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Actualités (3287)

A l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, la rencontre pour statuer sur le règlement intérieur du Crous a été marquée par le désaccord noté sur l’article concernant l’attribution des lits ou chambres.

Dans le cadre du Programme d’amélioration de la vie étudiante (Pave), une rencontre de validation du règlement intérieur a enregistré la présence d’étudiants et d’administratifs du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous). Après une journée de débats, les deux parties se sont accordées sur l’essentiel des articles du document. Ce séminaire devait permettre de lancer la phase 2 du Pave, qui est ce règlement intérieur permettant à toutes les parties de s’accorder sur la distribution des lits et la couverture sanitaire pour les étudiants. En somme, sur toutes les questions se référant à la gestion des œuvres  sociales.

Pour Ibrahima Diao, directeur du Crous, cette rencontre, initiée en partenariat avec le rectorat de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, les parents d’élèves et les divers membres de la communauté universitaire, permet de débattre sur la gestion des œuvres sociales. « C’est heureux de noter que sur les 60 articles, nous avons pu trouver des convergences de vue sur les 59 », s’est-t-il réjoui, précisant que « le seul point de divergence concerne un article pour lequel le Crous a proposé d’attribuer des lits, alors que pour les étudiants, il faut attribuer les chambres ». Néanmoins, dans les différents  échanges, le modérateur a estimé qu’il fallait notifier cette divergence de vue à l’assemblée de l’université, structure chargée de valider ce règlement intérieur.

Selon Cheikh Tidiane Niass, secrétaire général de la Commission sociale des étudiants, il faut noter que des points de convergence ont été trouvés, même si la question centrale concernant l’attribution des chambres reste encore insoluble. Ce qui fait que, a-t-il renchéri : « Nous ne pouvons pas dire que le document a été adopté, car il existe un point crucial non encore élucidé ». Etant entendu que les étudiants s’insurgent contre la volonté des autorités du Crous de leur attribuer des lits et non des chambres. Pour M. Niass, « la souveraineté de l’étudiant dans sa chambre sera mise à mal, car l’autorité pourra mettre dans des chambres 4 lits ; ce qui va davantage déboucher sur une grande promiscuité ».

A. M. NDAW

Au Sénégal, comme dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, les Personnes vivant avec le Vih (PvVih) sont souvent confrontées aux ruptures des antirétroviraux (Arv). Pour faire face, le président du Réseau national des Associations des Personnes vivant avec le Vih au Sénégal, Amadou Moustapha Dia, a proposé la création d’une unité régionale de fabrication d’Arv.

Cette dernière permettrait aux 17.000 PvVih sous traitement au Sénégal de ne plus vivre le calvaire de la rupture des Arv. D’après M. Dia, l’explication donnée souvent pour justifier ces ruptures est que le dollar a augmenté et qu’il faut renégocier. « Pour des questions de santé, il y a des choses que l’on ne devrait pas laisser aux commerçants. C’est pourquoi nous invitons les Etats à se regrouper dans des entités régionales pour la mise en place d’unités leur permettant de produire des médicaments et de pérenniser les acquis obtenus dans la lutte contre le Sida », a indiqué M. Dia.

E. KALY

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Les Personnes vivant avec le Vih/Sida (PvVih) sont toujours confrontées à la stigmatisation qui, selon certains experts, font plus de morts que le virus. Pour y faire face, des parlementaires africains sont sensibilisés sur les droits humains des PvVih.

La peur, la marginalisation, la discrimination et la stigmatisation sont parties pour devenir la première cause de mortalité liée au Vih/Sida en Afrique de l’Ouest et du Centre. « Elles posent plus de problèmes chez les Personnes vivant avec le Vih que le virus », a regretté le président du Réseau national des Associations des Personnes vivant avec le Vih au Sénégal (Rnp+), Amadou Moustapha Dia. Il s’exprimait, le 8 août 2016, à l’ouverture de l’atelier régional de formation organisé à l’intention de parlementaires, décideurs politiques, acteurs de la société civile et représentants de Personnes vivant avec le Vih (PvVih).

Selon M. Dia, 38,8 % des personnes atteintes de Vih disent, en effet, être victimes de stigmatisation et de discrimination au Sénégal. A cela s’ajoute ce qu’il appelle le taux de 70 % d’auto-stigmatisation. Toute cette marginalisation, d’après le président du Rnp+, s’explique par la mauvaise information donnée sur le Vih/Sida au Sénégal dès l’apparition de la maladie, en 1986. « Ce contexte ne colle plus à la réalité. Malheureusement, cela est ancré dans la mentalité des Sénégalais. Aujourd’hui, nous estimons qu’en plus de lutter contre la stigmatisation, les Etats africains doivent mettre l’accent sur la prise en charge », a plaidé M. Dia. Il a ajouté que la prise en charge du Vih ne doit pas se limiter seulement aux Arv. « Les autorités doivent aider les malades à faire face aux maladies opportunistes que sont le diabète et l’hypertension artérielle, entre autres pathologies chroniques », a-t-il souligné.

Amadou Moustapha Dia a aussi fait un plaidoyer pour que les PvVih soient inscrites dans le programme de Couverture maladie universelle (Cmu), même si celle-ci ne prend pas en charge des pathologies dites lourdes.

Le directeur d’Enda Santé, Daouda Diouf, a indiqué que cette rencontre, qui réunit 12 pays africains, permettra aux 70 participants de réfléchir sur le processus d’accélération de la lutte contre le Sida. Il a rappelé que le défi de la lutte contre cette maladie n’est plus la mise à disposition des médicaments, de traitement et des tests de prévention. Le véritable défi, c’est la stigmatisation, la peur, la discrimination et la violence. Ces obstacles à la lutte contre le Sida font qu’en Afrique de l’Ouest, plus de 76 % des PvVih ne sont pas sous traitement.

Selon M. Diouf, ces dernières ont peur d’aller dans les structures de santé pour leur traitement et faire des dépistages. « Tout cela fait que les questions des droits humains doivent être au cœur de la lutte contre le Sida », a déclaré le directeur d’Enda Santé.

« Sinon la stigmatisation, la discrimination et la peur vont faire plus de morts que le virus », a-t-il averti.

Les acteurs de la lutte contre le Sida comptent sur les parlementaires, qui sont des leaders d’opinion, pour qu’ils sensibilisent les populations sur les droits des PvVih.

Eugène KALY

Rupture des antirétroviraux :  Une unité régionale de fabrication d’Arv préconisée
Au Sénégal, comme dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, les Personnes vivant avec le Vih (PvVih) sont souvent confrontées aux ruptures des antirétroviraux (Arv). Pour faire face, le président du Réseau national des Associations des Personnes vivant avec le Vih au Sénégal, Amadou Moustapha Dia, a proposé la création d’une unité régionale de fabrication d’Arv.

Cette dernière permettrait aux 17.000 PvVih sous traitement au Sénégal de ne plus vivre le calvaire de la rupture des Arv. D’après M. Dia, l’explication donnée souvent pour justifier ces ruptures est que le dollar a augmenté et qu’il faut renégocier. « Pour des questions de santé, il y a des choses que l’on ne devrait pas laisser aux commerçants. C’est pourquoi nous invitons les Etats à se regrouper dans des entités régionales pour la mise en place d’unités leur permettant de produire des médicaments et de pérenniser les acquis obtenus dans la lutte contre le Sida », a indiqué M. Dia.


E. KALY

Le ministère de l’Education nationale a ouvert, depuis quelques mois, un vaste chantier de réécriture des curricula visant à produire un curriculum unifié de l’élémentaire à la Terminale dans huit disciplines. C’est dans le cadre du Projet d’appui au renouveau des curricula (Parc). Lequel offre l’opportunité de revisiter la pensée de Cheikh Anta Diop, d’en faire l’inventaire dans les programmes actuels et de se projeter, dans l’avenir, à l’insertion de cette pensée dans les curricula en construction.

La commémoration du 30ème anniversaire de la disparition de Cheikh Anta Diop a été l’occasion de plaider pour l’introduction de sa pensée dans les curricula de l’éducation au Sénégal. C’est pour répondre à cette demande que se tient, à Saly Portudal (environ 80 kilomètres de Dakar), un atelier sur la méthodologie d’insertion de la pensée de Cheikh Anta Diop dans le curricula unifié.

La rencontre, ouverte lundi, a été présidée par Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education nationale. « Vous êtes réunis, ici, à Saly, pour aborder un thème dont l’intérêt est stratégique pour le pilotage de notre système éducatif et la définition d’une politique éducative centrée sur nos référentiels axiologiques, culturels, scientifiques et techniques », a-t-il déclaré, soulignant que « la réflexion sur la place de l’œuvre de Cheikh Anta Diop dans les répertoires cognitif, socio-affectif et psychomoteur des curricula s’inscrit dans cette problématique ». Poursuivant, M. Thiam a indiqué que « le Pr Cheikh Anta Diop a véritablement légué à la postérité une œuvre dont l’exploitation méthodique et intégrée et la transversalité peuvent être d’un apport certain dans la formation du citoyen sénégalais ».

De l’avis du ministre de l’Education nationale, l’antériorité des civilisations noires évoquée par Cheikh Anta Diop ainsi que la contribution des Noirs dans la science, la technologie, la culture, l’agriculture, l’urbanisme…, méritent d’être mieux connues et enseignées. D’où l’intérêt de cette rencontre qui matérialise, selon lui, l’engagement du président de la République dans ce sens.

« Dans un monde de plus en plus marqué par une compétition dans tous les domaines, notamment pour l’élaboration et le contrôle des technologies de pointe, des systèmes de communication et des biotechnologies, notre école doit réfléchir, à partir d’un positionnement critique de notre héritage culturel et scientifique, sur les voies et moyens de construire l’espace où se conjuguent qualité et compétitivité », a soutenu M. Thiam, considérant que l’intégration de l’œuvre de Cheikh Anta dans les curricula est aussi un gage d’affirmation de notre identité, de confiance et d’estime de soi pour nos élèves, valeurs sans lesquelles aucune émergence ne saurait être durable. Au-delà de Cheikh Anta Diop, il a invité à étudier comment intégrer dans les curricula l’œuvre d’autres intellectuels et penseurs sénégalais, comme africains, de langue française, comme arabe et nationale, y compris de notre patrimoine culturel oral.

Amath Sigui NDIAYE

Un centre d’excellence de formation aux métiers du tourisme d’un coût de 3 milliards de FCfa est annoncé pour répondre aux besoins en compétences de ce secteur. L’infrastructure sera érigée à Diamniadio, selon ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla.

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat  a annoncé, lundi, la construction prochaine d’un centre national de formation aux métiers du tourisme. Un projet qui, a-t-il dit, coûtera 3 milliards FCfa, dont 1,7 milliard pour l’équipement. Mamadou Talla veut que cet institut puisse fournir des ressources humaines qualifiées pour le secteur du tourisme.

