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Actualités (3287)

VaccinL’Institut Pasteur de Dakar disposera, d’ici à trois ans, d’une nouvelle unité de fabrication de vaccins contre la fièvre jaune. Cette infrastructure, d’un coût de 23 millions d’euros, soit 15 milliards de FCfa, va permettre d’augmenter la production qui va passer de 5 millions à 15 millions de doses par an.

Le projet de construction et d’équipement d’une nouvelle unité de fabrication de vaccins contre la fièvre jaune de l’Institut Pasteur de Dakar entre dans sa phase de concrétisation. Son financement estimé à 23 millions d’euros, soit 15 milliards de FCfa, a été bouclé. Cela, grâce au prêt souverain de 6,5 millions d’euros (4,5 milliards de FCfa) accordé à la Fondation de l’Institut Pasteur par l’Agence française de développement (Afd). La convention de financement a été signée, hier, entre son Excellence Jean Félix-Paganon, ambassadeur de France au Sénégal et Laurence Hart, directrice de l’Agence française de développement (Afd) au Sénégal d’une part et le Professeur André Spiegel, administrateur de la Fondation Institut Pasteur de Dakar (Fipd), de l’autre.

Cet apport de l’Afd vient compléter la subvention de 1,5 million d’euros (1 milliard de FCfa) accordée par l’Etat du Sénégal et le prêt de 15 millions d’euros (9,7 milliards de FCfa) consenti par la Banque islamique de développement (Bid). La nouvelle unité sera installée sur un terrain de 2 ha attribué par l’Etat sur le site de Diamniadio. Le futur bâtiment, d’une surface d’environ 3.000 m², comprendra une partie réservée à la production, un laboratoire de contrôle qualité, une partie administrative et des bâtiments annexes. Les travaux vont démarrer dans le troisième trimestre de 2016 et le bâtiment devrait être livré en mars 2019.

Avec cette nouvelle infrastructure, l’Institut Pasteur de Dakar, qui fait partie des quatre producteurs mondiaux pré-qualifiés par l’Oms pour la fabrication de ce vaccin, va tripler sa capacité de production. Celle-ci va passer à 15 millions de doses contre 5 millions actuellement, selon Lamine Dieng, chef de projet opérationnel de l’Institut Pasteur, seul producteur de vaccins humains en taille industriel en Afrique.

L’administrateur de la Fondation de l’Institut Pasteur de Dakar s’est félicité de l’engagement des différents partenaires. « L’Afd, la Bid et l’Etat du Sénégal ont compris l’importance de ce projet qui répond à un besoin de santé publique. En construisant cette nouvelle unité, c’est une manière de conserver le savoir-faire sur place », a-t-il indiqué. Il a aussi rendu hommage au président Macky Sall qui, non seulement, a mis à leur disposition une subvention et un terrain, mais aussi a accepté que le prêt accordé à l’Etat du Sénégal par la Bid soit rétrocédé à l’Institut Pasteur.

Elhadji Ibrahima THIAM


SyndicalismeSuite au mouvement d’humeur du Syndicat national des travailleurs de l’hydraulique, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement n’a pas tardé à réagir. Le responsable de la communication a apporté des précisions sur les retards de paiement de salaires et le refus d’exécution d’une décision de justice.

Papa Demba Cissokho, chargé de la communication du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a apporté des précisions suite au mouvement d’humeur des travailleurs de ce secteur. Selon un communiqué, les syndicalistes font état de retards de paiement de salaires et de refus d'exécution d'une décision de justice pour des dommages et intérêts de plus de 45 millions de FCfa dus aux agents de l’hydraulique. Sur le statut de ces agents contractuels, M. Cissokho précise que la plupart d'entre eux sont dans le secteur depuis 15 ans et n’ont jamais bénéficié de contrats de travail dûment signés et enregistrés.

Selon lui, ils étaient d'abord des bénévoles et ont par la suite bénéficié d'une rémunération qui dépendait d'une ligne budgétaire dénommée Fonds national de l’hydraulique et qui permettait de couvrir 11 mois sur 12. M. Cissokho soutient que cela a toujours était le cas jusqu’à la réforme de hydraulique rurale intervenue en 2014 avec la suppression de la Direction de l'exploitation et de la maintenance (Dem) et la mise sur pied de l'Office des forages ruraux (Ofor) qui est un établissement public à caractère industriel et commercial. Cela va sans dire que I'Ofor ne peut pas recruter ses anciens travailleurs de la Dem puisqu’il n'a pas vocation à réparer et exploiter des forages, mais plutôt d'assurer un approvisionnement correct en eau potable en milieu rural à travers un contrat d'affermage.

Il ajoute que le ministère a procédé, dans un premier temps, à la régularisation de la situation des ex-agents de la Dem en leur faisant signer des contrats à durée déterminée d'un an enregistrés à l’inspection du travail, après autorisation de leur avocat. Ils ont perçu régulièrement leurs salaires et leurs cotisations sociales ont été versées conformément aux clauses de leurs contrats. A ce jour, poursuit-il, tous les salaires ont été versés à leurs banques respectives, y compris le mois de décembre. « En vue d’une solution définitive, nous espérons pouvoir trouver un consensus avec les délégataires de service public de l'eau potable en milieu rural en vue de leur accorder une priorité d’embauche », avance-t-il.

Pour les 45 millions de FCfa dont parle ce syndicat, M. Cissokho soutient que le ministère de l’Hydraulique et de l'Assainissement n’a guère obligation d’exécuter cette décision de justice puisque c'est l’Etat du Sénégal qui est condamné dans ce litige.

Aliou KANDE


MSAS devantureLe ministère de la Santé et de l’Action sociale, en partenariat avec le secteur privé de la Santé au Sénégal, la Banque mondiale et l’Usaid, a organisé, hier, un atelier de dissémination des résultats de l’évaluation du secteur privé de la santé au Sénégal.

Partager les résultats et recommandations issus de l'évaluation des prestations dans le secteur privé de la santé au Sénégal. C’est l’objectif de l’atelier organisé hier par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, en partenariat avec le secteur privé de la santé, la Banque mondiale et l’Usaid. Cette étude a été conduite en 2015, avec l'appui technique d'Abt Associates, à travers le projet de renforcement de résultats de santé au moyen du secteur privé (Shops).

La planification familiale, la santé maternelle et infantile, le Vih/Sida, le paludisme et la nutrition sont les domaines concernés par cette évaluation. Cette dernière a permis de produire un aperçu des parties prenantes du secteur privé de la santé et de leurs rôles respectifs, d’évaluer le niveau du dialogue politique entre les secteurs public et privé de la santé. Elle a également permis de décrire les contributions du secteur privé aux principaux marchés et domaines de la santé, y compris le financement, d’évaluer les marchés spécifiques pour les principaux produits et services de santé et de décrire la dynamique de l'offre et de la demande. Elle a aussi fourni des recommandations sur les meilleures façons de rendre les Partenariats public-privé (Ppp) opérationnels dans le secteur de la santé.

Selon l’étude, plus de 84 parties prenantes ont été rencontrées, 3.900 établissements privés de santé répertoriés dont les 72% sont localisés à Dakar.

Pour le secteur privé de la santé à but non lucratif, on dénombre 150 établissements. En tout, il y a plus de 3.000 professionnels qui travaillent dans le secteur privé de la santé. Pour les pharmacies, 1.048 officines ont été dénombrées dont 563 à Dakar. «Cette étude est d’une importance capitale pour le ministère de la Santé et de l’Action sociale qui veut un système privé fort, dynamique et capable de s’imposer comme acteur de premier plan », a déclaré Seynabou Bâ Diakhaté, conseillère technique au ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Selon Mme Diakhaté, les secteurs public et privé doivent obéir aux mêmes normes et standards. Elle souligne que l’évaluation était une nécessité, vue l’ampleur du travail. «Un grand pas a été franchi. Le travail sera poursuivi », a-t-elle ajouté. « Cette étude était fondamentale pour une participation efficiente du secteur privé de la santé », a noté pour sa part Ardo Bâ, président de l’Alliance du secteur privé de la santé. Il a demandé que l’étude soit élargie à d’autres secteurs et a réitéré la disponibilité du secteur privé à collaborer avec tous les partenaires pour offrir des soins de qualité aux populations.

