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Actualités (2464)

L’Etat du Sénégal va accélérer la construction de logements sociaux. Un objectif de 20.000 unités par an est fixé à l’horizon 2025 grâce à des facilités octroyées aux promoteurs immobiliers du public et du privé. L’assurance a été donnée, le week-end dernier, à Kaolack, par le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie.

La promotion de l’habitat social va occuper une place de choix dans la politique du gouvernement du Sénégal à l’horizon 2035. Une volonté réaffirmée, à Kaolack, par Diène Farba Sarr, ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Il s’exprimait en marge de la quatrième édition des journées de consultations médicales gratuites initiée par Kaolack nouvelle vision (Knv) d’Ahmed Yousseph Bengelloune.

Selon M. Sarr, le ministère a pris les devants pour faciliter la tâche aux promoteurs engagés dans cette initiative étatique. « A l’époque, c’était un guichet, maintenant c’est informatisé, vous avez le plan architectural, le plan cadastral, le bail, la taxe et on vous donne l’autorisation de construire. Tout cela reflète la politique du président Macky Sall qui avait un objectif de 15.000 logements par an. Nous sommes déjà à 11.000. J’espère que d’ici à 2025, nous aurons au moins 20.000 logements par an », a indiqué le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, faisant savoir qu’il existe des mesures d’assainissement du sous-secteur.

« Dans mon département, il y a ce qu’on appelle une commission d’agrément avec des conditions à remplir et qui sont au nombre de 10. Si elles sont réunies, le foncier est donné gratuitement. Car, dans le cahier de charges déposé, on connaît le promoteur, ses capacités financières et son environnement juridique », explique-t-il.

Diène Farba Sarr a également informé qu’actuellement 27 promoteurs privés peuvent avoir un foncier gratuit. « Je vous informe que nous avons déjà Diamniadio, à Daga-kholpa, le décret est signé, il y a Yenne, etc. Tout cela participe à l’accélération », avance-t-il.

Signalons que la quatrième édition des journées de consultations médicales gratuites initiées par Knv est marquée cette année par des actions sociales à l’endroit des pensionnaires de la pouponnière de Bongré. Ces derniers ont reçu la visite de deux pédiatres, une dotation de plus de 500.000 FCfa en médicaments.

Elimane FALL

Des Sénégalais peuvent avoir accès à temps réel aux guichets automatiques de banque (Gab) en panne ou opérationnels sur toute l’étendue du territoire. A la date du 17 septembre 2017, plus de 300 Sénégalais ont eu recours à cette innovation. L’application est conçue par Papa Malick Sarr, un jeune ingénieur sénégalais qui a déjà occupé des postes de responsabilité dans des sociétés évoluant dans les Tic.

Le retrait d’argent des Guichets automatiques de banque (Gab) est un geste simple. Mais, parfois les usagers sont contraints de valser de guichet à guichet pour toucher leur argent. L’économie de temps recherchée par les banques est contrariée. L’ingénieur Papa Malick Sarr a fait, à plusieurs reprises, les tours des Gab avant de rentrer bredouille. Un guichet hors service déçoit. L’ingénieur a alors assumé ses responsabilités. Au bout du compte, il a mis au point une application qui fournit, à temps réel, une cartographie des Gab en service et en panne.

« C’est une application qui répertorie les guichets automatiques qui fonctionnent et ceux qui ne le sont pas. Le client n’a pas besoin de faire le tour des banques pour retirer de l’argent. A l’aide de cette application, il peut aller directement au guichet en service de sa banque », souligne Papa Malick Sarr qui a roulé sa bosse dans une grande société intervenant dans le domaine de l’informatique.

Ce Sénégalais, qui a fait ses études supérieures à l’Université de Bordeaux 1, a eu à occuper le poste de responsable de la qualité et de la sécurité des Systèmes d’informations (Si) chez Chaka entre juin 2015 et novembre 2016. Par la suite, il devient le directeur technique de la société Arkamaz Sénégal (décembre 2016-mars 2017). L’occurrence des pannes des guichets les lendemains de fête au Sénégal a déjà fait les choux gras de la presse au Sénégal. Actuellement plus de 300 Sénégalais ont la possibilité, en tout lieu et à n’importe quel moment, de connaître les guichets opérationnels des banques où ils peuvent toucher à leurs sous. L’ingénieur sénégalais offre ses services aux Sénégalais.

« La carte bancaire est un service. Ce n’est pas offert. Donc le client doit pouvoir avoir de l’argent en se rendant au guichet. Mais ce n’est pas souvent le cas. Des Sénégalais peuvent télécharger gratuitement cette application sur leur portable et avoir un répertoire des guichets où ils peuvent retirer de l’argent sans perdre de temps ou sans se rabattre aux guichets d’autres banques », avance l’ingénieur.

L’engagement des banques en question
L’application Gabloc est un répertoire des Gab de 14 banques implantées au Sénégal sur une carte Google Maps. L’état des Gab est réactualisé de façon régulière grâce à un système dynamique de collecte des informations. Les versions pour les plateformes iOs et WindowsPhone seront déployées dans les prochains jours. Les usagers peuvent avoir accès à ces services à travers l’adresse www.gabloc.com.

La startup compte aller plus loin. Un deuxième boitier est en confection. Il sera muni de deux boutons, l’un pour signaler une panne et l’autre pour informer que le Gab est en marche. « Les vigiles peuvent envoyer une note si le distributeur ne marche pas. Si le distributeur est en panne, on peut envoyer une sonorisation aux vigiles pour lui demander d’aller regarder afin de confirmer ou d’infirmer l’information qui a été donnée précédemment », explique l’ingénieur.

Des Sénégalais pourraient tirer davantage de ses services de cette application sur toute l’étendue du territoire si les banques acceptent de s’engager à intégrer cette innovation dans leur dispositif. L’innovateur a conscience que sa création ne passera pas comme lettre à la poste auprès des institutions financières de la place. « Nous allons continuer à travailler. Nous ne pouvons pas attendre les institutions financières. Les Gab sont dans des espaces publics », soutient l’ingénieur qui a des compétences en audit des systèmes d’information.

Ce Sénégalais s’illustre également dans la conception des solutions embarquées, qui sont en quelque sorte des systèmes de surveillance à distance. En juin 2007, il a développé des interfaces multimédia (Lecteur Flash, Viewer Vidoé For Linux) et mis en place des pilotes périphériques embarqués en USB et 12C.

Idrissa SANE

En quelques semaines, le port maritime de Kaolack est sorti de l’ombre. A la faveur de la reprise des activités, la question de sa réhabilitation suscite tous les intérêts des acteurs économiques.

