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Actualités (3287)

Le directeur de l’hôpital Principal de Dakar, le général Bakary Diatta, parrain de la promotion 2015 de la section mathématiques-informatique de la Faculté des sciences et techniques de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, mène depuis des années deux carrières militaire et médicale jugées accomplies.

Elevé au rang de général de brigade le 1er septembre 2015, Bakary Diatta est le premier Africain agrégé en anesthésie-réanimation. S’exprimant à l’occasion de la cérémonie de promotion des 85 nouveaux ingénieurs-informaticiens de la section mathématiques-informatique de l’Ucad, le représentant du recteur, Joseph Sarr, a invité les récipiendaires à s’inspirer de leur parrain pour en faire leur référence. « Votre parrain allie en lui trois grandes qualités : haut gradé des Forces armées sénégalaises, puisque général de brigade, enseignant chevronné puisque professeur agrégé, mais aussi médecin-chef et directeur du prestigieux hôpital de renommée, l’hôpital Principal de Dakar », a souligné le doyen de la Faculté des sciences et techniques de l’Ucad.

Selon le responsable de l’Ecole doctorale mathématiques-informatique (Edmi), Hamidou Dathe, « parrain ne pouvait pas être mieux choisi que le général, professeur, médecin, directeur du plus grand hôpital de la sous-région ». Il a fallu 32 ans au médecin-général Bakary Diatta pour gravir tous les échelons aussi bien dans le domaine médical que militaire. Médecin-chef du bataillon des sports de l’armée entre 1986 et 1998, il fut spécialiste des hôpitaux des armées en anesthésie-réanimation à partir de mars 1992, puis médecin adjoint du service de réanimation de l’hôpital principal de Dakar (1992-1994). Le médecin-général Diatta a été ensuite reçu au concours d’agrégation du Val-de-grâce de Paris en anesthésie-réanimation en 1999, devenant ainsi le premier Africain à atteindre ce niveau dans cette spécialité. Promu médecin-colonel le 1er octobre 2005, il a attendu dix ans pour étrenner le grade de général de brigade, c’est-à dire le 1er septembre 2015. Le médecin-général Bakary Diatta a, entre temps, présidé aux destinées de l’Ecole d’application du service de santé des armées du Sénégal (académie militaire) de 2008 à 2015.

(APS)


 

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a annoncé hier un grand projet d’assainissement de la ville de Saint-Louis. Le montant global est de 7 milliards 800 millions de FCfa.
Le directeur de l’Onas, Alioune Badara Diop, a réitéré l’engagement du président de la République, Macky Sall et de son ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Fraye, à améliorer le cadre de vie des populations de la ville tricentenaire de Saint-Louis. Au cours d’une émission radiophonique interactive, Alioune Diop est largement revenu sur l’importance de ce nouveau projet d’assainissement de Saint-Louis qui permettra la mise en place d’un système très performant d’évacuation des eaux usées et pluviales dans la capitale du Nord.
Il a affirmé que les cabinets d’étude mobilisés dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet sont actuellement à Saint-Louis et pourraient déposer leurs conclusions à la fin du mois de mars prochain. Le directeur de l’Onas a rappelé que ce projet d’assainissement de Saint-Louis fait partie du Programme d’assainissement des dix villes de notre pays. Les villes de Kaolack, de Touba, de Tivaouane, de Louga,  de Saint-Louis, de Matam, de Tambacounda, de Pikine, de Rufisque et de Dakar sont les bénéficiaires.
Le projet est financé par la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour un montant global de 60 milliards de FCfa et lancé récemment par le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.
 Le directeur de l’Onas, Alioune Diop, a mis en exergue, dans cette émission, l’impact de ce grand programme d’assainissement sur la gestion du cadre de vie, avec un taux d’accès à l’égout qui passe de 56 % en 2014 à 60% en 2019, soit trois millions de Sénégalais qui auront un cadre de vie plus assaini. Le projet d’assainissement des dix villes consiste à réaliser des ouvrages structurants dans dix villes avec des travaux de grande envergure (268.000 ml de réseau d’égout, 16.000 branchements à l’égout, 30 stations de pompage, 7 stations d’épuration (Step), entre autres).

Mbagnick Kharachi Diagne


Des mesures préventives sont préconisées en Afrique pour éviter toute flambée du virus Zika. Une maladie qui connait une expansion très rapide en Amérique latine et pour laquelle il n’existe pour le moment aucun vaccin.
(ADDIS-ABEBA) - Une session d’information  sur le virus Zika a eu lieu ce 25 février dans le cadre de la première Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique (Addis-Abeba, Ethiopie : 24-25 février 2016). Cette maladie, transmise par des moustiques du genre Aedes eagypti, sévit présentement en Amérique latine, particulièrement au Brésil. Elle préoccupe la communauté scientifique et médicale mondiale à cause de son expansion très rapide et de ses conséquences. Notamment le lien qui existerait entre le virus Zika et des malformations congénitales pouvant être source de microcéphalie chez les bébés des mères infectées par ce virus. Il a été identifié pour la première fois en 1947 en Ouganda chez des singes. Mais les cas humains ont été notifiés 5 ans plus tard en Ouganda et en Tanzanie. Et c’est, depuis une décennie environ, qu’une attention a commencé à être portée sur cette pathologie.
Selon l’Oms, des flambées de la maladie à virus Zika ont été observées en Afrique, dans les Amériques, en Asie et dans le Pacifique. Le vecteur étant très répandu dans la région africaine, la Directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, estime qu’il est important de mettre en place des mesures préventives. « Des cas sont signalés çà et là. C’est pourquoi nous essayons d’évaluer les risques pour pouvoir répondre en cas d’épidémie », déclare-t-elle, informant qu’une vingtaine de pays africains sont à haut risque. « Cela doit nous pousser à développer la prévention de la transmission du virus Zika pour pouvoir faire face à toute épidémie qui surviendrait dans un pays », insiste le Dr Moeti. Dans ce cadre, elle annonce que des ressources seront mobilisées pour aider les pays. Aussi plaide-t-elle pour renforcer la communication au niveau des différents Etats.
Pour le Directeur régional de l’Oms pour la Méditerranée orientale, Dr Ala Alwan, le défi est d’installer des laboratoires dans les différents pays à haut risque. Selon lui, partout où sévissent des maladies comme la dengue, le Chikungunya, etc., le Zika constitue un risque. C’est pourquoi, il conseille de poursuivre la formation du personnel de santé, surtout au niveau du Centre de Dakar. « Des missions techniques seront aussi envoyées au mois de mars-avril dans les pays à haut risque », souligne le Dr Alwan qui reconnaît qu’il y a beaucoup de choses qu’on ignore sur le virus Zika. « Des recherches sont en train d’être menées et nous apprenons tous les jours de nouvelles choses sur cette maladie », indique-t-il. Pour l’instant le Centre de contrôle et de prévention des maladies des Etats-Unis et d’autres instituts de recherche sont en train de réaliser des tests pour trouver un vaccin contre le virus Zika. Ces activités de recherche entrent dans le cadre de la procédure d’urgence mise en place par l’Oms pour une riposte efficace contre cette maladie. C’est ainsi que 15 compagnies travaillent sur des vaccins. Pour l’instant deux produits sont en train d’être testés.  Un excellent point de départ pour développer un vaccin contre Zika, se réjouit l’Oms.
 

De notre envoyée spéciale en Ethiopie Maïmouna GUEYE


Au cours d’une conférence de presse, le recteur, président de l’assemblée de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Ibrahima Thioub, est revenu sur les raisons des troubles provoqués hier par des étudiants de la Faculté des Lettres et Sciences humaines (Flsh). Il a également évoqué les dispositions prises pour la sauvegarde des libertés académiques, de la sécurité des personnes et des biens.
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a renoué avec la violence hier. Des troubles ont été notés à la Faculté des Lettres et Sciences humaines et tout au long du tronçon de l’avenue Cheikh Anta Diop ainsi que des affrontements avec les forces de l’ordre. Cela est intervenu après que les représentants de l’amicale de ladite Faculté ont produit une plateforme revendicative « non datée » selon le recteur Ibrahima Thioub. Ils articulent leurs motifs autour des questions pédagogiques, de l’accès aux masters professionnels, de la disponibilité de la subvention aux activités estudiantines, des conditions sanitaires, des critères de dérogation, de la diligence de la justice suite au décès de l’étudiant Bassirou Faye.

Après étude de la plateforme revendicative, « nous avons reçu jeudi dernier, en relation avec le médiateur et le doyen de la Flsh, la délégation élargie des responsables de l’Amicale des étudiants. Les diverses questions soulevées ont fait l’objet d’échanges », renseigne l’autorité rectorale. En dépit « d’avancées appréciables auxquelles ont abouti ces concertations », des violences ont été observées. Il a été ainsi procédé, après réunion de l’Assemblée de l’Université, à une évaluation de la situation. Le conseil restreint constate une violation délibérée des franchises universitaires par les représentants de l’Amicale de la Flsh tendant à bloquer le fonctionnement normal de l’institution. La loi qui les régit, selon le recteur Thioub, est peu connue par la communauté universitaire. « Quand les libertés académiques et celles des personnes et des biens sont menacées, les forces de l’ordre doivent intervenir ».

