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Actualités (3287)

altUne vaste campagne de vulgarisation de foyers améliorés et économes a été lancée hier à Thiès. L’objectif est d’atteindre 100.000 ménages dans 12 régions du Sénégal durant la première phase.
L’adjoint au gouverneur de Thiès chargé des affaires administratives, Mbassa Sène, a lancé hier la campagne de vulgarisation des foyers améliorés et économes. Elle va consister à doter les ménages de sources d’énergies alternatives et d’équipements de cuisson économes et durables. Des équipes techniques vont être déployées sur le terrain (précisément dans 12 régions) pour une large diffusion durant la première phase de six mois. Ainsi 100.000 foyers améliorés et économes seront distribués.
Pour Mor Ndiaye Mbaye, directeur de cabinet du ministre l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, la majorité des ménages utilise principalement le bois de chauffe et le charbon de bois pour la cuisson. Ce qui entraîne du coup une forte pression sur les ressources ligneuses, des pertes de la couverture végétale estimées à plus de 40.000 ha par an, d’innombrables problèmes de santé dus à la pollution de l’air intérieur et causent 4,3 millions de décès prématurés par an à travers le monde dont 6.300 enregistrés au Sénégal.
« La promotion massive des foyers améliorés s’impose comme une solution à la problématique de l’accès aux services énergétiques durables de cuisson », souligne-t-il. C’est dans ce sillage que s’inscrit le partenariat entre le Projet de gestion durable et participative des énergies traditionnelles et de substitution (Progede) phase 2 et  Sem Fund, une Ong d’entreprenariat social. Deux structures qui ont des objectifs similaires et qui partagent la commune volonté de préserver l’environnement face aux effets des changements climatiques, de lutter contre la pauvreté, de faire la promotion de l’entreprenariat féminin et celle des énergies durables. Les autorités ont lancé un appel aux populations à travers les groupements de promotion féminine représentés massivement à la rencontre pour une adhésion et une appropriation de cette initiative combinée. Un engagement des acteurs est aussi souhaité pour lever les contraintes qui entravent la promotion des foyers améliorés dont une large diffusion s’impose afin d’apporter une réponse adéquate à la préservation de l’environnement.

Mouhamadou SAGNE


Le Pr Oumar Sock a été élu, le 6 février dernier, nouveau secrétaire perpétuel, à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts). Il remplace à ce poste le Pr Doudou Bâ qui devient le président de l’Académie en remplacement du Pr Amadou Lamine Ndiaye qui a terminé ses mandats. Le Pr Oumar Sock a occupé plusieurs postes de responsabilité au Sénégal.
Entre autres, il a été Directeur de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp), Recteur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, Directeur général de l’enseignement supérieur (Dges). Au plan international, il est le président de la Conférence internationale d'ingénieurs et de techniciens francophones (Citef).                     

D. MANE


altEn 2007, le bureau de Paris du Boston Consulting Group s’associe à la fondation Schwab pour lancer le prix de l’entrepreneuriat social afin d’identifier et de récompenser les porteurs de projets sociaux d’exception en France. Lamine Thiam, Directeur général de Promévil, une association de médiateurs basée à Cergy, en région parisienne, fait partie des quatre meilleurs dirigeants sélectionnés en France dans le secteur de l’entrepreneuriat social. Après avoir sauvé Promévil d’une liquidation judiciaire, le Sénégalais a fait avancer la société. Aujourd’hui, elle pèse près de 4 milliards de F Cfa.
A 49 ans, Lamine Thiam a gravit les échelons de Promévil. Médiateur en 2000, il en est  devenu le Directeur général. Promévil forme des jeunes et des adultes éloignés du marché de l’emploi aux métiers de médiateurs. Leur mission : intervenir dans les espaces publics où leur présence peut s’avérer utile. « Avec Promévil, nous attaquons deux problèmes sociaux, explique Lamine Thiam. Le premier est lié à l’exclusion des jeunes souvent d’origine immigrée alors que le second s’attache à lutter contre les incivilités qui polluent la vie des personnes dans les transports comme les lieux publics ». Pourtant, quelques années en arrière, Lamine Thiam était encore dans l’engagement politique. En France, il était le « directeur de la campagne électorale, menée avec succès, en 2007 d’Abdoulaye Wade, sur proposition de Macky Sall, alors Premier ministre ». Auparavant, il avait mis sur place l’Ujtl puis dirigé les cadres du Pds en France. « J’ai dû décrocher de la politique pour mieux me consacrer à mes obligations professionnelles, explique-t-il.
De mon point de vue, c’était plus pertinent et plus responsable car on ne devrait pas vivre de la politique. Si l’on veut se mettre au service de sa communauté  de façon efficace et exclusive, il faut absolument être à l’abri du besoin. ».

200 employés
Désormais, il ne regrette pas d’avoir mis la politique entre parenthèses en se recentrant sur la vie professionnelle avec Promevil. « Aujourd’hui, j’en récolte les fruits à titre personnel. J’en fais bénéficier aux autres avec les emplois que j’ai créés en France, participant ainsi modestement à la lutte contre le chômage massif qui ronge la société française ». Promevil emploie plus de 200 salariés avec notamment les contrats aidés mis en place par François Hollande en 2012. La société a un chiffre d’affaires de près de 6 millions d’euros. Dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, le Manager sénégalais compte rendre plus robuste son modèle économique tout en diversifiant ses activités et multiplier, par deux, à l’horizon 2020, le chiffre d’affaires de l’entreprise qu’il dirige. « Cela veut dire plus d’emplois et de richesses à créer, envisage-t-il. Je compte y arriver, s’il plaît à Dieu, en étant armé d’une rigueur sans faille dans la conduite des affaires tout en faisant preuve d’une intelligente souplesse pour amener les salariés à être mieux armés pour leur insertion durable dans la société ».

Reprise en main réussie
L’audace est au cœur de sa réussite. Si aujourd’hui Promevil est la première structure de médiation sociale en Ile-de-France et une référence en France, ce n’était pas gagné d’avance. Il a fallu redresser une entreprise au bord de la faillite. « Au moment de ma prise de poste, la boite était pratiquement sous administration judiciaire et prête à être liquidée, se souvient Lamine Thiam. J’ai montré à l’administrateur judiciaire qu’il en était hors de question; il m’a fait confiance. On peut dire qu’il n’a pas eu tort, au regard des résultats obtenus par la suite ». Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes Internationales de Paris, Lamine Thiam caressait « l’idée de faire carrière dans la diplomatie ou dans la presse, comme (s)on père, feu Samba Thiam, le premier à parler Pulaar à l’Orts ». Ramant contre les prédispositions et les héritages faciles, Lamine Thiam veut s’inscrire dans une dynamique de progrès. Tout en étant salarié, il avait poursuivi ses études notamment à Sciences Po Paris où il a obtenu un Master en Gestion des politiques publiques en 2010. En si bon chemin, le Sénégalais ne compte pas s’arrêtait. « Je vais entamer, en juin 2016, un autre Master à la prestigieuse Ecoles des Mines de Paris », projette-t-il. Une expertise qu’il souhaite mettre également à la disposition du Sénégal, « (s)a raison de vivre ». Lamine Thiam veut contribuer « modestement » au développement et au rayonnement du Sénégal dans le monde.                                 
 

M. DIOP


Souvent abandonnées par les politiques publiques, avec des taux de chômage au delà des moyennes nationales, les banlieues où habite une forte population d’origine immigrée restent le parent pauvre français. L’école Républicaine est, en principe, un moyen de réussite sociale. Pourtant, les banlieues font souvent exception à cause des conditions difficiles : effectifs pléthoriques, problèmes de comportement, absence de mixité sociale. Face à ce tableau, Momar-Soxna Diop, professeur sénégalais à Paris, pense qu’enseigner en banlieue est une mission possible. Rencontre avec un optimiste engagé.
Momar-Sokhna DIOP est professeur titulaire d’économie/gestion dans un lycée professionnel, en banlieue parisienne depuis 1999. Il a puisé dans ses années d’expérience pour écrire « Enseigner en banlieue, une mission possible » (éditions Chronique sociale, septembre 2015). « Chaque rentrée, mon accent sénégalais est le début de contacts et d’interrogations de manière amusée mais sur la base du respect avec mes élèves de seconde. C’est un lien qui nous unit pour le reste de l’année », sourit le prof sénégalais.

