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Actualités (3287)

UCADUn mémorandum d’entente a été signé, jeudi, entre l’Ucad et Africa Lead pour la création de l’Institut supérieur d’agriculture et entreprenariat (Isae).

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar va bientôt s’enrichir d’un établissement dédié à l’agriculture avec le soutien du consortium Africa Lead. Il s’agit de l’Institut supérieur d’agriculture et entreprenariat (Isae). Ce dernier « ambitionne d’être un centre d’excellence pluridisciplinaire pour former les étudiants, proposer une formation continue aux professionnels, mais également répondre aux besoins des communautés », a estimé le Pr Kandioura Noba de la Faculté des Sciences et Techniques (Fst). Selon lui, l’agriculture africaine et sénégalaise souffre de nombreux maux parmi lesquels le faible niveau de qualification des acteurs, l’insuffisance des structures de formation ou leur faible capacité d’accueil, les filières insuffisamment couvertes, le peu de diplômés universitaires en agriculture, etc. Dès lors, l’une des stratégies pour améliorer la production et la productivité est la formation des ressources humaines de qualité et en quantité. Ouverte aux titulaires d’un Bac+2, de cycle de formation en Licence professionnelle et de Master, la formation concerne des spécialités comme la production végétale, animale, l’agroécologie, la nutrition, l’alimentation, la technologie alimentaire, les sciences de l’eau, le machinisme agricole, etc. David Tardif-Douglin, directeur des Programmes d’Africa Lead, a rappelé que ce consortium créé dans le cadre du programme américain Feed the Future est l’un des principaux de l’Usaid en matière de renforcement des capacités dans le domaine de l’agriculture en Afrique subsaharienne. « Cet institut devrait nous servir de modèle dans d’autres pays comme le Ghana, le Kenya et le Nigeria où nous comptons dérouler un programme de leadership dans l’agriculture », a indiqué M. Tardif-Douglin.

D’après le Pr Ibrahima Thioub, Recteur de l’Ucad, l’Isae va compléter l’architecture académique de cette université dans le domaine de l’agriculture. Selon lui, eu égard à l’importance et à la qualité de ses ressources humaines et de ses infrastructures techniques, aux formations déjà existantes dans le domaine des agrosciences et à sa position stratégique, l’Ucad a toutes les potentialités pour  aider l’Isae à atteindre ses objectifs. « Mais, pour le réussir, elle doit s’ouvrir au monde socio-économique (…). Elle doit également créer les passerelles possibles avec les institutions de formation professionnelle et technique agricole (…) », a-t-il avancé.

Elhadji Ibrahima THIAM


Saint LouisDans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative européenne de centres d’excellence pour la réduction des risques et menaces liés aux substances Chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (Cbrn), le Sénégal, à l’instar d’autres pays de la façade atlantique africaine, bénéficie de projets qui lui permettront de mieux se préparer et intervenir face à de tels problèmes. Ainsi, l’équipe européenne du projet 35 Cbrn « Gestion des déchets chimiques et biologiques dangereux » a organisé, pendant trois jours, dans la capitale du Nord, un atelier de formation destiné aux chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée des régions de Louga, de Thiès et de Saint-Louis. Les travaux ont été ouverts par le gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang.

Cette rencontre a été animée par Mme Fagamou Sy Diop, conseillère technique à la Direction de l’environnement et Point focal national des centres Cbrn, Mme Imma Bueno, responsable de la formation sur les déchets biologiques, Thomas Arevalo, responsable de la formation sur les déchets chimiques et Boubacar Dia, chef du Service régional de l’environnement de Saint-Louis. Pour améliorer la gestion des produits chimiques dangereux et des déchets biologiques dans la région atlantique africaine et en Tunisie, il faut une approche sur mesure adaptée aux besoins de chaque pays partenaire. Selon Mme Fagamou Sy Diop, ce programme Cbrn a démarré ses activités en janvier 2014 et devrait s’achever en juillet 2017. Il est financé par l’Union européenne et mis en œuvre, avec l’appui de partenaires espagnols (Fiiapp-Coopération espagnole et Aenor), en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Liberia, en Mauritanie, au Maroc, au Sénégal, au Togo et en Tunisie.

Il comporte deux phases qui permettent de dresser l’état des lieux, de mener une vaste campagne de sensibilisation et de formation au profit du grand public, des personnes concernées par la gestion de ces déchets, des scientifiques et des techniciens de laboratoires.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Muraille verteUne conférence sur les facettes scientifiques du projet de la Grande muraille verte s’est tenue récemment à l’Ucad. Trois exposés et un film intitulé « La science et la Grande muraille verte » ont été présentés à cette occasion.

Les différents aspects scientifiques du projet de la Grande muraille verte ont été présentés au grand public à travers trois exposés et un film-documentaire intitulé « La science et la Grande muraille verte ». C’était dans le cadre du programme d’animation scientifique de l’Ucad. Il s’agit en réalité de la présentation des résultats des études menées par des chercheurs en biologie, en écologie et en science sociale du Cnrs et de l’Ucad.

Lancée à Abuja en janvier 2007 par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, l’initiative de la Grande muraille verte repose sur une approche concertée, multisectorielle mettant en synergie des actions de lutte contre la désertification, la pauvreté et le changement climatique afin de restaurer l’écosystème dans la partie du Sahel allant de Dakar à Djibouti. Longue de 8.000 km et large de 15 km, elle traverse d’Ouest en Est le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Ethiopie, l’Erythrée et Djibouti. Ainsi, il s’agit de l’installation et de la mise en valeur intégrée d’espèces végétales à valeur économique adaptées à la sécheresse, aux stress hydriques et adoptées par les populations locales, de bassins de rétention, de systèmes de production agricoles et autres activités génératrices de revenus ainsi que des infrastructures sociales de base.

Parmi les onze pays concernés, le Sénégal est le plus avancé en termes de mise en œuvre, a fait observer le Directeur général de l’Agence nationale de la Grande muraille verte. « Depuis 2008, l’Etat a fait des efforts gigantesques qui ont permis au Sénégal de devancer les dix autres. D’abord, la première agence nationale dédiée à ce projet a été créée au Sénégal. Ensuite, en termes de bilan, sur les 545 km qui concerne le Sénégal, nous avons réalisé 150 km de bande verte allant de Mbar Toubab à Lougué Thioly sur une largeur minimale de 15 km et des amplitudes qui peuvent se déployer jusqu’à 50 km de part et d’autre de la bande », a déclaré le Colonel Pape Waly Guèye.

Ainsi, la Grande muraille verte a eu des impacts économiques sur le quotidien des populations par le développement d’actions génératrices de revenus. « C’est une révolution dans la zone puisque les populations, en plus de leurs activités traditionnelles d’élevage, de collecte de lait et de collecte d’eau, mènent des activités quotidiennes de maraîchage dans des parcelles que l’Agence a montées dans tous les gros villages, des jardins polyvalents d’environ 5 ha où, annuellement, les populations tirent et autogèrent des recettes d’environ 15 millions de FCfa dans des zones où récolter même 50.000 FCfa était très difficile auparavant », a-t-il argumenté. Au regard de ces réalisations, le Sénégal est un laboratoire, estime le Colonel Guèye, car « tous les autres viennent s’inspirer de l’expérience sénégalaise ».

Elh. I. THIAM


thione seck 3L’artiste-musicien Thione Ballago Seck a été mis en liberté provisoire, vendredi, a annoncé son avocat Ousmane Sèye à la Radio Futurs Médias (Rfm, privée).

Le leader du "Raam Daan" était en prison depuis juin dernier pour les délits présumés de « blanchiment de capitaux », « tentative d’escroquerie », « association de malfaiteurs », « falsification et altération de signes monétaires en cours légal au Sénégal et dans un pays étranger ».

