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Actualités (3287)

L’Office national de formation professionnelle (Onfp) a procédé, le 2 mai 2018, à la remise de titres de qualification « Responsable formation » à 16 agents issus des secteurs public et privé. Cette formation a été délivrée avec l’appui du Centre d’information et d’orientation (Inffo) de Paris.

Seize agents ont reçu, le 2 mai 2018, leur titre en « Responsable formation »  après une formation offerte par l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) et le Centre d’information et d’orientation (Inffo) de France. Cette première formation dans ce créneau vise à concevoir et animer une action de formation préparant au titre de « Responsable formation » avec un niveau de classification correspondant à la 8ème catégorie de la Convention collective du commerce du Sénégal. Cette formation a coûté un peu plus de 19 millions de FCfa, dont 8,888 millions de FCfa pris en charge par le Centre Inffo. Sur 81 candidatures, 20 ont été sélectionnées pour suivre la formation, mais seuls 16 ont eu leur diplôme.

La remise des titres s’est faite en présence du directeur général du Centre français Inffo, Julien Nizri. Saluant le partenariat avec l’Onfp, il a laissé entendre que la bataille des compétences s’engage dans le monde et l’accès à l’emploi est un enjeu dans tous les pays. Pour lui, la formation et le renforcement des capacités avec les cursus de courte durée sont une nécessité. « La formation vous permettra d’appréhender la qualité de « Responsable formation » pour faire de la formation dans les structures un critère de compétence », a-t-il indiqué. Même avis chez le directeur général de l’Onfp, Sanoussi Diakité, qui a rappelé qu’avec ce partenariat avec l’Inffo, la structure qu’il dirige a voulu lancer ce titre de « Responsable de formation » qui doit être développé dans les entreprises. M. Diakité a rassuré que l’Onfp va organiser d’autres formations pour accompagner les entreprises. Pape Mamadou Sy, porte-parole des récipiendaires, a dit leur joie d’avoir été la première promotion à suivre cette formation.

Oumar KANDE

Ndeye Aby Ndao Cissé, directrice de l’enseignement elementaire

«Nous sommes dans une dynamique de
revalorisation des valeurs citoyennes»

Kolda va abriter, le 7 mai 2018, la cérémonie officielle de lancement de la Semaine nationale de l’éducation  de l’école de base. Les activités vont tourner autour de la consolidation des valeurs. La direction de l’Enseignement élémentaire appelle toute la communauté et les partenaires à se mobiliser autour des défis de l’école sénégalaise.

Kolda a été choisie comme région devant abritant la cérémonie officielle. Qu’est-ce qui explique ce choix ?
Après Kaolack, en 2016, et Matam, en 2017, Kolda est choisie, cette année, pour abriter la 22ème édition de la Sneb. Ce choix n’est pas fortuit, car cette région constitue un exemple de partenariat fécond entre les acteurs de l’éducation et les forces de défense et de sécurité dans le cadre de la consolidation des valeurs civiques. Cette cérémonie sera également l’occasion d’échanges et de réflexions autour de problématiques qui interpellent toute la communauté éducative. La question des enfants hors école, celle relative au phénomène de la violence en milieu scolaire, la nécessité d’améliorer la qualité des enseignements/apprentissages, conformément aux orientations du Paquet, sont autant de préoccupations du ministère de l’Education nationale dans cette localité.
Le thème de cette année porte sur « La consolidation des valeurs civiques : l’école, les forces de défense et de sécurité au service de la nation ». Pourquoi cette thématique ?
Le thème de cette 22ème édition de la Sneb offre l’opportunité d’une communion entre la communauté éducative et les forces de défense et de sécurité autour de la question des valeurs civiques et du rôle de l’école dans la consolidation de ces valeurs. Nous sommes tous convaincus qu’à côté de la cellule familiale l’école est, par excellence, le lieu où les enfants apprennent à bien se comporter, à respecter le bien public, à acquérir les notions d’ordre, d’hygiène, de discipline et les bases de la morale. Nous avons donc choisi ce thème pour nous inscrire dans une dynamique de revalorisation des valeurs citoyennes et l’éveil du sens civique. C’est le rôle de l’école et c’est un rôle important et essentiel.

Quelles sont les activités phares durant cette semaine ?
Après la journée de lancement à Kolda, le 7 mai 2018, nous avons prévu un focus sur l’éducation inclusive dans le but de prendre en charge la spécificité des enfants porteurs de handicap en milieu scolaire à Rufisque le mardi 8 mai 2018. Il y a également la journée de symbiose entre l’école et les forces de défense et de sécurité qui doit se tenir dans toutes les structures du niveau déconcentré du pays le mercredi 9 mai 2018. Dans la même journée, une manifestation est dédiée au programme Lecture pour tous à Fatick. La journée de clôture, prévue à Dakar, le 11 mai 2018, donnera l’opportunité d’un cours magistral du colonel Gaye aux élèves-maîtres actuellement en formation à Rufisque, sous la présence effective du ministre Serigne Mbaye Thiam et de l’ensemble des autorités éducatives.

Propos recueillis par
Pape Coly NGOME

 

Le président de la République, Macky Sall, a procédé, hier, à l’ouverture du Colloque international sur le Pacte mondial pour l’environnement. Il a saisi l’occasion pour inviter la communauté internationale à s’accorder sur la loi du pollueur-payeur à travers un minimum de règles contraignantes et universelles pour asseoir un environnement sain et durable.

Ouvert hier, à Dakar, en présence de l’ancien président de la Conférence de Paris sur climat (Cop21) Laurent Fabius, le Colloque international sur le Pacte mondial pour l’environnement, axé sur « L’Afrique s’engage pour la planète », a été une occasion pour le président de la République, Macky Sall, de renouveler son engagement pour un environnement sain et durable dans le monde.

Devant ses hôtes, venus de plusieurs pays, le chef de l’Etat a estimé que la rencontre de Dakar doit être considérée comme une nouvelle étape vers l’adoption du Pacte mondial pour l’environnement. Un outil qui, selon lui, deviendrait la pierre angulaire du droit international de l’environnement. « Il serait le premier traité global qui va rassembler les principes fondamentaux du droit de l’environnement », a-t-il déclaré.

Pour y parvenir, le président Sall a appelé la communauté internationale à « s’accorder sur un minimum de règles contraignantes et universelles pour asseoir un environnement sain et durable ». Sur ce, il dit ne pas exclure le recours à la notion du pollueur-payeur pour amener les puissances occidentales à s’investir davantage dans la protection de l’environnement. « L’objectif étant d’aboutir à l’adoption d’un texte fondamental à l’horizon 2020 », a souligné le chef de l’Etat. A son avis, « face au péril, à l’immensité de la tâche et à la complexité des défis, il n’y a pas de solutions pour sauvegarder l’environnement que si l’on s’accorde sur un minimum de règles contraignantes et universelles ».

La continuité dans les efforts
Le Pacte mondial pour l’environnement, a soutenu Macky Sall, s’inscrit dans la continuité des efforts de la communauté internationale face au péril qui menace l’avenir de la planète. « Il ne peut y avoir de progrès pour chacun et pour tous sans une remise en cause individuelle et collective, un engagement de tous pour l’environnement, les entreprises, la société civile, les citoyens, les institutions internationales », a-t-il fait savoir.

Le président de la République est convaincu que c’est la société de l’ère industrielle qui a rompu le pacte qui lie l’homme à la nature. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, il convient de restaurer ce lien en réparant les dégâts et en prévenant les risques encore plus dommageables. D’après M. Sall, « quel que soit le diagnostic, il est établi que, pour l’essentiel, la crise de l’environnement procède de la frénésie des modes de production et de consommation non durables ». C’est pourquoi il a invité la communauté internationale à « baliser le chemin en créant une dynamique dont la finalité est de favoriser la négociation et l’adoption d’un projet de traité à vocation universelle sur l’environnement ». « C’est l’objet même de l’appel de Dakar pour l’adoption d’un Pacte mondial pour l’environnement qui devrait sanctionner ce colloque », a-t-il déclaré. Il s’agit de susciter l’adhésion des décideurs, des responsables politiques et des acteurs de la société civile de l’Afrique francophone à s’inscrire dans une dynamique de protection des écosystèmes.

Par Seydou Prosper SADIO et Idrissa SANE

DÉSASTRE ÉCOLOGIQUE
Le chef de l’Etat a insisté sur l’engagement des uns et des autres. Pour lui, il est judicieux que la communauté internationale s’accorde sur des questions comme celles liées à la sauvegarde de l’humanité. « Aujourd’hui, plus que par le passé, nous sommes à la croisée des chemins », a laissé-entendre Macky Sall, citant le cas de l’Accord de Paris sur le climat qui a été arraché au prix d’intenses négociations. « Nous savons les dangers qu’encourt l’humanité du fait de la dégradation sans précédent de l’environnement par l’action de l’homme, mais nous mesurons aussi l’ampleur des actions, tant de la gravité que des intérêts, et de la recrudescence des réticences que pourrait susciter un projet de Pacte mondial pour l’environnement », a-t-il affirmé.

S. P. SADIO et I. SANE

REGLEMENTATION : LAURENT FABIUS LÈVE LE VOILE SUR LE PACTE MONDIAL QUI SAUVERA L’HUMANITÉ
Fabius Colloque EnvironnementLe président du Conseil constitutionnel de la République française, Laurent Fabius, est convaincu que le Pacte mondial pour l’environnement jettera les bases d’une coopération pour préserver les écosystèmes. Il a animé une conférence de presse en marge du colloque international sur « L’Afrique s’engage pour la planète, vers un Pacte mondial pour l’environnement ».

L’actuel président du Conseil constitutionnel de la République française a expliqué les enjeux du Pacte mondial pour l’environnement. Ce futur instrument juridique, proposé par des juristes à l’échelle mondiale et soutenu par l’un des artisans des Accords de Paris sur le climat, vise à combler les lacunes des différentes conventions en matière de protection des écosystèmes. « La dégradation de l’environnement est un problème global. Il faut des réponses globales. Nous espérons que ce pacte qui aboutira à un traité international vise à protéger l’environnement dans sa globalité », a précisé Laurent Fabius tout en saluant le leadership du président de la République du Sénégal, Macky Sall, dans la défense et le plaidoyer pour la protection de l’environnement et son implication pour arracher la signature de l’Accord de Paris.

Jusqu’ici, les accords et les conventions traitent un des aspects de l’environnement. Le Pacte, appelé à être un traité international, aura un champ de compétences beaucoup plus large. « L’objectif du pacte est de créer une dynamique mondiale pour la protection de l’environnement à la fois dans les lois, dans les jurisprudences et dans les faits. Le pacte permettra de consolider et de diffuser, sur le plan mondial, les principes généraux du droit de l’environnement », a révélé le président du Conseil constitutionnel de la République française et ancien président de la Cop21 de Paris.

Des normes applicables à tous
Le pacte est assimilé, à raison, à un outil au service de tous les Etats qui peuvent l’utiliser pour mettre en œuvre l’Agenda 2030, en ce sens qu’il intègre la plupart des principes de la Déclaration de Rio. Les initiateurs, les inspirateurs et le Club des juristes espèrent jeter les bases d’une harmonisation des normes environnementales applicables à « tous, quel que soit le pays ». Les spécialistes croient que le traité facilitera les démarches des entreprises à l’échelle internationale et le respect de leur responsabilité sociale et environnementale. « Le pacte apportera donc plus de prévisibilité et de sécurité juridique », lit-on dans un document remis à la presse.

Rappelons que deux pactes internationaux ont été adoptés aux Nations unies. L’un a trait aux droits civils et politiques. L’autre traite des droits économiques, sociaux et culturels. Aujourd’hui, la dégradation globale et soutenue des écosystèmes et les évènements extrêmes renforcent la pertinence « d’avoir un pacte d’une portée juridique obligatoire, une troisième génération de droits fondamentaux touchant à l’environnement et au développement ».

S. P. SADIO et I. SANE

FÉDÉRER TOUS LES ACTEURS AFRICAINS
La tenue de cette rencontre de Dakar est fondée sur la nécessité de fédérer, d’une part, tous les acteurs africains au processus et, d’autre part, de vulgariser ce futur instrument juridique qui fixera les droits et les devoirs des Etats, des industries et des communautés en matière de préservation de l’environnement. « L’idée, c’est de sensibiliser les populations, de populariser ce pacte. Nous voulons également montrer que l’Afrique s’est investie dans la réalisation du projet », a informé Laurent Fabius.

