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Actualités (3287)

Des porteurs de projets de l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar ont présenté, le 12 mai, leurs innovations à l’occasion de l’édition 2018 du Salon du polytechnicien.

Ils sont ingénieux. Ils ont l’esprit de créativité. Les étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Ucad ont montré, le 12 mai, leur savoir-faire à l’occasion de l’édition 2018 du Salon du polytechnicien. Des étudiants, toutes branches confondues (Génie civil, Génie électrique), ont présenté des projets innovants. Le jury, constitué d’experts en la matière, aura du mal à les départager.

Le Salon du polytechnicien, selon le directeur de l’Esp, Alioune Sarr Ndiaye, est une occasion pour mieux véhiculer ce qu’ils font. Il a noté que les étudiants ont de bons projets pouvant intéresser le grand public et au-delà, les chefs d’entreprise. Toutefois, M. Ndiaye a constaté qu’il y a un problème de communication externe pour une plus grande visibilité de ce qui se fait dans l’école.

« Better’Taste », « Yaxanal Switch », « Smartcom », « Denticaa », « Tawfekh » et « Inotech » sont autant de projets présentés par les étudiants. Le projet « Better’Taste », présenté par l’étudiante Nata Paye, vise la valorisation des produits locaux. Les trois étudiantes initiatrices du projet veulent, à travers « Batter’Taste », travailler sur la conservation de la mangue qui, selon Nata Paye, représente, avec la betterave, 63 % de la production de fruits au Sénégal.
« Yaxanal Switch » est un interrupteur intelligent conçu par des étudiants en deuxième année en Génie civil. Leur objectif est de participer à l’effort collectif de réduction de la consommation d’énergie au Sénégal. Le troisième projet, « Smartcom », est une agence de promotion et de commercialisation de produits et de services. Il vise à aider les start-up à trouver un espace pour la commercialisation de leurs produits. « Smartcom » veut être présent partout à travers le pays avec des agents commerciaux dynamiques. « Denticca » est la création de dentifrice à base de produits locaux, notamment le gingembre.


Hommage rendu au cinéaste Abdel Aziz Boye

La cérémonie d’ouverture de l’édition 2018 du Salon du polytechnicien a commencé par une minute de silence en la mémoire d’Abdel Aziz Boye, décédé le 9 novembre 2017, suivie d’une projection d’une vidéo d’une dizaine de minutes. De nombreux témoignages ont été faits sur M. Boye, cinéaste et formateur à l’Esp. Tous les intervenants ont salué la « générosité » du défunt, son engagement et sa disponibilité envers les étudiants. D’après Cheikhou Kane, enseignant à l’Ecole supérieure polytechnique, Abdel Aziz Boye aimait l’Esp et aimait rendre service à ses étudiants. « Il passait tout son temps à l’école. C’est lui qui a créé le club « Savoir s’exprimer » pour aider les étudiants dans leur communication. Abdel Aziz Boye a initié pas mal d’actions dans cette université. Il a formé beaucoup de générations. Il avait le cinéma dans le sang. Il est quelqu’un de positif à tout point de vue », a témoigné M. Kane.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Afin de permettre aux médecins et aux patients de disposer de résultats d’analyse exacts, le ministère de la Santé, par le biais de la Direction des laboratoires du Sénégal, a mis en place des normes auxquelles tous les laboratoires doivent se conformer.

Le Forum international de la biologie en Afrique s’est tenu à Diamniadio, dans les locaux de l’Institut de recherche en santé surveillance épidémiologique et formation (Iressef). L’occasion a été saisie par le Pr Ahmad Iyane Sow de révéler que les laboratoires doivent désormais se conformer aux normes ISO internationales. « Aujourd’hui, tous les laboratoires du Sénégal sont engagés dans une norme ISO internationale et tous sont tenus de l’appliquer. Même si c’est un arrêté venu du ministère de la Santé, nous ne nous contentons pas de le dire, nous les accompagnons », a indiqué le directeur des Laboratoires du Sénégal. Il a expliqué que depuis 2013, des audits qualité sont effectués « dans tous les laboratoires pour avoir un état des lieux ». « Ensuite, nous les accompagnons dans des sessions de formation de supervision et de coaching pour les aider à solder les gaps décelés dans les audits qualité. C’est une avancée considérable qui permet aux populations, aux médecins d’avoir l’assurance que les résultats d’analyse qu’on leur rende sont de qualité », a-t-il ajouté.

Cependant, le Pr Sow, par ailleurs président du Comité d’organisation du forum, a reconnu que le rôle des laboratoires était, dans un passé très récent, presque méconnu. Selon lui, c’est l’épidémie à virus Ebola qui a fait prendre conscience du rôle fondamental des laboratoires. Pour le Pr Souleymane Mboup, directeur de l’Iressef, « en dépit de son rôle essentiel dans le domaine de la santé, le métier de laboratoire est négligé. Pourtant la biologie médicale est l’œil de la médecine moderne et elle est indispensable dans la chaine des soins dans les pays structurés où la majorité des décisions médicales passe par un examen de laboratoire. Il est impossible de concevoir l’amélioration de la qualité de santé sans le renforcement du système de laboratoire ».

Le gouvernement du Sénégal semble avoir pris la pleine mesure de cette urgence. Selon le Pr Amadou Thierno Gaye, directeur général de la Recherche et de L’innovation au ministère de l’Enseignement supérieur, c’est ce qui explique les nombreux projets en cours à la Cité du savoir. « Plusieurs plateformes de recherche mutualisées, dont des plateformes de génétique moléculaire, de biotechnologie végétale et animale, de sciences des matériaux et nanotechnologie, de calcul haute performance… sont en cours de développement. Il comprend notamment un espace de promotion de la culture scientifique, de la recherche et de l’innovation », a-t-il assuré.

Si l’on en croit le Pr Sow, dans le domaine des laboratoires, il y a un manque réel de ressources humaines de qualité. « C’est pourquoi nous saluons cette volonté d’encourager les matières scientifiques. Par exemple, dans notre service, nous prenons, dès la 5ème année de médecine, des moniteurs qui viennent nous accompagner dans les travaux pratiques afin de les pousser à aimer la discipline et après, embrasser la carrière », a-t-il indiqué.  

Oumar FEDIOR

 

Des consultations médicales gratuites, organisées au Centre Alé Badara Sy de Linguère, ont permis d’ausculter 707 personnes. L’initiative est du mouvement « Siggil Linguère » composé de populations apolitiques et dévouées corps et âme pour sortir leur localité des ténèbres.

Les populations de Linguère n’oublieront pas de si tôt la journée du 3 mai 2018. Une caravane médicale d’une vingtaine de médecins et autres auxiliaires de santé a été, en effet, mobilisée pour elles par le mouvement « Siggil Linguère ». Avec 6 médecins généralistes, 4 pédiatres, 4 odontologues, 2 gynécologues, 2 ophtalmologues, 1 Orl et 1 urologue, cette opération de consultations médicales gratuites a fait leur bonheur.

Au total, 707 personnes se sont fait consulter et ont pu bénéficier gratuitement de médicaments. Le chargé de la communication du mouvement, Baba Ndiaye, a indiqué qu’avec « deux structures sanitaires seulement pour la commune, il est évident que l’accès aux soins de santé d’une certaine qualité est loin d’être évident ». C’est ainsi qu’ils se sont engagés, grâce à l’appui des partenaires et de certaines bonnes volontés, à organiser des consultations médicales, en l’espace d’une journée, « pour mettre à la disposition des populations un plateau médical digne des grandes agglomérations urbaines ».

Cette initiative est hautement appréciée par Fatou Niang, une bénéficiaire. En guise de reconnaissance, elle a formulé des prières pour le mouvement « Siggil Linguère » qui n’est pas à son coup d’essai, car ayant déjà réalisé d’autres actions similaires, telles que des investissements humains. Il a aussi offert du matériel à la mosquée de Linguère Diambor.

Masse NDIAYE

La recherche est un levier sur lequel peuvent s’appuyer les pouvoirs publics pour soutenir le développement social et économique du Sénégal. Pour ce faire, il urge de s’approprier, selon le directeur général de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée (Anrsa) les résultats obtenus par les chercheurs afin d’accompagner le processus de croissance.

