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Actualités (863)

Envoyer des médicaments jusqu’aux lieux de prestation de service pour plus de sécurité sanitaire, tel est l’objectif visé par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) à travers son nouveau plan de distribution « Yéksi-naa ». Le lancement aura lieu, aujourd’hui, au district sanitaire de Diamaguène-Sicap Mbao.

Le modèle de distribution dénommé « Jégési-naa » (je me suis rapproché) permet à la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) d’acheminer les médicaments jusqu’aux dépôts des districts de santé qui, à leur tour, approvisionnent les autres maillons de la chaine. Mais avec le nouveau modèle de distribution appelé « Yéksi-naa » (je suis arrivé), qui sera lancé, aujourd’hui, au district sanitaire de Diamaguène-Sicap Mbao, il s’agira, pour la Pna, de déplacer les médicaments essentiels jusqu’aux lieux de prestation de service (postes de santé, centres de santé, établissements publics de santé, etc.). Ainsi, d’ici à janvier 2017, les 1.247 postes et 89 centres de santé du pays auront accès à 118 produits pharmaceutiques essentiels dans le cadre de cette stratégie. Les objectifs de ce nouveau modèle de distribution sont traduits en indicateurs et seront suivis. Ainsi, le but visé est la maîtrise des données logistiques et des flux financiers à tous niveaux et le maintien de la qualité et de la sécurité des produits de santé.

Ce schéma de distribution, selon Mme Annette Seck Ndiaye, directrice générale de la Pna, contribue à l’atteinte des objectifs du processus de transformation de cette chaine d’approvisionnement de la Pharmacie nationale pour rapprocher davantage l’offre de la demande en produits de santé. Il devra ainsi permettre de couvrir les points de prestation de service.

Eviter les médicaments de la rue
« Ce nouveau modèle de distribution permettra aux populations d’éviter les médicaments de la rue. Si elles ont accès aux bons médicaments, elles n’auront plus besoin de faire recours à ces médicaments dangereux. Ces produits seront financés grâce au principe de la mutualisation », a expliqué la patronne de la Pna.

Ce nouveau modèle de distribution est le fruit d’une réflexion très approfondie, de recommandations et de conclusions de travaux d’études et de recherche. C’est en quelque sorte une réponse aux goulots d’étranglement identifiés sur la chaine d’approvisionnement et considérés comme des évidences scientifiques. Selon le Dr Annette Seck Ndiaye, dans son plan stratégique 2014-2018, la Pna a envisagé d’améliorer l’accessibilité géographique et financière des médicaments génériques et produits essentiels de qualité au profit des populations, de bâtir et de mettre en œuvre son nouveau Schéma logistique directeur (Sld). Ce schéma, souligne-t-elle, s’inscrit en droite ligne des orientations stratégiques du Plan Sénégal émergent, aujourd’hui seul référentiel des politiques publiques au Sénégal. « Ce modèle de distribution concerté va assurer une pleine disponibilité des produits de santé à tous les niveaux de la chaine d’approvisionnement au profit des populations. Il s’agit, pour la Pna, de réaliser la distribution vers les dépôts distincts (« Jégési-naa ») et de superviser les opérateurs privés utilisés pour couvrir le reste du système de distribution qui traduit la mise en œuvre effective de la stratégie « Yéksi-naa », a soutenu Mme Ndiaye.

Ndiol Maka SECK

Une délégation de l’Uemoa et de la Sones  a visité, hier, les travaux du Programme d’urgence de lutte contre les inondations. Ces infrastructures seront d’un apport inestimable dans la distribution de l’eau en faveur des consommateurs domestiques, notamment dans les zones basses de la banlieue dakaroise.

Une file de voitures se dirige vers la sortie de Dakar. Cinq véhicules se suivent dans une harmonie qui confère au mouvement un air de cortège. Les bolides avalent des kilomètres, puis s’immobilisent dans un vaste champ situé à  Bambilor.  Les passagers descendent des 4X4. C’est le début de la visite de terrain. Tout d’un coup, un homme d’un certain âge surgit. Il se dirige vers les visiteurs dans cet espace que baigne le soleil au zénith. Sa mine est avenante. L’homme porte un chapeau en paille. Ses habits laissent présager qu’il revient des champs. Il s’agit bien d’un maraîcher. Après les salutations d’usage, il amorce une discussion avec les membres de la délégation.

« Dès que j’ai aperçu la file de  voitures, j’ai entrepris de m’enquérir de la raison de votre visite. En apercevant les logos de la Sones, je n’ai pu m’empêcher de m’approcher », souligne-t-il, la mine joyeuse.  Il est propriétaire terrien. Le domaine dans lequel viennent de s’immobiliser les véhicules est la propriété de Balla Sène. Le champ est un héritage familial. Si Balla est venu vers la délégation, c’est aussi  pour soumettre une demande aux autorités de la Sones. Il veut, en effet, bénéficier du raccordement au réseau d’adduction d’eau qui traverse son champ. Une manière, pour lui, de booster ses activités agricoles.

« Le réseau a été bien posé, quant à l’exploitation, elle débute sous peu. Je vous promets que vous ferez partie des bénéficiaires », rassure Charles Fall, le directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones). Tout ému, l’agriculteur le remercie  d’avance, non sans renouveler sa demande de raccordement au réseau maraîcher.

L’espoir renait chez les maraîchers
Au-delà de Balla Sène, c’est bien plus de 200 maraîchers recensés qui formulent la même demande. Il s’agit, pour eux, de s’inscrire dans une meilleure vie, grâce à des rendements plus importants. L’espoir renaît donc chez les maraîchers. La satisfaction se lit sur le visage de Massèye Diongue, le président de la Fédération des maraîchers. Rencontré à Gorom, l’homme, sans ambages, exprime la satisfaction des exploitants de la terre dans la zone des Niayes. Cette bande de terre, où le béton et le ciment mettent la verdure à l’étroit, est dans une phase de renaissance grâce aux travaux conduits pour le compte de la Sones par l’ingénieur Babou Ngom, chef de projet. « Vous m’auriez prévenu que je vous aurais amené tous les membres de notre fédération », déclare M. Diongue qui invite la délégation à visiter son exploitation.

Les manguiers, alourdis par les fruits, parsèment le périmètre. Les employés s’affairent sous le chaud soleil. Au centre de ce domaine, se dresse un bâtiment à deux étages. Il abrite les bureaux. « Avec l’accès à l’eau, je pourrai cultiver du maïs et d’autres exploitations », répète-t-il, en désignant les espaces nus. Le président de la Fédération des maraîchers a improvisé une visite de son champ qui couvre des hectares. Il se projette déjà dans le futur. Il assure pouvoir quadrupler le rendement de ses parcelles. Du moins, s’il bénéficie d’un raccordement, insiste l’exploitant.

Une batterie de 10 forages à Thiaroye
Selon Charles Fall, directeur général de la Sones, « l’accès à l’eau est amélioré. La Sones, comme agence d’exécution, a construit les ouvrages pour un montant de 5,2 milliards de FCfa sur financement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il s’agit d’une batterie de 10 forages à Thiaroye. Le dispositif est complété par 6 autres forages situés à Beer Thialane sur financement de la Banque mondiale ». Ces travaux sont menés dans le cadre de la Phase d’urgence du Programme décennal de lutte contre les inondations. Le volet Déconnexion des forages de Thiaroye a réhabilité 6 anciens forages désaffectés à cause de la pollution de la nappe. Il y a également la réalisation de 4 autres. « La déconnexion vise à prélever un volume journalier d’environ 13.000 m3/jour de la nappe des sables quaternaires de Thiaroye afin de contribuer à la lutte contre les inondations dans les zones basses de la banlieue dakaroise. L’eau prélevée est cédée aux maraîchers qui, jusqu’ici, utilisaient l’eau potable à un prix moins supportable », souligne l’ingénieur Babou Ngom.

Oumar BA

27 km de canalisations et un réservoir de 3.200 m3 à l’usine de Thiaroye
Le volume d’eau potable naguère cédé aux maraîchers retournera dans le circuit de consommation des ménages. En outre, 27 km de canalisations ont été posés et un réservoir de 3.200 m3 réalisé à l’usine de Thiaroye. Enfin, il y a l’équipement  électromécanique  de six forages et d’une station pompage de 800 m3/h. Ce programme a deux effets majeurs : la récupération des terres inondées dans le rayon d’influence des forages (Guédiawaye, Pikine, Thiaroye, Diamaguène, Yeumbeul et Malika) et l’accroissement de la production agricole dans la zone des Niayes. L’amélioration de l’équilibre du secteur de l’eau potable en faveur des consommateurs domestiques est également prise en compte.

