront axées dans une démarche inclusive de transformation de notre organisation qui sera couplée avec une revue obligatoire des textes. Trois axes majeurs seront l’épine dorsale de notre stratégie. Ils tourneront autour de l’élaboration d’une vision partagée liée à nos missions en cohérence avec des stratégies bien définies, la priorisation des aspects liés aux études à la planification qui serviront de boussole à l’ensemble de nos activités. A cela s’ajoute le transfert de l’exploitation au secteur privé, afin que nous nous concentrions sur notre cœur de métier : la gestion du patrimoine.

Comment renforcer la confiance avec les partenaires financiers ?
Le montant des investissements au cours des dernières années montre qu’en réalité il n’y a pas de problèmes avec les partenaires techniques et financiers. Paradoxalement, la dernière étude que nous avons effectuée dans le courant du mois de décembre 2017, dans le cadre du programme des boues de vidange financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, a révélé que seuls 50 % des interviewés étaient globalement satisfaits de leur interaction avec l’Onas… C’est donc l’histoire du verre à moitié rempli ou à moitié vide. Les résultats de cette étude doivent nous pousser à faire autrement. Nous savons que des améliorations significatives sont à faire, notamment en ce qui concerne le renforcement du dialogue avec l’ensemble des parties prenantes qui interviennent dans l’assainissement.

Certains projets ont connu des retards dans leur exécution. Par exemple celui de dépollution de la Baie de Hann. Est-ce que le financement est disponible pour le conduire à bon port ?
La volonté politique pour dépolluer la baie de Hann est réelle avec deux Conseils présidentiels et quatre Conseils interministériels qui ont été organisés. L’Onas, de son côté, a assuré, avec une concertation régulière avec les riverains, les indemnisations aux familles affectées, la fermeture totale du point de dépotage de boues de vidange situé dans la zone industrielle et le curage du canal 6. Une première en 50 ans. Il y a aussi la mission de benchmarking effectuée au Maroc et des actions de la Rse au profit des jeunes sportifs de cette baie, si belle dans un passé récent.
Les résistances à la réalisation du projet et les incompréhensions sont dépassées. Une réelle volonté politique, une mobilisation des partenaires au développement, une participation effective des populations riveraines et une équipe technique compétente nous permettrons d’avoir une baie où il est possible de se baigner et de pêcher. Une baie de Hann propre changerait le visage de Dakar. Mais, il faut le reconnaître, depuis 10 ans, nous sommes à un stade de projet, malgré l’engagement très fort de l’Agence française de développement (Afd). Je dois avouer qu’il y a eu des difficultés, mais le plus important, c’est de regarder l’avenir avec sérénité. Nous sommes dans une phase de révision des dossiers d’appel d’offres. Notre objectif est une attribution des marchés de travaux au plus tard en octobre 2018 pour un démarrage des travaux avant le début de l’année 2019.

L’Onas exécute plusieurs projets. Est-ce qu’il y aura des ruptures dans leur suivi et évaluation ?
Je ne sais pas si l’on peut appeler cela rupture, mais le principe de base d’une gestion de projets intègre le suivi-évaluation, surtout quand on fait référence à la criticité de l’assainissement dans nos pays. Ce que je puis vous affirmer est que nous avons récemment recruté un responsable du suivi-évaluation des projets et, tous les mois, un point précis sera fait pour évaluer l’état d’avancement des programmes et corriger les éventuels dysfonctionnements.

La collecte des redevances de l’assainissement était une équation. Avez-vous réfléchi à la mise en place d’une politique de recouvrement plus agressive ?
En réalité, la collecte de la redevance n’a jamais été une équation. C’est le montant de la redevance qui en est une. Sur quelle base rationnelle a-t-elle été fixée ? Le coche a été raté, il y a 20 ans, lors de la première réforme de l’hydraulique urbaine. On a voulu faire plus « facile » sans prendre en compte toute la problématique du secteur (eau-assainissement). Aujourd’hui, je dois vous avouer être « traumatisé » à l’idée d’avoir à incorporer de nouveaux ouvrages dans le patrimoine de l’Onas, simplement parce que je n’ai pas les moyens financiers et humains d’en assurer l’exploitation optimale. C’est toujours la problématique du financement de l’assainissement qui se pose avec acuité. Nous réfléchissons à des pistes de solutions.
Cependant, cette réflexion ne saurait se limiter à trouver les moyens de financer l’assainissement. Il faut passer à une échelle supérieure et commencer à un transfert de l’exploitation à des opérateurs privés et repositionner l’Onas sur ce qu’il devrait être depuis près de 20 ans : une société de patrimoine.