Au cours de cette rencontre, ce dernier n’a pas sous-estimé les conséquences immédiates du retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris. Toutefois, il s’est réjoui qu’aucun autre pays n’ait suivi la voie prise par le président Trump. Ce retrait a eu une répercussion en termes de mobilisation des ressources pour alimenter les Fonds verts. « Il y a un financement de moins avec le retrait des Etats-Unis. Mais, même dans ce pays, il y a des universités, des entreprises qui s’engagent à respecter les accords de Paris. C’était une décision grave », a souligné M. Fabius. La dégradation de l’environnement, l’érosion de la biodiversité, le recul des forêts, la montée du niveau de la mer… doivent pousser tous les pays, toutes les communautés à se mobiliser pour faire respecter l’Accord de Paris pour le bien de l’humanité. « Nous allons plus vite et plus loin dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ce n’est pas la planète qui est menacée, mais plutôt l’humanité. Les menaces sur l’environnement sont une réalité mondiale », a prêché le président du Conseil constitutionnel de la République française.

Le colloque sur le Pacte mondial pour l’environnement se tient dans un contexte où le rapport publié par Oxfam révèle une faible mobilisation des ressources en faveur des stratégies et des options d’atténuation et d’adaptation. « Aujourd’hui, il se pose la question du retard de financement des projets dans des pays en voie de développement. Je suis de ceux qui soutiennent que les pays développés doivent davantage fournir des efforts en termes d’investissements », a plaidé Laurent Fabius.

S. P. SADIO et I. SANE

En conférence de presse conjointe hier, à Dakar, 3 agences du Système des Nations unies (Pam, Fao, Unicef) ont tiré la sonnette d’alarme sur les signes révélateurs d’une insécurité alimentaire qui pourrait affecter 6 pays du Sahel.

Le Sénégal, à l’instar du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie, entre autres pays de la zone sahélienne, va faire face à des difficultés en matière de sécurité alimentaire, a annoncé, hier, à Dakar, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Programme alimentaire mondial (Pam), Abdou Dieng. En conférence de presse conjointe animée avec ses collègues de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), M. Dieng a sonné l’alerte pour attirer l’attention des décideurs et des donateurs sur les signes révélateurs d’une crise alimentaire qui menacerait ces pays durant la période de soudure.

Se référant aux résultats d’une étude récente menée par le Cadre harmonisé du Système des Nations unies, il a indiqué qu’ « environ 5 millions de personnes au Sahel, dont 750.000 Sénégalais situés au Nord du pays, auront besoin d’une aide alimentaire et nutritionnelle au cours de ce qui devrait être la pire soudure en 4 ans dans la zone ». Abdou Dieng a précisé que ces statistiques parlent des familles qui auraient épuisé leurs réserves alimentaires en avril dernier ainsi que des personnes qui sont obligées de réduire le nombre de repas pris chaque jour et des enfants exposés à la malnutrition et à la famine.

Au Sénégal, selon les études, ce sont les populations des régions de Podor et Matam qui sont les plus exposées. Coumba Sow, coordonnatrice sous-régionale pour la résilience dans le Sahel à la Fao, a affirmé que si les causes de cette insécurité alimentaire sont liées à la sécheresse et à la flambée des prix des denrées alimentaires, ainsi qu’au terrorisme qui sévit dans le Sahel, au Sénégal, par contre, elles découlent de la situation pastorale catastrophique et du déficit de pluie qui a affecté les récoltes et le bétail. « Des phénomènes naturelles qui ont mené à un début précoce de la période de soudure », a-t-elle avancé.

M. Dieng a fait savoir que « les récentes évaluations montrent que de nombreuses familles auraient épuisé leurs réserves alimentaires en avril, alors qu’en temps normal, cela se produit entre juin et septembre ». Sur ce, il a estimé qu’il est urgent d’agir pour sauver des vies dans le Sahel. Le Pam, selon lui, a décidé de prendre en charge environ 150.000 personnes sur les 750.000 menacées au Sénégal. « Les besoins du Pam pour faire face à la situation de manière globale au Sahel ont été estimés à 284 millions de dollars Us durant cette période de soudure », a-t-il indiqué. Pour Abdou Dieng, il s’agit de renforcer la résilience des populations en couvrant les besoins alimentaires, de protéger les moyens de subsistance et de lutter contre la malnutrition à court terme.

Le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Pam n’a pas manqué de préciser que le gouvernement du Sénégal a déjà pris les choses en main pour apporter sa contribution dans le combat. « Un plan pour venir en aide en termes de cash ou de denrées est déjà établi », a-t-il informé.

Seydou Prosper SADIO

Le projet de déconnexion des forages de Thiaroye et Beer Thialane qui a permis la réhabilitation de 10 forages et la construction de 6 autres, pour un coût estimé à plus de 10 milliards de FCfa, est opérationnel. Il permettra aux maraîchers de la zone des Niayes d’avoir accès à l’eau de ces forages dédiés à l’irrigation.

Pour développer le maraîchage dans la zone des Niayes, le projet de déconnexion des forages de Thiaroye et Beer Thialane, démarré il y a plusieurs années, a porté ses fruits. Ayant permis la réhabilitation de 10 forages à Thiaroye et la réalisation de 6 autres à Beer Thialane, ainsi que ses ouvrages additionnels, il a coûté 10,4 milliards de FCfa au Sénégal.

Selon le directeur général de la Sones, Charles Fall, qui se prononçait lors d’un atelier de restitution sur ce projet, les travaux sont terminés à 100 % et les ouvrages opérationnels. Maintenant, l’objectif est de s’atteler à la définition du mode de gestion de cette infrastructure. Ce projet entre dans le cadre de la stratégie d’autonomisation des producteurs maraîchers en leur permettant d’avoir accès à l’eau.

Ces initiatives de lutte contre la pauvreté sont fortement soutenues par l’Uemoa.
Amadou Diallo, coordonnateur du Programme eau potable et assainissement du millénaire (Pepam) et représentant le ministre de l’Hydraulique, a rappelé que les efforts conjugués du gouvernement et de l’Uemoa ont rendu possible la réhabilitation de 10 forages à Thiaroye et la construction de 6 nouveaux forages à Beer Thialane. Aussi, 27 kilomètres de canalisation ont été posés et un réservoir de stockage de 3.200 m3 a été réalisé à l’usine de Thialane.

Lutte contre les inondations

M. Diallo a soutenu que ce programme a une portée sociale importante, car « avec une forte teneur en nitrate et en fer, l’eau des forages de Thiaroye et de Beer Thialane était devenue impropre à la consommation des ménages ». Il a expliqué que la déconnexion de ces forages offre l’opportunité aux agriculteurs d’avoir une eau en quantité et à un coût accessible ; « ce qui est une première au Sénégal ».
Ce projet, exécuté par la Sones, rentre également dans le cadre du Programme de développement des marchés agricoles au Sénégal (Pdmas). Le directeur général de cette structure a indiqué que ce programme permettra de lutter contre les inondations en pompant les eaux de la nappe dans cette partie de la banlieue pour le réinjecter dans le réseau des maraîchers.
La zone concernée est à cheval entre les régions de Dakar et Thiès et va de Thiaroye à Pout. Massèye Diong, président du Réseau des agriculteurs de la zone, s’est réjoui de l’épilogue de ce projet qu’ils ont attendu depuis plus de 10 ans. Pour lui, cela permettra de développer le maraîchage, car l’accès à l’eau sera déterminant.

Oumar KANDE

 

Le projet de déconnexion des forages de Thiaroye et Beer Thialane qui a permis la réhabilitation de 10 forages et la construction de 6 autres, pour un coût estimé à plus de 10 milliards de FCfa, est opérationnel. Il permettra aux maraîchers de la zone des Niayes d’avoir accès à l’eau de ces forages dédiés à l’irrigation.

Pour développer le maraîchage dans la zone des Niayes, le projet de déconnexion des forages de Thiaroye et Beer Thialane, démarré il y a plusieurs années, a porté ses fruits. Ayant permis la réhabilitation de 10 forages à Thiaroye et la réalisation de 6 autres à Beer Thialane, ainsi que ses ouvrages additionnels, il a coûté 10,4 milliards de FCfa au Sénégal.

Selon le directeur général de la Sones, Charles Fall, qui se prononçait lors d’un atelier de restitution sur ce projet, les travaux sont terminés à 100 % et les ouvrages opérationnels. Maintenant, l’objectif est de s’atteler à la définition du mode de gestion de cette infrastructure. Ce projet entre dans le cadre de la stratégie d’autonomisation des producteurs maraîchers en leur permettant d’avoir accès à l’eau.
Ces initiatives de lutte contre la pauvreté sont fortement soutenues par l’Uemoa.

Amadou Diallo, coordonnateur du Programme eau potable et assainissement du millénaire (Pepam) et représentant le ministre de l’Hydraulique, a rappelé que les efforts conjugués du gouvernement et de l’Uemoa ont rendu possible la réhabilitation de 10 forages à Thiaroye et la construction de 6 nouveaux forages à Beer Thialane. Aussi, 27 kilomètres de canalisation ont été posés et un réservoir de stockage de 3.200 m3 a été réalisé à l’usine de Thialane.

Lutte contre les inondations
M. Diallo a soutenu que ce programme a une portée sociale importante, car « avec une forte teneur en nitrate et en fer, l’eau des forages de Thiaroye et de Beer Thialane était devenue impropre à la consommation des ménages ». Il a expliqué que la déconnexion de ces forages offre l’opportunité aux agriculteurs d’avoir une eau en quantité et à un coût accessible ; « ce qui est une première au Sénégal ».

Ce projet, exécuté par la Sones, rentre également dans le cadre du Programme de développement des marchés agricoles au Sénégal (Pdmas). Le directeur général de cette structure a indiqué que ce programme permettra de lutter contre les inondations en pompant les eaux de la nappe dans cette partie de la banlieue pour le réinjecter dans le réseau des maraîchers.

La zone concernée est à cheval entre les régions de Dakar et Thiès et va de Thiaroye à Pout. Massèye Diong, président du Réseau des agriculteurs de la zone, s’est réjoui de l’épilogue de ce projet qu’ils ont attendu depuis plus de 10 ans. Pour lui, cela permettra de développer le maraîchage, car l’accès à l’eau sera déterminant.

Oumar KANDE

 

 

Avec les nouvelles réserves foncières à Rufisque, Keur Massar et Mbao, la demande en eau est devenue de plus en plus forte. Une nouvelle donne à laquelle la Sones a apporté des réponses efficaces. C’est tout le sens du Programme spécial d’alimentation en eau potable de Dakar (Ps-Dak) mené par la Sones. En visite dans les sites de Tassette, Bayakh et Sébikotane, Charles Fall, le directeur général de la Sones, a indiqué que le niveau d’exécution est autour de 60 %.

De loin, on aperçoit des conduites en fonte superposées. Un vent poussiéreux s’en mêle, mais insuffisant pour ralentir l’ardeur des ouvriers de Safe, l’entreprise française chargée de l’installation des canalisations de Keur Ndiaye Lô à Bayakh, dans le cadre du Programme spécial d’alimentation en eau potable de Dakar (Ps-Dak).

Ici, il faut faire avec les vrombissements des camions grues qui font des va-et-vient incessants. En effet, ils viennent récupérer les conduites en direction des différents points. A terme, ce projet permettra la réalisation de 11 forages, dont 6 sont déjà terminés, pour un volume d’eau pouvant aller jusqu’à 30.000 m3/jour, révèle Ousmane Coulibaly, chef de projet à la Sones. Nous sommes à Bayakh, les murs sortent de terre et les ouvriers sont à pied d’œuvre. Ce point est, sans nul doute, l’un des poumons du projet.

En effet, c’est ici que se trouve la station de pompage qui va centraliser toute la production des forages avant de ravitailler Rufisque et environs. « Cette station qui est en train d’être construite sur près de 2,9 ha va soulager Dakar. Ce qu’il faut savoir, c’est que Rufisque prenait son eau à Dakar. Donc, en ravitaillant Rufisque, c’est Dakar qu’on soulage », explique M. Coulibaly. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le niveau d’avancement des travaux est très satisfaisant. « Nous sommes à hauteur de 50 % d’exécution et nous avons commencé à la mi-mars », révèle-t-il.

