banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (3287)

Fatick carteLa région de Fatick va vers l’élaboration d’un plan d’actions multisectoriel pour réduire le taux de mortalité maternelle et infanto-juvénile. Le médecin-chef de région, Mouhamadou Traoré, a déclaré que l’Enquête démographique et de santé (Eds 2013) a révélé que le taux de mortalité maternelle y tourne autour de 365 décès pour 100.000 naissances vivantes et celui de la mortalité infanto-juvénile est de 62 pour 1.000 naissances. Dans ce cadre, une réunion du Comité régional de développement (Crd) consacrée au plaidoyer sur la croisade contre les décès des mères et des enfants s’est tenue le 3 février à la gouvernance de Fatick. Lors de cette rencontre, Dr Maty Diagne Camara de la Direction de la santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se) a relevé que le Sénégal a fait beaucoup d’efforts dans la réduction des taux mortalité maternelle et néo-natale. Mais, pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd), les gaps doivent être comblés.

« La santé, à elle seule, ne peut pas résoudre les décès des mères et des nouveau-nés. Il faut une implication de l’ensemble des secteurs. Il faut une approche multisectorielle dans la région mettant en synergie l’ensemble des forces et les ressources disponibles », a-t-elle soutenu. A ce niveau, les collectivités locales ont un rôle important à jouer « parce que la santé est une compétence transférée et les collectivités locales peuvent appuyer le secteur de la santé pour trouver des solutions à certains goulots d’étranglement ». A noter qu’une réunion sur la planification opérationnelle annuelle en santé a précédé celle consacrée au plaidoyer sur la lutte contre la mortalité maternelle et celle infanto-juvénile.

Oumar Ngatty BA


FemmesLa planification est un moyen efficace pour lutter contre les avortements à risque. C’est pourquoi elle est intégrée au Sénégal depuis 1997 dans le programme des Soins après avortement. Mais, le taux de prévalence contraceptive reste faible chez les patientes ayant subi un avortement, selon une évaluation faite entre juillet 2012 et juin 2013.

Les avortements à risque constituent au Sénégal la troisième cause de décès maternels. En 2013, ils étaient évalués, selon des données livrées par le Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (Ceforep), à 5,8%. Ce chiffre est certainement loin de refléter la réalité en ce sens que l’avortement demeure illégal au Sénégal et dans beaucoup d’autres pays. Donc, il se fait souvent clandestinement, loin des structures hospitalières. C’est ainsi que pour lutter contre le fléau des avortements à risque, les grossesses non désirées et d’une manière générale la mortalité maternelle, l’Oms a identifié la planification familiale comme étant « un moyen efficace ».

« Ainsi, selon ses recommandations, chaque cliente ne devrait quitter une structure sanitaire, après un traitement pour avortement, sans une méthode contraceptive en poche », cite le Ceforep qui a… exposé, lors de la Conférence internationale sur la planification familiale (Bali, Indonésie : 25-28 janvier 2016), l’expérience du Sénégal dans l'intégration des services de planification familiale dans le programme des Soins après avortements (Saa).

Pour Thierno Dieng qui a présenté cette étude qui a pour co-auteurs Mohamed Diadhiou et I. Mall, l’avortement comporte beaucoup de risques dont le plus éloquent est le retour rapide à la fécondité. « Une fois qu’une femme avorte ou fait une fausse couche, elle est exposée à un retour à la fécondité très rapide, car 10 ou 11 jours après, elle peut tomber enceinte », explique M. Dieng, soulignant qu’il n’y aurait pas eu de problème si la grossesse pouvait se passer correctement. « Mais le plus souvent cette grossesse risque de la fatiguer davantage et risque même d’aboutir à un autre avortement », ajoute-t-il. Selon lui, cette raison a principalement motivé l’introduction de la planification familiale dans les Saa « pour aider ces femmes à reposer leur organisme et ensuite à pouvoir librement capter une nouvelle grossesse en temps voulu ».

563 structures sanitaires enrôlées
Au Sénégal, les Saa ont commencé depuis 1997. La phase test ayant été concluante, la pratique a été élargie et décentralisée dans toutes les régions. « Maintenant dans tous les centres de santé, tous les hôpitaux, on peut recevoir des Saa », informe Thierno Dieng. Pour mesurer l’effectivité de l’intégration des services de planification familiale dans les Saa, le Ceforep s’est servi des données tirées de l'évaluation de la disponibilité, de l'utilisation et de la qualité des Soins obstétricaux et néonatals d'urgence (Sonu). Cette dernière s’est déroulée entre juillet 2012 et juin 2013. « Il s'agissait d'une enquête rétrospective, menée à l'échelle nationale, qui a ciblé les structures offrant des soins maternels et néonataux », lit-on dans le résumé de la présentation du Ceforep dans lequel on mentionne que « parmi les 1.581 établissements identifiés par la Carte sanitaire 2010, tous les hôpitaux et les centres de santé ont été enrôlés ». Ces  formations sanitaires « ont été complétées par un échantillon aléatoire de 31% des postes de santé et par 20% des structures privées recensées dans le pays ». Au bout du compte, le nombre de structures ayant « fourni des données (infrastructures, équipements, ressources humaines, activités obstétricales et qualité des services) pour cette enquête, notamment sur les services de Saa » était de 563.

Le plus faible taux d’acceptantes relevé à Dakar
Selon les résultats tirés de cette évaluation, « 35.905 cas d'avortement ont bénéficié de services de Saa dans les 563 structures considérées, soit près de 21% des grossesses enregistrées » entre juillet 2012 et juin 2013. Le Ceforep de préciser qu’il s'agissait de « cas simples non compliqués ». Si l’on se réfère à la même source, la moyenne nationale du taux de planification familiale après avortement a été de 47,6%. Soit moins d’une patiente sur deux à avoir bénéficié d’une méthode. Et les meilleurs pourcentages ont été notifiés à Tambacounda (88,8%) et à Kédougou (86%). La région de Dakar a eu le taux le plus faible avec seulement 31,6% d'acceptantes d'une méthode, contrairement à celle de Thiès où ont été relevés 60,3% d'acceptantes.

De l’avis de Thierno Dieng, cette faible prévalence contraceptive parmi les femmes ayant reçu un traitement après avortement au Sénégal se justifie par les contraintes relevées dans l’offre de services de planification familiale lors des traitements de complications d’avortement. « Le meilleur moyen pour offrir une méthode contraceptive à une femme, c’est au moment où elle reçoit un traitement, qu’on lui fasse le councelling et immédiatement après, avant qu’elle ne quitte la structure, qu’on lui remette ce qu’elle a désiré », rappelle Thierno Dieng. Surtout que la femme en question n’était pas venue dans la structure pour recevoir une méthode contraceptive. « Donc si on lui demande, comme c’est le cas dans la plupart de nos structures sanitaires maintenant au Sénégal, d’attendre, d’aller au niveau des dépôts IB (Initiative de Bamako) pour recevoir la méthode achetée et de revenir pour qu’on lui fasse un injectable ou lui place un Diu, il y a des risques pour que cette femme ne revienne pas », regrette M. Dieng.

Maïmouna GUEYE
(Envoyée spéciale à Bali)

PROMOUVOIR UN COUNCELLING ET DES SERVICES DE QUALITÉ
Suite à ces résultats, le Ceforep conclut que « l'intégration des services de planification familiale dans le programme de Saa au Sénégal reste un défi ». Et de poursuivre : « cette proportion insuffisante témoigne des efforts qui restent à fournir et des pistes à explorer, certainement en termes de counceling et de qualité de services, pour amener les clientes sénégalaises à adhérer aux objectifs du programme Saa ». Incontestablement, reconnait Thierno Dieng, « il y a un problème de communication et nous comptons faire un plaidoyer dans ce sens pour que l’on trouve des mécanismes pour continuer à assurer une gouvernance dans la gestion des produits, tout en assurant aussi des soins efficaces, des soins de qualité aux patientes ».

M. GUEYE


Serigne Mbaye ThiamSerigne Mbaye Thiam a effectué une visite dans le département de Bignona. Une occasion pour lui de mesurer les conditions difficiles de travail et d’études des enseignants et des élèves. Ainsi, il a annoncé un programme spécial de mise à niveau des infrastructures scolaires.

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, s’est engagé, vendredi dernier, à Touba Tranquille (un village de la commune de Kataba1), à mettre en « œuvre les instructions du président de la République, Macky Sall, pour une mise à niveau des infrastructures et des services sociaux de base dans toute la zone nord du département de Bignona, frontalière avec la Gambie ». A cet effet, M. Thiam a annoncé « un programme spécial » qui va mettre l’accent sur les infrastructures scolaires (collèges de proximité et écoles) de l’ensemble du Naran-Ouest. Il était en visite dans les écoles et collèges du Nord Bignona, frontaliers avec la Gambie. Selon lui, « le chef de l’Etat a demandé à tous les ministres sectoriels, dans le cadre des paquets d’infrastructures et de services sociaux de base, de prendre en charge les préoccupations des populations vivant dans les villages frontaliers ».

Sur place, le ministre de l’Education a pu mesurer les conditions difficiles de travail et d’études auxquelles les enseignants et les élèves sont confrontés quotidiennement. Ces derniers sont, pour la plupart, dans des classes en abris provisoires ou en banco construites par les populations locales et couvertes, soit avec des feuilles de zinc usagées, soit avec des feuilles de rônier.

