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Actualités (3178)

Les districts sanitaires de Vélingara, Médina Yoro Foulah et Kolda viennent de bénéficier d’un lot de matériel offert par le projet Initiative pour le micronutriment (Emai).

Plus de 200.000 femmes enceintes de la région de Kolda et autant de nouveau-nés ont bénéficié du projet Initiative pour le micronutriment (Emai) au cours de ces deux dernières années. L’annonce a été faite, le 30 juillet 2016, par le Dr Balla Moussa Diédhiou, directeur dudit projet. C’était lors de la cérémonie de remise symbolique d’un lot de matériel offert à la région médicale de Kolda par Emai. Ce matériel, qui avait été acheté dans le cadre de la mise en œuvre du projet, est composé, entre autres, de 2 véhicules, de motos, d’ordinateurs et de matériel bureautique.

Auparavant, le directeur d’Emai a visité, en compagnie du Dr Barnabé Gningue, médecin-chef de la région médicale de Kolda, et des représentants des collectivités locales, la Maison d’attente pour les femmes enceintes (Mafe). Cette dernière a été construite grâce au financement du projet, en partenariat avec l’Usaid, Childfund et World vision.

Le choix de Kolda pour la mise en œuvre de ce projet s’explique, selon le Dr Balla Moussa Diédhiou, par le taux élevé de mortalité maternelle, néonatale et infantile enregistré dans cette région. Le fait que près de 88 % de la population vivent en milieu rural a également été déterminant dans le choix de Kolda pour tester ce paquet communautaire.

Pour sa part, le Dr Gningue s’est félicité des excellents résultats enregistrés par le projet durant les deux années. « C’est un projet qui a eu à réfectionner des structures de santé, mettre en place des équipements et des matériels médicaux, renforcer les capacités des acteurs de la santé et accompagner la coordination globale dans la mise en œuvre des programmes de santé, notamment de la mère et de l’enfant », a-t-il précisé.

Après deux ans d’exécution, les acteurs impliqués dans la mise en œuvre d’Emai, financé par le Canada pour un montant de 1,2 milliard de FCfa, se sont retrouvés, les 29 et 30 juillet derniers, à Kolda, pour procéder à la restitution du projet.

Mamadou Aliou DIALLO

Le projet Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe) compte un important volet d’acquisition d’équipements et de réhabilitation des installations des centres et lycées d’enseignement technique. Dans ce cadre, le ministère de la Formation professionnelle a entrepris la formation des directeurs et des proviseurs sur les principes de la bonne gouvernance.

Le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a opté pour la décentralisation du pouvoir de décision en matière d’utilisation des ressources financières publiques. Cette nouvelle décision fait suite aux lourds investissements que le gouvernement a consentis pour l’équipement et la réhabilitation des laboratoires et ateliers des lycées techniques et centres de formation professionnelle, avec l’appui des partenaires. « Ces établissements sont appelés à gérer des financements très importants, parce que nous sommes dans la phase d’équipement de nos centres et lycées techniques. Il est nécessaire de décentraliser la gestion financière », a expliqué, vendredi dernier, au Cfpt Sénégal-Japon, Pape Fall Ndiaye, le Dage du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Le gouvernement du Canada accompagne ce processus. L’objectif attendu est d’avoir des chefs d’établissement outillés en matière de passation des marchés et de gestion des ressources financières publiques. En réalité, ce département tient à ce que les principes de la bonne gouvernance soient respectés à la base afin d’attirer davantage de partenaires qui conditionnent de plus en plus leur aide à la transparence dans la gestion des fonds. « L’axe principal de cette formation, c’est l’autonomie de gestion financière et la décentralisation du pouvoir de prise de décision », a indiqué Diouma Gningne, directrice du Projet Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi (Esp-Epe).

Ce projet vise également à établir un réseau de partenariat public-privé, en vue de donner un nouveau souffle au secteur de la formation professionnelle et technique. Il est attendu la formation de 13.500 apprenants à la fin du projet dans les centres de Thiès, Diourbel, Kaolack, Kédougou et Ziguinchor. Ce projet est financé par la coopération canadienne à travers l’ex-ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et du Développement, avec l’appui technique de collèges et instituts du Canada, à hauteur 10 milliards de FCfa. La contrepartie de l’Etat du Sénégal est de 5 milliards de FCfa.

L’accroissement de l’accès à la formation professionnelle est l’un des objectifs, puisque le département envisage de porter ce taux à 25 % en 2017. Les domaines de la formation sont variés. Ils couvrent, entre autres, la transformation des viandes, des fruits et légumes, des produits aquacoles, la topographie, la géomatique et la maintenance. L’aide au développement du Canada s’aligne sur les priorités du Sénégal qui réserve une bonne part de son budget national à l’éducation et à l’agriculture.

Idrissa SANE

Le ministre en charge du Plan Sénégal émergent (Pse), Abdoul Aziz Tall, a rendu hommage au Pr Souleymane Mboup, initiateur de l’Institut de santé et de recherche implanté au Pôle urbain de Diamniadio. « Cet institut vient apporter une touche nouvelle au Pôle urbain de Diamniadio. Dans le monde, il y a beaucoup de pôles urbains, mais la faiblesse de la plupart d’entre eux est le manque de structures scientifiques », a soutenu M. Tall. Pourtant, « ces structures scientifiques boostent la recherche scientifique dans le monde », a-t-il affirmé, soutenant « qu’aucun pays ne peut se développer s’il n’oriente pas ses activités dans la recherche et le développement ». Donnant l’exemple de l’Allemagne, première industrie européenne, Abdoul Aziz Tall a expliqué que ce pays s’est développé parce qu’ayant consacré une grande partie de son budget à la recherche-développement. «  C’est cette conception de l’articulation entre la recherche, le développement et l’émergence que le président de la République encourage. Nous allons accompagner cet institut dans le cadre du Pse », a-t-il promis.

E. KALY

La première structure de recherche et de formation en santé au Sénégal sera érigée au niveau du Pôle urbain de Diamniadio. Cet institut, qui comprend un centre de conférences, des salles de formation, des services administratifs, des laboratoires, servira de vitrine au Sénégal dans le domaine de la recherche.


L’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation, initié par le Pr Souleymane Mboup et ses partenaires, prend forme à Diamniadio. Le chantier est bien entamé. Le rez-de-chaussée accueille déjà une bonne partie des services du Laboratoire- bactériologie-virologie de l’hôpital Aristide Le Dantec. L’équipe est à Diamniadio où des labos sont installés.

Des chercheurs et collaborateurs du Pr Mboup ont accueilli, le 25 juillet dernier, les partenaires du projet, le ministre en charge du Plan Sénégal émergent (Pse) et le délégué général des Pôles urbains, Seydou Sy Sall. Ces derniers ont visité les différents niveaux du bâtiment. Evalué à plus de 9 milliards de FCfa, l’Institut de recherche et de formation en santé comprendra plusieurs unités et des espaces réservés pour les laboratoires. « Il est prévu, dans cet institut, un centre de conférences qui pourra accueillir près de 400 personnes, plusieurs salles de commission. Dans chaque unité, nous avons prévu une salle de formation. Au dernier étage, nous aurons aussi une salle de formation qui pourra abriter 200 personnes », a résumé le Pr Souleymane Mboup, président de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation.

Combler les lacunes
Selon lui, ce centre est en partenariat avec beaucoup d’institutions africaines et internationales. « L’idée est d’accueillir le maximum de chercheurs nationaux, africains et de la diaspora », a-t-il soutenu. Poursuivant, il a indiqué que leur objectif est de faire en sorte que « l’institut puisse couvrir tous les domaines de la recherche en santé ». M. Mboup a ainsi rappelé que la recherche en santé est un atout considérable pour les pays en voie de développement.

« Malheureusement, nos pays n’accordent pas toujours assez de ressources financières dans ce domaine. Cet institut est créé pour combler ces lacunes », a-t-il fait savoir. Concernant la surveillance épidémiologique, le rôle de l’institut sera d’aider le gouvernement à la mise en œuvre de certaines politiques de santé à travers la recherche. « Nous avons déjà démontré cette expérience dans la lutte contre le Sida et d’autres épidémies grâce au partenariat entre la recherche et les politiques de santé.

