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Actualités (2461)

Plus de 200 personnes se sont mobilisées, hier, pour nettoyer l’Aire marine protégée (Amp) de Saint-Louis. Avec l’appui du conservateur de cette Amp, le capitaine Paul Moïse Diédhiou, et des responsables du comité de gestion, plusieurs personnes ont nettoyé et ramassé des déchets plastiques et autres rejets de détritus de la mer trouvés sur la plage de l’Hydrobase. Cette vaste opération Augias a permis de nettoyer une partie du littoral de la Langue de Barbarie et de sensibiliser les populations sur la nécessité de préserver et d’entretenir cette Aire marine protégée (Amp). Grâce au financement du projet de gestion de la zone côtière et aux appuis de la mairie, près de 200 personnes ont été mobilisées pour cette activité d’envergure. Au terme de cette journée « set-settal », des tonnes de déchets ont été collectées, puis amenées à bord des pirogues vers le centre-ville. Un camion de la commune s’est chargé ensuite de les acheminer vers le Centre d’enfouissement technique de Gandon. Selon le capitaine Paul Diédhiou, cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de conservation de la biodiversité. Elle permet de mieux protéger les tortues vertes marines migratrices qui ont tendance à confondre les déchets plastiques avec des méduses, au point de les manger. Il a rappelé, que cette année, trois tortues marines sont mortes et retrouvées sur la Langue de Barbarie, après avoir avalé ces déchets plastiques.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En avril 2015, l’Assemblée nationale du Sénégal avait voté le projet de loi relatif à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques de faible micronnage. Le vote de cette loi a été suivi d’une adhésion des populations. Certains boutiquiers refusaient même de donner aux clients des sachets plastiques après achat.

Cependant, le directeur de Proplast constate que, plus de deux ans après, les sachets plastiques sont revenus. D’après Macoumba Diagne, cela s’explique par le fait que, dans ce projet de loi, seuls les sachets plastiques inférieur ou égal à 30 microns sont interdits. Ainsi, dit-il, les industriels ou les importateurs, pour éviter de perdre leur business, ont ramené les sachets plastiques à un grammage plus élevé. « Le problème demeure aujourd’hui. Il faut que les Sénégalais changent de comportement. Il faut qu’on arrête d’utiliser un objet et le jeter après usage. Mieux, il faut que l’Etat appuie des initiatives de ce genre. Si on met une valeur autour des déchets, on ne va plus voir de déchets plastiques dans les rues », ajoute-t-il.

A. Ng. NDIAYE

L’Agence française de développement a signé, avant-hier, à Francfort (Allemagne), un accord-cadre avec le Fonds vert pour le climat. Désormais, l’Afd est membre du réseau des partenaires du Fonds vert, informe un communiqué de l’ambassade de France au Sénégal.

L’Agence française de développement (Afd) a signé, à Francfort, un accord-cadre avec le Fonds vert climat. Selon un communiqué de l’ambassade de France au Sénégal, parvenu à notre rédaction, le directeur de l’Afd, Rémy Roux, et le directeur du Fonds vert pour le climat, Howard Bamsey, ont cosigné cet « accord-cadre d’accréditation » qui « officialise l’entrée de l’Afd dans le réseau des partenaires du Fonds vert ».

D’après la même source, la signature de cet accord-cadre est « une condition préalable à la mise en œuvre de projets communs » entre l’Afd et le Fonds vert climat. Et à travers cet accord, l’Afd envisage d’accroître significativement le volume et le périmètre des projets de lutte contre le changement climatique qu’elle portera au Fonds vert. « L’accréditation au Fonds vert pour le climat va permettre à l’Afd de faire plus et mieux pour le climat. faire plus en mobilisant des ressources climat additionnelles. Faire mieux en développant, avec le Fonds vert, des programmes à fort impact », explique le texte.

Par ailleurs, le communiqué indique que deux projets de l’Afd ont été déjà approuvés par le Fonds vert pour le climat. Il s’agit du « projet d’irrigation et d’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques dans le Sud-est marocain (20 millions de dollars en dons) », qui a été approuvé en avril 2017, et du « Projet de gestion intégrée des inondations urbaines au Sénégal (15 millions de dollars en dons) », approuvé un an plus tôt. En plus, 15 autres opérations de l’Afd sont à l’étude et seront présentées au Fonds vert pour le climat dans les 3 prochaines années. « L’objectif de l’Afd est qu’au moins 50 % de ses interventions aient des cobénéfices sur le climat. Sa nouvelle stratégie prévoit dorénavant qu’elle soit aussi la première banque bilatérale de développement à rendre 100 % de ses financements compatibles avec l’Accord de Paris. 24 milliards d’euros de financements climatiques ont déjà été octroyés ces 10 dernières années, un niveau qui passera à 5 milliards d’euros par an d’ici à 2020, dont 1,2 milliard d’euros dédié à l’adaptation au changement climatique », explique l’Afd dans son communiqué.

« Grâce à l’accréditation au Fvc, l’Afd va accélérer encore la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Nous allons encore mobiliser davantage de ressources en faveur du climat, prendre plus de risques, pour accompagner les pays en développement dans leurs trajectoires de développement bas carbone et résilientes aux effets du changement climatique », déclare le directeur général de l’Afd à l’issue de la signature de l’accord-cadre, rapporte le communiqué.

Aliou Ngamby NDIAYE

Un chèque de 2,4 millions de FCfa a été remis, avant-hier, à la directrice de l’Hôpital pour enfants de Diamniadio (Hed). Cet appui va permettre une meilleure offre sanitaire au niveau de cet Etablissement public de santé.

La directrice de l’Hôpital pour enfants de Diamniadio (Hed) avait émis auprès du directeur général de la Société nationale de recouvrement (Snr), Babacar Diallo, le souhait d’acheter 4 ordinateurs de bureau complet et 4 imprimantes matricielles de marque Epson. Ce dernier a répondu favorablement à cette demande. Un chèque de 2,4 millions de FCfa a été ainsi remis au Dr Fatou Mbaye Sylla. Cet élan de soutien entre dans le cadre des actions sociales de la Snr. Selon M. Diallo, dans le passé, la Snr a eu à faire des activités de ce genre, destinées à l’Association humanitaire « La Chaîne de l’espoir » pour la construction d’une unité au niveau de l’hôpital de Fann avec un appui d’un million de FCfa. « Nous comptons pérenniser cette activité, car elle est inscrite dans la rubrique de notre budget « don et subvention ». Nous avons aidé certaines femmes qui luttent contre le cancer pour la prise en charge de leur chimiothérapie. Nous recevons énormément de demandes, mais nous apprécions en fonction des disponibilités de la trésorerie », a déclaré le Dg de la Snr. Poursuivant, Babacar Diallo a souligné que ce don va renforcer la qualité de l’accueil. Touchée par cet élan de solidarité, la directrice de l’Hôpital pour enfants de Diamniadio a qualifié le montant du chèque d’important. A en croire Dr Fatou Mbaye Sylla Fall, l’établissement public de santé qu’elle dirige est dédié à la prise en charge des enfants âgés de 0 à 15 ans. « Depuis le août 2012, date du démarrage des prestations, le volume d’activités ne cesse d’augmenter avec 200 à 300 enfants reçus par jour. En 2016, nous avons reçu 94.000 enfants. Ce qui est une grosse contrainte pour les enfants, les parents et le personnel qui reste pour la consultation jusqu’au-delà de 17 heures », a-t-elle avancé.

Dr Sylla a révélé aussi que l’hôpital a un budget de 1,2 milliard de FCfa, soutenant que l’Etat ne peut pas tout faire.

Serigne Mansour Sy CISSE

Partenaires privilégiés de l’Etat du Sénégal dans la prise en charge des nouveaux bacheliers qui ne sont pas orientés dans les universités publiques, les établissements privés d’enseignement supérieur courent, selon le président de la Conférence des universités privées du Sénégal (Cepes), Mamadou Gningue, derrière une dette de 10 milliards de FCfa représentant la facture que leur doit le gouvernement pour l’année académique 2016-2017.

Depuis 2013, l’Etat a opté pour l’orientation de nouveaux bacheliers dans les établissements privés. En tant que président de la Conférence des établissements privés d’enseignement supérieur (Cepes), quel regard portez-vous sur ce partenariat ?
Il faut dire qu’à ce jour, il y a eu des efforts importants de la part des autorités étatiques pour nouer un partenariat avec le pôle privé et régler ainsi le problème de l’accès des bacheliers à l’enseignement supérieur. L’Etat s’est engagé à prendre en charge leur scolarité à travers un programme d’allocations d’études et bourses. De cette façon, l’onde de choc issue de la crise de la non orientation des années 2010 a été atténuée. Bien sûr, il y a eu des conditions d’éligibilité posées par l’Etat pour recevoir ces étudiants. Les établissements privés d’enseignement supérieur dont les filières sont reconnues par le Cames et l’Anaq Sup ont été ainsi retenus. De notre côté, nous avons mis les bouchées doubles en termes de logistique, d’infrastructures d’accueil et de recrutement de nouveaux enseignants pour assurer la formation des étudiants.