L’Assemblée de l’Université déplore également le retour des méthodes de résolution des conflits fondées sur la violence et le déni des libertés académiques. Elle condamne toutes les manœuvres visant à résoudre des questions pédagogiques par des méthodes non conformes et se déclare solidaire de l’administration de la Flsh.
Toutefois, la suspension des amicales n’est pas à l’ordre du jour, à en croire le recteur. « La sanction, préconise-t-il, doit être individuelle. Les fautifs seront repérés et feront éventuellement l’objet de poursuites pénales ». Le Conseil restreint donne mandat au recteur pour apporter des réponses appropriées à la nature des agressions qui portent atteinte à l’image de l’institution. La gouvernance de l’Ucad dit néanmoins privilégier le dialogue social avec les étudiants, les enseignants et les personnels administratif, technique et de services. Pour cela, le recteur en appelle à la responsabilité de tous pour que l’université demeure une institution pourvoyeuse de citoyens exemplaires.

Alassane Aliou Mbaye


Les Contrats de performance (Cdp) signés dans le cadre du Projet d’amélioration de la qualité, de l’équité dans l’éducation de base (Paqeeb) ont fait l’objet d’une évaluation hier. Le ministre de l’Éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam, a invité l’ensemble des acteurs du système éducatif à veiller à une mise en œuvre réussie de ces Cdp.

Le Paqeeb, cadre triennal d’opérationnalisation du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet), marqué par la signature de Contrats de performance (Cdp) établis en conformité avec les plans de développement  des Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) et des écoles à travers les Plans d’action qualité (Paq) Ief et école, a connu sa première année de mise en œuvre. Il a fait, hier, l’objet d’une évaluation au cours d’un atelier qui a regroupé les 16 Inspections d’académie (Ia) et les 59 Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) que compte le pays. L’objectif était de mesurer les performances réalisées et de proposer des recommandations pertinentes pour l’atteinte des résultats.

La Direction de l’enseignement élémentaire (Dee) a ainsi procédé à une analyse des résultats obtenus. Pour l’année 2015, il est ressorti que sur les 59 Cdp, 49 Ief ont obtenu des résultats satisfaisants contre 50 attendus. Pour ce qui des Comité de gestion de l’école (Cge), les résultats dépassent de loin les attentes, avec 98% des écoles dotées d’un Cge fonctionnel contre 52% attendu. Pour la mise en œuvre des Paq, 53% des écoles ont atteint les cibles contre 75% attendus. Ces résultats commandent, selon Mme Khady Diop Mbodji, la nécessité de consolider les acquis dans la mise en œuvre des Cdp pour leur amélioration.  Le ministre de l’Éducation nationale a magnifié les résultats obtenus. Pour Serigne Mbaye Thiam, cette première année de mise en œuvre a permis de donner le signal en attendant que tout le mécanisme soit mis en place. Il a relevé une cohérence dans la démarche du gouvernement et la mise en place de ces Cdp et la responsabilisation des acteurs à la base, notamment les Ief, Ia et responsables d’école. Serigne Mbaye Thiam a toutefois invité les différents acteurs à « tirer les meilleurs enseignements de cette première année de mise en œuvre afin de booster davantage, pour l’année 2015-2016, les indicateurs fixés en matière d’amélioration de la qualité des apprentissage, l’accès équitable et de la gouvernance participative du système éducatif ». Ainsi, Serigne Mbaye Thiam a engagé les Ia et Ief à « partager, avec les acteurs et partenaires à la base, les résultats issus de l’évaluation des Cdp de 2015 et les prévisions pour 2016 ». De même, il leur a demandé de veiller à l’ajustement des plans de travail des écoles élémentaires afin que ces plans soient axés sur des activités pertinentes et efficaces, de nature à garantir l’atteinte des résultats attendus.  La supervision et l’encadrement de proximité de la mise en œuvre des activités associées aux Cdp de toutes les écoles élémentaires des 200 collèges et des 100 daaras à moderniser font aussi partie des recommandations. Et pour mettre les agents dans de meilleures conditions de travail, le ministre a assuré qu’une deuxième dotation de véhicules est inscrite dans le budget 2016 de son département.

 S. O. FALL                                                                                                        


Dr en Géographie, enseignante-chercheuse au Département de Géographie, Diatou Thiaw a soutenu, le 19 février, à l’université de Paris-Sarclay, une deuxième thèse de Doctorat sur le sujet de la vulnérabilité et de l’adaptation des territoires aux effets du changement climatique.
« Incitations globales et stratégies locales : perspective pour un suivi de l’utilisation de l’espaces et des ressources dans les communes de Mbour, Saly, Malicounda », c’est le sujet de la deuxième thèse de Doctorat que Diatou Thiaw, Dr en Géographie, enseignante-chercheuse au Département de Géographie, a soutenue le 19 février dernier à l’université de Paris-Sarclay. Elle y aborde la problématique de la vulnérabilité et de l’adaptation des territoires aux effets du changement climatique.
En effet, d’après le Dr Thiaw, le littoral est aujourd’hui affecté par différents phénomènes. Inondation, érosion côtière, perte de la biodiversité, dégradation des terres…, constituent, selon elle, autant de facteurs de dysfonctionnement. Et les enjeux, souligne-t-elle, sont à la fois écologiques, socioéconomiques et politiques. « L’observation sur des zones urbaines et rurales de Mbour, Saly et Malicounda montre des facteurs de vulnérabilité à la fois naturels et anthropiques. Les changements identifiés ne peuvent être spécifiquement l’effet du changement climatique ; ils représentent aussi le prolongement de situations enclenchées par facteurs physiques, sociaux, économiques, politiques, propres aux territoires qui sont ainsi différemment vulnérables », fait-elle remarquer. Ainsi, la destruction d’habitations et d’infrastructures, la baisse des revenus de la pêche, du tourisme et de l’agriculture constituent des impacts auxquels font face les acteurs dont les stratégies développées ne sont généralement « ni anticipatives, ni efficaces, se focalisant sur la prise en charge des impacts ».
Toutefois, Diatou Thiaw, dans sa thèse, soutient qu’il se pose également un problème de responsabilité des acteurs dans la maîtrise des perturbations et de leur dynamique dans cette zone stratégique sur  le plan économique. Pour une bonne gestion des risques, la thèse invite à « une réelle politique d’aménagement du territoire et à la mise en place d’un observatoire ».

Elhadji Ibrahima THIAM


(ADDIS-ABEBA) - Le plaidoyer de différents acteurs œuvrant pour que chaque enfant africain ait accès aux doses de vaccins nécessaires pour sa survie est en train de porter ses fruits. En effet, des ministres africains de le Santé, des Finances, de l’Education, des Affaires sociales qui se sont réunis à Addis-Abeba dans le cadre de la première Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique (24-25 février 2016) ont signé une déclaration pour que les vaccins soient accessibles à tous les enfants du continent.
Engagement. Cette expression marque l’acte final de la première Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique qui vient de s’achever dans la capitale éthiopienne. Car, à travers une déclaration signée, des ministres africains de la Santé, des Finances, de l’Education, des Affaires sociales décident, désormais, d’ériger la vaccination des enfants en priorité voire en sur-priorité. Etant entendu que le continent africain marque encore le pas dans l’offre de services de vaccination de qualité à ses enfants, particulièrement les plus vulnérables.
Ainsi, même si des progrès sont notés dans l’amélioration de la couverture vaccinale au cours des dernières années, et par conséquent dans la baisse du taux de mortalité néonatale et infantile, des efforts notoires doivent être déployés dans les différents Etats pour parvenir à la couverture universelle en 2020.
Tel que préconisé par le Plan d’actions mondial pour les vaccins qui fixe un objectif d’au moins 90% de couverture vaccinale à atteindre dans la région africaine et d’au moins 80% dans chaque district pour tous les vaccins disponibles à l’échelle nationale. C’est pourquoi le Dr Ala Alwan, Directeur régional de l’Oms pour la Méditerranée orientale, déclare que « ce jour marque le point de départ d’un voyage qui nous conduira jusqu’à la ligne d’arrivée, celle-ci étant d’administrer à chaque enfant tous les vaccins dont il ou elle a besoin ». Atteindre ces objectifs revient ainsi à accroître les investissements dans chaque Etat, surtout dans l’achat des vaccins dont la plupart sont, jusqu’à présent, supportés par les partenaires. Comme le stipule cette déclaration « sur l’accès universel à la vaccination comme fondement de la santé et du développement ». Cette dernière engage les gouvernements africains, « non seulement à accroître les investissements financiers nationaux dans les vaccins convenus au titre de la vaccination systématique, mais aussi à introduire les nouveaux vaccins ».
 La mise en place de systèmes de vaccination performants, l’implication des communautés, des leaders religieux, des organisations de la société civile, entre autres, sont autant de défis de taille auxquels les gouvernements africains doivent aussi s’attaquer pour arriver à la couverture universelle. Surtout que, estime le Dr Ala Alwan, « la vaccination des enfants est un droit humain fondamental ».
Une raison suffisante pour le Dr Kesetebirhan Admasu, ministre de la Santé de l’Ethiopie, de rappeler que « la vie des enfants africains compte » et d’inviter à « œuvrer ensemble pour que les engagements pris à Addis-Abeba se traduisent en actes concrets ».
Ces propos viennent en écho à l’appel lancé par la Première dame de la République fédérale d’Ethiopie qui souhaite voir une « Afrique libérée de toutes les maladies évitables qui tuent ou handicapent ses enfants ». Dans ce cadre, le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale pour l’Afrique de l’Oms, se réjouit que « tous les pays africains s’engagent pour que la vaccination soit une priorité ». « J’espère que les promesses seront respectées dans les différents pays », ajoute-t-elle. Surtout que pour le ministre de la Santé de l’Ethiopie, la responsabilité de chaque Etat compte. « Si un pays signe et n’atteint pas sa cible, ce sera pour lui la honte ».
Seulement, « avec un savant dosage de volonté politique, de ressources financières et de savoir-faire technique, l’Afrique sera en position de réaliser un grand bond qualitatif en matière de couverture vaccinale », tempère le Dr Ala Alwan. Pour que cet engagement soit couronné de succès, le Dr Moeti demande d’amplifier la dynamique enclenchée à Addis-Abeba.

