banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (2815)

La poubelle qui parle est l’un des projets technologiques les plus innovants au Sénégal en 2017. Ses aspects innovants ont été reconnus par des institutions comme la Fondation Friedrich Naumann, l’Organisation internationale de la Francophonie ou encore la Nasa. Elle est l’œuvre de jeunes ingénieurs sénégalais qui rêvent d’un changement de comportement des masses dans le conditionnement des déchets. Leurs poubelles, destinées à être placées dans des endroits stratégiques de nos villes, émettront des messages sur la séparation des déchets en fonction de leur nature, de leur origine…

Le tri des déchets ne fait pas partie des priorités dans bien des pays en Afrique au Sud du Sahara. Peu de ménages disposent d’au moins de deux poubelles ou d’une poubelle répondant aux normes de la collecte sélective. La séparation des déchets est reléguée au second plan au sein des familles. Conséquence : on fourre tout dans une poubelle. L’absence de tri est un manque à gagner pour notre économie puisque dans les pays occidentaux, des filières de valorisation et de  recyclage génèrent des emplois et des richesses. Dans des pays comme les nôtres, il est impérieux d’inverser la tendance pour tirer toutes les opportunités des déchets.

« L’un des problèmes de la gestion des déchets, c’est la négligence du tri. Tant que nous ne réussissons pas à faire le tri, nous ne pouvons pas valoriser ces déchets », regrette Alioune Badara Mbengue, étudiant à l’Institut supérieur de management. Lui et ses camarades, à savoir Mandiaye, Papa Ousmane Gning, Miraille Songo et Mamadou Oury Diallo, croient à une possibilité de changement de comportement des masses sans forcément passer par les médias. Sur ce, ils ont fabriqué une poubelle intelligente. Equipée de capteurs ultrasons. La poubelle diffuse des messages axés sur la séparation des déchets selon leur nature et leur provenance. En plaçant ces poubelles intelligentes sur plusieurs endroits stratégiques de Dakar, les membres de la startup espèrent contribuer à l’émergence de bonnes pratiques dans la gestion des déchets et, par ricochet, à leur recyclage.

Un dispositif permanent de sensibilisation
Cette innovation intervient dans un contexte où des spécialistes ont reconnu la nécessité d’intensifier la communication et la sensibilisation afin d’amener les Sénégalais à revoir leurs comportements et à changer leur regard sur ces rejets. C’est un travail de longue haleine. Ce défi ne peut être relevé qu’en mettant en place un dispositif permanent de sensibilisation. « Ce ne sont pas des poubelles domestiques. En plus de recueillir des déchets, elles serviront à sensibiliser les personnes à faire le tri », précise Alioune Badara Mbengue. La collecte non sélective des déchets est source de pollution visuelle et olfactive et peut être à l’origine de maladies liées à l’insalubrité.  

Le premier prototype a convaincu plusieurs institutions comme la Nasa, l’Organisation internationale de la Francophonie et la Fondation Friedrich Naumann. D’ailleurs, cette dernière a décerné le prix Falling Walls 2017 à la poubelle qui parle. Ces jeunes cherchent à mobiliser des financements pour concrétiser leur rêve. « Nous avons fini le prototypage. Il reste à passer à la phase de production qui nécessite des financements. Nous sommes à la recherche de partenaires pour la mise en œuvre de notre projet », informe l’un des porteurs du projet.

La gestion des déchets reste une problématique pour des pays comme le Sénégal pour plusieurs raisons. Le faible pouvoir d’achat des ménages fait qu’ils n’investissent pas dans l’acquisition de poubelles réglementaires. Aujourd’hui, aussi bien à Dakar que dans les villes de l’intérieur, peu de ménages ont des poubelles qui répondent aux normes. A titre illustratif, une étude intitulée « Contribution à l’élaboration d’une stratégie de gestion des déchets solides ménagers dans la commune de Fatick » a révélé que 47 % des ménages ont comme poubelle des sacs usagers, 20 % utilisent des bassines et des seaux pour conserver leurs déchets contre 3 % qui avaient des poubelles règlementaires. Il reste à savoir si les services publics impliqués dans la gestion des déchets accompagneront le projet « Mbal-It » porté par de jeunes sénégalais qui n’ont pas voulu tout attendre de l’Etat.

Idrissa SANE

 

Rendez-vous d’échanges et de partage, le Forum de l’orientation professionnelle, tenu dans la banlieue de Dakar, a permis aux élèves, étudiants et à des jeunes en situation d’insertion socioprofessionnelle d’être informés sur les offres de formation.

Un forum de l’orientation s’est tenu à Golf Sud (banlieue de Dakar) à l’initiative du Centre académique de l’orientation scolaire et professionnelle (Caosp) de Pikine-Guédiawaye. Il s’agit d’un mini salon de l’orientation, un rendez-vous d’échanges et de partage des élèves, étudiants et de jeunes en situation d’insertion socioprofessionnelle avec le milieu de l’entreprise, les structures de formation et des psychologues conseillers. L’occasion a été donnée à chaque école d’exposer les offres de formation destinées aux élèves et étudiants. Les communications ont été articulées autour des Technologies de l’information et de la communication (Tic). D’où le thème : « Tic, formation et emploi ». Une manière pour le Caosp de convaincre les élèves et étudiants sur l’importance de l’université virtuelle.

Le directeur du Caosp de Pikine-Guédiawaye, Amadou Tidiane Ndiaye, a expliqué que la finalité est de permettre aux élèves et étudiants d’avoir le maximum d’opportunités en termes d’accès à l’information sur les filières de formation y compris à l‘université. « Il s’agit d’élargir l’horizon professionnel des apprenants, d’esquisser un projet personnel et professionnel », a-t-il soutenu. M. Ndiaye s’est réjoui de la forte mobilisation des élèves et étudiants, des parents d’élèves et des chefs d’établissement autour de ce forum. Les éditions prochaines, a-t-il annoncé, seront organisées dans les Inspections de l’éducation et de formation (Ief) de Pikine, Keur Massar et Thiaroye. Ngor Dieng, psychologue-conseiller au Centre national de l’orientation scolaire et professionnelle (Cnosp), a fait une communication sur les avantages et inconvénients des Tic en milieu scolaire. « Aujourd’hui, aucun secteur ne peut se passer des Tic. Et dans les enseignements-apprentissages, l’usage des Tic a beaucoup d’avantages mais aussi des inconvénients », a-t-il avancé. Concernant les avantages, il a souligné que l’accès à la connaissance est devenu plus facile et que les enseignants ont une certaine ouverture au monde à travers les réseaux sociaux. Selon M. Dieng, le recours à des diapositives facilite aussi les apprentissages en ce sens que les enseignants utilisent des images devenues plus captivantes ; ce qui rend les cours plus interactifs. Sur les inconvénients, il a souligné la perte de temps quand on sait que les élèves et étudiants passent plus de temps dans les réseaux sociaux. Il a également affirmé que les Tic facilitent la tricherie.

Abdou DIOP

Le secteur des médiats s’élargit au Sénégal. La chaîne Télé-école, consacrée à 100 % à l’éducation, a été lancée le 15 février 2018. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, en présence du conseiller spécial pour l’éducation du président de la République, Boubacar Siguiné Sy.

Le Grand théâtre a abrité la cérémonie d’inauguration de la première chaine de télévision exclusivement réservée à l’éducation et à la formation. Plus de 1000 élèves et étudiants, tous en uniformes et venus d’établissements scolaires et universitaires du pays, y ont pris part. Les autorités éducatives, politiques, les acteurs et partenaires de l’école se sont également déplacés pour la circonstance.
Télé-école a été créée en 2013 et financée sur fonds propres par son fondateur, Assane Mboup, par ailleurs directeur général de Show me. Il est aussi le président de l’Union internationale des télévisions éducatives francophones (Uitef) et écrivain.

Selon le promoteur de cette nouvelle chaine, ce financement de base a eu comme stratégie d’opter pour la récupération dans la confection des studios et la technologie, sauf sur les cas pointus liés à l’acquisition de caméras, de machines de montage... Assane Mboup a précisé que l’approche est à 100 % écologique et participative. Il a renseigné que, pour soutenir cette initiative, un Sénégalais de capital d’expériences très riche en développement, démocratie et création d’entreprises, économiste de son état, répondant au nom de Abdou El Mazide Ndiaye, s’est joint à lui. La particularité de cette chaîne de télévision, en plus de sa spécialisation pour l’éducation, réside dans le fait qu’elle soit entièrement conduite par des élèves et étudiants du Sénégal. D’où le slogan : « Quand élèves et étudiants font la télé ».

Dans son allocution, le ministre de l’Education nationale s’est réjoui de cette initiative qu’il a qualifiée de citoyenne et participative. Serigne Mbaye Thiam a déclaré : « J’ai recommandé l’installation de Club télé-école dans tous les établissements du Sénégal pour faire la promotion des performances de nos écoles à travers leurs clubs de langue, de science, de philosophie... Les élèves et étudiants auront ainsi l’opportunité de produire eux-mêmes leurs contenus avec des moyens simples, tels que les smartphone et Iphone, comme c’est le cas dans de grandes chaînes télé au monde ».