A Touba Tranquille, une des trois classes en banco de l’école publique élémentaire du village n’est pas couverte. Conséquence : le maître dispense les cours aux élèves sous les manguiers. C’est ainsi qu’ils se déplacent tous d’un arbre à un autre à longueur de journée, selon la position du soleil, pour se protéger de la chaleur. Suffisant pour pousser certains villageois à fréquenter les écoles gambiennes, parce que plus attrayantes par leurs constructions et équipements modernes.

Face à ces problèmes récurrents, Serigne Mbaye Thiam a annoncé que le collège de proximité du village de Koudioubé sera construit sur les budgets de 2016 et 2017. Par ailleurs, il a demandé au directeur des constructions scolaires de lancer l’appel d’offres pour la construction de l’école élémentaire de Touba Tranquille. Dans le cadre du Budget consolidé d’investissement décentralisé, le ministre a fait savoir que, pour l’année 2016, il a été affecté à la région de Ziguinchor un stock de 43 salles de classe dont 36 pour le département de Bignona. « Sans compter, rappelle-t-il, les salles de classe qui ont été octroyées à la région et au département de Bignona depuis 2012, dans le cadre de ce Budget consolidé d’investissements ».

De plus, le ministre a annoncé la construction dans la région de 7 collèges dont 4 dans le département de Bignona, dans le cadre du programme « matching », avec l’aide de la coopération américaine, l’Usaid notamment. Serigne Mbaye Thiam a également déclaré que 22 collèges et 8 écoles élémentaires sont prévus pour être exécutés dans les régions de Ziguinchor et de Sédhiou, dans le cadre du Projet pour l’amélioration de la qualité dans l’éducation de base en Casamance (Paebca) que son ministère exécute, en relation avec la coopération française. Il a ajouté que 9 collèges et 3 écoles élémentaires seront construits au niveau de la région de Ziguinchor, assurant que les travaux vont démarrer à la fin de l’année 2016.

Pour ce qui est des doléances que les populations visitées lui ont soumises et qui ont trait à la santé, aux télécommunications et aux routes, le ministre a assuré que le chef de l’Etat a donné des instructions fermes aux différents départements ministériels pour que la souveraineté de notre pays s’exerce sur tout le territoire national. « Parce que, souligne-t-il, lorsqu’on voit ces populations du Sénégal si enclavées réclamer à plusieurs reprises dans leurs discours leur appartenance sénégalaise, l’obligation de l’Etat est d’être à leurs côtés ».

Serigne Mbaye Thiam a tenu à préciser que cette visite qu’il a effectuée dans le Naran Ouest est un acte qui montre sa volonté de promouvoir l’équité pour l’accès à l’éducation. « C’est aussi un acte de souveraineté, dit-il, mais également d’amitié vis-à-vis de la Gambie qui est un pays frère. Parce que les populations, qui vivent des deux côtes de la frontière, sont toutes des parents ».

Moussa SADIO


Mut gen ceremonieLe 6 février de chaque année est célébrée la Journée internationale « tolérance  zéro excision ». Au Sénégal, la cérémonie officielle s’est déroulée à Thiès.

La Journée internationale « tolérance  zéro » face aux mutilations génitales féminines, organisée samedi dernier, au village de Keur Simbara de la commune de Fandène dans le département de Thiès, a vu la partition massive des communautés bambara, manding, soninké et diola pour l’abandon de l’excision. Un engagement social accompagné par la Direction de la femme du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, le Comité technique national pour l’abandon de l’excision en relation avec l’Ong Tostan et le programme conjoint Unfpa-Unicef. Devant les autorités administratives, la Directrice de  la femme, les représentantes-résidentes de  l’Unfpa et de l’Unicef, la directrice exécutive de Tostan, le nombreux public, Maman Ourèye Sall, une ex-exciseuse, a noté que cette pratique est une activité lucrative et ancrée dans les communautés. « C’est pourquoi il faut vraiment être convaincu des dégâts découlant de l’excision pour s’engager dans la lutte pour son éradication », a-t-elle souligné. Kertio Diarra, une autre ex-praticienne de l’excision venue du village de Malicounda Bambara, dans le département de Mbour, confirme les propos de Maman Ourèye.

Selon elle, la dynamique de leur engagement dans la lutte contre la pratique traditionnelle néfaste de l’excision sur la santé de la femme est née au sein de leur classe d’alphabétisation. « Tout le monde était convaincu qu’il fallait stopper cette violence exercée sur des petites filles qui, une fois adultes, voient leur santé reproductive se détériorer », a-t-elle ajouté. Mintou Kounta de la contrée religieuse de Ndiassane de la commune de Chérif Lô, dans le département de Tivaouane, de soutenir que l’Ong Tostan a invité les pouvoirs publics et les partenaires financiers à renforcer l’accompagnement dans la démultiplication des classes d’alphabétisation fonctionnelle en privilégiant  les zones de lutte contre l’excision. « Car, je reste convaincue que là où l’ignorance recule, de telles pratiques vont disparaître plus facilement », a-t-elle insisté.

Poches de résistance
Pour boucler le partage d’expériences, Baye Demba Diawara, un octogénaire, actuel chef du village et imam de Keur Simbara qui est un précurseur dans la lutte contre l’excision, a noté que cette pratique est antérieure à la venue de toutes religions révélées. « D’où toutes les difficultés rencontrées sur le chemin de l’éradication de l’excision dans nos communautés qui, à tort, l’assimilent à une recommandation de l’islam. Or, jusqu’ici personne ne peut brandir un texte authentifié justifiant cet acte qui expose des femmes à la mort à l’accouchement, à la stérilité, à la fragilisation psychique et morale  toute leur vie », a-t-il lancé.

Au vu des résultats obtenus dans la lutte pour l’éradication de l’excision au Sénégal, la Directrice de la femme, Coumba Thiam, a salué au nom du ministre Mariama Sarr tous les efforts consentis jusqu’à présent. « Le pari réussi de pouvoir en parler en public, en présence des notables, des femmes, des filles, des jeunes, est déjà très important. Maintenant, nous savons que des poches de résistance persistent, mais elles doivent nous motiver davantage à serrer les coudes et à avancer ensemble vers une éradication totale du phénomène dans toutes nos communautés victimes », a-t-elle indiqué.

Mbaye BA


Hamady BocoumC’est hier qu’ont été officiellement célébrés, à Caytou, son village natal, les 30 ans de la disparition du Professeur Cheikh Anta Diop. Lors du lancement des activités, le 4 février dernier à l’Ucad, Hamady Bocoum, ancien directeur de l’Ifan, et président du Comité préparatoire de la célébration des 30 ans de la disparition de Cheikh Anta Diop, a indiqué que le parrain de l’Ucad est devenu un patrimoine au sens le plus noble du terme. « De ce point de vue, il mérite plus qu’une célébration, sa mémoire exige une continuation ».

Le Pr Hamady Bocoum a rappelé que le parrain de l’Ucad, à travers sa production scientifique de haute qualité, a renouvelé le discours sur l’Afrique au sens holistique du terme, car aucun aspect n’a échappé à sa sagacité. « Il a tout exploré avec professionnalisme, avec sérieux et une telle profondeur que même ses adversaires les plus radicaux n’ont pu les contester. C’est pour cette raison que nous avons décidé de revisiter son œuvre à travers une ligne de cohérence forte qui consiste à mettre la science au service du développement et de la recherche en Afrique», a-t-il souligné.

Quant à la famille du Pr Cheikh Anta Diop, c’est toujours avec émotion qu’elle vit l’hommage qui lui est rendu chaque année, a fait savoir son fils aîné Cheikh Mbacké Diop. Il pense que la volonté de pérenniser la mémoire de Cheikh Anta Diop ne vise pas à le momifier, mais tout au contraire cherche à répondre à un double besoin : celui de l’épanouissement intellectuel et culturel notamment des jeunes générations et celui de la réflexion stratégique des décideurs.

Elh. I. THIAM


ThiesDes patients souffrant de la cataracte ont bénéficié, pendant 3 jours  à Thiès (4,5 et 6 février), d’une chirurgie. L’initiative était du district sanitaire de Thiès dans le cadre du Programme national de lutte contre la cécité. Plus d’une trentaine de patients ont été déjà opérés lors de notre passage, le premier jour vers 16h, selon l’ophtalmologue Mohamed Kadar Lémane. « L’objectif est de traiter 50 cas par jour pour un objectif de 150 malades pour les trois jours que le camp va durer », a-t-il indiqué.

L’initiative du district sanitaire de Thiès découle, selon le médecin-chef, Dr El Hadji Mamadou Moustapha Diop, «des recommandations des journées de consultations gratuites des personnes âgées l’année dernière. Le constat avait été fait du nombre élevé de cas de cataracte chez cette frange de la population gagnée par la vieillesse et très vulnérable à cette maladie des yeux », a-t-il expliqué, soulignant que c’est pour cette raison que « la Fondation Sonatel a été saisie pour un appui à la prise en charge de cette maladie de la cataracte qui constitue aujourd’hui un véritable problème de santé publique ». D’ailleurs, le médecin-chef du district sanitaire de Thiès fait savoir que « 70% des patients sont compris dans la catégorie des personnes âgées qui ne peuvent souvent pas se prendre en charge financièrement. Surtout que les frais d’une intervention chirurgicale d’un œil s’élèvent à 45.000 FCfa ».

Ce camp de cataracte a ainsi permis à de nombreux patients de recouvrer la vue et de pouvoir se réinsérer dans la société.

Mohamadou SAGNE


Ucad ConfuciusLes clés du tout nouveau bâtiment accueillant l’Institut Confucius de l’Ucad financé et construit par la Chine ont été remises, le 3 février, par Son excellence Zhang Xun, au recteur Ibrahima Thioub. Erigé dans l’enceinte de l’Ucad 2, il a coûté un milliard de FCfa.

