banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (2464)

La panne de l’usine de Keur Momar en septembre 2013 est encore fraiche dans les esprits des Dakarois. Les enseignements sont tirés de ce dysfonctionnement qui avait plongé la capitale du Sénégal dans une mémorable pénurie d’eau. C’était la pièce Y qui avait lâché. Aujourd’hui, les travaux d’un dispositif anti-bélier sont exécutés à 60 %. Mais, il faudra tout prévoir lors de son raccordement.

Une grue neuve est positionnée au rebord d’un grand cratère. Une grande conduite mitoyenne est assemblée. Celle-ci sera reliée de part et d’autre par 3 conduites. Dans ce cratère, les pieux pointent. La construction de la nouvelle pièce a pris du retard. Mais, l’ouvrage prend forme. « Nous sommes à un taux d’exécution de 60 % », évalue le chef de projet à la Sones, Lazard Coly.

Le changement de cette pièce entre dans le cadre de la sécurisation. Ce nouveau dispositif est plus stable. « C’est un dispositif anti-bélier. Cette pièce est plus stable », assure-t-il. Sur le site seront installés 6 ballons disposés de façon parallèle. L’actuel dispositif est composé de 3 ballons disposés côte à côte avec une position verticale. Les 6 ballons auront une position horizontale.

La panne de la pièce Y a été à l’origine d’une longue pénurie d’eau à Dakar en septembre 2013. Le raccordement de la nouvelle pièce ne sera pas une mince à faire. Les techniciens sont invités à se préparer au pire. « Il ne faudra rien négliger. Il faudra prendre toutes les dispositions. Il faut prévoir l’impossible. Il ne faudra pas négliger les détails », insiste le directeur général de la Sones. La construction d’un nouveau dispositif anti-bélier n’est qu’une partie d’un programme global de sécurisation des ouvrages névralgiques pour un montant global de 6,5 milliards de FCfa. « L’usine de Keur Momar Sarr assure 40 % de la production d’eau de Dakar et des autres villes. Suite à sa panne, il a été retenu l’élaboration d’un programme de sécurisation des ouvrages névralgiques. Parmi eux, il y a le dispositif anti-bélier, le remplacement de deux des cinq pompes qui font fonctionner l’usine de Gninth. C’est la première usine d’eau construite en 1971. Nous avons acquis un groupe électrogène pour Gninth », énumère Charles Fall.

Aujourd’hui, une partie de la conduite collectrice de l’usine de Gninth a été renouvelée et le traitement des conduites en acier est en cours. A Mékhé, en plus de l’installation de la ligne de haute tension, un transformateur de secours est pré-positionné. Les deux transformateurs peuvent être mis en service en cas de besoin. Les mesures de sécurisation comprennent également l’acquisition d’un débitmètre de secours et le renouvellement d’une partie de la conduite qui alimente Dakar Plateau. « C’est une conduite en fonte de diamètre 700 qui alimente le centre-ville de Dakar. Celle-ci part de l’usine des eaux et fournit l’eau aux quartiers du haut-plateau et le bas-plateau à partir des réservoirs au sol, une partie de Malick Sy et de la Médina. Elle a une longueur de 3,9 km. Nous avons renouvelé sa partie la plus vulnérable sur un km », ajoute le directeur général de la Sones.

I. SANE

La troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr affectera 2.000 personnes dans les 23 communes traversées. Ce projet, d’un montant de 247 milliards de FCfa, a une dimension Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) qui veut insuffler un dynamisme à l’économie locale. L’identification des projets à haut impact socio-économiques est en cours.

Le partage d’informations est un principe de management. La séance d’échanges entre le gouverneur de la région de Louga, Alioune Badara Mbengue, et le directeur général de la Sones, Charles Fall, en présence des préfets de Louga, Mamadou Khouma, et de Kébémer, Madiop Diop, ainsi que du chargé des affaires administratives répond au souci de lever les contraintes. Le démarrage des travaux de la troisième usine de Keur Momar Sarr (Kms3) est en ligne de mire. L’horizon temporaire est fixé au mois de décembre. Le chemin menant vers le démarrage est pavé de nouvelles rassurantes. « Pour le moment, nous n’avons pas rencontré de grandes difficultés. Les personnes impactées sont pressées de recevoir leurs indemnisations », rapporte le préfet de Louga, Mamadou Khouma.

Les ayants droit empocheront bientôt leurs fonds. Cette compensation se fera sur la base des critères de bonne gouvernance. La Sones a opté pour un paiement par chèque afin d’avoir une traçabilité et veiller sur la conformité des dossiers présentés. Les affectés ne seront pas les grands perdants. « Nous avons reçu des instructions du président de la République, transmises par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, pour que les personnes affectées ne soient pas lésées. Il faut que leur situation soit meilleure que celle précédente », répète Charles Fall. Il mise sur la sensibilisation, l’information, la communication pour tendre vers zéro contentieux. Ce n’est pas impossible pour le directeur général de la Sones. C’est un défi à relever. C’est dans l’ordre du possible. « Il faut tendre vers zéro insatisfaction, zéro contentieux. Je tiens à ce que les autorités administratives soient impliquées », plaide-t-il.