Aliou KANDE


Serigne Mbaye ThiamLe ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a salué «la synergie d’actions des collectivités locales du département de Tivaouane en faveur du développement du secteur de l’éducation ». C’était lors de l’inauguration de trois salles de classe et d’un bloc d’hygiène au Cem de Keur Mbir Ndaw, dans la commune de Notto Gouye Diama (département de Tivaouane).

Ces infrastructures financées par le Conseil départemental de Tivaouane ont coûté 18.988.171 FCfa. M. Thiam s’est félicité de l’initiative qui est, selon lui, « conforme au programme sectoriel de l’éducation avec comme feuille de route le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet) et cadre parfaitement avec l’Acte 3 de la décentralisation qui responsabilise davantage les collectivités à la base à travers le transfert de compétences dont le secteur de l’éducation ».

Parlant du Cem de Keur Mbir Ndaw, le ministre de l’Education a promis de voir, dans le budget de 2016 de son département, les possibilités de financement à dégager pour le prolongement des investissements en infrastructures et augmenter les capacités d’accueil. Il a ensuite invité les acteurs à bien entretenir ces infrastructures.

La présidente du Conseil départemental, Seynabou Gaye Touré, a souligné que « malgré les contraintes budgétaires fortes, ces équipements ont été, dans le secteur de l’éducation, les premiers à voir le jour grâce au concours du Programme national de développement local (Pndl) et à l’appui technique de l’Agence régionale de développement (Ard) ». Selon elle, le Conseil départemental de Tivaouane a voulu, « à travers ce projet de construction de salles de classe, apaiser l’inquiétude des parents d’élèves, de l’Inspecteur de l’éducation et de la formation et répondre au désarroi des apprenants. Car nous pensons que l’école qui est un lieu de culture et d’apprentissage est également un milieu de vie dans lequel nos enfants doivent se sentir bien ». D’ailleurs, elle s’est engagée à poursuivre les efforts entrepris dans la réalisation et la réhabilitation d’infrastructures scolaires.

Mohamadou SAGNE


FatickLa commune de Fatick a procédé, mardi, à la démolition de 300 maisons et au déguerpissement d’occupants irréguliers de parcelles au quartier ex-Jaxaay, une assiette foncière destinée à répondre aux nombreuses demandes de terrains dans la ville.

« C’est une opération de déguerpissement et de démolition parce que des occupants irréguliers se trouvent dans un site objet d’un lotissement régulier », a expliqué le secrétaire général de la commune de Fatick, Boubacar Khalil Ndiaye. « C’est tout un processus qui a été entamé depuis 2009 et malheureusement ça a abouti en mai 2015 date à laquelle nous avons reçu l’arrêté du ministre autorisant le lotissement de l’ex-Jaxaay », a t-il ajouté.

Au total, 300 parcelles sont impactées par ces démolitions, a t-il précisé, soulignant qu’en réalité « ce sont des parcelles où des gens viennent construire (...) juste pour retenir l’espace ». Boubacar Khalil Ndiaye a signalé que la mairie va payer les frais de bornage pour les 30 familles identifiées et répertoriées. L’opération de déguerpissement a été précédée de l’envoi de sommation, a t-il rappelé. « Le site a été loti avec 865 parcelles pour lesquelles nous devons procéder à une attribution. Nous avons 5.000 demandes de parcelles », a-t-il dit. Ces maisons sont installées sur des espaces prévus pour des écoles, mosquées, postes de santé, paroisses, etc., a déploré M. Ndiaye.

APS

Fawe logoLe Forum des éducatrices africaines (Fawe) a tenu son assemblée générale, jeudi dernier, à Dakar sur le thème : « scolarisation des filles. Enjeux et défis ». A l’occasion, un nouveau plan stratégique 2016-2017 a été lancé pour l’atteinte des Objectifs pour le développement durable. Cette assemblée générale a enregistré la présence de toutes les organisations qui s’activent dans la promotion de l’éducation des filles et leurs partenaires nationaux et internationaux. Il s’est agi de faire le bilan des activités, notamment dans l’accompagnement et le soutien à la scolarisation des filles.

A cet égard, la présidente exécutive du Fawe, Mame Bousso Samb Diack, a fait savoir que le travail effectué dans la mobilisation, la sensibilisation, le plaidoyer et surtout l’accompagnement, aussi bien pour les élèves que pour leurs parents, a donné des résultants satisfaisants. A l’en croire, en moins de 15 ans, l’indice de parité a été atteint et même dépassé : les filles sont plus nombreuses que les garçons dans l’élémentaire et le moyen. « Aujourd’hui, le mérite revient aux organisations comme le Fawe et le Cadre de concertation des interventions pour l’éducation des Filles (Ccief) », soutient  Mame Bousso Samb Diack. Malgré ces bons résultats enregistrés dans l’accès, la scolarisation des filles reste confrontée à plusieurs obstacles : la pauvreté, les abris provisoires, les violences, les mariages et grossesses précoces, etc.

En plus de ces facteurs défavorables à l’épanouissement des filles à l’école, Mafakha Touré, expert et consultant international en éducation, estime que le premier objectif est celui de la qualité, en termes de maintien et de performance. Selon l’ancien directeur des ressources humaines et secrétaire général du ministère de l’Education nationale, c’est le curriculum lui-même et les modes d’évaluation qu’il  faut analyser.

Pape  Coly  NGOME


HED devantureInauguré en janvier 2014 par le président de la République, Macky Sall, l’Hôpital pour enfants de Diamniadio (Hed) a accueilli 64.874 patients en 2015. Malgré la faiblesse de son budget, la directrice générale, Dr Fatou Mbaye Sylla Fall, compte aller plus loin cette année en améliorant la qualité de l’offre, notamment avec le démarrage du service scanner et la table télécommandée.

Ce mercredi 13 janvier 2016, un vigile filtre les entrées devant l’Hôpital pour enfants de Diamniadio (Hed). Deux grands réservoirs sont posés près du bâtiment du service accueil pour le lavage des mains des visiteurs. Dans cet hôpital de niveau trois, exclusivement dédié aux enfants de 0 à 15 ans, la propreté est de mise. C’est ce qui frappe en premier le visiteur. Aucune odeur, ni ordures dans les différents compartiments de l’édifice qui a été inauguré en janvier 2014 par le président Macky Sall et l’ambassadeur de Chine d’alors. Le service de nettoiement veille au grain, sous la houlette du Dr Fatou Mbaye Sylla Fall, la directrice générale de l’hôpital. Elle fait des descentes régulières dans tous les services pour voir si les agents de nettoiement font bien leur travail, mais également si les normes d’hygiène et de propreté sont respectées par ses agents. «Il faut nettoyer. Les agents doivent à leur tour respecter les normes d’hygiène. Ce n’est pas facile, mais je tiens à la propreté de l’établissement», confie-t-elle.  Depuis le démarrage de ses activités en août 2012, l’hôpital accueille de plus en plus de patients. Le nombre de consultations est passé de 542 en 2012 à 34.416 en 2015. Si l’on tient compte de toutes les activités (consultations, hospitalisations, analyses médicales, radiologie), ce sont près 918 personnes qui ont sollicité les services de l’hôpital en 2012 contre 64.874 en 2015. La directrice générale  promet le triplement de ce nombre en 2016 grâce à l’amélioration de l’offre et à la qualité des soins.

Le bloc opératoire est déjà mis en marche. Il est ainsi prévu le démarrage du service scanner et de la table télécommandée. L’exploration fonctionnelle ne sera pas en reste. A terme, Mme Fall veut que cette structure hospitalière, fruit de la coopération sénégalo-chinoise, puisse avoir toutes les offres de services.

Pour le moment, elle dispose des spécialités suivantes : la pédiatrie, la dermatologie, la cardiologie, la néphrologie, la néonatologie et la neurologie. Pour les spécialités chirurgicales, il y a l’Orl, la chirurgie pédiatrique, l’ophtalmologie, la chirurgie réparatrice et l’odontologie. Il y a également la kinésithérapie et un psychologue conseiller. Par ailleurs, un pôle mère-enfant (une recommandation du chef de l’Etat lors de l’inauguration) sera bientôt installé grâce à l’appui financier de la coopération chinoise. Les travaux devront démarrer cette année.