Ledit centre aura des antennes à Ziguinchor et Saint-Louis pour permettre au tourisme d’avoir des compétences conformes à ses besoins. Il proposera, selon lui, des formations du Certificat d’aptitudes professionnelles (Cap) au niveau le plus élevé. Mamadou Talla a fait cette annonce lors de la signature d’une convention entre son ministère et le complexe hôtelier King Fahd palace. Cette dernière permettra de mettre en œuvre la formation duale avec 80 % de présence à l’entreprise et 20 % à l’école. Le modèle de la formation duale offre à l’apprenant une présence plus accrue dans l’entreprise que dans son centre de formation.

C’est une des méthodes pratiquées dans le domaine de la formation professionnelle, et elle est en train d’être mise en œuvre par le ministère de la Formation professionnelle,  de l’Apprentissage et de l’Artisanat avec le complexe hôtelier King Fahd palace. Ainsi,  100 jeunes seront sélectionnés et formés pour une durée de trois ans au King Fahd palace et centres ressources du ministère de la Formation professionnelle. Les métiers ciblés sont : agent d’étage, valet de chambre, agent de propreté ou équipier, cuisinier, serveur, pâtissier, boulanger, agent de maintenance, réceptionniste.

Cette méthode, selon M. Talla, va offrir une modalité d’acquisition de compétences qui met en jeu la formation et les besoins de l’entreprise. La phase pilote de la formation duale a commencé au mois de mai dernier avec une première signature avec l’hôtel Terrou Bi.

Le ministre de la Formation professionnelle a dit compter l’étendre à d’autres acteurs. « L’évolution positive du projet de formation duale, démarré avec l’hôtel Terrou Bi dans sa phase opérationnelle, est en extension vers les autres acteurs du secteur comme le complexe King Fahd palace », lit-on dans le document de présentation.

Mamadou Racine Sy, directeur général du complexe King Fahd palace, a présenté ce projet comme « innovant et pouvant renforcer l’adéquation formation/emploi ».

Oumar NDIAYE

A côté du vène, l’arbre parrain choisi au niveau national, la région de Thiès a porté son choix sur l’anacardier (acajou à pomme), un arbre de la famille des anacardiacae. Le commandant Dieng a expliqué que l’arbre a des feuilles persistantes, alternes et coriaces, riches d’un suc laiteux qui durcit à l’air sous forme de caoutchouc et que le fruit est un faix fruit (faux fruit) ovale ou en forme de poire, pulpeux, blanc, jaune ou rouge avec la maturité.

Mais le vrai fruit de l’anacardier est une drupe en forme de rein, de courge ou de gant de boxe qui se développe à l’extrémité du faux fruit.

M. SAGNE

Campagne nationale de reboisement 2016 - A lire aussi :

L’adjoint au gouverneur de Thiès, chargé du développement, a invité les populations à s’impliquer dans les activités de reboisement et à préserver les ressources naturelles pour en faire un meilleur usage à travers une bonne gestion de l’environnement.

Dans la région de Thiès, c’est à Sessène Diack, dans la commune de Tassete, qu’a été célébrée la journée de l’arbre. Une occasion saisie par Ibrahima Ismail Ndiaye, l’adjoint au gouverneur de Thiès, chargé du développement, d’exhorter les habitants de cette zone du Diobass en particulier, les populations de la région en général, à préserver les arbres déjà existants. Il les a également invités à mener des actions de reboisement et de lutte contre les feux de brousse pour être en phase avec le concept de développement durable qui devrait être profitable aux générations futures.

Le choix de cette localité pour abriter la cérémonie se justifie, selon le commandant Birame Dieng, inspecteur régional des Eaux et Forêts de Thiès, par « la grande détermination et la forte mobilisation de sa population, en collaboration avec celles de Guélor, Mbousnakh et Keur Soulèye, à intégrer, de manière définitive, l’arbre dans le paysage agraire ».

Cependant, il a regretté que « ces établissements humains, bien qu’appartenant à la commune de Tassette, soient fortement impactés par l’exploitation minière de Diack, dans la commune de Ngoundiane, à travers les émissions de poussière ». Pour trouver une solution à ce désastre, « un important programme de reboisement est à l’étude par les différentes parties (sociétés minières, commune et populations), afin de mettre en œuvre les principales mesures d’atténuation consignées dans les études d’impact environnemental et social déjà validées », a informé M. Dieng.

Aussi, la commune de Tassette a-t-elle été félicitée à travers son maire, Mamadou Thiaw, directeur général du Programme national de développement local (Pndl), pour les initiatives entreprises dans la gestion de l’environnement et des ressources naturelles (lutte contre les feux de brousse et production de plants).

Sur le plan régional, un nombre de 1.870.000 plants, toutes espèces confondues, a été produit, cette année, au niveau des différentes pépinières (près de 700) de la région contre 1.765.401 plants l’année dernière. Pour la présente campagne de reboisement, l’inspecteur des Eaux et Forêts Birame Dieng a l’ambition de faire plus que les 271 ha de plantations massives, 66,32 km de plantations linéaires, 300 ha de plantation d’enrichissement et 10,34 km de plantations urbaines réalisées lors de la campagne 2015 écoulée.

Mohamadou SAGNE

Campagne nationale de reboisement 2016 - A lire aussi :

 

Le village de Ndoumbouthie (commune de Toubacouta) a été choisi, cette année, pour abriter la journée nationale de l’arbre. Cette dernière dont l’arbre parrain est le vène a été une occasion pour le gouverneur de région, Souleymane Ciss, de mettre l’accent sur la déforestation massive de cette espèce le long de la frontière et notamment dans la galerie de Baria, dans le Toubacouta.

Le gouverneur de région, Souleymane Ciss, a présidé, à Ndoumbouthie (commune de Toubacouta), la journée de l’arbre. Il a expliqué que le choix du thème « Combattons contre la destruction de nos forêts. Préservons-nous »  traduit la volonté du gouvernement de protéger cette espèce exploitée abusivement le long de la frontière. Selon lui, on a assisté à une déforestation massive le long de la frontière, notamment de la galerie de Baria, dans la commune de Toubacouta.

« Cette forêt de Baria subit le pillage incontrôlé de malfrats, avec la complicité de nos compatriotes inconscients. Cette situation est préjudiciable à tout point de vue », a-t-il lancé. C’est ainsi qu’il a sollicité l’implication de tous les concitoyens et amis de la nature à veiller à la protection de nos forêts. Cette stratégie doit être déroulée en collaboration avec les forces de défense et de sécurité pour mieux protéger ce qui reste comme massifs », a-t-il suggéré.

Le gouverneur de Fatick a rappelé qu’il y a un plan régional d’aménagement de lutte contre la déforestation avec tous les acteurs. Aussi, il a mis l’accent sur la capitalisation des bonnes pratiques qu’il faut mettre à l’échelle, la généralisation de la plantation d’arbres comme le vène et d’autres espèces dont les vertus fertilisantes sont prouvées, la vulgarisation des foyers améliorés pour limiter la consommation du bois et la multiplication des bois des villages autogérés par les  communautés. Selon lui, il s’agit de mettre à l’échelle les bonnes pratiques de récupération des terres, de lutter contre l’avancée de la langue salée, la régénération naturelle assistée et de mettre fin à l’utilisation des sachets plastiques.

Cette tribune a également servi de cadre à Souleymane Ciss pour inviter la jeunesse et les femmes à jouer un rôle de veille dans la mise en œuvre des politiques et stratégies, la préservation, la restauration et la préservation  des ressources naturelles.

Il a tenu à remercier les partenaires techniques et financiers pour leur appui décisif ainsi que ceux qui ont soutenu le comité d’organisation. Par ailleurs, le gouverneur a rendu un vibrant hommage au maire de la commune de Toubacouta, Pape Seydou Dianko surnommé « le  lion du Niombato », pour le soutien considérable pour la réussite de journée. Après le gouverneur, d’autres autorités ont planté chacun un arbre. De même, plusieurs projets œuvrant dans la préservation de l’environnement ont reçu des diplômes.

Oumarv Ngatty  BA

Campagne nationale de reboisement 2016 - A lire aussi :

La journée de l’arbre à Tambacounda, célébrée à Koulor, dans le département de Goudiry, a été mise à profit pour rappeler à l’ensemble des forces de défense et de sécurité, notamment l’armée, la gendarmerie, la police, la douane et les parcs nationaux, les instructions fermes du président de la République qui demande de conjuguer les efforts pour lutter efficacement contre le trafic illicite de bois.

En donnant le coup d’envoi de la campagne nationale de reboisement, l’adjointe au gouverneur de Tambacounda, chargée du développement, Awa Ndiaye Diop, a convié les populations à une participation massive et active aux actions de lutte contre la désertification.

Elle a également invité à l’édification d’une véritable industrie verte, mais aussi à la sécurisation et à l’entretien des plantations, en empruntant la formule du président de la République : « Combattons la destruction de nos forêts. Préservons-nous ».

L’occasion a été aussi saisie pour rappeler aux forces de défense et de sécurité, notamment l’armée, la gendarmerie, la police, la douane et les parcs nationaux, les instructions fermes du président de la République qui demande de conjuguer les efforts pour lutter efficacement contre le trafic illicite de bois.

Pour le colonel Pape Assane Ndiour, inspecteur des Eaux et Forêts, cette campagne 2016 est placée sous le parrainage d’un arbre très présent dans le paysage floristique sénégalais, notamment dans la région. Il s’agit du Pterocarpus erinaceus (palissandre du Sénégal), plus connu sous le nom de vène en wolof ou bani en peulh. Le bois issu de cet arbre est particulièrement ciblé par les exploitants clandestins, notamment dans les régions de Tambacounda, Kaffrine,  Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.

Pour le chef du service régional des Eaux et Forêts, cette année, la commune de Koulor est à l'honneur pour les efforts qu’elle a consentis dans le domaine de la gestion des ressources naturelles en général, et des ressources forestières en particulier. Ces efforts ont permis d’assurer l’aménagement forestier de 48.729 ha de forêt, dont 9.515 ha. Il y a également l’aménagement forestier de 38.490 ha dans la zone de Sinthiou Bocar Aly, la plantation massive d’un ha, respectivement à Damamba, à Tata et à Koulor, la plantation en linéaire de 1,41km à Koulor, en plus de l’organisation des villages riverains en comités villageois, avec un encadrement qui a démarré grâce au Programme Usaid wula nafaa qui se poursuit avec le Progede2, et, de manière plus étendue, avec le service des Eaux et Forêts.

De l’avis du colonel Ndiour, avec l’Acte III de la décentralisation, impliquant une territorialisation des politiques publiques, l’Etat renforce davantage la responsabilisation des collectivités locales.

C’est donc dans le cadre de la mise en œuvre de ces options stratégiques que le service forestier de Tambacounda a assuré, en 2015, en rapport avec les populations, les collectivités locales et les partenaires au développement, une production de 400.000 plants répartis dans 42 pépinières, dont 14 en régie, 2 villageoises, 4 communautaires, 18 individuelles et 4 privées.

