banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (3070)

Les personnels aériens n’ont plus besoin de se rendre à l’étranger pour les besoins des conditions d’aptitude médicale. Grâce à la coopération avec la Banque mondiale, l’hôpital militaire de Ouakam vient de disposer d’un centre d’expertise médicale d’un coût global de 300 millions de FCfa.

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a présidé, hier, l’inauguration du Centre d’expertise médicale du personnel aéronautique (Cempa) dont vient de se doter l’hôpital militaire de Ouakam.

D’un coût de 300 millions de FCfa, l’infrastructure comprend une salle d’administration, un bureau pour le médecin-chef, des services Orl, d’ophtalmologie, de biométrie et des toilettes. Elle vise à répondre aux besoins d’expertise médicale des personnels aériens qui étaient obligés de se rendre à l’étranger pour satisfaire aux conditions d’aptitude médicale.

Selon le ministre des Forces armées, ce centre permettra de réaliser « un gain réel en termes d’autonomie, de maîtrise de rendez-vous médicaux, de facilité d’accès et de coûts de ces visites, au bénéfice des personnels navigants et de leurs employeurs ». 

Il a souligné que grâce au démarrage des activités du Cempa, l’armée de l’air pourra désormais soumettre son personnel navigant à la visite d’aptitude dans des conditions bien plus faciles que celles occasionnées par les déplacements à l’étranger.

« Nul doute que le chef d’état-major de l’armée de l’air saura tirer profit de cette nouvelle opportunité pour gagner en disponibilité opérationnelle du personnel navigant », a dit, avec conviction, Augustin Tine. Le ministre a ajouté que la mise en place du centre d’expertise s’inscrit dans le cadre de la sécurité de la navigation aérienne au Sénégal et dans la sous-région.

Il a plaidé pour que la qualité des services qui y seront offerts corresponde aux standards internationaux, compte tenu de la vocation sous-régionale du centre. Augustin Tine a indiqué que les deux partenaires d’exécution, que sont l’Anacim et la Direction de la santé des armées, devront travailler en parfaite synergie pour le bénéfice de tous les acteurs. Il a assuré que son département veillera à jouer sa partition pour un bon fonctionnement du centre.

Le représentant du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Abdoulaye Ndiaye, a soutenu que le Cempa est le fruit de la coopération avec la Banque mondiale, notamment dans le cadre du Projet régional de sécurité et de sureté du transport aérien en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Il a estimé que cette structure permettra de crédibiliser davantage notre système d’aviation civile, en plus de constituer un élément majeur de la stratégie de mise en œuvre du projet « Hub aérien régional » du Pse.

« Sa mise en service contribuera à relever le plateau médical de l’hôpital militaire de Ouakam, mais également renforcera la vocation aéronautique de notre capitale qui a le privilège d’abriter le bureau régional de l’Oaci pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, la Commission africaine de l’aviation civile et le siège de l’Asecna », a poursuivi, avec satisfaction, le représentant du ministre du Tourisme et des Transports aériens.

Abdoulaye Ndiaye a soutenu que le centre, maillon essentiel dans la chaine de sécurité de l’aviation, permettra aussi la préservation de certaines informations concernant le personnel aéronautique militaire.

Diégane SARR

 

Les épreuves du concours d'Entrée en sixième et de l'examen du Certificat de fin d'études élémentaires (Cfee) ont démarré, hier, sur toute l'étendue du territoire national et en Gambie. A Dakar, les évaluations nationales se sont bien déroulées. Quant aux candidats, ils jugent les épreuves abordables.

Dans l’enceinte de la cour de l’école El Hadji Doudou Mbathie de Yarakh, élèves et surveillants observent la pause à l’ombre d’un arbre. Les uns dégustent des aliments pour tromper la faim et engagent des échanges sur divers sujets, histoire de vaincre le stress. Les autres, rigueurs du mois béni du Ramadan obligent, guettent un petit sommeil sur une natte pour récupérer.

Les candidats Oumar Moustapha Fall, Fatou Ndongo et leurs camarades, trouvés sur place, ont l’air jovial. Ils habitent loin de leur centre d’examen. C’est pourquoi ils ont préféré rester dans la cour de l’établissement pour ne pas être en retard pour les épreuves de l’après-midi.

Les premières épreuves, à savoir « Langue et communication et Contrôle des ressources », disent-ils, sont abordables. Le Texte suivi de question est, selon eux, « très facile ». Ces candidats au Cfee et à l’Entrée en sixième ont terminé leur programme scolaire à temps.

Dans les centres d’examen visités à Dakar, les épreuves des examens du Cfee et de l’Entrée en sixième se sont déroulées sans couacs. Aucun dysfonctionnement n'a été noté par les chefs des centres, à part quelques absences des candidats.

Sur les 158 candidats qui devraient composer au centre El Hadji Doudou Mbathie, seuls deux étaient absents. Selon M. Sy, adjoint au chef du centre, par ailleurs directeur de l’Ecole Hann Montagne, « aucun couac n’a été noté dans le déroulement de l’examen ».

A l’école Dalifort, c'est le même constat. L'évaluation se passe comme prévue. Aucune anomalie n'a été notée par le chef du centre. « L’examen se déroule dans de bonnes conditions. Les épreuves sont en nombre suffisant. Il y a même un surplus », déclare Mamadou Diallo. Il est 11 heures à notre arrivée dans ce centre. Certains candidats, bien inspirés, ont fini de se pencher sur les premières épreuves. Ils se réunissent par affinités et par groupes dans la cour de l’école. Avant d’entamer l’épreuve du dessin, le chef de centre et ses collaborateurs patientent pour que tous les candidats rendent leurs copies.

Espoir d’un bon taux de réussite 
Sadio Bou Shab, élève aux cours privés El Hadji Fadilou Mbacké, et Kardiatou Sow, élève à l’école Dalifort, toutes deux candidates, ont bon espoir que l’année prochaine, elles iront en classe de 6ème et obtiendront leur Cfee. A l’image de leurs camarades d’El Hadji Doudou Mbathie, elles jugent les épreuves « très abordables ».

Mamadou Dramé, enseignant à l’école Dalifort, trouvé sur les lieux, juge, lui aussi, les premières épreuves abordables « pour les élèves qui ont suivi tout le programme scolaire ». « Dans notre école, se réjouit-il, nous avons terminé notre programme à temps.

D’ailleurs, les enseignants qui avaient les Cm2 n’ont pas suivi les mouvements d’humeur des syndicats. Nous espérons avoir un bon taux de réussite au Cfee et à l’Entrée en sixième ».

Sur les 188 candidats appelés à composer dans ce centre, six absences ont été notées au premier jour. Outre cet impair, il y a eu suffisamment de surveillants pour veiller au bon déroulement de l’examen, d’après le chef du centre.

Au centre d’examen Mour Seck de Petit Mbao, un silence de cathédrale y règne aux premières heures de la matinée. Les 292 candidats sont concentrés sur leurs copies. De l’avis de Mme Bâ, le chef du centre, il n’y a aucun dysfonctionnement dans la tenue de l’examen. Sur place, on constate qu’un bon nombre de surveillants sont dans les salles d’examen.

La même atmosphère prévaut au centre Kawabata Yasunari (Ecole japonaise). Ici, le chef du centre, Ismaïla Camara, n’a pas souhaité s’épancher sur le déroulement de l’examen dans cette école.

C’est l’Inspection de l'enseignement et de la formation (Ief) de Grand Dakar qui est habilitée à avancer des statistiques sur le nombre de candidats présents et absents et à apprécier la tenue de l’examen proprement dite, dit-il.

Dans l’après-midi, les élèves se sont penchés sur les épreuves de « Découverte du monde », à savoir l’Histoire, la Géographie, l’Education et l’Initiation scientifique et technique. Aujourd’hui, ils vont composer en mathématiques et en développement durable.

Souleymane Diam SY

5.568 candidats et 536 surveillants mobilisés à Bambey
Dans le département de Bambey, sur un total de 27 centres, le nombre de candidats à l’entrée en 6ème et au Cfee est de 5.578. Dans ce lot, 282 passent les épreuves en franco-arabe. Les filles sont au nombre de 3.172 contre 2.406 garçons. Quelque 149 absences (99 filles et 50 garçons) sont enregistrées.

Les 140 sont des candidats libres pour le Cfee. Selon l’Inspecteur départemental de l'éducation et de la formation (Ief), Bassirou Tine, le taux de présence est ainsi de 97,33 %.

Du côté des surveillants, les 536 convoqués ont tous répondu présents. Le préfet Papa Elhadji Madické Dramé et sa délégation ont pu le constater dans les cinq centres d'examens visités hier matin. La bonne organisation des examens est à saluer dans le département de Bambey.

Dans les zones rurales, des comités d’accueil sont mis en place, en rapport avec les associations des parents d’élèves, pour mettre les surveillants et les examinateurs dans de bonnes conditions de travail.

Dans les 5 centres d'examen de la commune de Bambey, tous les candidats inscrits ont aussi répondu présents. Il en est de même du côté des surveillants dans les centres d’examen de Bambey 2, de Cheikh Awa Balla Mbacké et de Bambey 3.

D’où la satisfaction des parents d’élèves, des enseignants et des autorités. Malgré les contraintes liées au Ramadan et à la forte canicule qui sévit dans la zone, les acteurs du système éducatif de Bambey ont un seul objectif : relever le défi de la bonne organisation des examens. 

Au premier jour, les épreuves sont jugées abordables par les candidats. Signalons que la sécurité est bien présente sur les lieux d’examens.

Mamadou Aicha NDIAYE

...A Sédhiou, 113 candidats sans extrait de naissance ont pu composer...
L’entrée en 6ème et le Cfee se sont bien déroulés dans la commune de Sédhiou. La délégation officielle, conduite par le préfet Ibrahima Fall et comprenant le nouvel Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief), Alioune Bâ, et les partenaires sociaux, a visité les centres de la commune. Partout le constat est le même : un taux de présence qui avoisine les 100 % pour ce qui est des candidats. Les rares absences enregistrées sont des candidats individuels ou libres.

Pour les surveillants, parmi les 342 convoqués, un seul est absent, et il a été immédiatement remplacé. Les élèves qui n’ont pas d’extrait de naissance, au nombre de 113, ont été autorisés à passer l’examen en application des instructions données par le ministre de l’Education nationale. Leur situation sera régularisée après l’examen grâce aux audiences foraines.