O. BA

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a décerné au Sénégal le Prix international Unesco-Confucius d’Alphabétisation 2016, informe un communiqué du ministère de l’Education nationale.

D’après le document, cette « haute distinction de portée internationale récompense la vision du chef de l’État, Macky Sall, dans le domaine de l’Éducation en général et de l’Alphabétisation en particulier ». Une vision, poursuit-on, « réaffirmée à l’occasion du Conseil présidentiel du 06 août 2015 sur les conclusions des Assises de l’Éducation et de la Formation et à l’issue duquel il a requis le développement de l’alphabétisation et le renforcement de la place des langues nationales dans le système éducatif ».

Le prix est constitué d’une médaille, d’un diplôme et d’un chèque de 20.000 US $. Il couronne ainsi l’important « Projet national d’éducation de base des jeunes et des adultes analphabètes, articulé aux Tic (Pnebja-Tic) ». Par cette distinction, « le jury prime aussi, d’une part, l’option prise d’utiliser des téléphones mobiles, des ordinateurs et des programmes de télévision pour diffuser des cours d’alphabétisation et, d’autre part, le fait qu’au delà de l’alphabétisation proprement dite, des activités génératrices de revenus, la santé des femmes et d’autres compétences de vie aient été prises en compte par ce projet », note-t-on.

Au-delà de la reconnaissance internationale des efforts entrepris par le gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’alphabétisation, note le communiqué, le succès reconnu par la Communauté internationale, par l’obtention de ce prix, prouve à suffisance « la crédibilité de notre système éducatif en général et des options du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet), à travers en particulier le Pnebja-Tic qui en est une composante ».

Le document précise que le prix sera remis à l’occasion de la Conférence mondiale sur l’Alphabétisation qui se tiendra, à Paris les 8 et 9 septembre 2016, à l’occasion du 50ème anniversaire de la Journée internationale de l’Alphabétisation ; conférence à laquelle le ministre de l’Education nationale Serigne Mbaye Thiam, invité spécial de la Directrice générale de l’Unesco, délivrera deux communications importantes. Il sera accompagné du Secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et à la Promotion des Langues nationales et de la directrice de l’Alphabétisation et des Langues nationales.

Daouda MANE

Une nouvelle corde à son arc. Baytir Kâ est le nouveau président de l’Association des professeurs de français d’Afrique et de l’Océan indien (Apfa/Oi). L’actuel président de l’Association sénégalaise des professeurs de français est élu pour un mandat de quatre ans.

’élection s’est tenue, du 13 au 22 juillet 2016, à Liège (Belgique), en marge du congrès international des professeurs de Français.

La rencontre, qui avait pour thème « Français, langue ardente », a regroupé 1.400 participants. Ces derniers ont fait plusieurs communications relatives à la thématique centrale. Chaque pays a été représenté par son association.

D’après la même source, la Fédération internationale des professeurs de Français (Fipf) ainsi que ses commissions régionales ont aussi renouvelé leurs instances lors cette rencontre.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

Le Sénégal a décliné les principaux axes de son Nouvel agenda urbain, renseigne un communiqué. C’était lors de la troisième réunion du Comité préparatoire dite Prepcom 3 qui s’est tenue du 25 au 27 juillet 2016 à Surabaya, la deuxième ville d’Indonésie. Cette rencontre était la dernière étape du processus de préparation de la Conférence des Nations unies sur le développement urbain durable et l’habitat (Habitat III). Son objectif était de valider le contenu du Nouvel agenda urbain, le document principal de la conférence avec cinq priorités, qui doit se tenir en octobre prochain à Quito.

Yatma Guèye, directeur de cabinet du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie et chef de la délégation sénégalaise, a montré les articulations de cette politique qui prend en compte l’augmentation des logements sociaux, l’exploration de sources de financement innovant et l’accompagnement du secteur urbain et de l’habitat social.

Toujours d’après le communiqué, M. Guèye a invité la communauté internationale à mieux soutenir Onu Habitat, mais aussi à faire une place plus large à ce secteur dans les politiques globales et la coopération internationale. Par ailleurs, au cours des rencontres bilatérales tenues en marge des sessions plénières et des séances de négociation, le chef de la délégation a établi de nouvelles pistes de partenariat.

Enfin, Yatma Guèye a réaffirmé l’engagement du Sénégal à continuer le processus de préparation. Il a promis la mobilisation des partenaires nationaux pour une participation active du Sénégal à l’Habitat III.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

Mettre en place une fondation pour soutenir le lycée Limamou Laye. C’est ce que recommande Aly Ngouille Ndiaye, parrain de la journée de l’excellence organisée dans cet établissement pour récompenser les élèves les plus méritants.

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, a présidé, samedi dernier, la cérémonie de récompense des meilleurs élèves du lycée Seydina Limamou Laye. Après s’être réjoui de la constance de l’établissement dans ses bons résultats, il a appelé les anciens à réfléchir à la mise en place d’une fondation pour l’appuyer. La cérémonie a eu lieu dans une atmosphère empreinte de solennité et parfois d’émotion, en présence d’autorités ministérielles comme le parrain Aly Ngouille Ndiaye et son homologue de la Formation professionnelle, Mamadou Talla.

C’est le premier qui a pris en charge les récompenses pour un coût de huit millions de FCfa. Il a également annoncé que le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, va équiper en matériel technique le laboratoire. Aly Ngouille Ndiaye n’a pas non plus manqué d’évoquer l’appui de la coopération canadienne en faveur du lycée. De même, il a parlé des difficultés que traverse cet établissement, appelant ainsi les anciens élèves à se mobiliser pour apporter leurs contributions dans la recherche de solutions, à travers notamment l’érection d’une fondation.

Ancien élève de Limamou Laye, Aly Ngouille Ndiaye a invité les élèves à ne ménager aucun effort pour œuvrer à la perpétuation de l’esprit qui a prévalu dans le cadre de cette cérémonie de distribution de prix.

Ce, en faisant en sorte qu’à l’avenir des prix plus glorieux puissent être remportés par des élèves qui seront issus de ce lycée. Il a également rappelé la volonté exprimée, lors du Conseil présidentiel, à allonger la subvention allouée à Limamou Laye à hauteur de  500 millions de FCfa. Le ministre a également salué les efforts que l’ancien gouvernement a consentis en faveur du lycée dans le cadre d’initiatives de réhabilitation. 

Dans son intervention, le  proviseur du lycée, Mbaye Sarr, a plaidé pour un soutien des autorités. Il a aussi loué les efforts de la famille layène qui ne cesse de soutenir le lycée Seydina Limamou Laye, illustre parrain de cet établissement d’excellence.

La cérémonie a été marquée par un témoignage fait sur le ministre et parrain de cette édition qui, il y a 33 ans, avait reçu un prix d’honneur, alors qu’il était en classe de Terminale E.

Le maire Aliou Sall a, pour sa part, promis de doter le lycée de deux climatiseurs. La cérémonie a été un moment de communion d’anciens élèves du lycée qui se sont retrouvés dans une ambiance conviviale.

Abdou DIOP

Une réflexion sur la formation professionnelle et technique et l’éducation inclusive des enfants vivant avec un handicap a été initiée par la Cosydep de Thiès. Cela, en prélude à la revue sectorielle de l’éducation.

Le dernier week-end du mois de juillet a été retenu par la Coalition  des organisations en synergie pour le  développement de l’école publique (Cosydep) pour réfléchir, à Thiès, sur la formation professionnelle et technique et l’éducation inclusive des enfants vivant avec un handicap. Dans sa communication, le consultant Nalla Ndiaye, inspecteur de l’éducation et ingénieur en formation, a soutenu qu’après le travail de collecte et de partage des données, la réflexion a tourné autour de l’amélioration de l’assiette financière des instituts de formation technique et professionnelle, les conditions d’études et d’accès des pensionnaires. « Le constat fait du financement de la formation technique et professionnelle ressort un taux d’investissement bas dans l’acquisition du matériel lourd, la construction d’infrastructures comme des salles de classe. Le fonctionnement engloutit encore 80 % des fonds », a-t-il confié.

Outre ces aspects, M. Ndiaye a fait remarquer que l’accompagnement des produits de la formation technique et professionnelle, pour leur insertion réussie dans le tissu économique, demeure encore une faiblesse. « Tous ces points seront consignés dans un document consolidé remis à la Cosydep », a-t-il ajouté.

