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Actualités (3287)

Deux étudiants du Centre de formation professionnelle et technique Sénégal-Japon, Abdoulaye Touré et Gora Ndiaye, sont dans la phase de conception d’un système de production d’énergie qui bouscule les principes établis en physique.

Les principes de base de production de l’énergie électrique n’ont pas connu une grande évolution depuis des siècles, du moins excepté pour les énergies propres. Pour avoir un courant électrique puissant, il faut au moins disposer d’un gros aimant, d’une bobine de fil électrique avec plusieurs milliers de spires et aussi créer les conditions de mouvement de l’aimant. A ce dispositif, il faudra un alternateur qui génère un courant alternatif. C’est partant de ces principes que de jeunes sénégalais, inscrits au Centre de formation professionnelle et technique Sénégal-Japon, ambitionnent de produire de l’énergie avec une source nouvelle : du matériel recyclé. « Nous voulons générer de l’énergie avec une source indépendante de production d’électricité. Notre projet consiste à produire de l’électricité sans faire recours à l’hydroélectricité, à l’énergie solaire, à l’éolienne », souligne l’étudiant inscrit en deuxième année au Cfpt.
Avec des aimants récupérés des appareils électroniques et électroménagers, Abdoulaye Touré et Gora Ndiaye vont construire un champ magnétique. C’est l’étape la plus difficile pour ces étudiants. En créant les conditions de déplacement des électrons, ils auront au bout un courant continu.

« Les personnes doivent savoir que l’électricité est un déplacement d’électrons. Si nous parvenons à créer un champ magnétique permettant de déplacer les électrons, nous produirons de l’électricité. Le champ magnétique sera créé avec des matériaux recyclés », avance Abdoulaye Touré.

L’augmentation de la puissance

Après la production du courant continu, le reste est une question d’ajustement, d’augmentation ou de diminution  de la puissance. Dans cette phase, Abdoulaye Touré et Gora Ndiaye utiliseront les transformateurs. Le défi, c’est de concevoir un système inversé de production d’énergie. Est-ce qu’ils parviendront à réaliser leur rêve ? Les jeunes techniciens ne se posent pas cette question. « En plus d’un transformateur monophasé, nous allons utiliser un transformateur triphasé. Nous envisageons d’avoir 220 volts à l’entrée et 230 volts à la sortie ; nous pourrons ainsi alimenter un village », explique M. Touré. L’originalité du projet repose à la fois sur l’inversion du système de production de l’énergie et la possibilité d’augmenter la puissance à partir d’une petite quantité d’énergie.

Ces jeunes techniciens espèrent, avec leur projet, couvrir les besoins en électricité dans des zones qui ne sont pas raccordées et aussi pour l’alimentation des appareils moins gourmands en énergie. « Pour alimenter un village, nous utiliserons un transformateur triphasé. Après le monophasé, nous mettrons en place un transformateur triphasé qui aura à l’entrée 220 et à la sortie 380. Nous pouvons élargir notre réseau d’alimentation. Si nous avons les moyens, nous achèterons des batteries pour stocker le surplus de production », avancent les deux jeunes.

L’augmentation de la puissance énergique est un procédé connu. Déjà à Thiès, la technique a été utilisée avec succès par l’inventeur Baba Diarra. En tout état de cause, les procédés de ces étudiants sont propres. Parce qu’ils n’ont pas besoin de recourir à une source qui génère la pollution : « Autre chose, nous allons produire de l’énergie sans entraîner une pollution », se targue l’étudiant Abdoulaye Touré.
Ils ne sont plus dans la phase de réflexion. Ils sont, depuis plusieurs mois, dans la phase de conception. Ils ont besoin d’un coup de pouce. Mais, ils n’attendent pas de l’argent pour concrétiser leur rêve. L’abnégation et la passion sont les fils pouvant les aider à surmonter les obstacles.

Ces jeunes ont affiché cette détermination lors du Parc des expositions organisé par la compagnie Delta. « Dans la vie, il suffit de croire pour avancer », lance Gora Ndiaye.
En somme, la création d’un champ magnétique avec des matériaux recyclés donne plus d’originalité à l’œuvre de ces étudiants qui n’ont pas encore bouclé leur formation.

Idrissa SANE

 

Lors d’un Comité régional de développement (Crd) tenu à Fatick, le directeur adjoint du projet « Feed the future » a annoncé que leur initiative cible 150.000 ménages dans la région dans le cadre de la lutte contre la malnutrition.

Cent cinquante mille ménages. C’est la cible que s’est fixé « Feed the future » qui a lancé, le 19 avril 2018, dans la région de Fatick, ses activités de lutte contre la malnutrition. L’Annonce est de Abderrahmane Guiré, directeur adjoint du projet, qui s’exprimait lors du Crd présidé par l’adjoint au gouverneur, Cheikh Ameth Tidiane Ndoye. C’était en présence de plusieurs acteurs dont les maires des communes qui seront les portes d’entrée dans le cadre des interventions.

Chargée de présenter le programme, Fatou Kiné Diop Sall, la coordinatrice de zone, a fait savoir que « Feed the future »-Kawlor, un concept diola, veut communiquer une dynamique d’abondance, de reproduction et de prospérité. Il a pour objectif principal « d’accroitre, au sein des communautés bénéficiaires, la production, la commercialisation et la consommation d’aliments diversifiés, sains et nutritifs ». En d’autres termes, ce sont également l’augmentation des rendements agricoles et la disponibilité des semences qui sont visées par le projet qui travaille en parfaite synergie avec des partenaires publics comme privés, en droite ligne des politiques agricoles du Sénégal.

Mme Sall a souligné que
« l’exécution, sur une période de cinq années, devrait permettre, à travers cette cible de 150.000 ménages, d’accroitre de 35 % le nombre d’enfants de 6 à 23 mois recevant une ration alimentaire minimale acceptable (contre 7 %), d’accroitre également de 67 % le nombre de femmes en âge de reproduction consommant un régime alimentaire diversifié (contre 58 %) ». Le projet se fixe aussi l’objectif de toucher 2.910 enfants de moins de 5 ans (0 et 59 mois) lors des interventions spécifiques à la nutrition et 115. 000 enfants de 2 ans (0 à 23 mois) dans les interventions communautaires en nutrition du projet.

D’ailleurs, une exposition a suivi la cérémonie de lancement de diverses variétés de céréales riches de qualité hautement nutritives. « Il s’agit d’aliments dont la teneur en micronutriments est naturellement élevée et/ou le cycle végétatif est adapté aux aléas climatiques comme le mil bio fortifié, le maïs obatanpa, le sorgho sans tanin, etc. », a indiqué Diouma Cissé Coulibaly, la chargée des programmes. Ces aliments participent à donner une bonne nutrition à travers de bonnes pratiques de santé et nutrition mises en œuvre par les groupes « Debbo Galle » (femmes à la maison) et les Agents prestataires de services (Aps).

Le projet s’active également dans la production horticole, l’élevage et à travers des spéculations à haute valeur nutritive comme la patate douce à chair orange, la carotte, le gombo et la pomme du Sahel. Il s’y ajoute l’accès aux services financiers, l’agro-entreprise, l’autonomisation des femmes, l’accès à l’eau potable et de production pour promouvoir les entrepreneurs locaux, mais aussi l’hygiène et l’assainissement ainsi que la bonne gouvernance de la sécurité alimentaire.

Mohamadou SAGNE

L’Amicale des élèves et étudiants de la commune de Djignaki a organisé, vendredi et samedi dernier, dans le village de Badiana, la 2ème édition des journées d’excellence. Les objectifs visés étaient de récompenser les 143 élèves de la collectivité locale qui se sont le plus distingués l’année dernière et de cultiver l’excellence dans les établissements scolaires. Le maire Moustapha Lô Diatta, par ailleurs ministre en charge de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes, a saisi l’occasion pour prier les enseignants de regagner les salles de classe, afin que l’excellence puisse se perpétuer dans les écoles, collèges et lycées de cette partie du département de Bignona. Il a tenu ainsi à faire remarquer que le président de la République a consenti beaucoup d’efforts, à travers le gouvernement, pour améliorer les conditions de travail des enseignants et les conditions d’études des élèves.

M. Diatta a cité, entre autres, l’augmentation sensible du budget alloué à l’Education nationale ainsi que les nombreuses infrastructures qui sont en train d’être construites un peu partout, notamment dans sa commune, pour qu’il n’y ait plus d’abris provisoires au Sénégal. L’édile de Djignaki était à l’aise en égrenant les nombreuses réalisations de l’Etat et celles qui sont en vue dans sa commune. Il n’a pas passé sous silence les 3 à 4 millions de FCfa de fournitures scolaires que sa municipalité offre chaque année aux écoles.

El Hadj Moussa SADIO

Lors d’un point de presse tenu sur la situation de l’école, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a annoncé que 4 syndicats d’enseignants ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève. Il a ainsi invité tous les enseignants à rejoindre les classes dès ce lundi, car « le gouvernement ne pourra pas, selon lui, accepter que l’année scolaire puisse être perdue ».