Ouvert il y a quatre ans, l’hôpital de Diamniadio reçoit maintenant des patients venus de toutes les régions. « Au début, l’accès était difficile. On ne recevait que les populations riveraines. Après, nous avons commencé à recevoir des patients de Rufisque. Maintenant, en plus de celles de la région de Dakar, il y en a qui nous viennent des autres régions », explique Mme Fall. Elle soutient que l’accès est l’un des problèmes, puisque la structure n’est desservie que par deux lignes de transport.

Aliou KANDE

LES PREMIERS MOTIFS DE CONSULTATION
Les infections constituent les premiers motifs de consultation. Il y a également les pathologies métaboliques sans oublier les pathologies chirurgicales. Le paludisme, souligne Mme Fall, a régressé. Il y a quelques cas de Vih, mais la directrice soutient que la prise en charge n’est pas effective pour le moment. A l’image de nombreuses structures hospitalières, l’Hôpital d’enfants de Diamniadio est confrontée à un certain nombre de problèmes. Le budget qui tourne autour de 147 millions de FCfa est jugé faible par la directrice générale. L’insuffisance des ressources humaines est une autre difficulté. «Nous rencontrons beaucoup de difficultés aux urgences en néonatologie. Le service ne dispose que de 18 lits. C’est insuffisant par rapport à la forte demande », regrette Mme Fall.

Pour faire face aux difficultés, la direction cherche à nouer des partenariats. Dans ce cadre, il est prévu de mutualiser les efforts avec l’hôpital d’enfants Albert Royer de Fann. « Avec l’hôpital Albert Royer, nous pouvons nous compléter. Nous sommes dans la réflexion pour voir comment mutualiser nos ressources humaines », a-t-elle confié, soulignant que des partenaires comme Teylium commencent à se manifester.

A. KANDE

HED hallACCUEIL ET OFFRE DE SERVICES : DES PARENTS D’ENFANTS HOSPITALISÉS DÉLIVRENT UN SATISFÉCIT
Beaucoup de parents saluent la qualité de l’offre et l’accueil à l’hôpital de Diamniadio. Rencontrée à l’unité de néonatologie, Mame Diarra qui vient de Rufisque ne tarit pas d’éloges à l’endroit du corps médical. « Mon bébé se trouve à l’unité de néonatologie depuis lundi dernier. Les agents sont vraiment disponibles, disciplinés et déterminés à prodiguer des soins de qualité à mon enfant. La qualité de l’accueil est irréprochable », s’est-elle félicitée.

Venue de Keur Ndiaye Lô, dans le département de Rufisque, Salimata Sao abonde dans le même sens. Son enfant est suivi dans cette unité de néonatologie depuis le 14 décembre dernier. «Ici, il y a de bons professionnels. C’est propre. C’est très différent des autres structures sanitaires», a déclaré Mme Sao qui a accouché de jumeaux à Rufisque, mais a perdu l’un d’eux. «J’avais amené mon enfant à Albert Royer, mais il n’y avait pas de place. C’est après qu’on m’a référé ici. J’avoue que je suis vraiment séduite par la qualité des services offerts », note Safiatou Traoré venue de Pikine Guinaw Rails.

Plaidoyer pour la baisse  des tarifs
Saluant la qualité des prestations offertes, ces dames déplorent tout de même la cherté des tarifs, surtout à l’unité de néonatologie. «Je dois payer chaque nuit 10.000 FCfa pour les soins de mon bébé. Ce qui est trop élevé pour une ménagère comme moi », regrette Salimata Sao. Elle demande la réduction des tarifs à l’unité de néonatologie. «Les tarifs sont élevés. Il faut penser à les diminuer ».

Mon mari est infirmier, mais il n’a pas pour le moment intégré la fonction publique », plaide à son tour Safiatou Traoré. «Mon bébé souffrait d’une infection pulmonaire il y a quelques mois. Maintenant, il est guéri. Je remercie le personnel médical. Mais le coût des soins est élevé», renchérit Diarra Fall qui n’a pas pu bénéficier d’une prise en charge.

A. KANDE

HED Dr NdiayeDR NDIEME NDIAYE, RESPONSABLE DE L’UNITE DE NEONATOLOGIE : « NOUS SOMMES CONFRONTÉS À UNE INSUFFISANCE DE PERSONNEL »
L’unité de néonatologie qui a accueilli 298 bébés en une année d’activité est confrontée à un manque de personnel. «L’unité est ouverte il y a un an. Elle accueille des prématurés qui sont âgés de zéro à un mois. Les nouveau-nés demandent une surveillance accrue. Il faut beaucoup de personnels», a confié Dr Ndiémé Ndiaye, responsable de l’unité de néonatologie. Elle a ajouté que son service fait face à l’insuffisance de personnel.

Sur la cherté des hospitalisations, elle a précisé que les tarifs appliqués sont de loin inférieurs comparés aux autres hôpitaux. «10.000 FCfa, c’est rien si l’on tient compte des besoins d’un bébé et aux prix pratiqués dans certains hôpitaux où il faut payer près de 50.000 FCfa par jour», a précisé Dr Ndiaye. Elle reconnaît que la plupart des patients de l’unité sont des défavorisés. Mais même si le malade ne paie pas, on le laisse sortir tranquillement. «Il arrive qu’un malade sorte de l’hôpital avec une facture de 500.000 FCfa. On s’est organisé pour que même s’il n’est pas en mesure de payer, on le laisse partir. Mais il doit s’engager à payer », a-t-elle informé, précisant qu’un malade solvable est une exception à l’hôpital d’enfants.

Selon la directrice générale, les tarifs sont homologués à l’hôpital de Diamniadio. Le coût d’une consultation est de 3.000 FCfa contre 5.000 FCfa pour les spécialités. L’Hed développe également des activités d’enseignement et de recherches en partenariat avec les universités de Dakar et de Thiès.

A. KANDE


Djoudj oiseauxTrois cent soixante-sept, tel est le nombre d’espèces dénombrées au Parc des oiseaux du Djoudj. Et l’espèce la plus nombreuse est le pélican blanc, avec des effectifs pouvant atteindre 30.000 couples reproducteurs par an. Dans le cadre de la journée internationale de dénombrement des oiseaux d’eau qui se fait depuis 50 ans, le Parc national des oiseaux du Djoudj a accueilli différentes autorités. Au final, il a été noté la présence de 367 espèces pour un effectif de plus de 3 millions d’individus. Ce qui montre la bonne santé écologique des lieux. Le bel hivernage, avec sa pluviométrie très importante, a donné des étendues d’eau propices à la nidification des oiseaux. C’est sans doute, selon le Colonel Soulèye Ndiaye, directeur des Parcs nationaux, ce qui justifie la bonne santé de la faune notée cette année. Tout en saluant la présence de nombreux compteurs bénévoles, qui sont venus appuyer les éco-gardes et d’autres agents des eaux et forêts, le Colonel Ndiaye a souligné que 16 équipes ont été sur le terrain pour le décompte.

Pour Amadou Makhtar Diouf de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), l’importante population des oiseaux pousse à mettre davantage de nichoirs. « Après notre visite, on a noté une surcharge. C’est pourquoi nous pensons qu’il faut des nichoirs supplémentaires et nous allons travailler pour augmenter la capacité de 100 m2 », a-t-il souligné.

Souleymane Diallo, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, est revenu sur les efforts de l’Etat concernant la question environnementale. Il a, en outre, salué la bonne tenue du parc et la santé écologique que l’on y note.

Pour rappel, chaque année, au mois de janvier, l’ensemble des zones humides (baies, estuaires, plaines alluviales, fleuves, plans d’eau, marais, delta) sont arpentées par les ornithologues qui dénombrent l’ensemble des oiseaux d’eau. Le décompte international a évolué pour devenir le plus grand programme de suivi de la biodiversité coordonné avec la participation de plus de 100 pays dont le tiers est sur la voie migratoire Afrique-Eurasie.

A. M. NDAW


Dr Ardo B BaLe secteur privé de la santé participe à hauteur de plus de 50% dans l’offre de soins. D’où la nécessité d’instaurer un Partenariat public-privé (Ppp) fort dans le domaine de la Santé.