Il faut aussi dire que les établissements privés ont fait des efforts très importants. Nous avons fait une réduction de 40 à 50 % sur les tarifs pratiqués à l’Etat du Sénégal. Nous avons accepté de nous engager dans cet élan de formation de l’élite sénégalaise pour endosser le développement et l’émergence du pays. Hélas, nous avons l’impression que cet effort n’est pas réciproque. D’abord, il y a eu une modification du contrat. Sans grande concertation, l’Etat a fait passer l’enveloppe par étudiant de 600.000 à 400.000 FCfa. Malgré tout, nous avons accepté de poursuivre ce partenariat. Aujourd’hui, les établissements privés accueillent, sur la base des statistiques à la fermeture de l’année dernière, 43.000 étudiants orientés par l’Etat du Sénégal. Avec la rentrée académique 2017-2018, nous en auront entre 50.000 et 60.000. Ce qui fait du privé la 2ème plus grande université publique du Sénégal derrière l’Ucad. Mais, là où l’Etat dépense près de 150 milliards de FCfa pour entretenir quelques universités publiques, le privé est laissé en rade avec un budget très réduit. Le contrat qui nous lie stipule qu’avant le démarrage des cours, l’Etat doit verser un acompte de 50 %. Ce qui n’a jamais été fait. Le comble, pour l’année académique 2016-2017, aucun établissement n’a été payé. Or, les cours pour l’année 2017-2018 ont commencé. Sur ce, nous lançons un appel au gouvernement et au président de la République. Il nous est difficile de continuer les enseignements, cette année, sans le paiement de cette dette de 2016/2017 et le versement de l’acompte de 50 % sur les factures pour l’année 2017/2018. Il paraît qu’on doit encore de l’argent à certains établissements pour l’année académique 2015-2016 ou qui ont été payés très tardivement. L’Etat nous doit au moins une dizaine de milliards de FCfa.

Déjà, certains dénonçaient le manque de qualité dans l’enseignement privé en général, mais dans une telle situation, cette qualité peut-elle être atteinte ?
Si l’Etat ne redresse pas la barre, il est quasiment impossible de faire de la qualité. Sans les moyens, c’est impossible de parler de qualité. Avant 2012-2013, la qualité était dans le privé. Mais, avec cette orientation qui a entraîné une massification de nos effectifs et un développement exponentiel de nos investissements, cela nous paraît difficile de respecter l’ensemble des normes qualité fixées par l’Unesco et les organes d’accréditation si les moyens ne suivent pas. Par contre, au vu des résultats en termes d’obtention de diplômes et surtout de taux d’insertion (principale mesure de l’efficacité des universités) et de passage des filières au Cames, on peut évidemment dire qu’il y a de la qualité dans le privé supérieur. En effet, celles-ci sont considérées comme un reflet des différents déterminants de la qualité de l’éducation. Toutefois, celle-ci risque d’être fortement écornée si les mesures arrêtées avec l’Etat ne sont pas respectées dans le cadre de la mise à disposition de bacheliers dont le chiffre ne cesse de croitre au moment où l’Etat traine des créances. Le fait que l’Etat n’ait versé aucun sou l’an dernier a eu des répercussions néfastes en termes d’image (des écoles n’arrivent pas à payer correctement leurs enseignants ; ce qui influe évidemment sur la qualité).

Pour trouver une solution à ce problème lancinant, nous proposons à l’Etat, même si nous devons supporter les frais financiers, d’apporter juste sa « signature » et de nous accompagner auprès des institutions financières nationales comme internationales pour lever les montants nécessaires afin de financer ce projet innovant et salvateur de la problématique de l’accès, de l’équité et de la qualité dans l’enseignement supérieur. La Cepes reste un partenaire du ministère dans ce programme et compte, lors d’une prochaine rencontre, approfondir la réflexion.

La dette que vous doit l’Etat peut-elle, à elle seule, expliquer le manque de qualité ? Autrement dit, le privé respecte-t-il les critères de qualité fixés par les organes d’accréditation ?
La qualité, c’est plusieurs choses. Ce sont des processus, des standards, de la planification qui se situent au-delà des structures et du personnel enseignant qui doit être de qualité. L’Orientation client des établissements de notre Conférence a transformé nos ressources personnelles, matérielles et financières en offre de formation et services pour garantir la conformité de nos produits aux services attendus par le marché. Dans ce cadre, notre souci permanent est de proposer des formations adaptées, un accompagnement en entreprise par des missions professionnalisantes, des stages et des alternances. Cette orientation client a nécessité la création de structures d’aide à l’insertion et aux stages. Et ce, dans le cadre de relations avec les entreprises.

Pour ce qui est de la coopération avec les milieux professionnels, le pôle privé fait toujours preuve d’imagination et d’esprit de créativité, comme en attestent les réformes de ses programmes impliquant les experts de l’entreprise. Cela, pour plus d’adaptation aux attentes des milieux professionnels. La qualité est devenue notre préoccupation permanente. Ainsi, pour mieux coller à l’esprit du système Lmd, les professeurs encadreurs sont des chefs d’entreprise. Nous travaillons en étroite collaboration avec les acteurs de l’entreprise dans l’élaboration des programmes et l’ajustement des compétences des étudiants mis en position de stage pour mieux coller aux besoins de ces futurs employeurs.

Nous avons un meilleur taux d’encadrement avec au maximum 50 étudiants par classe et 25 étudiants en Master. Ainsi, le suivi est meilleur, les contrôles et évaluations plus réguliers. Toutes ces conditions participent à une meilleure insertion des étudiants dans le monde du travail. Par ailleurs, la formation à la création d’entreprises est prise en compte par beaucoup d’établissements. Elle permet à l’étudiant d’être formé en gestion de projets. Mais aussi, grâce aux modules de développement personnel et de développement professionnel de leadership et de coaching, de bien se comporter dans l’entreprise et d’avoir un bon réflexe pour créer une entreprise.

Dans le corps enseignant sénégalais, on n’a pas de professeurs titulaires du privé ou du public. Le professeur titulaire sénégalais est un professeur des universités. Et ce sont les mêmes professeurs du public qui dirigent, aujourd’hui, la quasi-totalité des conseils scientifiques et des directions académiques dans le privé. Mieux, le privé est en train de recruter beaucoup d’enseignants, des docteurs et des doctorants. On a la solution pour recruter quasiment tous les docteurs ou doctorants sortis dans les métiers de pointe. Le problème, c’est comment allier à la fois les difficultés financières engendrées par cette massification de nos effectifs et un besoin important de respect des règles. La qualité est un long processus, et cela dépend de la définition et de l’angle d’attaque. Ce qui est important dans nos formations, c’est que le monde du travail puisse absorber le sortant.

La recherche est le point faible du privé et nous sommes en train de régler ce problème. Cependant, quand il s’agit de l’employabilité, de l’insertion, du respect des normes, des cadres d’étude, du corps professoral et des ratios corps enseignants et formateurs, le privé est un exemple à suivre***. Mais, le problème, ce n’est pas la comparaison public-privé. Un décret a rétabli l’équilibre. De manière théorique, il n’y a pas un enseignement public et un enseignement privé, il y a un seul enseignement donné par les mêmes enseignants du public comme du privé. La qualité ne peut être discutable. L’Anaq-Sup y veille, le Cames aussi. Une centaine de diplômes des établissements privés ont été reconnus depuis fort longtemps et accrédités par le Cames. Nous sommes dans une démarche d’accréditation par l’Anaq. Le problème maintenant, c’est la question de la maîtrise des référentiels.

Est-il pertinent d’appliquer les mêmes critères de qualité dans le public et dans le privé, dès lors qu’on sait qu’il y a une certaine différence dans les orientations ?
C’est une question importante qu’il faut se poser. Je lance un appel à l’Anaq pour la révision urgente et l’évaluation de ce référentiel. Quoi que appréciable, après cinq ans de mise en œuvre, nous avons besoin de l’évaluer, de le revoir afin de l’appliquer sur la diversité de l’enseignement supérieur. L’enseignement supérieur ne peut pas être unidirectionnel. Une école supérieure privée ou un institut ne peut pas fonctionner comme une université publique. Donc, on ne peut pas les évaluer de la même manière. L’idée de mettre en place l’Anaq est bonne. Il y a une expansion des établissements privés, il est normal qu’un contrôle accru soit fait. Il faut le faire en amont et ne pas attendre qu’il y ait des dégâts pour le faire. Aujourd’hui, n’importe qui peut entrer dans l’enseignement supérieur. Mais, il est nécessaire d’évaluer le référentiel.

Entretien réalisé par Elhadji Ibrahima THIAM

Le responsable de la Direction de la Planification, de la Recherche et des Statistiques, Dr Youssouf Ndiaye, a présenté, hier, la Stratégie nationale de financement de la santé. D’après lui, cette stratégie, étalée sur une période de 5 ans, permettra au Sénégal de tendre vers la Couverture sanitaire universelle.  Estimée à un coût global de 1,8 milliard de FCfa, elle mettra l’accent sur les choix stratégiques visant à améliorer la protection en santé des populations sénégalaises. Selon le ministre de la Santé, elle vise aussi à mobiliser des ressources additionnelles conséquentes en faveur de la santé et à rationaliser leur utilisation pour alléger la charge financière supportée par les ménages.
 
