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Actualités (3070)

Le campus social et pédagogique de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a connu, hier, une ambiance inhabituelle du fait d’un mouvement d’humeur des jeunes pensionnaires de Sanar. Les étudiants ont manifesté bruyamment leur colère en bloquant la circulation sur la route nationale n°2 à l’aide de barricades faites de branches d’arbres.

Ils veulent ainsi attirer l’attention du gouvernement sur l’urgence de mettre en place les cartes Gab qu’ils avaient réclamées et qui pourraient leur permettre de percevoir, dans de bonnes conditions, leurs allocations. Après avoir tenu une assemblée générale au sein du campus, ils se sont adressés à la presse pour déplorer les lenteurs administratives notées dans les opérations de paiement des bourses.

Par la voix de Jeanne Gomis, présidente de séance de la Coordination des étudiants de l’Ugb, les manifestants ont invité les pouvoirs publics à aider les étudiants de l’Ugb à accéder, dans les plus brefs délais, aux codes de retrait des cartes Gab. Jeanne Gomis a précisé que des milliers d’étudiants de Saint-Louis font la navette, depuis le 5 mars dernier, entre le campus et les institutions financières dans l’espoir de percevoir leurs allocations, mais en vain.

Auparavant, des échauffourées entre les forces de l’ordre et ces étudiants ont été notées au sein du campus. Les gendarmes ont été obligés d’utiliser des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants. Cependant, des sources proches de la Direction de la communication et du marketing de l’Ugb ont laissé entendre que ces lenteurs administratives ne sont pas notées au niveau des services du rectorat et du Crous.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En marge du lancement du Projet d’appui pour la pré-élimination du paludisme au nord et au centre du pays, tenu le 13 mars 2018, le Sénégal a bénéficié d’un financement de 32 millions de dollars, soit environ 16 milliards de FCfa. Avec ce programme, le Sénégal vise la pré-élimination du paludisme en 2020 et l’élimination en 2030.

Pour la-pré élimination du paludisme au nord et au centre du pays, la Banque islamique de développement (Bid) a accordé au Sénégal un financement de 32 millions de dollars, environ 16 milliards de FCfa. L’officialisation de ce financement a été faite, le 13 mars 2018, lors de la cérémonie de lancement du Projet d’appui à la prévention et à la pré-élimination du paludisme au Sénégal.

Ce financement permettra d’accentuer la lutte pour la pré-élimination du paludisme dans les zones nord et centre du pays à l’horizon 2020 et pour l’élimination complète de cette maladie d’ici à 2030. Le projet concerne les régions de Matam, Saint-Louis, Louga, Diourbel, Thiès et Fatick pour une population de 3 987 786 d’habitants sur 25 districts sanitaires.

Selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme, Dr Doudou Sène, un long chemin a été parcouru depuis la création du Pnlp en 1955. En 2015, une baisse de plus de 65% des cas a été observée et de plus de 70 % des décès dus au paludisme par rapport à l’année 2000. Entre 2009 et 2015 la prévalence parasitaire est passée de 3 à 1,2%. Poursuivant, il a informé que dans la zone nord, le ratio est de 5 cas de paludisme pour 1000 habitants. Le taux de mortalité est ainsi passé de 3,26 à 1,75% en 2017 à cause d’une couverture universelle en moustiquaires. Cela fait que la zone nord est, pour l’essentiel, au vert avec une situation de pré-élimination, tout le contraire de la zone sud où des décès liés au paludisme sont encore notés.

Pour cela, Dr Sène est d’avis que le financement vient à son heure. « Il faut intensifier la lutte pour l’élimination. Il faut plus de ressources, car plus on s’approche de l’élimination, plus on a besoin de financements. Il faut combler le gap financier et programmatique », explique le coordonnateur du Pnlp. Il poursuit que les domaines d’intervention du projet seront accentués autour du renforcement de la lutte antivectorielle avec la distribution des moustiquaires, le renforcement de la surveillance et de la riposte, la sensibilisation, etc.

Le représentant de la Bid, Dr Larbi Neffati, indique que leur banque fait de l’amélioration de la santé des pays membres un objectif à l’horizon 2020. Il rappelle que, dans ce sens, la Bid a mis en place un programme de développement en Afrique pour aider les pays à lutter contre les maladies transmissibles. Dr Neffati précise que les 30% de ce troisième financement au Sénégal sont sous forme de subvention avec une partie sous forme de don de la part de la Fondation Bill et Melinda Gates et une autre sous forme de financement.

Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Alassane Mbengue, se félicite de ce financement de la Bid qui est auprès du Sénégal depuis plus de 40 ans et y a injecté 1.750 milliards de FCfa. A son avis, le nouveau Plan national stratégique de lutte contre le paludisme 2016-2020 s’est résolument inscrit dans l’élimination de cette pathologie.

Oumar KANDE

Réagissant à des rumeurs sur la supposée falsification de la date de péremption de films numériques, le bureau du Syndicat des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) dément.

D’après un communiqué du Bureau Sutsas de la Pna, « il n’a pas été question de « falsification de date de péremption » de films numériques, mais de ré-étiquetage de ces derniers par le fabriquant pour en certifier la qualité et la conformité avant leur utilisation ». « La Pharmacie nationale d’approvisionnement, depuis un certain temps, est plongée dans une polémique portant sur une supposée « falsification » de date de péremption de films numériques. Mesurant la gravité et l’ampleur des conséquences désastreuses d’une telle information sur la psychologie de nos populations qui aspirent à être soignées avec des produits de santé de qualité et sur l’image de marque de la Pna qui est une référence dans le système de santé, grâce à la conjugaison des compétences de tous ses agents et l’aide des partenaires techniques et financiers, la sous-section Sutsas de la Pharmacie nationale d’approvisionnement a jugé, dans une démarche responsable, de recueillir auprès de la direction de la Pna, les explications et justificatifs nécessaires afin d’avoir une opinion éclairée sur cette question », lit-on dans le communiqué des syndicalistes de la Pna.

Ces derniers de poursuivre que, « jouant un rôle de sentinelle », la section Sutsas de la Pna « ne saurait être muette si une telle pratique était effective et dans ce sens », jurent-ils, rassurant les acteurs de la santé et les populations, qu’ils peuvent entièrement faire confiance à la qualité des produits mis à leur disposition.

En outre, le bureau Sutsas de la Pna considère que l’urgence qui doit mobiliser tous les esprits et susciter des inquiétudes « est cette dette de 13 milliards de FCfa que l’État doit à la Pna. Une dette qui s’accroit de jour en jour et menace dangereusement la pérennité de ses activités et donc, de sa mission de service public ».

Oumar KANDE

Pour améliorer le dispositif de riposte contre l’insécurité alimentaire, le secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (Cnsa) réfléchit sur l’identification des zones à risque et des populations vulnérables. Du fait du déficit pluviométrique, la zone Nord, en situation difficile, exige une meilleure riposte.

En vue d’une bonne anticipation contre l’insécurité alimentaire, le secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (Cnsa) tient, cette semaine, avec les acteurs, une réflexion pour identifier les zones à risque et les populations vulnérables. Cette rencontre permettra aussi d’harmoniser les données et d’établir une cartographie des zones à risque pour un meilleur dispositif de riposte des autorités contre l’insécurité alimentaire.

Le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), Reda Lebtahi, estime que la situation pastorale est préoccupante, notamment dans le nord du pays du fait du déficit pluviométrique. Le responsable de la Fao affirme que 70% des zones de transhumance ont déjà été utilisées ; ce qui peut créer des tensions entre agriculteurs et éleveurs à l’approche de la période de soudure.

Même constat chez la directrice et représentante-résidente du Programme alimentaire mondial (Pam), Lena Savelli, qui confirme que la période est marquée par un choc climatique au Sahel. « Les pluies tardives et erratiques notées au Nord au cours de la campagne agricole 2017/2018 vont certainement provoquer une situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle assez préoccupante. J’ai moi-même visité Podor et Matam pour voir la situation des populations. La situation est difficile, la période de soudure est déjà là et de nombreux ménages ont commencé à en subir les effets », laisse entendre la responsable du Pam. Elle demande ainsi d’agir maintenant en posant les problèmes et esquisser des amorces de solutions pour éviter que la situation ne se détériore dans les mois à venir.

4 départements du Nord à surveiller
Lena Savelli assure que le Pam, en collaboration avec ses agences sœurs, la Fao et l’Unicef, est prêt à accompagner le gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre d’une réponse d’urgence, notamment au nord du pays, afin de répondre aux besoins immédiats des plus vulnérables. Elle invite les structures de l’Etat et les partenaires au développement à soutenir la dynamique enclenchée afin d’avoir un véritable système d’alerte précoce, tout en réaffirmant la disponibilité du Pam pour un accompagnement technique et financier. Le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (Cnsa), Jean Pierre Senghor, soutient qu’ils ont « la cartographie de l’insécurité alimentaire dans le pays.

C’est pourquoi ces 4 départements sont déclarés départements à surveiller : Matam, Kanel, Podor et Ranérou ». « Mais, ajoute-t-il, quand on est sur une échelle qui va de 1 à 5, qui est la situation de désespoir de famine, on ne peut pas être à un stade 1 et de dire qu’il y a la famine ». M. Senghor pense qu’à l’issue de cet atelier, les bonnes données seront partagées pour permettre aux autorités de mieux agir.

Oumar KANDE

UNE PÉRIODE DE SOUDURE PLUS TÔT QUE PRÉVU
Jean Pierre Senghor reconnaît toutefois que, cette année, la période de soudure va s’installer plus tôt que prévu. « Il y a une contradiction parce qu’il y a un excédent de production agricole cette année. Dans le même temps, il y a des poches où il y a eu des pauses pluviométriques importantes qui ont détruit les productions, avec des gens qui n’ont pas récolté », constate-t-il.

O. KANDE

30 000 MÉNAGES À PROTÉGER
Il poursuit qu’ils connaissent le nombre de personnes qui risquent d’être en situation difficile : l’estimation est de 30.000 ménages, soit 245.000 personnes. «Tout le monde est en alerte et on doit tout faire pour ne pas être surpris. C’est pourquoi le Cnsa a sorti le système d’alerte précoce pour en faire une cellule à part entière dans le but de se doter d’outils qui nous permettent d’agir et non de réagir », martèle Pierre Senghor.

O. K.

BÂTIR DES REMPARTS CONTRE L’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE
Le secrétaire exécutif du Cnsa rappelle que le système d’alerte existe, mais la réalité est que chaque année, c’est la zone Nord qui a des problèmes, alors qu’il y a 1.700 kilomètres d’eau douce avec des terres cultivables. « Il faut apporter des réponses durables, structurelles. C’est pour cela que le Pnasar (Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience) existe. Il faut bâtir des remparts contre l’insécurité alimentaire, pour que ces populations puissent se battre elles-mêmes, qu’elles puissent constituer leur propre réserve et que la solidarité entre les différents terroirs puisse se jouer », préconise Jean Pierre Senghor.