L’Anrsa, conformément à sa vocation de promouvoir la recherche scientifique pour la placer au cœur du développement économique, travaille à l’exploitation et à la valorisation des résultats de la recherche ainsi qu’à la diffusion et à la vulgarisation des innovations technologiques auprès des populations. Une mission réaffirmée par son directeur général, le Pr Mouhamadou Mbacké Lô, en marge d’un séminaire sur la révision des stratégies d’intervention et l’élaboration d’un plan d’actions prioritaires de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée achevé le 10 mai 2018. Ainsi a-t-il plaidé pour une prise en compte des résultats issus des différentes recherches pour accompagner les politiques de développement définies dans le référentiel économique du Sénégal : le Pse. « Une plus grande appropriation des résultats de recherche et des innovations ainsi qu’une plus grande implication du secteur privé, dans le cadre d’un partenariat public-privé (Ppp), restent l’option phare dans la stratégie de développement de nos secteurs porteurs », a relevé M. Lô.

Il n’a pas manqué de renseigner que l’Anrsa compte s’inscrire, à travers un Contrat de performance (Cdp) adossé à son troisième plan de développement pour la période 2018-2022, dans la ligne des orientations stratégiques du Conseil présidentiel sur l’enseignement supérieur et la Recherche (Cpesr). « La promotion de la recherche appliquée et l’utilisation des découvertes dans le monde économique cadrent parfaitement avec la décision n°8 du Cpesr qui préconise, entre autres, l’articulation des grandes priorités de la recherche sénégalaise avec le Projet de développement économique et social », a souligné le Pr Lô. Il a également estimé que l’agence se veut une interface dynamique entre les chercheurs, les populations et les secteurs public et privé, pour faire de la recherche appliquée « un levier de développement socio-économique durable ».

Pour sa part, le Pr Amadou Thierno Gaye, directeur général de la Recherche et de l’Innovation, a rappelé que la mission de l’Anrsa est « de contribuer au développement économique, social et culturel du Sénégal en tant qu’élément d’un système national de recherche et d’innovation, en favorisant une meilleure valorisation des résultats de la recherche et en assurant la diffusion large des innovations technologiques ». Ainsi, après une décennie d’activités, il a estimé tout à fait opportun de revisiter et réviser les stratégies d’intervention de l’agence à travers un diagnostic approfondi et d’élaborer une nouvelle feuille de route via un plan d’actions prioritaires pour contribuer à l’atteinte des objectifs fixés, à savoir « rendre plus visibles, plus accessibles et plus efficaces les résultats de la recherche, la diffusion des innovations et la promotion de leur valorisation ».

Ousseynou POUYE

 

Le Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer, en partenariat avec l’Ong « La chaine de l’espoir » de l’Europe, tient un séminaire d’enseignement au profit de 60 étudiants et médecins ouest-africains spécialisés en chirurgie pédiatrique.

Dans le cadre du Programme d’appui à l’enseignement des médecins étudiants ouest-africains en spécialisation de chirurgie pédiatrique et sous l’égide de « La chaine de l’espoir » de l’Europe, le Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer abrite un séminaire d’enseignement sur la « Traumatologie osseuse et viscérale ». Du 7 au 14 mai, 60 participants, venus de 6 pays (Togo, Guinée, Burkina Faso, Bénin, Côte d’Ivoire et Sénégal), bénéficieront de séances de formation théoriques et pratiques au sein dudit l’hôpital.

Lors de la première journée, les spécialistes ont été confrontés à des cas pratiques avec des enfants ayant des fractures osseuses et internés dans la structure. Le Pr Yan Revillon qui dirige la formation a estimé qu’avec ses 50 ans d’expérience en tant que chirurgien pédiatre, transmettre son savoir est une manière de continuer la formation. Cela permettra, à son avis, d’opérer des centaines d’enfants à travers l’Afrique de l’Ouest.  

La directrice du Centre hospitalier national d’enfants Albert Royer, Dr Issa Tall Diop, s’est félicitée de ce partenariat avec « La chaine de l’espoir » en témoignant toute la fierté et la reconnaissance du Sénégal de recevoir le 9ème Séminaire panafricain de diplômes d’études spécialisées en chirurgie pédiatrique. « Réunir durant une semaine des collègues médecins pour renforcer leurs capacités dans les domaines de la traumatologie osseuse et viscérale à travers la télémédecine vient à point nommé. Cela permettra d’échanger, de façon théorique et pratique, sur les fractures, les séquelles de fractures, les séquelles d’infections osseuses et les malformations orthopédiques. A coup sûr, cela permettra à nos chers collègues du pays et de la sous-région d’être mieux outillés au sortir de ce séminaire d’enseignement », a-t-elle laissé entendre.

Oumar KANDE

 

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a procédé, hier, au lancement officiel de la campagne de communication pour un changement social et de comportement. Traduit en wolof par le slogan « Japp naa ci », cette initiative vise, entre autres, à amener les Sénégalais à recourir précocement aux services de santé, notamment dans le domaine de la santé maternelle et infantile.

Veiller à la santé de sa famille est une recommandation divine, a-t-on dit dans les livres révélés. C’est autour de ce concept que les agents de la santé au Sénégal ont décidé de bâtir la démarche qui va soutenir, pendant toute une année, la campagne de communication qu’ils comptent mener sur l’étendue du territoire grâce au soutien des Partenaires techniques et financiers (Ptf), tels que Usaid Neema, Unicef, IntraHealth...
Il s’agit, comme l’a soutenu Dr Kémo Diédhiou, du Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips), de consolider les acquis à travers ce qu’il appelle la promotion de comportements accélérateurs de santé en matière de santé maternelle et infantile, ainsi que la planification familiale, la santé de la reproduction des adolescents et autres pratiques familiales liées au bien-être social.

Les initiateurs de l’opération comptent ainsi mettre à contribution le soutien social comme élément de base pour jouer sur la conscience collective des populations cibles. On peut citer, entre autres composantes, les leaders sociaux et communautaires, les chefs coutumiers et religieux, les artistes, les mères et pères de familles. Une approche média tout comme la mobilisation sociale, à travers le théâtre forum, les spots et publireportages, font également partie des outils sur lesquels la campagne va reposer.

Selon la représentante de l’Usaid Neema, Ramatoulaye Dioum, à terme, c’est d’arriver à susciter chez le Sénégalais le sentiment d’avoir le souci du bonheur familial. Dans la même veine, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a estimé que cette initiative constitue un des évènements phares de la politique de son département et de la santé au Sénégal. « Faire de la prévention l’épine dorsale de la santé, en misant sur un environnement sain, reste un des objectifs clés de santé au Sénégal », a-t-il soutenu. Pour lui, il s’agit d’élever la tonalité communicationnelle sur les problématiques de santé maternelle et infantile en encourageant les Sénégalais à recourir précocement aux services de santé. « C’est dans cette dynamique que s’inscrit cette campagne », a-t-il affirmé.

M. Sarr n’a pas manqué de revenir sur certains acquis engrangés au Sénégal en matière de santé publique, tels que la baisse de plus de 50 % de la mortalité infantile, la gratuité de la césarienne et des soins sanitaires pour les enfants de 0 à 5 ans.

Seydou Prosper SADIO

 

La Coalition nationale des syndicats et des Ong pour l’éducation pour tous (Cnept), lors d’une conférence de presse, tenue le 9 mai 2018 au Centre de Bopp, s’est félicitée du règlement de la crise scolaire.  

Le président de la Coalition nationale des syndicats et des Ong pour l’éducation pour tous (Cnept), Silèye Gorbal Sy, a fait face à la presse le 9 mai 2018. A l’occasion, il a remercié toutes les parties prenantes qui se sont impliquées pour la signature d’un protocole d’accord ayant abouti à un « dénouement heureux » de la crise scolaire. Cependant, la Cnept a invité tous les ministères impliqués dans la signature dudit accord à « tout mettre en œuvre pour une meilleure harmonisation des activités, pour le suivi et le respect scrupuleux des engagements ». Aux enseignants, surtout ceux qui ont des classes d’examen, M. Sy leur a demandé « d’accepter de donner des cours de rattrapage en vue de combler le temps perdu ».