Pour le second point relatif à l’éducation inclusive des enfants en situation de handicap, l’inspecteur Djibril Touré, sociologue et spécialiste de cette question, a affirmé que l’offre est limitée dans les structures d’éducation spécialisée de Thiès.  « Parmi celles-ci, seul l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles du Sénégal bénéficie d’un appui de l’Etat. Le centre des albinos et l’école Sos des enfants sourds de Nguinth sont laissés en rade aussi bien par l’Etat que les collectivités locales », a-t-il noté.

Selon le consultant, l’éducation spécialisée étant onéreuse, il urge, pour le Sénégal, de s’engager résolument dans une éducation inclusive où tous les enseignants sont formés pour pouvoir prendre en charge les enfants à besoins éducatifs  spéciaux.

« Ayant comme souci de donner une bonne éducation à tous les enfants du Sénégal, la Cosydep va susciter la réflexion à partir de cette contribution qui sera peaufinée et partagée lors de la prochaine revue sectorielle », a-t-il expliqué.

Sur la même lancée, Abdou Kane Mbodji, coordonnateur régional de la Cosydep à Thiès, a précisé que tous les acteurs de l’éducation ont été intégrés dans le processus d’élaboration dudit document.

Mbaye BA

Les « daaras » (écoles coraniques) et les écoles de la région de Tambacounda bénéficiant de cantines scolaires sont ciblés par le Programme national de biogaz du Sénégal (Pnb-Sn) qui prévoit, dans sa phase d’extension, la réalisation, d’ici à 2019, de 500 bio-digesteurs dans les ménages.

L’adjoint au gouverneur Ahmed Tidiane Thiaw a présidé un Comité régional de développement (Crd) de lancement du Programme national de biogaz du Sénégal (Pnb-Sn) dans la région de Tambacounda. Outre les opportunités agricoles, économiques, de création d’emplois et de résilience alimentaire qu’offre le programme, il a relevé ses bénéfices en termes de santé et de salubrité du cadre de vie. M. Thiaw a aussi mis l’accent sur l’importance du cheptel de la région orientale, avant de mettre en place le cadre de concertation.

Il a recommandé au responsable du programme de s’approcher des associations de producteurs de banane de la région de Tambacounda. Pour son coordonnateur, Matar Sylla, la mise en place de ce programme, en 2010, par le gouvernement, est destinée à apporter une solution à l’approvisionnement des ménages en combustible de cuisson.

Le Pnb-Sn permet également de produire de l’engrais organique pour le développement de l’agriculture. Après une phase test dans quelques régions du pays, l’heure est à la généralisation. « Le programme essayera d’installer au moins 500 bio-digesteurs dans la région ; ce qui permettra à 500 ménages de disposer de combustible alternatif de cuisson et la production de 26.000 tonnes d’engrais par an », a déclaré M. Sylla, qui a rappelé que l’objectif est de réaliser 10.000 bio-digesteurs au Sénégal sur le période 2015-2019.

Pour avoir un bio-digesteur, il faut en moyenne disposer de huit à 10 têtes de bœufs en semi-stabulation, en d’autres termes, des animaux qui vont au pâturage le jour, pour venir passer la nuit dans un enclos derrière la maison. Le bénéficiaire doit aussi s’engager à fournir le matériau local de construction, à savoir du gravier et du sable de ramassage, mais également accepter de creuser le trou sous forme de fosse. Tout cela est évalué en nature à 20 % du coût du bio-digesteur. Les 80 % restants sont supportés par l’Etat. D’un coût global de 512.000 FCfa par ménage, le bio-digesteur est subventionné par l’Etat à hauteur de 400.000 FCfa.

Avec un bio-digesteur, un ménage peut produire 52 tonnes d’engrais par an s’il a au moins 10 têtes de bovins. Les tests effectués lors de la phase pilote montrent que l’engrais obtenu du bio-digesteur portait les rendements à l’hectare du mil à 2 tonnes contre des rendements moyens de 700 kg, ceux du maïs de 2,5 tonnes à l’hectare à 6 tonnes. Le bio-digesteur est un dispositif composé notamment d’une fosse, d’un mixeur, d’une tuyauterie, d’un réchaud et d’une lampe à gaz. Il permet d’extraire du gaz d’une solution obtenue en malaxant de la bouse de vache mélangée à de l’eau.

Pape Demba SIDIBE

…500 autres prévus dans la région de Sédhiou
Le programme national de biogaz domestique du Sénégal (Pnb-Sn) va installer quelque 500 biodigesteurs dans la région de Sédhiou avec le partenariat de Bamtaaré, mais aussi avec l’implication d’entreprises privées. La révélation a été faite, au cours d’un Crd, par le directeur national de ce programme mis en place par le ministère de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, en vue de promouvoir l’utilisation du biogaz, en remplacement du bois utilisé comme combustible.

Le directeur du programme de préciser que le biodigesteur est au service de l’agriculture et de l’élevage. Il a donné l’exemple de 10 m3 qui produisent 52 tonnes d’engrais. L’utilisation de cet engrais permet de passer d’un rendement de 3 tonnes à l’hectare à 6 tonnes à l’hectare, donc du simple au double. Concernant l’élevage, la semi-stabulation va se développer et l’aliment de bétail sera produit en quantité suffisante. Au bout des quatre années de mise en œuvre, on s’attend à des résultats concrets.

L’adjointe au gouverneur chargée du développement s’est félicitée de la décision d’employer uniquement la main d’œuvre locale, puisque ce sera un moyen de résorber en partie le chômage des jeunes de la région. Elle a également mis l’accent sur l’impact environnemental et salué cette trouvaille qui remplace le bois de chauffe dont l’utilisation se caractérise par des désagréments : troubles visuels, problèmes de respiration, maladies de la peau. Le nouvel outil mis à la disposition des populations doit présenter toutes les garanties de sécurité pour ses utilisateurs et leur être accessible.

Malamine KAMARA

Une filiale de la Sodefitex pour la mise en œuvre
Le groupe Bamtaare Services, filiale de la Sodefitex, est chargé de la mise en œuvre du programme dans la région, en relation avec les services déconcentrés, les services techniques de l’Etat ainsi que les partenaires au développement. Il assurera le contrôle des bio-digesteurs qui seront réalisés par des entreprises agréées et qui ne pourront entrer dans leurs fonds qu’avec son visa, a expliqué Goulé Guèye, responsable de Bamtaare. Il appuiera également l’installation de 150 jardins de case, la création d’entreprises de vente d’engrais organiques et contribuera à la vulgarisation des bio-digesteurs à travers des émissions sur l’antenne régionale de la Rts et les trois radios communautaires de la Sodefitex, a-t-il ajouté. A ce jour, 11 des 58 demandes de biogaz déjà reçues ont été validées, a indiqué M. Guèye.

P. D. SIDIBE

Les métiers du pétrole et du gaz et la gestion axée sur les résultats figureront en bonne place dans la nouvelle politique sectorielle du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Le processus d’élaboration a été lancé, hier, en présence du ministre Mamadou Talla.

Le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a entamé l’élaboration d’une nouvelle politique sectorielle. Celle-ci va prendre en compte la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal. Du moins, c’est l’une des informations phares de la cérémonie de lancement de l’élaboration d’une nouvelle feuille de route. « Nous devons anticiper en mettant sur le marché des ressources humaines de qualité capables d’accompagner l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal », a justifié le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Pour Mamadou Talla, ce département est à un tournant de son histoire. Il s’agit, d’une part, d’arrimer le système sur le Pse et, d’autre part, d’avoir en perspective la réalisation des Objectifs du développement durable.

« C’est le début d’une série d’exercices de planification et d’interrogation de nos pratiques. Nous devons réfléchir sur les nouvelles stratégies en incluant de nouveaux objectifs », a laissé entendre M. Talla. Il a lancé un appel pour la rupture dans les approches dans un contexte de bonne gouvernance et d’utilisation efficiente des ressources financières. Cette réflexion, a-t-il dit, doit également amorcer le virage de l’appropriation du concept d’une gestion axée sur les résultats. « Il est nécessaire que l’administration s’adosse sur la gestion axée sur les résultats », a préconisé le ministre.

Auparavant, le coordonnateur de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe), Mayacine Camara, a rangé ce processus dans le registre global des réformes communautaires de l’Uemoa. « A la faveur de la directive n°06/2009/Cem/Uemoa du 26 juin 2009 portant lois de finances, un nouveau paradigme s’impose avec comme effet induit le basculement vers les projets-programmes dont le corolaire est le passage de la logique de moyens à la logique de résultats », a indiqué M. Camara.