Selon Ousmane Sèye, son état de santé est « précaire » et « incompatible » avec la vie en prison.

Me Sèye dit avoir formulé plusieurs demandes de liberté provisoire avant d’obtenir la sortie de son client des liens de la prévention.

Thione Ballago, père du célèbre artiste-musicien Wally Seck, est l’un des porte-étendards du "mbalax", une variété musicale sénégalaise.

Source : APS


Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a annoncé jeudi la nomination du général de corps d’armée Balla Keïta, du Sénégal, en tant que Commandant de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

Balla Keïta succède au général de division Martin Chomu Tumenta, du Cameroun, décédé le 30 novembre 2015, selon le communiqué reçu, soulignant que Ban Ki Moon « profondément attristé par la mort prématurée du général de division Chomu Tumenta, exprime à nouveau sa gratitude pour la contribution de ce dernier au travail des Nations Unies ».

Avec plus de 40 ans d’expérience militaire aux niveaux national et international, Keïta était, depuis le 7 novembre 2015, Commandant par intérim de la Force de la Minusca et auparavant, de 2013 à 2015, Commandant adjoint de la Force de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (Minuad), après avoir été Commandant de secteur, de 2007 à 2010.

Le général de corps d’armée Balla Keïta a aussi occupé divers postes de haut niveau au niveau national, y compris celui d’Inspecteur général des Forces armées sénégalaises, de 2012 à 2013, indique-t-on dans le même communiqué.

Le général de corps d’armée Balla Keïta, 60 ans, est diplômé de l’École militaire interarmes de Coëtquidan en France, du Command and General Staff College de Fort Leavenworth aux États-Unis et de l’École de guerre de Hambourg en Allemagne.

Le nouveau Commandant de la Force de la Minusca est marié et père de quatre enfants.

Source : APS


Mary Tew Niane MinPour avoir une autonomie dans le domaine de la génétique moléculaire, le Sénégal aura bientôt une plateforme. Elle permettra de mieux maîtriser la médecine moderne, de favoriser le transfert de technologies, le contrôle sanitaire des aliments, entre autres.

Le Sénégal sera bientôt doté d’une plateforme génétique moléculaire. Elle sera érigée à la Cité du savoir de la future ville de Diamniadio. Sa mise en place a fait hier l’objet d’une rencontre entre le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr Mary Teuw Niane, les représentants des ministères de la Santé, de l’Intérieur et de l’Agriculture, des Agences de recherche et des partenaires français de l’Université d’Evry-Val d’Essonne. Pour M. Niane, cette infrastructure permettra au Sénégal d’avoir une autonomie totale dans le domaine de la génétique moléculaire dont la maîtrise permet d’enrichir de multiples champs d’intérêt parmi lesquels la médecine moderne, le contrôle sanitaire alimentaire, la police judiciaire et la protection de l’environnement. « Elle aidera notre pays dans le transfert de technologies, des compétences et des connaissances. Lesquelles sont indispensables au développement aussi bien scientifique, économique  que social », a soutenu le Pr Niane.

Il a fait savoir que la plateforme sera structurée autour d’un laboratoire en vue de la préparation des échantillons, de l’analyse et de la mise en forme des données.

Le ministre de l’Enseignement supérieur a expliqué que sa mise en place permettra de traiter, sur place, les données sanitaires et scientifiques et de réduire les délais en évitant que les échantillons soient envoyés en Europe ou dans d’autres pays développés.  Pour Mary Teuw Niane, la génétique moléculaire ouvre la voie à la médecine personnalisée parce que permettant de mieux comprendre l’origine des maladies héréditaires. Elle établit la présence de signatures génomiques, les prédispositions individuelles à de nombreuses maladies en contribuant à leur prévention.

Pour le président de l’université d’Evry Val Essonne, Patrick Curmi, cette plateforme conduira au développement des produits thérapeutiques plus ciblés par la biothérapie génique ou cellulaire pour le traitement des maladies communes. Il s’agit des différents cancers et d’autres maladies rares qui demeurent sans traitement.

Eugène KALY


Cosydep logoLa Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a réuni, à Dakar, ses 14 coordonnateurs régionaux afin d’échanger sur le plan stratégique 2016-2020 qui devrait contribuer au point 4 des Odd.

En vue de contribuer à l’atteinte de l’objectif 4 des Objectifs de développement durables (Odd) qui invite à garantir et à assurer une éducation équitable pour tous mais aussi un apprentissage tout le long de la vie, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) entend se donner tous les moyens. C’est ainsi qu’elle est en train d’élaborer un plan stratégique 2016-2020 lequel, comme l’a souligné son coordonnateur national, Cheikh Mbow, devrait être alimenté par les propositions émanant des 14 coordonnateurs des antennes régionales. Ces derniers ont été conviés à Dakar à un atelier de deux jours.

« Ce plan stratégique devrait se fonder sur les réalités locales et à partir des propositions faites sur la base des problèmes, des préoccupations, des défis au niveau local. Nous allons nous appuyer sur cela pour avoir un plan stratégique pertinent, efficace et qui nous permettra d’avoir moins de regret en 2030 quand arrivera l’heure du bilan », a insisté Cheikh Mbow.  Si la réflexion est juste à son stade préliminaire, on peut d’ores et déjà dire que certaines préoccupations sortent du lot et figureront en bonne place dans ce plan stratégique. C’est le cas notamment pour les questions liées à l’exclusion des enfants soit par leur situation économique, sociale, morphologique ou par rapport à leur zone d’habitation.

Celle liée au décloisonnement et qui fait de l’école une entité partie intégrante de la société est également une préoccupation majeure qui devrait figurer en bonne place dans ce document stratégique. A ce propos, Cheikh Mbow estime qu’il faut établir des liens entre l’éducation et la santé, l’éducation et l’environnement, l’éducation et les valeurs etc. Car, pense-t-il, « nous ne pouvons plus avoir un système éducatif où l’école s’assimile à l’éducation. Nous voulons avoir une éducation qui puisse nous permettre de régler des questions de développement et de société ».

La question du financement et de la gouvernance est aussi une préoccupation majeure pour la Cosydep. L’autre préoccupation concerne la déconcentration et de la décentralisation. Sur ce point, le coordonnateur national de la Cosydep est d’avis qu’il faut faire en sorte que les enjeux et les problèmes soient réglés à la base, dans et autour des écoles et que tous les pouvoirs ne soient plus concentrés au niveau central.

Pour la mise en œuvre de ce plan, la Cosydep peut compter sur le soutien et l’accompagnement du Global partnership for education qui a mis des fonds à sa disposition.

Elhadji Ibrahima THIAM

MENACE DE GRÈVE DES ENSEIGNANTS : LE GOUVERNEMENT INVITÉ À « AIDER À AVOIR UNE ANNÉE SCOLAIRE APAISÉE »
Les clés d’une année scolaire apaisée sont entre les mains du gouvernement. C’est ce que semble dire le coordonnateur de la Cosydep quand il invite les autorités étatiques à « aider les acteurs pour que, cette fois-ci, on vive enfin une année scolaire apaisée ».

Interpelé, en marge de l’atelier d’élaboration du document de planification de la Cosydep, sur les menaces de grèves qui planent sur le système éducatif, Cheikh Mbow regrette que l’école continue de vivre des perturbations malgré toutes les concertations.

« Cette année, nous avions beaucoup d’espoir avec les Assises nationales, le Conseil présidentiel, le déjeuner autour du président de la République où des instructions fermes ont été données. Nous pensions que nous allions enfin savourer une année scolaire sans perturbations. Mais hélas ! ».