La Cnept a, en outre, estimé que ce nouveau protocole d’accord va, enfin, aider à sauver le système éducatif sénégalais perturbé, depuis plus d’une décennie, par des grèves cycliques. « La position de la coalition est qu’on essaye de prendre des mesures préventives, c’est-à-dire ne pas attendre que le feu soit là pour essayer de l’éteindre. Il faut voir comment régler, de manière définitive, le problème et éviter ces grèves récurrentes qui finissent de plomber notre système », a appelé Silèye Gorbal Sy qui a informé que la Cnept a déjà élaboré un rapport sur « Comment prévenir les crises scolaires ».

Dans ce document, a-t-il expliqué, des solutions et recommandations émanant de tous les acteurs de l’école sénégalaise y sont proposées. Ce rapport, a-t-il ajouté, a été remis à tous les syndicats de l’enseignement et au gouvernement.

Toutefois, M. Sy a noté qu’aucun suivi n’a été donné à cette proposition de la Cnept dans le règlement de la crise qui secoue le système éducatif sénégalais.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

 

Pour éviter d’autres incidents dans la distribution de l’eau, les travaux du raccordement du nouveau dispositif de protection des installations de l’usine d’eau de Keur Momar Sarr vont démarrer aujourd’hui, occasionnant ainsi l’arrêt du système du Lac de Guiers.

Dans l’enceinte ultra sécurisée de l’usine de pompage et de traitement d’eau de Keur Momar Sarr (Kms), située à une cinquantaine de kilomètres de Louga, à côté du bâtiment administratif, des tas de sable sont visibles de loin. Une grande grue de l’entreprise Sade surplombe un cratère dans lequel est érigée une rigole centralisant plusieurs canalisations. Ces dernières, avec des tuyaux bleus, doivent permettre de raccorder le nouveau dispositif de protection des installations de l’usine.

En face de ce cratère bien sécurisé, 6 grandes citernes couchées de couleur rouge. Sur chacune d’elles, deux pieux sont posés sur dalle en béton armée fortement plantée dans la terre. Elles sont appelées ballons dans le jargon de l’hydraulique. Ces 6 ballons représentent le maillon essentiel du nouveau dispositif anti-bélier qui sera raccordé sur le réseau et permettra d’absorber la puissance du réseau en cas de nécessité, et ainsi d’éviter des situations comme l’accident de 2013 avec une conduite cassée.

Ce système, qui sera raccordé grâce aux travaux qui commencent aujourd’hui, permettra de remplacer les trois légendaires ballons bleus qui trônent sur le site depuis des années. Après le raccordement du nouveau système, les deux fonctionneront ensemble un moment, avant que le nouveau système, plus sûr et plus efficace, ne prenne le relais pour de bon. Le nouveau système permet de sécuriser 300 m3 d’eau à raison de 50 m3 par ballon, là où le premier n’arrivait à sécuriser que la moitié.

En visite de presse sur le site, les directeurs généraux de la Sones et de la Sde ont constaté de visu l’évolution du chantier. Charles Fall, le Dg de la Sones, a rappelé que ce programme de sécurisation des installations du système d’alimentation se fait suite à une étude qu’avait commanditée le gouvernement après l’incident de Kms en 2013.

6,5 milliards de FCfa pour la sécurisation des installations

Pour anticiper sur les incidents, les autorités sénégalaises ont décidé d’investir, avec l’appui de l’Afd, 5 milliards de FCfa dans le programme de sécurisation des installations du système d’alimentation en eau potable de Dakar. M. Fall a précisé qu’il ne s’agit pas d’une panne mais juste de travaux de raccordement du nouveau dispositif de sécurité. Pour lui, c’est le 7ème programme en cours. « Nous avons remplacé également le système de protection en éliminant tout ce qui est pièces Y et W. Nous avons des pièces simplifiées (T), beaucoup plus facile d’exploitation. Il s’agit, aujourd’hui, de raccorder une partie des nouveaux équipements qui ont été acquis par l’Etat du Sénégal pour mieux sécuriser l’alimentation eau de Dakar », a-t-il expliqué.

Sur le retour à la normale, Charles Fall n’a pas voulu donner de délai exact. Cependant, il a assuré que cet arrêt est programmé suivant un planning bien maîtrisé par les techniciens et que la durée des travaux sera globalement de 30 heures. Après ces travaux, a informé le Dg de la Sones, il faudra la mise en service. Car « nous sommes dans un système assez complexe et à 250 kilomètres de Dakar », a-t-il ajouté. Par la suite, il faudra remplir à nouveau les canalisations et remettre en marche l’usine qui a 4 pompes de très grosse puissance suivant un protocole pouvant durer plusieurs heures (intervalle de 4 heures entre le démarrage de deux pompes). Selon M. Fall, le remplissage du réseau de distribution de 10.500 kilomètres, dont plus de la moitié se trouve à Dakar (plus de 5.500 kilomètres), se fera progressivement ; « ce qui peut prendre du temps ». Il a rassuré que l’entreprise (Sade) est experte en la matière avec un bureau de contrôle technique et l’équipe de maîtrise d’ouvrage composée des ingénieurs de la Sones et de la Sde qui sont des agents chevronnés pour suivre les travaux.

Oumar KANDE

Garantir l’efficacité hydraulique
Le coordonnateur technique de la Sones, Abdoul Niang, a rappelé qu’il a été identifié un certain nombre d’améliorations à faire sur le système. « Le système anti-bélier est un dispositif de protection qui sert quand il y a un arrêt de démarrage dans le système de distribution, car dans des canalisations de ce genre, l’arrêt brusque peut causer des problèmes. Depuis, nous avons réalisé l’ensemble du nouveau dispositif qui vient en substitutif du premier », a-t-il expliqué. A l’en croire, ce dispositif va garantir l’efficacité hydraulique. « Maintenant il faudrait que ce nouveau dispositif soit raccordé à la conduite, pour qu’il puisse remplacer progressivement l’ancien système. Après le raccordement, il faudra le mettre en service, et même parallèlement avec l’ancien système, sur une période courte, après faire un arrêt pour déconnecter l’ancien système et commencer avec le nouveau système », a-t-il appris.

O. KANDE

Le directeur de la Sde annonce des mesures
d’accompagnement

Pour accompagner les Dakarois et d’autres Sénégalais qui vont souffrir de ces travaux, le directeur général de la Sde, Abdoul Baal, a annoncé des mesures palliatives de 3 ordres. Selon lui, la Sde fera en sorte de mobiliser les 60 % restants dans le réseau pour que cette eau soit disponible tout le temps. La deuxième mesure, c’est de mobiliser plus d’une soixantaine de camions citernes pour acheminer l’eau dans les quartiers qui seront les plus impactés, notamment Fadia, Golf Sud, Montagne, Rufisque, etc. « Ces camions citernes seront pré-positionnés en priorité dans ces quartiers pour que les populations ne sentent pas le manque d’eau », a-t-il indiqué. La troisième mesure consiste à mettre en place des points d’eau provisoires dans les quartiers qui ont de l’eau, afin que les populations viennent s’approvisionner. Le Dg de la Sde a informé aussi que les zones situées entre Kms et Dakar, Rufisque, Thiès, Louga vont sentir la coupure d’eau, mais le même dispositif sera présent.

O. KANDE

 

L’Université ouverte de Dakhla veut rester fidèle à son esprit qu’elle incarne depuis sa création. Un esprit de partage de connaissances, de compétences et des expériences. « Tout cet esprit offre un cadre institutionnel pour que les forces vives de notre continent, les représentants institutionnels, les collectivités territoriales puissent partager leur savoir-faire, identifier les défis communs et voir comment l’Afrique doit s’organiser pour affronter ces défis », a justifié Driss Guerraoui, président de l’Université ouverte de Dakhla. Cet esprit de partage a donné naissance, lors de la Rencontre africaine de Dakhla, à la signature d’une convention de partenariat pour la création du Forum des associations africaines d’intelligence économique (Faaiel). Une convention signée par le think tank Vigilances, intelligence et prospective de la Côte d’Ivoire, le Centre africain de veille stratégique (République du Congo), l’Association marocaine d’intelligence économique, le Réseau nigérien d’intelligence économique, Sopel international du Sénégal), l’Association tchadienne d’intelligence économique, l’Association tunisienne d’intelligence économique, l’Association des études et de recherches pour le développement (Maroc).