La Dgppe, qui a en charge le suivi, l’évaluation des résultats des politiques des ministères et des projets et des programmes sectoriels, a conçu des guides pour l’harmonisation des procédures d’évaluation. « Des guides méthodologiques ont été élaborés aux fins d’harmoniser les approches et d’éclairer les différents acteurs, aussi bien au niveau central que local (guide méthodologique d’élaboration des Lpsd, guide de préparation des projets-programmes, guide d’évaluation ex-ante des programmes », a énuméré Mayacine Camara.

Idrissa SANE

Le programme national de biogaz domestique du Sénégal constitue une alternative à la coupe abusive de bois.

Plus de 90 % de la population rurale du Sénégal utilisent le charbon de bois ou le bois de chauffe pour leur cuisine. La demande croissante d’énergie de ménages explique cette forte pression exercée sur l’environnement. Ce qui risque de mettre en péril les perspectives de développement économique et social des populations, notamment dans les zones rurales. C’est ce qui ressort du Crd (Comité régional de développement) de lancement du Programme national de biogaz domestique du Sénégal (Pnb-Sn) tenu, le 28 juillet, à Kolda.

Ce programme, d’une durée de 5 ans, est financé par l’Etat du Sénégal et l’Union européenne à hauteur de 6,5 milliards de FCfa (déjà acquis), pour un coût global de 13 milliards de FCfa. Sa mise en œuvre permettra de réduire les dépenses en bois de chauffe, de préserver l’environnement et de baisser les risques des maladies liées à l’exposition à la fumée dégagée par le bois, tout en créant des activités génératrices de revenus pour les ménages ruraux. Ces derniers pourront également produire de l’énergie pour la cuisson de leurs aliments, assurer l’éclairage domestique et produire du compost pour la fertilisation des champs afin d’accroître les rendements et booster la production agricole.

Dans les régions de Kolda, Sédhiou, Tambacounda et Kédougou, le programme sera exécuté par Bamtaaré services, une filiale de la Sodefitex.

Mamadou Aliou DIALLO

Les districts sanitaires de Vélingara, Médina Yoro Foulah et Kolda viennent de bénéficier d’un lot de matériel offert par le projet Initiative pour le micronutriment (Emai).

Plus de 200.000 femmes enceintes de la région de Kolda et autant de nouveau-nés ont bénéficié du projet Initiative pour le micronutriment (Emai) au cours de ces deux dernières années. L’annonce a été faite, le 30 juillet 2016, par le Dr Balla Moussa Diédhiou, directeur dudit projet. C’était lors de la cérémonie de remise symbolique d’un lot de matériel offert à la région médicale de Kolda par Emai. Ce matériel, qui avait été acheté dans le cadre de la mise en œuvre du projet, est composé, entre autres, de 2 véhicules, de motos, d’ordinateurs et de matériel bureautique.

Auparavant, le directeur d’Emai a visité, en compagnie du Dr Barnabé Gningue, médecin-chef de la région médicale de Kolda, et des représentants des collectivités locales, la Maison d’attente pour les femmes enceintes (Mafe). Cette dernière a été construite grâce au financement du projet, en partenariat avec l’Usaid, Childfund et World vision.

Le choix de Kolda pour la mise en œuvre de ce projet s’explique, selon le Dr Balla Moussa Diédhiou, par le taux élevé de mortalité maternelle, néonatale et infantile enregistré dans cette région. Le fait que près de 88 % de la population vivent en milieu rural a également été déterminant dans le choix de Kolda pour tester ce paquet communautaire.

Pour sa part, le Dr Gningue s’est félicité des excellents résultats enregistrés par le projet durant les deux années. « C’est un projet qui a eu à réfectionner des structures de santé, mettre en place des équipements et des matériels médicaux, renforcer les capacités des acteurs de la santé et accompagner la coordination globale dans la mise en œuvre des programmes de santé, notamment de la mère et de l’enfant », a-t-il précisé.

Après deux ans d’exécution, les acteurs impliqués dans la mise en œuvre d’Emai, financé par le Canada pour un montant de 1,2 milliard de FCfa, se sont retrouvés, les 29 et 30 juillet derniers, à Kolda, pour procéder à la restitution du projet.

Mamadou Aliou DIALLO

Le projet Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe) compte un important volet d’acquisition d’équipements et de réhabilitation des installations des centres et lycées d’enseignement technique. Dans ce cadre, le ministère de la Formation professionnelle a entrepris la formation des directeurs et des proviseurs sur les principes de la bonne gouvernance.

Le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a opté pour la décentralisation du pouvoir de décision en matière d’utilisation des ressources financières publiques. Cette nouvelle décision fait suite aux lourds investissements que le gouvernement a consentis pour l’équipement et la réhabilitation des laboratoires et ateliers des lycées techniques et centres de formation professionnelle, avec l’appui des partenaires. « Ces établissements sont appelés à gérer des financements très importants, parce que nous sommes dans la phase d’équipement de nos centres et lycées techniques. Il est nécessaire de décentraliser la gestion financière », a expliqué, vendredi dernier, au Cfpt Sénégal-Japon, Pape Fall Ndiaye, le Dage du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Le gouvernement du Canada accompagne ce processus. L’objectif attendu est d’avoir des chefs d’établissement outillés en matière de passation des marchés et de gestion des ressources financières publiques. En réalité, ce département tient à ce que les principes de la bonne gouvernance soient respectés à la base afin d’attirer davantage de partenaires qui conditionnent de plus en plus leur aide à la transparence dans la gestion des fonds. « L’axe principal de cette formation, c’est l’autonomie de gestion financière et la décentralisation du pouvoir de prise de décision », a indiqué Diouma Gningne, directrice du Projet Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe).

Ce projet vise également à établir un réseau de partenariat public-privé, en vue de donner un nouveau souffle au secteur de la formation professionnelle et technique. Il est attendu la formation de 13.500 apprenants à la fin du projet dans les centres de Thiès, Diourbel, Kaolack, Kédougou et Ziguinchor. Ce projet est financé par la coopération canadienne à travers l’ex-ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et du Développement, avec l’appui technique de collèges et instituts du Canada, à hauteur 10 milliards de FCfa. La contrepartie de l’Etat du Sénégal est de 5 milliards de FCfa.

L’accroissement de l’accès à la formation professionnelle est l’un des objectifs, puisque le département envisage de porter ce taux à 25 % en 2017. Les domaines de la formation sont variés. Ils couvrent, entre autres, la transformation des viandes, des fruits et légumes, des produits aquacoles, la topographie, la géomatique et la maintenance. L’aide au développement du Canada s’aligne sur les priorités du Sénégal qui réserve une bonne part de son budget national à l’éducation et à l’agriculture.

Idrissa SANE

Le ministre en charge du Plan Sénégal émergent (Pse), Abdoul Aziz Tall, a rendu hommage au Pr Souleymane Mboup, initiateur de l’Institut de santé et de recherche implanté au Pôle urbain de Diamniadio. « Cet institut vient apporter une touche nouvelle au Pôle urbain de Diamniadio. Dans le monde, il y a beaucoup de pôles urbains, mais la faiblesse de la plupart d’entre eux est le manque de structures scientifiques », a soutenu M. Tall. Pourtant, « ces structures scientifiques boostent la recherche scientifique dans le monde », a-t-il affirmé, soutenant « qu’aucun pays ne peut se développer s’il n’oriente pas ses activités dans la recherche et le développement ». Donnant l’exemple de l’Allemagne, première industrie européenne, Abdoul Aziz Tall a expliqué que ce pays s’est développé parce qu’ayant consacré une grande partie de son budget à la recherche-développement. «  C’est cette conception de l’articulation entre la recherche, le développement et l’émergence que le président de la République encourage. Nous allons accompagner cet institut dans le cadre du Pse », a-t-il promis.

E. KALY

La première structure de recherche et de formation en santé au Sénégal sera érigée au niveau du Pôle urbain de Diamniadio. Cet institut, qui comprend un centre de conférences, des salles de formation, des services administratifs, des laboratoires, servira de vitrine au Sénégal dans le domaine de la recherche.


L’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation, initié par le Pr Souleymane Mboup et ses partenaires, prend forme à Diamniadio. Le chantier est bien entamé. Le rez-de-chaussée accueille déjà une bonne partie des services du Laboratoire- bactériologie-virologie de l’hôpital Aristide Le Dantec. L’équipe est à Diamniadio où des labos sont installés.

Des chercheurs et collaborateurs du Pr Mboup ont accueilli, le 25 juillet dernier, les partenaires du projet, le ministre en charge du Plan Sénégal émergent (Pse) et le délégué général des Pôles urbains, Seydou Sy Sall. Ces derniers ont visité les différents niveaux du bâtiment. Evalué à plus de 9 milliards de FCfa, l’Institut de recherche et de formation en santé comprendra plusieurs unités et des espaces réservés pour les laboratoires. « Il est prévu, dans cet institut, un centre de conférences qui pourra accueillir près de 400 personnes, plusieurs salles de commission. Dans chaque unité, nous avons prévu une salle de formation. Au dernier étage, nous aurons aussi une salle de formation qui pourra abriter 200 personnes », a résumé le Pr Souleymane Mboup, président de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation.

