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Actualités (3287)

Les écoles élémentaires de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Grand Dakar ont réceptionné un deuxième lot de matériels informatiques et de rames de papier. Il est offert par le député maire de la commune de Biscuiterie, Doudou Issa Niasse.

La commune de Biscuiterie poursuit son soutien aux écoles de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Grand Dakar. Elle a fait un don composé de rames de papier et de photocopieuses et évalué à deux millions de FCfa. Il constitue le deuxième appui que la mairie de la biscuiterie a octroyé aux écoles de sa circonscription. Selon le maire Doudou Issa Niass, ce geste entre dans le cadre normal des choses dans la mesure où l’école fait partie des compétences transférées aux collectivités locales. En remettant le matériel à l’inspecteur de Grand Dakar, Abdoulaye Wade, le maire a soutenu que pour que l’école soit performante et que les enfants puissent réussir, il faut que les conditions d’étude soient réunies. C’est pourquoi le député maire de Biscuiterie ne cesse d’inviter toutes les communautés et les bonnes volontés à soutenir l’école sénégalaise. « D’une bonne éducation et de formation, dépend le citoyen sénégalais de demain », martèle l’élu local.
Au nom des bénéficiaires, l’inspecteur de l’éducation de la formation Abdoulaye Wade et le coordonnateur des directeurs d’école, Baba Mime, ont tous les deux félicité et remercié le conseil municipal de la biscuiterie pour son appui constant aux écoles de sa circonscription.

Pour l’inspecteur de l’éducation, ce don vient ôter une épine des pieds des autorités scolaires qui sont confrontées aux problèmes d’équipement informatique et de matériel d’appoint. M. Wade note également que les stylos et les cahiers sont des intrants pédagogiques mais, à l’heure actuelle, le matériel informatique est devenu une nécessité. Après avoir remercié le généreux donateur, le député maire de Biscuiterie, le coordonnateurs des directeurs d’école a rassuré que le matériel sera utilisé convenablement.

Pape Coly NGOME

Contraception 2Même si des progrès sont enregistrés dans l’offre de services et de produits contraceptifs, des actions supplémentaires sont nécessaires pour augmenter le nombre de femmes qui veulent accéder à la planification familiale. Cet appel a sanctionné la quatrième Conférence internationale sur la planification familiale.

L’urgence d’agir pour que les femmes qui le souhaitent puissent accéder sans contrainte aux services et méthodes de contraception est plus que d’actualité. Cela, malgré les progrès accomplis depuis le lancement, en 2009, de la Conférence internationale sur la planification familiale (Cipf). Une plateforme d’échange entre scientifiques, chercheurs, décideurs ainsi que différents acteurs œuvrant pour le bien-être des femmes et des enfants dans le monde par le biais de la planification familiale. Ces responsables ont réitéré, lors de la clôture de la quatrième Cipf (Bali, Indonésie : 25-28 janvier 2016), la nécessité d’accroître les efforts pour réaliser, d’ici à 2020, l’objectif d’offrir la contraception à 120 millions de femmes supplémentaires dans le cadre du partenariat international dénommé Family planing 2020 (FP 2020). Une initiative lancée en 2012 lors du Sommet de Londres sur la planification familiale où des dirigeants mondiaux se sont engagés à faire de la contraception une priorité dans leur politique de développement.

Pour réaliser les objectifs fixés dans le cadre de ce partenariat, des stratégies novatrices doivent être déployées pour mieux satisfaire la demande exprimée par certaines femmes qui peinent encore à accéder aux services et méthodes de planification familiale. De même, il est nécessaire de surmonter les obstacles qui freinent l’accès des femmes à la contraception dans beaucoup de pays. « Tous les deux ans, nous nous réunissons lors de la Cipf pour apprendre les uns des autres et définir des stratégies afin d’accélérer les progrès. Nos objectifs sont ambitieux mais, selon le dernier rapport de situation de FP2020, si nous ne passons pas à la vitesse supérieure, nous risquons de ne pas tenir les engagements pris envers des millions de femmes qui ont besoin d’une contraception », avertit Jose Rimon II, président du Comité international de pilotage de la Cipf et directeur de l’Institut Bill et Melinda Gates pour la population et la santé reproductive.

Il rappelle également qu’« investir dans la planification familiale joue un rôle moteur dans la santé, la croissance et les progrès accomplis au niveau mondial en matière de développement ». Mieux, il soutient que les outils pour réaliser les objectifs assignés sont déjà disponibles. Se basant sur les « stratégies créatives » et les « innovations » testées et mises en œuvre sur le terrain par les partenaires, M. Rimon II exhorte, à l’issue de cette rencontre, tous les acteurs « à faire bon usage de tous ces enseignements à leur retour, à essayer rapidement de nouvelles solutions et à traduire les engagements pris au niveau mondial en actions locales ». Un appel qui cadre bien avec le thème de la quatrième Cipf : « Engagements mondiaux, actions locales ».

Dans le même sillage, Janette Loreto-Garin, ministre de la Santé des Philippines, regrette que « les gouvernements qui s’engagent publiquement dans leurs discours et leurs promesses à éradiquer la pauvreté n’aient pas recours à la planification familiale pour lutter contre ce fléau ». Selon elle, « la planification familiale n’est pas seulement un droit […]. C’est une garantie d’une meilleure qualité de vie dont chaque personne et chaque famille devrait pouvoir bénéficier ». Pour cette raison, elle déclare : « Ne quittons pas Bali sans avoir pris les mesures nécessaires parce qu’au bout du compte […] les prochaines générations se souviendront de notre engagement et de nos actions en faveur de l’amélioration de la vie des femmes, des enfants et des familles (…) ».

De notre envoyée spéciale en Indonésie,
Maïmouna GUEYE

DISTINCTIONS AUX LAURÉATS DE L’ÉDITION 2016 DU PRIX EXCELL
La cérémonie de clôture de la quatrième Cipf a aussi été marquée par la remise des distinctions aux lauréats de l’édition 2016 du Prix d’excellence du leadership en matière de planification familiale (Excell).

Ces récompenses distinguent des contributions exceptionnelles dans le domaine de l’accès et du recours volontaire aux informations et aux services de planification familiale. Elles sont décernées à plusieurs niveaux (pays, organisations ou établissements, équipes ou individus). Cette année, les pays distingués sont le Kenya et l’Ethiopie.

Dans la catégorie organisation, c’est « Yayasan Cipta Cara Padu » de l’Indonésie qui a été primée. Quant au prix récompensant les individus et les équipes, il a été décerné à Janette Loreto-Garin, ministre de la Santé des Philippines et à Edcel C. Lagman, représentant du premier district de la province d’Albay, aux Philippines.

M. GUEYE


EntssL’Ecole nationale des travailleurs sociaux spécialisés (Entss) a organisé ses journées d’intégration, vendredi et samedi. Une occasion saisie pour magnifier leur rôle du médiateur social.

Samedi dernier, le comité exécutif des élèves de l’Ecole nationale des travailleurs sociaux spécialisés (Entss) a initié, dans l'enceinte de leur établissement, un panel avec des thèmes non moins importants. Il s’agit du «rôle du travailleur social dans la gestion des conflits sociaux en Afrique » et la « valorisation de la profession du travail social : problématiques et perspectives ».

Le premier thème a été traité par Diénaba Dabo, formatrice à l’Entss. D’après elle, le travailleur social sert de médiateur dans les conflits ouverts (différends, problèmes familiaux...). Mais il doit aussi veiller au respect de la dignité humaine. Dans les situations familiales compliquées, le travailleur social joue les bons offices pour le retour de la paix en famille. Ses services sont nécessaires lorsque deux parties entrent en conflit d’intérêts, de valeurs, d’idées, d’idéologie etc. Cette médiation permettra de trouver un accord gagnant-gagnant, où il n’y aura ni vainqueur, ni vaincu. « La médiation s’impose aujourd’hui pour la gestion des différends », a fait comprendre la conférencière.

La formatrice à l’Entss a soutenu que dans le monde du travail, il est fréquent de noter des conflits entre employeur et employé. Sur ce, le rôle du travailleur social devient déterminant pour la résolution du différend. Elle a aussi regretté que l’Etat n’ait rien prévu pour les futurs diplômés de la filière travailleur social. Sur un autre point, elle a invité les étudiants à s’approprier le Pse, «parce qu’on ne peut pas intervenir dans un domaine méconnu ». Selon elle, il faut opposer compétence et savoir-faire pour mieux réussir sa mission.

De son côté, le directeur des études de l’Entss, Alioune Mbodji, est revenu sur les problématiques et perspectives du secteur. D’après lui, les mutations sociales sont à l’origine de nombreux conflits sociaux. La médiation, soutient-il, c’est durant le conflit et la gestion, après celui-ci. M. Mbodji demande aux étudiants d’être proactifs pour faire face à certaines tensions. Les deux journées d’intégration ont démarré depuis vendredi dernier par des activités culturelles et sportives.

Serigne Mansour Sy CISSE


CancerLe Club « Teranga Dakar Inner Wheel », en partenariat avec l'Association Corossol, ont organisé, samedi dernier, à Gorée, une conférence publique sur le thème: « Cancer et accompagnement ».