Nous poursuivons ce travail afin de pouvoir maîtriser les maladies dites émergentes comme Ebola, Zika…», a expliqué le chef du Laboratoire bactériologie-virologie (Lbv) de l’hôpital Aristide Le Dantec. Avec cet institut, le Sénégal sera positionné comme une vitrine de la recherche. En attendant, les travaux se poursuivent au niveau du site bâti sur 3 hectares. Pour l’heure, 3 milliards de FCfa sont nécessaires pour compléter le financement, afin que les travaux puissent se terminer avant janvier 2017. Une partie des locaux fonctionne depuis le 30 juin. « Ce qui fait que nous sommes le premier institut à démarrer nos activités au pôle urbain de Diamniadio en dehors du Centre de conférences Abdou Diouf », s’est réjoui Souleymane Mboup.

L’inauguration de cet institut est prévue en avril 2017.

Eugène KALY

Un laboratoire d’analyses médicales au cœur de l’institut
L’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation va abriter l’un des premiers laboratoires d’analyses médicales épidémiologiques. L’information est donnée par son président, le Pr Souleymane Mboup. « Il va nous aider dans nos propres activités, parce que nous menons des projets de recherches cliniques pour lesquelles nous avons besoin de ces genres de laboratoires », a-t-il expliqué. Ce laboratoire pourra aussi servir à toute la population de la zone du Pôle urbain de Diamniadio.

E. KALY

Les travaux du forum sous-régional des acteurs du secteur privé de la santé ont pris fin vendredi dernier à Dakar. Dr Ardo Boubou Bâ a été porté à la présidence de la Fédération ouest africaine du secteur privé de la santé. Il est élu pour un mandat de deux ans.

Le Sénégalais Dr Ardo Boubou Bâ est le président de la Fédération ouest-africaine de l’Alliance du secteur privé de la santé (Foasps) qui vient d’être mise en place. Il a été élu par ses pairs pour un mandat de deux ans. Les postes de vice-président sont occupés par le Nigeria et le Mali. Le secrétariat général et la trésorerie reviennent au Sénégal dont la capitale va abriter le siège de la fédération.

Dr Ardo Bâ, par ailleurs président de l’Alliance du secteur privé de la santé du Sénégal, a indiqué que la Foasps permettra de promouvoir le développement significatif du secteur privé de la santé afin de mieux compléter les actions publiques. Elle sera aussi un cadre de plaidoyer. Les médecins du secteur privé ne ratent jamais l’occasion de rappeler aux ministres de la Santé qu’ils sont confrontés à l’accès au financement. A cette difficulté se greffent l’exercice illégal de la médecine et la vente des médicaments dans la rue. « Nous avons besoin de l’appui des gouvernements et des partenaires internationaux pour développer le secteur privé de la santé », a plaidé le Dr Bâ.

Lors de l’ouverture de cette rencontre, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a félicité l’ensemble des alliances du secteur privé de la santé de l’Afrique de l’Ouest ainsi que leurs partenaires qui, de façon générale, accompagnent les systèmes de santé africains. Le Pr Awa Marie Coll Seck a déclaré que la croissance du secteur privé arrive à un stade permettant d’envisager l’opportunité de concentrer davantage des ressources sur l’identification des défis du système de santé. Saluant la mise en place de cette fédération, elle a relevé que la sous-région ouest africaine est confrontée à d’importants défis sur le plan sécuritaire, sanitaire et démographique. « La naissance de telles initiatives ne peut trouver qu’un écho favorable à l’endroit des décideurs des institutions », a soutenu le ministre, rappelant que les derniers épisodes de Zika et d’Ebola démontrent à souhait que la lutte contre les grandes endémies ne peut être envisagée qu’à l’échelle régionale, voire continentale.

Les représentants de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas) et de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) ont salué la mise en place de cette fédération. L’Ooas a révélé que le secteur privé fournit près de 50 % de l’offre de soins. D’où la nécessité d’impliquer ses acteurs dans l’élaboration des politiques de santé des pays africains.

Pour le porte-parole de l’Usaid, le privé et le public doivent unir leurs forces pour renforcer le système de santé. Ce qui, à son avis, permettra de faire face aux maladies dites émergentes.

Eugène KALY

Lors de la dernière visite du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, dans la banlieue de Dakar, deux membres de la Cellule de l’environnement de Djeddah Thiaroye Kao avaient soutenu qu’il y avait des bassins qui n’ont pas bénéficié du programme d’embellissement. Le directeur de l’Agence de développement municipal, Cheikh Issa Sall, apporte des éclaircissements.

Le Projet de gestion des eaux pluviales a été lancé en même temps que le Plan décennal de lutte contre les inondations. Il avait comme ligne directrice la restauration des voies naturelles d’écoulement d’eau. C’est ainsi que des bassins ont été aménagés dans des bas-fonds. Mais les nombreux cas de noyade d’enfants avaient soulevé des protestations dans la banlieue dakaroise. C’est ainsi que l’Etat a décidé de mettre des grilles sur les murets. « Nous avons totalement sécurisé les bassins », a affirmé Cheikh Issa Sall, directeur de l’Agence de développement municipal (Adm).

En réalité, il y a quelques années, ces bassins renvoyaient l’image de dépôts sauvages de déchets solides. L’insécurité et l’insalubrité gouvernaient les lieux. Aujourd’hui, avec l’aménagement des espaces verts et le pavage des abords, il y a une augmentation de la fréquentation et une baisse des cas de noyade et des agressions. « Auparavant, c’étaient des endroits où régnait l’insalubrité. Aujourd’hui, ce sont des lieux de rencontre des adultes. Des personnes viennent se promener. Ce sont des espaces de loisirs. Le président de la République a décidé d’améliorer le cadre de vie des Sénégalais », a souligné M. Sall.

Les projets d’investissements communautaires ont transformé le visage de ces ouvrages de stockage coincés entre les habitats. « Il y a des projets d’investissements communautaires et des parcours sportifs autour des bassins. Dans ce projet, nous avons eu à investir globalement 56 milliards de FCfa à Dalifort, Médina Gounass, Wakhinane Nimzatt, Djeddah Thiaroye Kao et Nietty Mbar », a révélé le directeur général de l’Adm, soulignant que des séances d’information et de sensibilisation des populations sont en cours afin d’amener les populations à préserver ces ouvrages. C’est dans cette perspective que l’Adm a créé un Comité de gestion des inondations dans lequel sont impliquées les populations. « Nous travaillons avec les communes. Il y a une appropriation des infrastructures par les communes », a soutenu Cheikh Issa Sall.

Idrissa SANE

L’électromécanicien Matar Sarr a roulé sa bosse dans une dizaine d’entreprises au Sénégal. Le régleur instrumentaliste qui a occupé des postes de responsabilité a démissionné pour concrétiser ses ambitions. Dans son atelier, à Guédiawaye, où il a grandi, son gyroscope attire des enfants et des curieux. Cet équipement sert à la rééducation, mais aussi à la formation des parachutistes et des sportifs de haut niveau.

Près de l’arrêt Cheikh Béthio et non loin du Cem Gaston Berger de Guédiawaye, une bâche blanche sert d’ombre à une pièce encombrée de limeurs, de pinceaux et de tableaux de coupe. Sous la bâche, trois apprentis modèlent des barres de fer. Le maître des lieux, Matar Sarr, de grande taille et effilé, une barbichette naissante, se pointe quelques minutes après notre arrivée. Il est dans sa tenue d’électromécanicien. C’est par hasard et par erreur qu’il est devenu régleur-instrumentaliste et électromécanicien. Lorsqu’il remplissait la fiche d’orientation après le Bfem, il a choisi par mégarde la filière F 2, espérant faire le design industriel. C’était une méprise. « F 2, c’est l’électrotechnique. Nous avons fait cette filière en même temps que la Première Dame Marième Faye Sall. Elle était à F 2 A, alors que je faisais F 2 B au lycée Cheikh Amadou Bamba », raconte le technicien.