Combler les lacunes
Selon lui, ce centre est en partenariat avec beaucoup d’institutions africaines et internationales. « L’idée est d’accueillir le maximum de chercheurs nationaux, africains et de la diaspora », a-t-il soutenu. Poursuivant, il a indiqué que leur objectif est de faire en sorte que « l’institut puisse couvrir tous les domaines de la recherche en santé ». M. Mboup a ainsi rappelé que la recherche en santé est un atout considérable pour les pays en voie de développement.

« Malheureusement, nos pays n’accordent pas toujours assez de ressources financières dans ce domaine. Cet institut est créé pour combler ces lacunes », a-t-il fait savoir. Concernant la surveillance épidémiologique, le rôle de l’institut sera d’aider le gouvernement à la mise en œuvre de certaines politiques de santé à travers la recherche. « Nous avons déjà démontré cette expérience dans la lutte contre le Sida et d’autres épidémies grâce au partenariat entre la recherche et les politiques de santé.

Nous poursuivons ce travail afin de pouvoir maîtriser les maladies dites émergentes comme Ebola, Zika…», a expliqué le chef du Laboratoire bactériologie-virologie (Lbv) de l’hôpital Aristide Le Dantec. Avec cet institut, le Sénégal sera positionné comme une vitrine de la recherche. En attendant, les travaux se poursuivent au niveau du site bâti sur 3 hectares. Pour l’heure, 3 milliards de FCfa sont nécessaires pour compléter le financement, afin que les travaux puissent se terminer avant janvier 2017. Une partie des locaux fonctionne depuis le 30 juin. « Ce qui fait que nous sommes le premier institut à démarrer nos activités au pôle urbain de Diamniadio en dehors du Centre de conférences Abdou Diouf », s’est réjoui Souleymane Mboup.

L’inauguration de cet institut est prévue en avril 2017.

Eugène KALY

Un laboratoire d’analyses médicales au cœur de l’institut
L’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation va abriter l’un des premiers laboratoires d’analyses médicales épidémiologiques. L’information est donnée par son président, le Pr Souleymane Mboup. « Il va nous aider dans nos propres activités, parce que nous menons des projets de recherches cliniques pour lesquelles nous avons besoin de ces genres de laboratoires », a-t-il expliqué. Ce laboratoire pourra aussi servir à toute la population de la zone du Pôle urbain de Diamniadio.

E. KALY

Les travaux du forum sous-régional des acteurs du secteur privé de la santé ont pris fin vendredi dernier à Dakar. Dr Ardo Boubou Bâ a été porté à la présidence de la Fédération ouest africaine du secteur privé de la santé. Il est élu pour un mandat de deux ans.

Le Sénégalais Dr Ardo Boubou Bâ est le président de la Fédération ouest-africaine de l’Alliance du secteur privé de la santé (Foasps) qui vient d’être mise en place. Il a été élu par ses pairs pour un mandat de deux ans. Les postes de vice-président sont occupés par le Nigeria et le Mali. Le secrétariat général et la trésorerie reviennent au Sénégal dont la capitale va abriter le siège de la fédération.

Dr Ardo Bâ, par ailleurs président de l’Alliance du secteur privé de la santé du Sénégal, a indiqué que la Foasps permettra de promouvoir le développement significatif du secteur privé de la santé afin de mieux compléter les actions publiques. Elle sera aussi un cadre de plaidoyer. Les médecins du secteur privé ne ratent jamais l’occasion de rappeler aux ministres de la Santé qu’ils sont confrontés à l’accès au financement. A cette difficulté se greffent l’exercice illégal de la médecine et la vente des médicaments dans la rue. « Nous avons besoin de l’appui des gouvernements et des partenaires internationaux pour développer le secteur privé de la santé », a plaidé le Dr Bâ.

Lors de l’ouverture de cette rencontre, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a félicité l’ensemble des alliances du secteur privé de la santé de l’Afrique de l’Ouest ainsi que leurs partenaires qui, de façon générale, accompagnent les systèmes de santé africains. Le Pr Awa Marie Coll Seck a déclaré que la croissance du secteur privé arrive à un stade permettant d’envisager l’opportunité de concentrer davantage des ressources sur l’identification des défis du système de santé. Saluant la mise en place de cette fédération, elle a relevé que la sous-région ouest africaine est confrontée à d’importants défis sur le plan sécuritaire, sanitaire et démographique. « La naissance de telles initiatives ne peut trouver qu’un écho favorable à l’endroit des décideurs des institutions », a soutenu le ministre, rappelant que les derniers épisodes de Zika et d’Ebola démontrent à souhait que la lutte contre les grandes endémies ne peut être envisagée qu’à l’échelle régionale, voire continentale.

Les représentants de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas) et de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) ont salué la mise en place de cette fédération. L’Ooas a révélé que le secteur privé fournit près de 50 % de l’offre de soins. D’où la nécessité d’impliquer ses acteurs dans l’élaboration des politiques de santé des pays africains.

Pour le porte-parole de l’Usaid, le privé et le public doivent unir leurs forces pour renforcer le système de santé. Ce qui, à son avis, permettra de faire face aux maladies dites émergentes.

Eugène KALY

Lors de la dernière visite du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, dans la banlieue de Dakar, deux membres de la Cellule de l’environnement de Djeddah Thiaroye Kao avaient soutenu qu’il y avait des bassins qui n’ont pas bénéficié du programme d’embellissement. Le directeur de l’Agence de développement municipal, Cheikh Issa Sall, apporte des éclaircissements.

Le Projet de gestion des eaux pluviales a été lancé en même temps que le Plan décennal de lutte contre les inondations. Il avait comme ligne directrice la restauration des voies naturelles d’écoulement d’eau. C’est ainsi que des bassins ont été aménagés dans des bas-fonds. Mais les nombreux cas de noyade d’enfants avaient soulevé des protestations dans la banlieue dakaroise. C’est ainsi que l’Etat a décidé de mettre des grilles sur les murets. « Nous avons totalement sécurisé les bassins », a affirmé Cheikh Issa Sall, directeur de l’Agence de développement municipal (Adm).

En réalité, il y a quelques années, ces bassins renvoyaient l’image de dépôts sauvages de déchets solides. L’insécurité et l’insalubrité gouvernaient les lieux. Aujourd’hui, avec l’aménagement des espaces verts et le pavage des abords, il y a une augmentation de la fréquentation et une baisse des cas de noyade et des agressions. « Auparavant, c’étaient des endroits où régnait l’insalubrité. Aujourd’hui, ce sont des lieux de rencontre des adultes. Des personnes viennent se promener. Ce sont des espaces de loisirs. Le président de la République a décidé d’améliorer le cadre de vie des Sénégalais », a souligné M. Sall.

Les projets d’investissements communautaires ont transformé le visage de ces ouvrages de stockage coincés entre les habitats. « Il y a des projets d’investissements communautaires et des parcours sportifs autour des bassins. Dans ce projet, nous avons eu à investir globalement 56 milliards de FCfa à Dalifort, Médina Gounass, Wakhinane Nimzatt, Djeddah Thiaroye Kao et Nietty Mbar », a révélé le directeur général de l’Adm, soulignant que des séances d’information et de sensibilisation des populations sont en cours afin d’amener les populations à préserver ces ouvrages. C’est dans cette perspective que l’Adm a créé un Comité de gestion des inondations dans lequel sont impliquées les populations. « Nous travaillons avec les communes. Il y a une appropriation des infrastructures par les communes », a soutenu Cheikh Issa Sall.

Idrissa SANE

L’électromécanicien Matar Sarr a roulé sa bosse dans une dizaine d’entreprises au Sénégal. Le régleur instrumentaliste qui a occupé des postes de responsabilité a démissionné pour concrétiser ses ambitions. Dans son atelier, à Guédiawaye, où il a grandi, son gyroscope attire des enfants et des curieux. Cet équipement sert à la rééducation, mais aussi à la formation des parachutistes et des sportifs de haut niveau.