Et Cheikh Mbow de s’interroger sur la capacité du Sénégal et des Sénégalais à faire face aux défis. « Soit nous manquons de sérieux, soit nous sommes dans le sabotage, parce que toute la réflexion a été engagée, les maux sont connus, les solutions ont été proposées.

Il suffit simplement de poser des actions et d’appuyer sur les leviers du changement pour qu’on ne connaisse plus ce genre de situation », a-t-il martelé.

Elh. I. THIAM


Visit OP BM 2016Les réalisations du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) ont été visitées par la Directrice des opérations de la Banque mondiale. Louise Cord s’est félicitée de la bonne exécution du projet et de ses impacts positifs sur la vie des populations.

En visite au Sénégal, la directrice des opérations de la Banque mondiale, Louise Cord, est allée constater de visu les travaux menés depuis deux ans dans la banlieue par le Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) dans le cadre de la lutte contre les inondations. Accompagnée de haut responsables venus de Washington, Mme Cord a, à l’issue de cette petite tournée qui l’a menée à Pikine et à Guédiawaye, exprimé sa satisfaction quant à la bonne exécution du projet financé par l’Etat du Sénégal, la Banque mondiale et le Fonds nordique de développement, à hauteur de 108 millions de dollars, soit 54 milliards de FCfa et de ses impacts positifs sur la vie des populations. Cette information est contenue dans un communiqué de l’Agence de développement municipal qui a en charge de l’exécution du Progep.

Sur le terrain, la délégation de la Banque mondiale a pu constater, selon toujours la même source, les importants travaux qui ont permis à nombre de zones de la banlieue de conjuguer au passé les inondations naguère récurrentes dans leurs localités. « Ainsi, de Dalifort à l’exutoire de Gadaye, en passant par Nietty Mbar, le quartier Cheikh Sy, Ecole Madi Ndiaye, les Bassins Wakhinane et Madialé, le lac Thiourour, la délégation de la Banque mondiale a pu constater comment les travaux exécutés par l’Adm ont positivement impacté les conditions de vie des populations », lit-on dans le communiqué.

100.000 habitants protégés
Selon l’Adm, près de 410 hectares de surface ont été protégés des risques d’inondation grâce à la réalisation d’ouvrages de drainage (bassin de stockage, canaux de drainage, exutoire, etc.) dans les communes de Dalifort, Djiddah Thiaroye Kao, Wakhinane Nimzatt, Médina Gounass, Yeumbeul Sud et Yeumbeul Nord. Ainsi, huit bassins d’une capacité cumulée de 315.000 m3 ont permis de protéger environ 100.000 habitants issus de 300 quartiers. De plus, les ouvrages de drainage réalisés dans la Phase 1 du Progep ont positivement impacté l’environnement et les conditions de vie des populations vivant dans les zones concernées.

Elhadji Ibrahima THIAM


Jeune fumeLe mouvement « no smoke » révolution, soutenu par l’Ong « Campaign for tobacco-free kids », a dénoncé la publicité de faux bonbons nommés « nicoteen ». En conférence de presse, la structure a fustigé cette campagne publicitaire à travers des panneaux, des insertions dans les journaux et des spots à la radio, à la télé et dans les cars « tatas » faisant la promotion de « Nicoteen ». Dans un communiqué parvenu à la rédaction, ils ont estimé que cette campagne digitale est « maladroite ».

En guise de riposte, une contre-campagne a été lancée. Une occasion pour les membres de ce mouvement d’expliquer, de façon pédagogique, certains articles de la loi anti-tabac sur leurs différentes plateformes. « Les internautes sénégalais se sont vite mobilisés et ont exigé une pétition. No Smoke Revolution a lancé la sienne le 5 février 2016 pour une implémentation rapide de la loi antitabac du Sénégal», a-t-on  précisé dans le document.

Le mouvement a dévoilé, au cours de la conférence de presse, la deuxième phase de sa campagne. Il a mis en exergue de nouveaux visuels qui montrent les dangers du tabac. Lesquels ont été remplacés par des paquets de bonbons. Dans sa campagne, « No smoking revolution » a comptabilisé des milliers de réactions. « Notre message a été partagé, mais la lutte ne s'arrêtera pas là », ont promis ses membres. Ils ont aussi fait un plaidoyer pour la vulgarisation du contenu de la loi anti-tabac, soulignant que le peuple sénégalais a commencé à oublier cette loi dont les décrets d’application se font toujours attendre. Beaucoup de Sénégalais ignorent que la loi interdit la vente de tabac aux mineurs.

E. KALY


FatickLa nouvelle école primaire Zone-émetteur de Fatick a bénéficié, lundi dernier, d’un lot de livres, de matériel scolaire et informatique. Cet équipement a été offert par Boubacar Siguini Sy, conseiller spécial du président de la République en matière d’éducation. Lors de la cérémonie de remise à laquelle ont pris part les autorités académiques, des enseignants, parents d’élèves et élèves, l’enseignant-chercheur à la Fastef, M.  Sy, a indiqué que les livres  lui ont été offerts.  « Nous avons ajouté du matériel didactique et informatique, du petit matériel de travail comme de la craie, de l’équerre, de l’éponge, du stylo ... pour apporter notre contribution à cette école », a-t-il expliqué.

Le donateur a ensuite expliqué que Zone-émetteur est une nouvelle école qui doit être accompagnée, signalant que 90% du personnel enseignant sont des femmes braves et dynamiques. La mairie a construit 6 salles de classe et le mur par les pionniers. Pour l’heure, l’établissement est confrontée à un problème lié au manque d’eau et de bloc administratif. Selon Siguini Sy, malgré ces difficultés, cette école est parvenue à avoir 100%  à l’entrée en 6ème et 97% au Cfee. Mme Mané Joséphine Diouf du Centre culturel français a insisté sur le bon usage de ce matériel. Aussi, a-t-elle annoncé que des livres d’un coût de 20 millions FCfa seront acheminés au Sénégal. Selon elle, beaucoup d’écoles pourront en bénéficier.

La directrice de l’école, Mame Diarra Diouf et l’Inspecteur d’académie, Sidy Fall, ont vivement remercié le donateur et le Centre culturel français pour cette action « qui va contribuer à l’amélioration des enseignements et apprentissages dans cet établissement.

Oumar  Ngatty BA


Don de sangPlus d’une centaine de personnes ont répondu présent à la journée de don de sang organisée hier par le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne. L’activité à haute portée citoyenne s’est déroulée dans les locaux dudit département, sous la présidence du directeur de cabinet, Khalifa Ababacar Dia.

« Cette activité cadre parfaitement avec la mission de construction citoyenne dévolue au ministère », a déclaré M. Dia, parlant au nom du ministre Mame Mbaye Niang. Il a ajouté que « donner son sang pour sauver la vie d’un autre concitoyen est un acte de solidarité agissante conforme à nos normes et valeurs sociales ».

L’équipe médicale dépêchée pour les besoins par le Centre national de transfusion sanguine (Cnts) a, entre autres, enregistré les dons de sang des agents du ministère en charge de la Bonne gouvernance, ainsi que des Secrétariats d’Etat à l’Alphabétisation et à l’Hydraulique.

E. KALY


Gouv SN Boun 2

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, ce mercredi 10 février 2016, à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat saisit l’occasion de la commémoration du trentième anniversaire de sa disparition, pour rendre, au nom de la nation, un vibrant hommage au Professeur Cheikh Anta DIOP, un savant d’exception qui a fortement contribué au rayonnement scientifique, politique et culturel du Sénégal, de l’Afrique et du monde noir.

