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Actualités (2815)

L’inspecteur d’académie de Thiès, Khadidiatou Diallo, a déploré la non-responsabilisation des femmes au poste de proviseur de lycée sur l’ensemble de la région. C’était en marge d’une rencontre de sensibilisation des femmes pour un accès accru aux postes de responsabilité. Selon elle, « sur la quarantaine de lycées que compte la région de Thiès, aucune femme n’occupe le poste de proviseur. Pire, dans les collèges, au nombre de 123, seules 5 femmes sont des chefs d’établissement ». Rokhéya Fall Diop, présidente du Réseau pour la promotion des femmes mis en place en 2015, a relevé : « Outre ce déficit dans les lycées et collèges, nous déplorons aussi le fait qu’aucune femme n’occupe une situation de ce rang dans les Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) et du corps de contrôle, si ce n’est qu’une seule inspectrice de vie scolaire ».

L’Ia de Thiès a ainsi souhaité un appui à la promotion des femmes enseignantes au niveau décentralisé pour leur permettre d’être éligibles à des postes de responsabilité. Toutefois, « ce ne serait pas n’importe quelle femme qui sera promue, mais celles qui auront fait leur preuve, bien déterminées à poser des actes qui vont dans le sens de promouvoir la qualité et l’équité et de faire émerger la structure qui leur a été confiée », a averti Mme Diallo.

La rencontre de Thiès devrait ainsi permettre la mise en place d’un cadre de dialogue politique, technique et social afin de procéder à « l’identification des femmes éligibles en terme de grade et les accompagner dans leur affirmation de soi », a indiqué Rokhéya Fall Diop. Pour Khadidiatou Diallo, « des acquis ont déjà été notés depuis la mise en place du réseau qui a permis à l’Ia de Thiès d’enregistrer un taux d’accès aux postes de responsabilité de 9,23 % en 2015 contre 7 % en 2014 dans la région ». Poursuivant, elle est d’avis que « la percée des femmes mérite d’être encouragée et accompagnée pour atteindre la cible de 15 % en 2016 ».

Mohamadou SAGNE

Le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt),  porté sur les fonts baptismaux en octobre 2014, a fait l’objet, hier, de riches échanges à la gouvernance de Louga.

La capitale du Ndiambour a abrité, hier, un Comité régional de développement (Crd) spécialement consacré au Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt). Les échanges ont essentiellement porté sur les services offerts par ce fonds étatique mis en place en octobre 2014 avec le soutien de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (Afd).

La rencontre entre dans le cadre d’une tournée d’information et de sensibilisation initiée par le directeur général Dame Diop pour davantage faire connaître le 3Fpt. « Dakar n’est pas le Sénégal. Nous avons pensé descendre sur le terrain, aller à la rencontre des cibles, pour une meilleure appropriation du fonds », a justifié M. Diop à l’issue des travaux auxquels ont pris part les principales cibles : travailleurs des petites et moyennes entreprises (Pme), jeunes et adultes, ainsi que les responsables des Centres de formation professionnelle et technique.

Ce fonds, a rappelé le directeur général, comprend quatre guichets : un guichet de financement des personnels des entreprises, un guichet de financement des établissements publics de formation professionnelle et technique, un guichet de  financement des demandes individuelles de formation professionnelle et un guichet en charge de l’assurance qualité. « 3Fpt est donc un levier pour la performance exclusivement mis en place pour booster le développement du sous-secteur de la formation professionnelle et technique », a expliqué Dame Diop. Il s’est félicité de la « forte mobilisation » des acteurs de Louga qui ont compris, a-t-il dit, le rôle central que peut jouer 3Fpt dans le développement du sous-secteur.

L’adjoint au gouverneur de Louga en charge du développement, Amdy Mbengue, a rappelé l’importance que le chef de l’Etat accorde à la formation professionnelle et technique. « La mise en place de ce fonds est une preuve que les autorités ont compris la place du sous-secteur de la formation professionnelle et technique dans la marche du pays », a-t-il expliqué, invitant particulièrement les jeunes en quête de qualification professionnelle ou porteurs de projet à s’approprier le fonds. C’est la meilleure voie, a expliqué M. Mbengue, de s’insérer dans le tissu économique.

Abdoulaye DIALLO

Le financement de la santé figure en très bonne place dans la résolution finale  ayant sanctionné le 3ème forum de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (Acbf).

La santé est l’un des cinq programmes prioritaires de l’Acbf. En 2001, lors du Sommet des chefs d’Etats de l’Union africaine (Ua), les pays africains avaient pris l’engagement de consacrer 15 % de leurs budgets à la santé à l’horizon 2015, au vu de la centralité de la santé dans les politiques économiques et sociales. Aujourd’hui, seuls 8 pays africains ont atteint cet ambitieux objectif. Le Sénégal n’en fait pas partie, puisqu’il ne consacre, officiellement, que 11 % de son budget à la santé, si l’on intègre les secteurs connexes de l’hygiène et de l’assainissement.

A Harare, Amadou Cheikh Kanouté, directeur exécutif de l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (Cicodev), a fait un plaidoyer en faveur de la santé qui doit occuper une place centrale dans les processus de renforcement des capacités initiés par l’Acbf. Selon lui,  notre pays, qui affiche, à ce jour, un taux de 11 % doit faire encore des efforts pour atteindre l’objectif d’allouer 15 % du budget national au secteur de la santé, conformément à une recommandation de l’Union africaine. « De plus en plus, les Etats africains comprennent le caractère primordial de la santé dans l’élaboration des politiques publiques. Aux Etats-Unis, les décideurs se sont rendus compte que 40 % de la population n’étaient pas couvertes contre les risques de maladie. Il s’agit d’une forte demande sociale qui a été résolue par le président américain, Barack Obama, dans le cadre de sa fameuse loi d’assurance-maladie dite « Obamacare », a renseigné M. Kanouté.

Le rôle de la société civile, c’est d’identifier les secteurs où il y a une forte demande sociale comme la santé ou l’éducation et d’inciter nos Etats à y consacrer les ressources nécessaires. « Au Sénégal, a ajouté M. Kanouté, nous avons un chef d’Etat qui en a fait justement sa vision. Le contexte, c’est qu’avant l’avènement de la Couverture maladie universelle, 80 % de la population sénégalaise n’étaient pas couvertes contre les risques de maladie. Désormais, c’est chose faite avec la Cmu. C’est une politique sociale irréversible ; voilà pourquoi Cicodev l’appuie fortement ».

Il a soutenu que l’épidémie à virus Ebola a remis sur le tapis la centralité des questions de santé dans les stratégies de développement. En Sierra-Leone, au Liberia, des pays qui affichaient de forts taux de croissance avant la survenue de la maladie, Ebola est venu tout remettre en question. Ces pays ont difficilement fait face à l’épidémie à cause de la faiblesse de leur système de santé. Avec Ebola, des entreprises ont fermé leurs portes, le tissu économique s’est désagrégé. Tout le contraire du Sénégal qui a traité avec succès le seul cas d’Ebola qui s’est manifesté. Ce qui dénote des performances de son système de santé, a analysé le directeur de Cicodev. En réalité, selon l’expert, il n’y a pas de renforcement de capacités sans un capital humain sain et fort. C’est d’ailleurs pourquoi le Pse en a fait un axe fort de sa mise en œuvre.

La Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (Acbf) a fêté ses 25 ans d’existence en lançant un plan stratégique quinquennal d’un coût global de 300 millions de dollars (environ 168 milliards de FCfa). Il s’agit d’un premier chantier qui entre dans le cadre de l’accompagnement de l’agenda 2063 de l’Union africaine et des Objectifs de développement durable poursuivis par les Nations unies.

Les lampions se sont éteints sur les festivités marquant les 25 ans d’existence de l’Acbf. La fondation panafricaine va davantage œuvrer pour le renforcement des capacités au sein des 45 pays africains dans lesquels elle intervient depuis le démarrage de ses activités. Le plan quinquennal de 165 milliards de FCfa vise à aider les pays africains à obtenir des résultats dans leur plan de développement durable. La fondation veille aussi à asseoir son autonomie financière en décidant de se lancer dans des services payants de renforcement des capacités et de conseils. C’est ainsi que l’Acbf compte travailler avec la société civile, les pouvoirs publics et le secteur privé.