L’éducation prioritaire
Dans son livre, il apporte aux différents acteurs et chercheurs du champ de l’éducation et de la formation, des outils précieux à la compréhension des éléments factuels de ce terrain. « Régulièrement, des enseignants sont affectés en premier poste dans des établissements classés en Réseaux d’éducation prioritaire (Rep) ». C’est l’ancienne appellation de Zone d’éducation prioritaire (Zep) : les banlieues et territoires où les enseignants sont souvent confrontés à des difficultés avec des élèves nécessitant un accompagnement spécifique. Les outils décrits et proposés par l’auteur sénégalais s’inscrivent de « manière articulée à la pratique enseignante et cela dans une approche systémique. Ils viennent appuyer l’enseignant dans son action quotidienne envers les élèves, les familles, l’institution, les collègues et les partenaires extérieurs ». Militant de l’école de la République, Momar-Sokhna DIOP s’adresse à tous les acteurs de l’éducation, notamment à ses collègues en reprenant, pas à pas, les fondamentaux du métier d’enseignant qu’il a choisi par passion. « La précarité, le manque d’infrastructures, des classes hétérogènes où prédominent des élèves à faible capital culturel, des professeurs qui ne sont pas préparés aux spécificités de la pratique professionnelle en banlieue ». C’est l’inventaire à la Prévert que fait l’enseignant sénégalais pour diagnostiquer les profondes causes de la désaffection de l’enseignement dans les banlieues françaises.

Inadéquation entre formation et emploi
« Chaque année, 160.000 jeunes sortent du système éducatif français sans aucune qualification », regrette l’auteur. En dépit de ce constat, Momar-Sokhna Diop se dit convaincu qu’il est possible d’inverser la tendance. L’enseignant donne quelques pistes de réflexions notamment pour ses collègues qui doivent agir «de manière éthique et responsable en (…) s’autoformant, en travaillant autrement » mais aussi en s’intéressant « aux familles des élèves ». Pour l’auteur, il s’agit, par exemple, « de les convier au lieu de les convoquer lorsque leurs enfants posent des problèmes ». Ainsi, il souhaite allier enseignement et proximité avec notamment les parents d’élèves. En somme, Momar Soxna Diop pense qu’il « est possible d’enseigner en banlieue si l’on accepte de changer de paradigme en faisant plus attention à l’environnement de l’élève ». L’auteur bat également en brèche quelques clichés et idées reçues. La réussite auprès des jeunes de banlieue, majoritairement issus de l’immigration n’est pas directement liée à l'origine raciale, socioculturelle de l'enseignant.
« Elle dépend uniquement de la compétence. En revanche, le fait de bénéficier de la double culture africaine et française constitue un atout pour mieux dialoguer avec les familles dont l’implication s’avère de plus en plus nécessaire », reconnaît-il. Porte-parole, chargé de communication de Vision socialiste France (Vsf), la section des cadres du parti socialiste sénégalais en France, Momar-Soxna Diop constate que la France et le Sénégal consacrent une grande part (25% des budgets) à l’éducation mais ils partagent également une inadéquation entre formation et emploi.

M. DIOP


altPour reconnaître la tragédie de 178 tirailleurs sénégalais, l’association Mémoires & Partages a adressé une lettre au président français, François Hollande, et au maire de Bordeaux, Alain Juppé. L’association dirigée par le Sénégalais Karfa Diallo réclame un hommage national pour la mémoire de ces soldats venus d’Afrique morts à la suite d'un naufrage le 13 janvier 1920.
C’est à l’occasion des recherches pour la réalisation de l’exposition Frères d’âme, héritages croisés de la grande guerre (2014-2018) que Karfa Diallo a découvert le destin tragique de centaines de Tirailleurs sénégalais dont le sort est lié à la plus grande catastrophe maritime française. Le Sénégalais revient sur l’histoire singulièrement tragique de soldats venus d'Afrique pour aider la France. « Croyant avoir échappé aux charniers de la guerre, 192 Tirailleurs sénégalais montent à bord d’un paquebot, « l’Afrique », qui, parti de Bordeaux, va sombrer le 13 janvier 1920 au large de l’Océan Atlantique, emportant presque tous ses passagers dont 178 Tirailleurs sénégalais. Morts pour la France, ignorés de tous, ces Tirailleurs gisent au fond de l’Océan ».

Lettre ouverte et pétition
Pour Mémoires & Partages, basée en France et au Sénégal, le centenaire de la Première guerre mondiale est l’occasion d’un plaidoyer pour qu’un hommage national soit rendu au sacrifice méconnu de ces 178 Tirailleurs sénégalais disparus en mer, morts pour la France dans l’exercice de leur devoir. Ainsi, l’association a adressé une lettre ouverte pour interpeller le président de la République française ainsi que le maire de Bordeaux et mis en place une pétition sur le site internet change.org. Karfa Diallo, délégué de Mémoires & Partages, n’en est pas à son coup d’essai dans la lutte pour la reconnaissance de pans de l’histoire trop souvent occultés. Formé en droit à l’Ucad, vivant à Bordeaux depuis 20 ans, il est également consultant et directeur de publication du site d’informations « Senenews ». Engagé depuis le lycée Limamou Laye pour l’amélioration des conditions d’études, il fut un actif membre des organisations étudiantes de l’Ucad avant de poursuivre, en 1996, ses études en Sciences politiques à Bordeaux. Pour ce combat, il s’appuie sur l’association internationale Mémoires & Partages. Elle s’occupe d’éducation populaire à la mémoire partagée.

Reconnaissance d’un passé
Mémoires & Partages, qui vient de lancer une nouvelle campagne autour de la mémoire des Tirailleurs sénégalais, est l’un des principaux artisans du travail de promotion de la mémoire de la traite des noirs et de l’esclavage en France. En effet, ce mouvement a mené, aux côtés de l’ancienne ministre Christiane Taubira, le combat pour une histoire partagée de la rencontre coloniale et de ses conséquences. « A Bordeaux, cela s’est traduit, entre autres, par la mise en place de politiques publiques de reconnaissance du passé esclavagiste de la ville. Au Sénégal, par le vote de la 1ère loi en Afrique qui déclare l’esclavage et la traite des noirs crimes contre l’humanité (2010) et par l’organisation régulière du Black Atlantic (journée nationale de commémoration) dont la dernière édition, en 2015, s’est tenue en partenariat avec la Ville de Dakar », rappelle Karfa Diallo.
Il est l’initiateur de l’École des Mémoires qui permet, « en partant de l’histoire de la traite des noirs, de rentrer en dialogue avec d’autres mémoires (la Shoah, le Rwanda, la Palestine, la Bosnie, etc.) dans le sens d’un partage pour une fraternité vraie ». Pour lui, il faut démontrer, par des activités et œuvres artistiques et citoyennes, les liens entre la mémoire et la question des droits de l’Homme. « Mémoires des Alternances Inquiètes » (Ed. L’Harmattan) est son dernier ouvrage.