Pape Demba SIDIBE

Campagne nationale de reboisement 2016 - A lire aussi :

2016, c’est le nombre de plants à remettre à chaque conseil départemental de la jeunesse du Sénégal, informe un communiqué. Une annonce conjointe du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, et du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, lors de la célébration de la Journée nationale de l’arbre, dimanche dernier, à Kaffrine. Les services du département de l’Environnement sont chargés de remettre ces plants aux jeunes. « Les jeunes apporteront leur énergie au combat pour le développement durable », a déclaré le ministre de la Jeunesse.

L’objectif est de les impliquer dans la sauvegarde de l’environnement. Ils sont chargés d’implanter et d’entretenir les plants.

En marge de la célébration, Mame Mbaye Niang a annoncé le financement de 43 projets dans la région de Kaffrine par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej). Le ministre de la Jeunesse a présidé la cérémonie de remise symbolique de financement en présence d’Abdoulaye Wilane, le maire de Kaffrine. Le montant de ces projets s’élève à 63 millions de FCfa, renseigne le communiqué. Au cours de ces vacances citoyennes, placées sous le sceau de l’« Engagement républicain des jeunes pour l’émergence », des projets sur les services, l’agriculture et l’aviculture ont été financés dans les régions de Diourbel et Kaolack.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

Le royaume de Thaïlande a offert 6 électropompes au département de Nioro, dans le cadre de l’approvisionnent des cantines scolaires en produits frais et nutritifs. La réception a eu lieu, jeudi dernier, à Taïba Mbayène, en présence de l’ambassadeur du pays donateur et du représentant du Programme alimentaire mondial (Pam) au Sénégal, Guy Adoua. Selon ce dernier, grâce à la généreuse contribution du royaume de Thaïlande d’un montant de 8 millions de FCfa, les communautés ont pu aussi disposer de 4 bassins de réception d’eau. « Ces équipements et infrastructures permettront d’exploiter, de manière optimale, les périmètres irrigués et ainsi augmenter la production agricole. Ce qui va contribuer à l’approvisionnements des cantines scolaires en produits frais et nutritifs », a souligné le représentant du Pam au Sénégal. Un organisme qui soutient les cantines scolaires en milieu rural, à l’instar du reste du projet « Champs communautaires » mis en place dans cette partie du département de Nioro.

Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre le Pam/Plan Sénégal et le ministère de l’Education et ses services déconcentrés. Les autorités administratives ont insisté pour une bonne appropriation du projet par tous les acteurs locaux et le respect des engagements de la part de toutes les parties prenantes.

Au-delà des régions de Louga et Kaolack, le Pam, à travers son représentant dans la sous-région, a invité tous les partenaires à faire des « Champs communautaires » afin d’accompagner les programmes d’alimentation scolaire à travers tout le Sénégal.

Elimane FALL

Le commandant de la zone militaire numéro 6 vient de publier un guide sur l’éducation à la citoyenneté dans le cadre d’un partenariat avec le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) de Kolda.

Le bon citoyen se doit d’être un modèle à travers le respect de quelques principes comme la primauté de l’intérêt national sur tout intérêt personnel et singulier, être prêt au sacrifice suprême pour la nation et être un modèle de civisme. C’est la conviction du colonel Mamadou Gaye, commandant de la zone militaire numéro 6 de Kolda. Il s’exprimait, lundi dernier, lors de la présentation d’un guide sur l’éducation à la citoyenneté en milieu scolaire qu’il vient de publier. La cérémonie de présentation de ce document d’une quarantaine de pages a eu lieu en présence de nombreux invités parmi lesquels les autorités administratives et académiques, des responsables politiques, des forces de défense et de sécurité et des chefs de services régionaux.

Le colonel Gaye a déclaré avoir rédigé ce livre dans le cadre d’un partenariat entre la zone militaire numéro 6 et le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) William Ponty de Kolda. Il y aborde des sujets d’une actualité brûlante dont civisme et éducation à la citoyenneté, civisme et comportement citoyen, de la nécessité de l’éducation à la citoyenneté, quel modèle de citoyenneté responsable, les devoirs citoyens, les Institutions de la république et la symbolique nationale, et responsabilités et obligations du formateur ». Il a estimé que la vocation du militaire, tout comme celle de l’enseignant ou du fonctionnaire, est de servir sa patrie avec loyauté.

Selon lui, la formation militaire dans l’armée sénégalaise qui est citée en exemple pour sa discipline, sa loyauté à la République, son patriotisme et son sens élevé de civisme, constitue une référence qui devrait inspirer les enseignants. A travers ce guide, le colonel Gaye entend contribuer à la formation d’un modèle de citoyenneté responsable au service exclusif de la République. A son avis, il est destiné au personnel d’encadrement et de formation du Crfpe, mais aussi et surtout aux élèves-maîtres, futurs enseignants et éducateurs qui seront investis de la lourde charge de contribuer à la formation des futures élites de notre pays.

Le colonel Gaye a également rappelé quelques principes relatifs aux devoirs et obligations de l’enseignant qui, a-t-il espéré, va servir de guide aux actions de formation. « Chers enseignants, autant vous avez des droits à des conditions de travail décentes, à une prise en charge par l’Etat de vos préoccupations ou revendications professionnelles légitimes, autant vous avez le devoir, voire l’obligation, de porter le sacerdoce de votre exaltante mission : enseigner, éduquer, former, conformément aux principes de la loi d’orientation de l’éducation nationale n°91-22 du 16 février 1991 et à vos cahiers de charges », a-t-il souligné.

Mamadou Aliou DIALLO

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, par ailleurs maire de la ville de Saint-Louis, a inauguré, samedi dernier, l’Institut Serigne Malick Mohsine Diop.

Construit et entièrement équipé par le Pdg de la Compagnie sahélienne d’entreprises (Cse), Aliou Ardo Sow, pour un coût global de 600 millions de FCfa, l’Institut Serigne Malick Mohsine Diop de Saint-Louis a été inauguré samedi dernier. C’était en présence de Serigne Mansour Sy Jamil, imam Mouhammedou Abdoulaye Cissé Ibn Serigne El Hadj Madior Cissé et Serigne Zeynoul Abidine Diop. L’ambassadeur d’Algérie au Sénégal, un représentant de l’ambassadeur des Etats-Unis à Dakar, de Serigne Gallas Kantom Ibn Serigne Bara Mbacké, le gouverneur de Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang, et plusieurs autres autorités administratives ont également rehaussé de leur présence cette cérémonie.

Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a saisi cette occasion pour se réjouir de la réalisation de ce joyau et féliciter Aliou Ardo Sow qui n’a pas hésité à financer ce projet de grande envergure. 

Après avoir rappelé que l’éducation et la formation constituent le socle du développement, M. Faye a mis en exergue le rôle prépondérant que la famille de Serigne Malick Mohsine Diop a toujours joué dans l’éducation religieuse, l’expansion et le rayonnement de l’Islam au Sénégal, en Afrique et dans le monde. L’édile de Saint-Louis a réaffirmé la volonté du gouvernement de retirer les enfants de la rue, précisant que l’Etat n’est pas foncièrement contre la mendicité, mais déplore toute forme d’exploitation de cette mendicité forcée dont les enfants talibés ont toujours été victimes.

Pour Abdoulaye Cissé, il est plus facile d’inscrire les enfants dans cet institut islamique qui dispense des cours en français, en anglais, avec la possibilité de former les élèves en informatique, que de chercher des bourses pour les envoyer poursuivre leurs études islamiques dans les pays du Maghreb arabe. « Ce sera une façon de valoriser davantage cet institut islamique et de contribuer à la promotion de l’éducation religieuse dans notre pays », a-t-il déclaré. 

Il a aussi invité l’Etat à introduire dans le système éducatif sénégalais des modules portant essentiellement sur l’intelligence émotionnelle qui permettront aux enfants de cultiver, dès leur tendre enfance, l’humilité, la modestie, l’altruisme, la discipline, etc.

Serigne Mansour Sy Jamil a laissé entendre que, malgré son calendrier chargé, il ne pouvait pas rater cet évènement. Il n’a pas manqué de souligner que les familles de Mohsine Diop, Mamoune Ndiaye et Madior Cissé font partie des grandes familles religieuses de la capitale du Nord, qui ont enseigné le saint Coran à des milliers de cadres supérieurs de notre pays. 

Serigne Zeynoul Abidine Diop a remercié tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à l’organisation de cette cérémonie inaugurale, rappelant qu’en construisant cet institut islamique, Aliou Ardo Sow l’a fait pour le président Macky Sall, un chef d’Etat exemplaire, qui accorde une importance particulière à l’éducation islamique.

Pendant deux jours, des centaines de fidèles musulmans et autres talibés de Serigne Zeynoul Abidine Diop ont chanté les panégyriques à la gloire du Prophète Mohammed (Psl) pour rendre grâce à Dieu.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les populations du village de Dakhar-Bango (périphérie de Saint-Louis), ont rendu, samedi dernier, un vibrant hommage au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le Pr Mary Teuw Niane a, en effet, accepté d’organiser et de présider la première édition de la Journée de l’excellence de cette localité de la commune de Saint-Louis. A cette occasion, il a primé 107 élèves, honoré 5 enseignants et inauguré le projet de réhabilitation de l’école élémentaire « Babacar Guèye » de Bango, son village natal.

En tant qu’illustre fils de ce quartier périphérique de Saint-Louis, il a tenu également à offrir d’importants lots de matériel didactique et de fournitures scolaires aux élèves les plus méritants de cette partie de la ville tricentenaire. Le ministre de l’Enseignement supérieur a exhorté les lauréats à être plus performants, tout en restant sur le droit chemin. Il leur a surtout demandé « de se sacrifier dès maintenant, en vue d’entretenir, demain, ces braves parents qui se sont sacrifiés pour leur permettre d’étudier dans de bonnes conditions, de subvenir aux besoins des populations de Bango, qui ont toujours vécu dans l’unité et la cohésion ». Il dit avoir organisé et présidé cette première édition de la Journée de l’excellence pour contribuer à traduire en actes la vision du président Macky Sall en matière de développement et de promotion de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

36,7% et 49,62%. Tels sont respectivement les taux de réussite enregistrés, cette année, à l’issue des épreuves du baccalauréat et du Bfem. Des résultats en-deçà des attentes au regard des moyens que l’Etat injecte dans le secteur de l’éducation. Rien que pour l’année 2016, 376 milliards de FCfa ont été mobilisés, sans compter l’appui des différents partenaires. Les grèves récurrentes qui ont pour corollaire la difficulté d’atteindre le quantum horaire nécessaire, la formation des enseignants, l’environnement scolaire d’une manière générale, sont autant de griefs soulevés pour expliquer les contreperformances relevées dans le secteur de l’éducation.