Le versant des actions sociales
Le projet Kms3 ne sort pas de l’ordinaire par le volume des investissements. Il sort des sentiers battus par le nombre de personnes à dédommager réparties entre les 3 régions, 23 communes et plusieurs dizaines de villages. Près de 2.000 personnes ont été impactées. A Keur Momar Sarr, la délégation, accompagnée par le sous-préfet Ababacar Diagne et le maire Dioumory Kâ, a effectué un tour à l’école où des classes sont en construction. La Sones prospecte les projets susceptibles de transformer les conditions de vie des personnes. Kms3 a un versant des actions sociales. « Nous sommes en train de travailler avec l’administration territoriale et les populations pour identifier les projets porteurs de valeur ajoutée. Nous pensons à l’agro-business et à la construction de kiosques pour aider les producteurs à écouler leurs productions agricoles », renseigne le directeur général de la Sones.

Sur les berges du lac de Guiers, c’est l’ancrage dans la restauration des principes d’équité et de justice sociale. Après le raccordement de 113 villages par l’Office du lac de Guiers, devenu l’Office des lacs et des cours d’eau, d’autres villages auront accès à une eau potable. Mais, la part belle sera réservée à Keur Momar Sarr. Les populations du château d’eau ne seront pas sans eau. « Les autorités, en premier chef le président de la République, Macky Sall, exécutent en ce moment des projets qui amélioreront les conditions de vie des populations. Nous avons soumis un mémorandum que la Sones est en train de satisfaire. Ces usines font la fierté de Keur Momar Sarr », s’enthousiasme le maire.

Après un tour à l’Usine de Keur Momar Sarr, le convoi aborde une plaine dunaire et arbustive et roule sur plusieurs kilomètres pour s’immobiliser entre les villages de Lanthali, Ringa Maure, Diao Diaobé. C’est dans cette zone que des abreuvoirs seront aménagés. Les troupeaux de vaches, de moutons et de chèvres n’auront pas besoin de remonter ou descendre le parcours du bétail pour s’abreuver. « Je ne parle pas de distances que les éleveurs parcourent pour accompagner leur troupeau à la mare. Nous payons 300 FCfa par moi pour chaque tête. Les abreuvoirs qui seront construits vont nous soulager », se réjouit l’éleveur Birma Sow.

Démarrage des travaux de Kms3 en décembre
Les actions sociales sont un déblayage du terrain. Les travaux de construction de la 3e Usine de Keur Momar Sarr seront lancés au courant du mois de décembre. C’est l’un des projets de sécurisation de l’approvisionnement en eau de Dakar, Thiès, la Petite côte et d’autres villes pour les années à venir.

« C’est une usine qui aura une capacité de production de 200.000 m3 par jour. Sa capacité est supérieure à celle des deux usines existantes. Sa mise en service est prévue en 2020. Il y aura un réseau de distribution et des ouvrages de stockage. Nous allons démarrer les travaux avant la fin du mois de décembre. Nous avons attribué l’essentiel des marchés », informe le directeur général de la Sones.

En plus de la construction d’une ligne haute tension, le site sera un espace de la mixité énergétique. Une centrale solaire y sera construite. L’autonomie énergétique est une dimension de la sécurisation. Mais sur le site, il faudra prévoir la sécurisation physique de l’usine et d’autres installations dans ce nouveau contexte particulier.

Idrissa SANE

Avec le développement des métiers du numérique et du web, il est important d’avoir un personnel qualifié pour mieux profiter des opportunités de développement de ce secteur. C’est dans ce sens que l’école Sun Tech 3 a lancé le premier Bts d’Etat du Sénégal en audiovisuel, infographie, webmaster et réseaux sociaux. Le directeur des études de l’établissement, Abdou Karim Ndiaye, s’est réjoui du fait que leur établissement soit le premier à délivrer une formation qui va aboutir sur le Bts d’Etat pour les domaines susmentionnés. Il a rappelé que, depuis 10 ans, Sun Tech 3 a formé, avec un grand succès, beaucoup de techniciens venant de 38 nationalités qui, aujourd’hui, sont présents dans toutes les chaines de télévision sénégalaises et africaines.

A cela s’ajoutent les concepteurs graphiques supérieurs travaillant dans de très grandes agences de communication ainsi que dans des imprimeries, des banques et des organes de presse. En plus de ce Bts d’Etat qui permettra aux étudiants de sortir avec le niveau Bac plus 2, l’école fournit une formation respectant le système Licence Master et Doctorat (Lmd) et des formations accélérées de 2 à 3 mois pour les professionnels.

Saluant cette innovation de l’établissement Sun Tech 3, le chef de la division privée de la Formation au ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a indiqué que cela garantit l’accès à l’éducation à une grande partie de la jeunesse. Mamadou Niang a magnifié aussi le choix des filières avec des cursus courts ; ce qui est un changement par rapport au système classique caractérisé par une formation de longue durée avec des connaissances théoriques, mais qui, « à l’heure du bilan, on se rendait compte que beaucoup de diplômés n’avaient pas le savoir-faire ». Pour lui, c’est par l’action qu’on pourra agir et former la jeunesse de notre pays. Le directeur de la Formation professionnelle et technique, Michel Faye, a soutenu la même thèse en saluant la formation délivrée par l’établissement de Cheikh Tidiane Cissé, directeur de Sun Tech 3.

