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Actualités (3178)

L’Office des forages ruraux (Ofor) va accélérer la construction des ouvrages hydrauliques à Toglou, dans la commune de Sindia. Désormais, l’eau ne sera plus une denrée rare dans cette localité et autres villages de la zone.

Le village de Toglou sort des entailles du relief accidenté de Diass. Les maisons sont dans un vallon entouré de part et d’autre par des élévations. C’est un village traditionnel où les habitations sont séparées par de petites exploitations familiales. L’agriculture et l’élevage restent la principale source de revenus. Au milieu du village, un imposant château d’eau s’élève vers le ciel. Il sera alimenté par un forage. Au pied de l’ouvrage, des flots d’espérance jaillissent de la bouche des notables, du chef de village, de la représentante du maire. La pénurie d’eau se conjuguera bientôt au passé, nous sommes au début de ce mois de juin. « Depuis 2010, Toglou traverse des pénuries. C’était dur. Nous avons hâte de réceptionner notre forage et notre château d’eau. Nous remercions les autorités qui ont pris en charge une de nos vieilles doléances », raconte Assane Diouf, le chef du village.

A Toglou, les habitants remercient deux exploitants agricoles qui y ont construit des forages. « Modou Mbacké et Serigne Djibril Mbacké ont approvisionné le village avec leur forage », rappelle Yakam Diouf qui parle au nom du Jaaraf.
Le calvaire et la corvée d’eau ne rythmeront plus la vie des populations. L’Office des forages ruraux (Ofor) porte bien les préoccupations d’accélération de la réalisation des ouvrages hydrauliques. C’est ce qui justifie le détour effectué par son directeur général, Seyni Ndao, et le préfet de Sindia, Cheikh Fall. « En tant que techniciens, c’est normal que nous venions suivre l’état d’avancement des travaux », souligne d’emblée le directeur général de l’Ofor. L’eau coulera donc à Toglou. Depuis 2012, des investissements consentis par les autorités ont permis à des milliers d’habitants des zones rurales d’avoir accès à la ressource vitale. « Le président de la République, Macky Sall, a fait de la réduction des disparités en termes de répartition des services sociaux de base sa priorité. Au cours de ces dernières années, plus de 200 forages ont été construits à travers le pays », note Seyni Ndao qui fait de l’achèvement des travaux une urgence. L’horizon s’éclaircit alors pour des villages de Toglou comme Boukhou, Kandam, Mbouroup, Benteigné…. « Nous apprécions à sa juste valeur la construction de ces ouvrages hydrauliques. Depuis des décennies, des villages de cette zone étaient confrontés à l’accès à l’eau potable. Nous ne pouvons que remercier le président de la République, Son Excellence Macky Sall », laisse entendre la deuxième adjointe au maire de Diass, Mariama Dione.

Les autorités ont saisi l’occasion pour lever les équivoques liées aux malentendus sur la réforme de l’hydraulique rurale. La délégation de service public, insiste le préfet de Sindia, vise à assurer la continuité des services dans le monde rural. « L’Etat ne propose jamais une réforme qui va à l’encontre de l’intérêt des populations. Il veut que les populations du monde rural aient la même qualité de l’eau que les habitants des zones urbaines. En plus, seule la professionnalisation du secteur réglera les problèmes », plaide Cheikh Fall. La disponibilité et la continuité des services sont, entre autres, les raisons de la mise en place de la réforme du sous-secteur.

Idrissa SANE

 

L’Agence de la Couverture maladie universelle (ACmu) a débloqué près d’un milliard trois cent millions au titre de subventions pour les mutuelles de santé engagées dans la couverture de l’assurance  maladie. Cette information  a été donnée en marge d’un atelier de partage et de validation du projet d’implication du secteur privé dans la mise en œuvre de ce programme public.

Le secteur privé va jouer sa partition dans l’élargissement des populations bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (Cmu) au Sénégal. C’est, en tout cas, l’impulsion nouvelle qu’entend donner la direction de ce programme gouvernemental avec la mise en place d’un projet pilote couvrant les départements de Rufisque, Kaolack et Thiès. L’atelier de lancement, qui a eu lieu à Kaolack, a été saisi par la direction de l’Agence pour la Couverture maladie universelle (ACmu) pour faire le point sur le niveau d’avancement de l’initiative publique.

Selon le Dr Serigne Diouf, directeur de l’Assurance maladie à l’ACmu, « l’implication du secteur privé dans la mise en œuvre du programme à travers la contractualisation balise et installe un cadre harmonieux préparatoire d’un dialogue fécond et mobilisateur et va renforcer les performances de l’agence  ». Il a indiqué que 1.242.000.000 de FCfa ont été mobilisés au titre de subventions pour les mutuelles de santé collaborant avec l’agence publique dans l’assurance maladie. Revenant sur les performances engrangées par l’ACmu, ce responsable de département a rapporté qu’a la date du 31 décembre 2017, en dépit des efforts déployés, l’objectif initial de 75 % de couverture n’a pas été atteint. «

Seuls 49 % de la population ont accès à la couverture risque maladie », a-t-il rappelé.
Toutefois, des avancées sont notées dans la prise en charge de certains segments de la population. « Dans le cadre de la politique d’assistance médicale, la Cmu a couvert 2.384 902 individus toutes catégories socio-économiques confondues. Par ailleurs, 2.635.309 enfants âgés de moins de 5 ans ont été gratuitement consultés, 2.060.318 enfants ont été gratuitement vaccinés, 19.809 femmes ont bénéficié de césariennes gratuites, tandis que 145.995 personnes âgées de 60 ans et plus ont eu droit aux services offerts dans le cadre du Plan sésame », a détaillé le responsable de l’Assurance maladie à la Cmu.

Ces résultats encourageants pourraient cependant être renforcés par une meilleure implication du secteur privé, comme le suggèrent les objectifs attendus du projet qui sera testé dans les départements de Rufisque, Kaolack et Thiès. C’est, du reste, le sentiment du préfet du département hôte qui évoque une étape majeure franchie dans le combat pour l’universalité de l’accès aux soins de santé pour tous dans notre pays.

Elimane FALL

 

Le Port autonome de Dakar (Pad) accueille, depuis hier, Africa Mercy, le plus grand navire hôpital du monde. En escale au Sénégal, il sera visité, demain, par le chef de l’Etat. Le bateau reviendra en août 2019 pour offrir aux populations, pendant un an, des soins, des interventions chirurgicales, des formations…

Africa Mercy, le plus grand bateau hôpital du monde est à Dakar. En partance pour la Guinée, le navire fait actuellement une escale de 72 heures au Port autonome où il est arrivé hier aux environs de 10 heures. Les membres de l’équipage et de nombreuses personnes à bord ont été accueillis et salués par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, et le directeur général du Pad, Aboubacar Sadikh Bèye.
Africa Mercy a traité plus de 163.000 patients, soulagé, par ses interventions chirurgicales, plus de 89.000 patients et participé à la formation de 6.150 professionnels de santé de pays hôtes… D’une capacité de 1.200 m2, le bateau hôpital est divisé en cadrans contenant des équipements, des services, cinq blocs opératoires et d’une salle de réveil de soins intensifs de 4 lits pour les personnes à revenus faibles. Le navire dispose aussi de salles d’hôpital de 80 lits où une équipe de bénévoles offre gratuitement des interventions chirurgicales à bord. Ces dernières vont de la cataracte à l’ablation de tumeurs en passant par la chirurgie générale, orthopédique, plastique, jusqu’à la réparation de la fistule obstétricale.

Mission humanitaire
Le bateau hôpital possède un scanner et un service de radiographie et de laboratoire. D’autres infrastructures comme des écoles, où étudient des centaines d’élèves, une piscine, des supermarchés, des espaces de sports, entre autres, pour l’épanouissement de ceux qui sont à bord y sont décelées. C’est ce navire hôpital qui reviendra au Sénégal en août 2019. Il séjournera au Port autonome de Dakar jusqu’en juin 2020, avec un seul objectif : soulager les populations qui ont besoin de soins et de certaines interventions chirurgicales.

Pour le  ministre de la Santé et de l’Action sociale, le passage de ce navire dans les eaux sénégalaises prépare l’accueil prochain du bateau qui va, pendant un an, effectuer une mission de portée humanitaire dans notre pays. « Avec ce bateau, beaucoup de Sénégalais qui ont besoin d’interventions chirurgicales complexes seront soulagées », a promis Abdoulaye Diouf Sarr. Il a indiqué que « le plateau technique du bateau permettra d’offrir aux professionnels de santé sénégalais des sessions de renforcement des capacités dans des domaines variés de la santé. Les chirurgiens sénégalais et ceux de l’équipage partageront aussi leurs expériences ».

Avec la présence de ce navire au Sénégal, certaines structures de santé seront rénovées. Elles verront leurs plateaux techniques améliorés. « Ce bateau hôpital sera à Dakar pour servir la population puisqu’un dispositif pertinent sera mis en place pour aller chercher des Sénégalais habitant dans les coins les plus reculés du pays pour les amener à Dakar en vue de les soulager. C’est donc le bateau de l’espoir », a estimé M. Sarr. Africa Mercy consacre beaucoup de ses activités dans les pays en développement, en particulier en Afrique.

Plusieurs centaines de bénévoles issus de 40 pays sont souvent à bord du bateau pour rendre service aux populations en quête de soins. Parmi eux, la directrice d’Africa Mercy, Warrie Blackbum. Elle s’est réjouie de cet arrêt au Pad où elle recevra, demain, la visite du président de la République, Macky Sall. « Nous sommes fiers de faire cette escale. Nous profitons de l’occasion pour remercier le président Sall pour son invitation. Cette petite escale lance les activités de notre prochain séjour au Sénégal où nous reviendrons offrir notre expertise », a dit Mme Blackbum.

 

Mercy Ships pour l’amélioration des soins des populations

Mercy Ships dispose du plus grand navire hôpital du monde (Africa Mercy). C’est une organisation humanitaire internationale basée sur les valeurs chrétiennes. Sa mission consiste à améliorer l’accès aux soins de santé des populations issues des pays en développement. Grâce à ce bateau, Mercy Ships travaille avec les pays d’accueil pour aider à combler les insuffisances dans le secteur sanitaire.

Eugène KALY

 

L’Office des forages ruraux a supporté le renouvellement des pompes et des accessoires… pour un coût d’environ un milliard de FCfa en 2017. Or les Associations des usagers des forages (Asufor) devaient prendre en charge le dépannage des équipements. Avec l’arrivée des privés, l’Etat va réduire ses dépenses et pourra faire d’autres investissements. « Il faut accentuer la sensibilisation et la communication sur la réforme qui a pour but de garantir les services d’une eau de qualité, sans compter la mise en place d’une politique efficace d’entretien des ouvrages », souligne le directeur général de l’Ofor. Seyni Ndao a confirmé les tendances baissières du prix de l’eau en milieu rural dans des collectivités territoriales sous délégation de service public de l’eau. « Si nous faisons un résumé, nous pouvons dire que l’Etat a dépensé plus de 200 milliards de FCfa pour le secteur de l’hydraulique au cours des trois dernières années », informe-t-il.

