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Actualités (3287)

UA SiegeLa 28e session ordinaire du Conseil exécutif, qui se tient sur deux jours, s’ouvre aujourd’hui, à Addis Abéba, la capitale éthiopienne. Cette rencontre qui précède la 26e session de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, prévue du 30 au 31 janvier, est partie pour amorcer un nouveau tournant dans la prise en charge des droits de l’homme notamment des droits des personnes âgées.

La tenue de la 28e session du conseil exécutif, du 27 au 28 janvier, dans le cadre du Sommet de l’Union africaine (Ua) va servir de cadre aux différents acteurs pour mutualiser leurs réflexions dans le sens d’une mise en œuvre des conventions et traités signés par les Etats membres de l’institution continentale. Après une retraite ministérielle, ce 25 janvier, à Mekele, au nord de l’Ethiopie, le conseil exécutif devra statuer sur plusieurs points dont le protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relative aux droits des personnes âgées en Afrique. Si le sommet de l’Union africaine, qui se tient du 21 au 31 janvier, est axé, cette année, sur le thème « 2016, année des droits de l’homme avec un accent particulier sur les droits des femmes », la situation des personnes âgées est mise en perspective lors de cette 28ème session du conseil exécutif.

Pour le directeur du plaidoyer auprès de l’Ua de l’organisation Africa Regional Office, Ibrahima Kane, « cette perspective est à saluer dans la mesure où les droits de l’homme constituent un domaine assez large. Il est, entre autres, attendu des chefs d’Etat une adoption officielle du protocole relatif aux droits des personnes âgées ». Une autre réunion est prévue, à cet effet, en octobre prochain, à Banjul, la capitale gambienne, en vue d’accentuer le plaidoyer en faveur de cette catégorie spécifique.

De nouveaux pas pour la promotion de valeurs d’égalité
L’élection et la nomination des quinze membres du Conseil de paix et de sécurité (Cps) de l'Ua et la nomination d'un membre du Comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant seront aussi à l’ordre du jour de cette réunion du Conseil exécutif. Les communications du président de la Commission de l’Union africaine, la déclaration du Secrétaire général de l’Onu et du secrétaire exécutif de la Commission économique de l’Onu pour l’Afrique (Eca), qui vont marquer la cérémonie officielle de la session du conseil exécutif, devront édicter de nouvelles conduites pour une Ua qui cherche à peser de son poids sur la scène mondiale.

Le 26e Sommet de l’Ua est censé amorcer des ruptures dans la mesure où il va servir de creuset d’évaluation de l’institution en termes de promotion des droits de l’homme. Toutes les questions y afférentes seront soulevées devant les instances décisionnelles de l’Ua avant que les autorités étatiques ne déclinent une nouvelle feuille de route qui tienne compte des recommandations. En effet, l’un des enjeux majeurs de cette rencontre est d’inciter les Etats membres de l’Ua à respecter tous leurs engagements relatifs au respect de la dignité humaine et des droits de l’homme en général.

Dans cette optique, les ministres des Affaires étrangères et des Relations extérieures vont examiner, en compagnie d'autres ministres ou autorités, plusieurs points dont le rapport du Comité des représentants permanents (Corep), le rapport annuel de la présidente de la Commission de l'Ua pour la période allant du mois de janvier au mois de décembre 2015 et le budget révisé de la Commission de l'Ua pour l'exercice 2016. La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, les 30 et 31 janvier, mettra fin au sommet qui se tient depuis le 21 janvier dernier.

Matel BOCOUM, envoyée spéciale


Awa M C Seck MinUn nouveau programme de développement articulé autour de 17 objectifs a été adopté en septembre 2015 par l’Onu pour éradiquer la pauvreté dans le monde et favoriser le bien-être de tous. La relation entre les Objectifs de développement durable (Odd) et la planification familiale a été abordée hier, lors d’une séance plénière qui a regroupé les ministres de la Santé du Sénégal, de l’Inde et de l’Ethiopie et le ministre des Finances d’Indonésie.

« La planification familiale doit être une porte d’entrée solide pour atteindre les Objectifs de développement durable ». Tel est le point de vue du Pr Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal. Elle a co-animé, hier, une séance plénière sur le thème : « Planification familiale et Objectifs de développement durable ». Une occasion pour elle d’exposer les performances réalisées au Sénégal ces dernières années avec une augmentation de 8 points du taux de prévalence contraceptive en l’espace de 2 à 3 ans. Ces résultats sont rendus possibles grâce à un leadership politique et parlementaire exemplaire, à l’engagement de la société civile, surtout des religieux et de différents autres acteurs qui œuvrent, tous les jours, pour le bien-être des femmes.