Par sa grille des programmes, Télé-école invite les élèves et les étudiants à investir les médias, mais dans une approche différente de celle de la distraction, plutôt orientée vers des émissions de langue, de science, de culture générale, de débats entre élèves et étudiants sur des questions liées à leur cursus scolaire avec l’encadrement de personnes ressources compétentes.
Concernant sa grille des programmes, Télé-école participe au développement de l’entreprise, de l’éducation environnementale, de la citoyenneté et du civisme à̀ travers des contenus élaborés et présentés par les élèves avec l’encadrement de spécialistes.
Télé-école entend instituer un espace de compétitions interclasses dans une quête de l’excellence à travers des contenus pédagogiques filmés et diffusés à la télé.

Pape Coly NGOME

 

Interpellé à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Ucad sur la dette réclamée par les Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) qui ont arrêté les cours dispensés aux bacheliers orientés par l’Etat depuis le 12 février, le ministre de l’Enseignement supérieur a assuré que la somme due sera épongée. Par conséquent, il a demandé la reprise des cours. «Le gouvernement du Sénégal va s’acquitter de toutes les dettes. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a déjà engagé 5 milliards de FCfa qui sont dans le circuit pour le paiement des dettes», a soutenu Mary Teuw Niane. Il a ainsi ajouté : «Ce sont nos partenaires et nous pensons que nous sommes ensemble. Qu’ils puissent reprendre les cours et le travail comme cela a toujours été le cas. Je les encourage et je leur dis que la décision d’envoyer les étudiants dans le privé est du président de la République. Il peut arriver des moments difficiles, mais ils sont toujours dépassés».

Sur le montant de la dette, le ministre a indiqué qu’il y a un audit qui est en cours pour savoir son niveau exact. Mais, il est évalué par le ministère de l’Enseignement supérieur à un peu plus de 9,8 milliards de FCfa.
Auparavant, il a soutenu qu’il y a actuellement 40.108 bacheliers orientés dans le privé depuis le début du processus d’orientation dans les Epes. «L’orientation était difficile. Les doyens croulaient sur les pressions des étudiants, des familles, des politiciens, mais c’est fini. Il y a de la justice. Tout le monde est orienté», a-t-il confié.  S’agissant de la gestion globale des bourses des étudiants, il a fait savoir que l’application «Sen-bourse» sera appliquée, cette année, pour les nouveaux bacheliers. «Cela permettra à tout nouveau bachelier, en se connectant sur son espace numérique de travail, de savoir sa situation.  Cela va s’appliquer à tout le monde pour les bourses quand l’historique sera fait», a affirmé le ministre.

O. KANDE

 

Pour la deuxième édition de la Fête de l’excellence de l’Amicale des étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) de l’Ucad, les professeurs Amsatou Sow Sidibé et Amadou Faye ont été honorés. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, y a pris part.

L’Amicale des étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a tenu, le 17 février 2018, la deuxième édition de la Fête de l’excellence qui consacre les 15 majors des différentes sections de ladite Faculté. A l’occasion, les étudiants ont tenu à honorer deux professeurs en partance pour la retraite et qui ont consacré plus de 35 ans de leur vie à l’enseignement du Droit : les professeurs de Droit civil, Amsatou Sow Sidibé, et de Droit pénal, Amadou Faye.

Le président de l’Amicale des étudiants de la Fsjp, Cheikh Ahmadou Bamba Sène, a indiqué qu’au-delà de leur mission de satisfaction des revendications de leurs camardes, ils organisent des rencontres de renforcement des capacités des étudiants. C’est pour cela que cette Fête de l’excellence est tenue de même qu’un panel sur « L’employabilité des diplômés en Droit et en Sciences politiques ». C’était aussi l’occasion « d’honorer les deux parrains, des professeurs qui méritent une distinction particulière de la part des étudiants et des universités ». « Leur passage à la Faculté restera gravé à jamais dans la mémoire de tout étudiant de Droit », a souligné M. Sène.

Le doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques, Mamadou Badji, a félicité l’Amicale pour cette Fête de l’excellence. Pour lui, le choix des parrains est juste et judicieux. « Amsatou Sow Sidibé est un exemple de générosité pour les étudiants et les professeurs avec Amadou Faye, nous avons géré la Faculté ensemble dans des moments difficiles, et il s’est noué une complicité comme des gens de la même génération, une proximité intellectuelle et affective », a-t-il témoigné. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, présent à cette célébration, a félicité l’Amicale des étudiants de la Fsjp pour ce type de rencontre saluant l’excellence qui est au cœur de la réforme de l’enseignement supérieur. Il a aussi magnifié le travail des parrains qui ont beaucoup fait pour l’université.

Ces derniers ont dit toute leur fierté d’être honorés par leurs étudiants. Amsatou Sow Sidibé, qui a enseigné pendant 38 ans à la Fsjp, a affirmé qu’elle est « un des professeurs les plus comblés aujourd’hui ». «J e vous ai consacré mon temps, aujourd’hui, vous me rendez la monnaie. J’ai supporté l’effectif pléthorique et la chaleur suffocante de l’amphi Ahmed Baba pour faire aimer le Droit à des milliers d’âmes. Je l’ai fait avec amour, avec abnégation. Votre grande inspiration a été de m’appeler « maman » et « badiène » ; ça me perce le cœur », a-t-elle confessé. Mme Sidibé a débuté les enseignements dans cette Faculté en 1980. Le professeur de Droit pénal Amadou Faye a laissé entendre qu’en 36 ans de formation à la Fsjp, il a tenté de transmettre son savoir avec amour. Pour lui, sa plus grande fierté aujourd’hui, c’est d’avoir comme amis des étudiants qu’il a formés à l’Ucad, à l’Ena, à l’école de police, à l’Ugb, etc.

Oumar KANDE

 

La cérémonie de lancement officiel du partenariat (d’une durée d’un an renouvelable) entre la Sonatel et Proplast industrie pour le déploiement de kiosques dénommés «Récuplast» s’est tenue le 15 février 2018 à la mairie de Yoff. Cette trouvaille vise à récupérer les déchets plastiques.

«Récuplast est un kiosque pour acheter les déchets plastiques et vendre des produits issus du recyclage. L’ambition du projet est de proposer, par le travail de la récupération et du recyclage des déchets plastiques, des emplois verts stables afin d’offrir aux populations la possibilité de gagner leur vie par un travail décent et utile», a déclaré le directeur général de Proplast industrie, Macoumba Diagne.

D’après lui, ce projet, grâce au système Orange money, offre aux populations la possibilité de valoriser les déchets plastiques par le tri et la vente.
Le plastique issu de la récupération sera ensuite transformé en produits usagers qui seront commercialisés par des groupements. En réalité, avec ce partenariat qui vient intégrer «And défar sunu gox», programme déroulé depuis deux ans et spécialement conçu pour soutenir les collectivités locales dans leur lutte contre l’insalubrité et pour l’amélioration du cadre de vie des populations, le projet vise à installer 50 points Récuplast par an. La collecte de 3.000 tonnes de déchets plastiques et la création de plus de 500 emplois directs et indirects sont aussi concernées à travers cette initiative.

Pour M. Diagne, la mise en place d’un réseau de points Récuplast va amorcer la première réponse à la grande question que constitue la pollution de notre environnement par les déchets plastiques. « Cette signature de convention constitue une étape majeure de mise en œuvre et d’installation de 12 points Récuplast dans la phase pilote à travers le territoire national. Nous sollicitons votre soutien et appui, car nous aurons besoin d’espaces dans votre commune pour installer nos kiosques », a indiqué le Dg de Proplast industrie.

Abdou Karim Mbengue, directeur de la communication institutionnelle et des relations extérieures de la Sonatel, a plaidé pour le maintien de cette opération de nettoiement afin de lutter contre l’insalubrité. A l’en croire, ce projet aura un impact social. Aussi, a-t-il cité la commune de Yoff qui se distingue dans la salubrité. «Si vous ne voyez pas la saleté à Yoff, c’est parce qu’il y a 500 jeunes qui travaillent de 7 à 23 heures pour nettoyer les artères de la commune. Le défi reste le désensablement. C’est pourquoi nous allons trouver un partenaire pour paver les rues. Ces sachets recyclés auront un intérêt économique», a fait savoir le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr. Il a assuré que «si le projet réussit, il fera tache d’huile».
M. Sarr a fait remarquer que les déchets solides représentent une valeur, parce que transformés, ils profiteront aux populations.

«C’est une révolution par rapport à la protection de l’environnement. Yoff est, pour la deuxième fois, choisie dans une initiative citoyenne : « And défar sunu gox et Récuplast », a-t-il fait savoir, soulignant que la commune fera tout pour ne pas trahir la confiance de ses partenaires.

Serigne Mansour Sy  CISSE

Les syndicats dits représentatifs de l’enseignement appelés G7 ont tenu, hier, une marche. Ils continuent de demander le strict respect des accords signés avec l’Etat, un système de rémunération plus juste, la revalorisation du régime indemnitaire, etc.