O. K.

L’Intersyndicale des travailleurs du Centre hospitalier régional de Kolda accuse le directeur de manque de transparence dans la gestion de l’hôpital.

Les membres de l’Intersyndicale des travailleurs du Centre hospitalier régional de Kolda ont organisé, le 9 mars 2018, un sit-in pour dénoncer le manque de transparence dans la gestion de l’hôpital. Ils accusent le directeur de l’hôpital, Cheikh Mbaye Seck, de n’avoir jamais accepté de les associer dans la gestion de cette structure sanitaire à vocation sous-régionale. Ces revendications viennent ainsi s’ajouter à celles déjà soulevées lors de son sit-in de la semaine et qui portaient sur le retard dans le recouvrement de la Couverture maladie universelle et le non-paiement des Fonds sur les contrats basés sur les résultats.

« En dehors de ces deux points, nous avons évoqué, cette fois-ci, les problèmes sur le fonctionnement des services au niveau de l’hôpital, les cotisations sociales qu’on doit verser à l’Ipres pour les travailleurs qui doivent partir à la retraite et le manque de transparence dans la gestion de l’hôpital », a déclaré Ousseynou Badji, membre de l’Intersyndicale.

Cheikh Mbaye Seck a réfuté ces accusations. Il a estimé que certains d’entre eux sont très mal placés pour parler de manque de transparence et a ainsi énuméré une série de manquements auxquels certains d’entre eux sont impliqués.

Le directeur a également déclaré avoir intervenu, plus d’une fois, avec d’autres autorités de Kolda, au niveau de la Police et de la Justice en faveur de certains agents de l’hôpital régional accusés de faux et usage de faux en écriture de documents administratifs. « Je pense que si ces mots-là venaient d’autres personnes, j’aurai pu m’attarder sur leurs déclarations. Mais, comme ça vient de certains soi-disant syndicalistes qui sont à l’intérieur de l’hôpital, il est nécessaire d’éclaircir une situation. Aussi, lorsqu'on entame des réformes dans ce pays, comme c'est le cas dans la structure que je dirige, ça fait mal à certains qui avaient l’habitude de se nourrir de l'hôpital au détriment des malades. Je pense que certains parmi eux sont très mal placés pour dire qu’il n'y a pas de transparence dans cet hôpital », a-t-il dit.

M. Seck a ensuite passé en revue les réalisations qu’il a faites depuis sa prise de fonction, en octobre 2016, dont le recrutement d’un personnel qualifié, la réhabilitation de certains services, la réparation des équipements hospitaliers et la remise en service du matériel roulant.

Mamadou Aliou DIALLO

Plus de 400 personnes de la commune de Dieuppeul-Derklé ont été consultées gratuitement le 10 mars 2018. Les services ont été offerts par la 17ème mission médicale chinoise au Sénégal.

La cour de l’école élémentaire Ibrahima Koïta, dans la commune de Dieuppeul-Derklé, a été très tôt prise d’assaut par les populations. Hommes, femmes, jeunes et vieux ont envahi l’établissement dès les premières heures de la matinée. Ils sont venus pour bénéficier gratuitement des consultations médicales. Un programme initié par Moussa Biaye, économiste de la santé et natif de cette commune.

Cette première édition des consultations bénévoles ambulatoires de la 17ème mission médicale chinoise au Sénégal s’explique par le fait que la demande en soins médicaux est très forte dans ce quartier. A en croire M. Biaye, la commune de Dieuppeul-Derklé est la seule du département peuplée de 65.000 habitants et qui ne dispose pas d’un centre de santé. « Nous profitons de cette manifestation pour demander aux autorités de doter cette commune d’un centre de santé afin de prendre en charge les besoins des populations en matière de santé », a-t-il dit.

Douze médecins spécialistes ont été déployés. Ainsi, en plus de la médecine générale, il y avait la gynécologie, l’ophtalmologie, l’Orl, la pharmacie, la chirurgie générale mais aussi la médecine traditionnelle chinoise. Cette équipe chinoise a travaillé en étroite collaboration avec un groupe de gynécologues natives de la commune. Elles étaient là toute la journée pour jouer leur partition, mais également dans le cadre d’une mutualisation d’expériences.

L’activité a enregistré la présence du Pr Oumar Faye de l’Ucad et de l’hôpital Le Dantec. Il s’est félicité de cette initiative salutaire et citoyenne du jeune Moussa Biaye.

En sus des consultations médicales bénévoles, les centaines de patients ont reçu des médicaments et des moustiquaires imprégnées. Au nom des populations, l’imam de la localité a salué cette initiative dont les habitants de la commune et ses environs ont bénéficié.

En marge de ces consultations médicales gratuites, le chef de la mission chinoise, Zheng Chun Sheng, a annoncé qu’ils vont organiser, en juillet prochain, une opération de diagnostic et de traitement de 200 personnes atteintes de la cataracte.

Pape Coly NGOME

Le processus de matérialisation des accords signés entre les syndicats du secteur de la santé et le gouvernement entre dans une phase qui inspire confiance. Des acquis sont notés sur les questions relatives à la majoration de l’indemnité des heures supplémentaires, sur l’accès aux logements. Par contre les syndicalistes restent sur leur faim concernant d’autres points comme l’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans.

Les syndicalistes Mballo Dia Thiam, président de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé et le Secrétaire général du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) Bouly Diop sont satisfaits du processus devant conduire à l’application des accords signés entre ces organisations et le gouvernement. Les syndicalistes ont fait une déclaration à la sortie d’une réunion présidée par le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr en l’absence du Premier ministre. « Cette réunion avait pour but d’évaluer le niveau d’exécution des mesures prises par le gouvernement. Je rappelle que le Premier ministre avait instruit le gouvernement de les mettre en pratique. Il y a des questions qui ont trouvé des réponses », a informé Mballo Dia Thiam. Pour ce dernier, il y a eu des avancées sur les textes relatifs à la majoration de 20 % de l’indemnité de travaux pour les heures supplémentaires, sur la création de nouveaux corps dans le secteur de la santé et de l’action sociale ainsi que sur le régime indemnitaire sur la spécialisation médicale.

L’autre point de satisfaction, c’est l’accès aux logements. Sur ce point, la Délégation générale à la promotion du Pôle urbain de Diamniadio et du Lac a identifié les parcelles pour les médecins.

« Nous avions eu des avancées sur la question des logements. Mais le dossier n’a pas été vidé. Il nous reste à effectuer une visite de terrain sur les sites. La Délégation générale à la Promotion du Pôle urbaine de Diamniadio et du Lac Rose a identifié des parcelles », a affirmé Bouly Diop. Toutefois, il a regretté le retard noté dans la matérialisation des accords même si des pas importants sont franchis pour prendre en charge des problèmes soulevés par les organisations syndicales. « Sur les 7 questions inscrites à l’ordre du jour, deux n’ont pas connu de progrès.

Nous demandons au gouvernement de matérialiser les accords. Nous sommes en train de courir depuis quatre ans derrière la matérialisation des accords », a relevé Bouly Diop.

Les questions en suspens ont trait à l’âge de la retraite à 65 ans, l’équipement des nouveaux médecins. Sur le premier point, le ministre du Travail convoquera une réunion alors que sur le régime indemnitaire, le rapport a été déposé sur la table du Premier ministre. « Sur le régime indemnitaire, le rapport a été déposé sur la table du Premier ministre. On attendait la position du gouvernement sur ces questions. Il en est de même pour le prêt équipement pour les nouveaux médecins recrutés. Le décret a été produit. Le gouvernement n’est pas en mesure de nous dire si cette question sera évacuée en fin mars », a rapporté le secrétaire général du Sames. S’agissant des travailleurs municipaux, informe Mballo Dia Thiam, le Haut conseil de la Fonction publique locale sera convoqué le 15 mars. Il statuera sur le 7 décrets qui définissent de manière claire leur mobilité.

Idrissa SANE

LES 300 AGENTS RECRUTÉS SERONT AFFECTÉS
Les agents recrutés seront déployés. C’est l’une des conclusions de la rencontre qui avait pour cadre la primature. Au total près de 300 agents prendront bientôt service. L’information a été donnée par Mballo Dia Thiam. « Les engagements sont faits. Les 300 agents seront affectés », a indiqué le président de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé. L’organisation syndicale a invité les autorités à sécuriser les salaires des agents recrutés dans le cadre du projet Jica d’un coût de 44 milliards de FCfa. « La sécurisation des salaires de ces agents n’est pas un exercice impossible pour le gouvernement. Il faut juste 4 milliards 968 millions de FCfa pour cela or le projet coûte 44 milliards de FCfa », a estimé Mballo Dia Thiam.

I. S.

ENDSS : LA FORMATION JUSQU’AUX MASTERS DÉMARRE EN 2018
L’autre acquis de la rencontre, c’est le démarrage de la formation jusqu’au niveau Master à l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (Endss). Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a promis de rendre effective cette mesure. « Le ministre de la Santé s’est engagé à ce que la formation puisse démarrer en Master durant l’année académique 2017-2018. La question des techniciens supérieurs est en train d’être étudiée. On va vers la régularisation administrative puisqu’il y a un gap de 100 heures à combler », a affirmé Mballo Dia Thiam.

Le gouvernement a aussi accepté d’intégrer les infirmiers et des sages-femmes d’Etat qui avaient subi la formation en ligne.

I. SANE

La cinquième édition de «Tunisia health expo » (Parc des expositions du Kram à Tunis, 7-10 mars 2018) a pris fin, samedi dernier, sur une note de satisfaction des organisateurs. Slah Taboubi, directeur du salon, affirme que les objectifs ont été atteints. Le Soudan était le pays hôte d’honneur.

Les rideaux sont tombés sur la cinquième édition du Salon «Tunisia health expo » (Parc des expositions au Kram à Tunis, 7-10 mars 2018). Elle a pris fin, samedi, sur une note de satisfaction des organisateurs. Tout juste à la fin de la cérémonie de clôture, Slah Taboubi, le directeur de cette rencontre, a reçu les journalistes africains accrédités pour cette cinquième édition afin de faire le bilan. Il a tout d’abord tenu à rappeler les objectifs assignés à «Tunisia health expo ». Selon M. Taboubi, il s’agit, depuis la première édition, en 2010, de donner au secteur tunisien de la santé une vitrine sur l’international par l’exportation de soins, de technologies et de produits pharmaceutiques. « Nous avons lancé le Salon « Tunisia health expo » pour booster la destination de la Tunisie en matière de tourisme médical. Nous comptons continuer sur cette lancée pour les prochaines éditions », a-t-il dit tout en exprimant sa satisfaction pour la réussite de cet évènement tenu en même temps que le congrès mondial sur le tourisme médical.