Le ministre de l’Education nationale a fait face à la presse samedi dernier. L’objectif était de faire le point de l’évolution de la crise scolaire et d’annoncer les mesures prises par le gouvernement pour la reprise des enseignements. Serigne Mbaye Thiam a fait savoir qu’après plusieurs jours de discussion avec le G6, 4 syndicats sur les 6 qu’il compte ont informé de leur décision de sursoir au mot d’ordre de grève. Soutenant que, malgré la décision du président de la République de porter l’indemnité de logement de 60.000 FCfa à 85.000 FCfa, le mouvement s’est poursuivi. Le ministre, sur un ton sérieux, a laissé entendre : « L’école sénégalaise se trouve à la croisée des chemins et on arrive à une situation où la perte du quantum scolaire risque de mettre en péril l’année scolaire ».
Poursuivant, il a informé :
« Le gouvernement avait envisagé des mesures constitutionnelles et légales que la situation impose. C’est ainsi que, depuis 72 heures, j’ai personnellement renoué le fil du dialogue avec toutes les organisations syndicales avec lesquelles j’ai eu à parler directement ou indirectement. Cinq parmi elles ont répondu à mon invitation ».
Pour lui, ce fil du dialogue, ponctué par des rencontres de jour comme de nuit, permet d’espérer, aujourd’hui, un début de dénouement de la crise. « Durant ces dernières heures, des évolutions positives ont été notées. A l’heure où je vous parle, nous avons 4 organisations syndicales sur les 6 que constitue le groupe du G6 qui nous ont informé, de façon informelle, de leur décision de suspendre la grève ; décision qu’elles tiennent des délibérations de leur propre base. Ces syndicats sont en train d’harmoniser et d’évaluer à leur niveau pour voir quelle est la conduite à tenir », a expliqué le ministre de l’Education qui n’a pas voulu les citer.
Devant ces évolutions, Serigne Mbaye Thiam a confié que  « le gouvernement salue la posture de ces 4 organisations syndicales ».  « Le chef de l’Etat remercie ces responsables syndicaux et leurs militants pour leur sens de responsabilité et de la mesure et les félicite pour leur courage, parce qu’il faut avoir du courage pour sortir d’une crise », a-t-il ajouté, espérant que la décision de ces 4 syndicats va inspirer les deux autres pour que le mot d’ordre de grève puisse être suspendu et ensuite levé.

Réaménagement de l’année scolaire, reprogrammation des examens et concours
Pour mettre en œuvre les décisions des 4 syndicats qui ont suspendu leur mot d’ordre de grève, le gouvernement a retenu, dès aujourd’hui, 23 avril, à 10 heures, d’entamer une concertation avec les parents d’élèves et les enseignants autour du réaménagement de l’année scolaire. « Nos équipes techniques ont déjà travaillé sur un projet de réaménagement de l’année scolaire et de reprogrammation des examens et concours, mais nous voulons toujours, dans une démarche de concertation, consulter les autres partenaires du système éducatif », a souligné Serigne Mbaye Thiam. Il a aussi révélé que, dès le 24 avril à 16 heures, les syndicats qui ont accepté de suspendre le mouvement de grève et même les autres qui le souhaitent peuvent se retrouver avec l’administration pour commencer la rédaction du protocole d’accord qui va sanctionner l’ensemble des engagements pris par le gouvernement et qui restent intacts.

Les enseignants exhortés à rejoindre
les classes dès aujourd’hui

Le ministre de l’Education nationale a poursuivi que face à cette situation qui a amené le gouvernement à sursoir, pour le moment, aux mesures qui étaient envisagées, les parents d’élèves sont invités à conscientiser leurs enfants pour qu’ils restent en dehors de ce conflit. Aux syndicats n’ayant pas suspendu leur mot d’ordre, il a lancé : « Il arrive un moment où on ne s’adresse plus aux syndicats, mais aux enseignants ; chacun, dans sa responsabilité personnelle, peut mesurer la complexité de la situation et prendre la décision qui convienne. Nous exhortons les enseignants à rejoindre les classes, dès lundi, pour reprendre les cours ».
Serigne Mbaye Thiam a assuré que le gouvernement, par cette décision prise de sursoir aux premières mesures envisagées, privilégie encore la voie du dialogue. Mais, du point de vue de sa responsabilité d’assurer un droit constitutionnel qui est le droit à l’éducation, l’Etat ne pourra pas accepter que l’année scolaire puisse être perdue et qu’on arrive à une année blanche. « Selon les dispositions de notre Constitution, le droit de grève est reconnu. Mais, elle précise que le droit de grève ne peut ni porter atteinte à la liberté du travail ni mettre en péril l’entreprise, a fortiori l’école sénégalaise », a-t-il rappelé.
Pour ceux qui poursuivent le mot d’ordre, le ministre a martelé qu’il n’est pas envisageable d’offrir plus à ces derniers qu’à ceux qui ont décidé de suspendre et que le protocole d’accord, dès que signé, ne pourra plus évoluer.  

Impact budgetaire de la decision du président

Une hausse sur l’indemnité de logement de 30 milliards de FCfa par an

Le ministre de l’Education nationale a affirmé aussi que le gouvernement a toujours été ouvert aux négociations et a fait beaucoup d’efforts après 4 rencontres présidées par le Premier ministre et plusieurs ministères sectoriels. Ces réunions ont été ponctuées par des annonces faites par le gouvernement et par le chef de l’Etat lui-même, notamment une hausse de 25 000 FCfa sur l’indemnité de logement. « La revendication nodale des enseignants était relative à l’augmentation substantielle de l’indemnité de logement. Sur cette question, après une hausse de 12 milliards de FCfa par le Premier ministre, enveloppe financière équivalente à une augmentation de 10 000 FCfa par mois, le gouvernement a constamment évolué dans sa proposition pour se terminer avec une promesse du chef de l’Etat de porter l’indemnité de logement de 60 000 à 85 000 FCfa, soit une augmentation de 25 000 FCfa. C’est la plus grande augmentation obtenue en termes d’indemnité de logement depuis que cette dernière a été instituée. Ces 25 000 FCfa représentent près de 42 % d’augmentation et font passer l’enveloppe initialement prévue de 12 milliards à 30 milliards de FCfa par an », a-t-il dit, ajoutant que les autres points n’ont pas été en reste avec des mesures ardues pour faire face aux instances qui concernent l’évolution de la carrière des enseignants. Les rappels ont commencé à être payés et le prêt Dmc pour lequel l’Etat s’était engagé, un montant de près de 4 milliards de FCfa, est viré dans les comptes.

Le Saemss et le Cusems se démarquent


Après l’annonce du ministre de l’Education nationale de la levée du mot d’ordre de grève de 4 syndicats sur les 6 du G6, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saemss) et le Cadre unitaire des syndicats des enseignants du moyen secondaire (Cusems) se sont démarqués. Sawrou Sène, secrétaire général du Saemss que nous avons joint au téléphone, a asséné que le syndicat qu’il dirige n’est pas concerné par cette suspension du mot d’ordre de grève. « Conformément à l’avis de la Commission administrative, tenue le 7 avril dernier, on poursuit la lutte pour la revalorisation de l’indemnité de logement », a-t-il expliqué, rappelant qu’ils demandent au moins 100 000 FCfa d’indemnité de logement. M. Sène dit respecter la décision des autres syndicats et a constaté que seuls les enseignants du moyen secondaire poursuivent maintenant le combat ; ce qui confirme le niveau salarial bas de ces derniers par rapport à leur diplôme.

Abdoulaye Ndoye du Cusems suis cette même logique. Les quatre autres syndicats qui composent le G6 sont le Sels, le Sels Authentique, l’Uden et le Snelas/Fc, tous de l’élémentaire.

 

Oumar KANDE

 

La grève des élèves de la ville de Ziguinchor, consécutive à celle des enseignants et qui paralyse ici le secteur de l’éducation depuis plusieurs jours, a pris des proportions inquiétantes. Hier, leur manifestation s’est soldée par l’interpellation, par la Police, de plusieurs d’entre eux dont des présidents de gouvernement scolaire des lycées de Peyrissac, Djibock et Djignabo.

Les présidents de gouvernement scolaire avaient été invités par l’Inspecteur d’académie (Ia) pour un échange dans son bureau. Ils étaient accompagnés par les proviseurs de leurs établissements, à la demande de l’Inspecteur d’académie. Le secrétaire général de l’association régionale des parents d’élèves, Alpha Barry, a représenté son président. L’objectif visé était de réfléchir sur les voies et moyens de mettre un terme à la grève, afin que les cours puissent reprendre et que l’année scolaire s’achève sans problème. Coup de théâtre ! Des éléments de la police font irruption dans la pièce, et obligent les trois présidents de gouvernements scolaires à les suivre au commissariat au grand dam des autres participants à la concertation. M. Barry n’a pas manqué d’exprimer sa désolation, estimant que cela ne favorise pas une reprise des cours. La réunion avait été convoquée après des manifestations violentes qui ont eu lieu dans la matinée et au cours desquelles un véhicule de l’administration a été incendié au quartier Colobane. Il s’en est suivi des heurts entre élèves et forces de l’ordre et l’interpellation de plusieurs manifestants.
Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, les trois présidents de gouvernements scolaires étaient dans les locaux du commissariat central de police, sis au quartier Escale.