Cette tournée a été aussi l’occasion pour le village de Gorom, dans la commune de Diender, d’exposer ses problèmes d’accès à l’eau. « Nos femmes sont obligées de se réveiller à 3 heures du matin, sinon c’est l’eau des puits que nous utilisons », dénonce Idrissa Mbathie. Ce, malgré la proximité avec un forage. Toutefois, cette incongruité a une explication. Selon le Dg de la Sones, « il existe un réseau dans le village, mais l’Asufor n’était pas au courant. Il considérait même qu’il s’agissait d’un réseau clandestin », recadre Charles Fall avant de rassurer : « C’est une situation que nous maîtrisons. Nous verrons les moyens de brancher le village au réseau principal en place. Que les populations se rassurent ».

A chaque étape de la tournée, le Dg de la Sones fait le point avec les différents chefs d’équipe et entreprises contractantes. Et la satisfaction était au rendez-vous. « Je suis agréablement surpris par le niveau d’avancement des travaux. Malgré les difficultés rencontrées dans des zones à forte urbanisation, les bâtiments sont élevés à près de 60 %. Il y a des avancées énormes. Maintenant, il faut mettre le turbo. La demande en eau est forte, c’est pourquoi l’Etat a mis 17 milliards de FCfa pour répondre aux besoins », a-t-il salué.

Autre aspect majeur du programme, le Point K. En effet, même si elle hygiéniquement utilisable, l’eau distribuée dans la capitale sénégalaise a une certaine teneur en fer. Pour régler définitivement cette question, la Sones a lancé le Point K. « L’eau qui vient des forages a une certaine teneur en fer. Cette usine permettra donc d’épurer l’eau venant des forages avant de la refouler vers Thiaroye, un point haut, qui va ravitailler facilement les autres parties de la banlieue », explique le chef de projet.

Troisieme usine de Keur Momar Sarr
Les travaux exécutés à hauteur de 10 %

Même si l’Etat consent des efforts importants, la résolution des problèmes d’eau passera par la multiplication des infrastructures. C’est la conviction du directeur général de la Sones. C’est dans ce sens qu’une troisième usine a été lancée à Keur Momar Sarr. Selon  Charles Fall, le niveau d’exécution y est de 10 % pour des travaux démarrés en décembre dernier. « Parallèlement, un appel d’offres a été lancé pour le dessalement de l’eau de mer », révèle-t-il.                 

Oumar FEDIOR

Lors de la cérémonie de décoration de Marcel Ouellette, conseiller technique de la Coopération canadienne, l’ambassadeur du Canada à Dakar a salué le dynamisme de la coopération entre son pays et le Sénégal dans le domaine de l’éducation et de la formation.

Le ministère de l’Education nationale a abrité la cérémonie de remise de décoration dans l’Ordre national du Lion à Marcel Ouellette, conseiller technique de la Coopération canadienne. Il a été élevé à ce rang par les hautes autorités du Sénégal pour son soutien et son accompagnement à l’école sénégalaise. En effet, depuis 2012, M. Ouellette a appuyé le Sénégal dans l’élaboration de la politique nationale de manuels scolaires et matériels didactiques et dans l’amélioration et la recherche autour du manuel scolaire et du livre avec un modèle africain de gestion de manuels scolaires. L’expert éditeur a aussi participé à la formation des équipes dans les activités d’évaluation de manuels scolaires. En 2017, le ministre de l’Education nationale du Sénégal a fait de lui un conseiller technique en gestion de manuels scolaires dans le cadre du Projet de réparation de manuels scolaires (Premas).

La cérémonie de remise de décoration à ce citoyen canadien et sénégalais a été une occasion pour réaffirmer la force de la relation entre le Sénégal et le Canada. En remettant cette distinction honorifique à M. Ouellette, le chef de l’Etat marque la reconnaissance de toute la République du Sénégal à un homme, un partenaire qui œuvre pour un développement harmonieux de l’école sénégalaise, a indiqué Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education nationale. Dans son intervention, l’ambassadeur du Canada à Dakar a déclaré que ce sacre de l’expert éditeur canadien témoigne de son dévouement indéfectible pour l’amélioration de la qualité de l’éducation au Sénégal et son amour incalculable pour les manuels scolaires. « Les manuels scolaires constituent pour vous une source d’inspiration et de dépassement. Vous faites partie de la chaîne des acteurs qui ont contribué au rôle de leadership qu’occupe le Sénégal parmi les pays d’Afrique francophone », a souligné la diplomate canadienne.*

Après avoir reçu la médaille des mains du ministre de l’Education nationale, Marcel Ouellette s’est dit honoré par le Sénégal, un pays frère et ami, un pays qu’il aime beaucoup pour son hospitalité et son ouverture. Il dit partager cet honneur avec les Sénégalais avec qui il a travaillé depuis 2012 pour améliorer l’accès aux manuels scolaires. La diplomate a réaffirmé que le Canada et le Sénégal sont plus que jamais engagés dans un partenariat, afin que les élèves et les enseignants aient dorénavant accès à des ouvrages aptes à stimuler l’apprentissage et à améliorer l’intervention pédagogique.

Pape Coly NGOME

C’est dans les districts sanitaires de Dioffior, Fatick, Gossas, Niakhar et Sokone que va se dérouler, dans la région de Fatick, la campagne de distribution de masse de médicaments contre les Maladies tropicales négligées.

Dans la région de Fatick, sur les 9 districts sanitaires, 5 sont concernés par la campagne annuelle de Distribution de masse de médicaments (Dmm) ou chimiothérapie préventive de masse sur les Maladies tropicales négligées. C’est ce qui ressort de l’atelier d’orientation organisé, le 30 avril 2018, à l’intention des journalistes d’organes de presse représentés à Fatick. Il s’agit des districts de Dioffior, Fatick, Gossas, Niakhar et Sokone où, selon Mme Seynabou Ndour, de l’antenne régionale de l’Institut de recherche et de développement, indépendant et non lucratif, « certaines zones de polarisation sont jugées endémiques à la filariose lymphatique avec une prévalence supérieure ou égale à 1 % révélée par l’enquête de base. Mais, pour ce qui concerne la bilharziose, seul le district sanitaire de Sokone est ciblé pour la campagne 2018 ».

Toutefois, il faut retenir, a souligné Daniel Ndecky, responsable régional de l’éducation pour la santé, « que la Distribution de masse va toucher les trois Mtn que sont la filariose lymphatique, la bilharziose et la géo helminthiase. Ces dernières constituent les cas les plus fréquents dans la région et pour lesquels un accent particulier sera accordé ».

Ayant presque les mêmes caractéristiques communes à impact important sur la morbidité et la mortalité favorisées pour la plupart par la pauvreté et l’exclusion sociale, les Mtn constituent un lourd fardeau sanitaire, social et économique pour le Sénégal. Elles sont, entre autres, à l’origine de handicap de longue durée, de stigmatisation, de difformités, de retard dans le développement des fonctions cognitives chez les enfants, de grossesses compliquées... Elles contribuent ainsi à maintenir les populations, surtout les plus démunies, dans un cycle maladie-pauvreté et représentent un obstacle majeur au développement durable de notre pays. Une lutte efficace est donc nécessaire pour leur éradication totale à défaut de réduire leur propagation. Car ce sont des maladies qui touchent plus d’un milliard d’individus (1 personne sur 7) dans le monde et plus de la moitié des cas est recensée en Afrique.

Mohamadou SAGNE

Des jeunes de différents profils (sages-femmes, infirmiers, aides-soignants) ayant bénéficié d’une formation de deux mois en soins palliatifs et gérontologiques à domicile ont reçu, le 1er mai 2018, à Dakar, leur attestation.

La Société de services aux personnes âgées (Maadji) et l’Association sénégalaise d’aide et de soutien aux personnes âgées (Asapa) ont organisé à Dakar, du 5 mars au 29 avril 2018, une session de formation d’assistants de soins palliatifs et en gérontologie à domicile. Treize jeunes ont bénéficié de cette session de quatre semaines en formation théorique et autant en stage pratique.

Dr Boubacar Poulo Sow, directeur général de Maadji, a rappelé que le crédo de sa structure est le maintien et la prise en charge des personnes âgées à domicile. « C’est d’ailleurs ce qui est à l’origine de cette formation », a-t-il indiqué. Selon lui, les bénéficiaires ont plusieurs profils. Il s’agit de sages-femmes, d’infirmiers, d’aides-soignants, d’étudiants. « Ils sont formés pour aider et assister des personnes âgées, en particulier celles qui ont des difficultés sur le plan sanitaire », a expliqué M. Sow.

Les jeunes formés ont été aussi outillés sur la façon de communiquer avec les personnes âgées qui, en plus de la maladie, ont besoin d’une assistance particulière. Notre interlocuteur a déploré le fait que l’offre de soins destinée aux personnes âgées n’existe pas dans le système de santé sénégalais. Il a ainsi exhorté les autorités sanitaires à intégrer les soins palliatifs et gérontologiques dans la pyramide sanitaire. « Nous sommes disposés à former des ressources humaines dans ce sens », a proposé Boubacar Sow.

Dr Mamadou Koumé, gérontologue-gériatre, par ailleurs médecin-chef du Centre médico-social de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), a reconnu que le système sanitaire sénégalais est performant, mais malheureusement, il ne prend pas en compte les personnes âgées. « Pis, il n’y a pas de filière gériatrie digne de ce nom dans nos universités. Néanmoins, nous restons engagés à améliorer la prise en charge des personnes âgées. C’est notre devoir », a-t-il assuré.

Eugène KALY

Le district sanitaire de Popenguine a tenu une rencontre au siège de la commune de Diass. Une occasion pour le médecin-chef adjoint, Dr Latyr Diouf, de déclarer que le paludisme y est en régression avec une baisse des cas notée. Cela signifie que cette structure s’aligne sur les objectifs d’élimination du ministère de la Santé d’ici à 2030.

C’est dans les années 90 que le district sanitaire de Popenguine s’est illustré dans la lutte contre le paludisme à travers des randonnées pédestres, la sensibilisation et la distribution de moustiquaires imprégnées.

« Popenguine qui fait partie de la région médicale de Thiès est une zone particulière où les acteurs communautaires ont apporté leur touche par rapport à la lutte contre le paludisme », a révélé Dr Diouf, soulignant que le district est en train de tout faire pour atteindre les objectifs fixés par le ministère. « Nous sommes un district en phase de pré-élimination du paludisme », a-t-il avancé, promettant de tendre vers l‘élimination. Aujourd’hui, a ajouté le médecin-chef adjoint, « les résultats sont là, palpables et vérifiables, et on peut, sans conteste, affirmer que, dans le district sanitaire de Popenguine, le paludisme est en nette régression grâce au Ciclap », un regroupement d’associations communautaires. D’après lui, le dépistage et le traitement sont gratuits avec le Test de diagnostic rapide (Tdr) qui permet maintenant de poser le diagnostic.

Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (Act) sont également disponibles au district. « Nous travaillons surtout pour la consolidation des acquis. Et quand un cas de paludisme est signalé dans la zone, des investigations sont faites pour voir d’où il vient. Mais, les rares cas que nous enregistrons sont importés, parce que nous sommes dans une zone de transit avec des populations qui viennent s’y installer grâce aux entreprises », a-t-il expliqué.

Amath Sigui NDIAYE

Revendication centrale des organisations syndicales d’enseignants, la question de l’indemnité de logement entrait dans un cadre plus global du régime indemnitaire de la fonction publique. Il était question pour ces syndicats de rendre ce régime indemnitaire plus équitable. C’est ainsi que le gouvernement a décidé de partager avec le secteur de l’éducation l’étude réalisée sur le régime indemnitaire de la Fonction publique et aussi de le prendre comme secteur test de cette question. « Le point s’inscrit dans un cadre beaucoup plus global : celui du régime indemnitaire de la Fonction publique qu’il s’agit de rendre beaucoup plus équitable. Au mois de juin, nous allons prendre le monde de l’éducation comme un cas test. Nous allons partager avec ce secteur l’étude réalisée par le gouvernement pour harmoniser le régime indemnitaire de la Fonction publique dans notre pays. Nous allons, par la suite, tenir différentes rencontres et partager les différentes conclusions avec les autres agents de l’Etat qui ne sont pas des enseignants », a affirmé le Premier ministre.