« Le bilan de la cinquième édition est positif. Pour mes premières impressions, je peux dire que nous sommes satisfaits. Le salon a été un grand succès », s’est félicité Slah Taboubi. Selon lui, il y a eu une bonne présence des acteurs du tourisme, de la santé et des experts lors du congrès sur le tourisme médical. Il a estimé que les thématiques abordées ont permis de cerner tous les problèmes dans le secteur du tourisme médical avec des pistes de solutions qui ont été proposées.

Il n’a pas manqué de saluer la forte participation de pays africains. « Dix-sept responsables soudanais (le Soudan était l’hôte d’honneur de la cinquième édition) ont pris part au salon. En plus, l’Algérie était bien représentée avec 25 entreprises. D’autres pays africains, européens et asiatiques y ont pris part. Sans oublier les rencontres B to B. Je peux dire que nos objectifs ont été atteints. Il reste à faire une évaluation », a précisé M. Taboubi. Il a rappelé que ce salon se tenait en même temps que le congrès sur le tourisme médical. Ce qui a permis, à son avis, des échanges autour de six panels en rapport avec la santé et le tourisme. Le directeur du « Tunisia health expo » a donné rendez-vous dans deux ans. Pour la prochaine rencontre, fixée en 2020, il a souligné qu’une ligne directrice sera tracée tout en restant dans les objectifs du salon. « Tunisia health expo » vise à booster le tourisme médical. Comment s’y prendre dans deux ans ? Nous allons voir, puisqu’il nous reste encore du temps d’ici à 2020 », a fait savoir Slah Taboubi. Il ajoute que la Tunisie va exploiter le potentiel de pays africains comme le Soudan pour booster le tourisme médical. « Le Soudan a un potentiel énorme que nous allons exploiter. D’ailleurs, je me félicite du lancement d’une ligne directe entre Tunis et Khartoum par la compagnie Tunisair qui va davantage renforcer les relations entre les deux pays », a-t-il dit. « Nous avons eu des débats importants durant cette cinquième édition», a commenté Nejib Ben Miled, directeur général de la Société des foires internationales de Tunis (société organisatrice du salon).

De notre envoyé  spécial à Tunis : Aliou KANDE

EXPLOITER LE POTENTIEL SOUDANAIS
Les participants, à leur tour, ont salué la bonne organisation du Salon. « Cette cinquième édition a été bénéfique pour notre entreprise, car nous avons pu nouer des partenariats. Il y a eu d’importantes communications sur la santé et le tourisme », a confié Bey Bouricha, responsable d’une clinique à Tunis.

Sa compatriote Norhein Kamoun, également responsable d’une clinique à Tunis, a abondé dans le même sens. « Le salon est attractif, enrichissant. Il nous a permis d’avoir pris contact avec des Soudains et Burkinabé. Nous devons développer les échanges entre Africains », a-t-elle noté.

Wyssal Derbel qui intervient dans l’industrie pharmaceutique en Tunisie, tout en se félicitant des opportunités offertes par le salon, a invité les organisateurs à faire des efforts dans la communication pour toucher plus de monde.

Dramane Coulibaly, un Burkinabé qui s’active dans l’équipement médical a, quant à lui, affirmé que le salon a été une réussite. « Nous étions venus pour apprendre surtout sur le tourisme médical. Au cours du séjour, nous avons pu visiter quelques structures de santé. Nous avons aussi constaté que la Tunisie dispose de ressources humaines de qualité et d’un plateau technique relevé. Nous comptons tirer profit de l’expérience de ce pays et y référer certains de nos patients », a-t-il indiqué.

A. KANDE

TOURISME MEDICAL : LA TUNISIE COMPTE POURSUIVRE SES EFFORTS POUR DYNAMISER LE SECTEUR
Salma Elloumi RekikLa ministre tunisienne du Tourisme et de l’Artisanat, Salma Elloumi Rekik, a présidé, vendredi dernier, la cérémonie de clôture du congrès sur le tourisme médical (Tunisia healthcare travel congress) qui se tenait parallèlement à la cinquième édition du Salon « Tunisia health expo » (7-10 mars 2018). Elle a saisi cette occasion pour réaffirmer la volonté du gouvernement de poursuivre ses efforts dans les domaines de la santé et du tourisme pour faire de la Tunisie une destination privilégiée du tourisme médical.

La Tunisie va poursuivre ses efforts pour rendre plus dynamique le secteur du tourisme, notamment le tourisme médical. L’annonce a été faite, vendredi dernier, par Salma Elloumi Rekik, ministre du Tourisme et de l’Artisanat. Elle présidait la cérémonie de clôture du congrès sur le tourisme médical (Tunisia healthcare travel congress). Ce dernier s’est tenu parallèlement à la cinquième édition du Salon « Tunisia health expo » (7-10 mars 2018).

« Nous allons poursuivre nos efforts en mettant en place un système d’encadrement efficace et en fournissant des services de qualité pour faire de la Tunisie une destination de choix pour les touristes », a déclaré Mme Rekik, affirmant que le tourisme médical est en train d’occuper une place de choix dans le monde avec une concurrence qui s’accentue. Elle a ajouté que la Tunisie s’est engagée pour développer le tourisme médical, notamment l’hydrothérapie et la thalassothérapie, des produits touristiques qui, à son avis, ont permis au pays de faire des progrès notables.

le ministre a souligné que le pays dispose d’atouts importants avec plus de mille kilomètres de côtes, des infrastructures de pointe et un personnel qualifié. « Dans les centres de thalassothérapie, des prestations de qualité sont prodiguées aux curistes. Avec la thalassothérapie, des produits de choix sont offerts aux touristes », a dit Salma Elloumi Rekik.

Elle a réitéré la volonté du gouvernement de ne ménager aucun effort pour renforcer le tourisme médical et que son département compte relever tous les défis en travaillant avec méthode et efficacité avec l’ensemble des acteurs. Mme Rekik n’a pas manqué de demander aux acteurs d’accorder une importance particulière au secteur en misant sur la qualité et le marketing et en mettant en place des mesures efficaces et efficientes pour la formation dans la thalassothérapie. Saluant l’organisation de ce congrès tenu pour la première fois en terre tunisienne, elle s’est aussi félicitée des nombreux thèmes qui ont été abordés au cours du congrès et ayant permis, à l'en croire, beaucoup d’échanges d’expériences et d’expertise au moment où le tourisme tunisien amorce une nouvelle dynamique. Nejib Ben Miled, directeur général de la Société des foires internationales de Tunis (organisateur du salon), a indiqué que ce congrès a été un moment d’intenses dialogues entre acteurs du tourisme médical, experts et représentants de gouvernements. Il a salué la participation de pays africains, asiatiques et européens. « Nous avons abordé des thèmes importants en rapport avec la santé, le tourisme. Il y a eu des débats importants et des partages sur des expériences de certains pays. C’était un moment d’échanges riches », a-t-il noté.

Le congrès sur le tourisme médical (Tunisia healthcare traval congress) visait, entre autres, à promouvoir le potentiel du tourisme de santé en Tunisie, mettre en valeur le potentiel et les performances de la médecine et identifier, grâce aux rencontres professionnelles entre Tunisiens et étrangers, des opportunités de partenariat sur les plans commercial, industriel et de la formation.

A. KANDE

La ministre tunisienne du Tourisme et de l’Artisanat, Salma Elloumi Rekik, a présidé, vendredi dernier, la cérémonie de clôture du congrès sur le tourisme médical (Tunisia healthcare travel congress) qui se tenait parallèlement à la cinquième édition du Salon « Tunisia health expo » (7-10 mars 2018). Elle a saisi cette occasion pour réaffirmer la volonté du gouvernement de poursuivre ses efforts dans les domaines de la santé et du tourisme pour faire de la Tunisie une destination privilégiée du tourisme médical.

La Tunisie va poursuivre ses efforts pour rendre plus dynamique le secteur du tourisme, notamment le tourisme médical. L’annonce a été faite, vendredi dernier, par Salma Elloumi Rekik, ministre du Tourisme et de l’Artisanat. Elle présidait la cérémonie de clôture du congrès sur le tourisme médical (Tunisia healthcare travel congress). Ce dernier s’est tenu parallèlement à la cinquième édition du Salon « Tunisia health expo » (7-10 mars 2018).

« Nous allons poursuivre nos efforts en mettant en place un système d’encadrement efficace et en fournissant des services de qualité pour faire de la Tunisie une destination de choix pour les touristes », a déclaré Mme Rekik, affirmant que le tourisme médical est en train d’occuper une place de choix dans le monde avec une concurrence qui s’accentue. Elle a ajouté que la Tunisie s’est engagée pour développer le tourisme médical, notamment l’hydrothérapie et la thalassothérapie, des produits touristiques qui, à son avis, ont permis au pays de faire des progrès notables.

le ministre a souligné que le pays dispose d’atouts importants avec plus de mille kilomètres de côtes, des infrastructures de pointe et un personnel qualifié. « Dans les centres de thalassothérapie, des prestations de qualité sont prodiguées aux curistes. Avec la thalassothérapie, des produits de choix sont offerts aux touristes », a dit Salma Elloumi Rekik.

Elle a réitéré la volonté du gouvernement de ne ménager aucun effort pour renforcer le tourisme médical et que son département compte relever tous les défis en travaillant avec méthode et efficacité avec l’ensemble des acteurs. Mme Rekik n’a pas manqué de demander aux acteurs d’accorder une importance particulière au secteur en misant sur la qualité et le marketing et en mettant en place des mesures efficaces et efficientes pour la formation dans la thalassothérapie. Saluant l’organisation de ce congrès tenu pour la première fois en terre tunisienne, elle s’est aussi félicitée des nombreux thèmes qui ont été abordés au cours du congrès et ayant permis, à l'en croire, beaucoup d’échanges d’expériences et d’expertise au moment où le tourisme tunisien amorce une nouvelle dynamique. Nejib Ben Miled, directeur général de la Société des foires internationales de Tunis (organisateur du salon), a indiqué que ce congrès a été un moment d’intenses dialogues entre acteurs du tourisme médical, experts et représentants de gouvernements. Il a salué la participation de pays africains, asiatiques et européens. « Nous avons abordé des thèmes importants en rapport avec la santé, le tourisme. Il y a eu des débats importants et des partages sur des expériences de certains pays. C’était un moment d’échanges riches », a-t-il noté.