Il y a eu des acquis dans la lutte contre les inondations. L’Onas continuera-t-il de se concentrer davantage sur ces questions ?
Il reste certain qu’il y a eu des améliorations considérables. Nous allons continuer dans cette perspective. Mais, il est important de rappeler qu’il y a plusieurs acteurs impliqués dans la lutte contre les inondations qui travaillent en parfaite synergie. Cependant, devra-t-on limiter l’assainissement à la lutte contre les inondations ? A mon avis, je n’y crois pas, dans la mesure où la grande partie des problèmes est essentiellement liée à des aspects liés à nos comportements. Nous devrions faire une évaluation de ce qui a été fait ces dernières années en termes d’efforts financiers et de résultats obtenus. Cette évaluation pourrait probablement nous pousser à changer d’approche. Il reste toutefois évident que l’on ne peut pas limiter l’assainissement à la lutte contre les inondations.

Depuis 2012, le gouvernement injecte plusieurs milliards de FCfa dans le secteur de l’assainissement. Aujourd’hui, est-ce qu’il est juste de considérer l’assainissement comme le parent pauvre en termes d’affectation des ressources publiques ?
Il ne faut pas se voiler la face. Il est impérieux « d’assainir nos comportements » pour avoir de bons résultats dans ce secteur. Quand les regards des égouts sont volés pour être vendus comme ferraille, quand les canaux d’eaux pluviales sont transformés en dépotoirs d’ordures et les branchements clandestins tendent à devenir la règle, nous ne pouvons pas avoir les résultats escomptés. Tous les regards qui étaient sur la corniche ont disparu. Nous ne pouvons pas avoir un assainissement efficace sans un « assainissement de nos pratiques ». Malgré tout, le gouvernement continue de consentir de lourds investissements au profit du secteur. Ce qui a été réalisé depuis 2012 correspond exactement à la vision de Son Excellence le Président Macky Sall. Des efforts très importants ont été faits avec une logique d’améliorer les conditions de vie des populations.

Il existe cependant des besoins résiduels liés à la croissance des populations dans les zones urbaines, mais surtout à une base de référence qui était pratiquement nulle avant 2012. Les efforts vont se poursuivre et devraient permettre de résorber ces écarts.

Des projets majeurs sont en cours d’exécution à Rufisque, Cambérène, Tivaouane, Touba, Kaolack, Tambacounda, Matam, Saint-Louis, Pikine, Louga, Sédhiou, Ziguinchor… L’année 2018 sera celle des réalisations à porter au crédit du bilan du Chef de l‘Etat qui, je le rappelle, a toujours placé l’amélioration des conditions de vie des populations au cœur de son système de gouvernance.

Entretien réalisé par Idrissa SANE

La banque de sang de l’Etablissement public de santé (Eps) de niveau 1 de Sédhiou est souvent confrontée à une pénurie ou un manque total pour un groupe sanguin donné. La situation commence à préoccuper toute la communauté, en l’occurrence Mamadou Lamine Diémé, responsable de la banque de sang et du service social. Pour lui, cette situation est structurelle puisqu’on ne peut stocker qu’une trentaine de poches de sang. Il souhaite ainsi une autre banque de sang. Mieux, M. Diémé estime qu’il faut construire une infrastructure permettant de recueillir le sang des nombreux donateurs souvent renvoyés si la capacité de stockage est atteinte.