Trois ans après avoir commencé ses activités au Sénégal, l’Institut Confucius de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar dispose enfin de ses propres locaux. Le tout nouveau bâtiment abritant ce centre d’enseignement de la langue chinoise est implanté dans l’enceinte de l’Ucad 2, à côté de la Faculté des sciences économiques et de gestion. Le nouvel immeuble de plus de 1000 m2, financé, construit et équipé par la République populaire de Chine est composé d’un ensemble de salles de cours, de salles audiovisuelles, d’un ensemble multifonctionnel, d’une bibliothèque et d’une salle d’exposition.

Le coût de la construction s’élève à un milliard de FCfa. Les clés de la nouvelle bâtisse moderne ont été remises, hier, par l’ambassadeur de la République populaire de Chine au recteur de l’Ucad au cours d’une cérémonie sobre précédée par une visite des locaux de ce bijou architectural, technologique et pédagogique.

Ce centre piloté par un duo de directeurs, l’un Chinois, Eva Wang, et l’autre Sénégalais, Pr Mamadou Fall, est ainsi le 32ème Institut Confucius à travers le monde. Cependant, celui de l’Ucad a une particularité que le recteur Ibrahima Thioub a tenu à souligner : c’est le seul qui a été financé et construit par le gouvernement chinois. « Ailleurs, c’est le pays hôte qui construit le centre. Au Sénégal, la Chine a tenu compte de l’amitié qui lie nos deux peuples, nos deux Etats, nos deux gouvernements », a soutenu le Pr Thioub. Il a fait savoir que depuis 2013, de nombreux étudiants ont été formés en Mandarin dans cet institut. Ils séjournent actuellement dans différentes universités chinoises et apprennent dans différentes disciplines. Le recteur a également tenu à relever une autre particularité.

« Dans tous les départements de langue que nous avons ici, on y apprend la langue et la civilisation pour elle-même. Or, dans cet institut, non seulement on apprend la langue et la civilisation chinoise, mais en même temps nos étudiants sont inscrits dans différentes disciplines. La langue chinoise devient ainsi un instrument d’instruction pour d’autres disciplines », a-t-il observé, non sans indiquer qu’à travers cet Institut, la Chine contribue dans les réformes en cours dans l’enseignement supérieur.

Ce bâtiment, après le Grand Théâtre et le Musée des Civilisations noires, constitue un nouveau fruit de la coopération sino-sénégalaise dans le domaine culturel et humain. Son Excellence Zhang Xun le considère comme un autre emblème de l’amitié entre la Chine et le Sénégal. « Depuis son établissement en décembre 2012, cet institut est devenu une fenêtre importante qui permet aux jeunes Sénégalais de mieux connaître la Chine et d’apprendre la culture chinoise. Ce nouvel édifice va améliorer les conditions d’enseignement, diversifier davantage l’ambiance multiculturelle de l’Ucad et offrir une plateforme plus vaste aux échanges culturels et humains entre nos deux pays », s’est-il félicité.  A ce jour, le centre a déjà recruté plus de 600 élèves et a ouvert des cours de chinois dans d’autres universités, collèges et écoles. Ainsi, l’apprentissage du chinois est en train de se populariser dans les écoles sénégalaises. C’est dans ce sens que la Chine offre, chaque année, une trentaine de bourses à des étudiants sénégalais qui poursuivent leurs études au pays de l’Epire du milieu, selon Son excellence.

Elhadji Ibrahima THIAM


Fann AddictLogé au service psychiatrie de l’hôpital de Fann, le Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad) a pris en charge 425 patients durant sa première année. Ces consommateurs de drogues y bénéficient d’un paquet de soins complet.


Inauguré en décembre 2014, les activités du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad) ont démarré en février 2015. Cette structure qui facilite l’accès aux soins des consommateurs de drogues injectables fête ainsi son premier anniversaire. Une occasion saisie pour tirer le bilan de la première année d’activités.

Face aux journalistes, Dr Ibrahima Ndiaye, addictologue et coordonnateur adjoint du Cepiad, a révélé que 425 patients ou consommateurs de drogues sont suivis dans ledit centre. Cette prise en charge concerne, entre autres, une consultation, un suivi addictologique, un accompagnement psychothérapeutique du patient, souligne-t-il. A ce paquet de soins, il faut ajouter la prise en charge des infections liées au Vih, à la tuberculeuse et aux maladies buccodentaires. « Nous faisons une prise en charge globale, parce que notre objectif est de satisfaire le patient», a expliqué le coordonnateur adjoint du Cepiad.

Le spécialiste a informé, dans la même lancée, que sur 425 patients suivis et traités dans le centre, 70% consomment de l’héroïne et 30% d’autres types de drogues, en particulier la cocaïne, le tabac et l’alcool. Selon lui, le taux de perdus de vue est faible. Parmi eux, cinq abandons ont été enregistrés, quatre patients ont voyagé et deux emprisonnés.

Sur les 425 patients, les 111 se présentent chaque jour au centre pour bénéficier d’un traitement à base de méthadone. Ce produit pharmaceutique sous forme de sirop permet aux patients de ne plus recourir à l’héroïne qui peut le mettre dans un état d’ivresse et d’inconscience. « Avec la méthadone, le patient peut vaquer à ses occupations et même penser à faire une activité professionnelle pour subvenir aux besoins de sa famille », a soutenu Dr Ibrahima Ndiaye. Quant aux 314 restants, ils viennent au Cepiad sur rendez-vous.

Le Dr Karim Diop de l’Ong Esther (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau) s’est félicité de la mise en place du Cepiad qui, en un an, a permis de changer la vie de beaucoup de Sénégalais. Lesquels avaient perdu espoir à cause de la drogue.

La seule inquiétude des responsables du Cepiad est que peu de femmes fréquentent cette structure. De l’avis du Dr Ibrahima Ndiaye, sur les 425 patients, seuls 10% sont femmes. « Pourtant Dieu sait qu’à Dakar nous avons beaucoup de femmes qui souffrent de la consommation de drogue. Ces dernières ont besoin de l’aide du centre », a signifié Dr Ndiaye qui a aussi déploré le manque de personnel. « L’Etat doit renforcer nos moyens, parce que la demande et les attentes sont fortes, car la drogue, en plus d’être un problème de santé publique, est un problème de société », a-t-il lancé.

Dr Karim Diop a reconnu que les moyens financiers ont été mis à la disposition du centre, mais ils sont encore insuffisants. Certainement que la journée portes ouvertes de ce samedi permettra au Cepiad de se faire connaître davantage du public.

Eugène KALY


Formation Pro et TechRelever le défi d’une éducation de qualité et offrir une formation adéquate conforme aux besoins des populations. C’est l’objectif que s’est fixé le Collège de Paris, une université d’excellence française.

Selon Euraste Mbakop, directeur du développement Afrique de l’Ouest du Collège de Paris, dans un pays profondément marqué par l’explosion démographique, l’enjeu majeur est, sans conteste, de relever non seulement le déficit de la démocratisation de l’accès, mais aussi l’assurance d’une efficacité interne pour constituer les bases, les piliers d’un développement durable et de qualité.

Il a rappelé les efforts du gouvernement dans l’éducation et la formation. Malgré tout, souligne-t-il, l’on note toujours des faiblesses à l’accès, au rendement et à l’efficacité interne du système éducatif sénégalais. Ce qui, à son avis, induit des limites sérieuses au développement du système. « Voilà pourquoi, dans sa politique d’expansion, la direction du groupe Collège de Paris a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice dans cet effort du Sénégal qui consiste à relever le défi d’une éducation de qualité et d’offrir une formation adéquate, conforme aux besoins des populations », a-t-il expliqué lors d’une rencontre avec la presse.

Le Collège de Paris, déjà présent au Cameroun, est en partenariat avec six écoles dont l’Institut supérieur de l’environnement (Ise), l’Ecole de langue française. « Nous faisons aussi la validation des acquis de l’expérience à l’intention des professionnels qui peuvent obtenir un diplôme grâce à leurs années d’expérience sans suivre de cours », a ajouté M. Mbakop. Il y a également des formations continues qui se font sous forme de séminaires de renforcement de capacités. L’autre volet du Collège de Paris qui compte s’implanter bientôt au Sénégal, c’est l’accompagnement des étudiants.

Aliou KANDE


FatickLa santé communautaire sera au cœur de la deuxième phase du Gsk qui va se dérouler dans les sept districts sanitaires de la région de Fatick.

La phase 2 du  projet Gsk a été lancée le 2 février 2016, lors d’une réunion d’information et de partage tenue à la région médicale de Fatick. Ce projet soutenu par la firme pharmaceutique Gsk qui accorde 20% de ses bénéfices à la santé de la mère et de l’enfant (Initiative 20%) va mettre l’accent sur la santé communautaire durant la période 2016-2018 dans les sept districts sanitaires de la région de Fatick.

Au Sénégal, c’est l’Ong Save the children qui conduit ledit projet dans la région de Fatick, seule zone d’intervention dans notre pays. Lors de cette réunion, Dr Mame Ngoné Mbodj, coordinatrice du volet santé à l’Ong Save the children, en charge du suivi et de la coordination du projet  « Initiative 20% Gsk Save the children » à Fatick, a indiqué que le projet Gsk 2 fait suite à celui  réalisé dans  les quatre districts de Foundiougne, de Sokone, de Dioffior et de Niakhar et qui a donné des résultats satisfaisants.