Ce passionné de la peinture, qui avait obtenu 16 sur 20 en design industriel au baccalauréat, s’est laissé guider par cette erreur. Il sort major au baccalauréat technique, option électromécanique, en juillet 1991, au lycée technique de Diourbel. S’ouvre une période d’incertitudes. Les bacheliers scientifiques n’avaient pas beaucoup de perspectives de poursuivre leurs études. Matar Sarr passe une année préparatoire à l’Ensut, devenue l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Ucad. Le directeur d’alors lui avait fermé les portes. Le jeune ne désespère pas. Il prend conscience qu’il ne fallait jamais se laisser dominer par l’abattement. En 1993, il effectue un stage à la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) où il est embauché. C’est le début du tournant de sa vie, disons de sa carrière. « Nous sommes les premiers régulateurs sénégalais en industrie. Nous avions reçu une formation de 6 mois à la Css dispensée par un Français. La régulation est un système qui permet d’avoir de l’équilibre dans une chaîne industrielle », rapporte-t-il. Matar Sarr maîtrise les ficelles de la restauration de la stabilité dans un système industriel. Mais lui refuse la stabilité professionnelle. Il s’est livré à ce qui est devenu son jeu favori. En 2001, il démissionne de la Css pour se consacrer à ses activités dans son atelier. En 2006, il met en veilleuse ses ambitions personnelles et intègre les Ics (Industries chimiques du Sénégal) de Darou. De Darou, il se retrouve à Dakar en 2010, puisqu’il a démissionné des Ics pour être recruté à la Câblerie du Sénégal. Au bout de 6 mois, il se lance à nouveau dans les activités professionnelles. Sa carrière est un aller-retour entre ses activités personnelles et des immersions dans des industries.

Ambitions et rêves
« A chaque fois que je sens que je dois pénaliser mon employeur, je préfère démissionner », confie-t-il. C’est un répit de courte durée. Alors qu’il réalise des prestations pour Dakarnave, le directeur technique lui a proposé un recrutement. C’est ainsi qu’il est devenu employé de cette grande société. Il y sera chef du service maintenance de 2010 à 2014. On aurait dû croire que c’est le début de la stabilité. Mais, il abandonne tous les avantages et se retrouve à Codexe qui travaille avec la Sococim. « Cette fois-ci, je crois que c’est fini. Je vais me consacrer à mes affaires personnelles », promet le technicien. Il a commencé à matérialiser ses ambitions et ses rêves. Sous les bâches, les enfants et les adultes sont accrochés lorsque son gyroscope fait des mouvements de rotation, de translation, à l’image des astronautes dans l’espace. L’innovation a été construite à partir du principe de la conservation du moment angulaire en physique.

Formation de l’élite militaire
Matar Sarr est le père du gyroscope sénégalais. L’utilisateur se met en selle, ses pieds sont accrochés à des repose-pieds avec une éponge servant de tampon avec les anneaux. Une grille de protection est à la hauteur de la tête. Deux anneaux sont fixés sur la partie supérieure. « Le gyroscope est un équipement que nous pouvons utiliser pour la rééducation, mais aussi la formation de l’élite militaire. Il permet d’avoir de l’équilibre dans l’espace et également de la lucidité. A force de faire des rotations dans tous les sens en étant suspendu, on acquiert des aptitudes d’équilibre à toute épreuve », explique-t-il.

Les domaines d’application sont variés. Mais le concepteur pense surtout à la formation des parachutistes et de l’élite des corps de sécurité et des paramilitaires. « J’ai déjà adressé des correspondances à la hiérarchie militaire, aux sapeurs-pompiers, dans une perspective de leur présenter cette innovation. Je crois que c’est un équipement qui peut aider à préparer les militaires parachutistes », affirme Matar Sarr.

Aspects sécuritaires
Pour lui, ce n’est pas toujours évident d’avoir un équilibre dans l’espace. Cette attitude s’acquiert à force d’entraînement. Ce gyroscope fabriqué au Sénégal présente moins de risques. Le concepteur qui a bourlingué dans plusieurs ateliers de mécanique et de métallurgie est témoin de plusieurs accidents. C’est pourquoi l’aspect sécuritaire est fondamental dans sa démarche de créativité. « Il n’y a pas de risque zéro. Mais je peux dire que ce gyroscope est à 95 % sécurisé aussi bien à l’arrêt que lorsqu’il est en rotation. Il reste sa décoration », assure le spécialiste de la régulation mécanique. Au fond de son atelier, Matar Sarr cache une autre invention en cours de finition. C’est à peine qu’il lève le voile sur la finalité. S’étant libéré de tout contrat le liant à une quelconque entreprise, le technicien a désormais le temps de concrétiser ses projets.

Idrissa SANE

A l’occasion de la Journée de l’excellence de la commune de Mpal, organisée, le 30 juillet 2016, par Alioune Diagne, directeur de l’école primaire de Thialène, l’élève Safiétou Dièye a exhorté les enseignants à exercer correctement leur profession, tout en évitant de se laisser distraire dans cette recherche effrénée de biens matériels. Devant un auditoire fort attentif, composé essentiellement d’inspecteurs de l’enseignement, Melle Dièye a déclamé un poème émouvant pour attirer l’attention des enseignants sur la nécessité d’encadrer, de former et d’éduquer les enfants, sans chercher, vaille que vaille, à construire des immeubles, à se focaliser sur les questions pécuniaires.

Pour elle, l’enseignant, quelles que soient les conditions dans lesquelles il exerce, a le devoir d’accomplir correctement la mission noble et exaltante qui lui est dévolue, consistant à se sacrifier pour faire de l’élève le cadre supérieur de demain, capable de contribuer au développement économique, social, politique et culturel de la nation.

Cette élève de l'école primaire de Thialène a surtout invité les enseignants à faire en sorte que leurs revendications n'hypothèquent pas l'avenir des enfants.

Car, a-t-elle précisé, ces enfants ont le droit de bénéficier d'une bonne éducation, d'un enseignement de qualité, d'une formation professionnelle sans faille, lesquels leur permettront de relever, demain, d'autres défis qui interpelleront notre pays. Les inspecteurs d’enseignement Al Ousseynou Kâ, Ousmane Diouck et Al Ousseynou Bâ, le directeur de l’école primaire de Thialène, Alioune Diagne, et d’autres intervenants se sont dits très touchés par l’appel de l’élève Safiétou Dièye.

Ils se sont réjouis de cette journée d’excellence organisée pour récompenser les élèves les plus méritants de cet établissement scolaire de Mpal dont 8 filles et 6 garçons ont reçu des cartables et des kits scolaires.

Prenant la parole, les inspecteurs d'enseignement ont invité les parents d'élèves à avoir le réflexe de déclarer leurs enfants à l'état civil, en vue d'éviter les nombreuses déperditions scolaires dues au défaut d'extrait de naissance au moment où l'élève s'apprête à subir les épreuves du concours d'entrée en sixième.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Après une collaboration féconde de plusieurs années durant lesquelles les élèves de la quatrième année de l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept) ont régulièrement pu bénéficier de stages à Labo Sol, une entreprise sénégalaise dirigée par un ancien de l’Ept, Abdourahmane Diop, la direction de l’école a  paraphé, hier, une convention de partenariat allant dans le sens de consolidation de cette collaboration féconde.

Dans son adresse, Bamba Diaw, directeur de l’Ept, a magnifié la signature de ce partenariat. « Cela montre que l’Ept est ouverte aussi aux entreprises sénégalaises qui veulent accompagner la formation des élèves-ingénieurs afin de leur offrir l’opportunité de baigner très tôt dans le milieu réel de l’entreprise », a-t-il indiqué. Selon lui, la relation Labo Sol/Ept a été facilitée par la volonté d’un ancien de l’école, aujourd’hui directeur d’entreprise, qui a choisi de faire de la jeunesse bien formée son premier intrant dans le développement des activités de sa société. « Mieux, aujourd’hui, cette entreprise emploie environ 25 ingénieurs formés à l’Ept ; ce qui est tout de même remarquable et généreux », a ajouté M. Diaw. Très heureux d’être assis à côté de son professeur, actuel directeur de l’Ept,  le directeur de Labo sol a réitéré son engagement  d’apporter sa pierre dans la formation des jeunes de son ancienne école. « En misant sur le capital humain adossé à des jeunes compétents, nous avons pu, en cinq années, faire passer le personnel de notre entreprise de 4 à plus de 120 employés », a révélé Abdourahmane Diop.

