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Actualités (3287)

La marche nationale des étudiants du Sénégal a suscité, hier, un engouement populaire dans les universités publiques de Ziguinchor.

Dans cette partie de la région méridionale du pays, plusieurs centaines d’étudiants de l’Université Assane Seck et de l’Université virtuelle (Uvs) ont battu le macadam pour manifester leur colère avec des brassards rouges et des pancartes, réclamant ainsi « Justice pour Fallou » et « Halte à la violence dans les campus ».

Le porte-parole des manifestants, Gora Thioune, par ailleurs président de l’Inter-amicale des étudiants de l’Université Assane Seck, a profité de l’occasion pour fustiger « l’acte commis » sur leur défunt « frère », Mouhamadou Fallou Sène.

« Nous demandons que justice soit faite », a-t-il martelé. M. Thioune a aussi déploré les exactions « dont les étudiants font souvent l’objet de la part des forces de l’ordre lors des grèves ».

En outre, les étudiants ont exigé que toute la lumière soit faite sur la mort de leur défunt camarade de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. Au-delà de l’affaire Mouhamadou Fallou Sène, ils ont réclamé des réformes pour de meilleures conditions d’études dans toutes les universités du Sénégal.

Les étudiants ont aussi demandé que toutes les autorités impliquées dans la mort de Fallou Sène et dans les retards de paiement des bourses soient sévèrement punies.

Sur ce, ils ont réclamé les démissions des ministres de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye.

A l’issue de leur marche, les étudiants des universités publiques de Ziguinchor ont été reçus par le gouverneur qui les a exhortés à œuvrer pour la pacification de l’espace universitaire, en attendant que les responsabilités soient situées.

El Hadj Moussa SADIO

En présence des autorités éducatives, militaires et des partenaires de l’éducation, le colonel Mamadou Gaye de l’armée sénégalaise, a donné une communication sur « la consolidation des valeurs civiques pour une école durable ». Lors de la clôture de la 22ème édition de la Semaine nationale de l’école de base (11 mai 2018), il a insisté sur la collaboration de l’armée et de l’école pour la restauration de la culture citoyenne et l’éveil du sens civique.

Képi bien vissé à la tête, lunettes correctement ajustées, le colonel Mamadou Gaye s’est mué en pédagogue lors de la clôture, le 11 mai 2018, de la 22ème édition de la Semaine nationale de l’école de base. Sur invitation des autorités éducatives, il a livré une communication relative au civisme et à l’éducation à la citoyenneté. D’emblée, il est parti de ce constat : «l’environnement mondial est miné par une crise d’identité et une perte de repères et de valeurs morales qui affectent considérablement nos sociétés et ralentissent leur marche vers le progrès. Au Sénégal, le réflexe civique et citoyen est en perte de vitesse et notre pays a besoin d’un sursaut national ».

Il a indiqué que la modernité a beaucoup influencé les modes de vie, ajoutant qu’aujourd’hui, on assiste à la déliquescence des valeurs sociétales telles que le sens de l’honneur, la politesse, la discipline, la perte des valeurs morales, la crise d’autorités et la démission parentale. Fort de ce constat, le colonel Gaye a estimé que faire de l’éducation civique et morale, le principal levier du leadership, constitue assurément une priorité. Notamment, par la pédagogie par l’exemple et surtout par une culture de l’éthique professionnelle. C’est pourquoi les forces de défense et de sécurité, à travers le concept « Armée-Nation », sont investies du devoir d’accompagner la communauté éducative, aussi bien sur le plan des infrastructures scolaires qu’à la redynamisation de l’esprit civique.

L’armée et l’école au front
Le colonel Mamadou Gaye est convaincu que la vocation du militaire, comme celle de l’enseignant et du fonctionnaire, est de servir, car a-t-il indiqué, c’est l’acte volontaire et conscient de tout individu qui se donne librement et totalement à une cause qui le transcende. Selon lui, le militaire, comme l’enseignant, doit, en permanence, être un exemple de discipline, un modèle de patriote respectueux des règles de comportement citoyen. L’acquisition de ces vertus passera nécessairement par un enseignement de qualité, voie incontournable pour mettre à la disposition de la patrie des citoyens convaincus de leurs devoirs. C’est pourquoi, il a affirmé que la conscience des enseignants et des militaires est plus que jamais interpellée. Aussi, sont-ils invités à repenser l’éducation à la citoyenneté qui doit être le préalable à toute autre forme d’éducation. Et c’est ce contrat de confiance qui lie l’armée à l’éducation qui vaut aux forces de défense et de sécurité de contribuer aux enseignements donnés au quotidien par de vaillants enseignants à la consolidation de la culture citoyenne des élèves.

Pour l’inspecteur d’académie de Rufisque, Cheikh Dione, la contribution de l’armée à la consolidation des valeurs civiques et à l’éducation à la citoyenneté va permettre au système éducatif de former de jeunes citoyens responsables, aptes à participer au développement du pays. Quant à la directrice de l’enseignement élémentaire, Ndèye Aby Ndao Cissé, elle est convaincue que l’école pourrait constituer un creuset de formation et de vivification des valeurs citoyennes et de l’éveil du sens civique pour construire une société juste, tolérante, donc viable.

Pape Coly NGOME

Des kits scolaires au nombre de 50 000 unités seront offerts aux élèves du cycle élémentaire des 41 communes de la région de Kaolack. Ce don est facilité par la municipalité de la capitale à travers un partenariat avec l’Ong Dubaï Cares.

Les 41 communes de la région de Kaolack compétentes en matière d’éducation pour le préscolaire et l’élémentaire pourront, pour la prochaine année scolaire, compter sur un soutien de taille : l’Ong Dubaï Cares. Cette dernière s’est engagée à leur fournir 50.000 kits scolaires destinés aux élèves du cycle fondamental. L’annonce a été faite par le représentant de l’Association de recherche en éducation pour le développement (Ared). C’était lors d’un atelier de planification des stratégies prioritaires en matière d’éducation de la municipalité de Kaolack. Selon Mamadou Amadou Ly, les contacts ont été noués durant une visite du maire de Kaolack, Mariama Sarr, à Dubaï. Cette dernière qui était à la recherche de partenaires pour la commune avait rencontré les dirigeants de cette Ong internationale. Un projet de collaboration a été ficelé et les grands axes portent sur le secteur de l’éducation. Ainsi, le partenaire devait appuyer la commune à accroître le niveau des infrastructures scolaires dans les zones défavorisées par la construction de salles de classes, renforcer la capacité de la commune dans l’entretien, la réhabilitation et l’assainissement du cadre de vie dans les zones inondables. Une intervention en vue de permettre l’ouverture des classes à temps dans les écoles traditionnellement envahies par les eaux lors de la saison hivernale. Les kits scolaires élargis aux élèves des autres communes de la région devraient faciliter les conditions d’apprentissage à des sujets issus de familles défavorisées, a indiqué Mme Diégane Wane Ly, adjointe au maire et représentante du conseil municipal à cette rencontre. Au nom de l’édile de la capitale régionale, elle a exprimé la gratitude des populations pour cette démarche pleine de générosité et de solidarité de cette organisation caritative. Elle a rappelé le caractère prioritaire du secteur de l’éducation au niveau de l’Etat en général et de la commune de Kaolack en particulier, avec un maire enseignant de formation. Le représentant de la structure chargée de la mise en œuvre du projet s’est félicité de l’ouverture affichée par les autorités de la commune de Kaolack, avec à leur tête Mariama Sarr qui a tenu à ce que ce partenariat puisse être élargi aux autres collectivités locales de la région.

Elimane FALL

Plusieurs institutions ont décidé de travailler en synergie pour documenter les herbiers au Cap-Vert, en Guinée, Guinée-Bissau, Gambie, Mauritanie, Sierra Leone et Sénégal. Le projet a été lancé à Dakar.

Les herbiers sont des prairies sous-marines qui abritent une diversité d’espèces aquatiques et végétales. Ce sont des habitats qui ont aussi une fonction écologique, particulièrement la séquestration du carbone, les nourriceries et la protection des littoraux. Malgré leur importance, les herbiers ne font pas l’objet d’une attention de la part des décideurs. C’est pour cela que les militants de la défense de ces écosystèmes ont décidé de travailler à leur préservation. « Nous voulons améliorer des connaissances sur ces aires, parce que ce sont les écosystèmes les plus mal connus de la sous-région. Nous voulons mettre un système de collecte de connaissances et de données », a indiqué le Dr Malick Diagana.