Près de l’arrêt Cheikh Béthio et non loin du Cem Gaston Berger de Guédiawaye, une bâche blanche sert d’ombre à une pièce encombrée de limeurs, de pinceaux et de tableaux de coupe. Sous la bâche, trois apprentis modèlent des barres de fer. Le maître des lieux, Matar Sarr, de grande taille et effilé, une barbichette naissante, se pointe quelques minutes après notre arrivée. Il est dans sa tenue d’électromécanicien. C’est par hasard et par erreur qu’il est devenu régleur-instrumentaliste et électromécanicien. Lorsqu’il remplissait la fiche d’orientation après le Bfem, il a choisi par mégarde la filière F 2, espérant faire le design industriel. C’était une méprise. « F 2, c’est l’électrotechnique. Nous avons fait cette filière en même temps que la Première Dame Marième Faye Sall. Elle était à F 2 A, alors que je faisais F 2 B au lycée Cheikh Amadou Bamba », raconte le technicien.

Ce passionné de la peinture, qui avait obtenu 16 sur 20 en design industriel au baccalauréat, s’est laissé guider par cette erreur. Il sort major au baccalauréat technique, option électromécanique, en juillet 1991, au lycée technique de Diourbel. S’ouvre une période d’incertitudes. Les bacheliers scientifiques n’avaient pas beaucoup de perspectives de poursuivre leurs études. Matar Sarr passe une année préparatoire à l’Ensut, devenue l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Ucad. Le directeur d’alors lui avait fermé les portes. Le jeune ne désespère pas. Il prend conscience qu’il ne fallait jamais se laisser dominer par l’abattement. En 1993, il effectue un stage à la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) où il est embauché. C’est le début du tournant de sa vie, disons de sa carrière. « Nous sommes les premiers régulateurs sénégalais en industrie. Nous avions reçu une formation de 6 mois à la Css dispensée par un Français. La régulation est un système qui permet d’avoir de l’équilibre dans une chaîne industrielle », rapporte-t-il. Matar Sarr maîtrise les ficelles de la restauration de la stabilité dans un système industriel. Mais lui refuse la stabilité professionnelle. Il s’est livré à ce qui est devenu son jeu favori. En 2001, il démissionne de la Css pour se consacrer à ses activités dans son atelier. En 2006, il met en veilleuse ses ambitions personnelles et intègre les Ics (Industries chimiques du Sénégal) de Darou. De Darou, il se retrouve à Dakar en 2010, puisqu’il a démissionné des Ics pour être recruté à la Câblerie du Sénégal. Au bout de 6 mois, il se lance à nouveau dans les activités professionnelles. Sa carrière est un aller-retour entre ses activités personnelles et des immersions dans des industries.

Ambitions et rêves
« A chaque fois que je sens que je dois pénaliser mon employeur, je préfère démissionner », confie-t-il. C’est un répit de courte durée. Alors qu’il réalise des prestations pour Dakarnave, le directeur technique lui a proposé un recrutement. C’est ainsi qu’il est devenu employé de cette grande société. Il y sera chef du service maintenance de 2010 à 2014. On aurait dû croire que c’est le début de la stabilité. Mais, il abandonne tous les avantages et se retrouve à Codexe qui travaille avec la Sococim. « Cette fois-ci, je crois que c’est fini. Je vais me consacrer à mes affaires personnelles », promet le technicien. Il a commencé à matérialiser ses ambitions et ses rêves. Sous les bâches, les enfants et les adultes sont accrochés lorsque son gyroscope fait des mouvements de rotation, de translation, à l’image des astronautes dans l’espace. L’innovation a été construite à partir du principe de la conservation du moment angulaire en physique.

Formation de l’élite militaire
Matar Sarr est le père du gyroscope sénégalais. L’utilisateur se met en selle, ses pieds sont accrochés à des repose-pieds avec une éponge servant de tampon avec les anneaux. Une grille de protection est à la hauteur de la tête. Deux anneaux sont fixés sur la partie supérieure. « Le gyroscope est un équipement que nous pouvons utiliser pour la rééducation, mais aussi la formation de l’élite militaire. Il permet d’avoir de l’équilibre dans l’espace et également de la lucidité. A force de faire des rotations dans tous les sens en étant suspendu, on acquiert des aptitudes d’équilibre à toute épreuve », explique-t-il.

Les domaines d’application sont variés. Mais le concepteur pense surtout à la formation des parachutistes et de l’élite des corps de sécurité et des paramilitaires. « J’ai déjà adressé des correspondances à la hiérarchie militaire, aux sapeurs-pompiers, dans une perspective de leur présenter cette innovation. Je crois que c’est un équipement qui peut aider à préparer les militaires parachutistes », affirme Matar Sarr.

Aspects sécuritaires
Pour lui, ce n’est pas toujours évident d’avoir un équilibre dans l’espace. Cette attitude s’acquiert à force d’entraînement. Ce gyroscope fabriqué au Sénégal présente moins de risques. Le concepteur qui a bourlingué dans plusieurs ateliers de mécanique et de métallurgie est témoin de plusieurs accidents. C’est pourquoi l’aspect sécuritaire est fondamental dans sa démarche de créativité. « Il n’y a pas de risque zéro. Mais je peux dire que ce gyroscope est à 95 % sécurisé aussi bien à l’arrêt que lorsqu’il est en rotation. Il reste sa décoration », assure le spécialiste de la régulation mécanique. Au fond de son atelier, Matar Sarr cache une autre invention en cours de finition. C’est à peine qu’il lève le voile sur la finalité. S’étant libéré de tout contrat le liant à une quelconque entreprise, le technicien a désormais le temps de concrétiser ses projets.

Idrissa SANE

A l’occasion de la Journée de l’excellence de la commune de Mpal, organisée, le 30 juillet 2016, par Alioune Diagne, directeur de l’école primaire de Thialène, l’élève Safiétou Dièye a exhorté les enseignants à exercer correctement leur profession, tout en évitant de se laisser distraire dans cette recherche effrénée de biens matériels. Devant un auditoire fort attentif, composé essentiellement d’inspecteurs de l’enseignement, Melle Dièye a déclamé un poème émouvant pour attirer l’attention des enseignants sur la nécessité d’encadrer, de former et d’éduquer les enfants, sans chercher, vaille que vaille, à construire des immeubles, à se focaliser sur les questions pécuniaires.

Pour elle, l’enseignant, quelles que soient les conditions dans lesquelles il exerce, a le devoir d’accomplir correctement la mission noble et exaltante qui lui est dévolue, consistant à se sacrifier pour faire de l’élève le cadre supérieur de demain, capable de contribuer au développement économique, social, politique et culturel de la nation.

Cette élève de l'école primaire de Thialène a surtout invité les enseignants à faire en sorte que leurs revendications n'hypothèquent pas l'avenir des enfants.

Car, a-t-elle précisé, ces enfants ont le droit de bénéficier d'une bonne éducation, d'un enseignement de qualité, d'une formation professionnelle sans faille, lesquels leur permettront de relever, demain, d'autres défis qui interpelleront notre pays. Les inspecteurs d’enseignement Al Ousseynou Kâ, Ousmane Diouck et Al Ousseynou Bâ, le directeur de l’école primaire de Thialène, Alioune Diagne, et d’autres intervenants se sont dits très touchés par l’appel de l’élève Safiétou Dièye.

Ils se sont réjouis de cette journée d’excellence organisée pour récompenser les élèves les plus méritants de cet établissement scolaire de Mpal dont 8 filles et 6 garçons ont reçu des cartables et des kits scolaires.

Prenant la parole, les inspecteurs d'enseignement ont invité les parents d'élèves à avoir le réflexe de déclarer leurs enfants à l'état civil, en vue d'éviter les nombreuses déperditions scolaires dues au défaut d'extrait de naissance au moment où l'élève s'apprête à subir les épreuves du concours d'entrée en sixième.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Après une collaboration féconde de plusieurs années durant lesquelles les élèves de la quatrième année de l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept) ont régulièrement pu bénéficier de stages à Labo Sol, une entreprise sénégalaise dirigée par un ancien de l’Ept, Abdourahmane Diop, la direction de l’école a  paraphé, hier, une convention de partenariat allant dans le sens de consolidation de cette collaboration féconde.

Dans son adresse, Bamba Diaw, directeur de l’Ept, a magnifié la signature de ce partenariat. « Cela montre que l’Ept est ouverte aussi aux entreprises sénégalaises qui veulent accompagner la formation des élèves-ingénieurs afin de leur offrir l’opportunité de baigner très tôt dans le milieu réel de l’entreprise », a-t-il indiqué. Selon lui, la relation Labo Sol/Ept a été facilitée par la volonté d’un ancien de l’école, aujourd’hui directeur d’entreprise, qui a choisi de faire de la jeunesse bien formée son premier intrant dans le développement des activités de sa société. « Mieux, aujourd’hui, cette entreprise emploie environ 25 ingénieurs formés à l’Ept ; ce qui est tout de même remarquable et généreux », a ajouté M. Diaw. Très heureux d’être assis à côté de son professeur, actuel directeur de l’Ept,  le directeur de Labo sol a réitéré son engagement  d’apporter sa pierre dans la formation des jeunes de son ancienne école. « En misant sur le capital humain adossé à des jeunes compétents, nous avons pu, en cinq années, faire passer le personnel de notre entreprise de 4 à plus de 120 employés », a révélé Abdourahmane Diop.