L'objectif est, entre autres, de répondre aux nouveaux besoins de s'informer sur les défis de la prise en charge, de communiquer ouvertement sur le vécu du malade et de son entourage.

Le cancer est devenu depuis quelques années une préoccupation majeure pour les acteurs du secteur de la santé mais aussi d'organisations de la société civile. Certains facteurs comme l'absence d'une compréhension claire continuent  de constituer un handicap dans la lutte contre cette maladie chronique nécessitant beaucoup de moyens pour la prise en charge médicale. C'est dans le but de trouver une solution à cette situation que le Club « Teranga Dakar Inner Wheel », en partenariat avec l'Association Corossol, a organisé une conférence sur le thème: «Cancer et accompagnement». Il s'agit d'une manière de répondre  aux nouveaux besoins de s'informer sur les défis de la prise en charge, de communiquer ouvertement sur le vécu du malade et de son entourage, de soutenir les malades dans leurs aspirations à être considérés comme de véritables partenaires et d'être soutenus dans les initiatives de renforcement du réseautage collaboratif et synergique. En outre, c’est l’occasion d'initier un dialogue inter-acteurs sur le cancer et l'accompagnement susceptible d'avoir une compréhension commune, «notamment cerner  des éléments d'enjeux et de défis dans le domaine des soins de support et l'accompagnement thérapeutique non médical».

Pour Maty Ndiaye Sy, présidente de Corossol, l'accompagnement occupe une place centrale dans la prise en charge des malades du cancer. «Les personnes atteintes de cancer vont, de plus en plus, augmenter en Afrique. Ce faisant, il urge d'agir ensemble pour mieux suivre ces  personnes affectées par la maladie », a-t-elle laissé entendre.

L’ambition de ces deux associations est davantage informer l'opinion publique pour susciter une synergie qui regroupera toutes les composantes de la société. D'où la pertinence de l'idée d'ouvrir des centres ressources  et de soins intégrés.

Abordant le thème « L’impact psycho-social du cancer », Dr Ismahan Soukeyna Diop a indiqué que certaines opérations chirurgicales, à l’image de l’hystérectomie qui consiste en l’ablation de l’utérus, ont des conséquences sur la femme. Entre autres effets, elle a cité le repli sur soi, l’angoisse et la peur. « Le repli sur soi est entraîné surtout par la peur du regard d’autrui et le refus de parler de l’opération. La solitude les renvoie à leurs idées sombres et à la peur de la mort, ce qui les pousse à rechercher la compagnie d’autrui, notamment celle des enfants », a-t-elle expliqué. L’autre conséquence pour les femmes ayant subi une mastectomie (opération chirurgicale qui consiste en l’ablation du sein) concerne le couple avec un effet assez lourd sur la vie sexuelle. Dans ce cas de figure, a soutenu Dr Diop, « il y a un réel besoin d’accompagnement pour traverser une période d’adaptation à ce nouveau corps ». Ainsi, a-t-elle avancé, cet accompagnement doit inclure le mari afin de renforcer la solidarité et le soutien mutuel au sein du couple.

Ibrahima BA


CybercafeEnviron 4000 personnes de la banlieue de Dakar, majoritairement des collégiens, ont été sensibilisées sur « les dangers et risques liés à l’utilisation d’Internet », dans le cadre d’une campagne lancée en décembre dernier par l’association Students Travel and Exposure Sénégal (STAESEN).

La campagne organisée par STAESEN était inscrite dans le cadre du projet "Internet c’est moi qui décide", visant à « sensibiliser sur les mesures à adopter pour une utilisation sûre et efficace de l’Internet dans l’enseignement ».

Dans ce cadre, des collégiens, professeurs, des membres de personnels administratifs et des parents d’élèves ont été formés et sensibilisés à l’utilisation des données personnelles sur Internet.

« Une centaine d’élèves étaient ciblés auprès de chaque collège. Parfois, nous avons carrément dépassé le nombre d’élèves. Au CEM de Dalifort, nous avons eu 100 filles et 57 garçons au lieu de 50 filles et 50 garçons initialement prévus », a rexpliqué El Hadj Daouda Diagne, directeur national de STAESEN.

Il s’exprimait lors d’un déjeuner de presse et de restitution des résultats dudit projet.

« Au total, 1344 élèves ont été formés, au lieu de 1000 initialement prévus. Ensuite, nous avons demandé à ces collégiens d’aller vers leurs familles et vers leurs camarades qui n’ont pas participé à cette campagne et nous sommes passés de 1344 collégiens à 3000 ou 4000 personnes sensibilisées », a expliqué M. Diagne à des journalistes.

Le directeur national de STAESEN fait remarquer qu’« à travers les réseaux sociaux, les jeunes postent n’importe quoi, ils ne se rendent pas compte de ce qu’ils font et peuvent être victimes, à l’avenir, des photos qu’ils publient sur la toile ».

« On a été surpris de constater que l’Internet était utilisé par ces collégiens uniquement pour communiquer à travers des réseaux sociaux tels que Whatsapp, Viber, Skype ou Facebook (…) Ils ne savent pas qu’Internet dispose de ressources pertinentes pouvant les aider dans leur éducation », a-t-il ajouté.

Selon El Hadj Daouda Diagne, le projet "Internet c’est moi qui décide" va se poursuivre prochainement à travers d’autres collèges de Dakar et de sa banlieue.

Source : APS


Formation Pro et TechLe ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat et l’ambassadeur du Canada et les collèges et instituts canadiens ont lancé, hier, le nouveau projet : « Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi » (Esp-Epe). D’un montant de 14 milliards de FCfa, il vise le renforcement de la formation des apprenants aux compétences définies par les entreprises dans les secteurs des mines, de la géomatique et de l’agriculture.

Après le succès du projet : « Education pour l’emploi » (Epe) mis en œuvre entre 2009 et 2012, le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat et le gouvernement canadien ont procédé, hier, au lancement d’un autre projet qui s’inscrit certes dans ce même esprit mais avec des ambitions encore beaucoup plus larges. Il s’agit du projet « Essor du secteur privé par l’éducation pour l’emploi » (Esp-Epe). Il a été créé par le ministère avec les établissements sénégalais d’enseignement professionnel et  Collèges et Instituts du Canada, avec l’appui financier de ce pays qui a déboursé 20 millions de dollars canadiens, soit 9 milliards de FCfa, pour sa mise en œuvre. A cela s’ajoute une contribution de l’Etat du Sénégal à hauteur de 5 milliards de FCfa, soit un total de 14 milliards de FCfa pour ce projet d’une durée de six ans.

La cérémonie de lancement s’est déroulée en marge du Forum organisé par ce ministère en partenariat avec Collèges et Instituts Canada portant sur le thème : « Compétences pour l’emploi comme moteur de la transformation structurelle de l’économie». Le nouveau projet Esp-Epe vise le développement durable du secteur privé au Sénégal en renforçant la formation des apprenants aux compétences définies par les entreprises afin de les diriger vers des emplois de qualité dans les secteurs de croissance notamment les mines, la géomatique et l’agriculture.

Former 13.500 diplômés compétents
L’autre volet non moins important de ce nouveau projet, c’est l’établissement d’un réseau durable de partenariats public-privé en vue d’améliorer la prise en charge du secteur de la formation professionnelle et technique et l’implication du secteur privé dans le pilotage de ce secteur.  Selon Marie Josée Fortin des Collèges et Instituts Canada, le projet Esp-Epe a été élaboré à partir des leçons apprises de l’Epe et sur la base des orientations du Pse. «Ce nouveau projet cherche à développer davantage l’aspect réseautage et les liens entre le secteur privé et le secteur de la formation professionnelle et technique afin de combler des besoins importants. Il faut former nos jeunes à l’emploi descend. C’est devenu une urgence pour remédier au terrorisme », a-t-elle dit. Grâce à ce projet, 13 établissements sénégalais de formation professionnelle et technique vont pouvoir se jumeler avec 12 établissements canadiens.

Ainsi, a fait remarquer Philippe Beaulne, ambassadeur du Canada au Sénégal, « un vaste transfert de connaissances se matérialisera dans 7 régions du Sénégal et des programmes de formation dans des secteurs de pointe tels que la géomatique, l’électromécanique, l’industrie, l’agro-alimentaire et le génie civil seront consolidés ou prochainement développés ». Il s’est félicité de l’approche novatrice de ce projet qui intervient sur le renforcement des capacités dans le pilotage de la formation professionnelle et le secteur privé, des équipes de gestion des établissements et du corps professoral et des apprenants. Par le biais d’un système renouvelé et durable de perfectionnement des compétences recherchées sur le marché du travail, le projet Esp-Epe permettra, d’après M. Beaulne, de former quelque 13.500 diplômés compétents au fil des ans.

Le ministre Mamadou Talla a insisté sur le caractère novateur de ce projet, notamment le changement qu’il apporte dans le mode de gestion des établissements et l’implication du secteur privé en amont et en aval et qui détermine les compétences et le niveau des qualifications. « Désormais, les lycées et les centres déterminent le type de matériel qu’il faut et les réhabilitations à faire pour qu’on puisse former les jeunes dans d’excellentes conditions et qu’ils soient employables tout de suite. C’est tout le sens qu’il faut donner à ce projet. Nous ne formons pas pour former mais nous formons pour répondre à des besoins », a dit le ministre.