La documentation de ces milieux sera menée dans l’espace du Partenariat régional côtier et marin (Prcm), à savoir le Cap-Vert, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, la Mauritanie, la Sierra Leone et le Sénégal. Cette collecte de données vise à éclairer la prise de décision des décideurs et des acteurs. Ce vaste programme d’études sera soutenu par la Fondation Mava, présente sur le terrain de la conservation de la nature, au bénéfice de l’être humain et de la nature. « La Fondation Mava est un bailleur. Nous ne faisons que soutenir ces genres de projets. L’objectif, c’est de combler le manque de connaissances pour préserver cet habitat. Nous devons avoir des outils adéquats », a affirmé la chargée de programme à la Fondation Mava. L’organisation a, entre autres axes d’intervention, le renforcement des capacités des ressources humaines en gestion et planification. Aussi, elle participe activement à la sensibilisation en mettant l’accent sur l’importance et la valeur des zones humides. Les organisations comme Wetlands international Africa, le Secrétariat de la Convention d’Abidjan, le groupe international de travail sur les herbiers marins, Grid-Arendal, ont pris part à la réflexion.

Idrissa SANE

Des centaines d’étudiants ont marché, hier, à Dakar, de la place de la Nation (ex-Obélisque) au rond-point de la Rts, pour réclamer justice pour Fallou Sène, tué le 15 mai dernier à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. La Coordination des étudiants du Sénégal a demandé aussi l’union de leurs camarades pour faire passer leurs revendications.

Près de 10 jours après la mort de Fallou Sène, lors des affrontements entre les forces de l’ordre et les apprenants de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, la Coordination des étudiants du Sénégal a tenu une marche nationale à Dakar. A cet effet, des centaines d’étudiants se sont retrouvés à la place de la Nation (ex-Obélisque) pour marcher jusqu’au rond-point de la Rts. La majorité d’entre eux étaient vêtus de Tee-shirts noirs ou rouges sur lesquels il est mentionné en majuscule : « Justice pour Fallou Sène ». Cette marche, encadrée par les forces de l’ordre qui étaient appuyées par les responsables des étudiants, a vu la participation de beaucoup de représentants des coordinations des autres universités du pays. Du début jusqu’au point de dispersement, les nombreux marcheurs entonnaient des chansons à « l’honneur des combattants tombés pour la défense de la cause estudiantine ». Arrivés au rond-point de la Rts, les responsables de la Coordination des étudiants du Sénégal ont réitéré le mot d’ordre de grève illimitée jusqu’à la satisfaction de toutes leurs revendications. Alexandre Samb, président de la Coordination de Saint-Louis, habillé également d’un Tee-shirt noir, avec la mention « Justice pour Fallou Sène », a demandé aux étudiants du Sénégal de s’organiser pour faire face. Même après une rencontre avec le chef de l’Etat, il a affirmé que les revendications restent inchangées.

« Nous voulons que justice soit faite pour Mouhamadou Fallou Sène. De même que la démission du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, et du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ », a-t-il lancé devant ses camarades. Régissant aux critiques après leur rencontre avec le chef de l’Etat, il a tempéré et appelé tous les étudiants à l’unité. Car, a-t-il déclaré, l’heure n’est pas à la division. « Je suis de l’Ucad, de l’Ugb, d’Assane Seck, des universités privées qui ont participé à la marche. Toutes les universités sont là, et je rappelle que les étudiants ne sont pas corruptibles. Je ne suis pas corruptible, je suis imperturbable dans mes convictions et je reste ferme sur mes positions », a souligné M. Samb.

Même avis chez les autres responsables. Diène Ngom, président de la Coordination des amicales des écoles et instituts de l’Ucad, a renchéri que cette marche a été organisée par toutes les universités du Sénégal qui partagent la même douleur suite à la mort de Fallou Sène. « Aucune division ne sera possible. Nous demandons que tous ceux qui sont impliqués dans cette mort soient punis. Il faut aussi que tous les problèmes des étudiants sénégalais soient réglés une bonne fois », a-t-il argué, estimant que la question de la bourse doit trouver une solution pérenne.

Oumar KANDE

…LES BAVURES POLICIÈRES DÉNONCÉES À THIÈS…
Ils étaient nombreux dans la rue, hier, pour dénoncer les bavures policières notées dans les universités sénégalaises et réclamer justice pour leur camarade Fallou Sène. Par cette marche pacifique, encadrée par la police, les étudiants de Thiès ont exprimé leur solidarité à leurs camarades de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

« Justice pour Fallou », « Plus jamais ça ! » « Indemnisation immédiate des victimes ! » « Evacuez Ousmane ! » « Police, hors la loi », « Mary Teuw, démission », etc. Les messages sur les pancartes et T-shirts sont nombreux et quelquefois hostiles aux forces de l’ordre et aux autorités en charge de l’Enseignement supérieur.

A l’image de leurs autres camarades du Sénégal, des centaines d’élèves et étudiants de Thiès ont marché, hier, de la station Edk à la préfecture, en passant par la Promenade des Thiéssois et devant la mairie, pour exprimer leur solidarité aux étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis dont un des leurs a été tué d’une balle lors d’une manifestation estudiantine le 15 mai dernier.
« A travers cette marche, nous voulons que justice se fasse et que toute la lumière soit faite sur la mort de Fallou Sène, notre camarade tué par les forces de l’ordre, alors qu’il essayait de défendre la cause des étudiants », a déploré Samba Gningue, président de la Coordination des étudiants thièssois.

« Nous disons non à ce qui se passe à l’université qui n’est pas un champ de bataille ou de tuerie. Nous disons à l’Etat du Sénégal de payer à chaque fois les bourses, qui ne permettent même pas de régler les problèmes des étudiants, à date échue. Il ne faut pas attendre qu’il y ait mort d’homme pour essayer de se rattraper », a renchéri Collin Ernest Coréa, étudiant en Master 1 en Banque-Finance- Assurance à l’Université de Thiès. Selon le président de l’Amicale de l’Ufr Sciences économiques et sociales (Ses) de l’Université de Thiès, Daniel sylvain Diémé, cette marche pacifique est initiée pour dénoncer les bavures policières notées également à Thiès et celles qui ont occasionné la mort de Fallou Sène à l’Ugb.

« Nous dénonçons l’injustice dont les étudiants sont victimes à chaque fois qu’ils sont dans la rue pour réclamer le payement de leurs bourses. L’argent qui a été remis à la famille de Fallou Sène ne nous intéresse pas. Tant que justice ne sera pas rendue à notre camarade, nous allons poursuivre la lutte en élaborant d’autres plans d’actions », a-t-il assuré.
À l'issue de la manifestation, un mémorandum a été remis au préfet.

Ndiol Maka SECK

…SAINT-LOUIS DEMANDE UNE PUNITION SÉVÈRE DE L’AUTEUR DU CRIME…
Marche Etudiants Saint Louis 18Les étudiants de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis se sont encore retrouvés dans la rue pour manifester leur colère. Hier, ils ont organisé une marche pacifique et bien encadrée par les forces de l’ordre pour inviter le gouvernement à mobiliser toutes les énergies en vue de traquer, de neutraliser et de punir sévèrement l’auteur de ce crime commis sur la personne de Mouhamadou Fallou Sène. Cet étudiant originaire de Patar (département de Diourbel) et inscrit en 2ème année de Lettres modernes était âgé de 26 ans. Il était marié et père d’un enfant. Après avoir sillonné les rues, ruelles et artères du faubourg de Sor, dans la commune de Saint-Louis, les marcheurs se sont adressés à la presse pour déplorer, par la voix de leur porte-parole, Babacar Cissé, « la violence faite aux étudiants », «le non respect des franchises universitaires», « la maltraitance faite aux étudiants sénégalais », etc. Ils ont longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de prendre en charge la famille du défunt Fallou Sène sur tous les plans et à tous les niveaux. Les jeunes pensionnaires du campus social de l’Ugb ont tenu vaille que vaille à faire comprendre à l’ensemble de leurs concitoyens qu’ils n’ont pas reçu de l’argent de la présidence de la République et qu’ils demeurent incorruptibles. D’autres étudiants sénégalais, des ressortissants de la cité religieuse de Mame Rawane Ngom, ont également organisé une marche à Mpal (à une trentaine de kilomètres de Saint-Louis) pour développer les mêmes arguments et exprimer les mêmes doléances.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

…ZIGUINCHOR EXIGE QUE TOUTE LA LUMIÈRE SOIT FAITE
La marche nationale des étudiants du Sénégal a suscité, hier, un engouement populaire dans les universités publiques de Ziguinchor.