Le président de l’Association des donneurs bénévoles de sang de Sédhiou (Asdbss), Alpha Oumar Bâ, indique qu’il faut « aller vers les personnes qui peuvent donner un peu de leur sang ». D’ailleurs, Abdoulaye Diop, maire de Sédhiou et ministre de l’Emploi, lance un appel aux jeunes leur demandant de faire preuve de civisme en donnant régulièrement un peu de leur sang.

Malamine KAMARA

Le Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous) a initié des travaux pour rendre meilleures les conditions de vie des étudiants. Ainsi, le restaurant n°1 a été rénové. Le service médico-social, les questions d’animation culturelle de même que l’hébergement ont connu des améliorations.

Les autorités du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous) ont annoncé, lors d’une visite au restaurant n°1, rénové et rouvert, leur volonté de travailler pour un service social de qualité au profit des étudiants. C’est dans cette logique que s’inscrit, selon le directeur général du Crous, Ibrahima Diao, cette manifestation qui doit permettre de faire le point sur la plateforme revendicative des étudiants.

A cet effet, M. Diao a souligné : « de manière consensuelle, nous avions décidé d’initier un certain nombre de travaux pour davantage apaiser le climat au sein de l’université ». Sur ce, une enveloppe estimée à 200 millions de FCfa a été mobilisée pour améliorer les conditions sociales au campus de Sanar. Le restaurant cité étant au cœur des interpellations des pensionnaires, Cheikh Ndiguel Bèye de la Commission sociale des étudiants (Comsoc), s’est réjoui « de sa réouverture ». Mais, lui et ses camarades ont exhorté « les autorités au respect des délais ».

Au-delà du restaurant, les conditions de prestation et d’accueil du service médico-social, l’hébergement et l’animation culturelle ont connu des avancées satisfaisantes. Pour rappel, le Crous avait lancé des travaux de mise en place d’une conduite d’eau. Ceci devait permettre d’assurer la disponibilité permanente de la ressource et régler considérablement l’approvisionnement. Dans les dispositions techniques, le Dg du Crous avait fait savoir qu’avec cette conduite de 3,1 kilomètres, pour un montant de plus de 63 millions de FCfa, la pression deviendra plus importante et permettra de desservir l’Ugb qui est en bout de réseau.

A. M. NDAW

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas) Sutsas-Sudtm/Asas « And Gueusseum» s’insurge contre « la mesure arbitraire et illégale » de rupture de contrats de certaines catégories d’agents du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Les responsables de ces deux syndicats qualifient cette rupture de contrats de « violation du Code de travail ». Les syndicalistes, dans un communiqué parvenu à la rédaction, condamnent avec la dernière énergie cette décision des autorités de la santé. Ils jugent cette mesure « inopportune », « contraire à la loi par son caractère tardif et sans préavis ».

« And gueusseum » Sutsas-Sudtm invite « le ministre de la Santé à reconsidérer la situation, surtout que le Président de la République a prescrit 2018 année sociale ». Les deux syndicats rendent aussi « responsable le Directeur des ressources humaines (Drh) du ministère de la Santé de toutes les perturbations, nonobstant les conséquences juridiques et sociales d’une telle forfaiture ». Ils appellent ainsi leurs camarades à la mobilisation pour le renouvellement de tous les contrats réguliers. Nous avons tenté sans succès d’avoir la version des responsables du ministère de la Santé.

E. KALY

Le secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a demandé, hier, l’ouverture d’une enquête pour faire « toute la lumière sur la gestion du Centre régional des œuvres universitaires et sociales de l’Université Assane Seck de Ziguinchor où un détournement de 500 millions à un milliard de FCfa aurait été constaté ». « Nous demandons aux corps de contrôle de l’Etat, notamment l’Ige et l’Ofnac, d’ouvrir une enquête sur cette affaire afin de faire toute la lumière sur cet argent qui aurait été soustrait des caisses de l’université », a dit Malick Fall, en marge d’un point de presse tenu, vendredi, à l’Ucad, par la section Saes de Dakar.