Des centaines d’enseignants ont répondu à l’appel des syndicats les plus représentatifs du Sénégal appelés G7 (Saems, Cusems, Sels, Sels Authentique, Uden, Snelas/Fc). Vêtus de T-shirt rouges sur lesquels on peut lire : « Nous exigeons le respect des engagements », ou arborant des brassards rouges, les enseignants et leurs élèves se sont regroupés à la Place de la Nation ex-Obélisque, attendant le départ de la marche dont le point d’arrivée est le rond point de la Rts.

Le véhicule de sonorisation, chargé de l’animation pour la cause, a répandu des tubes sur l’éducation et la nécessité pour l’Etat de respecter ses engagements. La foule devient de plus en plus compacte sur l’esplanade de la Place de la Nation. Après l’arrivée des différents secrétaires généraux des syndicats et des invités comme le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Force du changement (Cnts/Fc), de Seydi Ababacar Ndiaye, ancien secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), la foule pouvait s’engager sur les allées du Centenaire pour une marche animée, sifflet ou flûte à la bouche.

Dans les différents messages inscrits sur les pancartes des manifestants, il est demandé le « Strict respect des accords avec les syndicats », « Un système de rémunération juste et équitable », « La revalorisation du régime indemnitaire des enseignants », « La revalorisation de la fonction enseignante », etc.

Une fois à la hauteur du rond point de la Rts, les différents responsables syndicaux ont fait leur déclaration tout en se félicitant de la forte mobilisation. Le secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats du moyen secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye, après avoir harangué la foule, a plaidé pour l’unité syndicale, seule gage de la réussite de leur combat. Il a indiqué qu’il faut que l’Etat respecte ses engagements. « Les élèves, ce sont nos enfants, nos neveux. Il faut se mobiliser et être déterminé contre la tentative de diabolisation et de menace. Nous allons résister et nous parviendrons à amener le gouvernement à satisfaire nos revendications », a laissé entendre M. Ndoye selon qui, en perspective de la prochaine présidentielle, tous les candidats devront proposer un programme sur l’école mais aussi une solution de sortie de crise de l’école.

Ecouter les enseignants
Allant dans le même sens, le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems), Sawrou Sène, a souligné que cette manifestation démontre à suffisance la détermination des enseignants d’arrêter le dilatoire des autorités qui « refusent de matérialiser les accords signés depuis 2014 ».

Par rapport au point relatif à l’indemnité de logement, il a affirmé que le président de la République détient, depuis 2015, « les résultats de l’étude sur le système de rémunération de la Fonction publique qui relève des disparités criardes en défaveur des enseignants » ; ce que ces derniers exigent de corriger. « Il faut améliorer l’indemnité de logement des enseignants sinon la mobilisation va se poursuivre », a prévenu M. Sène tout en appelant les autorités à écouter les enseignants pour prétendre au développement. « Sans des enseignants formés et motivés, nous n’aurons pas un bon système éducatif encore moins l’émergence. Ce combat est pour tout le Sénégal », a ajouté le Sg du Saems.

Même avis chez le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels), Souleymane Diallo, qui a demandé au chef de l’Etat de suivre son peuple. Abdoulaye Faty, du Sel Authentique, et Amadou Diaouné, de l’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq)  ont défendu la même thèse en demandant aux autorités d’accélérer aussi le traitement des dossiers déposés par les enseignants au ministère de la Fonction publique.
Après cette marche de Dakar, tenue une semaine après celle de Thiès, les syndicalistes ont indiqué que le plan d’actions va se poursuivre avec d’autres marches à l’intérieur du pays.

O. KANDE

 

La Société des brasseries de l’ouest africain a inauguré, hier, son usine de traitement des eaux usées. Le ministre de l’Industrie et des Petites et moyennes industries souhaite que l’exemple de la Soboa fasse tache d’huile.

Le ministre de l’Industrie a décliné les enjeux de la construction d’une usine de traitement des eaux usées par la Société des brasseries de l’ouest-africain (Soboa). C’était hier dans la zone industrielle. Le complexe, composé de cuves, de bassins, d’un laboratoire et d’autres infrastructures, a coûté à l’une des plus vieilles entreprises du Sénégal 1,3 milliard de FCfa. Ce lourd investissement est la preuve, selon le ministre Moustapha Diop, que l’entreprise ne se soucie pas uniquement de fructifier ses bénéfices.

«Cette usine prouve que les objectifs de la Soboa, ce n’est pas seulement l’amélioration de sa production. Cela atteste qu’elle se préoccupe de la préservation de l’environnement et de la préservation du cadre de vie des Sénégalais», a-t-il souligné. D’ailleurs, cette démarche de l’entreprise cadre avec les orientations de la politique industrielle du Sénégal. « Ce choix stratégique de la Soboa est en phase avec le Pse.

Le président de la République, Macky Sall, veut une production industrielle de qualité respectueuse de l’environnement », a fait savoir M. Diop.
La société génère déjà des rejets de charge polluante très faible. Avec ce complexe, elle réduit à néant son indice de pollution.

Réduction de la pollution
C’est un exemple de prise de conscience écologique.
«Cette station, mise en service en 2017, nous permet de retraiter l’intégralité des eaux usées de l’usine qui sont ensuite acheminées dans les caniveaux, entrainant ainsi zéro pollution. Son coût est d’environ 1,3 milliard de FCfa », a rapporté le directeur général de la Soboa, Damien Baron, qui s’inscrit en phase avec le projet de dépollution de la Baie de Hann.
Après la construction des ouvrages devant restaurer les écosystèmes dégradés de la baie, les industries sont invitées à mettre en place des unités de prétraitement avant tout rejet. «Je pense que la Soboa va servir d’exemple aux industries qui sont sur la Baie de Hann. Il faut que les industries fassent un traitement primaire pour que nous ayons les effets recherchés avec le projet de dépollution de la Baie de Hann», a salué le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Lansana Gagny Sakho.

Idrissa SANE

 

Se prononçant sur les difficultés des Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes), l’administrateur de l’Ecole supérieure d’interprétation, de techniques administratives, de management et de gestion hôtelière (Etshos-Imed), Denise D’Erneville, a demandé aux autorités de respecter le contrat mais aussi de mettre de l’ordre dans le processus d’orientation des étudiants dans le privé.

Depuis le 12 février, les étudiants sénégalais orientés dans les Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) ne suivent plus les cours du fait d’un mot d’ordre de la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur (Fepes). L’administrateur de l’Ecole supérieure d’interprétation, de techniques administratives, de management et de gestion hôtelière (Etshos-Imed),  Denise D’Erneville, à qui l’Etat doit 80 millions de FCfa, a fait face à la presse pour aborder cette actualité.

Pour elle, « l’heure est grave » avec des établissements qui risquent de disparaitre si une solution rapide n’est pas trouvée. « Comment faire des prévisions pour couvrir les charges récurrentes, toutes les taxes, nos impôts et rembourser nos dettes quand l’Etat ne respecte pas les termes du contrat qui nous lie. Notre secteur est menacé pendant que des milliers de milliards sont dépensés dans des activités de moindre importance que l’éducation, la formation et la santé », a d’emblée souligné  Mme D’Erneville. Elle dit regretter que les instructions données par le président de la République, de même que le décret d’avance accordé le 28 novembre dernier, ne soient pas suivis d’effets.

Babacar Sène, premier vice-président de la Fepes et directeur de Iscom, a, lui, dénoncé le fait qu’on ait attendu jusqu’à perdre ce décret d’avance qui était valable seulement pour le budget 2017 et non pour 2018.

19.500 étudiants
orientés dans les Epes
Par rapport au débat sur la somme due, Abbas Fall, de la Fepes et responsable de l’Institut César, a indiqué que rien que pour la dernière année universitaire, il y a eu 19.500 étudiants orientés dans les établissements privés d’enseignement supérieur. Compte tenu du montant de 400.000 FCfa par étudiant, sans prendre en compte ceux des autres établissements, il a avancé que la dette dépasse largement 16 milliards de FCfa.

« Ce mardi, nous sommes passés du sentiment d’espoir au désespoir quand on nous a appris que le préalable pour que l’Etat paie les arriérés dus aux Epes serait l’audit desdits instituts privés. Où est passé le rapport d’audit de l’Ige en 2017 ? Le ministère de l’Enseignement supérieur détient tous les documents qui ont été réclamés et des structures comme la nôtre ont eu à les fournir dans le cadre de la mission de l’Ige. Nous réclamons la totalité des factures impayées et déposées à ce jour », a martelé Mme D’Erneville. Par ailleurs, a-t-elle informé, il y a beaucoup de zones d’ombres dans le processus d’orientation des bacheliers dans le privé comme « le non respect des conditions de paiement, les défaillances du logiciel campusen, le chamboulement et la ségrégation dont sont victimes les structures qui font les frais du mauvais casting d’un logiciel intelligent conçu à cet effet. L’administrateur d’Etshos-Imed a ainsi demandé de faire l’évaluation du programme de réformes 2013/2017.

