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Actualités (2815)

Next Einstein finLe Premier ministre Mahammad Bounn Abdallah Dionne a présidé, hier, la cérémonie de clôture de la première édition du Next Einstein forum. Il a été retenu la mise en place d’un fonds continental pour appuyer la recherche.

Les rideaux sont tombés sur la première édition du Next Einstein Forum. Les intervenants ont dégagé les pistes devant mener au renouveau de l’acquisition et de la transmission des connaissances dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’innovation. Les participants ont retenu la mise en place d’un fonds panafricain. « Nous avons décidé de la création d’un fonds continental pour la recherche », a rapporté le Professeur Mamadou Sankaré. Les scientifiques ont promis de prendre en charge la sensibilisation pour amener les pays à réserver 0,7% de leur Pib à la recherche à l’horizon 2020 et 1%  en 2025.

Ils ont aussi recommandé d’évaluer l’enseignement des sciences dans des universités africaines, dans une perspective de tendre vers les approches intégratrices. «Nous avons convenu de l’évaluation de la qualité des enseignements des sciences par une autorité indépendante », a ajouté le Professeur Mamadou Sankaré.

Le Premier ministre Mahammad Abdallah Dionne, a apprécié l’amorce d’une réflexion, la recherche de meilleures stratégies pour bâtir des politiques scientifiques à la hauteur des urgences qui interpellent l’Afrique. « Vos travaux  permettront à l’Afrique de relever les défis de l’acquisition technologique », a souligné le chef du gouvernement qui a également loué la qualité de son ministre de l’Enseignement et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane. Le Premier ministre a apprécié le fait que les organisateurs aient choisi le Sénégal et surtout la future « ville scientifique », c’est-à-dire Diamniadio, pour se pencher sur des questions de sciences, de technologies et d’innovations. Les organisateurs ambitionnent de poursuivre l’aventure. Ils ont émis le souhait de pérenniser cette initiative. « Nous ne voulons pas uniquement faire de ce forum un événement. Nous voulons l’institutionnaliser », s’est exprimé le président de l’Aims, Thierry Zomahoun. En prélude à la cérémonie de clôture, le médaillé Fields de mathématiques 2010 et directeur de l’Institut Henri Poincaré de Paris, Cedric Villani, a tenu en haleine toute l’assistance de la grande salle du Centre international de conférences de Diamniadio. Il a démontré, avec une dose de poésie, comment les mathématiques ont contribué à comprendre le monde.

Par Idrissa SANE, Oumar NDIAYE (textes)
et Mbacké BA (photos)

Daoudi LahcenDAOUDI LAHCEN, MINISTRE MAROCAIN DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE : « ON NE PEUT PAS DÉVELOPPER UN PAYS AVEC DES LITTÉRAIRES »
Le Maroc va réduire davantage l’effectif de ses élèves et étudiants littéraires. C’est ce que révèle le ministre marocain de l’Enseignement et de la Recherche, Daoudi Lahcen qui a pris part à la première édition du Next Einstein forum à Dakar. La raison est bien simple : un pays qui prétend au développement ne peut pas se permettre d’avoir une certaine proportion d’étudiants littéraires. « Nous avons 60% de scientifiques dans notre système éducatif contre 40% de littéraires. Nous allons réduire davantage l’effectif des littéraires. Nous ne pouvons pas développer un pays en ayant plus de littéraires que de scientifiques », a défendu Daoudi Lachcen qui a ajouté : « Il nous faut une révolution technologique dès l’école primaire. Nos enfants doivent être formés au prototypage, c’est-à-dire qu’ils doivent être captables de démonter et monter des ordinateurs », a lancé Daoudi Lachcen. Le Royaume chérifien a augmenté sensiblement son budget réservé à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. Pour le ministre, le problème n’est pas la disponibilité des ressources financières, mais leur gestion. Le Royaume chérifien a commencé à récolter les fruits de son choix. Il prévoit de fabriquer 400.000 voitures au Maroc en 2017. Au total, plus 15.000 emplois sont créés dans le domaine de l’aéronautique. Le royaume a pris son envol.

I. SANE & O. NDIAYE

SCIENCES ET TECHNOLOGIES : LE SÉNÉGAL ET LE NIGÉRIA JETTENT LES BASES D’UN PARTENARIAT
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane et le ministre de la Science et de la Recherche, Dr Ogbonnaye Onu du Nigéria, ont eu une séance de travail hier. Cette rencontre a été sanctionnée par la décision commune des deux départements ministériels de travailler à promouvoir l’enseignement des sciences et de la technologie. « Nous avons décidé de collaborer pour développer l’enseignement des sciences et de la technologie. Le moment est venu pour l’Afrique de tirer profit de ces ressources naturelles en ayant une maîtrise des sciences et de la technologie », a insisté le ministre du Nigéria, Dr Ogbonnaye Onu.

Pour lui, la transformation socio-économique de l’Afrique dépendra de sa capacité à apprivoiser les sciences et la technologie. « L’Afrique a besoin de ces outils pour accélérer sa croissance économique, asseoir sa transformation sociale et lutter contre la pauvreté », a déclaré Dr Ogbonnaye Onu à la sortie de l’audience avec le ministre Mary Teuw Niane.

I. SANE & O. NDIAYE

LA MOBILISATION DES RESSOURCES INTERNES, UNE NÉCESSITÉ
Les pays africains ne peuvent pas avoir des politiques et des stratégies nationales de recherche en comptant sur les financements extérieurs. C’est la triste analyse livrée par les scientifiques au dernier jour de la première édition de Next Einstein forum ouvert à Dakar depuis 8 mars 2015.

Les financements sont le nerf de la recherche. Cette assertion a été rappelée par plusieurs intervenants lors d’une séance plénière portant sur « l’élaboration d’une stratégie scientifique nationale comprenant la recherche fondamentale ». Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a préconisé la mobilisation des ressources financières internes. Pour lui, les pays ne peuvent pas asseoir des politiques ou des stratégies nationales de recherche en comptant sur l’aide extérieure. « Nos Etats doivent être les premiers à mettre la main à la pâte pour financer la recherche. Il nous faut une mobilisation de nos ressources endogènes. Si nous comptons sur les partenaires, il y a des risques que tout s’arrête à la fin des projets », analyse le ministre Mary Teuw Niane.

Le Président directeur général de la Fondation pour la recherche nationale de l’Afrique du Sud, Molapo Qhobela, a esquissé les axes prioritaires d’investissement. Parmi ces axes, il évoque la modernisation des laboratoires, l’amélioration de l’environnement de la recherche. « L’Afrique doit orienter en priorité ses ressources financières destinées à la recherche à la création d’infrastructures. Nous ne pouvons pas attirer les meilleurs étudiants, professeurs et chercheurs si nous n’avons pas des équipements modernes », affirme Molapo Qhobela.

Auparavant, la directrice de la Fondation pour la recherche nationale de la science des Etats-Unis, France Cordova, a soulevé les contraintes dans l’engagement des partenaires à supporter des recherches.

En réalité, ces partenaires comme les entreprises ne sont pas toujours sûrs d’avoir un retour d’investissement. « Il y a un risque dans le financement de la recherche. Parce que ce n’est pas sûr que les travaux aboutissent à des résultats et à des applications. Il n’y a pas beaucoup d’entreprises, de privés qui prennent ces risques », fait remarquer France Cordova qui a aussi mentionné les barrières à l’appropriation des infrastructures au niveau national.

La Fondation nationale de la Science des Etats-Unis (Nsf) a un budget de 8 milliards de dollars.

I. SANE & O. NDIAYE

Thierry ZomahounTHIERRY ZOMAHOUN, PRÉSIDENT DIRECTEUR GÉNÉRAL DU NEXT EINSTEIN FORUM : « L’AFRIQUE DOIT INVENTER POUR NE PAS RESTER UN CONTINENT DE CONSOMMATION »
L’édition 2016 du Next Einstein Forum (Nef) s’est tenue pour la première fois en terre africaine. Pendant trois jours, du 8 au 10 mars 2016, la communauté scientifique mondiale et africaine s’est réunie à Dakar pour échanger et discuter des perspectives dans le domaine des sciences et technologies. Le Nef, une initiative de l'Institut africain des sciences mathématiques (Aims) et de la Fondation Robert Bosch Stiftung, mobilise les talents pour résoudre les problèmes les plus urgents grâce à la science, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques (Stem) ainsi qu’aux sciences sociales. Le Béninois Thierry Zomahoun, Président-directeur général du Next Einstein forum, revient, dans cette interview, sur le bilan de l’édition de 2016 ainsi que des bénéfices que l’Afrique peut tirer de ce forum.

Quel bilan tirez-vous de la première édition du Next Einstein ?
Nous sommes soulagés parce que le forum est fini. Mais nous avons dépassé les objectifs que nous nous sommes fixés. Ce forum a été une grande réussite. Le premier facteur pour mesurer cette réussite, c’est d’abord les jeunes lauréats que nous avons vus. Ils sont en train de faire un travail remarquable dans le domaine de la science. Le deuxième indicateur de réussite est le niveau et la qualité de la représentation de la communauté scientifique internationale et panafricaine. Environ 1.000 personnes de plus d’une centaine de pays ont pris part à cette rencontre. Le troisième indicateur qui est aussi un motif de satisfaction, c’est l’excellente logistique qui a soutenu tous ces trois jours de forum. Nous sommes soulagés et contents. Nous remercions l’Etat du Sénégal de nous avoir permis d’organiser ce forum.

C’est la première fois que ce forum se tient en Afrique. Quelles sont les retombées pour le continent ?
Un mouvement scientifique est né au Sénégal. Celui-ci va se développer en intensité. Il s’agit du mouvement scientifique des jeunes africains. Les 15 lauréats et les 54 ambassadeurs sont les pionniers d’une communauté qui est en train de voir le jour. Les retombées, c’est que cette communauté scientifique va s’agrandir et nous voulons qu’elle s’agrandisse de manière dynamique.

Nous ne  pouvons pas voir ou toucher la deuxième retombée pour le continent africain. Nous avons pu montrer qu’il y a des scientifiques africains. Mais ils sont invisibles parce que d’autres nouvelles ont plus d’importance dans les médias. Donc, c’est un changement de perception et de perspective sur le continent africain.