En Afrique, le privé est le pourvoyeur de la majorité des biens et services du secteur de la santé, souligne Birama Fall, chargé du Partenariat public-privé (Ppp) de la Banque mondiale. Il se base sur une étude de « Business of health in Africa ». Les taux se situent entre 50% et 60%. Ce qui lui fait dire que la prise en compte du privé dans le secteur de la santé est non seulement une nécessité, mais aussi une urgence, si le continent africain veut atteindre les Objectifs du développement durable (Odd). Dans ce cadre, relève le Dr Ardo Boubou Bâ, président de l’Alliance du secteur privé de la santé (Asps), le privé représente 50% des offres de la santé.

Cependant, ce secteur peine à s’intégrer dans la politique de santé. Une raison suffisante pour que le Dr Bâ invite les autorités à prendre en compte les activités du secteur privé de la santé. Le président de cette alliance s’exprimait, samedi dernier, lors de leur première assemblée générale extraordinaire. Laquelle marque le démarrage officiel des activités de l’Asps qui regroupe l’Association des gérants d’Institutions de prévoyance maladie (Ipm), la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurance et le secteur privé de la santé.

D’ailleurs, concernant cette offre, le président de l’Asps, Dr Ardo Boubou Bâ, déclare que le secteur privé a tout ce qu’il faut pour assurer des soins de qualité. Le secteur privé compte, selon lui, 1.013  officines de pharmacie et 6 grossistes répartiteurs, 210 cabinets dentaires, plus de 600 cabinets médicaux. « Ces structures couvrent toutes les spécialités reparties sur l’ensemble du pays », a-t-il fait savoir, relevant que le secteur privé de la santé abrite 12 cabinets d’imagerie médicale dont 10 scanners, 4 Irm dont 2 sont ouverts 24h/24h.

Pour arriver à un Partenariat public-privé dans le domaine de la santé, il estime qu’il est impératif d’instaurer un dialogue public-privé. « Nous nous sommes donnés comme mission de fédérer tout le secteur privé de la santé et de servir de cadre de concertation à tous les acteurs, de mener des plaidoyers en direction du secteur public et des différents partenaires pour optimiser notre contribution », a expliqué Dr Ardo Boubou Bâ qui a reconnu que l’accès au financement reste une préoccupation majeure pour les acteurs du secteur privé.

Pour le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Farba Lamine Sall, la croissance du secteur privé au Sénégal arrive à un stade lui permettant d’envisager l’opportunité de concentrer davantage de ressources sur l’identification des défis. Il a indiqué qu’un certain nombre de constats sont faits et méritent d’être partagés par l’ensemble des acteurs. Il s’agit, d’après M. Sall, de l’importance grandissante du rôle du secteur privé de la santé dans l’offre des soins au Sénégal.

Farba Lamine Sall a fait un plaidoyer pour le renforcement de la place et du rôle du secteur privé dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques socio-sanitaires et de promotion du bien-être de la population. « Le Partenariat public-privé mérite d’être soutenu et accompagné », déclare-t-il. Birma Fall indique que la Banque mondiale va apporter l’appui nécessaire au secteur privé de la santé ainsi qu’au ministère de la Santé pour le développement d’un Ppp véritable.

Eugène KALY


Gaston BergerLe mot d’ordre de grève des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a été levé vendredi dernier. Ils saluent les efforts du gouvernement pour régler les différents problèmes. Dans une déclaration, la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) dirigée par Daouda Mbaye, président de séance, a constaté des « avancées considérables » sur tous les points de la plateforme revendicative.

Le paiement des bourses est effectif. Concernant l’eau, un cabinet sera à l’Ugb d’ici peu pour l’étude-diagnostic, selon Mme Socé Diop Dione, directrice de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics. Il faut aussi souligner que, dans les plus brefs délais, les travaux de réhabilitation des réseaux d’adduction d’eau potable et d’assainissement du campus social vont débuter. Une enveloppe de 200 millions de FCfa a déjà été versée pour la mise en œuvre de ce projet dans les caisses de cette agence chargée de l’exécution, selon Mme Dione.

En outre, les étudiants ont salué tous les efforts de l’Etat avec la réception d’un bâtiment pédagogique de 12 salles de cours construit par l’Etat pour un coût global de 400 millions de FCfa. Pour le wifi, des solutions à court terme sont envisagées, tandis que le ministère se chargera de pourvoir définitivement l’Ugb en connexion Internet.

A. M. NDAW


Matar BaL’Ong humanitaire Hôpital assistance internationale a, dimanche dernier, offert aux structures sanitaires de Diakhao et de Fatick un lot de matériel médical, de mobiliers et de consommables. Lors de la cérémonie de remise à Fatick, le président de cette Ong, Jean-Jacques Schlegel, a rappelé que lors de la première phase, Fatick a bénéficié d’un camion doté d’une radio destiné à l’hôpital régional. Aussi, a-t-il a rappelé que l’objectif de cette Ong est de doter les structures sanitaires de matériel médical pour qu’elles puissent relever leur plateau technique et améliorer les conditions de travail des techniciens.

M. Schlegel a aussi tenu à remercier les membres bénévoles de cette Ong qui collectent du matériel pour les structures sanitaires du monde. Des remerciements ont aussi été adressés à sa conseillère Rose Thérèse Faye, native du village de Séguélé (commune de Diakhao). «C’est grâce à elle que le Plan national Sénégal a été initié avec une certaine grandeur », s’est-il plu à dire.

Le maire de la commune de Fatick, Matar Bâ, a magnifié les actions de cette organisation humanitaire. Selon lui, le Conseil municipal a utilisé l’intercommunalité pour faire bénéficier à d’autres communes ce matériel. L’édile de Fatick a indiqué que la commune va signer une convention avec l’hôpital régional pour une bonne gestion du camion médicalisé.

Mme Fatou Danielle Diagne, secrétaire exécutive de la Fondation «Servir le Sénégal », a magnifié les actions de l’Ong hôpital assistance internationale. Quant au préfet de Fatick, il a mis en exergue l’action de la Première dame au profit des chauffeurs de taxis et de l’hôpital régional.

A Diakhao, le maire Papa Birame Touré, député à l’Assemblée nationale, a salué le geste d’un natif de Diakhao, Thierno Diaw, qui a offert une ambulance au poste de santé.

Oumar Ngatty BA


Thioub UCADLa réhabilitation de huit amphithéâtres de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) n’est pas sans conséquences. Actuellement, la première institution universitaire du pays fait face à un déficit de 8.000 places. L’annonce a été faite par le recteur Ibrahima Thioub samedi dernier. C’était lors de la leçon inaugurale prononcée par le Pr Ibrahima Pierre Ndiaye, vice-président de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal.

« Les neurosciences : enjeux et perspectives », c’est le thème de la leçon inaugurale prononcée samedi dernier par le Pr Ibrahima Pierre Ndiaye, vice-président de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts). Une occasion saisie par le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, pour revenir sur les difficultés rencontrées depuis le démarrage de la réhabilitation des infrastructures dans le campus pédagogique.

« Nous accusons actuellement un déficit important de huit mille places. Ce qui n’est pas sans conséquences dans le déroulement des activités pédagogiques et à terme sur le calendrier universitaire », a déclaré M. Thioub. Selon lui, « des difficultés subsistent, notamment dans l’état d’avancement des travaux de réhabilitation des infrastructures et la mise en place des chapiteaux ». Il a précisé que les 8 amphithéâtres en cours de réhabilitation avaient une capacité d’accueil de 12.000 places. Mais d’ici la fin des travaux, dans huit mois, des chapiteaux seront installés dont l’un de 2.000 places à la Faculté des sciences juridiques et politiques et l’autre de 1.200 places derrière la Bibliothèque centrale. Il a ajouté que des discussions sont en cours pour trouver d’autres salles en vue de combler le gap, notamment au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). Le Pr Ibrahima Thioub a promis d’améliorer la communication interne et externe, non sans rappeler que la démographie de l’Ucad est équivalente à celle d’une ville moyenne du Sénégal de 100.000 habitants.