Pour la région, le nombre de candidats est de 12.811. Les 5.299 inscrits concernent le département de Sédhiou. Parmi eux, il y a 2500 filles (soit 47,7 %) et 2.799 garçons. Sur l’ensemble de la région, le Cfee et l’entrée en 6ème se déroulent sans problème.

Malamine KAMARA

...Bon déroulement des épreuves à Mbacké...
Sous la conduite du préfet Mamadou Lamine Mané, les autorités administratives et académiques de Mbacké ont procédé à la traditionnelle tournée au niveau des centres d’examen. Cinq centres d’examen sur les 13 que compte la commune ont été visités.

 En dépit du bon déroulement des examens, l’inspecteur d’académie Moustapha Guèye a constaté et déploré l’absence de quelques candidats et surveillants. A l’en croire, « les candidats ont répondu massivement présent, les enseignants qui avaient été commis sont présents, les centres d’examens ont été préparés par les directeurs d’école ». En fin de compte, a-t-il dit, « tout se passe normalement ».

Évidemment, comme dans tout examen, a ajouté M. Guèye, « nous avons relevé çà et là des absences chez les élèves. Il s’agit de candidats libres. L’Ia a reconnu que, malgré des difficultés de coordination, dans l’ensemble, tout se passe bien.

Évoquant l’absence de certains surveillants, Moustapha Guèye a indiqué que, comparé aux années précédentes, une nette régression du nombre d’absents est notée. Par contre, il a tenu à préciser que « pour les absences justifiées, il n’y aura pas de problèmes, mais pour les absences non justifiées, les décisions qui s’imposent seront prises ». Pour rappel, le département de Mbacké compte 5.587 inscrits avec une majorité de filles. Du côté des candidats, Moussa Fall et Aïssatou Samb de l’école Mame Mor Diarra, tous les deux sereins et souriants, trouvent abordables les premières épreuves et sont optimistes pour la suite des examens.

Mamadou DIEYE

...Plus de 17.200 candidats à Kolda
Les épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et de l’Entrée en 6ème ont démarré, hier, à Kolda, à l’instar des autres régions du pays. L’Inspection d’académie de Kolda compte 17.201 candidats, dont 2.034 dans l’Ief de Médina Yoro Foulah.

Aucune difficulté majeure n’a été signalée dans les différents centres d’examen répartis dans les trois Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) qui composent l’Académie de Kolda. Les candidats jugent abordables les premières épreuves de la journée et espèrent qu’il en sera ainsi pour la suite de l’examen.

C’est le cas notamment au centre Ousmane Senghor, situé dans le quartier Sikilo-ouest de la commune de Kolda, où le chef du centre, Lamine Diatta, déplore l’absence de 5 candidats. 

Par contre, au centre de Doumassou Plateau, aucune absence n’a été répertoriée. Tous les candidats inscrits sont présents, selon Sitafa Sambou, chef dudit centre. « Il n’y a aucune difficulté majeure, les épreuves se déroulent normalement.

Nous sommes dans les dispositions de pouvoir accompagner nos candidats jusqu’à la fin des épreuves. D’ailleurs, ce matin (hier, Ndlr), avant le démarrage des épreuves, c’était le mot qui revenait.

Nous sommes en équipe, nous travaillons en équipe, et la communication passe bien », se réjouit-il. Les autorités administratives et académiques de Kolda ont pris toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement des épreuves. Une délégation officielle conduite par l’adjoint au préfet, Mame Balla Ndiaye, s’est rendue dans les différents centres d’examen de la commune .

On a une satisfaction par rapport à l’organisation matérielle de l’examen. Sur les autres aspects liés notamment à l’administration des épreuves, on nous a dit que tout se passe très bien ; les candidats sont présents et il n’y a pas un fort taux d’absence ». déclare-t-il. 

Des missions ont été aussi dépêchées par l’Inspection de l’éducation et de la formation de Kolda dans les zones rurales pour vérifier le bon déroulement des épreuves.

Mamadou Aliou DIALLO

L'évolution de la science et de la technologie a révélé une cohabitation dangereuse entre l'homme et les produits chimiques de synthèse. Pour une meilleure gestion de ces produits, un atelier de deux jours a été ouvert, hier, à Dakar, afin d’outiller les acteurs sur les systèmes d’échange d’informations.

Au Sénégal, les produits chimiques sont utilisés dans plusieurs secteurs. Dans l’agriculture, ils servent d’intrants agricoles (pesticides, engrais). Dans les industries, plusieurs entreprises les utilisent comme matières premières ou les produisent. Dans la santé, ils sont utilisés comme désinfectants et/ou médicaments. Ainsi, plusieurs couches de la population vivent consciemment ou inconsciemment au sein d’unités industrielles ou commerciales, d’exploitations agricoles, de laboratoires ou de structures qui manipulent des produits chimiques avec toutes les conséquences sanitaires que cela englobe.

Face à cette situation, la communauté internationale a réagi à travers la signature de conventions et le financement de projets et programmes relatifs à la gestion écologiquement rationnelle de ces produits chimiques, aux échanges d'informations, d'expériences et de compétences entre les pays, ainsi qu'au renforcement des capacités des parties impliquées dans la gestion de ces produits nocifs.

C'est dans ce cadre que le ministère de l'Environnement et du Développement durable, à travers la direction de l'Environnement et des Etablissements classés, a organisé, hier, un atelier national sur l'échange d'informations relatives à la gestion des produits chimiques sur financement du programme des Nations unies sur l’environnement. Il vise à renforcer la capacité des pays, afin qu’ils accèdent aux informations adéquates pour la bonne gestion des produits chimiques. « Il est nécessaire d’avoir un réseau d’échange d’informations sur les produits chimiques. D’abord, parce que toutes les conventions environnementales ont actuellement un aspect spécifique lié à l’accès et à la gestion des produits chimiques. Ensuite, parce que sans information, il est impossible d’entreprendre des mesures pour la protection de l’environnement et la santé. Enfin, il est important, dans un pays aussi dynamique que le Sénégal, que les acteurs puissent avoir un système, un outil pour communiquer les informations sur la dangerosité, la bonne utilisation, la manière d’entreposer, etc., les produits chimiques », a expliqué Cyrille-Lazare Siewé, membre du Bureau exécutif du Pnue et responsable du projet depuis presque dix ans.

Selon lui, l’échange des produits chimiques est important parce que couvrant tous les aspects de la vie humaine et faisant partie du développement. Mais il est aussi important qu’ils soient gérés de la manière la plus écologique possible dans ce contexte où l’on parle beaucoup d’agriculture durable.

Sur le plan sanitaire, a souligné Dr Aminata Touré du ministère de la Santé et de l’Action sociale, ces produits chimiques peuvent altérer le fonctionnement des organes de l’homme et des animaux.

Au sortir de ces deux jours de formation, il est attendu plus de cohérence dans l’approche de la mise en place des outils de gestion des produits chimiques, la création d’un réseau d’experts dans la gestion, l’accès à la science, etc.

Ndiol Maka SECK

L’excision est en passe d’être éradiquée à Kandia, dans le département de Vélingara, grâce à l’Ong World Vision. C’est le constat fait par des journalistes sénégalais et français qui viennent d’y effectuer une tournée.

La campagne de sensibilisation menée par l’Ong World Vision contre les Mutilations génitales féminines (Mgf) dans la commune de Kandia, département de Vélingara, commence à porter ses fruits. Les communautés qui pratiquaient l’excision jusqu’à une date récente ont décidé de tourner le dos à cette pratique néfaste pour la santé des jeunes filles et des femmes. Ainsi, les quelques rares exciseuses qui sont encore en vie ont rangé leurs couteaux pour se conformer à la loi interdisant les Mgf au Sénégal. « Depuis plus de 5 ans, il n’y a pas eu d’excision de filles dans ce village. Nous avons décidé de renoncer à cette pratique parce que le gouvernement l’a interdite et que les agents de l’Ong World Vision nous ont appris que c’est mauvais pour la santé des filles. Et contrairement à ce que nous croyions, l’excision n’est pas une recommandation religieuse », déclare Thiékèdjé Mballo, 85 ans, ancienne exciseuse domiciliée au village de Demba Mballo. Elle déclare avoir définitivement tourné le dos à l’excision à l’instar de ses collègues des villages environnants. Mariama Mballo, du village de Saré Niaré, plaide également pour l’éradication de cette pratique ancestrale. Elle dit avoir perdu une de ses fillettes décédée à la suite d’une hémorragie quelques semaines seulement après avoir été excisée. C’est aussi le combat que mène Kankou Baldé, grand-mère leader à Kayel Bessé, un village situé à quelques encablures de la commune de Vélingara. Elle se bat, depuis quelques années, contre l’excision et ses conséquences néfastes sur la santé des femmes.

Les femmes excisées éprouvent énormément de difficultés pour accoucher, selon Bita Sabaly, matrone au poste de santé de Kandia. Elle plaide pour une éradication définitive de cette pratique. Pour ce faire, l’Ong World Vision a mis en place des cellules d’alerte et de veille dans les villages pour veiller à la protection des enfants, notamment des jeunes filles. Certes, il n’existe aucune statistique officielle qui vient corroborer ces déclarations des villageois. Mais les témoignages des exciseuses, des chefs de village et du personnel de santé sur l’engagement des communautés à abandonner l’excision et la baisse du nombre de cas d’hémorragie des filles excisées référées dans les structures sanitaires prouvent que l’excision est en nette baisse et pourrait même disparaitre dans les 5 années à venir. C’est, du moins, la conviction d’Oumarou Diallo, chargé des projets santé au sous-bureau de World Vision à Vélingara.