Moussa DIOP


L’engagement communautaire pour combattre le paludisme se poursuit à Thiénéba. Dans ce cadre, des experts ont été conviés pour échanger avec les populations sur paludisme et changement climatique.
Un recul notoire du paludisme est observé dans la zone de Thiénaba grâce à un engagement communautaire porté depuis une quinzaine d’années par l’association islamique « Sopey Mouhamed » (Aism). Une source supplémentaire de motivation des populations dans la lutte contre cette maladie. Ainsi, face à la montée des températures et à la prolifération des moustiques, les membres de l’Aism, avec à leur tête le président El Hadji Diop, ont convié à Thiénaba des experts pour échanger avec les populations sur Climat et lutte contre le paludisme.
Selon Dr Adama Sarr, un climatologue, le changement climatique est une réalité dans le monde et au Sénégal. Il avance également que l’augmentation de la température et le retour des pluies constaté ces dix dernières années sont des paramètres à intégrer dans la lutte contre le paludisme dans la mesure où les précipitations peuvent accentuer les conditions favorables de vie des moustiques, vecteurs du paludisme. « Les experts sont sûrs de voir l’augmentation de la température perdurer, même si pour ce qui est de la pluviométrie, ils sont plus prudents », a-t-il déclaré.
C’est pourquoi il s’est dit ravi de voir des populations mobilisées à l’échelle communautaire pour échanger et chercher à élucider les relations entre les changements climatiques et leur santé. Le débat, ainsi campé, a permis au Docteur Libasse Gadiaga du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) d’apporter un éclairage sur la prolifération des moustiques constatée par les populations de la commune de Thiénaba. Selon lui, ce qui est intéressant dans cette information demeure tout de même le recul certifié du paludisme dans la zone. « Cela veut dire que, soit l’utilisation de la moustiquaire imprégnée à longue durée d’action est une réalité, soit l’essentiel des types de moustiques qui vivent dans ce territoire de Thiénaba ne sont pas des porteurs du paludisme », a-t-il expliqué.
Par rapport à sa deuxième hypothèse, Dr Gadiaga a confié qu’ils ont les moyens de capturer des moustiques, de procéder à des études pour se déterminer sur la question. « Mais, dans l’immédiat, seule l’utilisation des Milda en permanence par les populations peut leur éviter d’attraper le paludisme dont le vecteur est transmis par l’anophèle », a-t-il rappelé. Le professeur Ousmane Faye, adjoint au coordonnateur du Pnlp, de préciser que tout moustique cherche à piquer dès la naissance pour pouvoir se nourrir. « Retenons que le sang est la principale nourriture du moustique », a-t-il indiqué aux populations. Ayant besoin d’humidité, de chaleur et d’un environnement sombre, la relation entre le climat et le développement ou non du moustique est tout à fait pertinente.

Mbaye BA


Situé à trois kilomètres de la commune de Darou Marnane, Touba Roof a réceptionné une ambulance médicalisée. Elle est offerte par un émigré du nom de Serigne Ousseynou Diaw originaire de Boulkam. El hadji Serigne Mame Thierno, khalife de Darou Marnane, le gouverneur El hadji Abdou Ange Faye, Khadim Sèye l’Infirmier chef de poste (Icp) et toutes les populations ont remercié le bienfaiteur. « Nous sommes séduits et nous ne pouvons que magnifier, au nom du président de la République et de son gouvernement, les actes que vous avez posés », a déclaré le gouverneur au Khalife de Darou Marnane. Le gouverneur a associé à ses remerciements le bienfaiteur Ousseynou Diaw qui, selon lui, n’a pas oublié ses parents restés au pays. Il a salué en lui un digne citoyen qui œuvre pour le bien-être de ses frères et sœurs. « Nous ne manquerons pas de rendre compte aux autorités compétentes », a-t-il promis.
Inauguré en 2007, le poste de santé de Touba-Roof a été construit sur fonds propres et versé dans le patrimoine de l’Etat par Elhadji Serigne Mame Thierno. Il dispose d’un bâtiment de cinq salles et du logement de l’Icp en construction et polarise quatre villages pour une population de 619 habitants.
Pour sa part, Serigne Ousseynou Diaw, émigré vivant en Italie où il est plus connu sous le nom de « Gio », a révélé que c’est la deuxième ambulance médicalisée qu’il offre, après celle de Keur Ngana remise au khalife général des mourides. Il a remercié ses partenaires d’Avis Sedini, de Croce San Pantaleo Martis, la Protezione civile Jerico et tout le Bar e Club de la Sardaigne (Italie).
Cette ambulance médicalisée équipée va résoudre les grandes difficultés d’évacuation sanitaire auxquelles nous étions confrontés, a laissé entendre Khadim Sèye, l’Icp de Touba-Roof. Les femmes aussi ont beaucoup prié pour leurs bienfaiteurs.
Le Khalife de Darou Marnane a souligné que cette localité abrite quatre postes de santé pour près de 13.000 habitants. Pour cette raison, il a sollicité l’érection du poste de santé de Darou Marnane en centre de santé, la construction d’une maternité équipée, l’affection d’une sage-femme et d’un ambulancier.

Mamadou DIEYE


SciencesLe manque de cohérence des politiques sectorielles, la faiblesse des financements, l’absence de cadre juridique adapté sont, entre autre, les points faibles dans la promotion des Sciences de l’ingénierie, de la technologie, de l’innovation (Siti). L’Etat veut ainsi regrouper les différents instruments dédiés aux Siti pour plus d’efficacité.

Dans le sillage de la nouvelle réorientation voulue par l’Etat du Sénégal dans le domaine de l’éducation et de la recherche avec une nouvelle tendance vers les Sciences, l’ingénierie, la technologie, l’innovation (Siti), un atelier de restitution a été organisé hier par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Cette rencontre va conduire à l’élaboration d’une politique nationale de Siti en conformité avec la dynamique mondiale et sous-régionale. Sous l’impulsion de l’Unesco avec son programme Go Spin, qui est un observatoire mondial des instruments de politique de science, de technologie et d’innovation, le Sénégal veut développer une politique cohérente en Siti.

Déjà, les indicateurs de l’enquête menée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en 2013 montrent que les faiblesses majeures pour le développement des Siti au Sénégal sont, entre autres, le manque de cohérence des politiques sectorielles, la faiblesse des financements, l’absence de cadre juridique adapté, etc. En présentant les résultats de ce rapport, Dr Nourou Diaby du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a révélé aussi quelques paradoxes comme la faible part accordée à la recherche dans les sciences agricoles (1,6%) alors que l’agriculture est le moteur de la croissance du Sénégal. Il y a également une faible représentativité des femmes sur le personnel de recherche qui est chiffré à 10.648 intervenants pour seulement 27% de femmes. Pour Dr Diaby, il faudra renverser ces tendances lors de la mise en œuvre de cette politique nationale des Siti pour l’année 2016 et aussi augmenter la représentativité de la présence des séries scientifiques chez les bacheliers qui intègrent l’enseignement supérieur.

Aujourd’hui, de l’ordre de 25%, l’objectif du Programme d’amélioration de la qualité de l’équité et de la transparence (Paquet) est de porter cette présence des filières scientifiques au niveau des bacheliers à 80% en 2025. Cela suivant les recommandations de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur organisée en 2013.

Selon le Pr Mamadou Sy, directeur de la planification du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, il faut essayer de réunir dans un seul ensemble tous ces instruments mis en place dans le domaine des Siti. Cela, dit-il, va permettre à l’Etat d’avoir une vision plus globale de la politique de développement des Siti et ainsi donner un nouvel élan à la Recherche-Innovation pour le développement.

Oumar NDIAYE


EchographieSur 81 femmes enceintes interrogées dans 16 structures de santé, seules 30% d’entre elles acceptent de faire les six tests de dépistage prénatal conseillés. Lesquels participent à lutter contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

Pour lutter contre la mortalité maternelle et infantile, les femmes enceintes sont soumises à certains tests pendant la grossesse. Appelés dépistages prénatals, ces tests « permettent d’identifier des conditions médicales menaçant la santé de la mère et de l’enfant pendant la grossesse et l’accouchement ». Ils aident aussi à détecter des maladies chroniques comme le diabète qui peuvent mettre en danger la vie de  la femme enceinte et de son enfant. D’ailleurs le ministère de la Santé et de l’Action sociale recommande six tests pour les femmes enceintes. Il s’agit du dépistage de la drépanocytose, de la sérologie du Vih, de la syphilis, de l’hémoglobine et de l’albuminurie, de la détermination du groupe sanguin et du facteur Rhésus des personnes concernées. C’est dans ce sens qu’une étude a été réalisée par Amsterdam Institute for global health and developement (Aighd) en partenariat avec la Direction des laboratoires du ministère de la Santé et de l’Action sociale.


Les résultats de cette étude menée dans 16 structures sanitaires montrent que 30% des femmes interviewées acceptent les dépistages prénatals. Cependant, 10 femmes enceintes ont bénéficié des 6 tests recommandés, soit 21% seulement. Parmi les 81 femmes interviewées, 77 ont au moins reçu une consultation prénatale, soit environ 95%, 29 ont bénéficié de tests de laboratoires (38%). L’étude a montré que 17 femmes n’ont pas aussi reçu de prescription (59%) et 12 d’entre elles ne sont pas allées au laboratoire, entre autres.