Le congrès sur le tourisme médical (Tunisia healthcare traval congress) visait, entre autres, à promouvoir le potentiel du tourisme de santé en Tunisie, mettre en valeur le potentiel et les performances de la médecine et identifier, grâce aux rencontres professionnelles entre Tunisiens et étrangers, des opportunités de partenariat sur les plans commercial, industriel et de la formation.

A. KANDE

Lors d’une journée de santé inclusive tenue à Grand-Dakar, le 10 mars 2018, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), Dr Doudou Sène, a annoncé que 1000 élèves de cette commune ont été inscrits dans les mutuelles de santé. Ils bénéficieront d’une prise en charge dans le cadre de la Couverture maladie universelle.

Samedi dernier, le centre de santé de Grand-Dakar a accueilli une journée de santé inclusive et intégrée regroupant plusieurs acteurs à l’initiative du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Son coordonnateur, le Dr Doudou Sène, a annoncé, lors de cette rencontre, que 1000 élèves de la commune de Grand- Dakar ont été enrôlés dans la Couverture maladie universelle (Cmu). Selon lui, l’inscription de ces élèves est un clin d’œil au ministère de l’Education nationale tout en s’inscrivant dans l’objectif de l’Etat. Elle permet aussi de vulgariser « cette politique chère au Chef de l’Etat, à savoir la Couverture maladie universelle ».

Dr Sène a fait savoir que toutes les écoles primaires de la commune sont concernées. Sur le choix, il a confié qu’il s’agira de prendre les meilleurs élèves mais aussi les plus démunis pour leur permettre d’avoir une prise en charge médicale. Le processus de sélection a été fait par l’Agence régionale de la Cmu en partenariat avec le directeur de la mutuelle de santé de Grand-Dakar et en rapport avec l’ensemble des directeurs des écoles primaires de la commune. « Avec ce programme, on veut aider les élèves mais aussi leurs parents à supporter ce lourd fardeau qui est la prise en charge de la maladie. Laquelle peut survenir à tout moment », a expliqué le coordonnateur du Pnlp.

Au-delà de Grand-Dakar, Dr Doudou Sène a soutenu que la Cmu, qui concerne tout le pays, est en train d’être déroulée comme voulu par le président Macky Sall. Ce dernier voulant que tout Sénégalais malade puisse se soigner dans les structures de santé sans problème particulier lié à l’argent. Il a ainsi demandé aux Sénégalais d’aller s’inscrire dans les mutuelles de santé pour qu’on puisse atteindre l’objectif d’une couverture maladie de 75%.

Dans la foulée de ce mois dédié aux femmes, le ministère de la Santé, à travers le Pnlp, « a voulu saisir cette opportunité pour nouer un partenariat avec le ministère de la Femme, de la Famille et du Genre pour atteindre, ensemble, les objectifs, car le Sénégal s’est engagé à éliminer le paludisme d’ici à 2030 ». Le coordonnateur du Pnlp a rappelé que le Sénégal a enregistré des avancées depuis une dizaine d’années dans la lutte contre le paludisme, lequel est même en phase d’éradication dans certaines localités. En tant que fils de Grand-Dakar comme le ministre de la Femme, tous les deux ont décidé de nouer un partenariat dans cette commune. « Il a été important de développer le multi partenariat avec d’autres ministères, notamment le ministère de la Femme, pour pouvoir atteindre cet objectif », a laissé entendre Doudou Sène.

Dans la matinée, les consultations gratuites, tenues en marge de l’activité, ont permis d’examiner 700 personnes qui ont bénéficié de conseils.

Oumar KANDE

Les responsables de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, conscients qu’il faut un service à la communauté mais aussi un encadrement des étudiants pour leur bonne insertion professionnelle, veulent redynamiser le Conseil d’orientation et de relation avec les milieux économiques (Corme).

Pour accompagner ses diplômés dans la recherche d’emplois et pour être plus utile à la communauté, l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis avait créé, en 2008, le Conseil d’orientation et de relation avec les milieux économiques (Corme). Ayant toutefois constaté que cette structure qui a permis, au début, d’avoir de bons résultats dans l’orientation professionnelle des diplômés et dans le partenariat avec les entreprises est en léthargie depuis 2012, les autorités ont décidé de la redynamiser. C’est ainsi qu’une journée de réflexion a été tenue en présence des acteurs universitaires, des collectivités locales et du monde de l’entreprise pour voir comment avoir une université qui répond aux besoins de la société. Le recteur de l’Ugb, Baydallaye Kâne, a indiqué que le Corme est un cadre qui offre de l’expertise de part et d’autre. « L’implication des acteurs privés dans l’élaboration des filières est importante. L’Ugb reste ouverte et peut beaucoup donner aux entreprises. Cette rencontre est une forme de réaffirmation de la volonté de l’Ugb de s’ouvrir davantage aux milieux socioéconomiques et d’accompagner ses diplômés dans leur insertion, en mettant en place un dispositif de formation et d’encadrement pour que ces derniers soient plus aptes à intégrer avec succès le marché du travail », a-t-il laissé entendre.

Aïda Mbaye Dieng, première adjointe au maire de Saint-Louis, qui pense que les collectivités locales sont les bénéficiaires directes des services rendus à la communauté par les universités, a invité à la relance de « ce consortium qui permettra aux mairies d’utiliser les produits des universités pour le bien-être des populations ».

Même avis chez le président de « Waa Sanar », association regroupant les anciens de l’Ugb, Aboubacar Sidy Sonko. Il a demandé l’implication de tous les cadres issus de cette université pour assurer un meilleur encadrement et une bonne insertion professionnelle aux étudiants. Quant au directeur exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), Mor Talla Kane, il est d’avis qu’après l’affaiblissement de la Corme, il était important de réactiver cette structure. Pour lui, il faut que l’entreprise s’ouvre à l’école, afin qu’on connaisse ses besoins en termes de formation. Et pour une adéquation formation-emploi, a-t-il indiqué, il faut des hommes d’affaires de qualité qui auront besoin d’une main d’œuvre bien formée.

O. KANDE

Le cri du cœur de l’inspecteur d’académie Mamadou Niang a donné une idée exacte des difficultés liées au démarrage effectif des enseignements au lycée technique d’enseignement professionnel de Fatick.

L’inspecteur Mamadou Niang a saisi l’occasion de la rencontre de formulation du nouveau Programme indicatif de coopération (Pic4), dans le cadre de la Coopération luxembourgeoise, pour évoquer les difficultés liées au démarrage effectif des cours au lycée technique d’enseignement professionnel de Fatick. Cette région figure parmi les sept où intervient ce programme pluriannuel qui définit les grands axes de coopération dans divers secteurs, traduisant ainsi l'engagement à long terme qui lie la Coopération luxembourgeoise au Sénégal. Ainsi, ce nouveau programme va appuyer le gouvernement sénégalais dans les secteurs de la santé et protection sociale, la formation professionnelle et technique et l’employabilité.

La rencontre, organisée pour identifier les besoins et les priorités de la région dans ces deux secteurs, a constitué un bon cadre pour l’autorité académique d’évoquer les difficultés du nouveau lycée technique d’enseignement professionnel. Il a été complété par le proviseur Mbagnick Faye selon qui « le lycée, qui n’a démarré que le 4 janvier dernier, manque d’équipement, de professeurs techniques (en électricité et en froid climatisation), en sciences physiques et en espagnol ». Par ailleurs, il a relevé « d’autres difficultés liées à l’inachèvement du lycée dont les travaux, financés dans le cadre du Budget consolidé d’investissement (Bci), avaient démarré en 2007 pour une enveloppe de 1,5 milliard de FCfa ».

A ce jour, l’établissement qui ne dispose pas de véhicule de liaison compte un effectif de 152 apprenants, dont 100 en formation dans les filières professionnelles (mécanique auto, électricité, génie civil, froid climatisation et structure métallique) pour 20 de chaque, le reste des élèves en seconde G. Il faut noter que la région de Fatick, qui a un grand besoin de formation de ses ressources humaines, particulièrement les jeunes bacheliers et autres, compte près d’une dizaine de centres de formation technique, dont celui de Gossas financé par la Coopération luxembourgeoise dans le cadre du Pic3.

Un clin d’œil fait à l’Etat du Sénégal mais aussi à ses différents partenaires qui semblent avoir pris la bonne mesure de l’urgence qu’il convient d’accorder à la recherche des solutions aux difficultés du lycée technique d’enseignement professionnel de Fatick. Plus particulièrement la Coopération luxembourgeoise dont l’intervention permet de mettre en œuvre la réforme de la Formation professionnelle et technique (Fpt) dans le cadre du Pic4 s’inscrivant dans le prolongement des Pic précédents. Selon El H. Malick Diouf, de la Direction de la planification à la Direction de la formation professionnelle du ministère de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, il a été, à cet effet, mis en place « un Comité de formulation et un Comité technique sectoriel pour la composante Formation professionnelle et technique et employabilité. Et que les orientations du Pic4 seront en cohérence avec la vision de l’Etat du Sénégal en matière de Fpta ».

Le Pic4 va aussi intégrer le volet sanitaire afin de renforcer le système de santé et de protection sociale. Ce, dans le but d’améliorer l’accès des populations, en particulier les plus vulnérables, à des services et soins de santé de base de qualité, efficients et équitables, a souligné Mme Aka, de la Coopération luxembourgeoise.

Mohamadou SAGNE

La cinquième édition du Salon Tunisia health expo a ouvert ses portes hier. Ce salon biannuel, lancé pour la première fois en 2010, se poursuivra jusqu’au 10 mars prochain. Il est organisé par la Société des foires internationales de Tunis sous l’égide du ministère de la Santé, en collaboration avec l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), la Fédération nationale de la santé et l’Intersyndicale des professionnels de la santé. Il s’est fixé comme de faire connaître  les réalisations de la Tunisie dans le domaine de la santé, ses capacités pour l’accueil de patients étrangers et l’exportation de médicaments et de dispositifs médicaux. Près de 9.000 visiteurs sont attendus au cours de ce salon qui se tient au Parc des expositions du Kram à Tunis.

Le Parc des expositions du Kram, à Tunis, abrite, depuis hier, et ce, jusqu’au 10 mars, la cinquième édition du Salon Tunisia health expo. Ecoles de formation, services de santé, industries pharmaceutiques, équipements médicaux, hygiène hospitalière et gestion des déchets, informatique médicale, télémédecine, thalassothérapie… se sont mobilisés pour montrer le savoir-faire de la Tunisie en matière de santé. Ce salon biannuel est organisé par la Société des foires internationales de Tunis sous l’égide du ministère de la Santé, en collaboration avec l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), la Fédération nationale de la santé et l’Intersyndicale des professionnels de la santé. Pour cette édition, près de 9000 visiteurs y sont attendus et plus de 150 exposants tunisiens et étrangers. Tunisia health expo s’est positionné comme le plus grand événement biennal d’envergure internationale dédié à la santé en Tunisie.