Comment faire pour que l’embellie notée au port maritime de Kaolack soit durable ? La question est au cœur du débat chez les acteurs économiques de la région de Kaolack. Une interrogation suscitée par des échos de presse relevant une reprise importante des mouvements de navires sur le fleuve Saloum. Concernés au premier chef par ce regain d’activités, les élus de la principale chambre consulaire locale ne sont pas indifférents à cette nouvelle donne. «Nous avons toujours cru au rôle stratégique du port de Kaolack dans le développement des activités économiques de la région de Kaolack ; ce qui nous a poussé, depuis 2010, avec l’équipe du président Serigne Mboup, à consentir des efforts pour faire fonctionner l’infrastructure en termes de renforcement de la sécurité et de réhabilitation des entrepôts et des terres-pleins», a déclaré le premier vice président de l’institution consulaire, El Hadj Mouhamadou Fallou Bâ. Des ambitions qui dépasseraient la circonscription administrative. «C’est vrai qu’on est plus dans le contexte de l’après première guerre mondiale où Kaolack était le second port fluvial de l’Afrique occidentale française (Aof) avec une déserte de près de 2.000 navires l’an. Aujourd’hui, avec le dragage du chenal, on pourrait en faire la clé de voute du développement du pôle territorial du Sine-Saloum. Avec l’importance économique de la ville de Touba, Kaolack pourrait jouer le rôle de port d’éclatement vers la cité religieuse distante seulement de 110 kilomètres, en évitant les goulots d’étranglement sur les routes de la capitale Dakar », a analysé cet homme d’affaires partagé entre Kaolack et Touba. Un plaidoyer qui va avoir une plus grande tonalité pour les régionales centrales du pays. Déjà sur le terrain, les échanges avec la région de Diourbel sont de plus en plus importants. L’élu consulaire est persuadé que les pouvoirs publics vont accompagner cette dynamique. «La réhabilitation du port maritime de Kaolack par le dragage du chenal pour assurer la navigabilité du fleuve par des navires de 5.000 à 6.000 tonneaux fait partie des projets prioritaires du Plan Sénégal émergent (Pse) et la reprise observée ces dernières semaines milite à sa mise en œuvre par l’État», estime El Hadj Mouhamadou Fallou Bâ.

Elimane FALL

En perspective à la rentrée scolaire prochaine, l’Inspection d’académie de Pikine-Guédiawaye a fait le bilan de l’année scolaire écoulée et jeté les bases d’une nouvelle forme de management en vue d’atteindre les objectifs visés en termes de qualité des enseignements. Au cours de cette rencontre, les Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) ainsi que les chefs d’établissements ont listé les difficultés auxquelles ils font face. Il s’agit notamment de la nécessité de remettre en l’état certains établissements relativement affectés par les inondations. Entre autres obstacles qui peuvent entraver l’opération « Oubi tey, diangue tay » (commencer les cours le jour de la rentrée).

Même si la plupart des établissements scolaires ne sont pas affectés, certains nécessitent des travaux de réhabilitation. A ce sujet, l’Inspecteur de l’académie de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade, considère que des dispositions sont prises pour que ces établissements affectés puissent être aptes à recevoir les élèves avant la rentrée des classes. Il a indiqué qu’il sera également question d’œuvrer de manière à avoir une année scolaire apaisée. C’est ainsi qu’à travers le Comité du dialogue social, des décisions sont en train d’« être prises de manière à initier l’ensemble des partenaires sociaux sur les grandes décisions que l’Ia prend dans une démarche partenariale qui va déboucher sur un climat social apaisé. A l’Ief de Pikine, il n’y a pratiquement pas de gros problèmes.

Contrairement à l’Ief de Thiaroye et de Keur Massar où plus d’une quinzaine d’écoles ont besoin d’être remises en l’état. Seyni Wade de préciser qu’il ne s’agit pas en réalité d’inondation à proprement parler. Mais, des écoles où des flaques d’eau sont formées dans la cour ou bien des salles de classe envahies par l’eau de pluie. Dans tous les cas, il a rassuré que toutes les dispositions sont prises pour que l’opération « Oubi tey, diangue tey » soit une réalité.

Abdou DIOP

La Foire des innovations en éducation et formation initiée par la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a été lancée au Centre culturel Blaise Senghor hier. Les acteurs ont tous salué cette initiative qui permet de valoriser le secteur de l’éducation et de la formation.

Pour la première édition de la Foire des innovations en éducation et formation organisée par la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), l’esplanade du Centre culturel Blaise Senghor s’est avérée très petite pour recevoir les nombreux stands. Des écoles de formation aux maisons d’édition, en passant par le ministère de la Culture, des structures privées, il y a eu une forte présence des exposants. Moussa Mbaye, président du conseil d’administration de la Cosydep, a rappelé que même si certains pensaient qu’il n’y a pas assez d’innovations dans le système éducatif, la foire a démontré le contraire. « Nous sommes satisfaits de ce travail avec le ministère de la Formation professionnelle pour montrer aux Sénégalais que les solutions sont là par rapport aux enjeux auxquels on fait face en termes d’apprentissage, de formation et d’emplois », confie Moussa Mbaye, qui indique que les Sénégalais ont un génie qu’il faut répandre pour faire d’eux des producteurs et non seulement des consommateurs.

Le secrétaire général du Cusems, Abdoulaye Ndoye, a laissé entendre, au nom des syndicats de l’enseignement, que cette initiative de la Cosydep est à saluer et à pérenniser à travers le pays. Dans le cadre « de l’espace troc », les syndicalistes ont donné des sacs destinés aux élèves n’ayant pas les moyens.

Venu visiter les stands de cette foire, le ministre de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, a apprécié cette initiative de la Cosydep. « C’est une première parce qu’on a l’habitude de voir des foires, mais voir autant de personnalités, d’organisations diverses se regrouper autour de l’école, de la formation, c’est une belle idée à saluer. Il faut l’étendre à l’intérieur du Sénégal », indique le ministre.

Pour lui, dans ce monde actuel, on est en perpétuelle mutation et on devrait être dynamique dans la recherche de solutions, dans les positions, dans les accompagnements. « Dans le domaine de la formation professionnelle, en termes d’innovations, nous avons décidé d’installer et de mettre en place un cadre national de concertation. Ce cadre existe et il fonctionne. On parle d’adéquation formation-emploi. Au Sénégal, depuis plus de deux ans, l’adéquation formation-emploi prend forme parce que c’est le secteur privé qui décide avec nous, travaille avec nous dans l’identification des créneaux, des secteurs porteurs pour la formation des jeunes», soutient M. Talla.

Il a salué la chaîne de solidarité mise en place dans « l’espace troc » de la foire et qui a permis aux visiteurs de donner gratuitement des livres et autres produits à ceux qui en ont besoin. La foire lancée ce vendredi baissera rideau ce samedi.

O. KANDE

Constatant un manque voire une absence totale de toilettes dans plusieurs écoles du pays, le colonel Antoine Wardini, directeur du Service civique national, a trouvé un bailleur chinois qui a accepté de financer la construction et la réfection de toilettes dans plus de 20 établissements du pays. Le coût du projet est de 200 millions de FCfa.

L’Ecole Sacoura Badiane jouxte les périmètres de la Place de l’Obélisque. A quelques jours de la rentrée, la cour de l’établissement est très propre, contrairement aux autres écoles. Avec l’appui de partenaires, le directeur a pu balayer et nettoyer les coins et recoins de l’école. A gauche, juste après le portail, les jeunes ont fini de bruler les ordures rassemblées après le balayage et le désherbage de l’établissement. Une épaisse fumée monte vers le ciel depuis le tas d’immondices brulées. Derrière, on aperçoit un joli bâtiment flambant neuf, peint en couleur verte et au dessus duquel sont soigneusement installées des tôles toutes neuves séparées du reste de la bâtisse par un espace pour permettre une très bonne aération.

A l’intérieur, le bâtiment est parfaitement carrelé. C’est le nouveau bloc de toilettes de l’école Sacoura Badiane qui compte actuellement 417 élèves pouvant allant jusqu’à 500 avec les demandes de transferts et autres nouvelles inscriptions, selon le directeur Jean Baptiste Gomis. Le bloc est divisé en deux compartiments (un pour les filles et un autre pour les garçons) de quatre toilettes chacun avec des espaces urinoirs, des lavabos, etc. Ce nouveau bâtiment trône juste à côté des anciennes toilettes de l’école qui ne répondaient plus aux normes de sécurité pour accueillir les jeunes élèves.