Selon Dr Mbodj, la deuxième phase s’inscrit en droite ligne des acquis de la première. Laquelle a mis l’accent sur la santé maternelle et infantile, la capacitation des «Badiénou Gox » (marraines de quartier) ainsi que des relais communautaires,  à l’hygiène, à l’assainissement, surtout  la promotion de l’Atpc (Assainissement total piloté par les communautés) dans  toutes les zones de mise en œuvre du projet. « Nous allons travailler dans le secteur du plaidoyer en essayant d’appuyer davantage les collectivités locales dans le secteur de la santé qui est une compétence transférée », a-t-elle promis, soulignant que « pour cette deuxième phase, nous avons choisi de travailler à hauteur de 50% du projet dans la santé communautaire parce que la première phase s’est focalisée sur le niveau intermédiaire, à savoir  les centres de santé et les postes de santé ».

Mettant l’accent sur les acquis, Dr Mame Ngoné Mbodj a salué l’engagement des autorités sanitaires, du personnel de santé et de l’hygiène qui ont permis d’obtenir de bons résultats. Dr Mbodj est d’avis qu’il faut redoubler d’effort pour mériter la confiance que la firme a placée en eux. « Nous voulons que le projet soit un modèle que nous allons répliquer à l’avenir », a-t-elle indiqué.

Dr Mouhamadou Traoré, médecin-chef de région, a révélé que ce projet a permis la construction de 450 latrines pour un montant de plus de 100 millions de FCfa dans la région de Fatick. De plus, des agents de santé ont été formés dans le domaine de la santé de la reproduction. Certaines structures sanitaires ont été dotées en équipements et logistiques (motos).

Oumar Ngatty BA


Edu et SanteSuite à la diffusion d’une série de publicités annonçant la vente d'un produit dénommé « Nicoteen », comprenez nicotine, une substance contenue dans la cigarette et qui crée une forte dépendance, l'association « Mon Sénégal à moi » (Msm) demande aux autorités compétentes d'interdire la vente de ce produit. Selon un communiqué parvenu à notre rédaction et signé Cheikh Moubarack Wade, président de cette association, « depuis quelques jours passe dans les médias et sur les réseaux sociaux une publicité incitant les écoliers du Sénégal à consommer un bonbon appelé "icoteen" ».

Cette publicité invite les écoliers à en être à la limite « accros ».

Cette demande de retrait s’appuie sur le fait que le packaging du produit en question est semblable à celui des cigarettes. L’association Msm, ayant des clubs de bons comportements dans les écoles, tient à dénoncer la publicité déguisée de ce produit  qui, selon elle,  « mènera forcément à la consommation par nos enfants de la cigarette », lit-on dans le communiqué dans lequel on note que « le produit en question vient donc s’ériger en contre-valeurs dans les écoles et sur toute l'étendue du territoire ». Le document ajoute : « La nicotine étant un constituant du tabac, l’utilisation d’un nom similaire dans un produit de consommation pour enfant et une réplique d’un paquet de cigarette comme packaging, reviendrait à promouvoir le tabagisme et les contre-valeurs chez les plus jeunes », dénonce l’association Msm qui estime que cette publicité vient au mauvais moment, car le Sénégal a franchi un grand pas dans la lutte contre le tabagisme. En conséquence, l’association Msm requiert auprès des autorités compétentes l’interdiction de la publicité et la vente de ce produit dans les  écoles du Sénégal et sur toute l’étendue du territoire national.

Oumar BA


Education logoSur la verte et verdoyante place publique de la mairie d’Argentat se dresse un majestueux arbre récemment baptisé « arbre à palabre de Sakal ». Sans compter le drapeau du Sénégal qui flotte au dessus de l’hôtel de ville à chaque fois qu’une délégation de Sakal y est reçue. Ainsi pour dire qu’en donnant le nom de son lycée à René Teulade, Sakal ne fait que rendre la monnaie à cette ville française. « Monsieur Teulade a historiquement marqué le territoire de Sakal en sa qualité de maire de la commune d’Argentat. C’est pourquoi en mémoire de son engagement remarquable, la municipalité de Sakal a décidé de lui décerner cette distinction honorifique », a déclaré le maire Birahim Diagne pour justifier la démarche du Conseil municipal de Sakal qui a voté et adopté ce parrainage.

Instituteur de profession, professeur de l’enseignement secondaire, René Teulade (1931-2014) a été ministre, Conseiller général, sénateur et maire d’Argentat de 1989 à 2014. Il a fait voter et signer par son conseil municipal trois conventions successives pour appuyer la commune de Sakal à travers des programmes d’appel à projets pour le développement d’axes prioritaires dans les domaines de l’éducation, de l’hydraulique, de l’assainissement, de l’allègement des travaux des femmes, de la santé et des infrastructures.

S’agissant du volet éducation, explique le maire Birahim Diagne, les opérations initiées par Argentat, à savoir « Un cahier, un un stylo pour les élèves » et « Un euro par habitant d’Argentat pour Sakal » ont contribué à la baisse des taux de redoublement et d’abandon et amélioré le taux de réussite sur toute l’étendue de la commune de Sakal. Des moulins neufs et des moustiquaires imprégnées ont été distribués aux populations. Mieux, 68 blocs sanitaires ont été construits avec l’appui de la commune d’Argentat. « Cinquante-six villages de Sakal ont étanché leur soif grâce à un approvisionnement correct en eau potable. Dix autres villages sont en train d’être bénéficiaires pour le projet 2015-2016 », soutient Birahim Diagne, magnifiant une amitié profonde et durable.

L’actuel maire d’Argentat, Jean Claude Leygnac et la fille du parrain Marie Teulade ont dit aux populations, aux élus locaux et à l’ensemble de la communauté éducative réunie pour ce parrainage leur grande joie que ce lycée porte le nom de René Teulade. « Nous prenons l’engagement de continuer l’accompagnement pour que le lycée de Sakal soit digne de son parrain », s’est exprimé le maire d’Argentat vivement remercié par Ange Faye, gouverneur de Louga.

Abdoulaye DIALLO


CancerLes cancers font des ravages dans le continent africain où sont enregistrés 715.000 nouveaux cas de cancer et 54. 000 décès, selon des statistiques datant de 2008. Au Sénégal, ce sont 6.800 nouveaux cas qui sont attendus tous les ans.

Au Sénégal, la prévalence exacte du cancer n’est pas encore connue. Cependant, le directeur général de la Santé, Dr Papa Amadou Diack, a affirmé que notre pays dispose de données parcellaires essentiellement hospitalières. Selon lui, depuis 2010, il a été mis en place un registre national des tumeurs. Il devrait permettre de connaître l’incidence réelle des cancers au Sénégal. En attendant, Globocan, un cabinet spécialisé dans la collecte des données sanitaires, donne déjà quelques chiffres : 6.800 nouveaux cas de cancer sont attendus chaque année au Sénégal.

En Afrique, d’après le représentant-résident de l’Oms au Sénégal, Dr Deo Nshimirimana, environ 715.000 nouveaux cas de cancer et 54. 000 décès dus à cette maladie ont été enregistrés en 2008. « Ces chiffres devraient doubler dans les 20 prochaines années à cause du vieillissement de la population », a fait savoir Dr Nshimirimana. A cela s’ajoutent les comportements à risque tels que la mauvaise alimentation, le manque d’exercice physique, le tabagisme, l’usage nocif de l’alcool, le stress, entre autres facteurs de risques qui augmentent les chances de développer des cancers.

Le représentant de l’Oms a invité chaque individu à s’engager dans la prévention. S’adressant aux gouvernements africains, Dr Deo Nshimirimana leur a demandé d’intensifier leurs efforts en prenant des mesures concrètes pour réduire le nombre de cas de cancers, mais surtout des décès prématurés dus aux cancers. Le Sénégal est sur cette voie, selon le directeur général de la santé. Car notre pays met de plus en plus l’accent sur la prévention du cancer des enfants.

C’est ainsi que la prise en charge du cancer chez les enfants a été formalisée en 2000 par la création de l’Unité d’oncologie pédiatrique à l’hôpital Aristide Le Dantec.

Dr Diack a informé qu’en 2013, environ 215 enfants atteints d’un cancer ont pu être pris en charge dans cette unité pédiatrique. « Les résultats très encourageants, avec des taux de survie allant de 51% à 74% pour certains cancers, montrent la faisabilité de la prise en charge », s’est-il félicité. En plus, le Sénégal s’est engagé dans la prévention du cancer de col de l’utérus par la vaccination des filles contre l’infection à Papilloma virus humain, responsable de ce type de cancer. De l’avis du Dr Diack, après la phase pilote dans les districts de Dakar ouest et de Mékhé, le passage à l’échelle est en train de s’organiser.

La présidente de la Ligue sénégalaise contre le cancer, Dr Fatoumata Gnénoune, a évoqué l’initiative dénommée « Octobre rose » à travers laquelle plusieurs femmes bénéficient de la mammographie à des prix abordables.

Le directeur général de la Santé a profité de la Journée mondiale contre le cancer pour lancer la campagne « Nous pouvons….Je peux ». Ces activités de sensibilisation et de plaidoyer en faveur des maladies liées aux cancers vont durer trois ans.