26eme  sommet de l’union africaine : La déclaration d’Addis-Abeba sera présentée aux chefs d’Etat africains
La déclaration d’Addis-Abeba qui sanctionne la première Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique ne concerne pas que les ministres de la Santé, des Finances, de l’Education, des Affaires sociales qui l’ont signée. Elle engage aussi les Etats au plus niveau de leur représentation. C’est pourquoi elle sera présentée, au mois de juin prochain, aux chefs d’Etat africains lors du 26ème Sommet de l’Union africaine. D’ailleurs, le Premier de l’Ethiopie, Hailemariam Desalegn, se chargera d’exposer ce document aux présidents africains. « Le soutien des chefs d’État amplifiera la dynamique dans les pays et permettra d’accélérer les efforts de mobilisation de ressources au profit des programmes nationaux de vaccination », estiment les organisateurs de cette rencontre pour le repositionnement de la vaccination dans les politiques de santé.                            


De notre envoyée spéciale en Ethiopie, Maïmouna GUEYE


La journée dédiée à la langue maternelle a été célébrée dimanche dernier. A l’occasion, le projet d’adapter le braille aux six premières langues nationales codifiées a été lancé.
La journée internationale de la langue maternelle a été célébrée ce dimanche 21 février sous le thème : « Education de qualité, langue (s) d’enseignement et acquis de l’apprentissage ». Un thème qui a permis à la directrice de cabinet du secrétariat d’Etat à l’Alphabétisation et des Langues nationales de retracer les nombreux défis que les langues ont permis de relever  surtout dans le domaine de l’éducation formelle  comme non formelle. Selon Rokhya Niang, le sous-secteur de l’alphabétisation et des langues nationales connaît des avancées significatives, malgré la modestie du budget qu’on lui est allouée.
Elle a souligné que l’introduction de quelques langues maternelles dans l’école élémentaire a permis de relever le taux d’accès  des enfants à l’école française. Mieux, des études ont révélé que les enfants qui étudient à la fois leur langue maternelle et le français, sont plus compétents que les autres enfants qui n’apprennent qu’uniquement en français. Pour renforcer ces acquis et performances réalisés dans le plurilinguisme et le bilinguisme, les acteurs pour la promotion des langues nationales abordent un second palier.
Il s’agit d’étendre l’apprentissage des langues maternelles aux autres couches vulnérables, notamment celles qui vivent avec un handicap visuel. C’est dans ce sens que des outils et méthodes d’enseignement comme le braille sont élaborés. Ainsi, le braille, jusqu’ici enseigné exclusivement à l’Inefja de Thiès et récemment dans les trois écoles inclusives de Dakar, sera expérimenté dans les six premières langues maternelles. Il s’agit du sérère, du wolof, du pulaar, du soninké, du  joola et du mandinka.

P. Coly NGOME


Au Sénégal, près de 18 milliards de FCfa sont mobilisés pour l’achat et la distribution de plus de 8 millions de moustiquaires  imprégnées. Elles seront offertes à 145.500 ménages au cours d’une campagne de distribution qui démarre à partir de ce dimanche.    
Le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), appuyé par ses partenaires, lance, le 27 février prochain, une campagne de distribution gratuite de Moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda). Elle permettra de mettre à la disposition des populations 8.169.326 moustiquaires imprégnées. Plus de 25.000 volontaires sont mobilisés pour cette campagne dans les 14 régions. La campagne débutera par l’axe sud (Ziguinchor, Sédhiou, Tambacounda et Kédougou) où le paludisme fait encore des ravages. Les volontaires se rendront ensuite dans les régions centre (Kaolack, Kaffrine, Fatick et Diourbel). Elle sera bouclée, avant juin, dans le nord, notamment à Saint-Louis, Matam, Louga, Dakar et Thiès.
Près de 18 milliards de FCfa seront injectés dans cette campagne de distribution de masse des Milda, dont 14 milliards de FCfa ont servi pour l’achat des moustiquaires. Les acteurs de la lutte contre le paludisme comptent d’amener au moins 80% de la population à dormir sous les moustiquaires.  Car, malgré tous les efforts, le pourcentage de la population qui dort sous une moustiquaire imprégnée est encore faible. Selon l’enquête démographique et de santé (Eds continue de 2014), ce taux est de 52%. Alors que le coordonnateur du Pnlp, Dr Mady Bâ, veut assurer une couverture de 100% de couchage. D’où ce slogan : « un couchage égal une Milda ». Le chef de projet du Fonds mondial à Intrahealth, Dr Ndella Diakhaté, a demandé aux bénéficiaires de bien entretenir les moustiquaires. Dr  Libasse Gadiaga du Pnlp a invité, pour sa part, les populations à bien respecter les indications de lavage et de séchage des moustiquaires. Il est conseillé de sécher les moustiquaires après lavage dans l’ombre pour éviter de détruire les produits. « En respectant ces consignes, on peut laver sa moustiquaire 20 fois sans qu’elles ne se dégrade », a fait savoir Dr Gadiaga. Le Dr Mady Bâ  a indiqué que la durée de vie de ces moustiquaires est de trois ans si elles sont bien entretenues.  
En modérant la rencontre, le directeur de la lutte contre la maladie, Dr Marie Khemesse Ngom Ndiaye, s’est félicité des résultats obtenus ces dernières dans la lutte contre le paludisme. Elle a cependant révélé qu’en 2015, « 526 cas de décès liés au paludisme sont enregistrés au Sénégal ».
                  

          Eugène KALY


Le rêve d’administrer aux enfants africains des vaccins de qualité en tout temps et en tout lieu est réalisable. Il suffit juste de s’armer de volonté pour y parvenir. Les gouvernements africains sont ainsi mis face à leurs responsabilités. Surtout qu’ils se sont déjà engagés à atteindre la couverture universelle dans le domaine de la vaccination d’ici à 2020.
Ils peuvent devenir des médecins, des ingénieurs ou tout simplement des leaders dans différents domaines de la vie socio-économique, politique, entre autres. Ils, ce sont les enfants africains. Mais pour qu’ils accèdent à ces niveaux de responsabilité, il faut que leur survie soit garantie. Et le meilleur moyen de réaliser cet objectif est de leur assurer la vaccination. L’une des interventions de santé publique les plus importantes pour sauver des vies.
Malheureusement, malgré les efforts accomplis dans le continent africain dans ce domaine, la couverture vaccinale reste faible. « La vaccination est une priorité, un impératif. Nous ne devons pas empêcher les enfants de survivre, de devenir des leaders. Ce n’est pas une option. C’est une nécessité », lance le Directeur régional de l’Oms pour la Méditerranée orientale. Ces propos du Dr Ala Alwan ont été tenus hier, lors de l’ouverture de la première Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique (Addis-Abeba, Ethiopie : 24-25 février 2016).

Redoubler d’efforts
C’est justement pour accélérer les progrès afin d’atteindre la couverture universelle que les dirigeants africains ont pris l’engagement, en 2012, de protéger la santé des enfants en leur offrant les doses de vaccins nécessaires à leur survie. Le Plan d’actions mondial pour les vaccins venait ainsi d’être lancé. « Des pays se sont engagés à respecter ce plan d’actions. Cependant, l’Afrique n’a pas encore réalisé un seul des 6 objectifs fixés », regrette le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique.
Selon elle, cette rencontre réunissant, entre autres, des ministres africains de la Santé, des parlementaires est « une occasion sans précédent d'intensifier nos efforts pour mettre en place des systèmes de santé solides et durables ». Lesquels doivent permettre de réaliser l'accès universel à la vaccination dans la Région africaine. Pour y arriver, le Premier ministre de l’Ethiopie, Haile Mariam Dessalegn, pense « qu’il est temps pour les Etats africains de redoubler d’efforts et d’engagements afin de bâtir des systèmes de vaccination forts ». Poursuivant, il affirme : « sans programmes de vaccination globaux, nous ne pouvons pas atteindre nos objectifs ». Compte tenu de ces différents arguments développés, « nous avons besoin que les gouvernements réaffirment leurs engagements », lance le Dr Moeti de l’Oms.
Elle plaide aussi pour que les pays africains mettent en place des programmes de vaccination pérennes, élaborent des stratégies novatrices pour améliorer la chaîne d’approvisionnement et nouent des partenariats spécifiques leur permettant de conjuguer leurs efforts pour pouvoir aller de l’avant. « Nous avons besoin d’engagements concertés, de systèmes de santé plus efficaces », insiste-t-elle, réitérant l’engagement pour que chaque enfant africain reçoive les doses de vaccins dont il a besoin. « Nous devons réaliser ce rêve et arriver à la couverture universelle », clame la Directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique.
L’ancien président de la Tanzanie, Jakaya Kikwete, estime d’ailleurs que ce « rêve n’est pas irréalisable ». Selon lui, « avec une nouvelle énergie, un nouvel engagement pour ces objectifs réalisables, il est possible de vacciner chaque enfant. Donc, faisons le pendant que nous le pouvons ».
Le vaccin contre Ebola sera introduit cette année, annonce Margaret Chan
La directrice générale de l’Oms, Margaret Chan, a salué, dans un message vidéo diffusé lors de l’ouverture de la première Conférence ministérielle africaine sur la vaccination, les progrès qui sont en train d’être réalisés dans le domaine de la vaccination en Afrique. Selon elle, avec les efforts fournis au Nigeria où la polio n’est plus un problème, l’Afrique sera bientôt une zone exempte de polio si les efforts sont maintenus. C’est également le cas pour la méningite à méningocoque A qui est en voie d’éradication dans le continent africain grâce au MenAfricVac, un nouveau vaccin qui a déjà permis de vacciner plus de 235 millions de personnes. D’ailleurs, Margaret Chan annonce que, cette année, de nouveaux vaccins seront introduits dont celui contre le virus Ebola. Elle estime que la Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique est une plateforme politique ayant un impact considérable.                    