Le Pr Driss Guerraoui a annoncé avoir scellé aussi un accord avec l’Université Lusiada de Lisbonne. Ce dernier porte sur l’échange d’étudiants, de professeurs et de chercheurs, la réalisation d’études et activités ayant un intérêt commun et le développement de projets de recherche scientifique.

Oumar NDIAYE
(Envoyé spécial)

La carte universitaire du pays s’étoffe avec la pose de la première pierre de l’Espace numérique ouvert (Eno) d’Orkadieré (Matam). Destiné aux jeunes apprenants du Fouta, il entre dans le cadre d’un programme de financement du Fonds de développement des services universels des télécommunications (Fdsut) pour la construction de 8 Eno dans des contrées cibles du pays.

Les populations d’Orkadiéré (département de Kanel, région de Matam) se sont fortement mobilisées, le week-end dernier, pour assister à la cérémonie de pose de la première pierre de l’Espace numérique ouvert (Eno) qui sera érigé dans la localité. Sa construction a été rendue possible grâce à un fils du terroir, par ailleurs administrateur du Fonds de développement des services universels des télécommunications (Fdsut) et directeur général de l’Artp, Abdou Karim Sall. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, venu présider la cérémonie, « le Fonds compte dégager 4 milliards 800 millions FCfa pour la construction et l’équipement de 8

Espaces numériques ouverts à travers le pays ». A l’en croire,
« cinq d’entre eux sont déjà financés et les marchés attribués ». Il s’agit des Eno d’ « Oussouye, Bignona, Keur Massar, Podor et  Orkadiéré », a-t-il listé.
La réalisation de l’Eno d’Orkadiéré, d’une capacité d’accueil prévisionnel de 420 places, va changer la vie des étudiants du Fouta, d’autant plus qu’à partir de là, ils pourront suivre les cours dispensés depuis Dakar, Saint-Louis, Ziguinchor, Paris, Tokyo », a expliqué le ministre. Aussi, la mise en place de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), un choix parmi tant d’autres (Cité du Savoir, Isep, la Médiathèque, la Maison de la science…) du président Macky Sall, « entre dans le cadre de la stratégie « Sénégal numérique 2025 » pour hisser le pays vers la prise en charge politique de l’opportunité d’accélération du développement qu’offrent les Tic dans un monde de l’information et de l’économie de la connaissance ».

Pour le Pr Niane, cette économie moderne « s’appuie nécessairement sur une jeunesse compétente, dynamique et créative qu’il faut accompagner ». Ainsi, considérant que l’éducation, la formation professionnelle et technique, l’enseignement supérieur, la recherche, la science, la technologie et l’innovation constituent «la base incontournable de la création massive de capital humain de type nouveau», il est d’avis que «le numérique permet de renforcer la qualité, d’élargir et de démocratiser l’accès, de parfaire l’équité, de réduire les inégalités et surtout de lever les contraintes d’éloignement ».

Mamadou Lamine DIEYE

 

Choisie comme « Modèle diamant » parmi les 14 sages-femmes modèles du Sénégal, Marena Mariama Yade, née en 1959, est au poste de santé de Médina Sabakh, dans le district sanitaire de Nioro du Rip (région médicale de Kaolack). Présentée comme une sage-femme très disponible pour ses patientes et passionnée par son travail, cette Dakaroise n’a jamais servi dans une grande ville.

Marena Mariama Yade, meilleure sage-femme modèle de l’Ansfes (Prix diamant), a fait ses études primaires à l’école Lyon des Hlm à Dakar. Après son Certificat, elle poursuit ses études au lycée des filles John Fitzgerald Kennedy. Son baccalauréat en poche, Marena s’inscrit à la Faculté des sciences et techniques (Fst) de l’Ucad. Mais, après deux ans, elle constate que les études supérieures ne sont pas faites pour elle. « Par vocation, je me suis dirigée vers le métier de sage-femme d’Etat. J’ai pris service le 1er décembre 1986 à la structure sanitaire de Koungheul où j’ai passé 10 ans (1986-1996). Depuis 1996, je suis au poste de santé de Médina Sabakh », a confié la dame accrochée après la réception de son prix.

Née à Dakar (Guédiawaye), cité de ses ancêtres, elle n’a jamais travaillé dans la capitale ou dans une grande agglomération. Elle a choisi d’abandonner le confort des villes pour aller aider les femmes du monde rural. Et elle finit d’y être adoptée. Tout le contraire des jeunes sages-femmes d’aujourd’hui. « C’est un choix, parce que toutes les femmes ont droit à la santé. Il doit y avoir un équilibre dans le système sanitaire. Ces femmes du monde rural ont plus besoin de conseils, car la plupart d’entre elles sont des analphabètes. Il ne doit pas y avoir d’iniquité dans la prise en charge des patientes », a-t-elle plaidé.  

Mme Yade est une passionnée du métier de sage-femme. A plusieurs reprises, elle a eu l’occasion de faire autre chose, mais n’a pu quitter les maternités. « Je suis dans ce métier par vocation. J’aime soulager la personne. J’aime soulager les femmes. J’aime orienter les femmes en difficulté, régler leur problèmes. J’aime pratiquer le métier de sage-femme, c’est une consécration et une joie pour moi de le faire », a-t-elle confessé.

Aux jeunes diplômées qui ont embrassé ce métier, elle leur a prodigué ce conseil : « Etre patiente envers les malades, bien les comprendre, les accueillir dans la disponibilité, le respect ». Toutefois, elle a estimé qu’au-delà de cela, il faut aussi « être compétente, savoir ce que l’on fait, comment on le fait et bien le faire ». « Cela a toujours été mon sacerdoce », a conclu Marena Mariama Yade. Le Prix de la sage-femme « Modèle or » a été remporté par Awa Diouf de Fatick, celui d’argent par Amy Collé Sylla de Matam. Quant au bronze, il est allé à Bandy Fadiga de la région de Thiès.  

O. KANDE

 

L’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal (Ansfes) a célébré, le 5 mai 2018, la Journée qui leur est dédiée. C’était autour du thème : « Sages-femmes, ouvrons la voie de la qualité des soins ». Elle veut ainsi contribuer à l’amélioration de la qualité des soins par le renforcement des capacités de ses membres.  

Toutes habillées en blanc, avec des écharpes roses autour du cou, les membres de l’Association des sages-femmes d’Etat du Sénégal (Ansfes) se sont donné rendez-vous le 5 mai 2018 à l’Ucad. Objectif : célébrer la Journée internationale qui leur est dédiée. Avec comme thème : « Sages-femmes, ouvrons la qualité des soins », les responsables ont mis à profit cette tribune pour appeler à l’amélioration de la qualité des soins. Bigué Bâ Mbodji, présidente de l’Ansfes, a indiqué qu’elles veulent être les leaders dans la qualité des soins, d’où la tenue de plusieurs séances pour le renforcement des capacités. « Dans l’offre de service des soins, la qualité est primordiale. Tout ce que nous faisons doit être centré sur les bénéficiaires que sont les populations. Pour la satisfaction de ces dernières, on a besoin de leur offrir des soins de qualité. C’est pourquoi les mises à jour des connaissances et des bonnes pratiques sont importantes pour impulser, de manière positive, l’amélioration de la santé des populations de manière générale et des femmes en particulier », a-t-elle lancé.  

4 femmes meurent chaque jour au Sénégal en donnant la vie

Pour faire la promotion des soins de qualité, 14 sages-femmes modèles, soit une par région, ont été distinguées. « Pour montrer notre rôle primordial dans l’offre de soins de qualité, nous avons magnifié les modèles parmi les modèles, pour que ces personnes puissent servir de référence à toutes les sages-femmes mais aussi aux générations nouvelles, afin qu’elles comprennent le sens de la profession », a expliqué Mme Mbodj. A son avis, une bonne sage-femme doit accompagner les populations, savoir accueillir et traiter le patient, être la confidente, l’amie, celle qui permet aux couples d’avoir des enfants dans de bonnes conditions. La marraine de la journée, Dr Safiétou Thiam, par ailleurs secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), a rappelé que la place de la sage-femme dans ce monde est incontournable, car « elle consacre la vie ». Elle a apprécié aussi le partenariat entre le Cnls et l’Ansfes qui permettra, avec la sensibilisation des femmes, d’éliminer la transmission du Vih de la mère à l’enfant. Même avis chez la représentante du Système des Nations unies, Cécile Compaoré Zoungrana. Elle a rappelé que le rôle de la sage-femme est déterminant, car elle sauve des vies dans des conditions souvent difficiles. « L’amélioration de la qualité des soins est une priorité dans les pays en développement, mais souvent, il y a des problèmes de formation », a soutenu la responsable de l’Unfpa, constatant que, chaque jour, 4 femmes meurent au Sénégal en donnant la vie.

Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Alassane Mbengue, tout en félicitant l’Ansfes pour sa mobilisation, a estimé que cela entre dans leur engagement à mener des interventions porteuses et à s’impliquer aux côtés de l’Etat pour relever les grands défis de la santé. La qualité des soins de santé constitue, pour lui, l’un des problèmes qui « nous interpelle au quotidien et continue de retenir notre attention ».

Oumar KANDE

 

Dakhla- La première édition de la Rencontre africaine de Dakhla, au Maroc, qui s’est tenue du 3 au 6 mai, a préconisé la mise en place de formations académiques en intelligence économique  pour combler un vide dans le continent. Initiée par l’Université ouverte de Dakhla, elle a vu la participation de 23 pays africains.

Dakhla, à la croisée de la mer et du désert, se veut un carrefour de diffusion et de partage du savoir. D’où le concept de « L’esprit de Dakhla » développé par le Pr Driss Guerraoui. Ce dernier est le président de l’Université ouverte de Dakhla.  Laquelle organise la Rencontre internationale de Dakhla qui se tient tout les deux ans et aussi la Rencontre africaine de Dakhla dont la première édition a eu lieu du 3 au 6 mai. Universitaires, experts, décideurs politiques et représentants du secteur privé venus de 23 pays africains ont participé à cette Rencontre africaine de Dakhla qui se voulait d’abord africaine. Ils ont aussi échangé sur la problématique de l’intelligence économique dans le continent. L’idée est de fédérer les associations savantes sur l’intelligence économique en Afrique avec un partage de connaissances et de compétences. C’est pourquoi la rencontre avait comme thème central « L’intelligence économique en Afrique : expériences nationales et partenariats africains ». Dans ce domaine, le Sénégal semble être en avance. Selon Amath Soumaré qui dirige le Centre africain de la nouvelle économie (Cane), il y avait un vide universitaire et académique dans le domaine de la formation en intelligence. « Avant 2009, c’était un vide au niveau universitaire. Il n’y a aucune formation universitaire et professionnelle dans ce sens. Notre structure, Cane Exécutive, a voulu agir dans ce sens en organisant  « Les samedis de l’intelligence économique ». Dispositif de création d’intelligence. Mais,  depuis quelques années, il y a une panoplie de formations académiques qui commencent à se mettre en place », a-t-il expliqué. M. Soumaré a cité l’exemple de la création, par l’Etat, du Centre des hautes études en défense et sécurité (Cheds) avec un module en Intelligence économique beaucoup plus destiné aux officiers des forces de défense et de sécurité. « Nous avons une école de commerce, Sup de Co, qui, en partenariat avec une école française, est en train de mettre en place un Master en Intelligence économique. Il y a aussi une école de management associée à une structure française pour lancer ce Master », a-t-il ajouté.

La rencontre a été ouverte par un parterre d’officiels marocains dont Mohamed Hajjoui, secrétaire général du gouvernement du Maroc, Othmane El Firdaous, secrétaire d’État chargé de l’Investissement, et Mohamed Methqal, ambassadeur et directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale. Créée en 2010 par des réseaux de recherche et d’experts, l’Université ouverte Dakhla est  une structure non gouvernementale de réflexion, de débats,  d’échanges  entre des chercheurs, experts, mais aussi des décideurs de tous bords sur les grandes problématiques du monde. Aujourd’hui, elle est portée par une centaine de chercheurs à travers le monde et appartenant à tous les continents, à tous les horizons et sensibilités, dans les domaines des sciences sociales en général et des sciences économiques en particulier, travaillant sur les questions de développement et de relations internationales.

Coopération academique

Plus de 10 000 étudiants africains au Maroc

Le Maroc est devenu, ces deux dernières décennies, une vraie terre d’accueil des étudiants africains. Lesquels bénéficient, pour la plupart, des bourses de l’Agence marocaine de coopération internationale (Amci). Son directeur général, Mohamed Methqal, présent à Dakhla, a avancé que son pays, avec les actions du Roi Mohamed VI, croit à la formation, clé de résolution des problèmes de la jeunesse africaine. Un discours qui, à l’en croire, revient tout le temps dans les propos du roi. « L’Agence marocaine de coopération internationale est le partenaire des pays du sud. Le roi Mohamed VI a permis à l’Amci d’accélérer son développement ces dernières années. Au total, 25.000 diplômés africains dans différentes disciplines  sont issus de  la coopération avec le Maroc depuis 1986. « Cette année, nous avons atteint le cap des 10.000 étudiants africains dans le cadre de cette coopération qui n’est pas confinée dans une région. 27 % de ces étudiants sont issus de la Cedeao, mais 47 pays africains bénéficiant de cette coopération académique sont représentés », a détaillé M. Methqal.

O. NDIAYE

La ville de Kolda a été choisie, cette année, pour abriter la cérémonie officielle de lancement de la 22ème édition de la Semaine nationale de l’école de base.

Les abris provisoires seront bientôt un lointain souvenir au Sénégal. La première phase du programme de résorption de ces abris a déjà démarré dans la région de Kolda. L’objectif final reste leur éradication. Cette volonté a été réaffirmée par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, lors de la cérémonie de lancement de la 22ème Semaine nationale de l’école de base.

Le thème de cette année est : « Consolidation des valeurs civiques, l’école et les Forces de défense et de sécurité au service de la nation ». « Le choix de ce thème est en parfaite cohérence avec l’instruction que nous avons reçue du président Macky Sall, qui est de promouvoir l’esprit civique et républicain au sein de l’école sénégalaise. Ce n’est pas aussi un hasard si, aujourd’hui, nous ouvrons cette 22ème semaine avec ce thème dans la région de Kolda », s’est exprimé le ministre. Serigne Mbaye Thiam a, au passage, remercié la zone militaire numéro 6 pour les actions menées dans le cadre de la promotion des valeurs citoyennes.

Il a saisi cette occasion pour rappeler les réalisations du gouvernement dans le secteur de l’éducation à Kolda au cours de ces 5 dernières années. De 2013 à nos jours, l’Etat a investi 7,7 milliards de FCfa pour la construction de 893 salles de classe dans l’enseignement élémentaire et le moyen secondaire, dont 13 écoles élémentaires complètes et des collèges. Aussi, les autorités ont réalisé  8 « daaras » modernes, dont 4 publiques, et deux blocs scientifiques, sans compter le nouveau lycée et l’inspection de l’éducation et de la formation de Médina Yoro Foulah et l’inspection d’académie de Kolda. Parallèlement, le Projet d’appui à l’éducation de base sera lancé dans les semaines à venir à Kolda, à l’instar des autres régions du pays.

La cérémonie était marquée par le défilé des élèves, suivi des différents groupes ethniques de la région de Kolda, ainsi que la remise des récompenses aux meilleurs apprenants des écoles élémentaires et des diplômes aux enseignants qui se sont illustrés en faveur de l’école.  

Mamadou Aliou DIALLO

 

Lors d’une soirée riche en hommages, les acteurs de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont témoigné leur reconnaissance à Aminata Diaw Cissé, professeur de philosophie rappelée à Dieu en 2017. Le recteur Ibrahima Thioub a proposé à l’Assemblée de l’université que la salle de conférence de l’Ucad 2 soit baptisée au nom de cette grande intellectuelle.  