Le Pr Fall a indiqué que c’est « une alerte pour que les maigres ressources allouées à nos universités soient gérées de façon rigoureuse ». Si le Saes observe la prudence requise en parlant au conditionnel, en attendant d’avoir « toutes les informations de la part de la section de Ziguinchor », il n’en demande pas moins aux corps de contrôle de l’Etat « de se saisir du dossier », a-t-il renchéri. « C’est une question de bonne gouvernance puisque nous ne pouvons accepter que les ressources soient dilapidées », a argumenté le responsable syndical.

La coordination du Saes de l’Ucad tenait un point de presse pour dénoncer le retard des salaires du mois de décembre 2017 et le non-paiement des indemnités des présidents de jury qui ont officié lors du baccalauréat 2017.

APS

La concentration de particules fines dans l’air est anormale ces temps-ci à Dakar. Les Centres de mesure de Yoff, des Hlm, de Bel Air et de la Cathédrale affichent l’indice orange.

L’air de mauvaise qualité flotte toujours au-dessus de Dakar. C’est ce qui apparaît dans un bulletin émis par la ville de Dakar et fondé sur les informations transmises par les services du ministère de l’Environnement et du Développement durable. Les Centres de mesure de Yoff, des Hlm, de Bel Air et de la Cathédrale affichent tous l’indice orange correspondant à la mauvaise qualité de l’air.
Cette concentration anormale de particules fines est la résultante des actions anthropiques et naturelles. Les émissions du parc automobile, les rejets industriels, entre autres qui accentuent la pollution, sont des actions anthropiques. L’action naturelle est, quant à elle, la conséquence du transport des aérosols à partir du désert durant l’harmattan. Ces actions combinées entraînent des pics de pollution dans de grandes villes dans le Sahel sur une période allant de janvier à avril. « Il faut noter que cette pollution naturelle due aux particules désertiques s’ajoute à la pollution existante d’origine anthropique (trafic, industries...) », lit-on dans le bulletin parvenu à la rédaction.

Les autorités des pays européens et asiatiques prennent de plus en plus au sérieux la pollution de l’air. Parmi les mesures d’atténuation, la réduction des voies de circulation automobile comme à Paris, l’affectation de plus de voies aux deux roues, la circulation alternée... Autre exemple,en 2016, la Chine est arrivée à fermer temporairement 40 % de ses usines.

La pollution de l’air est responsable de la mort prématurée de 48.000 personnes par an en France, si l’on se fie à l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Elle représente aussi 9 % de la mortalité en France derrière le tabagisme. Par conséquent, les personnes vulnérables, les personnes atteintes d’asthme, de maladies respiratoires, et les enfants sont invités à ne pas accroître leur vulnérabilité en évitant les zones polluées durant cette période.

Idrissa SANE

Le directeur général de la Saed (Société d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé), Samba Ndiobène Kâ, a offert une salle de classe de plus 8 millions de FCfa et des fascicules d’examen à l’école élémentaire de Ndiobène de Dahra (département de Linguère). La cérémonie d’inauguration a eu lieu le 1er janvier 2018. A travers cette action, le Dg de la Saed veut être en phase avec le Président de la République pour éliminer les abris provisoires.

Remerciant le donateur, le directeur de l’école, Adramé Babou, a promis de tout faire pour une utilisation rationnelle du matériel. « Nous vous promettons d’être une école modèle. Nous allons utiliser cette salle de classe et les fascicules d’examen à bon escient », a-t-il laissé entendre. Outre cette réalisation, Samba Ndiobène Kâ a offert 30 tables-bancs à chacune des 13 écoles primaires de la commune de Dahra. Il s’est aussi engagé à assurer le petit déjeuner des tout-petits pendant une année.

Ce geste, a expliqué le Dg de la Saed, fait partie de son programme de soutien aux actions de développement local. Il fait suite à l’appel lancé par les populations du quartier de Ndiobène gênées par la présence des abris provisoires dans leur école. « La formation de nos enfants est une priorité pour le Chef de l’État. J’ai décidé d’offrir une salle de classe pour aider les élèves à étudier dans de meilleures conditions. J’appelle tous les cadres, fils et filles du département, à venir en aide à nos parents, car le gouvernement ne peut pas tout faire. Il appartient à tous d’aider les élèves à avoir des cadres de formation adéquats », a-t-il déclaré, s’engageant à doter toutes les écoles primaires de Dahra disposant d’espace de jardins potagers afin de renforcer les cantines scolaires.