Mais, les efforts doivent être poursuivis pour maintenir les acquis. Dans ce cadre, il est important de relever un certain nombre de défis dont l’accès des jeunes aux informations, aux produits et aux services de contraception. Selon le ministre de la Santé, les jeunes ont besoin d’une attention particulière. C’est pourquoi elle plaide pour leur plus grande implication dans les politiques et programmes de planification familiale. Ainsi, des stratégies spécifiques doivent être développées à leur endroit. Car, le Pr Awa Marie Coll Seck est convaincue que, par exemple, une fille qui tombe enceinte sans le vouloir perd tout un avenir. Pour cette raison, elle estime que la planification est maintenant devenue au Sénégal une stratégie clé. Surtout qu’elle peut donner une possibilité d’atteindre le dividende démographique comme opportunité.

Les autres défis à relever au Sénégal sont, de l’avis du ministre de la Santé, relatifs aux ressources financières. Elle promeut ainsi un financement pérenne permettant de dérouler les programmes de façon adéquate. La lutte contre les barrières socioculturelles empêchant aux femmes de ne pas accéder aux services et produits contraceptifs constitue aussi un autre challenge de taille au Sénégal où les besoins non satisfaits en planification familiale sont toujours élevés. Ils sont estimés à environ 30%.

Engagement pour les Odd
A ce niveau, l’approche communautaire qui est en train d’être déroulée est salutaire, en ce sens qu’elle permet d’offrir les pilules et les injectables jusque dans les zones les plus reculées du milieu rural.

En Ethiopie, cette approche a donné des résultats probants, comme l’a rappelé le Dr Kesetebirhan Admassu, ministre de la Santé. Selon lui, c’est grâce aux travailleurs du Programme d’extension communautaire qui interviennent surtout en milieu rural en donnant des services intégrés, que le taux de prévalence contraceptive a été considérablement amélioré dans son pays. Il est en effet passé de 8% en 2000 à 42% en 2014. Ce succès pousse le Dr Admassu à dire que « l’Etat est engagé pour les Objectifs de développement durable ». L’Ethiopie compte s’appuyer sur quatre piliers déjà identifiés et sur lesquels les interventions seront orientées. Il s’agit de l’égalité et de l’équité dans l’accès à l’information et aux services, de la création de familles et de villages modèles afin de susciter un mouvement de solidarité. La digitalisation qui doit faciliter l’analyse et la gestion des données est aussi une stratégie majeure, selon le ministre qui cite également l’augmentation des ressources humaines et financières. Il est convaincu qu’en dépit des innovations et des succès engrangés, « nous devons continuer » et « maintenir l’engagement pour des services de planification familiale de qualité ».

Sur le financement de la santé, d’une manière générale, l’Indonésie est en avance pour avoir pris l’initiative de consacrer, à partir de cette année, 5% de son budget au secteur de la Santé, annonce le Pr Bambang Permadi, ministre des Finances d’Indonésie. Il souligne que la planification familiale fait partie depuis de longues années de leur stratégie de développement. « L’idée d’avoir deux enfants par femme est devenue la base de la formulation de notre économie », indique Pr Bambang qui fait savoir que la planification familiale les a beaucoup aidés à développer leur économie, à côté des politiques éducatives.

De notre envoyée spéciale en Indonésie
Maïmouna GUEYE


Ziarra O 36 finLa 36e édition de la ziarra omarienne a pris fin avant-hier. La cérémonie officielle qui s’est déroulée dimanche dernier, a enregistré la présence d’une forte délégation gouvernementale, conduite, à l’ouverture, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. Son homologue Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education, a procédé à la clôture de cette grande religieuse marquée par le Congrès de la Ligue des oulémas du Sénégal (Rabita), dirigée par Thierno Madani Tall, serviteur de la famille omarienne.

Lors de la cérémonie officielle, la délégation gouvernementale était conduite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. Elle était composée du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, du ministre de l’Agriculture, Pape Abdoulaye Seck, du ministre des Transports et des Infrastructures, Mansour Elimane Kane, du ministre du Travail, Mansour Sy et du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye. Il y avait aussi le gouverneur de la région de Dakar, Mohamed Fall, le préfet de Dakar, Baye Oumy Guèye et le sous-préfet de Dakar-Plateau, Djiby Diallo.