Elhadji Ibrahima THIAM


Jica logoLe stage de formation professionnelle et technique pour les pays africains qui se tenait depuis le 21 décembre dernier au Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) a pris fin hier. A l’initiative de la Jica, cette formation a permis à une vingtaine de formateurs de dix pays africains de s’exercer à la réalisation de matériels didactiques en électronique de puissance et en contrôle électronique automobile.

Une vingtaine de formateurs intervenant dans la formation technique et professionnelle issus de dix pays africains ont reçu, hier, leur attestation qui sanctionne cinq semaines de stage entrant dans le cadre du Programme de formation en pays tiers de la Jica. Cette première édition de la phase 4 du programme s’est traduite par la mise en œuvre de deux séminaires de formation, du 21 décembre 2015 au 23 janvier 2016, en « Réalisation de matériels didactiques en électronique de puissance » et en «Contrôle électronique automobile ».

Les bénéficiaires viennent du Bénin, du Burkina-Faso, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Togo et du Sénégal. Ils ont été encouragés à mettre à profit les résultats de ce stage pour impulser davantage le développement technique et la productivité dans leurs pays respectifs. Par la voix de leur porte-parole, Mme Aminatou Moulay Guig, ils se disent prêts à relever ce défi. Pour le directeur du Cfpt, Babacar Seck, les deux thèmes sur lesquels a porté ce stage couvrent des secteurs importants et variés dans les domaines prioritaires pour la satisfaction des besoins des différents pays participants.

Se félicitant de la volonté et du dévouement dont ont fait montre les bénéficiaires de ce stage, le Premier conseiller de l’Ambassade du Japon au Sénégal a rappelé la place fondamentale que son pays a accordé à l’éducation et au capital humain pour impulser son développement. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre, selon lui, la coopération japonaise en termes de formation et de renforcement des ressources humaines hautement qualifiées. Cheikh Sadibou Dia, secrétaire général du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a abondé dans le même sens en rappelant que depuis plus de 30 ans, « le Japon ne ménage aucun effort pour aider à la déclinaison opérationnelle de différents programmes et projets dans le secteur de la formation professionnelle et technique dont la finalité est d’en faire un pilier du développement du capital humain, un puissant instrument de lutte contre la pauvreté ».

Elhadji I. THIAM


Paludisme 2L'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (Alma en anglais) remettra, aujourd’hui, à Addis-Abeba, en Ethiopie, le prix d’excellence 2016 au Sénégal. Selon cette organisation, ce sont les progrès réalisés par notre pays entre 2011 et 2015 qui lui ont valu cette récompense.

Le Sénégal a réalisé des progrès dans la lutte contre le paludisme entre 2011 et 2015. C’est dans ce cadre que l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (Alma en anglais) remettra, aujourd’hui, à Addis-Abeba, le prix d’excellence 2016 au Sénégal. Il s’agit, en effet, de récompenser les progrès réalisés par ce pays entre 2011 et 2015 dans le cadre du contrôle du paludisme. Selon un communiqué, le Sénégal est l’un des 13 pays africains reconnus pour leurs progrès dans la lutte contre ce fléau. « Une forte baisse des cas de paludisme et des décès au Sénégal a été constatée.

Et, selon l'Organisation mondiale de la santé, le pays devrait réduire le nombre de cas de paludisme de 50 à 75% pour la période comprise entre 2000 et 2015 », lit-on dans le document. «Les investissements du gouvernement dans le Vih, la tuberculose et le paludisme entre 2014 et 2018 ont progressé de plus de 70%. Le Sénégal a pour objectif de réduire son taux de mortalité dû au paludisme de manière à pouvoir entrer dans la phase de pré-éradication d'ici 2018 », précise Alma.

Les prix d'excellence 2016 de l'Alma seront décernés aux pays suivants : le Botswana, le Cap-Vert, l'Érythrée, la Namibie, le Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, l'Afrique du Sud et le Swaziland, pour avoir atteint les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) en matière de lutte contre le paludisme ; le Liberia, le Rwanda et le Sénégal pour leur performance en matière de contrôle du paludisme entre 2011 et 2015 ; les Comores, la Guinée et le Mali pour la meilleure progression en matière de contrôle du paludisme entre 2011 et 2015. « L'engagement continu du Sénégal dans le contrôle du paludisme a permis au pays d'afficher d'excellentes performances au cours des cinq dernières années », a précisé Joy Phumaphi, secrétaire exécutif d'Alma.

Des progrès historiques en Afrique
Selon lui, en investissant du temps, de l'énergie et de l'argent dans la lutte contre cette maladie mortelle, le Sénégal peut atteindre son objectif qui est d'entrer dans la phase de pré-éradication d'ici 2018, comme le reste du continent. Ces 15 dernières années, l'Afrique a connu des progrès historiques dans sa lutte contre le paludisme. Depuis 2000, le taux de mortalité dû au paludisme en Afrique a chuté de 66% sur le continent pour l'ensemble des catégories d'âge et de 71% pour les enfants de moins de 5 ans.

Le nombre de décès annuels dû au paludisme en Afrique est passé d'environ 764.000 en 2000 à 395.000 en 2015. Environ 663 millions de cas de paludisme ont été évités en Afrique subsaharienne au cours des 14 années écoulées. Mais, il reste encore beaucoup à faire. Fondée en 2009, Alma est une coalition sans précédente de 49 chefs d'État et de gouvernement africains coopérant, par-delà les frontières, pour éliminer le paludisme en Afrique d'ici 2030.

Aliou KANDE


Saint LouisDans le cadre de ses interventions au profit de l’enfance, l’Ong Plan international a initié une rencontre de partage et de validation d’un rapport sur l’état des lieux dans les « daaras ». Au final, 6 « daaras » vont être retenus à Saint-Louis pour des équipements afin de favoriser de bonnes conditions d’enseignement.

Plan international va appuyer six «daaras » dans la diversification des enseignements. L’annonce a été faite par Omar Ben Khatabe Guèye, directeur des programmes de Plan Saint-Louis. La démarche se justifie par le besoin d’appuyer l’Etat, surtout dans le cadre du Programme d’amélioration de la qualité de l’équité et de la transparence (Paquet). Ainsi, par cette action, Plan accompagne le gouvernement dans son désir d’établir des passerelles, qui permettent aux enfants fréquentant des offres alternatives d’éducation, d’accéder au système éducatif formel, ou de poursuivre une formation professionnelle.

Ainsi, les maîtres coraniques, chefs religieux, parents de même que les collectivités locales, se sont retrouvés pour valider le rapport sur l’Etat des lieux des « daaras ». Omar Ben Khatabe Guèye, directeur des programmes de Plan Saint-Louis, affirme : « Nous allons après lister six "daaras" que nous allons appuyer dans la diversification des enseignements, avec notamment l’introduction du français». Au-delà, il s’agira de mettre en place du matériel didactique, en rapport avec les organisations de la société civile qui travaillent avec les maîtres coraniques. Pour obtenir des résultats probants, en identifiant les problèmes en vue d’y apporter des solutions, Plan a associé les différents responsables de l’école dans la région, dans le but de développer des propositions.

C’est dans ce cadre que Mbaye Babou, secrétaire général de l’Inspection d’académie de Saint-Louis, a rappelé l’importance des interventions de Plan dans les «daaras ». Il a soutenu que l’Etat, dans le cadre du Paquet, a dit sa volonté de moderniser les «daaras » pour donner la chance à tous ces enfants. Concernant les critères de sélection, Plan a commandité un recensement des « daaras » et cette réunion a permis de procéder à la mise en évidence des modalités de choix des bénéficiaires, de l’appui en intrants didactiques et de gouvernance des « daaras » ouverts à l’introduction du français dans les enseignements-apprentissages des enfants talibés.

Amadou Maguette NDAW


Cheikh Anta DiopLe 7 février 1987 disparaissait le savant et homme politique sénégalais Cheikh Anta Diop. Trente ans après sa mort, la communauté universitaire décide de lui rendre hommage. Les manifestations démarrent le 4 février et prendront fin le 31 mars prochain.

Il y a 30 ans disparaissait Cheikh Anta Diop. Né le 29 décembre 1923 à Thieytou, il est mort le 7 février 1986 à Dakar. Historien, anthropologue, égyptologue et homme politique sénégalais, il a dans ses travaux mis l'accent sur l'apport de l'Afrique et en particulier de l'Afrique noire à la culture et à la civilisation mondiale. C’est à ce savant et homme politique que la communauté universitaire a décidé de rendre hommage du 4 février au 31 mars à travers une série de manifestations scientifiques et culturelles. La cérémonie d’ouverture qui aura lieu à l’Ucad 2 démarre par une conférence avec comme thème : « Connaître et développer la pensée de Cheikh Anta Diop » et sera présenté par le Professeur Babacar Sall. Ensuite, il y aura un concert d’ouverture à l’Ucad avec les frères Guissé, Abdoulaye Cissokho, Souleymane Faye, Vieux Mac Faye, Shula et Elhadj Ndiaye.