Eugène KALY

Nafi Toure FannPR NAFISSATOU OUMAR TOURE, CHEF DU SERVICE PNEUMOLOGIE DE FANN : « 9 PATIENTS SUR 10 ATTEINTS DE CANCER DU POUMON SONT DES FUMEURS »
Le tabagisme est en tête des facteurs de risque favorisant la survenue des maladies liées aux cancers. En animant une conférence, hier à Dakar, le chef du Service Pneumologie de l’hôpital de Fann, Pr Nafissatou Oumar Touré, a informé que 9 patients sur 10 atteints de cancer du poumon sont des fumeurs.

La Journée mondiale de lutte contre le cancer, célébrée ce 4 février, a permis au chef du Service Pneumologie de l’hôpital de Fann, d’animer une conférence sur le thème « Cancer et tabac ». Le Pr Nafissatou Oumar Touré a essayé d’établir la relation négative entre tabac et cancer. Elle a justifié cela par le fait que le tabac reste le premier facteur de risque favorisant la survenue des cancers, notamment celui du poumon. « Une corrélation qui a été faite depuis plusieurs décennies », a-t-elle affirmé. Elle a ajouté que plusieurs études ont révélé que 9 patients sur 10 atteints d’un cancer du poumon sont des fumeurs. « Pis 70% des décès liés au cancer du poumon sont dus au tabac », a soutenu Mme Touré, rappelant que les méfaits du tabac sont les pourvoyeurs des cancers. Selon elle, des organes comme « la bouche, la gorge, le tube digestif, le rein, la vessie, la peau etc. » peuvent être affectés à cause de la cigarette.

Le Pr Nafissatou Oumar Touré a aussi pointé du doigt le tabagisme passif, soulignant que le fumeur passif inhale la fumée de la cigarette rejetée et qui contient des substances nocives. « Ce dernier a certes moins de risque de faire un cancer. Cependant, il y a un risque plus élevé pour lui de faire un cancer que celui qui ne vit pas avec un fumeur, parce que 1% à 2% des cancers sont dus à un tabagisme passif. C’est énorme ! », a-t-elle alerté.

Pour la pneumologue, il est temps d’agir sur le tabagisme passif pour préserver les populations qui ne fument pas des maladies liées aux cancers. Surtout que le taux de guérison est très faible dans les structures de santé, parce que 97% des malades viennent à un stade avancé. La spécialiste a invité les Sénégalais à avoir la culture de se faire consulter tôt, car un diagnostic précoce permet de récupérer une personne atteinte des maladies chroniques comme le cancer.

E. KALY


Cheikh Anta DiopL’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et la Fondation Ucad célèbrent, depuis hier, le trentenaire de la disparition du Pr Cheikh Anta Diop. Les activités commémoratives qui courent jusqu’au 26 mars prochain ont été officiellement lancées à travers une conférence donnée par le Pr Babacar Sall portant sur le thème : « Connaître et développer la pensée de Cheikh Anta Diop ».

Le grand amphithéâtre de l’Ucad a certes déjà accueilli de nombreuses manifestations scientifiques et des cérémonies de tous genres, mais, rarement peut-être, il aura été aussi bondé qu’hier lors de la conférence qui lançait les activités commémoratives du trentenaire de la disparition du Pr Cheikh Anta Diop. Les deux mille places assises de la salle ont été toutes occupées. Malgré la touffeur ambiante qui régnait dans la salle, l’assistance, composée d’élèves, d’étudiants, d’enseignants et de personnalités de renom comme le Pr Théophile Obenga, un des héritiers spirituels de Cheikh Anta Diop, a porté une oreille attentive à la communication du discret Pr Babacar Sall, Egyptologue émérite à qui est revenue la charge de retracer le cheminement de la pensée de l’illustre savant.

En pédagogue accompli, son discours s’est d’abord adressé aux élèves à qui, à travers des mots simples, il a expliqué que si le Pr Cheikh Anta Diop est si célèbre dans le monde, c’est parce qu’il a montré que l’essentiel de ce que l’Europe a écrit sur l’Afrique et les noirs est faux.

« L’Europe a écrit que les noirs n’ont créé aucune civilisation, qu’ils n’ont créé aucun outil, aucun instrument de transformation (…), que les noirs n’apparaissent dans l’histoire qu’à partir du 13ème siècle avant Jésus-Christ, que la civilisation de l’Egypte des Pharaons a été créée par des Européens venus d’Asie et d’Europe, que les noirs sont intellectuellement inférieurs aux autres races, que partout et en tous temps les noirs apparaissent comme des subordonnés, que c’est par la colonisation que les noirs ont commencé à se civiliser. Cheikh Anta Diop a battu en brèche toutes ces affirmations », a déclaré le Pr Sall.

L’Europe a voulu exclure l’Afrique du devenir de l’humanité
Il a ajouté que l’enfant de Caytu ne s’est pas contenté de l’écrire, « il a démontré sur des bases scientifiques que les noirs ont créé les plus anciennes civilisations historiquement attestées de l’humanité, à savoir Egypte, Koush et Axoum, que la civilisation grecque a emprunté l’essentiel des éléments de sa culture aux noirs et à l’Egypte ». Le Pr Sall a également fait savoir que le parrain de l’Ucad a montré que la régression du continent africain et la situation générale des noirs sont la conséquence des agressions subies par l’Afrique.

« On parle des millions de morts causés par la Traite négrière, mais combien d’éléments culturels, scientifiques, techniques ont disparu dans les villages brûlés d’Afrique ? Cela on ne le saura jamais. L’Europe a voulu exclure l’Afrique du devenir de l’humanité », a martelé le Pr Sall.Soulignant la pugnacité dont a fait preuve l’auteur de « Nations Nègres et Culture » pour rendre aux Africains leur dignité et leur histoire volée, le Pr Sall a rappelé que ce dernier s’est donné les moyens intellectuels de porter ce combat. C’est ainsi que Cheikh Anta Diop a passé, la même année, un baccalauréat scientifique en juillet et un baccalauréat philosophique en octobre. A l’université, il s’est lancé dans des études de Philosophie, de Physique-chimie puis d’Histoire.

Bref, résume le Pr Sall, en embrassant toutes ces disciplines, « Cheikh Anta Diop est allé aux fondamentaux du discours scientifique et s’est armé de sciences jusqu’aux dents». Le tout a été couronné par son engagement politique afin de créer les conditions politiques de la renaissance africaine.

La deuxième partie du discours du Pr Babacar Sall a été axée sur l’œuvre de Cheikh Anta Diop. Une œuvre qui, selon lui, peut être scindée en deux parties : les écrits de jeunesse qui constituent la phase de questionnement et des hypothèses et les écrits majeurs où Cheikh Anta Diop consigne ses thèses. Sans compter les nombreux articles qu’il a publiés dans des revues scientifiques comme les Bulletins de l’Ifan.

Elhadji Ibrahima THIAM


EnvironnementLa secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye, a présidé, hier à Dakar, l’atelier de validation de la nouvelle Lettre de politique sectorielle (2016-2020). Hormis les changements climatiques, des problématiques importantes comme la protection des parcs nationaux et la conservation de la biodiversité ont été identifiées.
Le Sénégal s’est doté d’une nouvelle Lettre de politique sectorielle (Lps) dans le domaine de l’environnement et du développement durable. Elle remplace la précédente qui couvrait la période 2009-2015. Elle s’inscrit en droite ligne des enjeux du Pse, selon Ramatoulaye Ndiaye, la secrétaire générale du ministère de l’Environnement.

D’où cette opération de révision de la Lps basée sur une approche holistique. La validation s’est faite en présence de tous les acteurs (société civile, collectivités locales, secteur privé et les autres départements ministériels).

Outre la lutte contre les changements climatiques, le secteur a identifié d’autres problématiques comme la conservation de la biodiversité, la préservation du littoral pour l’adaptation aux changements climatiques, la lutte contre les pollutions et nuisances, la promotion des modes de consommation et de production, l’intensification de l’érection des Aires marines protégées, la protection des parcs nationaux, des forêts classées etc. Il s’agit d’un chantier énorme dans ce contexte d’adaptation aux changements climatiques.

L’environnement est un domaine transversal qui transcende les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche etc. Il faut faire nôtre ce changement de paradigme en travaillant en synergie avec tout le monde, a renchéri la représentante du ministre de l’Environnement. Le ministère a promis d’éviter de travailler en vase clos. C’est tout le sens des Objectifs de développement durable (Odd). Les acteurs ont été unanimes à reconnaître que le gouvernement a fait beaucoup d’efforts en matière de financement de l’environnement avec l’appui de l’Union européenne, du royaume des Pays-Bas, du Japon, bref de tous les Partenaires techniques et financiers (Ptf). L’environnement est une problématique mondialement partagée.

A Paris, le Fonds vert climat (Fvc) avait été annoncé pour l’atténuation des gaz à effet de serre et la marche vers un développement sobre en carbone.

Il s’agit pour les pays riches de réparer les dommages du moment, que ce n’est point un privilège qu’ils vont accorder aux pays en développement, selon les participants à l’atelier de validation de la Lps.

Pour sa part, le représentant des Ptf, Pierre Bertrand, a remarqué que des questions centrales comme la biodiversité, la dégradation des terres, l’érosion côtière, irriguent l’ensemble des politiques publiques. Il a précisé qu’elles renforcent le contrat de confiance entre les bailleurs de fonds et le ministère de l’Environnement.

Mamadou Lamine DIATTA


Saint LouisLes correspondants de presse de la région de Saint-Louis ont été outillés sur les questions liées à la santé de la reproduction des jeunes et des adolescents. L’initiative est de l’Association des journalistes en santé population et développement (Ajspd), avec l’appui de l’Ong Planned parenthood federation of America (Ppfa). Deux jours auparavant, des communicateurs traditionnels, de même que des chefs religieux ont été entretenus sur cette question qui constitue une préoccupation majeure des autorités publiques mais aussi de la société civile.