Dans cette partie de la région méridionale du pays, plusieurs centaines d’étudiants de l’Université Assane Seck et de l’Université virtuelle (Uvs) ont battu le macadam pour manifester leur colère avec des brassards rouges et des pancartes, réclamant ainsi « Justice pour Fallou » et « Halte à la violence dans les campus ».

Le porte-parole des manifestants, Gora Thioune, par ailleurs président de l’Inter-amicale des étudiants de l’Université Assane Seck, a profité de l’occasion pour fustiger « l’acte commis » sur leur défunt « frère », Mouhamadou Fallou Sène.

Marche Etudiants Zig 18« Nous demandons que justice soit faite », a-t-il martelé. M. Thioune a aussi déploré les exactions « dont les étudiants font souvent l’objet de la part des forces de l’ordre lors des grèves ».

En outre, les étudiants ont exigé que toute la lumière soit faite sur la mort de leur défunt camarade de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. Au-delà de l’affaire Mouhamadou Fallou Sène, ils ont réclamé des réformes pour de meilleures conditions d’études dans toutes les universités du Sénégal.

Les étudiants ont aussi demandé que toutes les autorités impliquées dans la mort de Fallou Sène et dans les retards de paiement des bourses soient sévèrement punies.

Sur ce, ils ont réclamé les démissions des ministres de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye.

A l’issue de leur marche, les étudiants des universités publiques de Ziguinchor ont été reçus par le gouverneur qui les a exhortés à œuvrer pour la pacification de l’espace universitaire, en attendant que les responsabilités soient situées.

El Hadj Moussa SADIO

…À KOLDA, DES SANCTIONS EXEMPLAIRES RÉCLAMÉES
Les élèves du lycée Alpha Molo Baldé de Kolda demandent que justice soit faite après la mort de l’étudiant Fallou Sène lors des manifestations estudiantines survenues le 15 mai dernier à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. Avec le renfort des étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) et de ceux de l’Ugb originaires de la région de Kolda, ils ont organisé, hier, une marche pacifique pour réclamer des sanctions exemplaires contre les auteurs de ce drame. Aucun incident n’a été signalé durant cette manifestation qui, faut-il le rappeler, a été autorisée par le préfet de Kolda. Scandant des slogans comme  « Je suis Fallou Sène » ou « Que justice soit faite sur la mort de Mouhamadou Fallou Sène », les marcheurs ont pris départ devant le lycée Alpha Molo Baldé pour se rendre à la gouvernance où ils ont fait une déclaration à la presse. « (…) Nous tenons à réitérer que l’université n’est pas un champ de bataille, mais un temple du savoir. Nous ne voulons pas aller à l’université pour être assassinés », a déclaré Souleymane Baldé, président de l’Association des étudiants ressortissants de la région de Kolda à l’Ugb et coordinateur du mouvement estudiantin local. Il a demandé aux plus hautes autorités de ce pays de tout mettre en œuvre pour retrouver les coupables, afin que de pareils évènements ne se reproduisent plus dans les universités sénégalaises, non sans rappeler le cas de l’étudiant Bassirou Faye qui avait également trouvé la mort, en 2014, dans des circonstances similaires.

Mamadou Aliou DIALLO

L’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) travaille à sauver les océans qui génèrent la richesse et créent des milliers d’emplois à travers le monde. La réflexion engagée sera sanctionnée par l’élaboration d’un document consensuel contenant des préoccupations et des priorités.

L’océan vit le paradoxe de son histoire. Il fournit des biens et des services à plus de 600.000 personnes au Sénégal. En revanche, il est agressé par l’homme qui le transforme en dépôt de rejets, un site d’immersion, d’enfouissement des déchets dangereux. Déjà, ces écosystèmes sont menacés avec le changement climatique qui a comme effet leur acidification, la modification de la qualité des eaux et leur dilatation. Ce sont autant de facteurs et d’enjeux qui ont conduit l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) a organisé une consultation nationale sur : « L’importance de l’avancement des sciences de l’océan et la nécessité de mieux intégrer les connaissances dans la prise de décision en Afrique ». Il revient alors aux chercheurs, aux scientifiques, dans leur diversité et leur spécificité, de proposer des solutions pour sauver l’océan.

« Point n’est besoin de rappeler que la Science, la technologie et l’innovation (Sti) constituent, sans aucun doute, les paradigmes majeurs qui interpellent les progrès et avancées de l’humanité.

Elles permettent, entre autres applications, de contribuer efficacement à la sauvegarde de l’environnement, notamment à la prévention des risques et périls liés aux changements climatiques », a indiqué le président de l’Ansts, le Pr Doudou Bâ. Il est attendu des spécialistes la production d’un document répertoriant à la fois les problèmes et les priorités pour les populations et les autorités. Cette consultation nationale, a rappelé M. Bâ, vise à obtenir l’engagement de tous les acteurs dans le processus de concertation, d’échange et de réflexion inclusive et participative afin de produire un document national consensuel. « L’Ansts et ses partenaires scientifiques envisagent de mettre en place une base de travail. En guise d’exemple, elle porterait sur le développement des capacités en sciences de la mer, sur une évaluation des besoins en gestion durable des ressources vivantes et non vivantes, sur l’amélioration du cadre de vie en milieu côtier et le long du littoral, sur le décloisonnement des équipes… », a souligné son président.

Le Pr Salif Diop, président de la Commission communication, média et publication (Ccmp) a égrené les menaces qui pèsent sur les océans, particulièrement leur acidification et pollution. La protection des océans qui représentent 71% de la planète revêt des enjeux vitaux pour bien des communautés. « Préserver ces milieux marins, c’est participer à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration de la croissance », a-t-il soutenu.

S’agissant du sous-thème « Socio-économie des communautés littorales (activités et impacts sur les systèmes socio-écologiques et socio-économiques des littoraux du Sénégal) : rôle de la science », il a été recommandé la promotion de l’exploitation durable des ressources marines ainsi que la protection de certains habitats sensibles et des communautés littorales et côtières.

Mais aussi, « proposer des produits élaborés pour améliorer la valeur ajoutée générée par la pêche, la consolidation des emplois et des moyens d’existence des communautés de pêche », lit-on dans le document remis à la presse.

Idrissa SANE et Seydou KA

TROIS QUESTIONS A… PR SALIF DIOP, COORDONNATEUR SCIENTIFIQUE DE L’ANSTS : « RÉFLÉCHIR SUR LA DURABILITÉ DES OCÉANS »
Quels sont les enjeux liés à cette consultation nationale sur les océans ?
Il s’agit d’abord de réfléchir sur comment faire pour assurer la durabilité des océans qui sont, aujourd’hui, exposés du fait de leur utilisation pour le transport maritime des marchandises, l’exploitation des ressources halieutiques, l’industrie pétrolière, etc. Donc, il faut faire en sorte que cette durabilité puisse être assurée pour les générations futures.

Le Sénégal va bientôt entrer dans l’ère de l’exploitation du pétrole. Comment préserver nos océans ?
Notre porte d’entrée, c’est la science, la technologie et l’innovation. On va voir comment les meilleurs scientifiques peuvent, dans le cadre de cette conférence, aborder cette question, de manière durable, en utilisant toutes nos connaissances. Mais surtout, il faut que ces connaissances puissent servir à la prise de décision des autorités.

Comment expliquez-vous le fait que les océans qui représentent 71% de notre planète soient moins étudiés par les scientifiques dont les travaux se limitent souvent aux côtes ?
Parce que c’est plus difficile. On s’est toujours contenté de la côte qui est plus facilement accessible. Pour étudier l’océan profond, il faut avoir les moyens ; ce qui n’est pas le cas pour les chercheurs africains.