I. SANE

Le Sénégal va accueillir le plus grand évènement mondial de son histoire depuis son indépendance. Le prochain Forum mondial de l’eau se tiendra au Sénégal en 2021. Dans cette interview, le président du Comité préparatoire de la candidature du Sénégal, Abdoulaye Sène, égrène les critères qui ont prévalu au choix du Sénégal. Il s’agit, entre autres, du leadership du président de la République, Macky Sall qui a porté les questions liées à l’accès à l’eau au Conseil de sécurité des Nations-Unies, des performances du Sénégal en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, de sa diplomatie, de son expérience à abriter des événements de dimension internationale et de ses atouts logistiques actuels et futurs. D’ici à 2021, le Sénégal a lancé des initiatives visant à accélérer la marche vers les Objectifs de développement durable.

Le Sénégal a participé au Forum mondial de l’eau à Brasilia. Quel bilan tirez-vous de la participation du Sénégal ?
C’est un bilan très positif à tous les égards. L’étape de Brasilia est très importante. C’était l’occasion pour le Sénégal de prendre connaissance des modalités d’organisation du 8e Forum, de voir la participation des acteurs, d’apprendre des points positifs et des points négatifs. A cela, il fallait que la présence du Sénégal suscite l’intérêt de tous les acteurs du monde à venir au Forum de Dakar. Parce que le défi numéro 1 d’un forum, c’est celui de la participation : le nombre des participants, la qualité de la participation et surtout le contenu du programme. Le Sénégal s’est préparé à atteindre tous ces objectifs. Il s’agit d’apprendre, de nouer des contacts, mais surtout d’avoir une participation de qualité qui démontre notre capacité à accueillir un forum mondial. Nous devons rappeler que c’est le plus grand événement mondial dans le domaine de l’eau.

C’est une participation réussie. D’abord les plus hautes autorités ont apporté la plus grande attention. Ensuite qu’il était prévu que le président de la République y prendrait part personnellement, en tant que président du futur pays d’accueil. Les circonstances nationales, notamment l’accident de l’hélicoptère ne lui ont pas permis d’y aller mais le Premier Ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, l’a très bien représenté. Il a invité le monde entier voir ce que le Sénégal est en train de faire pour l’accès à l’eau potable, son engagement politique au Conseil de sécurité. M. Dionne a insisté sur la politique du Sénégal pour l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en prenant les exemples de coopération avec les pays frères à travers l’Omvs et l’Omvg.

Je dois signaler qu’en plus du Premier Ministre, il y avait le ministre des Affaires étrangères, Sidiki Kaba, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye. Nous avons eu l’appui de notre ambassade et celles des pays amis. L’idée du président de la République, est d’accueillir le forum pour le compte de l’Afrique.

De façon concrète, qu’est-ce que le Sénégal a présenté aux autres pays pour susciter leur intérêt à venir participer au forum de Dakar ?
Nous avons une diversité de participants. Il y avait des parlementaires, des élus locaux, des universitaires, des professionnels, du secteur privé, des jeunes professionnels de l’eau, des étudiants... Nous sommes partis de façon significative. A part le pays hôte, le Brésil, le Sénégal avait le plus grand stand. Nous avons respecté la tradition en matière d’aménagement de stand. De gros efforts ont été faits pour l’organisation de l’espace, la décoration et l’animation culturelle. Durant toute la semaine, il y a eu des sessions de manière continue. Nous avions entre 4 et 5 sessions par jour. Nous avons organisé des sessions conjointes avec la Bad, l’Afrique du Sud. Egalement avec d’autres pays dans notre stand. Notre pays a été très représenté à toutes les sessions. C’est le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal qui a clôturé la journée mondiale de l’eau. La Sones, l’Ofor, l’Onas, l’Olac, la Sde ainsi que l’Omvs et l’Omvg étaient présents. La ville de Dakar a été fortement représentée. Sa délégation s’est distinguée par sa participation aux sessions. Nous avions de l’animation culturelle de façon continue pendant toutes les pauses déjeuners avec des artistes sénégalais installés au Brésil. Nous avons organisé, avec le Brésil, la cérémonie de remise de flambeau la plus mieux réussie en faisant venir à cette occasion l’artiste planétaire Youssou Ndour.

Qu’est-ce qui a présidé au choix du Sénégal pour accueillir le Forum mondial de l’Eau ?
A Sene OmvsIl faut d’abord noter que ce n’est pas évident qu’un pays comme le Sénégal puisse convaincre le jury de ses capacités à accueillir un tel événement. Jusqu’ici, cet événement était organisé par des pays qui ont des moyens plus importants même si nous avons à l’esprit que le premier Forum mondial a été organisé en 1997 au Maroc. Mais, il faudra souligner que celui-ci a servi de base pour configurer ce qui est devenu aujourd’hui le Forum mondial. Dans le passé, les pays organisateurs étaient le Brésil, la Corée du Sud, la Turquie, le Mexique, les Pays-Bas et le Japon. Il a fallu que le Sénégal démontre sa volonté politique fondée sur un engagement constant en matière d’eau pour que sa candidature puisse peser. Le Sénégal a été le premier pays à porter le débat sur eau et sécurité au Conseil de sécurité des Nations-Unies. Ce n’est pas un hasard si le président de la République, Macky Sall fait partie du Haut Panel sur l’eau qui a été mis en place par le système des Nations-Unies.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Mansour Faye fait aussi partie du Panel de haut niveau sur la paix et la sécurité. Nous avons également démontré notre engagement en Afrique. Le Sénégal figure sur la liste des trois pays pionniers qui ont mis en place la Conférence africaine des ministres chargés de l’eau (Amcow). Il est aussi un exemple au sein de l’Omvs et de l’Omvg. D’ailleurs les indicateurs publiés par le Think Tank placent l’Omvs parmi les organismes de bassin les plus performants au monde. Cette année, l’Omvg a regagné ce groupe. Le Sénégal fait partie des pays qui ont atteint les Omd à l’époque, en matière d’eau potable. Il y a ces acquis. Mais il s’y ajoute que le Sénégal a une diplomatie internationale qui est réputée. Pour preuve, il a abrité à plusieurs fois le sommet de la Francophonie et l’Organisation de la conférence islamique. Certes ces événements n’ont pas la même taille, ne sont pas de la même nature, mais cela illustre la capacité du Sénégal à accueillir des événements internationaux. Nous avons déjà organisé la Coupe d’Afrique de Football. C’est un pays ouvert. Donc nous avons une capacité de mobilisation et une capacité à porter ces genres d’événements.

Je pense que le Forum mondial de l’eau serait le plus grand événement mondial que notre pays aurait organisé depuis son indépendance. Nous parlerons du Festival mondial des arts nègres, ce sont des événements assez segmentés alors que le Forum mondial de l’eau est ouvert à tous les continents et à tous les acteurs. Cela risque d’être certainement le plus grand événement que le Sénégal va organiser. Nous avons misé sur notre diplomatie, sa reconnaissance au plan international, sur l’engagement politique du président de la République qui a été très présent dans la présentation de notre candidature et dans sa promotion.

Le Sénégal serait-il prêt au plan de la logistique ?
Nous voulons démontrer que le Sénégal dispose aussi de capacités logistiques. Le premier problème, c’est de dire nous avons assez d’hôtels, assez de salles ? Aujourd’hui, vous avez tous ces chantiers en cours. Le Sénégal aura une capacité d’accueillir un tel forum. Nous avons le Centre international de conférence Abdou Diouf à Diamniadio où d’autres établissements hôteliers sont en construction. Nous avons déjà comme acquis les grands hôtels de Dakar, de la Petite Côte et de la ville de Thiès et d’autres qui seront construits près de l’Aéroport international Blaise Diagne.

Nous pouvons utiliser le centre de conférence de la Cité ministérielle, il y aura des amphithéâtres avec l’Université de Diamniadio. De plus, l’Aréna en construction permettra d’accueillir les cérémonies d’ouverture et de clôture. Il y a aussi la possibilité d’aménager aux abords du Centre des chapiteaux pour les expositions et les sessions. Tout cela a convaincu le Conseil mondial de l’eau à accepter la candidature du Sénégal.

Pourquoi l’Initiative Dakar 2021 ?
Nous avons voulu nous inscrire dans une démarche d’un forum rénové. En général, le forum est perçu à tort comme étant un événement qui se déroule sur une semaine. Ce n’est pas le cas. Le forum, c’est un processus préparatoire qui dure au moins 3 ans. Durant cette période, il y a des réflexions, des rencontres, des initiatives pour faire avancer l’agenda de l’eau. Nous étions les porteurs de messages à Brasilia pour dire que le Sénégal et l’Afrique ont des appréhensions par rapport à l’atteinte des Objectifs de développement durable en 2030. Par conséquent, nous voulons appeler la communauté internationale à prendre conscience des risques et à redoubler d’efforts pour que l’accès universel à l’eau potable soit réalisé avant même 2030. Avec l’appui de ses partenaires, le Sénégal veut contribuer à l’accélération de l’atteinte des Odd.

Nous voulons un forum qui met en avant les priorités de l’Afrique tout en restant ouvert à toutes les questions et à tous les défis de l’accès à l’eau à l’échelle mondiale. C’est dans ce cadre que nous avons proposé au Conseil mondial de l’eau de mettre en place l’initiative Dakar 2021. Il s’agira, d’ici 2021, d’élaborer et de réaliser ces projets de manière à ce que nous puissions présenter des résultats concrets issus du processus préparatoire. Il nous faut un processus préparatoire qui génère des réalisations concrètes qui contribuent à l’amélioration de l’atteinte des Odd en particulier pour l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.

Cette initiative pourrait signifier à travers le monde 2021 systèmes d’alimentation en eau pour 2021 collectivités dans le monde. Nous allons aussi adresser la question de la formation. Tout le monde sait qu’il y a un déficit de ressources humaines qualifiées. Il faut donc former des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers et des acteurs. Notre souhait, c’est aussi de faire avancer l’agenda des organismes internationaux de gestion des eaux transfrontalières. Le Sénégal est un exemple. Ce n’est pas un hasard si le Sénégal abrite les sièges de l’Omvs et l’Omvg. Nous voulons faire valoir ces expériences. Nous voulons que le monde s’en inspire pour qu’il y ait davantage d’initiatives.

Quelle est la finalité du Fonds bleu mondial ?
Le Sénégal a lancé le Fonds bleu mondial en ayant comme but de mobiliser des ressources financières pour la concrétisation des projets d’accès à l’eau potable d’ici à 2021. Le Premier Ministre a lancé formellement le Fonds mondial de l’eau. Le Sénégal a voulu d’abord être exemplaire avec l’initiative d’un Fonds national de l’eau. L’Afrique du Sud et la Bad ont décidé de nous accompagner en lançant un Fonds africain de l’eau en cours d’alimentation. Nous avons des appuis à l’échelle mondiale. Nous souhaitons que d’ici 2021, ce Fonds soit opérationnel.

Nous voudrions, comme cela a été fait ailleurs et d’une manière différente, que Dakar 2021 soit l’occasion de lancer des initiatives historiques allant dans le sens de l’accélération des Odd en matière d’accès à l’eau potable et de prise en charge des préoccupations africaines en lien avec l’agenda 2063. L’objectif, c’est d’avoir un forum rénové en lien avec les préoccupations de l’Afrique tout en restant international, avec un lien sur les grands agendas comme l’Accord de Paris sur le climat.

Propos recueillis par Idrissa SANE (texte) et Abdoulaye Mbodj (photo)

Un chantier est ouvert aux abords du bassin de Ndamatou. Les engins ouvrent des tranchées où des grues enfoncent des conduites de diamètre 500. Le doublement de la conduite de Keur Niang est effectif. C’est une vielle doléance de la cité religieuse de Touba où sera érigé un bassin d’infiltration de 10.000 m3. Ces nouveaux chantiers sont évalués à plus d’un milliard de FCfa.