Présente, aujourd’hui, dans toutes les régions du Sénégal dans le cadre du déroulement des projets arrimés au Plan Sénégal émergent, l’entreprise Labo Sol intervient aussi dans 17 pays africains. Tout ceci pour dire que de belles perspectives s’ouvrent pour le développement du plan stratégique de l’Ept. D’ailleurs, six professeurs  de l’école ont réussi, cette année, au Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (Cames,) soit un taux de réussite de 100 %.

Mbaye BA

Les travaux du forum sous-régional des acteurs du secteur privé de la santé ont pris fin vendredi dernier à Dakar. Dr Ardo Boubou Bâ a été porté à la présidence de la Fédération ouest africaine du secteur privé de la santé. Il est élu pour un mandat de deux ans.

Le Sénégalais Dr Ardo Boubou Bâ est le président de la Fédération ouest-africaine de l’Alliance du secteur privé de la santé (Foasps) qui vient d’être mise en place. Il a été élu par ses pairs pour un mandat de deux ans. Les postes de vice-président sont occupés par le Nigeria et le Mali. Le secrétariat général et la trésorerie reviennent au Sénégal dont la capitale va abriter le siège de la fédération.

Dr Ardo Bâ, par ailleurs président de l’Alliance du secteur privé de la santé du Sénégal, a indiqué que la Foasps permettra de promouvoir le développement significatif du secteur privé de la santé afin de mieux compléter les actions publiques. Elle sera aussi un cadre de plaidoyer. Les médecins du secteur privé ne ratent jamais l’occasion de rappeler aux ministres de la Santé qu’ils sont confrontés à l’accès au financement. A cette difficulté se greffent l’exercice illégal de la médecine et la vente des médicaments dans la rue. « Nous avons besoin de l’appui des gouvernements et des partenaires internationaux pour développer le secteur privé de la santé », a plaidé le Dr Bâ.

Lors de l’ouverture de cette rencontre, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a félicité l’ensemble des alliances du secteur privé de la santé de l’Afrique de l’Ouest ainsi que leurs partenaires qui, de façon générale, accompagnent les systèmes de santé africains. Le Pr Awa Marie Coll Seck a déclaré que la croissance du secteur privé arrive à un stade permettant d’envisager l’opportunité de concentrer davantage des ressources sur l’identification des défis du système de santé. Saluant la mise en place de cette fédération, elle a relevé que la sous-région ouest africaine est confrontée à d’importants défis sur le plan sécuritaire, sanitaire et démographique. « La naissance de telles initiatives ne peut trouver qu’un écho favorable à l’endroit des décideurs des institutions », a soutenu le ministre, rappelant que les derniers épisodes de Zika et d’Ebola démontrent à souhait que la lutte contre les grandes endémies ne peut être envisagée qu’à l’échelle régionale, voire continentale.

Les représentants de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas) et de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) ont salué la mise en place de cette fédération. L’Ooas a révélé que le secteur privé fournit près de 50 % de l’offre de soins. D’où la nécessité d’impliquer ses acteurs dans l’élaboration des politiques de santé des pays africains. Pour le porte-parole de l’Usaid, le privé et le public doivent unir leurs forces pour renforcer le système de santé. Ce qui, à son avis, permettra de faire face aux maladies dites émergentes.

Eugène KALY

Depuis l’avènement de l’équipe municipale de la ville de Thiès, en juillet 2014, le renforcement du système de santé et l’amélioration des conditions de vie des populations démunies restent une priorité. Cette préoccupation majeure a d’ailleurs conduit le conseil municipal de la ville, sous la houlette de la Commission santé, à instaurer, le 24 juillet 2015, date anniversaire de l’installation du conseil de ville, des journées médicales gratuites à Thiès. Ainsi, plus de 2.800 personnes ont pu être examinées par des spécialistes et ont reçu des médicaments. Les patients ayant nécessité une référence vers l’hôpital pour un suivi plus poussé l’ont été.

Cette action humanitaire a été bien appréciée par les populations. Une réaction favorable qui a poussé les élus locaux de la ville à décider de l’inscrire dans l’agenda des activités phares de leur institution. D’ailleurs, la deuxième édition se tient les 29 et 30 juillet 2016, à la promenade des Thiessois.
Selon le Comité d’organisation, l’objectif visé est de toucher 3.000 personnes durant ces deux jours. La médecine générale, la cardiologie, la gynécologie, la pédiatrie, la dermatologie, l’urologie, l’ophtalmologie, la chirurgie dentaire,  la pneumologie, la diabétologie et la gérontologie sont les spécialités ciblées par ces journées médicales.

Selon Thierno Lecompte Seck, porte-parole du jour de la Commission santé de la mairie de ville, au-delà de ce plateau riche et varié en spécialités, l’accent sera aussi mis sur la sensibilisation des populations locales sur les facteurs de risque des maladies chroniques non-transmissibles, telles que le diabète, l’hypertension artérielle, le cancer…

Mbaye BA

La découverte de pétrole et de gaz au Sénégal a favorisé la création d’un institut de formation qui devra fournir à ce secteur une main-d’œuvre qualifiée. A cet effet, la coordination du Projet de l’Université Amadou Mahtar Mbow (Uam) a organisé les 27, 28 et 29 juillet, un séminaire pour produire les cadres de référence et améliorer son organisation.

Il est prévu, au Sénégal, un Institut du pétrole. La production des cadres de référence mobilise, à cet effet, une quarantaine d’experts. Plus tard, il devra fournir des techniciens supérieurs et ingénieurs. Pour le Pr Alioune Kane, membre du Comité scientifique international de l’Université Amadou Mahtar Mbow (Uam), l’université doit être à la base de la formation, à partir des connaissances scientifiques, et se positionner dans le cadre du développement. « L’Uam est en train de se structurer, de réfléchir sur ses programmes d’enseignement et de recherche pour avoir une vision pour son développement. Ce sera une université d’excellence, de rang mondial et qui essaie de se positionner sur des créneaux porteurs », a-t-il indiqué.

Selon M. Kane, le pétrole et le gaz constituent une question actuelle et la mise en place d’un institut permettra de former une main d’œuvre dotée de compétences et d’expertises requises dans le secteur du pétrole et d’ouvrir de nombreuses opportunités d’emplois. Toutefois, a-t-il précisé, les problèmes environnementaux et sociaux sont à éviter. Alioune Kane a ainsi plaidé pour une meilleure gestion de ce pétrole au profit du développement du pays. Le consultant Jean Pierre Favennec a souligné la nécessité pour le Sénégal de disposer de personnels à tous les niveaux, bien formés et capables de participer à toutes les formations, mais également au contrôle de ces opérations et à la bonne gestion des revenus de ces ressources pétrolières.
A en croire M. Favennec, les productions pétrolières et gazières ne seront pas massives, mais représentent des ressources importantes qui doivent être bien gérées de sorte qu’elles profitent au maximum à la collectivité sénégalaise.

Par ailleurs, il a souligné que les prix du pétrole et du gaz sont des éléments extrêmement fluctuants. « Actuellement, ces prix sont bas du fait qu’on a beaucoup de pétrole sur les marchés. Ces prix bas encouragent la consommation et découragent la production. Dans quelques années, la situation sera un peu différente et on devra aller à des prix beaucoup plus élevés. Il faudra donc accompagner tout cela avec beaucoup de compétences et d’imagination », a-t-il expliqué. Tout en insistant sur l’urgence de la mise en place de cet institut,  le consultant a invité les autorités de l’Uam à prendre les bonnes décisions s’agissant des programmes de formation, de personnes à former, mais aussi de niveau de formation.

S. O. F.

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) tient son douzième congrès (29, 30 et 31 juillet 2016) avec comme thème « La carte universitaire nationale : équité, pertinence et mise en œuvre ». Seydi Ababacar Ndiaye, secrétaire général sortant, sera remplacé à l’issue du congrès, après deux mandats.