Présente, aujourd’hui, dans toutes les régions du Sénégal dans le cadre du déroulement des projets arrimés au Plan Sénégal émergent, l’entreprise Labo Sol intervient aussi dans 17 pays africains. Tout ceci pour dire que de belles perspectives s’ouvrent pour le développement du plan stratégique de l’Ept. D’ailleurs, six professeurs  de l’école ont réussi, cette année, au Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (Cames,) soit un taux de réussite de 100 %.

Mbaye BA

Les travaux du forum sous-régional des acteurs du secteur privé de la santé ont pris fin vendredi dernier à Dakar. Dr Ardo Boubou Bâ a été porté à la présidence de la Fédération ouest africaine du secteur privé de la santé. Il est élu pour un mandat de deux ans.

Le Sénégalais Dr Ardo Boubou Bâ est le président de la Fédération ouest-africaine de l’Alliance du secteur privé de la santé (Foasps) qui vient d’être mise en place. Il a été élu par ses pairs pour un mandat de deux ans. Les postes de vice-président sont occupés par le Nigeria et le Mali. Le secrétariat général et la trésorerie reviennent au Sénégal dont la capitale va abriter le siège de la fédération.

Dr Ardo Bâ, par ailleurs président de l’Alliance du secteur privé de la santé du Sénégal, a indiqué que la Foasps permettra de promouvoir le développement significatif du secteur privé de la santé afin de mieux compléter les actions publiques. Elle sera aussi un cadre de plaidoyer. Les médecins du secteur privé ne ratent jamais l’occasion de rappeler aux ministres de la Santé qu’ils sont confrontés à l’accès au financement. A cette difficulté se greffent l’exercice illégal de la médecine et la vente des médicaments dans la rue. « Nous avons besoin de l’appui des gouvernements et des partenaires internationaux pour développer le secteur privé de la santé », a plaidé le Dr Bâ.

Lors de l’ouverture de cette rencontre, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a félicité l’ensemble des alliances du secteur privé de la santé de l’Afrique de l’Ouest ainsi que leurs partenaires qui, de façon générale, accompagnent les systèmes de santé africains. Le Pr Awa Marie Coll Seck a déclaré que la croissance du secteur privé arrive à un stade permettant d’envisager l’opportunité de concentrer davantage des ressources sur l’identification des défis du système de santé. Saluant la mise en place de cette fédération, elle a relevé que la sous-région ouest africaine est confrontée à d’importants défis sur le plan sécuritaire, sanitaire et démographique. « La naissance de telles initiatives ne peut trouver qu’un écho favorable à l’endroit des décideurs des institutions », a soutenu le ministre, rappelant que les derniers épisodes de Zika et d’Ebola démontrent à souhait que la lutte contre les grandes endémies ne peut être envisagée qu’à l’échelle régionale, voire continentale.

Les représentants de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas) et de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) ont salué la mise en place de cette fédération. L’Ooas a révélé que le secteur privé fournit près de 50 % de l’offre de soins. D’où la nécessité d’impliquer ses acteurs dans l’élaboration des politiques de santé des pays africains. Pour le porte-parole de l’Usaid, le privé et le public doivent unir leurs forces pour renforcer le système de santé. Ce qui, à son avis, permettra de faire face aux maladies dites émergentes.

Eugène KALY

Depuis l’avènement de l’équipe municipale de la ville de Thiès, en juillet 2014, le renforcement du système de santé et l’amélioration des conditions de vie des populations démunies restent une priorité. Cette préoccupation majeure a d’ailleurs conduit le conseil municipal de la ville, sous la houlette de la Commission santé, à instaurer, le 24 juillet 2015, date anniversaire de l’installation du conseil de ville, des journées médicales gratuites à Thiès. Ainsi, plus de 2.800 personnes ont pu être examinées par des spécialistes et ont reçu des médicaments. Les patients ayant nécessité une référence vers l’hôpital pour un suivi plus poussé l’ont été.

Cette action humanitaire a été bien appréciée par les populations. Une réaction favorable qui a poussé les élus locaux de la ville à décider de l’inscrire dans l’agenda des activités phares de leur institution. D’ailleurs, la deuxième édition se tient les 29 et 30 juillet 2016, à la promenade des Thiessois.
Selon le Comité d’organisation, l’objectif visé est de toucher 3.000 personnes durant ces deux jours. La médecine générale, la cardiologie, la gynécologie, la pédiatrie, la dermatologie, l’urologie, l’ophtalmologie, la chirurgie dentaire,  la pneumologie, la diabétologie et la gérontologie sont les spécialités ciblées par ces journées médicales.

Selon Thierno Lecompte Seck, porte-parole du jour de la Commission santé de la mairie de ville, au-delà de ce plateau riche et varié en spécialités, l’accent sera aussi mis sur la sensibilisation des populations locales sur les facteurs de risque des maladies chroniques non-transmissibles, telles que le diabète, l’hypertension artérielle, le cancer…

Mbaye BA

La découverte de pétrole et de gaz au Sénégal a favorisé la création d’un institut de formation qui devra fournir à ce secteur une main-d’œuvre qualifiée. A cet effet, la coordination du Projet de l’Université Amadou Mahtar Mbow (Uam) a organisé les 27, 28 et 29 juillet, un séminaire pour produire les cadres de référence et améliorer son organisation.

Il est prévu, au Sénégal, un Institut du pétrole. La production des cadres de référence mobilise, à cet effet, une quarantaine d’experts. Plus tard, il devra fournir des techniciens supérieurs et ingénieurs. Pour le Pr Alioune Kane, membre du Comité scientifique international de l’Université Amadou Mahtar Mbow (Uam), l’université doit être à la base de la formation, à partir des connaissances scientifiques, et se positionner dans le cadre du développement. « L’Uam est en train de se structurer, de réfléchir sur ses programmes d’enseignement et de recherche pour avoir une vision pour son développement. Ce sera une université d’excellence, de rang mondial et qui essaie de se positionner sur des créneaux porteurs », a-t-il indiqué.

Selon M. Kane, le pétrole et le gaz constituent une question actuelle et la mise en place d’un institut permettra de former une main d’œuvre dotée de compétences et d’expertises requises dans le secteur du pétrole et d’ouvrir de nombreuses opportunités d’emplois. Toutefois, a-t-il précisé, les problèmes environnementaux et sociaux sont à éviter. Alioune Kane a ainsi plaidé pour une meilleure gestion de ce pétrole au profit du développement du pays. Le consultant Jean Pierre Favennec a souligné la nécessité pour le Sénégal de disposer de personnels à tous les niveaux, bien formés et capables de participer à toutes les formations, mais également au contrôle de ces opérations et à la bonne gestion des revenus de ces ressources pétrolières.
A en croire M. Favennec, les productions pétrolières et gazières ne seront pas massives, mais représentent des ressources importantes qui doivent être bien gérées de sorte qu’elles profitent au maximum à la collectivité sénégalaise.

Par ailleurs, il a souligné que les prix du pétrole et du gaz sont des éléments extrêmement fluctuants. « Actuellement, ces prix sont bas du fait qu’on a beaucoup de pétrole sur les marchés. Ces prix bas encouragent la consommation et découragent la production. Dans quelques années, la situation sera un peu différente et on devra aller à des prix beaucoup plus élevés. Il faudra donc accompagner tout cela avec beaucoup de compétences et d’imagination », a-t-il expliqué. Tout en insistant sur l’urgence de la mise en place de cet institut,  le consultant a invité les autorités de l’Uam à prendre les bonnes décisions s’agissant des programmes de formation, de personnes à former, mais aussi de niveau de formation.

S. O. F.

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) tient son douzième congrès (29, 30 et 31 juillet 2016) avec comme thème « La carte universitaire nationale : équité, pertinence et mise en œuvre ». Seydi Ababacar Ndiaye, secrétaire général sortant, sera remplacé à l’issue du congrès, après deux mandats.

