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Actualités (2795)

Ciblant 270 écoles primaires et préscolaires de 9 arrondissements de la région de Saint-Louis, le programme d’alimentation scolaire, dénommé Food for education, a fait l’objet d’une évaluation.

Un atelier axé sur le bilan et les perspectives de l’appui de Counterpart international (présente au Sénégal depuis 2001) et l’Opérationnalisation de l’allocation de l’Etat pour les cantines scolaires dans la région Nord s’est tenu à Saint-Louis. A l’occasion, le représentant-résident de Counterpart international au Sénégal, Désiré Yaméogo, et le secrétaire général de l’Inspection d’académie de Saint-Louis, Mbaye Babou, se sont dit satisfaits du projet d’alimentation scolaire mis en œuvre par cette Ong américaine dans les départements de Dagana, Saint-Louis et Podor.

M. Yaméogo a rappelé que ce programme d’alimentation scolaire, dénommé Food for education, est financé par le Département américain de l’agriculture (Usda) pour un coût global de 5 milliards de FCfa sur trois ans (2016/2018). Il a précisé que le projet cible 270 écoles primaires et préscolaires de 9 arrondissements de la région de Saint-Louis.

L’objectif de Counterpart de réaliser un programme durable des cantines, a-t-il poursuivi, ne saurait être atteint sans une stratégie large et intégrée qui associe toutes les parties prenantes et qui tient compte des besoins des communautés vulnérables. « C’est dans ce sens que cet atelier est organisé en vue de mettre en exergue la stratégie du gouvernement en matière de gestion des cantines scolaires, de faire le bilan de nos réalisations depuis le début du projet mais aussi de partager avec les représentants de l’Etat et les populations bénéficiaires les résultats et les recommandations de l’évaluation a mi-parcours ».

Selon Désiré Yaméogo, les cantines scolaires sont reconnues par le gouvernement comme un outil indispensable pour améliorer la fréquentation et la rétention, en particulier dans les zones les plus vulnérables, en soutenant les besoins alimentaires et nutritionnels des enfants. Le représentant de l’Inspection d’académie de Saint-Louis, Mbaye Babou, le président de l’Union régionale des Associations des parents d’élèves, Mamoudou Wone, et le représentant des élus de la région de Saint-Louis, Abdallah Touré, se sont réjouis de l’appui de Counterpart international aux cantines scolaires. Lequel consiste à contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs d’éducation du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet 2013/2025), de protection sociale de la Stratégie nationale de protection sociale (Snps 2015/2035) et de santé pour les enfants scolarisés, ainsi qu’à la résilience des ménages dans les zones vulnérables.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao) de Coubalan, à Bignona, près de Ziguinchor, a reporté ultérieurement son ouverture académique. Une décision prise par les autorités du Diocèse de Ziguinchor du fait d’une incompréhension sur le terrain qui abrite cet établissement d’enseignement supérieur.

Une université privée en pleine campagne. Une première dans le village de Coubalan (sous-préfecture de Tenghory, département de Bignona) qui bénéficie d’un projet majeur. En provenance de Tobor, carrefour situé sur les routes de Bignona, Ziguinchor et les Kalounayes, l’Ucao se trouve juste à l’entrée du village de Coubalan. Une commune qui porte le même nom et où il y a, comme bon nombre de localités en Casamance, la cohabitation entre catholiques et musulmans. Tous les habitants sont liés par des liens de parenté et les populations vivent en harmonie.

Sur la route en latérite longue de 5 km et devant mener au chantier de l’Ucao, le passager est obligé de faire une véritable odyssée. La voiture soulevant, tout au long du voyage, de la poussière ocre qui s’infiltre partout. Sur le site, deux bâtiments s’imposent : un bloc pédagogique et un bloc administratif. Tous les deux sont en chantier, mais la période de notre visite coïncide avec l’arrêt des travaux. Les deux gardiens trouvés sur place nous guident. A l’intérieur des édifices, il y a encore des gravats et du matériel de construction laissé sur le sol, parfois rangé contre le mur. Le bloc pédagogique compte 16 salles de classe et un amphithéâtre presque en finition. Il en est de même du bloc administratif comprenant 30 bureaux et où les travaux entrepris depuis 2015 demeurent inachevés. Dans les deux bâtiments, les branchements d’eau et l’installation électrique sont loin d’être terminés. La voirie et les espaces verts sont aussi dans la même situation.

Arrêt des travaux
Sur les lieux d’implantation de l’Ucao, c’est le calme plat. L’absence d’activité se fait ressentir. « Pour le moment, il y a un arrêt des travaux. Nous sommes ici pour surveiller le matériel », indique l’un des gardiens trouvés sur place. Dans un registre, ils notent les noms de tous les visiteurs de l’institution. « C’est la mesure qu’on nous a demandé de prendre. Tous les visiteurs doivent mentionner l’objet de leur visite dans le registre », lancent les surveillants des lieux.

L’Ucao, située à quelques mètres du village, chef-lieu de la commune de Coubalan, fait face à une zone forestière et est séparée des concessions par la route principale des Kalounayes. Elle s’étend sur 80 hectares. Selon Aliou Sané, président du comité de lutte pour le dédommagement, il y a, en réalité, 105 ha concernés, dont 18 exploités par les jeunes et qui constituent le point d’achoppement avec les autorités de cet établissement d’enseignement supérieur. « Comment allons nous faire si l’université prend notre domaine d’exploitation où nous tirons profit pour faire vivre nos familles », s’interroge-t-il ?

Ledit domaine est constitué de plantations. Il s’agit d’un verger que les jeunes entretiennent pour des besoins de base. aussi, face à un chômage grandissant et en quête d’activités rémunératrices, ils ont investi de leur force pour éviter l’exode. Aliou Sané, responsable du Comité des jeunes du domaine, soutient qu’il faut faire la lumière sur ce périmètre qu’ils exploitent et se trouvant être une partie des champs de leurs parents. « Nous voulons la vérité, rien que la vérité. Comment peut-on comprendre que nous travaillons sur ces champs de nos parents et qu’on vient nous dire qu’ils sont cédés à titre gratuit ? » se demande-t-il.

Problématique sur la compensation du verger
Ainsi, les contestataires s’estiment lésés puisque jugeant que leur domaine ne peut être cédé gratuitement, contrairement à ce qui a été annoncé. D’après le responsable du Comité des jeunes du domaine, le premier site choisi est loin d’un kilomètre du village. Et c’est par la suite que les propriétaires de l’Ucao ont demandé d’augmenter le périmètre devant abriter l’université. Du coup, en voulant acquérir encore plus, ils sont obligés de prendre le verger que les jeunes exploitent depuis les années 2000. Aliou Sané accuse certaines personnes de vouloir accaparer leur zone de production. Nonobstant, il est partant pour une discussion sérieuse afin de trouver une solution.

Mais, devant cette situation, le compromis est loin d’être trouvé, car il n’entend pas lâcher du lest. « Beaucoup d’efforts ont été consentis pendant tant d’années à planter et à travailler dans ce verger », dit-il. Dans sa maison, située non loin du site, il s’évertue à nous montrer l’étendue du verger où lui et ses compagnons gagnent leur vie. « Je préfère mourir plutôt que de les laisser occuper toute cette zone que nous exploitons », clame M. Sané.

Le responsable des jeunes du domaine nous dit avoir pourtant dirigé les travaux au tout début du chantier de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest en ce qui concerne la participation villageoise. Selon lui, le différend est né du moment où les responsables de l’Ucao ont voulu augmenter la superficie qui leur a été octroyée. En dehors de ce problème, dit Aliou Sané, il aimerait bien voir cet établissement universitaire démarrer pour le bien de la zone mais aussi de toute une région. « J’aime bien le projet, contrairement à ce qu’on me reproche », martèle-t-il.

Seulement, il en veut à ceux qui ont délivré des papiers cédant cette zone tout en sachant qu’il y a un verger. « Nous nous opposons à la manière dont les champs ont été affectés. Nous n’avons pas été impliqués. On nous a juste montrés des papiers sur lesquels il a été mentionné que ces champs ont été donnés sans condition », explique M. Sané.

A l’en croire, c’est là où le bât blesse. Car, selon Aliou Sané, on mentionne sur ces papiers leur consentement, alors que les concernés ne savent pas ce qui se passe. « Nous n’avons jamais pris part à une telle discussion pour être d’accord de céder gratuitement notre zone d’exploitation. C’est un projet à nous que nous n’allons pas perdre ainsi », fulmine cet adolescent ayant fait l’école coranique. C’est après avoir fini ses études coraniques qu’il a décidé de revenir au bercail pour s’y investir. D’où l’idée de lancer, avec ses camarades, ce projet. Dans cette exploitation, on trouve de nombreuses plantations, notamment de manguiers, dont les fruits sont commercialisés.

Le représentant des jeunes exploitants accuse la confection de ces papiers sans avoir pris langue avec eux. « Déjà tout ce qui a été dit dans ces papiers, nous n’y avons participé ni de près ni de loin. Idem avec une quelconque discussion devant aboutir à céder notre verger », revendique-t-il. Sur la chaise où il est assis, ce père famille explique sans pour autant contenir ses larmes.