Outre les membres du gouvernement, des membres des institutions ont pris part à la cérémonie officielle. Il s’agit de la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Mme Aminata Tall alors que l’Assemblée nationale a été représentée par une forte délégation conduite Mme Niang. On y aussi noté la présence du ministre d’Etat, Ousmane Tanor Dieng et Cheikh Tidiane Gadio ainsi que d’autres responsables de partis politiques du pays. D’ailleurs, la délégation du Parti démocratique sénégalais (Pds), dirigée par le ministre d’Etat, Madické Niang, a assisté à la cérémonie de clôture qui s’est passée avant-hier sur l’esplanade de la mosquée omarienne.

Lors de la cérémonie officielle, Abdoulaye Daouda Diallo a indiqué que Cheikh Omar Foutiyou Tall, apôtre de la Tidjania en Afrique de l’ouest, a su propager l’idéologie universelle de l’islam et bâtir un empire articulé autour d’un projet de rénovation de la société basée sur la justice et la foi en Dieu et son prophète Mohammad (Psl). «Aujourd’hui, nul n’ignore la dimension spirituelle exceptionnelle du vénéré Cheikh et son envergure panafricaniste qui expliquent en grande partie, la présence de fidèles venant de divers horizons », a-t-il ajouté, notant que son héritage et son patrimoine ont été bien sauvegardés par Thierno Seydou Nourou Tall et Thierno Mountaga Tall. Non sans solliciter des prières par la grâce de cet évènement pour une paix durable et une prospérité orbi et orbi, mais aussi des prières pour le chef de l’Etat et tout le pays.

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a représenté le gouvernement à la cérémonie de clôture au cours de laquelle il a rappelé les grands projets de l’Etat visant à moderniser les daaras. D’ailleurs, il a révélé que l’Etat, en partenariat avec la Banque islamique de développement (Bid), va construire une soixantaine de daaras modernes à travers le pays. Aussi a-t-il réitéré l’engagement du gouvernement à soutenir davantage l’enseignement religieux à travers le pays. Pour sa part, le président de l’association des amis de Cheikh Oumar Foutiyou Tall (Ahbabs), Mamadou Moussa Sy, a fait part de la reconnaissance de la famille omarienne uu chef de l’Etat, Macky Sall et son gouvernement pour « leur contribution remarquable à la bonne organisation de cette haute rencontre religieuse ». Le khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachirou Tall, a formulé des prières pour un Sénégal paisible et prospère.

La cérémonie officielle de la 36e ziarra annuelle dédiée à Thierno Seydou Nourou Tall et à Thierno Mountaga Tall s’est déroulée dimanche dernier en fin d’après-midi, sous la présence effective du khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachirou Tall. Beaucoup de représentants des familles religieuses du pays ont pris part à la cérémonie officielle. Serigne Abdou Aziz Sy « Al Amine » a représenté le khalife général des tidianes, Serigne Cheikh Tidiane Sy « Al Makhtoum ». Serigne Bara Lahad Mbacké a conduit la délégation envoyée par le khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké.

Souleymane Diam SY


 

CesagLe Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag), l’Université Paris-Dauphine et la Société islamique pour le développement du secteur privé (Sid), ont signé, hier, à Djeddah, une convention pour la mise en œuvre de l’Académie ouest-africaine de Finance islamique. La signature a eu lieu en présence du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

Le Pr Boubacar Baidari, directeur général du Cesag et Khaled AL-Aboodi, président directeur général de la Société islamique pour le développement du secteur privé (Sid), ont procédé, hier, à Djeddah, à la signature d'une convention pour la mise en œuvre d’un programme académique en finance islamique pour l’Afrique de l’Ouest. Selon un communiqué, l’Université de Paris-Dauphine est le troisième partenaire dans cette initiative. La convention a été signée en présence du gouverneur de la Bceao. Le programme vise à articuler des formations diplomantes, certifiantes et qualifiantes ainsi que des activités de recherche et de conseil dans le domaine de la finance islamique. Il s’agit, à terme, de mettre en place une Académie d’excellence en finance islamique en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon le document, les parties déploieront tous les efforts nécessaires au développement du programme. La Sid s’engage à contribuer et à mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation du programme afin de promouvoir, avec les autres parties, la finance islamique en Afrique de l'Ouest et du Centre. L’Université Paris-Dauphine, forte de l’expérience de son Executive master : «Principes et pratiques de la Finance Islamique », fournira l'expertise requise pour la conception et la réalisation des programmes de formation, de recherche et de conseil et la supervision des affaires académiques.