Pour Alassane Cissé, coordonnateur de l’Ajspd, cette activité est motivée « par le fait que souvent, il y a un problème de disponibilité de l’information ayant trait à la Sraj ». Alors qu’au Sénégal, 53% de la population est jeune et les questions liées aux mariages précoces, au Vih, aux grossesses à l’école, à l’utilisation de drogues par les populations constituent une préoccupation majeure. C’est pourquoi, souligne M. Cissé, « il nous faudra porter le plaidoyer et, ensemble, trouver des solutions pour un développement harmonieux de la jeunesse ». Mme Ndèye Fatou Wade, coordonnatrice du projet « Voix pour la santé » de l’Ajspd, a évoqué l’importance des questions à aborder. Pour elle, conscients des obstacles qui entravent la bonne santé reproductive des adolescents et des jeunes, l’Ajspd veut contribuer à l’amélioration de la Sraj. Poursuivant, elle indique que la cible -adolescents et jeunes- est perçue comme particulièrement vulnérable. Plusieurs facteurs de vulnérabilité accompagnent la vie des adolescents et jeunes parmi lesquels la précocité des rapports sexuels, le déficit de communication entre parents et enfants sur leur santé reproductive et les risques associés. A cela s’ajoute l’absence de plaidoyer sur le manque de services conviviaux adaptés aux besoins des adolescents et des jeunes.

Mme Ndèye Bineta Fall, coordonnatrice régionale de la santé de la reproduction, a évoqué les 400 cas de viols recensés en 2007 et les autres actions menées par sa structure. Après Saint-Louis où 20 journalistes et acteurs de la communication ont reçu un renforcement de capacités devant leur permettre de mener un plaidoyer dans le domaine de la Sraj, d’autres régions seront visitées.

A. M. NDAW


Le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), en partenariat avec le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, a organisé, le 3 février, une restitution des résultats de l’étude d’impact des déclarations d’abandon de l’excision au Sénégal. Il est recommandé de fédérer toutes les actions autour de l’Etat pour l’abandon de cette pratique.
Fédérer toutes les actions autour de l’Etat et de ses démembrements pour l’abandon de l’excision, c’est l’une des recommandations d’une étude réalisée dans les régions de Thiès, de Kolda, de Tambacounda, de Matam et de Ziguinchor par le Groupe d’étude de recherche et d’appui au développement (Gerad). Cette étude renseigne sur les déterminants et l’effectivité de l’abandon de l’excision, les contraintes socioculturelles dans les zones de résistance, l’impact des déclarations de l’abandon de l’excision, le jeu des acteurs autour de l’excision. « La mise en œuvre de différents facteurs a permis d’enregistrer une baisse du taux de filles excisées au Sénégal (12,9 % des filles âgées de 0-14 ans selon l’Eds-continue 2014) et un nombre important de communautés qui ont déclaré avoir abandonné l’excision au Sénégal : 5935 en 2015, selon l’Ong Tostan », lit-on dans le résumé de l’étude.
Les résultats ont également montré que le niveau d’effectivité de l’abandon de l’excision est important dans les communautés ayant fait des déclarations, notamment dans les régions de Thiès et de Ziguinchor. Pour les autres régions, le niveau d’effectivité de l’abandon de l’excision est mitigé dans les communautés situées le long des frontières. L’étude montre que les déclarations d’abandon de l’excision ont eu un impact notoire sur la perception de la communauté à l’endroit d’une fille non excisée.
L’étude recommande également la mise en place d’une stratégie appropriée pour dérouler les programmes de sensibilisation à l’endroit des autorités coutumières et religieuses. Selon Andréa Wojnar Diagne, représentante résidente de l’Unfpa, le Sénégal connaît un recul de la pratique de l’excision grâce aux efforts concertés du gouvernement et au travail remarquable des Ong. «Ce qui est encourageant, c’est que la tendance générale est vers l’abandon progressif de l’excision même si des poches de résistance subsistent encore», déclare Mme Diagne. Oumou Khaïri Niang du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a souligné que l’excision constitue une violation des droits humains et des conventions internationales. Elle a rappelé que le gouvernement a élaboré une stratégie nationale qui a été déployée sur le terrain et appuyée par les Ong pour accélérer le processus d’abandon de l’excision.
L’artiste Coumba Gawlo Seck, qui a pris part à cette rencontre, a demandé l’implication de tout le monde pour arrêter l’excision en vue de l’épanouissement de la femme.  

Aliou KANDE


Moustique de l'espèce AedesDepuis quelques semaines, le virus encore méconnu Zika continue sa propagation. L'infection par voie sexuelle a été avérée au Texas. D'où vient-il, quels sont les symtômes, etc ?

En 2008, Brian Foy, chercheur américain, rentre d'un voyage au Sénégal où il menait des travaux sur le paludisme. Six jours après son retour, il présente des symptômes inquiétants. Puis, quatre jours après, c'est au tour de sa femme qui était pourtant restée aux États-Unis. Tous deux étaient infectés par le Zika Virus (ZIKV en abrégé). Cependant, le premier cas remonte à cinquante ans auparavant, en Ouganda. Malgré d'autres cas similaires de transmission par voie sexuelle, dont un avéré au Texas, les autorités estiment insuffisantes les preuves quant à ce mode de contagion.

Zika, qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'un arbovirus similaire à la dengue et au chikungunya. Il est transmis par des moustiques du genre Aedes (espèce dont fait partie le moustique tigre). Cette maladie n'est pas mortelle directement.

D'où vient-il ?

Le nom Zika est tiré d'une forêt en Ouganda où le premier cas a été détecté chez un singe en 1947. Le premier cas humain a été détecté en 1952. La maladie se développe en 1970 principalement en Afrique (Tanzanie, Gabon, République centrafricaine, Égypte, Sierra Leone et Sénégal).

Où sévit-il aujourd'hui ?

Jeu de données

Quels sont les particularités et les symptômes liés au ZIKV ? Existe-t-il un traitement ?

Les cas sont majoritairement asymptomatiques (entre 70 et 80% des cas selon le Haut Conseil de la Santé Publique). Cela rend les diagnostics biologiques plus compliqués, d'autant plus que le virus reste présent moins de cinq jours dans le sang. Il persiste plus longtemps dans l'urine mais en trop faible quantité.

Dans les trois à douze jours suivant la piqûre, le malade peut développer un état grippal (fièvre, douleurs musculaires) et des éruptions cutanées. Il est aussi possible de développer des conjonctivites et des œdèmes aux mains ou aux pieds. Aucun traitement curatif ou de vaccin n'est connu pour le moment. On ne peut agir que sur les symptômes. Mais l'infection serait à première vue immunisante, c'est-à-dire qu'on ne pourrait pas attraper deux fois le Zika.

Y a-t-il une population à risque ?

Les femmes enceintes doivent être extrêmement prudentes. Cela n'a pas encore été prouvé, mais une hausse des malformations congénitales – telles que la microcéphalie, manifestée par un périmètre crânien réduit, entraînant des troubles physiques et intellectuels irrémédiables, entre autres – a été relevée dans certains pays. Début 2016, le Brésil a enregistré plus de 4 000 cas de microcéphalie, soit une multiplication par vingt comparé aux années précédentes

Vers une pandémie ?

La progression fulgurante du virus ces derniers mois est inquiétante mais l'OMS semble être concentrée sur la prévention du Zika et, à terme, à l'élaboration d'un vaccin. En attendant, il est conseillé, pour les personnes vivant en zone contaminée, de prévenir les piqûres avec de l'anti-moustique et d'utiliser des préservatifs pour avoir des relations sexuelles.