Oumar KANDE

 

Un comité technique a été mis en place, hier, à l’issue de la rencontre interministérielle sur la question de la retraite des enseignants du supérieur. Ce comité a pour mission d’étudier les propositions qui devront permettre au gouvernement de prendre des décisions sur la retraite, point de revendication centrale du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes).

La mise en place d’un comité technique pour étudier les hypothèses sur la question de la retraite. C’est ce qu’on peut retenir de la rencontre interministérielle sur la question de la retraite des enseignants du supérieur qui s’est tenue hier. Point central des revendications du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), cette question de la retraite sera ainsi étudiée par ce comité technique qui se réunira cet après-midi pour voir tous les scénarii et toutes les hypothèses qui pourront éclairer une décision. « Le Premier ministre a mis en place un comité technique qui va se réunir cet après-midi. Ce qui est souhaité, c’est d’approcher vers l’objectif, c’est-à-dire définir le montant de pensions ciblées et identifier les parts de cotisations patronales et salariales qui devraient permettre d’avoir cet objectif de retraite qualifiée » a affirmé hier, le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye.

Rendez-vous a été aussi pris pour la semaine prochaine afin examiner les propositions de la commission technique. « D’ici là, on espère régler, dans le conseil des ministres, les différents engagements pris par le gouvernement en matière d’écrêtement, d’élargissement de l’assiette et de l’intégration de l’indemnité spécifique de recherche dans la base de cotisation », a ajouté Seydou Guèye.

Même si la question de la retraite a été le point central de cette rencontre, d’autres questions ont été aussi abordées. Il s’agit du problème de l’indice de traitement des professeurs de troisième échelon qui sont payés à un niveau inférieur parce qu’il y a un tableau de correspondance,  l’écrêtement sur les retenus, la charge hebdomadaire de travail, etc. Pour le porte-parole du gouvernement, il ne s’agissait pas d’une réunion ou de séances de négociations avec les syndicats mais de passer en revue toutes les questions liées  à la revalorisation des conditions de vie des enseignants du supérieur. «C’est dans ce cadre d’ailleurs que plusieurs réformes ont été entreprises dans ce secteur avec une bonne intelligence de travail avec le Saes. Cette dynamique de dialogue nous a permis de régler des questions qui étaient pendantes, de faire passer des réformes importantes comme la réforme des titres qui donne plus de mobilité et qui était très attendue par le monde universitaire. Il y a aussi le projet de décret qui a été adopté et signé, relatif aux chercheurs de l’Ucad. C’est dans cette dynamique de dialogue que les points en discussion ont été la plupart vidés lorsqu’ils étaient simples à traiter », a poursuivi Seydou Guèye.

Selon lui, le Premier ministre a donné instruction aux ministres compétents de préparer le projet de texte concernant l’indice de traitement des professeurs de troisième échelon qu’il faudra soumettre, au prochain conseil des ministres, à la signature du président de la République. «La même démarche est adoptée concernant l’écrêtement. La solution doit procéder d’une modification du code des pensions, dans ses dispositions relatives à l’écrêtement. Préparer aussi le texte qui va donner la base légale à cette orientation. Le troisième point concerne l’élargissement de l’assiette de cotisations où l’indemnité spéciale de recherche et de formation doit être prise en compte dans l’assiette de calcul du taux de cotisation. Cela aussi doit entraîner une modification  du code des pensions. Le projet de loi est disponible. Il sera donc soumis au circuit habituel mais dans de meilleurs délais », a dit Seydou Guèye.

Oumar NDIAYE

MALICK FALL, SG DU SAES : « IL Y A DES PROPOSITIONS ET DES CHOSES QUI RESTENT À DÉFINIR »
Pour le secrétaire général du Saes, Malick Fall, il y a des propositions et des choses qui restent à être définies. « Nous sommes dans un processus et avons entamé des discussions. Nous osons espérer qu’à la fin de processus, nous pouvons avoir des résultats qui nous permettront d’avoir une année universitaire apaisée », a-t-il avancé. D’après le Sg du Saes, tout dépendra de l’issue de ces discussions. « Nous allons continuer à affiner ce travail et aller vers un consensus. Nous avions un accord avec une retraite décente des enseignants, et nous allons tout faire pour tendre vers cet objectif », a précisé Malick Fall à l’issue de la rencontre.

O. NDIAYE

L’accueil et les urgences, le financement de la santé et la lutte contre le Sida sont au menu de la réunion du Comité interne de suivi du Plan national de développement sanitaire (Pnds) ouverte le 15 février 2018 à Dakar.

Les acteurs de la santé sont en train d’apprécier les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Plan national de développement sanitaire (Pnds). Ils ont aussi profité de la réunion du Comité interne de suivi du Pnds pour faire le point sur la mise en œuvre des recommandations issues de sessions antérieures des instances nationales de coordination et d’appui dudit programme. Plusieurs thématiques sont inscrites à l’ordre du jour. Il s’agit de la situation des urgences au Sénégal, de la publication des résultats de la dernière mission conjointe de supervision, effectuée en décembre 2017 dans les régions de Diourbel et Kédougou, qui ont porté sur la gestion des urgences et de la réflexion sur la mise en œuvre de la stratégie « tester, traiter et retenir », au Sénégal, plus connue sous le nom de Tatarsen.

Cette réunion permettra aussi aux participants d’évoquer la mise en œuvre de la stratégie nationale de financement de la santé pour tendre vers la Couverture sanitaire universelle. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, est largement revenu sur la problématique des urgences. Selon lui, la qualité de l’accueil et de la prise en charge des patients en urgence constitue la vitrine d’un système de santé. Il a expliqué que la mortalité et la morbidité liées au défaut de la prise en charge des urgences et de la Référence contre référence (Rcr) constituent, à bien des égards, un problème prioritaire de santé publique et de développement. « Ceci a d’ailleurs justifié le premier plan stratégique (2013-2017) du Service d’assistance médicale d’urgence (Samu) national qui a manifesté une volonté politique de garantir des soins aux populations en cas d’urgence médicale.
 
S’intéresser aux urgences
Pour Abdoulaye Diouf Sarr, « s’intéresser aux urgences, c’est s’intéresser à l’ensemble du fonctionnement du système de santé et au rapport avec la population en termes d’accueil et d’offre de soins ». Le ministre a reconnu que des difficultés sont notées en matière d’accueil et d’urgence. « Cela fait que nous recevons beaucoup de réclamations de la part des populations. Au cours de cette réunion, nous allons aborder cette question avec beaucoup d’intelligence en tenant compte des préoccupations des populations », a-t-il soutenu.

En dehors de ces manquements, le ministre a indiqué que les acteurs de la santé sont en train de faire un travail remarquable sur le terrain. C’est ce qui explique, d’après lui, les bons résultats notés, ces dernières années, dans le secteur de la santé.

Evoquant la Couverture sanitaire universelle (Csu), il a affirmé que le Sénégal, à l’instar du mouvement international, s’est engagé à mettre en œuvre un ensemble de leviers visant à garantir une transition progressive vers la Csu. C’est dans ce cadre que le ministère de la Santé a lancé, en 2016, un processus d’élaboration de la Stratégie nationale du financement de la santé. Cela a abouti à l’organisation, en nombre 2017, à Dakar, d’un Forum national de mobilisation des ressources pour la Csu. « Le Sénégal s’est engagé, comme la plupart des pays, sur la voie de l’accélération visant à atteindre l’objectif des « trois 90 » avec la stratégie Tatasern pour mettre fin à l’épidémie de Sida à l’horizon 2030 », a rappelé M. Sarr.

Dr Deo Nshimirimana, représentant-résident de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), et le président du Conseil départemental de Bignona, Mamina Camara, ont salué les résultats obtenus par le Sénégal dans le domaine de la santé.

Eugène KALY

L’envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies, Mme Jayathma Wickramanayake, s’est rendue le 3 février 2018 au Collège d’enseignement moyen (Cem) Ibrahima Thiaw des Parcelles Assainies. Elle voulait s’enquérir des interventions du Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep) en milieu scolaire sur les questions relatives à la santé de la reproduction dans les programmes d’enseignement. Le principal du Cem Ibahima Thiaw, Bouba Sall, a profité de l’occasion pour poser la problématique des grossesses précoces en milieu scolaire. « Ce phénomène est une réalité dans les écoles sénégalaises. Il est heureux, aujourd’hui, que des partenaires comme le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) et le Geep décident de nous aider à trouver des solutions à ce fléau qui reste un obstacle aux performances scolaires », a-t-il déclaré. Les élèves se sont aussi exprimés à travers des messages : « Non aux mariages précoces », « Mettons fin aux mariages des enfants », « Ma virginité, ma fierté », « Oui pour un monde ou toute grossesse est désirée et tout accouchement est sécurisé ».

Pour Mme Jayathma Wickramanayake, l’école qu’elle a visitée lui rappelle la sienne. « J’ai étudié dans le même environnement que vous », a-t-elle réagi, reconnaissant qu’elle n’avait pas les informations que ces élèves détiennent sur la santé sexuelle, les mariages précoces ou encore les mutilations génitales féminines. « Ces informations sont à votre portée. C’est une chance d’être bien informé sur des questions liées à la santé de la reproduction en tant qu’élève. Il faut vous en servir », a-t-elle conseillé.