Le Cesag participera à la conception et à la mise en œuvre des activités de formation, de recherche et de conseil et assurera le déploiement du programme en Afrique de l’Ouest. Les diplômes et certificats bénéficieront du label de qualité et de la notoriété de l’Université Paris-Dauphine et du Cesag. A cette occasion, Khaled AL-Alboodi, président directeur général de la Sid, a expliqué que cette académie formera « d’excellents cadres pour l’industrie naissante de la finance islamique dans la région ». Il soutient que la Sid, en collaboration avec ses partenaires, ne ménagera aucun effort pour renforcer et promouvoir la finance islamique tout en développant le secteur privé dans ces pays membres.

Pour sa part, le Pr Boubacar Baidari, directeur général du Cesag, se dit ravi de signer cette convention avec la Sid et l’Université Paris-Dauphine qui sont des institutions reconnues au niveau international dans le domaine de la finance islamique. Le Pr Arnaud Raynouard, vice-président en charge des affaires internationales à l’Université Paris-Dauphine se dit convaincu du haut potentiel et des opportunités de la finance islamique pour le développement de l'Afrique.

Aliou KANDE


Justice MarteauLe tribunal correctionnel de Dakar a accordé, mardi, la liberté provisoire à Victor Sadio Diouf et Cheikh Ahmadou Bamba Bâ, deux membres du Mouvement des élèves et étudiants libéraux (MEEL) en détention depuis une dizaine de mois pour incendie volontaire et destruction de biens appartenant à l’Etat.

Victor Sadio Diouf et Cheikh Ahmadou Bamba Bâ ont été arrêtés suite à l’incendie d’un bus de Dakar Dem Dikk (DDK) perpétré le 21 janvier 2015 devant l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

Le procès a été ainsi renvoyé au 22 mars prochain sur demande de l’agent judiciaire de l’Etat qui a souhaité s’imprégner du dossier.

Le parquet ne s’est pas opposé à cette décision de mise en liberté provisoire demandée par les avocats de la défense.

Source : APS


Alioune DiopLe Conseil pontifical de la culture, le Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, en partenariat avec la Conférence épiscopale de l’Afrique de l’Ouest et la Communauté africaine de culture du Sénégal, organisent, du 26 au 28 janvier à Dakar, un colloque international sur le thème « 50 ans après Vatican II. L’Afrique et l’héritage d’Alioune Diop : Le dialogue des religions et les défis du temps présent ».

Le cinquantenaire du Concile œcuménique Vatican II (1962-1965) est une occasion pour le Conseil pontifical de la culture, le Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (Sceam), la Conférence épiscopale de l’Afrique de l’Ouest (Cerao) et la Communauté africaine de culture du Sénégal (Cacsen) d’organiser à Dakar, du 26 au 28 janvier, un colloque international sur le thème : « 50 ans après Vatican II.  L’Afrique et l’héritage d’Alioune Diop : Le dialogue des religions et les défis du temps présent ». La manifestation, initiée par son éminence le Cardinal Théodore Adrien Sarr, Archevêque émérite de Dakar, et son Excellence Monseigneur Barthélémy Adoukonou, secrétaire du Conseil pontifical de la culture, et placée sous le haut patronage du chef de l’Etat, Macky Sall, est « destinée à rendre hommage à Alioune Diop, un visionnaire, fondateur de Présence Africaine et de la Société africaine de culture (Sac), devenue, aujourd’hui, Communauté africaine de culture (Cac) », informe le communiqué parvenu hier à notre rédaction.

D’après le document, à l’annonce de la convocation du Concile Vatican, Alioune Diop prit, à l’époque, l’initiative d’organiser une large consultation auprès des intellectuels africains, laïcs et prêtres, parmi « les plus compétents », pour recueillir les fruits de leurs réflexions à présenter au Concile, comme contribution du « génie africain ».