Par contre, les enquêteurs ont révélé que presque toutes les femmes interviewées ont bénéficié de consultation prénatale, même si seuls 13% ont reçu tous les tests. Les enquêteurs ont confirmé que les sages-femmes ou leurs assistants peuvent effectuer des Tests de diagnostic rapide (Tdr) et ceux du Vih. Les quatre autres tests doivent s’effectuer dans les laboratoires des hôpitaux, parce que n’étant pas bien maîtrisés par les sages-femmes dont l’étude constate que 20%  d’entre elles n’ont pas de salaires. Les enquêteurs ont indiqué que les prix des tests ne sont pas à la portée de certaines femmes.

Selon Dr Pascale Ondoa d’Amsterdam Institute for global health and developpement (Aighd), le bilan du test prénatal coûte entre 10.000 et 15.000 FCfa. Ces prix sont fixés par le ministère de la Santé et les collectivités locales dans les postes de santé. « C’est cher parce que ces sommes représentent 15 à 30 fois le revenu moyen d’un foyer sénégalais. Il faut diminuer ce prix », a suggéré la présentatrice de l’étude qui a déploré aussi la rupture de stocks de réactifs dans les laboratoires. Elle a demandé aux autorités sanitaires de faire des efforts dans ce sens pour assurer la chaîne d’approvisionnement et éviter  des ruptures.

Eugène KALY

PR IYANE SOW : « LES LABORATOIRES NE DOIVENT PAS ÊTRE OUBLIÉES DANS LA POLITIQUE DE GRATUITÉ »
Interpelé sur les prestataires qui n’ont pas de salaires, le directeur des laboratoires, Pr Iyane Sow, a apporté des précisions. « Elles ont accepté de travailler dans les laboratoires. Les enquêteurs considèrent ces gens comme des travailleurs qui n’ont pas de salaires. Ce sont des stagiaires qui ont accepté de travailler bénévolement pour se faire la main », a-t-il clarifié. Il a ajouté que le ministère de la Santé fait un plaidoyer pour que ces personnes diplômées puissent être recrutées dans la fonction publique.

Le Pr Iyane Sow a, par ailleurs, reconnu que les analyses et autres tests sont chers. « Cela est dû au coût des équipements et des réactifs qui permettent de faire fonctionner des laboratoires », a-t-il justifié. Cette cherté fait que certaines personnes, faute de moyens, ne fréquentent pas les laboratoires. « Donc, les autorités ne doivent pas oublier les laboratoires dans la politique de gratuité », a suggéré l’enseignant-chercheur.

E. KALY


Mbour panneauL’Union démocratique des enseignants du Sénégal pour la rénovation (Uden/R) a été portée sur les fonts baptismaux par des dissidents de l’Uden dimanche dernier, à Mbour. Ardo Fall a été élu secrétaire général à l’issue de leur assemblée générale. Selon M. Fall, cette organisation a été créée par des responsables de l’Uden pour stopper la crise qui frappe leur structure depuis quelques années. « Nous avons créé ce syndicat afin de le massifier à travers le Sénégal pour un mandat et ensuite remettre le flambeau aux jeunes », a assuré M. Fall.

S’agissant de la crise qui secoue l’école sénégalaise, Ardo Fall a souligné l’urgence de mener une réflexion avec toutes les organisations. « Nous sommes tous des partenaires, que ce soit les autorités ou les autres syndicats. Il nous faut des points  de convergence pour  arriver à des résultats, car ce qui nous intéresse tous c’est de sauver l’école », a-t-il indiqué.

Le secrétaire général sortant de la section Grand Dakar a, pour sa part, souligné la nécessité d’une refonte du mouvement syndical à partir de l’Uden. De l’avis de Daouda Faye, « la machine syndicale est totalement grippée ». « Nous l’avons d’abord constaté au sein de notre organisation syndicale qui a perdu de sa crédibilité, de son leadership. L’Uden était prise en otage par une équipe qui était aux abois, qui faisait des manœuvres, sans compter la gestion calamiteuse des ressources humaines et financières. On s’est donc dit qu’il faut refonder, mais refonder c’est aussi faire un clin d’œil à l’unité. Il est temps de réunir nos forces autour d’un cadre, mais aussi partir d’une coordination qui, si elle voit le jour, pourrait permettre de retrouver l’unité syndicale », a laissé entendre M. Faye.

S. O. FALL


ThiesLes responsables de l’Association des conducteurs de motos « Jakarta » de la ville de Thiès se sont engagés sur la route de la Couverture maladie universelle (Cmu). Sous la conduite de leur président, Samba Coumba Samb, appuyé par le Groupe de recherches et d’appui aux initiatives mutualistes, le district sanitaire, l’Agence de la Cmu et Abt/Usaid, le partenaire financier, une première rencontre d’informations a eu lieu samedi dernier. Soixante dix chefs d’arrêts de motos  « Jakarta » y ont pris part.

Une participation massive qui renseigne sur la prise de conscience élevée des conducteurs de motos « Jakarta » qui ont eu à assurer leurs outils de travail, passer le permis. Mais, au fil du temps, ils se sont se rendus compte qu’ils sont laissés en rade dans leur prise en charge sanitaire. « Ce processus entamé lors de cette rencontre avec les spécialistes sur la question de la Cmu nous agrée et nous requinque dans notre choix de gagner paisiblement notre vie et en toute sécurité comme tout bon citoyen », a indiqué Samba Coumba Samb. Selon lui, pouvoir accéder aux soins de santé avec facilité et à moindre coût est une aubaine pour les conducteurs de motos « Jakarta ». « Des soins adéquats ont un coût et les conditions économiques sont si dures que seule la mutualisation peut nous aider à régler cette question importante », a ajouté M. Samb.

Sur la même lancée, Mme Fatima Zahra Gaye du district sanitaire de Thiès est revenue sur l’intérêt d’avoir une assurance maladie en raison du risque lié à l’activité des conducteurs de motos « Jakarta ». «  Ils sont en permanence dans la circulation, donc le fait que leur association décide de faire de l’adhésion à leur mutuelle de santé en gestation une obligation de tout membre suffit pour mesurer le degré de leur engagement. C’est la première fois que nous entendons une telle décision », a-t-elle magnifié. En tant que président national des conducteurs de motos « Jakarta », Samba Coumba Samb a indiqué qu’ils veulent maîtriser la gestion d’une mutuelle de Santé d’abord au niveau local, mais son ambition est d’en implanter partout dans le pays où se trouvent des conducteurs de motos « Jakarta » membres de leur association.

Mbaye BA


KoldaDu 1er au 6 février 2016, le Cacsup, World Vision et Sharing Humanity ont organisé plusieurs activités au profit des populations de la région de Kolda.

Le Cacsup, World Vision et Sharing Humanity ont organisé, du 1er au 6 février dernier, une tournée dans la région de Kolda. Au cours de ce périple, ces trois structures ont mené plusieurs activités au profit des populations de cette région. Ainsi, informe un communiqué, il a été procédé à la réception d’un poulailler d’une capacité d’accueil de 7.110 sujets par bande et d’un magasin de vente d’aliment de volaille d’un coût de 13.500.000 FCfa financé par Sharing Humanity au profit de l’Association des femmes de Médina Chérif de Kolda, un ex-village de reclassement social.

Pendant la même semaine, les trois institutions ont sillonné trois communes de la région de Kolda. A Guero Yero Bocar, des médicaments, des moustiquaires et des gels ont été distribués aux populations. Quinze étudiants ressortissants de cette commune ont également bénéficié de bourses d’études. A Sarabidji et Bignarabé, dix hectares ont été attribués par chaque commune au Cacsup pour édifier le Centre sous-régional de qualification professionnelle Moussa Molo de Kolda. Des médicaments, des moustiquaires ont été également distribués aux populations.

Le 5 février s’est déroulée une campagne médicale et vétérinaire à l’école Malang Sané de Médina Chérif. Cette activité, d’après le communiqué, a rencontré un grand succès et un engouement populaire. Ainsi, plus de 740 personnes ont été consultées et soulagées. Elles ont reçu gratuitement des médicaments ainsi que 300 animaux domestiques.

La tournée s’est achevée par l’organisation d’une soirée culturelle qui a permis de revêtir le folklore local, mais aussi de faire des activités caritatives avec la distribution d’habits, de fournitures au profit des familles modestes de Médina Chérif. Les trois institutions ont mis l’accent sur la sensibilisation des populations à la problématique du développement durable.