Oumar KANDE

Le mouvement « And dieufeul askaanwi », une association pour le développement local du département de Gossas, a organisé, samedi dernier, une journée de consultations médicales gratuites. Près de 300 personnes de la commune et environ ont été consultées.

La première édition de la journée de consultations médicales gratuites du mouvement « And dieufeul askaanwi » de Gossas a eu lieu samedi dernier. Parrainée par le Dr Mbissane Ngom, elle a enregistré la participation de médecins généralistes et spécialistes (deux pédiatres, un gériatre, deux pneumologues, deux gynécologues, un cardiologue, deux diabétologues et cinq pharmaciens). Ces derniers ont consulté près de 300 patients de la commune de Gossas et environs. Les pathologies les plus fréquentes étaient l’hypertension artérielle (Hta), les syndromes ulcéreux, les douleurs articulaires, des cas de diabète.

« Aucun cas de Vih/Sida n’a été dépisté », a déclaré Dr Cheikh Ibrahima Lô, un des responsables de l’organisation de la journée médicale. Il n’a pas manqué de rendre hommage à leurs partenaires dont la participation et la contribution ont permis la tenue de cet événement. L’ambition du mouvement « And dieufeul askaanwi » de Gossas est de pérenniser l’activité. Dr Lô a, dès lors, lancé un appel aux autorités et aux bonnes volontés pour les aider à la tenir annuellement. « La santé a un coût. Et parfois, c’est difficile de se faire consulter par un spécialiste en zone rurale. Donc, des activités de ce genre sont à renouveler au grand bonheur des populations », a-t-il expliqué.

Leur mouvement ne compte pas se limiter au domaine sanitaire. « Notre objectif est d’apporter notre contribution et notre savoir-faire dans tous les domaines d’activités, notamment l’éducation, la formation, le social, l’environnement, l’agriculture et l’élevage, le sport et la culture », a ajouté Cheikh Ibrahima Lô. Ce, d’autant que l’Acte 3 de la décentralisation encourage, selon lui, les jeunes à s’impliquer dans le développement de leur localité.

S. Diam SY

Après avoir soutenu la Couverture maladie universelle (Cmu) pendant des années, la Banque mondiale a envoyé une délégation qui s’est rendue au foyer des jeunes de Keur Massar où elle a rencontré les acteurs et discuté avec eux sur les progrès notés dans ce domaine. La directrice de la Stratégie et des Opérations (région Afrique) de la Banque mondiale, Mamta Murthi, s’est dite satisfaite des résultats obtenus par la Cmu dans notre pays.

La Banque mondiale est le premier soutien du Sénégal dans la Couverture maladie universelle (Cmu). C’est pourquoi elle a jugé utile de prendre langue avec les bénéficiaires de ce programme pour avoir une idée précise de ce qui se passe sur le terrain. Sur place, la délégation a pu constater que les populations ont une bonne connaissance de la mutualité, de ce que représente la Cmu.
Cependant, elle a aussi remarqué que d’autres défis restent à relever. Il s’agit de l’enrôlement avec la nécessité d’améliorer le taux de pénétration, mais aussi le taux de cotisation au niveau des mutuelles de santé. La délégation s’est rendue compte que des efforts supplémentaires doivent être faits pour assurer la prise en charge des prestations en rapport avec le nombre de bénéficiaires de Bourses de sécurité familiale et de Cartes d’égalité des chances, représentant environ 50 % de ceux qui bénéficient de cette mutualité.

Un autre problème d’appui se pose également, tout comme le besoin de renforcement des capacités en ce qui concerne la communication de proximité et la mise à disposition de matériel informatique. Ce qui permettrait aux mutuelles de faire plus correctement le travail. Le directeur général de l’Agence de la Cmu, Bocar Daff, a rappelé que notre pays reste encore leader en Afrique au Sud du Sahara en matière de taux de pénétration. « Le Sénégal reste ainsi un modèle, c’est pourquoi la Banque mondiale s’est dite prête à nous accompagner », a-t-il relevé. Selon lui, cette institution « a compris que les autorités du Sénégal sont décidées à accéder rapidement à la Couverture maladie universelle. C’est pourquoi la Banque mondiale a pris la décision de maintenir cet accompagnement ».

Interpellé sur les chances d’atteindre l’objectif de couverture à hauteur de 75 % à la date du 31 décembre 2017, le Dg de l’ACmu a soutenu qu’un objectif reste un objectif, soulignant que l’important est à chercher dans les efforts menés pour aller de l’avant. « Les efforts que le Sénégal est en train de faire ne se retrouvent nulle part ailleurs. C’est ça le plus important. Il faut que les gens comprennent que notre pays est en train de faire des efforts gigantesques. Nous avons des résultats tangibles et nous demandons à tous de ne pas s’agripper à un indicateur, mais plutôt aux efforts qui sont consentis », a-t-il ajouté.

La directrice de la Stratégie et des Opérations de la Banque mondiale en Afrique, Mamta Murthi, a indiqué que le Sénégal est un pays leader en matière de programmes sociaux en Afrique subsaharienne. « Nous soutenons le programme de Bourses sécurité familiale et des Cartes d’égalité des chances depuis le début, et nous allons continuer à le faire », a-t-elle déclaré, relevant les efforts que le Sénégal est en train de consentir concernant la Cmu.