Le chef du gouvernement sera aussi chargé de faire le monitoring stratégique de suivi des accords. D’après lui, cela va davantage faciliter le travail. « Le président de la République nous avait instruit de placer le niveau de suivi, de monitoring stratégique au niveau du Premier ministre, parce qu’il est beaucoup plus à même de traiter des questions transversales qui touchent beaucoup de ministères. C’est pourquoi cela a été un aspect sur lequel nous avons beaucoup travaillé. Désormais, au niveau du Premier ministre, se tiendra, tous les trois mois, une plénière avec l’ensemble du système éducatif de notre pays. Bien entendu, les réunions sectorielles mensuelles vont continuer à se tenir pour le suivi quotidien des points d’accord qui ont été notés aujourd’hui. Cela se fera au niveau ministériel », a-t-il noté.

O. NDIAYE

 

Dans le cadre de la promotion des sciences chez les élèves de la commune de Mékhé, Mamadou Mbengue Guèye, conseiller municipal et responsable à l’Alliance pour la République, a offert 3000 fascicules de sciences physiques à la communauté éducative de Mékhé.

La place publique de l’hôtel de ville de Mékhé a accueilli, le 28 avril 2018, la remise des lots du manuel élaboré par Saliou Mbodj, un professeur de sciences physiques et coordonnateur de la cellule pédagogique de cette matière dans la localité. Devant une foule composée d’élèves, de parents d’élèves, de personnalités locales, le Pr Mbodj est largement revenu sur les motivations qui l’ont poussé à travailler sur l’élaboration de ces fascicules (3000 exemplaires). «

Dans ce manuel, j’ai voulu apporter de la plus-value en termes de qualité à l’enseignement des sciences physiques dès la classe de 4ème », a-t-il indiqué. Ceci, pour avoir constaté, a-t-il dit, qu’entre 2006 et 2015 le nombre d’élèves dans les séries littéraires est passé de 67,2 % à 74,01 % au Sénégal, là où les effectifs des séries scientifiques dans les écoles ont chuté de 32,88 % à 25,99 %. « Or, je pense  qu’il soit bien possible de faire passer les effectifs à l’école dans les sciences à 60 % d’ici à 2025 », a-t-il confié.

Selon lui, il suffit juste de développer les éléments de base d’une culture scientifique où le professeur a un rôle d’accompagnement de l’élève, afin qu’il devienne un citoyen informé, réfléchi, responsable et actif, toujours à la recherche de la raison. Ainsi, « ce document contribue à l’exercice des habilités intellectuelles de création, d’analyse et de jugement de l’élève », a ajouté Saliou Mbodje.

Sur ce point, le coordonnateur de la cellule pédagogique des sciences physiques à Mékhé a salué l’énorme contribution de la structure pour avoir puisé des sujets d’exercice dont l’élaboration a été le fruit du travail de l’ensemble de ses collègues. Donc, « le scientifique », titre du fascicule, renvoie au caractère important des échanges en termes de recherches dans la science.

Pour avoir gratuitement pris en charge le coût de l’impression de ces fascicules, le Pr Mbodj a vivement remercié Mamadou Mbengue Guèye pour son engagement volontariste.Homme d’expérience dans son domaine, ouvert et généreux dans le partage du savoir, Saliou Mbodj a été félicité par l’ensemble des jeunes collègues avec qui il travaille dans la cellule pédagogique.

Dans son adresse, Mamadou Mbengue Guèye a dit toute sa fierté d’avoir eu l’opportunité de participer à ce travail. « Mékhé est ma priorité », a-t-il lancé. Et au moment où l’école sénégalaise traverse une mauvaise passe et par ce geste posé entre acteurs amoureux de l’école, il a invité tous les acteurs du système éducatif à faire violence sur eux-mêmes pour sauver l’outil. Tel le colibri, il s’agit d’apporter un peu du sien au profit de l’école.

Mbaye BA

La Fondation allemande Heinrich Böll ouvre officiellement son bureau au Sénégal aujourd’hui ; le 6ème en Afrique, mais le tout premier dans un pays francophone d’Afrique subsaharienne.  

Le Sénégal accueille une nouvelle Fondation politique allemande. Après Konrad Adenauer, Friedrich Neumann, Friedrich Ebert et Rosa Luxembourg, c’est au tour de la Fondation Heinrich Böll de s’installer dans notre pays. L’inauguration officielle de son bureau est prévue aujourd’hui. Partageant les mêmes idéaux que le mouvement politique vert allemand, elle s’intéresse aux questions d’écologie, de développement durable, de démocratie, des droits humains et de justice.

Cette Fondation est déjà présente dans 31 pays à travers le monde, mais c’est la première fois qu’elle ouvre un bureau dans un pays francophone d’Afrique subsaharienne. Jusque-là, elle n’avait des bureaux qu’en Afrique du Sud, au Kenya, au Maroc, en Tunisie et au Nigeria. Le choix de s’installer au Sénégal s’explique par sa stabilité politique et la bonne image qu’il renvoie en matière de respect des droits de l’Homme. « On tenait à avoir une présence en Afrique francophone subsaharienne. On a choisi le Sénégal parce que, entre autres, c’est un pays où on a une société civile très active, où l’on trouve des partenaires très engagés, très dynamiques, avec beaucoup d’expériences. C’est aussi un pays qui est connu pour sa stabilité politique et où règne la paix sociale, la liberté d’expression. Et puis, l’environnement de travail est idéal. C’est des atouts qu’on ne trouve pas partout sur le continent », a souligné Usha Ziegelmayer, directrice du bureau de Dakar.

Ainsi, pour « matérialiser son ambition d’accompagner les efforts du Sénégal dans la traduction d’une vision claire d’un développement durable, écologique et démocratique en actes concrets », la Fondation Heinrich Böll va, d’une part, mener des activités propres et, d’autre part, travailler avec des partenaires étatiques, des organisations de la société civile, des artistes et acteurs culturels qui ont un message politique à transmettre et ayant une valeur pour la société en générale.

Même si la principale thématique de cette fondation est l’écologie, il faut la comprendre dans sa conception la plus large. Donc, il ne s’agira pas uniquement de planter des arbres ou de lutter contre la déforestation, mais de s’intéresser aussi aux questions politiques et sociales liées à l’écologie et à l’environnement.
La Fondation Heinrich Böll est certes une structure idéologiquement proche du parti vert allemand, mais elle ne fait pas partie de cette formation politique et ne reçoit aucun financement d’elle. C’est d’ailleurs interdit par les textes régissant les fondations en Allemagne, a précisé Usha Ziegelmayer.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Le changement climatique demeure un problème mondial ressenti par les villes de la banlieue dakaroise. C’est pour cela que les maires de ces différentes communes, conscients de la gravité du phénomène sur le vécu quotidien des populations, ont pris l’engagement de créer les conditions d’une résilience.

Les villes de Guédiawaye, Pikine et Pikine Nord ont pris l’engagement de prendre à bras-le-corps la question du changement climatique. Ceci, dans le but de lutter contre ce phénomène mondial qui a impacté véritablement la vie des populations. « Nous avons connu et vécu les inondations à Pikine de la manière la plus dure. Mais, tout cela participe à surveiller et essayer de prendre les dispositions pour une résilience des populations par rapport aux changements climatiques », a déclaré Abdoulaye Timbo, le maire de Pikine.

Cet engagement a été annoncé par ce dernier à l’occasion d’un séminaire de formation destiné aux élus, administratifs et maires des deux départements de la banlieue. Par le biais de l’intercommunalité, ces élus entendent gérer cette question ensemble. « Nous sommes sur le même territoire. La ville de Guédiawaye et la ville de Pikine partagent les côtes de la région de Dakar. Et ce sont deux villes de la banlieue sont imbriquées. Ce qui fait que nous avons très tôt compris, le maire de Guédiawaye, Alioune Sall, celui de de Pikine Nord, Amadou Diarra, et moi, la nécessité de travailler dans le cadre de l’intercommunalité pour la prise en charge de ces préoccupations sur le changement climatique », a expliqué M. Timbo.

A sa suite, Dr Henri Mathieu Lô, directeur du Centre d’éducation et de formation environnementale au ministère de l’Environnement et du Développement durable, est revenu sur l’importance de «territorialiser les politiques » en matière de changement climatique. «Le Sénégal est composé de territoires que nous appelons département, commune et arrondissement, et ces territoires ont à leur tête des élus. Nous nous sommes rendu compte que si nous restons à l’échelle nationale, nous n’attaquons pas les problèmes de fond. D’où l’importance de territorialiser les politiques que nous menons, notamment la politique de lutte contre le changement climatique », a-t-il souligné.
Dans la même veine, M. Lô a signalé que si les gaz à effet de serre, à l’origine du changement climatique, proviennent de l’activité humaine, il est essentiel de changer de comportement par rapport à la production. Ce séminaire de deux jours (26 et 27 avril) est initié par les maires, l’Union européenne, Enda energy et la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec).

Maguette NDONG

 

Suite à une rencontre tenue, vendredi dernier, entre le président de la République et les syndicats d’enseignants du G6, le chef de l’Etat a décidé une nouvelle hausse de 15 000 FCfa sur l’indemnité de logement des enseignants. Cela, après les 25 000 FCfa déjà annoncés. Ces mesures « exceptionnelles en faveur des enseignants portent l’indemnité de logement de 60 000 FCfa actuellement à 100 000 FCfa par mois et par enseignant ».

 Clap de fin. Après plusieurs mois de crise, c’est le dénouement dans le secteur de l’éducation. Le salut est venu du président de la République suite à une rencontre avec les responsables des syndicats d’enseignants du G6. Selon un communiqué du gouvernement, le chef de l’Etat a décidé d’une revalorisation significative de l’indemnité de logement allouée aux enseignants, soit 15 000 FCfa à compter d’octobre 2018, 10 000 FCfa à compter de janvier 2019 et 15 000 FCfa à compter de janvier 2020. « Ces mesures exceptionnelles en faveur des enseignants portent l’indemnité de logement de 60 000 FCfa actuellement à 100 000 FCfa par mois et par enseignant », annonce un communiqué signé du secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye.

Ce document de rappeler que le président de la République a reçu, le 27 avril 2018, une délégation des syndicats d’enseignants membres du G6, faisant suite à son appel pour une reprise immédiate des enseignements sur l’ensemble du territoire national. Les syndicats d’enseignants ont exprimé au chef de l’Etat, après l’avoir remercié pour les mesures qu’il a déjà prises en faveur du secteur de l’éducation, leur disponibilité à répondre favorablement à son appel.
« Le président de la République a pris acte de cette décision et a indiqué qu’il appartient désormais au gouvernement et aux partenaires sociaux du secteur de l’éducation et de la formation de travailler au retour effectif d’un climat social apaisé, condition sine qua none d’une école de l’équité et de la réussite, une école viable, stable et pacifiée », renseigne le communiqué. La même source de poursuivre que le chef de l’Etat s’est aussi félicité que le dialogue n’ait jamais été rompu entre le gouvernement et les syndicats membres du G6 et « il a félicité tous les acteurs de l’école, les organisations de promotion du dialogue social, les associations de parents d’élèves et les différents facilitateurs ». Il a également exprimé ses remerciements aux autorités religieuses qui n’ont ménagé aucun effort pour un dénouement heureux de la crise scolaire.
« Le président de la République, au regard de l’aspiration profonde des élèves à une éducation de qualité et de leur implication dans la crise qui s’est soldée malheureusement par des blessés, a réitéré son engagement pour une école réconciliée avec tous ses acteurs », nous apprend le communiqué.

Guichet unique pour la gestion de la carrière des enseignants
Le chef de l’Etat a rappelé ses instructions au gouvernement pour la mise en place diligente d’un guichet unique dédié aux procédures administratives de gestion de la carrière des enseignants ainsi que d’un groupe de travail et de partage autour des conclusions de l’étude réalisée par le gouvernement sur l’harmonisation du régime indemnitaire en vigueur au sein de la fonction publique. Selon le communiqué, « parce qu’il considère l’enseignant comme l’élément clé de la qualité de l’éducation, le chef de l’Etat a instruit le gouvernement de procéder à l’inscription progressive des ressources budgétaires nécessaires à la résorption des sommes dues aux enseignants depuis plus d’une décennie et qui sont relatives aux évolutions de leur carrière ».
Enfin, le chef de l’Etat a instruit le Premier ministre de convoquer, dans les meilleurs délais, une réunion entre le gouvernement et les partenaires sociaux en vue de procéder à la signature d’un protocole dont le suivi de l’exécution, à bonne date, sera assuré par le Premier ministre. Le président  a salué l’esprit d’ouverture et de dépassement dont ont fait montre les différents acteurs pour aboutir à la pacification de l’espace scolaire et à la reprise immédiate des enseignements sur l’étendue du territoire national.  