Abdoulaye Diouf Sarr a soutenu que la première action d’envergure de la mise en œuvre de cette stratégie est l’organisation de ce forum national sur le financement de la santé en vue de mener un plaidoyer sur la mobilisation des ressources. Lequel sera porté par le président de la République, Macky Sall.

Eugène KALY

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a été interpelé par le syndicaliste Mballo Dia Thiam sur l’action sociale. En réponse, Abdoulaye Diouf Sarr a rassuré que le département qu’il dirige s’occupe de la santé mais aussi des questions sociales. Selon lui, la frontière est extrêmement mince parce que dans les déterminants de la santé, les éléments liés aux conditions de vie et sociales des populations jouent un rôle important au niveau de la santé.

Pour redynamiser l’action sociale, le ministre de la Santé, dès sa prise de fonction, a convoqué l’ensemble des responsables de la Direction de l’Action sociale pour élaborer une feuille de route. Celle-ci permettra de repositionner l’action sociale dans le ministère de la Santé. « Dans ma conception, l’action sociale doit intégrer le panier préventif du ministère de la Santé et de l’Action sociale, mais aussi celui du suivi et curatif parce qu’elle traverse le ministère de la Santé », a souligné Abdoulaye Diouf Sarr. Mieux, a-t-il indiqué, l’action sociale est un élément important, car permettant de mener une bonne politique de santé au Sénégal.

Eugène KALY

Le directeur du Centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous) de Ziguinchor a été installé dans ses nouvelles fonctions. Une occasion saisie par le Pr Mary Teuw Niane pour visiter les chantiers en cours à l’Université Assane Seck.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a procédé, le 13 novembre 2017, à l’installation officielle du Dr Mamadou Diombéra dans ses nouvelles fonctions de directeur du Centre régional des œuvres universitaires sociales (Crous) de Ziguinchor. Par la même occasion, le Pr Mary Teuw Niane a visité les chantiers en cours à l’Université Assane Seck. Il a encouragé et félicité la directrice générale de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics, Socé Diop Dione, pour les grands progrès notés dans l’exécution des travaux.
Le ministre de l’Enseignement supérieur a constaté un très grand progrès dans les travaux par rapport à sa dernière visite, il y a quelques semaines. M. Niane a ainsi félicité l’entreprise en charge des chantiers pour l’effort important qui est fait. Il a souhaité que le rythme soit maintenu pour qu’en janvier le gros œuvre soit totalement terminé et qu’on entre dans la seconde phase.

A en croire Mary Teuw Niane, le bâtiment pédagogique, qui comporte plusieurs salles de cours, de travaux dirigés et des bureaux, est quasiment terminé et on peut espérer qu’il sera livré à l’Université Assane Seck de Ziguinchor en fin novembre.

Le ministre a indiqué que le Centre régional des œuvres universitaires sociales de Ziguinchor s’étend à tous les établissements publics d’enseignement supérieur implantés dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Il a émis le souhait de préparer, dès à présent, ce déploiement par un système permettant de fournir, « in situ », toutes les prestations courantes, dans le cadre d’une organisation structurée qui permet d’avoir des antennes délocalisées, aptes à faire face, avec la même efficacité, aux sollicitations des étudiants.

D’après lui, en raison de leur situation géographique et de leurs établissements d’inscription, tous les étudiants n’auront pas à bénéficier des mêmes prestations. Le Pr Mary Teuw Niane a recommandé, « au sein du conseil d’administration par exemple », de définir les prestations minimales auxquelles peut prétendre un étudiant. Il a soutenu que tout ne se réduit pas au budget, appelant à l’organisation, à la souplesse et à la réactivité. Et ce, dans le respect des règles et de l’éthique de gestion.

Par ailleurs, le ministre a recommandé au tout premier directeur du Centre régional des œuvres universitaires sociales de Ziguinchor de traiter tous les bénéficiaires de son établissement au même pied d’égalité. « Ils doivent, a-t-il fait savoir au Dr Mamadou Diombéra, tous être considérés et traités de la même façon, avoir accès aux mêmes prestations du Crous, aux mêmes conditions et bénéficier des mêmes égards ».

Mary Teuw Niane n’a pas manqué de rappeler au Dr Diombéra que les ressources qu’il gère sont publiques et qu’il a une mission de service public. Le Pr Mary Teuw Niane a demandé au recteur Courfia Kéba Diawara, au médiateur Nouha Cissé, au Comité du dialogue social, aux personnels et étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor de soutenir le directeur du Crous dans la mission qui lui est confiée.

Une bibliothèque universitaire d’ici à 2019
Par ailleurs, le ministre a annoncé la construction, d’ici à 2019, d’une bibliothèque universitaire à Assane Seck et un grand projet de 1.000 lits pour les résidences universitaires. Il a signalé aussi la réalisation prochaine d’un Espace numérique ouvert (Eno) à Oussouye et à Bignona. L’appel d’offres est déjà lancé, a-t-il informé. De même, il a annoncé l’implantation de Centres de recherches et d’essais (Cre) à Ziguinchor, Samine et Goudomp à partir de cette année.
 
El Hadj Moussa SADIO

 

D’un coût de 4 milliards de FCfa, les travaux d’installation de brise-lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie, entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, ont démarré à Saint-Louis. Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu sur place.

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu, hier, dans la capitale du Nord pour constater de visu les dégâts causés par l’érosion côtière. Sur place, il s’est réjoui du démarrage des travaux d’installation des brise-lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie, entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, et sur une distance de 4 kilomètres. Ce programme va coûter 4 milliards de FCfa. Certains experts de l’entreprise Eiffage ont confirmé que les travaux de construction de cette digue de protection ont démarré et qu’ils seront réceptionnés dans un délai de 12 mois. Ce projet ambitieux est mis en œuvre par l’Etat du Sénégal avec l’appui des partenaires français. A terme, ces brise-lames permettront de soulager la souffrance des populations de Saint-Louis, longtemps affectées par l’avancée de la mer.

Accompagné de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, du responsable de l’Agence française de développement (Afd), du gouverneur Alioune Aïdara Niang et de l’adjoint au maire de Saint-Louis, Alioune Badara Diop, par ailleurs directeur général de l’Office des lacs et des cours d’eaux (Olac), il a visité une partie du patrimoine classé.

A cette occasion, M. Le Drian s’est adressé à la presse pour insister sur l’urgence et la nécessité de mettre en œuvre le projet de développement touristique de Saint-Louis ; ce qui permettra également de résoudre certains problèmes dus à l’érosion côtière. Ce phénomène naturel, a-t-il précisé, date du 17ème siècle et affecte la richesse halieutique des zones maritimes. Au fil du temps, il s’est accentué au niveau du littoral, engendrant des conséquences désastreuses sur le vécu quotidien des populations de la Langue de Barbarie.

Cette visite à pas de charge a permis à Jean-Yves Le Drian de se rendre à Guet-Ndar, Santhiaba et Gokhou-Mbathie. Dans ces zones de la Langue de Barbarie, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères s’est rendu compte que les établissements scolaires Cheikh Touré et Abdoulaye Mbengue Khaly, ainsi que autres concessions situées à quelques encablures de la plage, peuvent à tout moment être inondés par les eaux marines.

A en croire M. Le Drian, l’urgence de réhabiliter une partie du patrimoine classé de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof) « fera l’objet d’une attention toute particulière lors de la visite du président Emmanuel Macron au Sénégal, prévue au mois de février 2018 ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Avec la construction de nouvelles infrastructures, l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) compte enrôler davantage les enfants âgés de moins de trois ans.

Le taux de préscolarisation est estimé à 17,8 % au Sénégal. Ce que veut relever l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp). Ainsi, elle compte développer des stratégies pour enrôler plus d’enfants âgés de moins de trois ans, notamment dans les cases des tout-petits, à travers l’installation des espaces d’éveil et de stimulation précoces.

Les infrastructures demeurent un élément important dans ce projet d’enrôler le maximum d’enfants. C’est pourquoi un programme de reprise de la construction des cases des tout-petits a permis d’en disposer une cinquantaine depuis 2012 sur l’ensemble du territoire national. « L’Agence a pu réaliser, depuis la reprise du programme de construction de structures de développement intégré de la petite enfance, 51 cases des tout-petits sur l’ensemble du territoire national de 2012 à nos jours. A celles-ci s’ajoutent les 30 cases des tout-petits qui seront construites par la Koica (l’Agence de coopération coréenne) dans le cadre du Projet de développement de la petite enfance 2018-2021 à Fatick et à Kaolack, à raison de 10 cases des tout-petits par année », a affirmé Thérèse Faye Diouf, directrice générale de l’Anpectp.

Elle présidait, hier, un atelier de partage des orientations de l’année scolaire 2017-2018 et de mise à jour des outils de collecte de l’Anpectp. En plus de l’appui de la Koica, avec la construction de cases des tout-petits, Mme Diouf veut aussi développer le partenariat au niveau local, notamment avec les partenaires techniques et financiers, les Ong et les collectivités locales. « Cet intérêt s’inscrit en droite ligne de la recommandation du Conseil de surveillance qui nous a instruit de signer au niveau central des conventions de partenariat avec les partenaires au développement. A ce jour, nous avons fini de nouer des partenariats avec World Vision, Childfund, Counterpart. Cette dynamique va être renforcée et amplifiée », a-t-elle ajouté.