« La question de la retraite a été portée par le Saes qui a su, par des propositions hardies, notamment celle de cotiser plus, entrainer dans sa dynamique les corps d’élite. C’est le lieu de regretter le report sine die de la conférence sociale qui devait se tenir à partir de ce vendredi (Ndlr : 29 juillet 2016) pour valider la réforme proposée, à laquelle le Saes a largement contribué ». Par ces propos, le secrétaire général sortant du  Syndicat autonome de l’enseignement supérieur, Seydi Ababacar Ndiaye, a tenu à déplorer le report de la conférence sociale convoquée par l’Etat du Sénégal sur la question de la retraite, lors de l’ouverture officielle de leur douzième congrès.
D’ailleurs, cette question relative à la retraite est au cœur des revendications du Saes durant ces deux dernières années. Après une trentaine d’années d’existence, le Saes, né en 1985, se veut, au-delà de sa fonction de syndicat, être un laboratoire d’idées.

Seydi Ababacar Ndiaye qui vient de terminer ces deux mandats de trois ans veut que la nouvelle équipe qui va s’installer porte aussi le combat sur la question de la retraite, laquelle figurait en bonne place sur leur plateforme revendicative de ces deux dernières années. Une plateforme qui a également vu deux points avoir des solutions heureuses, à savoir la réforme des titres et le vote de la loi-cadre portant organisation des universités.

Pour ce douzième congrès, le thème retenu est « La carte universitaire nationale : équité, pertinence et mise en œuvre ». Un autre point sur lequel le Saes, selon son secrétaire général, a eu une position avant-gardiste avec la mise en place, en 1998, d’une commission de réflexion sur l’élargissement de la carte universitaire. « Nous sommes à un moment où l’Etat a fait d’énormes efforts pour absorber le flux important des nouveaux bacheliers que nous recevons actuellement. D’où l’importance du thème sur l’élargissement de la carte universitaire », a affirmé Seydi Ababacar Ndiaye.

Une carte universitaire actuelle qui, d’après les acteurs, subit « une certaine dictature » de la façade atlantique du pays.  « Il y a eu, depuis la première concertation, en 1994, une option stratégique pour définir une nouvelle carte universitaire dans l’espace et le temps. Mais le système continue encore à être sujet à des crises qui contrarient toutes démarches pérennes. À se limiter à la carte universitaire, on réalise que tous les établissements publics d’enseignement supérieur sont situés sur la façade occidentale du pays », a expliqué Mamadou Sangharé, directeur général de l’Enseignement supérieur.

Oumar NDIAYE

Ousmane Cissé des Cours privés Sacré-Cœur de Dakar est sacré meilleur lauréat du Concours général sénégalais, édition 2016, pour les classes de Première. Il a totalisé 8 points et remporté deux prix. Cet élève en Première S a l’ambition de faire mieux l’année prochaine. Son souhait est d’être un expert en électronique.

En plus de la meilleure élève de Terminale, Maguette Guéno Ngom, par ailleurs meilleure fille du Concours général, un autre élève des séries scientifiques s’est fait également distingué. Il s’agit d’Ousmane Cissé. Cet  élève  de 17  ans  a, depuis sa tendre enfance, un penchant pour les disciplines scientifiques. Ses performances dans les matières scientifiques lui ont valu beaucoup de succès scolaires.

Bon élève en série S, avec une moyenne supérieure à 15/20, il s’est également bien distingué dans les séries littéraires avec de bonnes notes. Ce qui lui a permis de remporter le 2ème prix en Anglais et le 2ème prix en Géographie au concours général. Décrit comme un garçon timide et travailleur, Ousmane Cissé est un jeune plein d’ambitions. Fils de magistrat et aîné d’une famille de quatre bouts de bois de Dieu, le pensionnaire des Cours privés Sacré-Cœur de Dakar n’a qu’un seul rêve : être un expert en électronique. Chez lui, sports et loisirs sont bien compatibles. Mieux, ils se complètent. C’est ce qui justifie, peut-être, son amour pour le football et les jeux vidéo.

Premier élève des Cours Sacré-Cœur à obtenir une telle distinction, Ousmane doit cette haute récompense à ses parents et à ses enseignants. Chez lui, la nouvelle a été accueillie avec joie et fierté. Son père, Lamine Cissé, se considère comme le parent le plus heureux cette année. Selon lui, cette distinction est une fierté et une joie de toute une famille. De l’avis de ce dernier, cette récompense est  une consécration. « Mon fils, je le connais rigoureux dans le travail. Je sais qu’il est sur la bonne voie pour réussir. Seulement, je l’exhorte à  travailler davantage pour aller encore plus loin. Je ne peux que l’encourager et prier pour lui », a soutenu M. Cissé.

En recevant ses prix devant les autorités de la République, en présence de ses parents et amis, le meilleur élève du Concours général de 2016 a promis de mieux faire l’année prochaine.
A tous les partenaires qui ont appuyé l’organisation et  la réussite du Concours général de cette année, le jeune Ousmane dit merci. Il a également salué le travail du ministère de l’Education et l’attention  que le chef de l’Etat, Macky Sall, a apportée à cette fête dédiée à l’excellence en milieu scolaire.

Pape Coly NGOME

Le Bureau régional de l'Unesco à Dakar, celui de l'Afrique de l'Ouest et du Centre de l’Unicef, la Banque mondiale et Brookings institution organisent, depuis hier, à Dakar, un atelier technique régional dans le cadre de l’initiative sur la Mesure de la qualité et des acquis d’apprentissage préscolaire (Melqo).

Il apparait de plus en plus impérieux de mettre l’accent sur le développement de la petite enfance. Au-delà de l’accord sur les Objectifs de développement durable (Odd), il est admis comme primordial pour l’atteinte des objectifs en matière d’éducation et dans bien des domaines. Les décideurs en ont pris conscience et s’attèlent à intégrer cette question dans leur politique. Malgré des avancées significatives, des actions doivent être entreprises pour une mise en cohérence des mesures pertinentes édictées à l’échelle locale et qui doivent être adossées aux modèles nationaux pour en faciliter l’utilisation.

L’importance de cette question requiert des échanges sur les stratégies déployées dans différents espaces. C’est là toute la pertinence de cet atelier technique régional sur la Mesure de la qualité et des acquis d’apprentissage préscolaire (Melqo). L’idée est d’engager le dialogue entre les participants sur les expériences du passé et les futurs plans pour l’évaluation des apprentissages préscolaires. Il s’agit également de discuter des options possibles sur la meilleure façon d’aider les pays dans la production et l’utilisation de données fiables dans ce domaine. Réaliser ces objectifs, « c’est contribuer plus tard à de meilleurs résultats éducatifs et un développement plus harmonieux et holistique », a soutenu Ann Therese Ndong Jatta, directrice régionale de l’Unesco.

Modèles adéquats
Elle a insisté sur la nécessité pour les pays africains de réfléchir sur leurs propres modèles en adéquation avec les contextes et leurs réalités culturelles, de développer une collaboration intersectorielle et interdisciplinaire, et une synergie des initiatives, des expériences et des programmes. Il est important, selon elle, de réfléchir sur des modalités à même de permettre le renforcement des capacités des institutions africaines en matière de programmes d’évaluation des apprentissages et surtout l’utilisation des résultats pour l’amélioration des politiques et pratiques éducatives.

Après s’être félicité des efforts déployés par les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Manuel Fontaine, directeur régional de l’Unicef pour cette zone, a souligné le besoin d’explorer les possibilités des gouvernements qui ont des contraintes budgétaires et de chercher à les convaincre sur la pertinence de prioriser le développement de l’éducation de la petite enfance. La sensibilisation de tous les acteurs dont l’implication peut être décisive dans la prise en charge de cette question doit aussi figurer dans les stratégies élaborées.
Les projets Melqo et l’Evaluation de l’apprentissage des jeunes enfants en Afrique de l'Ouest (Ela), mis en œuvre par le bureau régional de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, sont des instruments d’évaluation importants pour mesurer la qualité, les acquis et les compétences.

Toutefois, a signalé le directeur de l’Institut national d’étude et d’action pour le développement de l’éducation (Ineade), Mame Ibrahima Bâ, ces cadres sont importants, mais insuffisants. Il faut, selon lui, multiplier ces actions pour le développement de l’éducation préscolaire qui est le premier cadre d’accueil des enfants concernant l’apprentissage.
M. Bâ a, par ailleurs, déploré l’absence, au Sénégal, d’un cadre global d’évaluation au niveau du préscolaire comme on en trouve à l’échelle supérieure. « Mais, l’Ineade est dans la phase de modélisation et d’élaboration d’un cadre à l’image du système national d’évaluation des rendements scolaires aux niveaux primaire et moyen ». Il a salué les multiples efforts de l’Etat du Sénégal qui permettent d’améliorer le taux brut de préscolarisation.