Oumar KANDE

Reprise des cours

Le G6 suspend son mot d’ordre de grève

Le G6, comprenant les six organisations syndicales les plus représentatives, à savoir le Cusems, l’Uden, le Sels, le Sels/A, le Saemss et le Snelas Fc, a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève suite à la décision du chef de l’Etat de revaloriser l’indemnité de logement, selon un communiqué conjoint. Les camarades de Sawrou Sène rappellent que, « suite aux initiatives prises par divers médiateurs pour trouver une issue heureuse à la crise, le fil du dialogue a été renoué entre le gouvernement et les syndicats du G6 ». Pour les syndicalistes, les discussions engagées ont permis de rapprocher les positions des deux parties sur les principaux points d’achoppement portant sur l’indemnité de logement et le système de rémunération dans la fonction publique.

« Au terme des échanges qui ont eu lieu dans la journée du vendredi 27 avril, le président de la République a décidé de procéder à l’augmentation substantielle de l’indemnité de logement des enseignants, en attendant que les travaux sur le nouveau système de rémunération, prévus dès la deuxième quinzaine du mois de juin 2018, prennent en charge la question de l’alignement et la correction des iniquités », lit-on dans le communiqué du G6. Cette structure dit lever le mot d’ordre en attendant aussi que la plénière, convoquée aujourd’hui par le gouvernement avec les syndicats, permette d’acter les mesures annoncées.
O. KANDE


Rappel du déroulement de la crise

La crise scolaire avait démarré dès le mois de décembre 2017 avec plusieurs débrayages, puis grèves totales pour les enseignants qui réclamaient le respect des accords signés avec le gouvernement en 2014. Notamment une meilleure indemnité de logement, l’alignement du système de rémunération de la fonction publique, la fin des lenteurs administratives pour le traitement des dossiers des enseignants, etc. Les syndicats les plus représentatifs, regroupés au sein du G6, ont déroulé plusieurs plans d’actions à travers le pays, paralysant le système éducatif. Il y a eu aussi plusieurs marches nationales des enseignants, dont une à Dakar, Ziguinchor, Thiès et, la semaine dernière, à Diourbel.

Plusieurs rencontres ont été tenues entre les deux parties. Dans le cadre des rencontres sectorielles que le ministre de l’Education nationale organise régulièrement avec les partenaires sociaux, celui-ci a rencontré à cinq reprises les syndicats représentatifs entre février et mars 2018. Le Premier ministre a eu quatre rencontres avec les syndicats d’enseignants, en présence des ministres concernés, du Haut conseil du dialogue social (Hcds), des associations de parents d’élèves et des organisations de la société civile.

En outre, malgré la décision du président de la République de porter l’indemnité de logement de 60 000 FCfa à 85 000 FCfa, le mouvement s’était même intensifié. Le 21 avril 2018, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, face à la presse, avait annoncé que 4 organisations syndicales membres du G6 avaient suspendu leur mot d’ordre. Mais, dans la semaine, seuls le Sels et le Snelas/Fc avaient arrêté la lutte, les autres ayant opté pour la poursuite de la grève. C’est le 27 avril, après une rencontre de plusieurs tours d’horloge avec le président Macky Sall, que la situation s’est décantée et le G6 a décidé de lever le mot d’ordre.

O. KANDE

Les parents d’élèves veulent que le quantum horaire soit respecté

Après la levée du mot d’ordre de grève des enseignants membres du G6, la Fédération nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fenapes) a apprécié positivement tout en pensant aux élèves qui ont beaucoup souffert de cette situation. Le président de la Fenapes, Bakary Badiane, que nous avons joint au téléphone, a indiqué que les parents d’élèves sont satisfaits et « remercient le président de la République d’avoir sauvé l’année en accédant aux revendications des enseignants ».

Cependant, même s’il pense que les enseignants ont eu gain de cause, il a affirmé qu’il ne faudrait pas que les grands perdants soient les élèves. Sur ce, il a appelé les enseignants à faire preuve de sacrifice, « en rattrapant le temps perdu », pour que le quantum horaire soit respecté et que les élèves puissent améliorer leurs connaissances cette année scolaire. Toutefois, M. Badiane dit constater, pour le regretter, que depuis une dizaine d’années, on ne fait que sauver les années scolaires, mais le niveau des élèves est en train de chuter. Ce faisant, il a invité tous les acteurs à discuter pour sauver le système éducatif sénégalais. M. Badiane a aussi rappelé que la Fenapes a toujours eu des inquiétudes depuis le début de la crise. Pour cela, elle avait convoqué tous les responsables régionaux. La structure a-t-il soutenu, avait recommandé à l’Etat et aux enseignants de faire des efforts supplémentaires pour sauver l’année. La Fenapes s’est aussi félicitée des négociations conduites par le Premier ministre et même par la première audience que le chef de l’Etat avait accordée aux syndicats d’enseignants qui devait, à son avis, marquer la fin de la crise.

O. KANDE

RECHERCHE EN SCIENCES DE GESTION

Les universités publiques et privées appelées à collaborer

Le directeur général de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Amadou Thierno Gaye, a appelé les universités publiques et privées à collaborer pour le développement de la recherche en Sciences de gestion. Il présidait, le 27 avril 2018, l’ouverture de la 6ème édition du Congrès international des Sciences de gestion appelé Serge Days.

Il est demandé aux universités publiques et privées d’unir leurs forces et de collaborer dans le cadre des recherches en Sciences de gestion. Cet appel a été lancé par le directeur général de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Amadou Thierno Gaye, à l’occasion de la 6ème édition du Congrès international des Sciences de gestion appelé Serge Days. Une rencontre initiée par l’Association sénégalaise des sciences de gestion (Assg). Selon M. Gaye, il faut cette collaboration pour développer la recherche dans les Sciences de gestion, surtout que les universités privées ont acquis une certaine expérience dans ce domaine.
« Nous considérons qu’il y a un seul secteur de l’enseignement supérieur avec plusieurs entrées. C’est pourquoi, au niveau de la reconnaissance et de l’accréditation des diplômes à l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup), les universités publiques et privées sont au même pied d’égalité », a-t-il expliqué.

Pour la tenue de cette 6ème édition des Serge Days dont le thème porte sur : « Les très petites, petites et moyennes entreprises en Afrique », il y a ainsi une collaboration entre universités les publiques et privées. C’est pourquoi deux sites ont été retenus pour accueillir ces moments de réflexion : l’École supérieure polytechnique de Dakar (Esp) de l’Ucad et l’Institut supérieur de management (Ism).

Selon Birahim Guèye, président de l’Assg, la manière dont les réflexions en management se déroulent tend à ignorer la réalité de ces Très petites, petites et moyennes entreprises (Tpme) qui se caractérisent par un entreprenariat individuel avec des ressources financières très limitées. « En Afrique, il est généralement reconnu, aussi bien par les politiques que le milieu des affaires en passant par les chercheurs de diverses disciplines, que les très petites, petites et moyennes entreprises constituent la grande majorité du bassin des entreprises. La plupart d’entre elles sont des micro-entreprises avec 10 employés au plus et des activités génératrices de revenus, et évoluent, en majorité, dans le secteur informel. Les Tpme sont à l’origine de la création de la plupart des nouveaux emplois », a indiqué M. Guèye.

Le colloque Serge Days se présente comme la seule rencontre annuelle en Sciences de gestion au Sénégal qui réunit sociologues, anthropologues, économistes, gestionnaires, entrepreneurs et décideurs d’Afrique et d’ailleurs dans le but de susciter des échanges fructueux pour mettre à la disposition des entreprises des outils de management utiles.

Oumar NDIAYE


La victoire du dialogue

Après une deuxième rencontre, précisément le 27 avril, entre le Président Macky Sall et les leaders syndicaux du G6, ces derniers ont décidé d’arrêter la grève. Cette issue heureuse constitue un véritable ouf de soulagement pour les élèves et les parents, traumatisés qu’ils étaient par ce énième mouvement d’humeur et surtout par la tonalité des discours des deux côtés. Désormais, ils peuvent espérer terminer l’année scolaire dans la sérénité. En cela, nous saluons l’esprit de dépassement et magnifions le patriotisme des enseignants pour avoir, enfin, compris qu’en matière syndicale on ne peut pas tout avoir tout de suite, comme l’a fait savoir Mody Guiro de la Cnts. Le slogan « La lutte continue » l’illustre bien. Et comme aimait le rappeler l’ancien président Abdoulaye Wade, « lorsque tu poursuis un voleur, s’il laisse tomber des habits, ramasse-les tout en le poursuivant, sinon tu risques de tout perdre si tu ne parviens pas à l’attraper, parce que les habits laissés seront ramassés par d’autres ». Autrement dit, il faut savoir lâcher du lest dans une négociation. Le jusqu’au-boutisme ne mène à rien.

C’était le sens de notre appel dans notre édition du samedi 14 et dimanche 15. J’y invitais alors nos braves syndicalistes de l’enseignement à s’inspirer de leurs anciens, notamment le regretté Iba Ndiaye Djadji, et surtout à faire confiance au chef de l’Etat qui s’était volontairement impliqué dans la résolution de la crise. Aujourd’hui, il est heureux de savoir que les 100 000 FCfa exigés sont obtenus, mais en 2020. Pourtant, c’était ce que toutes les personnes censées ont voulu leur faire comprendre : prendre les 25 000 FCfa maintenant et poursuivre après les négociations pour porter l’indemnité de logement à 100 000 FCfa. Heureusement que le bon sens a prévalu.

Il faut aussi se réjouir également du rôle éminemment important joué par les acteurs de l’école, en particulier la société civile qui s’active dans l’éducation (Cosydep, Cnept…), les chefs religieux comme le khalife des Tidianes, le Haut conseil du dialogue social (Hcds) et d’autres personnalités qui préfèrent travailler dans l’anonymat afin de rapprocher les positions. Ces « Ressorts sociaux », comme les appelle mon doyen El Bachir Sow, sont toujours à la recherche d’un consensus à chaque crise sans pour autant verser dans le voyeurisme, c’est-à-dire « le m’as-tu vu ? » Dieu seul sait que j’en connais. Le Sénégal peut être fier de les avoir.

L’Etat est aussi à féliciter, au premier chef, le Président Macky Sall. Car malgré tout, l’Etat n’a jamais rompu le fil du dialogue, si l’on se réfère aux nombreuses séances de négociations et de suivi des accords présidées par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, sans compter les rencontres sectorielles. Ce qui témoigne de la volonté du gouvernement de résoudre cette crise fondamentalement liée au dérèglement de la fonction publique depuis 2004. Depuis cette date, de nombreux corps de l’administration vivent les affres d’une politique de revalorisation certes louable, mais inéquitable.

Une discussion sérieuse entre l’Etat et ses agents s’impose afin d’éviter tout colmatage. Dans l’éducation, on ne peut pas continuer, depuis près de deux décennies, à sauver, à chaque fois, l’année scolaire. Il faut qu’on arrive à sauver définitivement l’école et non l’année à travers un dialogue franc, sincère et productif. Ainsi, on parviendra à construire une école de la réussite pour tous les enfants de ce pays. Que l’on soit rural ou citadin. Car telle est la mission de l’école publique : être un moteur de l’ascension sociale pour tous.

Par Daouda MANE

Ziguinchor

La reprogrammation des activités
du Paebca proposée

Le Comité technique de pilotage du Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca) a consacré, le 26 avril 2018, un atelier sur le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre de ce  programme dans la région de Ziguinchor. La contrainte majeure relevée a été le boycott des cellules d’animation pédagogique par certains enseignants du fait de la crise scolaire. La réunion a recommandé une reprogrammation des activités retenues.

Selon l’inspecteur d’académie (Ia) Siaka Goudiaby, la crise scolaire, qui affecte actuellement le système éducatif au Sénégal, a eu des impacts négatifs sur la mise en œuvre du Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca) dans la  région de Ziguinchor. Il a révélé que certaines cellules d’animation pédagogique n’ont pas fonctionné correctement. « Celles qui ont marché n’ont pas pu enregistrer un taux de présence acceptable d’enseignants et il y a eu également des problèmes de tenue de certaines cellules d’animation pédagogique conformément au chronogramme établi », a renseigné M. Goudiaby.