Mamadou Aliou DIALLO

Au Sénégal, des efforts sont en train d’être consentis par les autorités et les populations dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu). L’objectif étant d’assurer une plus large prise en charge des couches défavorisées à partir de l’assurance maladie via un système mutualiste. Mais, force est de reconnaître que la question de l’accès au médicament dans le paquet de services demeure un casse-tête. D’où la portée de ce don de médicaments remis par l’association  italienne de bénévoles, Aurora, que dirige Simone Canapini. Souleymane Diop, le responsable local de la filiale sénégalaise d’Aurora, sis aux Parcelles assainies, unité 3, à Thiès, affirme que, pour cette livraison, 20.051 boîtes de clompramine, entre autres médicaments, très utiles dans la prise en charge des malades destinés à la psychiatrie, ont été partagés aux hôpitaux de Thiaroye, Fann, Thiès, Fatick, Kaolack et Ziguinchor. La dernière région citée bénéficie également d’une unité complète de réanimation estimée à 10 millions de FCfa. « Ces médicaments ont été fournis à partir d’une expression des besoins des structures sanitaires », a-t-il précisé. Selon lui, il ne s’agit que du premier jet de l’année en cours. Car « d’ici septembre prochain, notre objectif est de tripler le volume de l’appui donné l’année dernière et qui a atteint 250 millions de FCfa », soutient-il.

Outre le volet santé, l’association intervient dans la formation sanitaire et le développement rural, avec des projets de soutien à l’agriculture et à la production d’énergie à partir du Jatropha dont l’huile est utilisée pour l’alimentation des motopompes destinées à l’irrigation. Les représentants des structures de santé, venus de Thiaroye et de la région médicale de Thiès, ont remercié l’association Aurora et témoigné de leur engagement dans un secteur social comme celui de la santé des populations. « Dans notre combat contre toutes les maladies, le médicament est un élément indispensable. Donc, tout acte qui permet sa disponibilité constitue un geste apprécié à sa juste valeur », confie Mme Fatou Diop, au nom de ses collègues.

Mbaye BA

« Le numérique, en particulier les ressources éducatives libres, constituent un atout puissant et structurant des actions de la Francophonie en matière de coopération et de développement ». Ces propos de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean, sont contenus dans un communiqué sur sa participation à la deuxième réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur dans le cadre de l’Initiative pour le développement numérique de l’espace universitaire francophone (Idneuf). Cette rencontre qui a eu lieu à Bamako, au Mali, le 17 juin dernier, a été conjointement organisée par l’Oif et le gouvernement malien, en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf).

« Cette rencontre a mobilisé les représentants de plus d’une quarantaine de pays de l’espace francophone.  Les participants se sont penchés, entre autres, sur  l’évaluation des premiers résultats du méta-portail Idneuf, premier moteur de recherche francophone de grande ampleur, conçu pour gérer des ressources pédagogiques et valoriser le patrimoine numérique libre d’accès en langue française », affirme le communiqué. Selon la secrétaire générale, toujours citée par le communiqué, avec déjà  plus de 40.000 ressources numériques d’enseignement disponibles, le méta-portail Idneuf est un outil formidable, non seulement pour l’amélioration continue des processus et dispositifs d’apprentissage dans le domaine de l’éducation, mais aussi pour le développement de compétences professionnelles et techniques des jeunes. Outre sa participation à la réunion des ministres francophones de l’Enseignement supérieur, Michaëlle Jean a également profité de son passage à Bamako pour s’entretenir avec le président de la République du Mali, S.E. Ibrahim Boubacar Keïta. Ce dernier a décoré Mme Jean de la Grand-Croix de l'Ordre national du Mali lors d’une cérémonie officielle.

O. NDIAYE

Le Sénégal travaille activement sur la rédaction d’un document d’orientation nationale, en vue de capturer effectivement le dividende démographique. Le texte sera d’ailleurs adossé au Plan Sénégal émergent, selon le Premier ministre qui a présidé, hier, à Dakar, l’ouverture d’un Symposium international sur le dividende démographique et le développement en Afrique.

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne est persuadé que la capture du dividende démographique est au cœur des préoccupations du chef de l’Etat. C’est dans cette perspective qu’un document d’orientation nationale est en cours de finalisation, de concert avec le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). Ce document est d’ailleurs adossé au Pse, considéré à juste raison comme le référentiel de développement économique et social du Sénégal. Le Premier ministre a d’ailleurs rappelé que le Pse veut capter le bonus démographique pour le transformer en dividende démographique. Pour cela, il faudra une transformation structurelle de notre économie. Ce qui est en train de se faire, car le Pse a décidé d’allouer pas moins de 45 milliards de FCfa à la formation professionnelle. C’est dire que l’employabilité des jeunes, élément majeur du dividende démographique, deviendra une réalité sous nos cieux.

Le gouvernement du Sénégal est convaincu qu’il faut donner du métier aux jeunes, car le bonus démographique n’est qu’un potentiel à transformer dans le cadre du renforcement du capital humain. Une ambition qui requiert effectivement des ressources additionnelles et une lutte contre la corruption et toute autre forme de prévarication et de gaspillage des deniers publics, selon M. Dionne. Pour le chef du gouvernement, la population africaine est de plus en plus jeune. Dix à onze millions de jeunes arrivent annuellement sur le marché du travail en Afrique sub-saharienne. Il faut donc leur apporter des réponses innovantes et pertinentes en termes de santé, d’éducation, de formation et d’emplois. C’est tout l’intérêt d’une capture effective du dividende démographique. M. Dionne est convaincu qu’il faut renforcer les capacités productives des Etats africains. Une manière aussi d’apporter un véritable coup d’accélérateur au processus d’industrialisation de nos économies. Le Premier ministre a été formel : « Il faut faire preuve d’innovation, ne pas continuer à exporter des matières premières. Sinon, l’Afrique va encore continuer d’exporter le travail dévolu à sa jeunesse ».

Investissements massifs en santé, éducation et formation
En définitive, selon les experts présents au symposium, la jeunesse de la population peut se transformer en menace si les bonnes stratégies ne sont pas développées.

Abondant dans le même sens, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa, Mabingue Ngom, a lancé un appel pressant en direction des gouvernements africains. L’urgence, selon lui, réside dans la mise en place d’investissements stratégiques dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la formation, etc. L’Unfpa a beaucoup insisté sur la prise en charge de la jeunesse féminine. Idem pour Pape Arona Traoré, représentant de la jeunesse africaine. Il a rappelé qu’à ce jour la jeunesse représente 60 % de la population africaine et 45 % de la main d’œuvre. D’où le vibrant appel lancé aux décideurs, afin qu’ils travaillent à donner du travail aux jeunes. La jeunesse africaine en appelle désormais à une parité générationnelle dans le cadre d’investissements à même d’aboutir à l’autonomisation des jeunes. Une déclaration de la jeunesse panafricaine sera d’ailleurs remise aux chefs d’Etat de l’Union africaine (Ua) qui vont se réunir, en juillet, à Kigali.

Mamadou Lamine DIATTA

La Banque mondiale appelle à la baisse de la fécondité et à l’accès au travail
Les priorités pour accélérer la réalisation du dividende démographique sont connues. Pour Louise Cord, directrice des opérations du bureau régional de la Banque mondiale, il importe de commencer par accélérer la transition de la fécondité et d’améliorer l’accès au travail de qualité. En ce qui concerne la fertilité, normalement, une transition de cet ordre est causée par une chute de la mortalité infantile. Cependant, en Afrique sub-saharienne, la mortalité infantile a dramatiquement baissé (le déclin le plus rapide a eu lieu au Sénégal), mais les taux de fécondité n’ont pas baissé ou ont baissé très lentement. La Banque mondiale est convaincue que le Sénégal mettra l’accent davantage sur les populations les plus pauvres, car le taux de fécondité des 20 % les plus pauvres est de 7 naissances par femme contre 5 en moyenne dans le pays. L’institution financière a constaté aussi que beaucoup de progrès ont été faits au Sénégal pour améliorer l’accès à l’éducation. Mais il faut aller au-delà et cibler les filles, surtout les filles les plus défavorisées qui achèvent rarement leur cycle primaire (20 % contre 60 % pour l’élève moyenne). Il faudra mettre en œuvre des interventions critiques pour faire baisser le nombre d’abandons scolaires aux niveaux primaire et secondaire, notamment à travers les programmes de bourses et de transferts en espèces.

Toutefois, a noté la banque, le dividende démographique demeure faible. Au Sénégal, le taux de dépendance étant le plus élevé que pour les pays de la sous-région, on estime que le dividende démographique contribue seulement pour un demi-point de la croissance économique, alors qu’il devrait atteindre au moins un point entier ou plus. Un taux de fertilité trop élevé à 5 naissances pour chaque femme, avec un manque d’emplois de qualité pour la population active, limite le dividende démographique au Sénégal. Mais le pays est dans une trajectoire marquée par un fort engagement politique qui peut engendrer des résultats rapides.

M. L. DIATTA

Le mobile banking est en pleine explosion dans les pays en développement. Au Sénégal, le taux va progresser avec la plateforme « Natt » de l’ingénieur Maby Mansour Ndoye. Son innovation permet à tous les membres possédant un compte dans la plateforme de faire des dépôts grâce à leur téléphone portable et d’accéder aux financements à tour de rôle.

Au Bangladesh, le père du microcrédit, Muhammad Yunus, par ailleurs Prix Nobel de la Paix en 2006, a permis à des millions de pauvres de sortir des bas-fonds de la misère. Au Sénégal, Maby Mansour Ndoye, né à Rufisque il y a 30 ans, rêve d’offrir un avenir radieux à des milliers de Sénégalais. Cet ingénieur en télécommunication, diplômé de l’Université de l’Atlantique, croit fermement que son application « Natt » est la parade aux problèmes d’accès aux financements des couches vulnérables. L’application est inspirée par le versement des cotisations d’un groupe, d’une association, jusqu’à ce que tous les membres reçoivent leur versement à leur tour.

A la différence du système informel avec tous ses problèmes, ce jeune sénégalais, qui a des compétences en sécurité informatique, en téléphonie sur Ip et en configuration du Système Linux, a apporté une touche numérique à ce modèle d’accès aux financements bien connu au Sénégal. « Nous voulons donner une solution africaine en utilisant les Tic à l’épargne et à l’accès aux financements. Nous sommes partis des besoins des Sénégalais pour mettre au point cette application », brosse le développeur.