De notre envoyée spéciale en Ethiopie : Maïmouna  GUEYE


Les membres de l’Association des femmes médecins du Sénégal sont convaincus qu’une meilleure productivité au travail passe une bonne santé des travailleurs. C’est dans ce sens que les femmes médecins ont réfléchi et sensibilisé sur l’hygiène de vie en entreprise.  
Pour mettre à jour leurs connaissances médicales, les femmes médecins du Sénégal, en collaboration avec le Conseil national du patronat (Cnp), ont organisé, samedi dernier, une conférence sur le thème : «Hygiène de vie en entreprise pour une meilleure productivité au travail ». Cette réflexion est destinée au personnel de santé, aux travailleurs et chefs d’entreprises. Il s’agit d’un module de sensibilisation sur les règles d’hygiène de vie applicables en milieu du travail et qui permet de prévenir des risques de maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, diabète, obésité, etc.).
Cinq sous-thèmes ont été introduits par des spécialistes. Le premier est introduit par le neurologue, le Pr Amadou Gallo Diop, sur : « hygiène cérébrale et productivité », le second sous-thème : « gestion du stress en entreprise » par le Pr Aïda Sylla Ndiaye, psychiatre, le troisième par le Dr Awa Mbow Kane, endocrinologue, sur « prévention du risque cardiovasculaire ». Le thème « Nutrition et santé » par la nutritionniste, le Dr Binetou Cheikh Seck. Le dernier a été développé par le Dr Marième Babylas Ndiaye, médecin d’entreprise sur : « rôle du médecin de travail dans l’hygiène de vie des employés ». Selon la présidente de l’Association des femmes médecins du Sénégal, Dr Amy Ndao Fall, ces thèmes ont permis de faire un focus sur la prévention. Elle est convaincue qu’une entreprise ne peut pas être rentable si les travailleurs ne sont pas en bonne santé.  Le Pr Amadou Gallo Diop a donné des conseils aux participants en matière d’hygiène. Selon lui, l’hygiène est un ensemble de règles que les chefs d’entreprises doivent s’imposer à eux-mêmes et à leurs employés. «Cette hygiène part de l’alimentation parce que nous devons manger en évitant le sel, le bouillon, les aliments gras et en buvant suffisamment d’eau », a-t-il conseillé. Il a plaidé pour une alimentation équilibrée avec une consommation régulière des produits locaux, un bon sommeil et une activité sportive régulière qui doit être modérée et soutenue dans le temps. « Chacun d’entre nous doit pouvoir effectuer trois fois dans la semaine 30 minutes d’activité physique soit par la marche, la gymnastique, des petites courses, entre autres », a-t-il dit.

Eugène KALY


(ADDIS-ABEBA) - La vaccination des enfants doit être érigée parmi les priorités dans les pays africains. C’est le plaidoyer que mène l’Oms qui publie un rapport qui révèle qu’un enfant africain sur cinq n’a toujours pas accès aux vaccins nécessaires pour assurer sa survie.
L’Afrique reste le continent qui affiche l’un des plus faibles taux de couverture vaccinale systématique dans le monde. Constitué du vaccin antidiphtérique, antitétanique, anticoquelucheux (Dtc3), la couverture moyenne de la vaccination via cette triple dose est de seulement 80%, selon des données datant de 2014.
Des améliorations sont certes notées si l’on compare ce taux à celui de l’an 2000 où il se situait à 57%. Mais de nombreux enfants africains n’ont pas encore accès aux vaccins nécessaires pour se maintenir en vie. Concrètement, « un enfant africain sur cinq n’a toujours pas reçu des vaccins d’importance vitale », renseigne un rapport de l’Oms publié, hier, en prélude à la première Conférence ministérielle africaine sur la vaccination (Addis-Abeba, Ethiopie : 24-25 février 2016).
Cette rencontre vise à engager les ministres de la Santé, des parlementaires ainsi que d’autres ministres concernés à « assurer un accès universel à la vaccination et à renforcer les systèmes de délivrance des vaccins ». Intitulé « Tenir la promesse : assurer la vaccination pour tous en Afrique », ce document met en exergue les progrès réalisés dans le domaine de la vaccination et les problèmes qui freinent l’offre de vaccins aux enfants africains. C’est le premier rapport dressé depuis que les dirigeants mondiaux ont déclaré la Décennie de la vaccination (2011-2020) et lancé le Plan d’actions mondial pour les vaccins.
Pour le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique qui a rencontré la presse à la veille de l’ouverture de cette rencontre, « il est inacceptable qu’un enfant africain sur cinq n’ait pas encore accès aux vaccins qui sauvent des vies ». Elle souligne que « ce rapport tire la sonnette d’alarme pour les Africains de toutes les couches de la société, quel que soit leur niveau ».

La volonté politique nécessaire pour avancer
Pour cette raison, elle invite à accélérer les progrès pour que les enfants survivent. D’autant que, selon elle, les outils pour changer cette situation existent. « Il nous faut la volonté politique maintenant pour avancer l’agenda de la vaccination dans tous les pays », déclare le Dr Moeti. Dans ce cadre, relève le Dr Mustapha Sidiki Kaloko, commissaires aux affaires sociales de l’Union africaine : « La problématique de la vaccination n’est pas un défi insurmontable. La vaccination doit être une priorité. On doit avoir une population dont on doit garantir la santé ». A cet effet, il invite à poursuivre les efforts afin de combler les manquements et surtout sensibiliser les communautés sur l’importance de la vaccination.
Les défis liés aux ressources humaines qui jouent un rôle important dans la vaccination, de même que ceux relatifs aux infrastructures permettant d’assurer la disponibilité des vaccins partout, doivent également être relevés, selon le commissaire aux affaires sociales de l’Union africaine. Il plaide aussi pour que le financement de la vaccination soit une priorité des gouvernements africains pour atteindre la couverture universelle. «Nous devons encourager les dirigeants africains et faire un plaidoyer pour qu’ils investissent dans la vaccination », indique le Dr Mustapha Sidiki Kaloko qui relève l’urgence « d’agir maintenant pour arriver à cet objectif ». Surtout que la vaccination, en plus du fait qu’elle sauve des vies, présente des avantages économiques et sociaux non négligeables. Sur le plan économique, un dollar investi permet d’en gagner 16 autres. « Pour que l’Afrique atteigne son plein potentiel et s’assure un avenir meilleur, nous devons unir nos efforts afin de permettre à chaque enfant du continent de recevoir les vaccins dont il ou elle a besoin pour survivre et se développer », plaide la Directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique.
L’Ethiopie montre la voie à suivre
L’Ethiopie qui accueille la première Conférence africaine ministérielle de la vaccination s’engage à atteindre un taux de couverture vaccinale de 90%. Pour l’instant, la couverture se situe aux alentours de 80%. Mieux, elle a atteint l’Omd4 relatif à la réduction d’un tiers de la mortalité infantile. Les succès de l’Ethiopie résident dans l’introduction de nouveaux vaccins et dans les efforts consentis pour étendre l’accès au vaccin à toutes les couches de la population. Ainsi, les populations sont touchées jusque dans les zones les plus reculées du pays grâce aux travailleurs du Programme d’extension communautaire qui interviennent en donnant des services intégrés. D’ailleurs, ce modèle est en train d’être répliqué dans certains pays africains, se réjouit le Dr Amir AmanHagos, ministre d’Etat, ministre éthiopien de la Santé. Pour maintenir les acquis, une autre expérience est initiée. « Récemment nous avons mis en place une armée de développement pour que les vaccins soient accessibles partout », indique le Dr Amir AmanHagos qui estime que, malgré les performances réalisées dans son pays, l’Ethiopie fait encore face à des défis. Lesquels doivent permettre d’atteindre, selon lui, la couverture universelle dans le domaine de la vaccination. Pour réaliser cet objectif, il est d’avis que « la volonté politique sera cruciale pour garantir la disponibilité des fonds ». Il pense aussi qu’il est nécessaire de travailler davantage avec les leaders locaux pour accroître la vaccination.                               