Les personnes vont se dire qu’elles ne savaient pas que quelque chose de scientifique, de technologique se déroulait sur le continent africain. L’autre retombée, c’est que cette plateforme, qui est le Next Einstein Forum, va rester. C’est une plateforme qu’on veut intégrative pour amener les décideurs politiques, les scientifiques et les leaders du monde l’entreprise, ensemble, pour qu’ils investissent dans la recherche scientifique.

L’Afrique est confrontée à plusieurs défis dans son développement. Quel peut être l’apport des sciences ?
L’apport des sciences dans défis que l’Afrique doit relever est énorme. Sans les sciences, l’Afrique ne peut pas se transformer. Ce n’est pas avec l’éducation de base ou en nourrissant les gens qu’on transforme une nation. L’éducation de base ou les programmes alimentaires sont bien et importants. Mais nous avons besoin d’investir dans la science pour avoir certaines transformations. Par exemple, presque tous les pays africains ont des problèmes énergétiques. Au lieu de continuer à importer des groupes électrogènes, que faisons-nous du soleil, des grands barrages que nous avons ? Vous ne pouvez pas investir pour transformer votre destinée énergétique si nous n’investissons pas dans la recherche et la formation scientifiques. Nous avons besoins d’ingénieurs. Nous n’en avons pas beaucoup parce que la plupart sont aux Etats-Unis. Nous avons besoin d’eux pour qu’ils restent en Afrique et y travaillent. Ce sera la contribution de la science. Nous avons aussi besoin d’inventer parce nous ne devons pas continuer à être un continent de consommation. Nous consommons des technologies produites ailleurs. Nos jeunes scientifiques doivent aussi inventer pour que nous consommions ce qui est produit chez nous.

Le Next Einstein Forum a-t-il des perspectives pour l’Afrique ?
Les perspectives pour l’Afrique sont très belles. Et elles vont porter le développement du continent. Nous voulons que dans les cinq prochaines années, le monde entier regarde l’Afrique et se dise qu’il y a quelque chose qui bouge dans ce continent sur le plan scientifique et technique. L’Afrique n’est pas qu’un continent de misère, de pauvreté et quelque chose est en train de bouger. Nous devons donc arriver à changer la perception que les personnes ont de l’Afrique. Et que quand on regarde ce continent, on pense à ces choses que j’ai citées.

La deuxième perspective, c’est que nous puissions former nos jeunes scientifiques et ingénieurs et les garder en Afrique. Il faut aussi donner la possibilité à nos jeunes chercheurs de publier, de partager et de communiquer les résultats de leurs recherches avec leurs pairs en Afrique et dans le monde. C’est pourquoi le Nef a été créé. Nous voulons aussi amener le secteur privé à saisir l’importance des sciences pour le développement économique et à investir dans l’éducation et la formation scientifique.

Avez-vous un horizon pour l’émergence des Einstein africains ?
Il serait hasardeux et amateur de donner un délai. Les Einstein se produisent quand il y a un environnement favorable, des infrastructures de recherche, des espaces de réflexion propres, des collaborations avec d’autres chercheurs. Ce que nous faisons, c’est que nous sommes en train de créer de tels environnements pour permettre au prochain Einstein de s’éclore. Est-ce-que ce sera dans 20 ou 30 ans ? Nous sommes convaincus que de notre vivant, nous verrons des prix Nobel en sciences sur le continent africain. Même si nous ne verrons pas cet Einstein africain, nos enfants vont le voir.

Quel dernier message le Nef envoie à l’Afrique ?
Le dernier message, c’est que l’Afrique doit prendre ses responsabilités scientifiques et technologiques. Elle doit aussi être le continent de l’avenir scientifique du monde entier. C’est le continent que tout le monde doit regarder et où tous doivent aller chercher les talents scientifiques. Nous voulons aussi que le continent soit autosuffisant sur le plan technologique et scientifique.

Propos recueillis par I. SANE & O. NDIAYE

MOBILITE DES CHERCHEURS : 5 LAURÉATS SERONT EN IMMERSION DANS LES LABORATOIRES D’IBM
La firme américaine IBM a signé avec le Next Einstein Forum une convention de partenariat. Cette convention va permettre à 5 Nef lauréats de visiter  des laboratoires de recherche de l’entreprise informatique américaine dans plusieurs pays du monde, ceux du Kenya, des États-Unis, de la Suisse, de la Chine, de l'Inde, du Brésil, d’Israël et d’Australie. Ces 5 lauréats  seront choisis conjointement par le Nef et Ibm à travers de processus de sélection qui portera sur des critères tels que  la formation scientifique et la réalisation, le potentiel de leurs recherches dans des contextes africains et mondiaux, l'application novatrice de technologies de pointe, etc. « Les économies africaines ont connu une croissance phénoménale au cours des dernières décennies. Pour soutenir cette croissance dans l'avenir, il est impératif de soutenir le développement de l'économie du savoir de l'Afrique et de conduire la science en Afrique, pour l'Afrique et le monde », affirme  Dr Solomon Assefa, directeur du laboratoire de recherche d’Ibm basé en Afrique du Sud. Ethiopien de nationalité, Dr Assefa, qui estime qu’il y a beaucoup de cadres africains dans le top management d’Ibm, cette initiative est conçue pour « soutenir certains des plus prometteurs jeunes scientifiques africains et leur fournir les compétences et les réseaux professionnels dont ils ont besoin pour faire une différence en Afrique et au-delà ».

I. SANE & O. NDIAYE

Oley Dibba WaddaOLEY DIBBA WADDA, SECRÉTAIRE EXECUTIVE DE L’ADEA : « LES STIM SERONT AU CŒUR DE NOTRE TRIENNALE DE 2017 »
Bras technique de l’Union Africaine (Ua) en matière d’éducation et logée à la Banque africaine de développement, l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique (Adea) veut profiter de sa triennale qu’elle va organiser les 15, 16 et 17 mars 2017 pour harmoniser les différents agendas africains de développement autour de l’éducation. Selon sa Secrétaire exécutive, la Gambienne Oley Dibba Wadda, cet événement prévu à Marrakech, au Maroc, permettra de mettre en corrélation les différends agendas de développement en Afrique comme celui de l’Ua, agenda 2063, et les adapter aux besoins éducatifs des pays pour leur développement. La question de la réorientation de l’éducation vers les Sciences, Techniques, Ingénierie et Mathématiques sera aussi au cœur des débats, selon Mme Wadda. « A ce niveau, le rôle de l’Adea est d’accompagner les pays membres africains selon les priorités qui découlent de leurs besoins spécifiques. C’est dans ce sens que l’Adea accompagne les pays à renforcer leurs programmes éducatifs, appuie dans la mise en action des partenaires, identifie les partenaires potentiels qui peuvent aider les pays africains à apprendre des autres et améliorer l’existant », affirme-t-elle.

I. SANE & O. NDIAYE


SanteLa ville de Pire vient d’étrenner son centre de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus qui, séance tenante, a été baptisée « Idy Ly Sissoko ». La structure sanitaire a été inaugurée le 8 mars.

Financé à hauteur de 30 millions de FCfa par la Bank of Afrika (Boa), le Centre de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus a été inauguré ce 8 mars. La cérémonie a été présidée par le gouverneur de Thiès, Amadou Sy qui a délivré le message du ministre de la Santé et de l’Action sociale, en présence du Directeur général de la santé, Dr Papa Amadou Diack. Mme Kène Diagne Mbacké, présidente de commission de la microfinance a, au nom des femmes de Pire, salué l’érection de cette structure sanitaire. Car, dans cette zone du département de Tivaouane, des cas de cancer du sein et du col de l’utérus sont souvent constatés. Elle a souligné que pour se faire dépister, les femmes sont obligées de se rendre à Dakar alors qu’elles n’ont pas les moyens de supporter le coût de la prestation très élevé.

D’ailleurs, aucun programme national de dépistage et de traitement des cancers n’a encore vu le jour au Sénégal, a fait savoir le Gouverneur de Thiès Amadou Sy, au nom du ministre de la Santé. Cela, ajoute-t-il, « malgré l’incidence de cette maladie qui est aujourd’hui estimée à 6.800 nouveaux cas au Sénégal, avec une mortalité d’environ 70%, due essentiellement à une consultation tardive. Des chiffres qui devraient être multipliés par 2 ou 3, compte tenu de la majorité de décès à domicile des personnes âgées ».

50% des cas de cancer sont évitables
Pourtant, selon le Gouverneur Sy, « plus de 50% des cas de cancer ont des causes évitables, par des mesures de prévention simples, basées sur une bonne sensibilisation et une détection précoce des lésions précancéreuses ».

Le Pr Abdoul Aziz Kébé, président de l’association de lutte contre le cancer, souhaite que des centres de ce genre se multiplient à travers le pays. Le président de la Fondation de la Boa Sénégal, Alioune Ndour Diouf, a engagé l’institution financière dans cette dynamique. Selon lui, la prochaine étape pourrait être la ville de Fatick.

Le maire de la ville, Serigne Mboup, par ailleurs président du Conseil d’administration de la Société africaine de raffinage (Sar), « s’est réjoui de cet important acquis au plan sanitaire pour la commune de Pire qui aspire maintenant à un centre de santé compte tenu de son importance démographique, mais aussi de son statut de cité religieuse et du nombre de localités polarisées par le poste de santé ».

Il est revenu sur la marraine du centre Idy Ly Cissoko qui fut une épouse exemplaire, une femme de développement qui s’est toujours illustrée dans la promotion de la femme. « Elle a aussi longtemps souffert de cette maladie jusqu’à son rappel à Dieu en 2014 », a rappelé le maire.

Il faut noter que pas moins de 500 femmes ont été dépistées le même jour dans le cadre d’un partenariat avec la Jeune chambre internationale (Jci).

Mohamadou SAGNE


Bole AddisIl est rare de voir des hommes s’investir dans la gestion de la santé de leur famille, à part la mobilisation des ressources financières. Mais à Addis-Abeba certains pères de famille franchissent le rubicond et se présentent, accompagnés de leurs épouses, dans les centres de vaccination pour qu’on administre à leurs enfants les doses de vaccins essentiels à leur survie.