Alassane Aliou MBAYE

En présence des autorités scolaires et sanitaires, l’Ong américaine Counterpart international a fait un don de médicaments aux écoles de la région. Il est composé de vitamines et de produits déparasitant pour les élèves et le personnel d’encadrement. La démarche de cette Ong d’apporter son aide aux enfants se justifie par le fait que les rendements scolaires peuvent être compromis par des conditions et comportements qui sapent le bien-être physique et intellectuel de l’apprenant. Pour les responsables de Counterpart international, la mauvaise santé et la malnutrition figurent parmi les principales causes des faibles taux de scolarisation, d’absentéisme des élèves, des résultats scolaires médiocres et des abandons précoces.
Le Dr Abdoulaye Mamadou Bâ, médecin-chef adjoint de la région médicale de Saint-Louis, a salué cet acte des donateurs. Il a indiqué que « ces médicaments vont permettre de prendre davantage en charge les moins jeunes, surtout dans le cadre de la journée de survie de l’enfant » tenue tous les 6 mois par son district. Dans cette même logique, Siaka Bodian, inspecteur de l’éducation a, au nom des autorités scolaires, salué le travail fait par cette Ong, surtout avec l’érection de cantines scolaires.

De l’avis de M. Désiré Yaméogo, coordonnateur de Counterpart international,  le projet cible plus de 40.000 bénéficiaires, dont des élèves, enseignants, directeurs d’écoles et parents d’élèves, dans les départements de Podor, Dagana et Saint-Louis. D’un coût de plus de 5 millions de FCfa, ce partenariat, selon M. Yaméogo, sera davantage intensifié.
Le programme est financé par le département de l’agriculture des Etats-Unis (Usda) pour la période 2014-2017. Ce dernier met à la disposition des écoles des vivres et une assistance technique afin de promouvoir l’alimentation scolaire, la santé/nutrition des élèves et contribuer à l’amélioration de la fréquentation et des performances scolaires.

Pour rappel, Counterpart international, Ong américaine intervenant au Sénégal depuis 2001, met en œuvre, dans 3 départements de la région de Saint-Louis, le projet d’alimentation scolaire dénommé « Food for education ». Il cible 270 écoles situées dans les zones rurales, souffrant d’insécurité alimentaire et d’un faible taux de scolarisation. 204 écoles élémentaires et 66 structures préscolaires sont concernées.

A. M. NDAW

Jusque-là, il n’existe pas de consensus sur le concept de « ville verte ». Mais les avantages et les transformations positives que peuvent générer une ville verte méritent que les gens s’y intéressent. C’est pourquoi l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi) souhaite la définition de directives pour le développement de villes vertes au Sénégal.

Les initiatives de villes vertes sont nombreuses au Sénégal. Elles sont notées sur le plan local et même sur le plan national, sous l’impulsion de plusieurs ministères et des collectivités territoriales. Pour autant, il n’existe pas encore un réel consensus sur le concept de « ville verte ». Aujourd’hui, l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi), en partenariat avec le gouvernement du Sénégal, entend définir, d’ici à décembre 2016, des directives pour le développement de villes secondaires vertes. A cet effet, un atelier de deux jours (28-29 juillet 2016) réunit plusieurs experts en environnement, des urbanistes et des géographes sur la question. « Il faut qu’on arrive à développer des villes secondaires comme étant des pôles de  croissance verte qui mettent en synergie tout ce qui est développement économique, durabilité environnementale et développement des emplois et surtout des emplois verts », a indiqué Mouhamadou Tounkara, représentant-résident du Gggi.

Approche développée ailleurs dans le monde par Gggi, comme au Rwanda, le concept de « ville verte » prône un développement inclusif et une approche intégrée faisant de la ville un écosystème urbain. Avec ses nombreux avantages pour la qualité de vie des populations, la ville verte mérite d’être développée dans les quatre coins du monde, confrontés à une urbanisation galopante. « Une ville verte, c’est une ville qui consomme moins d’espace, moins d’eau, moins d’énergie et qui produit moins de déchets », explique Alé Badara Sy, spécialiste du développement des villes vertes à l’Institut mondial pour la croissance verte. Mais une ville verte fait aussi appel à des innovations sociales, environnementales et technologiques.

Pour Ramatoulaye Ndiaye, secrétaire générale du ministre de l’Environnement et du Développement durable, « la démarche et le modèle » de ville verte prônés par Gggi sont d’une grande pertinence. Car, selon elle, « les villes vertes offrent des options pour atténuer les changements climatiques avec des mesures d’atténuation durables, la promotion de l’économie circulaire… ». Dès lors, il est devenu impératif, selon Mme Ndiaye, de « repenser notre façon de construire et de vivre dans les centres urbains », en développant des approches globales et inclusives capables d’impulser le développement économique et surtout rendre compétitive la destination Sénégal.

Pour l’heure, l’approche méthodologique de ce projet va, dans un premier temps, permettre l’élaboration d’une feuille de route, avant de passer au diagnostic stratégique, aux consultations et à la définition des directives sur les villes secondaires vertes.

Maguette NDONG

Les ministres en charge de l’Eau des pays de l’Uemoa ont lancé, hier, la seconde phase du Programme d’hydraulique villageoise et d’assainissement. D’un coût global de 136,8 millions de dollars Us, il s’inscrit dans la logique de consolidation des acquis.

Le Programme d’hydraulique villageoise et d’assainissement de l’Uemoa suit son cours. Après la première phase qui a permis la réalisation de 3.450 forages dans les 8 pays membres, pour un montant de 34 milliards de FCfa, les ministres en charge de l’Eau de cette institution ont lancé, hier, la deuxième phase. Dans ce cadre, il est prévu la construction de 940 forages équipés de pompes à motricité humaine, de 209 mini adductions d’eau fonctionnant avec l’énergie solaire, thermique et/ou électrique, de 21 adductions d’eau multi-villages et de 21 adductions d’eau autonomes et 6 postes d’eau autonomes.

Dans le domaine de l’assainissement, 19.250 latrines privées et 720 latrines publiques seront mises à la disposition des populations. « Le coût global du programme est de 136,8 millions de dollars Us, dont 87,5 millions de dollars Us proviennent de la Bid, 41 millions de dollars Us de la Commission de l’Uemoa, y compris le paiement de la marge bénéficiaire, et 8,3 millions de dollars Us des Etats membres », a expliqué Ibrahima Diémé, le commissaire chargé du département de la Sécurité alimentaire, de l’Agriculture, des Mines et de l’Environnement de l’Union.

Il a rappelé que ce sont les acquis de la première phase qui ont facilité la mobilisation des ressources financières auprès de la Banque islamique de développement (Bid) pour la seconde phase. Cet accord de financement est bâti sur le nouveau mécanisme de la Bid baptisé « Triple Win » et qui a été validé par le Conseil des ministres tenu à Cotonou le 27 mars 2013. Ce mécanisme permet à la fois à l’Uemoa d’augmenter sensiblement le volume de ses interventions et à la Bid de mobiliser d’importantes ressources au profit des pays de l’Uemoa. « Le programme régional de l’hydraulique rurale et d’assainissement tient toute son importance, car il va contribuer à renforcer les acquis tout en permettant d’amorcer l’extension vers la mise en œuvre des Objectifs de développement durable en matière d’eau et d’assainissement », a fait remarquer le directeur du bureau régional de la Bid de Dakar, Musa Sillah.

Ce programme, a rappelé Mansour Faye, ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, ouvre la voie à la consolidation des acquis et au renforcement des efforts dans les pays membres. Au Sénégal, dans le cadre de la seconde phase, des forages, des mini adductions d’eau et des ouvrages d’assainissement verront le jour dans les régions de Matam, Tambacounda, Kédougou et Kolda. « Il n’y a aucun doute que ce projet contribuera à la réalisation des objectifs du Sénégal émergent ainsi qu’aux Objectifs de développement durable », s’est félicité M. Faye qui est revenu sur les performances enregistrées par le pays.