L’incitation à l’épargne
L’Afrique, prêche-t-il, doit tracer son chemin du développement en mettant l’accent sur les technologies à portée de main, des innovations répondant aux besoins de ses populations. Ce pari n’est pas un idéal pour Maby Mansour Ndoye. « C’est bien de copier ce qui se fait de mieux ailleurs. Mais cela ne correspond pas souvent à nos besoins et réalités », constate l’innovateur. Son application « Natt » obéit à cette catégorie de solutions locales à un problème local. En réalité, l’application permet à chaque membre de réaliser une épargne, soit par jour, soit par semaine, soit par mois, ou encore selon une périodicité de son choix. Le système répartit les clients par catégorie A, B, C et D. « Le « Natt » proprement dit repose sur un financement mutuel à tour de rôle entre les adhérents. Dans notre modèle, nous avons 4 clients : A, B, C et D. chacun donne une cotisation mensuelle. Au premier mois, c’est le membre A qui reçoit les cotisations des membres B, C et D. Au deuxième mois, c’est C qui encaisse les cotisations de A, B et D, ainsi de suite », explique Maby Mansour Ndoye. La modicité de la contribution est relative.

L’intérêt, c’est qu’elle incite les membres à cultiver l’épargne dans des zones où le pouvoir d’achat des Sénégalais est très faible. Ce montant est fixé dans le but d’amener plus de membres à faire plus d’épargne. « Aujourd’hui, l’application aidera les ménages à disposer de l’épargne. Auparavant, ils consommaient tous leurs revenus. Ce système permet l’accès aux institutions financières pour tous et surtout dans la zone rurale peu couverte par ces structures. Les Sénégalais peuvent donc avoir un compte bancaire partout où ils se trouvent, affirme le directeur adjoint de Sen world services (Sws) qui a participé au Falling Labs Dakar 2016, organisé par la Fondation Friedrich Nauman pour la liberté, en présence de sa directrice, Inge Herbert.

Pas d’endettement
L’adhérent n’a pas besoin de se déplacer pour faire un dépôt. A l’aide de son téléphone, il peut envoyer sa cotisation qui n’est pas thésaurisée. « Nous avons pensé à la sécurisation et à la fiabilité du système. Cet argent circule. Ce n’est pas comme cela se fait avec le modèle des femmes dans des quartiers », assure l’ingénieur. C’est par cette formule que « Natt » compte prévenir les conflits nés des détournements ou des retards de versement des cotisations à un membre. Le concepteur est allé plus loin dans la prévention des problèmes susceptibles de contrarier son rêve de démocratiser l’accès aux financements et de faire bondir le taux d’épargne, y compris dans des zones pauvres. Les banques et les opérateurs télécoms font partie du système. Les institutions financières vont gérer l’argent, alors que les opérateurs de téléphonie assureront les services liés au Tic.

Maby Mansour Ndoye croit qu’il faut des actions globales pour éradiquer la pauvreté. Ce combat, défend-il, doit être porté, avant tout, par chaque personne. De ce fait, les initiatives individuelles vont concourir, de façon globale, à l’atteinte des objectifs d’élimination de la pauvreté. Ce modèle n’enferme pas les pauvres dans un cycle d’endettement. Mais sa viabilité sera tributaire de la taille de ses adhérents. C’est un défi que le concepteur est tenu de relever s’il tient à concrétiser son rêve. Il y a une traçabilité des souscripteurs, y compris pour les Sénégalais de la Diaspora. L’innovation « Natt » a été primée lors du West Africa awards 2016, le 8 juin dernier. Cette rencontre regroupe les géants de la télécommunication et du Tic en Afrique.

Idrissa SANE

La Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose a été célébrée hier. Au Sénégal, selon les statistiques, rien n’a changé, parce que 10 % de la population générale sont toujours porteuses du gène. Cependant, la drépanocytose prend des proportions inquiétantes chez les enfants où 1.700 naissent chaque année avec la forme la plus grave.

Découvert en 1910, la drépanocytose prend de l’ampleur dans les pays sous-développés. Au Sénégal, 1 personne sur 10 est porteuse du gène de la drépanocytose. Ce qui, d’après le Pr Ibrahima Diagne, point focal chargé de la lutte contre la drépanocytose au ministère de la Santé, donne un taux de 10 % de la population générale. « La plupart des Sénégalais sont As, une forme de drépanocytose moins grave, parce que l’on peut vivre pendant 100 ans avec sans tomber malade », a précisé le Pr Diagne. Par contre, a-t-il révélé, chaque année, 1.700 enfants naissent avec la drépanocytose, notamment la forme la plus grave de la maladie. « Ils sont ainsi porteurs de cette maladie à vie », a affirmé M. Diagne.

Il a rappelé que la drépanocytose est tellement sévère que si l’enfant n’a pas une bonne prise en charge, il peut mourir avant d’atteindre l’âge de 5 ans. « Au Sénégal, nous ne pouvons pas donner le chiffre exact du nombre de personnes porteur de la drépanocytose, mais nous connaissons combien de malades sont dans nos structures de santé. Au Centre national de transfusion sanguine (Cnts), 2.000 adultes sont pris en charge, à Albert Royer, plus de 3.000 enfants sont suivis, à Saint-Louis, ils sont près de 200 malades enregistrés, pour ne citer que ces exemples », a souligné le spécialiste. Le Pr Ibrahima Diagne a informé que toutes ces personnes sont prises en charge par leurs parents. Pour le moment, c’est l’Association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose qui mène des activités de sensibilisation et de dépistage sur le terrain pour soulager les malades. Elle organise des campagnes de sensibilisation et de dépistage à Dakar et dans les régions. 9.167 personnes sont dépistées entre 2011 et 2015.

Selon le président de l’Association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose, Maguèye Ndiaye, 9.167 personnes ont été dépistées entre 2011 et 2015. Parmi elles, 909 sont déclarées positives.

Mener le plaidoyer
Le Pr Diagne a promis de mener un plaidoyer auprès des autorités et des responsables des institutions internationales pour que la prise en charge des drépanocytaires soit beaucoup plus allégée. « Le dossier a été déposé au ministère de la Santé pour la subvention de cette prise en charge, en particulier des médicaments », a-t-il indiqué. L’autre combat que le Pr Diagne compte mener consistera à pousser les décideurs à faire de la drépanocytose une priorité de santé publique. « Pour le moment, les organismes internationaux et les Etats reconnaissent la drépanocytose comme un problème de santé publique. Il y a une nuance entre problème et priorité de santé publique », a signifié notre interlocuteur. Selon lui, « reconnaître la drépanocytose comme problème de santé veut dire tout simplement que c’est une maladie grave, fréquente, qui nécessite des moyens de prise en charge ». Poursuivant, il a soutenu : «  Par contre, quand on parle de priorité, cela permet de sensibiliser les bailleurs, pour qu’ils mobilisent des fonds pour la prise en charge de la drépanocytose, comme ils le font dans le cadre de la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose ». En présidant la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, le directeur général de la Santé, le Dr Papa Amadou Diack, a rappelé que la prévention primaire et la prise en charge précoce des patients sont les deux axes stratégiques définis par le ministère pour lutter contre cette maladie.

Eugène KALY

Pr Ibrahima Diagne, point focal lutte contre la drépanocytose : « Les personnes porteuses du gène As ou Ss doivent éviter de se marier »
Le Pr Ibrahima Diagne, point focal chargé de la lutte contre la drépanocytose au ministère de la Santé, a invité les jeunes à se faire dépister de la drépanocytose avant le mariage. Selon lui, on peut vivre avec le gène de la drépanocytose, notamment la forme As, sans être malade. La seule inquiétude, d’après le spécialiste, est que quand on se marie avec quelqu’un qui a la même forme de gène (As), l’enfant peut avoir Ss, la forme la plus grave de la maladie. « Il pourra recevoir du père S et de la mère S, et devient porteur du gène Ss qui le condamne à vivre toute sa vie avec cette maladie », a souligné le Pr Diagne.

Il a expliqué que, « pour éviter d’avoir dans la famille à gérer ces situations extrêmement difficiles, l’idéal est d’éviter, autant que possible, les unions entre les personnes porteuses du gène As ». Il est ainsi recommandé aux porteurs de trait drépanocytaire Aa de se marier avec ceux As ou Ss pour éviter que l’enfant devienne Ss.

« Cependant, si le couple décide de se marier en connaissant sa situation et les risques qu’encourent l’enfant, il doit se préparer à sa prise en charge », a-t-il averti.

E. KALY

Les jeunes membres d’AfriYan veulent profiter du symposium de haut niveau sur le dividende démographique, dans le cadre de la 11ème Conférence internationale du Réseau des Nta (Transferts des comptes nationaux) qui s’ouvre aujourd’hui à Dakar, pour présenter leurs préoccupations aux chefs d’Etat.

Ils espèrent ainsi que leur feuille de route sera adoptée par les chefs d’Etat au prochain Sommet de Kigali. « Nous allons profiter de la rencontre de Dakar pour décliner aux dirigeants africains nos attentes », a indiqué Ameth Guèye du Groupe AfriYan. Selon lui, les préoccupations recueillies sur la toile auprès des jeunes tournent autour des questions de l’emploi, de l’éducation et de la santé. « C’est à partir de ces informations qu’une formulation sera faite et mise à la disposition des décideurs africains », a soutenu ce chargé de programme d’AfriYan.

Selon lui, « les jeunes veulent, après leurs études, trouver du travail ». Ce qui passe par une formation de qualité, afin qu’ils puissent rivaliser avec leurs camarades des autres continents et assurer la relève. « Donc, les autorités africaines doivent associer ces derniers dans la prise des décisions, pour que, dans l’avenir, ils puissent continuer le travail déjà entamé. Nous voulons aussi que notre santé soit prise en charge par les chefs d’Etat et de gouvernement », a souhaité jeune Ameth Guèye. La déclaration de la jeunesse africaine sera remise au ministre des Affaires étrangères du Tchad.

« Nous espérons que cette déclaration sera remise à Idriss Déby Itno du Tchad, président en exercice de l’Union africaine », a-t-il souligné.

E. KALY

Tout est fin prêt pour un bon déroulement des examens de fin d’année, de l’avis de Moustapha Guèye, l’inspecteur responsable de l’Iden de Mbacké. Il a révélé que, pour le Cfee, ils vont se déployer dans 27 centres, dont 14 en zone rurale et 13 dans la commune de Mbacké, pour un total de 5.587 candidats (3.376 filles et 2.211 garçons), soit 1.040 postulants de plus que l’année dernière. Pour l’instant, a-t-il renchéri, les centres sont préparés, les intéressés sont informés et les commissions en place. Concernant le Bfem, 2.909 candidats sont inscrits contre 2.914 en 2015. Il y a également 14 centres comme l’an dernier, avec un seul centre rural, Taïf, et un seul centre secondaire, Sadio, qui dépend du premier nommé. Mamadou Lamine Mané, le préfet du département, effectuera une visite des sites le jour des examens.