Propos recueillis par I. SANE et S. KA

Quels sont les enjeux liés à cette consultation nationale sur les océans ?
Il s’agit d’abord de réfléchir sur comment faire pour assurer la durabilité des océans qui sont, aujourd’hui, exposés du fait de leur utilisation pour le transport maritime des marchandises, l’exploitation des ressources halieutiques, l’industrie pétrolière, etc. Donc, il faut faire en sorte que cette durabilité puisse être assurée pour les générations futures.

Le Sénégal va bientôt entrer dans l’ère de l’exploitation du pétrole. Comment préserver nos océans ?
Notre porte d’entrée, c’est la science, la technologie et l’innovation. On va voir comment les meilleurs scientifiques peuvent, dans le cadre de cette conférence, aborder cette question, de manière durable, en utilisant toutes nos connaissances. Mais surtout, il faut que ces connaissances puissent servir à la prise de décision des autorités.

Comment expliquez-vous le fait que les océans qui représentent 71 % de notre planète soient moins étudiés par les scientifiques dont les travaux se limitent souvent aux côtes ?
Parce que c’est plus difficile. On s’est toujours contenté de la côte qui est plus facilement accessible. Pour étudier l’océan profond, il faut avoir les moyens ; ce qui n’est pas le cas pour les chercheurs africains.

Propos recueillis par I. SANE et S. KA

Le Cices, en partenariat avec l’Association nationale des femmes chirurgiens dentistes et l’Association des chirurgiens dentistes du Sénégal, a organisé une journée de consultations et de soins buccodentaires gratuits le 19 mai 2018.

Dans le cadre de la Foire du Ramadan, le Cices, en collaboration avec l'Association nationale des femmes chirurgiens dentistes et l'Association des chirurgiens dentistes du Sénégal, a organisé une journée de consultations et de soins buccodentaires gratuits. Trouvé en pleine consultation dans le bus de soins de l’Association nationale des femmes chirurgiens dentistes du Sénégal, Mamadel Bassoum, membre de l’équipe de consultation, a confié qu’au moins 62 patients ont profité de cette journée de consultations gratuites. Après quelques consultations, le jeune chirurgien dentiste a révélé qu’ils ont constaté, en général, des caries dentaires et des maladies parodontales. «Nous sommes en période de Ramadan et les gens utilisent beaucoup de sucreries ; ce qui entraîne l’apparition de ces caries dentaires. Ces patients se plaignent souvent de douleurs dentaires », a-t-il expliqué. Poursuivant, M. Bassoum a indiqué qu’ils ont sensibilisé ces derniers sur l’importance de l’alimentation et de l’hygiène buccodentaire mais aussi sur la nécessité d’éviter de consommer trop de sucreries qui s’attaquent aux dents. En outre, ils ont procédé, sur place, à certains soins.

Cela a été facilité par la présence dudit bus équipé en matériel de qualité. Le directeur général du Cices, Cheikh Ndiaye, a rappelé que la Foire du Ramadan est transversale avec un ensemble de services. C’est ainsi, a-t-il dit, qu’ils ont organisé cette journée de consultations et de soins buccodentaires gratuits. « Avec la grande foire, les offres de soins et de services sanitaires concernent souvent les maladies chroniques. La Foire du Ramadan étant un événement de moindre envergure, on a pensé ne pas se disperser dans l’offre de soins médicaux en choisissant le secteur dentaire », a souligné le directeur du Cices. M. Ndiaye a donc invité les personnes ayant des problèmes dentaires à venir se faire consulter le 26 mai après la première journée du 19.

O. KANDE

En vue d’une meilleure prise en charge des urgences, le centre hospitalier régional de Ziguinchor prévoit d’organiser un téléthon en juin. L’objectif est de mobiliser 800 millions de FCfa.

Au mois de juin 2018, le centre hospitalier régional de Ziguinchor va organiser un téléthon pour lever 800 millions de FCfa. L’hôpital veut ainsi améliorer la prise en charge des urgences. « Préoccupée par la résolution de la problématique de la gestion des urgences, la structure a identifié un certain nombre de solutions parmi lesquelles le rapprochement des médecins de leur lieu d’intervention en urgence à travers la construction de logements destinés à ces derniers dans l’enceinte de l’hôpital », lit-on dans le projet élaboré.

Cette initiative est aussi motivée par « le taux de mortalité dans la structure qui reste élevé. Et ce, malgré les efforts consentis par les autorités sanitaires dans la prise en charge des urgences ».

Selon les organisateurs de ce téléthon, le retard dans la prise en charge des urgences par les médecins spécialistes figure parmi les facteurs justifiant la forte mortalité. « Il faut noter qu’il y a pratiquement un seul médecin par spécialité et qu'aucun ne réside dans l’enceinte de l’hôpital. Compte tenu de cela, le système de garde ne saurait intégrer ces spécialistes. De ce fait, il apparait important de les rapprocher de la structure pour réduire le délai de prise en charge des urgences », lit-on dans le document parvenu à la rédaction.

C’est pourquoi l’hôpital veut mobiliser, via l’organisation d’un téléthon, des ressources (en espèce ou en nature) en vue de maximiser l’accès des clients du Centre hospitalier régional de Ziguinchor à des soins de qualité. Si les objectifs fixés par la structure sont atteints, 12 appartements pour les spécialistes seront construits et équipés, seize studios érigés pour accueillir et loger les stagiaires dans l’enceinte de l’hôpital, etc.

Oumar KANDE

A l’occasion de la journée de consultations organisée par le Fonds sénégalais de solidarité islamique (Fssi) aux Parcelles Assainies, plusieurs personnes ont bénéficié de soins gratuitement.

Les populations des Parcelles Assainies, plus particulièrement celles de l’Unité 24, ont eu droit à des soins gratuits le week-end dernier. Cela, grâce à la journée de consultations gratuites organisée par le Fonds sénégalais de solidarité islamique (Fssi). A travers cette activité sociale, le Fssi a mobilisé une dizaine de médecins de diverses spécialités au Centre médico-social Keur Oumoul Mouminina. Les soins procurés vont de la médecine générale au dépistage du cancer du col de l’utérus en passant par le contrôle de la tension artérielle, le dépistage du diabète et la médecine dentaire.

En plus des soins, des médicaments étaient offerts aux malades. Ce qui a nécessité une forte mobilisation des populations ainsi que des autorités locales, notamment le sous-préfet des Parcelles Assainies et le maire de la commune, Moussa Sy. « Près de 400 personnes ont bénéficié de soins lors de cette journée. Cette mobilisation peut s’expliquer par la gratuité des soins, sans compter les médicaments offerts », a expliqué le médecin-chef du centre médico-social, le Dr Souleymane Mbodj.

L’intérêt des populations manifesté par leur mobilisation a poussé les responsables du Fssi à inscrire cette activité dans la durabilité. D’ailleurs, Assane-Abdoukarim Diop, président du Fssi, a promis de prendre en charge les besoins de « l’environnement immédiat » du centre dans le cadre du Programme de développement équitable dont l’Unité de développement de la carte sociale (Udcs) a en charge l’élaboration et le suivi.

Maguette NDONG

Le Centre national d’oncologie qui sera érigé à Diamniadio, sur financement de Korea Eximbank, permettra d’offrir des soins de qualité et la formation des ressources humaines, mais aussi de développer la recherche.

Le Sénégal va bientôt disposer d’un Centre national d’oncologie. Un financement de 85,5 millions de dollars (près de 47 milliards de FCfa) est acquis auprès de la Corée. Hier, à Busan, l’ambassadeur du Sénégal en Corée, le général Mamadou Guèye Faye, et le président de Korea Eximbank, Eun Sung-soo, ont procédé à la signature de l’accord de prêt. La signature s’est déroulée au Bexco, le Centre des expositions de Busan, où se déroulent, depuis lundi, la 53ème édition des Assemblées annuelles de la Bad. C’était en présence du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye. « Ce projet ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre nos deux pays. Nous allons continuer à renforcer notre coopération », a déclaré le président de Korea Eximbank. Selon l’ambassadeur Mamadou Guèye Faye, ce centre à ériger à Diamniadio et destiné à la prise en charge des cancers sera de dernière génération. Il permettra ainsi d’offrir des soins de qualité et la formation des ressources humaines, mais aussi de développer la recherche.

Conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Action sociale et chef de projet santé au Pse, Dr Fadel Kane renseigne que ce centre d’oncologie est estimé à 105,5 millions de dollars avec une contribution de 20 millions de dollars de la part de l’Etat. Selon lui, le démarrage des travaux est prévu en 2019.

Oumar Guèye, tout en saluant l’appui de la Corée, a souligné que le Président Macky Sall accorde une attention particulière à tout ce qui touche au capital humain et que les questions de santé sont dans l’axe 2 du Pse. « Ce centre qui s’occupera des aspects liés au cancer est extrêmement important. L’ambassadeur Mamadou Guèye Faye a signé, au nom du gouvernement, l’accord de financement avec le président d’Eximbank. C’est un moment très fort », s’est félicité le ministre de la Pêche.

De notre envoyé spécial à Busan, Aliou KANDE

La Caisse de dépôt et de consignation (Cdc) a remis, hier, du matériel médical d’une valeur de 15 millions de FCfa au Service dermatologique de l’hôpital Aristide le Dantec.

Le Service de dermatologie de l’hôpital Aristide Le Dantec a reçu du matériel médical d’une valeur de 15 millions de FCfa de la Caisse de dépôt et de consignation (Cdc). La cérémonie de remise s’est tenue hier. Pour le Pr Suzanne Niang, chef dudit service, « cet acte salutaire enrichit considérablement la qualité de vie des malades déjà en souffrance ». Elle a fait savoir que « les maladies de la peau ont déjà une connotation psychologique, parce que ce sont des infections très préoccupantes. Pour ces raisons, l’hôpital doit constituer un havre de paix pour ces malades ».

Le Pr Niang a aussi demandé un parrainage avec la Cdc. C’est « la seule chose qui peut nous permettre de mettre fin à la vétusté de nos locaux et d’aménager le service », a-t-elle dit. De même, elle a invité les autres structures à s’inspirer de l’exemple de la Cdc pour relever le plateau technique des hôpitaux qui doivent être au service de toutes les populations.

Le secrétaire général de la Cdc, Khalifa Ababacar Ndao, a indiqué que ce matériel vient appuyer l’hôpital Aristide Le Dantec qui est une structure de référence en Afrique de l’Ouest. Compte tenu de l’importance que le gouvernement du Sénégal accorde à la santé, M. Ndao a soutenu que la Cdc compte jouer sa contribution. Toujours dans le cadre de la Rse, il a rappelé que la structure qu’il représente travaille avec le ministère de l’Education nationale pour l’élaboration de manuels destinés aux élèves de la banlieue. Le ministre de l’Environnement et du Développement, le Pr Mame Thierno Dieng, ancien chef du Service de dermatologie de l’hôpital Aristide Le Dantec, a pris part à la cérémonie.

Oumar KANDE

7 000 CONSULTATIONS PAR AN
Le Service de dermatologie de l’hôpital Aristide le Dantec a une triple mission : la formation, les soins et la recherche. Selon son chef, il constitue « le seul service d’hospitalisation dans ce pays concernant les maladies de la peau ». Il dispose de 20 lits accueillant 250 hospitalisations par an. Annuellement, le service effectue 7000 consultations. « Nous constituons un des plus grands centres de formation en Afrique francophone avec 5 Professeurs titulaires, 3 assistants, 3 internes et 55 médecins en cours de spécialisation », a soutenu le Pr Suzanne Niang, rappelant que plusieurs centaines de médecins ont été formés dans ce service depuis l’année 2000 avec des étudiants qui viennent de l’Afrique francophone et du Maghreb.

Le ministre de l’Environnement, avant son entrée dans le gouvernement, a réaffirmé la qualité des ressources humaines de cette structure. « On forme les meilleurs dermatologues de la zone dans ce service. Les Maghrébins viennent se former ici. Et dans leur pays, ils sont recherchés. La dermatologie au Sénégal a de beaux jours devant elle, car il y a des gens compétents dans ce service », a souligné Mame Thierno Dieng.

O. KANDE

Les membres du Conseil d’administration de l’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamo) ont adopté plusieurs documents stratégiques allant du plan quinquennal à celui de communication. Ces derniers vont aider à rendre viables et solvables, dans les prochaines années, les Institutions de prévoyance maladies (Ipm).

Le Conseil d’administration de l’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamo) s’est réuni le 9 mai 2018 à Dakar. Ses membres ont adopté le rapport d’activités 2017 ainsi que les documents stratégiques devant mener la nouvelle structure vers une mise en œuvre effective de ses missions. Il s’agit du plan de communication qui devrait permettre d’instaurer une ère nouvelle dans les relations d’information et de communication entre les différents acteurs de l’Assurance maladie obligatoire, du plan stratégique quinquennal qui constitue la ligne directrice pour les cinq prochaines années et du manuel de procédures administratives, financières et comptables qui permet de fonctionner suivant les règles définies en matière de prévoyance sociale.

« Nous voulons, à travers ces plans stratégiques, rendre solvables et viables les Institutions de prévoyance maladie », a fait savoir Marie Rosalie Ngom Coly, directrice de l’Icamo. Selon elle, on retrouve dans ces documents des activités que l’institution doit mener ainsi que les ressources financières à mobiliser. Ce sont des documents importants qui permettent à l’institution d’éviter le pilotage à vue, parce qu’une fois acceptés, les membres du conseil d’administration adoptent en même temps le plan opérationnel ainsi que le budget annuel. « Il en sera ainsi jusqu’en 2022 », a-t-elle informé.

Concernant le plan de communication, Mme Coly a souligné que c’est dans le souci d’instaurer une ère nouvelle en permettant aux différents acteurs de l’Assurance maladie obligatoire d’être au même niveau d’information.

Le manuel de procédures administratif, financier et comptable va aider la structure à fonctionner suivant les règles en vigueur de la prévoyance sociale. « Nous pouvons dire, après une année d’exercice, que les conditions sont réunies pour que l’institution puisse efficacement mettre en œuvre ses missions et aller dans le sens de l’offre de services au profit des Institutions de prévoyance maladie », a assuré Mme Coly.

L’autre axe, selon elle, concerne l’amélioration du partenariat entre les Ipm et les structures de santé. Sur ce plan, beaucoup d’activités sont prévues ; la directrice de l’Icamo citant le cadre de concertation qui permettra de faire un diagnostic entre les Ipm et les prestataires des soins (médecins, pharmaciens, chirurgiens dentistes). « Nous allons aussi profiter de ces concertations pour consolider des acquis et corriger les lacunes », a-t-elle signifié.
Pour rappel, le Sénégal compte 129 Ipm.

Eugène KALY

Faisant le lien entre la qualité de l’air et la santé humaine, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Mame Thierno Dieng, a relevé que la qualité de l’air se dégrade de plus en plus dans la capitale sénégalaise. Pour inverser cette tendance, il a préconisé une approche multisectorielle contre la pollution de l’air.

L’air de mauvaise qualité plane toujours sur Dakar. Et même s’il tient à relativiser la question du niveau de pollution, telle qu’indiqué récemment dans un rapport de l’Oms, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a reconnu que la qualité de l’air est en train de se dégrader davantage dans la capitale sénégalaise. « On a l’impression, au Sénégal, que les gens sont dans une attitude inconsciente de la pollution de l’air avec des conséquences dangereuses sur la santé, notamment en ce qui concerne les maladies respiratoires », a-t-il indiqué, hier, à l’ouverture d’un atelier portant sur les enjeux de la qualité de l’air à Dakar. D’après Mame Thierno Dieng, malgré le dispositif de surveillance continue de la qualité de l’air mis en place à Dakar par l’Etat, « il est avéré, aujourd’hui, que la pollution de l’air constitue le premier risque environnemental pour la santé humaine ». Le ministre a ainsi confirmé les résultats d’une analyse environnementale montrant que la qualité de l’air se dégrade à Dakar avec plus de 5 épisodes de forte pollution entre décembre 2017 et mars 2018. A l’en croire, cette situation est due aux particules en suspension émises par les activités humaines et particulièrement le trafic automobile diesel.