En 2015, le taux d’accès amélioré global à l’eau potable en milieu rural est de 86,6 % contre 84,1 %. Les nouvelles réalisations ont porté ce taux à 87,2 % en décembre 2015. Le ministre est confiant que les Etats feront bon usage des ouvrages. « Je reste confiant que les réformes entreprises dans la gestion des ouvrages d’approvisionnement en eau potable permettront la pérennisation des infrastructures qui seront réalisées dans le cadre de ce programme », a promis Mansour Faye qui a remercié la Commission de l’Uemoa et la Bid.

Il a aussi mesuré les efforts qui restent à faire pour couvrir les besoins d’autres localités dans l’espace Uemoa. « Malgré les avancées significatives qui seront notées avec la réalisation de cet important programme, nous sommes bien conscients que d’autres régions resteront non couvertes en eau potable et en système d’assainissement adéquat », a déclaré le ministre.

Idrissa SANE

La 50ème année du Concours général sénégalais a été célébrée hier. C’est vrai, 50 ans au service de l’excellence, ça se fête. C’est le lieu de magnifier la clairvoyance du premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, qui, sachant qu’aucune ressource ne dépasse le capital humain -d’où l’importance qu’il accordait à la qualité de l’éducation-, a eu la lumineuse idée de créer le Concours général. L’attachement de Senghor aux choses de l’esprit et surtout à l’expression intellectuelle est connu de tous. Après lui, tous ses successeurs ont travaillé pour que le Concours général sénégalais garde son aura. Car, même s’il est organisé par le ministère de l’Education, ce concours est un patrimoine de la Présidence de la République. L’on comprend pourquoi il est toujours présidé par le chef de l’Etat.

La cérémonie est d’abord une occasion qui permet à la communauté éducative de se retrouver pour célébrer les lauréats, des cracks, mais également de réfléchir sur le devenir de l’école, celle publique particulièrement qui nage, depuis près d’une vingtaine d’années, dans des eaux troubles du fait de la récurrence des grèves, faisant que le quantum horaire n’est jamais atteint dans ce pays. Nul n’ignore les conséquences qu’il ne s’agit point d’exposer ici. Et pourtant, comme le rappelait le chef de l’Etat, lors de la célébration des lauréats en 2014, « l’école publique qui a fait la réussite de beaucoup de Sénégalais est appelée à être une école d’excellence pour tous, sans distinction aucune ». Volonté, patriotisme et dépassement suffiront. Car bien que traversant des vagues, notre système éducatif n’est pas si mauvais. J’en veux pour preuve la réussite de ces nombreux élèves au Concours général sénégalais et celle des étudiants, ces deux années, au sélectif concours de la prestigieuse Ecole polytechnique de Paris. Il faut aussi se féliciter de la montée progressive des séries scientifiques ces deux dernières années aussi. Selon les résultats provisoires du Bac 2016, la série S1 a enregistré un taux de réussite total de 89,3 % (même s’il y a une baisse, car le taux était de 90,2 % en 2015), la S2 a connu un bond de 8 points, la S3, 60 %, la S4, 56,9 % et la S5 qui passe de 10,3 en 2015 à 41 % en 2016. Mieux, il y a eu 11 mentions « Très Bien » contre 4 en 2015. (cf. L’Obs du 27 juillet 2016).

Depuis sa création, le Concours général sénégalais a été marqué par des hommes et des femmes dont les performances restent inoubliables. Il s’agit du Pr Souleymane Bachir Diagne, de Mame Fatim Guèye Diop, de la regrettée Rose Dieng Kuntz, pour ne citer que ceux-là. Comme eux, l’école enfantera toujours des cracks. Puisque chacun porte en soi le talent, il suffit de le réveiller. « En chaque enfant, un trésor enseveli », disait, en 2010, l’enseignante Léna Sène dans son discours d’usage. Mieux, la jeunesse recèle de capacités qui ne demandent qu’à être révélées. La mission de l’école doit tendre vers cela. Il y a donc lieu de trouver un type d’école qui réponde aux attentes de la communauté. D’autant plus que l’éducation est un « droit fondamental », voire « une obligation ». Mais que cela soit une éducation de qualité !

Par Daouda MANE

Des témoignages à la dimension de l’homme lors de cette cérémonie, mais aussi les qualificatifs n’ont pas manqué pour évoquer le parrain de l’édition 2016 du Concours général, en l’occurrence El Hadji Rawane Mbaye, vu comme un éminent professeur, une figure emblématique, un homme de foi, une référence scientifique, un homme religieux d’une probité morale avérée, un érudit connu de tous…

Professeur titulaire à l’Université Cheikh Anta Diop, Rawane Mbaye, qui fut aussi commissaire général au pèlerinage à La Mecque, ancien directeur général de l’Institut islamique de Dakar et ancien inspecteur général de l’éducation nationale, « a contribué à faire connaitre l’Islam et le soufisme à travers la figure charismatique de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif, fondateur de la tidjaniya. Vous êtes assurément une fierté pour la nation et la Ummah islamique », a indiqué le président Macky Sall à son endroit.  Mme Tiané Dieng Basal d’ajouter : « Vous êtes, aujourd’hui, le symbole de ce que l’on peut appeler un grand homme dans le sens d’une utilité pour la société et du service rendu à la communauté surtout éducative ».

Des raisons suffisantes pour que le chef de l’Etat invite les récipiendaires à s’inspirer du Pr Rawane Mbaye. « Un modèle de valeurs », a-t-il déclaré.

O. NDIAYE, A. Diopet I. NDIAYE (stagiaire)

 

La cérémonie de remise des distinctions aux 126 meilleurs élèves, lauréats du concours général 2016, est placée, cette année, sous le thème : « L’éducation comme rempart à l’extrémisme et au radicalisme ». Elle a eu comme parrain le professeur « émérite » Rawane Mbaye. Dans son discours d’usage, Mme Tiané Dieng Basal, professeur au lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque, a appelé à la promotion d’un climat stable et serein, pour que l’éducation reste un rempart « sûr » contre l’extrémisme et le radicalisme.

La salle était pleine à craquer. Il y avait, outre le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, la présidente du Conseil économique, social et environnemental, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, et son collègue Mamadou Talla de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, ainsi que d’autres distingués invités.

A l’occasion de cet évènement ponctué par l’exécution de l’hymne national, la remise d’écharpes d’honneur au président Sall, des projections de films… Mme Tiané Dieng Basal, professeur de français au lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque, dans son discours d’usage, a d’emblée fait comprendre que cette cérémonie requiert une dimension exceptionnelle, en ce sens qu’elle offre, chaque année, à la nation sénégalaise, l’occasion de primer ses enfants qui se sont brillamment distingués par leur persévérance dans le travail.

Au regard du thème de cette année, elle a soutenu, à l’endroit du président Sall, que « c’est certainement pour avoir compris à quel point notre jeunesse est vulnérable à ce fléau des temps modernes, et pour être conscient de la responsabilité du système éducatif face à ce fléau que vous avez retenu ce thème ». Avant d’appuyer que cette thématique est pertinente par son ancrage dans l’actualité mondiale, en ce sens qu’elle permet de positionner l’institution scolaire dans la sphère de toutes celles qui se meuvent pour un monde dépourvu de haine. Mieux, « l’éducation nous permet de cerner nos identités, de comprendre l’autre dans sa différence et de mieux l’aborder. Radicalisme et extrémisme refusent à la modération, à l’équilibre et au juste-milieu, s’abreuvent d’un endoctrinement dogmatique pouvant, d’ailleurs, par voie de conséquence, aboutir à l’intolérance la plus absolue, génératrice de réactions violentes pouvant aller jusqu’à la persécution », a-t-elle ajouté. Convaincue qu’il n’y a pire école que l’école du radicalisme et de la violence, Mme Basal fera aussi comprendre que maintes stratégies que déploie le système éducatif sénégalais fonctionnent déjà comme rempart ces phénomènes. 

Pour une école stable
Elle a aussi alerté sur l’ampleur que prend ce fléau et qui appelle l’institution scolaire à d’autres stratégies et dispositions. « Les enseignants tireraient beaucoup d’un renforcement pédagogique et didactique allant dans le sens d’aider à outiller efficacement les jeunes apprenants face à tous les risques, tous les pièges, en amont et en aval, du radicalisme et de l’extrémisme », a-t-elle plaidé. Tout au plus, « pour que l’éducation reste un rempart sûr contre l’extrémisme et le radicalisme, le cadre incontournable de l’institution scolaire doit connaître un climat stable, paisible et serein », a indiqué Mme Tiané Dieng Basal.

