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Actualités (863)

En présence des autorités scolaires et sanitaires, l’Ong américaine Counterpart international a fait un don de médicaments aux écoles de la région. Il est composé de vitamines et de produits déparasitant pour les élèves et le personnel d’encadrement. La démarche de cette Ong d’apporter son aide aux enfants se justifie par le fait que les rendements scolaires peuvent être compromis par des conditions et comportements qui sapent le bien-être physique et intellectuel de l’apprenant. Pour les responsables de Counterpart international, la mauvaise santé et la malnutrition figurent parmi les principales causes des faibles taux de scolarisation, d’absentéisme des élèves, des résultats scolaires médiocres et des abandons précoces.
Le Dr Abdoulaye Mamadou Bâ, médecin-chef adjoint de la région médicale de Saint-Louis, a salué cet acte des donateurs. Il a indiqué que « ces médicaments vont permettre de prendre davantage en charge les moins jeunes, surtout dans le cadre de la journée de survie de l’enfant » tenue tous les 6 mois par son district. Dans cette même logique, Siaka Bodian, inspecteur de l’éducation a, au nom des autorités scolaires, salué le travail fait par cette Ong, surtout avec l’érection de cantines scolaires.

De l’avis de M. Désiré Yaméogo, coordonnateur de Counterpart international,  le projet cible plus de 40.000 bénéficiaires, dont des élèves, enseignants, directeurs d’écoles et parents d’élèves, dans les départements de Podor, Dagana et Saint-Louis. D’un coût de plus de 5 millions de FCfa, ce partenariat, selon M. Yaméogo, sera davantage intensifié.
Le programme est financé par le département de l’agriculture des Etats-Unis (Usda) pour la période 2014-2017. Ce dernier met à la disposition des écoles des vivres et une assistance technique afin de promouvoir l’alimentation scolaire, la santé/nutrition des élèves et contribuer à l’amélioration de la fréquentation et des performances scolaires.

Pour rappel, Counterpart international, Ong américaine intervenant au Sénégal depuis 2001, met en œuvre, dans 3 départements de la région de Saint-Louis, le projet d’alimentation scolaire dénommé « Food for education ». Il cible 270 écoles situées dans les zones rurales, souffrant d’insécurité alimentaire et d’un faible taux de scolarisation. 204 écoles élémentaires et 66 structures préscolaires sont concernées.

A. M. NDAW

Jusque-là, il n’existe pas de consensus sur le concept de « ville verte ». Mais les avantages et les transformations positives que peuvent générer une ville verte méritent que les gens s’y intéressent. C’est pourquoi l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi) souhaite la définition de directives pour le développement de villes vertes au Sénégal.

Les initiatives de villes vertes sont nombreuses au Sénégal. Elles sont notées sur le plan local et même sur le plan national, sous l’impulsion de plusieurs ministères et des collectivités territoriales. Pour autant, il n’existe pas encore un réel consensus sur le concept de « ville verte ». Aujourd’hui, l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi), en partenariat avec le gouvernement du Sénégal, entend définir, d’ici à décembre 2016, des directives pour le développement de villes secondaires vertes. A cet effet, un atelier de deux jours (28-29 juillet 2016) réunit plusieurs experts en environnement, des urbanistes et des géographes sur la question. « Il faut qu’on arrive à développer des villes secondaires comme étant des pôles de  croissance verte qui mettent en synergie tout ce qui est développement économique, durabilité environnementale et développement des emplois et surtout des emplois verts », a indiqué Mouhamadou Tounkara, représentant-résident du Gggi.

Approche développée ailleurs dans le monde par Gggi, comme au Rwanda, le concept de « ville verte » prône un développement inclusif et une approche intégrée faisant de la ville un écosystème urbain. Avec ses nombreux avantages pour la qualité de vie des populations, la ville verte mérite d’être développée dans les quatre coins du monde, confrontés à une urbanisation galopante. « Une ville verte, c’est une ville qui consomme moins d’espace, moins d’eau, moins d’énergie et qui produit moins de déchets », explique Alé Badara Sy, spécialiste du développement des villes vertes à l’Institut mondial pour la croissance verte. Mais une ville verte fait aussi appel à des innovations sociales, environnementales et technologiques.

Pour Ramatoulaye Ndiaye, secrétaire générale du ministre de l’Environnement et du Développement durable, « la démarche et le modèle » de ville verte prônés par Gggi sont d’une grande pertinence. Car, selon elle, « les villes vertes offrent des options pour atténuer les changements climatiques avec des mesures d’atténuation durables, la promotion de l’économie circulaire… ». Dès lors, il est devenu impératif, selon Mme Ndiaye, de « repenser notre façon de construire et de vivre dans les centres urbains », en développant des approches globales et inclusives capables d’impulser le développement économique et surtout rendre compétitive la destination Sénégal.

Pour l’heure, l’approche méthodologique de ce projet va, dans un premier temps, permettre l’élaboration d’une feuille de route, avant de passer au diagnostic stratégique, aux consultations et à la définition des directives sur les villes secondaires vertes.

Maguette NDONG

Les ministres en charge de l’Eau des pays de l’Uemoa ont lancé, hier, la seconde phase du Programme d’hydraulique villageoise et d’assainissement. D’un coût global de 136,8 millions de dollars Us, il s’inscrit dans la logique de consolidation des acquis.

Le Programme d’hydraulique villageoise et d’assainissement de l’Uemoa suit son cours. Après la première phase qui a permis la réalisation de 3.450 forages dans les 8 pays membres, pour un montant de 34 milliards de FCfa, les ministres en charge de l’Eau de cette institution ont lancé, hier, la deuxième phase. Dans ce cadre, il est prévu la construction de 940 forages équipés de pompes à motricité humaine, de 209 mini adductions d’eau fonctionnant avec l’énergie solaire, thermique et/ou électrique, de 21 adductions d’eau multi-villages et de 21 adductions d’eau autonomes et 6 postes d’eau autonomes.

Dans le domaine de l’assainissement, 19.250 latrines privées et 720 latrines publiques seront mises à la disposition des populations. « Le coût global du programme est de 136,8 millions de dollars Us, dont 87,5 millions de dollars Us proviennent de la Bid, 41 millions de dollars Us de la Commission de l’Uemoa, y compris le paiement de la marge bénéficiaire, et 8,3 millions de dollars Us des Etats membres », a expliqué Ibrahima Diémé, le commissaire chargé du département de la Sécurité alimentaire, de l’Agriculture, des Mines et de l’Environnement de l’Union.

Il a rappelé que ce sont les acquis de la première phase qui ont facilité la mobilisation des ressources financières auprès de la Banque islamique de développement (Bid) pour la seconde phase. Cet accord de financement est bâti sur le nouveau mécanisme de la Bid baptisé « Triple Win » et qui a été validé par le Conseil des ministres tenu à Cotonou le 27 mars 2013. Ce mécanisme permet à la fois à l’Uemoa d’augmenter sensiblement le volume de ses interventions et à la Bid de mobiliser d’importantes ressources au profit des pays de l’Uemoa. « Le programme régional de l’hydraulique rurale et d’assainissement tient toute son importance, car il va contribuer à renforcer les acquis tout en permettant d’amorcer l’extension vers la mise en œuvre des Objectifs de développement durable en matière d’eau et d’assainissement », a fait remarquer le directeur du bureau régional de la Bid de Dakar, Musa Sillah.

Ce programme, a rappelé Mansour Faye, ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, ouvre la voie à la consolidation des acquis et au renforcement des efforts dans les pays membres. Au Sénégal, dans le cadre de la seconde phase, des forages, des mini adductions d’eau et des ouvrages d’assainissement verront le jour dans les régions de Matam, Tambacounda, Kédougou et Kolda. « Il n’y a aucun doute que ce projet contribuera à la réalisation des objectifs du Sénégal émergent ainsi qu’aux Objectifs de développement durable », s’est félicité M. Faye qui est revenu sur les performances enregistrées par le pays.

En 2015, le taux d’accès amélioré global à l’eau potable en milieu rural est de 86,6 % contre 84,1 %. Les nouvelles réalisations ont porté ce taux à 87,2 % en décembre 2015. Le ministre est confiant que les Etats feront bon usage des ouvrages. « Je reste confiant que les réformes entreprises dans la gestion des ouvrages d’approvisionnement en eau potable permettront la pérennisation des infrastructures qui seront réalisées dans le cadre de ce programme », a promis Mansour Faye qui a remercié la Commission de l’Uemoa et la Bid.

Il a aussi mesuré les efforts qui restent à faire pour couvrir les besoins d’autres localités dans l’espace Uemoa. « Malgré les avancées significatives qui seront notées avec la réalisation de cet important programme, nous sommes bien conscients que d’autres régions resteront non couvertes en eau potable et en système d’assainissement adéquat », a déclaré le ministre.

Idrissa SANE

La 50ème année du Concours général sénégalais a été célébrée hier. C’est vrai, 50 ans au service de l’excellence, ça se fête. C’est le lieu de magnifier la clairvoyance du premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, qui, sachant qu’aucune ressource ne dépasse le capital humain -d’où l’importance qu’il accordait à la qualité de l’éducation-, a eu la lumineuse idée de créer le Concours général. L’attachement de Senghor aux choses de l’esprit et surtout à l’expression intellectuelle est connu de tous. Après lui, tous ses successeurs ont travaillé pour que le Concours général sénégalais garde son aura. Car, même s’il est organisé par le ministère de l’Education, ce concours est un patrimoine de la Présidence de la République. L’on comprend pourquoi il est toujours présidé par le chef de l’Etat.

La cérémonie est d’abord une occasion qui permet à la communauté éducative de se retrouver pour célébrer les lauréats, des cracks, mais également de réfléchir sur le devenir de l’école, celle publique particulièrement qui nage, depuis près d’une vingtaine d’années, dans des eaux troubles du fait de la récurrence des grèves, faisant que le quantum horaire n’est jamais atteint dans ce pays. Nul n’ignore les conséquences qu’il ne s’agit point d’exposer ici. Et pourtant, comme le rappelait le chef de l’Etat, lors de la célébration des lauréats en 2014, « l’école publique qui a fait la réussite de beaucoup de Sénégalais est appelée à être une école d’excellence pour tous, sans distinction aucune ». Volonté, patriotisme et dépassement suffiront. Car bien que traversant des vagues, notre système éducatif n’est pas si mauvais. J’en veux pour preuve la réussite de ces nombreux élèves au Concours général sénégalais et celle des étudiants, ces deux années, au sélectif concours de la prestigieuse Ecole polytechnique de Paris. Il faut aussi se féliciter de la montée progressive des séries scientifiques ces deux dernières années aussi. Selon les résultats provisoires du Bac 2016, la série S1 a enregistré un taux de réussite total de 89,3 % (même s’il y a une baisse, car le taux était de 90,2 % en 2015), la S2 a connu un bond de 8 points, la S3, 60 %, la S4, 56,9 % et la S5 qui passe de 10,3 en 2015 à 41 % en 2016. Mieux, il y a eu 11 mentions « Très Bien » contre 4 en 2015. (cf. L’Obs du 27 juillet 2016).

Depuis sa création, le Concours général sénégalais a été marqué par des hommes et des femmes dont les performances restent inoubliables. Il s’agit du Pr Souleymane Bachir Diagne, de Mame Fatim Guèye Diop, de la regrettée Rose Dieng Kuntz, pour ne citer que ceux-là. Comme eux, l’école enfantera toujours des cracks. Puisque chacun porte en soi le talent, il suffit de le réveiller. « En chaque enfant, un trésor enseveli », disait, en 2010, l’enseignante Léna Sène dans son discours d’usage. Mieux, la jeunesse recèle de capacités qui ne demandent qu’à être révélées. La mission de l’école doit tendre vers cela. Il y a donc lieu de trouver un type d’école qui réponde aux attentes de la communauté. D’autant plus que l’éducation est un « droit fondamental », voire « une obligation ». Mais que cela soit une éducation de qualité !

Par Daouda MANE

Des témoignages à la dimension de l’homme lors de cette cérémonie, mais aussi les qualificatifs n’ont pas manqué pour évoquer le parrain de l’édition 2016 du Concours général, en l’occurrence El Hadji Rawane Mbaye, vu comme un éminent professeur, une figure emblématique, un homme de foi, une référence scientifique, un homme religieux d’une probité morale avérée, un érudit connu de tous…

Professeur titulaire à l’Université Cheikh Anta Diop, Rawane Mbaye, qui fut aussi commissaire général au pèlerinage à La Mecque, ancien directeur général de l’Institut islamique de Dakar et ancien inspecteur général de l’éducation nationale, « a contribué à faire connaitre l’Islam et le soufisme à travers la figure charismatique de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, fondateur de la tidjaniya. Vous êtes assurément une fierté pour la nation et la Ummah islamique », a indiqué le président Macky Sall à son endroit.  Mme Tiané Dieng Basal d’ajouter : « Vous êtes, aujourd’hui, le symbole de ce que l’on peut appeler un grand homme dans le sens d’une utilité pour la société et du service rendu à la communauté surtout éducative ».

Des raisons suffisantes pour que le chef de l’Etat invite les récipiendaires à s’inspirer du Pr Rawane Mbaye. « Un modèle de valeurs », a-t-il déclaré.