De notre envoyée spéciale en Ethiopie, Maïmouna GUEYE


Pour l’exécution du Programme d’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement (Pepam), des structures du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ont bénéficié de 13 véhicules d’un montant de 186 millions de FCfa. La cérémonie de remise des clés a eu lieu hier en présence du secrétaire d’Etat à l’hydraulique rurale, du coordonnateur de la cellule Pepam et des directions bénéficiaires.
Financé à hauteur de 18 milliards de FCfa par l’Union européenne, le Pepam-Ue intervient dans les zones rurales des régions de Kolda, Sedhiou et Tambacounda moins garnies en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Cette mise à disposition des 13 véhicules entre dans les objectifs du Pepam-Ue qui est de préparer le secteur à recevoir un appui budgétaire et d’améliorer l’accès à l’eau potable en milieu rural, à travers la construction et la réhabilitation de forages, d’ouvrages de stockage et d’assainissement ainsi que des plans de gestion durable de la ressource.
Les directions de l’hydraulique, de l’assainissement, de la gestion et de la planification des ressources en eau, l’Office des forages ruraux et le régisseur général du projet sont les principaux bénéficiaires de ces 13 véhicules. Selon le secrétaire d’Etat à l’hydraulique rurale, Diène Faye, ils contribueront à la mise en œuvre de ce projet qui permettra de réaliser « 50 systèmes multi-villages, près de 13.800 ouvrages d’assainissement, sans compter un appui non négligeable à la promotion de la Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) ».
Ce projet, au-delà du Programme d’urgence pour le développement communautaire (Pudc), épouse les ambitions du président de la République, en cela qu’il participe à l’amélioration du cadre institutionnel des services aux niveaux central et déconcentré.
Sous ce rapport, 181 forages multi-villages sont prévus dans le cadre de la coopération chinoise pour un coût d’investissement d’environ 60 milliards de FCfa.  Diène Faye a également salué l’assistance technique de l’Ue en vue de la préparation d’un appui budgétaire sectoriel à partir de 2018 ainsi que celui de la Direction de l’investissement. Cet apport important permettra non seulement de mobiliser des ressources financières conséquentes mais aussi de renforcer les procédures nationales en matière de programmation, de budgétisation, de passation des marchés, de gestion financière et de suivi-évaluation. C’est pourquoi, estime-t-il, la mise en œuvre du Pepam-Ue reposera sur « une très forte implication des services régionaux afin d’accompagner cette nouvelle approche de meilleure déconcentration de la mise en œuvre de la politique sectorielle ».  

Pour cela, ces services peuvent compter sur un important lot de matériels informatiques et bureautiques acquis dans le cadre du projet ainsi que sur la construction prochaine de bâtiments neufs à usage administratif. Ils abriteront les sièges des services régionaux bénéficiaires. Il exhorte les bénéficiaires des 13 véhicules à en faire bon usage et à s’engager dans l’ensemble de ses objectifs.
Pour le coordonnateur de la cellule du Pepam, Amadou Diallo, au-delà de cette logistique particulièrement importante dans le processus de concrétisation du projet, un appui budgétaire de 25 milliards de FCfa sera accordé au secteur de l’hydraulique et de l’assainissement. « En sus, 13500 latrines familiales et 300 édicules publics pour des structures de santé et des écoles seront réalisés dans les régions moins loties, Sedhiou, Tambacounda et  Kolda », renseigne-t-il.

Alassane Aliou MBAYE


Plus 65.000 personnes, en majorité des enfants, ont été sensibilisées sur les bonnes pratiques et les modes de prévention de la maladie à virus Ebola par l’Ong « Save the children » dans les régions de Kédougou et de Kolda.
Cette sensibilisation est menée dans le cadre d’un projet d’environ 135 millions de FCfa. Il a permis de distribuer 460 lave-mains dans les écoles et les cases des tout-petits. Selon Dr Ndèye Astou Badiane, coordonnatrice du projet, cette campagne de sensibilisation qui a duré un an a été l’occasion d’impliquer des acteurs de santé dans le suivi des comités de veille et d’alerte. Dr Badiane a soutenu que les résultats obtenu au cours de l’année restent le fruit d’efforts consentis dans la sensibilisation et la prévention.
Après le lancement de ce projet, 372 émissions de sensibilisation ont été diffusées dans les radios communautaires, 310 lave-mains distribuées dans les écoles et 150 dans les cases des tout-petits pour mieux faire face aux mesures d’hygiène. Il s’agit aussi, pour l’organisateur, de joindre l’acte à la parole. «Après des séances de sensibilisation sur les mesures d’hygiène, il faut accompagner les populations, surtout celles démunies, à avoir accès aux produits et autres matériels d’hygiène». Ndèye Astou Badiane informe également que 65.000 personnes ont été sensibilisées sur la maladie dont plus de la moitié constituée d’enfants, lesquels ont été formés sur les mesures d’hygiène et ont constitué de véritables relais dans la sensibilisation. Dans ce cadre des évènements culturels comme le festival culturel de Kolda et celui des ethnies minoritaires à Kédougou et autre prestations culturelles, des mobilisations sociales pour la sensibilisation de masse ont été organisées, a indiqué Dr Ndèye Astou Badiane.        

   P. D. SIDIBE

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Dans la perspective d’un financement d’une deuxième phase Projet d’appui à l’enseignement et à la recherche (Paes), l’Union économique et monétaire ouest-africain (Uemoa) a recommandé une étude sur la connectivité Internet dans les institutions d’enseignement supérieur et de la recherche. Celle-ci révèle des efforts du Sénégal dans ce domaine.
« Le Sénégal a une stratégie nationale, une grande volonté politique et des sources de financements nationaux dans le domaine de la connectivité au niveau des institutions d’enseignement supérieur et de la recherche. Ce qui montre que le Sénégal a fait des efforts importants dans la connectivité des universités », affirme Dr Alain Capo Chichi, consultant à l’Uemoa.
L’organisation communautaire avait recommandé une étude sur l’état des lieux de la connectivité Internet dans ces institutions dans chaque pays membre. Au Sénégal, les universités Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad)  et Alioune Diop de Bambey (Uadb) étaient concernées. Pour Dr Capo Chichi, « le Sénégal a une infrastructure Internet de qualité ». Ce qui fait que la connectivité au sein de ces universités se porte bien.  De plus, le Sénégal a développé une politique d’équipements avec le programme « un étudiant, un ordinateur ». « On dénombre 20.000 bénéficiaires. Mais c’est peu par rapport au nombre.
Il y a aussi des équipements sur la connectivité avec l’Ucad qui a accès à la fibre optique », poursuit-il. Toutes les politiques d’équipes sont essentiellement financées par l’Etat avec une enveloppe au total de 120 milliards de FCfa en 2015 et qui va aller à 160 milliards de FCfa en 2020.

Mutualisation des ressources numériques
Parmi les  points faibles, l’étude note un certain manque de cohérence avec d’autres projets. C’est pourquoi l’étude recommande une mutualisation des ressources numériques au niveau national et régional. « Il faut aussi mettre en place un réseau d’éducation et de recherche pour un accès aux contenus numériques afin de favoriser la recherche », préconise le consultant.  Cette étude entre dans la perspective du financement d’un deuxième Paes. Un projet financé par l’Uemoa dans l’ensemble des 8 pays qui la composent et qui est entré en vigueur en 2006.
Selon le directeur de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Malick Sow, le Paes a permis, entre autres, de doter les universités d’un matériel informatique de pointe, de salles numériques modernes. Cette option prouve la capacité de l’Uemoa, a-t-il poursuivi, à s’adapter aux nouvelles exigences du monde, de notre monde devenu un monde de l’économie du savoir.
D’un montant de 5 milliards de FCfa, le Paes, en plus d’avoir équipé le secteur de l’enseignement supérieur, a aussi donné des bourses pour des travaux de recherche aux étudiants de la zone communautaire par un fonds d’appui compétitif.
« Au Sénégal, les chercheurs financés ont terminé leurs travaux de recherche et déposé leur rapport. D’autres sont très bien avancés » informe le Pr Ramatoulaye Diagne Mbengue, point focal du Paes au Sénégal.

Oumar NDIAYE


Après avoir visité, pendant deux jours, le parc national ornithologique des oiseaux du Djoudj et le parc de Guembeul, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé et son homologue mauritanien Amédi Camara ont signé, samedi, dans la capitale du Nord, un protocole d’accord pour la réintroduction d’espèces animales et végétales.
Le ministre Abdoulaye Baldé s’est réjoui, au nom du président Macky Sall, de l’engagement des gouvernements sénégalais et mauritanien à gérer « d’un commun accord et de façon durable et intégrée » leurs ressources biologiques partagées. En effet, a-t-il précisé, conscients des enjeux majeurs qui transcendent leurs frontières, le Sénégal et la Mauritanie se sont inscrits très tôt dans un « partenariat stratégique » fondé sur l’approche écosystémique. Sous ce rapport, M. Baldé a rappelé que toutes les campagnes annuelles de dénombrement international des oiseaux d’eau se font, depuis des décennies, par des équipes mixtes des parcs du Djoudj au Sénégal et du Diawling en Mauritanie.
La matérialisation de cette collaboration entre ces deux Etats a connu un tournant décisif en mai 2000 avec la signature d’un protocole de jumelage entre le Djoudj et le Diawling, traduisant ainsi une volonté commune de mettre en place un cadre officiel de collaboration. Dès lors, les structures en charge de la gestion des parcs nationaux ont uni leurs efforts pour endiguer le fléau que constituait l’infestation des plans d’eau par la Salvinia molesta. Depuis, a-t-il poursuivi, le Sénégal et la Mauritanie ont cheminé ensemble pour aboutir, en 2002, à la restauration des écosystèmes du Djoudj et du Diawling grâce à la mise en œuvre concertée de leurs plans d’aménagement et de gestion respectifs.