L’Ia de Ziguinchor a donc suggéré une reprogrammation des activités des cellules d’animation pédagogiques « pour, a-t-il dit, remédier aux difficultés précitées et permettre au Paebca d’avoir des résultats conformément à sa feuille de route ». Il a fait cette proposition au cas où les enseignants décident de reprendre les cours. Par ailleurs, l’atelier a fait le point sur l’utilisation et la fonctionnalité du matériel qui a été mis à la disposition des enseignants ainsi qu’au niveau des cellules d’animation pédagogique, des inspections de l’éducation et de la formation et des collèges. De façon générale, Siaka Goudiaby a bien apprécié l’intérêt que les responsables des cellules d’animation pédagogique, les principaux de collèges et les inspecteurs de l’éducation et de la formation ont pour le Paebca.

El Hadj Moussa SADIO

 

Mis en place pour résorber le chômage des jeunes et leur offrir des opportunités d’emploi, pas moins de 11 000 Sénégalais bénéficient actuellement du Fonds de financement de la formation professionnelle (3Fpt).

Avec le Fonds de financement de la formation professionnelle (3Fpt), près de 11 000 jeunes sénégalais sont actuellement formés dans différents métiers pour leur faciliter une insertion professionnelle. Un tel fonds vient apporter, selon son directeur, Dame Diop, « une réponse concrète » à l’employabilité des jeunes. « Le 3Fpt apporte une réponse concrète à la problématique du financement de la qualification de la jeunesse sénégalaise à travers l’octroi de bons de formation qui ont permis, aujourd’hui, à plus de 10.726 jeunes sénégalais de faire une formation professionnelle en vue de faciliter leur insertion dans la vie économique », a-t-il expliqué. M. Diop qui s’exprimait lors de la cérémonie de remise de bons de formation à de jeunes rufisquois a indiqué que la mise en œuvre de ce fonds découle de la volonté du chef de l’Etat d’assurer une formation professionnelle à des travailleurs des entreprises, des organisations professionnelles et aux jeunes cherchant des qualifications pour entrer dans le monde du travail. Car, selon lui, moins de 5 % des jeunes de la tranche d’âge de 15-26 ans sont dans des dispositifs de formation professionnelle. Ce qui, à ses yeux, est « une insuffisance notoire » du niveau de la qualification de la population active. Dans ce cadre, une caravane a même été organisée dans plusieurs départements du pays pour recueillir les besoins en formation.

A Rufisque, le Dg du 3fpt qui dit travailler avec les différentes écoles ou instituts de formation a annoncé avoir déjà satisfait 248 demandes sur un total de 831 dossiers. Au nom des directeurs des écoles de formation, Pape Madické Diop s’est dit « honoré » de voir le 3Fpt accompagner le département de Rufisque. « Nous avons voulu aller plus loin et permettre le maximum de jeunes du département de Rufisque d’être sur le chemin de l’instruction, sur le chemin de la qualification et sur le chemin de la dignité. Parce que ce qui procure la dignité sociale, c’est l’instruction », a-t-il soutenu.

Directeur d’une grande école de management à Dakar, Pape Madické Diop envisage d’ouvrir, dès la semaine prochaine, un institut pour étoffer l’offre de formation professionnelle dans le département de Rufisque. « Nous voulons implanter cet institut qui va à la fois accompagner les jeunes dans la qualification professionnelle et leur permettre d’avoir une activité génératrice de revenus », a renchéri M. Diop. Ces formations, d’une durée moyenne de 3 à 6 mois, débouchent sur un diplôme appelé Certificat de spécialité et devant permettre aux bénéficiaires d’acquérir rapidement des compétences.

Maguette NDONG

 

Des personnalités comme Amadou Makhtar Mbow, Daniel Cabou ou Famara Ibrahima Sagna pour composer un comité de médiation afin de dénouer la crise qui secoue actuellement l’école sénégalaise. C’est ce que propose Penda Mbow, représentante du Bureau personnel du chef de l’Etat à la Francophonie. Enseignante au Département d’Histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, elle se dit concernée par la crise actuelle que traverse l’école sénégalaise. « Il arrive un moment où la lutte doit cesser et laisser place à la négociation pour la constitution d’un consensus fort. L’effondrement de l’école, c’est l’effondrement de la nation. Il faut un sursaut collectif et patriotique pour sauver l’école. C’est pourquoi j’en appelle à la mobilisation des élites », a-t-elle expliqué.  

Penda Mbow, en tant représentante du Bureau personnel du chef de l’Etat à la Francophonie, présidait, hier, une cérémonie de remise de prix aux meilleurs élèves du cycle élémentaire de la commune des Hlm qui compte huit établissements. Cette activité entre dans le cadre de la Quinzaine de la Francophonie célébrée au mois de mars de chaque année dans le monde. En plus des 266 récipiendaires, un Prix spécial a été octroyé au meilleur élève en français des 8 établissements de la commune des Hlm.

Pour l’universitaire, c’est toute la société sénégalaise qui doit se mobiliser pour ne pas regarder l’école publique s’effondrer.

Oumar NDIAYE

Lors de la Journée de la terre, 35 institutions catholiques ont annoncé leur décision de se désinvestir des énergies fossiles de façon complète ou partielle. Cela vise à réduire les effets néfastes des changements climatiques.

Pour un développement durable et l’utilisation d’énergies propres, 35 institutions catholiques ont annoncé, lors de la Journée de la terre, leur décision de boycotter le financement des énergies fossiles. Ces institutions suivent l’exemple de 60 autres qui avaient pris la même décision. Selon le communiqué parvenu à la rédaction, parmi ces 35 institutions, on trouve notamment Caritas internationalis, une organisation d’aide humanitaire directement rattachée à l’Eglise catholique et basée au Vatican.

Le président de Caritas, le cardinal Luis Tagle, a confié que les pays pauvres souffrent beaucoup de la crise climatique et les énergies fossiles sont parmi les principaux moteurs de cette injustice. « C’est pourquoi Caritas international a décidé de ne plus investir dans les combustibles fossiles. Nous encourageons nos organisations membres et d’autres groupes ou organisations liées à l’Eglise à faire de même », lit-on dans le communiqué.
Trois grandes banques catholiques ont rejoint le mouvement. En Afrique, six institutions catholiques ont décidé de se désengager. Elles sont situées au Cameroun (Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François), au Kenya, au Nigeria, au Rwanda et en Ouganda.

Allen Ottaro, directeur exécutif fondateur du Réseau catholique de la jeunesse pour la durabilité de l’environnement en Afrique, a souligné : « Nous vivons en première ligne de la crise environnementale et nous nous efforçons de jouer notre partition pour résoudre ce grand défi ».

En France, le Secours catholique-Caritas internationalis annonce un désinvestissement partiel à hauteur de 10 millions d’euros, décision prise indépendamment de Caritas internationalis.
Véronique Fayet, présidente de cette institution, a dit sa fierté de rejoindre le mouvement du désinvestissement car dit-elle : «il est important pour nous de contribuer à la construction d’un monde juste et solidaire, et de prendre un engagement concret dans la lutte contre les changements climatiques, qui partout dans le monde impactent les plus pauvres». Cet engagement commun des catholiques à se défaire des énergies fossiles est coordonné par le mouvement catholique mondial pour le climat, qui annonce également son désinvestissement.

Oumar KANDE

 

Dans certains quartiers de Touba, l’eau ne coule plus à flot depuis quelques jours. La situation est décriée un peu partout par les populations. Pendant ce temps, les bonnes dames fournissent beaucoup d’efforts pour se ravitailler, tandis que les plus nantis sont servis par des charretiers vendeurs d’eau.

Certains grands quartiers de Touba ne sont plus correctement ravitaillés en eau depuis quelques jours. La situation va de mal en pis, de l’avis d’Awa Touré, une habitante de Djanatou Mahwa. « Il nous faut marcher plus d’un kilomètre pour avoir de l’eau, aucune goutte ne sort de nos robinets », confie-t-elle. Et la situation est pareille à Oumoul Khoura et Darou Tanzil. Les quartiers Madyana, Khaïra et même une partie de Darou Khoudoss souffrent aussi du manque d’eau, nous apprend Oumar Ndiaye, apprenti plombier d’une grande entreprise. Safiétou Bâ, une habitante du quartier Oumoul Khoura, affirme : « Nous espérons qu’une solution sera trouvée très vite, car nous préparons notre Magal et le Ramadan est proche ; nous ne pouvons pas jeûner sans eau ».

Sur le terrain, des désagréments sont signalés au niveau de certains forages du centre-ville dont le fonctionnement pose problème, à l’image de celui de Keur Niang. Du côté des autorités, les réunions se multiplient pour trouver une solution définitive à cette situation. Maou Rahmaty, le Comité initiative eau de Touba (Ciet), piloté depuis sa création, en 2006, par Serigne Cheikh Aliou Mbacké, a récemment annoncé la construction de 2 forages. Seule l’autorisation de forer empêche le démarrage des travaux. Cette structure avait, dans le cadre de la recherche de solutions à la problématique de l’eau à Touba, organisé un symposium ouvert à toutes les couches de la population.

Si l’on se réfère aux conclusions de cette rencontre, du fait de l’importance de la densité du réseau et de la faiblesse de la contribution de 15 %, il est impératif que chaque concession participe à hauteur de 2.500 FCfa pour assurer une prise en charge correcte du fonctionnement des forages et de la fourniture correcte de l’eau. Serigne Cheikh Aliou Mbacké a, à cet effet, lancé un appel tout en précisant que la gestion de l’eau à Touba relève exclusivement de l’Etat et que sa structure vient juste en appoint. Les fonds ainsi collectés permettront l’achat de pompes, de générateurs et de carburant pour éviter certains désagréments, comme l’arrêt du forage de Keur Niang.
Pour rappel, Maou Rahmaty, à l’origine, devait procéder à des maillages, des extensions, à la réparation d’ouvrages, à la filtration d’une eau de mauvaise qualité pour venir à bout des pénuries et de certains problèmes de santé publique. Aujourd’hui, elle a réalisé 4 forages sur les 24 que compte Touba.

Mamadou DIEYE

 

Les enseignants du G6 ont massivement répondu présents à la marche nationale, hier, à Diourbel. En tee-shirt, casquette ou brassard rouge, ils ont arpenté plusieurs artères de la ville avant de se retrouver à la devanture de la préfecture où des leaders ont pris la parole.

Abdou Faty, Saourou Sène et Abdoulaye Ndoye ont harangué leurs camarades, appelant à la poursuite du combat si les engagements du gouvernement ne sont pas respectés. «  Nous disons non  ... il est temps de nous respecter », ont-ils entonné à travers les rues de Diourbel. « Les menaces ne passerons pas et ensemble nous ferons face, ensemble nous résisterons,  nous donnerons du courage à ceux qui ont peur », a dit Abdou Faty. « Résistons, ...résistons. Nous invitons le gouvernement à plus d’humilité », ajoute Saourou Sène. Il qualifie le « communiqué menaçant d’hier », de « communiqué de la défaite », non sans réaffirmer leur patriotisme et leur engagement à faire de l’école sénégalaise une école de la réussite pour tous les dignes fils du Sénégal. «Nous ne sommes plus prêts à sauver des années scolaires, mais déterminés à sauver l’école sénégalaise. Cette école doit obliger l’État à non seulement respecter les accords signés, mais à engager des discussions sérieuses et franches sur la question du régime indemnitaire et sur la question de l’indemnité de logement des enseignants », a-t-il encore dit. M. Sène pense qu’un pays qui a un taux de croissance de 7 %, un budget social de 1000 milliards de FCfa et qui réalise un Ter d’un même coût, doit régler les problèmes des enseignants. Avec ses camarades, ils s’engagent à obliger le gouvernement « à respecter ses accords ».
Quant à Abdoulaye Ndoye, il a regretté « la menace, la répression, la diabolisation, la désinformation », soulignant que le système éducatif « transcende tous les gouvernements », appelant le ministre de l’Éducation « à démissionner ». Abdoulaye Ndoye a appelé ses camarades à plus de détermination « jusqu’à la victoire finale ». Il annonce un 8ème plan d’actions si nécessaire.

Mamadou DIEYE

 

Classé au quatrième rang des activités illicites dans le monde, « la criminalité verte », terme qui caractérise l’exploitation clandestine des ressources naturelles, préoccupe au premier plan le gouvernement sénégalais, selon le conseiller technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Bouna Manel Fall. Il présidait un atelier de renforcement des capacités des agents de ce département.