La Direction de l’animation culturelle et scientifique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a organisé, ce vendredi soir, à la salle de conférence de l’Ucad II, une grande cérémonie d’hommage à Amaniata Diaw Cissé, professeur de philosophie rappelée à Dieu en 2017 (1959-2017).  L’ensemble des acteurs de l’université ont tenu à rendre cet hommage mérité à celle qui s’est distinguée par sa qualité professionnelle et humaine durant son séjour à l’Ucad. Indiquant que ses qualités intellectuelles, morales, son engagement citoyen et patriotique sont connus de tous, le recteur a demandé de symboliser Aminata Diaw Cissé au sein de l’Ucad. C’est ainsi que Ibrahima Thioub a proposé à l’Assemblée de l’université de baptiser la grande salle de conférence de l’Ucad II au nom de Aminata Diaw Cissé. En attendant que l’Assemblée de l’université adopte cette proposition l’assistance, debout l’a acclamée pour donner son onction. Le recteur a indiqué que la défunte était une grande intellectuelle, rigoureuse et très humaine. Elle avait aussi un engagement citoyen et patriotique. C’est ainsi qu’elle s’était engagée dans les Assises nationales, la parité, etc. Même avis chez le professeur Mbaye Thiam, archiviste, qui pense que «Aminata, qui a irradié le département de philosophie et la Flsh de par ses connaissances, mérite d’être symbolisée pour que les générations futures fassent des recherches pour savoir qui elle était».

La Directrice de l’Animation culturelle et scientifique de l’Ucad, Marième Wane Ly, soutenant la même thèse que ces prédécesseurs, a témoigné qu’Aminata Diaw Cissé était «un soldat infatigable de la représentation des femmes dans les institutions publiques et a marqué par son dynamisme la faculté des lettres, le département de philosophie et le Codesria». Le chef du département de philosophie, le professeur El hadji Malick Diagne, qui s’est félicité de cette initiative, a confessé que «l’esprit de Aminata Diaw Cissé ne nous a jamais quitté depuis le jour fatidique de sa disparition».

Oumar KANDE

 

La directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) est convaincue que l’investissement dans l’industrie pharmaceutique par des opérateurs économiques nationaux peut contribuer à la réduction des délais d’acquisition de médicaments. Dr Annette Seck Ndiaye a, dès lors, invité les autorités à promouvoir l’industrie pharmaceutique locale. « Cette industrie doit être forte parce qu’il s’agit d’une question de souveraineté nationale. Le Sénégal doit pouvoir fabriquer ses propres médicaments à l’instar des autres pays. Cette fabrication locale peut avoir un impact réel sur le plan économique puisque en important des médicaments, le Sénégal fait un transfert important de devises. Ce qui est négatif pour sa balance commerciale », a-t-elle regretté. Dr Ndiaye a renchéri que du point de vue du développement et surtout dans le cadre du Plan Sénégal émergent, l’industrie pharmaceutique nationale est un secteur à forte valeur ajoutée. « Si le Sénégal veut booster sa croissance, il doit développer son industrie pharmaceutique », a-t-elle insisté.

E. KALY

 

La directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), Dr Annette Seck Ndiaye, veut que l’on épargne l’établissement qu’elle dirige des contraintes liées aux longues procédures du Code des marchés. C’est la solution, selon elle, contre les ruptures de médicaments.

Les Appels d’offres internationaux  requièrent un long processus avec une quantification des besoins et une élaboration des dossiers qui peuvent aller jusqu’à un an avant que le médicament ne soit livré à la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna). « C’est contraignant », a regretté la directrice de la Pna, Dr Annette Seck Ndiaye, lors d’un atelier de mise à niveau avec l’Association des journalistes en santé, population et développement. Elle a indiqué que les longues procédures liées au Code des marchés sont à l’origine des ruptures de médicaments au Sénégal. Mme Ndiaye a souhaité ainsi que les plus hautes autorités trouvent une solution à ces contraintes. En attendant, la Pharmacie nationale d’approvisionnement qui est  un établissement public reste assujettie aux principes fondamentaux de la commande publique. Dr Annette Seck Ndiaye a reconnu que la Pna a bénéficié de quelques  aménagements concernant certaines dispositions en 2014. Ces aménagements  ont permis d’améliorer la disponibilité des produits pharmaceutiques. « En dehors de ces aménagements, nous avons eu un accord-cadre qui est aussi une nouvelle disposition du Code des marchés. C’est une dérogation du Code des marchés concernant les produits de la médecine d’urgence pour lesquels la Pharmacie nationale d’approvisionnement peut commander en cas de rupture de stocks sans passer par les procédures classiques de passation de marchés », a reconnu la pharmacienne, ajoutant que tout ceci a aidé à lever les contraintes administratives. « Pour régler toutes ces problèmes, nous devons aller vers le changement de statut de la Pna. Ce changement est en  cours parce qu’ayant fait l’objet d’une longue réflexion. Il s’agit de voir comment la Pna pourrait, dans le cadre législatif et réglementaire, bénéficier d’une procédure dérogatoire qui lui permettant d’éviter toutes ces longues procédures du Code des marchés », a souligné  Mme Ndiaye.

Eugène KALY

Alkassoum Abdoulaye Anne, un électromécanicien sénégalais, et son équipe d'étudiants ont conçu et fabriqué un bijou d’iodation du sel. L’unité, fabriquée à partir d’aciers inoxydables, est posée sur un charriot comportant une armoire de régulation, une station de dosage d'iode, une génération électrique, une trémie de chargement, un convoyeur… Le système semi-automatique a une capacité de production de 15 tonnes de sel iodé par heure.

Une nouvelle surprise. Elle a été faite par l’un des ingénieurs de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Dans le jardin en face de la direction de l’établissement, une machine oscillant entre moulin à mil et voiturette. Elle renvoie à une œuvre d’art. Les flèches incurvées, de couleurs vert, jaune et rouge, sont mises en valeur. C’est l’insigne du Sénégal émergent. Le symbole colle bien sur cette grande innovation.

Une trémie trapézoïdale est fixée sur un convoyeur ressemblant à un parallélépipède. Sur le flanc de la trémie, poussent deux fines racoles blanchâtres. L’une surplombe la trémie de chargement, l’autre communique avec le cœur du panachage. « La première buse d’injection B1 envoie une dose d’iode sur la trémie remplie de sel. Après, le produit passe vers la partie basse de la vis d’Archimède avant de regagner le cœur : le mélangeur. La partie secrète de la machine se trouve à cet endroit », insiste l’inventeur Alkassoum Abdoulaye Anne.

Une deuxième injection est réalisée par la buse d’injection B2 dans la partie basse du convoyeur. C’est ici que se déroule le mélange homogène et adéquat « asservi » par sa station de dosage intelligente. L’iodation est effectuée pendant que le système de convoyage se met en mouvement pour acheminer le sel iodé vers les deux postes de conditionnement. « Notre idée, c’est d’ioder le sel sans interrompre le convoyage, sinon nous aurons des ruptures de production », argumente l’ingénieur-chercheur au Département Génie mécanique de l’Esp.

15 tonnes de sel iodé à l’heure
La simultanéité du mélange et du convoyage est un des leviers ayant permis d’obtenir une capacité de production. « La machine est petite de taille. Mais, c’est une usine mobile d’une capacité de production de sel iodé de 15 tonnes à l’heure conformément aux normes de l’Oms », décrit le polytechnicien.

La machine mise au point ne souffre d’aucune négligence dans sa finition. L’étude, sa conception et la fabrication ont pris 6 années de travail dans les laboratoires de l’Esp de l’Ucad. La fabrication a respecté toutes les normes de conceptions mécaniques, de sécurité et de codex alimentaire. « La carrosserie, entièrement fabriquée en acier inoxydable, a été traitée de surface par « passivage » pour non seulement décontaminer l’acier inox mais aussi réduire la réflexion lumineuse pouvant provoquer des maladies oculaires pour les usagers », indique le concepteur.

Un groupe électrogène est lové sur le flanc droit de l’appareil. Il peut être retiré et remis grâce à de petits rails ; ce qui facilite sa maintenance. Avant le groupe électrogène et au-dessus des deux postes de déchargement, se trouve une petite armoire blanche. Des boutons rouge et vert sont fixés sur la façade latérale. C’est à partir de ce tableau que l’unité est mise en marche ou mise à l’arrêt et où le dosage est régulé. Le concepteur assimile l’armoire à un pupitre de commande. C’est la partie intelligente du système. « C’est à partir de l’armoire que l’on commande la station de dosage de l’iode, la vis d’Archimède, les autres auxiliaires de la machine et l’on visualise les paramètres de fonctionnement et de sécurité  », renseigne l’auteur.