De nouveaux jalons
Des résultats encourageants qui ont été salués par la communauté internationale, notamment le comité de pilotage du Programme «Zones Humides » de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) en Afrique de l’Ouest et l’Unesco, qui ont fortement recommandé la création d’une réserve de biosphère transfrontalière entre ces deux pays. Le ministre Abdoulaye Baldé a beaucoup insisté sur l’urgence et la nécessité, pour les deux pays, de poser de nouveaux jalons pour élaborer et mettre en œuvre des projets et programmes de réintroduction d’espèces de faune et de flore disparues ou menacées de disparition dans l’un ou l’autre pays.
Le ministre mauritanien de l’Environnement, Amédi Camara, s’est réjoui de l’expérience sénégalaise en matière de réintroduction d’espèces animales disparues, avec la création, en 1983, de la Réserve spéciale de faune de Gueumbeul, premier centre d’élevage d’antilopes sahélo-sahariennes en Afrique de l’Ouest. C’est ainsi que l’Oryxal gazelle, la gazelle damah et la gazelle dorcas ont été réintroduits, avec succès, dans leur milieu naturel correspondant à la Réserve de faune du Ferlo, après une période d’acclimatation et de reproduction à Guembeul.
Selon M. Camara, ce protocole d’accord vient renforcer la détermination de ces deux pays à aller dans le sens de la conservation de leurs écosystèmes transfrontaliers à travers l’échange d’expériences en matière de recherche scientifique, la réintroduction d’espèces de faune et de flore menacées d’extinction dans ces deux pays, l’échange d’information, le renforcement des capacités humaines, la lutte contre la désertification, la conservation et la restauration des aires protégées. L’accord cible, dans un premier temps, les espèces de faune telles que la gazelle dorcas, l’antilope-dama, mhorr, l’addax, l’oryxal gazelle, etc. M. Camara a, enfin, rendu un vibrant hommage aux présidents Macky Sall et Mohammed Ould Abdel Aziz pour « les efforts constants et louables » qu’ils déploient en vue de relever ensemble tous les défis qui interpellent le Sénégal et la Mauritanie dans le domaine de l’environnement et de nos ressources naturelles.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Des adolescents et des jeunes ont exposé au directeur du Bureau régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre les difficultés qui freinent leur épanouissement. Ces dernières ont pour noms : mariages et grossesses précoces, mutilations génitales féminines, chômage…   
Les membres du Réseau des adolescents et des jeunes en population et développement de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (AfriYan) ont reçu, ce 19 février, à leur siège à Dakar, Mabingué Ngom, le directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). Cette « session de dialogue » leur a permis d’énumérer leurs difficultés devant les représentants de l’Unfpa, de l’Unicef, entre autres.
Selon Pape Arona Traoré, secrétaire exécutif d’AfriYan, la principale contrainte à laquelle il fait face est le manque de couverture sanitaire, notamment la santé et les droits sexuels et reproductifs. Selon M. Traoré, le maintien des jeunes filles à l’école constitue une autre difficulté. Il a également évoqué le chômage des jeunes dû au manque de financement et d’accompagnement pour un entreprenariat solidaire et engagé.
La présidente des filles d’AfriYan, Fatou Bintou Mansaly, a fait savoir au directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa que les jeunes africains sont confrontés à certaines pratiques néfastes et honteuses. Elle a cité les Mutilations génitales féminines (Mgf) et les mariages précoces. « Ces pratiques constituent un frein à l’épanouissement et à l’affirmation des jeunes », a regretté Melle Mansaly qui a aussi mentionné une étude réalisée par l’Unfpa sur les grossesses précoces en milieu scolaire et faisant état de 1971 cas entre 2011 et 2014. « Cette situation traduit nettement les difficultés auxquelles les filles sont confrontées. Même si elles échappent aux mariages précoces, elles sont rattrapées par les grossesses précoces », a-t-elle souligné. Elle a demandé aux autorités étatiques et aux dirigeants de l’Unfpa et de l’Unicef de redoubler de vigilance et d’outiller davantage les jeunes filles afin qu’elles puissent faire face aux grossesses précoces. Elle a aussi plaidé pour l’encadrement des jeunes filles afin qu’elles puissent être à la hauteur des défis auxquels elles font face.
Mabingué Ngom s’est félicité de cette rencontre qui lui a permis d’échanger et de connaître davantage les problèmes des jeunes. « C’est important parce que vous représentez 64% de la population mondiale. Personne ne peut rien faire sans vous », leur a-t-il lancé. Cependant il leur a demandé de travailler de manière méthodique afin de régler tous les problèmes auxquels ils sont confrontés. « En le faisant, vous serez capables de prendre en charge votre sexualité », a-t-il déclaré, promettant de soutenir le Réseau des adolescents et jeunes en population et développement de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Eugène KALY 


Un atelier sur le financement rural s’ouvre aujourd’hui, à Thiès, à l’initiative de la Fédération des organisations non gouvernementales du Sénégal (Fongs-Action paysanne). Celle-ci  veut, à travers cette rencontre de trois jours, indiquer la voie dans un contexte de maturation du Fonds d’appui aux initiatives rurales qui avait été mis en place à titre expérimental de 2006 à 2010.
L’organisation paysanne avait affirmé, à l’époque, sa vision pour une économie profitable aux ruraux, équitable et durable portée par des exploitations familiales qui investissent et qui se transforment. Cela avait motivé la formulation et la mise en œuvre de deux programmes : le programme d’autonomisation de la réflexion et de l’action durable et le Fonds d’appui aux initiatives rurales. Ainsi, le Fonds d’appui aux initiatives rurales est un test d'un mécanisme de financement promu par les paysans et pour les paysans avec pour objectifs : le financement et le renforcement des Mutuelles d’épargne et de crédit (Mec) et des initiatives économiques, la définition et l'expérimentation de critères, principes, procédures.
Ces mécanismes de financement des investissements économiques prenant en compte les spécificités de l’économie rurale et enfin la capitalisation, l’institutionnalisation et la pérennisation du mécanisme. Sur le plan politique, ce Fonds d’appui aux initiatives rurales vise à contribuer à la résolution des problèmes du financement du monde rural, en documentant davantage le segment des besoins en investissement des exploitations familiales et des conditions favorables de crédit.

Mohamadou SAGNE


Dans le cadre des rencontres dénommées « les Rendez-vous de l’Afrique consciente », l’initiatrice Hulo Guillabert avait convié les panafricanistes à parler de l’Education en Afrique. Pour l’ancien ministre et expert en éducation Mamadou Ndoye, il faut changer de paradigme si l’on veut bâtir une école de qualité en Afrique.  
« Deux aspects de l’enseignement de Cheikh Anta Diop sont importants à saisir si l’on veut aller à l’unité africaine et bâtir une école africaine de qualité », a estimé Mamadou Ndoye. « D’abord l’enseignement de Cheikh Anta Diop disant que l’Afrique est le berceau de la civilisation humaine est important. Cela doit donner à l’africain une fierté historique. C’est aussi la base de ce qu’on appelle le mouvement de la Renaissance Africaine. L’autre enseignement de Cheikh Anta Diop, c’est d’avoir démontré l’unité linguistique, historique et culturelle de l’Afrique. Ce qui donne à l’Afrique une identité culturelle nécessaire à la mise place de l’unité africaine tant voulue », a poursuivi Mamadou Ndoye.

Enseignements de Cheikh Anta Diop
Pour l’actuel secrétaire général de la Ligue Démocratique et expert en éducation, l’introduction des enseignements de Cheikh Anta Diop dans le système éducatif sénégalais est « une bonne chose ». Il a aussi demandé un changement de paradigme si l’on veut arriver à une vraie éducation de qualité en Afrique. « Pour arriver à une éducation de qualité en Afrique, il faut un changement de paradigme. Une école qui fait réussir des doués n’a pas de mérite. La vraie école est celle qui fait réussir tout le monde. C’est la vraie école de qualité. Le système éducatif qu’on a dans nos pays est hérité de la colonisation. Son but était des sélectionner et de coopter une élite », a-t-il indiqué. Comme pour le confirmer, l’autre panéliste de la conférence, Gayndé Ndiaye, activiste panafricain et chargé de cours en sciences politiques à l’Ism, a donné l’exemple des élèves des pays scandinaves qui ont reçu la meilleure évaluation de l’Ocde. Car, selon lui, dans leur école, il n’y a pas de systèmes de notes.
Cette conférence qui entre dans le cadre des rencontres « des Rendez-vous de l’Afrique consciente » est organisée chaque troisième samedi du mois pour réfléchir sur les défis et enjeux de l’Afrique. Initiées par Hulo Guillabert, activiste panafricaine comme elle se définit, elles sont à leur troisième édition. Directrice de la maison d’édition « Diasporas Noires », écrivain et présidente du Collectif « Doyna Stop à la Mendicité des Enfants », Hulo Guillabert qui intervenait sur le thème de l’intégration des enseignements de Cheikh Anta Diop dans le système éducatif africain, a salué la décision prise par le président Macky Sall de l’introduire dans l’enseignement au Sénégal. « Ouf, il était temps », a-t-elle lancé. « Il y avait une pétition avec des milliers de signatures pour demander l’intégration des enseignements de Cheikh Anta Diop dans le système éducatif sénégalais. Maintenant que c’est fait, nous sommes devant plusieurs défis. A quoi il faut s’attendre et quelles réformes appellent l’introduction des enseignements de Cheikh Anta Diop dans mes programmes ? », s’est aussi interrogée Hulo Guillabert. Elle a demandé que l’introduction des enseignements de Cheikh Anta Diop se fasse dès l’école primaire pour que  « les jeunes aient une dynamique positive ».