Masse NDIAYE

Les principaux partenaires intervenant dans le sous-secteur de l’éducation inclusive et le ministère de l’Education nationale veulent harmoniser leurs interventions et approches. L’ambition a été déclinée, le 19 décembre 2017, lors de la réunion du Cadre de concertation sur l’éducation inclusive.

L’an 2030, c’est pour bientôt et le Sénégal doit être au rendez-vous. Pour y arriver, notre pays doit encore accélérer son processus de scolarisation de tous les enfants, sans aucune discrimination. C’est dans cette optique que l’Etat du Sénégal, en collaboration avec ses partenaires techniques, a mis en place le Projet d’éducation inclusive. Une initiative qui vise à scolariser tous les enfants en situation de handicap. Officiellement, trois partenaires se sont engagés aux côtés du ministère de l’Education nationale pour apporter leur contribution. Il s’agit de Handicap international, Sightsavers et Eclat (Être comme les autres et pour tous).

Selon Cheikh Diallo, responsable du bureau scolarité à la Demsg (Direction de l’enseignement moyen secondaire général), une fiche action est déjà élaborée pour assurer la formation des professeurs en braille, en psychologie de l’aveugle et en orientation mathématiques. Ces résultats satisfaisants ont amené le partenaire technique Sightsavers à accorder au Projet d’éducation inclusive des non-voyants une seconde phase qui va de 2017 à 2021.

Le financement est acquis et les activités ont déjà démarré avec la formation des enseignants. L’innovation apportée dans cette phase est le renforcement du volet qualité et les travaux de recherche sur le genre. Dans cette seconde phase, le projet est étendu à deux nouvelles régions, à savoir Kaolack et Louga.

De l’avis de Salimata Bocoum, directrice de l’Ong Sightsavers bureau pays, le processus d’accompagnement est reconduit pendant cette phase avec notamment la formation des enseignants, des inspecteurs, des directeurs et de l’Association des parents d’élèves.

Engagement des maires
Ces derniers ont aussi bénéficié d’un appui pour faciliter l’enrôlement des enfants. A cela s’ajoutent la réhabilitation de l’espace scolaire et l’organisation de sessions de plaidoyer auprès des collectivités locales pour leur meilleure implication dans la prise en charge de l’éducation inclusive.

Sur ce point, Salimata Bocoum s’est réjouie de l’engagement de quelques maires qui ont dégagé une ligne budgétaire spécifique pour le sous-secteur. Ce, à l’image du Conseil municipal de Guédiawaye, de Wakhinane Nimzatt ou encore de la ville de Louga. Dans certaines localités, cet engagement des collectivités locales a permis de résoudre les questions liées à la mobilité et à la restauration des apprenants.

Les filets sociaux mis à la disposition des élèves déficients visuels par le ministère de la Santé, à travers la Direction générale de l’action sociale, ont aussi beaucoup contribué à la réussite du projet.

La coopération italienne qui accompagne le ministère de l’Education dans la scolarisation et la promotion des filles a aussi promis son accompagnement pour la vulgarisation de l’éducation inclusive au Sénégal. De leur côté, les autorités éducatives et les acteurs du système se sont félicités de la pertinence des différentes expériences déroulées à travers le pays.
Il ne reste qu’à harmoniser les visions et les actions pour aller vers l’élaboration d’un document stratégique d’éducation inclusive arrimé au Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet).

Pape Coly NGOME

Après une tournée dans les 14 régions du Sénégal, la Fédération nationale des jeunes afro-arabes du Sénégal (Fnjaas) a pu convaincre au moins 2.232 maîtres coraniques. Selon les responsables de cette structure, ces maîtres coraniques sont maintenant favorables à l’application de la loi sur les « daaras » modernes.