Nicolas CERTES (stagiaire)
@lesoleilonline

Parti à la retraite depuis le 31 décembre dernier, le secrétaire général sortant du ministère de l’Education nationale, Baba Ousseynou Ly, a reçu, hier, le Prix de reconnaissance de la Jica. Une distinction décernée à des personnalités ou organisations qui se sont illustrées de par leur contribution dans la mise en œuvre efficace des activités de la coopération de l’agence japonaise.
La cérémonie a été sobre, mais pleine d’émotion. Dans la cour du ministère de l’Education nationale, devant le ministre Serigne Mbaye Thiam, des membres de sa famille et de ses anciens collègues, l’ancien secrétaire général Baba Ousseynou Ly a reçu des mains du représentant-résident de la Jica le Prix de reconnaissance de la Jica. Cette année, ce prix a été décerné à douze personnalités et sept organisations à travers le monde. Baba Ousseynou Ly fait partie de ces douze importantes personnalités dont la contribution dans les activités de coopération de la Jica a retenu l’attention.
« Le soutien de Baba Ousseynou Ly pour le succès des activités que nous appuyons a été hautement apprécié par les plus hautes autorités de la Jica. Au-delà de ses qualités personnelles, il s’est illustré durant ces quinze dernières années, de par son apport déterminant dans la conception et la mise en œuvre des projets réalisés dans le cadre de notre coopération dans le secteur de l’éducation », a insisté M. Kato.
En effet, a rappelé M. Kato, depuis 2001, M. Ly a, de façon efficace, contribué à la réalisation de cinq projets de construction de salles de classe, d’abord en tant qu’Inspecteur d’académie de Louga, ensuite de Dakar et finalement comme secrétaire général du ministère de l’Education nationale. « Grâce à sa précieuse collaboration, tous ces projets ont été mis en œuvre avec succès avec à la clé la construction de 1.328 salles de classe dans 250 écoles », a ajouté le représentant-résident de la Jica au Sénégal.
Dans le cadre de la coopération technique, M. Ly a grandement contribué au projet de renforcement des capacités managériales des directeurs d’école, au Projet d’amélioration de l’environnement scolaire (Paes, phase1) et au Projet de renforcement de l’enseignement des mathématiques, des sciences et la technologie (Pemst, phase1). Devenu secrétaire général du ministère de l’Education nationale en janvier 2013, il s’est investi de façon déterminante à la généralisation du modèle de fonctionnement des Comités de gestion d’école dans toutes les régions du Sénégal.
Fort de tout, il est devenu, selon M. Kato, de plus, une référence pour vulgariser et partager les expériences des projets de la Jica non seulement au Sénégal, mais également au niveau des pays de la sous-région avec lesquels cette agence collabore.
Le ministre de l’Education nationale a remercié la Jica pour cette distinction octroyée à « un symbole de la qualité de l’administration du Sénégal, un symbole de ce que notre système éducatif peut être ». Selon Serigne Mbaye Thiam, cette distinction est largement méritée au vu du parcours de Baba Ousseynou, un homme dont il a salué les qualités humaines et professionnelles faites de tact, de courtoisie, de dévouement et d’autorité.
Quant au récipiendaire, il a exprimé toute sa fierté de bénéficier de cette reconnaissance de la Jica et du peuple japonais. Il a dédié ce prix à tous les membres des équipes techniques régionales, départementales, à toute la communauté éducative de Louga et du Sénégal.
C’est grâce à l’adhésion de tous et au dispositif mis en place que ma collaboration avec la Jica a pu être appréciée. Je n’ai pas de mots assez forts pour témoigner de ma gratitude au peuple japonais », a conclu Baba Ousseynou qui vient ainsi de boucler 38 années au service du système éducatif sénégalais.

Elhadji I. THIAM


Une signature de convention entre le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire (Mgldat) et l’Association des femmes leaders de la diaspora (Afld) a eu lieu hier à Dakar. Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a rappelé le caractère prioritaire de l’amélioration du cadre de vie.  
« La signature de la convention relative à la lutte contre l’insalubrité est un acte qui vient renforcer la dynamique participative et inclusive déjà enclenchée par mon département, dans le cadre du Programme de gestion des déchets solides urbains de la région de Dakar », a notamment déclaré Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Il a procédé, hier, à la signature de la convention entre son ministère et l’Association des femmes leaders de la diaspora (Afld).
« Le Projet « Settal sunu Sénégal » (Psss) est très pertinent et contribuera, sans nul doute, à l’atteinte de cet objectif », a indiqué M. Sarr, relevant les domaines couverts par ce projet dont la gestion des ordures, la promotion d’un Sénégal sans sachets plastiques et la gestion de l’environnement de manière générale.
« Nous mènerons des actions citoyennes et lutterons efficacement contre l’insalubrité », a affirmé le ministre, qui a précisé que la durée de la convention s’étale d’abord sur une année.
Il a, par ailleurs, ajouté que dans le cadre de la gestion des déchets solides, le ministère effectue régulièrement des visites de terrain pour voir l’état d’exécution du programme confié à l’Unité de coordination de la gestion des déchets (Ucg).

« Dimanche citoyen »
D’ailleurs, Abdoulaye Diouf Sarr constate une réelle évolution. « Cependant, il reste beaucoup à faire, car au-delà des opérations de mise à zéro, nous devons relever le défi de la pérennité, mais aussi celui de la gestion rationnelle du secteur du nettoiement. Il est donc important de nous mobiliser davantage et de mettre en synergie nos ressources humaines, techniques et matérielles pour relever, de façon durable, le défi de la propreté », a indiqué le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.
De son côté, la présidente de l’Association des femmes leaders de la diaspora (Afld), créée en 2010, Mme Berrada Fatou Matar Diop a souligné que leur entité compte lancer, le 3 avril prochain, « un dimanche citoyen ». Cet engagement vise à mobiliser toutes les femmes du Sénégal pour enlever les déchets dans leurs localités respectives. « Nous invitons le chef de l’Etat Macky Sall dans cette mobilisation. Nous voulons que, chaque mois, les populations se réunissent en compagnie de leur maire pour nettoyer les communes », a-t-elle avancé, non sans dire qu’elles veulent pérenniser cet engagement pour maintenir leur cadre de vie propre.
Le coordonnateur de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides, Ibrahima Diagne, qui, dans une démarche inclusive et participative pour la mobilisation de l’ensemble des acteurs, souscrit à cette convention. Il a souligné que l’Ucg accompagnera cette dynamique en apportant de la main-d’œuvre qualifiée, comme c’est le cas présentement à Dakar.

Serigne Mansour Sy CISSE


Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) a célébré son 43ème anniversaire, avant-hier, par un panel sur le thème : « Codesria et la production du savoir en Afrique ».
Depuis 43 ans, le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) ne cesse de mettre à la disposition des décideurs africains des résultats de travaux de recherche relatifs à la gouvernance, au développement économique, au genre et à la santé sous l’angle des sciences humaines et sociales. A l’occasion de la célébration de l’anniversaire de sa création en 1973, le lundi 1er février, une table-ronde s’est tenue sur le thème « Le Codesria et la production de savoirs en Afrique ». Une occasion saisie par les différents panélistes pour questionner la contribution de cet institut à la production de connaissances en Afrique et leur impact sur la vie des populations.
Rappelant le contexte dans lequel le Codesria a été mis sur pied, son tout premier Secrétaire exécutif Samir Amin, a indiqué que dès le début, la question de l’orientation de cette institution s’est posée : un lieu de production du savoir ou un lieu de transmission du savoir. Très vite, l’option a été prise d’en faire un lieu de production du savoir, a-t-il dit. S’il n’était pas question d’éliminer les universités qui restent les lieux privilégiés de la production de savoirs, Samir Amin estime aussi qu’il était inconcevable d’occulter l’action politique et sociale de certains cercles. « Le savoir est également produit à travers l’action politique et sociale. A ce titre, les mouvements de libération politique en Afrique, les indépendantistes ont été des producteurs de savoirs de ce que sont leur société et de ce qu’elles veulent devenir. On ne peut pas dire que Franz Fanon ou Cabral n’aient pas été des producteurs de savoirs bien qu’ils ne l’ont pas produit en qualité de professeur d’université ou chercheur dans un centre de recherche. Mais à travers leurs relations aux mouvements de lutte et de transformation de la réalité africaine », a-t-il déclaré, invitant l’université à ne pas s’enfermer sur elle-même, mais à s’ouvrir au monde extérieur.

Contraintes
Abdou Salam du Laboratoire d'analyse et de recherche sur les transformations économiques et sociales (Lartes), après avoir insisté sur l’ancienneté de l’ancrage de l’écriture en Afrique, a listé les nombreuses contraintes auxquelles les chercheurs africains sont confrontés. Souvent, fait-il observer, le savoir a connu du succès du fait des prouesses individuelles des chercheurs. « Les équipes de recherche n’ont pas été en mesure de regrouper les chercheurs autour de programmes institutionnels de recherche. Les enseignements ont davantage reposé sur des livres publiés par d’autres et peu de chercheurs ont enseigné à partir de leurs propres recherches, de nombreuses équipes de recherche ont été à la remorque d’institutions étrangères. Le financement de la recherche a fait défaut. De nombreuses équipes ne doivent leur succès qu’avec la jonction qu’elles ont établie avec des partenaires du nord », a-t-il soutenu. Regrettant le fait que les chercheurs ne soient pas souvent formés à développer un esprit entrepreneurial, il invite à faire la jonction avec les milieux du développement. « A ce niveau, il y a un léger frémissement, il y a de plus en plus un clin d’œil à l’endroit de la recherche ce qui facilite la production de connaissances dans le processus de penser le développement », a-t-il déclaré.

Promotion du genre
Quant au Pr Fatou Sow, elle a abordé le rôle joué par le Codesria dans la promotion du genre dans la recherche. Cette institution, selon elle, a beaucoup contribué à briser la muraille sexiste. Cela transparaît d’ailleurs aujourd’hui dans la composition du Comité scientifique du Codesria qui, par ailleurs, a déjà eu trois femmes comme présidente. Le Pr. Abderrahmane Ngaidé a lui  appelé à repenser les espaces de production du savoir en fonction des réalités qui s’imposent actuellement. « Nous vivons des réalités qui commandent la réorientation de nos aspirations épistémologiques. Par exemple,  concernant le terrorisme, ce phénomène n’a pas été réfléchi par nous. Il a été abordé de manière sociologique et non pas du tout de manière historique, on l’explique par la pauvreté alors qu’il y a une historicité à rendre compte », a-t-il déclaré.