O. NDIAYE


La nouvelle a surpris plus d’un, car l’homme est parti sans qu’on ait détecté chez lui un signe avant-coureur. Lui, c’est le Pr El Hadj Habib Ngom de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. En effet, selon les témoignages, le professeur Ngom a travaillé le samedi à l’Esp jusqu’à 18h avant de se rendre à Diourbel où il a passé week-end. Rentré, il a rendu l’âme le mardi matin à la suite d’une attaque cardiaque. D’où la consternation à l’Esp, son établissement. Le Pr El Hadj Habib Ngom y a gravi les échelons jusqu’à devenir le Directeur en succédant au Pr Oumar Sock qui l’a soutenu et accompagné dans sa mission.
Sous le magistère de ce dernier (8 ans durant), il a occupé le poste de Directeur des études. « C’était l’époque de la fusion de l’Ensut, l’Enstp et l’Ept qui a donné naissance à l’Esp avec un campus à Dakar et un autre à Thiès. Il a fallu effectuer un travail de refonte des programmes et avoir un programme unique dans chaque filière. En tant que directeur des études, il a tout piloté avec brio, bien sûr, avec l’appui des chefs de départements », témoigne le Pr Oumar Sock. A rappeler qu’à la suite de l’africanisation, El H. Habib Ngom était l’un des premiers chefs de département (Génie électrique) africains de l’école, a informé le directeur de l’Eps, Pr Amadou Thierno Gaye.
Avec Habib Ngom, l’école a entamé une grande mue. La nouvelle vision fut à la fois pédagogique et sociale puisqu’elle s’est concrétisée par l’équipement de tous les laboratoires, la construction de nouveaux locaux pédagogiques (salles de cours, bureaux pour les enseignants) mais également de bâtiments sociaux (restaurant pour les enseignants, les personnels administratif, technique et de service et les invités), l’hébergement des étudiants, la réhabilitation et la modernisation du terrain de football et de la piste d’athlétisme. Le tout, dans un contexte de rareté des ressources. Mais, par sa vision, son acharnement au travail, son abnégation, son management des hommes, l’établissement a pu atteindre la place qu’il occupe aujourd’hui.
C’est pourquoi le Pr Gaye soutient que « l’Esp doit également beaucoup à El H. Habib Ngom qui croyait aussi à son établissement ». L’homme est pétri de qualités humaines exceptionnelles. « On s’est connu en 1971 alors qu’on était étudiants, jamais je ne l’ai vu se fâcher. Il était un homme de consensus, j’ai perdu un frère et un ami », souligne le Pr Oumar Sock. « C’était un aîné modèle qui nous soutenait. Il était courtois, gentil, tout entier dévoué à la vie de l’école », ajoute l’actuel directeur, le Pr Amadou Thierno Gaye.

Daouda MANE


Aucun pays de l’Afrique de l’Ouest n’a atteint les Objectifs du millénaire pour le développement pour ce qui concerne la mortalité maternelle et infantile. Pour réduire les décès maternels et infantiles, l’Organisation ouest-africaine de la santé compte sur les chercheurs.   
La mortalité maternelle et infantile préoccupe l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas). Ainsi, elle veut s’appuyer sur les résultats de la recherche pour réduire le nombre de femmes qui meurent en donnant la vie. C’est dans ce cadre qu’elle a convoqué plusieurs experts à une rencontre internationale pour réfléchir sur ce qu’elle appelle le transfert de connaissances et l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant.
Pour le Directeur général de la Santé, Dr Papa Amadou Diack, la rencontre de Dakar permet aux participants, venus de différents pays de l’Afrique, de voir comment capitaliser les connaissances dans le domaine de la recherche. Il a expliqué que les experts vont réfléchir dans un premier temps sur les données statistiques qui permettent aux ministères africains de la Santé de faire l’état des lieux et d’agir.
De l’avis du directeur général adjoint de l’Ooas, Dr Laurent Assogba, l’organisme a mis en place des politiques de recherches qui sont en train de donner des résultats probants dans le cadre de l’amélioration de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. « Nous avons beaucoup d’exercices de recherches. Nous sommes à Dakar pour partager toutes nos connaissances et essayer de voir ce que nous pouvons appliquer dans nos pays pour que la santé de la mère et de l’enfant soit une réussite », a-t-il indiqué, soulignant que l’Ooas ne veut plus voir des femmes mourir en donnant la vie, mais aussi des enfants décéder quelques jours après leur naissance. Elle compte sur la recherche pour mettre fin à ces drames.
Seulement, en Afrique, la recherche reste le maillon faible du système de santé des pays de l’Afrique de l’ouest. C’est pour cette raison que l’Ooas a demandé aux Etats d’accorder plus de ressources à la recherche. « C’est une question de volonté politique. Si un chef d’Etat veut faire de la recherche sa priorité, il le fera. Mais aucun président  africain n’est prêt à mettre des moyens dans ce domaine », a déploré Laurent Assogba qui a demandé à Macky Sall, président en exercice de la Cedeao, de faire un plaidoyer auprès de ses pairs afin qu’ils mettent plus de moyens et faire de la recherche une de leurs priorités. Le Dg adjoint de l’Ooas ne veut plus voir une mère africaine mourir en donnant la vie à cause du manque de personnel ou du sous-équipement des structures de santé. « L’Afrique doit dépasser ce problème », a-t-il clamé.
Le Dr Papa Amadou Diack a assuré que le Sénégal est bien structuré dans le domaine de la recherche à travers des structures et des comités d’éthiques. Lesquelles capitalisent souvent les résultats de la recherche pour pouvoir réorienter les besoins de la politique de santé. Cela a permis au Sénégal de mieux utiliser les données de recherche et de les mettre au service de la santé. Il a suggéré aux responsables de l’Ooas de faire des plaidoyers chez chaque chef d’Etat afin qu’ils mobilisent plus de ressources pour la recherche. Dans ce cadre, Laurent Assogba a soutenu que l’Ooas est en train de mener des plaidoyers pour que les structures de santé soient bien équipées avec un personnel qualifié.

Eugène KALY


L’école sénégalaise s’est enrichie d’un nouveau document de référence dénommé Agenda bleu. Un outil de promotion de l’éducation par des techniques de mémorisation des connaissances et d’un meilleur apprentissage des leçons. Le lancement a eu lieu, avant-hier, à la Fondation Konrad Adenauer sous l’égide du mouvement citoyen. C’est l’expert en éducation, Amadou Coulibaly, qui est l’initiateur de l’Agenda bleu, un outil de promotion de l’éducation par les livres. Il est convaincu que ce nouveau document va aider les apprenants à mieux structurer leur apprentissage. Mieux, les enseignants et les parents d’élèves se retrouvent dans cet agenda, car le document permet aux adultes de mieux contrôler le travail de leurs enfants à l’école.

La rédaction de l’agenda s’est réalisée à partir d’un constat : les élèves rencontrent au quotidien plusieurs blocages liés à un système éducatif inadapté, notamment le défaut d’organisation et de méthode. D’où les échecs massifs constatés dans le système éducatif. Plusieurs spécialistes de l’éducation ont estimé que l’agenda est un joyau conçu pour résoudre les problèmes psychologiques, méthodologiques et organisationnels des apprenants. Le livre permet en outre à l’élève d’être à jour tout au long de l’année et d’enrichir son vocabulaire de plus de 2.000 mots. Il lui permet aussi d’organiser son emploi du temps après les cours. Le document favorise aussi la concentration et la maîtrise de soi. C’est en résumé un puissant moyen de communication entre les élèves, leurs encadreurs et les parents.
La présentation du livre devant un public conquis a permis de constater que la première partie permet à l’élève de rédiger son emploi du temps et de savoir notamment à quel moment de la journée il faut faire des exercices. L’expert a révélé séance tenante que les révisions doivent se faire de préférence pendant les matinées. L’élève a aussi besoin d’une heure de lecture par jour pour enrichir son vocabulaire et faire une sieste quotidienne pour recharger les batteries. Dans un des passages de l’agenda, il est recommandé à l’élève de veiller à référencer ses leçons, ses exercices et les révisions à faire. L’usage des schémas dits heuristiques permet en outre à l’apprenant de mieux mémoriser ses leçons.