Elhadji Ibrahima THIAM


FatickDans son souci de contribuer au bien-être des populations, l’association « Les cœurs unis » de Fatick s’est distinguée en organisant une journée citoyenne samedi dernier. Une opération de ramassage de déchets plastiques, une séance de consultations médicales gratuites et un panel sur le civisme et l’employabilité des jeunes ont été les temps forts. Le président de ladite association, le Professeur de médecine Boucar Diouf, a tenu à saluer la mobilisation des jeunes et l’appui des partenaires qui ont contribué à la réussite de l’événement.

Initiateur de l’association « Les cœurs unis » de Fatick, le Pr Boucar Diouf s’est réjoui de la réussite de la journée citoyenne. Car, tôt dans la matinée, des centaines de jeunes membres de cette association se sont mobilisés pour procéder au ramassage des déchets plastiques à travers les artères de la ville. Le Pr Boucar Diouf a rappelé que les déchets plastiques ont un impact négatif sur l’environnement. Selon lui, « le fait de réunir les jeunes pour cette opération est une excellente chose, une raison citoyenne ».

Après cette opération, l’association a organisé une séance de consultations médicales gratuites au poste de santé de Darou-Salam. Il s’agit, selon le Pr Diouf, d’un exercice de dépistage des maladies chroniques, à savoir le cancer du col de l’utérus, l’hypertension artérielle, le diabète, les maladies rénales chroniques. Faisant le bilan, il a révélé que pour le dépistage du cancer du col de l’utérus, sur les 58 femmes dépistées, les 15,5% ont été positifs.

Concernant l’hypertension artérielle, 19 cas ont été notifiés sur 138 personnes diagnostiquées. Quant au diabète, il touche 13,7% des dépistés.  Selon le Pr Boucar Diouf, aucune maladie rénale chronique n’a été détectée.

En début de soirée, un panel sur le civisme et l’employabilité des jeunes a été organisé au Conseil départemental de Fatick. Une occasion pour sensibiliser les jeunes pour qu’ils puissent suivre les projets et programmes initiés par le président de la République.

Oumar  Ngatty BA


L’ancien Secrétaire général de l'Organisation des Nations-unies (Onu), l'Égyptien Boutros Boutros-Ghali est décédé, mardi, à l'âge de 93 ans, a annoncé l'Onu.

« Nous avons été informés que l'ancien Secrétaire général Boutros Boutros-Ghali est décédé », a déclaré l'ambassadeur du Venezuela Rafael Ramirez, qui préside le Conseil de sécurité de l'Onu durant le mois de février. Une minute de silence a été observée, par ce Conseil, à la mémoire du défunt.

Le diplomate égyptien avait été le premier Africain à accéder au poste de Secrétaire général, une fonction qu'il avait occupée entre 1992 et 1996. Agé de 93 ans, l'ancien diplomate, dont le patronyme signifie "Pierre" en arabe, était de confession chrétienne copte.

Boutros Boutros-Ghali fut ministre des Affaires étrangères de l'Egypte de 1977 à 1991. Il fut un des négociateurs des accords de paix entre l'Egypte et Israël, en 1979.

Source : APAnews


Saint Louis hopitalLa mortalité néonatale prend des proportions inquiétantes dans la région de Saint-Louis. Car rien qu’en 2015, plus de 800 décès de nouveau-nés y ont été enregistrés, renseigne le médecin-chef de région.

Lors de l’installation du Comité multisectoriel régional pour la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile, le Dr Kalidou Konté, médecin-chef de région, a annoncé que pour l’année 2015, plus de 800 décès néonatals ont été enregistrés dans la région de Saint-Louis. Ainsi, des différentes interventions, il ressort que la mortalité maternelle et celle néonatale commencent à prendre des proportions inquiétantes à Saint-Louis. En effet, pour le Dr Kalidou Konté, rien qu’en 2015, il a été enregistré 410 mort-nés frais (c’est-à-dire pendant le travail, au cours de l’accouchement) et 399 mort-nés acérés (décès avant le déclenchement du travail). Et pourtant, s’est désolé le Dr Konté, 95% de ces différentes pertes étaient évitables. À ce désastre s’ajoutent les 40 décès maternels enregistrés durant l’année écoulée.

Les causes de ces tragédies sont nombreuses, a souligné le médecin-chef de la région. Elles tournent autour du « retard dans le délai de prise en charge des patients du fait du manque de ressources humaines, de l’absence de médicaments, des problèmes de disponibilité du sang à la banque ». A ces causes, « on ajoute l’absence de visites prénatales, car certaines femmes rechignent souvent, par méconnaissance, à aller à l’hôpital pour se faire suivre », a affirmé le Dr Konté. Dans son propos, le Dr Aïda Gadiaga de la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant (Dsr/Se) est revenue sur l’importance de la mise en place de ce comité multisectoriel, où vont se retrouver différentes structures et services déconcentrés de l’Etat. L’objectif étant de mettre en œuvre un ensemble de politiques pour faire reculer la mortalité maternelle et néonatale. Pour le Dr Gadiaga, « la communication, l’accès aux structures de santé, le désenclavement et bien d’autres choses peuvent permettre de lutter contre ces fléaux qui touchent la mère et l’enfant».

Mme Diéliya Mbaye, présidente de l’Association des sages-femmes de Saint-Louis, a fustigé le déficit en personnel (un seul pédiatre pour toute la région). Elle a aussi déploré le manque de formation de certaines sages-femmes qui, après trois ans d’études, n’ont jamais assisté à un accouchement. Elle estime qu’« il faut aussi sensibiliser le conjoint pour accompagner durant tout le processus leur femme, car la gestion d’une grossesse est souvent très complexe et, à elles seules, certaines femmes n’y arrivent pas ».

A. M. NDAW


Universite Assane Seck ZiGLa section Saes de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) a dressé, hier, un sévère réquisitoire contre la nomination du recteur Courfia Kéba Diawara, sa gestion financière, administrative et des affaires pédagogiques.

Dans une lettre ouverte qu’il a adressée au président de la République et lue devant la presse locale, la section Saes de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) a remis en cause la nomination du recteur, soutenant qu’elle n’a pas permis de libérer les talents, la créativité, les énergies et les ambitions qui, estime le Saes, hibernent depuis trois ans à l’Université Assane Seck de Ziguinchor.

Le syndicat a également beaucoup critiqué « la mauvaise gestion financière de l’université par le recteur ». A en croire ses responsables, la conséquence de cette mauvaise gestion est que l'Uasz est en banqueroute : « Le cumul de dettes envers les structures hospitalières a fait que les personnels de l’université sont systématiquement renvoyés des hôpitaux. La dette contractée auprès de la Senelec a atteint 132 millions de FCfa, sans que l’origine soit connue. L’Uasz doit également éponger auprès de la Sonatel une dette de 100 millions de FCfa dont l’origine est inconnue ». D’après également le Saes/Uasz, certains fournisseurs peinent à rentrer dans leurs fonds après leurs prestations de service pouvant se chiffrer à 100 millions de FCfa. Selon toujours le syndicat, l’Uasz a accumulé une dette estimée à plus de 400 millions de FCfa, correspondant aux heures supplémentaires du Personnel enseignant et de recherche (Per) du premier et du second semestre 2014-2015, aux émoluments des vacataires du second semestre 2015, y compris les sommes dues au Pats (Personnel administratif, technique et de services). Par ailleurs, le Saes/Uasz a fait savoir que « les frais de mission du Per et Pats s’empilent à l’Acp depuis des mois à cause d’un manque de ressources financières pour les payer ». Le syndicat a indiqué que le cumul des dettes de l’Uasz s’élève déjà à 900 millions de FCfa, « sans compter les cotisations sociales non reversées ».

Le Saes/Uasz a ajouté que le projet de budget 2015-2016 couvre à peine les dépenses de fonctionnement sur 12 mois et ne prévoit pas de ressources pour éponger cette lourde dette. Pour le syndicat, sans l'octroi de fonds supplémentaires, il est illusoire de combler un tel gouffre financier « qui, renseigne-t-il, représente 31% de la dotation pour l’exercice 2015-2016, malgré les élucubrations du recteur ».

Interrogé sur ces récriminations dont il est l’objet, le recteur a dit qu’il y a « énormément » de confusions dans la lettre ouverte du syndicat. « Des confusions étonnantes pour des acteurs de l’institution», fait-il remarquer. Courfia Kéba Diawara a tenu à assurer : « Mes collaborateurs et moi-même, nous allons travailler sur ce dossier et mettre très rapidement à la disposition de l’opinion des réponses précises et très claires pour que chacun puisse s’en tenir aux réalités de l’Université Assane Seck de Ziguinchor ».