Compte tenu de cela et constatant, pendant les précédentes vacances citoyennes, les difficultés des enfants dans les écoles d’avoir des sanitaires, le directeur du Service civique national, le colonel Antoine Wardini, a décidé de trouver des financements pour construire ou reconstruire les toilettes des établissements. C’est ainsi que la compagnie chinoise Huawai a décidé de mettre 200 millions de FCfa.

Jean Baptiste Gomis, directeur de l’école Sacoura Badiane, brandissant fièrement les clefs, a apprécié à sa juste valeur ces nouvelles toilettes. « On avait beaucoup de problèmes avec les toilettes qui étaient vieilles. Elles étaient bouchées depuis le mois de novembre et il a fallu qu’on trouve de l’argent pour les réparer. Dieu est venu à notre aide avec l’arrivée du colonel Wardini qui a construit avec les Chinois ces nouvelles toilettes », se réjouit M. Gomis.

Pour lui, ces toilettes spacieuses sont plus adaptées pour les enfants que les anciennes qui étaient dans un état déplorable. « Quand les toilettes sont insuffisantes, les enfants faisaient leurs besoins dans la cour ou derrière. Avec les huit nouveaux box, si on reconstruit les huit autres, il y aura assez de toilettes pour tous les élèves. Nous sommes très contents de ce projet, car si les toilettes sont sales, il y a même un problème de santé des enfants qui se posera. Ce programme améliore aussi l’environnement scolaire », indique le directeur de l’école Sacoura Badiane.

Des toilettes toutes neuves à la rentrée
A la Médina aussi, à l’établissement El hadji Mour Diop dite « Ecole Médine » qui compte 521 élèves pour 11 classes fonctionnelles, le programme de réfection et de construction des toilettes dans les écoles a eu des résultats. En face des salles de classe, les « toilettes mortes » devenues dangereuses pour les élèves ont été toutes reconstruites suivant le même modèle et la même architecture que les sanitaires de l’école Sacoura Badiane. Même constat à l’école Alassane Ndiaye Alou partageant le même mur avec l’école Elhadji Mour Diop. Là aussi les élèves seront heureux d’utiliser des toilettes toutes neuves à la rentrée des classes.

Le directeur de l’école Elhadji Mour Diop, Fodé Diouf, a dit aussi sa joie d’avoir ces nouvelles toilettes. « Les toilettes étaient vraiment impraticables. Maintenant les nouvelles toilettes ont permis l’assainissement avec une nouvelle fosse », confie-t-il, assurant que le suivi sera fait avec la mairie pour un meilleur entretien.

D’autres établissements ont bénéficié de ces infrastructures. Il s’agit, entre autres, du Cem de Grand Yoff, du Lycée Talibou Dabo, de l’école élémentaire Mbakhane Ndiouffere de Diourbel, des écoles Moustapha Baidy Bâ et Daral 2 de Fatick, de l’école préscolaire Mbour Sérère Kao. Dix autres établissements situés entre Dakar, Thiès, Diourbel et Kaolack vont bénéficier de ce programme en cours.

Oumar KANDE

Du 22 août au 4 octobre 2017, 4,537 milliards de FCfa ont été virés pour le paiement des sommes dues aux personnels enseignants, informe un communiqué du rectorat de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

« A la date du 6 octobre 2017, le rectorat informe que toutes les sommes dues aux enseignants et chercheurs, dont les états sont transmis, ont été intégralement virées auprès des banques ». C’est la mise au point apportée par le rectorat de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) suite à la sortie de la coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui avait menacé de boycotter les examens de rattrapage à cause du non-respect par l’Etat de ses engagements à payer les sommes dues aux personnels enseignants et de recherche.

Dans un communiqué, le rectorat informe « qu’une somme de 4.537.819.707 de FCfa a été débloquée entre août et octobre 2017 par les pouvoirs publics pour le paiement des sommes dues aux personnels enseignants et de recherche (Per) ». Cette somme a été consacrée au paiement des « per dium voyage d’études », aux « billets voyages d’études » aux « primes de recherche » aux « heures complémentaires du 1er et 2e semestre » et aux « salaires du mois de septembre ». Ainsi, une somme de 408.973.535 de FCfa a été débloquée le 22 août 2017 pour le paiement des enseignants-vacataires.

Pour la rubrique « per dium voyage d’études », c’est le 25 août 2017 qu’une enveloppe de 479 millions de FCfa a été dégagée pour son paiement. Les « billets voyages d’études » ont été payés, renseigne le communiqué, le 28 septembre 2017 pour une somme de 277.820.000 de FCfa. Ensuite, 214.041.109 de FCfa ont été virés le 25 août 2017 pour payer les primes de recherche. Pour le paiement des heures complémentaires du 1er et du 2ème semestre 2017, un montant de 757.985.063 de FCfa a été dégagé du 28 septembre au 2 octobre 2017. Enfin, 2,4 milliards de FCfa ont été levés le 4 octobre dernier pour payer les salaires du mois de septembre.

Toutefois, le recteur salue « les efforts fournis par les enseignants » et les exhorte à « poursuivre cet élan qui a déjà permis de résorber les retards accusés dans le déroulement du calendrier universitaire, au long de ces cinq dernières années, au seul bénéfice des étudiants et du Sénégal ». Il a aussi magnifié « la résilience des étudiants et le dévouement des Personnels administratifs, techniques et de service (Pats) qui ont contribué à la stabilisation relative de l’Ucad ».

Aliou Ngamby NDIAYE

En vue de pérenniser une initiative datant de plusieurs années, la direction de l’Ecole nationale de police a renouvelé son soutien au Centre national de transfusion sanguine par un don de sang organisé dans ses locaux. L’objectif était de récolter 300 poches de sang en vue de sauver des vies.

L’Ecole nationale de police et de formation permanente a organisé, hier, une journée de don de sang. Elle s’inscrit dans son partenariat avec le Centre national de transfusion sanguine. « Cette activité est organisée, chaque année, deux ou trois fois, et elle connaît toujours une forte mobilisation de la part des membres de l’établissement », affirme Mansour Sané, agent dudit centre. Il a ajouté que l’école s’est très souvent montrée disponible en cas de besoin de poches de sang. « Je la remercie pour cet acte noble ». La direction a en effet pris en charge le matériel médical nécessaire, l’alimentation des donneurs, ainsi que la mobilisation de ressources humaines. Les agents du Centre national de transfusion sanguine se sont dits satisfaits, car totalisant un nombre de 225 poches sur un objectif de 300 à la mi-journée. « J’invite les Sénégalais à leur emboîter le pas, car ce geste, apparemment simple, sauve des vies. Des femmes enceintes, des soldats sur le champ de bataille et autres. C’est d’une importance cruciale ».

De l’avis de Ciré Sow, pensionnaire de l’Ecole nationale de police, « c’est un acte volontaire qui aide ceux qui en ont besoin. Nul n’est à l’abri d’un accident ou d’une situation nécessitant une transfusion sanguine ». Il affirme l’avoir fait à plusieurs reprises, tout comme la plupart de ses camarades.

Emmanuella Marame FAYE
(stagiaire)

Des jeunes africains ont massivement pris part au quatrième « Rebranding Africa Forum » qui constitue un cadre innovant, un espace de dialogue pertinent et un creuset d’alternatifs inédit. D’après Pape Arona Traoré, Secrétaire exécutif d’AfriYan Afrique de l’Ouest et du Centre, les jeunes doivent être au premier plan et constituer, par la même occasion, une force agissante dans les secteurs clés du développement, notamment l’entreprenariat, l’emploi des jeunes, l’éducation, la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive. Selon lui, l’accès aux services de la planification familiale garantit la transparence et la redevabilité. Il a également souligné que « la prise en compte des besoins des jeunes est une urgence et une priorité, c’est tout le sens du dividende démographique ».