Il est complètement affecté par cette situation qu’il voit en une fatalité, si les choses devaient se passer ainsi. Aliou Sané raconte, avec une grande émotion, le jeu qui est fait derrière lui pour octroyer le domaine que lui et ses camarades ont fini par mettre en valeur. « Tous ces papiers ont été établis sur du faux et usage de faux, car nous ne sommes témoins de rien dans cette transaction, de même que nos parents », avoue-t-il.

Aliou Sané salue ces conciliabules apportées par l’autorité à Bignona qui leur a assuré de mener la médiation à bon port. Selon Aliou Sané, le préfet les avait dit qu’il allait parler avec les deux parties pour trouver une issue heureuse à cette problématique. « Nous lui avons dit que c’est notre souhait de les rencontrer pour harmoniser, afin que les deux parties soient satisfaites », déclare-t-il.

Tension sur les chantiers
Ainsi, dans l’attente de cette concertation entre les deux parties, l’Ucao tarde à ouvrir ses portes. Malgré une clôture en dur qui laisse entrevoir une université fin prête, il n’en demeure pas moins beaucoup de réglages à faire. Mais, le plus préoccupant est la tension qui couve avec les champs octroyés à l’insu des 10 familles concernées. Ces dernières ne réclament qu’un dédommagement de leur terre déjà occupée sans qu’elles le sachent. D’autant que, dans le verger, il y a deux puits de 7 mètres de profondeur, 60 cm de fondation du mur des puits et un bassin de 7 à 8 m de hauteur.

Pour cela, notre interlocuteur déclare que les responsables de l’Ucao soutiennent ne rien donner en guise de dédommagement, car sur les papiers qui leur ont été établis sur l’affectation de ces champs, ils devront juste remettre le franc symbolique. Mais, le représentant de ce verger précise que leur émissaire est venu dire qu’il donne 100 000 FCfa. Une offre rejetée par les jeunes exploitants qui estiment que c’est insuffisant. Depuis lors, le contact est rompu entre l’émissaire du projet de l’Ucao et les populations concernées par ces périmètres occupés. Et l’on ne sait plus à quel saint se vouer pour trouver un consensus.

La situation devient de plus en plus compliquée pour les populations du village de la zone des Kalounayes qui ne veulent même plus se prononcer sur cette affaire. Tout le monde renvoie la parole aux seuls interlocuteurs, à savoir les familles concernées. Adama Sané, un ressortissant d’un village non loin, soutient que les gens doivent se parler pour trouver un compromis. « Quand on élabore un projet, il faut se préparer à payer le prix. Pourquoi les responsables de l’Ucao refusent de faire une compensation aux propriétaires terriens ? C’est inadmissible », s’emporte-t-il.

Un projet aimé de toutes les populations
A l’intérieur de la zone encerclée, la présence de la végétation sauvage est perceptible. En cette période de fin d’hivernage, la végétation luxuriante garde encore sa fraicheur. Même du côté de la zone à conflit avec les plantations, la verte Casamance s’annonce présente. Ousmane Tamba, un conducteur de moto djakarta voit en cet établissement un joyau pour le village te la Commune qui porte son nom, Coubalan. « Nous attendons sa finition et son ouverture pour tirer profit de notre activité dans le transport moto. Il n’y a pas de travail ici, les jeunes sont oisifs, ce qui justifie que nous sommes obligés de nous transformer en conducteurs de motos qui. Voyez, ça ne rapporte pas grand-chose », dit-il. Le projet est pourtant admiré par tout le monde au niveau du secteur des Kalounayes. La plupart des populations refusant de se prononcer à visage découvert, mais apprécient le projet d’une envergure internationale. Elles demeurent impatientes de voir l’Ucao ouvrir ses portes le plus rapidement possible afin de permettre la régénération d’autres activités socio-économiques. Même si ces populations se réservent le droit de reconnaitre que des champs ne doivent pas être octroyés de la sorte. Elles militent toutefois pour une discussion franche des différentes parties afin de retrouver la paix et la sérénité.

Reportage de Cheikh Malick COLY

LA DIRECTION DE L’EGLISE S’ATTACHE À DÉVELOPPER UNE ÉCOUTE ATTENTIVE
La réaction de l’Eglise va dans le sens de la réconciliation. Ainsi, conformément au mandat de la Conférence Episcopale du Sénégal, la direction du projet dit s’attacher à développer une écoute des différents acteurs pour la réalisation des objectifs du programme.

La conférence de son vice-président, Mgr Paul Abel Mamba, a apporté la lumière, le 13 octobre dernier, sur toutes les informations disponibles sur l’Uuz de Coubalan. Selon l’Archevêque de Ziguinchor, « nous assistons à un gel des activités sur le chantier dont les finitions étaient en cours pour une livraison des bâtiments et une mise en service pour compter du mois de novembre 2017, à présent, cette date sera repoussée ».

C’est ce que l’on a constaté depuis l’ouverture des cours académiques. A l’en croire, le dossier de mise en service, largement diffusé auprès des acteurs, déclinait le chronogramme des activités liées à l’ouverture et au fonctionnement de l’Ucao/Uuz. « Ce constat engendre des difficultés, certes pas surmontables, pour l’enrôlement des bacheliers de l’année 2017 et leur intégration dans l’établissement sur son site actuel et le déroulement des enseignements des filières qui étaient programmées », relève Mgr Paul Abel Mamba au cours de sa sortie sur la situation.

Pour l’Archevêque de Ziguinchor, l’Eglise, par ses structures, ne peut pas être insensible à l’angoisse persistante des familles et à la détresse des bacheliers qui ne trouvent pas de possibilités de poursuite des études principalement ceux venant des académies du Sud du Sénégal. « Le message des imams, des représentants des villages et de la majorité des populations locales sont plus conformes à la réalité et à la sincérité que celui d’une frange minoritaire… », a déclaré le représentant de l’Eglise à Ziguinchor, qui « demande à toute la population du village de Coubalan de garder la mesure et la sérénité, que chacun apporte sa pierre positive à la construction en cours, sachant que tout le monde est gagnant dans l’opération d’une manière ou d’une autre ».

Cheikh Malick COLY

Dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu), 900 élèves ont été enrôlés par des responsables politiques de Pikine. C’est d’ailleurs ce qui a servi de prétexte à l’organisation de la mobilisation sociale présidée par Bocar Daff, directeur général de l’Agence de la Cmu, à Djeddah Thiaroye Kao.

La rencontre est à inscrire au titre du lancement de la caravane de sensibilisation sur la Cmu. En effet, l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) multiplie les initiatives en vue d’arriver à l’objectif de 75 % de taux de couverture avant la fin de cette année. Des efforts considérables ont été consentis aussi bien par feu le premier directeur général de la Cmu que l’actuel qui s’est rendu à Djeddah Thiaroye Kao où est basé un groupe de volontaires de la Cmu.

Outre la présence massive de la population, la rencontre a également enregistré celle de nombreuses personnalités locales de tous bords. Certaines d’entre elles ont manifesté leur volonté d’accompagner la Cmu en enrôlant un nombre important de personnes dans les mutuelles de santé. Mamadou Mbène Diop, un responsable de l’Apr, a enrôlé 600 élèves à raison de 100 à Djeddah Thiaroye Kao et 500 autres dans la commune de Yeumbeul sud. L’ancienne députée Thilo Sarr a quant à elle enrôlé 200 élèves, alors que le coordonnateur national des volontaires de la Cmu a inscrit une centaine d’apprenants. Neuf cents nouveaux élèves sont ainsi enrôlés dans les mutuelles de santé, au grand bonheur du directeur général de l’Agence de la Cmu, Bocar Daff, qui a exprimé toute sa joie liée au fait que les responsables ont compris qu’il faut accompagner le Président de la République dans la mise en œuvre de la Cmu. « Ces responsables ont compris qu’il s’agit d’aider les Sénégalais au-delà des clivages, des sensibilités et points de vue politique », a-t-il relevé.

A l’en croire, l’initiative de créer les volontaires de la Cmu revient à engager l’ensemble des Sénégalais à travailler dans ce cadre en faisant du porte-à-porte, de la communication interpersonnelle et en sensibilisant tout le monde sur le contenu du programme, l’intérêt et le paquet de bénéfices qu’ils peuvent en tirer.

Le coordonnateur des volontaires de la Cmu, Malal Diallo, a annoncé que la caravane se rendra partout où c’est nécessaire, pour que l’information passe et que tout le monde s’implique dans la mise en œuvre de la Cmu.

Abdou DIOP

Une convention de financement d’un montant de 1,3 milliard de FCfa a été signée entre la Conférence des ministres de l’Education des Etats et gouvernements de la francophonie (Confemen) et l’Agence française de développement (Afd). Le but est d’appuyer le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième évaluation internationale des systèmes éducatifs dénommée « Pasec 2019 ».