Moussa SADIO


Saint LouisMme Sokhna Ndiaye Faye, épouse du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a remis, le week-end dernier, aux responsables des comités de santé de Pikine 700 et de Gokhou-Mbathie d’importants lots de matériel médical destinés aux postes de santé de ces deux quartiers. Ces équipements sont composés de lits, de charriots de service, de tables de consultation, d’aspirateurs, de berceaux pour les nouveau-nés, de tables d’accouchement… Entre autres matériels dont les sages-femmes qui exercent dans ces deux structures sanitaires ont besoin pour faire fonctionner les services de la maternité.

Après avoir rendu un vibrant hommage à Mme Sokhna Ndiaye Faye pour ce geste humanitaire, les responsables du poste de santé de Pikine 700 ont relayé le cri du cœur des populations de cette partie du faubourg de Sor, invitant l’épouse du premier magistrat de la ville tricentenaire à les aider à disposer, dans les plus brefs délais, d’un appareil d’échographie.

A Gokhou-Mbathie, Balla Guèye et Lamine Ndiaye, adjoints au maire de Saint-Louis, le président du Comité de santé et l’Infirmier chef de poste (Icp), se sont réjouis du geste de Mme Faye. Cette dernière a réaffirmé sa volonté d’être constamment au chevet des populations en difficulté, d’assister régulièrement les femmes enceintes, surtout pendant et après la délivrance.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Macky sall DiscourLe chef de l’Etat, Macky Sall, va faire une déclaration portant sur la prochaine réforme constitutionnelle, mardi, à partir de 20h précises, au lieu de 13h, annonce un communiqué du pôle de communication de la présidence de la République.

Le président de la République a déjà reçu les avis du président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, relatifs au projet de révision de la Constitution, renseigne la même source.

Source : APS


Des syndicats du supérieur, de l’élémentaire et du moyen secondaire vont marcher jeudi prochain. A travers cette manifestation, ils exigent du gouvernement le respect des accords signés mais également la restauration de la dignité de l’enseignant.
L’école sénégalaise (de l’élémentaire au supérieur) sera encore paralysée les 18 et 19 février prochains. Sur initiative du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui annonce une grève de 48 heures à partir de jeudi, une marche citoyenne aura lieu le même jour. Selon Yankoba Seydi, coordonnateur de la section Saes de l’Ucad, dix mille enseignants vont prendre part à cette manifestation. «C’est une initiative du Saes mais également du Cusems et du Grand cadre. Dix mille enseignants prendront part à la manifestation», a confié au bout du fil M. Seydi.
Il précise que cette marche est organisée en vue de la restauration de la dignité de l’enseignant, mais également pour le respect des accords signés entre le gouvernement et les syndicats. Il a ajouté que d’autres syndicats ont manifesté leur volonté de se joindre au mouvement et même des organisations de la société civile. « Des responsables d’organisations de la société civile vont marcher avec nous, car ils savent que l’école est menacée. C’est une marche citoyenne. C’est pourquoi nous invitons tout le monde », a-t-il déclaré.
Le départ est prévu à la Fastef et l’arrivée aura lieu au rond point Jet d’eau. Depuis vendredi dernier, note Yankoba Seydi, l’autorité est informée de la tenue de la marche. «Nous avons déposé l’avis de marche depuis vendredi. Nous comptons marcher même si la manifestation est interdite, car c’est un droit reconnu par la Constitution », a averti le coordonnateur du Saes à Dakar.
Mardi et mercredi dernier, le Saes avait observé un arrêt de travail dans les campus des cinq universités publiques du pays. Cette grève faisait suite à l’expiration du préavis de grève du Saes. En conférence de presse lundi dernier et en présence de responsables syndicaux de l’élémentaire et du moyen secondaire, Seydi Ababacar Ndiaye, le secrétaire général du Saes, avait indiqué qu’une discussion serait engagée pour mener ensemble le combat contre le gouvernement. Mieux, il avait annoncé une grande marche qui va mobiliser près de dix mille enseignants. «Nous allons nous liguer pour faire face au gouvernement. On fait des remises gracieuses d’impôts alors que les enseignants sont laissés en rade », avait déploré M. Ndiaye.  

Aliou KANDE


Avec une nouvelle station de pompage et le nouveau château d’eau dont les travaux sont exécutés à 90%, le réseau d’alimentation en eau potable de la ville de Thiès et ses environs ne devrait plus connaître de perturbations majeures.
Le Directeur général de la Sones, Charles Fall, a effectué, samedi dernier, une visite de chantier à Thiès. Sur place, il a indiqué que deux ouvrages (une nouvelle station de pompage et le nouveau château d’eau) devraient être inaugurés avant la fin de la première quinzaine du mois de mars 2016. Selon lui, ces deux ouvrages vont, à terme, améliorer de manière constante la disponibilité de la ressource en eau. «La nouvelle station de pompage déjà fonctionnelle dispose d’une capacité d’injection de 6.000 mètres cubes supplémentaires utilisables dans le réseau d’eau potable de Thiès. Ce qui a déjà fini d’améliorer l’accès à l’eau des populations des quartiers situés en hauteur comme Mbour 1, 2, 3 et 4, Hlm route de Mbour, route de Dakar ou encore Sofraco ».
A cette station s’ajoute, selon M. Fall, « le nouveau château d’eau d’une capacité de stockage de 2.000 m3 d’eau implanté au quartier Mbour 3 et dont l’entreprise en charge des travaux nous a donné l’assurance d’achever le chantier à la fin de ce mois. L’ouvrage de stockage qui connaît déjà une connexion partielle sera définitivement connecté à la station de pompage qui vient d’être mise en service par la Sones et confiée par la suite à la Sde».
La situation, telle qu’elle est présentée, fait naître des lueurs d’espoir chez une bonne partie de la population de ces zones qui ont beaucoup souffert des désagréments causés par les pannes régulières des forages d’alimentation en eau.

Des réponses durables
La demande pressante des populations qui s’est manifestée dans les quartiers touchés a ainsi motivée «l’élaboration d’un Programme d’investissement prioritaire pour la ville de Thiès d’un montant de plus de 5 milliards de FCfa pour rendre disponible non seulement la ressource en eau potable, mais aussi fournir une eau de qualité », a rappelé le Directeur général de la Sones qui estime aujourd’hui « que nous sommes en train de réussir ce pari, car la station étant connectée à la conduite du Lac de Guiers, l’eau consommée ne comporte plus de calcaire qui auparavant était très décrié par les consommateurs thiessois ». Toutes ces actions, indique M. Fall, visent à apporter des réponses durables aux besoins en eau potable des populations, surtout dans la capitale Dakar où sont consommés plus de 72% de la production nationale d’eau potable. « Les besoins sont donc plus importants à Dakar, vient ensuite la région de Thiès. C’est ainsi que, sous l’impulsion du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, la Société nationale des eaux du Sénégal a bouclé un plan de financement de 250 milliards de FCfa pour la construction et la mise en service, en 2020, de la troisième usine de Keur Momar Sarr (KMS3). L’objectif est de sécuriser l’approvisionnement en eau de Dakar à l’horizon 2035 au plus tôt. Cette usine s’ajoute aux deux usines fonctionnelles sur le site du Lac de Guiers mises en service depuis plus de quarante ans et des stations de traitement et de pompage.

Travaux de réhabilitation du forage de la Cité Balabey
Avec sa délégation, le Directeur général de la Sones s’est aussi rendu à la Cité Ballabey où la Sones a entrepris des actions de réhabilitation du forage de ce quartier, sous la responsabilité de la Régie des chemins de fer. En conséquence, ledit quartier n’est pas connecté au réseau de la Sones. « Ainsi, nous avons envisagé de changer la pompe existante en panne depuis des semaines privant les usagers d’eau du robinet. D’autres travaux sont envisagés pour améliorer le niveau du débit de ce réseau privé qui est très bas », a indiqué Charles Fall. Il estime que « la Sones étant une société de service public, ne fait pas de distinguo entre le public et le privé. Donc, notre devoir est d’accompagner les populations de la Cité Ballabey en réalisant des travaux de traitement du forage qui puissent leur assurer une distribution d’eau potable de qualité ».