Abdou DIOP

Le Sénégalais Mbaye Bâ vient de soutenir, en Espagne, une thèse de Doctorat sur le tourisme médical. Une occasion pour lui d’« analyser les possibilités d´une prochaine implantation du tourisme de santé » dans le littoral du Sénégal.

Une implantation prochaine du tourisme médical dans le littoral sénégalais. C’est ce que laisse entrevoir l´étudiant Mbaye Bâ qui a défendu, à l´Université de La Laguna de Tenerife (Espagne), sa thèse de Doctorat sur ce sujet. « Le travail du Dr Bâ a exploré les deux possibilités existantes du tourisme de santé », lit-on dans une note transmise par le récipiendaire. Il s’agit de « la partie médicale dans laquelle le voyage a lieu pour entrer dans un établissement de santé et y recevoir un certain type de traitement, et celle de bien-être comprenant toutes les activités de la balnéothérapie, du Spa, de la relaxation... qui est la partie la plus liée au tourisme ». Le Sénégal, pays d’origine de Mbaye Bâ qui a étudié la Philologie espagnole à l´Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ne développant, pour le moment, « aucune stratégie pour l´implantation et le développement du tourisme de santé », le désormais docteur a estimé que son pays « pourrait prendre exemple sur d’autres Etats africains comme l’Afrique du Sud et la Tunisie qui ont parié sur ce produit touristique avec de bons résultats ». Dans un premier temps, il préconise d’étudier « la demande provenant des pays limitrophes du Sénégal » avant de s’intéresser « plus tard à celle provenant des pays développés ». Cela, quand cette filière se sera considérablement consolidée.

L’intention du Dr Mbaye Bâ étant de rester lié au monde universitaire, il a promis aussi de tout mettre en œuvre « pour matérialiser les propositions faites dans [sa] thèse ». Même si, pour l’heure, le tourisme médical est inexistant au Sénégal, le chercheur, se basant sur les données tirées de son travail de recherche, a estimé que ce secteur « pourrait être totalement viable et représenter une bonne opportunité pour le développement régional ». Pour cette raison, il a l’intention, a-t-il informé, « d’établir des contacts avec les autorités nationales pour présenter ce document et explorer les possibilités de sa mise en œuvre ».

Dr Mbaye Bâ n’a cependant pas manqué de faire part des difficultés rencontrées dans la réalisation de son travail au Sénégal où, selon lui, « il n’y a pas encore beaucoup d’informations dans les bases de données informatisées ». Une situation qui l’a poussé à procéder, pour les besoins de son enquête, à une « distribution manuelle de questionnaires ». Aussi, il a déploré, dans son pays, la quasi absence de « culture de collaboration ». Ce faisant, ses demandes de contact avec les entreprises touristiques et médicales sénégalaises ont été « souvent perçues avec suspicion ». Ces dernières « pensaient que j´étais là-bas pour les espionner », a relaté M. Bâ, informant que « sur les 40 questionnaires envoyés aux hôtels de quatre et cinq étoiles du littoral sénégalais, seuls 31 hôtels ont répondu ».

Signalons que c’est grâce à une bourse de collaboration avec l’Afrique que le gouvernement des Iles Canaries avait offerte en son temps que Mbaye Bâ a pu se rendre à l’Université de La Laguna, en 2009, pour étudier le Master en Direction et Planification du tourisme et, en 2012, s´inscrire au Doctorat qu´il vient d’obtenir.

Maïmouna GUEYE

L’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques (Assad) a organisé, le 6 novembre 2017, une formation pour le personnel médical de l’administration pénitentiaire. Ils ont ainsi étaient outillés dans la prévention et la prise en charge du diabète dans les prisons.

En prélude à la célébration de la Journée mondiale du diabète, l’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques (Assad) a organisé une séance de formation au profit du personnel médical de l’administration pénitentiaire. Les professeurs Saïd Norou Diop et Maïmouna Ndour Mbaye, du Centre de diabète Marc Sankalé, face à une trentaine d’infirmiers, de sages-femmes, entre autres personnel médical de l’administration pénitentiaire, sont revenus sur l’importance de la prévention, du dépistage et de la prise en charge du diabète en milieu carcéral.

L’accent a été aussi mis sur la prévention des femmes enceintes qui sont vulnérables, car en fonction de leur statut (obésité, avortements passés ou grossesse tardive après 35 ans) peuvent avoir un diabète gestationnel (lors de la grossesse). Le Pr Saïd Norou Diop a aussi expliqué aux agents médicaux de l’administration pénitentiaire l’importance de bien faire le dépistage dès l’apparition des signes du diabète et de procéder au suivi des cas.

Quant au Pr Maïmouna Ndour Mbaye, chef de service du Centre Marc Sankalé de Abbas Ndao, elle a indiqué que le choix de l’administration pénitentiaire et du Camp pénal se justifie par le thème de la Journée mondiale du diabète de 2017 : « Femme et diabète », autour duquel tournent toutes les activités de prévention et de sensibilisation du diabète sucré dans le monde.

« Nous avons choisi la maison d’arrêt des femmes de Liberté 6 pour montrer que ces femmes sont des citoyennes à part entière. Le thème s’adresse à toutes les femmes diabétiques ou à risque de le devenir, mais aussi à ces femmes qui sont dans une maison d’arrêt et qui sont des citoyennes à part entière », a-t-elle expliqué.