A l’origine, l’Acbf a été créée pour faire face au manque de capacités pour le développement des politiques publiques en Afrique. L’objectif principal étant de résoudre les problèmes liés aux compétences des ressources humaines africaines. Aujourd’hui, ses responsables ont constaté que la Banque mondiale, qui assurait jusque-là près de 60 % du budget, traîne les pieds pour renouveler son partenariat stratégique et son appui financier à l’institution. Pourtant, la fondation compte à son actif des états de services non négligeables. Elle a, jusque-là, appuyé avec succès les think-tank (laboratoires d’idées) qui ne cessent d’émerger depuis quelques années à travers le continent. Plusieurs projets d’autonomisation des femmes ont aussi été soutenus. Mieux l’Acbf s’est beaucoup investie en soutenant les communautés économiques régionales comme la Cedeao, la Cemac ou la Sadc.

Au total, la fondation a déjà injecté 700 millions de dollars en appuyant 400 projets exécutés en Afrique, selon son directeur exécutif, le Pr Emmanuel Nnadozie, qui animait un point de presse au Centre international de conférences de Harare. Le renforcement des capacités est une activité très contraignante sur le continent, selon l’Acbf. Il est arrivé que la fondation démarre une activité dans un Etat donné pour l’interrompre, de manière intempestive, à cause des problèmes liés à l’instabilité politique et sociale des pays africains. Cela a été le cas dans des pays comme le Mali, le Soudan du Sud ou la République centrafricaine.

Envoyé spécial à Harare : Mamadou Lamine DIATTA

Intégrer la thématique sur les changements climatiques dans les programmes scolaires et éducatifs. C’est le sens du partenariat que veut nouer le ministère de l’Environnement avec le département de l’Education.

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable veut intégrer la thématique relative aux changements climatiques dans les programmes éducatifs et scolaires. C’est ce qui justifie le partenariat qu’il veut nouer avec le ministère de l’Education nationale. D’ailleurs, ce souci motive la tenue de « l’atelier d’information sur l’intégration des changements climatiques dans les programmes scolaires et éducatifs ». Cette activité entre dans la mise en œuvre des recommandations de la 21ème Conférence des parties sur le changement climatique tenue à Paris, invitant « les pays à prendre les dispositions appropriées en matière d’éducation et de formation ».

Selon le directeur de cabinet du ministère  de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo, il y a un impératif à améliorer la compréhension du concept de changement climatique. « Il est noté que la thématique sur les changements climatiques n’est enseignée, au Sénégal, que dans les universités. C’est un pas dans la bonne direction, mais un changement d’attitude plus large et plus fondamental est indispensable », a-t-il déclaré. Poursuivant, M. Diallo a souligné « qu’il est impératif d’améliorer la compréhension générale du concept de changement climatique ainsi que la sensibilisation sur ses conséquences à l’échelle régionale et locale. Aussi, des systèmes éducatifs plus résilients au risque climatique permettront une meilleure intégration du risque climatique dans les orientations nationales ». Cette rencontre s’est tenue avec des formateurs de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef, ex-Ecole normale supérieure) et la Direction de l’environnement et des établissements classés.

Oumar NDIAYE

« Think-tank » africain regroupant des intellectuels, universitaires, acteurs de la société civile, autorités politiques et diplomatiques, Timbuktu Institute a affirmé avoir des « inquiétudes sur la situation éducative du Sahel ». « Le constat est que, dans les pays du Sahel, il y a, paradoxalement, de manière générale, une absence de politiques de jeunesse avec des leviers et des stratégies à long terme », annonce-t-on dans un communiqué signé par Dr Bakary Sambe, coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux et membre de Timbuktu Institute. « Il est inquiétant de constater que moins de 2 % des fonds mobilisés grâce aux demandes d’aide humanitaire sont alloués à l’éducation. Timbuktu Institute s’interroge sur les conditions loin d’être réunies pour que l’Afrique tire profit du dividende démographique », poursuit le communiqué. Selon ce cadre de recherche et de prospective, beaucoup de pays du Sahel comme le Niger, le Tchad, le Burkina Faso et le Mali verront leurs populations doubler et même tripler à l’horizon 2050.  « Cette évolution fera de la bande sahélienne une zone peuplée de 230 millions d’habitants en 2050, c’est-à-dire plus que le Maghreb et le reste du continent. La détérioration des situations éducatives dans le Sahel est une préoccupante et sera lourde de conséquence », selon toujours le communiqué.

O. NDIAYE

Le maire de Tambacounda, Mame Balla Lô, réagit après l’arrestation, lundi dernier, de 4 étudiants de l’Ucad ressortissants de ladite région. Ces derniers qui réclamaient la prise en charge intégrale de leurs frais d’hébergement, qui s’élèvent à 13 millions de FCfa, voulaient déloger les élèves des établissements scolaires de la commune. Selon M. Lô, la municipalité accorde une subvention de 6 millions de FCfa à tous les étudiants ressortissants de Tambacounda et disséminés dans toutes les universités du pays. Il a expliqué avoir proposé au Conseil municipal, en 2016, une subvention de 10 millions de FCfa. « Mais le conseil a jugé nécessaire de mettre 6 millions pour respecter une progression afin de voir une application rigoureuse, équitable et coordonnée des fonds de la municipalité. Donc, ce qui est dans le budget, c’est 6 millions contrairement aux 13 millions de FCfa que les étudiants ont annoncé à la presse ». D’ailleurs, il a précisé que ce budget prévisionnel concerne tous les étudiants ressortissants de la région de Tambacounda.

Pape Demba SIDIBE

D’ici quatre mois, le problème de l’accès à l’eau potable devrait être un vieux souvenir pour les populations de Lelekone (département de Goudiry). Un château d’eau d’une capacité de 75 m3 y sortira de terre, grâce au Programme d’appui aux initiatives de solidarité et de développement (Paisd) et l’ambassade de France.

Bientôt un château d’eau d’une capacité de 75 m3 à Lelekone…

Un homme à califourchon sur son âne efflanqué s’avance au milieu de la foule, un grand chapeau sur sa tête. Sur les flancs du petit animal, bringuebalent deux bidons, une grosse corde et une poulie. L’image fait pouffer de rires plus d’un, mais elle en dit long sur les difficultés des populations de Lelekone (département de Goudiry) de se ravitailler en eau potable. Dans cette zone du socle, il faut creuser 50 à 60 mètres de profondeur pour trouver de l’eau. Le liquide précieux y est une denrée très rare, comme c’est le cas dans tout le département de Goudiry. Mais depuis avant-hier, un nouveau jour s’est levé dans cette bourgade avec la cérémonie de pose de la première pierre du château d’eau de la localité. D’un coût de 126 millions de FCfa, le projet est le fruit du partenariat bilatéral entre le Sénégal et la France. Avec une capacité de 75 m3, l’ouvrage permettra de répondre convenablement aux besoins en eau potable d’une population de 2.000 âmes résidant dans cinq villages.

Selon le coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de solidarité et développement (Paisd), Pape Birama Thiam, les travaux vont démarrer avant le 1er juin et prendront fin dans quatre mois. Il a remercié l’ambassadeur Jean Félix-Paganon dont la présence à « leurs côtés traduit et exprime la solidarité de la France à l’endroit du peuple sénégalais ». Il a magnifié le « sens du sacrifice de la diaspora de Lelekone en France qui a permis de soulager les souffrances de leurs populations ». Sur le coût du projet, estimé à 126 millions de FCfa, les ressortissants de Lelekone en France en ont mobilisé 47.

Pape Birama Thiam a aussi annoncé la volonté du Paisd de mettre en œuvre un projet d’assainissement dans la localité et d’aider chaque famille à disposer de latrines. Le gouverneur Abdou Khadre Diop a soutenu que la pose de la première pierre du château d’eau témoigne d’une « coopération solide, dynamique et saine » entre la France et le Sénégal. 

Pour le président du Conseil départemental de Goudiry, les femmes de Lelekone seront les premières à être soulagées par ce château d’eau ; elles qui se lèvent tôt le matin pour chercher de l’eau dans des conditions très difficiles.

Hôte de marque du jour, Jean Félix-Paganon s’est, une fois de plus, réjoui des relations qui unissent les deux pays. « L’amitié, ce n’est pas que des sentiments, c’est aussi des actes. Ce qu’on vient de faire avec cette pose de la première pierre du château d’eau est un acte fort qui traduit la solidarité de la diaspora à l’endroit de leurs villages d’origine, la solidarité du gouvernement du Sénégal et celle de la France vis-à-vis du peuple sénégalais », a expliqué le diplomate.