O. NDIAYE, A. Diopet I. NDIAYE (stagiaire)

 

La cérémonie de remise des distinctions aux 126 meilleurs élèves, lauréats du concours général 2016, est placée, cette année, sous le thème : « L’éducation comme rempart à l’extrémisme et au radicalisme ». Elle a eu comme parrain le professeur « émérite » Rawane Mbaye. Dans son discours d’usage, Mme Tiané Dieng Basal, professeur au lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque, a appelé à la promotion d’un climat stable et serein, pour que l’éducation reste un rempart « sûr » contre l’extrémisme et le radicalisme.

La salle était pleine à craquer. Il y avait, outre le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, la présidente du Conseil économique, social et environnemental, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, et son collègue Mamadou Talla de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, ainsi que d’autres distingués invités.

A l’occasion de cet évènement ponctué par l’exécution de l’hymne national, la remise d’écharpes d’honneur au président Sall, des projections de films… Mme Tiané Dieng Basal, professeur de français au lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque, dans son discours d’usage, a d’emblée fait comprendre que cette cérémonie requiert une dimension exceptionnelle, en ce sens qu’elle offre, chaque année, à la nation sénégalaise, l’occasion de primer ses enfants qui se sont brillamment distingués par leur persévérance dans le travail.

Au regard du thème de cette année, elle a soutenu, à l’endroit du président Sall, que « c’est certainement pour avoir compris à quel point notre jeunesse est vulnérable à ce fléau des temps modernes, et pour être conscient de la responsabilité du système éducatif face à ce fléau que vous avez retenu ce thème ». Avant d’appuyer que cette thématique est pertinente par son ancrage dans l’actualité mondiale, en ce sens qu’elle permet de positionner l’institution scolaire dans la sphère de toutes celles qui se meuvent pour un monde dépourvu de haine. Mieux, « l’éducation nous permet de cerner nos identités, de comprendre l’autre dans sa différence et de mieux l’aborder. Radicalisme et extrémisme refusent à la modération, à l’équilibre et au juste-milieu, s’abreuvent d’un endoctrinement dogmatique pouvant, d’ailleurs, par voie de conséquence, aboutir à l’intolérance la plus absolue, génératrice de réactions violentes pouvant aller jusqu’à la persécution », a-t-elle ajouté. Convaincue qu’il n’y a pire école que l’école du radicalisme et de la violence, Mme Basal fera aussi comprendre que maintes stratégies que déploie le système éducatif sénégalais fonctionnent déjà comme rempart ces phénomènes. 

Pour une école stable
Elle a aussi alerté sur l’ampleur que prend ce fléau et qui appelle l’institution scolaire à d’autres stratégies et dispositions. « Les enseignants tireraient beaucoup d’un renforcement pédagogique et didactique allant dans le sens d’aider à outiller efficacement les jeunes apprenants face à tous les risques, tous les pièges, en amont et en aval, du radicalisme et de l’extrémisme », a-t-elle plaidé. Tout au plus, « pour que l’éducation reste un rempart sûr contre l’extrémisme et le radicalisme, le cadre incontournable de l’institution scolaire doit connaître un climat stable, paisible et serein », a indiqué Mme Tiané Dieng Basal.

Elle a renchéri qu’avec la pédagogie de « l’approche par les compétences », des comportements attendus passeront par une formation à la citoyenneté, au respect de soi et d’autrui qui sont promus dans diverses disciplines enseignées. En outre, elle a considéré que la lutte contre le radicalisme ne peut et ne doit pas être un chantier uniquement dédié à l’institution scolaire. « Elle doit interpeler toutes les sphères où l’éducation se fait implicitement et explicitement (familles, société, Etat, guides religieux…). La question concerne tous et chacun », a-t-elle précisé.

Littérature orale
En d’autres circonstances et eu égard aux inquiétudes liés aux technologies de l’information et de la communication (Tic), Mme Basal a fait comprendre qu’il s’agit de prémunir les jeunes apprenants de la haine et de l’intolérance, mais aussi et surtout des dangers des Tic. Dans ce sens, « il est devenu une nécessité de former la jeunesse, car si, par exemple, l’Internet et la télévision présentent beaucoup d’avantages, ils cachent aussi de réels dangers. Pourtant, une exploitation pédagogique intelligente de ces réseaux d’information pourrait constituer un rempart au radicalisme », a-t-elle fait savoir.

Aussi, « si l’école se donnait pour mission d’abreuver nos jeunes à cette source si riche de notre littérature orale, notre pays pourrait ériger un rempart solide contre toute forme de radicalisme et d’extrémisme », a-t-elle insisté. Mme Tiané Dieng Basal a invité à veiller à ce que l’écriture ne tue pas le riche patrimoine de notre littérature orale. « Toutefois, a-t-elle indiqué, cette forme d’éducation traditionnelle, pour être un rempart efficace au radicalisme, ne doit pas être fermé au modernisme. Mieux encore, associons-y une mise à contribution de la religion par le biais de l’enseignement religieux dans toute sa pluralité ».

O. NDIAYE, A. Diop et I. NDIAYE (stagiaire)

A l’appel de son nom pour recevoir son prix, le lauréat Alioune Badara Ndiaye du collège Yavuz Selim a ému tout le public qui l’a accompagné par une ovation. Marchant avec des béquilles et sans prothèse de jambe, il a reçu fièrement ses distinctions des mains du Premier ministre. Premier accessit en Citoyenneté et droits de l’Homme, ce jeune originaire de Mbacké vient de décrocher son baccalauréat L2 avec la mention « Très Bien ». Le président de la République lui a offert une prise en charge médicale comprenant la pose d’une prothèse et des frais médicaux à l’étranger. Partenaire du Concours général, la Fondation Computer land lui aussi a donné une bourse d’études de quatre ans en France.

Textes (Oumar NDIAYE, Amadou Diop, Ibrahima NDIAYE (stagiaire) 
et Assane Sow (photos)

La fête de l’excellence a vécu au Grand théâtre, hier, en présence du président de la République, Macky Sall, et d’un parterre d’autorités gouvernementales. Ainsi, l’école sénégalaise a honoré ses meilleurs élèves sous la supervision de la Direction de l’enseignement moyen et secondaire général (Demsg). Dans cet exercice, les potaches de Dakar ont ravi la vedette à ceux des autres régions avec 73 lauréats. Pour l’édition 2016 du Concours général, 2.564 candidats (1.308 en classe de Première et 1.256 en Terminale) ont composé dans 28 disciplines littéraires, scientifiques, techniques et sportives. Le nombre de candidats est en hausse par rapport à l’année dernière où 2.004 élèves avaient composé pour, au final, avoir un total de 124 prix. Parmi ces derniers, 1.519 viennent de la région de Dakar.

Après délibération, 17 prix (premiers et deuxièmes prix confondus) ont été décernés en classe de Première ainsi que 53 accessits. Les élèves de Terminale ont reçu 15 prix et 41 accessits pour cette année. Dans le lot des 117 lauréats figurent 52 filles et 55 garçons. Les académies de Dakar, Pikine-Guédiawaye et Rufisque (région administrative de Dakar) se sont fait remarquer par leurs 73 lauréats.

Sur le classement donné par Omar Bâ de la Demsg, la Maison d’éducation Mariama Bâ (Memba) de Gorée caracole en tête des meilleurs établissements du Sénégal avec quatre deuxième prix et dix accessits pour un total de 29,75 points. Elle est suivie de près par le lycée Seydina Limamou Laye avec 29 points qui obtient 4 prix et onze accessits. Le groupe scolaire Yavuz Selim et le lycée de Thiaroye sont ex aequo à la troisième place. Chacun comptabilise 22,5 points. Le premier a obtenu 2 premiers prix, 1 deuxième prix et cinq accessits. Le second se retrouve avec deux premiers prix, 2 deuxième prix et trois accessits. Le Prytanée militaire Charles Nthiororé de Saint-Louis occupe la cinquième place. Les enfants de troupe ont récolté un premier prix et dix accessits, soit 18,5 points.

O. NDIAYE, A. Diop et I. NDIAYE (stagiaire)

« Je rends grâce au bon Dieu. Je remercie mes parents et mes enseignants. Je dédie ma distinction à toutes les personnes qui ont concouru à mon sacre de cette journée du 28 juillet. Une date qui restera gravée à jamais dans ma mémoire ».

Malgré son handicap physique,  Alioune Badara Ndiaye fait partie des élèves qui ont participé à hisser haut le palmarès du collège Yavuz Selim. Il a remporté le 2ème prix en histoire, plaçant ainsi ce groupe scolaire 3ème ex aequo  dans le classement par établissement. « Mon handicap, je l’ai transformé en force. C’est plutôt un atout. Je viens d’obtenir mon baccalauréat avec la mention « Très Bien » et je souhaite poursuivre mes études en droit en France », a-t-il déclaré.

Un souhait qui  a suscité des réactions séances tenantes. Et c’est le président de la République qui est le premier à réagir. M. Sall a offert au jeune Alioune une prothèse et tous les frais afférents. Ainsi, commença une  longue chaine de solidarité et de soutien en faveur du pensionnaire de Yavuz Selim. Parmi les donateurs, Abdoulaye Thiam, Pca de la fondation Computer land. La Lonase lui a aussi offert 500.000 FCfa. Quant à la compagnie Corsair, elle lui assure ses billets d’avion Dakar/Paris/Dakar pendant toute la durée de ses études.

A tous ces  bonnes volontés qui lui ont apporté soutien et réconfort, ce futur juriste dit merci et s’engage à travailler pour mériter la considération et l’espoir placés en lui.

Pape  Coly  NGOME

« Je viens de signer, lors du dernier Conseil des ministres, un décret portant création et organisation du nouveau lycée d’excellence scientifique de Diourbel qui va venir renforcer nos écoles d’excellence », a informé, hier, le président de la République lors de la cérémonie solennelle de remise des prix aux lauréats du Concours général 2016. Le projet de cette école d’excellence, qui date de longtemps, était programmé pour être une deuxième Maison d’éducation Mariama Bâ devant accueillir des jeunes filles. Finalement, ce sera un lycée carrément versé vers les sciences comme le veut la nouvelle orientation que les autorités veulent imprimer au système éducatif, avec un inversement des tendances pour plus d’apprenants dans les filières scientifiques et techniques que littéraires. Et ce, d’ici à 2025.

L’option est d’arriver à une tendance d’équilibre, voire de dominance, des séries scientifiques qui, d’après les chiffres actuels, accueillent les élèves à hauteur de 30 % des effectifs contre 70 % pour les séries littéraires.

Pour l’ouverture de ce lycée scientifique en cycle internat, le ministère de l’Education nationale avait lancé un appel à candidatures pour le recrutement du proviseur ainsi que des enseignants. Les meilleurs élèves scientifiques du Sénégal (filles et garçons) y seront accueillis en internat à l'issue du collège.

Textes (Oumar NDIAYE, Amadou Diop, Ibrahima NDIAYE (stagiaire) et Assane Sow (photos)

La cérémonie solennelle de la distribution des prix aux lauréats du Concours général 2016 a eu lieu, hier, en présence du chef de l’Etat, Macky Sall. Elle en est à sa 50ème édition. A cette occasion, le président de la République a réaffirmé son ambition de refonder l’école publique pour qu’elle soit « une école de la réussite et pour tous ».

Cinquante années d’excellence et de régularité ! Le Concours général sénégalais, comme chaque année, a réuni la République et la communauté éducative pour décerner des récompenses aux meilleurs élèves du système éducatif sénégalais. Un système éducatif que le président de la République, Macky Sall, veut faire jouer son vrai rôle. Celui d’une école pour tous et de la réussite. Lors de la cérémonie solennelle de distribution des prix aux lauréats dudit concours, édition 2016, le chef de l’Etat a encore réaffirmé cette volonté. « Il y a toute une dynamique visant à refonder l’école publique pour en faire une école de la réussite. C’est aussi la finalité du Programme d’amélioration de la qualité de l’éducation, des orientations des Assises de l’éducation et de la formation et de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur », a déclaré M. Sall, soulignant « qu’un tiers du budget de l’Etat est consacré au secteur de l’éducation, sans compter les contributions des partenaires techniques et financiers et des familles ».

Avec le Pr Rawane Mbaye comme parrain de cette édition, le Concours général amorce un important virage dans son existence.

Celui de ses 50 ans. C’est pourquoi le président de la République a tenu à célébrer cette fête pour, a-t-il dit, marquer son attachement à une éducation de qualité pour tous. La qualité, ce maitre-mot à insuffler au système éducatif sénégalais. Ce qui passera par un climat social apaisé. « Il est donc temps d’apaiser le climat social de l’école en mettant fin aux perturbations qui engendrent les contreperformances de notre système scolaire. Dans un monde dominé par l’économie du savoir, il y va de l’avenir même de la Nation », a demandé le président Sall.