Mamadou DIEYE

Pour réduire davantage le taux de mortalité maternelle et infantile, une alliance nationale de plaidoyer sur la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent a été lancée. Ses membres seront chargés d’orienter les femmes en état de grossesse dans les structures de santé pour éviter des décès maternels.

Des acteurs de la santé, de la société civile, des autorités administratives, politiques, des dignitaires religieux, entre autres, se sont engagés devant le ministre de la Santé à porter le plaidoyer pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant. Après leur déclaration, ils ont intégré l’Alliance nationale de plaidoyer sur la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Cette alliance a été lancée, avant-hier, à Dakar, par le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale. Ses membres vont se déployer dans les villages les plus reculés du pays pour sensibiliser les femmes sur les visites prénatales, afin qu’elles ne meurent plus en donnant la vie.

Ils vont aussi mener des plaidoyers en faveur des femmes, surtout dans l’amélioration de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Au Sénégal, chaque jour, 4 femmes meurent des suites d’une grossesse, d’un accouchement ou après (post-partum). Aussi 76 enfants décèdent-ils par jour avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Ce tableau sombre, d’après le ministre de la Santé, est dû à plusieurs facteurs largement identifiés et pour l’essentiel évitables. Pour venir à bout des causes des décès maternels et infantiles, le ministre de la Santé compte sur la mobilisation de tous ceux qui ont intégré l’Alliance, car étant persuadé que la lutte contre la mortalité maternelle et infantile constitue un enjeu de taille dans le dispositif de l’éradication de la pauvreté et de l’ouverture vers l’émergence.

Elle a invité, tous les partenaires engagés pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant à porter cette alliance dans une dynamique multisectorielle. Ce qui permettra à chaque partie prenante de contribuer, en fonction de son potentiel, pour faire améliorer la santé des femmes et des enfants, en aspirant à leur bien-être. Le Sénégal, de l’avis du ministre de la Santé, a fait des progrès dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. « Nous avons presque atteint les Objectifs du millénaire pour le développement en ce qui concerne la réduction de la mortalité infantile. Pour la mortalité maternelle, nous sommes passés d’environ 400 à 312 décès pour 100.000 naissances vivantes », s’est félicité le Pr Seck.

« Nous envisageons de réduire davantage cette mortalité maternelle jusqu’à 100 décès pour 100.000 naissances vivantes », a promis le ministre de la Santé. Le représentant de l’Oms, Dr Deo Nshimirimana, a rappelé que le Sénégal s’est engagé auprès de la communauté internationale à réduire la mortalité maternelle à 70 décès pour 100.000 naissances vivantes d’ici à 2030 et 20 décès pour 100.000 naissances vivantes pour la réduction de la mortalité infantile.

Eugène KALY

Couverture maladie universelle : Le taux passe de 20 à 40% de 2012 à 2015
Des acteurs de la santé, de la société civile, des autorités administratives, politiques, des dignitaires religieux, entre autres, se sont engagés devant le ministre de la Santé à porter le plaidoyer pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant. Après leur déclaration, ils ont intégré l’Alliance nationale de plaidoyer sur la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Cette alliance a été lancée, avant-hier, à Dakar, par le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale. Ses membres vont se déployer dans les villages les plus reculés du pays pour sensibiliser les femmes sur les visites prénatales, afin qu’elles ne meurent plus en donnant la vie.

Ils vont aussi mener des plaidoyers en faveur des femmes, surtout dans l’amélioration de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Au Sénégal, chaque jour, 4 femmes meurent des suites d’une grossesse, d’un accouchement ou après (post-partum). Aussi 76 enfants décèdent-ils par jour avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Ce tableau sombre, d’après le ministre de la Santé, est dû à plusieurs facteurs largement identifiés et pour l’essentiel évitables. Pour venir à bout des causes des décès maternels et infantiles, le ministre de la Santé compte sur la mobilisation de tous ceux qui ont intégré l’Alliance, car étant persuadé que la lutte contre la mortalité maternelle et infantile constitue un enjeu de taille dans le dispositif de l’éradication de la pauvreté et de l’ouverture vers l’émergence.

Elle a invité, tous les partenaires engagés pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant à porter cette alliance dans une dynamique multisectorielle. Ce qui permettra à chaque partie prenante de contribuer, en fonction de son potentiel, pour faire améliorer la santé des femmes et des enfants, en aspirant à leur bien-être. Le Sénégal, de l’avis du ministre de la Santé, a fait des progrès dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. « Nous avons presque atteint les Objectifs du millénaire pour le développement en ce qui concerne la réduction de la mortalité infantile. Pour la mortalité maternelle, nous sommes passés d’environ 400 à 312 décès pour 100.000 naissances vivantes », s’est félicité le Pr Seck.

« Nous envisageons de réduire davantage cette mortalité maternelle jusqu’à 100 décès pour 100.000 naissances vivantes », a promis le ministre de la Santé. Le représentant de l’Oms, Dr Deo Nshimirimana, a rappelé que le Sénégal s’est engagé auprès de la communauté internationale à réduire la mortalité maternelle à 70 décès pour 100.000 naissances vivantes d’ici à 2030 et 20 décès pour 100.000 naissances vivantes pour la réduction de la mortalité infantile.

Eugène KALY

Des acteurs de la santé, de la société civile, des autorités administratives, politiques, des dignitaires religieux, entre autres, se sont engagés devant le ministre de la Santé à porter le plaidoyer pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant. Après leur déclaration, ils ont intégré l’Alliance nationale de plaidoyer sur la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Cette alliance a été lancée, avant-hier, à Dakar, par le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale. Ses membres vont se déployer dans les villages les plus reculés du pays pour sensibiliser les femmes sur les visites prénatales, afin qu’elles ne meurent plus en donnant la vie.

Ils vont aussi mener des plaidoyers en faveur des femmes, surtout dans l’amélioration de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Au Sénégal, chaque jour, 4 femmes meurent des suites d’une grossesse, d’un accouchement ou après (post-partum). Aussi 76 enfants décèdent-ils par jour avant d’atteindre l’âge de 5 ans. Ce tableau sombre, d’après le ministre de la Santé, est dû à plusieurs facteurs largement identifiés et pour l’essentiel évitables. Pour venir à bout des causes des décès maternels et infantiles, le ministre de la Santé compte sur la mobilisation de tous ceux qui ont intégré l’Alliance, car étant persuadé que la lutte contre la mortalité maternelle et infantile constitue un enjeu de taille dans le dispositif de l’éradication de la pauvreté et de l’ouverture vers l’émergence.

Elle a invité, tous les partenaires engagés pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant à porter cette alliance dans une dynamique multisectorielle. Ce qui permettra à chaque partie prenante de contribuer, en fonction de son potentiel, pour faire améliorer la santé des femmes et des enfants, en aspirant à leur bien-être. Le Sénégal, de l’avis du ministre de la Santé, a fait des progrès dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. « Nous avons presque atteint les Objectifs du millénaire pour le développement en ce qui concerne la réduction de la mortalité infantile. Pour la mortalité maternelle, nous sommes passés d’environ 400 à 312 décès pour 100.000 naissances vivantes », s’est félicité le Pr Seck.

« Nous envisageons de réduire davantage cette mortalité maternelle jusqu’à 100 décès pour 100.000 naissances vivantes », a promis le ministre de la Santé. Le représentant de l’Oms, Dr Deo Nshimirimana, a rappelé que le Sénégal s’est engagé auprès de la communauté internationale à réduire la mortalité maternelle à 70 décès pour 100.000 naissances vivantes d’ici à 2030 et 20 décès pour 100.000 naissances vivantes pour la réduction de la mortalité infantile.

Eugène KALY

Volonté politique affirmée, appropriation du projet et engagement des techniciens sur le terrain. Tout cela, constate le vice-ministre turc des Affaires forestières et de l’eau, a permis au Sénégal d’être premier dans la réalisation de la Grande muraille verte.

La Grande muraille verte au Sénégal, c’est 40.000 ha reboisés, plus de 15.000 mises à défens, des centaines d’emplois créés. Quels sont les secrets de notre pays ? C’est ce qu’a voulu savoir Tuferci Harun, vice-ministre turc des Affaires forestières et de l’eau, en prenant part à la visite de terrain effectuée, jeudi dernier, par l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte (ApGmv). Visite qui entre dans le cadre de la 5ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’ApGmv.

Deux sites étaient au programme : Mbar Toubab et Koyli Alpha, dans la région de Louga. Ramadan, soleil et accès difficile. Tout pour décourager les visiteurs. Mais pour l’officiel turc, ce périple méritait d’être fait. « Je ne regrette pas d’être venu, car ce que j’ai vu est impressionnant. J’ai beaucoup appris et je comprends maintenant pourquoi le Sénégal est devant tous les pays dans ce projet majeur qu’est la Grande muraille verte », s’est exprimé, satisfait, Tuferci Harun.

Il a visité la parcelle de plantation du village de Mbar Toubab, la réserve communautaire. Il a aussi dit avoir remarqué trois choses à la base de la réussite du Sénégal : volonté politique affirmée, bonne appropriation du projet et engagement des techniciens sur le terrain. « Quand tout cela est réuni, on ne peut qu’obtenir de bons résultats », a commenté le vice-ministre turc des Affaires forestières et de l’eau.

Tuferci Harun a pu également mesurer l’enjeu de la Grande muraille verte. Des terres dégradées, un écosystème à reconstruire, un bétail nombreux, des populations plein d’espoir. « Nous sommes venus aussi pour enregistrer les besoins du Sénégal. L’idée est de bien cibler nos interventions pour plus de résultats sur le terrain », a-t-il expliqué, annonçant une formation de haut niveau en faveur de trois cadres sénégalais en Turquie. « En réalité, cette formation qui se fera renforce une riche coopération dans le domaine entre le Sénégal et la Turquie. Le mois dernier, des agents des Eaux et Forêts du Sénégal ont bénéficié d’un renforcement de capacités en Turquie », a précisé M. Harun, « impressionné » par le travail accompli par notre pays. Il a également rappelé qu’il y a juste un mois, la Turquie a signé un protocole avec l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte. Partenariat, a dit le vice-ministre, qui permettra de monter des projets pour le développement des activités de la muraille verte.