L’Agence française de développement (Afd) a signé, le 28 décembre 2017, une convention de financement estimée à 1,3 milliard de FCfa avec la Conférence des ministres de l’Education des Etats et gouvernements de la Francophonie (Confemen). Cette subvention non remboursable est destinée à la réalisation du plan d’actions 2017-2021 du Pasec (Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen), notamment les activités de terrain dans les 15 pays bénéficiaires (Bénin, Burkina, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Madagascar, Mali, Niger, RD Congo, Sénégal, Tchad et Togo), sous forme de fonds délégués.

Le projet a reçu le concours de plusieurs partenaires (Afd, Pays bénéficiaires, Confemen, Ddc Suisse). Le secrétaire général de la Confemen, Jacques Boureima Ki, a salué «une cérémonie qui marque le soutien de l’Afd au secteur éducatif francophone africain». Il a indiqué que «les résultats des évaluations montrent qu’en dépit des efforts consentis par les pays et la communauté internationale, et malgré les progrès enregistrés dans le domaine, de nombreux défis restent à relever».

Le projet vise à renforcer les capacités des pays dans l’évaluation des compétences des élèves et la production d’analyses sur les déterminants des performances des systèmes éducatifs. Le programme veut également veiller au renforcement de la production et de l’analyse de données comparables sur les compétences des élèves du primaire en lien avec leur contexte d’apprentissage dans les 15 pays participants. L’enquête porte sur l’évaluation des compétences des élèves de deuxième et sixième années du primaire dans ces 15 pays francophones d’Afrique subsaharienne.

L’ambassadeur de la République de France au Sénégal, Christophe Bigot, a tenu à rappeler combien «la Francophonie compte» pour son pays. «Nous avons à cœur de mettre en avant la promotion de l’éducation. Au-delà de l’approche quantitative, nous misons également beaucoup sur l’approche qualitative dans le fonctionnement du système éducatif», s’est-il exprimé. Le diplomate a ainsi plaidé pour la résorption des abris-provisoires. La question du nombre pléthorique, noté souvent dans les classes, préoccupe à plus d’un titre les autorités françaises.

Pour sa part, la directrice de l’Agence française de développement (Afd), Laurence Hart, a réitéré la disponibilité de sa structure à «œuvrer pour l’amélioration de la qualité des enseignements».

Tout en renouvelant sa disponibilité, elle a souligné «l’objectif d’accompagner la jeunesse africaine, afin qu’elle puisse trouver sa place dans la société».

Oumar BA

Le gouverneur de la région de Tambacounda, El. Bouya Amar, appelle la Direction de l’hôpital régional à mettre en place une politique d’attractivité pour mieux intéresser les spécialistes. Car cet Etablissement public de santé (Eps) est sans gynécologue, pédiatre, chirurgien, cardiologue, etc.

Le Centre hospitalier régional de Tambacounda est malade du manque de spécialistes. Il est sans gynécologue, sans pédiatre, sans chirurgien et sans cardiologue.

Les néphrologues, spécialistes des maladies rénales, n’ont que des contrats semestriels. «L’hôpital est malade et il faut lui administrer une thérapie de choc», ont déclaré certaines personnes qui ont déploré les évacuations sanitaires vers le centre du pays et/ou la capitale (Dakar) avec des coûts exorbitants. La cérémonie de remise de don offert à la structure par Mamadou Oumar Sall, producteur de banane, a permis d’en avoir le cœur net. La directrice de l’hôpital, interrogée, a effectivement affirmé que sa structure souffre d’un manque de personnel spécialisé. Le chirurgien qui y officiait est affecté à Dakar il y a de cela quelques moments», a expliqué Aïda Babilas Ndiaye.

Concernant le gynécologue, le seul d’ailleurs dont disposait l’hôpital régional de Tamba, a rendu le tablier récemment, préférant ouvrir sa propre clinique, a informé Mme Ndiaye.

A la pédiatrie aussi, souligne-t-on, il n’y a pas de spécialiste depuis belle lurette. Cependant, la directrice a rassuré que le Centre hospitalier vient d’avoir un pédiatre qui a pris service il y a moins de 5 jours. Si un départ est enregistré, il faut 2 à 4 mois pour qu’un autre contrat soit honoré. Le constat reste que le personnel de l’hôpital n’est pas fixe, il n’y a que des prestataires de service temporaire. Maintenant, il urge de mettre en place une politique visant à retenir les spécialistes dans la région. Cela passerait inéluctablement par la motivation, afin qu’ils acceptent de séjourner plus longtemps dans le terroir.

Le gouverneur El Hadj Bouya Amar, lors de la cérémonie de remise de matériels susmentionnée, a profité de l’occasion pour appeler la direction à mettre en place une politique d’attractivité visant à mieux intéresser les spécialistes dans la région. Outre les avantages et autres motivations que leur procure l’Etat, la structure doit, à son tour, trouver les voies et moyens pour les motiver davantage, afin qu’ils acceptent de rester dans la région, au grand profit des populations, a conseillé l’autorité.

Pape Demba SIDIBE

Une campagne de sensibilisation d’une semaine sur les mutuelles de santé a eu lieu à Yoff du 16 au 23 décembre 2017. L’objectif était d’inviter les populations, surtout celles des Cités nouvelles, sises dans la commune de Yoff, à s’inscrire dans ces structures afin d’avoir un accès plus facile aux soins. L’adhésion est à 1.000 FCfa.

Placée sous le parrainage de Abdoulaye Ndour, Dage de la présidence de la République, qui a contribué à hauteur de 3 millions, la cérémonie a vu la présence de son représentant, Ahmet Mboup.

Ce dernier a précisé que les jeunes feront des visites à domicile pour sensibiliser sur l’importance de cette politique publique définie par le président de la République. «Nous essayons d’apporter notre contribution en cherchant le maximum d’adhérents, car le problème de santé publique se pose dans tous les Etats du monde», a dit M. Diouf, citant l’exemple de l’Obama Care aux Etats-Unis.

De son côté, Ndèye Fatou Dione, présidente de l’Union régionale des mutuelles de santé de Dakar, a révélé que 64 mutuelles ont été installées. Elles sont réparties dans les départements de Dakar, Pikine Guédiawaye et Rufisque. Mme Dione a précisé que le taux de couverture est de 45 % avec l’encadrement et l’appui de l’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu). De même, elle a indiqué que les bénéficiaires de la Bourse de sécurité familiale seront enrôlés. «Nous avons reçu les subventions générales (cotisations individuelles et appui de l’Etat) qui vont de 10 à 49 millions de FCfa pour assurer la prise en charge.

Le seul hic, c’est que certains hôpitaux demandent des cautions. Et dans certaines pharmacies, on note des restrictions dans la prise en charge», a signalé Ndèye Fatou Dione.

Serigne Mansour Sy CISSE

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, est convaincu que le Sénégal peut arriver à l’élimination du Vih en 2030 s’il y a une approche multisectorielle.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a présidé, le 23 décembre 2017, la cérémonie de lancement des journées portes ouvertes sur la sensibilisation contre le Sida. Abdoulaye Diouf Sarr a appelé, à cette occasion, à une mobilisation systématique de tous les acteurs, sur toute l’étendue du territoire national, pour atteindre l’élimination du Vih à l’horizon 2030 ainsi que les 90-90-90 dans un horizon plus proche (2020).

Les 90-90-90 signifient que «90% des populations doivent connaitre leur statut sérologique Vih», «90 % des personnes séropositives sont mis sous traitement antirétroviral» et «90% des personnes séropositives mises sous Arv ont une charge virale supprimée». Toutefois, le ministre a expliqué que l’atteinte de cet objectif exige «une mobilisation, une endurance et une détermination» de tout le monde.

«Atteindre cet objectif nécessite de l’engagement. J’instruis le ministère de la Santé, à travers la Direction de la santé, la Direction de la lutte contre la maladie, à se positionner comme étant le véritable vecteur de la lutte contre le Sida. Si on se bat contre le Sida et l’ensemble des autres pathologies, nous pourrons faire en sorte que les Sénégalais soient en bonne santé», a ajouté M. Sarr. Pour la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), Dr Safiétou Thiam, la lutte contre le Sida préconise une croisade multisectorielle. C’est pourquoi la Division Sida est avec l’ensemble des acteurs pour l’atteinte de l’objectif de l’élimination du Vih à l’horizon 2030. Selon elle, aujourd’hui, on ne parle plus de lutte contre cette maladie, mais plutôt de son élimination. Cela, a ajouté Mme Thiam, ne sera possible que si nous atteignons les «90-90-90» en 2020. Ainsi, le Sida ne sera plus considéré comme un problème de santé publique. «L’ambition est grande, les moyens limités, mais nous sommes engagés pour l’élimination du Sida en 2030», a-t-elle lancé.

Selon le ministre de la Santé, toutes les initiatives seront portées au plus haut niveau. Pour cela, Abdoulaye Diouf Sarr a invité l’administration territoriale à accompagner les acteurs dans la sensibilisation.

Aliou Ngamby NDIAYE

Même si des efforts considérables sont faits au Sénégal dans la construction d’infrastructures et l’acquisition d’équipements, leur entretien et renouvellement à temps demeurent encore un défi.

En atteste la panne de l’appareil de radiothérapie pour la prise en charge des cancers de l’hôpital Aristide Le Dantec. Survenu en début d’année, cet évènement a pris le dessus sur tous les autres qui ont eu lieu en 2017.