A ce titre, le Président de la République demande au Gouvernement, en particulier aux Ministres chargés des Infrastructures, de l’Enseignement supérieur, de l’Education et de la Culture, de promouvoir auprès des jeunes et des étudiants notamment, les œuvres, enseignements et recherches de cet illustre fils du Sénégal, et d’engager, dans les meilleurs délais, la réalisation d’un projet de valorisation du village de Thieytou, qui devra intégrer l’édification d’un centre de documentation et d’exposition sur sa vie et son legs.

Abordant la consolidation du rôle et la place centrale de la diaspora dans le Sénégal émergent, le Chef de l’Etat rappelle au gouvernement l’attention particulière qu’il accorde à la forte implication des Sénégalais de l’extérieur dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) et lui indique l’impératif de dérouler un programme spécial de mobilisation de toutes les compétences nationales, en formation ou en activité à l’étranger, en vue de renforcer et de valoriser le capital humain national.

Dès lors, le Président de la République invite le gouvernement à déployer des projets novateurs visant l’optimisation de l’impact socio-économique des transferts financiers des Sénégalais de l’extérieur, et à procéder à l’évaluation des dispositifs du Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE).

Poursuivant sa communication autour du Programme de Renouvellement des Gros porteurs, dont il a procédé au lancement, le 06 février 2016, avec la mise à disposition prioritaire de 73 camions de la phase pilote qui concerne 1600 véhicules sur la période 2016-2017, le Président de la République exhorte le Gouvernement à consolider la dynamique de modernisation globale du sous-secteur des transports routiers.

Dans cette perspective, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement à mettre en œuvre, dans les meilleures conditions requises, ce programme stratégique.

Le Président de la République a clos sa communication sur son agenda diplomatique, le suivi de la coopération et des partenariats, en revenant sur le déjeuner de travail, le 5 février 2016, avec le Président Recep Tayyip ERDOGAN, qui a permis de faire un large tour d’horizon de la coopération bilatérale avec la Turquie et de signer des accords de partenariat bénéfiques pour notre pays.

Il a également informé le Conseil de sa désignation, par l’Union Africaine, pour faire partie d’une délégation de haut niveau composée de 5 Chefs d’Etat, devant se rendre au Burundi pour des consultations, et de sa participation, sur invitation du Secrétaire général des Nations Unies et du Président du Groupe de la Banque mondiale, au Groupe de haut niveau sur l’Eau, composé de 13 personnalités, dont la mission est de mobiliser la communauté internationale en vue de la réalisation de l’Objectif 6 du programme de développement durable à l’horizon 2030, lié à l’eau et à l’assainissement.

Enfin, le Chef de l’Etat a adressé ses félicitations au Ministre de l’Education nationale pour sa récente tournée dans la région de Ziguinchor.

Il a invité le Gouvernement à veiller à la présence des services de l’Etat et à la mise en place d’infrastructures sociales de base sur l’étendue du territoire national, en particulier dans les localités frontalières, en vue satisfaire les besoins légitimes des populations.

Le Premier Ministre a axé sa communication sur les enjeux et défis de la stratégie nationale de la promotion des exportations, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine, internationale et du travail accompli par la représentation sénégalaise au Conseil de Sécurité de l’ONU.

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait le point du suivi de la campagne de commercialisation agricole.

Le Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a rendu compte des préparatifs de la deuxième conférence sociale prévue en avril 2016 et qui portera sur le thème « La Réforme des retraites au Sénégal, vers des régimes viables et inclusifs ».

Le Ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement des différents projets et réformes.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

- Madame Anna Sémou FAYE, Inspecteur général de Police, matricule de solde n°501 939/I, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence le Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, en remplacement de Monsieur Léopold DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;

- Monsieur Idrissa SENE, Juriste, est nommé Consul de la République du Sénégal à Naples (République italienne), nouvelle création  ;

- Monsieur Cheikh Amadou Tidiane DIALLO, matricule de solde n°373 285/Z, Magistrat avant 05 ans, précédemment Conseiller technique de département, est nommé Secrétaire général du ministère de la Justice, en remplacement de Monsieur El Hadji Mansour TALL, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

- Madame Magatte Lo BODIAN, Médiateur pédagogique, titulaire d’un Master en Sciences politiques, matricule de solde 512 912/D, est nommée Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en remplacement de Monsieur Waly FAYE, appelé à d’autres fonctions ;

- Colonel Antoine WARDINI, matricule de solde n°400 865/C, est nommé Directeur du Service civique national, au ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, en remplacement du Colonel Baba DIAKHATE, remis à la disposition de l’Etat-major des Armées.

Le Ministre auprès du Premier Ministre,
Porte-parole du Gouvernement

Anamo DgLes Emirats Arabes Unis vont aider le Sénégal à disposer prochainement de seize nouvelles maisons de l’outil. Elles viendront renforcer les huit déjà fonctionnelles sur l’étendue du territoire. Une annonce faite hier par le directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil (Anamo).

Le Directeur général de l’Anamo a exprimé, hier, sa satisfaction en dégageant d’heureuses perspectives qui s’ouvrent pour la structure. Par le biais de la coopération avec les Emirats Arabes Unis, l’Anamo va se doter prochainement de 16 nouvelles maisons de l’outil en sus des huit qui fonctionnent déjà. « Jusqu’en 2012, la maison de l’outil n’était qu’une idée généreuse, un concept, mais c’est à l’avènement du président Macky Sall que la matérialisation de cette idée s’est faite »,  à en croire le patron de l’Anamo, Elhadj Malick Mbaye.

Par ailleurs, l’agence annonce l’inauguration, dans les trois prochains mois, à Mbour du premier Centre africain spécialisé en mécatronique. Il s’agira de permettre aux mécaniciens locaux de se mettre à l’heure de l’électronique pour s’adapter aux nouvelles tendances identifiées dans ce domaine. Ce nouveau centre sera installé sur la Petite Côte en partenariat avec la coopération espagnole.

En attendant, l’Anamo compte actuellement sur la coopération turque. Selon Son Excellence, l’ambassadeur de Turquie au Sénégal, Nilgen Erdem Ari, les investissements de son pays dans le domaine de la formation professionnelle ont sensiblement augmenté. C’est tout le sens du démarrage prochain des activités d’une grande usine de fabrication de meubles qui occupera 20.000 m2 sur le site de Diamniadio.

Le directeur de l’agence de coopération et de coordination de la Turquie (Tika), Kutluhan Yucel, a, pour sa part, révélé que les 18 projets majeurs déroulés depuis 2007 concernent beaucoup le renforcement des capacités dans la formation professionnelle et l’artisanat. En tous les cas, l’Anamo a identifié deux niches porteuses en matière de création d’emplois ; il s’agit de la réparation des téléphones portables et de la blanchisserie (Pressing). Rien que pour la première niche en question, les responsables de l’agence estiment que 10.000 jeunes pourraient se fixer dans leurs terroirs et connaître une insertion professionnelle en l’intégrant.

Mamadou Lamine DIATTA


Esp num ThiesUne cinquantaine d’ordinateurs et de tablettes ont été remis, de façon symbolique, aux étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal, précisément à l’Espace numérique ouvert de Thiès (Eno).

Le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a remis avant-hier aux nouveaux bacheliers de l’Espace numérique ouvert (Eno) de Thiès des ordinateurs et des tablettes. Deux outils précieux pour leur permettre de pouvoir suivre leurs cours, d’entrer en contact avec leurs professeurs ou tuteurs locaux ou nationaux qui  accompagnent ces étudiants dans leur quête du savoir. Ainsi, une cinquantaine d’ordinateurs et de tablettes leur ont été remis de façon symbolique. « En choisissant d’offrir ces outils précieux pour votre formation universitaire, le président de la République Macky Sall veut certes vous exhorter au travail, mai aussi placer notre pays sur la carte universitaire du futur », a indiqué le Pr Niane.