Abdoulaye DIALLO

Dr Abakar Mahamat Zougoulou, directeur scientifique Apgmv : « L’originalité du Sénégal se trouve dans l’implication des femmes »
Dr Abakar Mahamat Zougoulou, directeur scientifique et technique de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte (ApGmv), est lui aussi séduit par la volonté politique affichée par le Sénégal dans la réalisation de la muraille verte. Il était de la visite de terrain. Il a pu voir l’engouement des populations et a échangé avec les principaux acteurs. Dr Zougoulou a été particulièrement frappé par l’enthousiasme des femmes dans le jardin polyvalent du village de Koyil Alpha, dans la commune de Mboula, département de Linguère. Dans ce jardin, les arbres fruitiers (goyaviers, manguiers, citronniers) se tutoient. Toutes sortes de légumes y poussent aussi, impactant qualitativement les repas.

Pour le directeur scientifique et technique de l’ApGmv, pas de doute : si le Sénégal a pu progresser si vite et obtenir les résultats qu’il a, c’est parce qu’il a très tôt impliqué les femmes.

L’originalité du Sénégal se trouve indiscutablement dans l’implication précoce des femmes », a soutenu Dr Zougoulou, espérant que le Sénégal servira de modèle aux autres pays pour que la Grande muraille verte puisse se dresser très rapidement au bénéfice de l’humanité toute entière.

A. DIALLO

Colonel Pape Waly Guèye, Dg Angmv : « Ce que nous faisons a une valeur mondiale »
Le directeur général de l’Agence nationale de la Grande muraille verte (AnGmv), le colonel Pape Waly Guèye, qui a accueilli la délégation de l’ApGmv, est largement revenu sur l’importance du projet pour l’humanité. « Préserver et lutter contre la désertification et la dégradation des terres dépassent le cadre d’un Etat. Un arbre qui est planté bénéficie à toute la planète. C’est pourquoi j’ai l’habitude de dire que ce que nous faisons a une valeur mondiale », a-t-il souligné. Le Colonel Guèye a rappelé, à l’attention des experts de l’ApGmv, que la plantation de Mbar Toubab, qui couvre une superficie de 200 ha, présentait, au départ, comme une bonne partie de la zone sylvo-pastorale, un couvert végétal très faible et un tapis herbacé qui, dès la fin de la saison sèche, disparaissait à cause du surpâturage et des feux de brousse.

Les activités menées dans le cadre de la muraille verte, a renchéri le Dg de l’AnGmv, ont permis de réhabiliter ces espaces dégradés par diverses agressions. « Ce qui est intéressant, c’est que nous avons enregistré une forte implication des populations dans toutes ces réalisations  », a fait remarquer le colonel Pape Waly Guèye qui a profité de cette visite de terrain pour partager deux projets majeurs qui accompagnent le Sénégal : Action contre la désertification 2016-2020 d’un montant global de 3 milliards de FCfa et le projet Front local environnemental pour une union verte (Fleuve) 2016-2018 d’un financement de 1,7 milliard de FCfa. Ces deux projets permettent de développer des activités favorisant la gestion durable de la biodiversité. Ils permettent aussi et surtout de mettre en place des réserves naturelles communautaires. L’enjeu est énorme. Le bétail y trouve son compte. L’herbe est disponible en toute saison. Les populations aussi, notamment les femmes qui se font des revenus avec le développement de l’écotourisme et de micro entreprises basées sur la valorisation des produits forestiers. « L’importance de la Grande muraille verte n’est plus à discuter. Ce que nous voulons, c’est l’augmentation des réserves communautaires et des jardins polyvalents », s’est réjoui Gory Bâ, maire de Mboula, qui a chaleureusement accueilli la délégation de l’ApGmv.

A. DIALLO

Notre pays sera à l’honneur avec la tenue, du 16 au 21 octobre prochain, du 14ème Congrès panafricain d’ornithologie (Paoc). Pour cette première en Afrique francophone, les chercheurs, les organisations internationales et les Etats vont se pencher sur la question cruciale des changements climatiques en termes de menaces ou d’opportunités pour les oiseaux en Afrique. Le 14ème Congrès panafricain d’ornithologie répond ainsi à une préoccupation manifestée depuis longtemps de réunir les spécialistes du continent et d’ailleurs pour débattre sur les questions majeures relatives à l’oiseau, son milieu de vie et sa valorisation.

Pour la secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye, au-delà de sa dimension continentale, la rencontre encourage les initiatives sous-régionales ou nationales dans le domaine de l’ornithologie. Le congrès renforce aussi le niveau d’engagement des parties prenantes dans la conservation de la biodiversité. Aujourd’hui, poursuit l’autorité, des milliers d’oiseaux migrent, chaque année, entre l’Afrique et l’Europe. L’effort de sauvegarde de leurs habitats, que sont des zones humides, des milieux arides et des forêts, est l’affaire de tous les pays qui partagent ces ressources.

Mme Ndiaye est aussi d’avis que les difficultés liées aux défis majeurs enregistrés ces dernières années recommandent des mesures d’urgence pour mieux gérer les ressources bien fragiles et très exposées aux menaces et pressions exercées par l’homme et/ou la nature.

Abondant dans le même sens, le président du comité d’organisation, le colonel Abdoulaye Ndiaye, spécialiste en ornithologie, laisse entendre qu’à l’heure où la planète est éprouvée par les changements climatiques, le congrès va tenter d’analyser les menaces dont les oiseaux font face. Il s’agira notamment d’évoquer les migrations des oiseaux de même que leur rôle dans l’équilibre de l’écosystème. Ainsi, les résultats scientifiques qui seront partagés pendant la rencontre permettront de mesurer l’état de santé des écosystèmes en général et de l’avifaune en particulier. Pour le comité d’organisation, les éminents ornithologues qui viendront à Dakar mettront à la disposition des participants des informations capitales, en vue de la conservation et de la valorisation des oiseaux. Ce qui permettra d’éclairer la prise de décision dans le cadre d’élaboration de politiques, programmes et projets dans les différents départements sectoriels ayant des impacts sur les oiseaux. Par ailleurs, le ministère de l’Environnement remercie vivement les partenaires qui ont permis la tenue de cette rencontre, à savoir le Prcm, Wetlands International Afrique, Birdlife International et la fondation Mava, tous engagés aux côtés des acteurs de la sous-région afin d’assurer une meilleure conservation du capital naturel en général et des oiseaux et de leurs habitats en particulier.

L’expert Samuel Diémé, de la direction des Parcs nationaux, reconnaît que ce congrès consacre une longue tradition de gestion intégrée et durable des oiseaux et de leurs habitats. Selon lui, le Sénégal est marqué par une volonté politique qui s’est très tôt traduite par la ratification de conventions internationales sur les espèces migratrices, sur les zones humides d’importance internationale, sur la protection des oiseaux et de leurs habitats, de même que sur la conservation de la biodiversité biologique. La mise en place d’un réseau d’aires protégées dont certaines ont une vocation essentiellement ornithologique est aussi en ligne de mire.

M. L. DIATTA

Ismaïla Diop et Natalie Christiane Manga, deux étudiants en Master au Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag), peuvent désormais poursuivre leur scolarité avec sérénité. Grâce aux bons résultats obtenus durant les trois années de la Licence, ils sont les heureux bénéficiaires des bourses d’excellence offertes par Total Sénégal. La cérémonie de remise de ces allocations s’est déroulée, hier, dans les locaux de l’institution de formation. Octroyées sur la base de critères académiques (moyenne cumulative des trois années de la Licence), ces bourses visent à soutenir et à encourager l’excellence. Elles concernent la Licence professionnelle en gestion des entreprises et autres organisations (Lpgeo 3) et la Licence professionnelle en techniques comptables et financières (Lptcf 3).

Chaque étudiant a reçu un chèque d’un montant d’un million de FCfa en guise de soutien aux frais de scolarité de l’année en cours. L’attribution de ces bourses d’études fait partie des termes du partenariat qui lie les deux structures depuis 2011. Le directeur général du Cesag, le Pr Boubacar Baidari, a magnifié l’excellence de la coopération entre son institution et Total Sénégal. Soutenant que les lauréats incarnent des valeurs, il les invite à poursuivre dans cette dynamique.

Prenant la parole, Paul Ndiaye, directeur juridique et des ressources humaines de Total Sénégal, a demandé aux bénéficiaires de poursuivre le travail pour se maintenir au sommet.

« Je suis agréablement surprise. Maintenant, je vais pouvoir faire mon Master avec sérénité », a commenté Natalie Christiane Manga, une des bénéficiaires. « Cette bourse est un motif de fierté. J’exprime ma reconnaissance à Total Sénégal et au Cesag », a, pour sa part, noté Ismaïla Diop, l’autre lauréat qui envisage de poursuivre ses études, en vue d’obtenir le diplôme d’expert-comptable.

Aliou KANDE

A l’issue d’une session de formation en gestion de micro entreprise destinée aux élèves du Sénégal, le lycée Seydina Issa Laye a remporté le prix de la meilleure mini entreprise.

Cela fait maintenant plusieurs années que l’Ong « Junior achievement » intervient dans les établissements scolaires, en collaboration avec les autorités éducatives. Dans ce cadre, elle a initié des programmes de formation à l’intention des élèves. Il s’agit, selon Fatou Samb Niang, la directrice exécutive de « Junior achievement », « de mettre en contribution une initiation gratuite en entreprenariat au profit des jeunes en milieu scolaire ». Cette association veut ainsi « apporter son aide au gouvernement à mieux répondre à la question du chômage ».

En choisissant l’école, « Junior achievement » se veut un pont entre le milieu de l’éducation et celui du travail. La finalité de cette option est d’installer très tôt chez les élèves l’esprit d’entreprendre. A en croire Mme Niang, « les programmes de formation sont en parfaite adéquation avec la politique d’une école de qualité ouverte à son milieu.

Cette année, la formation a été articulée à un nouveau concept intitulé pratique collaboratrice. Une innovation dont le but consiste à promouvoir la pédagogie de l’exemple et la modélisation. Elle a donné aux jeunes élèves l’opportunité de travailler avec des facilitateurs issus du monde du travail, mais aussi d’effectuer une immersion en entreprise.

Au total, quatre lycées de Dakar (Thiaroye, Seydina Issa Laye, Mbao et Sébikotane) ainsi que 400 élèves ont bénéficié de la formation pour l’année 2016.