Baccalauréat 2016 : Le taux de réussite s’élève à 36,7%
Sur un total d’inscrits de 152.575, seuls 147.932 candidats ont pu se présenter au baccalauréat de cette année, toutes séries confondues, soit 4.643 absences dénombrées. De l’avis des autorités éducatives, ce nombre élevé d’absents s’expliquent par le fait que la plupart d’entre eux sont des candidats libres, souvent opérationnels, et par conséquent, le jour de l’examen, ils sont appelés par leurs services.

De 31,3% en 2014 et 2015, le taux de réussite au baccalauréat a connu une légère hausse cette année. Il est passé à 36,7%. De la même manière, les mentions aussi ont augmenté. De 2.204, on est passé à 3.055 mentions, dont 12 « Très Bien » et 310 « Bien ». Cette évolution des résultats du baccalauréat est certes remarquable, mais reste encore insuffisante, car cela fait maintenant plus de cinq ans que le Sénégal peine à atteindre les 50% de taux de réussite à cet examen. Une situation que d’aucuns imputent aux nombreuses grèves des enseignants. Par contre, d’autres estiment que les contreperformances se justifient  par  la baisse du niveau des élèves.

Quoi qu’il en soit, les acteurs du système éducatif et leurs partenaires ont pris bonnes notes. Certainement que des mesures adéquates vont suivre afin de relever le taux de réussite au baccalauréat, toutes séries confondues.

Pape Coly NGOME

Région de Saint-Louis : Les inspecteurs plaident pour le respect du quantum horaire
Bfem 201611,57% et 18,9%, tels sont les taux de réussite enregistrés respectivement au baccalauréat et au Bfem dans la région de Saint-Louis, à l’issue des épreuves du premier tour. Ces résultats sont d’ailleurs jugés catastrophiques par des inspecteurs de l’enseignement qui plaident pour le respect du quantum horaire.

Les résultats du baccalauréat sont catastrophiques dans la région de Saint-Louis. Sur 10.498 candidats, seuls 1.215 élèves (garçons et filles) ont réussi à l’issue du premier tour, soit 11,57%. Ceux qui sont admis à subir les épreuves du deuxième tour ne font pas plus de 2.753. Pour le Brevet de fin d’études moyennes (Bfem), sur 13.658 candidats, seuls 2.584 élèves (garçons et filles) ont été déclarés admis à l’issue du premier tour, soit 18,9 %. Plus de 5.024 candidats subissent actuellement les épreuves du deuxième groupe.

Abdoulaye Sall, inspecteur de l’enseignement, en poste à l’Inspection d’académie (Ia) de Saint-Louis et chargé du cycle fondamental (du préscolaire à la fin du cycle moyen), ne passe pas par quatre chemins pour dire que ces résultats sont catastrophiques.

Dans son analyse, il précise que cette situation est due d’abord au déficit du quantum horaire, « qui s’explique par les perturbations relatives aux grèves répétitives décrétées par les enseignants et les élèves durant l’année scolaire 2016 ». Ce déficit du quantum horaire, poursuit-il, a engendré des conséquences désastreuses, car « les élèves n’ont pas eu le temps de terminer leur programme et de réviser leurs leçons. Les enseignants aussi n’ont pas eu le temps d’organiser des examens blancs, des séances de simulation, de rattrapage de certains cours, en vue de corriger les lacunes de certains élèves qui ont un niveau intellectuel très faible ».

De l’avis de l’inspecteur Sall, tout a été question de temps nécessaire aux préparatifs des examens. Selon lui, « le quantum horaire est un intrant de qualité ». Plus explicite, il se pose la question de savoir si réellement certains enseignants chargés d’encadrer les élèves ont les dispositions intellectuelles et pédagogiques requises pour dispenser correctement et régulièrement les cours, tout en évaluant le niveau des élèves. Sur ce plan, il souligne que l’Etat doit agir dans les plus brefs délais pour offrir à certains enseignants la possibilité de renforcer leurs capacités. « L’Etat doit aussi mettre en œuvre des stratégies qui permettent de maîtriser et de bien gérer les classes pléthoriques. Ceci pose aussi un autre problème », dit-il.

Toujours selon Abdoulaye Sall, les pouvoirs publics, les responsables syndicaux du mouvement enseignant, les parents d’élèves et autres acteurs de l’éducation nationale doivent pouvoir mettre à profit ces vacances pour s’asseoir autour d’une table, en vue de trouver les solutions les plus adéquates aux différends notés dans le système éducatif sénégalais. Il laisse entendre qu’il est temps de mettre définitivement un terme au bras de fer récurrent entre l’Etat et les syndicats, si on tient vraiment à développer l’école.

D’autres inspecteurs de l’éducation et de la formation, notamment Samba Diallo et Al Ousseynou Bâ, soutiennent que la conscience professionnelle doit toujours prévaloir. Les enseignants, quelles que soient les difficultés auxquelles ils sont régulièrement confrontés pour exercer leur métier, doivent tout mettre en œuvre pour aider les élèves à préparer, dans de bonnes conditions, leurs examens.

Al Ousseynou de Bâ souligne que, contrairement à ce qu’on raconte, le département de Saint-Louis va, à coup sûr, enregistrer, cette année, un pourcentage de réussite de 55% au Bfem à l’issue des épreuves du premier et du deuxième groupe.

Mb. K. DIAGNE et A. M. NDAW

Le quantum horaire est fortement érodé, selon l’inspecteu d’académie de Fatick
Bac Bfem 2016La région de Fatick a enregistré, cette année, un taux de 38 % d’admis au baccalauréat. Pour le Bfem, les résultats vont tourner autour de 30%. L’inspecteur d’académie de Fatick, Bandiougou Sarr, a expliqué que la faiblesse des résultats est due aux perturbations qui ont un impact négatif sur le quantum horaire, à la qualité du personnel et à l’environnement d’une manière générale.

Les résultats enregistrés aux examens du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) et du baccalauréat sont jugés faibles dans la région de Fatick. L’inspecteur d’académie s’attendait d’ailleurs à cette issue du fait des perturbations qui ont jalonné l’année scolaire. Bandiougou Sarr a signalé que, pour le Bac, la région de Fatick a enregistré un taux de 38% d’admis. Comparé à l’année dernière (36%), elle a obtenu 2 points de plus. Mais, « nous ne pouvons pas nous satisfaire de ces résultats, en attendant de connaître les résultats sur le plan national », a-t-il déclaré.

Concernant le Bfem, les résultats disponibles pour le moment et les projections faites pour le second tour les orientent vers 30 % d’admis pour toute la région de Fatick. « C’est très faible. On ne peut pas comprendre dans une région comme Fatick, depuis 2005, alors qu’il y a une intervention des bailleurs de fonds pour améliorer les résultats, qu’on soit encore à 30% d’admis pour le Bfem », s’est-il étonné.

Sur les causes de ces contreperformances, l’inspecteur d’académie a relevé d’abord les perturbations scolaires. Selon lui,  le quantum horaire ou temps de travail qui permet à l’élève d’assimiler et de réussir est fortement érodé à cause de ces perturbations. Pour M. Sarr, les élèves qui devaient avoir 15 heures se retrouvent avec beaucoup moins. Ainsi, il leur sera difficile d’arriver  à assimiler les matières, a-t-il expliqué. Le deuxième élément, a signalé l’Ia, c’est la qualité du personnel. « Nous avons un personnel qui a encore besoin de formation complémentaire pour être en mesure d’installer les compétences au niveau des élèves », a-t-il rappelé. En plus, Bandiougou Sarr a évoqué l’environnement d’une manière générale.

Aussi a-t-il indiqué que le problème de l’accès ne se pose pas dans la région de Fatick. « Les grands défis qu’on se devait de relever, c’était les résultats. Jusqu’à présent, l’instabilité ne nous permet pas d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés », a-t-il regretté.

Pour remédier à la faiblesse des résultats, l’inspecteur d’académie est d’avis qu’il faut renforcer les capacités des enseignants. Selon lui, il est clair que le défi majeur du système, c’est la stabilité « pour qu’on puisse avoir un quantum horaire normal, pour que tout puisse se dérouler d’une manière correcte du mois d’octobre jusqu’au mois de juillet ». M. Sarr a également mis l’accent sur l’importance de l’encadrement des élèves dans les maisons.

Oumar  Ngatty BA

La région de Thiès dans une tendance favorable
Bfem 2016 2En attendant que l’ensemble des résultats du baccalauréat remontent au niveau de l’Inspection d’académie de Thiès pour pouvoir être analysés, tout comme ceux du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem), les tendances recueillies dans les deux plus grands lycées de la cité du rail montrent, pour l’instant, qu’il n’y a pas péril en la demeure.

Dans la ville de Thiès, les résultats de l’examen du baccalauréat pour l’année 2016 se présentent plutôt satisfaisants après le second tour. Au centre du lycée El hadji Malick Sy, où quatre jurys ont composé, le taux de réussite est à 44 %. Le total des résultats dudit lycée ont atteint 56,32% d’admis, toutes séries confondues.

Au lycée Amary Ndack Seck, qui a accueilli trois jurys, le centre affiche 42,22% de candidats reçus, là où ledit établissement s’en sort avec un taux de réussite de 43,47 % cette année. Soit un bond de quatre points par rapport aux résultats de l’année précédente. Une tendance qui, au fur et à mesure des remontées des résultats définitifs vers l’inspection d’académie, place la ville de Thiès dans une tendance favorable.

Selon Alioune Ndiaye, professeur de français, le faible taux de réussite de ces quinze dernières années est à rechercher dans l’architecture même du système éducatif sénégalais qui a eu du mal à s’adapter aux rapides mutations pédagogiques enregistrées. En guise d’exemple, il indique que, depuis une décennie, les élèves sont encouragés à s’engager dans l’étude des sciences, parce que le Sénégal en a réellement besoin. « Mais, dans cette option, on oublie royalement que la langue de travail, c’est le français ; alors que pour être un très bon élève en science, il faut au moins être bon en français, sinon l’élève va être rattrapé par les insuffisances accumulées dans l’apprentissage de la langue de travail », note-t-il.

Pour régler cette question, M. Ndiaye indique qu’il faut revoir profondément l’apprentissage de la langue de travail au Sénégal. Ce, du préscolaire au moyen secondaire, en assignant aux enseignants et aux élèves des programmes digestes. « Il ne sert à rien de présenter une table des matières démentielles dont les apprentissages ne sont jamais déroulés sur une année scolaire bien remplie, à fortiori s’il y a des grèves », martèle-t-il.

Sur la même lancée, son collègue Omar Diaw, professeur de sciences de la vie et de la terre, d’enfoncer le clou. « Nous, la matière que nous enseignons doit aller avec des travaux pratiques au laboratoire et sur un jardin scolaire. Faites le tour de nos établissements scolaires pour voir si le minimum de ces conditions pédagogiques est réuni. Ajoutez à cela le niveau bas des élèves en français, la langue d’enseignement, vous comprenez le niveau de performance des élèves et de leurs professeurs qui réussissent, malgré tous ces obstacles avérés, à faire des résultats ».