Le samedi 6 février à la Maison de la culture Douta Seck à travers l’hommage d’Arcade, la pensée économique de Cheikh Anta Diop sera revisitée. Ce sera dans le cadre des « Samedis de l’économie ». Le thème retenu est « l’Intégration économique africaine au 21e siècle » et sera introduit par le Pr Makhtar Diouf. Le même jour, il y aura le vernissage de l’exposition des initiateurs de la pétition pour l’enseignement de la pensée de Cheikh Anta Diop dans les écoles et universités du Sénégal. Le dimanche 7 février aura lieu le pèlerinage dans son village natal à Caytu.

Le 10 février, ce sera la visite du nouveau laboratoire de carbone 14 de l’Ifan Cheikh Anta Diop, réhabilité grâce à l’appui de la Fondation Sonatel. La deuxième phase de ces journées de commémoration qui démarre le 1er mars sera marquée par des conférences dans les régions, projections d’extraits de conférence de Cheikh Anta Diop mais également des concerts, dégustation des plats des différentes nationalités, défilés de costumes traditionnels, animations diverses (lors de journées d’intégration). Le Mali est l’invité d’honneur de ces manifestations.

A. KANDE


Kolda hopitalLa région de Kolda a besoin de médecins, gynécologues, pédiatres et infirmiers pour résorber le déficit en personnel médical. L’annonce a été faite, hier, par son médecin-chef, Dr Barnabé Gningue, lors d’un Comité régional de développement (Crd). Il a également relevé un besoin de moyens logistiques.

La région de Kolda a besoin de deux médecins anesthésistes-réanimateurs pour le bloc chirurgical du Centre hospitalier régional et du service césarien du Centre de santé de Vélingara. Elle souhaite également avoir trois gynécologues, un pédiatre, 33 infirmiers et 30 sages-femmes pour combler le déficit en ressources humaines auquel elle est confrontée. La révélation a été faite hier par le Dr Barnabé Gningue, médecin-chef de la région médicale de Kolda lors d’un Crd axé sur l’approche multisectorielle pour l’amélioration de la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent. La région de Kolda fait également face à un déficit en moyens logistiques et de problème d’accessibilité liée à l’enclavement de certaines localités.

Elle a besoin de 30 motos pour les infirmiers-chefs de poste et de 5 véhicules pour les missions de supervision et de campagnes de masse auprès des populations. Malgré ces difficultés, la région médicale a enregistré d’importants progrès dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant au cours de ces dernières années. Ces efforts doivent cependant être poursuivis pour améliorer ces indicateurs afin de résorber le gap constaté dans certains secteurs.  La région médicale est aujourd’hui à pied d’œuvre pour relever ce défi conformément aux directives du ministre de la Santé et de l’Action sociale, si l’on en croit le Dr Gningue. « Le ministre de la Santé et de l’Action sociale nous a dit qu’elle évaluera la performance des cellules de santé sur la base de la satisfaction des populations.

C’est pourquoi, derrière les indicateurs que nous présentons dans les instances formelles comme les Crd, nous développons une écoute attentive auprès des populations pour savoir quel est leur niveau de satisfaction et quelles appréciations font-elles de nos services de santé », déclare-t-il. La représentante du directeur de la Santé de la reproduction et de la survie de l’enfant, le Dr Aïda Gadiaga Sylla, abonde dans le même sens. « Comme vous le savez, le Sénégal s’était engagé à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. Ces objectifs ont été évalués et on a enregistré des progrès en termes de réduction de la mortalité maternelle, néo-natale et infantile. Et pour améliorer ces indicateurs, il faut une riposte qui est multidisciplinaire et multisectorielle », précise-t-elle.

Mamadou Aliou DIALLO


PM Lycee tech thiesLe Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, à Thiès, la cérémonie de parrainage du lycée technique et professionnel qui porte désormais le nom de Mgr François-Xavier Ndione, premier évêque du Diocèse de Thiès.

Une cérémonie pleine de symboles et de valeurs dans une ville comme Thiès, ville carrefour, lieu de brassage des cultures et des religions. Cette belle région qui a donné au Sénégal d’illustres filles et fils qui ont contribué à son rayonnement. Pour le Premier ministre, « ce n’est pas un hasard, si aujourd’hui, nous honorons un de ses illustres fils en la personne de Mgr François-Xavier Ndione dont le lycée d’enseignement technique et professionnelle de Thiès portera désormais le nom ». Un choix qui n’est pas fortuit en ce qu’il consacre, selon le Premier ministre, « un illustre homme d’Eglise, né en juin 1919 à Thiapong, le village qui encercle le lycée dont il a grandement contribué à l’implantation ».

Par ailleurs, Mahammed Boun Abdallah Dionne a rappelé que le lycée, fruit de la coopération bilatérale entre le Sénégal et le Grand Duché de Luxembourg, traduit « la forte ambition du chef de l’Etat de créer pour la jeunesse sénégalaise, en particulier celle de Thiès, les meilleures conditions pour développer les aptitudes et compétences nécessaires afin de s’insérer dans la production ».

Le Premier ministre a invité les élèves du lycée à s’inspirer de leur parrain pour que ses qualités et ses vertus soient une source d’inspiration au quotidien. « C’est de cette manière que votre établissement sera et restera à l’avant-garde de la stratégie de développement des compétences techniques et professionnelles pour relever les nombreux défis auxquels vous aurez à faire face pour promouvoir le développement de votre région et du pays », leur a-t-il lancé.

Une formation en phase avec les exigences du marché
M. Dionne, en réponse aux doléances des élèves et qui ont valu un port de brassards rouges, a instruit le ministre en charge du secteur de trouver des solutions appropriées surtout pour ce qui concerne la restauration mais aussi les équipements. S’agissant du nettoyage de leur environnement immédiat, le chef du gouvernement a demandé aux élèves de s’investir les premiers en attendant des appuis extérieurs. Auparavant, le proviseur du lycée, Daour Sène, a indiqué que l’offre de formation du lycée est en phase avec les exigences du marché du travail et les besoins de développement économique. Ce, souligne-t-il, « à travers son projet pédagogique basé sur l’approche par les compétences et qui précise davantage les objectifs et missions du dispositif institutionnel ».

Au nom du président du conseil départemental, Yankhoba Diattara a noté, avec satisfaction, l’évolution rapide de l’établissement, très jeune dans son existence, mais très dynamique de par sa taille avec 24 salles de cours, 13 salles spécialisées et 6 ateliers de mécanique pour un effectif actuel de 962 élèves dont 260 filles. Il a également noté les résultats engrangés grâce à son plateau  technique parmi les plus relevés du pays. Ce qui constitue un indicateur de développement dynamique pour toute la région  de Thiès.

El Hadji Mohamadou SAGNE

MGR ANDRE GUEYE, EVEQUE DU DIOCESE : « CETTE CÉRÉMONIE TRADUIT TOUTE L’ATTENTION DOUBLÉE DE RECONNAISSANCE DU CHEF DE L’ETAT À L’ÉGARD DE MGR NDIONE »
Pour l’Evêque du diocèse de Thiès, Mgr André Guèye, la cérémonie traduit toute l’attention du chef de l’Etat et du Gouvernement, une attention doublée de reconnaissance à l’égard de Mgr François-Xavier Ndione, premier évêque de notre diocèse. Selon lui, « cette marque est une consécration magnifique de son œuvre et de son engagement personnel dans la construction de notre nation, tout particulièrement dans le domaine de l’éducation et de la promotion d’une jeunesse pétrie de science et de valeurs capables de lui permettre de prendre une part active dans le développement de notre pays ».

Mgr André Guèye de rappeler quelques réalisations du Prélat qui, de son vivant, s’intéressait à la formation professionnelle qui s’est concrétisée à la fin de  sa vie par la réalisation du centre de formation professionnelle Don Bosco à Thiès, mais qui était aussi attaché viscéralement à l’accès des plus pauvres aux soins de santé de qualité. Ce qui l’avait poussé à construire l’hôpital Saint Jean de Dieu en décembre 1983 et à créer la première mutuelle de santé par les responsables de la communauté catholique à Fandène.

M. S.


Maimouna Dieng ThiesLa première adjointe au maire de la ville de Thiès, Maimouna Dieng, s’est réjouie, hier, de la décision prise par le Président Macky Sall de faire reprendre les chantiers de Thiès qui avaient été arrêtés du temps du régime libéral. Mme Dieng a déjà noté les actions entreprises dans ce sens par les différentes missions qui ont été envoyées à Thiès et les échanges de correspondances qui ont suivi.

Elle souhaite que le processus soit accéléré pour permettre à la ville de bénéficier de ces  infrastructures et à Thiès de se positionner davantage en perspective de la finalisation des grands projets de l’Etat que sont l’autoroute Diamniadio-Thiès-Touba, l’aéroport Blaise Diagne, entre autres.

Mme Dieng a aussi manifesté son adhésion et celle de la mairie à l’initiative prise de baptiser le lycée technique et professionnel au nom de Mgr François-Xavier Ndione. Elle a souhaité, au nom du maire Talla Sylla, la bienvenue au Premier ministre et sa délégation tout en remerciant les organisateurs d’avoir impliqué la mairie dans tout le processus et réaffirmé l’engagement de l’institution municipale à accompagner le lycée.