Le souci n’est pas seulement d’allonger la durée de vie des machines d’iodation ou de réduire la fréquence des défaillances. L’équipe a mis en avant la protection des usagers. Une cheminée d’environ un mètre comporte, au bout, un filtre catalytique afin de séquestrer le CO2 rejeté par le générateur. Les usagers sont moins exposés à la fumée. Mieux, les innovateurs n’ont pas négligé la protection de l’environnement en incorporant cette technologie.

Réduire le coût de production
Les sites de production de sel au Sénégal étant très ensoleillés, un système a été intégré dans l’optique de connecter la machine à une petite centrale solaire de proximité. Les deux sources d’énergie concourent à réduire les charges de fonctionnement et à augmenter la plus-value du producteur sur le coût de la tonne de sel iodé. Ainsi, ce dernier peut avoir une marge bénéficiaire plus intéressante lui permettant de créer et de préserver des emplois dans le rural. Mais, au-delà, il faudra voir la robustesse de cette unité qui s’adapte parfaitement à nos conditions locales.

L’allégement de la maintenance et la disponibilité des pièces de rechange offrent un avantage comparatif à « Couro », l’autre appellation de cette unité, par rapport aux machines importées.

Partenariat
Ce bijou est une œuvre de collaboration entre les chercheurs et les partenaires. Des organisations comme l’Association Plus-value et culture ont apporté une contribution à la recherche de financement et à l’élaboration du cadre juridique du projet, alors que l’Ong Nutrition internationale (ex Micronutriment initiative) a mobilisé un financement pour la conception du prototype. « Une conception 3D de la machine a été produite et présentée aux partenaires afin de monter un projet de financement de sa fabrication dans les laboratoires de l’Esp. Une équipe technique d’étudiants, d’ingénieurs et de techniciens a été mobilisée », indique le polytechnicien.

Idrissa SANE

Pour une maîtrise des performances du système éducatif national, le Sénégal s’appuie sur les données du Programme international pour le suivi des acquis pour le développement (Pisa-D). Un organisme dont la réunion du Comité consultatif a été l’occasion pour la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Khady Diop Mbodj, de souligner que 8.000 enfants âgés de 15 ans seront suivis pour apprécier leurs performances.

Dans le cadre du Programme international pour le suivi des acquis pour le développement (Pisa-D), le Sénégal a prévu d’évaluer les performances de quelque 8.000 enfants âgés de 15 ans : 5.000 qui sont hors école et 3.000 qui sont dans le système éducatif. Une annonce faite par la secrétaire générale du ministère de l’Education nationale, Khady Diop Mbodj. A l’en croire, « ce programme va permettre à notre pays, au niveau de son système éducatif, d’avoir des données importantes qui lui permettront de comparer les performances de notre système éducatif à celles d’autres pays ». Elle a ainsi affirmé que l’évaluation des acquis des élèves est « un bon levier » pour assurer le suivi des performances des systèmes éducatifs surtout suivant une approche comparée.  A ce titre, le Pisa-D se positionne comme un instrument de pilotage de la qualité de l’éducation. « Combinée aux données des différents pays, cette évaluation permet d’assurer un bon suivi des politiques éducatives en termes d’équité et de qualité mais aussi de renseigner efficacement les indicateurs liés aux cibles de l’Objectif de développement durable de l’éducation (Odd 4) », a indiqué Mme Mbodj. Seuls les enfants âgés de 15 ans qui sont dans le milieu scolaire et d’autres enfants déscolarisés, et même qui n’ont jamais été à l’école, sont les cibles de cette évaluation, a-t-elle précisé, lors de cette réunion qui a regroupé des délégués venus du Panama, de Bhutan, du Honduras, de Guatemala, de l’Equateur, du Paraguay, du Cambodge, de la Zambie et du Sénégal.

Et depuis 2015, année qui marque l’entrée du Sénégal dans cette évaluation internationale, il y a eu tout un processus d’accompagnement et de renforcement des capacités pour mettre à niveau le pays, lui permettre d’être au même standard que les Etats de l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) qui constituent le socle de base de l’évaluation internationale du Pisa, à savoir la France, la Chine, la Corée du Sud, etc. « Cette réunion permet surtout aux parties prenantes de réfléchir sur le processus de mise en œuvre du programme et aux équipes nationales de bénéficier de renforcement des capacités pour l’exécution de diverses tâches liées à l’implémentation de cette évaluation internationale dans les contextes respectifs des pays participants », a fait savoir la Sg du ministère de l’Education. Yuri Obara Belfali, chef de la Division petite enfance et établissements scolaires au ministère français de l’Education, a souligné que cette réunion se tient à un moment où le paysage international des évaluations de l’apprentissage et des données sur l’éducation fait plus largement partie des efforts déployés pour atteindre et suivre l’Odd. Le Pisa pour le développement apporte une contribution inestimable à ces efforts. « L’objectif de la rencontre, c’est d’apprécier les progrès accomplis en termes de mise en œuvre de l’enquête dans les pays participants mais aussi de discussions pour planifier les activités à suivre et les prises de décision par rapport à la prochaine étape du programme », a-t-elle expliqué.

Ousseynou POUYE

Les consultations médicales gratuites de la commune de Grand Yoff sont une initiative de l’Amicale des femmes de Scat Urbam pour le développement (Afsud). Elles visent à offrir aux populations des soins de santé de qualité et des dons de médicaments. La cours du Cem Scat Urbam qui a abrité l’activité a été très tôt prise d’assaut par les populations venues de tout l’arrondissement des Parcelles Assainies.

En plus de la médecine générale, les populations ont bénéficié des offres de soins diversifiées comme la pédiatrie, la gynécologie et les dépistages du diabète et du cancer du col de l’utérus. Mais, pour la présidente de l’Amicale des femmes, Ndèye Amie Dia, l’innovation de cette année aura été la présence de l’unité mobile de soins. Un dispositif qui a permis, selon elle, de regrouper tous les médecins pédiatres en un seul endroit. Le dispositif en personnel et en matériel a permis de consulter plus de 500 personnes et d’offrir des lots de médicaments. Le dépistage du diabète et du cancer du col de l’utérus a décelé quelques cas. En gynécologie, par exemple, 80 femmes ont été consultées, alors qu’au laboratoire de dépistage contre le diabète, 14 cas sur les 150 dépistés ont été pris en charge. « Les élèves de l’établissement se sont mobilisés pour la réussite des journées de consulatations gratuites. L’Afsud compte pérenniser cette activité »,  a indiqué Mme Dia.

Le principal du Cem Scat Urbam, Moustapha Ndiaye, tout comme le médecin-chef du district nord, El H. Thierno Mbengue, ont magnifié cette initiative qu’ils jugent très importante et citoyenne, en ce sens qu’elle permet à des personnes d’avoir accès à des soins de qualité gratuitement.

Pape Coly NGOME

Le Sénégal abrite, à partir de demain, la deuxième édition du Forum international de la biologie en Afrique. Cette rencontre permettra à 300 professionnels de cette discipline scientifique d’échanger sur les résultats de leurs recherches.

Après 2016, Dakar accueille, pour la deuxième fois, le Forum international de la biologie en Afrique. Les travaux s’ouvrent demain à l’institut Iressef sis à Diamniadio. En prélude à cet événement, le président du Comité d’organisation, par ailleurs directeur des Laboratoires au ministère de la Santé et de l’Action sociale, a fait face à la presse samedi à Dakar. Selon le Pr Ahmad Iyane Sow, cette rencontre est un événement de dimension mondiale parce que la biologie est un regroupement de disciplines fondamentales dont l’application se fait essentiellement dans les laboratoires.

« Ce sont des laboratoires qui confirment des cas suspects, probables et des diagnostics. Ils orientent souvent le choix du traitement par rapport aux maladies qui sont diagnostiquées. Le laboratoire participe également dans la surveillance des maladies et des traitements. C’est une discipline transversale et fondamentale. C’est pourquoi il est important d’en parler », a-t-il fait savoir.