Le maire de la commune, Alassane Diallo a, sous un autre angle, plaidé pour le désenclavement de la zone, estimant que l’évacuation des patients au poste de santé de la localité pose souvent problème en raison des mauvaises pistes.

A Petit Paris, les populations n’attendent pas tout de l’Etat

A Ouro-Himadou, localité située dans le département de Bakel, les populations n’attendent pas tout de l’Etat. Bien au contraire, dans ce village surnommé le Petit Paris, la diaspora en France, estimée à 100 ressortissants, est à l’initiative de beaucoup de réalisations. Une visite guidée de l’ambassade de France et du Paisd a permis de constater de visu les nombreux efforts consentis par ces émigrés pour améliorer les conditions de vie de leurs populations. En plus du collège d’enseignement moyen, ils se sont notamment beaucoup investis pour la réalisation d’un château d’eau et d’une bananeraie. Les émigrés ont aussi mis les enseignants du village dans d’excellentes conditions en mettant à leur disposition une résidence avec toutes les commodités.  Grace à eux, Ouro-Himadou est également sur le point d’avoir accès à l’électricité avec des poteaux électriques un peu partout.  « Nous ne voulons pas de l’assistanat.  Nous voulons l’assistance », a martelé Sada Ly, responsable de la diaspora. Selon le gouverneur Abdou Khadre Diop, Ouro-Himadou constitue un modèle qui doit servir d’exemple à tous les villages du Sénégal.

lycee Goudiry…Goudiry va réceptionner son lycée dans 10 mois

Dans dix mois, les populations de Goudiry vont réceptionner leur lycée, fruit d’une coopération féconde entre le Sénégal et la France. L’ambassadeur Jean-Félix Paganon et le coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de solidarité et de développement (Paisd), Pape Birama Thiam, ont présidé la pose de la première pierre devant une foule en liesse.

L’ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Félix Paganon, à la tête d’une forte délégation, a présidé la cérémonie de pose de la première pierre du lycée de Goudiry. D’un montant de 254 millions de FCfa, ce futur joyau est le fruit d’un partenariat fécond entre le Sénégal et la France, sous l’impulsion du Programme d’appui aux initiatives de solidarité et de développement (Paisd). Selon le diplomate français, l’éducation constitue le socle du développement, d’où la pertinence de ce nouveau lycée qui « répond fondamentalement aux besoins des populations de Goudiry ».

Il a également souligné que l’Union européenne a mis en priorité ce département dans son programme de coopération. « L’avenir des enfants de Goudiry n’est pas dans l’émigration, mais à Goudiry », a fait remarquer M. Paganon. Il a magnifié l’accueil chaleureux qui lui a été réservé par les populations unies comme un seul homme pour fêter l’évènement.

Un acte que le gouverneur de la région de Tamba, El Hadj Bouya Amar, a qualifié de « symbolique, mais plein d’espoirs ». Il a invité les élèves et toutes les populations à s’impliquer dans la gestion et l’entretien du futur établissement. Le gouverneur a néanmoins formulé une nouvelle doléance à l’endroit de l’ambassadeur de France : la construction d’un autre lycée pour le département de Koumpentoum. Ces populations, a-t-il dit, ont les mêmes besoins en termes de construction d’établissements scolaires.

La diaspora, un pont de solidarité entre les 2 pays

Le coordonnateur du Paisd, Pape Birama Thiam, a loué les « efforts particuliers » du consul de France qui a dû effectuer une rallonge pour le bouclage du financement. Il a ajouté que la structure qu’il dirige a aussi mis la main à la pâte avec une contribution de 41 millions de FCfa, de même que les émigrés de Goudiry résidant en France qui ont mobilisé 58 millions de FCfa « en un délai très court ». La participation du Conseil départemental s’élève à 20 millions de FCfa. M. Thiam a salué le soutien de la « France qui est aux côtés du Sénégal et des localités excentrées », remerciant Jean Félix Paganon pour son accompagnement et sa disponibilité. Le Coordonnateur du Paisd a tressé des lauriers à la diaspora de Goudiry qui est « un pont de solidarité entre la France et le Sénégal ». « C’est cela le Sénégal qui gagne, c’est le Sénégal de l’émergence », a-t-il noté.

Le président du Gouvernement scolaire, Tidiane Bâ, s’est engagé, au nom de ses camarades, à donner le meilleur d’eux-mêmes pour faire de ce lycée un établissement d’excellence. A son avis, ce lycée permettra aux élèves du département d’étudier dans de meilleures conditions.
Le maire de Goudiry a qualifié la cérémonie de journée historique, estimant que c’est la première fois que sa localité accueille un ambassadeur. « Nous sommes contents et nous n’avons pas besoin de le dire. Il suffit de regarder la forte mobilisation de cette foule en liesse pour s’en convaincre », a-t-il soutenu avec satisfaction. Le maire en a profité pour énumérer d’autres défis auxquels sont confrontées les populations, tels que le manque d’infrastructures de santé, l’emploi, la formation professionnelle.

C’est la deuxième fois, durant cette année scolaire 2015-2016, que l’ambassadeur de France et le Paisd se rendent dans cette région pour inaugurer des projets ou procéder à des poses de première pierre.

Diégane SARR (Envoyé spécial à Goudiry)

Avec l’appui de l’Union européenne, le Sénégal a tenu la deuxième réunion du Comité national de lutte contre les produits médicaux. Selon un communiqué de la Délégation de l’Union européenne à Dakar, cette deuxième rencontre fait suite à la première tenue il y a trois mois.  « Quatre professionnels européens de la  lutte contre les médicaments falsifiés (policier, douanier, magistrat, pharmacien inspecteur) ont animé  la session suivant une méthodologie élaborée sur la base de la Convention Medicrime du Conseil de l’Europe. Cet instrument juridique international, entré en vigueur le 1er janvier 2016, suite à sa ratification par la Guinée, prévoit pour ses signataires, dont le Sénégal ne fait pas encore partie, des mesures visant à améliorer la coopération et l’échange d’informations entre les autorités compétentes tant au niveau national qu'international. « Cette collaboration est essentielle pour lutter efficacement contre les trafiquants dont les opérations sont par nature internationales », note le communiqué. Selon la Délégation de l’Union européenne à Dakar, le marché du faux médicament serait le troisième en termes de valeur après la drogue et la contrefaçon, avec une valeur estimée à 75 milliards USD en 2010 (comparativement à 45 milliards USD en 2006). « Au Sénégal, où les faux médicaments auraient été au troisième rang des saisies douanières en 2012, il a été estimé à 12 milliards de FCfa la même année. En revanche, il est le plus rentable puisqu'il est estimé qu'il l'est jusqu'à 25 fois plus que celui de la drogue et 5 fois plus que celui de la cigarette. Sans qu'un chiffre spécifique puisse être donné, son coût économique pour les entreprises et indirectement pour les Etats est de l'ordre de plusieurs milliards d'euros », ajoute le communiqué.

O. NDIAYE

L’association « Mieux vivre » de France vient d’offrir à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba deux containers de matériels à usage médical. Ce don va améliorer la qualité des services offerts dans cette structure sanitaire. En l’absence du président du conseil d’administration (Pca), Amadou Fall Naydé, le vice-président Serigne Khadim Mbacké l’a représenté à la cérémonie de réception de ce don. Il a magnifié le geste de l’association « Mieux vivre » à travers son représentant, Alioune Badara Guèye.

Les représentants des usagers, Serigne Dame Ndiaye et Serigne Moustapha Sylla, ont dit toute leur satisfaction pour le matériel reçu et le climat social apaisé. Le directeur de l’hôpital, Amadou Guèye Diouf, s’est réjoui de la qualité et de la quantité du don composé de matériels d’équipements de cabine pour le confort du malade à l’hôpital, (matelas de lits adaptables,  chaises, tables de chevet, entre autres). A côté de ce mobilier, il y a des respirateurs d’anesthésie, des respirateurs de réanimation, du matériel d’ophtalmologie, etc.

Le représentant de l’association, que pilote Gilbert Belloc, a souligné que leur acte est sous-tendu par le fait que Touba est la deuxième ville du Sénégal. Il a aussi mis en avant le fait que l’hôpital polarise plusieurs villages, dont la plupart sont des indigents, en plus des patients des autres régions du pays.