L’éducation comme rempart à l’extrémisme
Cette 50ème édition du Concours général a eu aussi pour thème général : « L’éducation comme rempart à l’extrémisme et au radicalisme ». C’est ainsi que les lauréats ont été appelés par le président de la République à être des remparts et des acteurs conscients de la lutte contre ces fléaux. « De plus en plus, les radicaux recrutent parmi cette catégorie de la jeunesse. Les derniers terroristes qui ont été neutralisés sont, pour l’essentiel, âgés entre 17 et 20 ans. Cela est d’autant plus vrai que l’extrémisme conduit à l’intolérance, au nihilisme et au radicalisme. Lutter contre le radicalisme et l’extrémisme, a-t-il expliqué, c’est aussi promouvoir un développement inclusif qui combat les inégalités sociales et offre aux jeunes des opportunités d’éducation, de formation et d’activités génératrices de revenus ». Le chef de l’Etat a aussi rappelé que c’est l’ignorance qui conduit à toutes ces dérives extrémistes observées dans le monde. « D’où l’obligation de la quête du savoir par l’éducation et la formation qui éclairent et mènent l’action. Allez chercher le savoir jusqu’en Chine disait le prophète Mohamed à ses compagnons. Une façon, pour lui, de sublimer la vertu de la science, même s’il faut la quérir dans des contrées lointaines », a-t-il indiqué.

Textes (Oumar NDIAYE, Amadou Diop, Ibrahima NDIAYE (stagiaire) et Assane Sow (photos)

Amalgame entre Islam et extrémisme : Les oulémas invités à apporter une réponse doctrinale
Une réponse doctrinale à ceux qui commettent des atrocités au nom de l’Islam. C’est ce qu’a demandé le président de la République aux oulémas comme le Pr Rawane Mbaye, entre autres. Cela, a-t-il soutenu, est une réponse à ceux qui font du tort à l’Islam en faisant l’amalgame entre cette religion et l’extrémisme, le radicalisme. « Dans le Coran, la Souna, les hadiths du Prophète, l’Islam se définit comme une religion du juste milieu. Une religion de paix, de concorde, de respect de son prochain, musulman ou non. Ce legs doit être enseigné. C’est le devoir des oulémas d’apporter la réponse doctrinale à tous les illuminés qui, dans leur folie meurtrière, détournent les enseignements authentiques, afin que nul en ignore », a lancé Macky Sall. Il a exhorté aussi de répéter tout le temps, et avec force, que rien dans les discours et les actes odieux de ceux qui commettent ces atrocités ne se rapporte à la religion musulmane.

Non attribution de premiers prix en maths, physique et philosophie : Le président demande de remédier à cette situation
Même si le Concours général fête son demi-siècle d’existence, l’absence, depuis quelques éditions, de prix et de distinctions sur des disciplines jugées « nobles » ternit un peu son excellence. Les premiers prix en mathématiques, science physique et philosophie sont absents depuis quelques temps. Pour cette édition, une seule distinction en mathématiques a été décernée pour les classes de Terminale avec El hadji Abdoul Aziz Ndiaye du lycée de Thiaroye qui a eu le deuxième prix.

Pour les classes de Première, en mathématiques, il y a eu deux distinctions, Makhtar Dia du lycée Seydina Limamou Laye, récompensé pour le deuxième prix, et Thierno Maliki Barry du collège Yavuz Selim pour le 1er accessit. L’édition de 2015 était aussi paradoxale avec son absence de lauréats en philosophie, alors que le parrain, le Pr Souleymane Bachir Diagne, est … un philosophe.

Le président Macky Sall a ainsi regretté l’absence de premiers prix dans ces disciplines. « Je regrette toutefois que les premiers prix de mathématiques, de science physique et de philosophie n’aient pas été attribués cette année. Cela est une des manifestations de l’instabilité de notre système éducatif. J’exhorte tous les acteurs du système à œuvrer pour le redressement de cette situation dès le prochain Concours général », a-t-il avancé.


Lycée scientifique de Diourbel : Le décret de création signé par le président de la République
CG lycee diourbel« Je viens de signer, lors du dernier Conseil des ministres, un décret portant création et organisation du nouveau lycée d’excellence scientifique de Diourbel qui va venir renforcer nos écoles d’excellence », a informé, hier, le président de la République lors de la cérémonie solennelle de remise des prix aux lauréats du Concours général 2016. Le projet de cette école d’excellence, qui date de longtemps, était programmé pour être une deuxième Maison d’éducation Mariama Bâ devant accueillir des jeunes filles. Finalement, ce sera un lycée carrément versé vers les sciences comme le veut la nouvelle orientation que les autorités veulent imprimer au système éducatif, avec un inversement des tendances pour plus d’apprenants dans les filières scientifiques et techniques que littéraires. Et ce, d’ici à 2025.

L’option est d’arriver à une tendance d’équilibre, voire de dominance, des séries scientifiques qui, d’après les chiffres actuels, accueillent les élèves à hauteur de 30 % des effectifs contre 70 % pour les séries littéraires.

Pour l’ouverture de ce lycée scientifique en cycle internat, le ministère de l’Education nationale avait lancé un appel à candidatures pour le recrutement du proviseur ainsi que des enseignants. Les meilleurs élèves scientifiques du Sénégal (filles et garçons) y seront accueillis en internat à l'issue du collège.

Macky Sall offre une prothèse au lauréat Alioune Badara Ndiaye
CG alioune badara ndiayeA l’appel de son nom pour recevoir son prix, le lauréat Alioune Badara Ndiaye du collège Yavuz Selim a ému tout le public qui l’a accompagné par une ovation. Marchant avec des béquilles et sans prothèse de jambe, il a reçu fièrement ses distinctions des mains du Premier ministre. Premier accessit en Citoyenneté et droits de l’Homme, ce jeune originaire de Mbacké vient de décrocher son baccalauréat L2 avec la mention « Très Bien ». Le président de la République lui a offert une prise en charge médicale comprenant la pose d’une prothèse et des frais médicaux à l’étranger. Partenaire du Concours général, la Fondation Computer land lui aussi a donné une bourse d’études de quatre ans en France.

Statistiques du Concours général 2016 : 126 distinctions pour 117 récipiendaires
La fête de l’excellence a vécu au Grand théâtre, hier, en présence du président de la République, Macky Sall, et d’un parterre d’autorités gouvernementales. Ainsi, l’école sénégalaise a honoré ses meilleurs élèves sous la supervision de la Direction de l’enseignement moyen et secondaire général (Demsg). Dans cet exercice, les potaches de Dakar ont ravi la vedette à ceux des autres régions avec 73 lauréats. Pour l’édition 2016 du Concours général, 2.564 candidats (1.308 en classe de Première et 1.256 en Terminale) ont composé dans 28 disciplines littéraires, scientifiques, techniques et sportives. Le nombre de candidats est en hausse par rapport à l’année dernière où 2.004 élèves avaient composé pour, au final, avoir un total de 124 prix. Parmi ces derniers, 1.519 viennent de la région de Dakar.

Après délibération, 17 prix (premiers et deuxièmes prix confondus) ont été décernés en classe de Première ainsi que 53 accessits. Les élèves de Terminale ont reçu 15 prix et 41 accessits pour cette année. Dans le lot des 117 lauréats figurent 52 filles et 55 garçons. Les académies de Dakar, Pikine-Guédiawaye et Rufisque (région administrative de Dakar) se sont fait remarquer par leurs 73 lauréats.

Sur le classement donné par Omar Bâ de la Demsg, la Maison d’éducation Mariama Bâ (Memba) de Gorée caracole en tête des meilleurs établissements du Sénégal avec quatre deuxième prix et dix accessits pour un total de 29,75 points. Elle est suivie de près par le lycée Seydina Limamou Laye avec 29 points qui obtient 4 prix et onze accessits. Le groupe scolaire Yavuz Selim et le lycée de Thiaroye sont ex aequo à la troisième place. Chacun comptabilise 22,5 points. Le premier a obtenu 2 premiers prix, 1 deuxième prix et cinq accessits. Le second se retrouve avec deux premiers prix, 2 deuxième prix et trois accessits. Le Prytanée militaire Charles Nthiororé de Saint-Louis occupe la cinquième place. Les enfants de troupe ont récolté un premier prix et dix accessits, soit 18,5 points.

Leçon d’usage du Concours général 2016 : Repositionner la place de l’institution scolaire dans la société
CG tiane dieng basalLa cérémonie de remise des distinctions aux 126 meilleurs élèves, lauréats du concours général 2016, est placée, cette année, sous le thème : « L’éducation comme rempart à l’extrémisme et au radicalisme ». Elle a eu comme parrain le professeur « émérite » Rawane Mbaye. Dans son discours d’usage, Mme Tiané Dieng Basal, professeur au lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque, a appelé à la promotion d’un climat stable et serein, pour que l’éducation reste un rempart « sûr » contre l’extrémisme et le radicalisme.

La salle était pleine à craquer. Il y avait, outre le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, la présidente du Conseil économique, social et environnemental, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, et son collègue Mamadou Talla de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, ainsi que d’autres distingués invités.

A l’occasion de cet évènement ponctué par l’exécution de l’hymne national, la remise d’écharpes d’honneur au président Sall, des projections de films… Mme Tiané Dieng Basal, professeur de français au lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque, dans son discours d’usage, a d’emblée fait comprendre que cette cérémonie requiert une dimension exceptionnelle, en ce sens qu’elle offre, chaque année, à la nation sénégalaise, l’occasion de primer ses enfants qui se sont brillamment distingués par leur persévérance dans le travail.

Au regard du thème de cette année, elle a soutenu, à l’endroit du président Sall, que « c’est certainement pour avoir compris à quel point notre jeunesse est vulnérable à ce fléau des temps modernes, et pour être conscient de la responsabilité du système éducatif face à ce fléau que vous avez retenu ce thème ». Avant d’appuyer que cette thématique est pertinente par son ancrage dans l’actualité mondiale, en ce sens qu’elle permet de positionner l’institution scolaire dans la sphère de toutes celles qui se meuvent pour un monde dépourvu de haine. Mieux, « l’éducation nous permet de cerner nos identités, de comprendre l’autre dans sa différence et de mieux l’aborder. Radicalisme et extrémisme refusent à la modération, à l’équilibre et au juste-milieu, s’abreuvent d’un endoctrinement dogmatique pouvant, d’ailleurs, par voie de conséquence, aboutir à l’intolérance la plus absolue, génératrice de réactions violentes pouvant aller jusqu’à la persécution », a-t-elle ajouté. Convaincue qu’il n’y a pire école que l’école du radicalisme et de la violence, Mme Basal fera aussi comprendre que maintes stratégies que déploie le système éducatif sénégalais fonctionnent déjà comme rempart ces phénomènes. 

Pour une école stable
Elle a aussi alerté sur l’ampleur que prend ce fléau et qui appelle l’institution scolaire à d’autres stratégies et dispositions. « Les enseignants tireraient beaucoup d’un renforcement pédagogique et didactique allant dans le sens d’aider à outiller efficacement les jeunes apprenants face à tous les risques, tous les pièges, en amont et en aval, du radicalisme et de l’extrémisme », a-t-elle plaidé. Tout au plus, « pour que l’éducation reste un rempart sûr contre l’extrémisme et le radicalisme, le cadre incontournable de l’institution scolaire doit connaître un climat stable, paisible et serein », a indiqué Mme Tiané Dieng Basal.

Elle a renchéri qu’avec la pédagogie de « l’approche par les compétences », des comportements attendus passeront par une formation à la citoyenneté, au respect de soi et d’autrui qui sont promus dans diverses disciplines enseignées. En outre, elle a considéré que la lutte contre le radicalisme ne peut et ne doit pas être un chantier uniquement dédié à l’institution scolaire. « Elle doit interpeler toutes les sphères où l’éducation se fait implicitement et explicitement (familles, société, Etat, guides religieux…). La question concerne tous et chacun », a-t-elle précisé.

Littérature orale
En d’autres circonstances et eu égard aux inquiétudes liés aux technologies de l’information et de la communication (Tic), Mme Basal a fait comprendre qu’il s’agit de prémunir les jeunes apprenants de la haine et de l’intolérance, mais aussi et surtout des dangers des Tic. Dans ce sens, « il est devenu une nécessité de former la jeunesse, car si, par exemple, l’Internet et la télévision présentent beaucoup d’avantages, ils cachent aussi de réels dangers. Pourtant, une exploitation pédagogique intelligente de ces réseaux d’information pourrait constituer un rempart au radicalisme », a-t-elle fait savoir.

Aussi, « si l’école se donnait pour mission d’abreuver nos jeunes à cette source si riche de notre littérature orale, notre pays pourrait ériger un rempart solide contre toute forme de radicalisme et d’extrémisme », a-t-elle insisté. Mme Tiané Dieng Basal a invité à veiller à ce que l’écriture ne tue pas le riche patrimoine de notre littérature orale. « Toutefois, a-t-elle indiqué, cette forme d’éducation traditionnelle, pour être un rempart efficace au radicalisme, ne doit pas être fermé au modernisme. Mieux encore, associons-y une mise à contribution de la religion par le biais de l’enseignement religieux dans toute sa pluralité ».

Les récipiendaires invités à s’inspirer de leur parrain
CG recipiendaireDes témoignages à la dimension de l’homme lors de cette cérémonie, mais aussi les qualificatifs n’ont pas manqué pour évoquer le parrain de l’édition 2016 du Concours général, en l’occurrence El Hadji Rawane Mbaye, vu comme un éminent professeur, une figure emblématique, un homme de foi, une référence scientifique, un homme religieux d’une probité morale avérée, un érudit connu de tous…

Professeur titulaire à l’Université Cheikh Anta Diop, Rawane Mbaye, qui fut aussi commissaire général au pèlerinage à La Mecque, ancien directeur général de l’Institut islamique de Dakar et ancien inspecteur général de l’éducation nationale, « a contribué à faire connaitre l’Islam et le soufisme à travers la figure charismatique de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, fondateur de la tidjaniya. Vous êtes assurément une fierté pour la nation et la Ummah islamique », a indiqué le président Macky Sall à son endroit.  Mme Tiané Dieng Basal d’ajouter : « Vous êtes, aujourd’hui, le symbole de ce que l’on peut appeler un grand homme dans le sens d’une utilité pour la société et du service rendu à la communauté surtout éducative ».