Aliou KANDE


NeurosciencesConcernant la leçon inaugurale proprement dite, le Pr Ibrahima Pierre Ndiaye, qui est le vice-président de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts), est revenu sur l’importance des neurosciences. Selon lui, « les neurosciences peuvent se définir comme l’ensemble de toutes les disciplines scientifiques qui étudient le cerveau (…). C’est un champ d’études fascinant et très fécond qui fait appel à plusieurs disciplines, qui offre d’immenses possibilités de formation et d’emploi, mais qui pose des problèmes éthiques et moraux».

Auteur de près de 150 publications sur les pathologies vasculaires, le Pr Ndiaye a, dans sa communication, indiqué que « le dérèglement du cerveau est à l’origine de 25% des pathologies ». Selon lui, les recherches en neurosciences représentent 30% des projets de recherche et engloutissent des millions de dollars, parce qu’il faut des outils performants pour obtenir des renseignements de premier choix. Il dit être convaincu que la recherche est aujourd’hui notre seule possibilité pour aller vers le développement.

Premier africain francophone agrégé en neurologie, le Pr Ibrahima Pierre Ndiaye a reçu de nombreuses distinctions honorifiques. Il a été titulaire de la chaire de neurologie de la Faculté de médecine, pharmacie et d’odontostomatologie de l’Ucad.

A. KANDE


Education logoLe secteur de l’éducation vient de s’enrichir d’un nouveau mouvement syndical. Il s’agit du Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (Sadef). Son crédo : un syndicalisme plus citoyen et responsable.

Le Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (Sadef) vient d’être porté sur les fonts baptismaux. Le congrès constitutif de ce nouveau syndicat s’est tenu à Dakar samedi dernier. Il intervient dix mois après son lancement. Conformément à sa philosophie, au cours de cette rencontre, un thème a été discuté : « La professionnalisation des enseignants au Sénégal dans un contexte de refondation de l’école : enjeux et perspectives pour un système éducatif de qualité ».

En insistant sur la professionnalisation des enseignants, le Sadef s’est inscrit dans la voie de la réhabilitation de la dignité de l’enseignant et de restauration des valeurs du syndicalisme », selon son Secrétaire général Mbaye Sarr, ancien coordonnateur du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) à Kaolack. « Ces dernières années, le syndicalisme au Sénégal a été marquée par de rudes empoignades entre l’Etat et les syndicats. Compte tenu de ce fait, le Sadef a décidé d’opérer la rupture et d’incarner une nouvelle philosophie par rapport à la ligne syndicale que nous devons adopter. C’est pourquoi nous avons décidé de faire le syndicalisme autrement et mieux », a souligné M. Sarr. Cependant, s’empresse-t-il d’ajouter : « cela ne signifie pas rompre avec la revendication, mais nous allons la faire de manière objective ».

Cette option se justifie par le fait que, à ses yeux, l’école sénégalaise se trouve dans une situation peu reluisante qui appelle l’engagement de tous les acteurs et notamment des enseignants pour changer cette image. Pour ce faire, M. Sarr estime que la responsabilité et la citoyenneté doivent être mises en avant pour sauver leur outil de travail qu’est l’école. C’est en adoptant cet esprit que « la privatisation rampante et tacite de l’école publique sénégalaise » peut-être freinée selon le Secrétaire général du Sadef. « Il faut d’abord sauver l’école publique avant de jeter les bases d’une nouvelle revendication pour permettre à l’enseignant sénégalais d’être mis dans de très bonnes conditions », a-t-il indiqué.

Sur ce dernier point, Mbaye Sarr et ses camarades ont proposé au chef de l’Etat de faire en sorte que chaque enseignant qui opère pendant cinq ans dans le système puisse trouver un toit. « Trouver un toit est plus important que de courir derrière une indemnité hypothétique qui risque même de compromettre notre action syndicale et de sacrifier l’école publique », a-t-il estimé.

Pour l’instant, il n’est pas dans les projets du Sadef de déposer un préavis de grève comme l’ont déjà fait certains syndicats enseignants. Même si cette perspective n’est pas à écarter et même si ce syndicat préfère adopter une stratégie qui ne mettrait pas en péril la stabilité de l’école.

Elhadji Ibrahima THIAM


AdulLe recteur de l’Université de Laval, Denis Brière, séjourne actuellement au Sénégal. Il reçoit, demain, son titre de Docteur honoris causa de l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb). Recevant hier l’Association sénégalaise des diplômés de l’Université de Laval (Adul), il a annoncé que les deux institutions qui ont beaucoup de similitudes vont nouer un partenariat. «Nous voulons nouer un partenariat avec l’Université de Bambey. Nous allons profiter de mon séjour pour définir les axes stratégiques de cette alliance. C’est une jeune institution qui est un modèle. Il y a une similitude dans les orientations stratégiques entre les deux universités», a déclaré M. Brière. Il a précisé que ce sera un partenariat bénéfique pour les deux universités. «Certes c’est une université nouvelle, mais qui est ouverte aux innovations, notamment dans le développement durable», a-t-il dit.

Il a rappelé qu’il y a beaucoup de Sénégalais qui sont diplômés de l’Université de Laval. «L’Uadb a décerné ce titre à Denis Brière pour son parcours élogieux en tant que forestier, mais également en tant que combattant pour le développement durable. Vu son parcours élogieux, nous ne pouvions choisir une autre personnalité qu’elle. En plus, l’Université de Laval accueille beaucoup de Sénégalais», a justifié Papa Gallo Sow, directeur de l’Unité de formation et de recherche (Ufr) Santé et développement durable de l’Uadb. Il s’est félicité de la volonté des autorités des deux institutions de nouer un partenariat solide. «C’est une grande fierté pour nous, produits de l’Université de Laval d’avoir Denis Brière comme docteur honoris causa. Nous ne pouvons être que reconnaissant à l’Uadb», a confié Momar Kane, directeur du développement et du partenariat en Afrique de l’Université de Laval.

A. KANDE


NecrologieAlioune Mamadou Diène, le Commissaire central de Dakar, est décédé dimanche des suites d’un malaise lors d’une randonnée pédestre organisée par les retraités de la Police.

Agé de 57 ans, Alioune Mamadou Diène sera inhumé lundi à Touba.

Alioune Mamadou Diène a été nommé récemment Commissaire central de Dakar, en remplacement du Commissaire Abdoulaye Diop.

Source : APS


Un bloc pédagogique d’une capacité de 750 places et un bloc administratif composé de 12 bureaux ont été réceptionnés à l’Ufr Science et technologie de l’Université de Thiès.
Le campus universitaire de l’Ufr  science et technologie de  l’Université de Thiès a étrenné, hier, un bloc pédagogique et un bloc administratif équipés. La capacité d’accueil est de 750 places  pour les étudiants et de 12 bureaux pour le personnel administratif. Le montant des investissements est évalué à  499.497.153 FCfa. Suffisant pour que les étudiants, drapés dans des tee-shirts à l’effigie de leur Ufr, retrouvent le sourire.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr Mary Teuw Niane et son homologue Diène Farba Sarr, ministre de l’Habitat et du Cadre de vie, le recteur de l’Université de Thiès, Pr Matar Mour Seck, ont coupé les rubans et dévoilé ensemble les plaques. A leurs côtés, on pouvait remarquer le gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy, l’ensemble des autorités universitaires de Thiès, la directrice générale de l’Agence de  construction des bâtiments et édifices publics, Mme Socé Dione Diop, le président de l’amicale des étudiants de l’Ufr science et technologie, Vieux Malang Diatta.  Les deux ministres, très inspirés, ont montré aux étudiants leurs talents de poètes.
Un échange qui leur a valu des applaudissements nourris. C’est dans cette bonne ambiance que le recteur Matar Mour Seck a exprimé toute sa gratitude au chef de l’Etat pour  son engagement à mettre l’enseignement supérieur dans de bonnes conditions.
Mary Teuw Niane a salué le travail remarquable de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics. « Nous saluons aussi l’administration territoriale du Sénégal qui nous accompagne partout dans la discrétion et avec efficacité  », a-t-il lancé. Aux étudiants, il a déclaré : «Nous vous disons merci pour l’accueil et l’engagement pris en votre nom par votre camarade et président Malang Diatta à faire en sorte que ce beau bijou puisse être transmis à vos cadets dans d’excellentes conditions ».
Sur la même lancée, Malang Diatta, au nom des étudiants, a souhaité l’augmentation du nombre de lits qui est de 90 pour un effectif de 1.200 étudiants, le règlement définitif du problème d’accès à l’eau au campus de l’hôtel du Rail, la construction d’un terrain multifonctionnel pour faciliter le sport, le rééquipement de la salle informatique en la dotant d’ordinateurs de dernière génération, entres autres doléances. Sur l’essentiel de ces questions, le ministre de l’Enseignement supérieur, qui a introduit une conférence sur « les réformes de l’enseignement supérieur », a rassuré les étudiants.