El Hadj Moussa SADIO

Les pays de la sous-région n’atteindront les objectifs « 90-90-90 » en matière de lutte contre le Vih/Sida qu’en décentralisant l’accès aux traitements à la base. C’est ce qui est ressorti d’une rencontre organisée par les Laboratoires Roche et ayant réuni des experts venus de plusieurs pays de la sous-région.  

La réduction des charges virales est au centre d’une rencontre organisée par les Laboratoires Roche. L’atelier a vu la participation de plusieurs pays de la sous-région. Les experts et les décideurs ont échangé sur les stratégies de réalisation des objectifs « 90-90-90 ». « C’est fondamental pour nous d’échanger sur les connaissances des pays. Nous avons une volonté d’agresser les problèmes. Nous allons identifier les axes de réalisation des objectifs », a indiqué le président de Roche, Bernard Colombo, qui a affirmé leur engagement à augmenter l’aide et l’appui destinés aux pays en voie de développement, notamment ceux de l’Afrique au Sud du Sahara. « Nous allons aider les pays à décentraliser les services à la base en mettant l’accent sur la formation des scientifiques et sur la maintenance des équipements », a-t-il expliqué.

Aussi, la liste des pays bénéficiaires de l’appui de Roche va s’élargir. Selon le directeur régional de Roche, Jean Claude Vimpy Kula, c’est une occasion pour leur entreprise de redynamiser la coopération et d’intégrer deux autres pays.  
Dans sa présentation, Dr Sory Traoré a montré que le Mali est loin d’atteindre les objectifs « 90-90-90 ». Mais, les techniciens ont dégagé les stratégies pour inverser les tendances. Parmi les solutions, il y a la sensibilisation des prestataires, l’accompagnement psychosocial des Personnes vivant avec le Vih/Sida, l’organisation d’une campagne virale et le renforcement des capacités des techniciens des laboratoires.

Cet atelier est, de l’avis du secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, une occasion de partage de bonnes pratiques, d’identification des obstacles dans le but de dégager les pistes devant accélérer la marcher vers « la suppression de la charge virale ». « L’atelier est une bonne occasion de présenter les expériences et les réalisations, ainsi que les obstacles rencontrés pour l’atteinte du troisième 90, du diagnostic précoce accompagné d’orientation technique effectuée dans différents pays par des responsables des programmes nationaux », a souligné le représentant du ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Rappelons que c’est à Melbourne, en 2014, que les objectifs des « trois 90 » ont été élaborés. L’ambition affichée par les Etats et les organismes est de prévenir les nouvelles infections en agissant sur la réduction de la charge virale et le dépistage. 90 % des Personnes vivant avec le Vih doivent ainsi connaitre leur statut sérologique, 90 % de toutes les personnes infectées dépistées doivent être mis sous traitement et 90 % des malades sous traitement doivent avoir une charge virale durablement supprimée. « Le traitement pour tous et le suivi de l’efficacité des protocoles par la suppression de la charge virales tels que décrits dans les objectifs « 90-90-90 » de l’Onusida, lors de la 20ème Conférence internationale sur le Sida, à Melbourne, pour l’élimination de cette maladie en 2020, relève désormais du possible », a estimé le représentant du ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Idrissa SANE

 

Confronté à un déficit criant de spécialistes, l’hôpital régional de Tambacounda va bientôt être doté de ces personnels pour assurer aux populations une prise en charge médicale correcte.

Les populations de Tambacounda vont enfin pousser un ouf de soulagement. Elles vont, en effet, bénéficier d’une prise en charge correcte en santé. Car le centre hospitalier régional « annonce l’arrivée de médecins spécialistes » en cardiologie, urologie, chirurgie, néphrologie (dialyse), imagerie médicale, gynécologie, lit-on dans un communiqué qui nous est parvenu. Dans cette structure de prise en charge de la santé des populations du Sénégal oriental et même de la sous-région, aucun spécialiste ou presque n’y officiait depuis quelque temps. Finalement, la structure n’avait plus de pédiatre ni de chirurgien. Le gynécologue, lui, avait jeté l’éponge pour aller dans le privé, entre autres manquements notés.

D’ailleurs, l’hôpital régional de Tambacounda aspire à devenir un centre hospitalier de référence nationale et sous-régionale, dans le cadre de son projet d’établissement 2017-2021, dont une mouture a été présentée par sa directrice, Thérèse Aïda Babilas Ndiaye.

Après les « derniers réglages », le projet d’établissement dit « de deuxième génération » a été soumis pour validation au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Il se décline en cinq points ayant trait à l’aspect médical, aux soins infirmiers, à la gynécologie obstétrique, à la communication, aux ressources humaines et au social ainsi qu’à la qualité.

De nouvelles pratiques
médicales

Le centre hospitalier régional de Tambacounda qui veut passer d’un hôpital de niveau 2 à un hôpital de niveau 3 entend devenir un « hôpital sous-régional avec toutes les spécialités et des ressources humaines de qualité », a dit la directrice.
Cet établissement public de santé se veut donc, au terme de la mise en œuvre du projet d’établissement, un « hôpital de référence permettant l’accès aux soins à tous, dans les meilleurs délais, avec la possibilité, pour les usagers, de bénéficier d’un parcours de soins clair ».

Le projet médical vise à mettre en place de « nouvelles pratiques médicales » à travers le relèvement du plateau technique, le renforcement des ressources humaines, la création de nouveaux services et spécialités. Concernant ces dernières, Mme Ndiaye a cité la cardiologie, les maladies infectieuses, la dermatologie, l’Orl, la chirurgie pédiatrique, l’urologie. S’y ajoutent la consultation externe pour toutes les spécialités et le pôle mère-enfant. Il s’agit de « valoriser l’espace existant par la réhabilitation et la construction de locaux. Le renforcement de la capacité d’accueil de la structure dont les 125 lits (15 pour la maternité) sont jugés insuffisants est aussi envisagé. Tout comme le recrutement d’un personnel qualifié. Le centre hospitalier compte 237 agents, à savoir des fonctionnaires, des contractuels et des prestataires. La région comptait un seul pédiatre, deux gynécologues, un chirurgien orthopédiste, a informé la directrice, relevant, par ailleurs, que le projet d’établissement accorde une place importante à la gestion de la motivation du personnel dont beaucoup ne restent pas longtemps à Tambacounda.

Situé dans une zone frontalière de quatre régions et quatre pays, l’hôpital de Tambacounda reçoit des patients venant des deux Guinées, du Mali, de la Gambie et de la Mauritanie, a fait remarquer Thérèse Aïda Babilas Ndiaye.
Juste rappeler que le gouverneur de la région de Tambacounda, El Hadj Bouya Amar, lors de la cérémonie de remise de matériels offerts par Mamadou Oumar Sall, avait profité de l’occasion pour inviter la direction à mettre en place une politique d’attractivité visant à mieux intéresser les spécialistes. Outre les avantages et autres motivations que leur donne l’Etat, la structure doit, à son tour, trouver les voies et moyens pour les motiver davantage afin que les spécialistes acceptent de rester dans la région, au grand profit des populations, avait conseillé le chef de l’exécutif régional.

Pape Demba SIDIBE

 

Une salle équipée d’une valeur de 11 millions de FCfa a été inaugurée à l’Université Alioune Diop de Bambey. Elle vise, entre autres, à relever le défi de la formation, de la consolidation des acquis et de la promotion de l’auto-emploi et contribue à la vulgarisation des activités entrepreneuriales des étudiants.

A Thiappy, les étudiants créent leurs entreprises dont certaines trouvent des opportunités de financement. Un espace dédié à cette création, à la promotion et à la valorisation des activités entrepreneuriales a été récemment inauguré par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, à l’Université Alioune Diop de Bambey. Cette réalisation conjointe est de l’Uadb qui a fourni le local et du Programme d’enseignement supérieur pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Peseree) sur financement de la Coopération allemande.

D’ailleurs, la coopération sénégalo-allemande, qui propose une expertise internationale et une mutualisation interuniversitaire, a permis à l’Uadb de renforcer les capacités de ses ressources humaines, notamment avec des enseignants-chercheurs et des étudiants. Ces derniers ont bénéficié, selon le recteur Lamine Guèye, de sessions de formations aussi bien à Bambey qu’à Cologne grâce aux partenaires allemands, à savoir le Gtz et l’Université technique de Cologne.