Le Cem Ibahima Thiaw, qui se trouve dans un quartier populeux de la banlieue dakaroise, a enregistré, de 2015 à 2017, environ quatre cas de grossesses. Il a été aussi révélé que, de 2011 à 2015, plus de 1970 cas de grossesses ont été recensés dans les écoles sénégalaises.

E. KALY

L’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) doit plusieurs milliards de FCfa aux structures de santé. « Depuis 18 mois, l’Agence n’a pas honoré ses factures vis-à-vis des structures de santé ». Le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas), Mballo Dia Thiam, a attiré l’attention du ministre de la Santé et de l’Action sociale sur cette dette.

En réponse, Abdoulaye Diouf Sarr a révélé que l’Agence de la Couverture maladie va bientôt solder cette dette. Selon le ministre, cette dette ne doit pas être un élément qui mette en péril le système de santé. « L’Agence, avec l’appui du ministère des Finances, travaille dans ce sens, car il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, surtout que le Sénégal dispose d’un excellent système de santé porté par la Couverture maladie universelle », a-t-il indiqué. Poursuivant, M. Sarr a insisté : « Nous allons solder la dette parce que la Cmu repose sur la confiance de tous les acteurs du système de la santé ». Initiée par le chef de l’Etat, en 2013, la Cmu s’était fixée comme objectif d’atteindre un taux de couverture sanitaire de 75 % avant fin 2017. Sauf que cet objectif n’a pas été atteint puisque, selon les données datant de septembre 2017, le taux de couverture sanitaire est de seulement 47 % au Sénégal. Tout de même, le ministre de la Santé reste optimiste en déclarant que « le pari de la Couverture maladie universelle sera gagné ».

E. KALY

L’Union départementale des mutuelles de santé de Thiès déplore le manque de dynamisme de certaines mutuelles à enrôler le maximum de personnes possible. La Couverture maladie universelle, selon le président, est une opportunité à saisir.    

Le président du conseil d’administration de l’Union départementale des mutuelles de santé de Thiès, André Demba Wade, a relevé, pour s’en indigner, une faible extension de certaines mutuelles de santé dans le département. « Je comprends difficilement une mutuelle qui a fait 10 ans et qui ne peut pas atteindre 1000 bénéficiaires. Cela ne se justifie pas. Nous avons vu les chiffres. Des mutuelles avec 200 ou 500 bénéficiaires ? alors que le besoin est là. C’est un marché. Il faut que les mutualistes sachent saisir cette opportunité pour développer les mutuelles. Pour moi, il reste aux managers des mutuelles des choses à régler », a-t-il déploré.

Ces propos ont été tenus, hier, à l’ouverture d’une rencontre de deux jours qui sera l’occasion de faire le point sur les réalisations et d’insister sur les faiblesses pour aller vers une couverture santé plus étendue, tout en assurant la viabilité des mutuelles de santé. « Nous sommes dans un contexte de développement de la Couverture maladie universelle. L’Etat a placé une confiance aux mutuelles de santé. Nous avons vécu l’expérience de la Cmu pendant des années parce que l’Union départementale a été mise en place en août 2016. Elle a des devoirs envers les mutuelles de santé, mais aussi envers l’Etat », a-t-il fait savoir. M. Wade a ajouté : « Nous allons évoquer les problèmes internes aux mutuelles de santé pour ne pas seulement justifier nos contreperformances par le retard des subventions de l’Etat. Nous avons noté qu’il y a des faiblesses surtout par rapport à l’extension des mutuelles ».

Selon lui, le problème se situe au niveau de certains responsables de mutuelle qui prennent des engagements mais ne vont pas jusqu’au bout. La Cmu, a-t-il dit, est une opportunité que les mutualistes doivent saisir.  Dans la région de Thiès, un fonds de garantie est mis en place. Il vient en appui aux mutuelles qui ont des difficultés de trésorerie. Elles peuvent y emprunter de l’argent en attendant que l’Etat verse les subventions. « Beaucoup de mutuelles ont eu à bénéficier de ce fonds. Certaines n’en ont pas besoin parce qu’elles ont atteint un niveau de liquidité leur permettant de faire face aux problèmes financiers », a expliqué le Pca de l’Union départementale des mutuelles de santé de Thiès.

La responsable assurance maladie du Service régional Cmu, Ndèye Seyni Kane Mbengue, a corroboré les propos d’André Demba Wade sur la faible extension de certaines mutuelles. Al’en croire, « dans certaines communes, il reste beaucoup de choses à faire ».

Mme Mbengue a aussi relevé un problème de leadership, de management et d’information. Les ruptures de médicaments, souvent notées, sont également un problème pour les mutuelles de santé, a-t-elle avancé.

Ndiol Maka SECK

Le calvaire des populations de nombreux quartiers de Dakar et environs, confrontées à une grave pénurie d’eau depuis quelques jours, est sur le point de s’estomper. La Sénégalaise des eaux (Sde), chargée de la fourniture du liquide précieux, après s’être excusée des désagréments causés aux consommateurs, explique les raisons de ces perturbations notées sur le réseau  et rassure sur la qualité de l’eau fournie à Dakar et du retour progressif à la normale.

Les robinets sont à sec depuis 72 heures à Dakar et environs (Parcelles assainies, Grand Yoff, Grand Médine, Cité Keur Damel, Patte d’Oie, Cité Soprim) et la banlieue (Golf Sud, Cambérène Hamo...). Entre basse pression et sevrage total des populations, la pénurie d’eau s’est accentuée. Des femmes et des jeunes, bassines et bidons sur la tête, sillonnant les quartiers mieux lotis, à la recherche du liquide précieux, campent le décor. Toutefois, il y a un léger mieux avec la fourniture qui a repris progressivement depuis avant-hier avec un retour à la normale, particulièrement dans les quartiers situés en hauteur.

L’assurance est du directeur général de la Sénégalaise des eaux (Sde), Abdoul Baal, qui a tenu à s’excuser auprès des populations impactées par les désagréments causés par cette pénurie indépendante de leur volonté. Il a aussi rassuré sur la qualité de l’eau fournie à Dakar. « La situation va revenir à la normale dans les prochaines heures », a-t-il déclaré, battant cependant en brèche la possibilité d’ « une interaction entre l’eau distribuée par la Sde et les eaux provenant des fosses septiques ». A l’en croire, « la coloration rougeâtre de l’eau n’a aucune incidence sur la santé des individus, bien que cela puisse heurter la sensibilité du consommateur », a-t-il expliqué avant-hier sur la Rts. Mieux, « l’odeur n’est qu’une impression et la coloration est due au fer », a ajouté M. Baal. Considérant que la Sde a « des mécanismes de surveillance de la qualité microbiologique de l’eau », il n’y a rien à craindre, a-t-il fait savoir, soulignant qu’aucune souche de maladie dans l’eau distribuée n’a été décelée. « Il ne peut pas y avoir d’eau des fosses. J’appelle donc les populations au calme et à la sérénité », a-t-il soutenu.

Face à la récurrence des coupures « insupportables » d’eau dans la capitale, les populations, dépitées par ces corvées d’eau, ont réitéré leur invite à l’Etat et surtout à la Sde pour plus de respect et surtout pour la résolution définitive de ce problème. Selon elles, le calvaire des nuits blanches pour guetter le retour improbable de l’eau n’a que trop duré, alors que le non paiement d’une facture prive les concernés du liquide précieux dont le rétablissement est majoré des frais jugés excessifs. Pis, si les plus nantis peuvent se payer de l’eau minérale et/ou de source, ce n’est pas le cas de la majorité des consommateurs qui se rabattent sur les pompes ou les puits où l’eau n’est pas potable avec tous les risques sanitaires auxquels ils sont exposés.

Mamadou Lamine DIEYE

Le Projet de renforcement de l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur a été lancé le 14 février 2018 à Dakar. Développé dans 10 pays africains, il est financé par la Chine sur la période 2017-2020.

La République populaire de Chine, par le biais du gouvernement municipal de Shenzhen, a lancé un projet de renforcement des capacités dans le développement des mécanismes d’assurance qualité aux niveaux institutionnel, national et régional dans les pays africains. Ce programme qui couvre quatre ans (2017-2020) est développé dans 10 pays africains (Côte d’Ivoire, Égypte, Gambie, Malawi, Mali, Namibie, Niger, Sénégal, Togo et Zambie). Il est coordonné par la Division des politiques et des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie au siège de l’Unesco, en collaboration avec les Bureaux de l’Unesco à Abuja, Dakar, Harare et au Caire. C’est dans ce cadre que l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur du Sénégal (Anaq-Sup) a organisé une rencontre de formation pour 52 experts externes académiques et professionnels. Selon le Pr Papa Guèye, le secrétaire exécutif de l’Anaq-Sup, cette rencontre de formation, la première activité déroulée dans le pays par le projet Shenzhen-Unesco, servira de cadre pour marquer le démarrage officiel de la mise en œuvre du plan d’actions national du Sénégal qui s’étend sur une durée de trois ans.