Des raisons suffisantes pour que le chef de l’Etat invite les récipiendaires à s’inspirer du Pr Rawane Mbaye. « Un modèle de valeurs », a-t-il déclaré.

Alioune Badara Ndiaye, deuxième meilleur élève des classes de terminale : « Mon handicap, je l’ai transformé en force »
« Je rends grâce au bon Dieu. Je remercie mes parents et mes enseignants. Je dédie ma distinction à toutes les personnes qui ont concouru à mon sacre de cette journée du 28 juillet. Une date qui restera gravée à jamais dans ma mémoire ».

Malgré son handicap physique,  Alioune Badara Ndiaye fait partie des élèves qui ont participé à hisser haut le palmarès du collège Yavuz Selim. Il a remporté le 2ème prix en histoire, plaçant ainsi ce groupe scolaire 3ème ex aequo  dans le classement par établissement. « Mon handicap, je l’ai transformé en force. C’est plutôt un atout. Je viens d’obtenir mon baccalauréat avec la mention « Très Bien » et je souhaite poursuivre mes études en droit en France », a-t-il déclaré.

Un souhait qui  a suscité des réactions séances tenantes. Et c’est le président de la République qui est le premier à réagir. M. Sall a offert au jeune Alioune une prothèse et tous les frais afférents. Ainsi, commença une  longue chaine de solidarité et de soutien en faveur du pensionnaire de Yavuz Selim. Parmi les donateurs, Abdoulaye Thiam, Pca de la fondation Computer land. La Lonase lui a aussi offert 500.000 FCfa. Quant à la compagnie Corsair, elle lui assure ses billets d’avion Dakar/Paris/Dakar pendant toute la durée de ses études.

A tous ces  bonnes volontés qui lui ont apporté soutien et réconfort, ce futur juriste dit merci et s’engage à travailler pour mériter la considération et l’espoir placés en lui.

Pape  Coly  NGOME

Pr Rawane Mbaye, parrain du Concours général 2016 : Un universitaire, spécialiste des recherches sur l’Islam et la confrérie tidiane
rawane mbayeParrain de l’édition 2016 du Concours général sénégalais, El Hadj Rawane Mbaye est un brillant intellectuel. Maîtrisant parfaitement l’arabe et le français, il est et restera l’un des universitaires sénégalais les plus respectés en matière de recherches sur l’Islam et la confrérie tidiane.

Natif de la région de Dakar, le Pr El hadji Rawane Mbaye fait partie des 12 « pinthies » de la collectivité léboue. Enfant de Thieudème, il a grandi à la rue Mbaye Guèye (ex-Thiers), à une centaine de mètres de la zawiya El hadji Malick Sy. Héritier de Mame Soulèye Mbaye, un grand talibé tidiane qui fut muezzin de la zawiya pendant de longues années, El hadji Mbaye, pour les intimes, a fait ses études au Sénégal avant d’obtenir un Doctorat à la Sorbonne.

Le professeur d’université, se rappelle son cadet, l’historien lébou Ndiaga Samb, avait reçu les conseils de son ami et confident, l’ancien ministre Serigne Lamine Diop, pour décrocher des diplômes. « Serigne Lamine, son ami personnel qui avait reconnu ses grandes qualités intellectuelles, lui avait conseillé de chercher des diplômes que l’administration avait reconnus. D’où son engagement à aller sur les bancs de différentes écoles, malgré son âge très avancé, jusqu’à l’Université où il avait surpris tout le monde », se souvient Ndiaga Samb.

Formé au célèbre « daara » de Serigne Abdoul Aziz Wane dit Baye Adjidiou, à Yakh Dieuf, sur la rue Paul Holl, où il eut comme condisciples Idrissa Guèye, Modou Seck, imam Abdou Karim, Idrissa Diagne, Birahim Ndiaye, etc., El hadji Rawane Mbaye est un électricien-bobineur de formation. Après une journée passée aux ateliers n°4 de la rue Fleurus chez Talla Diène, l’enfant de Thieudème prit des cours du soir sanctionnés par de nombreux diplômes avant d’entrer à l’Ucad. Il fut employé de la Maison Sony avant d’intégrer la société Braderie Frères au km 4 de la route de Rufisque.

Son séjour à l’Ucad révéla ses talents auprès des enseignants qui découvrirent un homme pétri de qualités, s’exprimant en arabe et en français correctement. L’historien Ndiaga Samb retient de son aîné une humilité totale, mais surtout un homme effacé qui n’a jamais demandé un poste aux autorités. « Lorsque l’Institut islamique de Dakar était en construction, le président Senghor reçut une forte pression des familles religieuses pour la nomination du premier directeur  national », révèle Ndiaga Samb. C’est sur les conseils de Serigne Lamine Diop que le président de la République prit un décret lu à Radio Sénégal pour nommer El hadji Mbaye. De nombreux Sénégalais étaient surpris, parce que n’étant pas familier à ce nom. Et pourtant, il s’agissait bien de Rawane qui était plus tôt connu sous ce nom. Il reçut des félicitations, mais pendant ces 48 heures, il disait toujours qu’il s’agissait d’un autre El hadji Mbaye. Selon Ndiaga Samb, c’est Serigne Lamine Diop, alors directeur de la Statistique, qui est venu lui confirmer que c’est bien lui qui a été choisi par Senghor. « Lors de l’enquête de moralité, menée pendant cinq mois par les services secrets de l’Etat sur le futur directeur de l’Institut islamique de Dakar, tous les bulletins présentés étaient identiques. Rawane ne fréquentait que l’Ucad, son service et le « daara » de Yakh Dieuf que lui avait confié un de ses maîtres, El hadji Ousmane Diaw.

Parrain de l’édition 2016 du Concours général, Pr Mbaye est et restera l’un des universitaires sénégalais les plus respectés en matière de recherches sur l’Islam et la confrérie tidiane. Il maîtrise l’arabe et le français. Il est titulaire d’une thèse de Doctorat d’Etat en Lettres (histoire de la pensée) soutenue à la Sorbonne, en France, en 1993, et enseigne à l’Ucad depuis quatre décennies.

Elevé au rang d’inspecteur général de l’Education, il est imam de la Grande mosquée de la rue Moussé Diop, ex-Blanchot, depuis 1981. Il est reconnu comme un spécialiste en droit islamique et en méthodologie juridique. Plusieurs publications sont à son actif. C’est en mai 2013 qu’il a remporté le Prix Ibn Khaldoun-Léopold Sédar Senghor de la Francophonie pour sa traduction de l’arabe vers le français de « Perles des sens et réalisation dans le flux d’Abû-l-‘Abbas at-Tijani » de Sidi Ali Harâzim Ibn Al-‘Arabi Barrâda. 

Ancien commissaire au pèlerinage à La Mecque, Rawane Mbaye fut, pendant de longues années, conseiller spécial à la Primature.

50 ans au service de l’excellence
La 50ème année du Concours général sénégalais a été célébrée hier. C’est vrai, 50 ans au service de l’excellence, ça se fête. C’est le lieu de magnifier la clairvoyance du premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, qui, sachant qu’aucune ressource ne dépasse le capital humain -d’où l’importance qu’il accordait à la qualité de l’éducation-, a eu la lumineuse idée de créer le Concours général. L’attachement de Senghor aux choses de l’esprit et surtout à l’expression intellectuelle est connu de tous. Après lui, tous ses successeurs ont travaillé pour que le Concours général sénégalais garde son aura. Car, même s’il est organisé par le ministère de l’Education, ce concours est un patrimoine de la Présidence de la République. L’on comprend pourquoi il est toujours présidé par le chef de l’Etat.

La cérémonie est d’abord une occasion qui permet à la communauté éducative de se retrouver pour célébrer les lauréats, des cracks, mais également de réfléchir sur le devenir de l’école, celle publique particulièrement qui nage, depuis près d’une vingtaine d’années, dans des eaux troubles du fait de la récurrence des grèves, faisant que le quantum horaire n’est jamais atteint dans ce pays. Nul n’ignore les conséquences qu’il ne s’agit point d’exposer ici. Et pourtant, comme le rappelait le chef de l’Etat, lors de la célébration des lauréats en 2014, « l’école publique qui a fait la réussite de beaucoup de Sénégalais est appelée à être une école d’excellence pour tous, sans distinction aucune ». Volonté, patriotisme et dépassement suffiront. Car bien que traversant des vagues, notre système éducatif n’est pas si mauvais. J’en veux pour preuve la réussite de ces nombreux élèves au Concours général sénégalais et celle des étudiants, ces deux années, au sélectif concours de la prestigieuse Ecole polytechnique de Paris. Il faut aussi se féliciter de la montée progressive des séries scientifiques ces deux dernières années aussi. Selon les résultats provisoires du Bac 2016, la série S1 a enregistré un taux de réussite total de 89,3 % (même s’il y a une baisse, car le taux était de 90,2 % en 2015), la S2 a connu un bond de 8 points, la S3, 60 %, la S4, 56,9 % et la S5 qui passe de 10,3 en 2015 à 41 % en 2016. Mieux, il y a eu 11 mentions « Très Bien » contre 4 en 2015. (cf. L’Obs du 27 juillet 2016).

Depuis sa création, le Concours général sénégalais a été marqué par des hommes et des femmes dont les performances restent inoubliables. Il s’agit du Pr Souleymane Bachir Diagne, de Mame Fatim Guèye Diop, de la regrettée Rose Dieng Kuntz, pour ne citer que ceux-là. Comme eux, l’école enfantera toujours des cracks. Puisque chacun porte en soi le talent, il suffit de le réveiller. « En chaque enfant, un trésor enseveli », disait, en 2010, l’enseignante Léna Sène dans son discours d’usage. Mieux, la jeunesse recèle de capacités qui ne demandent qu’à être révélées. La mission de l’école doit tendre vers cela. Il y a donc lieu de trouver un type d’école qui réponde aux attentes de la communauté. D’autant plus que l’éducation est un « droit fondamental », voire « une obligation ». Mais que cela soit une éducation de qualité !

Par Daouda MANE

Les quatre meilleurs lycéens dans les matières scientifiques et techniques du Concours général sénégalais de cette année recevront des bourses de la diaspora, renseigne un communiqué qui nous est parvenu. D’une valeur de 1,2 million de FCfa, ces bourses seront attribuées à Alkhousseynou Dabo, 1er prix Sciences de la vie et de la terre (lycée Malick Sall), Demba Diop, 1er prix Electronique Electrotechnique (lycée technique André Peytavin), ElHadji Abdoul Aziz Ndiaye, 2ème prix Mathématiques (lycée de Thiaroye), Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye, 2ème prix Construction mécanique (lycée Seydina Limamou Laye). Les deux premiers lauréats recevront 350.000 FCfa, alors que les deux autres auront droit à 250.000 FCfa.

« Il est urgent que les émigrés songent à investir les domaines de l’éducation délaissés par les investisseurs traditionnels », déclare Modibo Diagne, directeur exécutif de Radio Allo Dakar. Il espère que cette action, « symbolique, mais importante », puisse faire « des émules dans la diaspora ». A cet effet, il invite les expatriés sénégalais à sortir de « leurs zones de confort pour se confronter aux questions existentielles qui les affectent et affligent leurs parents et leur Sénégal ».

La cérémonie de remise des prix aux lauréats 2016 du Concours général sénégalais a lieu aujourd’hui. A l’occasion, la fondation Computer land pour l’excellence, dirigée par Abdoulaye Thiam, un des mécènes et partenaires de cette fête de l’école, a débloqué 45,6 millions de FCfa. Cette contribution a été remise, le 26 juillet, aux autorités de l’éducation nationale.

L’édition 2016 du Concours général sénégalais est célébrée dans un contexte particulier. Elle coïncide, en effet, avec les 50 ans de cette importante fête dédiée à l’excellence en milieu scolaire. A l’occasion, le mécène Abdoulaye Thiam, à travers sa fondation Computer land pour l’excellence (Cle), a revu sa participation annuelle à la hausse. Une enveloppe de 45,6 millions de FCfa est ainsi dégagée pour couvrir les frais d’organisation du cinquantenaire. Selon le président du conseil d’administration (Pca) de la fondation, la structure veut contribuer à l’accomplissement des progrès, notamment dans les disciplines scientifiques qui pourront contribuer, de manière significative, à l’émergence de notre pays. Abdoulaye Thiam a expliqué que l’édition 2016 du Concours général sénégalais intervient au moment où Cle a signé, avec le ministère de l’Education nationale, une convention de mécénat. Cette dernière a permis de prendre en charge la totalité des frais d’organisation de la cérémonie de distribution des prix aux lauréats pour un montant de 45,6 millions de FCfa.

Cette somme est répartie entre l’achat des livres pour les lauréats à hauteur de 20 millions de FCfa, 40 ordinateurs portables à 8 millions de FCfa et 100 tablettes pour une valeur de 5 millions de FCfa. A cela s’ajoutent les autres dépenses liées à l’organisation de la cérémonie pour un montant de 12,6 millions de FCfa. Cette contribution de la fondation Computer land pour l’excellence a été remise au directeur de l’Enseignement moyen secondaire général, Oumar Bâ.