Le jubilé d’or du Concile Vatican II
II donne ainsi l’opportunité de revenir sur l’intervention d’Alioune Diop et de ses amis de la Sac et de Présence Africaine, et de s’interroger sur la portée de cette initiative dans son contexte d’hier et dans celui d’aujourd’hui marqué par de nouveaux défis. Les trois jours du colloque seront riches en débat et réflexions. Il est prévu des thèmes aussi variés, à savoir « L’Afrique et l’Église avant Vatican II », « Le Concile Vatican II et l’Église africaine » et « Vatican II, le dialogue des religions et les défis du temps présent ».

Sont conviés à cette rencontre de Dakar des experts, cardinaux, évêques, prêtres et laïcs, intellectuels et théologiens, toutes religions confondues, et venant de Côte-d'Ivoire, Bénin, Sénégal, Togo, Nigeria, Rdc, Congo, Cameroun, Kenya, Afrique du Sud, Madagascar, France, Etats-Unis etc.

Le Concile Vatican II a été convoqué par le Pape Jean XXIII, il y a de cela cinquante ans. Il a duré quatre ans, de 1962 à 1965. Il s’est tenu au même moment que l’accession à la souveraineté internationale de la plupart des Etats africains.

Maguette Guèye DIEDHIOU


Bertrand Mbatchi camesLe Cames a bouclé, il y a un mois, une semaine d’activités au Sénégal. Dans cet entretien, son Secrétaire général fait le bilan et se prononce sur les réformes en cours dans notre pays.

Pr Mbatchi, le Cames a tenu au Sénégal du 23 novembre au 1er décembre dernier, trois grandes manifestations, on peut dire que vous n’avez pas chômé durant cette semaine ?
Bien évidemment nous n’avons pas chômé et c’est l’occasion de rendre un vibrant hommage aux autorités sénégalaises en commençant par le président Macky Sall qui a donné les moyens au ministre de tutelle pour que nous puissions organiser à Dakar nos différentes activités. Nous avons eu les journées scientifiques du Cames, la cérémonie de réception du président de la République à la dignité de Grand-croix, l’atelier de sensibilisation à l’assurance qualité et nous avons terminé par le colloque sur la reconnaissance et l’équivalence des diplômes.

Pourquoi avez-vous choisi le Sénégal pour abriter tour à tour ces trois activités ?
C’est un concours de calendrier et d’agenda. Cela se trouve que nous avons un programme de rotation établi depuis 2009 au Sénégal lors d’un conseil des ministres et nous avions planifié jusqu’en 2019 cette rotation des programmes du Cames. C’était donc le tour du Sénégal.
 
Quel bilan tirez-vous de ces trois rencontres ?
Le bilan peut être fait de manière sectorielle ou de manière groupée. De manière générale, nous partons du Sénégal satisfaits et contents car nous avons atteint nos objectifs. Maintenant, de manière sectorielle, nous pouvons dire que nous avons réalisé des progrès. Pour le cas des Journées scientifiques, il faut rappeler qu’elles ont été créées pour promouvoir la recherche. Nous voulons une rupture en matière de comportement. Nous avons en charge la promotion des enseignants et des chercheurs sur la base de l’enseignement et de la recherche mais nous notons que nos enseignants ou nos chercheurs produisent en tenant compte des exigences du Cames. Certes, il faut bien tenir compte des exigences du Cames dans le cadre de sa promotion, mais il faut aller au-delà. Il ne faut pas se limiter, il ne faut pas faire des calculs. Quand on produit, on produit pour le développement. Lorsqu’on fait le bilan, la contribution des pays francophones d’Afrique en matière de productions scientifiques et de connaissances est très faible. Or, le savoir se construit à travers la recherche. Donc nous avons décidé de nous approprier cette problématique. Et pour ce faire, il fallait donner un signal fort et le Conseil des ministres a décidé, en 2013, de créer les journées scientifiques du Cames. Ces Journées constituent une tribune où les chercheurs viennent parer de ce qu’ils ont fait en matière de recherche.
 
Justement, pour les critères d’avancement, de promotion et de passage de grade en grade, le Cames vient de décider d’augmenter le nombre d’articles à produire par les enseignants. Au Sénégal, certains enseignants ont assimilé cette décision à une volonté de bloquer leur carrière. Pourquoi avez-vous apporté ces modifications ?
Nous ne pouvons pas vouloir du mal à des pairs, nous ne pouvons leur vouloir que du bien. C’est lorsqu’ils seront plus grands qu’ils comprendront que nous leur voulions du bien. Le Cames est une structure qui a été mise en place pour assurer la promotion des enseignants-chercheurs. L’Etat nous a fait confiance. Donc, nous devons lui proposer des enseignants et des chercheurs qui sont capables de soutenir le développement et non des bras cassés. Si nous faisons une sélection à minima, nous porterons, devant l’histoire, la responsabilité d’avoir sélectionné des gens qui ne peuvent pas, comme il se doit, soutenir la compétition mondiale. Nous sommes au 21ème siècle, beaucoup de chose ont évolué, l’environnement de production, de certification tout a évolué, il faut en tenir compte.