Mamadou DIEYE

L’inaccessibilité géographique n’est pas une contrainte à l’accès à l’eau potable. L’Office des forages ruraux (Ofor), à travers la Société d’exploitation des ouvrages hydrauliques, a raccordé le village de Sakhor où 2.500 personnes buvaient une eau saumâtre avec des teneurs en sel supérieures à la norme.

Au Sud de Loul-Sessène, dans la région de Fatick, une vaste étendue de tannes ne cache pas son austérité. Une plaine de terre salée et boueuse par endroit retient des véhicules du convoi de l’Office des forages ruraux (Ofor). Celui-ci s’arrête au ruisseau. Le pont de fortune n’est pas ouvert pour les voitures, y compris celles légères. Au loin, Sakhor pointe ses toits sur une rive d’un bras du fleuve Sine. A bord de charrettes et à pied, nous voici à Sakhor, qui signifie en sérère « voici le village ».

La bourgade a été fondée au 14ème siècle par Fanoumbaye, venu du royaume du Gabou comme Mansa Waly Dione. A l’entrée, une mosquée en construction. Juste derrière, il n’y a pas de frontière physique entre le cimetière et les habitations. La configuration illustre parfaitement que la mort est le prolongement de la vie. Ici, c’est une nouvelle vie qui commence. En haut du cimetière, près d’une maison, le directeur de l’Ofor, le préfet de Fimela, une dame et des notables, dans un élan unitaire, desserrent la manivelle du robinet. L’eau jaillit. Un pari est gagné : desservir des zones inaccessibles.

« En raccordant Sakhor, nous venons de montrer qu’il est possible d’amener de l’eau potable dans des zones difficiles d’accès. Mais il y a des milliers de villages qui ne boivent pas l’eau potable comme à Sakhor. Pour continuer à avoir cette eau de qualité, nous invitons les habitants de Sakhor à payer pour en avoir accès », s’exprime le directeur général de l’Ofor, Lansana Gagny Sakho.

Le principe d’équité
Le village, à une heure de pirogue motorisée de Foundiougne, est assis une sur nappe d’eau saumâtre. L’accès à l’eau potable aux populations démunies n’a pas de prix pour les nouvelles autorités. C’est un principe d’équité. « Le président de la République, Macky Sall, tient à ce que les Sénégalais vivant dans les villes et ceux des zones reculées aient accès à la même qualité de l’eau. L’Etat a investi plus de 100 millions de FCfa pour réaliser des ouvrages », dévoile M. Sakho. Au total, informe Moundor Madioune, directeur des travaux de l’Ofor, 21 kilomètres de linéaire de conduite ont été réalisés pour desservir Sakhor, doté de 7 bornes fontaines.

L’Ofor a entrepris l’extension et la densification du réseau d’Adduction d’eau potable (Aep) à partir du réseau d’Aep de l’axe Notto-Ndiosmon-Palmarin. Les villages de Silif et Sass sont en ligne de mire. En attendant, Sakhor vibre aux sons des sonorités sérères. Les femmes chantent. Elles dansent. Même quelques notables esquissent des pas de danse. Ils célèbrent la fin d’un long cycle de labeur. Les flots de douloureux souvenirs transportent les dames dans le passé infernal. « Il fallait se lever à 3 heures ou 4 heures pour faire la queue. C’était difficile, particulièrement pour les femmes », se souvient Seynabou, la porte-parole des femmes.

Daba Diouf porte sur ses épaules le poids de l’âge. Elle est au seuil de ses 60 ans. Malgré cet état physique, elle participe à la fête, à une nouvelle étape historique de son village. « Nous buvions de l’eau salée. Nous restions des heures sans boire, le temps que l’eau puisée des puits se décante », témoigne-t-elle.

Les effets néfastes sur la santé étaient observés, raconte le directeur de l’école de la localité, Philerand Sarr. La conductivité électrique de ce bien précieux dans cette zone était supérieure à la norme. Près du bras de fleuve, une conduite est placée au bout des tuiles. Elle est reliée à un gros réservoir posé sur le sol. C’est un système de collecte des eaux de pluie. « Ici, les populations ne vont plus recueillir les eaux de pluie des toits des maisons pour leur boisson. Nous n’allons plus boire l’eau avec la couleur de rouille », compare Georges Sarr qui intervenait à la place publique. Le maire de Loul-Sessène a  demandé le raccordement d’autres villages.

Idrissa SANE

La question de la qualité et de l’employabilité sera largement débattue au cours du Salon et Forum des services de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique des Etats membres de l’Oci.     
Le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) abrite, depuis hier, le 3ème Salon et Forum des services de l’enseignement supérieur des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (Oci). Le thème porte sur « Enseignement supérieur : pour une meilleure qualité et employabilité ». Les travaux d’ouverture du salon ont été coprésidés par les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Maroc et du Sénégal, respectivement Lahcen Daoudi et Mary Teuw Niane, en présence de celui de la Malaisie. Pour Mary Teuw Niane, ce thème entre en droite ligne avec les réformes en cours dans l’enseignement supérieur au Sénégal. Selon lui, un vaste programme d’amélioration de la qualité est en train d’être mis en œuvre dans les universités publiques de notre pays. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’une autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur, la création de 210 nouveaux postes d’enseignant pour améliorer le taux d’encadrement, l’équipement des laboratoires existants, la signature de contrat de performance. « A cela s’ajoute la mise en place d’un réseau d’instituts supérieurs d’enseignement professionnel qui propose des formations courtes (bac plus 2) alternées entreprises-écoles. Le Pr Niane a soutenu que le forum et le salon sont des espaces tout à fait indiqué pour une jonction entre l’enseignement supérieur et les échanges économiques. Il permet, d’une part, d’enrichir, par des axes de réflexion et de partage d’expérience, des bonnes pratiques ; ce, dans un souci d’excellence académique ; et, d’autre part, d’instaurer un échange fructueux basé aussi bien sur les fondements et les méthodes  d’approche d’assurance qualité, que sur des expériences vécues. « Mais aussi sur les moyens que les Etats membres de l’Oci doivent renforcer dans le domaine de la coopération entre les institutions en charge de l’Enseignement supérieur et de la recherche des pays membres de l’Oci », a souligné M. Niane. Il a soutenu que les indicateurs clés sont l’employabilité des diplômés, la coopération internationale à travers des programmes tels que le jumelage, les visites académiques, les marchés des services… Son homologue du Maroc a appelé les jeunes des pays islamiques à prendre leur destin en main,  parce que la jeunesse musulmane constitue l’avenir du monde. Mais cela passe, d’après Lahcen Daoudi, par la maitrise des langues, notamment l’anglais. « Il ne faut pas avoir le complexe d’apprendre cette langue qui vous permettra d’être compétitifs au niveau international surtout en matière des sciences et des nouvelles technologiques » a-t-il lancé.

10.000 étudiants arabes attendus à l’Université arabo-islamique
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mary Teuw Niane, a informé que le projet de construction d’une université arabo-islamique suit son cours au Sénégal. Cette institution vise à promouvoir l’accès équitable des jeunes bacheliers du Sénégal en langue arabe à une formation supérieure favorable à leur insertion professionnelle. « Au total, 10.000 étudiants pourront être accueillis, à terme, dans cette université », a informé M. Niane, stipulant que les infrastructures qui seront mis en place permettront d’atteindre des jeunes titulaires de bac arabe dans tout le Sénégal  avec des formations pas seulement dans le domaine de la religion mais aussi et surtout dans la science, l’ingénierie, la médecine et les finances.