La panne de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec est incontestablement l’actualité la plus marquante de l’année qui s’achève dans le domaine de la Santé au Sénégal.

Intervenue au mois de janvier 2017, elle a perturbé l’offre de services en cancérologie dans notre pays où il n’existe qu’une seule unité de radiothérapie. Ainsi, l’inquiétude a gagné les populations surtout les malades et leurs familles. En attendant la disponibilité du service, l’Etat du Sénégal a pris la décision de transférer certains malades au Maroc, pour qu’ils puissent bénéficier de soins adéquats. Entre temps, le ministère de la Santé et de l’Action sociale avait annoncé l’acquisition, dans un délai de 6 mois, de trois nouveaux accélérateurs de particules, dont deux pour l’hôpital « Dalal Diam » de Guédiawaye et l’autre pour Aristide Le Dantec. « Le Sénégal disposera de trois accélérateurs de particules. Le fabricant devrait nous livrer la commande au mois de juin 2017 s’il plaît à Dieu », avait informé le Pr Awa Marie Coll Seck, à l’époque ministre de la Santé et de l’Action sociale. Selon elle, « l’appareil était tombé en panne en avril 2016, mais après réparation. Il était prévu qu’il puisse tenir pendant au moins 18 mois. Malheureusement, la panne est survenue avant le délai fixé. Ce n’est nullement un problème de laxisme ».

C’est le 24 juin 2017 que les deux accélérateurs de particules destinés à l’hôpital « Dalal Diam » de Guédiawaye sont arrivés à Dakar. Dans un communiqué, l’autorité avait annoncé que « deux autres machines de même calibre sont en cours d’acquisition. L’une d’elle sera destinée à l’hôpital Aristide Le Dantec qui a perdu son appareil de radiothérapie en janvier dernier après une panne ». Ces commandes devraient donc porter le nombre des accélérateurs de particules au Sénégal à 4 et non plus trois comme prévu au mois de février 2017. Cela, au grand bonheur des populations, surtout que les maladies du cancer connaissent une progression exponentielle d’année en année.

Politique de recrutement
D’ailleurs, l’acquisition d’équipements, la construction de nouvelles infrastructures et le recrutement de personnel ont été au centre des discussions en fin mars 2017 lors de la 7ème Revue annuelle conjointe (Rac) du Plan national de développement sanitaire et social (Pnds) 2009-2018. Une occasion pour le ministre de la Santé de révéler qu’entre 2012 et 2016, environ 4.000 agents ont été recrutés dans le secteur de la santé.

« Chaque année, nous recrutons 1.000 agents. Malgré cet effort, la demande reste encore forte puisque nous recevons chaque jour des demandes des jeunes qui, après leur formation, souhaitent intégrer les structures de santé », avait déclaré le Pr Awa Marie Coll Seck qui avait profité de cette tribune pour rendre hommage au Japon qui a permis au département de la Santé de doter, en dehors du recrutement de l’État, les 1.600 postes de santé du pays en personnel.

« Aujourd’hui, beaucoup de postes de santé ont un infirmier et une sage-femme », s’était félicitée Mme Seck, informant qu’avec les bourses de spécialisation attribuées à des médecins, le gouvernement du Sénégal est également en train de trouver une solution au déficit de spécialistes en santé.

Concernant toujours les recrutements, le Pr Awa Marie Coll Seck a fait part, en février 2017, de l’intégration des agents de santé communautaire dans la Fonction publique. Car ces derniers jouent un grand rôle dans la sensibilisation et l’offre de soins aux populations surtout dans les localités éloignées. Mieux, ils assurent souvent le rôle d’Infirmer chef de poste (Icp) ou de sage-femme dans certains postes de santé.

Par Maïmouna GUEYE

REFERENCE/CONTRE REFERENCE : 165 NOUVELLES AMBULANCES MÉDICALISÉES DISTRIBUÉES
Ambulance DonAu chapitre de l’acquisition d’équipements, 165 ambulances médicalisées et 4 unités mobiles d’hospitalisation ont enrichi, au cours de l’année 2017, le matériel roulant du ministère de la Santé et de l’Action sociale. C’est le chef de l’Etat en personne qui a remis les clés de ces véhicules dont le montant est estimé à 8 milliards de FCfa. Ces équipements, qui entrent dans le renforcement de l’équité et de l’accès aux soins des populations, viennent s’ajouter aux 150 autres ambulances acquises depuis 2012. Le parc roulant dispose ainsi de 319 véhicules pour référer les malades, en particulier ceux vivant dans des zones reculées.

Lors de cette cérémonie de remise des 165 ambulances médicalisées, le président de la République, Macky Sall, avait réitéré son engagement à « démocratiser les soins ». Cette volonté politique est manifestée à travers la mise en œuvre de la Couverture maladie universelle (Cmu) pour permettre à toutes les populations, quels que soient leurs revenus et leurs zones de résidence, d’accéder aux soins sans contrainte majeure grâce à leur adhésion aux mutuelles de santé. Selon le chef de l’Etat, cette initiative, démarrée en 2013, a déjà permis d’enrôler plus de 2 millions de personnes réparties dans 671 mutuelles de santé sur l’étendue du territoire national.

Le défi de l’entretien et de la maintenance
Cependant, malgré les efforts fournis au Sénégal dans le domaine de la Santé, les défis demeurent. Parmi ces derniers, le président de la République avait notamment cité, au mois de novembre 2017, lors du Forum national sur la mobilisation des ressources, celui « de l’entretien et de la maintenance du matériel hospitalier ». Aussi avait-il suggéré au ministre de la Santé « d’externaliser certaines fonctions au sein de l’hôpital comme la restauration, le nettoiement des lieux et la maintenance des appareils qui coûtent très cher ». Lors de ces assises, Macky Sall avait également plaidé pour une utilisation efficiente des ressources allouées à la santé. Selon lui, ces dernières devraient aller en priorité vers « la prévention, la construction et l’équipement des structures de santé, la gestion des urgences ainsi que la professionnalisation des mutuelles de santé ». Dans ce cadre, il avait invité les acteurs du secteur de la santé à « réfléchir sur des financements innovants intégrant une fiscalité adaptée (…) ».

Maïmouna GUEYE

SOINS DE QUALITE POUR TOUS : LE PRIVÉ INVITÉ À INVESTIR DANS LA SANTÉ
Abdoulaye D SarrEvoquant les initiatives de gratuité lors de ce forum, le chef de l’Etat avait déclaré : « Le tout gratuit n’existe nulle part. Ce n’est pas possible, parce que tout ne peut pas être pris en charge par le secteur public ». Pour cette raison, il avait plaidé pour une plus grande synergie afin d’articuler les actions entre le secteur public et privé. « Je suis un adepte de la protection sociale et de la solidarité, mais il faut absolument que public et privé travaillent de concert pour nous permettre d’atteindre l’objectif de soins de qualité pour tous », avait lancé Macky Sall, expliquant « qu’il y a nécessité absolue de maîtriser le système de paiement de la Cmu parce qu’elle ne saurait être une variable d’ajustement pour les hôpitaux et les centres de santé ». Dans ce cadre, il avait proposé la mise en place d’un « système informatisé de traçabilité de tous les patients pour pouvoir continuer à apporter les ressources nécessaires à la Cmu et aux établissements de santé ».

D’ailleurs, le président Sall a estimé « qu’avec la hausse continue du budget il sera difficile pour notre gouvernement de supporter, sur ressources propres uniquement, ce rythme de dépenses si un mécanisme approprié de financement n’est pas mis en place ».

M. GUEYE

CHANGEMENT INSTITUTIONNEL
2017 a été également dominé par le changement intervenu à la tête du département de la Santé et de l’Action sociale. Après 5 ans passés au niveau de ce ministère, le Pr Awa Marie Coll Seck a cédé la place à Abdoulaye Diouf Sarr, jusque-là ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Un nouveau souffle au secteur de la Santé au Sénégal ?

Seuls les actes posés par l’actuel locataire du ministère de la Santé et de l’Action sociale permettront aux Sénégalais, d’une manière générale, aux acteurs de la Santé, en particulier, de répondre par l’affirmative ou non à cette interrogation.

En attendant, les programmes continuent à être déroulés. Les syndicalistes qui réclament, depuis quelques années, le respect des accords signés avec l’Etat vont probablement relancer leurs revendications. Le tout pour une meilleure prise en charge de leurs préoccupations afin de mieux s’acquitter de leurs missions auprès des populations.

Par Maïmouna GUEYE

L’année scolaire 2016/2017 a été surtout marquée par le démarrage d’innombrables innovations visant à améliorer la qualité du système éducatif et à préserver la stabilité de l’espace scolaire. C’est dans cette orientation que le ministère de l’Education nationale a initié les concertations partenariales annuelles. Il s’agit d’un cadre de dialogue et de co-construction de toutes les familles d’acteurs du système éducatif (syndicats, société civile, élus locaux, parents d’élèves et gouvernement) pour prendre des engagements allant dans le sens de consolider l’apaisement du climat social et de l’amélioration des performances scolaires. Un engagement que chaque partie a respecté ; ce qui a valu à notre pays d’avoir une année scolaire sans perturbation.