Le Plan stratégique du Cames a pour mission de faire en sorte que les enseignants-chercheurs soient au service du développement. Il fallait tenir compte de tout cet environnement pour voir si nos référentiels étaient encore compétitifs. C’est une réflexion que nous menons depuis que je suis là en début août 2011. C’est un travail qui a nécessité beaucoup d’échanges. Malheureusement, l’information ne circule pas suffisamment. Mais depuis trois ans, nous sommes en train de travailler là-dessus. Les comités techniques spécialisés travaillent là-dessus. Ils sont constitués de membres, d’experts venus de tous les pays du Cames. Ils avaient donc la possibilité d’échanger avec les universitaires. Bref, il faut retenir simplement ceci : nous avons voulu changer pour coller à la réalité, pour avoir un référentiel qui permet de protéger davantage la marque Cames, de lui conférer sa respectabilité à travers la qualité des promus qu’un tel référentiel peut permettre.

Lors de la clôture du colloque sur la reconnaissance et l’équivalence de diplômes, vous avez soutenu que la qualité ne se décrète pas, elle se cultive en appelant notamment à a mise en place de structures d’assurance dans les différents pays. Est-ce que le Sénégal qui dispose déjà d’une telle structure, à savoir l’Anaq-Sup, peut constituer une référence en la matière ?
Bien sûr. Il faut dire que la Banque Mondiale avait demandé en 2007 à l’Association des universités africaines (Aua) de faire une évaluation du système éducatif dans l’enseignement supérieur. Et parmi les recommandations que les experts avaient retenues, il y avait la nécessité de mettre en place des mécanismes d’assurance qualité, des structures nationales. On peut se réjouir que le Sénégal ait déjà mis en place cette structure et donc joue le rôle de pionnier en la matière. Effectivement, c’est une expérience qui s’affirme de jour en jour et qui pourrait servir de modèle pour montrer aux uns et autres qui hésiteraient l’importance qu’il y a d’avoir une structure d’assurance qualité.

Le Sénégal a engagé un certain nombre de réformes notamment en ce qui concerne les titres et les grades. Est-ce que vous êtes en phase avec notre pays sur cette question ?
Quand on réfléchit sur la question dans l’ensemble, on peut dire que nous comprenons. Nous sommes en phase dans la mesure où il y a un nom qui est donné au Sénégal et qui, au niveau du Cames, diffère certes mais a une équivalence. Donc pour nous cela ne pose pas de problème. Il faut dire qu’au niveau des appellations, la tutelle au niveau national a pensé qu’elle pouvait résoudre un certain nombre d’aspirations locales. Maintenant, cette décision est une disposition au niveau national qui, au niveau du Cames, s’entend par une certaine équivalence qui ne pose pas de problème. Bref chacun essaie d’atteindre un objectif.

Votre réponse n’est-elle pas une formule diplomatique pour tenter de masquer l’opposition du Cames à cette réforme ?
Nous ne rentrons pas souvent dans les problèmes nationaux, chaque pays est souverain. Nous essayons d’être inclusifs et non exclusifs. Sur le point précis que vous évoquez, je veux dire tout simplement que c’est une disposition qui permet de résoudre un problème au niveau national, on ne peut pas se le cacher. Mais il reste qu’au niveau du Cames, nous savons qu’elle est la correspondance qui existe entre les nouveaux titres qui sont donnés au Sénégal et les titres donnés au Cames. Cela ne pose pas un problème de fond, c’est la forme qui change pour répondre aux exigences nouvelles du moment au Sénégal.