Dans la croisade contre l’exploitation illicite des ressources naturelles du pays, les autorités centrales ne comptent pas lésiner sur les moyens. Ce sont les orientations stratégiques de la réforme institutionnelle initiée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable (Medd) dont le processus a démarré depuis octobre 2016. Venu présider, à Kaolack, un atelier de renforcement des capacités des agents dudit ministère et des autres forces de défense et de sécurité sur les techniques de rédaction de procès verbaux et techniques d’investigations, Bouna Manel Fall, conseiller technique du ministre Mame Thierno Dieng, a rappelé les ressources importantes mobilisées par le Sénégal pour lutter notamment contre la coupe illicite de bois qui ravage les formations forestières dans le sud et le sud-est du pays. « Nous allons prendre tout le sud et le sud-est du Sénégal où l’on note effectivement des atteintes à nos ressources naturelles, à notre patrimoine commun environnemental. Et vous l’avez dit, il est difficile, en l’absence d’une étude scientifique récente, de quantifier les dégâts causés. Mais, tout le monde constate quand même la dégradation de l’environnement dans cette partie du pays », a déclaré M. Fall.

Il est aussi revenu sur les défis liés à la lutte contre ce phénomène. « Cet atelier de renforcement des capacités s’appuie sur la nécessité pour l’Etat du Sénégal de faire face, de manière résolue, à l’écomafia ou
« la criminalité verte ». Parce que dans les statistiques du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) avec Interpol, en 2014, le trafic illicite de bois se classait au 4ème rang des activités illicites dans le monde derrière la contrefaçon, le trafic illicite d’êtres humains et d’autres crimes de ce type  », a poursuivi le juriste.
Rappelons que le Medd a entamé, depuis octobre 2016, un processus de réforme institutionnelle financé par l’Union européenne et dont l’Unpos est le partenaire de mise en œuvre.

Elimane FALL

 

L’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal (Ansfes) prépare activement la Journée internationale de la sage-femme prévue le 5 mai prochain. L’innovation de cette édition sera la célébration des sages-femmes modèles des différentes régions du Sénégal.

En vue de la célébration de la Journée internationale de la sage-femme, la présidente de l’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal, Bigué Bâ Mbodji, a fait face à la presse pour évoquer les innovations prévues cette année. Depuis 1992, le 5 mai est consacré aux sages-femmes « pour montrer l’importance que constitue la sage-femme pour la santé de la mère, des enfants et de la famille », a-t-elle expliqué.

Pour la célébration de cette édition 2018, en conformité avec la Confédération internationale des sages-femmes du monde et pour profiter de cette manifestation afin de montrer que ce personnel médical a un rôle prépondérant dans les soins et dans l’atteinte de tous les objectifs, le thème est axé sur « Sages-femmes : ouvrons la voie de la qualité des soins ». L’innovation de cette journée est la célébration de la sage-femme modèle. Cette dernière est celle qui peut servir de référence aux autres sages-femmes selon « sa compétence, son équité, son respect pour les normes, sa capacité à prévoir et à prévenir les décès maternels tout en étant une personne appréciée par les populations ». « Ces personnes qui seront nos modèles seront des personnes acceptées par leur communauté en créant une relation de confiance entre elles et leurs clients », a soutenu Mme Mbodji.

Par rapport à la sélection, elle a affirmé que chaque région va choisir, selon les critères, sa sage-femme modèle. Au finish, lors de la Journée internationale, les 14 sages-femmes modèles seront célébrées. Parmi ces modèles nationaux, les 4 premières seront magnifiées davantage pour être les leaders. C’est ainsi qu’il y aura les Prix de la sage-femme modèle en diamant, or, argent et bronze. Aussi, une sage-femme décédée dans l’exercice de ses fonctions, lors d’un tragique accident à Saraya, dans la région de Kédougou, sera aussi célébrée à titre posthume.

« Nous avons choisi d’être les leaders dans la qualité des soins. Et pour être leader quelque part, il faudra qu’on dise quelle est notre stratégie. C’est pourquoi, cette année, on a choisi de discuter avec des sages-femmes sur la démarche de qualité. Si on veut contribuer à réduire les décès évitables de mères et d’enfants, on doit savoir comment travailler. Et ce, en ayant une approche systématique qui permet de dire comment travailler avec les populations dans le but d’éliminer cette injustice sociale consistant à perdre la vie en donnant la vie », a souligné la présidente de l’Ansfes.
Cette journée permettra, en outre, de mettre à jour les compétences des sages-femmes dans le cadre de la formation continue, pour que les bonnes pratiques puissent être administrées aux femmes aussi bien à Dakar que dans le milieu rural.

L’hémorragie qui cause 90 % des décès lors des accouchements fera l’objet d’une séance de la part d’un spécialiste pour les sages-femmes. Bigué Bâ Mbodji de poursuivre que tout le mois de mai sera consacré aux sages-femmes et le 12 mai, une délégation de 300 à 400 membres de l’Ansfes se rendra à Louga, pendant deux jours, dans le cadre des « 48 heures de la santé de la reproduction ». Cela, afin d’assister les femmes dans ce domaine, notamment dans l’offre de services de planification familiale.  
Mme Mbodji a également plaidé pour l’élaboration des décrets d’application de l’Ordre national des sages-femmes du Sénégal, pour un meilleur encadrement et l’identification des membres de ce corps médical.

Oumar KANDE

 

La malnutrition aiguë et le retard de croissance chez les enfants se sont nettement améliorés au Sénégal en 2017, selon les déclarations du Dr Abdoulaye Kâ, coordonnateur national de la Cellule de lutte contre la malnutrition. Il a noté une tendance baissière qui se situerait à 16,5 % contre 18 % en 2015. Dr Kâ prenait part à un atelier de consultation sur la nutrition en Afrique ouvert, hier, à Dakar, sous l’égide du Nepad, de la Jica et de l’Ifna.

Tirer la sonnette d’alarme et amener les Etats africains à développer des synergies pour combattre la malnutrition. Tel est l’objectif de l’atelier de consultation qui réunit, depuis hier, à Dakar, des experts de la santé et de l’alimentation d’une dizaine de pays d’Afrique. Venu représenter le Sénégal, le coordonnateur national de la Cellule de lutte contre la malnutrition au Sénégal, le Dr Abdoulaye Kâ, a fait le point, à l’ouverture des travaux, sur la situation qui prévaut en ce moment dans le pays. Se référant aux récentes données de l’Enquête démographique et de santé (Eds), il a relevé une tendance baissière de la malnutrition aiguë et du retard de croissance.

Si leur niveau se situait à 18 % en 2015, ces fléaux sont, aujourd’hui, évalués à 16,5%, contrairement à l’anémie dont le niveau sur le plan national n’a pas encore enregistré une baisse, selon le Dr Kâ. Les performances notées dans la lutte contre la malnutrition au Sénégal sont dues, à son avis, à la mise en œuvre d’une approche multisectorielle que le pays est en train de dérouler sur le terrain auprès des couches vulnérables. Le Sénégal a été ainsi invité, à l’instar des autres Etats venus prendre part à la rencontre, à un partage d’expériences pour plus de durabilité dans le combat contre le fléau. Comme l’a souligné le président du Nepad, Ibrahim Mayaki, il s’agit de développer des synergies pour capitaliser les bonnes pratiques en matière de lutte contre la malnutrition en Afrique.

M. Mayaki a appelé les pays à mettre sur pied une plateforme qui leur servira de cadre dans ce combat. « Il s’agit de sauver des vies d’ici à 2050 et de faire en sorte que l’Afrique puisse faire face aux défis de la nutrition qui l’interpellent par rapport au boom démographique en cours », a-t-il soutenu.

Les Etats d’Afrique peuvent compter sur l’accompagnement du Japon. Du moins, si l’on en croit aux propos de Kenjiro Ban du secrétariat de l’Ifna. Le Japon, a-t-il soutenu, est disposé à partager son expérience sur les questions de nutrition avec l’Afrique. Il compte également apporter sa contribution pour faire avancer les indicateurs à ce sujet.

Seydou Prosper SADIO

 

L’insécurité alimentaire guette plus de 750.000 personnes dans six départements du Sénégal. Le gouvernement a mis en place un plan de riposte pour enrayer la menace.

Malgré une hausse de 18 % des productions céréalières par rapport à 2016, six départements du Sénégal sont exposés à l’insécurité alimentaire. Et si rien n’est fait d’ici la période de soudure qui va de juin à août, plus de 750. 000 personnes, soit 47.000 ménages, risquent d’avoir des difficultés pour manger à leur faim. Les localités concernées sont : Podor, Matam, Ranérou, Kanel, Tambacounda et Goudiry. Le constat est du Conseil national de sécurité alimentaire (Cnsa) qui a rencontré, hier, la presse pour faire le point sur la situation de l’insécurité alimentaire au Sénégal et dans la sous-région. Etaient également autour de la table, les représentants de la Fao et du Pam, partenaires privilégiés du gouvernement dans la lutte contre ce fléau.

La situation est certes inquiétante, mais elle est très loin d’être une famine, a insisté Mme Guène Seck Camara, responsable de la Cellule d’études et de planification à la Cnsa. « Il n’y a pas de famine au Sénégal. On parle de famine lorsque, même avec l’aide humanitaire, au moins un ménage sur cinq dans la zone a un déficit complet en alimentation et/ou autres besoins de base et est clairement exposé à l’inanition, à la mort et au dénuement », a-t-elle expliqué. Selon Mme Camara, la sévérité d’une situation d’insécurité alimentaire s’apprécie sur la base d’une classification bien définie : une phase minimale, une phase sous pression, une phase de crise, une phase d’urgence et une phase de famine.

De manière globale, elle a indiqué que le Sénégal se situe dans la phase minimale qui se définit comme une situation où « au moins quatre ménages sur cinq sont capables de couvrir leurs besoins alimentaires et non alimentaires sans recourir à des stratégies d’adaptation inhabituelles ni dépendre de l’aide humanitaire ». Maintenant si aucune action n’est entreprise dans les six départements où la situation est tendue, leurs populations plongeront dans la phase de crise qui se manifeste par « un déficit alimentaire considérable et une malnutrition aiguë à des taux élevés ou supérieurs à la normale ». « Ces départements sont dans une situation où elles ne peuvent pas accéder à la nourriture sans être aidées. Actuellement, 319. 000 personnes ont besoin d’être assistées en urgence, mais d’ici juin, si rien n’est fait, 6 % de la population, soit plus de 750.000 personnes, seront dans une situation de crise », a-t-elle expliqué.

11 milliards de FCfa à mobiliser

Toutefois, si l’on en croit le secrétaire exécutif du Cnsa, Jean-Pierre Senghor, cette situation de crise ne risque pas d’arriver, car le gouvernement a pris les devants en concoctant un « plan de riposte » qui est déjà sur la table du Premier ministre. La mise en œuvre de cette sorte de feuille de route nécessite une enveloppe de 11 milliards de FCfa. « On n’attend pas que la situation se détériore, c’est pourquoi l’Etat a décidé de prendre le taureau par les cornes. Ensuite, les partenaires viendront en appoint. La situation pastorale nécessite 5 milliards de FCfa, la situation alimentaire nécessite 6 milliards de FCfa. Au total, c’est une cagnotte de 11 milliards de FCfa qu’il faut rassembler. On a mis en place des stratégies afin de ne plus être dans la réaction, mais dans l’action. On connaît les causes, on va s’y attaquer pour réduire l’insécurité alimentaire à défaut de l’annihiler », a martelé M. Senghor.

La situation d’insécurité alimentaire que vivent ces 6 départements est le résultat combiné de la faible pluviométrie et des effets des changements climatiques. Dans les 19 départements sur les 42 suivis, on note un déficit fourrager, notamment dans le nord du pays, parfois même avec un tapis herbacé inexistant. A cela s’ajoute le tarissement des mares, l’utilisation précoce des forages pastoraux, la dégradation de l’état d’embonpoint des bêtes et la transhumance précoce et massive.   

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Pam dans la distribution des bons d’achats alimentaires

Quant au Pam, le plan d’assistance qu’il a mis en place repose, d’une part, sur la distribution de coupons alimentaires aux ménages les plus vulnérables dans les départements de Podor et de Matam et, d’autre part, sur la distribution de produits nutritionnels pour les enfants à bas-âge et les femmes vulnérables (enceintes et allaitantes). Au total, 130.000 bénéficiaires ont été ciblés, soit 16.250 ménages, pour un montant total de 6,3 milliards de FCfa. La valeur des coupons alimentaires va de 5.000 à 40.000 FCfa. Cela, en fonction de la taille du ménage, avec un maximum de huit personnes par ménage ciblé. « Ces bons d’achat, sécurisés et paramétrés au nom du chef de ménage, sont distribués directement aux bénéficiaires qui les échangent auprès des détaillants sélectionnés par le Pam dans la localité contre des produits alimentaires », a expliqué Joseph Sadio du Programme alimentaire mondial. Les distributions vont démarrer début mai pour une durée de trois mois. Cependant, a précisé le chargé de programme au Pam, pour l’instant, seuls 30 % des ressources nécessaires à ce plan d’assistance sont disponibles.