Cette position a été acquise grâce à la diversité de son offre qui touche toutes les branches du secteur de la santé, la qualité de son programme scientifique, basé sur des thèmes d’intérêt pour les professionnels du secteur, et aussi grâce à la qualité de son « visitorat » composé de Tunisiens et d’étrangers. Il repose également sur un programme de conférences et d’ateliers scientifiques, des rencontres d’affaires B to B avec des rendez-vous préprogrammés.

« Le Salon Tunisia health expo se fixe comme principal objectif d’être une vitrine pour faire connaître les réalisations de la Tunisie dans le domaine de la santé, ses capacités dans les domaines comme l’accueil de patients étrangers et l’exportation de médicaments et de dispositifs médicaux », a déclaré, hier, Nejib Ben Miled, directeur général de la Société des foires internationales de Tunis. Il s’agit aussi, selon lui, de mettre en relation les pays qui ont des besoins en soin et la Tunisie.

Développer le partenariat avec le reste de l’Afrique
« Nous avons des ressources humaines de qualité, des infrastructures de pointe. Nous voulons développer des relations de confiance et de partenariat avec le reste de l’Afrique », a-t-il dit lors de l’ouverture du salon. M. Miled a souligné que la santé a toujours occupé une place privilégiée dans la politique économique et sociale du pays lui permettant de se doter d’atouts importants pour accéder au cercle des pays exportateurs de services de santé, de médicaments, de dispositifs médicaux et de services en rapport avec le domaine et de devenir une destination santé reconnue. Cet  événement international rassemble les acteurs majeurs du secteur de la Tunisie et de plusieurs pays, ainsi que des  experts internationaux de référence. Cette année, le Soudan est l’hôte d’honneur. Nejib Ben Miled a souligné que l’édition 2018 est exceptionnelle sur tous les plans, notamment avec la tenue, pour la première fois, en Tunisie, du congrès sur le tourisme médical « Tunisia healthcare travel congress ». Il a rappelé que le label « Tunisie destination santé » a été adopté depuis la 4ème édition de Tunisia health expo pour mettre en valeur le potentiel de la Tunisie dans le secteur de la santé, tout particulièrement au niveau de l’accueil et le soin de patients étrangers, de la production de médicaments et de dispositifs médicaux, de la thalassothérapie et de la formation dans les métiers de la santé. Ce congrès sur le tourisme médical veut faire émerger des opportunités pour développer des réseaux de coopération entre les opérateurs tunisiens et leurs partenaires étrangers et développer les infrastructures et les prestations de soins médicaux en Tunisie et dans d’autres pays maghrébins et africains à travers la recherche d’investissements locaux et internationaux. Plusieurs thèmes seront abordés au cours de cette cinquième édition.

De notre envoyé spécial à Tunis : Aliou KANDE

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la femme, ce 08 mars, l’Association nationale des femmes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) s’est rendue à l’Institut Curie de l’hôpital Aristide Le Dantec pour remettre des enveloppes financières à une vingtaine de femmes atteintes de maladies cancéreuses.

Hier, l’Association nationale des femmes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a pensé aux femmes qui n’ont pas la tête à la fête. Cette structure, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du 08 mars, a tenu à faire un geste de solidarité symbolique au profit des femmes atteintes de cancer et prises en charge à l’Institut Curie de l’hôpital Aristide Le Dantec. Une vingtaine de femmes ont reçu chacune une enveloppe financière de la part de Leticia Boucal et compagnie. « A l’instar de la communauté internationale, nous n’avons pas voulu rester en rade. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui nous avons prévu, avec l’appui de la direction générale, de faire un don à l’Institut Curie de l’hôpital Aristide Le Dantec où sont hospitalisées des femmes pour des pathologies cancéreuses », a soutenu la responsable de l’association.

Le choix de cette structure s’explique, selon elle, par le fait qu’il faut témoigner la solidarité à ces femmes qui sont dans des difficultés lors de cette journée. « Malgré leurs difficultés, nous pensons à elles vraiment. Ce sont des femmes qui traversent des périodes très difficiles. Et cette action est une manière d’aller vers elles pour leur dire que nous sommes de tout cœur avec elles », a confessé Mme Boucal. Cette dernière de poursuivre, par rapport à la nature du don, qu’il s’agit d’enveloppes financières qui seront distribuées à une vingtaine de femmes internées à l’Institut Curie. Ne voulant pas se prononcer sur la somme accordée à chaque femme, elle a toutefois révélé qu’il est prévu au moins un budget de 600.000 FCfa.

La vice-présidente de l’association, Léna Sène Ngom, a remercié le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, pour son soutien qui a permis la réalisation de cette activité.
Oumar KANDE

La société Bima a célébré la Journée de la femme en organisant une séance de dépistage et de sensibilisation sur le cancer du col de l’utérus. Les bénéficiaires et les agents de santé ont salué cette approche de fêter la femme.

Une séance enrichissante d’échanges sur les facteurs favorisant le cancer du col de l’utérus. Comme un enseignant devant ses élèves, un agent de Marie Stopes international cherche à connaître le niveau d’information et de connaissance des dames assises en face. « Quels sont les facteurs qui peuvent favoriser le cancer du col de l’utérus ? ». « Les infections sexuellement transmissibles », répond une d’entre elles. « Qui peut ajouter autre chose ? » demande l’agent de Marie Stope International. « Les accouchements précoces », avance une autre femme. La spécialiste reprend la parole pour apporter des précisions. Le jeu de question-réponse a été utile pour ces femmes venues du village de Ngor. « J’ai déjà eu des informations par rapport au cancer du col de l’utérus. Mais aujourd’hui, je suis mieux informée. Cette séance a été bénéfique pour nous », s’est exprimée Assaïtou Diatta Diouf. C’est le tout le sens de cette approche de célébration de la journée de la femme par le Bima, une société de courtage, conseils et services en assurance. La société a donné la chance à plusieurs femmes du village de se faire consulter. « Au début, nous voulions organiser la séance de dépistage de cancer du col de l’utérus uniquement pour les femmes de Bima par la suite nous avons décidé de l’élargir aux femmes du village de Ngor et d’autres quartiers », a indiqué Sokhna Fatou Niang responsable expérience client chez Bima.

Il est prévu de dépister au moins 200 femmes. Le cancer du col de l’utérus reste également une grande problématique à Ngor comme du reste dans d’autres localités du Sénégal. C’est pour cela que la majore du centre de santé de Ouakam, Astou Laye a apprécié cette initiative. « Le cancer du col de l’utérus est en train de faire des ravages. C’est donc pertinent de faire le dépistage et surtout de sensibiliser des femmes », a noté Astou Laye. Les praticiens ont également échangé avec les femmes sur la santé de la reproduction.

Idrissa SANE

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait savoir que l’Etat du Sénégal travaille activement à rendre réelle la transplantation rénale. Il l’a dit hier lors de l’inauguration d’une unité de dialyse à Thiès.

Au-delà des unités de dialyse qui seront implantées dans toutes les régions : l’Etat travaille à rendre réelle la transplantation rénale au Sénégal. Pour cela, un cadre qui sera bientôt officialisé est mis en place. Il permettra à notre pays de pouvoir aller vers la transplantation rénale. Cette annonce a été faite, hier, par le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Aloyse Diouf, qui inaugurait la nouvelle unité de dialyse de l’hôpital régional de Thiès dotée de 20 postes. « Nous savons que la dialyse n’est pas une finalité. La véritable prise en charge qui doit constituer pour nous une préoccupation, c’est la transplantation. Et ça, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, sous le leadership du Président de la République, y travaille », a-t-il insisté. Les investissements pour l’acquisition des équipements et l’infrastructure sont évalués à environ 300 millions de FCfa. « Cet investissement sera renouvelé dans 14 régions du Sénégal. Cela veut dire que l’Etat continue d’être le plus proche possible de ses populations et travaille à offrir une bonne santé aux Sénégalais. C’est, en tout cas, la consigne principale du chef de l’Etat », a laissé entendre le directeur de cabinet. Pour M. Diouf, avec ce geste, le gouvernement du Sénégal vient de montrer à la face du monde que la maladie rénale constitue une préoccupation. « Cet exercice que nous venons de faire, nous le referons à Diourbel parce que dans l’optique du ministère de la Santé et de l’Action sociale, et au-delà, dans les instructions du président de la République, il y a la nécessité de doter l’ensemble des régions du Sénégal de centres de dialyse. En dehors de la disponibilité et de la proximité de l’offre de soins, il y a une accessibilité financière. Depuis quelques années, la dialyse est subventionnée au Sénégal. Ce qui veut dire que les porteurs de la maladie rénale chronique bénéficient de la gratuité des séances d’hémodialyse », a expliqué le directeur de cabinet. Pour ce centre qui vient d’être inauguré, les consultations ont déjà démarré et le comité de sélection est également mis en place.

Ndiol Maka SECK

Après la pluie, le temps n’est plus mauvais aux Parcelles Assainies. Les ouvrages construits ont rayé du décor les flaques d’eau et mis des maisons et mosquées hors des eaux aux Unités 24 et 25. Les eaux usées sont aussi évacuées. Ces quartiers ne présentent plus le même visage. Par contre, le chantier de construction des comportements responsables est encore vaste. L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et la mairie ont décidé de travailler main dans la main pour sensibiliser les bénéficiaires.

L’eau a coulé au point bas de l’Unité 24 des Parcelles Assainies. L’imam, des notables et des femmes ont convergé vers ce point jadis noir ce mercredi 7 mars 2018 aux environs de 10 heures.

Sur le lieu, un ouvrage est enfoui. Il n’est pas visible, mais son impact est réel. Dans ce quartier, les habitants ont encore la mémoire fraîche. Leur vie était mouvementée durant les hivernages.

Lorsque le ciel s’assombrissait, il apportait des nuages d’angoisse pour ceux qui se réveillaient. « Quand il pleuvait, les maisons aux abords de ce point bas peuvent rester jusqu’à 48 heures inondées. Aujourd’hui, nous remercions Dieu, car quelques heures après les pluies, si le dispositif est mis en marche, les eaux sont évacuées  », confesse l’imam de la mosquée de l’Unité 24, Moustapha Amar. Le témoignage d’un religieux a tout son poids. Ici, on n’a pas besoin de prêcher. L’utilité et l’impact des ouvrages sont sur toutes les lèvres. C’est un avis partagé. Au milieu de la foule, un homme remonte le fil de mémoire pour tenter d’évaluer les coûts d’évacuation des eaux. « Chaque année, nous dépensions au moins 700.000 FCfa pour l’achat du carburant. Nous avions même acheté 5 pompes. Depuis 2017, nous avons constaté des améliorations », a-t-il témoigné devant le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, et le maire des Parcelles Assainies, Moussa Sy.