Au-delà des titres et des grades, les réformes engagées concernent également la loi-cadre et la volonté d’une modernisation globale de l’enseignement supérieur. D’ailleurs, cela n’a pas manqué de soulever des vagues chez les syndicalistes. Comment appréciez-vous tous ces changements en cours ?
Je donne un avis et c’est en tant que Pr Bertrand Mbatchi enseignant et non en tant que Secrétaire général du Cames. Je suis là pour traduire les politiques communautaires. Donc là je préfère enlever ma casquette de Secrétaire général et parler en tant que professionnel. Je trouve que le Sénégal est en avance dans le cadre de la modernisation de l’enseignement supérieur et il constitue un exemple à suivre parce que le Plan stratégique de développement du Cames promeut l’utilisation du numérique pour répondre aux problèmes qui se posent à l’heure actuelle. Or, dans ce domaine, on voit tout ce que le ministre est en train de faire à travers l’université virtuelle, les inscriptions et les orientations en ligne des nouveaux bacheliers, la gouvernance. J’avoue que par rapport au Plan stratégique que j’ai la charge de déployer, j’ai moins de crainte d’échec au Sénégal qu’ailleurs. Le Sénégal constitue vraiment pour nous un modèle et c’est pourquoi je disais dans mon discours de clôture que c’était une source de fierté.

Vous avez lancé le Plan stratégique de développement du Cames il y a un an de cela, où en êtes-vous dans sa mise en œuvre ?
Il faut d’abord qu’on clarifie ce qui semble crisper certaines personnes. Le Plan stratégique du Cames concerne toutes les universités et les centres de recherche. Il ne s’agit pas du Cames en terme physique mais du Cames en tant qu’espace. Cela étant, il faut dire que ce plan a été conçu pour augmenter la compétitivité des institutions d’enseignement supérieur de recherche. Il a été structuré autour de sept axes. Il a été évalué globalement à 19 milliards de FCfa. Pour 19 pays, c’est à la fois peu et beaucoup. Il doit s’exécuter de 2015 à 2019. Nous avons un modèle et puisque nous sommes une structure d’harmonisation des politiques, nous voulons que tous les pays progressent de la même manière. Cela veut dire que dans le meilleur des cas, se dire que nous pouvons avoir 19 milliards de FCfa pour mener notre politique. Ce n’est pas évident qu’on puisse l’avoir. Par contre, dans le cadre de partenariats, pas seulement avec les pays du nord, cela peut être aussi avec les pays du sud, on peut imaginer des schémas qui permettraient d’atteindre les mêmes objectifs. En matière d’assurance qualité, cela avance avec des partenaires de pays du nord. On a aussi l’Uemoa et c’est la chance de cette zone. L’Uemoa est dynamique et veut accompagner le Cames en matière d’assurance qualité. Ce qui est sûr, pour les pays de la zone Uemoa, le Plan pourra être exécuté d’autant plus que l’Uemoa s’intéresse aussi au numérique, à la recherche. Nous voulons rentrer dans ce créneau pour que quand l’Uemoa finance, le Cames puisse participer en amenant ses experts et ont mette tout en commun et cela permet d’avancer. Pour les autres pays membres du Cames et qui ne font pas partie de l’Uemoa, on essaie d’avoir des structures équivalentes pour avancer également. J’ai espoir que nous allons arriver à mettre en mouvement ce plan, peut-être pas de manière optimale, mais en tout cas avec les pays et les universités volontaires, nous arriverons à le mettre en œuvre.

Le Cames a décidé de proposer un prix de recherche qui porterait le nom du président Macky Sall. Qu’est-ce qui explique ce choix ?
Il y a plusieurs étapes à valider encore pour que ce prix voie le jour. C’est un projet. Le Cames a lancé l’idée et ce serait souhaitable que le président Macky Sall puisse donner sa caution et son aval. Pourquoi nous avons émis cette idée ? Parce que le président Macky Sall a été sensible à notre plaidoyer. On lui a demandé un soutien financier à notre Plan stratégique, il a donné des instructions pour qu’on mette à notre disposition 500 millions de FCfa. Je me suis rendu compte que ce don arrive au moment où nous tenions les journées scientifiques, au moment où se pose un problème de financement pour la recherche. Comme je ne crois pas au hasard, je me suis dit que c’est un signe des temps et qu’il faut que cet argent-là soit utilisé pour promouvoir la recherche. Nous allons donc monter un référentiel de sélection de projet les plus innovants que pourrait financer ce fonds.

Entretien réalisé par Elhadji Ibrahima THIAM


Serigne Mbaye ThiamLe programme d’alimentation scolaire a permis d’accroître le taux d’accès à l’éducation et de réduire sensiblement le taux d’abandon des élèves. C’est la conclusion tirée de la recherche intitulée : « Mesure de l’impact du programme d’alimentation scolaire du Pam dans les écoles publiques rurales au Sénégal ». Un atelier de partage de cette recherche conduite par le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) a été organisé par la division des cantines scolaires du ministère de l’éducation nationale.