Eugène KALY

Quatre étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont été arrêtés hier à Tambacounda. Une information confirmée par Mor Talla Tine, préfet dudit département. Les étudiants en question voulaient déloger les élèves des différents établissements scolaires de la commune. Ces pensionnaires de l’Ucad exigeaient ainsi la prise en charge intégrale de leurs frais d’hébergement, qui s’élèvent à 13 millions de FCfa, par la mairie de Tambacounda. Selon Abdoulaye Bâ, président de l’Union communale des élèves et étudiants de Tambacounda (Uceet) à Dakar, le maire Mame Balla Lô leur avait promis, l’année dernière, une subvention de 10 millions de FCfa. A leur grande surprise, le montant a été réduit de moitié (5 millions de FCfa). « Nous exigeons que le maire respecte sa parole. Les 5 millions sont insuffisants pour couvrir nos charges, notamment l’hébergement. Ce matin, la police a arrêté 4 étudiants membres de l’Uceet. Ce qui ne fera qu’aggraver la situation, car nous ne reculerons pas. Tous les étudiants du Sénégal sont pris en charge par leur mairie à Dakar, sauf ceux de Tambacounda », a-t-il expliqué. A la mairie de Tambacounda, personne n’a souhaité se prononcer sur la question, Mame Balla Lô étant absent du territoire régional. Le préfet de Tambacounda a invité les étudiants à trouver d’autres moyens pour résoudre leurs problèmes, plutôt que de saboter les cours en délogeant les élèves. Il a affirmé avoir donné des instructions à la police pour arrêter tous les perturbateurs.

Pape Demba SIDIBE

L’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (Aspa), en partenariat avec le ministère de l’Education, a organisé, hier, une conférence sur « Les femmes dans les sciences ». L’objectif étant de susciter la vocation scientifique chez les jeunes filles.

Sur l’estrade du Grand théâtre, que de femmes scientifiques au parcours éloquent ! Dr Safiétou Thiam, médecin et secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls,) Dr Arame Boye Faye, spécialiste en physique atomique, Moussoukoro Diop, ingénieur informatique, lieutenant Mame Rokhaya Lô, pilote à la gendarmerie nationale, Dr Mariam Kamara, pharmacienne. En face d’elles, de jeunes lycéens et collégiens avec une majorité de filles. L’idée est de partager les expériences et le vécu de ces dames pour susciter chez les jeunes filles des vocations scientifiques.

La conférence internationale sur « Les femmes dans les sciences » est organisée par l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (Aspa), en partenariat avec le ministère de l’Education. D’ailleurs, ce département veut faire de la promotion des sciences chez les filles un des piliers du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet). Selon le directeur de l’Enseignement moyen secondaire général, Oumar Bâ, l’Etat est en train de construire 20 blocs scientifiques et techniques dans le pays. « Le lycée scientifique de Diourbel ouvrira ses portes en octobre prochain. Notre politique est de rééquilibrer la proportion des séries scientifiques et littéraires dans l’enseignement moyen secondaire. Nous voulons, en 2025, atteindre une proportion de 60 % de scientifiques et 40 % de littéraires. C’est pourquoi l’Etat est en train de consentir des efforts dans ce domaine », affirme-t-il.

Cette rencontre internationale veut favoriser ainsi un « esprit scientifique chez les jeunes, surtout les filles ». Elle vient après la caravane de la science avec le Spacebus de l’Aspa qui a sillonné le Sénégal, en mars 2015, avec 30.000 personnes touchées.

Maram Kaïré, président de l’Aspa, veut continuer dans cet esprit avec l’organisation de cette conférence internationale. Sur l’estrade du Grand théâtre, les femmes scientifiques se sont prêtées à un exercice d’explication de leur parcours académique, professionnel, rythmé par la science. Comme pour dire aux jeunes lycéennes « qu’il est possible de rêver », selon les mots de M. Kaïré. Elles sont femmes médecin, ingénieur, pharmacienne, astronaute, pilote à relater leur parcours aux jeunes filles. De leurs mots ont rejailli quelques idées fortes : passion, persévérance et patience pour aboutir à un parcours de scientifique.

Safietou Thiam secretaire CNLSSafietou Thiam, secrétaire éxecutif du CNLS, aux lycéennes : « N’abandonnez pas vos vocations, ni vos ambitions ! »
Nominée comme icone scientifique pour cette conférence internationale sur « Les femmes dans les sciences », Dr Safiétou Thiam,  médecin et secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida, a parlé de son parcours aux jeunes lycéennes. Un parcours de scientifique réalisé dans l’école publique. Elle a demandé aux jeunes filles d’oser dans les sciences et techniques. « N’abandonnez pas vos vocations, ni vos ambitions ! » leur lance-t-elle. Ministre de la Santé de 2007 à 2009, Dr Safiétou Thiam est, depuis 2014, à la tête du Cnls. Elle affirme avoir toujours agi dans la lutte contre le Sida. Une maladie « qui l’a marquée au début de sa pratique professionnelle ». C’est ainsi, informe Mme Thiam, qu’elle a mis son savoir scientifique au service de la croisade contre cette maladie.

Oumar NDIAYE

En marge de l’ouverture officielle de la 33ème session ordinaire du Conseil des ministres du Cames, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a salué la pause décrétée par le Saes. « C’est quelque chose à saluer. C’est un bon climat qui nous permettra de continuer les travaux pour que la crise cesse. Nous espérons bientôt inaugurer une nouvelle ère de stabilité et de paix dans les universités sénégalaises », a-t-il dit. Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui était en grève depuis plusieurs semaines avait décidé, en fin avril dernier, d’observer une pause pour donner « une chance aux négociations ». « Compte tenu du fait que certaines questions, comme la prime académique, ne soient pas encore réglées et que les questions que traite le ministère des Finances sont en cours, le Saes a estimé qu'un répit de deux semaines devra être observé », avait annoncé le coordonnateur du syndicat/section Dakar, Yankhoba Seydi.     

            O. N.

Une appropriation saine et citoyenne des technologies de l’information et de la communication (Tic) dans le domaine de l’enseignement supérieur. C’est l’appel lancé, hier, par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne lors de l’ouverture officielle de la 33ème session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur.
Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a appelé, hier, à une appropriation saine et citoyenne des technologies de l’information et de la communication (Tic) dans le domaine de l’enseignement supérieur. Il présidait la cérémonie d’ouverture de la 33ème session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames). « Le Cames, dans sa priorité qu’il a fait sienne de rendre de plus en plus performant le système d’enseignement et de recherche dans notre espace, doit miser sur une appropriation saine et citoyenne des technologies de l’information et de la communication », a lancé M. Dionne. Car, a-t-il dit, « c’est par elles et avec elles que nous réussirons à consolider et à dynamiser nos politiques d’enseignement supérieur et de recherche ».
Cette  33ème session ordinaire du Conseil des ministres du Cames s’est ouverte à Dakar depuis le 2 mai et va se poursuivre jusqu’au 6 (aujourd’hui). Mahammed Boun Abdallah Dionne a demandé aussi à cette instance qui s’occupe de l’enseignement supérieur africain et malgache de promouvoir le numérique dans l’espace universitaire. « En s’adossant au paradigme d’assurance qualité dans les réflexions, le Cames réussira à promouvoir, en qualité et en quantité, une élite intellectuelle africaine capable de rivaliser avec l’excellence sur le plan mondial », a-t-il ajouté.

Le vice-président du Conseil des ministres du Cames, le Pr Filiga Michel Sawadogo, par ailleurs ministre de l’Enseignement supérieur du Burkina Faso, a salué le dynamisme de l’institution « qui ne cesse de se donner les outils pour s’adapter aux mutations du 21ème siècle ». « Ces mutations sont accélérées par l’avènement et les changements rapides qui interviennent dans les secteurs des technologies de l’information et de la communication », a-t-il soutenu.

Créé en 1968, le Cames, qui a pour mission de gérer les problématiques d’enseignement supérieur et de recherche scientifique de ses membres, vient d’engager un plan stratégique pour son développement. Dénommée Plan stratégique de développement du Cames (Psdc), il est étalé sur quatre ans (2015-2019). Les Tic occupent ainsi une place importante dans les sept axes que compte ce plan stratégique. « La dématérialisation de programmes et activités du Cames, dénommée silhouette du Cames, devient déjà une réalité pour le programme de concours d’agrégation pour les Comités consultatifs interafricains (Cci)  et  le Programme de reconnaissance et d’équivalence des diplômes (Pred). L’heure est maintenant à son approfondissement pour dépasser le stade pilote et son extension à d’autres programmes. Le pari du numérique est résolument engagé », a lancé le secrétaire général du Cames, le Pr Bertrand Mbatchi. Cette  33ème session ordinaire du Conseil des ministres du Cames va se terminer aujourd’hui par l’élection d’un nouveau secrétaire général.