Ce projet concourt aussi aux efforts de l’Unesco visant à faciliter l’internationalisation de l’enseignement supérieur et la mise en œuvre de la Convention d’Addis-Abeba sur la reconnaissance des études et des certificats, des diplômes, des grades et autres titres de l’enseignement supérieur en Afrique.

Oumar NDIAYE

APPEL POUR L’OPÉRATIONNALISATION DES STRUCTURES ET MÉCANISMES D’ASSURANCE QUALITÉ
Le directeur du bureau régional de l’Unesco à Dakar, Gwang-Chol Chang, a exhorté, hier, à Dakar, les Etats à mettre en place et à opérationnaliser les structures et mécanismes d’assurance qualité. Il s’exprimait en marge du lancement officiel du projet de renforcement de l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur au Sénégal. Lequel se tient en prélude à l’ouverture d’un atelier de formation des experts évaluateurs externes de l’Anaq-Sup, l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur du Sénégal. « L’Unesco a élaboré des lignes directrices pour des prestations de qualité dans l’enseignement supérieur à institutionnaliser et des outils normatifs qui comprennent les conventions régionales sur les reconnaissances des diplômes, des certificats, des grades et autres titres de l’enseignement supérieur dans la Convention d’Addis-Abeba en 2014 », a souligné le directeur du bureau régional de Dakar. Il a expliqué que ce projet vise le renforcement des systèmes de l’enseignement supérieur africains, avec le soutien du peuple de la Chine et grâce à la contribution financière du gouvernement municipal de Shenzhen Gwang-Chol Chang a ajouté :  « En Afrique, l’expansion de l’enseignement supérieur arrive dans un contexte d’internationalisation et de renforcement des dynamiques d’intégration régionale qui cherchent, entre autres, à promouvoir la mobilité des étudiants et des enseignements, pour la satisfaction de besoins spécifiques d’apprentissage, de formation et d’acquisition de connaissances ».

(APS)

L’Institut de pédiatrie sociale (Ips) de Guédiawaye va abriter un Master en santé et survie de l’enfant. Mis en place avec l’Ucad, à travers le Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfant, ce Master permettra de former 30 médecins qui seront capables de diagnostiquer les maladies infantiles.   

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à travers le Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfant, a lancé, le 14 février 2018, à l’Institut de pédiatrie sociale (Ips) de Guédiawaye, un Master en santé et survie de l’enfant. Le directeur de l’Ips, le Pr Saliou Diouf, a expliqué qu’il permet de diversifier l’offre de formation en matière de santé infantile au Sénégal, voire dans la sous-région. Cette formation prendra aussi en compte les préoccupations des acteurs de terrain que sont : les médecins, les infirmiers et sages-femmes. Ils en sont d’ailleurs les cibles privilégiées.

Le Master sera une opportunité pour mettre en œuvre les stratégies et actions les plus pertinentes de prise en charge et de prévention. A la fin de la formation, les bénéficiaires seront capables de pouvoir prendre en charge, sur le plan diagnostic, thérapeutique et préventif, les maladies prioritaires de l’enfant vivant dans les pays en développement aussi bien en milieu rural qu’en zone suburbaine défavorisée.

Pour le Pr Diouf, c’est une innovation, car ce Master va contribuer à la réduction de la mortalité des enfants. Au terme de cette formation de deux ans, l’Ips et l’Ucad mettront à la disposition du Sénégal et de la sous-région des médecins compétents en santé et survie de l’enfant mais aussi des infirmiers et sages-femmes responsables de soins curatifs et préventifs dans les services de pédiatrie, les centres et postes de santé.

Cheikh Ouba Ndiaye, responsable du suivi évaluation au Centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfant, a indiqué que l’institution accompagnera toutes les formations qui concernent l’amélioration de la santé maternelle et infantile.

Eugène KALY

Les réparateurs et réparatrices de manuels scolaires ont reçu leur diplôme de fin de formation le week-end dernier. Il s’agit de 40 jeunes filles et garçons sans emploi et issus des trois départements de Kaolack qui ont été formés sur les techniques de réparation de manuels scolaires détériorés.

La secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Khady Diop Mbodj, a présidé, à Kaolack, la cérémonie de remise de diplômes aux 40 jeunes filles et garçons sans emploi initiés sur les techniques de réparation de manuels scolaires détériorés. Cette session de formation s’inscrit dans la mise en œuvre du Projet pour la préservation des manuels scolaires (Premas). Ce dernier est exécuté en partenariat avec le Collège communautaire de Brunswick du Canada. Le Premas qui sera déroulé dans les académies de Kaolack et Thiès est financé à hauteur de deux milliards de FCfa sur trois ans. L’objectif est de former environ 100 jeunes réparateurs et réparatrices de manuels scolaires. L’académie de Kaolack a abrité la première session. Pendant une vingtaine de jours, les candidats sélectionnés dans les trois départements de ladite région ont été initiés sur les différentes techniques de réparation de manuels scolaires dégradés.

Pour Gnilane Diouf, une des récipiendaires, cette formation est d’une importance capitale. « En plus des diplômes et du savoir-faire acquis, la formation nous a permis de disposer d’un Ninéa et d’un registre de commerce. Des documents importants qui vont nous donner la possibilité d’ouvrir notre propre entreprise », a-t-elle renseigné.

En mettant en place ce projet de préservation des manuels scolaires au Sénégal, les autorités éducatives veulent réussir à relever un grand défi : celui de l’accès accru et à moindre coût aux manuels scolaires dans les écoles élémentaires des académies de Kaolack et Thiès. Aussi, veulent-elles allonger la durée de vie des ouvrages scolaires. Ce qui, selon le directeur national du Premas, Ibrahima Dione, permettra au gouvernement et aux parents de faire des économies substantielles et en même temps créer des emplois.

Outil pour des enseignements de qualité
D’après Mme Mbodji, le manuel scolaire est l’intrant qui influence le plus sur la qualité des enseignements/apprentissages. Ainsi, face à la rareté des ressources, il importe de mettre en place des stratégies pour que les manuels puissent avoir une durée de vie suffisamment longue afin de permettre au plus grand nombre d’enfants d’en bénéficier. Poursuivant, elle a indiqué que « le Premas vise à développer les capacités en réparation et en gestion physique des manuels scolaires au Sénégal ». Il s’agit ainsi « d’améliorer l’accès aux manuels à près de 400.000 élèves des 1.557 écoles élémentaires des académies de Kaolack et Thiès mais aussi de préserver ces manuels ». Dans cette perspective, «ces écoles seront dotées d’armoires métalliques, 150 au total, pour les deux régions», a informé la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale.

En dehors des 40 jeunes déjà formés, près de 3.150 gestionnaires d’école et d’administrateurs des académies de Thiès et Kaolack seront «capacités» en gestion des stocks de manuels scolaires. De l’avis des experts, les manuels réparés pourront être utilisés pendant au moins trois ans supplémentaires, soit des économies annuelles de près du 1/3 du montant des acquisitions en manuels pour l’Etat.

Pape Coly NGOME

DYNAMISME DE LA COOPÉRATION ENTRE LE CANADA ET LE SÉNÉGAL
La secrétaire générale du ministère de l’Education nationale n’a pas manqué de remercier les autorités du Collège communautaire de Brunswick et la Coopération canadienne qui ont appuyé le projet. D’ailleurs, l’occasion a été saisie par les autorités canadiennes, représentées par le premier secrétaire de l’ambassade du Canada à Dakar, Antoine Julien, et le conseiller technique Marcel Ouelette, pour magnifier le dynamisme des relations entre les deux pays surtout dans le domaine de l’éducation. M. Julien a rappelé qu’après la généralisation du curriculum de l’éducation de base, la formation des enseignants selon l’approche par les compétences, la dotation des élèves en manuels scolaires et guides pédagogiques, la réparation des manuels scolaires semble être l’aboutissement logique des efforts consentis par les deux parties visant à améliorer la qualité de l’éducation. Pour Marcel Ouellette, « l’éducation est au cœur du programme canadien de coopération avec le Sénégal depuis plus d’une décennie ».

P. C. NGOME

Les populations de Diama, région de Saint-Louis, ont bénéficié, le 10 février 2018, de consultations gratuites et de don de médicaments de la part de la 17ème mission médicale chinoise ainsi que de 500 moustiquaires imprégnées offertes par le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

La 17ème mission médicale chinoise est un acte de haute portée sociale pour les populations de Diama. Car ce n’est pas tous les jours que les habitants de cette localité de la région de Saint-Louis ont la chance d’être consultés par des spécialistes de la santé. En collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale et le centre hospitalier de Pikine, les praticiens chinois ont organisé une séance de consultations gratuites le samedi 10 février 2018. Au total, 310 patients ont été consultés et les 230 qui ont été traités ont aussi bénéficié de médicaments. De même, 80 ont reçu des médicaments.