En plus, deux bourses d’excellence seront octroyées aux deux meilleurs lauréats du Concours général et deux autres bourses d’études au Canada aux deux meilleurs élèves scientifiques de cette année pour un montant de 90 millions de FCfa.

Les représentants des parents d’élèves et des élèves ont magnifié ce geste de haute portée citoyenne. Ainsi, Aliou Badara Ndiaye et Owens Ndiaye, respectivement représentants des élèves et des parents d’élèves, ont vivement remercié le généreux donateur et son équipe. Ils estiment que l’exemple de la fondation Cle mérite d’être vulgarisé, surtout au niveau du secteur privé national. Pour le directeur de l’Enseignement moyen secondaire général, la contribution de Cle aux côtés du gouvernement est remarquable. Elle permet, chaque année, depuis 13 ans, d’offrir aux lauréats du Concours général des bourses étrangères, des lots de prix et des billets d’avion.

P. C. NGOME

« Nous devons une fière chandelle aux professeurs qui ont fait des sacrifices pour encadrer nos dignes ambassadeurs au Concours général », a déclaré, hier, Mamadou Ndoye, directeur des études du Groupe Yavuz Sélim. « Demain (Ndlr : aujourd’hui), le chef de l’Etat et l’ensemble des corps constitués vont fêter les meilleurs élèves du Sénégal. Nous avons fait un pas dans notre marche vers l’excellence. Nous sommes classés 3ème derrière la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée et le lycée Seydina Limamou Laye.

Nous sommes la meilleure école privée du Sénégal, selon les résultats du Concours général 2016 », a précisé Ibrahima Ndour, conseiller en éducation à la direction générale du Groupe Yavuz Sélim. Poursuivant, il a indiqué qu’ils sont « dans une recherche effrénée de l’excellence ». Pour cette raison, « nous mettons les élèves et le corps professoral dans des conditions optimales d’études ». D’ailleurs, M. Ndour est convaincu qu’« il n’y a pas de secret pour cultiver l’excellence ». « Que les enseignants se donnent à fond et que les élèves apprennent bien », a-t-il ajouté. Depuis 2004, le Groupe Yavuz Selim participe au Concours général. Il ne cesse de connaitre une avancée, vu le nombre de prix obtenus par ses lauréats.

Le désormais bachelier Alioune Badara Ndiaye (mention « Très Bien ») a dit toute sa satisfaction suite aux résultats du Concours général. « Nos professeurs nous ont mis dans des conditions favorables de réussite », a réagi celui qui veut  devenir magistrat.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les scientifiques ont généré une riche documentation sur les raies et les requins. Des écologistes et environnementalistes ont tiré la sonnette d’alarme sur la disparition programmée de ces espèces, si rien n’est fait. Actuellement, il faut une réelle volonté politique pour les sauver. C’est la principale information d’un atelier international ouvert hier à Dakar.

Le débat sur la protection des raies et des requins est relancé. Les experts, venus de plusieurs pays comme le Chili, les Comores et les Etats-Unis, se penchent sur les stratégies de conservation de ces espèces surexploitées et en voie d’extinction. L’atelier de l’Afrique de l’Ouest, en préparation à la Cop 17 de la Cites, ouvert le mercredi 27 juillet 2016, revêt plusieurs enjeux pour l’avenir des raies et des requins.

D’ores et déjà, en prélude à la 17ème Conférence des parties à la Cites (Cop 17), la Commission sous-régionale des pêches (Csrp) a sollicité et bénéficié du Wsc la sensibilisation de ses Etats membres sur l’importance d’inclure les espèces de mobula (raies diables), des requins renards et des requins soyeux à l’Annexe II de la Cites. « Des résultats ont déjà été obtenus à travers la mise en place ou l’adoption de plans d’action nationaux, en vue d’une gestion durable des espèces de requins.

Mais ces plans ne seront utiles que si les Etats membres en assurent la pérennité ; ce qui dépend d’une ferme volonté politique », a fait savoir la secrétaire générale par intérim de la Csrp, Marième Diagne Talla. En outre, l’inscription a été proposée par les gouvernements du Sri Lanka, des Maldives et des Iles Fidji. Elle est fondée sur des informations sur la pêche et le commerce de ces espèces. L’inscription repose également sur la nécessité de renforcer les mesures de protection. « C’est une occasion idéale pour définir les bases d’une collaboration entre les pays auteurs et coauteurs afin de mieux harmoniser nos positions en faveur de la conservation des espèces de requins et de raies qui sont des ressources partagées », a plaidé le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo.

Dès lors, M. Diallo s’est demandé si les pays de l’aire de répartition des espèces sont en mesure d’asseoir une franche collaboration, en vue de freiner tout commerce international préjudiciable à la survie des espèces de requins et de raies. Aussi, « sommes-nous en mesure de mettre en place un plan d’actions pour mener des inscriptions concertées des requins et de raies ? » a-t-il a ajouté.

Du reste, la disparition programmée de ces espèces à cycle de reproduction très lent laisse planer toutes les incertitudes sur la chaine alimentaire aussi bien dans la mer que sur la terre. Cette triste réalité a été rappelée par le responsable principal de la politique des océans à l’organisation Pew, Maximiliano Bello. « Nous devons préserver davantage les océans si nous voulons assurer la sécurité alimentaire. La vie des milliers, voire des millions de personnes, dépend des océans en Afrique, en Amérique Latine et dans bien d’autres contrées. Malheureusement, les mauvaises pratiques ont conduit à l’effondrement des ressources halieutiques dans plusieurs parties du globe », s’est alarmé M. Bello.

Idrissa SANE

Le doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Mamadou Badji, a été reconduit, lundi dernier, par ses collègues, pour un second et dernier mandat. Il a annoncé, après sa réélection, la création prochaine d’un Institut des métiers du droit pour être en cohérence avec le milieu professionnel.

La Faculté des Sciences juridiques et politiques a été sujette à quelques agitations inhérentes à toute réforme. La perspicacité dont a fait montre le doyen Mamadou Badji pour les surmonter a été saluée par la communauté universitaire. Le collège électoral l’a réélu par plébiscite pour louer son travail. « C’est à la fois une satisfaction et une invite à la persévérance », a-t-il dit, conscient de l’ampleur du travail pour inscrire la Fsjp dans les standards internationaux. M. Badji entend ainsi conduire, avec l’appui des autorités publiques, les réformes engagées pour mettre les étudiants dans des conditions de performance. Cela passe, selon lui, au-delà de la question matérielle, par la mise en place d’un dispositif de promotion des enseignants grâce à un meilleur encadrement et un accompagnement permanent quand il s’agit, pour eux, de participer à des concours d’agrégation et aux Comités techniques et scientifiques du Cames (Cts).

En effet, le Cts des Sciences juridiques est celui qui a enregistré le plus faible taux de réussite au regard des résultats obtenus par le Sénégal. Par ailleurs, face à l’inadaptation des processus d’acquisition des savoirs et des savoir-faire et à l’exigence d’apporter des réponses pertinentes à la situation de l’université pour être en cohérence avec l’orientation des autorités étatiques, la Fsjp va se doter d’un Institut des métiers du droit. Il vise à corriger les distorsions entre les milieux professionnels et les filières enseignées dans cette Faculté. L’objectif est également d’améliorer les questions de reconnaissance professionnelle, les compétences, de manière à communiquer aux diplômés, comme aux employeurs, des informations pertinentes. Cet outil assurera la formation continue des étudiants et des cadres du monde juridique, ainsi que des enseignements dans les matières fondamentales de la science politique.

L’Institut des métiers du droit est ouvert à la fois aux étudiants et aux professionnels.

Alassane Aliou MBAYE

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans le cadre de l’élaboration de sa lettre de politique sectorielle et de développement, veut allier le souci de cohérence et les choix stratégiques. Ceci, pour avoir de meilleurs résultats et une bonne planification.

Un souci de cohérence et des choix stratégiques. La politique sectorielle et de développement du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche veut se baser sur ces deux aspects dans son élaboration et son exécution. Ainsi, pour conduire à bien ses politiques et leur suivi, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a lancé le processus d’élaboration de sa politique sectorielle et de développement. Laquelle sera élaborée en partenariat avec la direction de la Planification et des Politiques économiques du ministère de l'Economie, des Finances et du Plan et celle du Budget.

« Il faut penser à l’élaboration de cette lettre, à faire des choix stratégiques et un souci de cohérence avec les actions déroulées par les autres départements évoluant dans le secteur de l’éducation et de la formation, comme les ministères de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat », conseille Mayacine Camara, coordonnateur de la direction de Planification et des Politiques économiques du ministère de l'Economie, des Finances et du Plan.

Cette lettre de politique sectorielle se fera, selon le directeur général de l’Enseignement supérieur, Mamadou Sangaré, en conformité avec les nouvelles orientations de ce sous-secteur. « Un sous-secteur qui a besoin de faire de la planification pour anticiper sur les besoins du Sénégal en termes de compétences », poursuit M. Sangaré qui donne l’exemple sur le projet de hub médical que le Sénégal prévoit d’être.

« Le Dakar medical center aura besoin de beaucoup de spécialisations et il faut y penser dès à présent », prévient-il. Du côté de l’Enseignement supérieur et la Recherche, on veut « booster les résultats » du sous-secteur, informe Mamadou Sangaré.

La lettre de politique sectorielle sera un outil important pour aider à la décision, à la mise en œuvre et au suivi-évaluation des importants projets et programmes définis suite au conseil présidentiel sur l’avenir de l’enseignement supérieur. Quatre thèmes sont choisis : enseignement supérieur, œuvres sociales et universitaires, recherche et innovation, pilotage, soutien et administration.

Oumar NDIAYE

Pour l’édition 2016 du Concours général sénégalais, la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée s’est encore illustrée de fort belle manière. En effet, pour la deuxième fois consécutive, la meilleure élève fille est issue de cet établissement. Cerise sur le gâteau : Maguette Gueno Ngom est au premier rang des meilleurs élèves de Terminale.

Après Aby Kâ en 2015, une autre jeune fille honore la Maison d’éducation Mariama Bâ (Memba) de Gorée. Avec un prix et deux accessits, soit 6 points, Maguette Gueno Ngom, en Terminale S, est la meilleure élève fille du Concours général sénégalais et la meilleure élève de Terminale. Âgée de 19 ans, Melle Ngom s’est très tôt fait remarquer sur la voie de la persévérance. D’abord, à l’élémentaire, notamment à Immaculée conception de Dakar, puis à Sainte-Bernadette et au Collège Sacré-Cœur où elle s’est bien toujours illustrée.

Des performances scolaires accompagnées d’une conduite exemplaire vont lui ouvrir les portes de la prestigieuse Memba. En effet, après son admission à l’entrée en sixième, en 2009, la petite Maguette se présente et réussit avec brio au concours d’entrée à Mariama Bâ. Alors commence une seconde vie scolaire, une autre aventure intellectuelle. Fille d’un père ingénieur et petite sœur d’une étudiante en médecine, « Max Gueno », pour les intimes, ne pouvait faire autrement que poursuivre des études scientifiques.

A Mariama Bâ, elle est orientée en série S1. Une filière tant aimée et souhaitée depuis le bas âge, mais aussi sous l’influence de son père, Macodou Ngom, lui-même scientifique de formation.

« Au fil du temps, je me suis adaptée »
Son intégration à Mariama Bâ n’était pas du tout facile, comme elle aime à le rappeler. « Il fallait se familiariser avec la rigueur de l’établissement et le milieu m’était étrange. Mais au fil du temps, je me suis adaptée ». A en croire Maguette Gueno Ngom, « Memba est l’établissement idéal pour réussir. Pas de grève, les professeurs sont certes rigoureux dans le travail, mais compréhensifs. Les élèves ont de bonnes relations avec les enseignants et l’administration ».

Pendant les week-ends et les jours de fête, Maguette, comme toutes les pensionnaires de l’école insulaire, rend visite à ses parents installés au quartier Liberté 6 extension. Deuxième enfant d’une famille de cinq bouts de bois de Dieu, elle est peinte comme une fille capricieuse, un peu réservée, contrairement aux autres enfants de la famille. Avec ses 130 centimètres de haut, teint noir, la démarche sure, la petite Maguette force admiration et respect. Les études, elle ne badine pas avec.

Les sciences sont sa chasse gardée. En 2014, elle a été sacrée « Miss sciences » et en 2015, elle a été aussi lauréate du Concours général. Cette année, elle est la meilleure élève de Terminale et la meilleure élève fille de cette compétition très sélective.

Une fille pleine d’ambition et de vision
Malgré son jeune âge, la petite Maguette Gueno Ngom est préoccupée par le devenir de son pays. Pour elle, les défis majeurs que le Sénégal doit relever restent l’accès à une éducation de qualité pour tous et l’autosuffisance alimentaire. Tout de même, elle demeure optimiste. D’ailleurs, elle déclare : « On est sur la voie de l’émergence. Seulement, pour l’atteindre le plus rapidement possible, il faudrait activer quelques leviers, tels que l’autosuffisance alimentaire et une éducation de qualité pour tous ».