A l’arrivée, c’est le lycée de Sébikotane qui s’adjuge le prix spécial, alors que le prix leadership est revenu au lycée Seydina Issa Laye. Ils ont reçu leurs attestations des autorités éducatives et des responsables de « Junior achievement », en présence du ministre conseiller Marième Badiane.

Venu représenter le ministre de l’Education nationale, son directeur de cabinet a présenté ses félicitations aux lauréats. Joseph pierre Ndiaye s’est dit également émerveillé et charmé par le talent qu’il a découvert chez les jeunes lycéens. Il les a exhortés à faire un bon usage du trésor qu’on a mis entre leurs mains.

Pape Coly NGOME

La région médicale de Dakar veut se rapprocher des normes édictées par l’Organisation mondiale de la santé sur l’accessibilité géographique des populations aux soins de santé. Elle compte aussi profiter des nouvelles infrastructures comme l’hôpital Dalal Jam pour la mise en place de sa carte sanitaire et sociale à l’horizon 2020.

Se rapprocher des normes édictées par l’Organisation mondiale de la santé sur l’accessibilité géographique des populations aux soins de santé. C’est le souhait de la région médicale de Dakar pour l’établissement de sa carte sanitaire et sociale à l’horizon 2020.

Dr Oumar Sarr, médecin-chef de la région de Dakar, dans sa présentation lors d’un atelier de partage sur la carte sanitaire et sociale 2016-2020, a présenté quelques faiblesses de sa circonscription qui ne s’est pas encore rapprochée des normes édictées par l’Oms sur le ratio nombre d’habitants/structures sanitaires ou encore le ratio personnel de santé et populations à couvrir.

« Contrairement à ce que l’on pense, il y a un déficit sur le plan du personnel à Dakar. Les normes de l’Oms demandent 1 médecin pour 10.000 habitants, alors qu’à Dakar nous sommes à 1 médecin pour 19.000 », a expliqué Dr Sarr. Au-delà de l’aspect personnel, Dr Sarr veut aussi profiter des nouvelles infrastructures prévues dans la région de Dakar pour étoffer la carte de santé de la région.

« Il y a des projets du Plan Sénégal émergent qui veulent faire de Dakar un hub en matière de santé. En plus de l’hôpital régional qui sera érigé à Diamniadio, nous attendons beaucoup de l’ouverture de l’hôpital Dalal Jam qui pourra prendre en compte la demande de soins en banlieue. Pour le moment, nous avons 13 établissements publics de santé dans la région de Dakar, dont 3 sont de niveau 3, c’est-à-dire offrant des services d’excellence », a-t-il ajouté.

En plus des infrastructures, le praticien a dit attendre beaucoup du relèvement du plateau technique des structures de santé déjà existantes, comme ce sera bientôt le cas pour les centres de santé de Mbao, Keur Massar et Dominique.

Un aspect sur lequel l’adjointe au gouverneur de Dakar, Mame Sané Ndiaye, a beaucoup insisté. Car, a-t-elle souligné, l’orientation stratégique la plus payante et qui permettra de capter des ressources, c’est de faire des demandes pour le relèvement des plateaux techniques. L’apport du privé ne sera pas aussi négligé dans la mise en place de cette carte sanitaire et sociale pour mieux élargir l’offre de soins aux populations. L’établissement de cette carte sanitaire à l’horizon 2020 dans la région de Dakar va se faire dans une approche participative en tenant compte des demandes des populations et des critères démographiques, de la distance et des territoires sanitaire et social.

Oumar NDIAYE

Un Comité régional de développement (Crd) consacré à la préparation des examens scolaires s’est tenu à Tambacounda. Il a été présidé par le gouverneur El hadji Bouya Amar. Ainsi, ce sont quelque 23.000 candidats qui vont se présenter, cette année, aux examens scolaires dans l’élémentaire, le moyen et le secondaire.

Les questions relatives à la logistique, à la surveillance, à la correction, à la sécurité, entre autres, ont été passées au peigne fin au cours du Comité régional de développement (Crd) consacré à la préparation des examens scolaires dans la région de Tambacounda. A l’occasion, certains participants se sont interrogés sur la supposée incidence négative des écoles privées sur les résultats du baccalauréat. A cette préoccupation, Alassane Niane, l’inspecteur d’académie de Tambacounda, a promis un « diagnostic sans complaisance » du fonctionnement de ces établissements dès la prochaine rentrée.

Selon l’inspecteur Niane, « toute personne, quel que soit son secteur d’activité, peut ouvrir une école, pourvu seulement qu’elle respecte certaines normes techniques ». Il a précisé que le directeur des études de l’école doit avoir le niveau requis pour l’établissement en question. Cette année, dans la région de Tambacounda, le nombre de candidats inscrits au certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), au brevet de fin d’études moyennes (Bfem) et au Baccalauréat s’élèvent à 23.001 candidats, a estimé M. Niane.

Au niveau de l’élémentaire, le Cfee est prévu les 21 et 22 juin. Les candidats inscrits sont au nombre de 12.892 (6.040 garçons et 6.852 filles). Ils sont répartis dans 36 centres. Pour le Bfem, programmé à partir du 18 juillet, les effectifs s’élèvent à 5.473 candidats inscrits, dont 2.841 garçons et 2.632 filles. Ils vont composer dans 31 centres d’examen. Enfin, concernant le secondaire, l’académie comptabilise 4.636 candidats au Bac, avec 2.708 garçons et 1.928 filles, pour 15 centres, dont cinq secondaires.

S’y ajoutent les 33 candidats du Bac technique, dont 17 filles et 16 garçons. Lors de ce Crd, des élus locaux et des représentants de la société civile se sont engagés à apporter leur contribution, notamment sur le plan logistique, pour le bon déroulement des examens. Aussi, une recommandation allant dans le sens d’une généralisation du « Resto du cœur », visant à prendre en charge la restauration des candidats au Baccalauréat, a été faite. A ce propos, l’inspecteur d’académie a suggéré la création d’un comité communal pour gérer cette initiative. L’idée du « Resto du cœur » émane du lycée Mame Cheikh Mbaye. L’objectif est de l’étendre au deuxième lycée de la commune de Tambacounda.

Pape Demba SIDIBE

La 11ème Conférence internationale du réseau des comptes de transferts nationaux, prévue au Sénégal, du 20 au 24 juin 2016, sera l’occasion pour les chercheurs, les Etats et les organisations internationales de réfléchir sur les opportunités à offrir à la jeunesse africaine, en vue de la capture effective du dividende démographique.

La jeunesse représente, aujourd’hui, plus de 40 % de la population africaine. Lors de la conférence de presse tenue, hier, en prélude à la 11ème Conférence internationale du réseau des comptes de transferts nationaux (Sénégal, 20-24 juin 2016), Dr Justin Koffi de l’Unfpa a estimé qu’il s’agira, pour les participants, de voir comment baisser, de manière sensible, l’indice de dépendance de cette frange importante, mais vulnérable, de la population. C’est tout le sens des objectifs de capture du dividende démographique dont les manifestations les plus visibles sont la création de richesses, l’autosuffisance en tous genres, l’épargne, etc.

L’expert de l’Unfpa est aussi d’avis que les divers plans de développement initiés par les pays africains (cas du Pse) doivent s’adapter à la question centrale du dividende démographique. Il s’agit ainsi de faire de la force des bras de la jeunesse du continent une valeur ajoutée qui puisse booster l’économie africaine. Poursuivant, M. Koffi a révélé que l’Afrique dispose actuellement d’une grande richesse que représente sa jeunesse. C’est dans cette dynamique que le dividende démographique doit être impulsé par des investissements stratégiques dans l’éducation, la santé, l’employabilité… C’est dire que ce dividende n’est pas automatique, il doit être impulsé par des politiques publiques hardies et innovantes.

Pour sa part, le Dr Latif Dramani, coordonnateur du Centre de recherches en économie et finance appliquées (Crefat) de l’Université de Thiès, a rappelé que la jeunesse doit être perçue comme une opportunité et non comme une bombe sociale. De même, les questions de population aboutissent à des résultats tangibles à long terme. L’Unfpa a compris l’impact du dividende démographique sur les couches sociales les plus vulnérables en lançant le Projet autonomisation des femmes et de dividende démographique au Sahel. D’un montant de 220 millions de dollars (près de 119 milliards de FCfa), il tient à donner un visage humain au dividende démographique en octroyant des prêts concessionnels aux femmes.

Pour l’heure, cet important projet, piloté par Dr Justin Koffi, polarise six pays africains que sont la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Tchad. Le symposium de haut niveau sur le dividende démographique et le développement de l’Afrique se tiendra, le 20 juin 2016, à Dakar, sous le haut patronage du président Macky Sall. Il sera l’un des temps forts de la 11ème Conférence internationale du réseau des Nta qui se tient pour la première fois en Afrique. Cela, après Rio de Janeiro (2010), Barcelone (2012) et Beijing (2014).

Plusieurs anciens chefs d’Etat, tels que Yacoubou Gowon (Nigeria), Jikaya Kikwete (Tanzanie), Armando Emilio Guebuza (Mozambique) et Karl Auguste Offmann (Ile Maurice), participeront à cet important évènement.

M. L. DIATTA

Prévu hier, le Conseil interministériel sur les inondations a été reporté à une date ultérieure. Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a souhaité que les rapports les plus importants soient finalisés et versés dans le dossier qui sera examiné.

Le Conseil interministériel sur les inondations, prévu hier, a été reprogrammé à une nouvelle date. Les rapports les plus importants n’étant pas disponibles, le Premier ministre a souhaité qu’ils soient versés dans le dossier qui sera examiné. « Le Conseil interministériel sur les inondations a été reporté à une date ultérieure. Il y a des rapports importants qui ne sont pas disponibles », a justifié le ministre conseiller Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement.


En outre, il a rappelé la volonté du président de la République, Macky Sall, et du gouvernement de s’attaquer aux inondations. Laquelle volonté s’est matérialisée par, d’une part, l’ élaboration d’un plan décennal de lutte contre les inondations et, d’autre part, par l’affectation d’importantes ressources financières pour la construction d’ouvrages de drainage et de stockage des eaux usées. « Le président de la République, Macky Sall, accorde une grande importance à la lutte contre les inondations.