Cette rencontre sur les concertations partenariales a été suivie par le lancement du plan stratégique de la Direction de l’enseignement élémentaire. Un focus est mis sur la redynamisation de l’enseignement de la citoyenneté et de la promotion de valeurs.

L’autre fait marquant est le retour de la pratique sportive en milieu scolaire. Conformément aux directives du chef de l’Etat, les autorités éducatives, de concert avec le ministère des Sports, ont procédé à la relance du sport scolaire. Toutes les 16 académies du pays ont organisé des compétitions avec au moins une dizaine de disciplines sportives individuelles comme collectives.

Sur le plan de l’amélioration de la qualité des enseignements/apprentissages, le Sénégal a lancé un projet phare dénommé « Lecture pour tous » et financé par le gouvernement américain, à travers l’Usaid, pour une durée de cinq ans. Ce projet intervient dans le cycle élémentaire et dans les écoles coraniques. Son objectif est d’améliorer la lecture chez les apprenants en associant l’apprentissage du français et les langues nationales. Le projet a été lancé à Kaffrine et expérimenté dans sept régions parmi lesquelles celles qui ont le plus faible taux de scolarisation.

La santé en milieu scolaire a aussi retenu l’attention des autorités. C’est ainsi que la Couverture médicale universelle est élargie aux élèves des écoles publiques. Une des directives du chef de l’Etat qui consistent à prendre en charge la santé des apprenants : la santé scolaire en tant qu’intrant pédagogique.

P. C. NGOME

L’enseignement supérieur a également enregistré quelques perturbations liées au retard noté dans la livraison des chantiers. A l’Université Cheikh Anta Diop, grandement concernée par les réhabilitations, les étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) avaient exigé que les amphithéâtres soient livrés, dénonçant les difficiles conditions de travail dans les chapiteaux qui servent d’amphis avant la fin des travaux. Lors d’une visite à l’Ucad, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, accompagné de la directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics, Mme Socé Diop Dione, avait donné l’assurance d’une livraison rapide des chantiers. 

Certains ont été réceptionnés provisoirement. C’est le cas des amphis dits communs à l’image de Boilat et l’amphi 7. Ce qui a permis d’atténuer les problèmes. Des bâtiments comme celui du Cesti comprenant un bloc pédagogique avec une salle de 150 places et deux autres salles à l’étage sont presque terminés. Si, à Dakar, c’est la finition des travaux, à Diamniadio, quelques difficultés ont été notées dans l’exécution des travaux surtout liées à la nature des sols, comme l’a reconnu le ministre Mary Teuw Niane. L’Université Amadou Makhtar Mbow, où l’amphithéâtre de 1000 places est au stade du gros œuvre et l’Unité de formation et de recherche (Ufr) 6 déjà élevée, la  livraison de la première tranche est prévue pour la rentrée prochaine ainsi que l’accueil de la première cohorte d’étudiants de cette 2ème université de Dakar, essentiellement orientée vers les sciences. 

L’élargissement de la carte universitaire se poursuit toujours avec le réseau des Instituts supérieur d’enseignement professionnel (Isep) sur l’ensemble du territoire national, de même que les Espaces numérique ouverts (Eno) de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). L’autre grand chantier de l’enseignement supérieur demeure l’Université du Sine-Saloum El hadji Ibrahima Niass. Le ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé son démarrage à la rentrée 2018.

O. NDIAYE

Une année universitaire paisible comme on en voit rarement, à part quelques grèves surtout liés à la revendication du Syndicat autonome de l’enseignement  supérieur (Saes) sur la question de la retraite suite à l’organisation de la Conférence sociale.

Le Saes avait demandé des concertations sectorielles depuis le processus de négociation sur la retraite avec l’Etat. « Nos propositions, élaborées et validées par les services techniques du ministère de l’Economie et des Finances, portaient sur l’autonomisation du Fonds national de retraite (Fnr), la mise en place d’une retraite complémentaire, d’une retraite supplémentaire, l’abrogation de la loi sur le principe de l’écrêtement et d’un nouveau processus de suivi et de pilotage du système de retraite. Tout ceci devrait être validé par la Conférence sociale », avait expliqué Malick Fall, secrétaire général du Saes. Lors de ladite conférence, le gouvernement avait retenu les principes de retraite complémentaire et supplémentaire et une augmentation des cotisations de 35 à 38 % à supporter par les travailleurs.

Une conclusion qui n’avait pas agréé le Saes, lequel a demandé une clé de répartition équitable de cette augmentation. « Ces 3 % vont servir à résorber le déficit noté dans le Fnr. S’il y a un déficit dans le Fnr, ce n’est pas aux travailleurs seulement  de le renflouer », selon Malick Fall. Finalement, les négociations vont se poursuivre sur cette question de la retraite avec le Premier ministre et le Saes.

Omar NDIAYE

L’année scolaire 2017 aura été une exception avec neuf mois de stabilité. Toutefois, des manquements liés aux fuites et autres triches ont bouleversé le déroulement normal du baccalauréat et du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). A cela s’ajoute la fermeture des établissements de Yavuz Selim par le gouvernement.

L’année 2017 restera gravée dans la mémoire de bon nombre de Sénégalais, du moins dans le domaine de l’éducation. Durant cette année, les différentes parties prenantes (élèves, syndicats d’enseignants et gouvernement) ont fait des concessions pour arriver à une année scolaire stable. Un engagement et une posture salués par la société civile et le mouvement parental qui ont joué un rôle déterminant dans la médiation et la décrispation du climat socioéducatif, mais surtout parce que les acteurs ont privilégié le dialogue et la concertation pour réussir ce pari.

Pour certains, l’année scolaire passée a été certes stable puisqu’aucun mouvement de grève, sit-in ou marche de protestation n’a été noté, n’empêche les résultats scolaires ont connu une légère baisse. Ce qui pose la problématique de l’impact du quantum horaire sur les performances scolaires. Si d’aucuns estiment que la grève est un facteur d’instabilité du climat social, de dégradation du quantum horaire et des résultats scolaires, d’autres affirment que le respect du quantum horaire et l’absence de grève ne signifient pas obligatoirement amélioration des performances scolaires. La preuve, les résultats scolaires de l’année dernière ont connu une baisse, malgré l’accalmie notée dans l’espace scolaire. Dans l’élémentaire, l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) a enregistré un taux de réussite de 56,7 % et le concours d’Entrée en sixième 69 %.

Fraudes, fuites et triches
La même baisse a été aussi notée au baccalauréat avec un taux de réussite de 31 %. Cependant, l’éclaircie dans la grisaille vient de l’éducation inclusive. En effet, les 9 élèves non-voyants qui se sont présentés à ce concours ont tous réussi, soit un taux d’admission de 100 %. A ces résultats scolaires insuffisants s’ajoutent des dysfonctionnements et des manquements survenus lors des examens du Bac et du Bfem, relatifs à des fraudes, fuites et triches. Un cocktail d’erreurs et de maladresses qui a obligé les autorités en charge de l’organisation du baccalauréat de procéder à des suppressions et à des remplacements d’épreuves. Par la même occasion, des sanctions ont été prises à l’encontre des auteurs présumés fautifs.

Dans un souci de préserver la crédibilité du baccalauréat et la fiabilité de son organisation, les autorités éducatives et universitaires se sont retrouvées à Saint-Louis afin de réfléchir sur les modalités de réformer son organisation.

Fermeture des établissements Yavuz Selim
L’autre remous intervenu dans l’éducation, c’est aussi la crise notée dans les établissements Yavuz Selim. Du fait que Beskent Egitim était sommé d’arrêter ses activités au Sénégal, le gouvernement a estimé que ces écoles, au nombre de 9, dont seules trois ont été autorisées, ne pouvaient plus avoir d’existence légitime dans le pays. Par conséquent, le gouvernement du Sénégal a ordonné leur fermeture. Une mesure qui a été décriée par certains. Finalement, la décision du président de la République de fermer ces écoles a été appliquée. Et parmi les 3000 pensionnaires de ces établissements, certains ont été recasés dans les établissements scolaires du pays. 
Grand prix du chef de l’Etat pour l’enseignant

La grande innovation de l’année 2017 est l’institutionnalisation du Grand prix du chef de l’Etat pour l’enseignant. Une décision prise par décret présidentiel visant à valoriser la fonction enseignante. Pour cette première édition, l’enseignant, craie en main, modèle, passionné par son métier et engagé pour sa communauté, sera récompensé par le président de la République. Dix millions de FCfa et une médaille lui seront remis pour services rendus à l’école et à la société sénégalaise.