Dans le cadre de son programme de tournée nationale de récital de Coran dénommée « Kalima d’or », la Fédération nationale des jeunes afro-arabes du Sénégal (Fnjaas) a sillonné les 14 régions du pays. Lors de cette tournée, ses membres ont sensibilisé les maîtres coraniques sur les bienfaits de la loi sur les « daaras » modernes initiée par le ministère de l’Education nationale.

Selon Ibrahima Guèye, secrétaire général de la Fnjaas, 2.232 maîtres coraniques rencontrés ont accueilli positivement la loi sur la modernisation des « daaras ». Il a indiqué, dans un point de presse de restitution de la tournée, que les enseignants ne comprenaient pas cette loi, d’où leur réticence. « Nous leur avons fait comprendre les avantages qu’apporte le projet de loi aux « daaras » et les motivations du Président de la République dans cette politique. Partout, nous avons convaincu les maîtres coraniques, les parents et les apprenants sur l’importance de cette loi », a-t-il assuré.

700 délégués à Dakar
Ibrahima Guèye a, dès lors, affirmé que l’application de cette loi ne sera plus entravée par les maîtres coraniques et « que tout dépend maintenant du ministère de l’Education nationale, de l’Etat et des députés ». Même avis chez Bassirou Sow, coordonnateur de la Fédération nationale des jeunes afro-arabes du Sénégal.

A l’en croire, les maîtres coraniques sont d’accord pour cette loi et vont envoyer 700 délégués à Dakar pour rencontrer le Chef de l’Etat. M. Sow a soutenu que les maîtres coraniques n’avaient pas compris l’enjeu de la loi, car les intermédiaires du gouvernement n’ont pas toujours travaillé pour les intérêts publics.

Le coordonnateur de la Fnjaas a, par ailleurs, fait savoir que les enseignants du secteur souhaitent la mise en place d’un fonds d’appui et de développement des « daaras » pour assister ce secteur avec une stratégie de développement desdites écoles coraniques. D’après Bassirou Sow, ce fonds permettra la prise en charge médicale des apprenants, un soutien dans leur logement mais aussi de bénéficier d’une formation professionnelle après l’apprentissage du Coran.

Par ailleurs, la Fnjaas a révélé qu’après la sélection nationale 193 candidats ont été retenus et à la fin 28 participeront à la finale nationale, soit 2 par région. Cette finale du « Kalima d’or » se tiendra durant ce mois de janvier.

Oumar KANDE

Les services forestiers rejettent les informations selon lesquelles il y a une coupe abusive de la bande de filaos dans la zone de Kayar où l’on procède au renouvellement de certains pieds qui datent de 1948.

La commune de Kayar est connue pour la pêche. Mais, elle dispose aussi, à l’instar des collectivités locales de la zone des Niayes, d’importants atouts pour la production maraîchère. Une activité dont la pérennisation est étroitement liée à la conservation de cette barrière naturelle constituée par la bande de filaos qui freine l’avancée de la mer. Seulement, les forestiers ont décidé de renouveler les filaos dans la zone de Kayar, car certains pieds datent de 1948. Le Service des eaux et forêts, chasse et conservation des sols a élaboré un système de gestion durable afin d’assurer le renouvellement des filaos. Selon le colonel Yoro Sow, coordonnateur de la mise en œuvre de l’aménagement de la bande de filaos, le plan a été conçu et approuvé depuis 2005, avec la participation des collectivités territoriales et des populations riveraines. « Ainsi, la superficie occupée par la bande de filaos a été partagée en 120 blocs de 50 hectares à l’intérieur desquels la coupe et la régénération sont normées et contrôlées par le Service des Eaux et Forêts », a-t-il renseigné.