Oumar NDIAYE

CAMES : Plus de 40 ans au service de l’enseignement supérieur et de la recherche en Afrique
Créé en 1968 pour, entre autres missions, « concevoir et promouvoir la concertation, en vue de coordonner les systèmes d’enseignement supérieur et de la recherche afin d’harmoniser les programmes », le Cames a essayé, selon le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, de concrétiser la vision de ses pères fondateurs. « Dans son évolution au cours de ces trois décennies, le Cames, selon lui, conformément aux missions qui lui ont été assignées, a su créer, consolider et faire monter en puissance les bases de l’harmonisation et de l’intégration de nos systèmes d’enseignement supérieur au-delà de leurs différences, voire de leurs disparités ». C’est pourquoi il s’est félicité de la patience, de la rigueur et de la persévérance dont l’institution a fait montre pour mettre en œuvre « des programmes pertinents, crédibles et cohérents d’intégration de nos systèmes d’enseignement ». Des chantiers qui, pour le vice-président du Conseil des ministres du Cames, Pr Filiga Michel Sawadogo, ont permis d’entreprendre des « réformes pour adapter les systèmes d’enseignement supérieur et de recherche africains aux standards internationaux, pour qu’ils répondent aux défis de développement du continent ».

O. NDIAYE

Fonds Macky Sall de recherche: 500 millions de fcfa alloués par le sénégal au cames
Lors du 30ème colloque du Programme de reconnaissance et d’équivalence des diplômes (Pred) qui s’est tenue au Sénégal en 2015, le président de la République avait fait un don d’un demi-milliard de FCfa au Cames. Cette somme a été affectée, selon le Pr Bertrand Mbatchi, à un fonds compétitif de recherche dénommé « Fonds Macky Sall de recherche, Cames horizon 2015-2019 ». Ce don, d’après le Premier ministre, sera effectif avant la fin des travaux du Cames, via un virement bancaire sur les comptes de la structure. Un geste que le secrétaire général du Cames a qualifié « d’acte de solidarité doublée de générosité et de militantisme pour l’émergence d’une nouvelle Afrique socio-économique durable ».

En plus d’accueillir plusieurs activités du Cames durant l’année 2015, le Sénégal abritera aussi, en novembre prochain, le Concours d’agrégation en médecine humaine, Odontostomatologie, pharmacie, médecine vétérinaire et productions animales. Le Concours d’agrégation de Sciences juridiques, économiques et de gestion pour 2017 aura lieu aussi au Sénégal.

O. NDIAYE

La Faculté de Médecine, de Pharmacie et d'Odontologie de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a réceptionné un nouvel appareil de contrôle des médicaments au niveau de son Laboratoire de Chimie analytique et Bromatologie. La donation est de l’Ong suisse Pharmelp. Une association qui aide pour l’analyse et le contrôle de la qualité des médicaments. Dénommée Wynce, cet appareil est semi-automatique  « et  peut être utilisé pour beaucoup de choses », estime El hadji Assane Diop, pharmacien et diplômé de l’Université de Genève.

Selon lui, « l’idée, c’est de collecter des médicaments au niveau national et de pouvoir les analyser et dire si ce médicament est utile et efficace ou pas ». Il s’agit d’un laboratoire d’analyse. « Ce sont des scientifiques qui font des publications qui peuvent tomber entre les mains des autorités.  C’est à elles de dire que tel médicament n’est pas conforme aux normes pharmaceutiques. Après ce sont des dispositions adéquates qui sont prises pour éviter un problème de santé publique », explique Assane Diop qui est aussi le point focal de la coopération entre la Faculté de Médecine de l'Ucad et celle de l’Université de Genève.

Les deux universités entretiennent une coopération depuis plus de 4 ans. Cet appareil est le deuxième remis par les Suisses à cette faculté. Un programme de formation a été déroulé cette semaine avec des cours et des conférences d’enseignants venant de Suisse comme le Professeur Claude Rorhbasser de l’Ong suisse Pharmelp qui a animé le 2 mai une conférence sur « l’éthique du faux médicament».

O. NDIAYE

Les spécialistes de l’asthme profiteront de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie pour sensibiliser les populations. Surtout que cette pathologie gagne du terrain au Sénégal où, en 3 ans, le nombre de patients est passé du simple au double. 

Comme toutes les maladies chroniques, l’asthme prend de l’ampleur au Sénégal. Le nombre de patients connus a presque doublé entre 2011 et 2014. Selon des études parcellaires menées par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, en 2011, il y avait environ 3.500 patients suspects. « En 2014, nous avons enregistré plus de 7.000 personnes asthmatiques. C’est une croissance inquiétante », a lâché le chef du service Pneumologie du Chu de Fann, Pr Nafissatou Oumar Touré. Elle a informé que 9,1% des consultations sont liés à l’asthme. D’après la spécialiste, cette augmentation est liée aux facteurs génétiques et environnementaux, notamment la pollution de l’air. 

Elle a ajouté que le tabagisme et l’encens sont aussi responsables de l’augmentation du nombre de cas d’asthme. « De plus en plus, nous recevons des patients dans un état de santé difficile à gérer. Heureusement ce sont des problèmes que nous arrivons à contrôler, parce que l’asthme ne guérit pas, il se contrôle », a indiqué la pneumologue.

Le professeur Nafissatou Oumar Touré s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée, hier à Dakar, en prélude à la Journée mondiale de l’asthme prévue demain. Cette journée permettra, d’après le chef de la Division des maladies non transmissibles, Dr Marie Kâ Cissé, de mettre l’accent sur l’intérêt d’un suivi régulier et une bonne observance thérapeutique pour permettre un contrôle optimal de la maladie. « Le but est d’aider les patients à mieux comprendre la maladie, l’intérêt du traitement de fond, la nécessité d’un suivi régulier », a-t-elle souligné.

Le thème de cette année est « l’asthme ne guérit pas, il se contrôle ». En le décortiquant, Pr Nifissatou Oumar Touré a affirmé que l’éducation thérapeutique est la base du contrôle de l’asthme.

D’après elle, ce contrôle aide le patient à connaître sa maladie, ce qui déclenche la crise asthmatique et comment l’éviter.  « C’est tout un ensemble de choses que le malade doit connaître pour vivre positivement sa maladie », a-t-elle soutenu.Le président de l’Association nationale de soutien des asthmatiques, Khar Mbaye, a dénoncé la mauvaise prise en charge. Entre 2012 et 2013, ce sont environ 250.000 personnes qui ont perdu la vie dans le monde à cause de l’asthme.

Eugène KALY

Pr Nafissatou Toure, chef du service Pneumologie de Fann : «  La pompe reste le moyen le plus efficace pour prévenir les crises asthmatiques  »

« La pompe reste le moyen le plus efficace pour prévenir les crises de l’asthme.  Elle n’a aucune incidence cardiaque », a assuré le chef de service pneumologie de l’hôpital de Fann, Pr Nafissatou Oumar Touré. Selon elle, « les médicaments que l’on prescrit aux patients dans les structures de santé se trouvent dans la pompe. Même si elle coûte cher, environ 30.000 FCfa, il est conseillé au malade d’en posséder pour faire face aux crises », a lancé Mme Touré. Elle a reconnu cependant que l’asthme est sous diagnostiqué au Sénégal, parce que tout simplement les moyens pour le faire ne suffisent pas.                           

  E. KALY

Le troisième forum de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (Acbf) a démarré, hier, à Harare, avec  un vibrant plaidoyer de son secrétaire exécutif, le Pr Emmanuel Nnadozie. Il a appelé les fils du continent à travailler activement pour la réduction du déficit énorme en ingénieurs, en experts et autres spécialistes de tous les secteurs productifs. La transformation économique et sociale du continent est à ce prix, conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

La Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (Acbf) tient son troisième forum à Harare, au Zimbabwe. Lors de l’ouverture de cette rencontre, le Pr Emmanuel Nnadozie, secrétaire exécutif de l’Acbf, a plaidé pour la réduction, en Afrique, du déficit énorme en ingénieurs, en experts et autres spécialistes de tous les secteurs productifs. Le gap que le continent traîne actuellement dans tous les secteurs productifs et de développement, comme la recherche agricole, l’hydraulique, l’assainissement, etc., est de 7.441.000 ingénieurs. Pour la fondation panafricaine, qui fête, cette année, ses 25 ans d’existence, il s’agit de résorber ce déficit à l’horizon 2023 afin de prétendre à la transformation économique et sociale de l’Afrique que les spécialistes du développement appellent de leurs vœux.