Sur les crises répétitives en milieu scolaire, la pensionnaire de la Memba estime que ces mouvements ne militent pas pour un système éducatif de qualité. «  Les grèves font perdre beaucoup de temps et d’argent au gouvernement et aux familles », se désole-t-elle, appelant l’Etat et les syndicats d’enseignants à une meilleure collaboration afin de redonner à l’école sénégalaise sa véritable place.

La meilleure fille du Concours général sénégalais 2016 raffole de « mafé » ou riz à la sauce de pâte d’arachide.

Son rêve est de poursuivre des études en mathématiques appliquées à l’économie, avec comme spécialisation économie de développement.

Pape Coly NGOME

Concours général sénégalais : La fondation Computer land pour l’excellence dégage 45,6 millions de FCfa
concours genLa cérémonie de remise des prix aux lauréats 2016 du Concours général sénégalais a lieu aujourd’hui. A l’occasion, la fondation Computer land pour l’excellence, dirigée par Abdoulaye Thiam, un des mécènes et partenaires de cette fête de l’école, a débloqué 45,6 millions de FCfa. Cette contribution a été remise, le 26 juillet, aux autorités de l’éducation nationale.

L’édition 2016 du Concours général sénégalais est célébrée dans un contexte particulier. Elle coïncide, en effet, avec les 50 ans de cette importante fête dédiée à l’excellence en milieu scolaire. A l’occasion, le mécène Abdoulaye Thiam, à travers sa fondation Computer land pour l’excellence (Cle), a revu sa participation annuelle à la hausse. Une enveloppe de 45,6 millions de FCfa est ainsi dégagée pour couvrir les frais d’organisation du cinquantenaire. Selon le président du conseil d’administration (Pca) de la fondation, la structure veut contribuer à l’accomplissement des progrès, notamment dans les disciplines scientifiques qui pourront contribuer, de manière significative, à l’émergence de notre pays. Abdoulaye Thiam a expliqué que l’édition 2016 du Concours général sénégalais intervient au moment où Cle a signé, avec le ministère de l’Education nationale, une convention de mécénat.

ette dernière a permis de prendre en charge la totalité des frais d’organisation de la cérémonie de distribution des prix aux lauréats pour un montant de 45,6 millions de FCfa.

Cette somme est répartie entre l’achat des livres pour les lauréats à hauteur de 20 millions de FCfa, 40 ordinateurs portables à 8 millions de FCfa et 100 tablettes pour une valeur de 5 millions de FCfa. A cela s’ajoutent les autres dépenses liées à l’organisation de la cérémonie pour un montant de 12,6 millions de FCfa. Cette contribution de la fondation Computer land pour l’excellence a été remise au directeur de l’Enseignement moyen secondaire général, Oumar Bâ.

En plus, deux bourses d’excellence seront octroyées aux deux meilleurs lauréats du Concours général et deux autres bourses d’études au Canada aux deux meilleurs élèves scientifiques de cette année pour un montant de 90 millions de FCfa.

Les représentants des parents d’élèves et des élèves ont magnifié ce geste de haute portée citoyenne. Ainsi, Aliou Badara Ndiaye et Owens Ndiaye, respectivement représentants des élèves et des parents d’élèves, ont vivement remercié le généreux donateur et son équipe. Ils estiment que l’exemple de la fondation Cle mérite d’être vulgarisé, surtout au niveau du secteur privé national.

Pour le directeur de l’Enseignement moyen secondaire général, la contribution de Cle aux côtés du gouvernement est remarquable.

Elle permet, chaque année, depuis 13 ans, d’offrir aux lauréats du Concours général des bourses étrangères, des lots de prix et des billets d’avion.


P. C. NGOME

Matières scientifiques et techniques : La diaspora offre des bourses aux quatre meilleurs lycéens
concoursLes quatre meilleurs lycéens dans les matières scientifiques et techniques du Concours général sénégalais de cette année recevront des bourses de la diaspora, renseigne un communiqué qui nous est parvenu. D’une valeur de 1,2 million de FCfa, ces bourses seront attribuées à Alkhousseynou Dabo, 1er prix Sciences de la vie et de la terre (lycée Malick Sall), Demba Diop, 1er prix Electronique Electrotechnique (lycée technique André Peytavin), ElHadji Abdoul Aziz Ndiaye, 2ème prix Mathématiques (lycée de Thiaroye), Cheikh Ahmed Tidiane Ndiaye, 2ème prix Construction mécanique (lycée Seydina Limamou Laye). Les deux premiers lauréats recevront 350.000 FCfa, alors que les deux autres auront droit à 250.000 FCfa.

« Il est urgent que les émigrés songent à investir les domaines de l’éducation délaissés par les investisseurs traditionnels », déclare Modibo Diagne, directeur exécutif de Radio Allo Dakar. Il espère que cette action, « symbolique, mais importante », puisse faire « des émules dans la diaspora ». A cet effet, il invite les expatriés sénégalais à sortir de « leurs zones de confort pour se confronter aux questions existentielles qui les affectent et affligent leurs parents et leur Sénégal ».


Classé 3ème au Concours général : Le Groupe Yavuz Sélim se félicite de ses résultats
Yavuz Selim« Nous devons une fière chandelle aux professeurs qui ont fait des sacrifices pour encadrer nos dignes ambassadeurs au Concours général », a déclaré, hier, Mamadou Ndoye, directeur des études du Groupe Yavuz Sélim. « Demain (Ndlr : aujourd’hui), le chef de l’Etat et l’ensemble des corps constitués vont fêter les meilleurs élèves du Sénégal. Nous avons fait un pas dans notre marche vers l’excellence. Nous sommes classés 3ème derrière la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée et le lycée Seydina Limamou Laye.

Nous sommes la meilleure école privée du Sénégal, selon les résultats du Concours général 2016 », a précisé Ibrahima Ndour, conseiller en éducation à la direction générale du Groupe Yavuz Sélim. Poursuivant, il a indiqué qu’ils sont « dans une recherche effrénée de l’excellence ». Pour cette raison, « nous mettons les élèves et le corps professoral dans des conditions optimales d’études ». D’ailleurs, M. Ndour est convaincu qu’« il n’y a pas de secret pour cultiver l’excellence ». « Que les enseignants se donnent à fond et que les élèves apprennent bien », a-t-il ajouté. Depuis 2004, le Groupe Yavuz Selim participe au Concours général. Il ne cesse de connaitre une avancée, vu le nombre de prix obtenus par ses lauréats.

Le désormais bachelier Alioune Badara Ndiaye (mention « Très Bien ») a dit toute sa satisfaction suite aux résultats du Concours général. « Nos professeurs nous ont mis dans des conditions favorables de réussite », a réagi celui qui veut  devenir magistrat.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Du matériel médical et des médicaments d’une valeur de 18,5 millions de FCfa ont été offerts aux structures sanitaires de Tivaouane.

Le don est de l’Association humanitaire de lutte contre la souffrance (Ahls). Les structures bénéficiaires sont les postes et cases de santé de Darou Alpha, Fass Boye, Mboro, Taïba Ndiaye, Darou Khoudos, Diogo, le district et l’hôpital Dabakh de Tivaouane. La cérémonie de remise de don a eu lieu à Mboro.

C’est grâce à l’honorable député Cheikh Tidiane Ndiaye du Rsd/Ts de l’ancien ministre Robert Sagna que cette donation a pu se faire.

Ce geste a été apprécié à sa juste valeur en ce sens qu’il va contribuer à améliorer la qualité de prise en charge des malades, mais également et surtout au relèvement du plateau technique. Un appel a même été lancé aux populations pour leur adhésion à la Couverture maladie universelle (Cmu).

M. Ndiaye a retracé le processus qui a abouti à l’acquisition de lot de matériel médical. « J’avais entrepris des démarches auprès de cette association humanitaire qui a ainsi accordé une suite favorable à notre demande pour un montant de plus de 18 millions de FCfa de médicaments et de matériel médical divers dont des lits médicalisés », a-t-il dit.

El Hadji Baïdy Kâ, représentant de l’association, a annoncé la construction prochaine d’un « daara » moderne dans le village de Keur Alé Guèye (Tivaouane).

Mohamadou SAGNE

L’ancien député Abdoulaye Sène convie les diplômés, ceux qui sont en cours de formation et l’équipe administrative à mettre en avant l’intérêt supérieur de l’Ecole polytechnique de Thiès, dans une perspective de remilitarisation de la gestion de l’établissement.

Abdoulaye Sène fait partie des premiers diplômés de l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept). Il a été aussi le président de l’Association des diplômés de cet établissement de 1978 à 2002, avant d’en être le président d’honneur. Il y a deux semaines, il a été choisi comme parrain des journées culturelles et scientifiques de l’Ept de Thiès. A l’occasion, les anciens et les nouveaux diplômés ont jeté un regard croisé et rétrospectif sur l’évolution de l’Ept de Thiès.

Le député a une position tranchée sur la proposition de remilitarisation de la gestion de l’Ept de Thiès. Pour lui, l’avenir de l’établissement doit être au-dessus des intérêts corporatistes. « Nous avons été interpelés par la perspective de remilitarisation de l’Ept. C’est un sujet intéressant, surtout qu’il s’agit de retourner aux sources, à la vision généreuse du président Léopold Sédar Senghor », s’est-il exprimé en marge du Global local forum qui s’est tenu à Dakar, il y a quelques jours.

Le polytechnicien se démarque de toutes les prises de positions impartiales. A l’inverse, il a convié toutes les parties prenantes à s’élever au-dessus des intérêts partisans et à se pencher sur les solutions qui permettront à l’institut de retrouver son lustre d’antan. « Nous avons seulement regretté, dans un dossier aussi important, que certaines composantes de l’établissement ne prennent pas le recul qu’il faut pour comprendre que cette école doit transcender les intérêts des diplômés, des élèves qui y sont aujourd’hui et ceux qui y seront demain », a fait savoir M. Sène.

Au cours des journées culturelles et scientifiques, a rappelé le polytechnicien, la première phase de militarisation a été passée au crible avec ses points forts et faibles. Le député n’est pas contre le retour à l’orthodoxie dans la gestion, si celle-ci concourt à redonner ses lettres de noblesse à une école qui avait incarné, dès son fondement, le métissage de la technologie nord-américaine, l’humanisme européen, le pragmatisme et l’esprit d’entreprise anglo-saxonnes, ainsi que la discipline militaire pour produire ceux dont le président Léopold Sédar Senghor qualifiait « des hommes de science et de conscience ».

I. SANE

La santé scolaire est une composante clé d’une éducation de qualité dans des pays comme le nôtre, a indiqué Joseph Pierre Sarr, directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale. Il a présidé, le 25 juillet, l’atelier national de renforcement des capacités sur l’intégration des programmes de santé à l’école. Il a rappelé que l’un des défis majeurs du ministère de l’Education est de créer les conditions favorables au maintien des apprenants à l’école, avec de bonnes performances scolaires. Pour y arriver, il faut assurer aux élèves une bonne santé.

Exposant les objectifs de l’atelier, Dr Mor Diao, chef de la Division contrôle médical scolaire du ministère de la Santé et de l’Action sociale, a indiqué que cette rencontre permet d’intégrer les programmes de santé à l’école et de faire le plaidoyer pour mieux repositionner la santé scolaire au niveau du ministère de l’Education. Il a également soutenu que l’atelier vise à chercher les financements permettant d’institutionnaliser les activités de santé scolaire à l’école. Par ailleurs, Dr Diao a fait savoir qu’un observatoire de la santé scolaire est en gestation et que, de concert avec le Partenariat pour le développement de l’enfant (Pcd), 10.000 enfants seront dépistés dans la région de Louga pour détecter les troubles de la vision dans les écoles et « daaras » (écoles coraniques). 

Pour sa part, Bachir Sarr, responsable analyse politique éducative, a estimé que la santé des apprenants est essentielle dans l’amélioration des taux de scolarisation, dans la diminution des déperditions et la qualité du processus d’apprentissage. Parlant du projet, il a avancé qu’il vise à améliorer la coordination, la gouvernance et la fourniture de la santé à l’école, à travers deux interventions : le dépistage des troubles de la vision et le déparasitage.

Amath Sigui NDIAYE

Une vingtaine de formateurs, venus de 11 pays africains (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Togo et Sénégal), bénéficient, depuis le 25 juillet, d’une formation en « maintenance mécanique » et en « contrôle électronique automobile ». Cette session est organisée par le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, à travers le Centre de formation professionnelle et technique/Sénégal-Japon, en partenariat avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).

Selon Mme Tanaka Kaori, première adjointe au représentant-résident de la Jica, ce stage s’inscrit dans le cadre du Programme de formation en pays tiers de la Jica. Ainsi, pendant cinq semaines, les formateurs seront dotés d’outils afin de mieux enseigner les techniques modernes dans le domaine de la mécanique. « Cette formation leur permettra de renforcer leurs capacités de formateur, notamment dans les domaines de la mécanique », a souligné Babacar Seck, directeur du Cfpt Sénégal-Japon. Selon lui, « il s’agira ainsi pour eux de mettre à profit les résultats de ce stage pour impulser davantage le développement technique et la productivité dans leurs pays respectifs ».