Domaine classé de l’Etat
Selon le commandant Modou Diouf, chef du secteur forestier de Thiès, qui gère Kayar, c’est dans ce programme global de coupe et de régénération qu’une superficie de 18 hectares a été délimitée et affectée à 9 groupements forestiers de Kayar à raison de 2 hectares par Gie. Le commandant a dénoncé les informations selon lesquelles il y a des activités illicites et d’agression de l’environnement dans cette zone. « Tout ce qui se fait dans ce secteur est conforme au plan d’aménagement de la bande de filaos. Aucun intérêt particulier, quelle que puisse être la personne, ne saurait être toléré s’il est non conforme à la réglementation », a-t-il martelé. Sur la même lancée, le colonel Mamadou Fall, patron de l’aménagement forestier, a ajouté : « Jusqu’au moment où je vous parle, la bande de filaos relève du périmètre classé de l’Etat et non de la compétence des collectivités locales. A ce titre, aucune affectation de terres faite par ces dernières n’y est permise ». Au cours de cette rencontre, les spécialistes ont dressé les conditions permettant à une personne d’intervenir dans une aire protégée. « Avant de pouvoir être agréé, le Gie doit avoir une caution de 150.000 FCfa, disposer d’un espace de production de pépinière ou engager un tiers capable de lui en produire et accepter que ses membres soient formés pour bien gérer la phase régénération », a signifié Awa Ndiaye, membre du groupement Cvgb. Après cette étape, le Gie ne peut disposer que de 2 hectares par an. Il coupe et nettoie, les agents du Service des Eaux et Forêts reviennent six mois après pour le contrôle avec l’indicateur de réussite qui doit être de 85 %.

Sur la commercialisation du bois, Mor Cor Diop, président du Gie Cvgb de Kayar, a fait savoir que depuis deux ans, ils reçoivent des clients qui veulent acheter des troncs droits de filaos pour la fabrication de meubles. Tout compte fait, les Gie ne tirent pas beaucoup de profit de leurs activités. « Jusqu’à présent, le produit est vendu pour l’essentiel comme bois de chauffe. Nous y gagnons quelques subsides. Mais, si nous faisons le rapport effort et temps de travail, nous pouvons dire que nous sommes dans l’activité surtout par amour pour la nature et pour avoir compris que notre vie dans les Niayes dépend quasiment de celle de la bande de filaos », a-t-il confié. Chaque année, dans la zone de Diander et de Kayar, plus de 4.000 plants sont mis en terre.

Mbaye BA

Des plongeurs professionnels ont effectué, dans l’Amp de Saint-Louis, des opérations d’immersion de 410 blocs de récifs artificiels qui serviront de zone de survie, de ponte et de reproduction des espèces marines.

Les Aires marines protégées (Amp) sont de plus en plus utilisées pour restaurer les ressources halieutiques et protéger les écosystèmes. Quand elles sont bien situées et gérées convenablement, elles constituent des outils performants pour la conservation et la gestion durable des ressources marines et côtières. Elles permettent aussi de préserver des habitats-clés, tels que les herbiers marins, les mangroves, les vasières, les estuaires et deltas, les milieux insulaires, etc. Une telle mosaïque de milieux constitue des habitats critiques pour le renouvellement des stocks de certaines ressources, notamment les nourriceries, les frayères et les voies de migration.

Autant de raisons pour lesquelles des plongeurs professionnels ont effectué, dans l’Amp de Saint-Louis, des opérations d’immersion de 410 blocs de récifs artificiels devant servir de zone de survie, de ponte et de reproduction des espèces marines. Cette activité s’inscrit dans la mise en œuvre du projet d’amélioration du cadre de vie des communautés de pêcheurs de la Langue de Barbarie financé par Kosmos Bp Sénégal Limited et piloté par l’Ong « Le Partenariat ». Elle intervient dans un contexte où les pêcheurs de la Langue de Barbarie sont confrontés à d’énormes difficultés pour trouver du poisson en haute mer.

Selon le coordonnateur du projet, Pape Mamadou Cissé, « ce plan d’actions s’est déroulé dans un cadre purement inclusif et a enregistré un succès éclatant. Il permettra de contribuer efficacement à la remontée des espèces marines ».

Le responsable des affaires extérieures de Kosmos Sénégal, Mamadou Mar Faye, s’est réjoui de la mise en œuvre de ce projet pilote d’un an qui va occasionner la conservation de la biodiversité marine à Saint-Louis.