Arona Traoré a promis que les organisations africaines comme AfriYan vont continuer à remobiliser la jeunesse de ce continent, à fédérer les énergies, les compétences et les talents pour réaliser la capture du dividende démographique.

El H. A. THIAM et E. KALY

Le ministre d’Etat, du Budget, de la Fonction publique de Belgique, André Flahaut, a fait un plaidoyer en demandant aux dirigeants européens de prendre aux sérieux l’Afrique. « Il faut que les Européens acceptent de voir en elle un acteur majeur de son histoire », a indiqué M. Flahaut. Il a rappelé qu’il continuera, en tant que défenseur de l’Afrique, de s’efforcer pour des relations durables entre l’Afrique et l’Europe. Selon lui, « l’avenir de l’Afrique, c’est notre avenir. Certains, à Bruxelles, à Paris, à Londres et ailleurs, continuent de regarder l’immense continent africain avec paternalisme et condescendance.

Ils n’en finissent pas de regretter le temps des colonies. Ils oublient combien ces colonies vous ont blessés, abîmés, humiliés, épuisés. Ils ne veulent pas reconnaître que la prospérité de nos sociétés, c’est d’abord à vous que nous la devons », a déclaré le ministre belge du Budget. C’est pour cette raison que les Européens ne doivent pas ignorer, minimiser la créativité, la grandeur, l’enthousiasme, le dynamisme de ceux qui, malgré les difficultés, et parfois grâce à elles, font l’Afrique actuelle. « Incapables de penser au-delà des difficultés que vous affrontez, et qui sont réelles, les nostalgiques du monde d’hier ne peuvent comprendre vos atouts, ni surtout votre force culturelle, intellectuelle, spirituelle …», a-t-il évoqué, demandant aux Européens de ne peut pas passer à côté de l’Afrique. « Car les Africains ne nous attendront pas. Ils n’attendront pas qu’on veuille leur prêter attention. Ils n’attendront pas qu’on daigne enfin leur accorder une confiance qui, d’ores et déjà, devrait leur être acquise », a-t-il averti, insistant que le fait que l’Afrique est une force qui n’inspire pas la peur, mais le respect, puisque l’Afrique, eu égard à sa jeunesse, est une « chance ».

El H. A. THIAM et E. KALY

La quatrième édition du Rebranding Africa Forum a permis de poser le débat sur le dividende démographique qualifié comme une opportunité pour faire avancer le continent africain. La question du financement de ce concept a été relancée par les participants.

Après trois éditions successives, le « Rebranding Africa Forum » a tenu à nouveau le pari de réunir à Bruxelles, la capitale belge, d’éminentes personnalités dont le Premier ministre de la Guinée, le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), entre autres. La réflexion a porté sur la marche du continent africain en essayant de diagnostiquer sans complaisance l’état de santé des domaines majeurs et atouts méconnus de l’Afrique. Le thème de cette quatrième édition est centré sur « Enjeux et défis des systèmes financiers africains face au dividende démographique ». Ce concept, dont la feuille de route a été lancée en janvier dernier, à Addis-Abeba, lors du Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine, figure en bonne place, d’après le Premier ministre de la République de Guinée, dans les débats menés au niveau africain et au sein des instances internationales. Mamady Youla, en présidant l’ouverture des travaux du forum, au nom du président Guinéen Alpha Condé, a indiqué que ce dernier s’inscrit dans la dynamique de recherche des solutions aux nombreux défis dont l’Afrique se trouve confrontée. En tant que pionnier de la mise en œuvre de la feuille de route du dividende démographique sur le thème « tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », le président en exercice de l’Union africaine a été sensible à ce forum.

Selon les explications du Premier ministre guinéen, un pays dans lequel la part des jeunes dans la population augmente et le taux de fécondité diminue, ne peut que récolter les fruits du dividende démographique. « Le levier économique dont disposent des pays en cours de transition démographique a été évoqué souvent comme l’un des moteurs du boom économique de nombreux pays dont le processus de développement a su tirer profit du dividende démographique », a indiqué le Premier ministre, ajoutant que le facteur démographique sur le continent africain, qui constitue une réalité à la fois sociale, économique et politique, doit être appréhendé comme une véritable opportunité.

Transition démographique
A son avis, la transition démographique réussie permet d’apporter une réponse pérenne pour transformer la réalité économique du continent africain en faisant la promotion de la paix et de la cohésion des peuples. Il a indiqué que l’augmentation de la population africaine est une chance et nécessite un investissement dans l’éducation, la santé et la création d’emplois. Il est convaincu que le dividende démographique pourrait générer une croissance économique conséquente sur l’ensemble du continent, à la seule condition que les politiques cohérentes soient mises en place. « L’Afrique est jeune et doit réussir sa transition démographique », a déclaré le Premier ministre guinéen.

Pour l’initiateur du forum, Thierry Hot, Rebranding Africa Forum est devenu, depuis trois ans, un laboratoire qui catalyse les questionnements et les espoirs de l’Afrique. Le forum, d’après lui, est un formidable creuset d’influence pour matérialiser la volonté d’amener le continent sur les chemins de sa renaissance. « Cette année, nous avons souhaité examiner en profondeur l’un des atouts les plus décisifs du continent : son capital humain, et ce à travers la question du dividende démographique », a-t-il indiqué, soulignant que le dividende démographique est devenu l’une des équations les plus essentielles à résoudre par les dirigeants africains.

Selon les chiffres de l’Onu repris par M. Hot, un quart de la population mondiale vivra sur le continent africain d’ici à 2050. « Le Nigeria à lui seul comptera 440 millions d’habitants, derrière l’Inde et la Chine. La population âgée de 65 ans et plus va doubler, passant de 3,4% à 7,7% en Afrique », a-t-il cité, estimant qu’il impérieux de se préparer efficacement aux bouleversements. Comment y parvenir ? C’est tout l’enjeu des échanges de cette quatrième édition du Rebranding Africa Forum qui a posé le débat sur les enjeux et défis des systèmes financiers africains face au dividende démographique.

La directrice exécutive de l’Unfpa, Natalia Kanem, a invité les chefs d’Etat africains de continuer à soutenir le dividende démographique. D’après elle, les défis du continent africain consistent à améliorer les questions de l’éducation pour permettre aux filles de rester pendant longtemps à l’école et être autonomes. Elle a estimé qu’un bon taux de scolarisation permettrait de réduire le chômage des jeunes en Afrique.

De nos envoyés spéciaux El Hadji Abdoulaye THIAM et Eugène KALY

La Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) va franchir une nouvelle étape dans l’amélioration de la qualité de l’eau distribuée aux Sénégalais. Elle a dans son schéma l’acquisition d’une unité mobile de déferrisation. « Nous envisageons d’acquérir une unité mobile de déferrisation pour traiter les eaux qui ont des concentrations élevées en fer. Nous avons 15.000 m3 à Sébikhtone que nous ne pouvons pas injecter à cause d’un excès en fer », a informé le directeur général de la Sones. Déjà une unité de traitement sera installée pour traiter l’eau du forage du Lycée moderne de Dakar qui a une charge anormale en fer.

I. SANE

Les forages F 11, F 9 et F 13 vont tirer vers le haut la production. Ces ouvrages vont résorber des déficits notés dans certains quartiers de la ville de Thiès. Déjà l’eau coule en abondance dans des quartiers où il y avait des ruptures.