Mohamadou SAGNE


L’hôpital régional de Tambacounda a été doté d’une ambulance médicalisée équipée de dernière génération, d’une valeur de 40 millions de FCfa. Les clefs ont été officiellement remises, vendredi dernier, au Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale. Elle avait à ses côtés le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sidiki Kaba. Ce geste de la Fondation Sonatel s’ajoute à celui du ministre de la Santé qui, cette année, a mis deux ambulances à la disposition de cet établissement hospitalier. Soit trois ambulances reçues cette année.
« Ce présent est venu au bon moment, car le besoin était énorme dans cette structure de santé d’une région frontalière d’autres régions du pays, mais également des pays de la sous-région », a déclaré le ministre de la Santé qui a vivement remercié la Fondation Sonatel pour ses appuis variés au secteur de la Santé.
Pour Alioune Ndiaye, directeur général de la Sonatel, cette entreprise «est consciente des enjeux du développement durable, c’est la raison pour laquelle elle s’est lancée dans une démarche volontariste en intégrant la Responsabilité sociétale d’entreprise comme un des piliers de sa stratégie de développement ». D’ailleurs, poursuit-il, « nous entendons, à travers notre engagement citoyen, soutenir les populations défavorisées, en relation avec les autorités du Sénégal ». A en croire le directeur général de la Sonatel, la santé et le bien-être des populations des zones reculées est une priorité pour son entreprise. Dans ce cadre, des actions ont été menées dans la région de Tambacounda l’année dernière. Elles ont essentiellement trait à la formation de 58 sages-femmes sur le dépistage du cancer du col de l’utérus. Ainsi, deux appareils neufs de cryothérapie ont été mis à la disposition des districts sanitaires de Tambacounda et de Koumpentoum. La maternité du poste de santé de Diawara a également été intégralement équipée. Alioune Ndiaye  a annoncé, pour les 27 et 28 février prochain, la tenue de consultations médicales gratuites au profit de 500 personnes âgées.

Pape Demba SIDIBE


La Journée nationale pour l’éducation des filles a été célébrée cette année sur le thème : « Promouvoir l’éducation des filles et l’inclusion des enfants à besoins éducatifs spéciaux ». La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam.
Une table ronde sur la problématique de l’éducation des filles a marquée cette année la célébration de la Journée nationale de l’éducation des filles. A l’occasion, le ministre de l’Education nationale a affirmé que le gouvernement du Sénégal travaille à mettre en œuvre la décision présidentielle numéro 7 visant la promotion de l’inclusion des filles et des enfants à besoins éducatifs spéciaux. Ainsi, Serigne Mbaye Thiam a pris l’option de procéder à la tenue de concertations ouvertes et inclusives avec l’ensemble des acteurs afin de renforcer la mobilisation de la communauté autour de l’école. A l’en croire, c’est ce choix qui a guidé le format de l’organisation de la journée nationale de l’éducation des filles.
Le ministre de l’Education nationale d’ajouter que c’est ainsi que l’occasion a été donnée aux acteurs du niveau déconcentré d’apporter leurs contributions à l’édification de stratégies susceptibles de produire des changements voulus, maîtrisés et durables.
Au Sénégal, les statistiques ont montré que des progrès soutenus sont constatés depuis 2000 à tous les niveaux du système éducatif, du préscolaire au supérieur, aussi bien dans l’accès aux services éducatifs que dans la qualité des apprentissages. Malgré ces avancées, des défis persistent.

Les filles doublement vulnérables
Globalement, on constate que, plus on monte dans les cycles, plus le taux d’abandon et de redoublement des filles augmente. Au même moment, dans les taux de réussite aux examens, les filles sont moins bien classées que les garçons.
De l’avis des acteurs, ces contreperformances chez les filles trouvent leurs explications à plusieurs niveaux : la pauvreté, les mariages et grossesses précoces, l’enclavement, l’analphabétisme et la faible implication de la communauté qui ne favorise pas une bonne fréquentation scolaire pour les filles.
Selon l’inspecteur de l’éducation Saliou Sène, spécialiste en éducation inclusive, la situation est plus préoccupante pour les enfants vivant avec un handicap, surtout quand il s’agit de filles qui deviennent du coup doublement vulnérables. Pour stopper cette discrimination, le ministre de l’Education appelle à un changement de paradigmes pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd). C’est pourquoi, la coordinatrice du Cadre de coordination des interventions pour l’éducation des filles (Ccief), Marie Siby Faye, a expliqué que c’est pour ratisser large que la dimension « inclusion » a été intégrée cette année dans la prise en charge de la promotion de l’éducation des filles à l’école.
Des partenaires stratégiques comme plan international, l’Unicef et la coopération italienne ont réitéré leur volonté d’appuyer davantage les initiatives du gouvernement pour la promotion de l’éducation des filles.  

Pape  Coly  NGOME


Le Syndicat national des travailleurs de la santé a demandé, avant-hier, au gouvernement de respecter ses engagements en appliquant le protocole signé en 2014. « Depuis que nous avons signé ce protocole, la situation des travailleurs est restée entière. Rien n’a changé », a déploré Souleymane Joe Mané, secrétaire général du Syntras au cours d’une Assemblée générale d’échanges sur les accords signés avec le gouvernement. Selon lui, « le régime n’a pas fait évoluer la situation des travailleurs. Dans le domaine de la santé, il n’y a eu aucune amélioration ».

Le leader du Syntras a rappelé qu’un préavis de grève a été déposé le 21 janvier dernier. Il prend fin ce 21 février. « Nous avons décidé de nous mobiliser pour faire face au gouvernement. Nous tendons la main à tous les syndicats du secteur de la santé pour une unité d’action », a déclaré M. Mané, soulignant que les mêmes problèmes restent les mêmes. « Rien n’a bougé depuis que le nouveau régime s’est installé. Le gouvernement ne doit pas faire moins que l’ancien régime. C’est pourquoi nous sommes déterminés à faire face », a-t-il relevé, signalant que les accords portent, entre autres, sur l’augmentation des salaires, le recrutement dans la fonction publique, etc.

B. DIONE


Langue de barbarieGuet-Ndar est un monde à part, un havre de paix où l’on élève le ton à sa guise, où un voisin peut se permettre de réprimander et de corriger sévèrement un enfant têtu, un endroit où grâce à une solidarité agissante, on s’évertue à rendre des services à son prochain sans ostentation. La gestion collective et associative des problèmes sociaux, la dignité et la sincérité sont autant de valeurs qui contribuent à l’équilibre de cette communauté que chacun s’efforce de préserver.

11h30 à Guet-Ndar. Les populations vaquent tranquillement à leurs occupations. Au lendemain du grand Magal de Touba, la sardinelle, espèce pélagique communément appelée « Yaa-boye » en ouolof et fort prisée par les ménagères est revenue en force. A partir du pont Moustapha Malick Gaye, une belle vue panoramique permet d’apercevoir un quartier populeux, dense et vivant, des ruelles étroites. Derrière les clôtures de bois, de tôles ou de parpaings, les maisons en dur sont aussi nombreuses que les baraques. Ces constructions frappent par leur petite taille et leur entassement dans un espace réduit. Les populations sont confrontées à d’énormes difficultés pour se déplacer dans cette partie de la ville qui reçoit régulièrement des milliers de touristes, hommes d’affaires et autres visiteurs.

Accoudé à la portière d’un taxi urbain, Baye Gaye, un chauffeur rompu à la tâche, âgé d’une quarantaine d’années et domicilié à Pilote Barre dans le Gandiolais, attend un client aux abords du grand marché de Ndar-Toute. Il déclare avoir réalisé déjà un bon chiffre d’affaires. Il est issu d’une grande famille de pêcheurs. Ses frères, mareyeurs ont effectué, pendant une quinzaine d’années, de nombreuses campagnes de pêche en haute mer. Aujourd’hui, ils font le pied de grue chaque matin sur le quai de débarquement de poissons de Diamalaye à Guet-Ndar. Ils achètent et revendent des cageots de sardinelles. Grâce aux revenus tirés de la pêche, souligne-t-il, tous les membres de sa famille ont pu construire de très belles maisons dans le Gandiolais, dans le Toubé et dans d’autres localités de l’arrondissement de Rao.