C’est pourquoi il suggère que les effectifs soient mieux maîtrisés dans les classes, des programmes bien ficelés dans le contenu, mais aussi dans le temps, pour que le taux d’assimilation soit porté à un niveau tel que le maximum d’élèves puissent être à la hauteur des espoirs placés en eux par leurs familles et la nation. « Autrement dit, il s’agit de revoir le contenu de notre système éducatif de fond en comble afin de le réajuster en fonction de nos choix en tant que Sénégalais et nous mobiliser tous pour atteindre nos objectifs », assène-t-il. D’après ces enseignants, malgré leur bras de fer avec le gouvernement, ils se sont toujours aménagés des espaces pour conduire les enseignements au niveau des classes d’examen.

Mbaye BA

Légère progression dans les académies de Kaolack et de Kaffrine
Academie KaolackCette année, les résultats enregistrés dans les régions de Kaolack et Kaffrine sont en légère hausse par rapport à l’année scolaire 2015. Des performances moyennes en dépit des grèves cycliques qui ont perturbé les lycées publics, notamment en zone urbaine. A noter une nette progression du bac franco-arabe, tout le contraire des séries G, en retrait cette année.

L’Académie de Kaolack n’a pas fini de collecter les résultats définitifs du baccalauréat général session 2016. Le centre d’examen qui regroupe à lui seul plus de 1.300 candidats a fini les examens oraux. Cependant, une dizaine de jurys a livré les résultats, selon Cheikh Tidiane Diallo, chargé de l’enseignement secondaire à l’Inspection d’académie de Kaolack. Le baccalauréat scientifique qui a démarré le premier enregistre des résultats plutôt décevants avec 86 admis sur les 280 candidats pour la seule filière technique existant au niveau du lycée El Hadj Abdoulaye Niasse.

Pour le baccalauréat général, un taux de réussite moyen de 45,82 % est obtenu contre 36,6 % l’année dernière, soit une progression de 9,22%. Avec tous les candidats reçus, la série S1 se distingue brillamment, suivi de celles L’ et S2, avec respectivement des taux de 53,38 % et 49,31 %. « Cette légère progression pourrait s’expliquer par un respect du quantum horaire en zone urbaine où certains collèges privés n’ont pas été trop perturbés par les grèves, contrairement aux lycées situés en zone rurale où les élèves n’ont pas accès à ce type d’enseignement », soutient M. Diallo. Il relève également les bonnes performances des candidats du bac franco-arabe avec un taux moyen de 80 %. Une nouvelle filière dans laquelle la série S1A se distingue avec un taux de 100%. Par contre, pour le baccalauréat arabe où il y avait une seule série littéraire, sur les 567 candidats, seuls 203 ont obtenu leur parchemin, soit un taux de 35%.

Des résultats contrastés à Kaffrine
L’Inspection d’académie de Kaffrine offre des résultats contrastés, selon que le centre d’examen se situe en zone urbaine ou rurale. A l’instar des résultats probants du lycée de Gniby, dans le département de Birkilane, 68% d’admis sont notés contre un taux plutôt en deçà de la moyenne régionale de Koungheul avec seulement 37,64%. Même écart observé entre le lycée de Boulel et celui de Babacar Kobar Ndao, dans la capitale du Ndoucoumane, avec des taux moyens respectifs de 65,38% et 37,76%.

Dans l’ensemble, le bac général dans cette région a connu une relative progression (9%) par rapport à la cuvée 2015. En effet, sur un effectif global de 1.338 candidats, 551 d’entre eux ont décroché leur premier diplôme de l’enseignement supérieur, soit un taux moyen de 41,18%, contre moins de 35% en 2015.

Elimane FALL

Tambacounda : La région fait un bond de trois points, malgré les perturbations
Academie TambaAvec un taux de réussite de 30,13% au baccalauréat, la région de Tambacounda a fait mieux que l’an dernier où le taux était de 27%. Le lycée de Kidira, qui est parvenu à faire zéro grève cette année, a obtenu six mentions « Assez Bien » au Bac. Le lycée Mame Cheikh Mbaye a aussi tiré son épingle du jeu en raflant les 4 mentions « Bien » enregistrées dans la région.

Le gouverneur de la région de Tambacounda, Bouya Amar, a tenu, après la sortie des résultats, à féliciter la communauté éducative de Kidira pour les premiers résultats obtenus au baccalauréat par le lycée de cette commune et qui font « la fierté » de la région orientale. Il a relevé que le lycée de Kidira a comme particularité le fait de n’avoir « pratiquement pas connu de grèves » ; ce qui a produit les résultats enregistrés. « Les cours se sont déroulés normalement, il n’y a pas eu beaucoup de difficultés », a souligné le gouverneur. L’inspecteur d’académie de la région de Tambacounda, Alassane Niane, a souligné que, pour cette première édition, 42% des candidats au baccalauréat technique ont réussi à l’examen. Ce qui constitue, selon lui, une grande satisfaction. « Au regard des difficultés auxquelles ces élèves étaient confrontées, je trouve que le résultat est satisfaisant. Les élèves ont étudié dans des abris provisoires et sur plusieurs sites. Sur 19 candidats au bac technique, 2 sont admis d’office et 6 au deuxième tour », a-t-il déclaré.

Pour le baccalauréat général, malgré les perturbations notées durant l’année scolaire, aucun dysfonctionnement n’a été noté dans la région, s’est-il réjoui, soulignant que, cette année, les résultats sont meilleurs comparés à ceux de l’année dernière (27%). De même, 36 mentions ont été décernées contre 32 en 2015.

Pape Demba SIDIBE

La région Kolda enregistre un taux de réussite de 19,71%
Les résultats du baccalauréat sont en baisse par rapport à l’année dernière dans la région de Kolda. Les résultats sont meilleurs au niveau des séries scientifiques comparées à celles dites littéraires.

Le taux de réussite au baccalauréat général, session 2016, est de 19,71%, cette année, au niveau de l’Inspection d’académie de Kolda. Les séries scientifiques enregistrent de meilleurs résultats par rapport aux disciplines littéraires. Pour la série L1, le taux de réussite est de 25,23%, contre 24,25% pour la L2. Au niveau des séries S1 et S2, les taux sont respectivement de 87,7% et 38,35%.

Au lycée Alpha Molo Baldé, qui abrite le plus grand centre d’examen de la région de Kolda, sur les 1.497 candidats inscrits, 118 ont réussi au premier groupe et 277 au second, avec 8 mentions « Assez Bien ». Au jury 837, la série L1 a obtenu une mention « Assez Bien ». Dans ce jury, qui avait 163 inscrits, dont 155 présents, il y a eu seulement 10 admis au premier tour et 49 pour le second.

Pour la série L2, sur 223 inscrits et 214 présents, il y a eu 21 admis pour le premier groupe contre 56 au second groupe et 2 mentions « Assez Bien ».  Au jury 840, sur 5 inscrits en série S1, 4 ont composé avec un seul admis au premier groupe et 3 au second groupe. Pour la série S2, sur 300 candidats et 298 présents, 25 sont passés au premier groupe avec une mention « Assez Bien » contre 55 pour le second groupe. Au jury 838, la série L2 a enregistré 22 admis au premier groupe et 49 au second groupe, sur un total de 382 inscrits pour 367 présents. Pour le jury 839, la série L2 a obtenu 14 admis au premier groupe et 15 au second groupe, sur un total de 203 inscrits, dont 194 présents.

En série S2, sur 121 candidats, il y a eu 22 admis au premier groupe, 37 au second groupe et 4 mentions « Assez Bien ». Le constat est quasiment le même au centre du lycée de Médina Yoro Foulah où il y a eu un seul  jury (830). Dans la série L1, sur les 92 candidats inscrits, dont 84 qui ont composé, il y a eu 5 admis au premier groupe et 16 au second groupe. En série L2, sur les 113 élèves inscrits, 107 ont composé, 13 sont admis au premier groupe, 22 au second groupe et une mention « Assez Bien » a été décernée. Pour la série S2, il y a eu 25 candidats, dont 24 présents à l’examen, un seul est passé au premier groupe et 8 au second tour. La situation est quasiment la même au jury 826 du centre de l’école élémentaire Thierno M. Barry de Vélingara. Sur les 268 candidats inscrits, 260 ont composé, 31 sont passés au premier groupe, 69 au second groupe et 4 mentions « Assez Bien », dont 2 en L2 et 2 en S2, ont été décernées.

« Les causes de cette baisse des résultats au baccalauréat s’expliquent par les grèves décrétées au niveau national et les nombreuses perturbations prises au niveau local. Il s’y ajoute l’inexpérience des professeurs, l’inefficacité ou l’absence d’un pilotage pédagogique par les chefs d’établissement et le défaut de formation continue des chefs d’établissement et des professeurs, entre autres », déclare Mamadou Wélé, secrétaire général de l’Inspection d’académie de Kolda.  Pour éviter la baisse constante des résultats aux examens, il estime que des solutions doivent être apportées aux problèmes soulevés par le personnel enseignant.

Mamadou Aliou DIALLO

Académie de Pikine/Guédiawaye : Des résultats largement au-dessus du niveau national
Resultat bac BfemLa grève des enseignants a occasionné, cette année, des difficultés liées à la maîtrise du quantum horaire. Malgré tout, élèves, professeurs et chefs d'établissement de l'Inspection d’académie (Ia) de Pikine Guédiawaye ont consenti beaucoup d'efforts pour l’examen du baccalauréat. Ainsi, ils ont pu obtenir des résultats nettement au-dessus de la moyenne nationale, avec un taux de réussite de 44,75%, contre 36% au niveau national.

Malgré les résultats peu encourageants du baccalauréat de cette année au niveau national (36,7%), l'académie de Pikine Guédiawaye a enregistré un score de 44,75%. Un taux largement au-dessus de la moyenne nationale et des performances que l'Inspecteur d'académie (Ia) Seyni Wade a expliqué par l’humanisme dont les élèves ont fait preuve, de même que l'engagement des professeurs et le bon management des chefs d'établissement. Il a révélé que l'Ia de Pikine Guédiawaye a réalisé, cette année, un bond de près de dix points par rapport aux résultats de l'année dernière.

A ce titre, il a souligné la détermination des professeurs qui, malgré les perturbations notées le long de l'année scolaire, ont su faire preuve d'engagement, en acceptant non seulement de travailler les jours de grève, mais aussi pendant des jours fériés.  Mais aussi en donnant des cours de renforcement à l’intention des potaches. Au finish, les résultats ont suivi, car les candidats se sont bien comportés aux examens.

Cependant, l'Ia de Pikine Guédiawaye est conscient que, même si ces résultats sont globalement satisfaisants, il y a encore un énorme travail à faire, car c'est plus de la moitié des candidats qui ont échoué. Une situation qui n'a pas laissé indifférente l'Inspection d'académie où l’on pense déjà à des initiatives efficaces pour faire en sorte que cette tendance puisse être renversée les années à venir. A ce propos, l'Ia a envisagé de poser des actes en rapport avec les chefs d'établissement. De la même manière, elle va contractualiser avec des collectivités locales, à l'image de son partenariat avec la ville de Guédiawaye et qui a abouti à l'élaboration de fascicules à remettre aux élèves pour leur permettre de disposer d'une bonne documentation. Cela, ajouté à la volonté des enseignants de donner des cours de renforcement, permettra d’arriver, selon l’Ia, à maximiser les chances des élèves de réussir aux examens.