L’approvisionnement en eau a de beaux jours à Thiès. A l’extérieur de la capitale du rail, la densification du patrimoine hydraulique est en cours. Dans un village de la commune de Fandène, le forage F 9 sera remis à flot. Son renouvellement est à un stade rassurant. L’ouvrage sera dans le dispositif de production au bout d’un mois. « Si tout se passe comme prévu, l’entreprise va achever les travaux d’ici la fin de ce mois. Nous pouvons dire avec tous ces forages, F 11, F 9 et F 13, que les problèmes d’eau de Thiès seront un vieux souvenir », projette l’ingénieur Saliou Ngom.

Le F11 est déjà mis en service. Ces trois forages auront une capacité de production de 450 m3 par heure. Ces infrastructures et celles existantes ouvrent de belles perspectives en termes de disponibilité des services d’eau. Surtout que la capacité de stockage des réservoirs de Thiès sera augmentée de manière sensible. L’eau ne sera plus une denrée rare dans des quartiers comme Cité Lamy. Les autorités ont en ligne de mire les pics de consommation. Et, l’anticipation est la meilleure réponse à l’évolution de la demande induite, d’une part, par l’accroissement démographique et, d’autre part, par le mésusage de la denrée précieuse au sein des ménages.

« Ces ouvrages auront un rôle assez important à jouer dans la satisfaction des besoins des populations. Ils nous permettront d’anticiper sur la pointe à venir. L’objectif en fin mars et début avril, c’est d’avoir ces ouvrages. Nous ne ménagerons aucun effort pour respecter ces délais », a répété le directeur général de la Sones. Déjà les populations ont mesuré les impacts des réalisations entreprises par le gouvernement à Thiès. Des quartiers sont sortis d’un régime hydrique déficitaire. « Actuellement, les populations ont de l’eau toute la journée. Toutefois, nous avons parfois des problèmes de distribution liés au colmatage des conduites », informe le chef de service régional de la Sde de Thiès, Toumbouloun Cissé.

I. SANE

Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) et l’Ong Sightsavers ont organisé une rencontre sur la mise en œuvre des Odd au Sénégal. Il s’est agi de voir comment les organisations de la société civile vont intervenir aux côtés du gouvernement dans la mise en œuvre des Odd. L’atelier a enregistré la participation d’une cinquantaine de personnes venues des différentes organisations de la société civile, des associations de personnes handicapées et des différents ministères. Pendant toute une journée, les membres de la société civile ont réfléchi sur leur implication dans le processus de mise en œuvre des Odd à travers leurs programmes.

Sightsavers, qui accompagne le gouvernement dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la promotion des personnes handicapées, s’est engagé aux côtés du Congad et des institutions gouvernementales à travailler à la promotion des Odd. Car, explique Salimata Bocoum, les Odd sont indivisibles, par conséquent leur mise en œuvre exige une démarche participative et inclusive. A l’en croire, les couches vulnérables et marginalisées doivent être prises en compte si l’on veut atteindre tous les Odd. Le Congad, en se fondant sur son approche globale, se propose de prendre les Odd au niveau sectoriel, tout en respectant leur caractère intégratif. Seulement, le président du Congad, Amacodou Diouf, estime qu’il faut mettre l’accent sur l’Odd3, relatif à la santé, tout en s’ouvrant aux autres.

Dans son intervention, Khanata Diagne du bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (Pse) s’est félicité de cette belle initiative. Elle a, par ailleurs, précisé que le gouvernement travaille à aligner les Odd au Pse.

Pape Coly NGOME

Le Syndicat national de l’enseignement élémentaire (Sneel) affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal-Cnts a invité l’Etat du Sénégal à respecter les accords signés en 2014.

Le respect des accords est une demande pressante du corps enseignant, qui l’a réitéré, hier, 5 octobre, dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des enseignants. Cette année, le thème porte sur : « Enseigner en liberté, autonomiser les enseignants ». D’après Amadou Mballo, Secrétaire général adjoint du Syndicat national de l’enseignement élémentaire (Sneel)-Cnts, les enseignants se disent écœurés de la situation discriminatoire vécue. Il a révélé que les accords signés, en février de 2014, étaient jugés réalistes et réalisables. Pourtant, ils tardent à être respectés. « La situation des instituteurs du préscolaire et de l’élémentaire, la gestion de la carrière des enseignants qui ne peuvent plus être des chargés de cours sont autant de revendications. Il y a aussi l’organisation des examens professionnels. Par rapport à tout ça, il est temps que l’Etat se réagisse », a-t-il déclaré, soulignant leur volonté d’améliorer « les conditions de vie du corps enseignant ». « Nous ne sommes pas d’accord avec le jeu du chat et de la souris », ajoute-t-il. M. Mballo a rappelé que les syndicalistes ont observé une année sabbatique, mais cela n’a pas changé grand chose. « Nous traversons des zones de trouble, de turbulence; et ce n’est pas juste », a déploré le syndicaliste.

Revenant sur la situation des écoles de Yavuz Selim, il invite l’Etat à regarder du côté des élèves. « Le gouvernement doit prendre en compte l’intérêt de nos enfants au lieu d’un autre tiers », a-t-il invité.

De son côté, Cheikhou Touré, expert en éducation, a déclaré que l’autonomie est la liberté de choisir dans le respect de la réglementation, parce que le rôle d’un syndicat, c’est la défense des intérêts des travailleurs. « Les syndicalistes doivent être extrêmement cultivés pour se rendre compte de ce qui est possible ou pas », a soutenu l’inspecteur de l’éducation, par ailleurs responsable du pôle formation et insertion à Enda Graaf Sahel.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et de résilience (Pnsar) a fait l’objet d’une validation technique entre les parties concernées avant la validation politique attendue prochainement. D’une durée de cinq ans, son coût est évalué à 639 milliards de FCfa.

« Les différentes enquêtes de sécurité alimentaire révèlent une prévalence élevée de l’insécurité alimentaire dans plusieurs régions du pays. Au niveau national, le taux d’insécurité alimentaire n’a pas connu d’amélioration au regard des taux enregistrés avec l’Analyse globale de la vulnérabilité, de la sécurité alimentaire et de la nutrition (Agvsan) de 2010 et l’Enquête nationale de sécurité alimentaire et de la nutrition (Ensan) de 2013 et 2016 ». Ces informations sont contenues dans le document de présentation du Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à résilience (Pnsar). D’un coût de 639 milliards de FCfa, ce programme, conçu pour inverser cette situation d’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal, a fait l’objet d’une validation technique avec les parties concernées par la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Pour Jean Pierre Senghor, Secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, le Sénégal a adopté, en décembre 2016, une Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (Snsar). « Pour son opérationnalisation, le gouvernement recommande l’élaboration d’un Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à résilience (Pnsar). Lequel est planifié et mis en œuvre pour opérationnaliser la Snsar pour une période de cinq ans de 2018 à 2022. L’objectif est d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages, notamment les plus vulnérables, ainsi que leurs capacités de résilience d’ici à 2022 », explique-t-il. Selon le document de présentation du Pnsar, les enquêtes et évaluations de vulnérabilité liées à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle révèlent une situation généralement préoccupante dans sept régions du Nord, de l’Est et du Sud (Kédougou, Kolda, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor). « La malnutrition aigüe a connu une baisse entre 2011 et 2016 avec une prévalence qui est passée de 10,1 % à 7,2 % en 2016. La prévalence de la malnutrition chronique est globalement en baisse de 26 % en 2011 à 17 % en 2016. Le Sénégal enregistre une prévalence de la malnutrition chronique parmi les moins élevées de la sous-région », selon toujours le document.

Le directeur de cabinet du Premier ministre, Diatourou Ndiaye, qui a présidé la rencontre de validation, a souligné que ce programme fera l’objet d’une validation politique par l’Etat.