C’est pourquoi, il a tenu à rappeler aux étudiants de l’Eno de Thiès que sur le chemin de la quête du savoir, il n’y a pas de place pour la facilité, car tout s’acquiert dans le dur labeur, de nombreux sacrifices dans un monde de compétition acharnée. « D’ailleurs, la construction de l’Espace numérique ouvert de Thiès sur le site retenu est imminente, car l’entreprise a été choisie », a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. L’administrateur de l’Eno de Thiès, Alassane Faye, a expliqué qu’ils ont pu faire composer durant les examens leurs étudiants à partir de leurs ordinateurs et d’Internet. « Cela a permis aux professeurs de corriger en temps réel et aux résultats de tomber à temps même si pour certaines épreuves, il a fallu que des étudiants travaillent sur du papier. Nnous pensons qu’au fur et à mesure, ce passage sera vite dépassé », a-t-il indiqué.

Avec 1.543 étudiants répartis dans des filières comme la Sociologie, l’Anglais, les Mathématiques appliquées, les Sciences économiques et de gestion, l’Eno de Thiès est en train de monter en puissance. «Aujourd’hui, notre défi est de nous hisser à la première place des Eno cette année et ensuite nous battre pour en faire un pôle d’excellence dans la carte universitaire du Sénégal », a soutenu M. Faye. Pour atteindre un tel objectif, Mlle Awa Diop dit souhaiter que leurs tuteurs en charge de les accompagner dans une bonne compréhension de leurs cours magistraux respectent leurs rendez-vous et qu’ils se donnent davantage la peine de corriger les devoirs de travaux dirigés. « Si cela est fait et des efforts notoires consentis dans l’amélioration technique de l’environnement numérique où nous baignons, je pense que nous serons en mesure de relever les défis », a-t-elle souligné.

Mbaye BA


Equip biomedicalPour un meilleur entretien des équipements biomédicaux, la Jica a organisé un cours de renforcement des capacités techniques en entretien technique des équipements biomédicaux. Il est destiné à 12 professionnels de la maintenance des pays de la Cedeao et de la Mauritanie.

L’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) veut aider les pays de l’Afrique francophone à limiter les pannes des équipements biomédicaux. En collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale, de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas), elle a formé 12 techniciens supérieurs et ingénieurs en gestion, entretien et maintenance des équipements médicaux. Les bénéficiaires sont originaires du Sénégal, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali et de la Mauritanie. La formation s’est déroulée du 18 janvier au 10 février au Centre national de formation des techniciens en maintenance hospitalière de Diourbel.

Les 12 stagiaires ont exprimé leur reconnaissance à la Jica. Leur porte-parole, Abale Liza Honoré, s’est félicité de la qualité de la formation. « Nous voudrions rassurer (…) tous nos encadreurs que nous essayerons d’appliquer les recommandations de la formation reçue », a-t-il promis. Il a également demandé aux responsables de la Jica de continuer à accompagner les autorités sanitaires de l’Afrique afin  qu’elles puissent appliquer et vulgariser la démarche qualité dans les structures de santé, mais aussi à travailler à l’amélioration de la politique nationale en faveur de la maintenance des équipements biomédicaux.

Le chef du bureau de la Jica, Mme Kaori Tanaka, a informé que de 2009 à nos jours, 72 professionnels de la maintenance ont été formés. Selon Mme Tanaka, la Jica s’est engagée dans la formation des professionnels biomédicaux, surtout des chefs de services, en vue d’éviter les pannes répétitives des équipements biomédicaux dans les structures de santé. Elle a promis que l’Institution japonaise continuera à soutenir les gouvernements africains afin qu’ils puissent améliorer la qualité des soins des populations.

Eugène  KALY


Le Soleil ne se couche jamais sur l'empire des Sénégalais de l'extérieur. Ce n'est du Kipling magnifiant, sans avanie, l’empire colonial britannique sous l’ère victorienne. Mais une réalité en 2016. Le voyage fait historiquement partie de nos rites d’initiation pour l’acquisition du savoir, d’un savoir-faire ou d’une vie meilleure. Les Sénégalais de l’extérieur constituent une population dispersée dans plusieurs territoires non immédiatement voisins du Sénégal. Ils choisissent des territoires en raison de la constitution de chaînes migratoires. Ils s’intègrent facilement dans les pays d’accueil sans s’assimiler et ils développent des échanges matériels et immatériels entre eux et avec le pays d’origine. C'est ce qu'on appelle une DIASPORA.

D’après des estimations officielles, cette diaspora sénégalaise serait entre 3 et 5 millions. On peut regretter qu’il n’y ait aucune politique de recensement pour avoir des données fiables. Tout le contraire d’un pays comme l’Inde. Avec ses 28 millions de citoyens ou de personnes d’origine indienne installés à l’étranger, l’Inde a la plus grande diaspora au monde. Le pays de Gandhi (qui vécut en Afrique du Sud de 1893 à 1914), bénéficie des atouts politiques, économiques et culturels de sa diaspora. A travers des associations comme la Global organisation of people of indian origin (Gopio) basée à New York entre autres, l’Inde est parvenue à avoir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu et la reconnaissance du hindi comme l’une des langues officielles des Nations Unies. Du Soft Power, mais pas que. La diaspora indienne est l’une des premières forces à contribuer à l’économie locale avec l’envoi de 70 milliards de dollars par an. L’Inde est ainsi le premier pays récepteur mondial des envois de fonds. Les Sénégalais de l’extérieur envoient à peu près un milliard de dollars par an. Même si la somme dépasse la fameuse aide au développement, la contribution de la diaspora sénégalaise est globalement moins importante que celle de la diaspora indienne. Un Sénégalais de la diaspora envoie en moyenne 333 dollars par an contre 2.500 pour un Indien de l'extérieur. Ainsi, la diaspora indienne est une référence à travers son implication dans le développement de son pays d’origine. Celle issue de la région du Punjab, estimée entre 1,5 et 2 millions, investit énormément dans son lieu d’origine. Ce qui est à l’origine de disparités régionales entre le Punjab, bien plus développé, et d’autres régions indiennes. Une « meilleure participation à l’investissement économique serait une solution », nous dit-on.

Certes, mais il reste bien des domaines à parfaire notamment dans l’accompagnement et la gestion des risques des non initiés malgré les efforts de structures comme l’Apix, le Faise ou le Fonsis. En effet, si la diaspora sénégalaise demande d'être au fait du pays, cela ne veut pas forcément dire qu’elle désire rentrer définitivement pour y vivre. Les Sénégalais de l’extérieur, souvent qualifiés et expérimentés, veulent aussi être des interfaces efficaces dans la gestion des affaires entre le Sénégal et le pays d’accueil. A la place de l’investissement productif, la préférence va certainement à l’investissement direct étranger. Et pour cela, le Sénégal pourrait tourner son regard du côté de l’Inde pas seulement pour voir des acteurs comme Dharmendra ou Amitabh Bachchan, d’une autre génération, ou Pallavi Kulkarni, d’un Bollywood plus récent.

• Par Moussa DIOP


DiagnosticPour améliorer la prise en charge du paludisme, des chercheurs  sénégalais, américains, européens, entre autres, ont mis en place un dispositif appelé « Illumigene malaria ». Il s’agit d’un test de diagnostic et de détection qui permet au patient, en moins d’une heure, de savoir s’il est atteint ou non du paludisme.