Par ailleurs, même s'il est d'accord que la banlieue doit faire l'objet d'une attention particulière auprès des autorités, Seyni Wade n'en demeure pas moins convaincu qu'avec la mise en œuvre du Projet d'appui au développement de l'enseignement moyen évoqué par le chef de l'Etat, à l'occasion du Conseil des ministres délocalisé à Dakar, le gouvernement aidera à booster l'enseignement dans la banlieue. « La banlieue va se tailler la part du lion, et des infrastructures de dernière génération lui reviendront ».

Aussi, M. Wade n'a pas caché son admiration pour les résultats encourageants enregistrés par des établissements comme la zone de recasement de Keur Massar et le lycée de Thiaroye où, malgré les difficiles conditions de travail, les professeurs ont donné le maximum d'eux-mêmes et sont finalement arrivés à réaliser des performances tangibles.

Abdou DIOP

Amadou Moctar Ndiaye, directeur des examens et concours : « Les résultats sont en deçà de nos attentes par rapport aux moyens que l’Etat injecte dans l’éducation  »
Amadou M Ndiaye examsDirecteur des examens et concours au niveau du ministère de l’Education nationale, Amadou Moctar Ndiaye revient, dans cet entretien, sur le bilan ainsi que les résultats enregistrés à l’issue des examens du Bfem et du Cfee.

Quel bilan tirez-vous, cette année, des examens et concours organisés par le ministère de l’Education nationale ?
Par rapport au bilan, sur le plan immatériel, nous avons très tôt pensé à la construction des épreuves pour les différents examens et concours organisés par le ministère de l’Education nationale. Il y a un dispositif et un processus qu’il faut respecter et qui nous aide à construire les épreuves, les sécuriser et les valider ; veiller à leur levée et à ce qu’elles puissent arriver dans les régions les plus reculées du Sénégal. Nous avons réussi à bien maitriser le processus conformément au calendrier établi en début d’année. Le cahier de charges a été bien rempli. Nous n’avons pas entendu, dans le pays, quelques anicroches liées à l’organisation matérielle et immatérielle des examens et concours.
 
Le chevauchement des dates des épreuves du Bfem et du baccalauréat est souvent évoqué comme source de quelques soucis d’organisation… Que répondez-vous ?
A chaque fois, on nous parle des chevauchements entre le Bfem et le baccalauréat. Le principe fondamental qui sous-tend l’organisation d’un examen ou d’un concours, c’est la planification. Avec une planification ascendante, opérationnelle, stabilisée, fiable et qui tient compte des différents impératifs liés aux fêtes religieuses, à d’autres facteurs, il n’y a pas de raison que les chevauchements puissent être sources de problème. Ce sont les inspecteurs d’académie qui gèrent le ministère de l’Education nationale à la base. Ce sont eux aussi qui gèrent les différents personnels. Dès l’instant qu’ils ont les dates indiquées pour passer les épreuves des concours et examens, ils font une planification en tenant compte des personnels qu’ils ont à leur disposition. Il n’y a donc pas de raison qu’on ne puisse pas respecter la planification. Le chevauchement n’a jamais été un problème. Il a, au contraire, permis de rationaliser les ressources humaines mises à la disposition des académies.
 
Qu’en est-il maintenant des taux de réussite pour les examens de cette année ?
Les indicateurs qu’on convoque souvent pour parler de la réussite dans les examens et les apprécier, ce sont les statistiques. Pour le Bfem, en 2014, nous étions à 42,52% et en 2015 à 43,20%. Pour cette année, nous avons taquiné les 50% avec 49,62%. Le constat est qu’il y a un bond constant sur les trois années. Cela se traduit par une meilleure maitrise des programmes par les enseignants. La question est que si nous mettons cela sur une balance en interrogeant les moyens injectés par l’Etat, compte tenu de la participation des parents, il va s’en dire que nous sommes en-deçà des attentes. Si nous voulons un système performant, il faut que cela se ressente sur la qualité, avec la réussite aux examens.

Pour le Cfee, nous étions, en 2014, à 34,40% et, en 2015, à 37,94%. Pour 2016, nous sommes sûrs d’avoir fait un grand bond, parce qu’il y a une meilleure maitrise de la réforme par les enseignants. Au début, ils avaient quelques problèmes de maitrise de la réforme, parce que les enseignants avaient l’habitude d’enseigner et d’évaluer autrement. Entre temps, il y a eu une refondation du système éducatif. Nous avons voulu re-profiler l’homo senegalensis que l’école devait former. Il y avait, pour cela, le curriculum  de  l’éducation et de la formation. Nous avons déroulé des plans de formation sur l’ensemble du pays avec l’accompagnement des partenaires classiques du Sénégal dont le Canada.

En 2013, dans la première année de généralisation de ce circula, les résultats n’ont pas donné l’objectif escompté. Aujourd’hui, avec l’accompagnement de l’Etat dans la mise à disposition des manuels et autres et une bonne maitrise de la réforme, les résultats suivent. Avec le baccalauréat, c’est aussi la même tendance. En 2014, nous étions à 31%. En 2015, il y a eu une petite stagnation. En 2016, le taux est à 36,7%. Là aussi, il y a un bond. Si nous comparons les résultats que nous avons avec ceux de la sous-région, nous avons de meilleurs résultats.

Comment appréciez-vous ces résultats ?
Est-ce que ces résultats que nous avons obtenus sont satisfaisants ? Je ne le pense pas, parce que simplement nous avons des problèmes liés à la formation. Prenons, par exemple, ce que l’Etat injecte comme budget dans l’éducation. En 2015, il a donné 370 milliards de FCfa. En 2016, il y a eu une augmentation de 6 milliards de FCfa, parce que nous sommes à 376 milliards de FCfa. Tout cela compte non tenu de l’appui extérieur.

A côté de cela, il y a le coût supporté par les ménages. Si nous mettons tout cela sur une balance et de l’autre côté les résultats, nous pouvons dire que c’est en-deçà de nos attentes. L’Etat est conscient, aujourd’hui, que le premier intrant de qualité est l’enseignant. C’est pourquoi des réformes ont été entreprises. Depuis trois ans, personne ne peut plus être instituteur sans avoir le baccalauréat au Sénégal. Dans la formation diplômante des enseignants, on les positionne dès le départ, selon le test de positionnement. Ces résultats sont arrimés au bloc de compétence désiré et attendu de l’enseignant. C’est la différence qui constitue un référentiel dans le plan de formation des enseignants. C’est une nouveauté dans la construction de la qualité. Toujours dans cette construction de la qualité, l’Etat, avec ses partenaires comme la Banque mondiale, est en train de construire 200 écoles comprenant blocs sanitaire et administratif, salles de classe, murs de clôture, points d’eau.

Le non-respect du quantum horaire n’a-t-il pas d’incidence sur les résultats ?
Nous sommes dans un système où nous voulons construire et aller vers la qualité. C’est pour cela que les Assises de l’éducation et de la formation ont été organisées avec 11 mesures.

Certaines sont en train d’être mises à œuvre. Maintenant, ce sont les syndicats qui doivent appréhender leurs responsabilités. Aujourd’hui, tout le monde est conscient que là où nous devons faire 1300 heures, nous sommes rarement à 700 heures. C’est la première remarque. A côté, le privé fait le plein. Il faut aussi qu’on s’interroge sur ceux qui enseignent dans le privé. Il y a une introspection à faire à ce niveau. Nous ne pouvons pas, là où on s’attend à faire 1.300 heures, en faire 700 et prétendre avoir la qualité au même titre que ceux qui respectent les horaires attendus. C’est un fait réel. Nous ne pouvons pas sentir cela au niveau des examens. Le ministre de l’Education nationale a toujours dit que la grève n’a pas entamé suffisamment le quantum horaire pour nécessiter un réaménagement du calendrier des examens. Il disait cela suivant des données scientifiques transmises par les inspections d’académie. Ce qui est constaté, c’est que les professeurs qui enseignent dans les classes d’examen reviennent souvent après les mouvements de grèves pour encadrer les élèves. Il y a aussi que les parents, conscients et victimes du déficit de quantum horaire, s’attachent les services de répétiteurs pour accompagner les élèves. C’est pourquoi, du point de vue des résultats, cela ne se ressent pas. Mais dans les classes intermédiaires, c’est là où il y a problème, parce qu’il n’y a pas d’examen. Ce sont ces élèves-là qui vont arriver en classe d’examen. A ce niveau, l’Etat est en train de faire des efforts de nivellement.

Dans la répartition des ressources humaines mises à disposition, le ministère de l’Education nationale veille à ce que l’équité soit présente dans le ratio entre professeurs de lycée titulaire du Certificat d’aptitude à l’enseignement secondaire (Caes)  et le nombre d’élèves. Auparavant, ce ratio n’était pas fait. Ce qui fait que dans des zones comme Matam ou Ziguinchor, on pouvait avoir des cas où il y avait un professeur titulaire de Caes pour 252 élèves, alors que le ratio à Dakar était d’un pour 53 élèves. Est-ce que les élèves de Matam, Kédougou et Ziguinchor n’ont pas les mêmes attentes que ceux de Dakar ? Dans notre loi fondamentale et d’orientation, il est affirmé que l’école est libre et gratuite au Sénégal. Tous les enfants du pays doivent être mis dans les mêmes conditions de réussite, qu’ils soient à Fongolimbi ou à Dakar. Ces résultats devraient nous pousser à faire une introspection, chacun dans les responsabilités où il se trouve.

Propos recueillis par Oumar NDIAYE

Un budget de 1.350.000 FCfa a été dégagé pour organiser la journée de l’excellence à Gossas (centre). Pour cette seconde édition, les 54 meilleurs élèves qui se sont distingués ont été récompensés.

La deuxième édition de la journée de l’excellence a vécu, le week-end dernier, à Gossas. Cette cérémonie de distribution de prix aux élèves les plus méritants du département est désormais inscrite dans l’agenda du Conseil départemental de Gossas. Cette année, le nombre de lauréats est de 45, contrairement à l’année dernière (24). L’augmentation des bénéficiaires s’explique par les performances enregistrées, dans la zone, indiquent les autorités scolaires.

En plus de l’organisation d’une journée d’excellence pour encourager les jeunes apprenants, d’autres réalisations sont aussi à mettre dans le bilan du conseil municipal. Il s’agit notamment de la réhabilitation et de la construction de salles de classe. A cela s’ajoute un soutien accordé à l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) et à l’organisation des examens de fin d’année. Pour toutes ces réalisations, le conseil départemental a dégagé un budget de 14 millions de FCfa.