La vétusté du parc automobile et l’activité industrielle font partie également des causes à retenir, selon Moussa Sow, conseiller technique au ministère des Transports et du Désenclavement. Ce faisant, le Pr Dieng a invité les acteurs à profiter de la concertation engagée avec les secteurs du transport et de la santé pour dégager des axes d’intervention et de prévention. Cela, afin de rendre plus vivable l’air à Dakar. « Nous devons élaborer une stratégie d’amélioration de la qualité de l’air pour la ville de Dakar dans un premier temps, et l’étendre peu à peu sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.

A ce sujet, si le département de l’Environnement a estimé qu’il peut compter sur le travail de l’Observatoire de la qualité, du côté du ministère des Transports et du Désenclavement, on évoque, entre autres mesures, le renouvellement du parc des gros porteurs et la réalisation de certains projets novateurs dans le domaine des transports de masse comme le Bus rapid transit (Brt) et le Ter. Il s’agit, comme l’a indiqué le ministre de l’Environnement, d’amener la qualité de l’air à Dakar à un degré compatible à la santé humaine.

Seydou Prosper SADIO

MAME THIERNO DIENG, MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT : « LA BANDE DES FILAOS N’EST PAS EN TRAIN DE DISPARAÎTRE »
Interpellé sur la problématique de la déforestation au Sénégal, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la biodiversité, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a estimé que la bande des filaos qui jalonne la zone des Niayes, de Dakar à Saint-Louis, sur environ 450 kilomètres, n’est pas en train de disparaître. « Il faut seulement noter que les filaos aussi ont une durée de vie ; ce qui nécessite une replantation des arbres », a relevé Mame Thierno Dieng. Malgré l’action anthropique, il est d’avis que cet écosystème sera sauvegardé grâce à la stabilisation des dunes de sable. « Il faut qu’on change de paradigmes dans la protection de la biodiversité », a proposé le Pr Dieng.

S. P. SADIO

Interpellé sur la problématique de la déforestation au Sénégal, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la biodiversité, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a estimé que la bande des filaos qui jalonne la zone des Niayes, de Dakar à Saint-Louis, sur environ 450 kilomètres, n’est pas en train de disparaître. « Il faut seulement noter que les filaos aussi ont une durée de vie ; ce qui nécessite une replantation des arbres », a relevé Mame Thierno Dieng. Malgré l’action anthropique, il est d’avis que cet écosystème sera sauvegardé grâce à la stabilisation des dunes de sable. « Il faut qu’on change de paradigmes dans la protection de la biodiversité », a proposé le Pr Dieng.

S. P. SADIO

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a affirmé la volonté du Sénégal d’assurer une transition vers une croissance verte à l’horizon 2035. C’était à l’occasion de l’atelier de validation technique de la Stratégie nationale de croissance verte organisé, le 17 mai 2018, à Dakar, en partenariat avec l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi).

Entamé au Sénégal depuis un an, le processus de validation de la Stratégie nationale de croissance verte (Sncc) a connu son épilogue, le 17 mai 2018, à Dakar. L’atelier qui a réuni l’ensemble des acteurs autour de la tutelle a débouché sur l’adoption d’une feuille de route dont l’objectif est d’aider le Sénégal à intégrer les facteurs de développement durable dans toutes les politiques sectorielles.

Jetant un regard sur les défis qui interpellent le Sénégal en matière de croissance durable, Amadou Lamine Guissé, secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable a indiqué qu’il s’agit de créer les conditions pour l’émergence d’entreprises durables dans tous les domaines d’activité afin d’inscrire le Sénégal dans la dynamique d’une économie verte avec moins de déchets. Selon lui, une croissance verte au Sénégal reste un défi à relever dans un contexte marqué, aujourd’hui, par l’exploration et l’exploitation prochaine des ressources pétrolières et gazières. « Cela ne peut être durable sans la maîtrise de certains facteurs liés à l’environnement et à la croissance verte », a-t-il déclaré à l’ouverture des travaux.

Le nouveau document, qui sera bientôt soumis aux autorités étatiques, tient non seulement compte des défis interpellant le Sénégal dans ce contexte, mais indique également la voie à suivre pour voir comment produire plus de biens et de services avec moins d’énergie. Comme l’a indiqué Mamadou Konaté, conseiller en croissance verte à l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi), le but visé est d’intégrer les 23 objectifs répartis dans les 5 axes de la Stratégie nationale dans les politiques sectorielles du pays. Même si les aspects budgétaires n’ont pas été évoqués, le secrétaire général du ministère de l’Environnement a soutenu que les acteurs vont miser sur les financements verts, à travers la mobilisation de fonds publics comme privés, pour accompagner le Sénégal sur cette voie vers la croissance verte.

« En dépit des efforts enregistrés ces dernières années, le pays reste exposé aux changements climatiques, aux difficultés liées à la productivité agricole, les énergies renouvelables, l’eau potable, les emplois durables, la dégradation des sols et l’érosion marine durement ressentie dans le tourisme, entre autres défis », a listé Amadou Lamine Guissé. Il est attendu donc, comme l’a souligné le représentant-résident du Gggi au Sénégal, Mahamadou Tounkara, de mettre à la disposition du pays un instrument qui permettra la réalisation d’une croissance beaucoup plus résiliente et inclusive et faire en sorte qu’il passe au rang des Etats à revenu intermédiaire d’ici à l’horizon 2035 ».

Seydou Prosper SADIO

La dépollution de la baie de Hann pourrait être effective courant 2018. Du moins, si tout se passe comme prévu. Les financements de la première phase, évaluée à environ 39 milliards de FCfa, sont bouclés. L’information a été donnée par le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) au cours de la remise de chèques aux personnes impactées par le projet à Thiaroye.

La pertinence du projet de dépollution de la baie de Hann a été saluée par tous les acteurs présents à la cérémonie de remise de chèques aux familles impactées par le projet de dépollution de la Baie de Hann. Parmi eux, le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Lansana Gagny Sakho. Il a rappelé qu’au-delà de la dépollution de la baie, les travaux à réaliser permettront à 500.000 personnes des quartiers de Hann Bel-Air, Thiaroye-sur-Mer, Thiaroye Azur et Mbao d'avoir accès à l'assainissement. A l’en croire, le financement de la première phase du projet, chiffré à 60 millions d'euros (39 milliards de FCfa), est bouclé. Le démarrage des travaux est prévu avant la fin de l'année.

Cependant, le Dg de l'Onas a tenu à préciser que cette phase sera suivie d’une autre. « Tout le financement est bouclé », a-t-il avancé. « C’est un projet qui est au cœur de la gouvernance du président de la République, Son Excellence Macky Sall, qui a donné des instructions, pour que les programmes structurants puissent être exécutés dans les plus brefs délais », a-t-il ajouté. M. Sakho a aussi indiqué qu'un dialogue inclusif a eu lieu entre les populations et les autorités au titre du processus d’indemnisation. Ce qui lui fait croire qu'il ne peut pas y avoir de problème avec les populations qui ont déjà reçu leurs chèques et sont appelées à partir.

Le porte-parole des bénéficiaires, Pathé Mbaye, a salué l'existence de ce projet qui, selon lui, va régler beaucoup de problèmes. Il a affirmé que les audiences publiques ont précédé les indemnisations des familles. « Nous sommes assis sur un volcan, car il y a l'usine des Ics qui pollue. En outre, dans la zone franche, une usine de tannerie y déverse ses eaux usées. Ces sources de pollution ont causé beaucoup de dégâts », a-t-il souligné. Selon un autre bénéficiaire, « aujourd'hui, la réalisation d'un centre d'épuration, voire d'autres centres secondaires, permettra de bien traiter l'eau, de la rendre propre, même si elle est appelée à être acheminée vers la mer ».

L’adjoint au préfet de Pikine, Badara Diaw, a retracé le processus ayant abouti à la remise de ces chèques. « Nous avions mis en place une commission de recensement et d’évaluation des impenses qui a déjà procédé à un travail de recensement. Ce travail a été suivi d’une conciliation ayant abouti à cette cérémonie de remise de chèques », a-t-il mentionné. M. Diaw a rappelé que les familles ayant reçu leurs chèques doivent impérativement libérer le tracé, de manière à permettre le démarrage des travaux.