PR MACTAR MOUR SECK, RECTEUR DE L’UNIVERSITE DE THIES : « Nous vivons un tournant décisif dans le processus de maturation de l’Université »
Ce moment que nous vivons est décisif dans le processus de maturation de notre université qui se présente sous de meilleurs auspices », a d’emblée souligné le recteur de l’Université de Thiès. Pr Mactar Mour Seck de poursuivre : « Nous savons que ce n’est que le début d’une longue série de réceptions des nombreux chantiers en cours avec pour finalité de doter notre  université d’infrastructures de qualité à la hauteur de ses ambitions ». En effet, « à ces deux nouveaux blocs (pédagogique et administratif) au niveau de l’Ufr/Set, viendront bientôt s’ajouter d’autres infrastructures ». La réception des chantiers en cours est prévue en début 2017, annonce M. Seck qui souhaite le retour progressif à une année universitaire normale.

Des économies sur les charges locatives
Longtemps située en ville dans des locaux loués, l’Unité de formation et de recherche en Science et technologie (Ufr/Set) rejoint le site universitaire. Mais, outre le fait que ces nouveaux bâtiments vont permettre à cette Ufr de regrouper toutes ses entités pédagogique et administrative dans un même espace, il faut noter l’allègement des charges locatives qui grevaient le budget de l’université. « C’est une économie de 40 millions de FCfa que nous allons réaliser cette année 2016 sur notre budget après la réception de l’hôtel du rail et des locaux de l’Ex-Oncad à Grand Thiès et ces bâtiments de l’Ufr/Set inaugurés ce jour », s’est réjoui le recteur Matar Mour Seck.

Mohamadou SAGNE et Mbaye BA


Les 120 sortants de la 25ème à la 29ème promotion de l’Ecole nationale  supérieure d’agriculture (Ensa) de l’Université de Thiès ont reçu, depuis hier, leur diplôme. Au cours d’une cérémonie solennelle, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane a souligné le caractère particulier de l’évènement. « En ce sens qu’il regroupe cinq promotions de 120 ingénieurs agronomes issus de onze nationalités différentes parmi lesquelles le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Maroc, le Tchad, la France, le Sénégal, entre autres », a-t-il relevé.

Selon lui, cette marque de confiance corrobore la qualité de la formation à l’Ensa. Une école de l’excellence dans l’humilité. « Dans ce sillage, s’inscrit la vision affichée par le président de la République, Macky Sall, à travers le Plan Sénégal émergent où la promotion du capital humain occupe une place de choix », a-t-il rappelé. C’est pourquoi, le Pr Niane a exhorté les récipiendaires à s’engager pleinement dans l’innovation et la recherche sur le terrain. « Votre diplôme est le socle sur lequel vous devez vous appuyer pour construire vos futures compétences professionnelles, votre expérience dans le métier d’agronome », a-t-il lancé aux récipiendaires.

Quant au Pr Abdoulaye Dieng, directeur de l’Ensa, il a insisté sur la lourde responsabilité qui pèse sur les épaules des sortants en tant que produits d’une école qui tient à son image. « Alors, au-delà de votre personne, ayez toujours à l’esprit que vous êtes nos ambassadeurs sur le marché de l’emploi, devant la nation ; c’est vous dire que de vos comportements dépendent amplement l’avenir des générations futures  sortantes de votre auguste école », a confié le directeur de l’Ensa.
Signalons que les cinq promotions fêtées avaient pour parrains Bachir Diop, directeur général de la Sodefitex, Dr Alioune Fall, directeur général de l’Isra, Malick Ndiaye, directeur général de la Cncas, Samba Kanté, directeur général de la Saed et Dr Serigne Guèye Diop, conseiller technique du président de la République en agriculture.

Mbaye BA


L’Agence française de développement (Afd) va accorder 6,5 millions d’euros à la Fondation Institut Pasteur de Dakar (Fipd) pour le financement de la construction et de l’équipement d’une nouvelle unité de production de vaccins contre la fièvre jaune. La signature de cette convention est prévue mardi prochain.
L’Institut Pasteur de Dakar va bientôt disposer d’une unité de production de vaccins contre la fièvre jaune. Cela, grâce au concours financier de l’Agence française de développement (Afd) d’un montant de 6,5 millions d’euros, soit 4,52 milliards de FCfa. La convention de financement sera signée mardi prochain. L’information a été livrée par les services de l’Ambassade de France au Sénégal dans un communiqué rendu public hier.
La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale transmise par des moustiques infectés. Selon les estimations les plus récentes citées par le communiqué, la fièvre jaune touche annuellement 200.000 personnes et cause le décès de 30.000 personnes en Afrique et en Amérique du Sud. L’Afrique concentre 90% des cas. Selon l'Oms, 32 pays africains sont considérés « à risque » de fièvre jaune, avec une population exposée de 610 millions de personnes,  dont 219 millions habitent en zone urbaine.
Aujourd’hui, lit-on dans le communiqué, « il n’existe pas de traitement et la vaccination constitue le seul moyen de lutter contre la fièvre jaune ». Or, le nombre de vaccins produits est aujourd’hui insuffisant pour pouvoir mener à termes toutes les actions de vaccination nécessaires dans les pays endémiques. « Ce projet devrait donc permettre de renforcer durablement la lutte contre cette maladie. La Fipd est par ailleurs la seule unité de production de ce vaccin basée en Afrique », indique le document.
Le prêt de 6,5 millions d’euros accordé par l’Afd à la Fipd s’inscrit dans le cadre du projet AfricAmaril d’un coût total de 23 millions d’euros cofinancé par la Banque islamique de développement (Bid) et l’Etat du Sénégal. La nouvelle unité sera installée sur un terrain de 2 ha, attribué par le président Macky Sall, sur le site de Diamniadio. Le futur bâtiment d’une surface d’environ 3.000 m² comprendra une partie réservée à la production, un laboratoire de contrôle qualité, une partie administrative et des bâtiments annexes.

Elhadji Ibrahima THIAM


L’Ecole doctorale Mathématiques et informatique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Edmi) organise, depuis hier, la quatrième édition de ses Doctoriales. Au cours de cette manifestation pédagogique qui donne l’occasion à certains doctorants de partager leurs travaux avec le public, le Pr Hamidou Datte a invité le secteur privé à financer davantage la recherche.   
La quatrième édition des Doctoriales de l’Ecole doctorale Mathématiques et informatique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar se tient depuis hier. Cette manifestation pédagogique inscrite dans l’agenda de l’école offre l’occasion à certains doctorants de faire des exposés sur leurs travaux et faire connaître les différentes thèses qui se développent au sein de cet établissement. Contrairement aux trois précédentes éditions, cette fois-ci aucun thème spécifique n’a été retenu par les organisateurs. Néanmoins, a précisé le directeur de l’Ecole doctorale, le Pr Hamidou Datte, « en marge des exposés des doctorants, toutes les communications abordent des questions relatives au développement de la recherche ».
S’il y a un défi qui, à côté de celui du relèvement du taux de soutenance, demeure l’un des chantiers de l’Edmi, c’est bien l’implication du secteur privé dans le financement de la recherche. En effet, le privé ne contribue presque pas au financement de la recherche au Sénégal qui, dans notre pays, est supporté à 99 % par l’Etat. « Les privés n’investissent dans la recherche qu’à hauteur de 1 %. Et dans cette recherche publique, les 97 % sont faits dans les universités, 2 % dans les instituts de recherche tels que l’Isra, l’Ita, etc. Cela veut dire que pour soutenir la recherche au Sénégal, il faut appuyer la recherche publique. Et comme la recherche publique est portée par les Ecoles doctorales, il faut absolument appuyer ces dernières », a prôné le Pr Datte.
Par ailleurs, il a invité l’Etat à faire un effort supplémentaire pour atteindre le taux recommandé par le Nepad de consacrer 1 % de leur Pib dans la recherche-développement. Le Sénégal en est aujourd’hui à 0,51%. « Ce n’est pas un mauvais taux, mais cela montre qu’il y a encore du chemin à faire », a-t-il ajouté.
Les formations au niveau de l’Ecole doctorale Mathématiques et informatique sont portées par huit laboratoires de recherche et douze équipes de recherche avec environ une soixantaine d’enseignants-chercheurs qui supportent l’effort d’encadrement des doctorants qui, l’année dernière, étaient au nombre de 119.