Oumar NDIAYE

A la veille de la quatrième édition du « Rebranding africa forum », dont les travaux s’ouvrent aujourd’hui, le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) et ses partenaires ont organisé une session avec les acteurs des médias, des artistes, des parlementaires, des jeunes, des ministres, entre autres. Cette session a porté sur les défis liés au dividende démographique en Afrique et feuille de route de l’Union africaine, mais aussi la présentation du projet Swedd. Il était également question de l’élaboration d’un plan d’actions pour l’implication des acteurs de la communication et des artistes dans la mise en œuvre de la feuille de route de l’Ua du dividende démographique.

Parmi les participants à cette première session, la chanteuse sénégalaise Coumba Gawlo Seck. L’artiste compte s’appuyer sur la musique pour sensibiliser les décideurs publics et le secteur privé sur le dividende démographique. Elle a aussi promis de mobiliser les artistes, comme elle l’a déjà fait, pour combattre les mariages précoces. Elle continuera à mener le plaidoyer auprès des parents pour le maintien des filles à l’école en les encadrant afin de leur permettre, à l’âge adulte, de pouvoir être autonomes. Les journalistes promettent aussi de travailler pour faire avancer le dividende démographique.

El H. A. THIAM et E. KALY

Le nouveau directeur exécutif de l’Unfpa, Mme Natalia Kanem, trace sa feuille de route en promettant d’accélérer la politique du dividende démographique. L’un des concepts qui permet de régler les problèmes des populations, en investissant dans la santé, l’éducation et l’emploi.

Mme Natalia Kanem est le nouveau directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). De nationalité panaméenne, elle a été confirmée à ce poste où elle assurait l’intérim du Nigérian Babatunde Osotimehin, décédé en juin dernier. La patronne de l’Unfpa a fait sa première sortie, hier, à Bruxelles où elle a présidé la session du dialogue intergénérationnel et multisectoriel sur le dividende démographique. Son objectif principal est l’accélération du dividende démographique.

Devant des experts, des journalistes, des jeunes, des parlementaires, entre autres acteurs, elle a promis de poursuivre le travail de son prédécesseur. Il s’agit de faire en sorte qu’aucune femme ne meurt en donnant la vie. C’est pour cela qu’elle a promis de travailler, avec ses collaborateurs, des partenaires et des dirigeants africains pour que les produits de la planification familiale soient disponibles dans les structures sanitaires et partout. « Ce sont ces produits qui permettront à une femme de choisir le moment de tomber en état de grossesse et de décider du nombre d’enfant qu’elle veut avoir », a indiqué Mme Natalia Kanem.

Mme Natalia Kanem s’est aussi engagée à lutter contre les violences faites aux femmes. Selon elle, c’est cette violence, sous forme de mariages précoces, qui est à l’origine des fistules, mais surtout de la mortalité maternelle et infantile. Elle a promis de combattre les inégalités sociales qui sont également sources de conflits. Elle est convaincue que la promotion de la paix passe par l’éradication des inégalités sociales. Elle a, d’ailleurs, profité de sa première sortie officielle pour inviter les chefs d’Etat africains à continuer d’investir dans la jeunesse par la création d’emplois pour éviter le phénomène de l’émigration clandestine. « Tout ceci passe par l’exploitation du dividende démographique qui encourage à investir dans le capital humain, la santé et l’éducation », a souligné Natalia Kanem, qui promet de ne ménager aucun effort pour aider les dirigeants africains à trouver des financements en vue d’aider les pays en difficulté à améliorer le bien-être de leur population.

El H. A. THIAM et E. KALY

C’est le président du comité régional de pilotage du Swedd qui a ouvert, hier, à Bruxelles, la session satellite en marge de la quatrième édition du Rebranding Africa Forum 2017. C’était en présence du directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, notre compatriote Mabingué Ngom et de nombreux experts et journalistes invités.

En sa qualité de président du comité régional de pilotage du projet « Swedd » (Projet autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel), le ministre tchadien de l’Economie, du Plan et du Développement, Ngueto Yambaye, a souhaité la bienvenue aux participants de cette session annuelle Rebranding Africa Forum (Raf). Forum qui célèbre, chaque année, l’Afrique qui gagne. C’est évènement international regroupe, tous les ans, en octobre, de nombreuses personnalités politiques, économiques et du monde de la presse. C’est par une rencontre avec la presse que l’évènement a été ouvert hier matin dans la capitale de l’Union européenne. « C’est pour cette raison que le Comité régional du Swedd n’a pas hésité à associer l’image de notre initiative conjointe qui, je dois le dire haut et fort, fait notre fierté et suscite bien d’envie sur le continent », a déclaré le ministre tchadien à l’ouverture.

L’initiative dividende démographique, a-t-il le rappelé, comporte trois composantes essentielles dont la mise en œuvre diligente et efficace devrait contribuer significativement à accélérer la transition démographique dans la région et créer ainsi les conditions du dividende démographique. Il s’agit, selon lui, de l’amélioration de la demande régionale pour les services de santé sexuelle et reproductive, maternelle, infantile et nutritionnels et augmenter l’autonomisation des femmes et des adolescents ; le renforcement des capacités régionales pour la disponibilité des produits de santé sexuelle et reproductive, maternelle, infantile et nutritionnelle, ainsi que la disponibilité des ressources humaines qualifiées en santé, en l’occurrence les sages-femmes, surtout dans les zones rurales qui sont généralement les moins bien desservies, le renforcement des capacités pour la mise en œuvre du projet, pour la production de données régionales basées sur l’évidence et pour l’analyse des politiques publiques.

La mise en œuvre de cette initiative régionale, a-t-il ajouté, a permis, cette année, de positionner la question du dividende démographique au plus haut niveau de l’Agenda politique sur le continent. Selon lui, la présente session s’inscrit dans la logique du dialogue hautement stratégique organisé avec le secteur privé à New York il y a quelques jours. Il a également indiqué que « cette rencontre de Bruxelles marque ainsi le démarrage effectif de l’engagement des hommes et des femmes des médias et autres célébrités en faveur du dividende démographique ».

El H. A. THIAM et E. KALY

S’adressant aux journalistes, le ministre tchadien de l’Economie, du Plan et du Développement, Ngueto Yambaye, a déclaré : « Nous avons choisi d’organiser cette session avec vous pour analyser ensemble la question de votre implication dans l’opérationnalisation du concept de dividende démographique afin d’éclairer notre lanterne à tous les niveaux sur cette thématique qui devrait conduire notre continent vers l’émergence tant souhaitée par nos chefs d’Etat ». Il a pris l’engagement, au nom des autres ministres dudit comité, d’apporter le soutien à la mise en œuvre des plans d’actions qui émaneront des réflexions. Aux partenaires du projet Sweed, il a réitéré sa gratitude et celle de nos gouvernements pour leur engagement permanent, leurs contributions multiformes à la lutte contre la pauvreté dans nos pays respectifs et au décollage socioéconomique de la région du Sahel, une région aux mille défis.

Enfin, il a réaffirmé son engagement, celui du Comité de pilotage et de nos gouvernements respectifs, à mettre tout en œuvre pour accompagner les journalistes et communicateurs afin de contribuer à faire du dividende démographique une réalité dans la région du Sahel.

Quant à Mabingué Ngom, directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, il a expliqué que cette session des journalistes s’inscrit dans le cadre de leur mission d’accompagnement dans la mise en œuvre de la feuille de la route de l’Union africaine sur le dividende démographie lancée en janvier par les chefs d’Etat à Addis-Abeba. Il a remercié les ministres présents à Bruxelles. Cette présence traduit, selon lui, « leur engagement en faveur de la recherche de solutions pour adresser la question du dividende démographique et du développement de l’Afrique ».