Le rapport 2015  de l’Acbf est formel : pour le secteur vital de l’eau et de l’assainissement, l’Afrique fait face à un gap de 2.827.000 ingénieurs et autres spécialistes. Au même moment, le continent a l’ambition de former 3.152.000 spécialistes de ce secteur à l’horizon 2023. En tous les cas, les participants au panel de Harare sont d’avis que des besoins urgents en termes de leadership, de transformation et d’innovation interpellent le continent.

Au-delà de la croissance peu durable, non inclusive, la pauvreté rampante et le chômage chronique des jeunes ont été identifiés comme des contraintes majeures au cours de divers forums consultatifs organisés en prélude au lancement, par l’Ua, de l’agenda 2063. De même, d’autres tares chroniques subsistent. Il s’agit du déficit infrastructurel, de la forte dégradation de la qualité de l’enseignement supérieur, de la faiblesse du commerce intra-africain et du déficit énergétique. La rencontre de Harare se veut une plateforme d’identification de besoins africains en termes de renforcement de capacités. Pour atteindre l’objectif de transformation économique et sociale du continent, il est attendu une jonction effective entre les gouvernements, les communautés économiques régionales (Cedeao, Cemac, Sadc), le secteur privé, la société civile et les institutions de formation.

Appui aux think-tank
Le renforcement des capacités demeure encore une préoccupation majeure. Selon le tout dernier rapport annuel de l’Acbf, 73 % des pays africains ont développé des capacités jugées moyennes, 17,8 % ont d’excellentes capacités, alors que 8,9 % en ont de très faibles. C’est dans cette dynamique que l’Acbf a décidé de renforcer son appui multiforme en direction de think-tank (laboratoires d’idées) installés sur le continent. Des structures comme le Codesria, basé à Dakar, sont ainsi concernées.

Pour le ministre zimbabwéen de l’Economie et des Finances, Patrick Chinamasa, il est important pour les pays africains de relever les défis lancés par l’agenda 2063 de l’Ua et les Objectifs pour le développement durable (Odd) des Nations unies. L’urgence réside ainsi dans la transformation des économies, la création de richesse, d’emplois, la réduction de la pauvreté et des inégalités  sociales. Idem pour le renforcement des capacités de production. A en croire le commissaire de l’Ua pour les Affaires économiques, Dr Anthony Mothae Maruping, le continent a décidé d’intégrer davantage les groupes sociaux vulnérables, tels que les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap.

De notre envoyé spécial à Harare Mamadou Lamine DIATTA

Pour l’hivernage prochain, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, annonce des mesures préventives, en vue d’une bonne gestion des inondations.

Etat des lieux et mesures préventives. C’était le maître-mot, hier, lors de la rencontre du Comité national de gestion des inondations. Une réunion qui a débuté par les prévisions de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) qui parle de « grande probabilité d’une forte pluviométrie pour l’hivernage 2016 ». Afin de faire face à cela, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, appelle à « prendre toutes les mesures préventives pour atténuer les inondations ». Selon lui, « il s’agira d’évaluer le niveau de stock en motopompes, de voir les motopompes à réparer, de procéder au curage, faucardage et décrottage des mares, et surtout de prendre des mesures préventives dans des zones dépourvues de réseaux d’assainissement ».

Il veut aussi reconduire les mêmes mesures que celles de l’année dernière qui avaient donné des résultats satisfaisants. « Tous ceux qui ont participé, l’année dernière, à la gestion des inondations ont affirmé que les problèmes ont été réglés. Ce qui nous a conduits à prendre des mesures préventives. Entre autres, il s’agit de maintenir et de renforcer la solidarité entre les acteurs, de partager des informations exactes pour une prise en charge effective des populations », explique-t-il. M. Sarr invite aussi l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), l’Agence de développement municipal (Adm), l’Agence pour la promotion des grands travaux (Apix), la Direction de la construction et les services de son ministère qui s’occupent des inondations à produire des rapports techniques et financiers, en vue de l’exécution du Plan décennal de gestion des inondations.

Inquiétudes sur le Pont de l’émergence
La construction du Pont de l’émergence (ancien Pont Sénégal 92), à côté du stade Léopold Sédar Senghor, s’est aussi invitée dans les débats. L’adjoint au préfet de Dakar a fait part de ses inquiétudes sur la construction de cet ouvrage où il y avait à côté un bassin de rétention qui, dit-il, « collectait toutes les eaux pluviales en provenance des quartiers environnants ». Même le représentant de l’Adm a souligné que l’aspect assainissement doit être pris en compte, s’il ne l’est pas encore. « Il y avait un bassin de stockage en son temps. Avec sa disparition, il faut une substitution. L’Ageroute est en train de régler ce problème. Pour plus de précaution, j’ai demandé à mes services, à l’Onas et à l’Ageroute d’organiser, dans les plus proches délais, une réunion pour régler ce problème », affirme le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie.

Il a aussi insisté sur le volet planification surtout dans le domaine de l’assainissement. « Désormais, il faut qu’on prenne en compte ce problème de la planification. Il y a même des quartiers résidentiels qui, par faute de planification, connaissent des fosses septiques. Ceci n’est pas normal. En injectant plus de 80 milliards de FCfa dans le domaine de l’assainissement depuis 2012, l’Etat veut corriger ces impairs », martèle Diène Farba Sarr.

Oumar NDIAYE

Les responsables syndicaux du centre hospitalier régional de Saint-Louis ont suspendu leur grève. Cela, en attendant la poursuite des négociations entreprises par le gouverneur de la région, Alioune Aïdara Niang. Au moment où cette décision a été prise, les populations s’apprêtaient à organiser une autre marche pacifique pour déplorer encore ces grèves répétitives qui ont paralysé le fonctionnement de l’hôpital depuis plusieurs mois. A la dernière minute, les populations, mobilisées derrière Amadou Doudou Diop, président de l’Association des diabétiques, Atoumane Kane Sy et Awa Faye, ont reçu l’arrêté du préfet du département de Saint-Louis portant annulation de la marche déjà programmée.

Conformément à cet arrêté préfectoral et à la volonté des syndicalistes de suspendre leur grève, les populations, de leur côté, ont réitéré leur engagement indéfectible à poursuivre le dialogue et la concertation avec les syndicalistes, en vue d’amener tous les travailleurs de cet hôpital à reprendre correctement le service et dans de très bonnes conditions. Selon M. Diop, les populations ont été très sensibles aux motifs évoqués par le préfet pour interdire leur marche. Il s’agit notamment des risques de troubles à l’ordre public, d’affrontement de groupes opposés, de risques sérieux d’entrave à la libre circulation sur des axes routiers densément empruntés par les véhicules et les piétons, de l’indisponibilité des forces de l’ordre pour encadrer cette marche.

Amadou Doudou Diop et les autres manifestants se sont réjouis « de la décision du Premier ministre et du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, de prendre en charge ce dossier, en vue d’y apporter les solutions les plus adéquates ». Les syndicalistes ne se sont pas encore prononcés officiellement sur cette suspension de grève, arguant qu’ils doivent d’abord recueillir les avis et suggestions des militants.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Croulés sous le poids des factures d’eau et d’électricité impayées, les comités de santé des postes de santé de la commune d’arrondissement de Thiès-Ouest ont pourtant décliné la subvention de 6 millions de FCfa de la municipalité. Une attitude que Pape Diop, président du comité de santé du poste de santé de la cité Ousmane Ngom, a justifiée. « Nous saluons l’initiative du conseil municipal. Mais compte-tenu de la situation qui prévaut dans les postes de santé sur la question du paiement des factures d’eau et d’électricité, nous ne pouvons pas prendre cet argent au risque de voir la Société des eaux et la Senelec se présenter pour nous réclamer des arriérés de factures », a-t-il déclaré.

Selon lui, ce goulot d’étranglement n’est pas dû à une mauvaise volonté des comités de santé à payer leurs factures, mais plutôt à une situation nébuleuse des textes qui régissent le fonctionnement des postes de santé. « Car jusqu’au moment où je vous parle, personne ne sait, avec exactitude, qui du ministère de la Santé, des collectivités locales ou des comités de santé doit payer les factures d’eau et d’électricité des postes de santé », a déploré Pape Diop. C’est pourquoi il existe de nombreuses factures impayées dans ces structures de santé où, dans la nomenclature budgétaire, il n’existe aucune ligne réservée à leur paiement. « Les comités de santé ont interpellé aussi bien les collectivités locales que les autorités administratives, mais on nous renvoie tantôt à une circulaire du ministre de la Santé visant les collectivités locales, tantôt à une directive du ministère de l’Economie et des Finances désignant les comités de santé », a-t-il expliqué.