Le programme d’alimentation scolaire est une initiative du gouvernement du Sénégal appuyée par le Programme alimentaire mondial (Pam). Sa mise en œuvre dans 12 régions pilotes a favorisé  une scolarisation massive dans ces zones. En effet, les résultats enregistrés ont montré que les cantines scolaires se sont imposées comme un des déterminants les plus importants ayant permis de réaliser un Taux brut de scolarisation (Tbs) élevé. Cela s’est illustré par la recherche du Cres qui a montré que les cantines scolaires ont permis d’améliorer significativement la ration alimentaire à midi, d’augmenter la scolarisation des enfants et d’atténuer les effets de l’absence d’un petit déjeuner avant d’aller à l’école. Le programme a aussi et surtout un impact sur les effectifs scolarisés et sur les nouveaux inscrits, l’efficacité interne et les acquisitions cognitives. En somme, il est admis que les cantines permettent à l’enfant d’améliorer sa capacité de mémorisation, son niveau de connaissance, de raisonnement et de compréhension.

Avec un objectif planifié de couvrir 3.038 écoles élémentaires, préscolaires et quelques « daraas », soit 500.000 bénéficiaires tous les cinq ans, aujourd’hui le programme est confronté à d’énormes  difficultés. D’abord, l’alimentation scolaire est fortement dépendante de l’appui des partenaires et reste onéreuse dans son format actuel. L’essentiel des produits consommés dans les écoles sont importés. Ce qui explique le caractère extraverti de l’alimentation scolaire. A cela s’ajoute l’insuffisance des ressources nécessaires pour le fonctionnement correct des cantines. Le Pam, principal partenaire, a tendance à diminuer ses interventions pour satisfaire d’autres requêtes à travers le monde. Cela pose la nécessité de repenser l’alimentation à l’école afin qu’elle réponde de manière plus satisfaisante à la demande, tout en garantissant l’autonomie de son financement et sa pérennité.

Stratégies de pérennisation
Avec le retrait du Pam et face à la modestie des ressources, la clé de la pérennisation et de la mise à l’échelle du programme résident dans la diversification des partenaires et l’appropriation de la gestion par les communautés. Ainsi, un projet pilote de mise en place de champs  communautaires pour les cantines scolaires est en train d’être initié dans les régions de Kaolack. Ces champs sont implantés dans 26 villages pour environ 5.000 élèves. D’autres initiatives sont également prises  dans la vallée du fleuve. Elles visent à  ravitailler les cantines à partir de produits locaux.

Selon le directeur de la division des cantines scolaires, à travers ce projet, les capacités de l’Etat, des collectivités locales et les communautés seront renforcées pour une prise en charge endogène des activités d’alimentation scolaire. Abdoulaye Touré soutient que les cantines scolaires, au-delà des impacts positifs sur les rendements  scolaires, permettent aussi de lutter contre la faim, de promouvoir le consommer local et d’encourager les petits producteurs agricoles.

Pape Coly NGOME


Fest sciances 2016La 5ème édition du Festival ouest-africain des sciences (Wasf) du Groupe scolaire Yavuz Selim s’est tenue, ce samedi, dans l’enceinte du collège des garçons Bosphore. Les différents participants venus de différents établissements sénégalais et de la sous-région ont rivalisé d’ingéniosité et de savoir-faire.

« Combinaison de réaction », « Lampe à lave », « Fabrique de plastique avec du lait », « Recyclage des ordures », « Circuit électrique », etc. Les expositions scientifiques proposées par les équipes d’élèves qui ont participé, samedi, à la 5ème édition du Festival ouest-africain des sciences (Wasf) du Groupe scolaire Yavuz Selim sont aussi diverses que variées. Y ont pris part des élèves du Groupe Yavuz Selim, du Cem Martin Luther King, des lycées Seydou Nourou Tall et John Fitzgerald Kennedy, en plus de potaches venus de la Guinée, du Mali et de la Côte d’Ivoire.

Dans la trentaine de stands installés à cet effet dans la cour du collège Bosphore, ils ont fait montre d’une grande ingéniosité et de savoir-faire devant les visiteurs et les membres du jury composé de professeurs de la Faculté des Sciences et Techniques de l’U