Le visiteur qui débarque pour la première fois à Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie, à hydrobase et dans certaines localités du Gandiolais, se rend compte aisément des efforts déployés constamment par les pêcheurs, les mareyeurs, les vendeuses de poisson et autres transformatrices de produits de mer, en vue de contribuer à la lutte contre la pauvreté, le chômage endémique des jeunes, la délinquance juvénile, le désœuvrement, la mendicité forcée, etc.

Selon ce chauffeur de taxi, c’est avec les ressources financières générées par ses nombreuses campagnes de pêche en mer notamment dans la zone maritime mauritanienne qu’il a pu acheter ce véhicule de transport en commun. Il a mis à la disposition de ses neveux une solide et fonctionnelle pirogue qu’ils utilisent souvent pour aller chercher du poisson en mer.

Malgré les difficultés auxquelles les pêcheurs de la Langue de Barbarie sont quotidiennement confrontés dans l’exercice de leur métier, ces derniers, à en croire Baye Gaye, arrivent à subvenir aux besoins de leurs familles, à se reconvertir au moment opportun, dans d’autres domaines de la vie économique de notre pays. « Nos problèmes, confie-t-il, tournent essentiellement autour du renouvellement des licences de pêche, de l’arraisonnement des pirogues sénégalaises par les gardes côtes mauritaniennes, de la gestion de la brèche (chavirement de nombreuses embarcations frêles et vétustes dans ce canal de délestage des eaux, aménagé en 2003 par l’Etat pour aider les populations de Saint-Louis à faire face aux inondations dues aux eaux de pluies et à la forte crue du fleuve), des problèmes de conservation des produits halieutiques, etc. ».

Renouvellement des licences de pêche
Ce vieux quartier atypique de pêcheurs grouille de monde dans un vacarme indescriptible, exhibant fièrement ses vieilles chaumières, attrayantes dans leur prodigieux enchevêtrement, sa grande mosquée qui trône imperturbable au milieu de Lodo et de Pondokholé (sous-quartiers). Des centaines de pirogues s'alignent sur la plage. A Diamalaye où l’on débarque la sardinelle et le cimetière « Thiaka Ndiaye », le visiteur découvre des tombes hérissées de piquets de bois ou de fer, recouvertes de filets de pêche qui, à l’origine, étaient l’unique moyen de protéger les sépultures contre les chacals et les chiens errants. Guet-Ndar est un monde à part, un havre de paix où l’on élève le ton à sa guise, où un voisin peut se permettre de réprimander et de corriger sévèrement un enfant têtu, un endroit où grâce à une solidarité agissante, on s’évertue à rendre des services à son prochain sans ostentation.

En effet, dans ce quartier, tout le monde est unanime à reconnaître que l’altruisme, l’honnêteté, la loyauté dans les rapports, la gestion collective et associative des problèmes sociaux, la dignité et la sincérité sont autant de valeurs qui contribuent à l’équilibre de cette communauté que chacun s’efforce de préserver.

Aux abords du marché de Ndar-Toute et du monument aux morts, le spectacle est poignant lorsqu’on voit ces braves femmes de la Langue de Barbarie, venues de divers horizons, déployer des efforts pour éviter d’occuper entièrement la chaussée, héler des clients grincheux parfois exécrables, arrogants, capricieux et hautains, jeter dans tous les sens un regard à la dérobée pour surveiller les badauds agressifs, les pickpockets, les jeunes délinquants à la langue mielleuse, les déplacements des agents municipaux et les forces de sécurité qui les rappellent à l’ordre à tout moment. « Mon mari fait partie de ces nombreux pêcheurs qui ont disparu en mer, il y a trois ans.

Actuellement, c’est un  parent mareyeur domicilié à Gokhou-Mbathie qui me ravitaille tous les jours en sardinelles. Je parviens à nourrir ma famille grâce à la revente de ces produits.  Mon commerce est florissant. J’envisage d’aider deux de mes enfants à ouvrir un commerce au grand marché de Sor », confie cette veuve. Elle invite les pouvoirs publics à développer davantage le secteur de la pêche dans notre pays. « Nous tenons à être des citoyennes à part entière et nous allons nous battre pour survivre et exister, pour éduquer nos enfants, pour contribuer à la lutte contre la pauvreté, la délinquance juvénile », déclare-t-elle.

Le commerce est florissant
Une autre interlocutrice est fière d’exhiber son teint cuivré, basané, un visage en forme aérodynamique, très fin sur le tracé des lignes, un nez aquilin. Clinquante dans son Meulfeu (habit maure qui couvre entièrement les attributs féminins), la jeune femme est une métisse sénégalaise d’origine mauritanienne qui manie à merveille la langue Ouolof. Très loquace, elle nous fait comprendre que les pêcheurs demeurent des citoyens qui prêchent par l’exemple, sur tous les plans et à tous les niveaux. « Nous avons appris, dès notre tendre enfance, à lutter contre le chômage endémique des jeunes, le désœuvrement, l’oisiveté, la mendicité », affirme-t-elle. « C’est très rare de voir des individus tendre la main à Gokhou-Mbathie, Guet-Ndar, Santhiaba, à Hydrobase et dans le Gandiolais où l’on remarque de fortes concentrations humaines composées essentiellement de communautés de pêcheurs », selon notre interlocutrice. Dans ces localités, précise-t-elle, si les garçons vont chercher le poisson en mer, les jeunes femmes se lèvent à l’aube pour se ravitailler en sardinelles à Diamalaye et les commercialiser au marché de Sor.

Reportage de
Mbagnick Kharachi Diagne


Moustapha NiasseL’Assemblée nationale a abrité hier le lancement officiel du Guide pour la gestion intégrée des ressources naturelles du littoral à l’usage des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. Destiné aux parlementaires, ce document de capitalisation des bonnes pratiques est disponible grâce à un financement de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn).

Dans la préface du Guide pour la gestion intégrée des ressources naturelles qu’il a bien voulu signer, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a analysé la crise environnementale qui frappe l’Afrique de l’Ouest. Pour M. Niasse, cette situation concerne la surconsommation des ressources naturelles (côtières et marines, notamment). C’est pourquoi il s’est félicité de cette initiative du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement (Repes) d’avoir mis l’accent sur le travail de terrain pour une meilleure connaissance des écosystèmes, des agressions subies et des impacts sur la vie des populations.

Le nouveau guide relate les initiatives prises par les parlementaires des six pays de la zone d’intervention du Programme régional et côtier marin (Prcm) en matière de gestion intégrée des ressources marines et côtières. Au Sénégal, le document rappelle que diverses initiatives sont prises par les élus locaux pour contribuer à la gestion de la réserve de biosphère du Delta du Saloum et à la régénération des formations de mangrove. En même temps, les parlementaires ont initié un processus participatif d’élaboration d’une loi littorale, en organisant des fora régionaux qui ont regroupé tous les acteurs et usagers du littoral ainsi que les services techniques de l’Etat.

En Mauritanie voisine, la caravane du littoral initiée par le Réseau des parlementaires et élus locaux a été une opération de communication  et de sensibilisation. Elle a d’ailleurs permis aux parlementaires, aux élus locaux et aux populations de se rencontrer autour de problématiques majeures telles que l’érosion côtière, le changement climatique et ses effets visibles sur le littoral, les problèmes liés à la pêche et ceux très épineux inhérents à l’exploitation d’hydrocarbures et à la prolifération des déchets.

En Gambie, le Parlement est au cœur du processus de création des Parcs nationaux et les élus locaux sont parties prenantes de leur gestion au quotidien. Ainsi, les élus contribuent à offrir aux populations des alternatives à l’exploitation directe des ressources naturelles par la mise en place d’activités génératrices de revenus, grâce notamment au microcrédit, à l’écotourisme et au maraîchage.

Selon le président du Repes, le député Mamadou Lamine Thiam, il  s’agit pour les parlementaires de mener le plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour une meilleure protection de l’environnement et des ressources naturelles. En cela, ce guide est un support qui servira d’outil d’aide à la prise de décisions. Makhtar Diouf, représentant du chef de mission de l’Uicn, a estimé que ce guide est le fruit d’un engagement constant des parlementaires sur les questions relatives à la gestion durable des ressources naturelles. Mieux outillés, les députés peuvent désormais mieux participer à la mission d’amélioration de la gouvernance environnementale.

Mamadou Lamine DIATTA



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