La représentante de la délégation, responsable du Peseree, Cornelia Seck, a rappelé les orientations et objectifs de cette structure qui accompagne des organisations et communautés pour accroitre les performances et incubateurs afin d’atteindre les objectifs d’auto-emploi des étudiants bien imprégnés dans la Cellule université entreprise (Cue) et dans les concours et créations de projets. Selon le Pr Lamine Guèye, cette synergie saluée est la résultante d’un travail constant mené par des hommes et des femmes conscients de leur mission et qui se sont donnés pour obtenir de bons résultats en peu de temps.

Mamadou Aicha NDIAYE

 

Suite au séminaire intergouvernemental entre le Sénégal et la France qui s’est tenu en octobre dernier, il a été retenu de créer un campus franco-sénégalais. Ce projet devait permettre aux deux pays de promouvoir des programmes de haut niveau, incluant des délocalisations de formations supérieures françaises au Sénégal, des doubles-diplomations, des co-diplomations ainsi que des parcours de formation innovants co-construits. C’est ainsi qu’une première rencontre du Comité de pilotage du campus franco-sénégalais s’est tenue, le 19 avril 2018, pour passer à la phase opérationnelle de ce projet, lequel débutera certainement, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, lors de la rentrée 2019 avec des formations labellisées. Ainsi, des institutions d’enseignement supérieur public comme privé pourront bénéficier de ce cadre de partenariat entre le Sénégal et la France.

Selon Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, la coopération universitaire entre les deux pays est le parent pauvre de la coopération bilatérale. « Ceci est un paradoxe parce qu’au même moment, la France reçoit la première colonie d’étudiants sénégalais à l’étranger avec une augmentation de 40 % cette année par rapport à l’année dernière. A côté de cela, il faut organiser la coopération universitaire pour mieux la régénérer et la redynamiser. Cette coopération était éparse. Maintenant avec ce campus, elle sera bien organisée », a-t-il indiqué.

Le projet de campus qui sera basé à Diamniadio, d’après le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Mary Teuw Niane, commence à prendre forme. Selon lui, les axes de la coopération universitaire entre Dakar et Paris s’enrichissent d’un nouvel instrument qui permettra un partage et un transfert de connaissances et des savoirs.          

Oumar NDIAYE

 

La coopération entre les universités françaises et sénégalaises a été revisitée lors de la première Conférence Sénégal-France de l’enseignement supérieur. Une occasion saisie pour manifester la volonté de booster la professionnalisation dans l’enseignement supérieur à travers le futur campus franco-sénégalais de Dakar.

Ouverte hier, au Musée des civilisations noires à Dakar, la première Conférence Sénégal-France de l’enseignement supérieur a permis de revisiter la coopération entre les universités françaises et celles de notre pays. Les acteurs en ont aussi profité pour afficher leur volonté de booster la professionnalisation dans l’enseignement supérieur à travers l’ouverture prochaine d’un campus franco-sénégalais dédié à Dakar.

Venu présider l’ouverture des travaux, le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, a parcouru, avec des universitaires de France et du Sénégal, les enjeux de la nouvelle feuille de route déclinée dans le cadre de la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’enseignement supérieur. Désormais, la France et le Sénégal veulent miser sur la professionnalisation des enseignements et de la formation afin de booster l’emploi des sortants des universités ici au Sénégal. Selon le Pr Niane, il s’agit « d’aller vers la formation d’un capital humain capable de prendre en charge les politiques de développement et de maîtriser les enjeux liés à la compétition internationale autour de l’économie du savoir ».

Déclinant certains des objectifs du futur campus franco-sénégalais à Dakar, la directrice générale de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de France, Brigitte Plateau, a dit que le projet sera un élément de cristallisation pour dynamiser davantage tout ce qui a été fait jusque-là par les deux pays en matière de formation et de professionnalisation des enseignements. « Il s’agira d’aider l’enseignement supérieur du Sénégal dans le choix des formations et des modules qui vont s’appuyer sur les enjeux du Plan Sénégal émergent (Pse) », a-t-elle soutenu.
Concernant la formation des futurs pensionnaires du campus, Mme Plateau a annoncé les niveaux Bac+3 ou Bac+5. Elle a saisi l’occasion pour réitérer l’engagement de la France à accompagner le Sénégal dans le développement des formations porteuses dans le supérieur.

Selon Mary Teuw Niane, le Sénégal a tellement bien compris les enjeux de cette orientation qu’il a mis en place une feuille de route décennale accentuée sur des investissements dans des infrastructures universitaires, telles que les Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep), et l’alignement des formations sur les besoins du monde socioéconomique.

Seydou Prosper SADIO


Plus de 260 nouvelles filières professionnelles créées depuis 2013

Evoquant les récents acquis à mettre à l’actif de l’enseignement supérieur au Sénégal, le ministre de tutelle a insisté sur la volonté des plus hautes autorités de revisiter les modèles pédagogiques. Une orientation particulière a été ainsi donnée à l’introduction de nouveaux modules dans les enseignements. « Plus de 260 nouvelles filières professionnelles ont été créées depuis 2013 au sein des universités sénégalaises », a déclaré Mary Teuw Niane. Il a estimé que la professionnalisation est une des pistes majeures dans la réforme de l’enseignement supérieur au Sénégal. Selon lui, « nous ne pouvons pas gagner le pari de l’émergence en n’infléchissant pas nos programmes de formation vers les sciences et l’innovation ainsi que l’alignement des formations sur les besoins du marché de l’emploi ».  

S. P. SADIO

 

Cécile Compaoré Zoungrana, nouvelle représentante-résidente de l’Unfpa Sénégal, a présenté ses lettres de créances au ministre des Affaires étrangères du Sénégal, Me Sidiki Kaba.

La nouvelle représentante-résidente du Bureau du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) au Sénégal, Cécile Compaoré Zoungrana, a officiellement pris fonction. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, elle a présenté ses lettres de créances au ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, ce mercredi. Mme Zoungrana a félicité le gouvernement du Sénégal « pour les progrès remarquables notés pour améliorer la santé des populations, notamment des mères et des jeunes ». Selon la note, elle a rappelé aussi les trois résultats transformationnels du plan stratégique Unfpa pour la période 2018-2021, à savoir zéro besoin non satisfait en planification familiale, zéro décès maternel évitable et zéro violence basée sur le genre. Elle a réitéré à Me Kaba son engagement pour améliorer la contribution de l’Unfpa au sein du Système des Nations unies pour répondre aux priorités nationales. « Mon rôle est de renforcer la collaboration excellente qui existe depuis fort longtemps entre l’Unfpa et le Sénégal. Nous travaillerons ensemble, avec les ministères sectoriels clés, à mettre en œuvre, de manière structurée, les engagements du Sénégal conformément à la feuille de route de l’Union africaine », a déclaré Cécile Compaoré Zoungrana.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a, lui, insisté sur l’importance que le président Macky Sall accorde au développement du capital humain : l’axe 2 du Pse.

Revenant sur les progrès enregistrés par le pays en matière de planification familiale, Me Sidiki Kaba a souligné, dans le document, l’importance de garantir les droits sexuels et reproductifs. « Le droit à l’espacement des naissances donne à la femme le droit de maîtriser son corps pour une contribution efficace au développement du pays », a-t-il fait remarquer, réitérant alors la volonté du gouvernement du Sénégal de collaborer avec l’Unfpa.

De nationalité burkinabé, Mme Zoungrana rejoint le Sénégal avec une expérience de plus de 25 années en matière de population, santé de la reproduction et genre.

Oumar KANDE

C’est à travers l’organisation d’un téléthon que l’association « Blaise Sène » s’est encore manifestée dans la lutte contre la mortalité maternelle et néo-natale à Loul Sessène en octroyant une subvention de près d’un million de FCfa aux quatre postes de santé de la commune.

Le fléau des décès maternels est très marqué à Loul Sessène, comme l’a souligné la sage-femme du poste de santé de la commune, Simone Pouye. Il convient donc de mener des sessions régulières de sensibilisation et d’information. « Il y a également la prise en charge des patients souvent sans moyens. C’est pourquoi, dans notre programme, nous avons initié un téléthon qui nous a permis de collecter un million de FCfa pour pouvoir appuyer financièrement les postes de santé au nombre de quatre dans notre commune », a indiqué Blaise Sène, président de l’association qui porte son nom.

Cet ancien principal de collège à la retraite et ancien vice-président du Conseil rural a tenu à rappeler qu’étant orphelin de mère, cette dernière est décédée en voulant accoucher lors de son transport par charrette. « J’ai vécu cet évènement douloureux alors que j’étais jeune (avril 1969). Ceci m’a beaucoup marqué et m’a inspiré à m’engager dans la croisade contre la mortalité maternelle et néo-natale à travers la création de l’association, en 2016, en collaboration avec des amis et parents et avec comme crédo : ne plus voir mourir une femme à l’accouchement », a-t-il confié.

Depuis cette date, la fondation mène des activités d’information et de sensibilisation en direction des femmes en âge de procréer. Parmi ces activités figure la célébration du premier bébé de l’année dont la seconde édition a eu lieu au début du mois de janvier dernier.