Le président du Conseil départemental, Adama Diallo, s’est félicité des résultats encourageants obtenus cette année. Il a félicité les enseignants et les élèves pour le travail remarquable abattu. « L’Education est un immense chantier qui nécessite, de notre part, de nos partenaires et des organisations communautaires de base, des sacrifices immenses pour relever les défis du millénaire, afin que notre pays sorte définitivement du sous-développement », a-t-il déclaré. M. Diallo n’a cependant pas manqué de lancer un appel à tous les segments de la société, aux bonnes volontés et à la société civile à œuvrer dans le sens de protéger l’école sénégalaise et à la rendre plus performante.Les autorités administratives et scolaires qui ont présidé la cérémonie se sont réjouies du soutien du Conseil départemental dans le processus d’amélioration de la qualité de l’éducation au niveau local. Selon le préfet El Malick Dramé et l’inspecteur de l’éducation et de la formation Seydou Bèye, la journée de l’excellence revêt un caractère particulier, en ce sens qu’elle permet de fêter des jeunes qui se sont distingués en classe, mais aussi de réfléchir sur la situation de l’école en général et du département en particulier.

Pape Coly NGOME

Les Niayes, une bande de terre située le long de l’océan Atlantique et allant de Dakar à Saint-Louis, constituent une zone d’où provient l’essentiel de la production maraîchère du Sénégal. Composés surtout de cuvettes où les aires de production sont entourées de dunes de sable, les Niayes sont exposés à l’érosion éolienne favorisée par l’alizé maritime.

Une bonne partie de la zone de production maraîchère dans les Niayes, qui va de Dakar à Saint-Louis, se trouve dans la région de Thiès. C’est la raison pour laquelle le Projet de renforcement de la gestion des terres et des écosystèmes des Niayes et de la Casamance dans un contexte de changement climatique (Prgte) et l’inspection régionale  des Eaux, Forêts et Chasse de Thiès ont signé un protocole de représentation au niveau local.

Devant l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Ibrahima Ismaël Ndiaye, le coordonnateur du Prgte, le colonel Omar Diaw, est revenu sur la genèse du projet. Il a surtout insisté sur l’approche dans la mise en œuvre basée sur le faire-faire ou la contractualisation. « Dans les régions de Thiès, Louga, Kolda, Ziguinchor et Sédhiou, où le projet se déroule de 2016 à 2020, les inspections régionales des Eaux et Forêts et Chasse sont les répondants du projet », a-t-il indiqué. Mais, le projet qui se déroule dans un contexte de changement climatique a besoin d’un ancrage communautaire à partir des collectivités locales, des services techniques déconcentrés de l’Etat comme la météo, la direction régionale du développement rural, les structures de recherche… « Toutes ces entités vont évoluer dans un Comité régional de suivi du projet créé par arrêté du gouverneur de région », a ajouté le colonel Diaw.

Revenant sur le travail spécifique à faire dans la zone des Niayes, l’installation de brise-vent par un reboisement permanent pour fixer les dunes, l’amélioration de la texture des sols et la protection des cuvettes maraîchères constituent un volet important. « Au vu des études produites sur la gestion de l’eau dans la zone des Niayes, une rationalisation de l’utilisation du liquide précieux dans l’arrosage des plants est devenue une urgence à intégrer. D’où l’option d’y développer à grande échelle le système du goutte à goutte », a-t-il expliqué.

Selon lui, des plants sont déjà produits et disponibles à la pépinière du service des Eaux et Forêts de Thiès. Alors, il ne reste plus qu’à planifier et à mettre à contribution les différents acteurs sur le terrain et procéder aux opérations de reboisement durant l’hivernage.

Dans la région naturelle de Casamance, le colonel Diaw a indiqué que les actions vont tourner autour de la régénération  de la mangrove, la lutte contre la salinisation des sols, le développement de la pisciculture, de l’ostréiculture, la démultiplication des semences forestières, etc.

Mbaye BA

Le centre hospitalier régional de Kolda (Chrk) vient d’élaborer un plan de communication pour pouvoir disposer des outils afin de faciliter la circulation de l’information interne et externe. Il est aussi question, à travers cette plateforme, de renforcer le dialogue et la paix sociale et de mettre en place un système d’accueil performant. Ce plan permettra également d’améliorer la communication entre le personnel soignant et les patients, la participation du personnel de l’hôpital dans la démarche de qualité que la direction est en train d’instaurer et de donner une meilleure image de la structure sanitaire auprès des acteurs externes et des populations.

« L’hôpital régional de Kolda est en train de mettre en place plusieurs outils qui nécessitent une communication, à savoir l’informatisation du système d’information, la comptabilité analytique, mais également la mise en place d’outils, tels que le manuel des procédures et le règlement intérieur. Tous ces aspects font qu’il était nécessaire que l’hôpital puisse élaborer un plan de communication qui va porter ces politiques nationales, mais également la dynamique locale au niveau de l’hôpital régional », a déclaré le Dr Marcial Coly Bopp, directeur de l’hôpital régional de Kolda, lors d’un Crd (Comité régional de développement) qui s’est tenu dans la capitale du Fouladou. L’élaboration de ce plan de communication s’inscrit dans le cadre du renforcement de la gouvernance et de la transparence dans cet hôpital qui a connu beaucoup de soubresauts dans le passé. Il s’appuie aussi sur les instructions du ministère de la Santé et de l’Action sociale qui insiste sur l’élaboration de ce plan de communication.

Outre les ressources financières internes que pourra mobiliser l’hôpital, la direction compte sur les partenaires techniques et financiers et les collectivités locales pour mettre en œuvre ce plan de communication qui s’inscrit dans le cadre de la politique de gestion axée sur les résultats et la rénovation de l’administration hospitalière dans laquelle l’usager doit être au cœur des services offerts par l’hôpital.

Mamadou Aliou DIALLO

La cérémonie de lancement du nouveau schéma de distribution des médicaments dénommé « Yéksi-naa » s’est déroulée, hier, au district sanitaire de Mbao, à Dakar. Cette approche est initiée par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) pour renforcer la chaine de distribution de médicaments.

La Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) a lancé, hier, un nouveau modèle de distribution de médicaments. Dénommé «Yéksi-naa », il devrait aboutir à la redéfinition du schéma directeur de distribution des médicaments et produits essentiels sur l’ensemble du territoire national. Il veut apporter des réponses aux soucis liés à l’accès des médicaments dans certaines zones. Il s’agit fondamentalement de rendre accessibles ces médicaments à tous les citoyens,  quel que soit leur revenu et leur milieu. Un partenariat public-privé (Ppp) est, dès lors, mis en avant pour renforcer la chaine de distribution des médicaments. Il s’agira, dans la première phase qui va s’étendre jusqu’à la fin de l’année 2016, de s’appuyer, par le biais de la contractualisation, sur l’expertise des opérateurs privés  pour la distribution des médicaments dans les 89 centres de santé  et les 1.247 postes de santé. « Yéksi-naa » concerne des produits de planification familiale, des produits dits d’importance vitale pour la mère, l’enfant et le nouveau-né, des produits des programmes de santé, tels que les produits du Vih/Sida, de la tuberculose et du paludisme.Selon le Dr Annette Seck Ndiaye, directrice de la Pna,  « ce modèle va aboutir à la redéfinition du schéma directeur de distribution des médicaments et produits essentiels sur l’ensemble du territoire ».  

Stratégies innovantes
Les points de prestation de service enregistrent parfois des ruptures de stock de médicaments, alors qu’ils sont disponibles au niveau central. « Cette situation s’explique en grande partie par l’insuffisance des ressources  dédiées à l’achat des médicaments et à l’absence de logistiques roulantes adéquates pour le transport dans de bonnes conditions des médicaments », a souligné  Mme Ndiaye. Elle a, en outre, relevé qu’une telle situation expose les populations, particulièrement celles situées dans les zones les plus reculées. Les difficultés listés ont poussé les autorités à développer des stratégies innovantes tendant à prolonger la distribution des médicaments, dans un premier temps, jusque dans les régions dépourvues de Pharmacies régionales d’approvisionnement (Pra), puis en poursuivant les efforts de déconcentration dans les districts sanitaires avec « Yéksi- naa ». Le plan identifie toutes les étapes permettant d’assurer la couverture de tous les districts sanitaires pour assurer une meilleure prise en charge des malades, a souligné Annette Seck Ndiaye. Le directeur de l’Ong Intrahealth Sénégal, Babacar Guèye, a invité à  « veiller à un accès plus répandu  des médicaments à toutes les couches des populations ». Pour cela, il a plaidé pour la pérennisation d’une telle initiative.

M. Guèye a aussi salué la « collaboration franche » qui prévaut entre les différentes parties engagées dans le processus. Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Wone, a souligné que « cette nouvelle initiative de la Pna, développée grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers, en l’occurrence Bill et Melinda Gates et Merck for Mothers, contribuera, de manière significative, à l’accès à des soins de qualité pour toutes les couches de la population ».

Oumar BA

Entièrement construit et équipé par Aliou Ardo Sow, président directeur général (Pdg) de la Compagnie sahélienne d’entreprises (Cse), pour un coût global de 600 millions de FCfa, l’Institut islamique Serigne Mohsine Diop de Ndar Toute, dans la commune de Saint-Louis, sera inauguré officiellement demain. 

L’Institut islamique Serigne Mohsine Diop de Ndar Toute (Saint-Louis), qui a ouvert ses portes aux enfants depuis l’année dernière, sera inaugurédemain. La cérémonie est placée sous la présidence effective du chef de l’Etat. Cet événement religieux de grande envergure se déroulera aussi en présence du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, maire de la commune de Saint-Louis, du gouverneur Alioune Aïdara Niang, du Pdg de la Compagnie sahélienne d’entreprises (Cse) qui a construit et équipé l’institut et de plusieurs autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses.  Selon Malick Diop, directeur pédagogique de l’institut, ce joyau qui a ouvert ses portes aux enfants depuis l’année dernière propose à ses pensionnaires un système d’enseignement franco-anglo-islamique efficace et performant, basé sur les préceptes du saint Coran.

Dirigé actuellement par, Serigne Ahmad Zeynoun Abidine Malick Diop l’institut dispose d’une grande salle informatique, de 7 salles de classe, d’un bloc administratif construit sur trois niveaux et d’un grand « daara » moderne. Il peut accueillir et former plus de 350 élèves, en attendant la mise en œuvre du projet de construction d’un Cem et d’un lycée. Le « daara » Serigne Mohsine Diop, a-t-il précisé, existe depuis deux siècles et n’a jamais envoyé ses talibés mendier dans la rue.