Les chercheurs des Centres de contrôle et de prévention des maladies (Cdc (en anglais) Atlanta), de Meridian Bioscience et de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) viennent de mettre au point un nouveau test de diagnostic du paludisme dénommé « Illumigene Malaria ». Il permet de détecter la présence du parasite. C’est un test efficace capable de traquer tous les parasites responsables de la malaria. « Illumigene Malaria » est 80.000 fois plus efficace ou sensible que les autres tests classiques. Il aide les praticiens à obtenir des diagnostics plus rapides et plus précis. Il permet un traitement accéléré avec de meilleurs résultats. « Ce test est une révolution, car il établit une nouvelle norme d’excellence », a expliqué le Pr Daouda Ndiaye, chef du Service de Parasitologie-mycologie du Chun Le Dantec. Il est, par ailleurs, chercheur et enseignant à la Faculté médecine de l’Ucad. Le Pr  Ndiaye et son équipe ont reçu, le 26 janvier 2016, un brevet pour le test « Illumigene Malaria ». Ils sont les seuls habilités à vendre ou à distribuer ce test au Sénégal et dans les autres pays africains.

Le Pr Daouda Ndiaye fait partie de ceux qui ont travaillé pendant une dizaine d’années sur ce projet qui s’est conclu par la mise au point de ce test qu’il a qualifié, au cours d’une conférence de presse tenue hier, d’une méthode innovante d’amplification moléculaire. Le chercheur sénégalais qui était entouré du doyen de la Faculté de Médecine, le Pr Amadou Diouf et du coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), Dr Mady Bâ, a informé que les résultats de l’ « Illumigene » sont disponibles en moins d’une heure. « Le test est facile à réaliser, car il ne repose pas sur une expertise technique de haut niveau », a précisé le Pr Ndiaye. Il a déclaré que potentiellement le test est une révolution en matière de diagnostic du paludisme.

Cette technologie de détection vient renforcer les Tests de diagnostic rapide qui, selon lui, ont fini de montrer leurs limites en matière d’efficacité. Le Pr Daouda Ndiaye a expliqué que Meridian Bioscience a travaillé activement avec les experts du Cdc d’Atlanta et de l’Ucad lors de la mise au point du test « Illumigene » et collaboré avec plusieurs organisations pour concevoir des essais cliniques. Selon lui, les données de test sur plus de 200 patients sénégalais ont permis de valider « Illumigène malaria » dans notre pays. Le test ayant démontré une sensibilité de 100% sur ces 200 patients. Le Pr Daouda Ndiaye a fait savoir qu’ « Illumigene malaria » sera distribué en Europe, au Moyen-Orient en Afrique. Il précisé que le test n’est pas encore disponible au Sénégal, même si quelques échantillons sont disponibles à l’hôpital Le Dantec.

Eugène KALY

« SI L’ETAT ACCEPTE DE SUBVENTIONNER, LE TEST POURRAIT ÊTRE GRATUIT AU SÉNÉGAL »
Interpellé sur le coût d’un diagnostic du paludisme avec « Illumigene malaria », le Pr Daouda Ndiate a informé que le test est vendu en Europe au prix de 7.000 FCfa.  Il a promis de peser de tout son poids pour qu’il soit moins cher au Sénégal. « Il pourrait même être gratuit si l’Etat accepte de le subventionner comme il a fait avec les Tests de diagnostic rapide (Tdr) », a-t-il souligné. Pour le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme, Dr Mady Bâ, ce test va jouer un rôle capital dans l’élimination du paludisme au Sénégal. Cette maladie, a rappelé Dr Bâ, est encore présente dans la partie Sud et Sud-est du pays.

E. KALY


KoldaLes directeurs d’écoles du département de Kolda saluent la décision du gouvernement de doter les écoles élémentaires de nouveaux tables-bancs.

Les écoles élémentaires publiques du département de Kolda font face à un déficit de tables-bancs. C’est pourquoi le gouvernement s’est engagé à leur en offrir 1.000. L’annonce a été faite lors de la réunion des directeurs d’écoles de la commune de Kolda et des conseillers pédagogiques en service dans les zones rurales qui vient de se tenir dans la capitale du Fouladou. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des réunions périodiques qu’ils organisent, chaque premier mercredi du mois, pour réfléchir sur la bonne marche de leurs établissements scolaires respectifs.

Abdoulaye Cissoko, enseignant et adjoint au directeur de l’école élémentaire Ousmane Senghor communément appelée « Ecole 4 », se réjouit de cette initiative du gouvernement. « L’information que je trouve vraiment importante, c’est la réaction du gouvernement face au problème de tables-bancs. Je ne dis pas que cela va régler totalement le problème auquel les écoles élémentaires de l’enseignement public font face aujourd’hui, mais atténuera quand même ces difficultés », déclare-t-il.  Outre le déficit en tables-bancs, les sujets ayant trait à la gestion et au redéploiement des enseignants, la mise en œuvre des Contrats de performance et des Contrats d’amélioration de la qualité, ont aussi été abordés par les participants. Ils souhaitent que des solutions idoines soient trouvées pour la bonne marche de l’école sénégalaise. « Nous avons eu à recenser toutes les questions qui ont été posées, à échanger avec les directeurs d’écoles et les enseignants pour la recherche des solutions sur les questions qui ont été posées et sur l’objectivité qu’il y a dans la gestion du redéploiement de ces enseignants-là. Nous avons aussi eu à partager sur toutes les questions relatives à la mise en œuvre de ce qu’on appelle les Contrats de performance et les Contrats d’amélioration de la qualité qui sont des petits projets qu’il y a dans les écoles », soutient de son côté Amadou Tidiane Sy, Inspecteur de l’éducation et de la formation de Kolda.

Ces petits projets doivent, selon lui, être opérationnalisés dans ces établissements scolaires pour pouvoir prendre en charge les questions ayant trait à la lecture et à l’enseignement des mathématiques afin d’améliorer le niveau des apprenants.

Mamadou Aliou DIALLO


MoustiquaireLa campagne nationale de distribution des Moustiquaires imprégnées à longue durée d'action (Milda) se prépare activement à Ziguinchor. La région médicale est en train de mettre les bouchées doubles pour atteindre les résultats escomptés dans cette partie de la région méridionale du Sénégal. Ici, comme partout ailleurs dans notre pays, les objectifs visés jusqu'en décembre 2016 sont d'abord d'assurer la couverture de 100% des couchages habituels en Milda dans tous les ménages.

Ensuite, il faudra amener au moins 80% de la population générale à dormir sous Milda toutes les nuits et durant toute l'année. Dans ce cadre, les autorités médicales comptent beaucoup sur les journalistes et les autres communicateurs pour informer, sensibiliser et conscientiser les populations à un changement de comportements pour amener ces dernières à mieux se prémunir du paludisme. Cela en dormant toujours sous une Milda. Les journalistes et autres communicateurs de la région ont ainsi bénéficié, samedi dernier, à Ziguinchor, d'une session d'orientation. L’initiative émane de la région médicale.

Dans la région de Ziguinchor, la campagne nationale de distribution de Milda en couverture universelle se déroulera du 27 février au 7 mars 2016. Auparavant (du 12 au 15 février courant), il y aura un recensement des couchages dans tous les ménages. Les populations sont invitées à réserver un bon accueil aux recenseurs/distributeurs.

Moussa SADIO


Poussiere airLes visibilités seront réduites, au cours des prochaines 72h, sur une bonne partie du pays par la présence de poussière en suspension, annonce l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).

Dans un bulletin de prévision valable jusqu’à vendredi à 00h, l’agence signale que les vents seront de secteur Nord-est et d’intensités faibles à modérées.

Le document reçu à fait état de la prédominance de voiles nuageux sur la majeure partie du pays.

Une forte sensation de chaleur persistera sur l’ensemble du territoire au cours des trois jours à venir, selon l’ANACIM qui note aussi que la fraîcheur nocturne et matinale restera légèrement sensible sur le pays.