Même s’il y a des facteurs de diabète dans les prisons, Mme Mbaye a soutenu qu’ils ne sont pas spécialement plus élevés que dans la vie normale. « Car les facteurs sont communs à tous les individus, même si la prison amène des restrictions sur le suivi périodique de la maladie », a éclairé la spécialiste dans la prise en charge du diabète. D’où l’importance de sensibiliser le personnel médical concerné.

Du côté de l’administration pénitentiaire, la formation a été bien appréciée. Elle « nous a permis de mettre à jour nos connaissances sur le diabète. Je pense que le personnel médical pénitentiaire sera mieux outillé pour prendre en charge les cas de détenus diabétiques en milieu carcéral. La formation a été riche en enseignements aussi bien sur le plan diagnostic thérapeutique que sur la prévention. On a des cas de diabétiques en milieu carcéral chaque jour. On les prend en charge, et quand on est dépassé, on les évacue vers les structures spécialisées », a révélé Famara Seck, chef de la division médico-sociale de l’administration pénitentiaire.

Auparavant, il y a eu une séance de dépistage du diabète qui a permis d’évaluer le statut de 200 personnes au niveau du Camp pénal de Liberté 6.
Baye Oumar Guèye, président de l’Assad, est revenu sur l’importance pour les Etats d’avoir une meilleure prise en charge du diabète et des diabétiques, conformément aux deux résolutions des Nations unies sur la maladie, tout en plaidant pour des formations pareilles à travers le pays.

Oumar KANDE

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a appelé à un partenariat public-privé (Ppp) fécond au service de la santé des populations. C’était lors de l’ouverture du deuxième symposium africain des Métiers de la santé qui s’est tenu à Dakar du 6 au 7 novembre 2017.

Lors de l’ouverture du deuxième symposium africain des Métiers de la santé (Africa health business symposium -Ahbs), le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a appelé à un partenariat public-privé (Ppp) fécond au service de la santé des populations. Pour lui, les pays africains doivent mobiliser, dans les années à venir, d’importants moyens financiers pour construire des hôpitaux et des centres de santé et assurer les équipements nécessaires à la satisfaction de la demande croissante de services de santé. « Cela va conduire les Etats africains à réaliser de gros investissements. Mais, les demandes exprimées par les populations sont extrêmement fortes et les besoins difficiles à couvrir », a soutenu M. Sarr. C’est pourquoi il est nécessaire, selon lui, d’impliquer fortement le secteur privé, si les pays africains veulent répondre aux besoins d’amélioration quantitative et qualitative de l’offre de santé. Ce deuxième symposium africain des Métiers de la santé est une initiative de l’Africa healthcare federation (Ahf) et de la Fédération ouest africaine du secteur privé de la santé (Foasps), regroupant les 15 pays de la Cedeao, ainsi que d’autres organisations du secteur de la santé, notamment l’Alliance du secteur privé de la santé du Sénégal (Asps). Il est organisé par l’Africa health business limited (Ahbl), basée à Nairobi, et l’Alliance du secteur privé de la santé (Asps) du Sénégal pour le compte de la Fédération ouest africaine du secteur privé de la santé présidée actuellement par le Sénégal et dont le siège est à Dakar.

Président de la Fédération ouest africaine du secteur privé de la santé, Dr Ardo Boubou Bâ a souligné que le Ppp peut apporter des solutions efficaces et durables. A l’en croire, les rares pays à avoir atteint les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) en 2015, sont ceux où ce partenariat était effectif comme le Kenya.

Pour la réussite de ce partenariat et l’implication du secteur privé, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a affirmé que des réformes cruciales doivent être menées par les Etats, pour permettre au secteur privé de participer de plus en plus activement à la réduction du déficit actuel en matière de soins de santé.

Avec les défis auxquels le secteur privé de la santé est confronté, notamment celui du financement, Abdoulaye Diouf Sarr a lancé un appel aux Etats et aux partenaires techniques et financiers pour la mobilisation de fonds en faveur du secteur privé de la santé.

L’Alliance du secteur privé de la santé du Sénégal regroupe 18 associations représentant l’ensemble des acteurs de ce secteur qui ont signé une convention avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour un Ppp. Leur vision primordiale est de jouer un rôle dans la promotion de la santé pour l’accès aux soins de qualité pour tous ; ce qui s’inscrit dans le contexte actuel tourné vers la Couverture maladie universelle.

Oumar NDIAYE

Pour promouvoir l’excellence dans les écoles, la Fondation Uba (United Bank for Africa) a procédé au lancement de la quatrième édition du concours annuel national de dissertation. Les lauréats bénéficieront d’une bourse d’études dans une université africaine.

La Fondation Uba (United Bank for Africa), dans sa politique de promotion de l’excellence, a lancé la 4ème édition de son concours annuel de dissertation au Nigeria, au Ghana et au Sénégal. Cette année, les élèves du secondaire intéressés par le concours devront réfléchir sur le sujet « Pourquoi la littérature sert-elle de cadre pour exprimer l’insatisfaction ? »

Lors de la cérémonie de lancement de ce concours national, la directrice générale d’Uba Sénégal, Amy Ndiaye Sow, a indiqué que son groupe a décidé d’augmenter son soutien au secteur de l’éducation. C’est ainsi que neuf bourses sont offertes à des étudiants sénégalais pour poursuivre leurs études dans une université africaine de leur choix. Après les 1.200 candidats sénégalais enregistrés lors du précédent concours, Uba Sénégal espère avoir plus de postulants cette année. Car la « culture de l’excellence constitue une des valeurs fondamentales d’Uba », a assuré Mme Sow.