Alioune Sow, maire de la commune de Thiès-Ouest, a dit bien comprendre l’attitude des présidents de comités de santé. « Nous pensons que nous devons nous donner la main pour exiger de l’Etat un arbitrage clair, parce que nous avons fait des investissements dix fois plus importants dans les infrastructures sanitaires. Si un texte explicite nous désigne en tant que collectivité locale à payer, nous allons nous exécuter avec plaisir », a-t-il indiqué.

Mbaye BA

Pour promouvoir l’utilisation de l’informatique dans les établissements scolaires à des fins pédagogiques, l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) compte poursuivre son programme de mise en place de salles multimédias dans les écoles.

D’un côté, des jeunes filles de lycées et collèges situés aux alentours du Technopole. Elles viennent d’établissements scolaires sis à Pikine, aux Parcelles Assainies, à Thiaroye, Guédiawaye, Yeumbeul, entres autres. En face d’elles, les femmes de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie). Ces dernières exercent différents métiers liés à l’informatique. C’est justement pour expliquer aux élèves présentes l’opportunité qu’offrent les Tic, que l’Adie a organisé, le 26 avril, une journée portes-ouvertes. Cette activité se tient en prélude à la Journée internationale des jeunes filles et femmes dans le secteur des Tic (Jiftic). Laquelle est célébrée, chaque année, le quatrième jeudi du mois d’avril.

Cette séance a permis aux jeunes filles de cerner les différents métiers liés à l’informatique. « Un secteur en plein dynamisme et qui peut être pourvoyeurs d’emplois pour permettre aux jeunes filles de s’insérer facilement dans le marché de l’emploi », soutient Bitylokho Ndiaye, conseillère technique en genre au ministère des Postes et des Télécommunications.

D’ailleurs, pour permettre aux élèves, surtout les jeunes filles, de s’imprégner très tôt à l’informatique, l’Adie va poursuivre son programme d’installation de salles multimédias dans les établissements scolaires du pays. « Nous avons déjà installé 150 salles multimédias dans le pays. Nous allons poursuivre cela dans les localités qui sont loin de Dakar. Ceci, pour permettre aux élèves d’avoir l’informatique comme outil pédagogique. Ils pourront ainsi travailler comme les élèves des pays occidentaux et avoir les mêmes compétences qu’eux surtout dans les domaines liés à l’informatique », explique Cheikh Bakhoum, directeur général de l’Adie.

La Jiftic est instituée par l’Union internationale des télécommunications (Iut) depuis 2010. Dans ce domaine, le Sénégal a fait beaucoup de chemin comme l’affirme Bitylokho Ndiaye. « Les efforts de l’Etat du Sénégal sur l’utilisation des Tic par les jeunes filles et femmes ont donné des résultats probants. Des fleurons de notre administration comme l’Adie y ont grandement participé. Ce qui nous a permis d’avoir un rôle de leadership dans ce secteur. Nous avons même gagné un prix décerné par l’Iut sur l’intégration du genre dans les Tic », déclare-t-elle.

En dehors des présentations sur les rôles et missions de l’Adie, ainsi que des métiers liés à l’informatique, des communications ont été faites sur le thème : « Pratiques responsables des réseaux sociaux ». Une manière d’inciter les jeunes lycéennes à plus de responsabilité dans l’utilisation des réseaux sociaux.

Oumar NDIAYE

La société Vivo énergy Sénégal, détentrice de la licence Shell dans notre pays, a noué un partenariat avec Assistrans pour offrir une couverture maladie aux chauffeurs et à leurs familles. Selon un communiqué, ce partenariat permet aux chauffeurs, transporteurs, mareyeurs et à leurs familles de bénéficier d’une couverture maladie gratuite. « A chaque fois qu’un usager ayant souscrit à la plateforme effectue une opération d’achat de carburant et d’entretien de son véhicule dans une station via la carte Shell,  le plateau médical et les services de la mutuelle TransVie lui sont ouverts », note le communiqué.

Signé ce jeudi 28  avril, ce partenariat verra des milliers de familles bénéficier de cette couverture médicale. « Cette initiative innovante a un énorme impact social et améliorera le bien-être des chauffeurs et de leurs proches. Cet acte confirme, encore une fois, l’engagement de Vivo énergy Sénégal à contribuer au bien-être des communautés et à répondre aux attentes des clients qui sont au cœur de nos préoccupations », poursuit le communiqué.

Pour faire connaître les avantages de ce programme, plusieurs activités seront déroulées, lit-on dans le document. « Des flyers et des bulletins d’adhésion seront distribués. Une caravane sillonnera, pendant 1 mois, toutes les régions pour des animations terrain dans les différentes gares routières », informe-t-on.

O. NDIAYE

La cérémonie d’ouverture du centenaire de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (Fmpo) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar s’est tenue, le 28 avril, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Mary Teuw Niane a appelé la communauté universitaire à relever, avec le gouvernement, les défis qui leur sont communs.

L’émergence d’un pays ne saurait être envisageable sans un système de formation, de recherche et d’enseignement supérieur de qualité. Sous ce rapport, la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (Fmpo) symbolise à elle seule, a dit Mary Teuw Niane, le leadership historique et incontestable de notre pays dans ce domaine important. « Son rayonnement a dépassé les frontières de notre Etat », a-t-il ajouté.

Toutefois, il faut, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, maintenir et consolider le cap de l’excellence pour affronter, avec assurance, les défis de la construction d’un système d’enseignement supérieur et de recherche compétitif. Il a exhorté les autorités universitaires et les étudiants à accompagner le gouvernement dans ses actions pour continuer l’écriture de cette belle histoire dont le Sénégal peut tirer fierté. Aussi, il a invité tout le monde à une introspection individuelle et collective.

« L’Etat, a renchéri le Pr Niane, est engagé dans la réalisation d’infrastructures et la dotation de matériels pour rendre meilleures les conditions d’études ». Les bourses d’excellence, le programme d’équipement de laboratoires, l’achèvement du nouveau bâtiment, la participation du ministère dans la création du centre de simulation, entre autres actions, s’inscrivent dans cet objectif de modernisation.

En 2015, la Fmpo a bénéficié d’équipements et de produits pour les travaux pratiques d’une valeur globale de 200 millions de FCfa. Elle a également été dotée d’un poste de travail ultra moderne reproduisant l’environnement de travail et simulant les procédures de traitement clinique de manière réaliste. Un marché est lancé pour l’acquisition d’un système  de lecteur optique pour les évaluations et de 10 fauteuils dentaires d’un coût total de 110 millions de FCfa. Pour le Département de Médecine et de Pharmacie, le ministère de tutelle a commandé et livré, le 18 janvier dernier, du matériel d’une valeur totale de 50 millions de FCfa. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a, par ailleurs, félicité les enseignants pour les brillants résultats obtenus au concours d’agrégation du Cames.

Le recteur Ibrahima Thioub, après avoir rappelé la longue marche de « l’un des plus prestigieux établissements  d’Afrique », a loué le « patriotisme facultaire inébranlable des étudiants de la Fmpo ». L’autorité rectorale n’a pas passé sous silence les budgets faibles et les infrastructures insuffisantes, mais a indiqué que d’énormes efforts sont consentis par les autorités publiques pour préserver, avec toute la communauté universitaire, ce fleuron de la connaissance. Sous ce rapport, il peut trouver en Amadou Diouf, le doyen de la Fmpo, un partenaire. Ce dernier a magnifié les résultats obtenus par les étudiants, 80 % de réussite en première année, non sans rappeler les exigences de la formation médicale qui nécessite beaucoup de moyens.

Auparavant, le président de l’Amicale de la Fmpo s’est appesanti sur la responsabilité des étudiants dans la préservation du legs des dignes prédécesseurs. Les différentes nationalités que compte l’établissement ont été représentées. La Fmpo a été créée en 1916. Elle s’appelait, à l’époque, Ecole africaine de médecine et de pharmacie de Dakar. Une série de manifestations est prévue du 28 au 30 avril.

Alassane Aliou MBAYE


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