Leader dans le domaine de la prise en charge de la petite enfance, l’Anpectp travaille actuellement pour la fiabilité et la validité des indicateurs à partir desquels elle construit et présente ses documents, notamment le rapport annuel d’activités. C’est ce qui justifie, a souligné sa directrice, la tenue de leur rencontre dont l’un des objectifs majeurs est la mise à jour de leur rapport annuel d’activités à travers l’identification des indicateurs pertinents qui peuvent être renseignés sans difficulté réelle. Avec aussi le début de l’année scolaire 2017-2018, l’Anpectp a voulu partager quelques orientations majeures afin de mieux prendre en compte les aspects les plus déterminants de la mise en œuvre de son plan stratégique de développement 2016-2020.

Oumar NDIAYE

Le ministère de l’Education nationale est le premier secteur de l’administration publique qui emploie le plus d’agents. Le système éducatif est géré par 92.560 enseignants, dont 25.452 femmes. Malheureusement, ces ressources humaines sont inégalement réparties à travers le pays. D’où l’atelier sur une allocation plus équitable des ressources humaines du ministère de l’Education nationale.

Dans un rapport détaillé de la Direction des ressources humaines du ministère de l’Education nationale, il est avéré que le Sénégal a un déficit criant d’enseignants, tout corps confondus. Le besoin s’élève à 1.663 enseignants. Et selon le document, les régions de Matam, Tambacounda et Kolda sont les zones où l’on note le plus grand nombre d’enseignants qui quittent leurs postes. A titre indicatif, l’académie de Matam traine un déficit de 257 enseignants. Elle est suivie par Tambacounda avec un manque de 166 enseignants. Kolda vient en troisième position avec un déficit de 149 enseignants. Au même moment, la région de Thiès connait un surplus d’enseignants. A ce déséquilibre en quantité, s’ajoute celui lié à la qualité. Dans ces académies dites de départ, on retrouve également les enseignants les moins expérimentés, entrainant du coup la chute des performances des élèves.

Ces départs massifs d’enseignants vers les grands centres urbains et le manque de personnel enseignant dans certaines zones s’expliquent, selon les acteurs, par plusieurs facteurs : le mouvement national qui donne droit aux enseignants de demander à être affectés, les rapprochements de conjoints et de conjointes, les raisons de maladie, mais aussi des interventions de responsables à tous les niveaux qui sollicitent l’affection d’enseignants pour divers motifs. Les demandes de mise en position de stage ou de disponibilité et la quête d’un plan de carrière constituent aussi des causes de départ des enseignants.

Toutefois, ce manque d’enseignants n’est pas sans conséquence. De l’avis du ministre de l’Education nationale, cette « saignée » du personnel enseignant a souvent entraîné la fermeture d’écoles et la création de classes multigrades ou double flux. Mais également un manque de profil adéquat pour certains postes de responsabilité et un déséquilibre sur la qualité des enseignements.

Serigne Mbaye Thiam qui a pris part à l’atelier sur une allocation plus équitable des ressources humaines du ministère de l’Education nationale a estimé qu’il est grand temps de résoudre ce déséquilibre. Pour beaucoup de syndicalistes, le constat est réel : il y a bel et bien un manque d’enseignants dans le pays, mais ils estiment que la solution passerait par un recrutement massif d’enseignants pour combler le gap. D’autres familles d’acteurs et des parlementaires pensent qu’il faudrait essayer de motiver les enseignants pour qu’ils puissent rester au moins cinq ans dans leur lieu de service avant de bouger.

Pour le ministre de l’Education nationale, avec un budget de 413 milliards de FCfa, dont les 87,6 % sont consacrés aux salaires des enseignants, le secteur de l’Education devrait participer à la création de ressources humaines de qualité et en nombre suffisant pour le développement du pays. Ce faisant, Serigne Mbaye Thiam à précisé que notre pays a besoin de 4.800 enseignants de plus en 2018, de 3.700 salles de classes pour la même année.

Pape Coly NGOME

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) a procédé, hier, au lancement officiel de l’atelier axé sur le projet « Science pour l’information climatique et les techniques de prévisions du temps en Afrique ». L’objectif recherché est de créer les conditions d’une synergie d’actions au sein et entre les Etats africains, en collaboration avec les institutions britanniques, en matière de lutte contre les effets néfastes du changement climatique.

La prévision météorologique devient de plus en plus un challenge, avec l’augmentation des phénomènes extrêmes, en fréquence et en intensité. Pour parer à cette situation, certaines structures spécialisées aux questions météorologiques sont confrontées au manque de moyens techniques et parfois « à une expertise scientifique adéquate ». Cette réalité justifie l’organisation de l’atelier qui s’est ouvert hier à Dakar. Il s’agit, pour les organisateurs, de veiller « au renforcement des capacités de prévisions météorologiques et climatiques des pays africains dans le but d’augmenter la résilience des populations », a relevé, dans son discours, Maguèye Marame Ndao, directeur de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim). Cette approche devrait également permettre de veiller à « une meilleure adaptation des sociétés aux changements climatiques ».

M. Ndao a, en outre, affirmé « la ferme volonté d’améliorer les capacités de prévision des structures nationales, afin que celles-ci apportent leur contribution au développement durable de l’espace économique ». Sur cet aspect, le Sénégal a pris les devants en instaurant un « système d’alerte précoce de la météorologie qui a des effets d’alerte positif auprès des agriculteurs, des pêcheurs artisanaux et des populations ».

Les usagers des services climatiques sont devenus de plus en plus exigeants, tant sur la disponibilité des prévisions que sur les précisions, notamment les prévisions à fines échelles et certains aspects de la prévision saisonnière, comme le début ou la fin de la saison, ainsi que la variabilité intra saisonnière, a rappelé le directeur de l’Anacim.
Durant une semaine, les participants vont échanger sur les « techniques de prévisions et des méthodes d’amélioration de celles-ci, pour que l’information qui en découle soit mieux profitable aux populations vulnérables ». L’objectif recherché est de créer les conditions d’une synergie d’actions, au sein et entre les Etats africains, en collaboration avec les institutions britanniques, en matière de lutte contre les effets néfastes du changement climatique.

Selon le Pr Amadou Guèye, directeur de la Recherche, le Projet science pour l’information climatique et les techniques de prévisions du temps en Afrique est financé à hauteur de 7,8 millions de livres pendant 4 ans par le Conseil de la recherche du Royaume-Uni (Ruck). Il entre dans le cadre du fonds de recherche sur les défis globaux. Ainsi, 25 chercheurs anglais et 45 chercheurs africains mèneront leurs activités dans 4 pays africains (Sénégal, Nigeria, Ghana, Kenya).

L’objectif du projet est de renforcer les capacités de prévision à toutes les échelles temporelles (prévision immédiate, court et moyen terme, intra saisonnière et saisonnière). Il est également question de veiller à la diffusion de l’information climatique dans le but d’améliorer la résilience des populations africaines.

Oumar BA

Plusieurs ornithologues se penchent sur la sauvegarde de la barge à queue noire, une espèce d’oiseaux menacée. La réunion de Dakar va faire un état des lieux des menaces et des activités de conservation en Gambie, en Guinée-Bissau, au Mali et au Sénégal.

Les populations de barge à queue noire sont en danger. Cette espèce est au centre de la réflexion de l’atelier sous-régional à la résidence de l’ambassade des Pays-Bas au Sénégal. Oiseau emblématique des Pays-Bas, il passe une partie de l’année au Sénégal et dans des pays de la sous-région comme la Guinée, la Gambie, le Mali et le Sénégal. « La barge à queue noire est un oiseau national des Pays-Bas. Elle lie notre pays et le Sénégal en ce sens qu’elle quitte les Pays-Bas et passe une partie de l’année au Sénégal et dans les autres pays de la sous-région ouest-africaine », informe l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, Théo Peters. C’est un oiseau qui a un long bec, une petite tête et de longues pattes qui lui facilitent ses déplacements dans les zones marécageuses.

La première réunion régionale du groupe de travail international de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (Aewa) regroupe les ornithologues, les acteurs de la conservation issus de la société civile et des agents de l’administration. Les participants vont proposer des stratégies et des plans de sauvegarde de cette espèce Limosa Limosa en voie de déclin. « C’est la première fois que nous tenons une rencontre sous-régionale avec tous les acteurs aussi bien de la société civile que des agents de l’administration et des organismes internationaux. Ce, pour réfléchir sur la préservation de la barge à queue noire. Il est important d’assoir une collaboration internationale, d’avoir une alliance sous-régionale », plaide Nina Mikander, l’administratrice de programme associé de l’Aewa.