Mamadou Lamine DIATTA


Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a organisé, hier, avec d’autres syndicats d’enseignants, une marche pour dénoncer ce qu’il appelle « le non-respect des accords signés » par l’Etat.
Derrière le camion de sonorisation, la procession est lente avec, en première ligne, les femmes du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes). Sur la grande banderole qu’elles tiennent entre les mains, il y est inscrit : « Pour la restauration de la dignité de l’enseignant et le respect des accords signés ».
Sur l’avenue Bourguiba, précisément devant le portail de l’ex-Ecole normale supérieure où a démarré la marche initiée par le Saes, les enseignants de tous ordres sont sur la chaussée. Et la procession de se dérouler lentement tout le long de l’avenue Bourguiba. « De mémoire de syndicaliste, il n’y a jamais eu autant d’affluence dans une marche », s’exclame Mamadou Ndiaye, le secrétaire à la communication du Saes. La particularité de la marche a été qu’elle a rassemblé des enseignants des différents segments de l’éducation : de l’université à l’élémentaire en passant par le moyen-secondaire. Sur les pancartes tenues par les marcheurs, chaque syndicat laisse paraître son message de revendication. « Le Cusems dit non aux reploiements abusifs », « Le Grand Cadre dit halte aux dérives abusives du ministre de l’Education nationale », lit-on. Des slogans sont aussi prononcés par la foule qui scande différents points de revendications des syndicats d’enseignants qui ont participé à la marche. « Y’en a marre d’une école poubelle », lance le préposé au micro. Des mots repris en chœur par la foule dans laquelle on remarque quelques personnalités politiques et syndicales venues soutenir les enseignants dans leur combat. Parmi elles : Mamadou Diop « Decroix », El hadji Momar Samb, Mademba Sock…

Unité syndicale
Initiée par le Saes, la marche a aussi vu la participation du Cadre unitaire des syndicats du moyen-secondaire (Cusems), du Grand cadre des syndicats de l’enseignement (Gcse). Une unité syndicale que le secrétaire général du Cusems, Abdoulaye Ndoye, juge « historique dans l’évolution syndicale du Sénégal ». Cette unité syndicale a été rendue possible, selon lui, par « la prise de conscience des syndicats et centrales sur le danger qui guette l’école ». « La seule cause de cette unité syndicale est le non-respect des accords signés par le gouvernement qui veut aussi revenir sur certains engagements comme l’alignement de l’indemnité de logement. L’enseignant fait 75% de son travail à la maison et l’Etat, sous le diktat des bailleurs de fonds, veut enlever cette indemnité de logement. Il y a également les problèmes de gestion des carrières, la formation diplômante, la revalorisation du statut de l’enseignement », ajoute Abdoulaye Ndoye. Son camarade du Grand cadre, Mamadou Lamine Dianté, parle, lui, d’une continuité dans la lutte qui va les amener à organiser des marches décentralisées dans les régions du Sénégal pour mieux exprimer leur frustration. Dans une déclaration commune signée par le Saes, le Cusems et le Grand Cadre, remise à la presse à la fin de la marche, il est écrit que « le gouvernement du Sénégal qui avait promis d’opérer une rupture dans le secteur de l’éducation, en ne signant que désormais avec les syndicats « des accords réalistes et réalisables », n’a pas respecté ses engagements ». « Les protocoles d’accords que le gouvernement du Sénégal a respectivement signés avec le Saes en 2011, le Grand Cadre et le Cusems, le 17 février 2014, n’ont jusque-là pas fait l’objet de matérialisation effective (….) ». Les syndicalistes de conclure : « Cette manifestation consacre le début d’un compagnonnage que nous voulons inscrire dans la durée pour la défense du système éducatif sénégalais ».                    

ORIENTATION DES NOUVEAUX BACHELIERS  : La section Saes de l’Ugb dénonce la méthode
L’orientation des nouveaux bacheliers continue aussi de diviser le ministre de l’Enseignement supérieur et le Saes. La section de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis dénonce la méthode du Pr Mary Teuw Niane qui veut avoir « la mainmise sur l’orientation des nouveaux bacheliers en violant la loi ».  Selon Patrice Corréa de la section Saes de l’Ugb, il a été convenu concernant l’orientation des bacheliers que le ministère s’occupe du nombre de bacheliers à orienter dans les universités. « S’agissant de la qualité et des modalités d’orientation, il revient aux institutions universitaires d’en décider comme le dit le point 3 de la Loi cadre des universités. Depuis 2013, le ministre ne respecte pas cette loi en s’arrogeant la prérogative d’orienter les étudiants comme il le souhaite », explique M. Corréa. Cette situation, selon lui, les a poussés à ne pas faire cours pour les nouveaux bacheliers depuis le début de l’année. « Cela fait trois ans que nous attirons l’attention du ministre sur cette violation de la loi, mais il continue à faire la sourde oreille. Nous avons donc décidé de dire stop à cela. Cette mauvaise méthode fait que beaucoup d’étudiants sont orientés dans des filières qu’ils n’ont pas choisies. Ce qui donne ainsi un taux d’échec élevé », ajoute-t-il.               


Malaise de Seydi Ababacar Ndiaye du Saes
Le secrétaire général du Saes, Seydi Ababacar Ndiaye, a eu un malaise lors de la marche d’hier. Chargé de lire la déclaration commune des syndicats à la fin de la marche, il a demandé à être suppléé. Devant les micros, il a commencé la lecture du document avant de dire : « Je ne me sens pas bien, que quelqu’un vienne me remplacer ». Il a été ensuite évacué par taxi. C’est Mamadou Lamine Dianté du Grand Cadre qui s’est finalement chargé de délivrer le message.               

Oumar NDIAYE


Deux cent soixante dix logements seront bientôt construits à la Cité Baraka de Liberté 6, informe un communiqué du ministère du Renouveau Urbain de l’Habitat et du Cadre de vie. Lequel précise que « les 210 seront mis à la disposition des différentes familles qui occupent le site et le reste sera commercialisé ».
Cet engagement est le fruit de la visite de travail effectué à Düsseldorf, en Allemagne, du 7 au 11 février 2016, par Diène Farba Sarr, ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Le communiqué de rappeler que le déplacement de M. Sarr s’est inscrit « dans le cadre de la restructuration de la Cité Baraka, un bidonville logé au cœur du quartier  de Liberté 6 Extension, dans la commune de Sicap-Liberté ». Sur place, le ministre a contribué au choix des 3 modèles architecturaux qui doivent définir la nouvelle configuration de la Cité Baraka.
Cela après « avoir supervisé le jury du concours international  d’architectures, initié  par la Fondation You, structure partenaire du ministère du Renouveau urbain pour restructurer le bidonville de Baraka avec comme représentant au Sénégal Hope 87 ». Les 270 logements seront réalisés par Orascom, un groupe immobilier égyptien.


Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Rechreche, Mary Teuw Niane, a révélé hier que l’Université du Sine-Saloum, Elhadj Ibrahima Niasse (Ussein) va ouvrir ses portes aux premiers étudiants dès octobre 2016.
La première réunion du comité de pilotage de l’Université du Sine-Saloum Elhadj Ibrahima Niasse (Ussein) a été l’occasion saisie par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour annoncer l’ouverture, en octobre prochain, de cette institution. Mary Teuw Niane est convaincu que cette université d’excellence est un projet prioritaire du Plan Sénégal émergent (Pse). Son ambition étant de répondre au plus près aux besoins en ressources humaines du secteur rural. Les travaux de construction de cet édifice (qui va s’étendre sur cinq sites) vont bientôt démarrer, selon le ministre. Il reste juste les derniers réglages à faire de concert avec les techniciens du ministère de l’Economie et des Finances.
L’Ussein sera une université d’innovation, une institution dédiée à l’agriculture et à la foresterie. Les premières activités du projet visent la mise en place de vingt licences professionnelles. Les principales missions tournent notamment autour de la formation initiale et continue et du renforcement des relations avec le monde socio-économique à travers la formation, la recherche, l’innovation, la préparation des étudiants à l’insertion et à l’entreprenariat.

Approche par les compétences
C’est sans doute pour mieux outiller ses futurs étudiants que l’Ussein a signé un accord de coopération scientifique avec le consortium français de renom, Agreenium-Iavff dont les membres sont Montpellier Supagro, le Cirad, l’Enfa de Toulouse et l’Inp de Toulouse. Les Français vont accompagner l’équipe pédagogique de la nouvelle université à raisonner et à mettre en place l’offre de formation concernant les niveaux Licence, Master et Ingénieur. La coopération avec Agreenium va en outre privilégier une approche par les compétences pour mieux coller à la réalité et répondre aux besoins du terrain. Elle permettra aussi de mettre la priorité sur les licences professionnelles en adéquation avec la demande professionnelle actuelle et à venir. Une expertise sera aussi apportée dans les domaines de l’ingénierie de la formation et de la professionnalisation des enseignants. Ce partenariat avec le consortium français a déjà abouti à la mise en œuvre d’une étude sur le marché de l’emploi au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine. L’étude est réalisée par un consortium de deux Think-Tank reconnus au Sénégal : le Cres et l’Ipar. Elle est jugée ambitieuse en ce qu’elle propose de quantifier les emplois agricoles potentiels offerts dans les 10 ans à venir au Sénégal et dans la sous-région.
Le Directeur du consortium français, Christian Hoste, a réaffirmé l’ambition de la réalisation avec l’Ussein d’un projet pédagogique solide et tourné vers la modernisation de l’agriculture sénégalaise. Idem pour Son Excellence Jean Félix Paganon, ambassadeur de France au Sénégal. Il a salué le travail « colossal » abattu par le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur dans l’exécution des réformes d’un secteur en crise depuis une décennie. D’où la mobilisation générale attendue pour un capital humain bien formé, gage de la réussite du Pse. Le diplomate français estime que le volet formation et capacitation du capital humain est très important. Pour lui : « l’histoire nous oblige à l’excellence dans tous les domaines ».    

Vers une revalorisation du statut des enseignants du supérieur
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a abordé la question d’actualité liée à la grève des enseignants du supérieur réunis autour du Saes. Pour Mary Teuw Niane, l’Assemblée nationale va se réunir aujourd’hui en séance plénière pour l’adoption d’un projet de loi relatif à la revalorisation du statut des enseignants du supérieur. Le ministre est formel : « Ces enseignants verront une amélioration notable de leurs conditions professionnelles et sociales ». Il a souligné qu’il s’agit d’un projet cher au chef de l’Etat Macky Sall. La nouvelle loi va aider les enseignants à être davantage ouverts aux innovations et aux mutations qui agitent au quotidien le monde socioprofessionnel.

Mamadou Lamine DIATTA



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