Le Forum, à son avis, donne l’occasion d’échanger avec les médias et le secteur privé sur cette question cruciale pour le développement de l’Afrique. Cette session avec la presse, a soutenu M. Ngom, doit être perçue comme un engagement des acteurs des médias afin de donner le meilleur d’eux-mêmes pour accompagner la communication qui permettra de changer les mentalités, les attitudes et les pratiques de la population, ce qui est un préalable à la transition démographique et la capture du dividende démographique en Afrique. De son côté, Thierry Hot, initiateur du Forum annuel, a salué le leadership de l’Unfpa qui va vers une bonne direction. Selon lui, l’appropriation du concept doit s’appuyer sur une mobilisation efficace des acteurs de la communication qui sont incontournables pour les changements.

El H. A. THIAM et E. KALY

La résorption du déficit en eau de Dakar se joue dans le champ de captage à Tassette, dans la région de Thiès. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers la Sones, a démarré la construction d’une dizaine de forages qui produiront entre 20.000 et 30.000 m3 chaque jour. Ce volume servira à couvrir davantage des besoins à Dakar après un transit dans des cuves qui seront construites dans une forêt classée.

Dans un vallon verdoyant, quelque part à Tassette, un foreur est en activité. L’eau boueuse ressort par un système d’évacuation. Près de l’engin, une benne est chargée d’un groupe électrogène. L’autre est posé à même le sol. Des ouvriers sont debout entre les engins. Les techniciens peuvent afficher des acquis : plus de 7 forages ont été réalisés. Tous ces forages ont rempli leurs attentes des techniciens. Les débits des forages comme F2 (40 mètres cubes par heure), F7 (45 mètres cubes par heure) n’incitent pas à des débauches d’énergies et des investissements supplémentaires. Ces faibles débits sont loin d’abattre les techniciens qui ont opté pour l’exploration d’une poche riche dans la même zone. Résultats : les deux forages supplémentaires ont un débit avoisinant 150 m3 par heure chacun. Sur ce site, les techniciens n’excluent aucune option, y compris le décalage du captage dans le Maastrichtien au lieu du Paléocène initialement prévu pour beaucoup de forages. Les enjeux sont énormes. L’optimisation de la couverture des besoins en eau de Dakar se joue dans ce champ de captage de Tassette. Les ouvrages de Tassette coûteront environ 11,5 milliards de FCfa. Le projet est financé par la Banque mondiale, dans le cadre du Programme eau potable et assainissement en milieu urbain (Peamu).

« Avec ces 7 forages, nous mobiliserons entre 20.000 et 30.000 m3 par jour. Cette production renforcera l’approvisionnement de Dakar en eau », rassure le coordonnateur du Peamu, Malick Sow. Ce volume sera transporté sur 21 km entre le champ de captage et les deux réservoirs qui seront construits dans la forêt classée de Thiès. Sur l’itinéraire, sur la route entre Sindia et Thiès, de grandes conduites sont visibles au bas-côté de la route. Juste après l’intersection avec l’autoroute Ila Touba, des pelles mécaniques de l’entreprise sont sur le front. A la date du 4 octobre 2017, environ 7,5 km de conduites sont enfouies. « Nous avons prévu de terminer tous les travaux de pose de conduites d’ici à décembre », affirme un ingénieur de l’entreprise devant la délégation.

Cette conduite de 21 km reliera deux réservoirs qui seront construits dans la forêt classée de Thiès. Une reconnaissance du site a été faite. Une voie a été ouverte. Jusqu’ici animé, le site abritera des réservoirs stratégiques. « C’est ici que nous allons construire deux cuves de 10.000 mètres cubes chacune dans un premier temps. A partir d’ici, nous avons prévu une conduite pour relier les deux autres réservoirs existant à Thiès », informe Malick Sow. Un travail de fond est en train d’être accompli pour satisfaire, dans les meilleurs délais, la demande. L’impatience et l’exigence des Sénégalais imposent d’être au rendez-vous de la couverture des besoins en mars ou avril 2018. A partir de cette date, une donne ne fausse pas les prévisions, l’eau coulera à flot dans plusieurs quartiers de Dakar, en attendant la sécurisation avec KMS 3 et le Projet de dessalement de l’eau de mer dont l’usine sera installée sur les flancs des Mamelles.

« En attendant les projets structurants KMS3 et le dessalement de l’eau de mer, le gouvernement a initié un programme spécial pour assurer un bon approvisionnement en eau de Dakar et de Thiès », précise le directeur général de la Sones, Charles Fall. La batterie de forages de Tassette et des réservoirs est un avant-goût de la sécurisation de l’approvisionnement en eau des grandes villes.

Le Peamu, d’un coût de 28,3 milliards de FCfa, comprend la réalisation d’un schéma directeur d’adduction et de distribution du Triangle Dakar-Thiès-Petite Côte évalué à 400 millions FCfa, le renforcement de l’Aep de la Petite-Côte et l’incorporation de Ngékhokh pour 13,5 milliards de FCfa. A cela s’ajoute la réalisation de 20.000 branchements sociaux à travers le Sénégal pour 2,8 milliards de FCfa.

Idrissa SANE

Pour améliorer le système éducatif sénégalais, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) va organiser, les 6 et 7 octobre prochain, la « Foire des innovations en éducation et formation ».

Rendre plus visibles les actions visant l’amélioration du système éducatif sénégalais malgré les difficultés, tel est l’objectif de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep). Cette structure va organiser en fin de semaine une « Foire des innovations en éducation et formation ». Dans le cadre de cette activité, les responsables de la Cosydep ont fait face à la presse.

Le président du Conseil d’administration de la Cosydep, Moussa Mbaye, a indiqué que cette foire va réunir plusieurs partenaires comme le ministère de l’Education, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat ainsi que des acteurs comme l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), les syndicats, la société civile, le secteur privé, entre autres. « Il est important de communiquer positivement sur l’école. C’est vrai que nous avons une école en crise, mais à force de ne parler que des querelles, on oublie qu’il y a des milliers de Sénégalais qui, chaque jour, s’évertuent à trouver des solutions à l’impasse », explique-t-il, en soulignant que « la recherche de solutions passe par les innovations qui existent, mais qui ne sont pas vues. Pour nous, il est important de rendre visibles toutes ces innovations et que chacun dans son domaine montre ses œuvres pour que le droit à l’éducation soit une réalité concrète ».

Pour lui, l’éducation ne se cloisonne pas à un secteur. « Cette transversalité fait que tous les acteurs doivent se retrouver pour discuter de l’éducation, analyser les bonnes pratiques pour voir où se trouvent les solutions et comment les consolider », souligne Moussa Mbaye.

Soutenant la même thèse, le coordinateur national de la Cosydep, Cheikh Mbow, laisse entendre que les syndicalistes seront présents et vont montrer une autre image de leur activité. Il a remercié le ministère de la Formation professionnelle pour son appui et sa participation à cette foire. Même si le ministre de l’Education nationale n’a pas réagi personnellement à leur sollicitation, M. Mbow indique que des structures de son département vont prendre part à cette foire, espérant aussi le soutien personnel de Serigne Mbaye Thiam.

Venu représenter le ministre de Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Omar Niane, directeur du Centre national d’information et de documentation dudit ministère, apprend que le ministre n’a pas hésité à accompagner la Cosydep dans cette foire des innovations. Pour lui, cette foire sera un moment de communication fort permettant au ministère de présenter à tout le système éducatif sénégalais et à tous les acteurs les multiples innovations « que nous sommes en train de dérouler ».