Une belle initiative magnifiée par les nombreux participants à la cérémonie dont le maire de la ville, Sidya Diouf, et le Pr Madior Diouf, un des membres fondateurs de l’association. Le premier nommé, qui s’est félicité de l’organisation de ce téléthon, a encouragé les initiateurs avant d’engager la mairie à s’associer à toute action tendant au bien-être des populations.

Il faut aussi noter la présence et l’appui constant des marraines de la manifestation du nom du groupe « Vip Mbouga Khokhe Dene » et dont la présidente, Ephigénie Daba Diouf, s’est engagée, au nom de ses collègues, à accompagner l’association dans son combat et à participer en même temps au développement de la localité. Dans la foulée, elle a invité ses sœurs à se rapprocher davantage des structures sanitaires pour être mieux informées du suivi prénatal et éviter ainsi les dangers liés à la maternité. Quant au Pr Madior Diouf, il a exhorté les populations de Loul Sessène à s’impliquer dans la lutte contre la mortalité maternelle et néo-natale à travers l’association « Blaise Sène » qui mène des séances d’information et de sensibilisation.

Mohamadou SAGNE

Le médecin-chef de la région médicale de Kolda demande à la communauté de participer à la détection des malades potentiels pour vaincre la tuberculose.

Le taux de détection de la tuberculose dans la région de Kolda est encore en-deçà des attentes des autorités médicales. En effet, sur les 745 cibles attendues en 2017 (nouveaux cas de tuberculose pulmonaire bactériologiquement confirmés, c’est-à-dire contagieux), 301 seulement ont été atteintes contre 444 manquantes. Concernant les cas de tuberculose pulmonaire et extra-pulmonaire, sur les 1.040 cibles attendues l’année dernière, 332 cas ont été atteints pour 708 manquants. Par contre, pour ce qui est du test de Vih chez les personnes atteintes de tuberculose, sur 100 % des cibles attendues, 99% des cas ont été atteints pour un seul cas manquant. Ces informations ont été données lors de l’atelier de plaidoyer organisé à Kolda par la région médicale à l’occasion de la Journée régionale de lutte contre la tuberculose.

De nombreux leaders, dont des responsables de groupements féminins, d’associations de jeunesse, d’organisations communautaires de base, socioprofessionnelles, des guides religieux, des notabilités coutumières, et des chefs de services régionaux ont pris part à cette rencontre. Le thème de cette année est : « Nous sollicitons les leaders pour un monde sans tuberculose ». Les principaux facteurs de risque de la tuberculose dans la région de Kolda sont, entre autres, la promiscuité, la précarité, la pauvreté et l’exposition au tabac.

Le médecin-chef de la région médicale, le Dr Yaya Baldé, s’est félicité de la forte mobilisation des acteurs contre la tuberculose. «Maintenant la tuberculose est une activité multisectorielle. Tous les acteurs vont participer à la lutte. Aujourd’hui, nous devons marquer l’histoire puisque le slogan au niveau mondial est « Mettre fin à la tuberculose ». Pour cela, les leaders doivent être impliqués, puisque c’est eux qui vont porter cette lutte auprès des communautés », a-t-il déclaré. Le Dr Baldé a ainsi demandé aux différents acteurs de s’impliquer dans la détention des malades potentiels qui vivent au sein de la communauté pour faciliter la prise en charge précoce de la maladie afin de l’éradiquer. Il a également insisté sur la nécessité d’un traitement correcte des malades pour éviter la survenue des résistances tout en leur assurant une bonne guérison.

Mamadou Aliou DIALLO

Le lycée technique agricole Emile Badiane de Bignona a organisé la 1ère édition de ses journées de promotion de l’entrepreneuriat. L’objectif visé était de susciter la créativité chez les étudiants pour qu’après leur formation ils puissent créer leur propre business au lieu de croiser les bras, attendant un hypothétique emploi de la part de l’Etat.

Le lycée technique agricole Emile Badiane de Bignona est dans la dynamique de promotion de l’entrepreneuriat depuis plusieurs années grâce à l’apport de ses partenaires stratégiques que sont l’Usaid/Era et l’association « Sénégalité ». C’est ce qui a motivé l’organisation des journées de promotion de l’entrepreneuriat agricole dont la 1ère édition a eu lieu récemment. Le proviseur Ibou Diédhiou a estimé que la création d’entreprises est une solution au chômage des étudiants diplômés des institutions de formation. Il a souhaité que tous ceux qui ont pour mission de former intègrent le volet « insertion » dans leurs programmes. D’ailleurs, le lycée technique agricole Emile Badiane s’y emploie grâce à la mise en place du Bureau d’appui à l’insertion et au suivi des sortants.

Actuellement, le taux d’insertion avoisine 98 % au niveau du Bts (Brevet de technicien supérieur). Mais, l’établissement, selon son proviseur, ne veut pas s’arrêter à ce stade parce qu’il s’agit de l’emploi salarié. « Nous voulons que nos étudiants créent l’emploi non salarié en mettant sur pied leurs propres entités autonomes de production de biens et services marchands, et qu’ils deviennent des chefs d’entreprise », a indiqué M. Diédhiou. Le lycée technique agricole Emile Badiane est sur cette voie. L’établissement a, en effet, déjà mis en place une première génération d’entreprises agricoles créées par les étudiants diplômés qu’il a eu à former. Et il en est à la deuxième génération d’entreprises mises en place par ses anciens étudiants. Le nombre total est estimé à quelque 12 entreprises installées à travers le Sénégal.

L’Université Assane Seck de Ziguinchor, par la voix du chef du Département Agroforesterie, Charahabil Mohamed, a assuré les autorités du lycée de son soutien à promouvoir l’entrepreneuriat agricole comme une possibilité d’insertion socioéconomique réelle des étudiants et élèves diplômés des institutions de formation.

Le directeur du projet Usaid/Era, Demba Farba Mbaye, et l’adjoint au préfet du département de Bignona, Al Hassane Bâ Cissé, en ont fait autant. Quant au Dr Roland Sauter, il a annoncé que l’association « Sénégalité » dont il est le président va continuer à soutenir le lycée agricole de Bignona pendant plusieurs années encore, pour la promotion de l’entrepreneuriat agricole, et à financer de nouvelles entreprises en Casamance.

El Hadj Moussa SADIO

L’association « Diama Rek », créée par des Sénégalais séjournant aux Usa, vient de doter les postes de santé de la commune de Fatick d’un important lot de matériel médical et de médicaments.

Ndèye Name Diouf, directrice de l’Alphabétisation et des Langues nationales, marraine de l’association, a présidé la cérémonie de réception en présence des Infirmiers chefs de poste (Icp) au nombre de huit. Ce don, d’après Mamy Coumba Sanou Diouf qui représentait « Diama Rek », devrait permettre de relever les plateaux techniques des différentes structures sanitaires de la commune à qui ils invitent à « une utilisation rationnelle des médicaments et du matériel ». D’ailleurs, comme l’a indiqué le porte-parole des Icp, Diogoye Dione, « le dispatching du matériel a été fait en fonction des besoins de chaque structure bénéficiaire pour ainsi satisfaire les premiers soins en cas d’urgence selon les pathologies les plus fréquentes dans chaque quartier ».

La marraine s’est réjouie de cette opportunité offerte à la ville de Fatick et qui est l’œuvre d’une association de Sénégalais basée aux Etats-Unis. Ndèye Name Diouf a promis de plaider à chaque fois que de besoin la cause de sa localité quand il s’agira d’arbitrage dans le choix des bénéficiaires.

Des doléances n’ont pas manqué lors de cette cérémonie, notamment le plaidoyer pour la réhabilitation du centre de santé.

Mohamadou SAGNE

L’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Ucad vient de poser un jalon de plus dans l’intégration du numérique dans les enseignements avec l’inauguration d’un centre techno-pédagogique.

Le numérique semble se conjuguer au présent à l’Ecole supérieure polytechnique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Le 17 avril 2018, sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, cet établissement a étrenné un nouveau centre techno-pédagogique destiné au renforcement de l’éducation numérique dans les enseignements dispensés aux étudiants.

Acquis grâce à un partenariat avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse, ce centre dont le studio est équipé d’outils de dernière génération vise à promouvoir l’intégration du numérique éducatif dans l’enseignement supérieur, a indiqué le ministre à la cérémonie inaugurale.

A travers ce geste, il a estimé que l’Esp s’est inscrite dans la volonté déclinée par le chef de l’Etat, Macky Sall, à savoir « mettre les Technologies de l’information et de communication (Tic) au cœur du développement de l’enseignement supérieur et de la recherche pour améliorer l’accès à l’enseignement supérieur et à l’efficacité du système ». Le centre techno-pédagogique a pour objectif de regrouper, dans un unique espace, un ensemble de ressources humaines compétentes et des ressources matérielles modernes à même d’accompagner les projets d’innovation pédagogique intégrant les Tic, telles que les Mooc (Massive open online course ou Cours en ligne ouvert et massif), la formation en ligne, les classes virtuelles, a déclaré le directeur de l’Esp, Papa Alioune Sarr Ndiaye. Il a profité de l’occasion pour saluer les efforts entrepris par les autorités étatiques dans la promotion du numérique dans le supérieur.