Un tour effectué dans les différents quartiers de la Langue de Barbarie a permis de constater que cette opération d’immersion est bien appréciée par les communautés de pêcheurs. Ces derniers ont reconnu que, sur le plan économique, la diminution des ressources halieutiques qui présentent une grande valeur commerciale, impacte significativement les exportations. Sur le plan social, une telle situation peut se traduire par l’augmentation de l’insécurité alimentaire et du chômage. Déjà, cette profonde crise du secteur compromet la survie de nombreuses communautés tributaires de la pêche et a poussé des milliers de jeunes pêcheurs à l’émigration clandestine vers l’Europe.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le journaliste Mathieu Da Dalou de la Radio nationale du Burkina Faso a remporté le premier Prix pour la promotion de l’abandon des Mutilations génitales féminines. Il a reçu un chèque de 500.000 FCfa et un ordinateur portable grâce à son reportage de 13 minutes sur ce qu’il appelle « La persistance de l’excision dans la région du Sud-Ouest du Burkina Faso ». Cette dernière, composée de 4 provinces, est à 400 kilomètres de Ouagadougou. La pratique de l’excision y est encore forte, malgré les campagnes de sensibilisation. « Ici, certaines populations continuent encore à exciser des jeunes filles. Je suis parti à la rencontre des victimes, des exciseuses, des chefs coutumiers, entre autres, pour voir comment ensemble nous pourrons mettre fin à ce phénomène au Burkina Faso », a relaté le lauréat après avoir reçu son prix des mains de la Première dame du Faso, Mme Sika Kaboré, en présence de la représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour la population, Mme Edwige Adekambi Domingo. Deux autres journalistes ont reçu des Prix d’encouragement pour des reportages sur l’excision.               

Eugène KALY, envoyé spécial à Ouagadougou

Une rencontre de partage de l’étude diagnostique des statistiques des services offerts par les sages-femmes au niveau des Centres conseil pour adolescents (Cca) s’est tenue, à Thiès, sous l’égide du ministère de la Jeunesse avec l’appui des partenaires, en particulier l’Unfpa. Dans son exposé, Dr Simon Hambarukize a montré que la mise en œuvre du 7ème programme de coopération (2012-2016) sur l’offre de services des sages-femmes dans les Cca a augmenté la gamme des prestations en termes de santé de la reproduction des jeunes et des adolescents. Ainsi, pour l’année 2016, 78.192 jeunes ont été sensibilisés, dont 13 163 ont accepté de se faire consulter, soit 17 %.

Des chiffres importants compte tenu du petit nombre de Cca, à savoir 15 sur toute l’étendue du pays, mais aussi de la modestie de leurs moyens matériels. En plus, les sages-femmes, étant des vacataires, n’interviennent, le plus souvent, que deux fois dans la semaine. Et ce, en fonction de leur disponibilité dans leur propre service sanitaire. Ce qui influe sur le volume de travail. L’engagement des coordonnateurs des Cca qui sont des fonctionnaires de l’Etat et dont la plupart se rend au bureau durant le week-end est aussi à saluer.

C’est pourquoi, selon le consultant, si les autorités du pays veulent réussir à capturer le dividende démographique d’ici à 2035, ils devront faire l’effort d’affecter une sage-femme à plein temps dans tous les Cca pour booster la planification familiale. Ceci, afin de stabiliser le nombre de naissances. Simon Hambarukize a ainsi suggéré la mise à disposition d’un personnel pluridisciplinaire et une plus grande implication des collectivités locales dans cette tâche. En présence du coordonnateur de la Cellule d’études et de la planification, Mouhamadou Sène, le directeur du Projet de promotion des jeunes, Alassane Diallo, a insisté sur la nécessité d’assurer une pérennisation des acquis du paquet de services dans les Cca. « A l’entame du 8ème programme de coopération, il serait souhaitable d’augmenter les partenaires afin de pouvoir appliquer les pertinentes recommandations formulées au sortir de cet atelier », a-t-il confié.

Mbaye BA

 


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