Les participants échangeront sur les mécanismes de mobilisation des financements destinés à la mise en œuvre des plans d’actions. Des mesures prioritaires seront identifiées au cours de cette réunion. « Nous allons réfléchir sur les stratégies de levée des ressources financières pour exécuter les plans d’actions à l’échelle de chaque pays », fait savoir Mme Mikander. Cette rencontre servira à faire un état des lieux sur les menaces et les actions de conservation au Sénégal, en Gambie, en Guinée-Bissau et au Mali. Le Sénégal est déjà sur la voie de la protection de cet oiseau. Il est signataire d’une convention et s’est doté d’un plan d’actions.

Ibrahima Thiam de Wetlands est revenu sur les enjeux de cette rencontre. Pour lui, il est nécessaire d’avoir une coopération sous-régionale pour le suivi de cette espèce et de développer des connaissances pour sa conservation.

Idrissa SANE

Un protocole de partenariat entre l’Université de Thiès et celle de Sup Agro de Montpellier (France) vient d’être signé entre le recteur Mactar Mour Seck et Mme Dominique This, Maître de conférences (Hdr) au Département de Biologie écologie à Sup Agro. La cérémonie a eu lieu en marge de l’inauguration du Centre d’excellence de recherche du Ceraas (Centre d’études régionales pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse) de Thiès, en présence du directeur de l’Ecole nationale supérieure de l’agriculture (Ensa), M. Dieng. Les deux parties ont magnifié ce bel exemple de coopération qui devrait permettre la mobilité, de part et d’autres, des étudiants pour des échanges dans le domaine de la recherche, mais aussi et surtout de formations et d’expériences à travers des modules adaptés au secteur agricole.

Mme Dominique This a insisté sur la longue expérience de son université dans les différents domaines de formations diplomantes et de la recherche avec ses quatre départements : biologie et écologie, milieux, producteurs, ressources et systèmes, sciences des agro-bio-procédés et sciences économiques, sociales et de gestion.

M. SAGNE

Construit dans les années 80, le Centre multisectoriel d’entre-aide et d’entrainement à la vie active (Cmeeva), sis au quartier Grand Mbour, a pour vocation la dispensation d’un enseignement général, une formation professionnelle, artisanale, commerciale, sociale et informatique. Mais, il tarde à démarrer effectivement ; son promoteur, Ibrahima Diop, opérateur économique, n’ayant pu équiper et finir certains secteurs du projet. « Le centre, déjà sorti de terre, est visible au quartier de Grand Mbour. Il a pour vocation d’enseigner, d’éveiller les consciences, de former les jeunes, mais aussi de récupérer les exclus du système éducatif et des « daaras » pour assurer leur formation professionnelle en vue d’une intégration harmonieuse dans la société », a lancé M. Diop.
Le centre dispose de deux bâtiments abritant plusieurs ateliers dont la menuiserie ébénisterie et décoration, la tapisserie générale, la menuiserie métallique, aluminium et plomberie, peinture et vernissage, couture, électricité bâtiment, électronique et informatique.

Seulement, son promoteur est, aujourd’hui, confronté à des difficultés pour finir et équiper son projet. D’où l’appel qu’il lance à l’Etat et aux bailleurs, afin que le Cmeeva puisse démarrer ses activités.

Amath Sigui NDIAYE

Le district sanitaire de Kolda organise, du 20 au 26 novembre, une campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole.

Malgré les progrès réalisés dans la lutte contre la rougeole et la rubéole, le Sénégal n’est pas encore à l’abri d’une résurgence de ces maladies. L’Etat, à travers le ministère de la Santé, a décidé d’organiser une campagne de vaccination des enfants de 9 à 59 mois pour prévenir l’apparition d’éventuels cas. Le district sanitaire de Kolda a, en prélude à cette campagne, organisé, le 11 novembre 2017, un atelier d’information et de partage à l’intention des chefs religieux, délégués de quartier, associations communautaires de base, « Badiénou Gokh » (marraines de quartiers) et journalistes.

Même si la rougeole « est en phase d’être éradiquée, pour plus d’assurance, il est important d’organiser une grande campagne de vaccination qui se déroulera du 20 au 26 novembre prochains. Toutes les personnes ressources de la communauté ont été conviées pour partager par rapport à la communication. Avant le démarrage de la campagne, nous allons faire une sensibilisation au sein de la communauté pour que les populations puissent savoir que cette campagne sera organisée durant cette période », a déclaré le médecin-chef du district sanitaire de Kolda.

Il a invité les participants à s’impliquer dans la sensibilisation des populations pour leur permettre de prendre conscience de l’importance de cette vaccination pour les enfants de cette tranche d’âge. A en croire le Dr Lamine Senghor, la rougeole constitue une maladie redoutable qu’il faut combattre à tout pris pour protéger les enfants. Elle se manifeste, selon lui, par un corps chaud, un nez qui coule, des yeux rouges, une toux et l’apparition de petits boutons sur le corps de l’enfant. Elle peut entraîner la cécité, la surdité, des désordres cérébraux et même la mort.

Contrairement aux autres campagnes de vaccination, les autorités sanitaires ont choisi, cette fois, un autre format pour atteindre leurs cibles. Au lieu de se déplacer d’une maison à l’autre, les vaccinateurs seront installés sur un lieu fixe où les populations ont généralement l’habitude de se rassembler. Avant le démarrage de la campagne, des agents relais seront déployés sur le terrain pour faire le porte-à-porte afin d’expliquer aux parents l’importance de cette vaccination en leur indiquant notamment les lieux choisis dans leur quartier et/ou village pour abriter ces opérations.

Mamadou Aliou DIALLO

Compte tenu du nombre élevé d’accidents et de certains décès « mettant à nu l’indigence de services », l’Alliance des syndicats autonomes de la santé Asas/Sutsas-Sudtm « And Gueusseum » a appelé à des états généraux des urgences.

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé Asas/Sutsas-Sudtm « And Gueusseum », réunie en séance ordinaire au siège social de la Fgts, a examiné la situation socio-sanitaire nationale. Mballo Dia Thiam et compagnie ont indiqué, dans un communiqué parvenu à la rédaction, qu’il faut organiser les états généraux des urgences pour faire face à certaines situations. « Face à la recrudescence des accidents du travail, mais surtout ceux de la route, au taux encore élevé de la mortalité maternelle et infantile (dont les hémorragies constituent la principale cause), mettant à nu l’indigence de services, il urge de convoquer les états généraux des urgences », ont recommandé les membres du secrétariat exécutif permanent de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé Asas/Sutsas-Sudtm « And Gueusseum ».

Par ailleurs, ces syndicats ont signalé, pour le déplorer, le vent de médicalisation et de politisation du secteur, autant de la santé que de l’action sociale, au détriment des populations qui peinent à accéder aux meilleurs spécialistes des disciplines médicochirurgicales (bac + 12) rares, parce que ceux-là sont reconvertis en gestionnaires de structures de santé (bac + 5). Selon le communiqué, l’Asas/Sutsas-Sudtm « And Gueusseum » a rappelé au « président de la République la nécessité de revaloriser les fonctions médicales en mettant nos vaillants professeurs et médecins dans des conditions de travail et de salaires honorables et motivantes pour empêcher la fuite de ces précieux cerveaux par une dangereuse reconversion professionnelle pour l’appât du gain ».

Les responsables de ce syndicat disent constater pour le regretter que le ministre de la Santé « consacre son énergie à visiter, parfois nuitamment, des hôpitaux en proférant menaces, intimidations et affectations arbitraires ». Ils ont regretté aussi que des établissements de santé soient privés jusqu’à nouvelle date de la troisième tranche de la subvention annuelle et dans l’attente, de guerre lasse, « de remboursements de dettes cumulées de la Cmu (malgré les dénégations du nouveau chef d’agence) ».

De même, ils ont dénoncé des retards de paiement de salaires et de motivations, des tensions de trésorerie mettant à rude épreuve les fournisseurs de biens et prestataires de services déjà aux abois

Oumar KANDE

L’Onh Intra health international a lancé, le 7 novembre 2017, en marge du Symposium sur la santé qui s’est déroulé à Dakar, son projet sur les maladies non transmissibles, notamment l’hypertension artérielle. Son directeur général, Pape Gaye, revient, dans cet entretien, sur l’utilité de ce programme global qui va se dérouler dans trois grandes villes à travers le monde : Dakar, São Paulo et Oulan-Bator avec l’objectif d’améliorer la santé cardiovasculaire en milieu urbain.

Vous venez de lancer, en marge du symposium sur les partenariats public-privé dans le secteur de la santé, le projet sur les maladies non transmissibles surtout l’hypertension artérielle dans la région de Dakar. Quels sont les objectifs visés par ce projet ?
Les objectifs qui sont fixés, c’est d’abord d’attirer l’attention et de faire le plaidoyer pour avoir des programmes spécifiques sur les maladies chroniques et les maladies non transmissibles. Trois villes ont été choisies pour cette initiative globale : São Paulo (Brésil) en Amérique Latine, Dakar (Sénégal) en Afrique et Oulan-Bator (Mongolie) en Asie. Ce sont des villes où il y a un énorme besoin en matière de lutte contre les maladies cardiovasculaires. La vision est que le projet serve de catalyseur pour d’autres activités à venir. Le deuxième objectif est de mobiliser les partenaires qui vont venir et mettre en exergue l’importance de traiter de ce sujet. Dans nos pays, ces maladies font beaucoup de dégâts. Si on ne fait pas attention, si on ne fait pas une bonne conscientisation, une bonne communication, elles peuvent faire des ravages. Il y a une étude mondiale qui a été menée et qui montre que le monde tend vers une situation où nous allons maitriser plus ou moins les maladies transmissibles, mais le grand problème, c’est l’hypertension. C’est un double objectif : un plaidoyer et une mobilisation des partenaires.