Sur la route de Taïf, à quelques jets de pierre de l’enceinte des murs roses du bassin de Ndamatou, une benne chargée de tuyaux est immobilisée sur le trottoir. D’autres conduites sont entreposées au bas côté de la route. L’engin soulève les conduites et les enfonce dans l’excavation. C’est le propre des travaux d’assainissement. Les citoyens ne voient pas toujours le travail de fond. Les ouvrages sont enfouis. Leurs impacts sont visibles en aval. La nouvelle revanche sur les inondations se jouera sur cet axe de 8 km parcouru par une conduite aux dimensions plus importantes. «Nous ne pouvons pas dire qu’il n’y aura plus d’inondations, mais leurs impacts négatifs seront atténués de manière nette», assure le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho. La délégation fait un détour au bassin de Ndamatou. Le fond de l’ouvrage est couvert d’une eau noirâtre. Sa vocation, c’est d’être le réceptacle des eaux pluviales. Mais, il reçoit les eaux aussi bien en saison sèche qu’en saison des pluies. La construction des ouvrages est une paire de manche. La bataille à remporter, c’est celle de la conscientisation de masse pour le bon usage. A l’extérieur, à quelque mètres de la carrière, un bassin d’une grande capacité sera érigé au milieu de cette vaste étendue de terre dénudée. Sur le site, des échanges entre les mandataires du guide religieux et les autorités de la municipalité convergent sur la prise en compte de l’évolution fulgurante de la population et, par ricochet, de l’augmentation des besoins.

L’atténuation des conséquences est une attente pressante à Keur Niang et les environs. Les autorités vivaient dans la pression durant l’hivernage. Mais, les bénéficiaires ne veulent pas une précipitation dans l’exécution des travaux. « Nous voulons que les travaux soient bien exécutés afin que nous puissions résoudre de façon durable les inondations », insiste le maire de Touba, Serigne Abdou Lahad Diakhaté.

Le fils de Serigne Mourtala, Serigne Abdou Mbacké a salué le début de construction de nouveaux ouvrages qui viennent en appoint aux efforts de la communauté mouride. Leur attente est grande. Les victimes comme les autorités pensent déjà à un hivernage avec moins stress. « C’est la concrétisation d’une promesse. L’attente a été longue. Il arrivait qu’on me réveille à 2 heures pour me parler du débordement du bassin de Keur Niang. Avec le doublement de la conduite, les conséquences des inondations seront moindres », croit le gouverneur de la région de Diourbel, Moustapha Ndao.

Les nouveaux chantiers coûtent plus d’un milliard de F Cfa. Le montant vient s’ajouter à l’assiette des investissements qui a dépassé la barre d’une dizaine de milliards depuis 2012. Le réseau ne cesse de s’étendre parallèlement et les besoins ont pris les effets de sommet. L’avis accepté : l’assainissement de la cité religieuse est en bonne place dans l’agenda des autorités. «En plus du lancement des travaux pour les nouveaux ouvrages, des clés édicules publics viennent d’être remises. L’assainissement de la ville de Touba est une priorité pour le président de la République, Macky Sall», confie le porte-parole du Magal de Touba, Serigne Cheickh Abdoul Baly. Au bout de 6 mois, le réseau comptera de nouvelles infrastructures. Mais, il faut certainement maintenir le rythme d’investissement au profit de ce sous-secteur. L’excroissance de la cité religieuse est un cas à part dans le monde. Rappelons que le coût des ouvrages d’assainissement de drainage des eaux pluviales s’élève à 9.300.000.000 FCfa.

Le cap des investissements sera maintenu. Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers l’Onas va s’attaquer aux points bas de Touba Mosquée, Darou Khoudoss, Darou Marnane, Khaïra, Daroul Rahmane, Halimoul Kabir, Gouye Mbind, Darou Miname, Guédé... C’est un nouveau point de départ pour ces milliers de Sénégalais de Touba. L’amélioration de leur cadre de vie est plus une priorité pour les autorités.

Par Idrissa SANE, Mamadou DIEYE (textes) et Assane SOW (photos)

EVACUATION DES EAUX USÉES : BIENTÔT LE DÉMARRAGE D’UN PROJET DE 15 MILLIARDS DE FCFA POUR LA CITÉ RELIGIEUSE
L’évolution démographique et l’urbanisation fulgurante ne sont pas proportionnelles aux investissements destinés à la construction des ouvrages d’assainissement. Depuis plusieurs années, la cité religieuse s’est développée à un rythme qui a abouti à un déficit de prise en charge des besoins d’assainissement. Aujourd’hui, les autorités comptent faire de leur mieux afin d’inverser la tendance. La Banque Ouest africaine de développement (Boad) a financé un projet d’une grande envergure pour la ville sainte de Touba. Les objectifs, c’est d’offrir à des milliers de ménages des services d’assainissement. « Un projet inédit visant l’assainissement des eaux usées d’un coût de 15 milliards de FCfa va démarrer avant la fin du mois de juillet. Ce projet constitue une avancée majeure. Tout ces acquis nous permettent d’affirmer que dans les deux ans à venir, Touba va se départir des problèmes d’assainissement. Il faut toutefois reconnaître que le rythme de croissance de la cité religieuse est rapide », précise le directeur général de l’Onas. Lansana Gagny Sakho ajoute : « le Président Macky Sall nous a instruits d’effectuer un travail à la dimension de la ville de Touba. Je ne dis pas aussi qu’il n’y aura pas d’inondation à Touba cette année, mais, elle sera sensiblement réduite ».

I. SANE et M. DIEYE

Le ministre porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, a procédé hier, à l’installation des membres du comité de pilotage du Haut conseil national de la sécurité sanitaire mondiale. Ces derniers peuvent désormais commencer à travailler dans le cadre du concept « On Health », une seule santé.

Les membres du comité de pilotage du Haut conseil national de la sécurité sanitaire mondiale ont été installés, hier, à Dakar, par le secrétaire général du gouvernement Seydou Guèye. La présidence du comité est assurée par la Primature avec à son sein un secrétariat permanent. Le reste du comité est composé d’un « Task force » multisectoriel, avec des points focaux issus des différents départements ministériel, des partenaires techniques et financiers, des acteurs du secteur privé et de la société civile, du monde universitaire et de la recherche...

Le ministre Seydou Guèye a aussi validé la mission de ces membres dans le cadre de « One Health », une seule santé. En tant que président du comité de pilotage, M. Guèye a affirmé que la mise en place des plateformes, le renforcement de la surveillance, la gestion des urgences, le renforcement des capacités des ressources humaines et tant d’autres mesures appropriées constituent une nécessité si le Sénégal veut rendre son système de santé humaine, animale et environnementale performant.

Le concept « One Health », est certes une question d’actualité mais elle est plus qu’une exigence. « C’est dans un contexte que le Sénégal a mis en place une structure de coordination et de la sécurité sanitaire mondiale dénommée One Health » a-t-il souligné. Le ministre a rappelé que conformément au Plan Sénégal émergent, l’Etat s’est engagé à fournir les efforts supplémentaires en matière de santé et de sécurité en améliorant l’offre et la qualité des services de santé. Cette exigence concerne également la prévention et la lutte contre les maladies aux travers des stratégies renforçant la sécurité à tous les niveaux. Il a ajouté qu’en relation avec l’approche « One Health »,  certaines initiatives ont été déjà prises parmi lesquelles, la création d’un centre des opérations de gestion interministériel des crises ainsi que celui des opérations d’urgences sanitaires. Il en est de même pour le renforcement de la surveillance humaine, animale et environnementale. A cela s’ajoute le renforcement de la biosécurité et l’auto-évaluation du règlement sanitaire international grâce à l’appui des partenaires de l’Etat.

S’exprimant au nom des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé, Dr Farba Lamine Sall, par ailleurs chargé du bureau de l’Organisation mondiale pour la santé (Oms) au Sénégal, a magnifié le concept une seule santé. Il a promis que l’Oms poursuivra ses efforts auprès du gouvernement sénégalais en vue d’instituer au Forum du partenariat régional pour que l’approche une seule santé, soit utilisée en tant que plateforme de réalisation d’actions, de mobilisation de ressources et d’établissement d’un consensus entre les partenaires et l’Etat.

Eugène KALY

Après Parakou, au Bénin, qui a accueilli, du 16 au 18 avril derniers, les travaux de la Zone 1, la Revue annuelle des projets en Afrique (Rapa) de l’Ong Aide et Action internationale a fait escale à Saly pour les travaux de la Zone 2.

Après une année d’exercice qui a permis à Aide et Action internationale de mener des activités dans plusieurs pays africains, l’heure est au bilan. Ainsi, l’Ong qui est présente dans 12 pays d’Afrique et a entamé ses travaux par la Zone 1, précisément à Parakou, au Bénin, a achevé sa revue annuelle pour la Zone 2 qui comprend le Sénégal, la Guinée, le Mali et Madagascar.

A Saly Portudal, il était question, selon son président, Djibril Débourou,  de créer « un espace d’échanges et de partage pour mieux faire valoir les pratiques éprouvées et les expertises disponibles au niveau des pays de la région dans le processus des projets, dans l’ultime but d’améliorer la performance des projets éducatifs ».

Aide et Action a appuyé les gouvernements à régler un certain nombre de problèmes, en particulier dans le domaine de l’éducation. L’essentiel de ses interventions dans ces pays intéresse la qualité de l’éducation ; elle aide à relever la qualité des enseignements formels et non formels. Le thème des travaux de cette année a porté sur « Renforcer la mise en œuvre des plans de développement de la mission en Afrique à travers la mise en commun et la valorisation de nos expériences et expertises soutenues par une démarche collaboratrice conséquente ». La finalité de cet exercice contribue, selon les responsables de l’Ong, à renforcer la qualité du déploiement de la Mission éducative en Afrique.

Au Sénégal, Koffi Adjimon, directeur régional, a renseigné qu’ils exécutent un projet dans les régions de Tambacounda et Kédougou, pour un appui à la gouvernance de l’école. « Nous travaillons également sur les questions de formation et insertion des jeunes non scolarisés ou déscolarisés, pour qu’ils puissent s’insérer et avoir un emploi », a-t-il déclaré. Aussi, y a-t-il des questions d’état civil que l’Ong expérimente au Sénégal, car d’après son directeur régional, c’est une problématique majeure pour les enfants qui n’ont pas de citoyenneté, notamment ceux en classe de Cm2.

Khady Diop Mbodj, la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, a, pour sa part, souligné que l’Ong Aide et Action est un partenaire fidèle de l’Etat du Sénégal parce que sa collaboration ne se limite pas seulement au secteur de l’éducation.

Ousseynou POUYE

Le ministère de la Santé, grâce au soutien de la Banque mondiale, a mis 33 appareils d’échographie à la disposition de 26 districts sanitaires. Ces équipements sont destinés à améliorer la santé de la femme et de l’enfant.    

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a réceptionné, le 5 juin 2018 à Dakar, 33 appareils d’échographie d’une valeur de 77 millions de FCfa. Offerts par la Banque mondiale, ces appareils iront aux 26 districts sanitaires des régions de Kaffrine, Kolda, Kédougou, Sédhiou, Tambacounda et Ziguinchor.