Abdou DIOP

Le Pr Ousmane Thiaré, nouveau recteur de l’Ugb, est un pur produit de cette université. Il y a fait ses études avant de revenir y enseigner l’informatique.

Nouveau recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, le Pr Ousmane Thiaré est un pur produit de cette institution d’enseignement supérieur. Selon un document de présentation, c’est à l’Ugb qu’il a obtenu une Licence, une Maîtrise, une Aea (Attestation d’études approfondies) et un Dea (Diplôme d’études approfondies) en Mathématiques appliquées, respectivement en 1997, 1998, 1999 et 2000. Après, il s’est rendu à l'École polytechnique de l’Université François Rabelais de Tours (Polytech’ Tours), en France, en 2002, pour y faire un Dea en Informatique. En 2007, il a obtenu un Doctorat unique en Informatique à l’Université de Cergy-Pontoise en France.

En ce qui concerne ses enseignements à l’Ugb, il a été Assistant titulaire en Informatique à partir de 2002, Maître-assistant titulaire en 2008 et Maître de conférences de 2010 à 2015. Depuis juillet 2015, M. Thiaré est Professeur titulaire dans cette même université où il a été coordonnateur du troisième cycle en Informatique de 2011 à 2013. De novembre 2013 à novembre 2016, il a occupé le poste de directeur du Centre de calcul Ousmane Seck de l'Ugb. Le nouveau recteur est également membre du Conseil scientifique et pédagogique de l'Ecole doctorale des sciences et des technologies de l'Ugb. Depuis avril 2014, il est Professeur associé à l'African university of science and technology (Aust) d'Abuja, au Nigeria. Il faut noter qu’il est aussi expert  évaluateur de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup).

Dans le cadre de ses fonctions récentes, le Pr Ousmane Thiaré est, depuis mars 2017, directeur du Centre d’excellence africain en mathématiques, informatique et Tic (Cea-Mitic). Cet institut, une des fiertés de l’Ugb, est un projet de la Banque mondiale estimé à 8 millions de dollars américains. Son ambition est de changer les dynamiques de l’accès à l’emploi en formant une main d’œuvre de qualité et en connectant tous les acteurs demandeurs et prestataires de services dans les domaines des mathématiques, de l’informatique et des Tic sur lesquels l’Ugb possède une expertise confirmée.

Réagissant dans la presse suite à la nomination du Pr Ousmane Thiaré, Patrice Correa, secrétaire général du Saes (Syndicat autonome de l’enseignement supérieur)/section Ugb, est revenu sur le volontarisme et les qualités de l’homme. Mais, il a rappelé que l’Ugb a besoin « d’un Plan Marshal, d’autant que tout est par terre ». Selon lui, « une discrimination positive des autorités devrait permettre de remettre à flots cette institution universitaire ».

Pour sa part, le Pr Thiaré a émis son vœu « de voir la situation apaisée et de travailler pour hisser l’Ugb ». Sur les ondes d’une radio de la place, il dit « prendre cette marque de confiance du chef de l’Etat et du ministre de l’Enseignement supérieur avec beaucoup de responsabilité. Il a également exprimé sa volonté d’associer tout le monde afin de relever les défis.

A. M. NDAW

Dans le même sillage que la nomination d’un nouveau recteur, l’Ugb a un nouveau responsable pour les œuvres sociales. Ainsi, le secrétaire général de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn), Papa Ibrahima Faye, a été nommé, samedi dernier, directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), en remplacement d’Ibrahima Diao. Pape Ibrahima Faye a rejoint la Dgpsn le 8 août 2014. Il est également un ancien pensionnaire de l’Ugb. Politiquement, c’est un proche du maire de Saint-Louis, Mansour Faye. Il est responsable politique Apr dans les quartiers de Diaminar, Eaux-Claires, Léona et Médina Course.

A. M. NDAW

La Semaine régionale de la santé de la mère et de l’enfant se déroulera du 25 au 30 juin 2018 dans la région de Diourbel. L’objectif visé est de rapprocher les services de soins des populations pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Cette année, le district sanitaire de Mbacké va abriter la cérémonie de lancement.

Le Dr Balla Mbacké Mboup, médecin-chef de la région médicale de Diourbel, a, à l’issue d’un Crd, fait savoir que le district sanitaire de Mbacké va abriter, cette année, la cérémonie de lancement de la Semaine régionale de la santé de la mère et de l’enfant (25-30 juin 2018). Selon lui, « le choix de Mbacké s’explique par le fait qu’elle présente un bon dispositif communautaire de soins, l’engagement du maire et du médecin-chef de district, sans compter la détermination des « Badianou Gokh » de la localité ». Il a estimé que, pour une bonne organisation de l’évènement, il faut beaucoup de moyens financiers, logistiques et humains. « Nous allons aussi planifier avec le ministère de la Santé et les partenaires, mais aussi avec les communes », a-t-il indiqué, informant qu’un budget prévisionnel de 82 millions FCfa est dégagé.

Evoquant  les indicateurs de la santé de la mère et de l’enfant de la région de Diourbel, le médecin-chef de région a fait savoir « qu’elles sont relativement faibles, en dépit des efforts enregistrés depuis quelques années ». Il a relevé que le plus déterminant  de ces indicateurs est la mortalité maternelle qui est très élevée. « De 116 décès en 2016, nous sommes à 81 décès en 2017. Il faut mettre ce résultat dans le cadre de l’amélioration des autres programmes », a expliqué le Dr Mboup.

Concernant la planification familiale, il a révélé que la dernière Enquête démographique et de santé (Eds) donne une prévalence de 16,8%. « Sur le fait que les femmes n’utilisent pas encore les Consultations prénatales (Cpn), les barrières sociales, culturelles et économiques sont les principaux déterminants et entravent l’utilisation des services de santé de façon globale, mais surtout des services de santé de la mère », a indiqué le médecin-chef de région, déplorant que les femmes viennent se faire consulter tardivement.

Poursuivant, il a déclaré que la Semaine va leur permettre de « donner des conseils mais aussi d’offrir des services, afin que ces indicateurs soient rehaussés ». Cette activité sera également mise à profit pour faire des consultations foraines et inscrire les enfants à l’état civil.

Mamadou DIEYE

Le chef de l’Etat a pris des mesures conservatoires en mettent fin aux fonctions du recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis et du directeur du Crous. Malgré tout, les étudiants maintiennent leur mot d’ordre de grève et demandent le départ des ministres de l’Enseignement supérieur et de l’Economie.

Le président de la République, Macky Sall, a mis fin, le 19 mai 2018, aux fonctions du recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb), Baydallaye Kane, et du directeur du Crous (Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis), Ibrahima Diao. Cette décision est consécutive aux évènements survenus à l’Ugb, le 15 mai 2018, et ayant causé la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène. A l’annonce de la nouvelle de ces limogeages, la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) a tenu une assemblée générale pour évaluer la situation. D’emblée, Jeanne Gomis, porte-parole du jour, a invité ses camarades « à ne pas se laisser berner par ces mesures ». En effet, « l’heure n’est pas à la réjouissance ni à l’excitation, car nos acquis et doléances n’ont pas encore trouvé des solutions », a-t-elle avancé. C’est pourquoi, tout en demandant à l’autorité de publier les résultats de l’enquête après son bouclage, les étudiants continuent à réclamer le départ de Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et d’Amadou Bâ, ministre de l’Economie et des Finances.

Mlle Gomis s’est également désolée de « ce sacrifice de trop, fruit de présumées dissensions entre le ministre de l’Enseignement supérieur et celui des Finances ».

Amadou Maguette NDAW

Le Président de la République, Macky Sall, n’a pas attendu pour mettre en œuvre la mesure qu’il avait annoncée, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres. Depuis jeudi dernier, l’Inspection générale d’Etat (Ige) a débuté son enquête pour faire la lumière sur les dysfonctionnements ayant entraîné le retard du paiement des bourses des étudiants, à l’origine des heurts entre ces derniers et les forces de l’ordre à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis avec, malheureusement, le décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène.