Besrat Belai tient son bébé de 10 mois entre ses bras. Installé devant la salle de vaccination du centre de santé (Tena Tabia) de l’arrondissement de Bole, situé en plein cœur d’Addis-Abeba, il donne le biberon à son fils Bamlak. Son épouse, assise juste à côté, les observe avec attention. Le couple attend son tour afin que leur enfant puisse bénéficier des vaccins essentiels à sa survie. Le moment venu, Besrat pose le biberon, réajuste la chemise de son fils et pénètre avec son épouse dans la salle de vaccination. Il pose Bamlak sur la balance. Le poids du bébé relevé, on lui administre la vitamine A. La maman se tient à l’écart et regarde l’agent de santé préparer le vaccin à administrer à son fils, toujours entre les bras de son papa. Quand l’infirmier le touche au moment de nettoyer sa peau avec de l’alcool avant l’administration du vaccin, Bamlak se débat. Ses pleurs envahissent toute la salle. Son papa tente de le calmer, mais en vain. Sa maman est alors obligée de la mettre au sein pour que l’agent de santé puisse enfin lui administrer une dose de vaccin.

Plus chanceux, un autre monsieur est lui parvenu à tenir son enfant jusqu’à ce qu’on le vaccine. Il fait partie de ces hommes présents avec leurs épouses dans le centre de santé de Bole, une structure sanitaire de proximité couvrant environ 95.000 personnes.

Ici, même si les femmes sont plus nombreuses, quelques hommes se font remarquer dans le lot des parents qui s’impliquent dans le suivi des soins de santé primaire de leurs enfants. D’ailleurs, M. Belai justifie sa présence dans cette structure sanitaire par le souci d’une meilleure gestion de la santé de sa famille. « Ce n’est pas la première fois que je viens ici. Quand mon épouse était en état de grossesse, je l’accompagnais pour les consultations prénatales. Donc je trouve normal voire obligatoire de venir vacciner mon enfant », témoigne-t-il, soulignant qu’il a obtenu une permission de s’absenter pendant quelques heures de son lieu de travail. « Quand je dis que je m’absente pour aller vacciner mon enfant, cela ne pose aucun problème », partage-t-il sourire aux lèvres.

Bonne connaissance de la vaccination par les populations
De l’avis d’un agent de santé travaillant au bureau de la vaccination du centre de santé de Bole, plus de 2.000 enfants de moins d’un an y sont suivis. Grâce aux efforts combinés du personnel infirmier et des travailleurs du Programme d’extension communautaire, le taux de couverture vaccinale a atteint 80%. Ce succès est lié, selon l’agent de santé, à une bonne connaissance des populations de la vaccination. « Nous sommes en plein cœur d’Addis-Abeba. Le centre de santé est très proche des populations qui s’y rendent facilement », souligne-t-il, précisant qu’il arrive que des enfants commencent leur vaccination dans cette structure sanitaire et vont le poursuivre ailleurs. « Même s’ils reviennent, on les accepte », indique-t-il.

Concernant les enfants dont les rendez-vous ne sont pas respectés, une stratégie particulière est déployée pour les garder afin de leur administrer les doses de vaccins nécessaires au moment opportun. « Nous avons un registre où nous mentionnons les nom (s), prénom (s), adresse, numéro de téléphone. Si l’on se rend compte que les parents n’ont pas emmené leurs enfants, on les appelle et généralement ils viennent », explique une infirmière. Selon elle, les travailleurs du Programme d’extension communautaire sont aussi utilisés pour atteindre les perdus de vue. « Ils se rendent dans les domiciles pour que les enfants puissent recevoir leurs vaccins », informe-t-elle, relevant que la vaccination de même que tous les soins de santé maternelle et infantile sont gratuits dans le public. « Le gouvernement assure le financement de la santé dans le public. C’est pourquoi il peut arriver que certaines personnes quittent le privé pour le public où les soins de santé sont gratuits. Pour cette raison, nous pouvons des fois avoir des chiffres qui dépassent largement nos prévisions », soutient l’infirmière qui informe qu’en Ethiopie il n’y a pratiquement pas de communautés qui résistent à la vaccination.

Maïmouna GUEYE (De retour d’Addis Abeba)


Vaughan TurekianL’Université Cheikh Anta de Dakar a abrité, le 7 mars, une conférence sur le thème « Sciences, technologies et innovations pour le développement durable ». Elle a été l’occasion pour le conseiller scientifique du secrétaire d’Etat américain, Vaughan Turekian, de rappeler l’importance considérable des sciences et technologies face aux enjeux de l’heure.

La maîtrise des différents outils dont dispose le monde doivent être utilisés pour maîtriser l’avenir. Les échanges scientifiques et technologiques peuvent permettre, selon le docteur Vaughan Turekian, d’y arriver. Cela passe par une approche inclusive et une prise de conscience par les gouvernements, le monde des affaires, les religieux, les scientifiques et toutes les composantes de la société, des défis auxquels fait face la planète. Le conseiller scientifique du Secrétaire d’Etat américain se réjouit que les décideurs sénégalais aient pris des résolutions dans ce sens.

« La loi contre l’utilisation de sacs plastiques est une initiative louable », affirme-t-il, conscient de leurs effets néfastes sur l’océan. Se fondant sur des résultats d’experts sénégalais, il indique que 75% des protéines consommées au Sénégal proviennent des poissons, alors que les prévisions sur les ressources marines sont alarmantes, non sans rappeler que la majorité de la population habite dans la zone côtière. Beaucoup de pays dont le Sénégal et les Etats-Unis, selon lui, travaillent à la préservation de l’océan, de l’écosystème et à la promotion de méthodes de pêche modernes. Sous ce rapport, une grande rencontre sur le thème « Conférence sur notre océan » est prévue cette année. Cette troisième conférence du genre regroupera tous les continents. « D’ores et déjà, renseigne-t-il, la communauté internationale s’est engagée à protéger quatre millions de km2  d’océan avec un financement à hauteur de quatre millions de dollars ».

La question de l’agriculture est un autre défi auquel les décideurs doivent, en collaboration avec les scientifiques, faire face. Vaughan Turekian salue, dans ce sens la création au Sénégal d’un Institut supérieur d’agriculture et d’entreprenariat qui aura, selon lui, une incidence certaine sur la sécurité alimentaire. Cette initiative épouse les actions de l’Usaid qui visent à la redynamisation du secteur où s’activent 75% de Sénégalais. Le paradoxe se trouve dans le fait que le Sénégal importe 75% de sa consommation en riz. « La sécurité alimentaire, rappelle-t-il, est inscrite dans les 17 objectifs à atteindre dans le programme 2030 défini par des leaders du monde au siège des Nations Unies. La Cop 21, tenue trois mois plus tard à Paris, ne réaffirme, en d’autres termes, que ce souci d’apporter des solutions concrètes aux urgences de l’heure, notamment le changement climatique ». Pour cela, il pense qu’il ne s’agit pas seulement de légiférer. Il faut faire comprendre aux gens les risques encourus et donner aux sciences et technologies la place qui doit être la leur. Le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Ibrahima Thioub, ne dit pas le contraire, lui qui en a fait « la clé de la compétitivité ».

Alassane Aliou MBAYE


VeterinaireLa rentrée solennelle de l’Ecole Inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires (Eismv) a eu lieu le 26 février dernier. Une occasion pour le directeur général,  le Pr Yalace Kaboret, de dévoiler le projet Eismv 2020 qui tourne autour de sept axes.

Le nouveau directeur général de l’Ecole Inter-Etats des sciences et médecines vétérinaires (Eismv), le Pr Yalace Kaboret, a saisi la rentrée solennelle de l’institution pour dévoiler sa feuille de route. Ainsi, il a fait un plaidoyer pour l’accélération de ce qu’il appelle « la dynamique de réformes et de changements ». Lesquels permettront à l’institution universitaire de faire face à la menace de l’insécurité financière et de la complexité des défis nationaux, régionaux actuels et futurs.

Le Pr Kaboret a aussi proposé à ses collaborateurs un projet Eismv 2020 structuré autour de sept axes stratégiques d’intervention. Il s’agit, entre autres, de l’exploitation des nouveaux mécanismes de financement, de la modernisation, de la gouvernance, de la gestion des ressources humaines pour répondre aux enjeux et défis de fonctionnement harmonieux.  La promotion de la recherche et la valorisation des résultats pour produire des savoirs innovants qui contribuent à la sécurité sanitaire et au développement des productions animales font partie des axes de ce projet.

Le Pr Yalace Kaboret a promis d’apporter des solutions à tous les problèmes identifiés. « Notre ambition commune à l’Eismv est d’assurer la qualité de notre enseignement pour une meilleure employabilité de nos diplômés », a-t-il souligné. Selon lui, la qualité, c’est aussi d’avoir des enseignants-chercheurs de bon niveau et en nombre suffisant.

En prononçant le discours d’ouverture, le représentant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr Babacar Guèye, a réaffirmé l’engagement du Sénégal de continuer à œuvrer pour la poursuite du développement et de la modernisation de l’institution. Il a assuré que l’Etat du Sénégal va soutenir l’école à retrouver son équilibre financier.

La conférence inaugurale de cette rentrée solennelle a été animée par le directeur exécutif du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles, Dr Paco Sérémé, sur le thème « La Cop21 : défis et enjeux pour l’agriculture africaine ». Pour Dr Paco Sérémé, l’Afrique subsaharienne est confrontée à des contraintes biophysiques telles que les sécheresses, l’acidité du sol, la pauvreté en nutriment des terres agricoles et pastorales et leur dégradation, qui ont des répercussions sur le développement agricole.

Il a averti que la menace du changement climatique pourrait se révéler plus difficiles pour le système de production agricole sous-régionale qui fait déjà face à de nombreuses contraintes.

Eugène KALY


Medicaments imageL’Association des femmes pour la promotion de l’entreprise au Sénégal (Afepes) et celle sénégalaise des professionnels de la santé (Asps) ont offert aux femmes de la région de Dakar l’opportunité de se faire dépister et de bénéficier gratuitement des soins de maladies chroniques.

A Dakar, pour aider certains femmes qui n’ont pas assez de moyens financiers de faire face aux maladies chroniques, l’Association des femmes pour la promotion de l’entreprise au Sénégal (Afepes) a organisé, le 5 mars, en partenariat avec l’Association sénégalaise des professionnels de la santé (Asps), une journée de dépistage des cancers féminins (col de l’utérus, sein), du diabète et de l’hypertension artérielle.