De l’avis de M. Sarr, ils permettront d’assurer le bon suivi des femmes enceintes puisque le don entre dans le cadre du Projet de financement de la santé et de la nutrition (Pfsn), fruit de la coopération entre et le Sénégal et la Banque mondiale. « Cet important équipement vient renforcer les efforts inlassables du gouvernement pour le relèvement du plateau technique des formations sanitaires de notre pays », a-t-indiqué, rappelant que, depuis 2012, d’énormes investissements ont été réalisés dans le domaine de la santé mais aussi de l’action sociale. Lesquels efforts ont contribué à l’amélioration de la prise en charge sanitaire des populations de différentes catégories.

Le représentant de la Banque mondiale, Moussa Dieng, a, pour sa part, réitéré l’engagement de l’institution financière à soutenir davantage la politique de santé du Sénégal. Ces équipements, a-t-il avancé, vont renforcer la prise en charge de la santé de la mère, de l’enfant et du nouveau-né des localités bénéficiaires. Sur ce, le ministre de la Santé a invité à veiller à leur entretien, pour qu’ils puissent servir le plus longtemps possible.
Quant au médecin-chef du district de Kaffrine, il a indiqué que, dans le cadre des stratégies avancées, ce matériel va aider les agents de santé de sa circonscription à toucher le maximum de femmes.

Eugène KALY

 

Le chef de la Division régionale de l’environnement attire l’attention des populations sur les dangers que représentent les sachets plastiques pour notre environnement et la santé des animaux.

Les sachets plastiques constituent un réel danger pour notre cadre de vie mais aussi pour l’imperméabilisation des sols et la santé des animaux. C’est ce qu’a rappelé Amadou Pauline Diagne, géographe, environnementaliste et chef de la Division régionale de l’environnement et des établissements classés, le 5 juin 2018, à Kolda, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement. Le thème de cette année est : « Combattre la pollution plastique ». La rencontre s’est tenue en présence des mouvements et associations des jeunes engagés dans la croisade contre la dégradation de l’environnement, notamment dans la lutte contre la déforestation et le péril plastique.
M. Diagne a mis à profit cette rencontre pour attirer l’attention des populations sur les dangers que représente la pollution plastique pour les êtres humains, les animaux y compris le milieu marin. Il a plaidé en faveur d’un changement de comportement sur l’utilisation des sachets plastiques de faible micronage vendus dans le commerce en dépit de la loi interdisant leur importation et leur utilisation qui a été votée par l’Assemblée nationale en 2015.

Cependant, force est de constater que, plus de trois ans après l’adoption de cette loi, le phénomène persiste encore au Sénégal. Un sachet plastique reste, selon lui, 400 ans dans le sol avant de se dégrader. « C’est une journée d’information et de sensibilisation par rapport aux problématiques environnementales en cours au niveau mondial. Vous conviendrez avec moi que notre environnement est agressé de toute part par les sachets plastiques. A l’entrée et à la sortie des villes et villages, nous sommes accueillis par les plastiques, nous sommes aussi raccompagnés par des plastiques », a soutenu Amadou Pauline Diagne qui a félicité les jeunes pour leur forte mobilisation et pour leur engagement contre le péril plastique.

Mamadou Aliou DIALLO

La mise en place d’un dispositif de recyclage des déchets plastiques a été vivement recommandée à Fayil (commune de Diouroup) que les autorités ont choisi pour abriter la 46ème édition de la Journée mondiale de l’environnement dans la région de Fatick.

Le dispositif de recyclage des déchets plastiques devrait permettre une bonne gestion de la collecte des déchets plastiques surtout dans la ville de Fatick où on a noté un boom démographique extraordinaire ces dernières années. Pour cette raison, le gouverneur de la région a estimé que « le gouvernement, les industries, les communautés et les individus doivent explorer ensemble des alternatives durables pour réduire de toute urgence la production et l’utilisation excessives des plastiques à usage unique, responsables de la pollution de nos écosystèmes et menaçant notre santé ».

D’ailleurs, « des études sur les sachets plastiques dont la durée de vie varie entre 100 et 400 ans, en fonction des conditions, ont montré des signes d’effets nocifs sur la faune et la flore, aussi bien terrestres qu’aquatiques », a renseigné le directeur régional de l’Environnement et des Etablissements classés. Charles Pierre Sarr a également souligné qu’il est prouvé que « les sachets plastiques constituent un danger pour les grands animaux marins, notamment les tortues, les cétacés et les thons qu’ils étouffent ou étranglent ». Il a donné l’exemple le plus tristement emblématique des tortues qui s’étouffent avec des sacs plastiques qu’elles prennent pour des méduses. Il s’y ajoute que les déchets plastiques les plus gros causent blessures, infections, mutilations et noyades aux animaux par effet d’emmêlement. Par exemple, avec des filets ou des sacs. M. Sarr a précisé que « des recherches ont montré que la mauvaise gestion des sachets plastiques peut également provoquer des inondations à cause du bouchage des conduites d’eau de ruissellement ».

Produit à base d’une matière issue du pétrole et de plusieurs autres composants, le sachet plastique constitue une grande menace pour la santé des êtres humains. D’ailleurs, la fumée de l’incinération des sachets plastiques contient des dioxines cancérigènes. Les sacs plastiques utilisés comme récipient par excellence par les Sénégalais contiennent des éléments toxiques pour la santé humaine qui peuvent migrer vers les denrées alimentaires, surtout quand les aliments sont chauds. Ce qui peut aussi provoquer des problèmes de reproduction chez l’homme.

Des sacs en tissu naturel comme alternative

Les élèves des écoles élémentaires du village Saliou Ngom et Léopold Sédar Senghor ont participé, à leur manière, à la cérémonie à travers des sketchs de sensibilisation sur le phénomène. Ils ont exhorté les populations à procéder à l’opération un homme 3 à 5 sachets en plastique et une femme 1 à 3 sachets en plastique. A ce titre, il convient de repenser plus particulièrement l’utilisation du plastique. Et ceci, a souligné le gouverneur de Fatick, « en disant non au plastique jetable, en utilisant comme alternative des sacs en tissu naturel (coton, feuilles de rônier, etc.), ou encore des calebasses, paniers, seaux qui sont tous réutilisables et plus économiques ».  

Mohamadou SAGNE

La célébration de la Journée mondiale de l’environnement a été l’occasion pour l’Ong Enda énergie d’investir des établissements scolaires de Mbour. La structure qui appuie cinq communes du département, dans le cadre de l’Entente intercommunale de la Petite côte (Eipc), veut mettre à contribution les écoliers pour une bonne prise en charge des questions environnementales.

En marge de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, l’Ong Enda Energie a mis à contribution les écoliers des établissements des cinq communes qui composent l’Entente intercommunale de la Petite côte (Eipc). Il s’agit de Mbour, Malicounda, Ngaparou, Saly-Portudal et Somone. Pour Mame Bousso Faye, chargée de projets développement durable et territoires à Enda Energie, qui coordonne le programme Bonne gouvernance écologique dans l’Eipc, une série d’actions est déroulée sur trois ans (2018-2020) avec le volet déploiement d’activités d’éducation, de sensibilisation et de formation à l’endroit d’acteurs comme les élèves, les hommes des médias ou encore les leaders d’opinion. « La thématique de la journée consiste à combattre la pollution plastique. Elle entre en droite ligne avec nos activités phares dans la gestion des déchets. Il y a un grand volet recyclage, réduction, réutilisation, mais aussi valorisation en général », a-t-elle déclaré.

Du coup, la célébration de la journée a été un prétexte pour mener des activités avec des écoles de l’Entente afin de les amener à être des acteurs de la gestion des déchets dans la Petite côte. « L’idée, c’était d’essayer de voir comment, à partir des déchets plastiques produits dans les communes respectives, proposer aux acteurs des produits utilitaires qui pourraient servir dans la vie de tous les jours », a expliqué Mme Faye.

Au lycée Demba Diop de Mbour, ce sont les écoliers membres d’U-Club, une association de leadership social basée dans cinq lycées du Sénégal, qui sont les relais de l’Ong pour une prise de conscience collective. Dans le but de marquer leur entrée dans le combat pour la survie de la planète et pour se conformer au thème de cette année, les camarades de Pape Ousmane Niassy ont fabriqué divers objets à partir des déchets récupérés. Ainsi, ils ont pu confectionner des sacs faits de sachets de boisson usagés, des sacs à partir de moquettes, de fauteuils et de poufs avec des pneus et des bidons. Cette manière de participer à la lutte pour la préservation de l’environnement compte les mener à la base en constituant des relais dans leurs quartiers respectifs. Et ce, pour une prise de conscience, ont-ils promis. Des actions auxquelles les invite le proviseur du lycée qui trouve que l’initiative d’Enda Energie épouse parfaitement les préoccupations de l’établissement. « On se retrouve dans ce projet », a affirmé Yankhoba Niassy tout en estimant qu’« il faut outiller les jeunes et les ouvrir à d’autres capacités, à d’autres préoccupations que les cours qu’ils reçoivent en classe. Cela, afin qu’ils soient aussi de bons ambassadeurs de la cause dans leurs environnements immédiats ». M. Niassy a promis un accompagnement des écoliers dans leurs actions de conscientisation.

Ousseynou POUYE

 

Le Comité préparatoire chargé de l’organisation du Forum mondial de l’eau à Dakar en 2021 a sonné, hier, la mobilisation à l’occasion d’un atelier national de planification de son agenda. La structure ambitionne de faire de ce rendez-vous une occasion pour régler durablement l’accès à l’eau en Afrique d’ici à 2035.  

Le Comité préparatoire de l’organisation du Forum mondial de l’eau, prévu à Dakar, en 2021, est en train de mettre les bouchées doubles pour relever le défi de l’organisation et de la participation. Hier, un atelier national a réuni, dans la capitale sénégalaise, l’ensemble des acteurs impliqués pour discuter de l’organisation et des thématiques qui vont retenir l’attention des participants durant cette importante rencontre.

Selon le président dudit comité, Abdoulaye Sène, Dakar veut faire de ce rendez-vous mondial une étape décisive dans l’atteinte des Objectifs de développement durable en matière d’assainissement et de fourniture d’eau en Afrique. « Nous voulons profiter du Forum de Dakar pour se concentrer sur les priorités de l’Afrique en matière d’eau, tant en zones urbaines qu’en milieu rural », a-t-il déclaré. Il s’agit, selon lui, d’améliorer les performances du secteur en matière de gouvernance, d’offre et d’innovation. M. Sène a profité de l’atelier pour sonner la mobilisation. Ce, en invitant toutes les composantes de la nation sénégalaise et l’Afrique, de façon globale, à s’investir pour créer des projets porteurs et labellisés qui seront capables de capter les ressources nécessaires. « Nous devons mobiliser davantage de ressources pour faire en sorte que l’Afrique ne puisse pas attendre 2035 pour atteindre l’Odd 6, à savoir l’accès à l’eau », a-t-il souhaité. Le président du comité en a donc appelé à une convergence de vue et à une large implication de toutes les composantes de la nation. « Il s’agit, à son avis, d’être le plus inclusif possible, car l’ancrage et la participation des populations font partie des objectifs du forum ».