1.000 livres au lycée Kennedy
La directrice générale d’Uba Sénégal a rappelé aussi que le programme « Read Africa » est une initiative destinée à redonner la culture de lecture aux jeunes africains. Dans le cadre de ce projet, le lycée John Fitzgerald Kennedy a bénéficié de 1.000 livres aux programmes. Amy Ndiaye Sow a souligné que ces gestes témoignent de la reconnaissance d’Uba aux autorités en charge de l’éducation.

Dans le même sens, Bolla Atta, présidente de la Fondation Uba, a informé que les 12 finalistes du concours recevront chacun un ordinateur. Le premier prix empochera 2.700.000 FCfa ou son équivalant en frais d’études, le deuxième aura 1.900.000 FCfa ou son équivalent en frais d’études et le troisième prix aura un million de FCfa ou son équivalent en frais d’études.

La représentante du ministre de l’Education nationale, Astou Fall, a salué ce concours qui constitue le prolongement des activités qui se tiennent dans les classes sénégalaises et va « améliorer les capacités rédactionnelles des élèves du secondaire ». Elle a précisé que cette initiative entre dans le cadre de l’amélioration de la qualité de l’éducation, objectif du Paquet (Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence) du ministère.

Ramatoulaye Diagne Mbengue, recteur de l’Université de Thiès, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a soutenu la même thèse, saluant le choix des universités africaines dans l’attribution des bourses aux lauréats. A son avis, les universités sénégalaises ont de la qualité. Ce qui explique, selon elle, l’insistance des écoles préparatoires françaises pour avoir plus de candidats sénégalais.

O. KANDE

La première édition du Cours africain sur les « droits humains et les politiques de lutte contre la drogue en Afrique francophone a démarré à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Une quarantaine de participants y prend part.

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis, par l’entremise de l’Ufr des Sciences juridiques et politiques (Ufr/Sjp), organise, depuis hier, en partenariat avec Osiwa et la Fondation Open Society, la première édition du Cours africain sur les « droits humains et les politiques de lutte contre la drogue en Afrique francophone. Plus de 40 participants, venus des pays de la sous-région, vont plancher, pendant une semaine, sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre la drogue.

Selon le directeur de l’Ufr/Sjp, le Pr Mbissane Ngom, ce cours a pour objectif d’ouvrir un espace d’échanges sur l’efficacité des réponses actuelles à la consommation de drogue et d’exploiter des pistes de réformes respectueuses des droits humains et promouvant la réduction des risques. Il a précisé que changer le regard sur la consommation de drogue afin de favoriser les réformes nécessaires des politiques de lutte contre la drogue est l’ambition de ce cours.

Il s’agit donc, a-t-il poursuivi, de proposer une diversité d’analyses sur les rapports entre les politiques de lutte contre la drogue et les droits de l’Homme. Ce cours est l’occasion de mettre l’accent sur l’existence d’approches différentes de la prise en charge de la drogue en substitution de l’option entièrement répressive actuellement mise en œuvre dans les différents Etats de l’Afrique de l’Ouest et dont l’efficacité et les résultats sont discutables.

A en croire le Pr Ngom, cette option répressive a favorisé le développement d’un phénomène de rejet des toxicomanes dont la conséquence est leur stigmatisation, leur marginalisation et donc, leur descente plus profonde dans la dépendance et l’addiction. 

Plus explicite, il a indiqué que ce cours veut insister sur les questions de violences, de santé publique et de droits de l’Homme que soulève la consommation de drogue. Mbissane Ngom part de la conviction que la consommation et la dépendance à la drogue sont une maladie et que c’est en malades qu’il faut appréhender les consommateurs de drogue.

L’un des premiers enjeux de ce changement de paradigme, a-t-il souligné, est de promouvoir une approche fondée sur la réduction des risques, préalable à toute politique d’éradication de la drogue.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La première édition de la Journée mondiale « Une seule santé » au Sénégal, organisée par la Fao, l’Usaid et les autorités nationales, a été célébrée le 3 novembre 2017. Elle vise la sensibilisation des professionnels et du public sur une approche collective entre les différentes disciplines de la santé pour la prévention des maladies animales, humaines et même de l’environnement qui ont une forte corrélation.

D’après les estimations de l’Oms, 60 % des maladies infectieuses connues sont d’origine animale, de même que 75 % des maladies humaines émergentes. C’est ainsi qu’il urge de créer un cadre de coopération entre les différents corps de métier de la santé (médecine vétérinaire, humaine et environnementale). De ce fait, « One health » ou « Une seule santé » a vu le jour avec une journée mondiale consacrée à ce concept depuis 2016. Au Sénégal, c’est ce 3 novembre qu’elle a été célébrée pour la première fois par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), l’Usaid et la Task force nationale « Une seule santé » logée à la Primature.