Tôt dans la matinée, les femmes ont pris d’assaut le Centre socioculturel de Derklé où des professionnels de la santé leur ont offert des soins. Pour la présidente de l’Afepes, Oulimata Dioum, c’est une excellente chose de dépister et d’offrir des soins aux femmes démunies. Surtout que ces dernières « n’ont pas assez de moyens pour se prendre en charge. Elles n’ont même pas de l’argent pour se faire dépister», a-t-elle souligné. La présidente de l’Afepes est convaincue qu’aucune actrice de développement ne va faire avancer son entreprise si elle n’est pas en bonne santé. La présidente de l’Association sénégalaise des professionnels de la santé (Asps), Mme Fatou Ndiaye Djméra, a, pour sa part, expliqué qu’après une analyse situationnelle, les membres de son mouvement ont constaté que les cancers sont en train de ronger les femmes. « Cette maladie est devenue un problème de santé publique avec un taux de mortalité élevé. En tant que professionnels de la santé nous avons décidé d’organiser, chaque 8 mars, un dépistage des cancers féminins (cancer de sein et du col de l’utérus) », a soutenu Mme Djméra. Elle a rappelé que les femmes des régions de Louga, Saint-Louis, Tambacounda, Matam, Kaolack et Thiès ont déjà bénéficié de ce programme. « Nous avons aussi saisi cette journée pour sensibiliser les femmes sur la prévention des maladies chroniques», a fait savoir Mme Dioum qui a invité les Sénégalaises à veiller à leur hygiène de vie. « Il faut manger sain et pratiquer du sport. Même les femmes âgées doivent faire la marche», a-t-elle conseillé, promettant soutien le  de l’Afepes aux femmes atteintes des maladies chroniques, surtout les cancers, le diabète ou l’hypertension artérielle.

Eugène KALY


 

Gaudemar recteur AufNouveau Recteur de l’Agence universitaire de la Francophone (Auf), Jean-Paul de Gaudemar a réservé au Sénégal sa toute première visite en dehors des services centraux de l’Agence. Dans cet entretien, il explique ce choix et dessine les futurs axes de coopération avec le Sénégal.

Vous êtes Recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie. Pourquoi avoir choisi Dakar pour votre premier déplacement en dehors des services centraux de votre institut ?
Le choix de venir à Dakar pour ma première visite en dehors de nos services centraux s’explique par des raisons faciles à comprendre. Dakar, historiquement, est le premier Bureau en région que l’Agence a installé. C’est l’un de nos plus importants bureaux à la fois par les personnes qui le composent et par les pays dont il a la responsabilité. En outre, Dakar est une ville importante pour la Francophonie parce que s’y est tenu le dernier Sommet de la Francophonie avec une focalisation sur des questions que je crois très importantes pour nos universités. Le Sommet de Dakar a été en grande partie consacré à la Francophonie économique. C’est pour montrer que la Francophonie n’est pas seulement un domaine réservé à la promotion de la langue ou à l’entretien d’un héritage culturel. De plus en plus le rôle de la Francophonie se pose en termes de développement économique et une de nos ambitions est de montrer que la Francophonie est aussi un outil de développement économique. Pour nous universitaires, c’est un élément essentiel. Nous sommes convaincus que les universités sont des opérateurs non seulement académiques, mais tout autant elles doivent être des opérateurs économiques et sociaux. Cette question est la première pour nos universités comme elle l’est pour l’ensemble de la Francophonie. Et au-delà de cette question de débouchés de nos étudiants, d’une façon générale, il n’y a pas de grands projets de développement aujourd’hui qui n’ait pas besoin de formation supérieure, de recherche, de transfert de technologies. Et en quelque sorte c’est à Dakar que cette question essentielle a été posée de la manière la plus forte pour la première fois dans le monde de la Francophonie.

Qu’est-ce que l’Auf peut apporter au Sénégal dans un tel contexte ?
Dans la mesure de ses capacités, l’Auf accompagnera, autant que le Sénégal le voudra, cette ambition. La grande force de l’Agence est d’être un réseau international regroupant 800 universités du monde. On peut mettre ce réseau mondial au service d’une solidarité universitaire en faisant profiter de l’expérience des uns et des autres, en opérant la circulation de bonnes pratiques, de transfert d’expertise. Nous sommes prêts à mettre tout cela au service du développement universitaire au Sénégal. De même que par des partenariats que nous souhaitons développer avec des opérateurs publics et privés de développement. Nous pouvons amener des éléments de contenu en matière de formation des ressources humaines, de contenus d’enseignement, d’ingénierie pédagogique. Nous sommes en permanence dans cette offre de service à nos partenaires sénégalais et des autres pays.

On est passé de la Francophonie culturelle à la francophonie politique et aujourd’hui on parle de la Francophonie économique. Comment la Francophonie universitaire peut-elle contribuer à cette dynamique de développement ?
D’abord, il ne faut pas opposer les trois éléments, ils ne sont pas antonymiques. Ce qu’il faut souligner, c’est que les universités ne sont plus simplement des opérateurs culturels ou académiques. Quand on atteint la taille de nos universités, comme celle de Dakar, il est évident qu’on est en face d’une réalité qui est beaucoup plus que l’université. C’est une réalité économique par le nombre d’étudiants qu’elle accueille, le nombre de personnel qu’elle emploie, les équipements dont elle a besoin, les locaux qu’elle occupe. Donc, il y a déjà un poids économique des universités qui fait que quand on implante une université quelque part, forcément on engendre des éléments de développement économique, ne serait-ce que par les chantiers qu’elle provoque. Donc, déjà en soi, le simple développement universitaire est un élément important de développement économique. C’est un mouvement qu’il ne faut pas négliger. Mais au-delà de ce phénomène lié à l’université elle-même, l’université n’a pas vocation à rester à l’intérieur de ses murs. L’université moderne, c’est une université qui prend part à la vie de la cité, de la vie économique et sociale. L’université travaille pour la société. Elle doit donc d’abord se préoccuper de cela. Les grands risques qu’ont connus un certain nombre de pays avec un développement universitaire important, c’est de produire énormément de diplômés qui, ensuite, trouvent énormément de difficultés à s’insérer socialement. Les universités ne peuvent pas rester indifférentes à cela.

Quels sont vos premiers grands projets pour le Sénégal quand on sait que vous voulez placer votre mandat sous le sceau de l’innovation, de l’expertise et de l’innovation ?
Au-delà de ce que nous avons fait jusqu’ici et qui était centré sur l’apprentissage de l’outil numérique, nous voulons faire de nos agences des lieux privilégiés de l’innovation pédagogique. Nos universités n’ont pas besoin de rénover simplement leurs amphithéâtres, d’acheter de nouveaux équipements, elles ont aussi besoin de rénover leur modèle pédagogique. Nous offrons aux jeunes générations un modèle pédagogique qui date du 17ème siècle avec une organisation pédagogique qui reflète l’état de l’université quand elle accueillait 0,01% de la population. Aujourd’hui, nos universités reçoivent beaucoup plus d’étudiants. Il faut donc s’adapter. De ce point de vue, le numérique est un excellent outil à condition qu’on n’en face pas une fin en soi, mais s’en servir pour inventer de nouvelles formes de formation. Il faut créer donc de nouveaux modèles et les transposer s’ils réussissent. En ce qui concerne la question de l’expertise, avec le réseau dont nous disposons, nous voulons faire circuler cette expertise notamment en matière de formation des ressources humaines. Parce que le gros problème que va avoir le Sénégal, comme d’autres pays similaires, dans les années à venir, c’est les ressources humaines, avoir des enseignants et des chercheurs qui seront capables de prendre cela en main. L’Auf peut participer à la formation de ressources humaines. Nous sommes en train de construire un méga-portail de toutes les ressources universitaires numériques francophones en accès libre. Il sera prêt dans quelques mois. Les universités peuvent y puiser pour bâtir leurs nouvelles formations.

Propos recueillis par Elhadji Ibrahima THIAM


A Diouf Sarr MaireLe ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, invite les ménages à s’impliquer dans la lutte contre l’insalubrité dans l’espace public. Il a lancé cet appel à Yoff samedi dernier.

La gestion des déchets ne peut pas être une affaire exclusive des techniciens et des responsables de l’Unité de coordination pour la gestion des déchets solides (Ucg). En fait le concept « And Defar Sunu Gox » véhicule l’approche inclusive de la lutte contre l’insalubrité. Après Kaolack et la Médina, c’est au tour de la commune de Yoff de s’engager dans le programme « And Defar Sunu Gox », aux côtés des populations, des chefs religieux et coutumiers pour offrir un cadre de vie plus attrayant à la cité religieuse.

« Nous pouvons dire que notre objectif est atteint avec cette forte mobilisation. Je saisis cette occasion pour dire que le concept « And Defar Sunu Gox » implique l’engagement de tous, chacun peut apporter sa contribution à l’amélioration du cadre de vie », précise le coordonnateur de l’Ucg, Ibrahima Diagne.

Le directeur de la communication et des relations extérieures de la Sonatel, Abdoul Karim Mbengue, a rappelé que leur entreprise, dans le cadre la Rse, s’implique aux côtés des autorités afin de lutter contre l’insalubrité. Le groupe a dégagé des axes pour la promotion du « bien-être communautaire », la « préservation de l’environnement », et a lancé le concept « Sonatel, villes propres ».
Le président des élus locaux, Allé Lô a salué la nouvelle approche. « Il faut que le partenariat se consolide entre les différentes parties prenantes. On parle « And Defar Sunu Gox », mais nous devons aller vers « And Defar Sénégal ». Selon lui, « la lutte contre l’insalubrité doit être une priorité pour le Sénégal ».

Le discours du maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, est dominé par l’invite à l’appropriation des gestes éco-citoyens. Aujourd’hui, le défi, c’est d’amener les uns et les autres à revoir leurs rapports avec les déchets et leur cadre de vie. Les actions des techniciens n’auront pas d’effet si juste après le balayage, les passants jettent des tasses de café, ou des populations transforment les trottoirs en dépotoirs. Il indique : « La Sonatel, en s’engageant dans "And Defar Sunu Gox", prouve encore une fois que c’est une entreprise citoyenne. La lutte contre l’insalubrité ne doit pas se limiter dans les ménages. Autant nous devons rendre nos maisons propres, autant nous devons avoir des rues propres ». L’initiative « And defar sunu  gox » est née de la fusion du projet « Sonatel villes propres » et du « Programme prioritaire de propreté (3 P) » du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Le partenariat entre les deux parties a été signé le 29 septembre 2015 entre le ministre Abdoulaye Diouf Sarr et le Directeur général de Sonatel, Alioune Ndiaye.

Idrissa SANE


SanteL’accouchement humanisé permettant aux parturientes de choisir la position de leur choix pour donner naissance sera bientôt enseigné à la Faculté de médecine et dans les écoles de formation des sages-femmes.