L’accélération de l’accès à une eau potable et courante en milieu urbain ainsi que la fourniture de l’eau dans l’agriculture en zone rurale, tout comme la protection de l’environnement et l’assainissement sont autant de thématiques prévues dans l’agenda de Dakar. « Dakar 2021 doit être une occasion pour créer une dynamique afin de régler durablement la question de l’eau en Afrique », a soutenu Abdoulaye Sène.
Le Forum mondial de l’eau de 2021 doit également servir de cadre pour discuter des bassins transfrontaliers, afin qu’ils puissent être, selon lui, la source d’une coopération pacifique et solidaire entre les peuples. Il n’a pas manqué de citer les exemples de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg) qui, selon lui, sont l’expression achevée d’une exploitation communautaire harmonieuse des ressources en eau en Afrique.

Seydou Prosper SADIO

 

Tivaouane a accueilli la 46ème édition de la journée mondiale de l’Environnement. Une occasion pour Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable, d’inviter à un changement de comportements pour vaincre les déchets plastiques.

« Pour la seule région de Dakar, l’estimation du potentiel de déchets plastiques sur la base d’une quantité de production journalière de 1.500 tonnes de déchets solides nous donne un tonnage de 99.700 tonnes par an dont les 78% représentent les emballages plastiques », a indiqué Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement  et du Développement durable. Cette déclaration a été faite, hier, à Tivaouane où la journée mondiale de l’Environnement a été célébrée en présence des autorités administratives, locales,  des partenaires étrangers et de Serigne Aboubacar Sy Dabakh, représentant le Khalife général des Tidianes.

Face au fléau que constituent les déchets plastiques qui, selon le ministre de l’Environnement, ont connu une augmentation relative de 15% en 15 ans, il urge de compter d’abord sur soi-même en tant que citoyen. « J’estime que la culture est un élément important à prendre en considération dans le processus, car la dimension culturelle est au cœur de nos habitudes de vie, y compris face à notre gestion des déchets », a-t-il soutenu. C’est pourquoi, il a affirmé qu’il est bien possible de modifier les comportements en réduisant l’utilisation des plastiques non recyclables en refusant les sachets ou gobelets en plastique dit « jetables », source de pollution extrême. Pour remédier à cette tendance négative pour une bonne préservation de l’environnement, Mame Thierno Dieng a rappelé : « Nos mères et nos grands-mères utilisaient des matières biodégradables comme les feuilles de rônier ou les calebasses. Dans la région de Thiès, des femmes continuent à en fabriquer ».

Toujours dans le domaine des solutions alternatives, le ministre de l’Environnement a noté que « les sacs en papier sont aussi une alternative ». A cela s’ajoutent des sociétés privées qui recyclent des déchets plastiques qui redeviennent de nouveaux objets utiles, grâce à leur ingéniosité et leur savoir-faire.

Outre ces solutions énumérées, il a rappelé que l’Etat du Sénégal a adopté une loi relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques à faible micron qui polluent l’environnement.

Mbaye BA

LA PROPRETÉ ESTIMÉE À PLUS DE 50% DANS LA PRATIQUE DU CULTE MUSULMAN
Dans sa communication sur « Religion et protection de l’environnement », Serigne Aboubacar Sy Dabakh a  souligné que la propreté du corps, de son cadre de vie immédiat, de l’environnement et de ses pensées reste un préalable solide d’une bonne pratique de la religion musulmane. « Dans la pratique du culte musulman, la propreté peut être estimée à 50% », a-t-il avancé, invitant à un changement de comportement chez ceux qui pensent que verser de l’eau sale dans la rue est acceptable pour le musulman. « Tant que cette eau versée dans la rue n’est pas complètement asséchée, les anges continuent à haïr la personne fautive », a-t-il renseigné.

M. BA

LUTTE CONTRE LES DECHETS PLASTIQUES : ... SAINT-LOUIS MÈNE LA SENSIBILISATION
Dechets PlastiquesLa célébration de la journée mondiale de l’Environnement a été marquée à Saint-Louis par des sketchs et autres spectacles animés par les élèves et les enseignants. Des séances de sensibilisation sur le thème « Combattre la pollution plastique » ont aussi été organisées.

La cérémonie officielle marquant la célébration de la journée mondiale de l’Environnement a été présidée, à Saint-Louis, à l’école Rawane Ngom du faubourg de Sor, par l’adjoint au gouverneur chargé du Développement, Hadim Hanne. C’était en présence du chef du service régional de l’Environnement, Moussa Guèye, et d’autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses.

M. Hanne a rappelé que la communauté internationale, en choisissant ce thème, veut mettre en exergue l’impact de la pollution par les plastiques à usage unique, dans les océans, les mers, la terre ainsi que les menaces sur la santé. A travers cette journée, a-t-il précisé, les Nations unies visent à encourager la sensibilisation et les actions mondiales en faveur de la protection de l’environnement. C’est l’occasion aussi d’exposer les multiples défis auxquels notre planète doit faire face. Surtout qu’elle est déjà très affectée par des pollutions multiformes et dont celle liée aux plastiques est particulièrement préoccupante, notamment pour la santé humaine et les océans.

Avec ce thème, a-t-il poursuivi, on exhorte les gouvernements, les industries, les communautés et les individus à adopter des choix économiques sains, économes et respectueux de l’environnement. Au demeurant, « ce thème nous invite à une introspection qui doit nous inscrire dans la perspective d’une réduction considérable de l’utilisation du plastique à usage unique, car l’utilisation du plastique impacte négativement la qualité des écosystèmes marins, terrestres et les ressources ».

Selon M. Hanne, la pollution plastique représente une problématique majeure qui mérite une attention particulière, si on veut parvenir à un développement humain durable, au grand bénéfice de tous les peuples et particulièrement, des couches les plus vulnérables. En effet, a-t-il souligné, « chaque année, le monde utilise 500 milliards de sacs plastiques, 50% du plastique que nous utilisons sont à usage unique ou jetables. Nous consommons un million de bouteilles en plastique chaque minute. Le plastique représente 10% de tous les déchets que nous produisons ».

Au cours de la dernière décennie, a-t-il ajouté, « nous avons produit plus de plastique qu’au siècle précédent, les conséquences sont aussi diverses que variées et se caractérisent par la dispersion dans la nature et surtout les océans, au point que certains explorateurs des fonds marins parlent d’un continent de plastique qui est en train de se former ».

M. Hanne a enfin précisé qu’en moyenne, près d’un tiers des plastiques jetables échappent aux systèmes de collecte mis en place dans les différents pays. C’est ainsi que, chaque année, 13 millions de tonnes de plastiques atterrissent dans l’océan. « En se décomposant sur plus de 1000 ans, ces déchets intègrent notre eau courante et impactent négativement notre santé », a-t-il ajouté.

Mbagnick Kharachi DIAGNE 

La célébration de la journée mondiale de l’Environnement a été marquée à Saint-Louis par des sketchs et autres spectacles animés par les élèves et les enseignants. Des séances de sensibilisation sur le thème « Combattre la pollution plastique » ont aussi été organisées.

La cérémonie officielle marquant la célébration de la journée mondiale de l’Environnement a été présidée, à Saint-Louis, à l’école Rawane Ngom du faubourg de Sor, par l’adjoint au gouverneur chargé du Développement, Hadim Hanne. C’était en présence du chef du service régional de l’Environnement, Moussa Guèye, et d’autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses.

M. Hanne a rappelé que la communauté internationale, en choisissant ce thème, veut mettre en exergue l’impact de la pollution par les plastiques à usage unique, dans les océans, les mers, la terre ainsi que les menaces sur la santé. A travers cette journée, a-t-il précisé, les Nations unies visent à encourager la sensibilisation et les actions mondiales en faveur de la protection de l’environnement. C’est l’occasion aussi d’exposer les multiples défis auxquels notre planète doit faire face. Surtout qu’elle est déjà très affectée par des pollutions multiformes et dont celle liée aux plastiques est particulièrement préoccupante, notamment pour la santé humaine et les océans.

Avec ce thème, a-t-il poursuivi, on exhorte les gouvernements, les industries, les communautés et les individus à adopter des choix économiques sains, économes et respectueux de l’environnement. Au demeurant, « ce thème nous invite à une introspection qui doit nous inscrire dans la perspective d’une réduction considérable de l’utilisation du plastique à usage unique, car l’utilisation du plastique impacte négativement la qualité des écosystèmes marins, terrestres et les ressources ».

Selon M. Hanne, la pollution plastique représente une problématique majeure qui mérite une attention particulière, si on veut parvenir à un développement humain durable, au grand bénéfice de tous les peuples et particulièrement, des couches les plus vulnérables. En effet, a-t-il souligné, « chaque année, le monde utilise 500 milliards de sacs plastiques, 50% du plastique que nous utilisons sont à usage unique ou jetables. Nous consommons un million de bouteilles en plastique chaque minute. Le plastique représente 10% de tous les déchets que nous produisons ».

Au cours de la dernière décennie, a-t-il ajouté, « nous avons produit plus de plastique qu’au siècle précédent, les conséquences sont aussi diverses que variées et se caractérisent par la dispersion dans la nature et surtout les océans, au point que certains explorateurs des fonds marins parlent d’un continent de plastique qui est en train de se former ».

M. Hanne a enfin précisé qu’en moyenne, près d’un tiers des plastiques jetables échappent aux systèmes de collecte mis en place dans les différents pays. C’est ainsi que, chaque année, 13 millions de tonnes de plastiques atterrissent dans l’océan. « En se décomposant sur plus de 1000 ans, ces déchets intègrent notre eau courante et impactent négativement notre santé », a-t-il ajouté.

Mbagnick Kharachi DIAGNE  

La commune de Tivaouane Peulh-Niague est confrontée à un déficit d’infrastructures sanitaires et routières. Au quartier Tawfekh, l’évacuation des malades est une grande équation, surtout la nuit.

Les habitants sollicitent l’appui de l’Etat.

Nous sommes dans la commune de Tivaouane Peulh-Niague, plus précisément à Tawfekh. Un nouveau quartier né à la suite des inondations dans la banlieue dakaroise. Ici, l’accès aux soins de santé est un véritable casse-tête pour les populations. « Le manque d’infrastructures sanitaires qualifiées pose un problème de prise en charge des populations. Nous avons une case de santé qui ne prend en charge que les premiers soins. En cas d’urgence, il faut rallier Keur Massar, ce qui n’est pas facile, du fait du manque d’infrastructures routières », a confié Mamadou Sarr, un militaire à la retraite, par ailleurs délégué de quartier.

Le sous-équipement de la case de santé est détaillé par l’infirmier chef Aliou Diop officiant à Tawfekh. « Nous avons le minimum pour prendre en charge correctement les malades. Faute d’équipements adéquats, en cas de complications, nous n’avons même pas d’ambulance pour évacuer d’urgence nos patients vers les structures qualifiées », a confirmé Aliou Diop.

D’ailleurs, certains ont commencé à dénoncer la non construction des infrastructures sociales de base dans une agglomération où vivent 15.000 habitants. « Ce n’est pas normal de laisser les personnes habiter dans une zone sans qu’il y ait un accompagnement en termes d’infrastructures sanitaires. En cas d’urgence, au-delà de 22 heures, c’est difficile de rallier les grandes artères comme Keur Massar », a argumenté Ndèye Fatou Bèye. Cette situation est plus difficile pour les femmes enceintes. Des marraines de quartier (Badiénou Gokh) rapportent que c’est la croix et la bannière pour les familles d’évacuer des malades en cas d’urgence.  « Ici, nous avons un problème pour la prise en charge des femmes enceintes. Quand elles arrivent à terme, la prise en charge devient une préoccupation majeure pour sa famille. Tandis que les uns se rabattent sur la générosité des voisins véhiculés, d’autres préfèrent aller habiter chez un parent résidant dans des quartiers où l’accès aux structures sanitaires est plus facile. Voilà les conditions précaires que vivent les populations de  Tawfekh dans la commune de Tivaouane Peulh-Niague », a constaté Ndèye Fall.