Dans son plan stratégique, Intra health a inscrit les maladies chroniques parmi ses priorités. Est-ce que ce partenariat avec Novartis vient concrétiser la mise en œuvre de ce plan ?
Pour nous, c’est une très bonne chose d’avoir une organisation comme Novartis qui a reconnu que Intra health avait déjà mis sur pied une très bonne plateforme, parce qu’il ne voulait pas commencer à zéro. Dans nos discussions, la directrice de la fondation Novartis m’a dit que ce qui l’attirait, c’est surtout cette plateforme, car il y avait déjà une collaboration entre Intra health et le ministère de la Santé. La discussion qui s’est tenue montre qu’il y a une très grande volonté de la part de tous les acteurs d’aborder le problème des maladies chroniques et les maladies non transmissibles de façon générale, et de façon spécifique, l’hypertension artérielle.

Pourquoi le choix de l’hypertension artérielle ?
C’est un des nouveaux phénomènes. On a toujours parlé des maladies des riches. On est en train de voir ça. Au fur et à mesure que le pays se développe, la population va commencer à souffrir de ces maladies liées aux changements de régime alimentaire, au manque d’exercices physiques, sans compter les autres problèmes, tels que l’abus du tabac. En termes de partenariat public-privé, je suis très content des résultats de la discussion. Ce que Novartis fait avec Intra health est un très bon exemple de Ppp. D’après les interventions que j’ai entendues, les gens sont disposés à venir nous soutenir.

Quelles sont les différentes parties prenantes qui vont intervenir dans ce projet ?
Nous aurons l’Usaid, les Nations unies, mais c’est surtout les autres compagnies pharmaceutiques pour le moment. Il y a la totalité des produits pharmaceutiques. Elles ont, bien sûr, l’intérêt parce que c’est elles qui fabriquent les médicaments. J’espère qu’on verra aussi des partenaires multisectoriels, parce que nous avons besoin de toucher à tous les secteurs.

Quelles sont les expériences réussies par Intra health en matière de partenariat public-privé ?
Nous en avons plusieurs. La première qui me vient à l’idée, à part celle-ci, c’est l’expérience que nous avons en Tanzanie dans le domaine de la santé numérique. Là-bas, nous travaillons avec le ministère de la Santé, la compagnie de téléphonie, les associations de sages-femmes, de médecins. Si nous arrivons à faire de sorte que les travailleurs de santé s’inscrivent, s’abonnent au système de la compagnie de téléphonie, ils créent, par là, un réseau fermé où les travailleurs peuvent se parler gratuitement. Nous avons aussi d’autres expériences au Kenya et dans d’autres pays.

Lors du symposium, il était beaucoup question du digital dans le système de santé. Est-ce que Intra health international utilise le digital dans ces projets ou programmes ?
Oui, nous sommes les premiers à avoir mis sur pied un logiciel ouvert, les premiers à concevoir une plateforme pour gérer le personnel de santé. Une partie de ce logiciel sert à mieux recenser l’information dont le personnel de santé a besoin pour éviter les répétitions. Ce logiciel permet aussi de contrôler ce qu’on appelle les travailleurs fantômes. Nous avons installé cette plateforme digitale en République dominicaine. L’installation de ce logiciel leur a permis de nettoyer la liste du personnel et d’éliminer tous les travailleurs fantômes qui continuaient à toucher leurs salaires, alors qu’ils étaient morts où ne faisaient plus partie du système. Donc, le digital fait partie des stratégies que nous utilisons.

Propos recueillis par Aliou Ngamby NDIAYE

L’Institut africain pour les sciences mathématiques (Aims) a organisé, le 26 octobre 2017, à l’ambassade du Canada au Sénégal, une rencontre avec des partenaires du secteur privé. Cette dernière a permis de présenter les opportunités qu’offre cet établissement tout en relançant l’« Initiative Aims pour l’industrie » afin de permettre à ses pensionnaires d’avoir plus de possibilités pour intégrer le milieu professionnel.

L’Institut africain pour les sciences mathématiques (Aims) veut une meilleure collaboration avec le secteur privé. C’est pourquoi il a organisé une rencontre avec des industriels pour présenter les opportunités qu’il offre. Cette réunion a permis d’introduire des partenaires de l’industrie à Aims et de mettre en évidence les compétences que les diplômés peuvent apporter à l’industrie.

Le réseautage avec le personnel administratif et les étudiants a donné lieu à des discussions constructives sur l’alignement entre les formations de l’Institut africain pour les sciences mathématiques et les besoins de l’industrie. L’ « Initiative Aims pour l’industrie » a pour but de maximiser les possibilités et le potentiel des sciences mathématiques, de contribuer aux économies africaines grâce au capital humain, au transfert des connaissances et à la recherche appliquée pour l’excellence scientifique et technologique, en collaboration avec des partenaires de l’industrie.

Selon les responsables de l’établissement, elle lie les sciences mathématiques aux besoins de l’industrie, car elle vise non seulement à combler le déficit en compétences en Afrique, mais aussi la réduction des taux de chômage des jeunes. C’est ainsi que Dorothy Nyambi, la vice-présidente exécutive de l’Aims, a laissé entendre que 90 % des diplômés de l’établissement trouvent un emploi seulement 6 mois après leur formation dans les domaines prisés des centres de données, de la sécurité informatique, etc. « La particularité du modèle d’apprentissage intégré au travail est évident dans sa capacité à équiper les étudiants dans une double dimension. D’abord, au niveau universitaire où ils apprennent les concepts et, par la suite, au niveau pratique où ils acquièrent de l’expérience professionnelle grâce à des stages. Aims est heureux de collaborer avec les grands noms de l’industrie à former la jeunesse africaine vers le chemin de l’innovation », a soutenu la vice-présidente exécutive. Dorothy Nyambi a rappelé que, cette année, l’établissement, établi à Mbour, accueille 40 étudiants après les 20 en 2016.

L’ambassadeur du Canada au Sénégal, Lise Filiatrault, a évoqué l’importance de la science pour le développement des pays surtout pour les métiers d’avenir. « L’Afrique a besoin de talents africains et de connaissances africaines pour un développement accéléré. Le Canada est très fier d’appuyer Aims et leurs centres à travers l’Afrique. Investir dans le capital humain, notamment dans le talent des femmes scientifiques, fait la différence », a-t-elle souligné. La rencontre s’est déroulée en présence du Pr Aminata Sall Diallo, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane.

L’Institut africain pour les sciences mathématiques est un réseau innovant panafricain pour l’éducation post-universitaire et la recherche de renommée internationale. Il a été mis sur les fonts baptismaux en Afrique du Sud en 2003. Aims est composé d’un réseau de centres installés sur le continent, notamment en Afrique du Sud, au Sénégal, au Ghana, au Cameroun, en Tanzanie et au Rwanda.

O. NDIAYE

Le Pr Moussa Seydi, chef du Service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann, a expliqué que le paludisme doit plus concentrer les efforts que la dernière épidémie de dengue. Il s’exprimait lors de l’ouverture du 6ème congrès de la Société africaine de pathologie infectieuse (Sapi), jumelé au premier congrès de la Société sénégalaise de pathologie infectieuse et tropicale (Sosepit), qui s’est ouvert à Dakar le 9 novembre 2017.

Le chef du Service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann, le Pr Moussa Seydi, a affirmé que le paludisme doit plus hanter le sommeil des autorités médicales que la dengue. A l’occasion du 6ème congrès de la Société africaine de pathologie infectieuse (Sapi), jumelé au premier congrès de la Société sénégalaise de pathologie infectieuse et tropicale (Sosepit), qui s’est ouvert, le 9 novembre 2017, à Dakar, il a demandé de ne pas céder face à la panique sur la dengue. « Nous ne devons pas céder face une panique injustifiée sur la dengue. Les chiffres actuels prouvent que le paludisme cause plus de problèmes dans le monde et au Sénégal. Dans le monde, on estime qu’il y a 96 millions de cas de dengue symptomatique et entre 10.000 et 16.000 cas de décès liés à cette maladie », a-t-il informé. En donnant ces chiffres, le chef du Service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann ajoute qu’en 2017 des épidémies de dengue ont été signalées dans notre sous-région avec 923 cas suspects, dont 2 décès en Côte d’ivoire, 510 cas suspects et zéro décès au Sénégal.

« Concernant le paludisme, en 2016, dans le monde, 212 millions de cas de paludisme ont été notifiés. Soit 78 millions de cas de plus que la dengue symptomatique. Ces 212 millions de cas de paludisme ont causé la mort de 429.000 personnes. Donc, 17 à 34 fois le nombre de personnes tuées par la dengue. Au Sénégal, en 2015, 492.250 cas de paludisme ont été notifiés, dont 526 décès », a ajouté M. Seydi.