Source : APS


UCADSuite à l’expiration du préavis de grève déposé par le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), le bureau national élargi aux sections s’est réuni, samedi dernier, afin d’apprécier la situation. Face à la presse hier, son secrétaire général Seydi Ababacar Ndiaye a annoncé un arrêt de travail de 48 heures à partir d’aujourd’hui pour exiger le respect du protocole d’accord signé en mars 2015.

Arrêt de travail de 48 heures suivi d’une assemblée générale le jeudi suivant dans les campus des cinq universités publiques du Sénégal. C’est la décision prise par le bureau national élargi aux sections du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes). L’annonce a été faite hier par son secrétaire général, Seydi Ababacar Ndiaye. Cette décision fait suite à l’expiration, depuis le 5 février dernier, du préavis de grève déposé par le syndicat portant sur le respect du protocole d’accord entre le gouvernement et le Saes intervenu le 16 mars 2015. Sur la réforme des titres, les conditions de travail (retraites), l’accès au  logement, l’augmentation des budgets des universités et l’orientation des nouveaux bacheliers, le Saes soutient que rien ne bouge. Il n’y a que le point portant sur la réforme des titres qui commence à voir un début d’exécution avec l’adoption du projet de loi lors du Conseil des ministres tenu le 13 janvier dernier.

Selon M. Ndiaye, le gouvernement s’était engagé à mettre en œuvre la réforme des titres : adoption du projet de loi par le Conseil des ministres au plus tard en début juin 2015 et transmission à l’Assemblée nationale suivie de son application le 1er janvier 2016. La date d’application, précise-t-il, est dépassée de 30 jours. « Il n’y a aucune avancée. La provocation est là. Cette fois-ci, il faut que l’opinion dise la vérité au gouvernement », fulmine Moustapha Sall, chargé des revendications du Saes.

Le secrétaire général du Saes de marteler : « Il y a comme une sorte de conspiration tendant à banaliser le savoir. Nous avons en face de nous un gouvernement irresponsable qui ne respecte pas ses engagements ». Il a également annoncé que « le gouvernement n’a pas tenu compte de notre préavis de grève. A partir de demain (aujourd’hui), nous décrétons un arrêt de travail de 48 heures suivi d’une assemblée générale le jeudi suivant ».

Devant des responsables syndicaux de l’élémentaire et du moyen secondaire qui ont assisté à la rencontre, Seydi Ababacar Ndiaye a indiqué qu’une discussion sera engagée pour mener ensemble le combat contre le gouvernement. Mieux, une grande marche qui va mobiliser près de dix mille enseignants est à l’étude. «Nous allons nous liguer pour faire face au gouvernement. On fait des remises gracieuses d’impôts alors que les enseignants sont laissés en rade », a-t-il déploré, non sans lancer des piques au ministre de l’Economie et des Finances.

Aliou KANDE


MSAS SonatelPour soutenir la politique de spécialisation en médecine, la Fondation Sonatel a mis à la disposition des autorités sanitaires 15 bourses d’un montant global de 256 millions de FCfa. Cette enveloppe permettra aux bénéficiaires de suivre une formation de quatre ans.

La Fondation Sonatel a octroyé 15 bourses d’excellence de spécialisation en médecine au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Les bénéficiaires de ces bourses évaluées à 256 millions de FCfa sont des titulaires d’un doctorat en médecine, des détenteurs d’une admission dans les spécialités de la Chirurgie, de la gynécologie-obstétricale, de la pédiatrie, de la Néphrologie, des Urgences et de la Gériatrie. Chaque boursier aura une indemnité mensuelle de 250.000 FCfa pendant les quatre années de la formation.

Pour matérialiser ce partenariat, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck et le directeur général de Sonatel, par ailleurs président du Conseil de la Fondation, Alioune Ndiaye, ont signé une convention. La Fondation de la Sonatel, à travers ces bourses, vise à relever le défi de la spécialisation en médecine qui reste une des priorités pour doter le Sénégal d’un plateau médical aux normes internationales, estime Alioune Ndiaye. Selon lui, « le déficit des spécialistes et leur forte concentration dans la capitale sénégalaise (environ 70%), le tout combiné à une augmentation rapide de la population de plus de 3% par an, constituent autant d’urgences », a  commenté le directeur général de la Sonatel. Il a ajouté que la Fondation Sonatel, très sensible à cette situation, a souhaité mener une réflexion en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale et l’université afin de voir comment apporter sa contribution à l’amélioration de ce déficit en spécialistes dans les structures de santé du pays. Le ministre de la Santé a salué le geste de générosité de la Fondation de la Sonatel. Le Pr Awa Marie Coll Seck a reconnu que les autorités sénégalaises octroient peu de bourses de spécialisation à ses médecins. « En 2012, nous n’avions que 100 médecins boursiers en spécialisation. Aujourd’hui, nous avons porté ce nombre à 200. Ce qui est déjà quelque chose », a affirmé Mme Seck. Elle a souligné que les 15 bourses de la Fondation Sonatel permettront au Sénégal de disposer, dans les prochaines années, de spécialistes capables de prendre en charge des maladies, surtout celles chroniques.

Eugène KALY

LES SÉNÉGALAIS NE REPRÉSENTENT QUE 37% DES 2.500 MÉDECINS DE SPÉCIALISATION
Le Pr Awa Marie Coll Seck a invité les autres entreprises à  poursuivre l’exemple de la Fondation Sonatel en accompagnant les jeunes médecins qui veulent se former en spécialisation pour servir leur pays. C’est aussi le cri du cœur du doyen de la Faculté de médecine. Le Pr Amadou Diouf a constaté que sur les 2.500 médecins de spécialisation, les Sénégalais ne représentent que 37% de l’effectif. « Tout le reste est composé de médecins étrangers, d’où l’importance de ces bourses », a soutenu M. Diouf. Le directeur général de la Sonatel, Alioune Ndiaye, a rappelé qu’en 2015, l’institution a mis à la disposition de structures sanitaires du Sénégal divers équipements d’une valeur de plus de 200 millions de FCfa.

E. KALY


Gaston BergerA l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, les étudiants dénoncent le non-respect des engagements pris et relatifs à l’hébergement. Pour cette raison, ils ont barré la nationale 2 hier.

Les étudiants de l’Université Gaston Berger (Ugb) ont encore bloqué la circulation sur la route nationale n°2. Ils dénoncent le non-respect par les autorités des engagements relatifs à l’hébergement.

Des barricades faites de pneus incendiés ont été dressées hier sur la chaussée par les manifestants, à hauteur du portail du campus pédagogique, empêchant les automobilistes de vaquer tranquillement à leurs occupations. Les forces de l’ordre ont été obligées d’intervenir pour disperser les grévistes en utilisant des grenades lacrymogènes.

Mobilisés derrière certains de leurs responsables, notamment Daouda Mbaye, ils ont déploré les conditions d’hébergement des pensionnaires du campus social de Sanar. Ce mouvement d’humeur a été cependant perturbé par le refus catégorique des étudiants de l’Ufr/Sat d’observer ce mouvement de grève. Ces derniers ont requis l’anonymat pour préciser que cette grève est venue perturber les examens qu’ils devaient démarrer hier.