Fatoumata Sadio DIALLO (stagiaire)

Le Forum des éducatrices africaines (Fawe) fait des données une exigence. C’est pourquoi il a organisé un atelier de renforcement de capacités des acteurs sur les données de plaidoyer relatives au genre.

Les Violences basées sur le genre (Vbg) continuent de préoccuper les communautés et autres organisations de la société civile comme le Forum des éducatrices africaines (Fawe). Si l’on se réfère à cette structure, le taux de femmes mariées pendant l’enfance est de 31%. Et si des solutions d’urgence ne sont pas trouvées, il va connaître une hausse. En effet, pour la directrice de Fawe, Anta Basse Conté, les filles mariées très tôt ne peuvent plus aller à l’école et sont souvent victimes de violence domestique, de maltraitance, de viol…En plus, elles sont exposées à de nombreuses infections et autres maladies handicapantes.

Pour le Fawe, les grossesses précoces constituent aujourd’hui une préoccupation dans de nombreux établissements scolaires. Chaque année, de nombreux cas sont recensés à travers le pays. Mais la situation est plus inquiétante au sud du pays, notamment dans la région de Sédhiou qui enregistre 30% des grossesses précoces et celle de Ziguinchor avec 19%. Ces taux dépassent largement la moyenne nationale qui se situe entre 2 et 3%. Les données fournies par les enquêtes de Fawe révèlent que c’est au niveau du collège que le problème est plus ressenti, car entre la sixième et la troisième, le taux de grossesse précoce est de 71% contre 28,1% au secondaire.

De l’avis de la directrice de Fawe, Anta Basse Conté, ces contraintes constituent de véritables obstacles au leadership des jeunes filles sénégalaises. De même, l’obligation scolaire de 10 ans risque d’être hypothéquée à cause du taux croissant d’abandon chez les filles.

Pour apporter sa contribution dans la recherche de solution à ce phénomène, le Fawe a déroulé un programme de plaidoyer national portant sur les données relatives au genre, en partenariat avec « Equal Measures 2030 ». Ces deux partenaires sont convaincus que le plaidoyer reste une stratégie efficace et efficiente afin de lutter contre les violences basées sur le genre, mais aussi d’améliorer le maintien des filles à l’école et d’appliquer les textes de loi en faveur de la promotion de l’équité et de l’égalité de genre. Pour y parvenir, Mme Conté estime qu’il faut nécessairement disposer de données fiables susceptibles d’apporter des changements souhaités.

Pape Coly NGOME

Le projet de loi portant statut du « daara » a eu le consensus des acteurs et partenaires de ce secteur. C’est ainsi qu’il sera présenté au Conseil des ministres, aujourd’hui, avant son adoption par l’Assemblée nationale et la signature des décrets d’application. Les « daaras » seront ainsi reconnus par l’Etat et pourront bénéficier de subventions et de primes.


Une unanimité entre acteurs et partenaires sur le projet de loi portant statut des « daaras » ou écoles coraniques. C’est ce qui s’est dégagé, hier, lors de la rencontre présidée par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne portant sur le statut des « daaras » et ses décrets d’application. Une unanimité qui, selon Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education nationale, a poussé le Premier ministre à demander que ce projet de loi portant statut des « daaras » soit programmé pour la réunion du Conseil des ministres de ce mercredi 6 juin. Une phase qui précède celle de son adoption par l’Assemblée nationale avant les cinq décrets d’application qui vont accompagner cette loi. Une loi qui a connu plusieurs péripéties avec des réserves de la part des acteurs des « daaras » et aussi des familles religieuses.

In fine, c’est un grand pas qui vient d’être franchi pour ces institutions d’éducation coranique et religieuse. « Lorsqu’il s’est agi de définir un cadre institutionnel portant statut du « daara », le président Macky Sall  a tenu à ce qu’il y ait un consensus le plus large possible des acteurs et partenaires des « daaras ». Des concertations ont été conduites depuis plus de 4 ans. Elles ont conduit à consulter les chefs religieux de notre pays et à leur remettre le projet sur les « daaras », à consulter les associations de maîtres des écoles, les associations islamiques », a expliqué Serigne Mbaye Thiam.

Ces concertations ont permis l’élaboration d’un projet de loi portant statut du « daara » et de cinq décrets d’applications. Selon Serigne Mbaye Thiam, la dernière rencontre de ces concertations s’est tenue au mois de décembre 2017. C’est pourquoi, il a souligné que lorsque ce travail a été achevé, le chef de l’Etat a tenu à ce que le Premier ministre préside une rencontre de validation institutionnelle et sociale de ces projets de textes. Cette réunion a ainsi regroupé les représentants des familles religieuses, des associations islamiques, d’imams et de prédicateurs, d’organisations de la société civile qui interviennent dans l’éducation, d’associations des maîtres coraniques et d’écoles coraniques pour exprimer leur point de vue sur le projet de loi sur les « daaras ».

 Qu’est-ce qui va changer pour les « daaras » après l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale et la signature de ces cinq décrets d’applications ? D’abord, selon Serigne Mbaye Thiam, c’est la reconnaissance du « daara » comme institution d’éducation. « Le « daara » est d’abord institution islamique qui s’occupe de la scolarisation des enfants pour la mémorisation du Coran et l’éducation religieuse. C’est la mission première du « daara ». En sus de cette mission, des « daaras » peuvent opter pour intégrer les compétences de bases du cycle élémentaire dans la formation », a-t-il informé.

Intégration dans le secteur éducatif
Pour lui, quand le taux brut de scolarisation est calculé, c’est seulement l’enseignement formel dans les écoles qui est pris en compte. « Pourtant, il y a des écoles coraniques qui ont produit de grandes personnalités de ce pays qui ont été scolarisées dans ces « daaras ». Ce sont des intellectuels qui ne sont pas pourtant pris en compte dans le taux brut de scolarisation. Cette loi permet au « daara » d’être rattaché au secteur éducatif et de bénéficier, sous le contrôle des Inspecteurs d’académie et Inspecteurs d’éducation et de formation, de la procédure déclarative pour l’ouverture des « daaras » et c’est placé sous l’autorité du ministère de l’Education nationale, mais en y associant les acteurs et partenaires des « daaras », a-t-il poursuivi. Par exemple, quand il s’agira de certifier qu’un enfant a mémorisé le Coran, ce n’est pas l’Inspecteur d’académie lui-même qui va le déterminer, selon Serigne Mbaye Thiam. « Mais une commission comprenant des maîtres coraniques, des sachants dans le domaine qu’il va convoquer, pour que ces gens puissent certifier que l’enfant a mémorisé le Coran. Comme pour l’école privée, le « daara » aura une phase d’autorisation d’ouverture et de reconnaissance. Les « daaras » pourront bénéficier de primes et de subventions comme pour les autres écoles reconnues par l’Etat du Sénégal. En contrepartie, il y a des obligations à respecter », a précisé le ministre.

Oumar NDIAYE

CHEIKH TAHIR FALL, INSTITUT ISLAMIQUE SERIGNE PIRE KHALY AMAR FALL : « LE PROCESSUS A PRIS QUATRE ANNÉES »
Parlant au nom des maîtres coraniques, Cheikh Tahir Fall, de l’Institut islamique Serigne Pire Khaly Amar Fall, a affirmé que c’est un grand jour pour les « daaras » avec ce consensus sur le projet de loi. « Aujourd’hui, c’est un grand jour. Un jour que nous attendons depuis longtemps parce que nous avons beaucoup travaillé pour arriver à convaincre les acteurs de ce secteur des « daaras ». C’était très difficile. C’est un processus qui a pris quatre années », s’est-il réjoui. Anciennement président de l’association des maîtres coraniques, Cheikh Tahir Fall dirige actuellement l’association des amis des « daaras ». « Nous avons fait le tour du Sénégal pour rencontrer les chefs religieux, les associations islamiques. C’était très difficile, parce que les gens ne comprenaient pas, mais Dieu merci, si aujourd’hui, nous avons trouvé un consensus autour de ce projet de loi, c’est un grand jour ».

O. NDIAYE

Dans le cadre de son plan de formation, le collectif des encadreurs de la petite enfance de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Ziguinchor a organisé la 2ème édition de sa conférence publique annuelle, samedi dernier, au Conseil départemental. La réunion a porté sur « la prise en charge des enfants à besoins éducatifs spécifiques au préscolaire ». L’objectif était de renforcer les capacités des membres pour que ces derniers puissent parfaire leur pratique de classe et contribuer ainsi à l’amélioration des enseignements-apprentissages, dans la région. Selon le point focal départemental de la petite enfance, Pape Latyr Diagne, par ailleurs inspecteur de l’éducation à l’Ief, beaucoup de classes des écoles de Ziguinchor abritent des enfants qui traînent des déficiences d’ordre intellectuel, moteur et pour la prise en charge desquels l’éducateur n’est pas suffisamment préparé. D’où la pertinence de l’organisation de cette conférence.

Le conférencier, Yakhya Diop, directeur du Centre régional d’orientation scolaire, a saisi l’occasion pour déplorer l’insuffisance, au Sénégal, d’infrastructures adaptées aux enfants à besoins éducatifs particuliers dans le milieu préscolaire. Il s’agit notamment des enfants qui présentent un handicap ou des difficultés adaptatives. M. Diop a insisté sur leur inclusion scolaire et sociale. Il a ensuite parlé des différents types d’élèves à besoins spécifiques et proposé un certain nombre de techniques pour leur prise charge.

Le conférencier n’a pas manqué de donner quelques conseils aux enseignants, par rapport à la prise en charge des différents cas d’enfants handicapés à besoins éducatifs particuliers. Il n’a pas non plus occulté la prise en compte de ces derniers, aux plans organisationnel et pédagogique, dans les classes. Par ailleurs, Yakhya Diop a dit l’urgence de la formation soutenue des enseignants pour une bonne prise en charge de cess enfants dans le préscolaire. Il a également engagé les parents, la communauté éducative et les partenaires de l’école.