61 thèses soutenues depuis 2008
A cheval entre la Faculté des Sciences et techniques, L’Ecole supérieure polytechnique, la Faculté des Sciences économiques et de gestion et soutenue par des partenaires comme l’Ird et l’Auf, l’Edmi en est aujourd’hui à 61 thèses soutenues depuis 2008. Soit un taux de soutenance de 1 sur trois. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Pr Datte estime ce rapport « assez satisfaisant » même s’il admet que ce taux est à relever. « Seul un étudiant sur trois arrive au bout de sa thèse au bout de quatre ans. Il y a encore un taux de déperdition assez élevé. Beaucoup de doctorants commencent des thèses, mais ne les terminent pas », a-t-il regretté. Un point de satisfaction souligné par le Pr Datte, c’est le taux d’insertion professionnelle assez élevé dans le domaine aussi bien des mathématiques que de l’informatique. « Plus de 80% de nos doctorants trouvent du travail et la destination essentielle reste les universités », a-t-il indiqué.                   

Elhadji Ibrahima THIAM


L’île aux oiseaux d’eau de Ziguinchor, qui se trouve sur le fleuve Casamance, à quelque 2 km à l’Ouest du port de la ville, sur l’axe Ziguinchor-embouchure, est toujours attrayante. Une multitude d’espèces y ont été dénombrées hier dans le cadre du décompte international des oiseaux d’eau en cours au Sénégal.
Le commandant Djimanga Diédhiou, inspecteur régional des Eaux et forêts de Ziguinchor, au nom des responsables des directions des parcs nationaux et des aires marines communautaires, a coordonné, pour le compte de Ziguinchor, l’activité de décompte des oiseaux d’eau. Selon lui, c’est une opération d’une importance capitale pour la gestion de la faune à cet endroit magnifique de la région (la mangrove, les bolongs et la verdure des lieux confèrent au paysage une beauté exceptionnelle).
L’inspecteur régional des Eaux et forêts a souligné que cet inventaire va permettra d’avoir une idée sur les différentes espèces d’oiseaux présentes à Ziguinchor, de mieux les protéger et de procéder à leur exploitation rationnelle. Il a fait remarquer que l’île aux oiseaux d’eau de Ziguinchor, qui est une zone de reproduction par excellence et renfermant beaucoup d’espèces, a tous les atouts pour participer pleinement au développement du tourisme, dans cette partie de la région méridionale du Sénégal.
L’étudiante à l’Ucad, Khady Guèye, qui a participé à l’opération de décompte des espèces dans l’île aux oiseaux d’eau de Ziguinchor, est du même avis. Membre de l’association « Nature, communauté, développement », qui travaille avec les directions des parcs nationaux et des aires marines communautaires, elle a affirmé que « Ziguinchor est très important pour la conservation des oiseaux au Sénégal, parce qu’il est fréquenté par beaucoup d’espèces et la plupart de ses zones sont des sites de reproduction pour les oiseaux ». Selon elle, l’importance des oiseaux à Ziguinchor et le nombre d’espèces qui s’y trouvent peuvent pousser les touristes à effectuer le déplacement en masse et régulièrement. Elle a estimé qu’il suffit d’une certaine organisation pour y parvenir.
A propos du décompte international des oiseaux, la doctorante en Ecologie et gestion des écosystèmes à l’Ucad a indiqué que ce dénombrement détaillé permettra aux autorités concernées de connaître l’effectif mondial des oiseaux et le nombre d’espèces qui fréquentent notre planète. « Et c’est en fonction du stock d’oiseaux déterminé, renseigne-t-elle, que les services compétents vont pouvoir déterminer leurs quotas de tir ».

Moussa SADIO


L’Observatoire national des lieux de privation de liberté, en partenariat Amnesty international Sénégal, offre aux médecins une opportunité de mieux maîtriser le cadre juridique, physique et psychologique dans le cadre de la prise en charge des victimes de torture.  
Des médecins venus de différents districts sanitaires de Dakar et de l’intérieur du pays suivent une formation sur la prise en charge des victimes de torture et de mauvais traitement. Ils seront outillés, entre autres, sur le cadre juridique et institutionnel, les conséquences physiques et psychologiques de la torture. Pour la représentante du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Bintou Sène, cette session permettra aux médecins d’avoir la capacité d’offrir un soutien psychologique aux personnes torturées. Selon elle, le personnel médical a un rôle primordial à jouer dans la prise en charge globale des victimes de torture. « Ils doivent être formés pour mieux identifier les personnes ayant subi des violences (…), de conduire l’examen médical initial et le suivi », a expliqué Dr Bintou Sène, soulignant qu’une aide adéquate ne peut être offerte aux victimes que si l’agression est connue des intervenants potentiels.
« Or, nombre de ces victimes répugnent à révéler les outrages subis. La peur du rejet de la société, la honte, l’humiliation, l’ignorance de leurs droits, le manque d’accès aux soins sont autant de raisons qui font que très peu de victimes sont déclarées », a fait savoir la représentante du ministre de la Santé. De l’avis du Dr Bintou Sène, les médecins doivent faciliter l’orientation des victimes vers d’autres services dans le cadre d’une prise en charge holistique des cas. Elle a, cependant, précisé que ce n’est pas du ressort du médecin de chercher le pourquoi des violences, mais il doit en revanche garantir à la victime une écoute attentive et dépourvue de jugement. « Ils se doivent de produire les documents de certification de l’acte délictuel et le signalement dans les cas où la victime est une personne mineure », a-t-elle soutenu.
Le président d’Amnesty international Sénégal, Me Diène Ndiaye, partage le même point de vue. D’après ses propos, le médecin joue un rôle déterminant dans la production des preuves de torture par l’examen et l’établissement des pièces telles que les certificats médicaux, de genre de mort et d’autopsie. Ce rôle montre toute l’importance de cette formation de deux jours. M. Ndiaye a rappelé que le Sénégal, comme la plupart des pays, n’est pas exempt de torture. « Elle a été massivement utilisée dans la lutte contre la rébellion en Casamance dans les années 1980-1990. Elle l’a été aussi dans la période pré-électorale de 2012… », a déclaré Diène Ndiaye. Face à ce qu’il appelle les récalcitrants, le patron d’Amnesty international Sénégal souhaite que la loi s’applique dans toute sa rigueur. « Pour cela, il faut des preuves matérielles et crédibles. Les médecins font partie de ceux qui peuvent faire appliquer cette loi à travers la production de documents médicaux crédibles », a fait savoir Diène Ndiaye.
Le président de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté, Boubou Diouf Tall, a indiqué que c’est la première fois que les médecins sénégalais reçoivent une telle formation. Le représentant de l’Ordre national des médecins a confirmé cela. Toutefois, Dr Joseph Gomis attend les résultats de cette formation pour pouvoir les partager avec tous les médecins.