Le flot de témoignages n’est pas dissonant. Les notables et les délégués ont salué la réactivité des agents ainsi que leur disponibilité. Les noms de Pèdre Sy et Amary ont été cités. « Nous devons profiter de cette occasion pour remercier Pèdre Sy et Amary. Lorsqu’on les appelle, ils réagissent vite », ont affirmé des intervenants. Des progrès importants sont accomplis. Seulement, il reste du travail à faire pour l’émergence des comportements responsables. Le chantier de l’éveil de conscience est vaste. « Il faut reconnaître que les autorités ont beaucoup fait en termes de construction des ouvrages. La situation a beaucoup évolué. L’Etat a beaucoup investi, mais ce sont les populations qui doivent s’engager dans la préservation des ouvrages. Nous devons cesser d’y mettre des déchets ou des eaux usées », a conseillé le maire Moussa Sy.

Une volonté politique
Comme à l’Unité 24, un ouvrage est construit sur l’esplanade de la mosquée de l’Unité 25. L’infrastructure évacue à la fois les eaux et les contraintes des habitants. Le site ne renvoie plus l’allure d’une mare interne. « Ces ouvrages traduisent en actes concrets la volonté des autorités de résoudre le problème des inondations aux Parcelles Assainies, notamment à l’Unité 25 », a admis le président du Comité de gestion de la Grande mosquée de l’Unité 25, Ibrahima Ndong. La page du passé angoissant est tournée. L’avenir peut se dessiner sous de nouveaux traits, mais il faudra bien que les habitants, de façon consensuelle, ne transforment pas le réseau d’évacuation des eaux usées ou pluviales en dépotoirs d’ordures. « Nous devons travailler à faire comprendre davantage aux habitants de l’Unité 25 que ces ouvrages n’ont pas la vocation d’être des réceptacles de déchets. Nous devons veiller à leur préservation », a plaidé le sieur Ndong.

Le délégué de quartier Amadou a abondé dans le même sens. La part de responsabilité des bénéficiaires est identifiée. La mairie et l’Onas sont convenus d’aller plus loin dans la préservation des ouvrages. « Nous allons mettre en place un comité de veille. Elle s’occupera de la sensibilisation pour la préservation des ouvrages, parce qu’avant tout ce sont les populations qui sont les premières bénéficiaires », a argumenté le maire des Parcelles Assainies. Depuis quelques années, cette agglomération a bénéficié de lourds investissements. Les autorités ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin surtout que les Parcelles Assainies vivent une évolution fulgurante de sa population. « Nous avons reçu les doléances des populations. Nous allons les examiner et élaborer ensuite un plan d’actions pour essayer, dans la mesure du possible, de les prendre en charge dans le temps », a assuré le directeur général de l’Onas.

Idrissa SANE

Après les universitaires, le directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), Mabingué Ngom, a rencontré des ambassadeurs africains accrédités au Sénégal. Il a fait le point avec eux sur la feuille de route du dividende démographique lancée en janvier 2017 à Addis-Abeba.

Le bureau régional du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre continue de sensibiliser sur le dividende démographique. Son directeur, Mabingué Ngom, et ses collaborateurs ont présenté, le 26 février 2018, au Groupe des ambassadeurs africains accrédités à Dakar, le rapport d’étape 2017 du dividende démographique. Lors de cette rencontre, M. Ngom a listé les avantages du dividende démographique, les perspectives et les défis de l’année 2018. « Tout cela permet de faire face à la problématique du poids démographique croissant », a-t-il indiqué.

Selon lui, « il était opportun de trouver un espace pour rendre compte aux représentants des pays pour lesquels l’Unfpa travaille afin d’aider des Etats africains à améliorer les conditions de vie des populations ».  La rencontre a été aussi une occasion de recueillir les avis et appréciations des ambassadeurs sur ce que l’Unfpa fait pour accompagner les Etats dans leurs choix.

Mabingué Ngom a tiré un bilan positif de la feuille de route lancée, l’année dernière, à Addis-Abeba, lors du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. « Nous avons réussi à faire du dividende démographique un agenda sous-régional, régional et global », s’est-il réjoui. Poursuivant, M. Ngom a souligné : « Nous devons être fiers, parce que nous avons appuyé des pays à définir leur propre dividende démographique en les aidant à disposer des instruments dont ils ont besoin ».

Le bureau régional de l’Unfpa a lancé des actions pilotes pour valoriser le concept du dividende démographique. Ici, Mabingué Ngom a cité l’exemple du quartier de Fass à Dakar où l’Unfpa est en train d’expérimenter ce concept. « Aujourd’hui, nous devons passer à l’échelle pour faire en sorte que l’objectif qui est derrière la capture du dividende démographique puisse transformer la vie des populations », a-t-il soutenu, affirmant tout de même que « les choses bougent ». « Il faut maintenant accélérer et mener des changements de façon organique », a invité M. Ngom.

L’ambassadeur de Madagascar au Sénégal, Auguste Paraina, a salué le travail de l’Unfpa dans la mise en œuvre de cette feuille de route. A la fin, les diplomates ont tous promis de sensibiliser les populations sur les avantages du dividende démographique.

Eugène KALY

La gestion préventive de la survenue des épidémies et des urgences sanitaires est bien inscrite dans l’agenda des autorités de l’Aéroport international Blaise Diagne de Dakar. La preuve un plan de riposte contre les urgences sanitaires est en gestation.

Le Plan des interventions d’urgence de santé publique ( Piusp) est justifié par la probabilité élevée de transmettre une maladie dans des espaces de convergence des passagers venus de divers horizons. « La réglementation régionale prévoit que chaque aéroport doit disposer d’un plan d’urgence. L’élaboration de ce plan a démarré depuis 2017 », a rappelé le directeur adjoint des opérations aéroportuaires, Mamadou Gningue.

Contrairement au plan d’urgence global de l’Aibd, le Piusp ne traitera que les urgences sanitaires. Après sa conception, il faudra d’autres étapes avant son exécution. « Le plan d’urgence global a été déjà accepté et validé par l’Agence nationale d’aviation civile et la météorologie ( Anacim). Et, à la lecture du document qui a été présenté, je pense qu’on mettra beaucoup de temps pour que le plan puisse être validé par l’autorité de l’aviation », a estimé le directeur des opérations aéroportuaires de l’Aibd.

Cet outil a toute sa pertinence selon Dr Ousseynou Bâ. A lui en croire, la validation du Piusp repose sur les recommandations du règlement sanitaire qui constitue un cadre juridique permettant aux pays signataires de pouvoir faire face aux urgences de santé publique. « Il est nécessaire que les différentes parties prenantes soient bien outillées pour être en mesure d’anticiper sur les risques », a recommandé Dr Ousseynou Bâ.

Amath Sigui NDIAYE

Pour un meilleur traitement des informations liées, entre autres, aux Objectifs de développement durable (Odd) et au dividende démographique, l’Ong « One » a organisé un atelier de formation à l’intention des acteurs des médias.

Depuis 2015, le nouvel agenda mondial de développement est relatif aux Objectifs de développement durable (Odd) à réaliser d’ici à 2030. Pour un meilleur traitement de ces informations, l’Ong « One », qui participe à des campagnes de plaidoyer pour « mettre fin à l’extrême pauvreté et aux maladies évitables », a décidé d’outiller les journalistes en plaidoyer.

La directrice Afrique francophone de l’Ong « One », Ouli Keïta, a rappelé que cette structure, basée à Washington, est présente sur le continent où elle compte 7 millions de membres sur les 9 à l’échelle mondiale. Elle a fait savoir que sa structure travaille pour l’éradication de la pauvreté qui passera par l’atteinte des Odd. C’est ainsi qu’au Sénégal, le plaidoyer insiste sur la prise en charge des difficultés des enfants et des femmes, notamment avec la lutte contre la malnutrition. « Il y a eu la campagne « You choose » pour l’appropriation des Odd par les Africains. Depuis l’adoption des Odd, on a lancé la campagne « Poverty is sexist’ » (la pauvreté est sexiste). On travaille ainsi pour l’autonomisation des femmes », a expliqué Mme Keïta. Pour l’autonomisation des femmes, elle a informé de l’existence d’une pétition signée par deux millions de personnes et qui a été adressée aux chefs d’Etat africains.

Le président de la République, Macky Sall, très sensible à ces questions, a reçu la lettre sur « La pauvreté est sexiste », a expliqué la directrice Afrique francophone de l’Ong « One ». D’ailleurs, le Sénégal, considéré comme un bon élève par Ouli Keïta, est le siège en Afrique francophone depuis 2015. « On travaille avec le gouvernement pour l’élimination de la malnutrition », a-t-elle indiqué. Par rapport aux Odd, Mamadou Guiro a rappelé qu’ils sont au nombre de 17 avec 169 cibles, dont 77 % sont prises en charge dans le Pse. Ce responsable du Congad a estimé qu’il faut que la presse, qui est un acteur important, puisse travailler dans le suivi. Sur le dividende démographique pouvant être considéré comme la réalisation d’un développement économique par l’augmentation de la population active, il a affirmé que le Sénégal s’est engagé à le capturer « en faisant des performances dans ce sens ». 75 % de la population sénégalaise ayant moins de 35 ans, avec un taux de dépendance de 100 travailleurs pour 84 personnes inactives, M. Guiro a, dès lors, demandé d’investir sur la formation des jeunes et le contrôle de la fécondité pour capturer le dividende démographique. Il a expliqué que si le Sénégal fait les investissements qu’il faut, il est prévu, à l’horizon 2053, qu’il ait un revenu par tête de 5000 dollars par an.

Sur le volet éducation, Cheikh Mbow, coordonateur de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique (Cosydep), a soutenu que la presse doit s’engager dans l’essentiel pour le développement du secteur. Il a ainsi exhorté les journalistes à changer de paradigmes pour informer et insister sur les bonnes pratiques de l’école sénégalaise et changer la conception que cette dernière est une école à problèmes. « La presse doit s’outiller pour maîtriser les données de l’éducation. C’est un travail dans lequel nous devons conjuguer nos efforts, car la presse fait partie à part entière de la société civile », a-t-il assuré.

Oumar KANDE

Le Programme de renforcement de la résilience et d’adaptation aux extrêmes climatiques et catastrophes (Braced) a donné de bons résultats. C’est ce qui est ressorti d’un forum sur «La résilience aux changements climatiques au Sénégal : leçons apprises des projets «Braced» et perspectives ».