Par ailleurs, revenant sur le concept « Ubi tey, jang tey » (commencer les cours dès le jour de la rentrée), le président du Conseil d’administration de la Cosydep rappelle que ce fut une innovation et que maintenant ce qui est important, c’est de faire preuve de responsabilité, car « les élèves ne doivent pas choisir eux-mêmes le jour de leur rentrée ».

Oumar KANDE

La cérémonie de lancement de l’Observatoire communautaire d’accès au traitement antirétroviral a eu lieu le 4 octobre à Dakar au siège du Cnls, sis à l’hôpital Fann.

Dans le but d’accroitre l’accès au traitement des Personnes vivant avec le Vih (PvVih), il est mis en place un observatoire communautaire. Lancé à Dakar le 4 octobre 2017, ce mécanisme de suivi vise à collecter des données pour suivre les tendances de l’accès au traitement antirétroviral dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Sénégal, Sierra Leone et Togo).

Financé par le Fonds mondial de lutte contre le paludisme, le Sida et la tuberculose, ce programme est exécuté par International treatment preparednes coalition (Itpc) ou Coalition internationale pour la préparation à l’accès au traitement. Le premier objectif, lit-on dans le dossier de presse qui nous est parvenu, « est de promouvoir les communautés et les réseaux de PvVih pour leur permettre de contribuer à accélérer et à mesurer les progrès effectués pour atteindre les objectifs de l’initiative Accélérer de l’OnuSida et l’accès universel aux Arv à travers la mise en place d’un observatoire régional de traitement communautaire ». L’autre but poursuivi est « d’accomplir un plaidoyer plus efficace aux niveaux régional et national en faveur de l’accès au traitement ». Il est aussi précisé dans le dossier de presse que « la principale valeur ajoutée de cette approche régionale est d’uniformiser et d’harmoniser les observatoires de traitement existants dans la région. Les efforts actuels sont trop fragmentés, ce qui porte atteinte au plaidoyer à un niveau régional ». Ainsi « l’observatoire régional de traitement communautaire centralisera et uniformisera ces données collectées de manière fragmentées, et permettra à tous les acteurs de la région d’utiliser ces données pour un plaidoyer au niveau régional, national et même à l’occasion d’événements internationaux ».

Selon Ibrahima Bâ, point focal de la Coalition internationale pour la préparation à l’accès au traitement, cet observatoire sera un moyen de formaliser et d’élargir les observatoires communautaires sur le traitement dans les pays cibles. Il va aussi renforcer les capacités des 11 réseaux nationaux de PvVih pour le suivi du traitement.

La Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), Dr Safiatou Thiam, a laissé entendre qu’on n’a plus besoin d’un activisme violent pour que la question des antirétroviraux soit prise en compte. « Nous allons nouer des partenariats public-privé-gouvernement pour pérenniser les acquis obtenus dans la lutte contre le Sida », a indiqué l’ancien ministre de la Santé.

De son côté, Maguette Mbodj Guèye, directrice exécutive de l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs), a souligné l’importance du plaidoyer pour faciliter l’accès aux soins.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le cadre du lancement du Geopil, plateforme informatique de pilotage du secteur de l’alphabétisation et des langues nationales, le Centre national de ressources éducationnelles (Cnre) tient, les 3 et 4 octobre, un atelier de formation du personnel des Inspections d’académie de la région de Dakar.

A l’intention du personnel des Inspections d’académie (Ia) de la région de Dakar, le ministère de l’Education nationale, à travers le Centre national de ressources éducationnelles (Cnre), organise, du 3 au 4 octobre, un atelier de formation pour le lancement de la plateforme Geopil. « Il s’agit d’un outil de pilotage des programmes d’alphabétisation qui nous permet de savoir, sur toute l’étendue du territoire national, les intervenants et l’offre en alphabétisation, le nombre d’alphabétisés, les besoins, les sources de financement… de chaque localité, afin de mieux cerner cette lutte contre l’analphabétisme et de mieux planifier les interventions et les financements », a expliqué Sidy Sam, directeur général du Cnre.

En présence de Yankhouba Sagna, conseiller en planification au ministère de l’Education nationale, M. Sam a marqué l’importance d’une telle initiative dans la réponse qu’il faut apporter à « l’analphabétisme sur le plan national, régional et communal ». Selon le directeur du Cnre, grâce à cette plateforme, les décideurs et les autorités publiques auront assez de « visibilité sur les disparités qui existent dans le pays en matière d’analphabétisme et pourront, par conséquent, mieux orienter les financements et la lutte contre l’analphabétisme ».

Pour prendre en charge correctement les préoccupations de la population en matière d’alphabétisation et d’introduction des langues nationales dans le système éducatif, il faut disposer de données statistiques fiables. D’où « cette innovation de taille qui va faciliter la prise de décisions en matière d’introduction de ces programmes », a appuyé M. Sagna.

Dans cette phase pilote de formation qui compte un peu plus d’une trentaine de participants, « nous avons ciblé les Inspections d’académie de Dakar, Pikine-Guédiawaye et Rufisque. Cependant, nous procéderons ultérieurement au réglage et à la généralisation dans toutes les Académies du Sénégal », a précisé le directeur du Cnre.

Moussa SONKO (stagiaire)

L’Inspecteur de l’éducation et de la formation invite les acteurs de l’éducation à faire de concept « oubi tey, diang tey » une réalité à Kolda.

La prochaine rentrée scolaire se prépare activement à Kolda. A quelques jours du démarrage des cours, les acteurs de l’éducation se sont retrouvés, le 3 octobre 2017, autour de l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) pour partager l’outil pédagogique et discuter des questions liées au manque de tables-bancs et de l’absentéisme qui empêche souvent d’atteindre le quantum horaire.

Directeurs d’écoles, représentants des associations de parents d’élèves et membres des comités de gestion des écoles se sont engagés, durant cette rencontre, à faire du concept « oubi tey, diang tey » (démarrer les cours le jour de la rentrée) une réalité à Kolda. « Si toutes les conditions sont réunies et qu’il n’y a pas d’élèves, il est évident qu’on ne pourra pas faire du « oubi tey, diang tey ». La présence des élèves relève de la responsabilité des parents. J’ai l’habitude de dire que le travail d’un élève, le travail d’un enfant, c’est d’étudier. Quel que soit l’accompagnement que tu peux faire, s’il arrive que l’école ouvre ses portes, il n’y a plus de raison que l’enfant soit retenu à la maison », déclare El Hadj Kabiné Diané, Ief de Kolda. Il espère que les parents d’élèves ont bien compris ce message et qu’ils prendront les mesures nécessaires pour permettre à leurs enfants d’être à l’école le jour J pour que les cours puissent démarrer le 9 octobre prochain, conformément aux instructions du ministère de l’Education nationale.

Des recommandations pertinentes ont été faites lors de cette rencontre pour qu’une fois de retour dans leurs quartiers ou villages respectifs, les participants sensibilisent les autres acteurs de l’éducation sur la nécessité de respecter le principe « oubi tey, diang tey ». C’est le cas notamment des parents d’élèves et des enseignants qui n’ont pas pu assister à cette rencontre pour des raisons quelconques.

L’Ief de Kolda insiste sur la nécessité pour les différents acteurs du système éducatif de prendre les dispositions utiles pour que les écoles puissent accueillir les enfants dès le jour de la rentrée qui doit également être le jour du démarrage effectif des cours sur toute l’étendue du territoire départemental de Kolda. « Si le «oubi tey, diang tey» est possible dans les autres localités du Sénégal, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même à Kolda », ajoute-t-il.

Mamadou Aliou DIALLO

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