Selon Malick Diop, le « daara » traditionnel Serigne Mohsine Diop a été fondé vers 1856 à Ndar Toute (Santhiaba) par Thierno Malick Kane, un érudit du saint Coran venu du Fouta, plus précisément du village de Thiankone Hirèye. Cet homme de Dieu qui était venu chercher de l’encre et du papier pour réaliser ses œuvres manuscrites avait fini par s’installer à Saint-Louis. Il avait ensuite rencontré une brave et paisible dame, du nom de Sokhna Youhanidou Bâ, qui était impressionnée par sa façon particulière de pratiquer l’Islam. Cette dernière n’hésita pas à lui confier son fils, Serigne Mohsine Diop. Non seulement Thierno Malick Kane, qui n’avait pas d’enfant, a encadré, avec brio, Serigne Mohsine Diop, mais il avait fini par prendre la ferme décision, avant de rendre l’âme, de lui léguer ses biens et de lui confier la gestion de ce grand « daara » qu’il avait mis en place à Santhiaba et qu’on appelait « Oumoul Madaarisi », qui signifie « la mère des daaras ».

Ainsi, au fil du temps, ce « daara » sera géré par Serigne Malick Diop,  fils aîné de Mohsine Diop et père de l’actuel directeur général, Serigne Ahmad Zeynoun Abidine Diop.

Selon notre interlocuteur, l’éducation développée par cet institut est intégrée dans un système d’enseignement religieux certifié et reconnu par le ministère de l’Education  nationale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un atelier de sensibilisation sur la maintenance hospitalière des directeurs d’hôpitaux de Djibouti, du Niger, de la Guinée, du Togo et du Sénégal se tient les 3, 4 et 5 août 2016 à Dakar. Ces échanges sont organisés par le ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas), en collaboration avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).

Le renforcement du système de management de la maintenance des équipements biomédicaux est au cœur d’un atelier ouvert le 3 août à Dakar. Il cible des directeurs d’hôpitaux de Djibouti, du Niger, de la Guinée, du Togo et du Sénégal. Inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités techniques en entretien des équipements biomédicaux en faveur des pays francophones, cet atelier se donne comme objectif principal d’améliorer les connaissances des directeurs sur la maintenance et les sensibiliser sur son importance dans l’atteinte de la performance et l’augmentation de la productivité des structures de santé.

C’est pourquoi, nonobstant l’investissement lourd consenti par les Etats pour l’acquisition des équipements, « il est nécessaire d’engager la réflexion sur leur pérennisation, pour un plateau technique fonctionnel et une disponibilité de l’offre », note Ibrahima Wone, secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Lancée en 2015 pour une durée de 5 ans, cette deuxième phase vise à renforcer le système de management de la maintenance des équipements biomédicaux dans les pays ciblés, notamment dans les hôpitaux pilotes. Il est également question d’augmenter les capacités des techniciens formés par le Centre national de formation des techniciens en maintenance hospitalière et d’adapter son environnement. Ces objectifs sont en cohérence avec la mission originelle assignée au projet, en 2009, par le ministère de la Santé et la Jica.

Selon le chef de bureau de la Jica, Mme Tanaka, la maintenance, par sa fonction, contribue à la qualité des soins et services des structures de santé, mais aussi à la sécurité des biens et personnes et, au-delà, au besoin de productivité.

Déficit de formation
C’est dans ce sens que « la Jica travaille, depuis 2008, en étroite collaboration avec le Centre de formation des techniciens en maintenance de Diourbel », indique-t-elle. Cet atelier est d’autant plus heureux qu’il implique les directeurs d’hôpital. Car « le concept de maintenance hospitalière reste souvent limité à sa dimension technique et n’est pas considéré comme un enjeu stratégique, voire un élément clef, de la performance d’une structure », souligne la directrice des Infrastructures, des Equipements et de la Maintenance, Awa Ndiaye Diouf. La maintenance, à l’en croire, doit être prise en compte comme un investissement différé dans les montages financiers. Son évaluation doit devenir aussi incontournable que l’estimation de besoins, la définition des moyens humains ou le calcul des tarifs de prestation dans la préparation de tous les projets. La maintenance est un aspect stratégique dans le cadre du management des hôpitaux. Il faut, dès lors, selon le directeur de l’hôpital Dalal Jamm, Moussa Same Daff, des équipements de qualité pour régler deux problèmes : la qualité des soins et leur continuité pour répondre convenablement à la demande. Toutefois, il urge de s’atteler à régler les problèmes liés au déficit de formation et à la mise à niveau face à l’évolution rapide de la technologie.

Le Sénégal peut, néanmoins, s’estimer heureux par rapport à d’autres pays comme le Niger qui n’est pas doté d’un Centre de formation en maintenance hospitalière. « En plus de la cherté du matériel, notre personnel est formé à l’extérieur. Les compétences et les intelligences doivent être mises dans des conditions de performance grâce à la disponibilité de l’outil de travail », déplore Ali Mazou Hassane, directeur de l’hôpital national de Niamey, non sans se féliciter d’un tel cadre d’échanges.

Alassane Aliou MBAYE

Près de 500 talibés ont été consultés, samedi dernier, à Tivaouane. La plupart d’entre eux sont issus des « daaras » de Serigne Babacar Sy et Mame Abdou Aziz Sy Dabakh. La chirurgienne dentiste, Dr Katherine Gassama, a été à l’initiative de cette œuvre utile dont ont bénéficié des enfants déshérités pour la plupart et qui n’ont comme activité que l’éducation  religieuse et la connaissance du Coran, en collaboration avec Serigne Alpha Mayoro Sy, fils cadet de Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh, 2e khalife de Mawdo Malick Sy.

Une cinquantaine de médecins, spécialistes, infirmiers et autres agents de santé ont apporté leur concours aux initiateurs de ces consultations médicales gratuites. Une œuvre citoyenne vivement saluée par Serigne Alpha Mayoro Sy Dabakh, au nom de la famille d’El hadji Malick Sy, qui œuvre inlassablement, et au quotidien, pour l’éducation des enfants à travers la connaissance et la mémorisation du Coran. Le Dr Katherine Gassama s’est réjouie de la forte mobilisation de ses collègues rien que pour la cause de l’enfance déshéritée.

M. SAGNE

L’Ong Rised world vient d’offrir un lot de matériel médical et biomédical au district sanitaire de Tivaouane. La présidente de cette organisation, Mme Oumou Khaïry Sow, a remis officiellement le don au maire de la ville, Mamadou Diagne Sy Mbengue, par ailleurs directeur général de l’Ipres. M. Mbengue a transmis le don aux bénéficiaires lors d’une cérémonie empreinte de solennité qui a eu lieu le 30 juillet 2016. Mme Sow évalue cette donation à 50 millions de FCfa. Elle est composée, entre autres, de matériel d’échographie, de stérilisateurs et de médicaments qui viennent renforcer les acquis déjà enregistrés à Tivaouane en matière de santé.

Le maire de Tivaouane s’est réjoui de cette heureuse initiative de l’Ong Rised world, ce qui devrait améliorer l’accès aux soins sanitaires des populations. L’organisation internationale Rised world dont le siège est à Genève s’active dans les secteurs vitaux comme l’éducation, la santé, l’environnement et la citoyenneté. Elle vient de nouer un partenariat avec la ville de Tivaouane, comme l’a laissé entendre Mme Oumou Khaïry Sow.

Mohamadou SAGNE

Le volume d’eau potable naguère cédé aux maraîchers retournera dans le circuit de consommation des ménages. En outre, 27 km de canalisations ont été posés et un réservoir de 3.200 m3 réalisé à l’usine de Thiaroye. Enfin, il y a l’équipement  électromécanique  de six forages et d’une station pompage de 800 m3/h. Ce programme a deux effets majeurs : la récupération des terres inondées dans le rayon d’influence des forages (Guédiawaye, Pikine, Thiaroye, Diamaguène, Yeumbeul et Malika) et l’accroissement de la production agricole dans la zone des Niayes.

L’amélioration de l’équilibre du secteur de l’eau potable en faveur des consommateurs domestiques est également prise en compte.

O. BA

Envoyer des médicaments jusqu’aux lieux de prestation de service pour plus de sécurité sanitaire, tel est l’objectif visé par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) à travers son nouveau plan de distribution « Yéksi-naa ». Le lancement aura lieu, aujourd’hui, au district sanitaire de Diamaguène-Sicap Mbao.

Le modèle de distribution dénommé « Jégési-naa » (je me suis rapproché) permet à la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) d’acheminer les médicaments jusqu’aux dépôts des districts de santé qui, à leur tour, approvisionnent les autres maillons de la chaine. Mais avec le nouveau modèle de distribution appelé « Yéksi-naa » (je suis arrivé), qui sera lancé, aujourd’hui, au district sanitaire de Diamaguène-Sicap Mbao, il s’agira, pour la Pna, de déplacer les médicaments essentiels jusqu’aux lieux de prestation de service (postes de santé, centres de santé, établissements publics de santé, etc.). Ainsi, d’ici à janvier 2017, les 1.247 postes et 89 centres de santé du pays auront accès à 118 produits pharmaceutiques essentiels dans le cadre de cette stratégie. Les objectifs de ce nouveau modèle de distribution sont traduits en indicateurs et seront suivis. Ainsi, le but visé est la maîtrise des données logistiques et des flux financiers à tous niveaux et le maintien de la qualité et de la sécurité des produits de santé.

Ce schéma de distribution, selon Mme Annette Seck Ndiaye, directrice générale de la Pna, contribue à l’atteinte des objectifs du processus de transformation de cette chaine d’approvisionnement de la Pharmacie nationale pour rapprocher davantage l’offre de la demande en produits de santé. Il devra ainsi permettre de couvrir les points de prestation de service.

Eviter les médicaments de la rue
« Ce nouveau modèle de distribution permettra aux populations d’éviter les médicaments de la rue. Si elles ont accès aux bons médicaments, elles n’auront plus besoin de faire recours à ces médicaments dangereux. Ces produits seront financés grâce au principe de la mutualisation », a expliqué la patronne de la Pna.

Ce nouveau modèle de distribution est le fruit d’une réflexion très approfondie, de recommandations et de conclusions de travaux d’études et de recherche. C’est en quelque sorte une réponse aux goulots d’étranglement identifiés sur la chaine d’approvisionnement et considérés comme des évidences scientifiques. Selon le Dr Annette Seck Ndiaye, dans son plan stratégique 2014-2018, la Pna a envisagé d’améliorer l’accessibilité géographique et financière des médicaments génériques et produits essentiels de qualité au profit des populations, de bâtir et de mettre en œuvre son nouveau Schéma logistique directeur (Sld). Ce schéma, souligne-t-elle, s’inscrit en droite ligne des orientations stratégiques du Plan Sénégal émergent, aujourd’hui seul référentiel des politiques publiques au Sénégal. « Ce modèle de distribution concerté va assurer une pleine disponibilité des produits de santé à tous les niveaux de la chaine d’approvisionnement au profit des populations. Il s’agit, pour la Pna, de réaliser la distribution vers les dépôts distincts (« Jégési-naa ») et de superviser les opérateurs privés utilisés pour couvrir le reste du système de distribution qui traduit la mise en œuvre effective de la stratégie « Yéksi-naa », a soutenu Mme Ndiaye.

Ndiol Maka SECK


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