Pape Coly NGOME

L’organisation de l’essai départemental et des compositions trimestrielles standardisées, initiée par l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Kolda, commence à porter ses fruits. Le taux de réussite au Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) est passé de 28,19 % en 2015 à 39,31 % en 2016 et à 47,37 % en 2017. Pour 2018, l’Ief se fixe un objectif d’au moins 55 %. Dans cette lancée, elle organise, depuis trois ans, à la fin de chaque trimestre, un essai départemental. Les épreuves du premier trimestre de l’année scolaire 2017/2018 ont lieu les 14 et 15 décembre sur l’ensemble du département. Au total, 8173 candidats, répartis dans 67 centres disséminés à travers la commune de Kolda et celles rurales, ont participé à l’essai. Pour réussir ce pari, l’Ief va copier environ 74.000 épreuves. « L’objectif de l’essai départemental est de familiariser d’abord les élèves avec le nouveau format de l’évaluation certificative, car il y a eu des changements. Les élèves écrivent actuellement sur du papier imprimé et il faudrait les familiariser avec cela et non pas attendre le jour de l’examen », a déclaré Abdoulaye Faye, inspecteur et secrétaire général de l’Ief de Kolda. L’Ief, à travers cette démarche, cherche à évaluer les performances des élèves afin de procéder à des réajustements et à des renforcements avant la tenue des examens de fin d’année.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans le cadre de la réalisation de la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr (Kms 3), la Sones et l’administration des Douanes ont signé, le mercredi 27 octobre 2017, un protocole pour simplifier les procédures de dédouanement du matériel. 

Moins de 10 jours après le lancement effectif des travaux de la troisième Usine de Keur Momar Sarr par le président Macky Sall, la Sones est à pied d’œuvre pour la concrétisation de ce projet estimé à 274 milliards de francs Cfa. Pour gagner du temps, le directeur général de la Société nationale des Eaux du Sénégal (Sones), Charles Fall, et son homologue des Douanes, Oumar Diallo, ont procédé, hier, à la signature d’un protocole de facilitation entre les deux structures dans le cadre du projet. Compte tenu de l’ampleur de ce projet structurant, le directeur des Douanes, Oumar Diallo, a indiqué que son administration doit accompagner la Sones dans l’importation, l’enlèvement, le dédouanement des marchandises, des produits et des matériaux qui seront destinés à ce projet. Ce protocole aidera, selon Oumar Diallo, d’accélérer les procédures de dédouanement. « Nous devons le faire juste avec des formalités simplifiées et ils vont prendre l’engagement de revenir dans un délai de 60 jours pour régulariser par une déclaration formelle de payer éventuellement les droits qui sont dus. C’est un gain de temps qui est donc appréciable », explique le directeur général des Douanes. Il ajoute que la signature de ce protocole est l’occasion pour la l’administration des Douanes du Sénégal de réaffirmer, avec force, son option résolue d’être aux côtés de l’entreprise pour favoriser son essor et son plein épanouissement et d’assumer pleinement son rôle d’administration de plein épanouissement en accompagnant les grands projets de l’Etat. « La réalisation de cette infrastructure de grande envergure va occasionner des importations massives de divers matériels dont l’acheminement ne doit souffrir d’aucun retard. Le présent protocole d’accord prend en charge ces aspects et prévoit, entre autres avantages, la possibilité d’un enlèvement immédiat des marchandises importées par des procédures simplifiées avec dispense de la caution bancaire et de toutes autres garanties financières, mais aussi une grande flexibilité dans les délais de régularisation », soutient le directeur des Douanes, Oumar Diallo. Ce dernier assure aussi que les marchandises importées dans le cadre de Kms 3 seront toutes dispensées de l’inspection avant embarquement.

Gain de temps et d’argent
Le directeur général de la Sones, Charles Fall, a remercié l’administration des Douanes car, à son avis, le lancement de cette importante infrastructure hydraulique n’aurait pas été possible sans l’accompagnement diligent des démembrements de l’Etat comme les Douanes, le Port autonome de Dakar, la Direction générale des Impôts et des Domaines, l’Ageroute, les Eaux et Forêts. « Nous nous sommes fait le devoir d’aller à la rencontre de ces partenaires et de partager avec eux l’impérieuse nécessité de contribuer à la prise en charge des besoins en eau potable des populations de Dakar, des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, de Thiès et de la Petite-Côte », affirme Charles Fall qui confirme l’utilité de ce protocole qui permet d’avoir un gain de temps. Selon le directeur général de la Sones, avec les facilitations de l’administration des Douanes, le projet va gagner entre 2 et 3 % de son coût de financement ; ce qui est considérable.

M. Fall est revenu sur l’importance de Kms 3 qui devra améliorer l’accès à l’eau potable de près de 4 millions de Sénégalais ; 850 000 personnes supplémentaires devront aussi être desservies par des branchements domiciliaires subventionnés. Le directeur Charles Fall qui salue le gain de temps, assure qu’il veillera à la conformité de toute action avec le cadre légal de cette procédure.

Oumar KANDE

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, accompagné par le directeur du Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres), a visité six communes de Dakar où il a constaté que les ouvrages réalisés par le projet « Vivre avec l’eau » ont des impacts positifs sur la vie des habitants.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie était dans la banlieue avant-hier. Sa délégation a visité de nombreux ouvrages constitués essentiellement de canaux de drainage des eaux de pluie, des bassins de rétention, des périmètres maraîchers, des aménagements urbains, entre autres, construits dans le cadre du projet « Vivre avec l’eau ».

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et Cadre de vie, Diène Farba Sarr et le coordonnateur du projet « Vivre avec l'eau » ont bien mesuré la réduction des impacts des inondations grâce aux ouvrages construits dans le cadre du projet. Le ministre et les responsables du projet « Vivre avec l’eau » se sont rendus tour à tour à Rufisque-Est, Mbao, Malika, Yeumbeul-nord, Médina Gounass. Dans les sites précités, des habitants ont témoigné de leurs gratitudes à l’Etat et aux responsables du projet « Vivre avec l’eau ». Le ministre Diène Farba Sarr considère que ce projet vient en complément aux efforts de l'Etat déployés notamment dans le cadre du plan décennal de lutte contre les inondations et la matrice d'actions prioritaires. Il s'est réjoui du fait que les efforts réalisés dans le cadre de la lutte contre les inondations se sont avérés efficaces. La preuve, les inondations ne sont que résiduelles au Sénégal. « La matrice d'actions gère les inondations résiduelles ou l'assainissement compensatoire », a-t-il souligné. Le directeur du Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres), Abdoulaye Diagne, a rappelé le nombre important et la nature des infrastructures d'évacuation des eaux de pluies construites dans les zones les plus vulnérables des communes. Il a aussi souligné que le projet a contribué à améliorer la gestion des déchets solides par le biais de la formation des populations sur le compostage, la fabrication d'éco-briques (briques écologiques faites de déchets solides recyclés). Toujours, dans le cadre dudit projet, des actions « days » (séance de nettoyage collectif) ont été organisées dans les zones d'opération du projet qui comporte un volet appui aux populations. Ces dernières développent des activités génératrices de revenus par la valorisation des déchets (pé-collecte, fabrication et vente d'éco-briques, compostage, pépinières) et le maraîchage. Les bénéficiaires sont aussi impliqués dans la lutte contre les inondations. Certains ont reçu des formations orientées vers l’élaboration des plans d’urgence contre les inondations. S’agissant de l'état d'exécution du projet, il a cité, entre autres, une dizaine de systèmes de pré-collecte communale mis en place dans les dix communes, 25 espaces maraîchers aménagés et une vingtaine d'aménagements urbains. Il a annoncé que l’ensemble des travaux seront achevés avant le 31 janvier prochain. L'ambassadeur du Royaume-Uni au Sénégal, George Hodgson, a exprimé sa satisfaction. Il avance que cette expérience mérite d'être dupliquée hors de nos frontières. « Dakar est une grande ville, mais il y a des centaines d'autres grandes villes qui ont des problèmes d'eau. Il y a un volet important portant sur la recherche et on verra comment transposer ces solutions ailleurs », a soutenu l’ambassadeur.

Abdou DIOP

Assane Ndiaye, premier Prix : «Le Président Macky Sall manifeste sa reconnaissance aux enseignants»
« J'éprouve une joie immense et une grande satisfaction. Je peux dire aussi que c’est le fruit d'un long processus, d’un dur labeur qui est récompensé. A travers ce prix, le Président de la République manifeste sa reconnaissance et sa fierté à l'endroit des enseignants. Ces personnes qui font des sacrifices tous les jours pour former les bons citoyens de demain. J’exprime toute ma reconnaissance au Chef de l’Etat ».
 
Serigne Khalifa Ababacar Wade, laurEat du Prix d'encouragement : «Je suis habité par un sentiment de satisfaction et de fierté»
« C'est un honneur pour moi d'être sélectionné parmi les lauréats du Grand prix du Chef de l'Etat pour l'enseignant. A travers ma modeste personne, c'est tous les enseignants du Sénégal qui sont récompensés. Je suis habité par un sentiment de satisfaction et de fierté. C'est pour moi l'occasion d'adresser mes remerciements au Président de la République pour son initiative ».
 
Abdoulaye Mbow, 3ème Prix  : «Le Président s’est engagé à revaloriser la profession»
« Cette récompense constitue une étape pour le reste de ma carrière professionnelle. L'enseignement est ma passion. Je me donne corps et âme pour préserver ce métier. C'est un honneur pour moi d'être récompensé parmi des milliers d'enseignants. Je remercie le Président pour son engagement à revaloriser la profession ».  
 