M. SAGNE


don japon vehiculesLe ministre de l’Environnement et du Développement durable a réceptionné, hier, huit véhicules offerts par le gouvernement du Japon. Ce don entre dans le cadre du Projet de renforcement du Centre de gestion des urgences environnementales.

Dans le cadre de l’appui logistique de la deuxième phase du Projet de renforcement du Centre de gestion des urgences environnementales (Cgue), financé par le gouvernement du Japon, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a réceptionné, hier, huit véhicules d’intervention pour les régions de Louga, Matam, Kaffrine, Tamba, Kédougou, Sédhiou, Kolda et Dakar. La cérémonie a été présidée par le ministre Abdoulaye Baldé et Takashi Kitahara, ambassadeur du Japon au Sénégal.

L’objectif de ce projet financé à travers le fonds de contrepartie du don hors projet du Japon de 2007 pour un montant d’environ 250 millions de FCfa vise le renforcement et l’appui de la Direction de l’environnement et du Centre de gestion des urgences environnementales afin de les aider à lutter contre les effets du changement climatique, la pollution, la déforestation et l’avancée du désert. Il entre dans la deuxième phase d’un programme comportant plusieurs projets liés à l’environnement et visant toutes les régions. «Grâce aux résultats visiblement positifs de la première phase, le Japon a décidé d’appuyer la réalisation de la deuxième phase pour un montant de 250 millions de FCfa pour renforcer le système déjà établi puisque la prévention de la pollution et la protection de l’environnement au niveau national est un enjeu majeur », a déclaré Takashi Kitahara. Il a rappelé que le Sénégal et le Japon sont les précurseurs en matière de protection de l’environnement en proposant, en 1972, une journée dédiée à cette question. Le ministre Abdoulaye Baldé a remercié le gouvernement du Japon de son appui. Ce centre, soutient M. Baldé, offre aux citoyens sénégalais la possibilité de signaler tout acte portant atteinte à l’environnement, de mener des activités de prévention et d’intervention pour faire respecter les dispositions réglementaires. «Grâce au gouvernement du Japon, les Sénégalais ont la possibilité de participer à la protection de leur environnement », s’est réjoui Abdoulaye Baldé.

Le ministre de l’Environnement a magnifié les bons résultats obtenus lors de la première phase du projet. Il a invité l’ensemble des acteurs à bien collaborer pour une bonne protection de l’environnement.

Aliou KANDE


PMFLa sixième phase du Programme de micro-financements du Fonds pour l’environnement mondial (Pmf/Fem) a été lancée hier par Souleymane Diallo, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable. Au total, depuis 1993, le Fem a financé 265 projets pour un montant de plus de 4 milliards de FCfa.

Le programme de micro-financement du Fonds pour l’environnement mondial (Pmf/Fem), en partenariat avec la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec), a organisé hier un atelier annuel d’échange d’expériences et de capitalisation des bonnes pratiques. Depuis son lancement en 1993, le Pmf/Fem a accordé des subventions à 265 projets portés par des organisations communautaires de base et des Ong dans toute l’étendue du territoire pour un montant global de près de 4,5 milliards de FCfa.

Selon Khatary Mbaye, coordonnateur national du Micro Fem, ces projets ont eu des impacts positifs sur l’environnement. Au titre des réalisations du Micro Fem, on peut citer aussi la restauration de milliers d’hectares de mangroves dans le delta du Saloum, la région de Ziguinchor et celle de Saint-Louis, la récupération et la valorisation de terres dégradées à Thiès, etc. Actuellement, la sixième phase opérationnelle du Fem qui vient d’être lancée (2015-2018) a accordé une place de choix aux rôles que les organisations de la société civile doivent jouer, d’une part, dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques environnementales et, d’autre part, dans la mobilisation des ressources financières au niveau local.

Souleymane Diallo, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, a salué la contribution du réseau des organisations partenaires du Micro Fem qui constituent, à son avis, une suite logique des initiatives et efforts consentis depuis la mise en place du programme en 1993. Selon M. Diallo, pour renforcer notre capacité à faire face aux changements climatiques, nous devons améliorer les capacités des communautés de base. Il a salué les importantes actions de protection de l’environnement réalisées grâce au financement du Micro Fem.

A. KANDE


EnseignantDans le cadre du rééquilibrage du système éducatif, l’inspection d’académie de Thiès vient de redéployer 138 agents.

« Il est de notre responsabilité de veiller au bon fonctionnement des établissements scolaires dans l’équité et la transparence afin d’assurer un service correct aux enfants et à leurs parents en tant qu’enseignant », a d’emblée noté l’inspectrice d’académie de Thiès, Mme Khadidiatou Diallo. Une déclaration faite hier au cours d’une rencontre d’informations et d’échanges avec les acteurs de l’école dans la salle de réunion de l’inspection d’académie de Thiès.

Devant les syndicalistes, les chefs d’établissements, les associations de parents d’élèves tout comme les représentants des élèves, elle a brandi la circulaire du ministre de l’Education nationale, demandant un redéploiement du personnel dans toutes les inspections d’académie du Sénégal. Ceci, après avoir envoyé une mission d’audit au Cem Idrissa Diop pour vérifier les enseignants et contrôler aussi les emplois du temps. Une opération qui a confirmé le surplus de professeurs dans cet établissent suite à un coup de fil reçu au ministère de l’Education nationale. C’est ainsi que l’inspectrice d’académie a demandé à ses services de faire le point sur la situation exacte du personnel en prenant le soin d’indiquer le surplus ou le déficit aussi bien dans la surveillance que dans l’enseignement. « C’est ainsi que les inspecteurs d’éducation et de la formation (Ief) de la ville de Thiès et des trois départements de la région ont fait un travail de proximité pour faire des propositions concrètes à l’inspection d’académie », a précisé Mme Khadidiatou Diallo. « Je tiens aussi à témoigner toute l’humanisation mise dans les prises de décision consistant à déplacer des collègues pères ou mères de familles en cette période de l’année là où le devoir les appelle », a ajouté Mme Diallo.

Parmi les 138 agents touchés par ce redéploiement, 60 sont des professeurs et le reste est constitué de surveillants, soit 0,01% des effectifs de l’inspection d’académie de Thiès. « Ma mission est de gérer la région et non la ville de Thiès. C’est pourquoi il faut veiller à ce que tous les élèves de la région puissent avoir les mêmes chances de pouvoir étudier comme il se doit », a-t-elle noté. Sur les erreurs qui pourraient se glisser çà et là dans le traitement des dossiers, l’inspectrice d’académie n’exclut pas toute possibilité de recours qui seront examinés avec toute l’attention nécessaire. La majorité des acteurs de l’école est d’accord même si bon nombre d’entre eux déplorent la période choisie.

Mbaye BA


Centre AdoL'Association des journalistes en santé, population et développement, en partenariat avec l'Ong Ppglobal, a organisé, samedi dernier,  à Grand Yoff, une activité de mobilisation sociale dénommée « Antenne décentralisée » sur la Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes. Occasion saisie pour plaider en faveur de la réhabilitation des centres de conseils ado.

Différents sujets liés à la santé de la reproduction à l’image des maladies sexuellement transmissibles, l’importance de la promotion de certaines valeurs liées à la sexualité ont été abordés à travers  des radios-crochets et sketchs. Il s’agit, a souligné Ndèye Fatou Wade, coordonnatrice de ce projet, de relever le défi de l’accès à l’information sur la Sraj à travers l’accès aux services. Selon elle, des réponses claires ont été apportées aux problèmes de santé de la reproduction des adolescents et des jeunes.

Toutefois, a avancé Mme Wade, il reste encore à faire en matière d’information, de formation des adolescents et des jeunes afin qu’ils soient mieux sensibilisés sur les enjeux d’une fréquentation régulière des structures de santé de la reproduction. « Face à l’absence de structures adaptées pour répondre aux besoins des jeunes en termes d’accès aux services de Sraj, il est nécessaire de créer une synergie d’actions entre l’Etat, les collectivités locales, la société civile, les Organisations communautaires de base, les médias et la communauté », a-t-elle fait comprendre.

C’est dans ce sens que Ndèye Fatou Wade, a plaidé, au nom de l’Ajspd, auprès de l’Etat, pour la réhabilitation des centres conseils ado. A l’en croire, ces centres manquent presque de tout pour satisfaire la demande des adolescents et des jeunes en services adaptés de santé de la reproduction. Aussi, a-t-elle invité le ministère de la Santé et de l’Action sociale à accélérer  la mise à l’échelle des espaces ado dans les structures de santé.

« Nous demandons aux collectivités locales une prise en compte de la question de la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes en leur réservant une part du budget affectée à la santé. Aux parents, autorités religieuses et coutumières, nous vous invitons à renouer le fil du dialogue (…) pour donner toutes les informations sur la santé sexuelle de la reproduction », a déclaré la coordonatrice de « Voix pour la santé ».