El El Hadj Moussa SADIO

Des étudiants de l’ecole supérieure polytechnique de dakar ont lancé le projet « yaxanal switch » pour participer à l’effort collectif de réduction de la consommation d’énergie au sénégal.

quatre étudiants en deuxième année en génie-électrique à l’ecole supérieure polytechnique (esp) de dakar ont présenté, à l’occasion de l’édition 2018 du salon du polytechnicien, le projet « yaxanal switch ». Ce dernier est un interrupteur intelligent qui peut être contrôlé à distance. Avec ce projet, khadim mbacké et ses camarades veulent contribuer à la baisse de la consommation d’électricité des ménages et des entreprises au sénégal.
d’après l’étudiant, plusieurs études réalisées montrent que la consommation d’énergie est trop élevée au sénégal. Elle croit régulièrement et a connu un important pic entre 2000 et 2010. « les factures d’électricité coûtent très cher aux ménages. Nous nous sommes dit qu’il est temps de contrôler notre consommation en énergie. C’est ce qui nous a poussés à trouver cette solution qui pourra nous permettre d’y arriver », rappelle khadim mbacké qui s’est entretenu avec nous en marge de ce salon où beaucoup d’étudiants de l’esp ont présenté des projets innovants.

par ailleurs, avec le « yaxanal switch », les ménages et les entreprises pourront contrôler à distance tous les appareils allumés à l’aide de trois modes de commande : automatique, manuel et à distance. Avec le réglage automatique ou horodatage, le propriétaire règle l’heure à laquelle il peut allumer ou éteindre son récepteur. Avec le contrôle à distance, il est possible, selon khadim mbacké, d’allumer ou d’éteindre à partir de son salon une lampe qui se trouve dans sa chambre. Le polytechnicien rappelle que ce dispositif ne consomme pas d’électricité. Grâce à un smartphone, on peut contrôler toutes les lampes et appareils. Cela, dit-il, peut aider les ménages ou les entreprises à économiser jusqu’à 40% de leur énergie. « ce projet, c’est plus pour les foyers et les entreprises. Dans les entreprises, on remarque que les gens ont tendance à quitter leur milieu professionnel en laissant leur climatisation allumée. Avec la technologie de l’horodatage, on peut tout éteindre à distance. Le projet est plus utile pour le sénégalais lambda », renchérit khadim mbacké. Celui-ci informe que le projet « yaxanal switch » est déjà mis en œuvre, mais il reste toujours quelques améliorations à faire.

Aliou ngamby ndiaye

Le Centre de formation professionnelle de Kolda a introduit de nouvelles filières dans son offre de formation pour permettre à ses pensionnaires de maximiser leurs chances de trouver un emploi.

La directrice du Centre de formation professionnelle (Cfp), ex-Centre régional technique féminin (Cretef) de Kolda, invite les jeunes à s’orienter vers la formation professionnelle pour trouver un emploi décent. Pour Mme Fatou Bâ Gomis, la formation professionnelle constitue une alternative pour la jeunesse de pouvoir s’insérer dans la vie active. Elle vient d’introduire la filière Agri-élevage dans l’offre de formation dispensée par le Cfp, afin de permettre aux jeunes de maximiser leurs chances de trouver un emploi rémunérateur à la fin de leur formation. Cette filière vient ainsi s’ajouter à la coiffure, à la restauration et à l’habillement qui étaient déjà dispensés.

Ce choix, qui s’inscrit en étroite ligne avec la politique de l’Etat en matière de formation professionnelle, est conforme aux besoins de la région de Kolda qui dispose d’énormes atouts dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la foresterie. « Pour diversifier l’offre de formation et faire adhérer les jeunes garçons et les hommes au Centre, nous avons jugé nécessaire d’offrir d’autres filières, comme l’Agri-élevage. Les cours ont déjà démarré », déclare Mme Gomis qui s’est félicitée de l’enthousiasme suscité par l’introduction de cette nouvelle filière chez les jeunes Koldois. Cela s’est traduit par une nette augmentation des effectifs du centre qui compte, cette année, plus de 280 apprenants. Une vingtaine de jeunes sont inscrits dans la filière Agri-élevage qui ouvre de nouvelles perspectives pour les populations de Kolda.

Mais, le Cfp ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. La direction de l’établissement a décidé d’introduire le Bp Restauration pour s’ouvrir davantage à son environnement et adapter son offre de formation aux réalités locales. Il bénéficie, pour cela, de l’appui du 3Fpt (Fonds de financement de la formation professionnelle et technique) qui a octroyé des bons de formation à 9 jeunes qui suivent actuellement des cours dans le domaine de la restauration. Cette initiative vise à permettre aux élèves qui ont déjà obtenu leur Cap d’augmenter leurs connaissances théoriques et leurs compétences professionnelles dans le domaine de la restauration qui offre des belles perspectives d’emploi dans la région de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

 

L’organisation « Al Waffa » de Darou Mouhty, dans le cadre des conférences qu’elle organise pendant le mois de Ramadan, a reçu le Dr Mohamed Daha Bâ, chef du service de Néphrologie de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba. Il est revenu sur les difficultés liées à cette pathologie et a proposé des solutions après avoir fait un bilan.

Au Sénégal, sur les 15.000 malades souffrant d’insuffisance rénale, seuls les 3.000 font la dialyse dans les structures publiques. Certains, mieux nantis, sont dans le privé où le coût est plus élevé, a fait savoir le Dr Mohamed Daha Bâ, chef du service de Néphrologie de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba. Selon lui, la hausse du nombre de malades a fait de l’hypertension artérielle et du diabète la 2ème cause de consultations dans les hôpitaux. Dans le district sanitaire de Touba,  il a révélé que le nombre de malades, souffrant d’hypertension artérielle, est passé de1.000 patients à 18.000 entre 2014 et 2017. Sur la même période, dans le district de Mbacké, le nombre de malades est passé de 3.000 à 6.000. « En 2015, au moment de prendre service, je n’avais que 300 malades, souffrant d’insuffisance rénale. En 2016, il y en a eu 900 et 1.000 patients en 2017 », a fait encore savoir le Dr Daha Bâ qui est revenu sur la gravité et le caractère sournois de la maladie. Selon lui, plus de 25 % des cas sont liés à la prise des médicaments de la rue mal conservés, à l’automédication et aux potions des tradipraticiens qui aggravent la maladie. La sédentarité et le stress constituent aussi des facteurs de développement de la maladie.

Dr Mohamed  Diongue, médecin-chef du district de Darou Mouhty, a évoqué la prévention pour éviter une maladie dont la prise en charge coûte cher. Il a, à cet effet, préconisé de déceler des signes annonciateurs comme l’asthénie. Les médicaments de la rue sont également fortement déconseillés. Poursuivant, il a soutenu que la prévention passe aussi par une bonne alimentation, moins salée, moins sucrée, moins grasse. L’activité physique est également conseillée, de même que le fait de se rapprocher des structures sanitaires pour un bilan. Le Dr Daha Bâ garde espoir avec l’érection en cours d’un centre de dialyse qui va abriter 45 machines. « Nous pourrions prendre en charge 120 patients et alléger la liste d’attente forte aujourd’hui de 315 malades », a-t-il déclaré, invitant à se faire dépister pour s’assurer de sa bonne santé. Deux malades en traitement (Moustapha Gueye de Touba Mérina et Diadia Ndiaye de Darou Mouhty) ont témoigné sur les méfaits de la maladie.

Mamadou DIEYE

 

En prélude à la journée mondiale de l’Environnement qui sera célébrée le 5 juin, l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) a tenu une semaine d’activités pour sensibiliser les populations sur l’importance de la protection de l’environnement.

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’Environnement prévue ce 5 juin, l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) de l’Ucad a organisé une semaine d’activités pour sensibiliser les populations et lutter contre les déchets plastiques. Lors du panel, tenu samedi autour du thème « Lutte contre les déchets ; quel enjeu pour le Sénégal ? », le directeur général de l’Ise, le Pr Bienvenu Sambou, a indiqué que les déchets plastiques sont un véritable problème pour l’environnement. « Le Sénégal est interpellé. Quand vous voyagez, à l’entrée de chaque ville, ce sont les déchets qui vous accueillent, en particulier les déchets plastiques. A la sortie de la ville, ce sont les eux qui vous disent au revoir », ironise-t-il. Pour le directeur de l’Ise, à côté des déchets plastiques visibles, il y a ceux que nous ne voyons pas et qui constituent une menace réelle, à savoir les plastiques qui se retrouvent au fond des océans et qui perturbent les écosystèmes aquatiques. Bienvenu Sambou a souligné que l’environnement est un déterminant de la santé de la population et il faut bien s’en occuper. Ces mêmes spécialistes préviennent que si rien n’est fait, il y aura bientôt plus de pastique que de poissons dans les océans.  

Macoumba Diagne, directeur général de Proplast et parrain de la journée, a révélé que le plastique représente 10% des déchets produits et que chaque année, les industries utilisent des milliards de bouteilles en plastique, car cette matière a révolutionné l’industrie. Compte tenu de cela, il a soutenu qu’il faut penser au recyclage de ces déchets plastiques qui continueront d’exister.

En outre, interpellé sur leur implication dans l’élaboration des politiques d’exploitation des ressources naturelles, le directeur de l’Ise a laissé entendre que les scientifiques sont fortement impliqués. « Nous siégeons dans le comité scientifique de la Conférence nationale sur le développement durable. Nous siégeons également à des niveaux élevés. A la Primature, nous participons à toutes les discussions sur ces questions. Je pense que le Sénégal défend bien ses intérêts, même si on peut mieux faire avec des autorités ouvertes à la discussion », a affirmé M. Sambou.
 
Oumar KANDE

 

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) s’est félicité, le 31 mai dernier, à Fatick, du bon niveau d’exécution (68%) des travaux d’assainissement des eaux usées et de drainage des eaux pluviales. Il a saisi l’occasion pour annoncer, dès la semaine prochaine, le démarrage des travaux de réparation des rues défigurées par des travaux.

Les ouvrages d’assainissement sortent de terre dans la commune de Fatick. La ville sera dotée de nombreux ouvrages de drainage des eaux usées et des eaux pluviales. « A ce stade, les entreprises ont atteint un taux d’exécution d’à peu près 68%. Et nous pensons pouvoir les achever dans les délais », a avancé le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho. Il a précisé que ce projet de 11 milliards de FCfa est financé par la Banque ouest africaine de développement (Boad). Son exécution illustre, selon lui, la priorité accordée à ce sous-secteur par le président de la République.

La délégation de l’Onas a visité les bassins de Peulgha et de Mboubane ainsi que la station d’épuration et de traitement de boues de vidange. Le constat est partout le même : les travaux avancent. L’autre élément de satisfaction, c’est l’adhésion des populations. Déjà, on dénombre 670 demandes de branchements domiciliaires et, à la date du 30 mai 2018, 509 demandes ont été satisfaites, soit un taux de 75,9 %.

La seule inquiétude, aux yeux des populations, c’est l’état de la voirie urbaine. La traversée des conduites ou des canalisations a défoncé certaines rues. Sur ce point, le directeur de l’Onas a donné des assurances. « Les travaux de réparation de ces routes vont démarrer la semaine prochaine », a promis Lansana Gagny Sakho aux bénéficiaires comme Cheikh Ndiaye. Cette question a été évoquée par l’adjoint au maire Issakha Dieng. Sur le terrain, l’entreprise a déjà stocké le basalte et une bonne partie du matériel. Il ne reste qu’à lancer les travaux.

Mouhamadou SAGNE

 

Nouvellement nommé ambassadeur de bonne volonté auprès de la communauté estudiantine, le leader du Super Diamono cache mal sa peine après les derniers événements survenus à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Dans ses nouveaux habits d’ambassadeur de bonne volonté, Omar Pène compte porter la bonne parole afin que la paix revienne dans les campus universitaires et amphis, non sans demander à l’Etat de tout faire pour que ces derniers événements, avec la mort de l’étudiant Fallou Sène, ne se reproduisent plus. Ce qui passe, selon lui, par une prise en compte effective de la question des bourses.