« La question de la retraite a été portée par le Saes qui a su, par des propositions hardies, notamment celle de cotiser plus, entrainer dans sa dynamique les corps d’élite. C’est le lieu de regretter le report sine die de la conférence sociale qui devait se tenir à partir de ce vendredi (Ndlr : 29 juillet 2016) pour valider la réforme proposée, à laquelle le Saes a largement contribué ». Par ces propos, le secrétaire général sortant du  Syndicat autonome de l’enseignement supérieur, Seydi Ababacar Ndiaye, a tenu à déplorer le report de la conférence sociale convoquée par l’Etat du Sénégal sur la question de la retraite, lors de l’ouverture officielle de leur douzième congrès.
D’ailleurs, cette question relative à la retraite est au cœur des revendications du Saes durant ces deux dernières années. Après une trentaine d’années d’existence, le Saes, né en 1985, se veut, au-delà de sa fonction de syndicat, être un laboratoire d’idées.

Seydi Ababacar Ndiaye qui vient de terminer ces deux mandats de trois ans veut que la nouvelle équipe qui va s’installer porte aussi le combat sur la question de la retraite, laquelle figurait en bonne place sur leur plateforme revendicative de ces deux dernières années. Une plateforme qui a également vu deux points avoir des solutions heureuses, à savoir la réforme des titres et le vote de la loi-cadre portant organisation des universités.

Pour ce douzième congrès, le thème retenu est « La carte universitaire nationale : équité, pertinence et mise en œuvre ». Un autre point sur lequel le Saes, selon son secrétaire général, a eu une position avant-gardiste avec la mise en place, en 1998, d’une commission de réflexion sur l’élargissement de la carte universitaire. « Nous sommes à un moment où l’Etat a fait d’énormes efforts pour absorber le flux important des nouveaux bacheliers que nous recevons actuellement. D’où l’importance du thème sur l’élargissement de la carte universitaire », a affirmé Seydi Ababacar Ndiaye.

Une carte universitaire actuelle qui, d’après les acteurs, subit « une certaine dictature » de la façade atlantique du pays.  « Il y a eu, depuis la première concertation, en 1994, une option stratégique pour définir une nouvelle carte universitaire dans l’espace et le temps. Mais le système continue encore à être sujet à des crises qui contrarient toutes démarches pérennes. À se limiter à la carte universitaire, on réalise que tous les établissements publics d’enseignement supérieur sont situés sur la façade occidentale du pays », a expliqué Mamadou Sangharé, directeur général de l’Enseignement supérieur.

Oumar NDIAYE

Ousmane Cissé des Cours privés Sacré-Cœur de Dakar est sacré meilleur lauréat du Concours général sénégalais, édition 2016, pour les classes de Première. Il a totalisé 8 points et remporté deux prix. Cet élève en Première S a l’ambition de faire mieux l’année prochaine. Son souhait est d’être un expert en électronique.

En plus de la meilleure élève de Terminale, Maguette Guéno Ngom, par ailleurs meilleure fille du Concours général, un autre élève des séries scientifiques s’est fait également distingué. Il s’agit d’Ousmane Cissé. Cet  élève  de 17  ans  a, depuis sa tendre enfance, un penchant pour les disciplines scientifiques. Ses performances dans les matières scientifiques lui ont valu beaucoup de succès scolaires.

Bon élève en série S, avec une moyenne supérieure à 15/20, il s’est également bien distingué dans les séries littéraires avec de bonnes notes. Ce qui lui a permis de remporter le 2ème prix en Anglais et le 2ème prix en Géographie au concours général. Décrit comme un garçon timide et travailleur, Ousmane Cissé est un jeune plein d’ambitions. Fils de magistrat et aîné d’une famille de quatre bouts de bois de Dieu, le pensionnaire des Cours privés Sacré-Cœur de Dakar n’a qu’un seul rêve : être un expert en électronique. Chez lui, sports et loisirs sont bien compatibles. Mieux, ils se complètent. C’est ce qui justifie, peut-être, son amour pour le football et les jeux vidéo.

Premier élève des Cours Sacré-Cœur à obtenir une telle distinction, Ousmane doit cette haute récompense à ses parents et à ses enseignants. Chez lui, la nouvelle a été accueillie avec joie et fierté. Son père, Lamine Cissé, se considère comme le parent le plus heureux cette année. Selon lui, cette distinction est une fierté et une joie de toute une famille. De l’avis de ce dernier, cette récompense est  une consécration. « Mon fils, je le connais rigoureux dans le travail. Je sais qu’il est sur la bonne voie pour réussir. Seulement, je l’exhorte à  travailler davantage pour aller encore plus loin. Je ne peux que l’encourager et prier pour lui », a soutenu M. Cissé.

En recevant ses prix devant les autorités de la République, en présence de ses parents et amis, le meilleur élève du Concours général de 2016 a promis de mieux faire l’année prochaine.
A tous les partenaires qui ont appuyé l’organisation et  la réussite du Concours général de cette année, le jeune Ousmane dit merci. Il a également salué le travail du ministère de l’Education et l’attention  que le chef de l’Etat, Macky Sall, a apportée à cette fête dédiée à l’excellence en milieu scolaire.

Pape Coly NGOME

Le Bureau régional de l'Unesco à Dakar, celui de l'Afrique de l'Ouest et du Centre de l’Unicef, la Banque mondiale et Brookings institution organisent, depuis hier, à Dakar, un atelier technique régional dans le cadre de l’initiative sur la Mesure de la qualité et des acquis d’apprentissage préscolaire (Melqo).

Il apparait de plus en plus impérieux de mettre l’accent sur le développement de la petite enfance. Au-delà de l’accord sur les Objectifs de développement durable (Odd), il est admis comme primordial pour l’atteinte des objectifs en matière d’éducation et dans bien des domaines. Les décideurs en ont pris conscience et s’attèlent à intégrer cette question dans leur politique. Malgré des avancées significatives, des actions doivent être entreprises pour une mise en cohérence des mesures pertinentes édictées à l’échelle locale et qui doivent être adossées aux modèles nationaux pour en faciliter l’utilisation.

L’importance de cette question requiert des échanges sur les stratégies déployées dans différents espaces. C’est là toute la pertinence de cet atelier technique régional sur la Mesure de la qualité et des acquis d’apprentissage préscolaire (Melqo). L’idée est d’engager le dialogue entre les participants sur les expériences du passé et les futurs plans pour l’évaluation des apprentissages préscolaires. Il s’agit également de discuter des options possibles sur la meilleure façon d’aider les pays dans la production et l’utilisation de données fiables dans ce domaine. Réaliser ces objectifs, « c’est contribuer plus tard à de meilleurs résultats éducatifs et un développement plus harmonieux et holistique », a soutenu Ann Therese Ndong Jatta, directrice régionale de l’Unesco.

Modèles adéquats
Elle a insisté sur la nécessité pour les pays africains de réfléchir sur leurs propres modèles en adéquation avec les contextes et leurs réalités culturelles, de développer une collaboration intersectorielle et interdisciplinaire, et une synergie des initiatives, des expériences et des programmes. Il est important, selon elle, de réfléchir sur des modalités à même de permettre le renforcement des capacités des institutions africaines en matière de programmes d’évaluation des apprentissages et surtout l’utilisation des résultats pour l’amélioration des politiques et pratiques éducatives.

Après s’être félicité des efforts déployés par les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Manuel Fontaine, directeur régional de l’Unicef pour cette zone, a souligné le besoin d’explorer les possibilités des gouvernements qui ont des contraintes budgétaires et de chercher à les convaincre sur la pertinence de prioriser le développement de l’éducation de la petite enfance. La sensibilisation de tous les acteurs dont l’implication peut être décisive dans la prise en charge de cette question doit aussi figurer dans les stratégies élaborées.
Les projets Melqo et l’Evaluation de l’apprentissage des jeunes enfants en Afrique de l'Ouest (Ela), mis en œuvre par le bureau régional de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, sont des instruments d’évaluation importants pour mesurer la qualité, les acquis et les compétences.

Toutefois, a signalé le directeur de l’Institut national d’étude et d’action pour le développement de l’éducation (Ineade), Mame Ibrahima Bâ, ces cadres sont importants, mais insuffisants. Il faut, selon lui, multiplier ces actions pour le développement de l’éducation préscolaire qui est le premier cadre d’accueil des enfants concernant l’apprentissage.
M. Bâ a, par ailleurs, déploré l’absence, au Sénégal, d’un cadre global d’évaluation au niveau du préscolaire comme on en trouve à l’échelle supérieure. « Mais, l’Ineade est dans la phase de modélisation et d’élaboration d’un cadre à l’image du système national d’évaluation des rendements scolaires aux niveaux primaire et moyen ». Il a salué les multiples efforts de l’Etat du Sénégal qui permettent d’améliorer le taux brut de préscolarisation.

Alassane Aliou MBAYE


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