Propos recueillis par Pape Coly NGOME

 

Invitée d’honneur de la cérémonie de remise du premier Grand prix du Chef de l’Etat pour l’enseignant, la Palestinienne Hanan al-Hroub a été lauréate de l’édition 2016 du Prix mondial de l’enseignement. Cette enseignante palestinienne, saluée pour sa méthode basée sur le jeu et la non-violence en Cisjordanie, a été récompensée, en 2016, du Global teacher prize considéré comme le « Prix Nobel de l'enseignement ». Pour le Président Macky Sall, en offrant aux enseignants du monde Mme Hanan al-Hroub comme modèle, la communauté internationale a aussi voulu, par cette prestigieuse distinction, magnifier les valeurs de paix et de tolérance qu’elle inculque à ses élèves. Profitant de la tribune, le Chef souhaite que les enseignants sénégalais participent, dans les prochaines années, au Global teacher prize qui récompense annuellement le meilleur enseignant du monde.

Oumar Ndiaye

Pour le paiement aux titres des rappels, avancement et mise en solde des enseignants, une enveloppe de 32 milliards de FCfa a été prévue dans la loi de finances 2018, a dit le Président Macky Sall.

« Sa fonction sacerdotale fait de l’enseignant un éducateur, un formateur mais aussi un symbole de civisme que nous devons protéger ». Avec ses mots prononcés lors de la remise du Grand prix du Chef de l’Etat pour l’enseignant, le Président Macky Sall a voulu démontrer sa volonté de faire encore plus pour le corps enseignant du Sénégal qui représente, à ses yeux, la clé de voûte du système éducatif. Ainsi, pour les revendications des syndicats d’enseignants concernant les actes et rappels de validation, d’avancement, de titularisation, de reclassement…, 32 milliards de FCfa ont été inscrits dans la loi de finances 2018. « Au total, dans le budget général alloué au ministère de l’Education nationale pour l’année prochaine, 87,60 %, soit un montant de près 362 milliards de FCfa, sont affectés au traitement salarial des enseignants. Rapporté au budget de fonctionnement du ministère, cela représente 90,45 % des dépenses », a-t-il souligné.

5200 parcelles pour les enseignants
Le Chef de l’Etat a annoncé des facilités pour l’accès des enseignants au foncier à travers les coopératives d’habitat constituées. « Dans ce cadre, 5200 parcelles seront mises à la disposition des enseignants, conformément aux accords entre le gouvernement et les syndicats. A ce titre, 1.100 parcelles déjà viabilisées à Kounoune, pour un montant de  plus d’un milliard de FCfa, sans contribution des enseignants, ont été déjà mises à la disposition des syndicats. Pour le reliquat, soit 4100 parcelles à attribuer dans les régions, les attestations individuelles ont été déjà délivrées aux syndicats sur la base des listes présentées », a-t-il informé. 

Dans les programmes, il est aussi prévu d’octroyer à d’autres syndicats d’enseignants 1300 autres parcelles, dont 275 à Dakar. Toutes ces mesures viennent après d’autres prises dans le cadre de l’opération « coup de poing » pour la régularisation de la situation administrative des enseignants lancée par le gouvernement. Une option qui a permis, le 25 septembre 2017, de traiter 24 947 cas sur les actes de validation, d’avancement, de titularisation et de reclassement concernant 67 042 enseignants. Il s’y ajoute le paiement, en 2016, au titre des rappels de validation, d’intégration et d’avancement, d’un montant de 23 933 000 000 de FCfa sur un engagement budgétaire de 24 milliards de FCfa.

Concernant les rappels de primes et d’indemnités de sujétion et de fonction, au 31 octobre 2017, le règlement de la note, se chiffrant, au total, à 28 750 000 000 de FCfa, a été effectué sur une prévision de 29 400 000 000 de FCfa. Tous ces efforts consentis, selon le Président Macky Sall, sont le fruit d’arbitrages difficiles sur nos ressources en faveur de l’éducation. « Des efforts qui confirment mon attachement à la revalorisation sociale et au réarmement moral de nos enseignants. Au demeurant, je sais qu’il nous reste beaucoup à faire pour mettre les enseignants dans les conditions idéales de travail à la hauteur de mon ambition de construire une école de l’excellence », a-t-il avancé. 

Avec une volonté qui dépasse de loin ce qui a été énuméré, le Président Macky Sall a appelé les enseignants et les syndicats à travailler dans la confiance, dans la responsabilité, pour voir les délais dans lesquels des réponses pourront être apportées aux doléances posées dans les différentes plateformes. Ceci, en tenant compte des autres contraintes et les défis qui sont multiples et liés à la sécurité, à l’accès aux services sociaux de base...

Oumar NDIAYE

Le Président Macky Sall a présidé, hier, la première édition de la cérémonie de remise du Grand prix du Chef de l’Etat pour l’enseignant. Un Grand prix récompensant le meilleur  enseignant « craie en main » du Sénégal. L’occasion a été saisie par le Président Sall pour réaffirmer son ambition de fonder une école de qualité, de l’équité et de l’égalité.

Historique et symbolique ! Pour la première fois au Sénégal, un Grand prix du Chef de l’Etat est dédié à l’enseignant. Il récompense un enseignant « craie en main ». Assane Ndiaye, professeur de français, en service au lycée 2 de Mbacké, en est le premier lauréat. En guise de récompense, il a reçu, hier, lors d’une cérémonie, une médaille, un diplôme, un trophée et un chèque de 20 millions de FCfa. En instaurant ce prix qui, chaque année, va dorénavant récompenser l’enseignant « craie en main » le plus méritant du Sénégal, le Président Macky Sall veut ainsi donner une réponse pertinente, a-t-il dit, à l’impératif de remobiliser et de sublimer l’enseignant, élément déterminant dans la construction d’un système éducatif performant. « L’instauration de ce Grand prix vient bonifier toutes les initiatives majeures que j’ai engagées pour fonder une école de qualité, de l’équité et de l’égalité. Une école apte à garantir à chaque enfant, quelles que soit ses origines sociales, la chance de réaliser ses rêves », a expliqué le Chef de l’Etat.

Pour lui, au-delà des réalisations enregistrées en matière d’infrastructures, d’équipements et de matériels pédagogiques, c’est la qualité de l’enseignant qui fera toujours la différence. Le Président Macky Sall a estimé qu’agir sur l’enfant, « matière vivante et pensante », nécessite une compétence à toute épreuve, un sens élevé des responsabilités et un comportement irréprochable. Il a ainsi listé les mesures prises par son gouvernement pour atteindre cet objectif. Parmi ces dernières, le renforcement des capacités des enseignants avec la modification du texte du concours d’entrée dans les Centres régionaux de formation des personnels de l'éducation (Crpfe), pour le rendre « plus sélectif et plus transparent » ; la révision du référentiel de formation en le conformant aux exigences du Programme d'amélioration de la qualité, de l'équité et de la transparence (Paquet) ; l’instauration d’une évaluation certificative de fin de formation afin de disposer de meilleurs profils ; et l’adoption d’un programme de formation continue pour renforcer les compétences des enseignants déjà en service. « Le Grand prix du Chef de l’Etat pour l’enseignant s’inscrit dans mon ambition de bâtir une école de qualité, gage d’un progrès durable. Cette option traduit notre souci constant de conforter l’enseignant, qui est la clé de voûte de notre système éducatif, dans son rôle de guide de la moralité dans notre société, de promoteur de valeurs sociales et d’acteur de développement », a-t-il indiqué.

Oumar NDIAYE

 

 

Initialement prévue à 10 millions de FCfa, la récompense pour le premier lauréat du Grand prix du Chef de l’Etat pour l’enseignant a été portée à 20 millions de FCfa par le Président Macky Sall. Ainsi, Assane Ndiaye, premier lauréat de ce Grand prix, a reçu, en plus de sa médaille et de son diplôme, une somme de 20 millions de FCfa. Le gagnant du Prix d’encouragement, Serigne Khalifa Ababacar Wade, professeur de français au lycée de Mbao, a reçu une attestation et une somme de 4 millions de FCfa. Le troisième nominé à ce Grand prix, Abdoulaye Mbow, qui exerce au centre Talibou Dabo a engrangé la somme de 3 millions de FCfa en guise d’encouragement. Une récompense donnée par le Président Macky Sall pour encourager cet enseignant qui, malgré sa situation de handicap, se bat tous les jours pour l’éducation.  

Oumar Ndiaye


Le professeur de Lettres modernes en service à Mbacké, Assane Ndiaye, a gagné le premier Prix du chef de l’Etat pour l’enseignant. Très ému, il a reçu cette distinction avec une grande humilité. Agé aujourd’hui de 52 ans, le lauréat est entré dans l’enseignement avec le Bfem. Actuellement, il est titulaire d’un Master en Lettres modernes obtenu à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Assane Ndiaye a été choisi parmi des milliers d’enseignants comme modèle. Cette distinction est une charge pour le distingué. A l’annonce des résultats, la salle du Grand théâtre a été déchirée par des applaudissements et des cris de joie.  Marié et père de 11 enfants, le premier lauréat du Grand prix du chef de l’Etat pour l’enseignant « craie en main » a un parcours scolaire et professionnel presque atypique. Âgé de 52 ans, M. Ndiaye a une carrière bien remplie.