Vous venez d’être nommé par le président de la République ambassadeur de bonne volonté suite aux événements qui ont secoué dernièrement le monde universitaire. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle charge ?
Tout d’abord, je remercie le Président Macky Sall pour m’avoir confié cette mission, surtout par rapport à mes relations avec les étudiants qui datent de longtemps. Ce qui fait que j’ai toujours eu de bons rapports avec eux. Je vais donc continuer à leur parler, à discuter avec eux pour faire de telle sorte que ce qui s’est passé ne puisse plus se reproduire. J’étais toujours du côté des étudiants par le fait que j’ai créé beaucoup de chansons les concernant, en y traduisant les difficultés qu’ils rencontrent dans les universités. C’est cette proximité qui a, peut-être, amené le Président Macky Sall à me confier le rôle d’ambassadeur de bonne volonté et, éventuellement, pour aider, être utile et surtout porter la bonne parole. C’est une décision très noble que j’ai acceptée volontiers parce que cela a toujours été le cas. J’espère être à la hauteur, pour apporter ma modeste contribution à ce qui pourrait amener à trouver une solution durable et permettre aux jeunes d’étudier tranquillement.

Comment avez-vous vécu ces derniers événements survenus à l’université de Saint-Louis, avec la mort de l’étudiant Fallou Sène ?
Je l’ai vécue avec beaucoup de peine, sans faire de jeu de mots. Franchement, cela m’a beaucoup touché. C’est un événement malheureux, parce qu’il y a eu mort d’homme. Le jeune Fallou Sène a perdu la vie. Les causes de sa mort ont révolté plus d’un. Si les conditions étaient réunies et les bourses payées à temps, pareille chose n’allait peut-être pas arriver. C’est ce qui a amené les étudiants à réagir et à poser certaines conditions. Il fallait, dès lors, très vite trouver des solutions pour que pareille chose ne se reproduise plus et aussi donner l’occasion d’améliorer les conditions d’études de ces jeunes-là. C’est ce que le Président Macky Sall a fait lundi dernier. Il a pris des engagements très forts et des mesures très fortes. Une certaine partie des étudiants l’a compris. Mais il faut aller dans le sens du respect des engagements. Le Président Macky Sall a pris la mesure d’instruire son gouvernement pour que ses engagements soient respectés et que pareille chose ne se reproduise plus. C’est déjà une avancée. Néanmoins, il faut continuer à discuter parce qu’il y a une partie des étudiants qui maintient ses revendications et qui demande un peu plus. Aujourd’hui, tout le monde est conscient de cela et il faut des solutions. C’est ce qu’il faut et nous voulons que les étudiants reprennent les cours et rejoignent les amphis. C’est de leur avenir qu’il s’agit. C’est cela le problème. Nous sommes presque en fin d’année. Il faut la terminer et continuer à discuter pour qu’une solution durable soit trouvée.

Il y a toujours des étudiants qui refusent de rejoindre les amphis. Est-ce que vous allez faire des démarches dans ce sens ?
Cela fait partie de mes prérogatives. Si le Président m’a nommé ambassadeur de bonne volonté, c’est pour aller à la rencontre des étudiants et apporter ma modeste contribution. J’ai décidé de faire le tour de toutes les universités, de rencontrer les étudiants et de les écouter. Il ne faut pas se lasser de porter la médiation qu’il faut, tout en comprenant les moments difficiles qu’ils sont en train de traverser. Toute chose finit par se régler autour d’une table. Il faut que chacun comprenne qu’il faut trouver des solutions à ce problème. Des efforts sont en train d’être faits, même si ce n’est pas encore suffisant, disons qu’il y a une volonté de trouver des solutions. Dans la vie, il ne faudrait pas rester figé, mais être ouvert. Notre souhait, c’est que les jeunes reprennent les cours et aillent étudier dans de très bonnes conditions.

En 2014, quand il y a eu le décès de l’étudiant Bassirou Faye de l’Ucad, vous aviez dit : plus jamais ça ! Aujourd’hui encore, c’est la même situation. La question des bourses a toujours été source de tensions et de revendications dans les universités. L’Etat n’a-t-il pas intérêt à trouver des solutions structurelles à ce problème ?
Le Président Macky Sall l’a dit lundi dernier quand il a reçu les étudiants. Non seulement il a pris des engagements très fermes mais il a aussi augmenté le montant des bourses. Il a dit que le 5 de chaque mois, les bourses seront payées. Maintenant, il faut aussi trouver des conditions plus simples pour que les jeunes puissent les percevoir dans de bonnes conditions. Il a promis d’installer des Gab un peu partout pour que cela soit fait avec moins de difficultés. Ce sont des mesures très fortes, mais il faut les accompagner encore une fois. Il ne faudrait pas que des choses soient annoncées et que rien ne suive. C’est pour cela que le Président a instruit son Premier ministre de mettre tout en œuvre pour que les bourses soient payées à temps. Nous allons tous y veiller, parce que cette question est source de problème. Les jeunes ont toujours eu ces genres de problèmes à l’université. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Par rapport à ce qui s’est passé, les gens comprendront que dorénavant, il faut prendre toutes les dispositions pour que les boursiers soient payés à temps. Cela va régler pas mal de problèmes. Les étudiants n’ont que leurs bourses pour subvenir à certains de leurs besoins. C’est un facteur important pour que les étudiants puissent penser à leurs études. Ce sont des conditions qu’il faut réunir pour qu’ils puissent, sereinement, se concentrer sur leurs études. On ne peut pas étudier avec le ventre vide. Je suis sûr et certain qu’en ce qui concerne le Président Macky Sall, il fera le nécessaire. Il a été étudiant et il est très bien placé pour savoir les problèmes auxquels ces jeunes sont confrontés. Maintenant, il faudrait bien appliquer ces mesures et qu’on en parle plus. Cela ne sert à rien de prendre des mesures et de ne pas les appliquer. Sinon le problème va demeurer.

Vous suivez, depuis des années, l’évolution de l’Enseignement supérieur au Sénégal. Quel regard jetez-vous sur ce secteur ? Est-ce que les choses ont évolué ?
Il faut d’abord comprendre l’importance de l’Enseignement supérieur. Tout ce qui est important mérite une attention particulière, parce que nous parlons de relève. Le Président Macky Sall, lors de la rencontre avec les étudiants, leur a dit que, peut-être, quelqu’un d’entre eux sera assis à sa place dans quelques années. Qui parle d’avenir, parle de bien gérer cette situation-là. J’avais créé une chanson qui s’appelait « Métier », parce que pour moi, il faut multiplier les centres de formation professionnelle pour que les jeunes qui ne parviennent pas à réussir à l’université puissent y apprendre un métier. Nous sommes dans un pays en pleine construction. Donc nous avons besoin de bras pour cela. Pour construire une maison, nous avons besoin d’architecte et d’autres pour le plan. Mais tout le reste, c’est une main d’œuvre qui le fait avec les maçons, carreleurs, menuisiers et autres. Ce sont des métiers qui peuvent nourrir leurs hommes. Il faut, à un certain niveau, essayer de multiplier ces centres de formation et donner la chance aux autres. L’Enseignement supérieur a une grande importance dans la société et dans la vie d’une nation. Il faut mettre donc tous les atouts de ce côté-là et, éventuellement, inciter les jeunes à aller dans ce sens, tout en créant les conditions idoines afin qu’ils puissent en sortir et être utiles à leur pays. C’est un système qu’il faut améliorer. Nous avons besoin que les choses évoluent et s’améliorent d’année en année. Cela passe d’abord par l’amélioration des conditions. L’enseignement est un facteur très important pour un pays qui vise l’émergence. Donc il faut y prêter une grande attention.

Vous êtes un habitué du campus universitaire de Dakar. Aujourd’hui que des universités sont implantées dans beaucoup de régions, peut-on s’attendre à une tournée d’Omar Pène dans ces nouveaux campus ?
Il le faut. C’est aussi une façon de communier avec mes amis étudiants et cela a toujours été le cas. Il n’y a pas longtemps, j’étais à l’Ucad pour faire un concert. Je le fais périodiquement à l’Ucad et un peu moins dans les autres universités. Mais après cela, nous allons essayer, avec les étudiants qui sont dans les autres régions, de trouver comment nous pourrions joindre l’utile à l’agréable. Et les étudiants en ont grandement besoin.

Votre relation et proximité avec les étudiants datent de longtemps. Comment vous est venue cette grande affection pour les étudiants ?
Quand j’étais jeune, je fréquentais la bibliothèque de l’Université de Dakar. Mon père y travaillait et j’étudiais en ce moment à l’école primaire de Fann Hock qui était à proximité. Quand je descendais à midi, je rejoignais mon père à la bibliothèque et j’y restais toute la journée. Je voyais les étudiants venir à la salle d’études de la bibliothèque où il y avait une seule lampe et des livres. Ce qui m’avait frappé à l’époque, c’est le silence qu’il y avait. Vous pouviez entendre une mouche voler. Les étudiants étaient concentrés. Moi, j’étais un petit enfant et j’étais frappé par le sérieux de ces gens-là. Je me posais toutes sortes de questions et je me disais chaque fois qu’ils étaient sérieux les étudiants. J’en étais vraiment fan et me disais que ce n’était pas facile d’être étudiant. Comme je fréquentais la bibliothèque, les employés qui étaient à la banque du livre me donnaient des fiches pour que j’aille chercher des livres dans les rayons. Donc je connaissais l’endroit où se trouvaient les rayons des livres de sciences juridiques, économiques et autres. On m’appelait là-bas « Petit Pène » et j’étais, en quelque sorte, une mascotte de la bibliothèque.

C’est cela qui m’habitait très sincèrement. Quand je suis devenu chanteur, je me suis rappelé ces moments-là, en me disant que ce n’est pas facile d’être étudiant. Que ces gens-là éprouvent d’énormes difficultés pour réussir, devenir quelqu’un. J’ai, par la suite, eu des amis étudiants avec qui je discutais beaucoup autour du thé. Nous passions toute une nuit à discuter. Comme j’étais un chanteur engagé, avec des thèmes révolutionnaires dans mes chansons comme « Mandela », et que les étudiants à l’époque, jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs, étaient versés dans ces créneaux-là dans les campus, le courant est donc vite passé. J’ai créé, par la suite, la chanson « Etudiant », sur Cheikh Anta Diop. C’est comme cela que s’est tissée une certaine relation d’amitié et d’estime entre Omar Pène et les étudiants. La chanson « Etudiant », c’était dans les années 1980-90. Avant même de l’enregistrer, je commençais à la chanter dans les espaces universitaires. La chanson a été très bien accueillie par les étudiants. Je me rappelle quand nous avons tourné le clip dans l’enceinte de l’université, il y avait presque tous les étudiants qui venaient danser et nous avions fait la fête. Compte tenu du fait que j’avais un fan club au sein de l’Ucad, qui fait partie de l’Amicale des fans club du Super Diamono (Afsud), ils venaient assister à mes spectacles et nous discutions beaucoup.

Quel est votre dernier message à l’endroit des étudiants ?
Malgré leur peine et leurs difficultés que je comprends et que je déplore, il ne faut pas qu’ils restent figés. Je profite de l’occasion pour leur présenter mes condoléances. Mon vœu le plus cher est que les étudiants puissent rejoindre les amphis, faire cours tout en continuant à discuter. Je suis sûr et certain que des solutions durables seront trouvées pour permettre aux étudiants d’étudier dans de très bonnes conditions. Ce que je souhaite aux étudiants est qu’ils réussissent parce qu’ils sont l’avenir du pays et le pays a aussi besoin d’eux.

Entretien réalisé par Oumar NDIAYE (texte) et Pape SEYDI (photo)


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