Elle a renchéri qu’avec la pédagogie de « l’approche par les compétences », des comportements attendus passeront par une formation à la citoyenneté, au respect de soi et d’autrui qui sont promus dans diverses disciplines enseignées. En outre, elle a considéré que la lutte contre le radicalisme ne peut et ne doit pas être un chantier uniquement dédié à l’institution scolaire. « Elle doit interpeler toutes les sphères où l’éducation se fait implicitement et explicitement (familles, société, Etat, guides religieux…). La question concerne tous et chacun », a-t-elle précisé.

Littérature orale
En d’autres circonstances et eu égard aux inquiétudes liés aux technologies de l’information et de la communication (Tic), Mme Basal a fait comprendre qu’il s’agit de prémunir les jeunes apprenants de la haine et de l’intolérance, mais aussi et surtout des dangers des Tic. Dans ce sens, « il est devenu une nécessité de former la jeunesse, car si, par exemple, l’Internet et la télévision présentent beaucoup d’avantages, ils cachent aussi de réels dangers. Pourtant, une exploitation pédagogique intelligente de ces réseaux d’information pourrait constituer un rempart au radicalisme », a-t-elle fait savoir.

Aussi, « si l’école se donnait pour mission d’abreuver nos jeunes à cette source si riche de notre littérature orale, notre pays pourrait ériger un rempart solide contre toute forme de radicalisme et d’extrémisme », a-t-elle insisté. Mme Tiané Dieng Basal a invité à veiller à ce que l’écriture ne tue pas le riche patrimoine de notre littérature orale. « Toutefois, a-t-elle indiqué, cette forme d’éducation traditionnelle, pour être un rempart efficace au radicalisme, ne doit pas être fermé au modernisme. Mieux encore, associons-y une mise à contribution de la religion par le biais de l’enseignement religieux dans toute sa pluralité ».

O. NDIAYE, A. Diop et I. NDIAYE (stagiaire)

A l’appel de son nom pour recevoir son prix, le lauréat Alioune Badara Ndiaye du collège Yavuz Selim a ému tout le public qui l’a accompagné par une ovation. Marchant avec des béquilles et sans prothèse de jambe, il a reçu fièrement ses distinctions des mains du Premier ministre. Premier accessit en Citoyenneté et droits de l’Homme, ce jeune originaire de Mbacké vient de décrocher son baccalauréat L2 avec la mention « Très Bien ». Le président de la République lui a offert une prise en charge médicale comprenant la pose d’une prothèse et des frais médicaux à l’étranger. Partenaire du Concours général, la Fondation Computer land lui aussi a donné une bourse d’études de quatre ans en France.

Textes (Oumar NDIAYE, Amadou Diop, Ibrahima NDIAYE (stagiaire) 
et Assane Sow (photos)

La fête de l’excellence a vécu au Grand théâtre, hier, en présence du président de la République, Macky Sall, et d’un parterre d’autorités gouvernementales. Ainsi, l’école sénégalaise a honoré ses meilleurs élèves sous la supervision de la Direction de l’enseignement moyen et secondaire général (Demsg). Dans cet exercice, les potaches de Dakar ont ravi la vedette à ceux des autres régions avec 73 lauréats. Pour l’édition 2016 du Concours général, 2.564 candidats (1.308 en classe de Première et 1.256 en Terminale) ont composé dans 28 disciplines littéraires, scientifiques, techniques et sportives. Le nombre de candidats est en hausse par rapport à l’année dernière où 2.004 élèves avaient composé pour, au final, avoir un total de 124 prix. Parmi ces derniers, 1.519 viennent de la région de Dakar.

Après délibération, 17 prix (premiers et deuxièmes prix confondus) ont été décernés en classe de Première ainsi que 53 accessits. Les élèves de Terminale ont reçu 15 prix et 41 accessits pour cette année. Dans le lot des 117 lauréats figurent 52 filles et 55 garçons. Les académies de Dakar, Pikine-Guédiawaye et Rufisque (région administrative de Dakar) se sont fait remarquer par leurs 73 lauréats.

Sur le classement donné par Omar Bâ de la Demsg, la Maison d’éducation Mariama Bâ (Memba) de Gorée caracole en tête des meilleurs établissements du Sénégal avec quatre deuxième prix et dix accessits pour un total de 29,75 points. Elle est suivie de près par le lycée Seydina Limamou Laye avec 29 points qui obtient 4 prix et onze accessits. Le groupe scolaire Yavuz Selim et le lycée de Thiaroye sont ex aequo à la troisième place. Chacun comptabilise 22,5 points. Le premier a obtenu 2 premiers prix, 1 deuxième prix et cinq accessits. Le second se retrouve avec deux premiers prix, 2 deuxième prix et trois accessits. Le Prytanée militaire Charles Nthiororé de Saint-Louis occupe la cinquième place. Les enfants de troupe ont récolté un premier prix et dix accessits, soit 18,5 points.

O. NDIAYE, A. Diop et I. NDIAYE (stagiaire)

« Je rends grâce au bon Dieu. Je remercie mes parents et mes enseignants. Je dédie ma distinction à toutes les personnes qui ont concouru à mon sacre de cette journée du 28 juillet. Une date qui restera gravée à jamais dans ma mémoire ».

Malgré son handicap physique,  Alioune Badara Ndiaye fait partie des élèves qui ont participé à hisser haut le palmarès du collège Yavuz Selim. Il a remporté le 2ème prix en histoire, plaçant ainsi ce groupe scolaire 3ème ex aequo  dans le classement par établissement. « Mon handicap, je l’ai transformé en force. C’est plutôt un atout. Je viens d’obtenir mon baccalauréat avec la mention « Très Bien » et je souhaite poursuivre mes études en droit en France », a-t-il déclaré.

Un souhait qui  a suscité des réactions séances tenantes. Et c’est le président de la République qui est le premier à réagir. M. Sall a offert au jeune Alioune une prothèse et tous les frais afférents. Ainsi, commença une  longue chaine de solidarité et de soutien en faveur du pensionnaire de Yavuz Selim. Parmi les donateurs, Abdoulaye Thiam, Pca de la fondation Computer land. La Lonase lui a aussi offert 500.000 FCfa. Quant à la compagnie Corsair, elle lui assure ses billets d’avion Dakar/Paris/Dakar pendant toute la durée de ses études.

A tous ces  bonnes volontés qui lui ont apporté soutien et réconfort, ce futur juriste dit merci et s’engage à travailler pour mériter la considération et l’espoir placés en lui.

Pape  Coly  NGOME

« Je viens de signer, lors du dernier Conseil des ministres, un décret portant création et organisation du nouveau lycée d’excellence scientifique de Diourbel qui va venir renforcer nos écoles d’excellence », a informé, hier, le président de la République lors de la cérémonie solennelle de remise des prix aux lauréats du Concours général 2016. Le projet de cette école d’excellence, qui date de longtemps, était programmé pour être une deuxième Maison d’éducation Mariama Bâ devant accueillir des jeunes filles. Finalement, ce sera un lycée carrément versé vers les sciences comme le veut la nouvelle orientation que les autorités veulent imprimer au système éducatif, avec un inversement des tendances pour plus d’apprenants dans les filières scientifiques et techniques que littéraires. Et ce, d’ici à 2025.

L’option est d’arriver à une tendance d’équilibre, voire de dominance, des séries scientifiques qui, d’après les chiffres actuels, accueillent les élèves à hauteur de 30 % des effectifs contre 70 % pour les séries littéraires.

Pour l’ouverture de ce lycée scientifique en cycle internat, le ministère de l’Education nationale avait lancé un appel à candidatures pour le recrutement du proviseur ainsi que des enseignants. Les meilleurs élèves scientifiques du Sénégal (filles et garçons) y seront accueillis en internat à l'issue du collège.

Textes (Oumar NDIAYE, Amadou Diop, Ibrahima NDIAYE (stagiaire) et Assane Sow (photos)


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