La première adjointe au représentant-résident de la Jica a souligné que la Jica continuera, de façon générale, à apporter son soutien et sa collaboration pour l’amélioration continue du secteur de la formation professionnelle et technique au Sénégal. « De façon particulière, la Jica appuiera le Cfpt Sénégal-Japon pour l’atteinte des objectifs de développement qu’il s’est fixé », a déclaré Mme Tanaka Kaori. Michel Faye, directeur de la Formation professionnelle et technique, a souligné que les pays africains ont les mêmes spécificités dans le domaine de la mécanique. Selon lui, les formations vont permettre aux formateurs d’être mieux outillés pour accompagner les Etats dans les politiques de développement. Il a encouragé les bénéficiaires à assurer une bonne démultiplication des enseignements.

Babacar DIONE

La 6ème Semaine africaine de l’eau s’est tenue, du 18 au 22 juillet 2016, à Dar Es Salaam (Tanzanie), sous le thème : « Vers la réalisation des Odd pour la sécurité en matière d’eau et d’assainissement ». Elle a été suivie de l’assemblée générale de l’Amcow, le Conseil des ministres africains chargés de l’Eau.

Amadou Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, qui a présidé l’Amcow ces deux dernières années avant de passer le témoin à son collègue tanzanien Gerson Lwenge, ministre hôte, chargé de l’Eau et de l’Irrigation, a été félicité par ses pairs pour le remarquable travail effectué durant son mandat.

Lors de la cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre tanzanien, Kassim Majaliwa, en présence de son Excellence Mwai Kibaki, ancien président du Kenya, envoyé spécial de l’Unesco pour l’eau en Afrique, Amadou Mansour Faye a justifié le choix du thème par l’importance de l’Odd 6 sur l’eau et l’assainissement et la nécessité de définir une planification et des mesures concrètes visant des impacts positifs sur nos populations.

Il a souligné que l’eau est au cœur du développement durable, en raison de son lien intrinsèque à la résolution d'un certain nombre de défis mondiaux, tels que la réduction de la pauvreté, l’amélioration des conditions de vie, la sécurité alimentaire et énergétique ainsi que le bien-être des populations.

« C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Odd 6 sur la sécurité de l’eau et de l’assainissement et les autres Odd connexes relatifs à l’eau couvrent des aspects plus larges qui n'ont pas été suffisamment abordés durant le cycle des Omd », a-t-il ajouté.

Durant son mandat, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait preuve d’un leadership certain pour que l’Amcow s’inspire des leçons tirées de l’expérience des Omd pour mieux s’engager dans l’atteinte des Odd. C’est pourquoi d’ailleurs il faut se féliciter de l’acte posé par les chefs d’Etat lors du dernier Sommet de l’Union africaine à Kigali. Ils ont, en effet, entériné la déclaration de Ngor (Semaine africaine de l’eau en 2014) sur la sécurité en matière d’eau et d’assainissement pour mobiliser les Etats, en vue de réaliser la vision africaine de l’eau à l’horizon 2025, l’Odd 6 en 2030 et l’agenda 2063 de l’Union africaine.

Ces deux dernières années, Amadou Mansour Faye, en tant que président de l’Amcow, a plaidé inlassablement en Afrique et lors des grandes rencontres internationales dédiées à l’eau pour la mise en place de politiques appropriées et d’actions innovantes, la réduction de la pauvreté, l’amélioration de la santé, le développement social et la croissance économique de l’Afrique. Le secteur africain de l’eau et de l’assainissement lui a exprimé sa reconnaissance par la voix des ministres et des partenaires de l’Amcow.

Par ailleurs, lors des sessions techniques organisées durant la Semaine africaine de l’eau, le Sénégal a été en vedette en présentant son cas sur le financement et la coopération dans le secteur de l’eau. Ce fut l’occasion de partager les initiatives et les expériences du pays avec une perspective d’atteindre un accès universel. L’eau est, en effet, au cœur du Plan Sénégal émergent. Cette nouvelle vision a conduit le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement à initier une nouvelle politique sectorielle qui met l’accent sur l’accès universel à travers la construction d’infrastructures et le développement du service public, la réduction des inégalités, l’amélioration de la qualité de l’eau par les transferts, etc.

Pour atteindre ces objectifs, une approche intégrée dans la gestion des ressources en eau avec l’implication des différentes parties prenantes a été adoptée. Le Pepam et l’Omvs qui sont des expériences concluantes ont été mises en exergue lors de cette session présidée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et qui a regroupé un grand nombre de participants venus d’horizons divers.

Une fois de plus, le Sénégal a démontré, lors du rendez-vous continental de Dar Es Salam (au centre international de conférences Julius Nyéréré), qu’il était à la pointe des démarches innovantes dans le domaine de l’eau. Et c’est pourquoi les pays africains se sont engagés à soutenir sa candidature pour abriter, en 2021, le 9ème Forum mondial de l’eau où l’accent sera mis sur la coopération.

Correspondance particulière de Cheikh Tidiane FALL

Rapporteur des Nations unies pour le droit à l’éducation, Kishore Singh conseille aux pays africains d’explorer l’approche philanthropique et la responsabilité sociale des entreprises dans le financement de l’éducation.

La philanthropie et la responsabilité sociale d’entreprise comme sources principales de l’éducation, à côté de ce que l’Etat mobilise pour l’école. L’expérience semble donnée des résultats en Inde et au Chili, selon Kishore Singh, rapporteur des Nations unies pour le droit à l’éducation. Cette idée peut être appliquée dans les pays africains, selon ce haut fonctionnaire de l’Onu. « Il est possible de mobiliser des ressources par les contribuables-familles. C’est ce qu’on appelle contribution de ménage. A priori, tout parent est intéressé par l’éducation et donne le maximum possible pour cela. Les Sénégalais qui sont dans le business, bien placés ou qui sont dans l’élite, auront certainement le sentiment très fort de contribuer au développement de leur pays. Donc, il est possible de mobiliser par des moyens philanthropiques.  Il y a cette approche qui n’est pas exploitée », a-t-il estimé.

Kishore Singh participait, à Dakar, à un panel de haut niveau sur le thème : « Défis et enjeux du financement de l’éducation au Sénégal ». Une activité organisée par la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), la Campagne mondiale pour l’éducation (Cme) et le Réseau africain de campagne pour l’éducation (Ancefa) dans le cadre de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation (Smae 2016). « Il est important de faire un appel à tous pour faire de l’éducation une cause publique et philanthropique, afin que les gens qui disposent de moyens et qui veulent contribuer au développement du pays puissent apporter des moyens. Certaines familles et communautés sont en mesure d’apporter quelque chose, que ce soit par philanthropie, responsabilité sociale d’entreprise ou autre chose. Tout cela doit être collecté par les pouvoirs publics avec toute transparence et responsabilité », a-t-il renchéri.

Equilibre entre budget d’investissement et de fonctionnement
Le rôle de l’Etat doit être aussi à l’avant-garde dans la structuration du financement. Ce qui a fait dire à Kishore Singh que l’Etat doit d’abord faire des efforts en « mobilisant le maximum de ressources possibles » pour que les autres le rejoignent. Il a également cité des exemples réussis de financement de l’éducation par des mécanismes innovants comme dans son pays, l’Inde, le Chili où les ressources pour l’école proviennent du budget de l’Etat, des impôts sur les entreprises, de la philanthropie.

Au Sénégal, la structure du financement de l’éducation montre une grande prédominance de l’Etat comme source première. Une étude réalisée sur le financement de l’éducation sur une période de six ans révèle que sur les 2.982 milliards de FCfa injectés dans l’éducation, 92 % proviennent de l’Etat et 7 % des bailleurs de fonds.

Mamadou Abdoulaye Sall de la Direction de la planification et de la réforme de l’éducation du Sénégal (Dpre), qui a donné ces chiffres, a ajouté que le ministère de l’Education nationale qui concentre 80 % des effectifs n’a que 38 % de cette somme.

L’enseignement supérieur, avec 3,8 % des effectifs, a perçu 27,5 % de cette somme. L’enseignement technique, avec 0,8 % des effectifs, qui est considérée comme la « deuxième priorité » de l’éducation, n’a reçu que 5 % de cette somme. Ce qui frappe dans ces chiffres, ce sont les disparités entre budget de fonctionnement et celui d’investissement.

« Dans la structure de financement, 60 % du budget est consacré au fonctionnement avec les dépenses de personnel. Les bourses et aides qui sont de 8,8 % dépassent même la part attribuée à l’investissement qui est de 7,5 %. C’est une orientation qu’il faut revoir pour une bonne efficacité du financement de l’éducation », a renseigné M. Sall.

Cette situation n’est pas propre au Sénégal, selon Kishore Singh qui a parlé d’un paradoxe dans les pays francophones. « En 2011, j’étais en visite au Sénégal. C’est là où j’ai discuté avec les autorités nationales sur cette question. Ce qu’on constate, aujourd’hui, dans beaucoup de pays en développement, c’est que le budget est essentiellement consacré aux salaires des enseignants. C’est bien, mais il faut penser à équilibrer les budgets de fonctionnement et d’investissements », a-t-il précisé.

Oumar NDIAYE

Comme à chaque année, le lycée Seydina Limamou Laye de Guédiawaye s’est encore affiché sur le podium du Concours général. Cet établissement implanté dans la banlieue dakaroise arrive aussi à avoir de bons résultats au baccalauréat. Une situation rendue possible par un esprit d’engagement et d’encadrement du corps professoral combiné à la motivation des élèves.

L’ambiance de lycée en fin d’année. Très décontractés, élèves et professeurs viennent qui pour récupérer les bulletins, qui pour prendre des nouvelles de ses protégés. Dans la cour du lycée Limamou Laye, les élèves devisent en aparté. Joseph Ndiane et Matalibé Sow, deux enseignants de l’école, commentent les résultats du baccalauréat avec des élèves venus les saluer. « Il paraît que vous avez cassé la baraque », plaisante Matalibé Sow à l’endroit du groupe de jeunes filles. Pourtant, ce lycée, connu pour ses résultats excellents, évolue dans un environnement particulier. Niché au cœur de Guédiawaye, il est entouré d’habitats et d’un marché qui créent un environnement peu propice au travail scolaire. Dans l’enceinte du lycée, les bâtiments, des préfabriqués, sont toujours là, fidèles à accompagner la marche de l’établissement malgré leur âge et état. Peints en jaune, ces bâtiments représentent l’identité et la marque du lycée. Certains présentent quelques usures avec le temps, mais tiennent toujours.

Limamou Laye symbolise ainsi cette autre face de la banlieue avec de bons et constants résultats scolaires dans les concours et examens. Pour cette année, la série S1 (sciences fondamentales) du lycée qui avait  42  élèves a fait 100 % au baccalauréat avec 5  mentions « Bien » et 17 « Assez-Bien ». Ce qui fait encore la fierté du proviseur Mbaye Sarr. De la fierté, ce lycée a en toujours.

Depuis sa création, dans les textes, en 1978, à son ouverture officielle, en 1979, il continue de se positionner comme l’un des meilleurs établissements du Sénégal malgré son environnement spécial. Cette année encore, en dehors de ces excellents résultats au baccalauréat, le lycée Seydina Limamou Laye est arrivé deuxième au Concours général qui récompense les meilleurs du Sénégal, avec 15 distinctions. « En 2009, 2010 et 2011, nous étions premiers du Concours général », dit fièrement le proviseur. Ces bons résultats sont devenus une banalité dans cet établissement.

Engagement et encadrement
Devant l’un des bâtiments, Joseph Ndiane, professeur de sciences de la vie et la terre, et son collègue Matalibé Sow, un enseignant des sciences physiques, continuent de discuter avec leurs élèves qui viennent de décrocher leur baccalauréat. « Que vous soyez à l’université ou partout ailleurs, ce sera la même chose. Continuez à travailler comme vous le faites. Souvenez-vous toujours que vous venez de Limamou Laye, un lycée d’excellence », conseillent-ils à ces jeunes filles qui sont désormais leurs anciennes élèves.

Cette scène de discussion, empreinte de proximité et de cordialité, renseigne sur l’état des relations entre les élèves et leurs enseignants et l’esprit de fierté dans ce lycée. Une relation de confiance et de solidarité, marque de fabrique de l’établissement, est l’un des clés du succès de Limamou Laye en matière de résultats scolaires. Encadreur pendant plus de 10 ans dans le Concours général, Joseph Ndiane qui vient de boucler 24 ans dans ce lycée affirme avoir réussi à remporter 14 prix. Leur secret dans cette réussite ? « L’engagement et l’encadrement du corps professoral et de l’administration », répond M. Ndiane. Ainsi, pour préparer le Concours général, « chaque cellule d’enseignants qui regroupe les professeurs de chaque discipline choisit quatre encadreurs pour préparer les élèves », informe le proviseur Mbaye Sarr. « Nous commençons les encadrements déjà en septembre avant même l’ouverture des classes, précise Joseph Ndiane. Nous nous retrouvons, avec les élèves sélectionnés pour le Concours général, les jours fériés, les samedis et les mercredis, pour des cours de renforcement. Des deux côtés, enseignants comme apprenants, il y a une grande motivation pour faire de bons résultats au Concours général. En plus de l’accompagnement de l’administration ».

Un esprit d’émulation et de compétition inculqué aux élèves qui permet au lycée de se maintenir sur le podium du Concours général. Jeune professeur d’histoire et de géographie, Amadou Moctar Ndao n’est pas ancien comme ses collègues Ndiane et Sow qui totalisent, chacun, plus de vingtaine d’années dans le lycée. A Limamou Laye depuis quatre ans, Ndao n’en demeure pas moin inscrit dans cette dynamique d’excellence qu’il a trouvée au lycée. Un lycée que va quitter, cette année, Mamadou Diop, un des lauréats du Concours général de cette année. 4ème accessit en Economie, Mamadou Diop qui vient d’avoir son baccalauréat garde une belle image de Limamou Laye.  « Un lycée d’excellence qui veut continuer à faire la fierté de la banlieue », dit-il.