Les bons points du Programme de renforcement de la résilience et d’adaptation aux extrêmes climatiques et catastrophes (Braced) ont été présentés, le 6 mars 2018, à Dakar, au cours d’un forum. Le projet «Vivre avec l’eau» a contribué à l’amélioration du cadre de vie de près de 860.000 personnes (hommes et femmes et enfants). « Nous notons, avec satisfaction, les résultats du projet dans les collectivités locales concernées et son impact positif sur l’amélioration du quotidien des populations », a reconnu Yatma Guèye, directeur de cabinet du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. S’agissant du projet «Décentralisation des fonds climat», mis en œuvre dans la région de Kaffrine, son impact se mesure à travers l’éveil de conscience des communautés face aux enjeux.

«Le projet décentralisation des fonds climat est un modèle innovant de financement de l’adaptation dont un des piliers porte sur le renforcement des capacités des collectivités territoriales et des communautés dans l’analyse participative de leur vulnérabilité, la formulation de projets de résilience et la mobilisation de ressources auprès des sources de financement climat», a fait remarquer M. Guèye.

En réalité, le changement climatique plonge des milliers de personnes dans la vulnérabilité. La fréquence des inondations, la désertification et l’érosion côtière fragilisent des communautés dans la région Sahel et dans d’autres parties du monde. Face à ces effets, des spécialistes comme Emmanuel Seck, chargé de programmes à Enda Energie, ont plaidé pour l’intégration de la résilience et l’adaptation au changement climatique. Ces problèmes climatiques, a-t-il affirmé, n’épargnent pas les populations avec les famines, les déplacements de populations, les migrations, les conflits... «D’où la nécessité de renforcer les efforts et engagements des pays à fournir des réponses à long terme, et de façon inclusive, pour la réduction des risques de catastrophes et le renforcement de la résilience des populations aux extrêmes climatiques», a soutenu M. Seck.

La résistance ou la préparation aux chocs nécessite la vulgarisation et le partage des bonnes pratiques à travers des plateformes comme Agora. Aujourd’hui, le Fonds de décentralisation climat expérimenté est cité en exemple. «Le Fonds de décentralisation climat est une innovation en matière d’adaptation au changement climatique. Nous avons beaucoup travaillé en impliquant les populations à la base», s’est félicité le directeur exécutif d’Innovation, environnement et développement (Ied), Bara Guèye. «Le projet Vivre avec l’eau combine la construction d’infrastructures d’évacuation d’eaux pluviales, le renforcement des capacités des populations en gestion des déchets et maraîchage, et la formation de la population, plus particulièrement des femmes, pour une meilleure anticipation dans la gestion des inondations», a rapporté le directeur exécutif du Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres), le Pr Abdoulaye Diagne, qui a fait savoir qu’il y a un volet lié à la recherche afin d’évaluer l’impact des activités du projet sur la résilience, la santé, les comportements et les aspects socioéconomiques dans les communes de Yeumbeul Nord, Yeumbeul Sud, Djeddah Thiaroye Kaw, Médina Gounass, Grand Yoff, Rufisque Ouest, Malika, Mbao et Thiaroye Gare.

Idrissa SANE

Un cadre d’échanges
Le projet Braced a favorisé la création d’un espace d’échanges sur les bonnes pratiques et d’apprentissage sur les stratégies d’adaptation, dans une perspective d’influencer les politiques et programmes des praticiens, des gouvernements et des partenaires au développement. «Enda et ses partenaires de Braced (Ied et Cres) se félicitent d’une telle rencontre qui réunit plus d’une centaine d’acteurs impliqués dans la mise en œuvre du programme et espèrent que la consolidation d’une telle initiative contribue à une meilleure appropriation des acquis de Braced, un partenariat soutenu à travers l’Agora entre les acteurs de terrain et institutionnels mais aussi avec les partenaires techniques et financiers», a souligné Emmanuel Seck.

I. SANE

L’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup) a remis, hier, au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ses rapports d’activités de 2015 et 2016. Placée au cœur du dispositif de l’enseignement supérieur pour la régulation et l’évaluation, l’Anaq-Sup a révélé, dans ses deux rapports, une tendance haussière des demandes d’habilitation, d’agrément et d’accréditation.

Régulation et évaluation du secteur de l’enseignement supérieur. Deux missions assignées à l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup). Elle doit, à cet effet, remettre, chaque année, un rapport au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Ainsi, les rapports 2015 et 2016 ont été remis au Pr Mary Teuw Niane. Cela s’est fait avec un certain retard, a tenu à préciser le secrétaire exécutif de l’Anaq-Sup, le Pr Papa Guèye.

Pour le ministre, l’Anaq-Sup, du fait de ses missions, est au cœur du dispositif global de régulation et d’évaluation du sous-secteur de l’enseignement supérieur. Dans le cadre de ses missions, l’Anaq-Sup vient d’élaborer et de valider de nouveaux référentiels pour l’évaluation des écoles doctorales, des programmes de médecine et des sciences de la santé et des établissements et programmes de formation à distance. Ce qui a fait dire au Pr Niane que ces nouveaux référentiels seront utilisés bientôt pour l’habilitation de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) dont l’autoévaluation a été lancée il y a une semaine.

Dans ses rapports 2015 et 2016, l’Anaq-Sup a relevé une certaine adhésion des établissements publics et privés d’enseignement supérieur à l’autoévaluation et l’évaluation interne, avec un nombre d’établissements concernés qui est passé du simple au quadruple. «Ces mutations qualitatives, que l’Anaq-Sup a relevées sur la base des rapports et des décisions issues de ses procédures, nous réconfortent dans l’intime conviction que nous savons que la qualité est possible et doit être recherchée malgré les difficultés inhérentes au fonctionnement de tout système d’enseignement supérieur», a expliqué Mary Teuw Niane.

Pour lui, l’autoévaluation et l’évaluation externe, tout en étant des procédures d’amélioration continue et de témoignage sur les résultats des établissements, sont aussi des moyens fiables de reddition des comptes devant la société et les partenaires. Elles le sont d’autant plus que les rapports et les décisions issues des procédures, une fois communiqués aux intéressés, sont rendus publics et consultables par tous les Sénégalais. «Je voulais saisir l’occasion de cette remise de rapports pour remercier et féliciter tous les établissements d’enseignement supérieur, publics comme privés, d’avoir bien voulu s’engager dans le processus d’assurance qualité et en accepter les résultats.

A tous ces différents acteurs de notre sous-secteur, j’exprime la gratitude des autorités de l’Etat pour avoir décidé, avec engagement et objectivité, de contribuer à la garantie et à l’amélioration continue de la qualité des établissements et des programmes de formation», a-t-il affirmé.

Oumar NDIAYE

DEMANDES D’HABILITATION, D’AGRÉMENT ET D’ACCREDITATION : UNE TENDANCE HAUSSIÈRE ENTRE 2014 ET 2016
Au cœur du dispositif d’accréditation des diplômes de l’enseignement supérieur public comme privé, l’Anaq-Sup est, aujourd’hui, un passage obligatoire avant même d’aller au Cames pour faire valider un diplôme. Avec ce rôle central dans les différentes procédures d’habilitation, d’agrément et d’accréditation, l’Anaq-Sup, selon son secrétaire exécutif, le Pr Papa Guèye, se fonde sur l’autoévaluation, l’évaluation externe et les bonnes pratiques internationales en la matière. Après quatre ans d’existence, l’Anaq-Sup enregistre actuellement des résultats satisfaisants au vu des chiffres contenus dans ses rapports 2015 et 2016.

Le nombre d’établissements candidats à l’agrément définitif est passé pratiquement du simple au quintuple entre 2014 et 2016, de 17 en 2014 à 86 pour les années 2015 et 2016. Une tendance haussière que le Pr Guèye a expliqué par le besoin des établissements privés d’enseignement supérieur de se conformer aux dispositions réglementaires du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en la matière et aux dispositions de qualité qui conditionnent l’accueil des bacheliers et la reconnaissance des diplômes. « Les procédures d’accréditation dans les établissements publics et privés d’enseignement supérieur ont enregistré 68 programmes candidats en 2014 contre 274 programmes en 2015 et 2016, soit quatre fois plus qu’en 2014. Cette hausse traduit à la fois une prise de conscience des établissements, surtout privés, de l’importance de la qualité, constatée par les évaluations, dans l’attractivité des formations et dans la reconnaissance des diplômes qu’ils délivrent. Les activités de communication de l’Anaq-Sup ont également contribué à cette augmentation », a aussi expliqué Papa Guèye.

C’est dans l’accréditation des diplômes qu’est notée une baisse des résultats enregistrée au cours de l’année 2015 et 2016. Selon le Pr Guèye, en 2014, près des 3/4 des programmes ayant achevé la procédure ont été accrédités contre 2/4 des programmes ayant achevé la procédure en 2015 et 2016. « Il ressort de l’exploitation des données issues des procédures d’accréditation de 2015 et de 2016 que 85 % des recommandations des équipes d’experts et du Conseil scientifique concernent les infrastructures/équipements (32,8 %), la gouvernance (28,2 %) et le système Lmd/pédagogie (24,8 %) », a-t-il précisé.

O. NDIAYE

«Perceptions et réactions des enseignants face à l’innovation : cas des établissements élémentaires et secondaires de Dakar». Cet ouvrage d’Ibrahima Diop Gaye traite de l’innovation à l’école dans une perspective historique en abordant les principaux enjeux et contraintes liés à l’innovation pédagogique en Afrique.

Le Maître de conférences Ibrahima Diop Gaye vient de publier aux éditions L’harmattan «Perceptions et réactions des enseignants face à l’innovation : cas des établissements élémentaires et secondaires de Dakar». L’auteur, titulaire d’un Doctorat en Sciences de l’éducation et enseignant-chercheur à l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ex-Enea), s’y est employé, à travers une enquête, à décrire les sentiments et à «peindre» les attitudes des enseignants vis-à-vis de l’innovation.

Cet ouvrage traite donc de l’innovation à l’école dans une perspective historique en abordant les principaux enjeux et contraintes liés à l’innovation pédagogique en Afrique.

Il y est également question de l’innovation dans un contexte de crise de gouvernance à partir des caractéristiques de la gouvernance du système éducatif sénégalais avant de mettre l’accent sur l’espace scolaire et les initiatives de pacification. Les résultats de l’enquête sur fond d’analyse des sentiments des enseignants vis-à-vis de l’innovation sont abordés en dernier lieu.

Domaines d’innovation
Cette production de haute portée scientifique «rend compte des résultats d’une étude effectuée sur les attitudes des enseignants vis-à-vis de l’innovation avec une enquête qui a concerné une trentaine d’établissements de Dakar de niveau, de confession et de statut différents, et répartis dans la ville et la banlieue de Dakar. Elle s’est déroulée dans un contexte spécifique marqué par une massification dans le recrutement et une réduction de la durée de formation pédagogique», explique Ibrahima Diop Gaye.