Le gouvernement a conçu un programme décennal évalué à environ 700 milliards de FCfa. Il y a des volets (construction de logements, réalisation des ouvrages et réhabilitation des voies naturelles d’écoulement des eaux pluviales », a indiqué M. Guèye. Rappelons que l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a déjà entrepris, à Dakar, dans le cadre de la prévention des inondations, des opérations de curage des caniveaux et d’entretien des stations.

I. SANE

Les épreuves du baccalauréat technique, session 2016, ont démarré, hier matin, sur l’ensemble du territoire national. Dans la région de Dakar, les 1.717 candidats ont composé dans 5 centres répartis en 9 jurys. L’inspecteur d’académie de Dakar, Ngary Faye, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu dans quelques centres pour constater les conditions de l’examen.

Sept heures trente minutes. C’est l’heure à laquelle les candidats au baccalauréat technique, session 2016, se sont présentés hier matin. Les surveillants et les forces de l’ordre étaient déjà sur place. Les séries techniques (T1 et T2) ont entamé la matinée par les Mathématiques, au moment où les candidats de la série G composaient en économie générale.

Dans la région de Dakar, les 1.717 candidats sont répartis entre les académies de Dakar et de Pikine-Guédiawaye. La première regroupe le plus grand nombre de candidats avec un effectif de 1.332. Ils composent dans quatre centres (St-Michel, lycée technique industriel Maurice Delafosse, lycée commercial Delafosse et le collège Sacré-Cœur). Ces centres d’examen ont abrité six jurys, dont deux à Sacré-Cœur et deux autres au lycée technique et industriel Maurice Delafosse.

Dans ces différents centres, beaucoup d’absents ont été notés du côté des candidats. Un constat fait par le corps de contrôle et de surveillance et notifié à la délégation de l’inspecteur d’académie Ngary Faye qui a fait le tour des centres d’examen de sa circonscription. A la fin de la tournée, l’inspecteur Faye et son équipe se sont félicités du bon déroulement des épreuves de la matinée. « Aucun cas de dysfonctionnement ou de manquement n’a été noté », a précisé Penda Bâ Wane, secrétaire générale de l’académie.

Les quelques candidats rencontrés affirment que les épreuves de la première journée sont abordables. Ils reconnaissent tout de même que les exercices étaient un peu volumineux. N’ayant pas été impactés par les grèves des syndicats d’enseignants, ces élèves de l’enseignement secondaire technique et de gestion espèrent pouvoir s’en sortir avec des moyennes appréciables.

Dans l’académie de Pikine-Guédiawaye, la situation est quasi identique. Sauf qu’ici, l’effectif est plus réduit. Seuls 385 candidats ont composé dans l’unique centre de l’académie. Il s’agit du lycée Seydina Issa Rohou Laye qui a abrité tous les trois jurys. Selon l’inspecteur d’académie Sény Wade, tout s’est bien passé durant la matinée. Cependant, il a fait remarquer que quelques candidats libres ne se sont pas présentés le premier jour. Le président de jury a ajouté que -des convocations n’ont pas été retirées.

Les autorités académiques ont remercié tous les acteurs impliqués dans la préparation et le déroulement de l’examen. Elles ont quand bien même demandé de redoubler de vigilance jusqu’à la fin des épreuves, prévue le 21 juin 2016.

Pape Coly NGOME

L’Association régionale des diabétiques de Tambacounda organise, chaque année, durant le mois de Ramadan, une conférence sur le diabète. Cette année, ce panel a été élargi aux autres maladies chroniques. Une occasion pour cette association de plus de 800 membres de réitérer son souhait d’avoir un centre de dépistage et de traitement des maladies chroniques.

Chez les sujets âgés de 50 ans et plus à Tambacounda, les maladies chroniques, telles que le diabète, l’hypertension artérielle, entre autres, sont les premiers motifs de consultations. Cette information émane du médecin-chef du district sanitaire, le Dr Babacar Guèye. Il prenait part à la conférence sur le diabète organisé pendant ce mois de Ramadan. D’autres maladies chroniques comme l’hypertension artérielle ont été aussi évoquées. L’Association régionale des diabétiques de Tambacounda (Ardt) compte à elle seule 800 personnes. Son président, El Hadji Ibrahima Camara, a précisé qu’il reste encore à faire des dépistages dans 2 des 7 districts sanitaires de la région.

« Nous nourrissons l’espoir de pouvoir le faire sous peu », a-t-il dit.M. Camara a aussi plaidé pour l’implantation d’un centre de prise en charge du diabète à Tambacounda. Ce qui n’est pas sans conséquence dans la situation notée chez les malades où près d’une dizaine d’entre eux ont subi des amputations de leurs membres. « Rien que durant le second semestre de 2015, huit malades ont été amputés », a informé le président de l’Ardt. A chaque fois, s’est-il désolé, « pour se faire diagnostiquer, il faut faire près de 500 km pour certains et près d’un millier pour d’autres (Kidira, Bakel) pour rallier Dakar afin de voir un spécialiste ».

Cette conférence a été également l’occasion pour sensibiliser les populations dans le but de les amener à se faire dépister pendant qu’il est encore temps. Car beaucoup de personnes trainent la maladie sans pour autant le savoir, et c’est généralement ce qui cause les cas de mort les plus fréquents.
L’imam Wilane de la mosquée de Saré Guilèle a relevé que ceux qui souffrent de certaines maladies sont exemptés de jeûne, s’il est avéré de l’avis d’un médecin que cela pourrait aggraver leur maladie et porter atteinte à leur vie.

« Jeûnez et acquerrez la santé », avait dit le Prophète (Psl), a-t-il rapporté. L’imam n’a pas manqué de mentionner l’obligation de se soigner en cas de maladie et de s’éloigner de toute tentative de mettre fin à sa vie pour abréger sa souffrance, car le suicide annule tous les bons actes accomplis par le croyant, étant donné la sacralité de la vie.
Abordant le thème « Ramadan et pathologies chroniques », lors de la conférence à l’initiative de l’antenne régionale de l’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques (Assad), le Dr Amadou Makhtar Diouf de l’hôpital régional de Tambacounda a formulé des recommandations utiles après avoir insisté sur les bénéfices du jeûne sur les plans spirituel et sanitaire. Il a invité les diabétiques à évaluer leur maladie trois mois avant le Ramadan pour savoir s’ils pourront ou non jeûner. Enfin, il a souhaité que soit développée la recherche opérationnelle pour faire ressortir les particularités de la région, sur des questions comme le comportement des diabétiques pendant le Ramadan à Tambacounda.

Pape Demba SIDIBE

La directrice des opérations de l’Agence française de développement (Afd) et une délégation du ministère de l’Education ont visité le Cem de l’Unité 18 des Parcelles assainies. Un des quatre collèges à réhabiliter, agrandir et équiper dans le cadre du Projet d’appui au développement de l’enseignement moyen dans la région de Dakar.

Le collège d’enseignement moyen (Cem) de l’Unité 18 des Parcelles assainies a été construit en 2010. Mais aujourd’hui, l’établissement est confronté à d’énormes difficultés dont le manque d’espace, l’insuffisance des salles de classe, les effectifs pléthoriques, l’absence de blocs d’hygiène, etc. Dans 8 mois, cet établissement sera réhabilité et équipé au grand bonheur des élèves et des enseignants.

L’infrastructure, financée à hauteur de 300 millions de FCfa par l’Agence française de développement (Afd), va contribuer à l’amélioration de l’accès équitable à une éducation de base de qualité. Elle sera construite en hauteur et comprendra 9 salles de classe ordinaires, 3 salles spécialisées, 3 salles polyvalentes et 6 laboratoires. A cela s’ajoutent 1 bloc administratif, 2 blocs d’hygiène et 2 salles informatiques. Pour le président de l’Association des parents d’élèves (Ape), ils  ne peuvent que « s’en réjouir et pousser un ouf de soulagement ».
La présidente de la structure, Mariama Wade, a également remercié l’Afd pour son implication dans l’amélioration de leur cadre d’éducation et de formation. Elle a promis que les compétences scolaires vont suivre pour mériter ce beau bijou.

Dans son intervention, la directrice des opérations de l’Afd a salué les efforts que le gouvernement du Sénégal a déployés pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage. Aussi, Breton Moyet a-t-elle réitéré le soutien et l’accompagnement de l’Afd au gouvernement du Sénégal dans la recherche de la qualité dans l’enseignement.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, la construction de ce collège, qui entre dans le cadre de l’exécution du projet « Adem/ Dakar », est parfaitement en phase avec la volonté du chef de l’Etat, Macky Sall, de faire du Sénégal un pays émergent grâce à une jeunesse bien éduquée et bien formée.

Le directeur général de l’Agetip a, de son côté, avancé que des mesures sont prises pour un bon suivi des travaux jusqu’à leur livraison, prévue dans huit mois. El Malick Gaye a d’ailleurs précisé que des cabinets de contrôle et de supervision sont recrutés à cet effet.

Pape Coly NGOME

L’inspection d’académie de Louga dément avoir servi des demandes d’explications à des enseignants depuis la levée du mot d’ordre de grève favorisée par la médiation des chefs religieux.

« Je suis formel. Aucune demande d’explications n’a été donnée à un enseignant depuis la levée du mot d’ordre », a précisé, hier, l’inspecteur d’académie de Louga, Oumar Ndiaye, qui a accordé un entretien au « Soleil » et à l’Aps. Sa sortie fait suite à un article paru dans un journal et où un syndicaliste accuse l’académie de Louga de continuer de servir des demandes d’explications à des enseignants. « Nous avons toujours œuvré pour l’instauration d’un climat apaisé dans l’espace scolaire.

t aujourd’hui que le mot d’ordre de grève est levé, nous ne pouvons que saluer cette paix retrouvée et nous inscrire dans cette dynamique de pacification », a-t-il expliqué, rappelant les nombreuses démarches entreprises par l’inspection d’académie de Louga au niveau local pour créer un climat de confiance entre les parties. « Nous sommes dans cette dynamique d’apaisement pour que le dialogue s’installe durablement, mais aussi pour que la quiétude et la paix reviennent au bénéfice du Sénégal et de son système éducatif », a insisté Oumar Ndiaye, conscient qu’un climat apaisé et serein est une condition indispensable pour la bonne réussite des élèves.


Abdoulaye DIALLO


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.