Introduit en 2009 au Sénégal, l’accouchement humanisé permet aux parturientes d’adopter la position de leur choix (debout, assis, accroupi, couché) pour donner naissance. Initié dans le cadre du Projet de renforcement des soins de santé maternelle et néonatale (Pressmn), il est exécuté par le ministère de la Santé en collaboration avec la Jica. Cette méthode, selon la présidente de l’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal (Ansfes), Marième Fall, est appelée «accouchement à style libre ». « En clair, c’est un accouchement au cours duquel une femme suit la physiologie de son corps en adoptant des positions variées afin d’accoucher avec le moins de douleur possible et le maximum d’efficacité, tout en évitant des complications », a expliqué Mme Fall. Elle s’exprimait lors d’une  conférence publique organisée dans le cadre de la Journée internationale de la femme avec comme thème : « Approche d’accouchement humanisé, un processus de droit humain ».

Ce style d’accouchement ayant connu un succès chez celles l’ayant déjà adopté, les autorités sanitaires ont décidé de l’intégrer dans le programme d’enseignement des écoles de formation des sages-femmes et dans les facultés de médecine des universités. Le responsable de la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant, Dr Bocar Mamadou Daff, a informé que le concept de l’accouchement humanisé sera intégré dans les curricula de formation. « J’ai profité de la présence des sages-femmes, des formateurs pour donner cette information pour que tout le monde se prépare », a déclaré Dr Daff qui a ajouté que « le curriculum est déjà élaboré ». « L’Ecole nationale de développement sanitaire et sociale (Endess) est en avance dans ce processus d’élaboration. Nous allons faire tout pour que les autres écoles formation et la Faculté de médecine s’imprègnent de ces curricula », a-t-il fait savoir. Il a également promis des formations de recyclage aux sages-femmes déjà en poste pour qu’elles maîtrisent mieux le concept d’accouchement humanisé. « Les agents de santé communautaire seront aussi sensibilisés parce que notre objectif est d’élargir cette approche sur l’ensemble des districts sanitaires, c’est-à-dire jusqu’aux cases de santé », a soutenu Dr Daff.

Eugène KALY


FSJP newDans le cadre d’un partenariat public-privé avec la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg) a financé un bloc administratif et pédagogique d’une valeur de 450 millions de FCfa.

Un bloc administratif et pédagogique a été inauguré samedi dernier à l’Ucad. Cette infrastructure est le fruit d’un partenariat entre la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) et l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg). Elle est dotée des plus hautes technologies de l’information et de la communication pour contribuer à la compétitivité de l’enseignement supérieur sénégalais. Le directeur général de l’enseignement supérieur, Mamadou Sangharé, souligne « le caractère anticipatoire de cette initiative ». Elle épouse, selon lui, la nouvelle mission que le président de la République a assignée aux universités et déclinée dans la Loi-cadre votée à l’Assemblée nationale. Le président Macky Sall a, dès son avènement,  initié ce qu’on pourrait appeler la deuxième université sénégalaise qui invite tout le monde à créer un espace intelligent de dialogue, de concertation entre le privé et le public. « Ce bâtiment n’est qu’une séduisante représentation de ce vœu », magnifie-t-il.

La réhabilitation des amphithéâtres de l’Ucad entamée par l’Etat au mois de juillet dernier a causé la perte de 12.000 places. Deux amphithéâtres de la Fsjp sont concernés par cette rénovation. Malgré la mise en place de chapiteaux, la question des infrastructures se pose toujours avec acuité.

Pour le recteur Ibrahima Thioub, « (…) La réalisation d’un ouvrage de cette qualité dans le campus pédagogique par un privé est une réponse à l’appel du président de la République ». Cette initiative contribue, selon lui, à la mise en œuvre d’un « plan managérial ouvert pour mettre la communauté universitaire dans des conditions de performance ». Il s’est engagé, avec la Fsjp et l’Iseg, à travailler pour la maintenance de cet édifice, parce que conscient que c’est l’un des points faibles de l’Université, afin que cet immeuble « intelligent » soit entretenu. Il aura, dans cette entreprise, le soutien du principal bailleur, le président de l’Iseg, Mamadou Diop, convaincu, malgré les nombreuses péripéties auxquelles il a fait face, de la « nécessité d’investir dans le capital humain ». Il a salué l’implication du recteur dont la nomination a été décisive dans ce partenariat qui était fixé, à ses balbutiements, à 16 millions de FCfa. Mais la mission était tellement exaltante, à l’en croire, que l’investissement a été porté à 450 millions de FCfa. En collaboration avec les autorités universitaires, l’Iseg prévoit d’ouvrir un Café pour étudiants de 1.500 places, de construire deux restaurants et un siège pour l’amicale des étudiants.

Pour le doyen de la Fsjp, Mamadou Badji, cette réalisation témoigne du nouvel esprit de l’Ucad et de l’orientation des pouvoirs publics pour une meilleure implication du secteur privé dans le management des institutions publiques. Elle améliore les capacités des étudiants et des personnels enseignant et administratif. Le représentant des étudiants de la Fsjp, Mansour Ndiaye, a appelé ses camarades à une bonne gestion de l’outil.

Alassane Aliou MBAYE


CLM LogoLa Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm) vient d’initier une campagne de promotion des bonnes pratiques d’alimentation complémentaire chez les enfants de 6 à 24 mois. L’objectif est de rétablir la part de l’enfant dans l’alimentation des ménages.

Son enfant sur le dos, Mme Sène écoute attentivement les conseils de l’agent de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm). Elle veut savoir comment gérer l’alimentation de son deuxième enfant âgé de 16 mois. Des explications livrées, elle en tire quelques remarques. « Elles m’ont dit ce que l’enfant doit manger pour avoir une bonne croissance à chaque tranche d’âge », partage notre interlocutrice rencontrée lors de l’exposition dénommée « Wallou Doom » ou « la part de l’enfant dans l’alimentation » organisée par la Clm. Cette activité entre dans le cadre de la promotion des bonnes pratiques d’alimentation complémentaire chez les enfants de 6 à 24 mois. « A chaque tranche d’âge, l’enfant a des besoins alimentaires spécifiques et particuliers. C’est le cas des tranches d’âge de 6 à 9 mois, de 9 à 12 mois et de 12 à 24 mois », précise Abdoulaye Kâ, coordonnateur national de la Clm.

Dans les allées de l’exposition sise au Terminus Liberté 5 où sont disposés 6 stands, ce samedi 5 mars, des mères de famille et même certains pères sont à l’écoute des membres de la Clm qui donnent des conseils et au besoin répondent aux interrogations des visiteurs. « C’est une campagne de communication que nous faisons à Dakar qui est un milieu urbain. Dans le monde rural où nous intervenons principalement, ce sont d’autres actions que nous menons. Nous sommes chargés d’assurer la politique de nutrition du gouvernement avec une intervention dans 400 communes au Sénégal », explique M. Kâ. Il informe que le concept « Wallou Doom » est initié pour que les ménages adoptent des stratégies qui permettent à l’enfant d’avoir une bonne croissance. « Nous donnons des conseils avec des démonstrations culinaires à l’appui. Par exemple, l’iode qui agit dans la formation du cerveau de l’enfant est important dans son alimentation. Cela peut lui permettre de développer sa croissance et de participer à son intelligence ».

Le coordonnateur national de la Clm a rappelé qu’au-delà de 6 mois, le lait maternel uniquement ne suffit plus pour couvrir les besoins nutritionnels de l’enfant.

Oumar NDIAYE


Mary Tew Niane MinLe ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane et celui de la Science et de la Technologie d’Afrique du Sud, Mme Naledi Pandor, ont signé hier un protocole d’accord qui met l’accent sur l’importance des partenariats de recherche dans les domaines de la science, de l’ingénierie et des mathématiques.

En visite officielle au Sénégal, Mme Naledi Pandor, ministre sud-africaine de la Science et de la Technologie, a dit toute sa satisfaction à la suite de la signature d’un protocole d’accord liant désormais le Sénégal à l’Afrique du Sud. Ces deux pays s’engagent à favoriser leur collaboration et vont renforcer la recherche et les capacités d’innovation des institutions d’enseignement supérieur. Il s’agira aussi de faire accéder ces institutions des deux pays à des activités de recherche fondamentale appliquée et pour la solution de problèmes à l'environnement de la recherche. L’accord prévoit aussi l’échange d’étudiants, de personnels académiques et de chercheurs dans le but de mener des recherches. L’échange d’informations savantes, y compris de mémoires de recherche, d’indices de thèses, de livres et magazines, sur les sujets pertinents et les projets conjoints potentiels figure aussi dans les termes de l’accord. Un plan d’actions communes 2016-2019 est annexé au document.

Les deux parties ont consenti à partager des résultats de leur collaboration commune, en sauvegardant leur copyright et tous brevets qui peuvent être produits par leur collaboration. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane a, pour sa part, évoqué la mise en œuvre de projets scientifiques communs entre chercheurs des deux pays. Par ailleurs, les deux Etats ont décidé de mettre ensemble des ressources d’un montant global de 250 millions de FCfa (125 millions par pays). Au Sénégal, c’est le Fonds d’impulsion de la recherche scientifique et technique (First) qui va mobiliser cette somme.

Le Sénégal et l’Afrique du Sud sont convaincus que l’Afrique a des talents, de jeunes étudiants ambitieux qui doivent faire leurs propres applications dans les domaines des mathématiques, de la science et de la technologie. Les deux pays reconnaissent aussi l’importance des partenariats de recherche dans les domaines de la science, de l’ingénierie et des mathématiques.

M. L. DIATTA


Planification familialeLe Sénégal fait partie des pays africains qui bénéficieront des fonds du nouveau mécanisme de financement mondial pour lutter contre la mortalité maternelle et infantile. Pour la réussite de cette initiative, des Organisations de la société civile (Osc) vont jouer un rôle de contrôle et d’alerte.

Pour mettre fin aux décès évitables de mères, de nouveau-nés et des enfants,  la Banque mondiale a initié une plateforme de collaboration. Elle regroupe les principaux bailleurs de fonds intervenant dans les pays en développement pour l’amélioration de la qualité de vie de la femme et de l’enfant. Il s’agit d’un mécanisme de financement mondial appelé «Global financing facility (Gff)». Ce nouveau financement lancé officiellement au Sénégal en juillet 2015 a fait l’objet d’un atelier à Dakar.