Le Pr Sow a aussi indiqué aux journalistes qu’il a été constaté un manque d’échanges entre les professionnels de la biologie issus de l’Afrique. « Nous avons pensé que nous pouvions organiser des forums internationaux en Afrique. C’est pour cette raison que nous avions pris l’initiative d’organiser la première édition en 2016. Cela a été un succès. Nous sommes dans la 2ème édition. Nous allons accueillir plus de 300 personnes qui viendront de plusieurs pays de l’Afrique, du Maroc à la République démocratique du Congo, du Sénégal, de l’Ethiopie et du Tchad », a-t-il dit.

Eugène KALY

C’est en conformité avec le vœu du gouvernement de faire de la formation professionnelle une réponse à l’employabilité des jeunes que l’Institut de formation  pratique aux métiers (Ifmp) a été ouvert à Rufisque. Son initiateur, Pape Madické Diop, compte créer d’autres écoles dans les régions.

Faire de la formation professionnelle une réponse à l’employabilité des jeunes. C’est l’option du chef de l’Etat, Macky Sall, et de son gouvernement pour développer des niches d’emplois au profit de la jeunesse. Cette politique du gouvernement a été rappelée par Abdou Fall, le directeur des Ressources humaines du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. « La conviction du président de la République est de faire de la formation professionnelle et technique une réponse à l’employabilité des jeunes et des femmes face aux enjeux des révolutions techniques et technologiques du troisième millénaire, de la globalisation de l’économie et de la compétition à l’échelle internationale », a-t-il souligné en marge de l’inauguration de l’Institut de formation  pratique aux métiers (Ifpm).

Cette école, établie à Rufisque, est une initiative de Pape Madické Diop dont le souhait est de trouver aux milliers de jeunes sénégalais « un avenir et une dignité sociale » en leur donnant l’opportunité de se former dans divers domaines, tels que la coupe et la couture, l’agriculture et l’aviculture, le maquillage et la coiffure, l’hôtellerie et la restauration, ou encore dans les métiers de la santé ou ceux liés à la vente. Pour M. Diop, de tels métiers sont aussi des formations de qualification « adaptées à l’environnement économique et au marché de l’emploi ». Ces formations qualifiantes sont d’une durée de 3 à 6 mois.

L’initiative est aussi appuyée par le Fonds de financement de la formation professionnelle (3Fpt) qui prend en charge une grande partie des frais de scolarité des élèves de cet institut de formation. « L’option du gouvernement, c’est d’étendre afin d’instaurer la formation professionnelle et technique dans toutes les localités du pays. Ceci va participer à préparer les acteurs à modifier leurs comportements et leurs aptitudes face aux mutations. Ce qui va constituer une réponse aux besoins de l’économie sénégalaise », a expliqué Abdou Fall.

Maguette NDONG

Sur initiative de l’administration de l’école Marc Perrot, une cérémonie de promotion du dialogue islamo-chrétien s’est tenue le 4 mai 2018 dans l’enceinte dudit établissement scolaire. Elle a enregistré la participation de tout le corps professoral de l’école, devant le regard attentif des élèves et des parents d’élèves.

Cette célébration a donc eu lieu pour consolider le dialogue islamo-chrétien, socle essentiel du climat d’apaisement et de paix qui règne au Sénégal. A tour de rôle, les élèves ont, selon leur confession religieuse, récité soit le Coran, soit la Bible. Dans son discours, le directeur général de l’école, Karim Diallo, s’est confondu en remerciements à l’attention des parents d’élèves qui ont massivement répondu à l’appel. Il a salué « l’exemplarité de la confraternité et de l’amitié qui caractérisent la relation entretenue par les différentes confessions religieuses du Sénégal ».

Il a surtout magnifié cette approche faite « d’entraide, de compréhension mutuelle et de solidarité ». Aux élèves, appelés à incarner, demain, les valeurs de la nation, il les a invités à « préserver et consolider le dialogue inter-religieux qui a de tout temps régné au Sénégal ».
A la fin de la cérémonie, les autorités de l’école ont procédé à une remise de dons aux responsables de la prison mineure du Fort B.

Oumar BA

 

Le Lamantin Beach de Saly a entrepris un vaste chantier pour mieux satisfaire sa clientèle. Le réceptif hôtelier qui est une référence sur la Petite-Côte va étendre ses installations en attendant d’investir à l’intérieur du pays, a annoncé son directeur associé, Eric Philibert à l’occasion de la célébration de la Fête du Travail que la structure a organisée à l’intention de ses employés et des clients.

L’hôtellerie est un secteur en perpétuelle recherche d’innovations pour satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante. Conscients de cette situation, les responsables du Lamantin Beach de Saly ont décidé de suivre le rythme avec toujours le souci de mieux faire. Ils ont décidé, en sus de leurs installations qui les placent déjà dans le peloton de tête des établissements hôteliers du pays, d’étendre leur offre avec l’agrandissement de l’établissement. « Nous avons décidé d’étendre nos installations parce que nous avons une clientèle dakaroise qui ne se satisfait plus du bon vieux Lamantin. Nos clients veulent un endroit Vip ; quelque chose de beaucoup plus adapté, confortable, moderne et luxueux », a expliqué Eric Philibert, directeur associé du réceptif. Pour satisfaire cette clientèle, les responsables du Lamantin Beach de Saly ont décidé de construire « un palace moderne de vingt chambres de 41 m2 dans l’hôtel ». « 50% de notre chiffre d’affaire est sénégalais », souligne Eric Philibert. Un nouveau bâtiment qui sera dénommé ‘‘Blue Bay’’ et qui se dressera à l’emplacement actuel du court de tennis et qui va « proposer des services qui n’existaient pas encore au Lamantin ». Cette initiative entre dans la diversification de l’offre touristique qui, selon M. Philibert, devrait permettre à cette enseigne « de mieux jouer son rôle dans le développement du secteur et de contribuer à la promotion de la destination Sénégal ». Face à la mer, le nouvel édifice sera dédié, en plus du confort, au respect de l’environnement puisqu’il sera totalement écologique avec une structure en bois et une mini-centrale électrique pour l’alimenter en énergie. En plus du Lamantin, M. Philibert a annoncé des investissements à l’intérieur du pays en justifiant ce choix par la nécessité d’explorer d’autres formes de tourisme comme la découverte, la culture, l’écologie, entre autres types de tourisme qui n’ont pas besoin forcément de plages. Dionewar, dans les îles du Saloum, est le site choisi pour la construction d’un hôtel d’une cinquantaine de chambres.  

Eric Philibert s’exprimait en marge de la célébration de la Fête du Travail qui est désormais « inscrite dans l’agenda de l’hôtel ». Une occasion, pour lui, de rendre hommage aux « 220 employés de l’hôtel » qui, à ses yeux, sont à la base de la réussite de l’entreprise par leur engagement. Il a également magnifié les mesures sécuritaires prises par les forces de défense et de sécurité pour veiller sur les visiteurs. L’hôtel a mis en place un système de gardiennage interne avec des chiens qui veillent au grain. Ce dont s’est félicité le gouverneur de Thiès, Amadou Sy, qui a souligné que cet aspect est important pour rassurer les visiteurs.

Ousseynou POUYE

 

Sur initiative de l’administration de l’école Marc Perrot, une cérémonie de promotion du dialogue islamo-chrétien s’est tenue le 4 mai 2018 dans l’enceinte dudit établissement scolaire. Elle a enregistré la participation de tout le corps professoral de l’école, devant le regard attentif des élèves et des parents d’élèves.

Cette célébration a donc eu lieu pour consolider le dialogue islamo-chrétien, socle essentiel du climat d’apaisement et de paix qui règne au Sénégal. A tour de rôle, les élèves ont, selon leur confession religieuse, récité soit le Coran, soit la Bible. Dans son discours, le directeur général de l’école, Karim Diallo, s’est confondu en remerciements à l’attention des parents d’élèves qui ont massivement répondu à l’appel. Il a salué « l’exemplarité de la confraternité et de l’amitié qui caractérisent la relation entretenue par les différentes confessions religieuses du Sénégal ».

Il a surtout magnifié cette approche faite « d’entraide, de compréhension mutuelle et de solidarité ». Aux élèves, appelés à incarner, demain, les valeurs de la nation, il les a invités à « préserver et consolider le dialogue inter-religieux qui a de tout temps régné au Sénégal ».
A la fin de la cérémonie, les autorités de l’école ont procédé à une remise de dons aux responsables de la prison mineure du Fort B.

Oumar BA

 


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