La représentante du maire de Grand Yoff, Aminata Diaw, a indiqué que les jeunes de la commune ont besoin d’un espace de conseils et d’assistance pour éviter certaines dérives. « Les tentations sont fortes. Sans accompagnement, nos enfants deviennent vulnérables. Il est important que le ministère de la Santé prenne en compte la sensibilité de notre commune, en nous aidant à trouver une structure qui puisse nous appuyer durablement et efficacement dans la prise en charge des jeunes », a-t-elle avancé.

I. BA


UCADL’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à travers le Département de Philosophie, accueille, depuis hier, un colloque international sur la violence. Cette rencontre mobilisant des chercheurs venus de plusieurs pays d’Afrique est une occasion de se pencher sur ce phénomène, caractéristique du 21ème siècle.

« La violence dans tous ses états », tel est le thème du colloque international qui s’est ouvert hier à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar(Ucad). A l’initiative du Centre de recherches philosophiques et épistémologiques (Cerephe) du département de philosophie, en partenariat avec l’Académie  nationale des sciences et  techniques du Sénégal (Ansts), cette rencontre de trois jours est une occasion pour les chercheurs venus de plusieurs pays d’Afrique de se pencher sur cette question cruciale interpellant l’humanité. Au total, une quarantaine de communications sur la violence seront au menu de ce colloque. L’enjeu est, à travers des études et analyses approfondies, d’identifier des pistes de solutions « salvatrices » pour l’Afrique et « l’humanité  entière ». Pour le chef de Département de Philosophie de l’Ucad, la violence est devenue, après les questions d’environnement, la principale préoccupation de notre époque. « Nous voulons, qu’au sortir de ce colloque, qu’on ait des propositions concrètes qui permettront à la société sénégalaise et africaine d’une manière générale d’avoir des solutions qui viennent d’elles-mêmes », a-t-il laissé entendre. A l’en croire, la meilleure solution d’endiguer la violence est d’en parler. Il a proposé la mise sur pied d’un groupe de réflexion sur la violence.

Actuellement, a expliqué Aminata Diaw Cissé, directrice du Cerephe, la violence a fini de gagner l’espace public et celui virtuel. « Il y a, aujourd’hui, une violence récurrente dans l’espace domestique mais aussi dans l’espace virtuel. Les recruteurs de terroristes utilisent des technologies très en pointe pour pouvoir attirer la jeune population en désespoir », a-t-elle soutenu. Aux yeux de Mme Cissé, la mondialisation peut également générer la violence du fait des inégalités qu’elle engendre. Ce faisant, elle a préconisé de mettre l’accent sur l’éducation et la formation pour endiguer ce phénomène des temps modernes.

Dans son intervention, le doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Abdoul Amadou Sow, a indiqué que la violence est le moteur de l’histoire. Selon lui, l’histoire est teintée de conflits. C’est pourquoi, a-t-il fait comprendre, il urge de détourner l’homme de ce phénomène pour le progrès social de l’humanité.

Ibrahima BA


UFR Thies logoChoisis respectivement comme parrain et marraine, le recteur Mactar Mour Seck et Mme Socé Diop Ndione, directrice générale de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics de l’Etat, ont été offerts en exemples aux jeunes étudiants de la promotion 2015-2016 de l’Ufr Set, lors des journées d’intégration organisées les 14 et 15 janvier derniers.

Les deux ministres Mary Teuw Niane et Diène Farba Sarr ont loué la bravoure des ces deux personnalités, leur dévouement, leur engagement et leur disponibilité sans faille au service de l’Etat en général, de l’université en particulier, en leurs qualités et titres pour relever les défis et traduire en actes la vision du chef de l’Etat. Selon le président de l’amicale des étudiants de l’Ufr Set, Vieux Malang Diatta, le choix de ces deux personnalités obéit également à de tels critères. Dans l’exécution du programme des journées, le ministre Mary Teuw Niane a animé une conférence sur les réformes de l’enseignement supérieur issues du Conseil présidentiel qui s’est tenu l’année dernière après la concertation nationale sur l’avenir du secteur. Le ministre a ainsi évoqué les importants moyens déployés par l’Etat du Sénégal pour développer l’enseignement supérieur au plan financier comme matériel ainsi que la réalisation d’infrastructures d’accueil.

Mohamadou SAGNE


EntssLes étudiants de l’Ecole nationale des travailleurs sociaux spécialisés (Entss) organisent leurs journées d’intégration ce vendredi et samedi, dans l’enceinte de l’établissement, sis au Point E. Ainsi, deux conférences sont prévues le samedi 30 janvier et porteront sur des thématiques de l’actualité internationale, à savoir « le rôle du travailleur social dans la gestion des conflits sociaux en Afrique » et « la valorisation de la profession du travail social : problématiques et perspectives ».

A l’occasion, un défilé des nationalités et ethnies, des chansons des étudiants de l’Entss sont également prévus. De même des prestations culturelles, du théâtre, du slam et de la musique sont au programme de ces deux journées d’intégration de l'école. Ces activités verront la participation du ministère de la Santé et de l’Action sociale, du maire du Point E et de diverses autres personnalités experts du domaine social.


HautLe Centre de coaching africain (Cca) entend organiser un salon sur le pari de l'excellence le 27 mai prochain au Grand Théâtre national. Cette rencontre sera un fort moment de plaidoyer pour l'insertion professionnelle des jeunes dans la vie active.

Insérer les jeunes dans la vie active et contribuer à la réduction du chômage, c'est l'une des ambitions principales du Centre de coaching africain (Cca). C'est dans l'optique de concrétiser cet objectif que le Cca compte organiser, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale et celui de la Formation professionnelle, un salon sur le pari de l'excellence, le 27 mai prochain au Grand Théâtre national.

L'objectif, a expliqué Seydou Guèye, directeur général du centre, est de mobiliser l'ensemble des acteurs en vue d'échanger sur la problématique de l'insertion professionnelle. Cette manifestation sera également une occasion pour les jeunes ainsi que certaines entreprises d'exposer leur projet. En plus d'être un établissement d'enseignement, le Centre de coaching africain a développé un certain nombre d'alternatives pour résorber le gap du chômage. Ainsi certains étudiants sont directement insérés dans des structures affiliées. «Nous formons des jeunes pour ensuite les insérer dans nos petites et moyennes entreprises. Le Centre est une structure de conseil, d’accompagnement, de formation et de services, qui développe des concepts comme celui de la formation de leaders au moyen du «train- train » ou « leadership training», a soutenu M. Guèye. Selon lui, une telle approche, qui va au-delà de celle de l'approche par compétence, se veut  un moyen d'acquisition de métier et de mise en situation de travailler. Créé en  2015, le Cca accueille actuellement une centaine d'étudiants. Un partenariat avec les collectivités locales de Dakar a été ficelé pour contribuer au développement des ressources humaines au niveau local.

Par ailleurs, le Centre de coaching africain entend pleinement jouer sa partition dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Pour Seydou Guèye, il s'agira, pour accompagner cet ambitieux programme de l'Etat, de favoriser la création de l'auto-emploi mais aussi de soutenir la politique d’égalité des chances.

Ibrahima BA


PharmacieSe basant sur une expérience réussie de distribution des produits contraceptifs jusqu’au niveau périphérique pour éliminer les ruptures, le Sénégal est en train d’expérimenter l’intégration des médicaments et produits essentiels. L’objectif étant de se rapprocher davantage des populations.

Au Sénégal, jusqu’en 2012, même si les produits contraceptifs étaient disponibles au niveau central, ils restaient inaccessibles à beaucoup de femmes. En attestent le taux de prévalence contraceptive estimé en ce moment à 12% et le nombre élevé de femmes qui expriment le souhait d’espacer la naissance de leurs enfants et qui n’ont accès ni aux méthodes, ni aux produits de la planification familiale. Les besoins non satisfaits étaient ainsi évalués à 30%. Il fallait alors trouver une stratégie pour que les produits contraceptifs soient disponibles et accessibles partout dans notre pays. C’est dans ce cadre que IntraHealth international a initié le projet dénommé « Informed push model » (Ipm) pour éviter les ruptures de stock de produits contraceptifs longtemps décriées même par certaines femmes qui avaient déjà adopté la contraception. Testé dans deux districts sanitaires, ce projet, financé par la Fondation Bill Gates et Merck for mothers, a permis, durant cette phase, d’augmenter la consommation des produits contraceptifs à hauteur de 38%.

C’est compte tenu de ces résultats encourageants que le ministère de la Santé a décidé d’étendre ce modèle en prenant l’engagement de couvrir tout le pays. C’est ainsi qu’entre 2013 et 2015, toutes les 14 régions du Sénégal ont été couvertes à travers 76 districts sanitaires et 1.375 points de prestation de services. Maintenant, l’objectif est d’intégrer ce projet dans le système de distribution des médicaments.

Révolution dans la distribution des médicaments
Ce qui suscite beaucoup d’intérêt de la part de beaucoup de pays et des partenaires et motive le choix du Sénégal à partager son  expérience dans ce domaine dans le cadre de la quatrième Conférence internationale sur la planification familiale (Bali, Indonésie : 25-28 janvier 2016). C’était hier, lors de la session « Expansion nationale de l’Informed push model pour augmenter l’accès aux contraceptifs au Sénégal ».