La rencontre a réuni des membres de la coalition des Organisations de la société civile (Osc) pour le repositionnement de la planification familiale au Sénégal qui ont réfléchi sur la plateforme nationale que les pays bénéficiaires de ce mécanisme financier doivent mettre en place. Au Sénégal, elle sera composée des  représentants du gouvernement, de la société civile, des Partenaires techniques et financiers (Ptf).

C’est dans ce cadre que les responsables des Osc se sont réunis pour choisir leurs représentants au sein de cette plateforme nationale. « En tant que société civile sénégalaise nous avons l’habitude de présenter nos contributions pour appuyer l’Etat du Sénégal dans la mise en œuvre de ces genres stratégies », a souligné la présidente de la coalition des Osc,  Safiétou Diop. Elle a rappelé que le rôle de la société civile est de contrôler et d’alerter. La société civile, selon Mme Diop,  a toujours joué un rôle important dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. « Nous intervenons au Sénégal dans 1.211 points de prestation de la santé à travers le pays. Notre contribution a permis de réduire le nombre de décès liés à la mortalité maternelle et infantile », s’est-elle félicitée.

Eugene KALY


Le Sénégalais Assane Guèye fait partie des lauréats de la première édition du Forum Next Einstein qui s’ouvre ce 8 mars 2015 à Dakar et qui verra la participation d’un millier de scientifiques venus des quatre coins de la planète. L’enseignant-chercheur à l’Université Alioune Diop de Bambey, lors de son passage à l’Université de Berkeley en Californie, s’est engagé sur un terrain de recherche complexe, celui de la sécurisation des systèmes informatiques à grande échelle décliné à travers son sujet : « Une approche scientifique à la sécurité de la communication ».
Ce chercheur qui a fait ses études à Mbacké jusqu’en classe de 5ème avant de rejoindre le Cem Banque islamique de Guédiawaye a concentré son énergie sur l’optimisation de la sécurité et de la performance des systèmes d’information et de communication à grande échelle. Pour ce faire, il travaille à élaborer des théories, à concevoir des modèles et à proposer des algorithmes pouvant servir à la fabrication et à la mise en place d’un système d’information et de communication fiable pour « prédire le comportement global, atténuer et gérer les risques d’évènements catastrophiques, évaluer l’efficacité des mesures de contrôle ». « De façon résumée, mes travaux sont orientés vers l’utilisation de la théorie du jeu pour l’analyse de la performance et de la sécurité des réseaux interconnectés à large échelle »,  renseigne le lauréat du Concours national de physique en 1996. La sécurité et le renforcement de la performance se poseront de plus en plus avec acuité.
En réalité, les cyber-attaques sont devenus fréquents et peuvent avoir des incidences aux plans économique, social et géopolitique. A cela, il faudra ajouter le taux d’utilisation de ces Tic en pleine explosion à travers le monde. Il faut se préparer à avoir plusieurs utilisateurs. Les enjeux que représente son champ de compétence n’ont pas laissé indifférentes les plus prestigieuses universités du monde. Après son PhD en ingénierie de communication obtenu en 2011, il est chercheur associé à l’Université de Maryland, au College Park et à l’Institut national de standards et technologies des Etats-Unis. Ses travaux sont utilisés dans des domaines des réseaux électriques et des transports. Assane Guèye fonde beaucoup d’espoir  sur les Tic.

Un réseau de chercheurs
Pour lui, les nouvelles technologies offrent toutes les opportunités à l’Afrique dans sa marche vers le développement. C’est dans cette optique que l’enseignent-chercheur nourrit l’ambition de mettre en place un réseau de spécialistes africains dans ce domaine qui travailleront en étroite collaboration avec d’autres chercheurs du monde. « Je suis de ceux qui pensent qu’il faut mettre les Tic au service du développement. Aujourd’hui, je travaille sur la création d’une plateforme de coopération entre les chercheurs africains, d’une part, et entre les chercheurs africains et ceux du reste du monde, d’autre part », annonce M. Guèye. Le goût pour les sciences a débuté à l’école primaire de Mbacké. Il avait toujours la solution aux problèmes de « midi » soumis aux élèves en classe de CM2, ceux qui trouvaient pouvaient partir, alors que ceux qui avaient faussé étaient contraints de rester en classe, y compris durant la pause. Cette passion s’est cristallisée au fil des années. Aujourd’hui l’enseignant-chercheur veut laisser son nom dans le domaine de la cyber-sécurité. « Assane espère apporter à la «cyber-sécurité» ce que Claude Shannon a apporté à la théorie de l’information : découvrir des limites et des mesures fondamentales pour la sécurité des systèmes d’information et de communication », lit-on sur le site de la première édition du Next Einstein Forum.

Idrissa SANE


La quatrième édition du salon « Tunisia health expo » a pris fin le 5 mars. Son directeur Slah Taboubi et des participants en tirent un bilan positif avec la participation de 120 exposants et la présence de 22 pays d’Afrique. Pour les prochaines éditions, les organisateurs promettent d’innover encore et de s’ouvrir davantage au reste du continent.
Les rideaux sont tombés sur la quatrième édition du salon « Tunisia health expo » (2-5 mars 2016). Recevant des journalistes ouest-africains, son directeur est revenu sur les objectifs assignés à Tunisia health expo. Selon Slah Taboubi, il s’agit, depuis la première édition en 2010, de donner au secteur de la santé une vitrine sur l’international par l’exportation de soins et de produits pharmaceutiques. Il a rappelé que son pays accorde beaucoup d’importance aux pays arabes et au reste de l’Afrique. C’est ce qui explique le choix de l’Algérie comme invitée d’honneur pour cette quatrième édition. Il a souligné que 22 pays africains ont pris part à cette quatrième  édition.
Il a indiqué que l’édition de 2016 avait quelques particularités. « Elle s’est tenue en même temps que la 18ème assemblée générale de l’Association des centrales d’achat africaines des médicaments essentiels (Acame). Il y a eu beaucoup de conférences sur la santé, le contrôle des médicaments, le système de formation, des rencontres B to B », a noté Slah Taboubi, selon qui cette quatrième édition a été une réussite. « Nous avons eu des participants venus d’Europe, d’Asie, d’Afrique sans oublier ceux de la Tunisie. Nous avons noté la participation de plus de 7.000 professionnels. Ce qui est remarquable. Si on y ajoute les populations, plus de 10.000 personnes ont assisté au salon », s’est félicité le directeur  de « Tunisia health expo ». Il promet d’innover pour les prochaines éditions et souhaite une meilleure représentation des pays d’Afrique.

S’ouvrir encore vers le reste de l’Afrique
« Nous voulons aller plus loin car nous croyons fortement au concept « tourisme médical ». Nous attirons beaucoup de monde. Ce qui augure de bonnes perspectives pour l’avenir », a fait savoir Selim Amrouche, le chargé de la communication de la Société des foires internationales de Tunis, l’organisatrice du salon.
Du côté de l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), on affiche également la satisfaction. «C’est ma première participation à ce salon mais j’ai noté beaucoup d’échanges, de rencontres d’affaires », a indiqué Amel Hachani, chargée du tourisme de santé à l’Ontt. Les participants algériens saluent à leur tour la bonne tenue de cette quatrième édition. « Le fait de choisir l’Algérie comme invité d’honneur nous a permis de montrer nos atouts dans le secteur de la santé. Nous avons pu nouer beaucoup de relations d’affaires avec les Tunisiens. Il y a eu un rapprochement entre professionnels des deux pays », a déclaré avec enthousiasme Bounafa Lazhar, directeur général de l’Agence nationale de gestion des réalisations et d’équipements des établissements de santé. Il n’a pas manqué de se féliciter de la volonté politique des autorités des deux pays qui ont levé toutes les contraintes pour le développement des échanges entre l’Algérie et la Tunisie. « Nous comptons nous déployer en Afrique de l’Ouest. Nous avons rencontré beaucoup de partenaires du continent. C’est une participation riche », a confié Guen Manal, une jeune participante algérienne. Son compatriote Khaled Berkani, soutenant que l’Afrique est l’avenir du monde, est d’avis que les Africains doivent redoubler d’efforts et renforcer leurs liens de coopération.  
Les participants tunisiens n’ont pas été en reste même si certains d’entre eux souhaitent que les organisateurs revoient leur stratégie de communication pour la prochaine édition du salon et une plus grande ouverture vers l’Afrique noire. « Le salon a besoin de plus de visibilité pour attirer davantage de pays africains. Le marché maghrébin doit s’ouvrir encore au reste du continent », recommande Issaoni Ghaitt, un jeune tunisien responsable dans une unité pharmaceutique. Ramzi Ellouze souhaite, lui, un salon dédié exclusivement à l’informatique médicale en vue de mieux faire connaître les systèmes d’information hospitaliers.

De notre envoyé spécial à Tunis, Aliou KANDE


Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), réuni en bureau national élargi aux secrétaires généraux des sections de Thiès, a décrété une grève totale de trois jours à partir d’aujourdui. Une annonce faite par le secrétaire général national du Saes, Seydi Abacar Ndiaye, qui précise que cela fait suite à une grève d’avertissement de deux jours au début du mois février dernier. « Puisque cet avertissement a été banalisé par le gouvernement qui fait la sourde oreille, le bureau national élargi de notre syndicat entend passer à la vitesse supérieure en décrétant 72 heures de grève totale », a-t-il soutenu. Selon lui, ce temps est mis à profit pour lancer une campagne d’explication aux étudiants dans tous les campus afin qu’ils aient la bonne information sur leurs revendications.

Sur la militarisation agitée de l’Ecole polytechnique de Thiès, le secrétaire général du Saes rappelle que c’est suite à la constatation d’un détournement de fonds par la partie canadienne que l’école a été récupérée du ministère des Forces armées. « Alors, le président de la République doit savoir que militaire n’est pas égal à sérieux, droiture, compétence, mais que ces vertus relèvent de la responsabilité individuelle, donc il est temps qu’il cesse d’écouter un lobby d’anciens de l’Ept qui font croire au gouvernement qu’en militarisant, il peut mettre au pas les enseignants du supérieur », a-t-il asséné. Analysant la montée de la contestation dans la Fonction publique sénégalaise, le responsable national du Saes affirme qu’il s’agit d’une question d’équité dans le traitement des agents. « D’ailleurs nous sommes en contact avec les syndicats d’enseignants du préscolaire au moyen secondaire, des secteurs de la Justice, des Collectivités locales, entre autres. Demain, mardi, nous allons les rencontrer en vu d’intensifier la lutte », a-t-il annoncé.