Le Pr Imam Thiam, président du Conseil de l’Ordre des vétérinaires du Sénégal, a indiqué que cette journée a pour objectif de sensibiliser sur l’approche « Une seule santé » par le biais de la collaboration entre les différentes disciplines de la santé humaine, animale et environnementale, aussi bien au niveau institutionnel que de la recherche et de l’enseignement. Le président de l’Ordre des vétérinaires a estimé que pour y parvenir, il faut travailler en synergie dans la prévention, la détection et le contrôle de tout ce qui menace la santé de l’homme, de l’animal et leur environnement. Il a soutenu que les vétérinaires ont toujours veillé sur les maladies communes à l’homme et aux animaux. Car la lutte contre les zoonoses est une préoccupation majeure de la discipline avec la rage qui touche 150 pays et territoires à travers le monde. Les enfants de moins de 15 ans en paient un lourd tribut avec 40 % de personnes mordues par an en Afrique et en Asie, sans oublier la fièvre de la vallée du rift, Ebola, la grippe aviaire, etc.

Pour le représentant de la Fao au Sénégal, Reda Lebtahi, cette journée permettra d’œuvrer ensemble et de façon intégrée, pour lutter contre les maladies pandémiques émergentes et ré-émergentes, particulièrement les zoonoses. M. Lebtahi a demandé à tous les services intervenant dans la santé publique au Sénégal de travailler en synergie pour prévenir et détecter ces maladies mais aussi riposter. Il a indiqué que sa structure va accompagner le Sénégal dans ce sens. Adjaratou Ndiaye, coordonnatrice de la plateforme nationale « Une seule santé », a fait savoir que le gouvernement a mis en place un haut leadership pour le partage de ladite approche, car conscient qu’il y a beaucoup de défis pour l’amélioration de la santé humaine, animale et environnementale. Elle a avancé que l’approche multisectorielle mise en œuvre par le Sénégal fait de lui l’un des premiers pays à avoir terminé leur évaluation en la matière. La conseillère du Premier ministre en charge de la Santé a ainsi informé que le Sénégal a renforcé la surveillance animale, humaine, biologique et l’équipement de ses laboratoires pour prévenir les maladies d’origine animale.

Oumar KANDE

Intervenant dans l’accès à l’énergie et l’implication des femmes, l’Ong Energy 4 Impact veut que les femmes jouent un rôle plus important surtout dans le domaine des énergies renouvelables. Dans le cadre de la mise en œuvre de deux initiatives, financées par le Réseau international sur le genre et les énergies Durables (Energia), elle encadre des entrepreneurs femmes qui vendent des produits énergétiques à base d’énergies renouvelables. Selon Louis Seck, le directeur pays de Energy 4 Impact au Sénégal, les femmes constituent plus de la moitié de la population. Donc, il faut impliquer cette partie de la population dans l’accès à l’énergie, non seulement en tant que consommatrices mais en tant qu’organisations amenant ou utilisant l’énergie.

La première initiative, « Opportunités dans le secteur énergétique pour les femmes au Sénégal », a permis de soutenir le développement et la croissance de 155 micro et petites entreprises féminines dans le domaine de l’énergie, et à accroître l’utilisation productive de l’énergie par les femmes. Les résultats obtenus jusqu’ici ont permis d’améliorer l’accès à l’énergie pour plus de 36.000 personnes au cours des trois dernières années.

La seconde initiative, « Intégration du genre dans les politiques énergétiques au Sénégal », a influencé l’intégration d’objectifs clairs sur le genre dans le plan d’actions national et le prospectus d’investissement du Se4All. A travers une campagne de sensibilisation nationale, plus de 3 millions de personnes au Sénégal ont été sensibilisées sur l’importance du rôle des femmes dans le secteur de l’énergie. L’objectif fixé au départ du projet était d’atteindre 250 entreprises dirigées par des femmes, dont 100 dans la vente des services, par exemple des foyers améliorés, des lampes solaires d’une part, et, d’autre part, pour les usages productifs, tels que les unités transformatrices et dans le domaine de l’irrigation. La première phase de ce projet d’une durée de trois ans est à sa fin. La seconde va démarrer, selon Louis Seck, en janvier 2018.

Oumar NDIAYE

Le médecin-général Momar Sène qui a remplacé le médecin-général Bakary Diatta à la tête de l’hôpital Principal de Dakar a promis de s’inscrire dans la continuité tout « en apportant une touche propre ». D’après lui, en dépit des « résultats élogieux » obtenus par ses prédécesseurs, l’hôpital Principal traverse des moments difficiles. C’est pourquoi il a invité à « un effort commun » pour relever les défis et porter la structure hospitalière à un niveau toujours plus élevé. Déclinant ses priorités, le nouveau directeur général a soutenu que les urgences occupent une bonne place dans sa politique. « Je veillerai à ce que, de jour comme de nuit, tout patient qui se présente à l’hôpital, même sans rendez-vous, reçoive un accueil cordial et professionnel et une prise en charge adéquate », s’est-t-il engagé, promettant aussi de relever le plateau technique, de moderniser les Services d’aide au diagnostic et de mettre « aux normes de sécurité et de technologie les blocs opératoires ».