« Cette conférence est une opportunité pour le Sénégal de partager les expériences que nous sommes en train de mettre en œuvre et qui, si elles aboutissent, vont être véritablement une révolution, une grande transformation de notre chaîne d’approvisionnement de médicaments, parce qu’à partir d’un modèle vertical de distribution des contraceptifs, nous avons étendu les choses et nous allons vers une intégration des médicaments et produits essentiels », déclare le Dr Annette Seck Ndiaye, directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna). Pour cette raison, le Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, a manifesté sa joie de constater que « la planification familiale serve de porte d’entrée pour que le système d’approvisionnement en médicaments soient amélioré au Sénégal ».

Aujourd’hui, cette volonté d’extension pour que les médicaments soient plus accessibles aux consommateurs est traduite à travers le concept « Jegesina » (je me suis rapproché en langue wolof). De l’avis de la directrice de la Pna, ce slogan est adopté pour rendre effective la transformation de la chaîne d’approvisionnement et « permettre de lever les ruptures de stocks afin que les populations puissent avoir « des médicaments en bonne quantité et au moment où elles en ont besoin ». Annette Seck Ndiaye souligne également que « la Pna, malgré ses efforts de décentralisation de son activité, était encore trop loin des populations, des points où sont distribués les médicaments. Nous étions au niveau régional. Avec « Jegesina », nous mettons en place un modèle de distribution concertée qui a plusieurs avantages ».

Ambition d’aller jusqu’au niveau le plus périphérique
Elle cite en premier le fait de se rapprocher un peu plus des points de prestation. « Nous réglons également la question du financement et des ressources, puisque nous mettons en place des médicaments dans les dépôts de districts et ces derniers n’ont pas besoin de lever des ressources financières pour acquérir ces médicaments. Nous faisons ce qu’on appelle le dépôt-vente et ce n’est qu’a posteriori que les médicaments sont payés et que les marges sont reversées au niveau du district sanitaire », explicite la directrice de la Pna.D’ailleurs, elle annonce que le concept « Jegesina »

(je me suis rapproché) devrait les amener à une autre formule : « Yeksina » (je suis arrivé). « Jegesina », c’est la moitié du chemin, car nous sommes dans le district sanitaire. Notre ambition, c’est maintenant d’aller à la périphérie, c’est-à-dire le poste de santé », relève Mme Ndiaye, précisant que l’application de ce projet, mis en œuvre au début à travers une agence d’exécution et des opérateurs privés, a montré que « la Pna était tout à fait en mesure de le faire ». Cependant, « il ne s’agit pas de se mettre en concurrence, mais de faire pour chacun ce qu’on fait le mieux et même de faire faire ». Cela veut dire, selon elle, que « la Pna pourrait faire partie de la distribution et faire faire l’autre partie par des opérateurs privés. « Toujours est-il que nous sommes tous d’accord aujourd’hui que la chaîne d’approvisionnement des médicaments doit être transformée dans le sens où elle doit pouvoir permettre de faire en sorte que tous les médicaments aillent jusqu’au poste de santé et pourquoi pas jusqu’à la case de santé », explique Annette Seck Ndiaye.

De notre envoyée spéciale en Indonésie,
Maïmouna GUEYE

UNE INTÉGRATION PROGRESSIVE DE 33 PRODUITS DÉJÀ DANS LE CIRCUIT
Pour que cette politique d’intégration connaisse un succès, la Pna a adopté une approche différente pour assurer la pérennité de ce projet. Il s’agit du « learning by doing ». « Nous avons décidé, pendant la mise en œuvre, d’aller avec le projet et, de nous même, faire la même chose, mais cette fois pas seulement avec des contraceptifs, mais avec d’autres produits et nous allons les intégrer progressivement », avance-t-elle, révélant que, pour le moment, 33 produits sont concernés par cette intégration qui va se faire progressivement.

En entendant que toute la gamme de produits offerts soit incorporée, le comité national technique mis en place va faire une évaluation au mois de février prochain. « Nous allons choisir parmi les trois scenarii sur lesquels nous travaillons le meilleur et nous comptons faire le transfert au mois de juillet 2016 », annonce le Dr Annette Seck Ndiaye.

M. GUEYE

LE PARTENARIAT DE OUAGADOUGOU VEUT RECRUTER 2,2 MILLIONS DE FEMMES ADDITIONNELLES D’ICI À 2020
L’Afrique de l’Ouest francophone enregistre les taux de prévalence contraceptive les plus faibles dans le monde. C’est pour changer cette situation que le Partenariat de Ouagadougou, qui a été mis en place en 2011 pour repositionner la planification familiale dans ces pays, avait voulu recruter un million de nouvelles utilisatrices des méthodes modernes de contraception. Cet objectif ayant été atteint, celui de toucher 2,2 millions de femmes supplémentaires a été décliné.

Recruter un million de nouvelles femmes utilisatrices des méthodes modernes de planification familiale. C’est l’objectif que s’était fixé d’atteindre, en 2015, le Partenariat de Ouagadougou. Une plateforme qui a été mise en place en 2011 pour améliorer les faibles taux de prévalence contraceptive enregistrés dans les 9 pays de l’Afrique de l’Ouest francophone. C’était lors de la « Conférence régionale sur population, développement et planification familiale : urgence d’agir » tenue au Burkina Faso. A l’heure du bilan au mois de décembre dernier, l’objectif initialement fixé a été même dépassé. « Nous avions comme objectif de mettre un million de femmes sous méthodes modernes de contraception, ce que nous jugions ambitieux, mais avons constaté qu’on l’a dépassé en recrutant 1.184.000 nouvelles utilisatrices des méthodes modernes de planification familiale », se réjouit Fatimata Sy, directrice de l’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou (Ucpo). Elle s’adressait à un groupe de journalistes issus de ces pays et qui prennent part à la quatrième Conférence internationale sur la planification familiale (Bali, Indonésie, 25-28 janvier 2016).

Aujourd’hui, l’objectif de ce mouvement en faveur de la contraception est d’atteindre 2,2 millions de nouvelles femmes utilisatrices de méthodes modernes de planification familiale dans les 9 pays du Partenariat de Ouagadougou. C’est dans le cadre de la « phase d’accélération » qui se déroule entre 2016 et 2020. Cela requiert, selon elle, « beaucoup de travail » et « d’enclencher des changements pour atteindre cet objectif », avertit-elle, insistant sur la nécessité de « mobiliser davantage de ressources financières et techniques pour cette phase d’accélération ».

Répondre aux besoins non satisfaits
En guise d’exemple, Mme Sy explique que dans les 9 pays, des interventions ont été expérimentées et « nous connaissons les paquets porteurs », indique-t-elle. Maintenant, « nous savons exactement quelles sont les interventions à haut impact qui nous permettent très rapidement d’aller de l’avant et d’avoir ces résultats. Le problème, c’est la mise à l’échelle de ces expériences porteuses et qui nécessitent des ressources ». Lesquelles ne doivent pas uniquement venir des bailleurs, « mais de nos gouvernements qui nous parlent de plus en plus de pérennisation, de durabilité, de droit à la contraception. Je crois qu’il revient à nos gouvernements de faire en sorte que ce droit soit réel chez les populations », estime Fatimata Sy.

La directrice de l’Ucpo déclare aussi compter sur le secteur privé pour mobiliser plus de ressources. « C’est quand toutes les ressources seront mobilisées par les pays et le secteur privé que nous devrions nous tourner vers les partenaires techniques et financiers pour demander à ce qu’on puisse combler les gaps », argumente-t-elle.

S’exprimant sur les résultats obtenus en l’espace de quatre ans dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest, la directrice de l’Ucpo indique qu’ils « dépassent même ce qui a été fait cumulativement dans chacun des 9 pays pendant les 10 dernières années ». Ce qui a été déterminant, c’est surtout le fait « qu’il y a de plus en plus d’engagement politique », relève-t-elle, rappelant que l’objectif aussi était de repositionner la planification familiale dans l’environnement socio-économique des 9 pays.

Dans ce cadre, chacun des neuf pays francophones du Partenariat de Ougadougou « a érigé la planification familiale en une unité fonctionnelle ou division fonctionnelle », c’est-à-dire des entités « parties prenantes de l’organigramme du ministère de la Santé », indique-t-elle, ajoutant « qu’il y a eu aussi une plus grande mobilisation des ressources, tant au niveau gouvernemental qu’à celui des bailleurs de fonds qui ont augmenté de 30% leurs investissements pour la planification familiale ». Elle a aussi salué dans ce mouvement régional l’émergence de champions pour la planification familiale dans tous les domaines. Aussi a-t-elle relevé le rôle crucial joué par la société civile devenue plus engagée et mieux organisée.

Maintenant, pour les perspectives, il est question de revisiter les défis qui restent les mêmes qu’au début de la mise en place du Partenariat de Ouagadougou. « Le grand défi est de chercher à savoir comment stimuler la demande pour combler les besoins non satisfaits en planification familiale » qui restent encore importants dans les pays du Partenariat de Ouagadougou. « L’autre défi, c’est comment engager les jeunes pour promouvoir la santé sexuelle et reproductive des jeunes qui reste encore un point de non-satisfaction », regrette la directrice de l’Ucpo.