Mbaye BA


Abdoulaye Baldé, ministre de l’Environnement, qui s’exprimait au cours d’un atelier sur le Suivi de l’agenda du développement durable a soutenu que le Sénégal gagnerait à s’approprier les Objectifs de développement durable pour un développement de qualité.
Pour bien préparer le Conseil interministériel sur le suivi de l’Agenda international du développement durable prévu prochainement, le ministère de l’Environnement a organisé un atelier en rapport avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan afin d’harmoniser les différentes contributions des départements ministériels. Le ministre de l’Environnement, Abdoulaye Baldé, a souligné l’importance de réfléchir sur les mécanismes de suivi et de mise en œuvre de cet agenda, mais aussi de définir, d’harmoniser les concepts et de renforcer les capacités.  Le Sénégal, a-t-il rappelé, a participé à l’adoption, le 25 septembre 2015, à New York, du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Ce dernier s’adosse sur 17 Odd, 169 cibles associées et une série d’indicateurs. Il constitue un instrument pour orienter les politiques de développement au niveau mondial et une feuille de route pour la marche de la planète vers le développement durable. « Une nouvelle ère commence pour l’humanité sous le signe du développement durable avec des objectifs spécifiques et audacieux pour tous les pays du monde. Les enjeux sont donc énormes et il nous faut les maîtriser. Nous avons les compétences et nous pouvons y arriver. Cela appelle de notre part de nouvelles stratégies de gouvernance », a fait savoir M. Baldé. Et d’ajouter « (…) nous devons nous approprier les Odd si nous voulons un développement de qualité ». Selon le ministre, ces Odd invitent à aller vers une économie faible en carbone, une transition énergétique, mais aussi l’adoption d’une économie circulaire dans nos villes avec des systèmes adéquats de gestion des déchets, des océans et de l’environnement terrestre. Ils vont également permettre de mettre fin à la pauvreté et de travailler pour une paix durable.
D’après Mayacine Camara, coordonnateur de la Direction générale de la planification et des politiques économiques, cette harmonisation va éviter des redondances et des omissions dans le travail qui est en train d’être déroulé au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. Les bailleurs de fonds ont renouvelé leur engagement à soutenir toutes les initiatives concourant à honorer les engagements du Sénégal en matière d’environnement. « Nous avons des devoirs de coordination, de cohérence entre nous et nous veillons de plus en plus à ce que nos appuis aillent dans le sens des préoccupations environnementales », a indiqué Pierre-Yves Bertrand, représentant des bailleurs.

S. O. F.


Le docteur Babacar Guèye, médecin-chef du district sanitaire de Tambacounda (est), a souligné jeudi la nécessité de doter le centre de santé de cette ville d’un service dédié au traitement du diabète et d’affecter un cardiologue à son hôpital régional.
Il s’agit de "deux recommandations fondamentales", a-t-il dit lors d’un point de presse, en présence des responsables de la Croix-Rouge, de délégués d’associations de personnes vivant avec le diabète et du troisième âge, à la fin de consultations médicales gratuites, au centre de santé de Tambacounda.
Des diabétiques quittent la région de Tambacounda pour aller se soigner à Dakar, signale le docteur Guèye, réclamant une unité de traitement de cette maladie à Tambacounda.
"Le matériel et les compétences existent sur place. A l’exception des patients présentant des cas compliqués, les diabétiques peuvent être médicalement suivis à Tambacounda, au lieu de parcourir 433 km pour une séance de cinq minutes, à Dakar", a-t-il plaidé.
Le district sanitaire de Tambacounda va effectuer "un travail de communication, en collaboration avec l’association des diabétiques, pour qu’ils sachent qu’ils peuvent avoir certains services à Tambacounda", a assuré le médecin.
L’installation d’un service dédié au traitement du diabète dans cette ville permettrait aux patients de bénéficier d’une consultation "tous les 15 jours", selon Babacar Guèye.


(APS) 


Une ouverture au-delà de la sphère francophone. C’est ce que prône l’ancien recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Abdou Salam Sall. C’était lors de l’ouverture des journées d’intégration internationale organisées les 4 et 5 mars 2016.
L’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a organisé les 4 et 5 mars ses journées d’intégration internationale. Une « cérémonie extrêmement symbolique » selon le Pr Mbaye Thiam, ancien directeur de l’Ebad. Cette activité s’inscrit dans la dynamique de la commémoration du 30ème anniversaire de la disparition du Pr Cheikh Anta Diop. Invité à parler du thème « L’Ucad face au défi de l’intégration africaine », l’ancien recteur Abdou Salam Sall a prôné davantage d’ouverture et d’intégration face aux mutations actuelles du monde de l’enseignement supérieur. « Tout en gardant son caractère panafricain, l’Ucad doit s’ouvrir davantage et même au-delà de la sphère francophone. Il y a une forte demande de la part des pays comme le Nigeria, le Ghana pour venir étudier dans cette université », explique-t-il. Selon lui, l’Ucad, tout en étant la 18ème université française à sa création en 1957, a eu toujours une dimension panafricaine. « Déjà dans les années 1967-68, les statistiques montrent que sur les 46 nationalités présentes, la première en terme du nombre d’étudiants était le Bénin. Le Sénégal n’arrivait qu’en troisième position. Cet héritage panafricain, insiste l’ancien recteur, doit être sauvegardé malgré les difficultés. A l’heure actuelle, les étudiants non Sénégalais ne représentent que 10% des effectifs ». Pour justifier cette dimension panafricaine de l’Ucad, Abdou Salam Sall cite en exemple quatre chefs d’Etat actuels qui en sont des anciens pensionnaires : Macky Sall du Sénégal, Thomas Boni Yayi du Bénin, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Ibrahim Boubacar Keïta du Mali. Toujours, pour maintenir cet ancrage panafricain, il demande aussi la mise en place d’un Master en Intégration à l’Ucad. « Un master, précise-t-il, qui sera pluridisciplinaire et va prendre des modules dans beaucoup d’unités d’enseignement. Il faut aussi que  notre université s’intègre davantage sur le plan régional avec la mobilité de ses enseignants dans les pays de la sous-région d’abord et l’accueil de leurs pairs au sein de l’Ucad ». L’actuel recteur, Pr Ibrahima Thioub, a réaffirmé l’engagement de son université « à conserver et à rester dans la perspective panafricaine ». « L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, dit-il, est sénégalaise de droit, mais africaine et mondiale d’option ».      

   Oumar NDIAYE


Une centaine de classes d’alphabétisation seront ouvertes dès la rentrée prochaine pour prendre en charge 3.000 jeunes non scolarisés et déscolarisés. L’initiative est du ministère de l’Education nationale, à travers le Secrétariat d’Etat à l’Alphabétisation et à la promotion des Langues nationales.
Au Sénégal, sur 100 enfants en âge de scolarisation, plus de la dizaine  ne va pas à l’école. A cela s’ajoute un nombre important de jeunes qui n’ont pas terminé leur cycle d’apprentissage. Pour donner une seconde chance à ces milliers de jeunes, le secrétariat d’Etat à l’Alphabétisation et à la promotion des Langues nationales a conçu un programme pilote. Il s’agit de prendre en charge 3.000 jeunes non scolarisés et déscolarisés dans 100 classes d’alphabétisation. Ledit programme va démarrer en octobre 2016 dans les régions de Tambacounda et de Matam. En prélude au démarrage de ce programme, le ministère de l’Education nationale, à travers le secrétariat d’Etat à l’alphabétisation, a organisé un atelier de capitalisation des offres alternatives d’éducation destinés aux exclus du système éducatif formel. Au total, huit expériences de modèles alternatifs seront partagées par les acteurs et leurs partenaires pour voir lequel est plus performant pour être retenu et appliqué.
Pour Youssou Touré, secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et à la promotion des Langues nationales, cette initiative cadre avec les axes stratégiques de l’Agenda 2030 et les décisions prises par le chef de l’Etat suite aux conclusions des Assises de l’éducation et de la formation. Dans la même veine, Youssou Touré note qu’il est impératif d’assurer l’accès de tous à une éducation de qualité et de promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, comme le recommande la mission 4 des Objectifs de développement durable (Odd). Ce programme sera appuyé par l’Unicef.

Pape Coly NGOME


Les prothésistes dentaires ne sont pas satisfaits du traitement qui leur est réservé au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Selon eux, la tutelle ne fait rien pour améliorer leur situation, car peu d’entre eux sont recrutés dans la Fonction publique. Les autres n’ont pas de carrière professionnelle puisque la profession n’avance pas.     
Au nombre de 102, les prothésistes dentaires sénégalais ont récemment organisé à l’Ecole nationale de développement sanitaire et social, une journée de réflexion. Cette dernière leur a permis d’exposer leurs difficultés. Selon leur président Aliou Diédhiou, le taux de recrutement des prothésistes dentaires à la Fonction publique et au ministère de la Santé et de l’Action sociale est faible. « L’Etat ne recrute pas de prothésiste. Les rares prothésistes recrutés exercent dans des conditions difficiles. Ils sont dans les hôpitaux où ils font autre chose que leur métier, faute de laboratoire », a regretté M. Diédhiou qui a ajouté que les prothésistes dentaires n’ont pas de statut. « Nous n’avons pas de plan de carrière et de corps. Le prothésiste dentaire n’avance pas. Il est au même niveau du début à la retraite », a-t-il lâché.
M. Diédhiou déplore également le manque de laboratoires de fabrication des prothèses dentaires dans les structures de santé. « Pourtant les centres de santé et les hôpitaux sont un meilleur cadre pour satisfaire les besoins des populations parce que c’est dans ces lieux où l’on trouve des soins de qualité à moindre coût. Malheureusement, ces structures ne disposent pas de laboratoires », a déploré Aliou Diédhiou.
La formation fait aussi partie des maillons faibles de la profession des prothésistes dentaires. « Depuis la création de l’école à nos jours, la formation n’a pas évolué. Elle est restée au même niveau alors que la prothèse dentaire avance aussi vite que les Tic», a souligné M. Diédhiou. Il a informé que seuls certains prothésistes dentaires sont intégrés dans les structures de santé de Dakar. Il a invité le ministère de la Santé à mettre en place un laboratoire de prothèse dentaire dans chaque structure de santé publique.