Les services offerts ont concerné la médecine interne, la chirurgie, l’orthopédie, l’Orl, l’ophtalmologie, l’acupuncture et la vérification de la glycémie et de la tension artérielle. En plus des consultations, la Mission chinoise a remis du matériel d’une valeur d’un million de FCfa au poste de santé de Savoigne.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, à travers le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), a donné aux populations 500 moustiquaires imprégnées. « L’objectif, c’est de mieux servir gratuitement le peuple sénégalais dans le domaine de la santé, le sensibiliser sur les maladies transmissibles et non transmissibles fréquentes dans la zone et renforcer l’amitié sino-sénégalaise dans le domaine de la coopération sanitaire », lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction.

L’intervention des coopérants chinois dans le secteur de la santé au Sénégal ne date pas d’hier. La première mission médicale chinoise remonte en effet à 1975. Depuis lors, 17 missions chinoises ont sillonné le Sénégal pour dispenser des soins et apporter une assistance. Chaque mission dure deux ans. L’équipe médicale est souvent composée d’un chef, d’un interprète, d’un médecin de la médecine interne, d’un chirurgien, d’un Orl, d’un ophtalmologue, d’un orthopédiste, d’un anesthésiste, d’un laborantin, d’un radiologue, d’une infirmière du bloc opératoire et d’un cuisinier.

Rappelons que de la première à la 11ème mission, les médecins chinois étaient affectés à Ziguinchor. C’est à partir de la 12ème mission qu’ils ont commencé à travailler au centre hospitalier de Pikine sis à Dakar.

Idrissa SANE

La ville de Marrakech, au Maroc, va abriter, du 28 février au 3 mars 2018, le 2ème Congrès de la Société africaine d’endocrinologie métabolisme et nutrition, annonce un communiqué. Pendant 4 jours, les participants vont se pencher sur les stratégies à mettre en place pour stopper le diabète qui cause près de 10 % des décès en Afrique.

Le 2ème Congrès de la Société africaine d’endocrinologie métabolisme et nutrition se déroulera, du 28 février au 3 mars 2018, à Marrakech, autour du thème : « L’endocrinologie et la diabétologie en Afrique ». Cet événement scientifique regroupera près de 600 professionnels de la santé venus du Maroc, du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne, d’Europe et de l’Amérique du Nord (Canada).

Il servira de cadre aux participants pour échanger ensemble sur les moyens d’accélérer la réflexion et de renforcer davantage les moyens de combattre les maladies liées au diabète.

La thématique centrale, « L’endocrinologie et la diabétologie en Afrique », selon les organisateurs, n’est pas fortuite. Elle relève de l’urgence de s’insurger et de s’unir pour l’efficacité face au ravage du diabète sur le continent. Ils estiment que face au fléau du diabète en Afrique, une mobilisation mondiale s’impose d’urgence. « Les endocrinologues et diabétologues que nous sommes sont les premiers à voir les dégâts. D’où l’urgence d’une synergie pour plus d’efficacité face à une situation alarmante », souligne Dr Hamdoun Lhassani, président de la Société africaine d’endocrinologie métabolisme et nutrition.

Pour ce 2ème Congrès, il s’agira d’ouvrir la réflexion sur les avis et expériences concernant les nouvelles thérapeutiques du diabète, la médecine traditionnelle, l’éducation thérapeutique, la complication du diabète, les pathologies parathyroïdiennes ou encore les nouvelles technologies en endocrinologie.

Abdou DIAW

Le vice-médiateur de l’Ucad, Ibrahima Eloi Sarr, appelle tous les acteurs de l’université à se retrouver autour d’un pacte pour la stabilité de cet espace d’enseignement supérieur. Il a lancé cet appel en marge de la finale du Trophée des champions jouée le 11 février 2018 au terrain du campus universitaire.

Ibrahima Eloi Sarr, le vice-médiateur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), veut la stabilité dans ce haut lieu du savoir. Venu présider, le 11 février 2018, la finale du Trophée des champions de l’Ucad ayant opposé le Sénégal aux Îles Comores, il a lancé un appel à la pacification de l’espace universitaire. M. Sarr a, en effet, noté des remous du côté du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) et des étudiants. Ces derniers, depuis quelques jours, barrent l’avenue Cheikh Anta Diop pour réclamer le paiement des bourses.

« Il y a un problème de dialogue et de suivi qui se pose par rapport aux revendications », a-t-il reconnu, invitant alors tous les acteurs concernés à se retrouver autour d’un pacte pour que l’université retrouve sa stabilité afin d’entreprendre la voie du développement. « Sans l’université, le Sénégal ne peut pas se développer », a précisé le président du Centre africain de complémentarité scolaire universitaire et de promotion (Cacsup). Toutefois, il a informé que le nouveau médiateur, Ndiassé Diop, élu il y a quelques mois, rencontre actuellement toutes les parties prenantes (enseignants, personnel administratif et technique, étudiants et secteur privé) pour un retour à la stabilité à l’Ucad. « Il est en train de faire un excellent travail. Il faut souvent prévenir les grèves. Il travaille avec toutes les forces pour qu’il y ait un dialogue franc. S’il y a un dialogue franc et sincère entre les acteurs, l’université ira de l’avant », a estimé Ibrahima Eloi Sarr.

Toutefois, il a demandé à l’Etat de faire des efforts pour payer à temps les bourses des étudiants. Car, à son avis, le problème majeur de l’université est le paiement de ces allocations. Ces retards poussent souvent les étudiants à barrer l’avenue Cheikh Anta Diop, occasionnant de nombreux désagréments dans la ville. Le président du Cacsup a aussi appelé le Saes et l’Etat à trouver « une concession » autour des accords signés, « pour l’intérêt de l’université sénégalaise ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Une délégation des forces de défense et de sécurité du Sénégal conduite par le colonel Mbaye Cissé, commandant la de Zone militaire nord, a séjourné à Rosso, en République Islamique de Mauritanie, du 8 au 10 février dernier, pour rencontrer les autorités militaires de ce pays.

Selon un communiqué du Bureau d’information et des relations publiques (Birp/Zone militaire nord) qui nous est parvenu hier, à Saint-Louis, ce voyage entre dans le cadre de la réunion de planification des patrouilles conjointes pour l’année 2018. Une occasion pour les deux pays de magnifier la coopération militaire et d’envisager des actions communes concertées pour mieux assurer la sécurité des personnes et des biens entre les deux côtés des frontières communes. La délégation sénégalaise était composée de représentants de l’ensemble des forces de sécurité et de défense de la zone 2.

C’est aux environs de 17h 50mn que la délégation est arrivée à Rosso-Mauritanie où elle a été accueillie par le colonel Abdalah Abdoul Walid, commandant la 7ème région militaire mauritanienne. Le cortège s’est ensuite ébranlé vers la direction du camp de la Garde républicaine de la Mauritanie où des honneurs lui ont été rendus. Selon toujours ce communiqué, c’est dans la matinée du vendredi 9 février que les travaux ont démarré après le discours du colonel Abdalah Abdoul Walid, qui a souhaité la bienvenue à la délégation sénégalaise. Quant au colonel MBaye Cissé, commandant la Zone militaire n°2, il a rendu un vibrant hommage à son hôte pour cet accueil chaleureux. Il a mis à profit ce séjour en Mauritanie pour aller rendre une visite de courtoisie au gouverneur du Trarza.

Il a été reçu par Mouhamadou Dia, chargé des politiques sociales représentant le gouverneur empêché, qui a magnifié l’exemplarité de la coopération entre les deux pays. Ce communiqué de la Birp/Zone 2 a rappelé que l’objectif de cette rencontre était d’examiner les questions sécuritaires en vue d’établir un nouveau calendrier des patrouilles communes pour l’année 2018. Une occasion saisie par ces deux délégations des forces de défense et de sécurité pour réitérer leur engagement indéfectible à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les unités frontalières des deux pays. Les commissions ont travaillé d’arrache-pied pour élaborer des plans d’actions communes et c’est ainsi qu’un procès-verbal à été paraphé par les deux chefs de délégation, notamment le colonel Boya, chef de la cellule opération et instruction de la Mauritanie et le colonel Mbaye Cissé. A la fin de cette rencontre,   le calendrier des patrouilles pour l’année 2018 a été élaboré. Les participants ont magnifié les efforts consentis par les deux pays et espèrent que cela permettra aux populations des localités  frontalières de vivre tranquillement et de vaquer à leurs occupations en toute quiétude.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Plusieurs syndicats de la Santé ont pris part à la réunion hier à la Primature. Le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la Santé et de l’Action sociale (Sustas), Mballo Dia Thiam, s’est félicité de cette réunion qui a permis de passer en revue des points d’accords signés mais qui n’ont pas connus de matérialisation. «Nous avons eu quelques éléments de réponse, même  si on n’est pas d’accord sur toutes les questions qui jusque là, n’ont pas été satisfaites », a expliqué M. Thiam.