Ayant porté sur un échantillon de 276 sujets, l’étude indique que la majorité des répondants sont des hommes (56 %) et ont un âge compris entre 25 et 59 ans avec une domination de la tranche 45 et 55 ans (48.3%). Les résultats montrent aussi que les capacités à innover ne sont pas fonction de l’expérience dans l’enseignement ni de l’âge de l’enseignant.

Les domaines les plus courants ayant permis aux enseignants d’innover sont l’Education physique et sportive (Eps), les activités numériques et les mathématiques de manière générale. La maîtrise d’un socle de compétences, base de l’innovation, ainsi que l’adaptation de l’élève à son contexte économique et social constituent un objectif prioritaire pour 49% des enseignants. Leur participation à un projet d’innovation concerne à peine un tiers d’entre eux (30 %) et s’est effectuée généralement à travers des cellules pédagogiques et des séminaires.

Les enseignants qui ont une très faible propension à innover le justifient par des arguments comme le besoin de se conformer au modèle ou type de citoyen à former et qui est fixé d’avance et la non réactivité des élèves. « Un argument que sont loin de partager leurs collègues exerçant dans les deux établissements d’excellence du Sénégal (le Prytanée militaire de Saint-Louis et la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée). Ceux-ci estiment avoir des élèves motivés et désireux d’être actifs dans la construction de leur propre savoir. Ces enseignants innovent parce qu’ils ont la volonté de satisfaire la curiosité des élèves à comprendre les phénomènes physiques, d’orienter le maximum d’élèves vers les séries scientifiques et d’éviter d’entretenir le mythe sur certaines matières », informe celui qui est par ailleurs le coordonnateur, depuis 2013, du Pôle en pastoralisme et zones sèches.

Alassane Aliou MBAYE

Le cri du cœur de l’inspecteur d’académie Mamadou Niang a donné une idée exacte des difficultés liées au démarrage effectif des enseignements au lycée technique d’enseignement professionnel de Fatick.

C’est une école qui a pris le pari de préparer les enfants aux métiers de l’avenir. Les responsables de l’établissement «Gëstu Middle School», sis à Rufisque, innovent dans le système d’apprentissage en introduisant dans les enseignements ce qu’ils appellent «les nouveaux intrants pédagogiques». Il s’agit de nouvelles filières, allant des sciences à la technologie, qui y sont dispensées dès la classe de sixième pour préparer les élèves à relever un certain nombre de défis. «Il faut d’abord démysthifier ces métiers, afin que les élèves sachent que ce sont des sujets qui ouvrent des perspectives d’avenir. Cela leur permettra de se réaliser professionnellement et de ne pas être derrière les Occidentaux», a affirmé, samedi dernier, Abdoulaye Fall, l’administrateur du groupe scolaire «Gëstu School». C’était en marge des journées portes ouvertes de cet établissement. Pour M. Fall, avec une telle innovation, les élèves peuvent, en peu de temps, s’offrir de nouvelles débouchées.

«Il nous faut, au-delà des apprentissages, développer des compétences qui permettent de valoriser tout ce qui est leadership sur les choix des métiers de demain», a-t-il dit. Pour lui, la meilleure manière de préparer une personne, c’est de lui donner des outils théoriques mais aussi et surtout de l’initier à la pratique.

M. NDONG

Pour atteindre les objectifs assignés au Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet), le ministère de l’Education nationale s’est engagé à utiliser les Tic. Et dans la cadre de la gestion des infrastructures scolaires, une application dénommée «Batimen» a été lancée pour retracer tous les programmes de construction dans le secteur de l’éducation.

Le ministère de l’Education nationale vise une meilleure appropriation des Technologies de l’information et de la communication (Tic) dans le suivi des programmes de constructions scolaires.

C’est le sens de la mise en place de l’application «Batimen» pour «retracer tous les programmes de construction (planifiés, en cours, achevés, etc.) dans le sous-secteur de l’éducation nationale au Sénégal».

Lors du lancement de cette application, le week-end dernier, Serigne Mbaye Thiam a indiqué que cette dernière « permettra à tous les acteurs de l’éducation nationale, tous les décideurs, de disposer, en temps réel, de la situation des projets de construction d’infrastructures, de la phase d’identification jusqu’à sa livraison et sa réception ». En effet, une programmation/planification exhaustive des différents projets et programmes de construction est effectuée dans l’outil ainsi qu’un module de micro-planification qui permet de déterminer les sites de construction. Et à partir de ce moment, le suivi rapproché de l’évolution des constructions est assuré par les Coordonnateurs techniques régionaux (Ctr), les chefs de projets et/ou coordonnateurs. Les renseignements fournis permettront de disposer d’une base de données fiable et à temps réel avec une géolocalisation des sites. Et pour les concepteurs, «Batimen permet aux décideurs d’avoir une vision nette des différentes activités relatives aux constructions. En conséquence, il permet à ces derniers d’interpeller les responsables sur les retards éventuels dans la mise en œuvre».

Cet atelier a regroupé l’équipe du Simen (Système d’information du ministère) qui a conçu l’application, la Direction des constructions scolaires (Dcs), tous les responsables de projets de construction du ministère ainsi que les Coordonnateurs techniques régionaux (Ctr) qui sont les répondants de la Dcs au niveau des inspections d’académie.

Opérationnalisation dans trois mois
Ces acteurs impliqués dans le processus ont pris des engagements sur les délais d’opérationnalisation de cet outil. Et il a été retenu que, dans trois mois, il pourrait être effectif. « Au plus tard le 10 juin 2018, toutes les constructions scolaires qui ont été faites depuis 2012 seront intégrées dans la nouvelle base de données », a informé le ministre de l’Education nationale qui a reçu l’assurance des différentes parties prenantes.

D’ailleurs, après «Batimen», d’autres applications seront lancées pour la dématérialisation des procédures au niveau du département de l’Education nationale. C’est ainsi que le ministre a annoncé le lancement prochain, en mars ou avril 2018, de l’application de l’identification de l’éducation nationale. « Elle permettra à tous les enseignants et à tous les élèves d’avoir un numéro d’identification. Même les parents pourront s’identifier pour suivre ce qui se passe au niveau de l’éducation nationale». Aussi, l’application «Planète» devrait permettre de «gérer la classe, les emplois du temps, les notes. La conception de cette application étant déjà faite, il ne reste que son déploiement», a-t-il annoncé.

Quant à l’application «Codeco», également achevée, elle aura pour fonction la codification de tous les établissements scolaires sur le territoire.

Ousseynou POUYE

INTERDICTION DES COURS PRIVES PAYANTS : « LA CIRCULAIRE EST UN RAPPEL D’UNE MESURE DE 2010 »
Cours PriveLa mesure d’interdire les cours privés payants dans les établissements publics a été prise en 2010, a rappelé Serigne Mbaye Thiam. «Je pense que c’est faire un mauvais procès au ministère de l’Education nationale que de dire que la circulaire a été prise pour une quelconque guerre contre les enseignants dans un contexte de grève », a-t-il notamment dit. D’autant plus que, selon lui, il n’était pas encore au ministère lorsque cette circulaire avait été prise. Aussi, « je ne pense pas qu’on pouvait alors prévoir qu’en mars 2017, il y aurait une grève. Donc, c’est un rappel de la circulaire», a-t-il dit. Mais, le ministre a estimé que plusieurs éléments appuient cette décision. Car à ses yeux, il n’est pas sain dans notre système éducatif, qui est un système d’enseignement public, où l’Etat met à disposition des infrastructures, paie des enseignants, qu’on ait un système de suivi des élèves à deux vitesses.

«Que les élèves dont les parents ont les moyens puissent payer des cours privés payants complémentaires après les heures de cours normales et que les autres dont les parents n’ont pas les moyens ne puissent pas accéder à ces cours. C’est une question d’équité d’abord dans l’éducation. Mais, en même temps, c’est une question d’éthique aussi», a-t-il tonné. M. Thiam a, en outre, avancé qu’il n’est pas indiqué, à titre privé, qu’on utilise les infrastructures et le matériel mis à disposition par le gouvernement pour avoir des revenus que l’on encaisse exclusivement, sans pour autant qu’il y ait une part qui revienne à la réparation des salles de classe, des tables-bancs ou pour acheter de la craie.

Il s’est dit tout de même ouvert à l’idée qu’il y ait des cours complémentaires pour les élèves où l’on demande une participation de chaque élève. Mais, en ce moment-là, cela doit s’inscrire dans le cadre d’un projet pédagogique de l’établissement. «Par exemple, dans une salle de classe de 50 élèves, s’il y en a 20 dont les parents ont les moyens de donner 10.000 FCfa par mois, on peut imaginer que l’équipe pédagogique, autour de la direction de l’établissement, dise qu’on a un projet de remédiation pour les élèves en difficulté et de renforcement pour ceux qui sont déjà d’un bon niveau», a-t-il proposé. Non sans dire que cette trouvaille devrait permettre d’encadrer les élèves en difficulté pour les aider à se hisser au niveau de la classe et de renforcer ceux qui ont certaines habiletés. En attendant, a conclu le ministre, «tout chef d’établissement ou tout enseignant qui continue de dispenser des cours privés payants dans les établissements ne se conforme pas à la réglementation qui est en vigueur dans notre pays».

O. POUYE

GREVES DANS L’ENSEIGNEMENT : LE DIALOGUE SE POURSUIT
Le système éducatif sénégalais est sous la hantise permanente des grèves. Cependant, a souligné le ministre de l’Education nationale, le dialogue n’est pas rompu entre les parties concernées.

«Malgré les plans d’actions qui sont déroulés, le dialogue n’a jamais été rompu entre le gouvernement et les organisations syndicales. Nous continuons à discuter sur les questions pour prendre en compte leurs préoccupations», a déclaré Serigne Mbaye Thiam. D’autant plus que, selon lui, le l’Etat, pour la question qui préoccupe beaucoup plus les syndicalistes, à savoir celle de l’indemnité de logement, a fait une proposition d’une dotation de 12 milliards de FCfa. « Je peux comprendre qu’une organisation ne soit pas satisfaite, mais l’attitude la plus responsable pour moi, c’est de dire que nous faisons telle contreproposition pour qu’on en discute ». Il n’a pas manqué de demander aux partenaires sociaux de tenir compte de l’intérêt des parents et des élèves en suspendant la grève tout en continuant la discussion. «C’est le langage de vérité que je leur tiens et on continue à le tenir. Mais, nous n’avons jamais rompu le fil du dialogue ; nous continuons à discuter. Et je pense qu’on trouvera une solution», a-t-il espéré.

O. POUYE


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