Eugène KALY


Pour maintenir et formaliser la dynamique des relations de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Dakar à Diamniadio, les experts et professionnels des Tic et de l’automobile misent sur des référentiels de qualité afin d’assurer la pérennité et la viabilité académique et économique de l’institut.

L’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Dakar à Diamniadio aura son ancrage dans le Pôle urbain de Diamniadio et une articulation avec la dynamique d’installation d’activités socioprofessionnelles prévues dans cette nouvelle ville. Pour mieux réussir sa mission, un atelier d’Analyse de situation de travail (Ast) a été organisé pour entamer le processus d’élaboration des programmes d’études. Pendant trois jours, experts et professionnels des Tic et de l’automobile vont échanger dans l’optique d’obtenir les renseignements les plus pertinents et les plus exhaustifs possibles au sujet de la profession ou du métier et des qualités requises pour leur exercice compétent.

Le Professeur Mamadou Sangharé, Directeur de l’enseignement supérieur, a insisté sur la nécessité d’adopter la formation universitaire aux besoins  économiques du pays.  « On paye les enseignants, on octroie des bourses et c’est l’argent du contribuable sénégalais. En retour, il faut que les Sénégalais voient les impacts de ces formations sur l’économie de notre pays ». A son avis, ces Isep, uniquement orientés vers les besoins économiques du Sénégal, prennent en compte les caractéristiques des régions où ils sont implantés. « Bien sûr on ne va pas négliger la formation et la recherche fondamentale, mais il ne faut pas qu’elles occupent un pourcentage exagéré », a-t-il indiqué.

Selon le coordonnateur  du réseau des Isep, le gouvernement a voulu mettre dans le système de l’enseignement supérieur  des instituts qui forment des techniciens supérieurs de niveau Bac+2  avec des filières qui ont des liens directs avec les réalités économiques de leur terroir. « Cela permet de fixer des bacheliers là où ils ont obtenu leur baccalauréat dans des formations demandées par le milieu professionnel », a noté le Professeur Fadel Niang, par ailleurs Directeur de l’Isep de Thiès. Il a précisé que ces instituts visent à favoriser l’adéquation entre la formation et l’emploi des jeunes.
Avec les secteurs de l’automobile et des Tic, l’Isep de Dakar à Diamniadio pourrait participer à tirer la croissance. Ainsi, il est prévu l’ouverture de plusieurs programmes en mécanique, électricité, froid, diésel, tôlerie, maintenance et électronique automobile, mais aussi en réseau multimédia, développement de programmes informatiques, audit et qualité, maintenance et gestion des équipements en fin de vie, systèmes embarqués, connectivités, etc.
Un embryon avec les métiers de l’automobile est déjà constitué avec une entreprise privée prête à démarrer une formation en alternance avec l’Isep dès octobre 2016.

S. O. FALL


Tunisia H ExpoLe Centre des expositions du Kram à Tunis est, depuis le 2 mars, le point de convergence de milliers de visiteurs à l’occasion de la quatrième édition du salon « Tunisia health expo ». La manifestation  est une occasion pour la Tunisie de montrer ses performances dans le domaine de la santé.

Le secteur de la santé en Tunisie est en plein essor. L’organisation du quatrième salon « Tunisia health expo » a permis de montrer les atouts importants de ce pays du Maghreb. Mercredi, le ministre de la Santé Saïd Aidi et son homologue algérien Abdelmalek Boudiaf ont procédé à l’ouverture officielle du salon. Ce secteur a toujours occupé une place privilégiée dans la politique économique et sociale du pays. Ce qui a permis à la Tunisie de se doter d’atouts importants pour accéder au cercle des pays exportateurs de services de santé et devenir une destination santé reconnue. Un public nombreux et divers est aussi venu visiter le salon. Beaucoup de structures publiques, parapubliques et privées sont présentes afin de montrer ce qu’elles font dans le domaine de la santé et de la promotion de la destination santé. La Tunisie a su développer certains services de médecine de pointe, à l’instar du Centre national de greffe de la moelle osseuse, du Centre de médecine d’urgence, de traumatologie et des grands brûlés ainsi que des services de chirurgie thoracique, de chirurgie cardiovasculaire de néonatalogie, de carcinologie (cancérologie) et des maladies héréditaires et génétiques qui sont implantés à Tunis et dans plusieurs autres villes. Les sociétés spécialisées dans le matériel médical, dans l’industrie pharmaceutique ne sont pas en reste. Le Centre national de greffe de la moelle osseuse a attiré de nombreux visiteurs.

Pour Slah Taboubi, directeur de Tunisia health expo, « le salon se veut être une plateforme pour développer les échanges et le partenariat dans toutes les branches du secteur de la santé et un forum pour exposer et débattre des sujets d’intérêt du secteur ».

Les deux ministres et leurs délégations respectives ont mis presque deux tours d’horloge pour visiter les stands. «Notre réussite commune à apporter avec le concours de nos partenaires traditionnels occidentaux, les solutions adéquates et pratiques permettant de lever tous les obstacles devant l’éclosion d’un partenariat solidaire, équilibré et avantageux, concourrait, indubitablement et de manière efficiente, à accélérer l’élargissement du marché des services de soins devant les professionnels et les responsables politiques de nos pays, en leur offrant la possibilité de mieux maîtriser les dépenses de santé ou d’investir pour la réalisation de projets d’off-shoring dans la région », a déclaré Saïd Aidi, le ministre tunisien de la Santé.

Le ministre algérien de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a remercié les autorités tunisiennes d’accueillir son pays comme invité d’honneur lors de la quatrième édition du salon « Tunisia health expo ». « Le domaine de la santé connaît un élan certain avec d’une part la mise en place d’un mécanisme bilatéral ayant pour mission la coordination sanitaire dans les zones frontalières et l’encouragement d’autre part de la coopération dans l’industrie pharmaceutique puisque les deux parties se lancent désormais dans un partenariat mutuellement bénéfique en la matière ». «La Tunisie ne dispose pas de ressources naturelles, mais elle a su développer le secteur de l’éducation et de la santé. Ce salon constitue une réelle opportunité pour le pays », a confié Amel Hachani, chargée du tourisme de santé à l’Office national du tourisme tunisien (Ontt). « Nous avons constaté une nette amélioration à chaque édition du salon. Nous voulons seulement une bonne représentation des pays africains », a noté pour sa part Chiheb Chammakhi, responsable d’une clinique privée dans la capitale tunisienne.

Le président de l’Association des centrales d’achat africaines des médicaments essentiels (Acame), Dr Kokou Afogbe, s’est lui aussi félicité de la tenue de ce salon qui, selon lui, constitue une réelle opportunité pour les  pays d’Afrique de l’Ouest.

De notre envoyé spécial à Tunis : Aliou KANDE


Pont FaidherbeDes efforts sont déployés à Saint-Louis pour améliorer la fournir d’eau. L’achèvement des travaux engagés par la Sones d’un montant de 4 milliards de FCfa est fixé pour fin mars 2016.

Des responsables de la Sones ont visité les chantiers en cours de réalisation à Saint-Louis. Les travaux entrepris devraient soulager les populations. Ainsi, de la prise d’eau de Bango, en passant par Khor où se trouve l’usine qui connaîtra un agrandissement et même une réhabilitation, les ouvriers sont à pied d’œuvre. A Bango, quatre nouvelles pompes ont été installées pour obtenir de l’eau en quantité et en qualité. Aussi, explique Abdou Diouf, responsable de projet à la Sones, « une armoire électronique de même que des installations additives seront mises à la retenue d’eau de Bango, dans le souci de régler le problème d’approvisionnement, en augmentant le débit et le système de télégestion pour plus de sécurité». De cette réserve, à l’usine de Khor, plus de 6 km de canalisation ont été posés. De même, à la station, une nouvelle filière de 150 m3 est en phase de finalisation. Ce qui, selon M. Diouf, « permet actuellement de noter une sensible amélioration en attendant la fin des travaux. Au-delà, M. Diouf est revenu sur les perturbations notées il y a quelques temps et dues aux raccordements. Dans cette même logique, il a annoncé qu’à partir du 7 mars prochain, des baisses de production seront notées, par conséquent des populations seront impactées, car, explique-t-il : « nous allons isoler quelques filières et faire des branchements ».

Actuellement, à Saint-Louis, des problèmes de fourniture d’eau sont notés dans certains quartiers. Mais, avec le château d’eau de 1.500 m3, l’extension du réseau et des bornes fontaines, la pose d’une conduite de refoulement, l’extension de l’usine de traitement des eaux de Khor et l’augmentation de la station de pompage d’eau brute de Bango, il y aura  18.000 m3 par jour pour la région, ce qui fait une production additive journalière très consistante. Ainsi, les quartiers à la périphérie de la ville ne connaîtront plus de corvées d’eau.

A. M. NDAW


ADDIS-ABEBA- Il est nécessaire de combiner les initiatives pour que l’Afrique parvienne à assurer à ses enfants des vaccins de qualité capables de sauver des vies.
« L’engagement politique » est nécessaire aux pays africains pour atteindre la couverture universelle dans le domaine de la vaccination. Tel est le point de vue du Dr Mustapha Sidiki Kaloko, commissaire aux affaires sociales de l’Union africaine. Mais, en plus de la volonté politique, l’ancien président Tanzanien Jakaya Kikwete parle d’un « leadership national pour que la vaccination soit un objectif permettant aux pays d’avancer ».
Cependant, au-delà de la mobilisation au plan local, le Dr Kaloko invite les gouvernements africains à se mobiliser au niveau continental. « La Commission de l’Union africaine lance un appel aux ministres de la Santé pour augmenter la couverture vaccinale dans les différents pays africains », soutient-il. Le commissaire aux affaires sociales de l’Union africaine réclame également l’implication des ministres des Finances dans ce combat pour que chaque enfant, quel que soit l’endroit où il se trouve, puisse accéder sans discrimination à la vaccination. « Les ministres de Finances jouent aussi un rôle important pour élargir l’accès aux vaccins », estime le Dr Kaloko qui exhorte la société civile et les médias à se mobiliser davantage pour exiger des gouvernements à rendre compte sur les engagements qu’ils ont pris. « Si nous agissons ensemble et maintenant, nous pouvons atteindre nos objectifs », indique le Dr Mustapha Sidiki Kaloko. Pour lui, un enfant en bonne santé peut aller à l’école, accéder à un emploi et à bien d’autres opportunités qui peuvent s’offrir à lui quand il reste en vie.

Maïmouna GUEYE (envoyée spéciale)



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