Elh. I. THIAM

La Fao se mobilise pour sauver le cheptel

Dans ce combat, le gouvernement peut compter sur l’appui de la Fao et du Programme alimentaire mondiale (Pam). Ces deux institutions du Système des Nations unies ont, chacune en ce qui la concerne, élaboré une stratégie pour venir en aide aux populations menacées. La Fao va axer ses actions sur la revitalisation du cheptel. Cela se traduit par un appui en aliment de bétail et en médicaments (déparasitants). « Il s’agit de sauver les animaux reproducteurs pour assurer la reproduction. Pour ce faire, nous avons dégagé un fonds et apporté un appui en aliment de bétail et en couverture médicale. Cela est loin de couvrir tous les besoins, mais il fallait réagir vite parce qu’il y a déjà eu des mortalités de bétail », a indiqué Reda Lebtahi de la Fao.

L’action de la Fao s’inscrit dans le cadre de l’opération dénommée « Sauvegarde du bétail » lancée par le gouvernement. Dotée d’une enveloppe de 5 milliards de FCfa. Elle cible 25 % du cheptel des 17 départements ciblés. Il est ainsi prévu la distribution de 23.000 tonnes d’aliments de bétail et des déparasitants. « L’argent est déjà disponible. 300 millions de FCfa ont été dégagés par le ministère des Finances, 500 millions de FCfa ont été mobilisés dans le cadre du Projet d’appui au pastoralisme dans le Sahel (Praps), la Fao a donné 400 millions de FCfa et il y a plus de 2 milliards disponibles dans les comptes du Crédit agricole », a soutenu Khady Kane de la Direction de l’élevage.

Elh. I. THIAM

Le gouvernement, revenant sur les initiatives prises pour mettre fin à la crise scolaire, a rappelé, entre autres, le reclassement et la mise en solde des enseignants contractuels qui a coûté 43 milliards de FCfa de 2015 à 2017, la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation pour un montant de rappels de 18 milliards de FCfa. De ce fait, le gouvernement lance un ultime appel aux enseignants pour une reprise immédiate des cours.

Le gouvernement a tenu à réagir sur la crise scolaire qui semble atteindre son paroxysme. Dans un communiqué parvenu à la rédaction et signé par le secrétaire général, porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, les autorités ont rappelé à l’opinion les différentes initiatives que l’équipe de Mahammed Boun Abdalah Dionne a eu à entreprendre,
« compte tenu du rôle central qu’occupe le secteur de l’éducation dans la vie de la Nation, pour assurer la reprise normale des enseignements sur l’ensemble du territoire national ».  « Pour rappel, l’atteinte des objectifs stratégiques assignés à l’axe 2 du Pse repose sur des ressources humaines de qualité.

Ainsi, l’Etat a consacré des efforts importants au secteur de l’éducation et de la formation, en termes de réformes et de mobilisation de ressources budgétaires, en vue de promouvoir une école de l’équité et de la réussite des élèves, mais aussi une école viable, stable et pacifiée », lit-on dans le communiqué.
Pour réussir ce pari, le gouvernement s’est engagé dans une dynamique de promotion du dialogue social et de prise en charge des préoccupations des enseignants.

Le document rappelle que plusieurs actions ont déjà été réalisées dans cette perspective. Il s’agit, entre autres, de l’extinction progressive des corps émergents par le reclassement et la mise en solde des enseignants contractuels qui a coûté au gouvernement 43 milliards de FCfa de 2015 à 2017, avec un quota des mises en solde relevé au niveau de 10.000 enseignants par an ; de la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation pour un montant de rappels de 18 milliards de FCfa. Il y a eu aussi l’institutionnalisation de la Journée mondiale de l’enseignant dans le calendrier républicain et du Grand Prix du chef de l’Etat pour l’Enseignant ; et plus récemment, sur décision du chef de l’Etat, l’augmentation de l’indemnité de logement pour la porter de 60.000 FCfa à 85.000 FCfa par mois et par enseignant fonctionnaire, ainsi que la revalorisation du traitement de tous les enseignants contractuels pour un montant forfaitaire de 10.000 FCfa.

Ultime appel aux enseignants pour une reprise immédiate
Toujours au chapitre des négociations, Seydou Guèye rappelle que différentes rencontres ont également été organisées entre le gouvernement et les partenaires sociaux du secteur de l’éducation.   Ainsi, le document apprend que, dans le cadre des rencontres sectorielles que le ministre de l’Education nationale organise régulièrement avec les partenaires sociaux, celui-ci a rencontré à cinq reprises les syndicats représentatifs entre février et mars 2018.  Le Premier ministre a eu quatre rencontres avec les syndicats d’enseignants, en présence des ministres concernés, du Haut conseil du dialogue social, des associations de parents d’élèves et d’organisations de la société civile.

Dernièrement, le président de la République a bien voulu accorder une audience aux syndicats pour leur annoncer d’importantes mesures concernant la question nodale de l’indemnité de logement et la résorption des lenteurs administratives constatées dans la gestion de la carrière des enseignants. A sa suite, les autorités religieuses ont appelé à la reprise effective des enseignements. Compte tenu de cela, le « gouvernement voudrait lancer un ultime appel aux enseignants pour une reprise immédiate des cours, car le mouvement social risque de mettre en péril non pas seulement l’année scolaire, mais aussi l’avenir des élèves et du système éducatif de notre pays, nonobstant les immenses efforts déjà réalisés par l’Etat ».

Le gouvernement rappelle aussi aux enseignants « sa responsabilité d’assurer le droit à l’éducation à tous les enfants de notre pays. » D’après le communiqué, « toutes mesures de sauvegarde nécessaires seront prises pour la continuité du service public de l’éducation.» Le gouvernement rassure qu’il a déjà pris toutes les dispositions utiles pour un réaménagement du calendrier scolaire et en appelle au sursaut de tous, pour une reprise effective des enseignements dans tous les établissements publics.

Oumar KANDE


…Les autorités éducatives proposent un réaménagement de l’année scolaire

Face à la persistance de la grève des syndicats d’enseignants, la Coordination des inspecteurs d’académie et le Collectif des inspecteurs de l’éducation et de la formation ont fait des propositions de réaménagement de l’année scolaire avec un décalage des examens et concours.

Les dates des examens, des évaluations et des concours pourraient connaître un léger décalage. Une mesure qui se justifie par la longue grève qui a impacté le quantum horaire. La Coordination des inspecteurs d’académie et les inspecteurs de l’éducation et de la formation, en collaboration avec les parents d’élèves et quelques syndicats, ont proposé un réaménagement de l’année scolaire et du calendrier des examens et concours. Ils l’ont fait savoir lors d’une conférence de presse, tenue le 24 avril 2018, pour faire le point sur la grève.

Selon Gana Sène, coordinateur des inspecteurs d’académie, par ailleurs inspecteur d’académie de Dakar, la situation de la grève n’a pas encore atteint le seuil critique. Pour lui, dans le sous-secteur de l’élémentaire, la situation est globalement stable. Dans les collèges et lycées également, la situation est stable dans bon nombre de classes d’examen (3ème et Terminale), mais mérite une attention toute particulière. A en croire l’inspecteur Sène, près de 80 % des lycées et collèges ont fait leurs évaluations même si certains n’ont pas encore tenu de conseils de classe.

Ainsi, compte tenu de tous ces paramètres, les responsables et techniciens de l’éducation ont proposé un nouveau calendrier des examens et concours et un réaménagement de l’année scolaire. Pour l’entrée en 6e et le Cfee, les nouvelles dates proposées sont les 26 et  27 juillet 2018. S’agissant du Bfem, le démarrage des examens est prévu le 24 juillet 2018 et les épreuves physiques et sportives le 25 juin 2018. Concernant l’anticipée de philosophie, la date proposée est le 29 juin 2018, alors que pour le baccalauréat général, les autorités éducatives proposent le 17 juillet 2018. Toutefois, Gana Sène a précisé que ces propositions seront soumises au ministre de l’Education pour validation. Dans une dynamique de combler le vide, des plans de rattrapage et de renforcement sont élaborés. Ils concernent les disciplines fondamentales et les établissements scolaires les plus touchés par la grève.
La Coordination des inspecteurs d’académie et le Collectif des inspecteurs de l’éducation et de la formation invitent les syndicats d’enseignants à reprendre les cours pour l’intérêt des élèves et du pays.

Pape Coly NGOME

Greve à thiès

Les élèves du lycée Elhadji Malick Sy délogent le privé

Les élèves du lycée Elhadji Malick Sy et d’autres écoles publiques de Thiès sont passés à la vitesse supérieure. Hier, ils ont paralysé les enseignements dans beaucoup d’écoles privées de la capitale du rail. Il s’en est suivi une confrontation sans merci avec les forces de l’ordre qui se sont positionnées dès les premières heures de la matinée sur tous les points stratégiques de la ville. Beaucoup d’élèves ont été arrêtés et gardés en vue dans les différents commissariats. Ces apprenants réclament la fin de la grève des syndicats d’enseignants qui mine l’école sénégalaise depuis le début de l’année scolaire. Ils marquent aussi leur mécontentement suite à la violente répression policière de leur manifestation d’avant-hier au cours de laquelle un élève a été grièvement blessé au nez par une bombe lacrymogène lancée par les forces de sécurité. Il a subi une opération à l’hôpital régional Amadou Sakhir Ndiéguène et serait, aujourd’hui, hors de danger, selon une source hospitalière. Lors de leur marche du 23 mars dernier, les élèves des différents collèges et lycées publics de Thiès avaient menacé de déloger leurs camarades du privé si la situation perdure.    

Ndiol Maka Seck

Suspension du mot d’ordre de certains syndicats

 

Le Réseau des enseignants de l’Apr salue «une décision patriotique»

Face à la presse hier, les responsables du Réseau des enseignants de l’Apr ont salué la décision « patriotique et courageuse » de certains syndicats de l’enseignement de suspendre leur mot d’ordre de grève. Youssou Touré et compagnie ont demandé à l’Etat de renouer le dialogue avec les autres syndicats pour sauver l’année scolaire.

Le Réseau des enseignants de l’Apr, lors d’un point de presse consacré à la crise scolaire, a salué les syndicats ayant décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève, notamment le Sels et le Snelas/Fc, tout en invitant les autres à faire pareil. Pour Ameth Suzanne Camara, leur structure se félicite de la « décision patriotique et courage prise par certains syndicats d’enseignants de lever leur mot d’ordre de grève ». Compte tenu de cela, le réseau « a exhorté le gouvernement à renouer le dialogue et à poursuivre les concertations avec les autres qui, n’en doutons pas, sont également dans de bonnes dispositions ».

« Nous invitons aussi bien le gouvernement que nos collègues et camarades syndicalistes à tout mettre en œuvre pour sauver l’année scolaire, dans l’intérêt de l’école et de nos chers enfants », a affirmé M. Camara. A côté du coordonnateur national, le ministre-conseiller Youssou Touré a indiqué que sauver l’année scolaire est devenu un impératif qui interpelle tous les acteurs de l’école à aller dans le sens de faire un effort supplémentaire pour pacifier l’espace scolaire. « Dans cette dynamique, a ajouté M. Camara, tout discours va-t-en-guerre ou politico-syndical doit céder la place à des propos d’apaisement redonnant à l’enseignant sénégalais sa dignité et sa motivation à servir l’école en toute conscience et en toute responsabilité ».

Jugeant légitimes toutes les revendications des syndicats, le Réseau des enseignants du parti au pouvoir a rappelé que « l’Etat a consenti beaucoup d’efforts pour la résolution de la crise qui frappe l’école » avec notamment la hausse de 25.000 FCfa de l’indemnité de logement, le G6 reçu par le président de la République sans oublier l’implication des khalifes généraux.
Réitérant sa détermination à accompagner le gouvernement dans le processus d’édification d’une école sénégalaise performante, le réseau a invité les acteurs de l’école à régler les difficultés pour que pareille situation ne se reproduise.    

O. KANDE

 


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