Le directeur du Crous, Ibrahima Diao, a indiqué qu’il a appris avec « regret et amertume » le mot d’ordre de grève entamé hier par la  Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) pour non-respect par les autorités des engagements relatifs à l’hébergement. Il a précisé que les engagements portent sur le démarrage effectif et le suivi des travaux de construction des pavillons pour 2.000 lits et l’installation des modules de logement du Fesman pour 200 lits. « Toutes choses en cours de réalisation. Jamais il n’a été question de leur finition et livraison dans l’immédiat ». Ce qui sera achevé sous peu, a-t-il souligné, c’est l’installation des modules dont les travaux sont très avancés. Par contre, les pavillons ne seront pas livrés avant le mois de décembre 2016, a-t-il précisé. Selon lui, « on ne construit pas un immeuble en une semaine ». Dans le souci d’atténuer les difficultés d’hébergement, a-t-il poursuivi, le Crous a réceptionné, samedi dernier, 500 matelas qui seront distribués immédiatement, en attendant la mise à disposition des modules. En moins de deux ans, le Crous, selon Ibrahima Diao, a augmenté de plus 1.200 places la capacité de ses deux restaurants réhabilités, acquis deux grandes plonges  et 6.000 couverts, acheté une ambulance médicalisée venue agrandir ce parc à trois unités. De même, un médecin et quatre infirmiers d’Etat ont été recrutés après la réfection des locaux de l’infirmerie et la construction de salles d’hospitalisation climatisées. La subvention à la Commission sociale des étudiants a aussi connu une hausse, passant de 2,5 à 5 millions FCfa en plus du don de tickets. L’internet est accessible grâce au Wifi disponible au « tour de l’œuf » aménagé. En plus, les bourses sont régulièrement payées, se réjouit le directeur du Crous.

Au vu de ce qui précède, une grève est-elle acceptable ? se demande M. Diao, rappelant aux étudiants que Dieu Le Tout-Puissant recommande la reconnaissance des efforts.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Child fund LogoSept agents de Child Fund ont été décorés de la Médaille d’honneur du travail. Les insignes leur ont été remis dans les locaux de l’Ong en présence de leurs collègues et des membres de leurs familles.

Plus d’un mois après le décret présidentiel leur attribuant des médailles d’honneur du travail, sept agents de l’Ong Child Fund concernés ont reçu leurs insignes et les diplômes qui les accompagnent. La cérémonie de remise s’est déroulée, le 5 février, dans les locaux de l’Ong. C’est une première dans la vie de cette organisation qui intervient depuis 1985 au Sénégal. Sur les 19 médailles distribuées (argent, vermeil, or, grand or), deux agents, Ndèye Wade et Mame Binetou Bousso en ont obtenu quatre.

Les récipiendaires, au-delà de leur longévité au sein de cette Ong (entre 15 et 35 ans), ont été honorés pour leur engagement, leur assiduité et l’excellence de leur travail. « Ces agents ont donné une partie de leur vie à Child Fund et au Sénégal en entier. Cet engagement a permis à notre Ong de construire des salles de classe, de former des enseignants, de creuser des puits, de construire des latrines, de donner aux femmes et aux hommes des moyens de subsistance et de production, de permettre aux enfants et aux femmes enceintes d’être en bonne santé », a indiqué Amadou Bocoum, le directeur national de Child Fund.

Pour motiver davantage les 200 hommes et femmes de Child Fund Sénégal qui servent la cause des enfants, M. Bocoum a annoncé la création du Prix du meilleur employé de l’année. Estimant que la réussite de toute organisation repose sur la qualité de sa ressource humaine bien formée, qualifiée, engagée et motivée, le directeur national a ajouté que Child Fund s’est fait le pari d’être un employeur de choix pour ses employés. Cela, à travers plusieurs actions et parmi lesquelles la reconnaissance du mérite au travail.

Parlant au nom des récipiendaires, Ndèye Wade a souligné que c’est grâce au leadership de M. Bocoum qu’elle et ses collègues ont été distingués par le président de la République. Elle a fait remarquer que c’est la première fois au Sénégal qu’une Ong reçoit une telle distinction. « C’est le mérite et l’engagement citoyen sur le terrain du développement qui ont été ainsi couronnés. Ces médailles sonnent comme une motivation dans notre combat d’avoir un Sénégal sans enfants exclus, sans enfants démunis, sans enfants vulnérables », a-t-elle martelé.

Ong internationale américaine de développement née en 1938, Child Fund intervient dans 30 pays et emploie 1.500 personnes dont 258 au Sénégal. Au fil des années, sa stratégie d’intervention et de mise en œuvre de ses programmes a beaucoup évolué passant de l’assistance directe aux enfants au développement communautaire centré sur l’enfant. Ainsi, les interventions de Child Fund sont axées sur les droits de l’enfant à savoir le droit à la survie, au développement, à la protection et à la participation.

Au Sénégal, l’Ong intervient dans les 14 régions administratives. Son directeur national informe qu’en 2015, leurs activités ont mobilisé une enveloppe financière de 8 milliards de FCfa au bénéfice de 9 millions de personnes au Sénégal.

Elhadji Ibrahima THIAM


Bakary Sambe PrD’après le dernier numéro de New African Magazine (janvier-février), le Dr Bakary Sambe de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis figure parmi les « 100 Africains les plus influents ».

Grâce à la portée de ses travaux de recherche et de leur influence dans le débat public au Sénégal et en Afrique, le Dr Bakary Sambe de l’Ugb fait partie des « 100 Africains les plus influents ». Inscrit dans la catégorie « Sciences et milieux académiques », il y figure aux côtés d’Elikia M’bokolo (Rdc), Jean-Louis Atangana Amougou (Cameroun), Karim Sy (Mali) et Michel Goeh-Akue (Togo). Il est décrit par le journal panafricain comme « un des meilleurs experts de la radicalisation et des phénomènes transnationaux dans le Sahel ».

Pourtant, il y a peu, le Dr Sambe était très critiqué pour ses thèses sur la menace djihadiste en Afrique de l’Ouest, rappelle le magazine. Qualifié à l’époque d’alarmiste, la perception sur cet enseignant a bien changé depuis. Car, ajoute le magazine, « de nombreux observateurs et gouvernements reconnaissent que Bakary Sambe a été «précurseur» dans ce domaine. Surtout depuis la publication, en 2013, du premier rapport « Paix et Sécurité dans l’espace Cedeao » intitulé, « Overview of religious radicalism and the terrorist threat in Sénégal » (Grand angle sur le radicalisme religieux et la menace terroriste au Sénégal), réalisé avec le Think Tank panafricain, l’Institut d’Etudes de Sécurité (Iss), basé à Addis Abeba, Dakar, Nairobi et Pretoria.

Enseignant-chercheur au Centre d’études des religions (Cer) de l’Ufr Crac de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le Dr Bakary Sambe coordonne l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique (Orcra). Politologue, spécialiste des relations internationales, ses travaux portent spécifiquement sur l’évolution des sociétés du monde musulman, des rapports arabo-africains, la radicalisation et les réseaux transnationaux dans le Sahel. Il est par ailleurs chercheur principal de la European Foundation for Democracy (Efd) à Bruxelles depuis 2009.

Au mois de juillet 2015, le Dr Sambe a publié « Boko Haram, du problème nigérian à la menace régionale ». Cela, après qu’il a publié, quatre ans plutôt, un essai « Islam et diplomatie. Aujourd’hui, à l’heure des appartenances mondialisées comme il le dit, le Dr Sambe mène une recherche sur la construction des identités religieuses des jeunes entre le local et le global et s’intéresse de plus près aux «processus de basculement des jeunes vers la radicalisation ». A ce titre, il est devenu l’un des experts les plus avisés sur les risques liés à l’extrémisme violent et à sa prévention.

Par ailleurs, le Dr Sambe vient de fonder Timbuktu Institute-African Center for Peace Studies, un think tank ouest-africain travaillant sur les différents aspects de l'extrémisme violent et promouvant les solutions préventives par l’éducation à la paix, le dialogue des cultures et des civilisations à travers l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique (Orcra) installé maintenant à Dakar depuis décembre 2015.

Elhadji Ibrahima THIAM



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