Abondant dans le même sens, le Pr Niane a cité l’exemple de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) qui, selon lui, « a fini de convaincre qu’il n’est pas utopique de miser sur le numérique, que le numérique n’est pas qu’une aventure pédagogique, mais qu’il est à la fois le présent et l’avenir de l’enseignement supérieur en Afrique ». Avec cet outil que vient d’acquérir l’Esp, il a affirmé que l’établissement peut aspirer à produire le premier Mooc 100 % africain à diffuser à partir du continent au bénéfice de l’éducation numérique dans le monde. Le ministre n’a pas manqué de magnifier la coopération établie à ce propos par l’Esp et l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Ces deux établissements font partie du Réseau d’excellence des sciences de l’ingénieur de la Francophonie numérique en Afrique subsaharienne.

Seydou Prosper SADIO

Le Sénégal s’achemine vers un accès universel équitable et amélioré de l’eau potable. Cet objectif est réalisable au regard du taux d’accès global à cette ressource qui est à 98,8 % en milieu urbain et à 91 % dans le monde rural. Des acquis sont aussi enregistrés dans l’accès à l’assainissement.

Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a présenté, le 12 avril 2018, ses performances sectorielles et ses contraintes. La revue sectorielle conjointe 2018, présidée par Mansour Faye, a permis de mesurer les impacts des investissements en termes d’accès à l’eau potable et aux services de l’assainissement. A titre illustratif, le programme des 300 forages, le volet hydraulique du Pudc, avec la construction en cours de 251 forages, ont porté le taux d’accès à l’eau potable à 91 % au 31 décembre 2017 dans le monde rural. «Ces deux dernières années, nous avons réceptionné 158 forages neufs, 132 châteaux d’eau, près de 3.700 km de réseau et au moins 1.760 bornes fontaines à travers toutes les opérations, y compris les différentes phases du Pudc», a affirmé le ministre.

En outre, le taux d’accès de 79,1 %, enregistré dans le monde rural, se rapproche des standards internationaux. En milieu urbain, le Sénégal n’est pas à la traine en Afrique. Au contraire, le taux d’accès global est à 98,8 % alors que la proportion des branchements domiciliaires se situe à 90,3 %. «Notre ambition est, à court terme, de parvenir à un accès universel équitable et amélioré à l’horizon 2021», a fait savoir Mansour Faye.

«C’est surtout les deux programmes phares, à savoir la troisième usine de Keur Momar Sarr (Kms3) lancée en fin 2017 et l’usine de dessalement des Mamelles dont les travaux vont démarrer en 2018, qui vont mettre fin au spectre des pénuries, à l’horizon 2021, avec une production additionnelle attendue de 300.000 m3 par jour pour un financement global bouclé de 421 milliards de FCfa», a-t-il précisé.

Des progrès dans l’assainissement
Dans le domaine de l’assainissement, des progrès sont enregistrés. La preuve, l’enquête Wash, réalisée en partenariat avec l’Ansd, a révélé un taux d’accès à l’assainissement en milieu urbain de 67,4 % et 42,3 % en milieu rural. «Il y a des avancées dans ce sous-secteur qui mérite d’être boosté pour accélérer la délivrance de services durables à nos populations», a reconnu le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Ces efforts ont été salués par des partenaires comme l’Usaid, lequel invite le gouvernement à consentir davantage d’investissements au secteur de l’assainissement. «Bien que la demande d’achat de services d’assainissement soit inférieure à celle de l’eau, le fait que les investissements réalisés par les ménages dépassent ceux des bailleurs et du gouvernement démontre amplement l’importance de l’assainissement dans les zones rurales», a noté la directrice de l’Usaid, Lisa Franchett.

Pour sa part, le représentant de la Banque mondiale a plaidé pour la prise en compte des effets du changement climatique en préservant davantage des ressources en eau et en tenant compte de l’érosion côtière.

Idrissa SANE

Les interventions en santé communautaire se sont développées ces dernières années. Pour renforcer cette dynamique et échanger des expériences, le Réseau des acteurs communautaires en santé de Pikine (Racs/Pk) a organisé un forum de deux jours sur la mise en œuvre de la santé communautaire. Il a également évalué son apport dans la mise en œuvre des programmes de santé.

Au cours de cette rencontre, les acteurs ont unanimement reconnu la nécessité de porter les messages clés auprès des communautés sur la santé de la mère et de l’enfant, la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles. Ils ont également appelé à un renforcement institutionnel de la santé communautaire et une forte appropriation de la santé communautaire par les collectivités locales. «La santé communautaire est un maillon important dans le système de santé au Sénégal. Les organisations communautaires sont très actives dans la promotion de la santé », a reconnu Omar Dia, président du Racs/Pk, rappelant l’intégration de volets communautaires dans de nombreux programmes de santé (lutte contre les maladies, nutrition, santé de la mère et de l’enfant etc.).Le médecin-chef du district sanitaire de Pikine, Assane Ndiaye, a loué le rôle des acteurs communautaires qui, a-t-il souligné, délivrent des informations importantes aux populations sur les règles édictées dans les différents programmes de santé. Une randonnée pédestre sur le thème «amélioration du bien-être sociosanitaire des populations: notre combat! », a bouclé cette initiative.

Abdou DIOP

Pour mieux faire face aux nouvelles problématiques de santé publique qui ont des connexions avec l’environnement et les animaux, l’approche «One health» ou «Une seule santé» a été développée sur le plan mondial. Au Sénégal, une structure de coordination multisectorielle de la sécurité sanitaire mondiale «One health» a été mise en place. Selon Seydou Guèye, secrétaire général du gouvernement, cette structure a un ancrage institutionnel particulier, parce que dépendant de la Primature. Le gouvernement veut, à travers cette initiative, rendre opérationnelle cette approche commune et solidaire de gestion des questions de santé publique. C’est ainsi qu’une rencontre de partage et de sensibilisation des secrétaires généraux et directeurs de cabinet des ministères sectoriels du Haut conseil national du programme de sécurité sanitaire mondial «One health» a été organisée, hier, en collaboration avec la Fao et l’Usaid, partenaires techniques et financiers de ce programme.

Pour M. Guèye, avec cette approche holistique que constitue le concept «One health» ou «Une seule santé», médecins, vétérinaires, biologistes et environnementalistes doivent se dresser comme un seul rempart contre les nouvelles menaces sanitaires liées à l’homme, les animaux ou l’environnement et aussi créer les conditions d’une franche collaboration. Ce Haut conseil national du programme de sécurité sanitaire mondial «One health», selon Reda Lebtahi, représentant de la Fao au Sénégal, va renforcer les capacités des secteurs d’appui essentiels à l’atteinte des objectifs du Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale (Passm). Plusieurs secteurs sont concernés, notamment ceux en charge de la sécurité publique, du transport, de la justice, des mines, de l’énergie, de l’économie et des finances, des relations extérieures, de l’administration territoriale, de la communication, des télécommunications et du secteur privé.

Oumar NDIAYE

Le Complexe scolaire international Keur Madior a entamé la 8ème édition de ses Journées sportives et culturelles. Un rendez-vous de 4 jours à travers lequel le groupe scolaire a convié les élèves d’une quinzaine d’écoles pour communier autour de plusieurs thématiques culturelles, éducatives et sportives.

Le coup d’envoi des Journées sportives et culturelles de Keur Madior a été donné le 12 avril 2018 au stade Caroline Faye de Mbour. La particularité de cette édition est la jonction des deux moments forts que l’école organise chaque année : les Journées sportives et culturelles et les Olympiades. «Cette année, nous avons jugé nécessaire de les combiner et de faire en sorte que nous puissions réunir, pendant trois jours, toute la communauté éducative de Keur Madior (élèves, parents, enseignants, personnels administratifs, etc.) autour d’un même idéal», a souligné Papa Djibril Diop, directeur du Complexe. Pour ce faire, une quinzaine d’écoles de Mbour, Thiès et Dakar, du préscolaire au lycée, ont été invitées. Le clou de ces journées est la conférence prévue aujourd’hui et animée par le professeur Songhé Diouf et le journaliste Abdoulaye Cissé autour du thème : «Les réseaux sociaux et environnement de violence au Sénégal. Quel impact en milieu scolaire». Les organisateurs ont voulu ainsi coller à l’actualité pour s’adresser à leur public jeune. «Nous sommes dans un monde qui bouge avec beaucoup de jeunes dans un environnement virtuel et où nos enfants se réveillent dans la maison sans pour autant être avec nous. Il est bon qu’ils puissent savoir à quoi servent ces réseaux sociaux, quels sont leurs dangers et quels impacts ils peuvent avoir dans leur environnement», a souligné M. Diop. Il a indiqué qu’il y a aussi cette violence qui constitue un problème avec des enfants kidnappés, tués... Des faits devant lesquels les élèves et toute la communauté doivent réfléchir pour pouvoir être armés et faire face à cette situation. Il s’agit donc de joindre l’utile à l’agréable. D’où l’appel fait à la population pour venir communier avec les enfants et partager cette joie avec eux.