Elhadji Ibrahima THIAM


L’installation des scieries à proximité des habitations constitue un véritable casse-tête pour les habitants de Kolda qui déplorent la pollution sonore.
La Division régionale de l’environnement et des établissements classés reçoit régulièrement des plaintes des citoyens qui déplorent les bruits des scieries. La révélation a été faite par le chef de ladite division, Madame Seydi née Mame Faty Niang. Elle reconnaît que l’installation des scieries à proximité des habitations est un problème complexe qui ne date pas d’aujourd’hui.  Car, certaines de ces unités sont installées depuis plusieurs années à côté des habitations.
« Quand on parle de pollution sonore à Kolda, c’est surtout la pollution induite par les unités de sciage communément appelées scieries et les ateliers de menuiseries métalliques. Le problème, c’est que toutes ces scieries sont pratiquement à côté des établissements humains. Nous, en ce qui nous concerne, c’est surtout les ateliers de sciage que nous gérons particulièrement. Mais, pour pouvoir les déguerpir, il faudrait qu’il y ait un site qui sera aménagé à la périphérie de la ville pour permettre aux exploitants de ces scieries de travailler correctement », déclare-t-elle. La Division régionale de l’environnement et des établissements classés est en train de réfléchir sur les moyens de régler ce problème avec les autorités administratives, si l’on en croit Madame Seydi. En attendant la réalisation de ce projet, son service va continuer de jouer au médiateur entre exploitants des scieries et plaignants.  
La commune de Kolda compte, aujourd’hui, plusieurs dizaines d’ateliers de menuiseries métalliques et des scieries qui sont installés un peu partout, à  proximité des habitations, à côté des commerces et même, quelques fois, à l’intérieur des domiciles avec tout ce que cela comporte comme nuisance sonore pour les habitants. Si certains citoyens ne cachent pas, aujourd’hui, leur irritation face aux désagréments qu’ils subissent à longueur de journée et durant une partie de la nuit à cause de ces engins, d’autres préfèrent tout simplement fermer les yeux.
« Il est très difficile de vivre à côté de ces ateliers de soudure et de menuiseries qui nous causent énormément de tort. Ils font trop de bruit durant toute la journée et même, pour certains, pendant la nuit. Au début, nous avions beaucoup de difficultés pour faire la sieste à la mi-journée et durant la soirée à cause du bruit, mais nous sommes aujourd’hui habitués. Et d’ailleurs, même si ça nous dérange, nous n’y pouvons rien puisque c’est le propriétaire de la maison qui l’a louée au monsieur », déclare ce gérant de cybercafé.

Mamadou Aliou DIALLO


Le Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) a cinquante ans cette année. En commémoration de cet anniversaire, la direction a concocté une série de festivités qui se dérouleront durant toute l’année.
Le 1er février 1966, une rupture fondamentale intervient dans la gestion de l’université de Dakar : la séparation entre l’académique et le social. Cette évolution conduit à la création du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud). Cinquante ans et bien des péripéties et des mutations plus tard, cette institution demeure toujours l’acteur principal de la prise en charge social des étudiants.
En souvenir à cet événement marquant, la direction du Coud a décidé d’organiser une série de festivités dont le démarrage a été marqué, hier, par le cérémonial républicain de la levée des couleurs qui s’est déroulée dans les jardins du campus en présence du directeur Cheikh Oumar Hann, du directeur de l’Enseignement supérieur public, Chérif Daha Bâ, et de nombreux étudiants et travailleurs du Coud. Une séance de don de sang, le tirage au sort du tournoi de football et un concert ont été les autres faits notables de cette journée commémorative.

Ce cinquantenaire dont les parrains sont l’ex-chef de l’Etat Abdou Diouf et le président Macky Sall est l’occasion de revisiter le parcours du Coud et de dégager ses perspectives à travers le thème général : « Les œuvres sociales universitaires de 1966 à 2016 : mutations et défis ». Des sous-thèmes comme la place du financement des œuvres sociales dans le Plan Sénégal émergent, les partenariats publics privés et le financement des œuvres sociales universitaires, la place des collectivités locales dans ce financement, les œuvres sociales et les réformes dans l’enseignement supérieur, la paix sociale et les revendications en milieu universitaire, le sport et la culture etc., rythmeront les débats durant les différentes activités qui se dérouleront tout au long de l’année.
Invitant les différents acteurs à s’approprier cet important événement, Cheikh Oumar Hann a rappelé que le Coud, malgré les situations tumultueuses qu’il a eu à traverser dans son évolution, a toujours fait de la prise en charge sociale optimale des étudiants sa principale préoccupation. « Cette mission de notre institution a été parsemée durant ces cinquante années », a-t-il dit. Il en veut pour preuve la massification des effectifs des étudiants de l’Ucad qui sont passés de 16.000 en 1966 à plus de 67.000 aujourd’hui, la stagnation de la subvention de l’Etat au cours des dix dernières années, la prise en charge par le Coud des universités de Thiès, de Bambey et de Ziguinchor, la baisse drastique des ressources internes etc. Malgré ces difficultés, Cheikh Omar Hann estime que le Coud a tant bien que mal réussi sa mission. Car, de l’unique pavillon A englobant la direction et l’ensemble des services du Coud et servant de salles de cours à sa naissance aux nouveaux pavillons multifonctionnels inaugurés l’année dernière en passant par les anciens pavillons extérieurs sis à la Gueule Tapée, au Point E, à Fass, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Mais le Coud, de l’avis de son directeur, reste plus que jamais « résolu dans la marche vers un bien-être social au profit des étudiants, sa raison d’être ». A ce propos, il a rendu un vibrant hommage aux personnalités qui ont marqué le Coud sans oublier ses différents prédécesseurs.
Cheikh Oumar Hann a profité de cette occasion pour décliner quelques-uns de ses projets. Parmi lesquels on peut noter la modernisation du restaurant Argentin dont la capacité d’accueil va passer de 7.000 à 15.000 places pour un investissement d’un milliard de FCfa. Il y a aussi la construction de pavillons d’une capacité de 10.000 lits. A l’en croire, les études architecturales sont déjà terminées et les partenaires techniques et financiers identifiés. Les conventions entre le Coud et ces derniers seront signées au courant du mois de février ou mars et les travaux vont démarrer en début avril, a fait savoir M. Hann. La construction d’une nouvelle direction du Coud capable de contenir un personnel de 300 personnes sur l’avenue Cheikh Anta Diop et d’une clinique universitaire figurent également parmi les projets de Cheikh Oumar Hann.

Elhadji Ibrahima THIAM

La première édition des journées de l’excellence de la commune de Richard-Toll ont eu lieu samedi dernier. Elle a été présidée par le député maire Amadou Mame Diop. Au total, 200 élèves les plus méritants de Richard-Toll ont été récompensés sans oublier de nombreux enseignants admis à faire valoir leur droit à la retraite. L’édile de Richard-Toll, Dr Amadou Mame Diop, a mis à profit cette fête de l’excellence pour réaffirmer sa volonté d’apporter les solutions les plus adéquates à l’ensemble des problèmes notés dans le secteur éducatif. Il a, à ce propos, annoncé la décision du Conseil municipal d’injecter une enveloppe de 80 millions de FCfa dans la réfection des salles de classe. Un projet qui permettra en même temps d’éliminer plus de 12 abris provisoires, de fixer les élèves de Khouma Thiarène dans leur terroir.
Dr Mame Diop a aussi réitéré l’engagement indéfectible du Conseil municipal de Richard-Toll de prendre en charge, en collaboration avec l’Etat et à partir de l’année prochaine, les problèmes de dotation de fournitures scolaires aux élèves, du déficit de salles de classe noté au lycée de Richard-Toll. Dr Mame Diop a saisi cette occasion pour annoncer la possibilité de construire un deuxième lycée à Richard-Toll, avec l’appui des partenaires.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La caravane « Bike for Africa », en collaboration avec Sn Brussels Airlines, a offert un lot de matériel médical et contribué au financement de la construction du logement de la sage-femme de la maternité « Muriel for Africa » de Grand Mbour, afin d’améliorer considérablement les conditions d’accouchement des futures mamans.

Après la construction et l’équipement de la maternité du poste de santé de Grand Mbour, sur financement de Muriel Jonckheere grâce aux dons récoltés en Belgique, cette structure a bénéficié, hier, du concours de la caravane « Bike for Africa ». Ces coureurs, en plus d’un don en matériel médical, ont apporté une contribution financière pour la construction d’un logement pour la sage-femme de la maternité. La cérémonie a été rehaussée par la présence de la conseillère économique et politique ainsi que du chef de coopération de l’ambassade de Belgique au Sénégal.
Muriel Jonckheere qui a salué le geste de ses compatriotes a confié avoir initié cette action humanitaire à la suite des décès rapprochés de son fils et de son époux. Cette structure, selon elle, va répondre aux priorités de santé des populations et améliorer considérablement les conditions d’accouchement des futures mamans. « Nous sommes surtout ici pour venir en appui à notre compatriote Muriel qui a fait un travail extraordinaire dans cette maternité. Nous allons finir les travaux dans la maternité pour que les sages-femmes puissent y loger afin que cette structure soit fonctionnelle à toute heure », a indiqué Herman Carpentier, de Brussels Airlines.
La maîtresse sage-femme de la maternité a apprécié ce geste à sa juste valeur. Selon Coumba Sall Lô, ce logement permettra d’assurer une assistance permanente dans la prise en charge des femmes enceintes, mais aussi en cas d’urgence.

Trois étudiants belges en stage à l’Hôpital Principal de Dakar ont également fait un don en matériel médical d’un montant de près de 3 millions de FCfa.
Le chargé de la coopération à l’ambassade de Belgique au Sénégal, le Dr Dick De Clercq, a, pour sa part, indiqué que son pays intervient au Sénégal dans le secteur de la santé avec un programme de plus de 20 millions d’euros. « Nous soutenons le plan national de développement sanitaire dont l’un des piliers reste la santé maternelle et infanto-juvénile », a-t-il relevé. Selon M. De Clercq, la présence de la délégation belge à cette cérémonie répond du souci de soutenir cette action et de mettre en évidence l’action positive de Sn Brussels Airlines dans le cadre de « Bike for Africa » où il lève de l’argent pour soutenir le poste de santé et la maternité.

Samba Oumar FALL


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.