Avec ces chiffres, il a estimé que le paludisme doit plus hanter notre sommeil que la dengue. Et à son avis, « lutter contre la dengue est tout de moins une urgence fondamentale, même si elle cause moins de décès que le paludisme ».

Le 6ème congrès de la Société africaine de pathologie infectieuse (Sapi), jumelé au premier congrès de la Société sénégalaise de pathologie infectieuse et tropicale (Sosepit), se tient sous le thème « Infections à Vih, hépatites virales et maladies non transmissibles : quels liens ? » Cette rencontre va servir de cadre d’échanges entre différentes spécialités médicales et sera l’occasion de présentations plénières et de communications orales sur des aspects relatifs aux sujets choisis.

Selon le Pr Seydi, les maladies infectieuses ont toujours constitué une préoccupation majeure. Leur caractère transmissible, avec risque d’épidémies, en a fait des problèmes majeurs de santé publique. « Les liens sont connus depuis fort longtemps et se consolident dans le temps. D’une part, les maladies non transmissibles comme le diabète et le cancer peuvent faire le nid d’infections très graves, d’autres part, les maladies infectieuses sont à l’origine de certaines maladies non transmissibles qui causent des problèmes de santé publique », a-t-il souligné.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les maladies non transmissibles sont aussi des problématiques importantes et croissantes en Afrique subsaharienne : affections cardio-vasculaires, endocrino-métaboliques, tumorales et respiratoires favorisées, en partie, par le mode de vie et les comportements. Ces maladies sont responsables de 36 millions de décès par an, dont 80 % dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Oumar NDIAYE

La direction des Evaluations et des Certifications de l’Office national de formation professionnelle (Onfp) a validé, le 31 octobre 2017, le référentiel des titres professionnels des développeurs web et mobile.

La validation du référentiel des titres professionnels des développeurs web et mobile va permettre, selon le directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), Sanissou Diakité, d’avoir un « document de référence » au service des professionnels des métiers du numérique. Le document, qui a été adopté en présence des acteurs du secteur, sera, a-t-il dit, un guide pour « identifier, traiter et promouvoir » les travailleurs des métiers du numérique.

C’est sur la base de ce référentiel, a ajouté M. Diakité, que l’Onfp compte lancer, très prochainement, un programme de formation des développeurs mobile et web. « Nous sommes dans l’élaboration d’un document qui va être un instrument au service de la branche professionnelle. L’Onfp est dans son rôle d’accompagnement de ces organisations en matière de traitement des questions de qualification des travailleurs », a-t-il dit. Aujourd’hui, le secteur des Tic constitue un enjeu de taille pour l’emploi des jeunes. Selon le directeur des études et du développement informatique du groupe Sup de Co, Dr Fallou Ndoye, en 2016, le secteur des Tic a contribué à hauteur de 8,7 % dans la formation du Pib. L’objectif fixé par le gouvernement à l’horizon 2025, a-t-il renchéri, est d’atteindre 10 % de contribution dans le Pib. En ce qui le concerne, le secteur des Tic est « un atout non négligeable » pour le Sénégal avec la présence d’entreprises privées, de Pme et de startups spécialisées dans le développement des applications web. D’après le Dr Fallou Ndoye, le potentiel du secteur est même sous-exploité, alors qu’il peut générer beaucoup d’emplois pour le pays.

Cependant, avec ce référentiel, l’Onfp est, aujourd’hui, en mesure de mettre en œuvre des actions de formation pour donner aux développeurs web ou mobile les aptitudes nécessaires leur permettant de dérouler leurs activités. Jusqu’à présent, a rappelé le directeur général de l’Onfp, les développeurs web et mobile sont catégorisés selon la Convention collective du commerce. Toutefois, Sanoussi Diakité n’a pas exclu l’adoption d’une convention collective pour le personnel du métier du numérique sur la base du référentiel des titres professionnels des développeurs web et mobile.

Aliou Ngamby NDIAYE

L’instituteur Mamadou Kama a sorti, d’un coup, deux manuels pédagogiques : « Mon registre d’appel multifonctionnel » et « Mon journal de classe multifonctionnelle ». Ces produits renferment de bonnes pratiques pédagogiques et des outils de gestion d’une classe.

L’instituteur Mamadou Kama vient de publier deux manuels pédagogiques. L’objectif de ces publications est de contribuer à l’amélioration des enseignements et des apprentissages. Tout est parti des contraintes que l’enseignant, officiant dans une zone rurale, rencontre. Mamadou Kama et ses collègues découpaient des cahiers pour en faire des registres. C’était entre 1998 et 2003 dans le département de Nioro du Rip. « En ce temps, tout était laissé à l’imagination des maîtres. Ces derniers créaient leurs propres outils de gestion de leur classe. Quand nous avons vu pour la première fois un cahier journal et un registre imprimé, c’était vraiment génial », note M. Kama.

Mais, il ne voulait se contenter ni du format du cahier ni du registre imprimé. Pour lui, il était nécessaire de disposer d’outils inspirés des réalités des classes. « Il fallait corriger certaines erreurs pour l’adapter à ce qui doit se faire dans la classe par jour pour ce qui est du journal et par mois pour le registre. Ceci avait eu lieu tout simplement parce que ces documents étaient produits et vendus par des gens qui ne sont pas dans le système », soutient l’enseignant.

Face à la profusion des manuels pédagogiques, produits par des personnes qui ne sont pas dans le système, ce membre de la Commission nationale des épreuves certificatives et de la Commission de validation de recueil de Situation significative d’intégration (Ssi) a décidé d’assumer sa part de responsabilité en s’engageant dans la production d’outils plus adaptés. L’auteur a cumulé 10 ans d’expérience en tant que directeur d’école à l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Gossas et à l’Ief de Guinguinéo et 9 ans au poste d’adjoint au directeur à l’Ecole Alassane Ndiaye Allou de Nioro. « J’ai pris l’engagement et la ferme décision de partager quelque chose de différent par rapport à ce qu’il y avait sur le terrain. Ceci a été également motivé par la demande de plusieurs de mes collaborateurs. Mes adjoints comme les directeurs avec qui j’ai travaillé ont aussi souhaité que j’écrive quelque chose », a affirmé M. Kama.

Continuité
Son deuxième manuel intitulé « Mon registre d’appel multifonctionnel » est une continuité du premier. « Mon registre d’appel multifonctionnels » est riche en conseils que tout instituteur soucieux de la qualité doit s’approprier. Ce document n’est pas seulement et simplement un journal de classe qui doit renseigner sur les activités ou leçons que le maître doit faire dans la journée durant toute la semaine, mais il renferme des informations capitales qu’aucun maître ne doit ignorer », explique l’auteur.

De façon détaillée, il fait référence à trois modes d’évaluation des élèves en classe comme lors des examens du Cfee et à l’entrée en sixième. L’instituteur a fourni les types de questions pouvant servir à l’évaluation des connaissances en langues, communication, mathématiques et éducation à la science et à la vie sociale. « Quand je prends la typologie des connaissances, elle est d’actualité avec le curriculum de l’éducation de base. Avec ces nouveaux programmes, nos élèves sont évalués en classe comme dans les examens du Cfee et de l’entrée en 6e dans trois types de connaissances : les connaissances déclaratives, les connaissances procédurales et les connaissances conditionnelles », indique Mamadou Kama.

S’agissant de « Mon journal de classe multifonctionnelle », c’est une mine de bonnes pratiques en matière d’encadrement des maîtres. Ce sont des ouvrages qui peuvent les aider à préparer des concours professionnels. « Le registre renferme la fiche d’encadrement des maîtres. Et c’est cette même fiche dont disposent les inspecteurs quand ils vont en inspection ordinaire et même en examen professionnel du Ceap ou du Cap. En plus, vous y verrez la planification pédagogique, base du travail de l’enseignant, et une fiche de synthèses des compositions avec un tableau récapitulatif nous renseignant sur les taux de réussite en garçons, filles et classe », présente l’auteur.

Idrissa SANE

La panne de l’usine de Keur Momar en septembre 2013 est encore fraiche dans les esprits des Dakarois. Les enseignements sont tirés de ce dysfonctionnement qui avait plongé la capitale du Sénégal dans une mémorable pénurie d’eau. C’était la pièce Y qui avait lâché. Aujourd’hui, les travaux d’un dispositif anti-bélier sont exécutés à 60 %. Mais, il faudra tout prévoir lors de son raccordement.

Une grue neuve est positionnée au rebord d’un grand cratère. Une grande conduite mitoyenne est assemblée. Celle-ci sera reliée de part et d’autre par 3 conduites. Dans ce cratère, les pieux pointent. La construction de la nouvelle pièce a pris du retard. Mais, l’ouvrage prend forme. « Nous sommes à un taux d’exécution de 60 % », évalue le chef de projet à la Sones, Lazard Coly.

Le changement de cette pièce entre dans le cadre de la sécurisation. Ce nouveau dispositif est plus stable. « C’est un dispositif anti-bélier. Cette pièce est plus stable », assure-t-il. Sur le site seront installés 6 ballons disposés de façon parallèle. L’actuel dispositif est composé de 3 ballons disposés côte à côte avec une position verticale. Les 6 ballons auront une position horizontale.