Ousseynou POUYE

LES OLYMPIADES, CADRE DE DÉTECTION DE TALENTS
«Nous nous sommes rendu compte que les enfants aiment le sport, et très souvent, dans nos pays, ils abandonnent les études pour cette activité. Nous avons donc pensé qu’il faut, aujourd’hui, remettre le sport au cœur de l’école pour permettre aux enfants de le pratiquer mais aussi de pouvoir avancer à l’école», a déclaré le directeur du Complexe Keur Madior. En dehors du sport, d’autres aptitudes sont décelées chez l’enfant qui est mis dans des conditions de s’exprimer. Ceux qui ont un talent artistique le feront valoir pendant ces journées, car pour les initiateurs, l’éducation n’est pas seulement savoir lire et écrire. «C’est aussi faire éclore tout le potentiel qui se trouve chez les enfants pour leur permettre de pouvoir réussir demain», a expliqué Papa Djibril Diop.

O. POUYE

«Nous nous sommes rendu compte que les enfants aiment le sport, et très souvent, dans nos pays, ils abandonnent les études pour cette activité. Nous avons donc pensé qu’il faut, aujourd’hui, remettre le sport au cœur de l’école pour permettre aux enfants de le pratiquer mais aussi de pouvoir avancer à l’école», a déclaré le directeur du Complexe Keur Madior. En dehors du sport, d’autres aptitudes sont décelées chez l’enfant qui est mis dans des conditions de s’exprimer. Ceux qui ont un talent artistique le feront valoir pendant ces journées, car pour les initiateurs, l’éducation n’est pas seulement savoir lire et écrire. «C’est aussi faire éclore tout le potentiel qui se trouve chez les enfants pour leur permettre de pouvoir réussir demain», a expliqué Papa Djibril Diop.

O. POUYE

Réunis en assemblée générale au lycée Alboury Ndiaye de Linguère, les militants des syndicats constitutifs du G6 ont planché sur les rencontres des secrétaires généraux avec le président de la République, le 30 mars 2018, et le Khalife général des Tidianes, le 8 avril 2018, à Tivaouane.

Les six syndicats dits représentatifs dans le secteur de l’éducation ne comptent pas baisser les bras dans leur bras de fer avec l’Etat. Ainsi, le G6 qui regroupe le Saemss, le Cusems, le Sels, le Sels/A, l’Uden et le Sneelas/Fc maintient la cadence. En assemblée générale au lycée Alboury Ndiaye, le secrétaire général de la section Uden de Linguère, Amidou Sidibé Coundoul, a affirmé que si le gouvernement ne revoit pas sa copie, « les enseignants continueront la grève pour obtenir gain de cause ». « Cela fait maintenant des années que les mêmes errements produisent les mêmes effets, alors que les enseignants ne demandent strictement que d’être mis dans des situations qui les revalorisent eux et leur métier », s’est offusqué M. Coundoul tout en attirant l’attention de l’opinion nationale, des parents d’élèves, des médiateurs sociaux et des élèves sur le fait que c’est le gouvernement qui ne leur laisse pas d’autres choix que de poursuivre la lutte.

Dans la même veine, le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels), Thierno Diop, a souligné que le gouvernement a opté pour une politique de pourrissement de la situation en passant par des faits d’intimidation et de diabolisation des enseignants. « Mais, pour toutes ces pratiques et stratégies, nous sommes appelés à faire face et nous ferons face, parce que nous avons noté la détermination des enseignants », a-t-il indiqué.

S’agissant du point essentiel de l’ordre du jour, le compte rendu a été lu devant l’assemblée. Sur les 76 présents, les différentes interventions enregistrées ont salué la médiation du khalife général des Tidianes tout en déplorant les proportions encore dérisoires proposées par le président de la République. Ainsi, 80 % des membres exigent le relèvement minimal de l’indemnité de logement à 100. 000 FCfa à effet immédiat partiel (c’est-à-dire 20. 000 FCfa en fin mai 2018 et 20 000 de FCfa à compter du 1er octobre 2018) et optent pour la poursuite de la lutte. En outre, 20 % des intervenants sont pour la suspension, juste le temps de permettre au gouvernement de conduire l’application des propositions faites par le président de la République.

Masse NDIAYE

Après l’audience accordée par le Chef de l’Etat, Macky Sall, aux syndicalistes du G6, ces derniers avaient promis de consulter la base. Celle-ci vient de se prononcer. Elle rejette l’offre du Président de la République par rapport à la question de l’indemnité de logement, selon le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire du Sénégal (Saemss), Saourou Sène. A l’en croire, ses camarades ont appris que les médecins ont obtenu près de 150 000 FCfa. Dès lors, ils refusent de «jouer les seconds-rôles alors que ce sont des gens d’un niveau diplômant reconnu par tous les Sénégalais, à commencer par le gouvernement». Et pourtant le chef de l’Etat et son gouvernement ont tout fait pour arrêter cette énième perturbation à travers le maintien du dialogue et par des actes. La preuve, le Président Sall s’est personnellement impliqué. C’est pourquoi, après l’audience qu’il a accordée aux enseigants, les parents d’élèves avaient espéré une reprise des cours dès la fin des vacances de Pâques.

Que nenni ! Les enseignants veulent que l’alignement qu’ils réclament se fasse hic et nunc, sinon rien. Or, nous avions appris auprès de leurs anciens, particulièrement Mohamed Coly du Sudes, que le slogan « La lutte continue » signifie qu’en termes de négociations, lorsque l’on a un certain taux de satisfaction, on suspend la grève, puis l’année suivante, on remet le reste sur la table.

Comment prétendre, avec ces grèves longues et récurrentes, à «une école de la réussite» ? Une chimère ! L’école n’est pas une propriété exclusive de l’Etat. Elle est un bien commun. Sa marche requiert l’implication de l’ensemble des acteurs : Etat, enseignants, élèves, parents, communautés, collectivités locales, société civile…

Ne l’oublions jamais, si la plupart des Sénégalais ont pu occuper le poste qu’ils ont aujourd’hui, c’est grâce à « cette grande avancée républicaine que constitue l’école laïque, gratuite, obligatoire », pour reprendre les propos de Manuel Valls, ancien Premier ministre français, alors qu’il défendait la « Réforme du Collège en France » en mai 2015. Bref, elle a été le moteur de leur ascension sociale. Mais surtout, c’est parce que des milliers d’enseignants se sont sacrifiés pour eux, sans doute dans des conditions parfois inimaginables.

Aujourd’hui, l’avenir de milliers de jeunes sénégalais est en train de s’assombrir. Les taux d’échecs de ces dernières années aux différents examens, particulièrement dans le moyen-secondaire (où la grève est plus accentuée), en sont une parfaite illustration. L’an dernier, au Bfem et au baccalauréat, on a enregistré des résultats très décevants (32% au Bac général).

L’école sénégalaise est devenue «une fabrique d’échecs» du fait de la faible maîtrise des compétences fondamentales, des taux de redoublement et d’abandon encore élevés, de l’inadaptation aux besoins du pays… Ce qui constitue une source majeure de gaspillage des ressources allouées à l’éducation puisque le pays consacre, tout au moins, 24% de son budget national à cet important secteur. Cette responsabilité est commune. Tous coupables !

Loin de moi de soutenir que les revendications des enseignants sont illégitimes. Elles le sont tout autant que celles des greffiers, médecins (qui font 8 à 12 ans d’études supérieures), agents de la santé, professeurs d’université - qui avaient l’une des retraites parmi les plus infâmes du pays -, mais également des paysans, pêcheurs, artisans, etc. Tout est donc priorité dans ce pays où les ressources sont limitées. Pendant qu’on y est, et les journalistes qui font connaître les problèmes de tous sauf les leurs ?

Quant à l’Etat, il doit accélérer le processus d’intégration, de reclassement, d’avancement et de validation, mêrme s’il faut reconnaître que l’opération coup de poing qu’il a eu à mener a fait avancer les choses de manière significative. Il doit surtout cesser de signer des accords qui ne peuvent être respectés. L’opinion saura où se trouve la part de vérité en cas de blocage.

Le système de rémunération des agents de l’Etat, on le sait tous, a été déréglementé depuis 2004 lorsqu’on a créé toutes sortes d’agences, et je ne sais quoi, en octroyant des avantages inqualifiables (d’énormes indemnités sous prétexte qu’on valorise les compétences) à certains, tandis que d’autres qui triment à longueur de journée ne reçoivent que des miettes. Il y a donc lieu de corriger toutes ces incongruités ; ce qui nécessite une réforme globale.