M. GUEYE


UA SiegeL’Agenda 2063 a été à l’ordre du jour de la cérémonie officielle de la 28e session ordinaire du conseil exécutif du l’Union africaine qui s’est ouvert hier dans la capitale historique de l’organisation continentale. Appel a été lancé aux chefs d’Etat africains d’appliquer le nouveau barème de contribution financière.

La 28ème session ordinaire du conseil exécutif de l’Ua a été un moment de réflexions pour une meilleure appropriation de l’Agenda 2063 par les différents segments de la population africaine. Pour la présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, « ce nouveau cadre référentiel vise à bâtir une Afrique dynamique et prospère avec toutes ses composantes ». Elle demande à ce que ce 26e sommet de l’Union africaine, qui se tient du 21 au 31 janvier, à Addis-Abeba, puisse aider l’Afrique à se projeter dans l’avenir avec plus d’audace. « Nous avons pu vaincre l’épidémie d’Ebola. Nous devons nous mettre sur les routes du développement économique en essayant de voir comment améliorer les méthodes de travail de l’Union africaine », a-t-elle fait savoir lors de la cérémonie officielle qui a réuni des dirigeants des institutions africaines, des ministres et commissaires. Avant d’ajouter, « nous devons faire en sorte que les remèdes ne soient pas pires que les solutions. Nous avons un programme ambitieux pour 2016. Un vaste chantier nous attend, mais c’est une tâche exaltante, il faut avoir le courage de travailler, de réaliser de grandes ambitions. Il nous faut davantage oser en tant qu’Africains ».

La contribution financière des Etats à la hausse
Par ailleurs, pour la présidente de la Commission de l’Union africaine, l’Organisation des Nations unies doit intensifier ses efforts quant à la résolution du conflit qui mine le Sahara occidental. « Ce dossier est géré par les Nations unies. Nous devons inciter l’Organisation des Nations unies (Onu) à redoubler d’efforts. Il n’est pas acceptable de remarquer qu’il n’y pas d’évolution ».

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères de la République de Zimbabwe, par ailleurs président du conseil exécutif, Simbarashe Mumbengegwi, a demandé aux chefs d’Etat africains de contribuer au nouveau modèle de développement proposé par l’Agenda 2063. « Nous avons élaboré un plan directeur avec l’Agenda 2063 en vue d’atteindre nos objectifs et de prétendre à une autonomie financière. Nous nous sommes fixés des dates butoir », a-t-il ajouté.

Si cette 28e session du conseil exécutif est une occasion pour faire l’état des lieux et identifier les goulots d’étranglement, les Etats membres de l’Ua sont appelés à être plus proactifs. « La commission a élaboré un nouveau barème de contribution qui est exigeant vis-à-vis de nos économies, mais c’est une exigence, un prix à payer pour éviter la dépendance. Nous devons nous acquitter de nos cotisations pour aider nos membres à s’acquitter de leurs mandats. C’est un impératif, nous devons encourager les Etats membres à s’approprier cet Agenda afin d’accélérer les progrès », a rappelé le président du conseil exécutif, Simbareshe Mumbengegwi.

L’Agenda 2063 est présenté comme un nouveau document de base « qui vise à encourager la discussion entre toutes les parties prenantes et qui oriente le continent sur les voies et moyens d’assurer une transformation socio-économique positive de l’Afrique dans les cinquante années à venir ».

De notre envoyée spéciale à Addis-Abeba,
Matel BOCOUM


Petite enfanceLes Rencontres franco-africaines dans le cadre du Programme de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’ouest (Prodere/Ao) qui se tiennent à Dakar jusqu’au 2 février, ont démarré par la Foire aux savoirs hier. Il s’agit de moments de d’échanges et de partage des meilleures pratiques en matière de petite enfance, d’éducation de base, d’éducation non formelle et de handicap.

Dans son approche pour influencer les politiques éducatives, le Prodere/Ao a adopté une stratégie pour le moins innovante. En lieu et place d’une conférence, d’un atelier ou d’un séminaire classique, il a tenu une rencontre appelé « Foire aux savoirs ». C’est un lieu de rencontre et d’échange dynamique qui repose sur la mobilisation sociale et la participation où s’alternent des sessions planifiées et des échanges informels autour de quatre stands dédiés à la petite enfance, à l’éducation non formelle, à l’éducation de base et au handicap. Cette foire entre dans le cadre des Rencontres franco-africaines du Prodere/Ao qui se déroulent du 25 janvier au 2 février. Son but est d’offrir la possibilité aux participants venus des cinq pays membres du Prodere/Ao (Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal) de partager leurs expériences et de présenter les résultats aux visiteurs.

Ainsi, au stand « Petite enfance », le chef de file transnational, Ibrahima Ndiaye, explique que dans ces cinq pays, l’accès reste très faible. Le taux se situe entre 4% et 16%. Dans le stand mitoyen réservé à « l’Education de base », les préoccupations ne sont pas les mêmes mais les problèmes ne manquent pas. Violence, pauvreté, sous-scolarisation, mariage précoce, sont, entre autres, les maux qui assaillent ce sous-secteur selon Garka Yaya, le chef de file transnational de cette thématique. « L’avantage de cette foire, c’est de pouvoir croiser nos regards et nos activités dans le sens de susciter l’engouement chez les politiques et d’aboutir à des projets communs sur l’éducation de base », dit-il.

Quant à Oumou Traoré, chef de file transnational de la thématique « Handicap », elle regrette le fait que les Etats africains investissent très peu pour la prise en charge correcte des enfants vivant avec un handicap, surtout ceux en âge d’aller à l’école. « Dans tous les pays, ces enfants sont des laissés-pour-compte. Leur doit à l’éducation n’est pas respecté. Le peu d’effort qui est fait, l’est par les associations et non par les Etats. Il faut que cette donne change », regrette-t-elle. Concernant « l’éducation non formelle », réceptacle de ceux qui ont échappé au système formel, elle peut être la voie de salut pour de nombreux jeunes, selon Dorothée Houenon, le chef de file transnational. L’idée de cette foire, souligne Noaga Pierre Sawadogo, coordonnateur régional de la Prodere/Ao, c’est de pouvoir bâtir un socle de savoirs qui va permettre d’élaborer un document de plaidoyer assez solide à même de pouvoir influencer les politiques éducatives. Le Prodere/Ao a été mis en place avec l’appui de Solidarité Laïque, une organisation française.

Elhadji Ibrahima THIAM


Safietou Thiam CnlsIl a été procédé, hier, à Ziguinchor, à la mise en place et au lancement de la plateforme nationale pour la mise en œuvre de l’approche « Tester, traiter et retenir pour l’atteinte des cibles des trois 90 en 2020 (Tatarsen)» au Sénégal.  La cérémonie a été présidée par Farba Lamine Sall, directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Dr Farba Lamine Sall, directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, a présidé la cérémonie de lancement de l’approche «Tatarsan»  « Tester, traiter et retenir pour l’atteinte des cibles des trois 90 en 2020 ». Dr Sall s’est félicité que le Sénégal soit le premier pays de la sous-région à mettre en œuvre cette stratégie nouvelle. Selon lui, cette approche vise d’abord à amener 90% des personnes vivant avec le Vih à connaître leur statut sérologique. Son deuxième but est d’amener 90% de toutes les personnes infectées par le Vih à recevoir un traitement antirétroviral durable.

Enfin, elle ambitionne d’amener 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral à avoir une charge virale durablement indétectable. « Nous avons l’ambition d’accroître les performances accomplies jusqu’ici et d’avoir des résultats meilleurs », a souligné M. Sall. Il soutient que si cette approche est bien mise en œuvre, elle va contribuer grandement à limiter la propagation du Vih/Sida et à mieux combattre cette maladie dans notre pays. A son avis, c’est l’option que le ministre de la Santé a trouvée comme étant la meilleure actuellement pour que notre pays continue de protéger davantage ses populations et à faire reculer le Sida ; voire à l’éliminer à l’horizon 2030. En effet, le but visé par la stratégie «Tatarsen» est de mettre fin à l’épidémie du Vih au Sénégal d’ici 2030. Son objectif général est d’atteindre les cibles des « trois 90 » d’ici 2020. Par ailleurs, le directeur de cabinet a assuré que le ministre de la Santé veille particulièrement à un approvisionnement correct en médicaments, à une gestion préventive des stocks et à rendre les soins plus accessibles aux populations, notamment celles des régions reculées. « Si nous voulons maintenir les malades sur un traitement long, il faut nécessairement que les antirétroviraux soient disponibles », a-t-il ajouté.

Quant au représentant de l’Onusida, Demba Koné, il a fait remarquer que l’accélération de la riposte contre le Vih/Sida, par la mise en œuvre de la stratégie «Tatarsen», exigera des moyens financiers importants que notre pays devra se résoudre à mobiliser sur ses fonds propres et avec l’appui de ses partenaires. Pour sa part, la secrétaire exécutive du Comité national de lutte contre le Sida (Cnls), Dr Safiétou Thiam, a réaffirmé la disponibilité de son organisme à apporter, « avec l’appui des différents partenaires », tout le nécessaire pour la réussite de la stratégie « Tatarsen ».

Moussa SADIO


 


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