La panne de la pièce Y a été à l’origine d’une longue pénurie d’eau à Dakar en septembre 2013. Le raccordement de la nouvelle pièce ne sera pas une mince à faire. Les techniciens sont invités à se préparer au pire. « Il ne faudra rien négliger. Il faudra prendre toutes les dispositions. Il faut prévoir l’impossible. Il ne faudra pas négliger les détails », insiste le directeur général de la Sones. La construction d’un nouveau dispositif anti-bélier n’est qu’une partie d’un programme global de sécurisation des ouvrages névralgiques pour un montant global de 6,5 milliards de FCfa. « L’usine de Keur Momar Sarr assure 40 % de la production d’eau de Dakar et des autres villes. Suite à sa panne, il a été retenu l’élaboration d’un programme de sécurisation des ouvrages névralgiques. Parmi eux, il y a le dispositif anti-bélier, le remplacement de deux des cinq pompes qui font fonctionner l’usine de Gninth. C’est la première usine d’eau construite en 1971. Nous avons acquis un groupe électrogène pour Gninth », énumère Charles Fall.

Aujourd’hui, une partie de la conduite collectrice de l’usine de Gninth a été renouvelée et le traitement des conduites en acier est en cours. A Mékhé, en plus de l’installation de la ligne de haute tension, un transformateur de secours est pré-positionné. Les deux transformateurs peuvent être mis en service en cas de besoin. Les mesures de sécurisation comprennent également l’acquisition d’un débitmètre de secours et le renouvellement d’une partie de la conduite qui alimente Dakar Plateau. « C’est une conduite en fonte de diamètre 700 qui alimente le centre-ville de Dakar. Celle-ci part de l’usine des eaux et fournit l’eau aux quartiers du haut-plateau et le bas-plateau à partir des réservoirs au sol, une partie de Malick Sy et de la Médina. Elle a une longueur de 3,9 km. Nous avons renouvelé sa partie la plus vulnérable sur un km », ajoute le directeur général de la Sones.

I. SANE

La troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr affectera 2.000 personnes dans les 23 communes traversées. Ce projet, d’un montant de 247 milliards de FCfa, a une dimension Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) qui veut insuffler un dynamisme à l’économie locale. L’identification des projets à haut impact socio-économiques est en cours.

Le partage d’informations est un principe de management. La séance d’échanges entre le gouverneur de la région de Louga, Alioune Badara Mbengue, et le directeur général de la Sones, Charles Fall, en présence des préfets de Louga, Mamadou Khouma, et de Kébémer, Madiop Diop, ainsi que du chargé des affaires administratives répond au souci de lever les contraintes. Le démarrage des travaux de la troisième usine de Keur Momar Sarr (Kms3) est en ligne de mire. L’horizon temporaire est fixé au mois de décembre. Le chemin menant vers le démarrage est pavé de nouvelles rassurantes. « Pour le moment, nous n’avons pas rencontré de grandes difficultés. Les personnes impactées sont pressées de recevoir leurs indemnisations », rapporte le préfet de Louga, Mamadou Khouma.

Les ayants droit empocheront bientôt leurs fonds. Cette compensation se fera sur la base des critères de bonne gouvernance. La Sones a opté pour un paiement par chèque afin d’avoir une traçabilité et veiller sur la conformité des dossiers présentés. Les affectés ne seront pas les grands perdants. « Nous avons reçu des instructions du président de la République, transmises par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, pour que les personnes affectées ne soient pas lésées. Il faut que leur situation soit meilleure que celle précédente », répète Charles Fall. Il mise sur la sensibilisation, l’information, la communication pour tendre vers zéro contentieux. Ce n’est pas impossible pour le directeur général de la Sones. C’est un défi à relever. C’est dans l’ordre du possible. « Il faut tendre vers zéro insatisfaction, zéro contentieux. Je tiens à ce que les autorités administratives soient impliquées », plaide-t-il.

Le versant des actions sociales
Le projet Kms3 ne sort pas de l’ordinaire par le volume des investissements. Il sort des sentiers battus par le nombre de personnes à dédommager réparties entre les 3 régions, 23 communes et plusieurs dizaines de villages. Près de 2.000 personnes ont été impactées. A Keur Momar Sarr, la délégation, accompagnée par le sous-préfet Ababacar Diagne et le maire Dioumory Kâ, a effectué un tour à l’école où des classes sont en construction. La Sones prospecte les projets susceptibles de transformer les conditions de vie des personnes. Kms3 a un versant des actions sociales. « Nous sommes en train de travailler avec l’administration territoriale et les populations pour identifier les projets porteurs de valeur ajoutée. Nous pensons à l’agro-business et à la construction de kiosques pour aider les producteurs à écouler leurs productions agricoles », renseigne le directeur général de la Sones.

Sur les berges du lac de Guiers, c’est l’ancrage dans la restauration des principes d’équité et de justice sociale. Après le raccordement de 113 villages par l’Office du lac de Guiers, devenu l’Office des lacs et des cours d’eau, d’autres villages auront accès à une eau potable. Mais, la part belle sera réservée à Keur Momar Sarr. Les populations du château d’eau ne seront pas sans eau. « Les autorités, en premier chef le président de la République, Macky Sall, exécutent en ce moment des projets qui amélioreront les conditions de vie des populations. Nous avons soumis un mémorandum que la Sones est en train de satisfaire. Ces usines font la fierté de Keur Momar Sarr », s’enthousiasme le maire.

Après un tour à l’Usine de Keur Momar Sarr, le convoi aborde une plaine dunaire et arbustive et roule sur plusieurs kilomètres pour s’immobiliser entre les villages de Lanthali, Ringa Maure, Diao Diaobé. C’est dans cette zone que des abreuvoirs seront aménagés. Les troupeaux de vaches, de moutons et de chèvres n’auront pas besoin de remonter ou descendre le parcours du bétail pour s’abreuver. « Je ne parle pas de distances que les éleveurs parcourent pour accompagner leur troupeau à la mare. Nous payons 300 FCfa par moi pour chaque tête. Les abreuvoirs qui seront construits vont nous soulager », se réjouit l’éleveur Birma Sow.

Démarrage des travaux de Kms3 en décembre
Les actions sociales sont un déblayage du terrain. Les travaux de construction de la 3e Usine de Keur Momar Sarr seront lancés au courant du mois de décembre. C’est l’un des projets de sécurisation de l’approvisionnement en eau de Dakar, Thiès, la Petite côte et d’autres villes pour les années à venir.

« C’est une usine qui aura une capacité de production de 200.000 m3 par jour. Sa capacité est supérieure à celle des deux usines existantes. Sa mise en service est prévue en 2020. Il y aura un réseau de distribution et des ouvrages de stockage. Nous allons démarrer les travaux avant la fin du mois de décembre. Nous avons attribué l’essentiel des marchés », informe le directeur général de la Sones.

En plus de la construction d’une ligne haute tension, le site sera un espace de la mixité énergétique. Une centrale solaire y sera construite. L’autonomie énergétique est une dimension de la sécurisation. Mais sur le site, il faudra prévoir la sécurisation physique de l’usine et d’autres installations dans ce nouveau contexte particulier.

Idrissa SANE

Avec le développement des métiers du numérique et du web, il est important d’avoir un personnel qualifié pour mieux profiter des opportunités de développement de ce secteur. C’est dans ce sens que l’école Sun Tech 3 a lancé le premier Bts d’Etat du Sénégal en audiovisuel, infographie, webmaster et réseaux sociaux. Le directeur des études de l’établissement, Abdou Karim Ndiaye, s’est réjoui du fait que leur établissement soit le premier à délivrer une formation qui va aboutir sur le Bts d’Etat pour les domaines susmentionnés. Il a rappelé que, depuis 10 ans, Sun Tech 3 a formé, avec un grand succès, beaucoup de techniciens venant de 38 nationalités qui, aujourd’hui, sont présents dans toutes les chaines de télévision sénégalaises et africaines.

A cela s’ajoutent les concepteurs graphiques supérieurs travaillant dans de très grandes agences de communication ainsi que dans des imprimeries, des banques et des organes de presse. En plus de ce Bts d’Etat qui permettra aux étudiants de sortir avec le niveau Bac plus 2, l’école fournit une formation respectant le système Licence Master et Doctorat (Lmd) et des formations accélérées de 2 à 3 mois pour les professionnels.

Saluant cette innovation de l’établissement Sun Tech 3, le chef de la division privée de la Formation au ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a indiqué que cela garantit l’accès à l’éducation à une grande partie de la jeunesse. Mamadou Niang a magnifié aussi le choix des filières avec des cursus courts ; ce qui est un changement par rapport au système classique caractérisé par une formation de longue durée avec des connaissances théoriques, mais qui, « à l’heure du bilan, on se rendait compte que beaucoup de diplômés n’avaient pas le savoir-faire ». Pour lui, c’est par l’action qu’on pourra agir et former la jeunesse de notre pays. Le directeur de la Formation professionnelle et technique, Michel Faye, a soutenu la même thèse en saluant la formation délivrée par l’établissement de Cheikh Tidiane Cissé, directeur de Sun Tech 3.

Oumar KANDE

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