Ce natif de Matam a pratiquement fait toutes ses études primaires et secondaires à Mbacké. D’abord, à l’école élémentaire Mame Mor Diarra, puis au collège Gaïndé Fatma,  avant de rejoindre le lycée technique Cheikh Ahmadou Bamba de Diourbel. Après deux ans d’apprentissage en Mathématiques, physique et construction mécanique, il sera recalé en  classe de première. Par la suite, il se présente au concours d’entrée au Centre de formation professionnelle et technique Sénégal/Japon (Cfpt) qu’il quitta après deux ans de formation en Mécanique auto. Passionné de lecture, le jeune Assane Ndiaye tente sa chance dans l’éducation.

C’est ainsi qu’il se présente au concours d’entrée au Centre de formation et de perfectionnement pédagogique (Cfpp) avec le niveau du Bfem. Il y sort comme instituteur adjoint et est affecté à Podor, précisément à Ndirba où il a servi pendant quatre bonnes années. Par la suite, le jeune instituteur est affecté à Gouygui, un village situé à quelques kilomètres de Mbacké. C’est dans cette localité qu’il a obtenu son  Certificat d’aptitude pédagogique (Cap), le plus  grand diplôme professionnel d’un instituteur. Poursuivant sa passion pour les études, Assane Ndiaye se présente au baccalauréat comme candidat libre et réussit avec brio. L’appétit  venant en mangeant, l’instituteur poursuit ses études tout en exerçant sa fonction d’enseignant « craie en main », c’est-à-dire tenant une classe. C’est ainsi qu’il se présente au concours d’entrée à la Faculté des lettres et sciences humaines de Dakar comme normalien-instituteur. Il sort de l’Université Cheikh Anta Diop avec un Master en Lettres modernes en poche. Toujours amoureux de la craie et passionné par l’enseignement, M. Ndiaye se présente aussi au concours d’entrée à la Fastef, ex Ecole normale supérieure, où il sort majeur de sa promotion et devient professeur de lycée. Il est affecté au lycée de Mbacké 2, dans la commune portant le même nom, où il exerce jusqu’à présent.

Pape Coly NGOME

Ancien ministre de l’Education nationale de 1991 à 2000, André Sonko a été choisi pour diriger le jury national du Grand prix du Chef de l’Etat pour l’enseignant. Avec des déclinaisons régionales et départementales, le jury a supervisé le processus de sélection des candidats. Pour M. Sonko, après l’instauration du Concours général, en 1961, récompensant les meilleurs élèves du Sénégal, ce nouveau Grand prix du Chef de l’Etat pour l’enseignant vient compléter la liste pour honorer le meilleur enseignant. « L’histoire retiendra que c’est le Président Macky Sall qui a institué le Grand prix du Chef de l’Etat pour l’enseignant pour magnifier, récompenser et donner en exemple le meilleur de nos éducateurs et formateurs », a affirmé l’actuel directeur des Cours Sainte Marie de Hann. André Sonko a aussi formulé le vœu que la réunion du Partenariat mondial sur l’éducation, prévue en février 2018, à Dakar, soit couronnée de succès.

Oumar Ndiaye

 

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a réceptionné, lundi, un bus offert par la société Dakar Dem Dikk pour le transport des enfants du Centre Talibou Dabo. Abdoulaye Diouf Sarr a salué ce geste de « haute portée » du directeur général de Ddd qui va participer à la résolution du problème de transport pour ces enfants vivant avec un handicap.

Les enfants vivant avec un handicap du Centre Talibou Dabo de Grand-Yoff ont chanté et dansé dans la bonne ambiance lors de la cérémonie de remise d’un bus de transport offert par la société Dakar Dem Dikk (Ddd). C’est le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, qui s’est déplacé audit centre pour recevoir ce don du directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop, accompagné par le ministre délégué chargé du Développement du réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall. En plus du bus, M. Diop a remis un lot de vivres (lait, riz, huile, sucre, etc.) à l’établissement.

Talibou DaboCe geste a été très bien apprécié par les responsables de l’établissement. La directrice, Dr Issa Tall (nommée directrice de l’hôpital Albert Royer), très heureuse de recevoir cet autocar, a rappelé que depuis son installation à la tête du centre, en juillet 2015, elle a fait de la normalisation du transport une priorité, mais c’était difficile d’atteindre cet objectif. Mme Tall a confié qu’avec ce don le directeur général de Ddd a réalisé toutes les promesses qu’il avait tenues lors d’une audience qui leur a accordée. Selon elle, vu la particularité du Centre Talibou Dabo, le transport est primordial pour la santé et la scolarité des enfants. Toutefois, il constitue toujours un problème, a avancé la directrice sortante, soutenant que ce sont 70 enfants qui sont transportés à Talibou Dabo sur une demande de 200 ; ce qui représente un gap important. Avec ce don, en plus d’un bus attendu du ministère de la Santé et deux autres qui devront être réparés par l’armée, Dr Issa Tall espère que le problème de transport des pensionnaires sera bientôt réglé. Le responsable de l’Association des parents d’élèves, Moustapha Seck, a salué le courage de la directrice sortante et l’engagement du ministre Abdoulaye Diouf Sarr à accompagner le centre dès sa nomination. Pour lui, avec ce bus, ce sont les parents qui seront soulagés.

Quant au Dg de Dakar Dem Dikk, il a laissé entendre que dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), la structure a jugé opportun de soutenir ce centre qui aide des enfants vivant avec un handicap. Il a rappelé que Ddd a réalisé plusieurs actions allant dans ce sens, car avec la réception de nouveaux bus, la société a opéré une discrimination positive pour recruter des personnes vivant avec un handicap. Me Moussa Diop a aussi fait savoir que Ddd accorde une grande importance à la loi d’orientation sociale et à l’égalité des chances.

OUMAR KANDE

DAKAR DEM DIKK : BIENTÔT LA GRATUITÉ POUR LES DÉTENTEURS DE LA CARTE D’ÉGALITÉ DES CHANCES
Le directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop, a soutenu qu’ils ne ménageront aucun effort pour les politiques de solidarité nationale du président de la République. Dans cette optique, il a annoncé que ceux qui disposent d’une Carte d’égalité des chances vont bénéficier du transport gratuit avec une carte annuelle de transport dès qu’ils viendront faire la demande aux services de la société. Cependant, cette gratuité, qui va bientôt entrer en vigueur, concerne, pour le moment, Dakar et sa banlieue.

O. KANDE

RELANCE DU CENTRE TALIBOU DABO : UN COMITÉ DE SUIVI SERA MIS EN PLACE
A son tour, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a remercié le directeur de Ddd qui, à son avis, a compris parfaitement la vision du président de la République pour l’inclusion sociale. « Cet acte de haute portée sociale témoigne du partenariat public-public. On peut être une structure publique et venir accompagner un autre démembrement public comme Talibou Dabo », s’est-il réjoui, invitant les autres entreprises publiques à s’inspirer du geste de Ddd. Le ministre a, en outre, rassuré les agents de Talibou Dabo sur le successeur de l’actuelle directrice, nommée à Albert Royer.

Le ministre a confirmé que le Dr Issa Tall va rester aussi comme membre du Comité de suivi de la relance de Talibou Dabo qu’il a mis en place pour changer le visage du centre d’ici un an.

Pour ce faire, Diouf Sarr a indiqué que le budget alloué au centre sera augmenté, en plus d’une dotation en équipement, la clarification du statut du centre pour permettre au personnel de travailler dans de meilleures conditions et rendre l’établissement attractif.

O. KANDE

Le directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop, a soutenu qu’ils ne ménageront aucun effort pour les politiques de solidarité nationale du président de la République.

Dans cette optique, il a annoncé que ceux qui disposent d’une Carte d’égalité des chances vont bénéficier du transport gratuit avec une carte annuelle de transport dès qu’ils viendront faire la demande aux services de la société.

Cependant, cette gratuité, qui va bientôt entrer en vigueur, concerne, pour le moment, Dakar et sa banlieue.

O. KANDE

A son tour, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a remercié le directeur de Ddd qui, à son avis, a compris parfaitement la vision du président de la République pour l’inclusion sociale. « Cet acte de haute portée sociale témoigne du partenariat public-public. On peut être une structure publique et venir accompagner un autre démembrement public comme Talibou Dabo », s’est-il réjoui, invitant les autres entreprises publiques à s’inspirer du geste de Ddd. Le ministre a, en outre, rassuré les agents de Talibou Dabo sur le successeur de l’actuelle directrice, nommée à Albert Royer.

Le ministre a confirmé que le Dr Issa Tall va rester aussi comme membre du Comité de suivi de la relance de Talibou Dabo qu’il a mis en place pour changer le visage du centre d’ici un an.

Pour ce faire, Diouf Sarr a indiqué que le budget alloué au centre sera augmenté, en plus d’une dotation en équipement, la clarification du statut du centre pour permettre au personnel de travailler dans de meilleures conditions et rendre l’établissement attractif.

O. KANDE


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