Reportage de Oumar NDIAYE (textes) et Assane SOW (photos)

« Cantinisation » de la devanture du lycée  : Une menace pour la sécurité
Sur la grande porte d’entrée du lycée, les travaux du mur continuent toujours. Mais à côté, d’autres travaux attirent l’attention. Ce sont des cantines qui sont en train d’être construites le long de la devanture du lycée. Ce qui soulève des inquiétudes au niveau des élèves, parents, professeurs et administration. « Une cantinisation » qui avait même soulevé une polémique entre le lycée et la mairie de Ndiarème Limamou Laye.

Pour le proviseur, la construction de ces cantines après le déguerpissement des marchands qui ceinturaient le lycée risque de produire les mêmes effets qu’auparavant. « C’est vrai que le mur qui était un problème de sécurité est en train d’être construit, mais les cantines qui sont prévues devant présentent les mêmes difficultés aussi. C’est une situation que nous n’allons pas accepter », prévient  le professeur Amadou Moctar Ndao.  

Mbaye Sarr, proviseur : « Quitter le lycée la tête haute »
mbaye sarrMbaye Sarr est un proviseur occupé quand arrive la fin de l’année. Il est partagé entre tenue de conseils de classe, distribution de bulletins... De son bureau aux salles attenantes, il valse entre les pièces du grand bâtiment qui abrite l’administration de l’école.

Kaftan bleu et écharpe blanche autour du cou, Mbaye Sarr est dans sa dernière année au lycée. L’ancien professeur de sciences physiques part à la retraite cette année, mais cela ne l’empêche pas de mener à bien ses activités de fin d’année. Arrivé au lycée Seydina Limamou Laye en 2005, en remplacement de Souleymane Diop « qui, a-t-il dit, a beaucoup fait pour l’établissement », Mbaye Sarr y a passé 11 années durant lesquelles il est arrivé à tenir le flambeau de l’excellence de cette école.

En débarquant à la tête du lycée, ce fils de Ngoye, dans la région de Diourbel, en plein Baol, venait de quitter le lycée d’application Seydou Nourou Tall où il a passé une quinzaine d’années. C’est dans ce lycée même qu’il a eu l’expérience la plus marquante de sa longue carrière d’enseignant. « C’est quand j’ai eu, une première fois, une Terminale C avec 26 élèves qui font 100 % au bac avec les cinq premiers du jury, avec des mentions « Très Bien » et « Bien », se rappelle-t-il avec fierté. Comment aussi ne pas être marqué par la gestion de Limamou Laye pendant plus de 11 années ? « Je crois que depuis que je suis ici, j’ai apporté un plus chaque année », dit-il. « Ce qui a permis cela, j’ai trouvé une équipe unie et dynamique que j’ai intégré sans problème. Depuis que je suis là, à chaque rentrée scolaire, je fais le tour de toutes les classes pour tenir un discours aux élèves et leur rappeler l’esprit de Limamou Laye, qui est un esprit de motivation et d’engagement », ajoute M. Sarr.

Après une riche carrière d’enseignant démarrée en octobre 1981, comme il se le rappelle, au lycée Djignabo de Ziguinchor, Mbaye Sarr qui va quitter l’établissement cette année avait comme objectif, dès son arrivée à Limamou Laye, « de faire la même chose ou même plus » que son prédécesseur, Souleymane Diop, qui est considéré comme l’artisan  de cette place de leader du lycée. 

Soutien de la ville et de la commune
L'éducation est une compétence transférée. La ville de Guédiawaye et la commune de Ndiarème l'ont bien compris. Elles ne ménagent aucun effort pour répondre, à la mesure de leurs possibilités, aux besoins du lycée.

Les autorités municipales de Guédiawaye n'ont pas été indifférentes à la lourdeur des charges qui pèsent sur le lycée d'excellence qui a bâti sa réputation sur les résultats encourageants qu'il récolte annuellement à travers les examens classiques et les concours.

A commencer par la commune de Ndiarème Limamou Laye que dirige le maire Beïdy Sèye. En effet, même si le lycée n'est pas sous sa responsabilité (mais plutôt sous celle du département), la commune de Ndiarème Limamou Laye a toujours prêté une attention à l'établissement en consentant notamment à des initiatives à sa portée de bourse.

Conseiller technique du maire de la commune, Abdoulaye Bâ a trouvé normal que la municipalité ne soit pas en reste par rapport à l'objectif de maintenir le lycée dans un état propice à l'acquisition du savoir pour les élèves et favorable à des conditions de travail optimales pour les enseignants. « Le lycée Limamou Laye, établissement technique construit sur un site commercial, à proximité du marché de Ndiarème, subit les agressions du marché hebdomadaire qui ont fini par transformer le site en un milieu commercial.

Une situation empirée par une tendance à la « cantinisation » de cet espace scolaire », a-t-il affirmé.  A l'en croire, la commune, appuyée par la ville, a initié des opérations de déguerpissement qui ont restauré l'image originelle de cet établissement scolaire.

En outre, il a révélé que la commune a construit des magasins devant accueillir les élèves de la filière technique.

Du côté de la ville de Guédiawaye, c'est un soutien non négligeable que la mairie de la ville a toujours apporté au lycée.

Notamment, la reconstruction, par le passé, d'un mur de clôture et des soutiens didactiques. La ville a aussi l'habitude de soutenir l’établissement dans le cadre de l'organisation de fêtes de fin d'année. Secrétaire général de la ville de Guédiawaye, Ibrahima Traoré a rappelé que mêmes les activités du gouvernement scolaire sont financièrement appuyées par la ville. « Imaginez le nombre que ça fait si chaque élève est doté de sept cahiers », a-t-il expliqué, pour dire que ce sont « des milliers de cahiers » que la commune de Guédiawaye mobilise pour les élèves du lycée. De la même manière, la ville prend en charge certains éléments du personnel du lycée, tels que des assistants. Ibrahima Traoré a aussi révélé que la commune envisage, dès l'année prochaine, d'offrir des fascicules aux élèves de Limamou Laye comme elle l'a fait cette année avec ceux du lycée Issa Rohou Lahi (ex-lycée des Parcelles assainies). La mairie de ville a aussi décidé de doter l’établissement en tables-bancs dès la prochaine rentrée des classes.

Abdou DIOP

Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Artisanat : « 500 millions de FCfa pour réhabiliter et remettre à neuf le lycée »
mamadou tallaLe lycée Limamou Laye de Guédiawaye se fait remarquer, chaque année, lors du Concours général sénégalais. Il est toujours parmi les trois premiers. Pourtant, cet établissement énorme par son effectif (5.600 élèves) et polyvalent (parce que regroupant le général, le technique…) évolue dans un milieu pas du tout favorable. Ceinturé par un marché, il est aussi en préfabriqués qui ont fait leur temps et nécessitent une réhabilitation. Toute chose prise en charge par l’Etat, comme l’affirme l’ancien du lycée et actuel ministre de la Formation professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Artisanat, Mamadou Talla. A l’en croire, 500 millions de FCfa sont nécessaires pour réhabiliter et remettre à neuf le lycée.

En tant qu’ancien du lycée Limamou Laye, comment appréciez-vous les performances de l’établissement au niveau des résultats scolaires et du Concours général ?
Limamou Laye est un lycée d’excellence. C’est un établissement qui a formé beaucoup de cadres scientifiques et techniques. Je peux en citer mon ami et collègue Aly Ngouille Ndiaye qui était avec moi dans la même classe, le conseiller technique du président de la République Boubacar Mbodj qui a eu le Bac série E (mathématiques, sciences, fabrication et construction mécanique) comme moi. Depuis, plusieurs jeunes sont sortis de cette école et sont devenus ingénieurs. C’est une école qui fait notre fierté pour plusieurs raisons.

D’abord, pour les résultats. Cela fait très longtemps que cet établissement scolaire est au-dessus sur les résultats du baccalauréat et présent au Concours général. Deuxièmement, il est dans la banlieue. Aussi, c’est un lycée où il n’y a pas de sélection par rapport aux élèves qui y entrent et il n’y a pas de nombre réduit sur les effectifs. Ce sont 5.600 élèves contrairement à ces écoles qui ont de bons résultats au Concours général et qui ont quand même une bonne sélection à l’entrée, avec des effectifs réduits dans les classes. L’encadrement devient facile.

Etant dans la banlieue, un lycée d’excellence, dans ces conditions, mérite des félicitations, une attention particulière. Il y avait des préfabriqués quand nous y étions. Il y a trois ans, quand j’arrivais dans ce ministère, nous avons injecté beaucoup d’argent pour réhabiliter les bâtiments. Le président de la République a décidé, pendant le Conseil des ministres décentralisé, d’accompagner encore ce lycée dans la réhabilitation et surtout dans la construction du mur. Il y a un grand mur qui entoure le lycée et derrière, un autre pour le terrain de sport. En un certain moment, c’était le sable du terrain de sport qui attirait les charretiers. Cela avait même créé un problème. Chaque année, il y a un problème avec ce mur.  Nous avons voulu définitivement régler ce problème.

C’est ce qui fait que nous avons mis une somme de 500 millions de FCfa dans ce lycée pour le réhabiliter et le remettre à neuf.
 
En quoi consistent les travaux de réhabilitation et quelle somme est prévue ?
Il y a d’abord le mur qui entoure tout le lycée et en même temps, toute la partie qui entoure le terrain de sport, là où les élèves font les activités sportives. Il y a déjà un mur autour de ce terrain et les équipements sportifs, football, volley-ball, basket, hand-ball, plus deux autres bâtiments à l’intérieur du lycée qu’il faut réhabiliter afin de compléter la première partie des travaux, sans compter l’équipement. Naturellement, chaque année, nous injectons de l’argent pour le renouvèlement de tout ce qui est machine, appareils et appareillage pour les apprentissages dans de bonnes conditions. Il y a eu une première réhabilitation qui est terminée depuis deux ans.

Nous démarrons, cette année, une autre partie avec le mur d’abord. Devant ce lycée, il y a le marché et beaucoup de commerçants. Nous sommes en train de réfléchir, avec le préfet et le maire, pour voir comment trouver un bon climat qui correspond à une bonne ambiance de travail. C’est un ensemble de travail qu’il faut faire dans cette école. Donc, ce sont 500 millions de FCfa que le président de la République a décidé d’octroyer, cette année, pour sa réhabilitation.

Qu’en est-il de la partie technique et commerciale ?
Ce lycée est un peu particulier parce qu’il est polyvalent. Il y a la partie générale, celle technique et la formation professionnelle.

C’est ce qui explique le nombre élevé d’élèves. Comme au niveau de l’enseignement technique il faut des équipements, des machines, des professeurs particuliers, le plus facile, c’était au niveau de l’enseignement général. C’est là où nous avons beaucoup d’élèves. Nous sommes en train d’inverser la tendance pour augmenter les élèves dans l’enseignement technique, professionnel et scientifique. Dans ce lycée, nous formons jusqu’au Bts.

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage dans ce lycée ?
Je garde de Limamou Laye d’excellents souvenirs. Quand j’y entrais, en 1980, le lycée venait presque d’ouvrir. C’était en préfabriqués. Nous nous disions comment est ce lycée ? Là-bas, nous avons trouvé des machines de haut niveau. Mais aujourd’hui, nous allons tout changé. Nous avons surtout trouvé une bonne ambiance de travail. C’est un lycée où il y a un mélange. Tout le monde vient. Des enfants de riches, de la banlieue, tous ont accès à l’éducation. A notre époque, il y avait des manifestations qui permettaient une vraie symbiose, un mélange entre les formateurs, les élèves, l’équipe d’encadrement. On était devenu une famille. C’est cette famille qui nous suit jusqu’à présent. J’ai parlé du ministre Aly Ngouille Ndiaye, un ancien du lycée, qui est le parrain de la cérémonie de remise de diplômes le 30 juillet prochain. Il y a cette dynamique qui fait que les anciens de Limamou Laye se retrouvent fréquemment. Tout est parti de ce lycée qui a fait la fierté de toute la banlieue. C’est cela que nous gardons de Limamou Laye. A chaque fois que je passe là-bas, je fais un tour pour voir les labos, les ateliers. Nous tenons à ce que cette flamme continue pour en faire un lycée d’excellence qui fait notre fierté. J’ai fréquenté le lycée de 1980 à 1983. C’était une belle période et nous avons eu de bons résultats à cette époque. C’est ce qui continue toujours avec le Concours général.

Que pensez-vous de la polémique entre le lycée et la Maison d’éducation Mariama Bâ ?
Cette polémique entre Limamou Laye et la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée qui n’est pas importante, parce que ce sont tous des établissements publics. Et c’est tout à l’honneur de Limamou Laye de terminer deuxième. Un lycée public, dans la banlieue, où l’accès est libre, sans sélection à l’entrée et, chaque année, être dans les trois premiers du Concours général, c’est un exploit ! Il faut l’accompagner. C’est cela la décision du président de la République.

Propos recueillis par Oumar NDIAYE


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