Au Sénégal, la rémunération globale du secteur public (constitué, en 2015, de plus de 64 % d’enseignants, selon l’ancien directeur de la Fonction publique, Nouhou Demba Diallo -Cf. Le Quotidien du 15 avril 2015- ), qui ne représente que moins de 1 % de la population (moins de 130.000 agents), sera de «860,4 milliards de FCfa pour l’année 2018, soit 39 % des recettes fiscales, largement supérieure à la norme des 35 %. Cela ne tient pas compte de la masse salariale des collectivités territoriales». (Cf. contribution de Ibrahima Sène du Pit, le 27 janvier 2018).

Est-ce normal qu’1 % de la population consomme autant de ressources du pays ? Ce qui est surtout à éviter, c’est dire que tel corps a ça, le mien doit l’avoir également. L’administration, c’est une question de statut qui diffère d’un corps à un autre. Certains enseignants, du moyen-secondaire en particulier, avaient une pension de retraite plus élevée que celle des professeurs d’université qui les ont pourtant formés.

Alors, chers enseignants, agissez comme le regretté grand syndicaliste Iba Ndiaye Djadji et ses camarades de l’époque dont l’actuel patron honoraire de la Csa, Mamadou Diouf. Ce dernier nous rappelait, l’an dernier, qu’en 1989, face au blocage des négociations avec l’Etat, ils avaient décidé la «Trêve de l’action de grève». Ils avaient levé le mot d’ordre suite à une audience avec le chef de l’Etat d’alors, Abdou Diouf (c’était une de leurs exigences).

Pour eux, «il n’était pas question d’aller à une 2ème année blanche après celle de 1988 par la faute des enseignants», nous expliquait-il. Cette action noble, ils l’ont récidivée en 1997. Les négociations étant bloquées au niveau ministériel sur la principale revendication (celle de porter l’âge de la retraite à 60 ans), les syndicalistes avaient demandé l’arbitrage du président Diouf.

«Il nous a dit que c’était possible d’aller à 58 ans. Puisque c’était son arbitrage qu’on voulait et qu’il avait tranché, le bureau national que dirigeait Iba Ndiaye Djadji avait décidé de la levée du mot d’ordre. Certains de nos camarades l’avaient accusé de trahison », a ajouté Mamadou Diouf. Mais, pour ces syndicalistes, il s’agissait de l’avenir des enfants. Nous fûmes de ceux-là (le gros lot d’enseignants et de dirigeants d’aujourd’hui). Imaginons qu’ils eurent persisté dans leur refus ! Alors, chers enseignants, imitez Iba Ndiaye Djadji ! Pour l’avenir de nos enfants, de notre chère Patrie que vous aimez tant.

Par Daouda MANE

En visite au Sénégal, les bailleurs de fonds du Partenariat de Ouagadougou se sont rendus à la clinique de l’Asbef où beaucoup de jeunes bénéficient d’un encadrement en santé sexuelle de la reproduction.

Dans le cadre de leur caravane, des bailleurs de fonds du Partenariat de Ouagadougou ont visité, le 11 avril 2018, la clinique de l’Asbef (Association sénégalaise pour le bien-être familial). Ils ont échangé avec les responsables et les membres du programme jeune. Le chargé des relations avec les pays du Partenariat de Ouagadougou (Po), Rodrigue Ngouana, a soutenu que la jeunesse qui constitue l’essentiel de la population est une cible privilégiée en matière d’offre de services de santé de la reproduction. « Dans les recommandations de la phase d’accélération 2016-2020 du Po, les ministres avaient demandé que les pays mettent l’accent sur les aspects à haut impact. En Afrique, environ 60 % de la population est jeune et est âgée entre 10 et 24 ans. Cette proportion va augmenter, et elle est exposée au comportement déviant, alors que les jeunes seront les parents de demain. Si on veut compter sur eux pour avoir des comportements sexuels responsables, il faut agir tôt et vite », a-t-il laissé entendre.

Auparavant, l’Asbef a présenté sa politique pour mieux atteindre la cible jeune en offrant des services d’information de qualité en santé sexuelle et reproductive. La sage-femme de la clinique de l’Asbef, Ndèye Yacine Fall, a indiqué que toutes les méthodes de planification familiale se font dans la structure. « Nous donnons des conseils aux jeunes et aux femmes en organisant des causeries », a-t-elle ajouté. Dans ce sens, pour l’année 2017, 1.558 jeunes ont été touchés pour les pilules et plus de 5.000 pour les méthodes injectables dans le cadre d’une distribution à base communautaire. 700.000 condoms ont également été distribués par l’Asbef en 2017. « Les adolescents fréquentent beaucoup notre structure, car il y a la confidentialité. On discute avec eux, on leur donne des conseils sans les juger. Les jeunes aiment cette approche et se sentent à l’aise », a confessé Mme Fall. D’une manière générale, l’Asbef a permis l’autonomisation de 580.112 jeunes pour la promotion des Droits en santé sexuelle et reproductive (Dssr). Le directeur des programmes de l’Asbef, Moussa Mané, a précisé que leur structure offre des services à différents niveaux (demande et sensibilisation, mais aussi au niveau du plaidoyer). « Nous avons un Mouvement d’action des jeunes. Ces derniers s’engagent et vont dans les communautés partager les informations, sensibiliser les populations. 38 % de nos services sont offerts à la cible jeune. Si le Sénégal veut capturer le dividende démographique, il est nécessaire de prendre en charge cette question de la santé de la reproduction des adolescents », a-t-il souligné.

Oumar KANDE

La Grande côte opération (Gco) constitue un cas d’école dans le respect de l’environnement. Ainsi parle le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Mame Thierno Dieng, qui a effectué une visite le 10 avril dans les installations de cette entreprise minière.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a fait le déplacement à Diogo, dans la commune de Darou Khoudoss, région de Thiès, pour constater de visu les dispositions prises par Grande côte opération (Gco) pour la préservation de l’environnement. A la fin de sa visite, le Pr Mame Thierno Dieng a décerné un satisfecit à cette entreprise minière qui exploite le zircon. « Il s’agissait de s’assurer que toutes les installations de l’industrie minière se préoccupent de l’environnement. Mais, ce que j’ai vu peut être considéré comme un modèle achevé de ce que doit être une politique environnementale d’une industrie de cette taille et de cette dimension. Il s’agit véritablement d’un cas d’école », s’est-il félicité. Poursuivant, il a indiqué que trois facteurs confirment que cette entreprise a la très claire conscience de l’importance de l’environnement dans ce qu’elle fait. « Le premier facteur est qu’elle a une direction de l’environnement d’égale dignité avec toutes les autres directions. Cela veut dire qu’elle ne se préoccupe pas seulement de bénéfices. Le deuxième facteur est lié à la qualité des ressources humaines. Les explications que les cadres nous ont données sont très limpides. Le troisième facteur est ce que l’on voit sur le terrain. L’entreprise fait plus que de la restauration, elle est dans la résilience. Elle fait plus que respecter l’environnement, elle le promeut », a encore noté le Pr Dieng.

Gco, un modèle de respect de l’environnement
Pour le ministre de l’Environnement, la Gco est en train de faire des reboisements et de façon réfléchie, parce qu’elle est partie des besoins pour se donner les moyens de les satisfaire. « Pour rappel, la cuvette maraîchère existe à la faveur de la bande de filaos implantés arbre après arbre sur 450 km par les agents des Eaux et Forêts. C’est grâce à cette bande que la cuvette maraîchère a été préservée de l’ensablement et que les dunes de sable reviennent. Et l’on constate que vous êtes en train de reconstituer cette bande avec une plus grande ampleur et beaucoup plus de moyens. Ce que je constate ici devrait servir de modèle et d’exemple à tous ceux qui se lancent dans des industries de cette nature », a insisté Mame Thierno Dieng. De plus, a-t-il mentionné, la dimension sécuritaire est très importante à Gco, contrairement dans certaines industries minières. « Aujourd’hui, il y a beaucoup d’industries qui ne répondent pas aux normes environnementales et sur lesquelles nous sommes en train de mettre la pression pour qu’elles se mettent à l’endroit. Du point de vue juridique et en conformité avec la loi, vous remplissez toutes les conditions d’après la directrice de l’Environnement. Nous sommes extrêmement satisfaits parce que vous êtes en train de faire ce que l’on attend d’un responsable », a adressé le ministre aux responsables de la boîte.

Pour sa part, le directeur de Gco, François Godin, a estimé que c’est une chance d’avoir reçu le ministre de l’Environnement. Cela leur a permis de lui faire constater de visu le travail qu’ils réalisent dans la préservation de l’environnement. A l’en croire, la particularité de Gco est qu’elle réhabilite en même temps qu’elle exploite. Ce qui est très diffèrent d’une société minière traditionnelle qui réhabilite à la fin de l’exploitation.

Ndiol Maka SECK

 


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