Le 15 mai dernier, outrés par le retard accusé dans le paiement de leurs bourses du mois d’avril, les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, dans les affrontements avec les forces de l’ordre ont perdu un des leurs, Mouhamadou Fallou Sène. Une mort qui a fortement ému les Sénégalais. Le lendemain, en réunion du Conseil des ministres, le Président de la République, manifestement atteint par ces événements tragiques, exigeait que toute la lumière soit faite sur les causes des dysfonctionnements ayant entraîné ce retard aux conséquences tragiques.

En effet, il était dit dans le communiqué qui a sanctionné la réunion dudit Conseil que Macky Sall, « entamant sa communication sur les événements regrettables survenus mardi 15 mai 2017 à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, […] a fait observer une minute de silence à la mémoire de Monsieur Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en deuxième année de Lettres modernes qui a perdu la vie au cours des manifestations. En cette douloureuse circonstance, le Président de la République présente, au nom de la Nation, ses condoléances émues à la famille éplorée, à la communauté universitaire et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à faire, dans les meilleurs délais, toute la lumière sur les causes du retard des paiements, à l’origine des manifestations qui ont occasionné cette mort inacceptable afin de situer toutes les responsabilités. A cet effet, le Président de la République a fait diligenter une mission de l’Inspection générale d’Etat (Ige) afin de faire le point sur le système et les procédures de paiement des bourses d’études. Enfin, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement, l’impératif de prendre toutes les dispositions requises pour faciliter le paiement effectif des bourses d’études allouées aux étudiants Sénégalais à bonne date, au regard de la priorité sociale absolue qu’elles constituent. »

Au regard des informations parvenues au « Soleil », tout porte à croire que la résolution du Président de la République était déjà ferme le jour même de la survenue du drame. En effet, on apprend que le jeudi 17 mai 2018, moins de vingt-quatre heures après la réunion du Conseil des ministres, les Vérificateurs de l’Ige étaient à l’œuvre. Déjà, toujours selon nos interlocuteurs, ils ont été en contact avec les trois entités au cœur du processus de paiement des bourses à quelque cent dix-sept mille (117.000) étudiants : le ministère de l’Enseignement supérieur, la banque Ecobank et le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

Il nous revient que l’équipe désignée du réputé corps de contrôle de l’Etat, sans désemparer, passe à la loupe tous les documents fournis par les entités précitées aux fins de savoir à quel niveau les pratiques d’usage n’ont pas été respectées, avant de rendre compte au Président de la République. En somme, essentiellement, il devrait s’agir pour l’équipe du Vérificateur général, Jean François Collin, de trouver réponses aux questions suivantes : Primo, quand est-ce que le Bon d’Engagement pour lesdites bourses a été émis ? Secundo, quand est-ce que le Bon d’Engagement a été saisi et validé dans le Système intégré de gestion des finances publiques (Sigfip) ? Tertio, est-ce que, comme l’exige l’instruction interministérielle, le Bon d’Engagement était accompagné des Etats de Paiement des ayants droit qui, seuls, permettent leur identification et leur paiement ?

Selon nos interlocuteurs, les réponses à ses trois questions pourraient permettre de situer l’origine du dysfonctionnement.

Yakham C. N. MBAYE

Le professeur Ousmane Thiaré a été nommé samedi, par décret présidentiel, recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis en remplacement de Baydallaye Kane.

Pape Ibrahima Faye remplace Ibrahima Diao à la direction du Centre régional des oeuvres universitaires et sociales de l’université de Saint-Louis (Crous)

L’UGB fait face depuis le 15 mai dernier à une crise envenimée par la mort par balle de Mouhamadou Fallou Sène. L’étudiant en deuxième année de lettres modernes, marié et père d’un enfant a trouvé la mort lors d’affrontements avec les Forces de sécurité venus ramener l’ordre dans l’espace universitaire.

En effet, les étudiants de l’UGB avaient très tôt ce jour pris d’assaut le centre régional des oeuvres universitaires et sociales (Crous) réclamant le paiement de leurs bourses et des conditions d’études "acceptables".

Les Forces de l’ordre étaient venues annihiler leur volonté de faire de ce mardi, une "journée sans ticket" dans les restaurants de l’Ugb.

Source : APS

La Journée internationale des familles des Nations unies a servi de prétexte pour lancer l’initiative « Nestlé pour des enfants en meilleure santé ». L’objectif est d’aider 50 millions d'enfants africains à mener une vie plus saine d'ici à 2030. Selon un communiqué, ce projet permettra, entre autres, de donner des conseils aux parents sur la nutrition de leurs enfants. « Avec cette nouvelle initiative, Nestlé accélère la transformation de son portefeuille de produits alimentaires et de boissons dans le monde entier. Rien que pour 2017, l'entreprise a lancé plus de 1000 nouveaux produits pour répondre aux besoins nutritionnels des enfants », lit-on dans le communiqué. Lequel renseigne que « 174 milliards de portions d'aliments et de boissons enrichies dans 66 pays où les personnes souffrent de carences en micronutriments essentiels, tels que le fer, l'iode et la vitamine A, ont été mis à la disposition des familles vulnérables ». Le groupe mettra également à la disposition des écoles de l’Afrique de l’Ouest et du Centre des produits de nutrition pour que les élèves puissent avoir une vie saine. Le programme « Nestlé for healthy kids », déjà expérimenté, a touché, selon le document, près de 115.000 écoliers dans ces deux parties de l’Afrique.

L’entreprise, avec le soutien des ministères de l'Education et de la Santé, s’est engagée à résoudre les problèmes de santé des enfants en âge scolaire, tels que l'anémie et l'obésité, en favorisant une nutrition saine et une activité physique. Elle va aussi soutenir des programmes d’hygiène et l’hydratation.  

E. KALY

A l’initiative de la société Eiffage, en partenariat avec l’Ong Path, des centaines de travailleurs des entreprises situées dans la commune de Hann Bel-Air ainsi que des riverains ont eu droit, le 17 mai 2018, à une sensibilisation sur l’hypertension artérielle et des séances de dépistage.

« Les médecins ont posé des questions sur les habitudes de vie, notamment l’alimentation, les efforts physiques, le passé sanitaire des parents. Ils ont prodigué des conseils très utiles pour toute personne qui aspire à un bien-être », a confié Marie Gomis, une employée de la société Eiffage assise sur une chaise, sous une petite tente, en compagnie d’une dizaine de personnes. Selon elle, « tous les citoyens ont besoin d’avoir des conseils sur la santé. Nous ne contrôlons pas ce que nous mangeons. Cela comporte des risques que nous ne savons pas ». Cette femme a bénéficié, avec une centaine de personnes, d’un dépistage de l’hypertension artérielle. Une activité initiée par la société Eiffage Sénégal, en partenariat avec l’Ong Path, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle célébrée le 17 mai 2018. « Le but de cette journée est de fournir de l'information sur la prévention, la détection et le traitement de la maladie », a déclaré Alioune Badiane, directeur général adjoint d’Eiffage Sénégal.

Selon Mamadou Sy, un des médecins mobilisés pour la circonstance, l’étape de contrôle est suivie d’ateliers où les spécialistes sensibilisent sur la maladie. « J’ai passé toutes les étapes. Tout est normal », a lancé un jeune ouvrier, visiblement satisfait.

Le même sentiment de satisfaction a animé Alioune Badiane. « C’est une prise de conscience du personnel et des riverains sur la nécessité de veiller à la santé, surtout l’hypertension qui est une maladie assez silencieuse et sournoise. La santé dans l’entreprise n’est pas un vain mot. Nous avons besoin de gens valides. Nous avons besoin d’avoir un personnel en bonne santé. Sans une bonne santé, on ne peut pas aspirer à un développement de la société », a-t-il souligné. Aminatou Sarr, directrice de l’Ong Path qui est spécialisée en santé, a affirmé que l’hypertension artérielle fait des dégâts dans le pays. « Des milliers de travailleurs souffrent d’hypertension. Il faut sensibiliser les entreprises pour leur dire qu’il ne s’agit pas seulement de faire du profit. Il faut aussi s’impliquer dans la prise en charge des questions sanitaires. Il faut donc s’intéresser à la prévention », a-t-elle lancé.

Babacar DIONE


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