Il a de l’espoir parce que le Premier ministre a donné des instructions aux ministres concernés en fixant un  délai de 15 jours pour trouver une solution. «Nous attendons les actes car nous tenons à ces points», a insisté Mballo Dia Thiam qui a rappelé que beaucoup de  promesses ont été faites pour ce qui concerne ces points, mais au finish, rien n’a été fait. «Nous attendrons la date du 28 février si le gouvernement respecte ses engagements, il n’aura plus de problèmes dans le secteur de la santé. Sinon, nous sommes dans de bonnes dispositions pour mener la lutte parce que nous avons épuisé le délai de 30 jours du préavis de grève », a précisé le Sg du Sutsas. Il indiqué que tous les membres de son syndicats sont mobilisés « pour en découdre avec l’Etat, s’il ne respecte pas ses promesses ».

E. KALY

Lors de la rencontre avec les syndicats de la Santé tenue, hier, à la Primature, le Gouvernement a pris plusieurs mesures dont le paiement intégral des heures supplémentaires et la proposition d’une feuille de route pour la mise en œuvre des accords signés.

Quant aux syndicalistes, ils disent attendre de l’Etat des actes. Les deux parties se retrouveront le 28 février prochain pour faire d’autres propositions.

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a rencontré hier, à la salle de conférences de la Primature, les syndicats du secteur de la santé. A l’issue de cette réunion qui a vu la participation du ministre de la Santé et de l’Action sociale, entre autres personnalités de l’Etat, le porte-parole du gouvernement Seydou Guèye a fait face à la presse. Dans son compte rendu, M. Guèye a réintéré la disponibilité du gouvernement  à maintenir le dialogue avec les forces sociales  autour d’un travail collectif pour la mise en place et la consolidation des performances du système de santé mais aussi le renforcement de la qualité de l’offre des soins à tous les niveaux. « A ce titre, des efforts ont été reconnus de part et d’autre, en particulier de la part du gouvernement en ce qui concerne l’élargissement de la carte sanitaire, du renforcement des capacités logistiques  avec des dotations en ambulances médicalisées, le relèvement de plateau technique pour ne citer que cela », a indiqué Seydou Guèye. Il a rappelé que l’enjeu de la réunion était de réunir les conditions pour améliorer le confort du personnel de santé mais également des populations.  

C’est pourquoi le gouvernement a pris la décision de payer, à la fin du mois de mars, la totalité des heures supplémentaires. Selon Seydou Guèye, le Premier ministre a mis en place, pour ce qui concerne  le régime indemnitaire, une commission qui sera présidée par le ministre de l’Economie et des  Finances et qui sera composée des syndicats du secteur de la Santé, les ministères du Travail, de la Fonction publique, de la Santé et le Haut conseil du dialogue social. Les membres de cette commission feront des propositions dans 15 jours portant sur la revalorisation salariale des médecins.

Par ailleurs, « le Premier ministre a proposé une feuille de route pour donner une nouvelle dynamique à la mise en œuvre des protocoles signés », a informé Seydou Guèye qui a souligné que les points consignés comme étant des points d’accords à la fin de la rencontre ont fait l’objet de discussions entre les différentes parties. Il a cité, en premier lieu, la question du régime de retraite.

Sur ce point, il a signalé « que le gouvernement et les syndicats sont d’accord de tout de remettre dans le cadre de la réforme de retraite. La décision a été prise dans le cadre de la loi qui a été adoptée. Cette loi intègre le régime indemnitaire qui sera étendue aux non cadres de l’Ipres et fonctionnaires ». Le porte-parole du gouvernement a ajouté que la question de statut à la Fonction publique du personnel de la santé et de nouveaux corps ou celle relative aux nouvelles filières de l’Endess, des  cardes de santé communautaires, des techniciens, entre autres, seront étudiées. « Le Premier ministre a demandé au ministre de la Santé  de présider des  concertations dans un délai de 15 jours. Nous avons retenu de nous retrouver le 28 février pour faire de nouvelles propositions sur ces questions en particulier celle du statut du personnel », a précisé Seydou Guèye.

Habitat social
M. Guèye a informé que le gouvernement va régler des questions liées à l’habitat social. « De la même manière que le président de la République avait pris la décision de doter le ministère de l’Urbanisme de 3,5 milliards de FCfa à la fin de mois de mars, les besoins en habitat social du personnel de santé seront pris en compte dans le cadre de ce dispositif qui a été arrêté en faveur des enseignants », a assuré le ministre porte-parole du gouvernement. Le président de la République a pris la décision de venir en appui aux coopératives d’habitat en donnant des réserves foncières au Lac Rose, Dagua Khol pour permettre aux responsables des coopératives de trouver des solutions à cette préoccupation.

Le gouvernement a aussi promis de verser les prêts Dmc (Direction de la monnaie et du crédit) à la fin du mois de mars. « Pour les prêts équipements, une rencontre a été retenue avec le ministère du Budget puisque la décision a été prise de  rendre effectif ces prêts-équipements sur 15 jours », a fait savoir M. Guèye.  Concernant, l’indemnité de spécialisation,  Seydou Guèye a révélé que le projet sera soumis à l’examen lors du prochain conseil des ministres puisqu’elle a fait l’objet d’un travail en commission technique. « Il reste que quelques réglages à faire sur cette question », a-t-il dit.

Par Eugène KALY (textes) et Ameth SECK - Primature (photo)

MBALLO DIA THIAM, SECRETAIRE GENERAL DU SUSTAS : « NOUS ATTENDONS DES ACTES DU GOUVERNEMENT »
Plusieurs syndicats de la Santé ont pris part à la réunion hier à la Primature. Le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la Santé et de l’Action sociale (Sustas), Mballo Dia Thiam, s’est félicité de cette réunion qui a permis de passer en revue des points d’accords signés mais qui n’ont pas connus de matérialisation. «Nous avons eu quelques éléments de réponse, même  si on n’est pas d’accord sur toutes les questions qui jusque là, n’ont pas été satisfaites », a expliqué M. Thiam.

Il a de l’espoir parce que le Premier ministre a donné des instructions aux ministres concernés en fixant un  délai de 15 jours pour trouver une solution. «Nous attendons les actes car nous tenons à ces points», a insisté Mballo Dia Thiam qui a rappelé que beaucoup de  promesses ont été faites pour ce qui concerne ces points, mais au finish, rien n’a été fait. «Nous attendrons la date du 28 février si le gouvernement respecte ses engagements, il n’aura plus de problèmes dans le secteur de la santé. Sinon, nous sommes dans de bonnes dispositions pour mener la lutte parce que nous avons épuisé le délai de 30 jours du préavis de grève », a précisé le Sg du Sutsas. Il indiqué que tous les membres de son syndicats sont mobilisés « pour en découdre avec l’Etat, s’il ne respecte pas ses promesses ».

E. KALY

La croisade contre l’excision est en passe d’être gagnée dans le sud du pays où le taux de prévalence est passé de 94 à 70%.

La lutte contre les Mutilations génitales féminines (Mgf) commence à porter ses fruits dans la région de Kolda. Le taux de prévalence, qui était supérieur à 80 % il y a quelques années, est passé à 46 % en 2017. Il faut dire que cette tendance à la baisse est notée dans toute la partie méridionale du pays, malgré les cas de résistance notés dans certaines contrées. Le taux de prévalence de l’excision est passé de 94 à 70 % actuellement. Ces résultats élogieux ont été obtenus grâce aux efforts consentis par l’Etat du Sénégal avec l’appui de ses partenaires au développement et des Ong.

Pour réussir ce pari, l’Ong Tostan a mené plusieurs stratégies en direction des communautés, des chefs de village et des leaders religieux pour les convaincre du bien-fondé de cette démarche. L’utilisation des argumentaires religieux et médicaux, avec l’implication du personnel de santé, a eu un impact positif sur le terrain. « Le taux de prévalence de l’excision a connu vraiment une baisse notoire dans la zone sud, c’est-à-dire dans les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. En ce moment, nous sommes à 70 % de taux de prévalence qui était de 94 %. Pour la région de Kolda, nous sommes aux environs de 46 %. Cela veut dire que ça a beaucoup baissé », déclare Ibrahima Diao, coordonnateur de l’Ong Tostan pour la zone sud. Il salue l’engagement des organismes internationaux comme l’Unicef et l’Unfpa pour leur accompagnement dans la campagne de sensibilisation pour la promotion de l’abandon de l’excision au Sénégal.

Cependant, il estime que des efforts doivent encore être faits pour venir à bout de cette pratique moyenâgeuse dans le sud du pays où certains milieux maraboutiques continuent de faire l’amalgame entre l’Islam et l’excision.

« Ils soutiennent que l’excision est une pratique religieuse, mais nous, nous sommes convaincus qu’elle n’a rien à voir avec la religion musulmane. Nous continuons à discuter avec eux pour les convaincre, mais il faut savoir que déjà beaucoup de leaders religieux sont avec nous. Ils participent à nos ateliers de formation et s’impliquent dans la sensibilisation des populations sur les méfaits de l’excision », précise M. Diao. Sur ce, il demande aux acteurs communautaires, aux guides religieux et aux chefs de village d’intensifier la sensibilisation des populations afin d’éradiquer la pratique de l’excision qui n’a, selon lui, aucun fondement religieux.

Mamadou Aliou DIALLO


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.