Eugène KALY  


A l’ouverture du premier Forum international de la biologie en Afrique, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Pr Awa Marie Coll Seck, a annoncé la ferme détermination de l’Etat du Sénégal à durcir, dans les meilleurs délais, la loi sur les médicaments illicites et toxiques, communément appelés médicaments de la rue.
Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a présidé l’ouverture du premier Forum international de la biologie africaine (Fiba) hier. Le Pr Awa Marie Coll Seck a saisi l’occasion pour annoncer la ferme volonté des pouvoirs publics de traquer et de mener la vie dure à ceux qui s’adonnent à la vente illicite de médicaments. « Nous allons, dans les meilleurs délais, renforcer et durcir la législation sur le trafic de médicaments illicites et falsifiés. Nous avons d’ailleurs constaté que ce commerce est devenu plus lucratif que celui de la drogue », a analysé le ministre de la Santé.
Ces médicaments de la rue, renchérit l’autorité, sont inefficaces et représentent un fléau, un véritable problème de santé publique. S’exprimant sur le forum en question, le ministre a affirmé que notre pays est fier de l’abriter en parlant de succès d’une rencontre qui réunit à Dakar 300 participants venus du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Niger, de la République centrafricaine, du Tchad, du Togo, de la Rdc, des Etats-Unis, de la France et bien sûr du Sénégal. Les participants ont évoqué la nécessité de valoriser les résultats de la recherche en biologie. Dans la même veine, le Sénégal s’est félicité d’avoir redonné toute sa place de contrôle au laboratoire dans  l’élaboration du système de santé. Une direction des laboratoires a été créée à cet effet.
Pour sa part, Pr Mireille Prince David, co-présidente du comité d’organisation de la rencontre, a rappelé que la manifestation de portée internationale se tient sous l’égide de la revue africaine de biologie médicale. Il s’agit d’une revue scientifique bilingue. Le Pr David a aussi insisté sur l’urgence d’une meilleure collaboration entre biologistes et cliniciens dans le domaine de la recherche opérationnelle. Tous les aspects de la biologie ont été passés au peigne fin au cours des travaux. Il s’agit notamment de la bactériologie, de la virologie, de la biologie cellulaire, de l’immunologie, de la parasitologie, de la génétique médicale, de l’hématologie, de la biochimie, etc.
Président de la commission d’organisation du forum, Pr Ahmed Iyane Sow, a révélé que cette rencontre comble un vide et complète ainsi la Revue africaine de biologie médicale. Il a aussi magnifié le dynamisme des équipes de recherche. Cette rencontre se tient dans un contexte particulier : la biologie est souvent considérée comme l’un des parents pauvres des politiques de santé publique en Afrique. Un état de fait que les participants se sont engagés à corriger.

Mamadou Lamine DIATTA


La Faculté de Médecine a provisoirement réceptionné un nouveau bâtiment hier. Cet édifice, dont les travaux ont été menés par la Direction des constructions des bâtiments et édifices publics, dispose, entre autres, d’un amphithéâtre de 800 places et de 39 bureaux.

Après dix ans de travaux et maintes péripéties, le nouveau bâtiment de la Faculté de Médecine est désormais opérationnel. Il a été réceptionné, hier, à titre provisoire par le Doyen de ladite Faculté, Pr Amadou Diouf, en présence de la Directrice de l’Agence des Constructions des bâtiments et édifices publics, Socé Diop Dione. Situé en flanc des locaux de la Faculté de Médecine, ce bâtiment imposant dispose d’un amphithéâtre de 800 places et 39 bureaux. On y trouve aussi quatre salles de 100 places, cinq salles de Travaux pratiques de 50 places, une salle de chimie, de bactériologie, d’exploration fonctionnelle, une salle d’exploration fonctionnelle, deux salles polyvalentes, deux salles de documentation pour les étudiants et pour les professeurs etc. Le tout fait une contenance de 2000 étudiants pour un coût de 4 milliards de FCfa entièrement supportés par l’Etat du Sénégal.

Pourtant, il y a trois ans encore, on aurait du mal à croire que ce bâtiment, démarré en 2006, puis longtemps resté à l’état d’abandon, allait pouvoir être livré un jour. « Les travaux s’étaient arrêtés en 2010 pour insuffisance de crédits, et c’est seulement en 2013, avec l’arrivée du président Macky Sall, que les crédits ont été libérés pour permettre à notre agence de terminer les travaux », s’est félicitée la directrice de l’agence. Même s’il y a encore quelques petits travaux complémentaires, Socé Diop Dione assure que ce bâtiment est déjà opérationnel. « Quand on parle de réception provisoire, il y a toujours des réserves émises, l’ascenseur n’est pas encore livré, l’entreprise nous a présenté le bon de commande, cela va arriver bientôt », a-t-elle déclaré.
Pour le Doyen Amadou Diouf, ce nouveau bâtiment permettra sans doute de pallier le gap de salles de classe auquel la Faculté était confrontée depuis quelques temps. « Même si à la Faculté de Médecine l’effectif est maîtrisé, nous avons quand même un effectif important, donc ce bâtiment va nous permettre de régler en partie un certain nombre de problèmes, notamment en ce qui concerne les salles de travaux pratiques. Etant entendu qu’avec la réforme Lmd qui implique des évaluations de contrôles continus et finaux, nous avons besoin de plus d’espace », a dit le Pr Diouf.
Pour le moment, à part l’amphithéâtre, les équipements restent à être installés dans les autres salles (tables, chaises, tabourets etc.). Le Doyen invite les autorités à s’en occuper au plus vite pour que ce bâtiment soit fonctionnel au maximum de sa capacité. D’autant plus que la Faculté s’apprête à recevoir, au mois de novembre prochain, un important évènement : le concours d’agrégation du Cames. Sur ce point, Socé Diop Dione a assuré que l’agence attend juste que le ministère de l’Enseignement supérieur verse les crédits dans son compte de dépôt pour que l’équipement soit fait rapidement.
En ce qui concerne la réfection des trois amphithéâtres de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines, les travaux sont en cours depuis trois mois. Ils doivent durer huit mois. Le Rectorat est aussi concerné par les travaux de réfection, a rappelé Mme Dione.  

Elhadji Ibrahima THIAM


Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a procédé, hier, à la remise d'un important lot de matériel pour les facultés, écoles doctorales et laboratoires de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).
Dans le cadre du programme d'équipement des laboratoires, l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a réceptionné hier un important lot d’équipements d’une valeur de 90 millions de FCfa. Ce matériel est destiné aux facultés, écoles doctorales et laboratoires. La cérémonie de remise, qui a eu lieu devant le rectorat, a été présidée par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Pour Mary Teuw Niane, cette cérémonie marque la seconde remise d'équipements scientifiques à l’Ucad dans le cadre de la mise en œuvre de la première décision du Conseil présidentiel sur l'enseignement supérieur. Lequel a trait à la réorientation du système d'enseignement supérieur vers les sciences, les sciences de l’ingénierie, les mathématiques et les formations professionnelles.
«C'est une variété d'équipements dans les sciences technologiques, les sciences de la santé, mais également l'archéologie, les sciences juridiques et politiques, les sciences sociales et humaines. Ce programme concerne l'ensemble des filières qui sont enseignées à l'université », a-t-il expliqué. Selon lui, il s'agit de donner aux enseignants, chercheurs et étudiants, un environnement de travail permettant de procéder aux travaux pratiques, aux travaux de terrain et de s'exercer à des métiers. Pour le recteur de l'Ucad, Ibrahima Thioub, ce geste traduit l’intérêt que l'Etat du Sénégal accorde aux universités en termes d'investissements dans les infrastructures, mais également dans l'équipement de ces infrastructures. «Une des dimensions majeures des réformes en cours dans l'enseignement supérieur porte sur la professionnalisation, mais également les sciences, l’ingénierie, la technologie et les mathématiques...», a-t-il avancé, ajoutant que dans le cadre de cette orientation, il est nécessaire de renforcer l'équipement des universités.
Le recteur s'est félicité des efforts immenses faits par l'Etat au service des universités du Sénégal. L'année dernière, plus 800 millions de FCfa ont été déployés pour l'équipement des universités. Pour cette année, l'appel d'offres pour l'équipement des universités a été lancé avant fin 2015. La phase de dépouillement est en cours.
D'après le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, plus de 700 millions de FCfa sont prévus en 2016 pour l'achat des équipements de microscopie électronique, l'équipement des laboratoires en cours de construction. «Plus de 40 bureaux vont accompagner les salles de travaux pratiques. A cela s'ajoute le démarrage de la construction, à la Cité du savoir, de trois bâtiments principaux pour les besoins de la médiathèque, le centre de mutualisation et de partage...».

Ibrahima BA



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