A. Ng. NDIAYE

Créé en 1965 et disposant actuellement de 13 salles de classe pour 607 élèves, le collège d’enseignement moyen (Cem) Télémaque Sow de Saint-Louis, situé à Diawling, dans le faubourg de Sor, va subir une profonde mutation, a annoncé, ce week-end, son directeur, Mbaye Cissé. Il s’exprimait à l’occasion de la cérémonie officielle de lancement du projet d’établissement de cette école. Il a indiqué que l’équipe pédagogique, après avoir constaté que le niveau des élèves a baissé, que les résultats enregistrés sont de moins en moins satisfaisants, a jugé nécessaire d’élaborer et de mettre en œuvre un projet d’établissement intitulé « Amélioration de l’enseignement des mathématiques et des sciences pour la réussite de chaque élève ». Le budget prévu pour ce projet est de 5.400.000 FCfa.

A la fin, a précisé M. Cissé, chaque élève du Cem devra se rendre compte que son niveau a été relevé. « On ne parle plus de la réussite des élèves, mais plutôt de chaque élève », a-t-il avancé.
La première activité de ce programme, a-t-il précisé, c’est l’organisation de cette cérémonie de lancement, en vue d’inciter les parents d’élèves, les enseignants, les élèves, d’autres acteurs et partenaires du Cem, à adhérer massivement à ce projet d’établissement.

L’équipe pédagogique, a poursuivi le directeur de l’établissement, a prévu de mettre en œuvre 11 activités qui permettront d’organiser des cours de renforcement et de remédiation au profit des élèves. « Les plus faibles seront forts et ceux qui ont déjà un bon niveau seront plus forts ».

Résolument engagés à réaliser ce projet dans de bonnes conditions, Mbaye Cissé et ses collègues enseignants vont d’abord rendre l’environnement agréable en repeignant le bâtiment qui abrite le Cem.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Centre africain de complémentarité scolaire, universitaire et de promotion (Cacsup) et l’Université du troisième âge ont signé, le 4 novembre 2017, une convention de partenariat. Ainsi, le Cacsup s’engage à octroyer, chaque année, des bourses à l’Unitra-S.

Après les organisations communautaires, le mouvement « navétane », les collectivités locales, le Centre africain de complémentarité scolaire, universitaire et de promotion (Cacsup) signe une convention avec l’Université du troisième âge (Unitra-S). Les deux structures ont paraphé cet accord de partenariat le 4 novembre 2017 dans les locaux de l’Unitra-S, sis aux Hlm 4. Le Cacsup a, dans ce cadre, octroyé à l’Unitra-S 100 bourses destinées aux formations des enfants des membres de l’organisation.

Désormais, chaque année, le Cacsup va octroyer des bourses à l’Unitra-S. Car le constat fait par le président du Cacsup, Ibrahima Eloi Sarr, est que « l’âge de la retraite est une phase critique » dans ce pays. De plus en plus, les personnes retraitées sont démunies. Elles ont, pour la plupart, besoin d’une assistance. Ce que M. Sarr trouve « anormal ». A son avis, des personnalités qui ont servi le pays pendant des années « méritent un traitement particulier ». C’est tout le sens, a-t-il dit, de ce partenariat entre l’Unitra-S et le Cacsup.

Le président de l’Unitra-S, le Pr Sidy Hairou Camara a, lors de la signature de cette convention, remercié Ibrahima Eloi Sarr. D’après M. Camara, les retraités ne doivent plus, après 40 ans de service, se réfugier derrière les chapelets ou les grand-places. Pour lui, c’est du « défaitisme de tout arrêter ». « Nous avons une expertise, nous avons travaillé dans tous les domaines possibles et, brusquement, nous restons à la maison ou dans les grand-places. Non ! Nous allons faire une mise en commun de toutes les ressources humaines au niveau de la plateforme.

Parmi nous, il y a pleins d’ingénieurs, d’universitaires. Ensemble, si nous réfléchissons, nous pouvons faire des montages de projets », a déclaré le président de l’Unitra-S.
En plus des bourses octroyées, Ibrahima Eloi Sarr a informé qu’à travers ce partenariat le Cacsup s’engage à aider les membres de l’Unitra-S dans la recherche de partenaires techniques et financiers et dans la prise en charge médicale. « Nous souhaiterons voir, à partir de cette convention, comment mettre à contribution ces experts, ces professeurs, ces avocats à la retraite qui peuvent servir le pays et participer surtout à sa stabilité », a-t-il déclaré.

Selon lui, le Cacsup a besoin de l’Unitra-S pour l’encadrement des jeunes cadres formés via les bourses et programmes de la structure qu’il dirige. Dans les universités sénégalaises, les jeunes doctorants, a-t-il ajouté, ont aussi besoin d’être encadrés par d’éminents professeurs aujourd’hui membres de l’Unitra-S parmi lesquels le Pr Cheikh Faty Faye. « On ne peut pas parler du Plan Sénégal émergent en ignorant les personnes du troisième âge. Je lance un appel aux autorités étatiques du Sénégal et de tous les pays africains à aider Unitra-S à s’implanter et à se doter de moyens », a invité le président du Cacsup.

Aliou Ngamby NDIAYE

La décantation suivie d’une filtration des eaux usées donne un bon rendement épuratoire. La démonstration a été faite par le chercheur Ababacar Mbaye qui a travaillé sous la bannière de l’Ecole doctorale des Sciences de la vie, de la santé et de l’environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). C’est une technologie plus simple et moins coûteuse pour les pays en développement comme le Sénégal.

La gestion des eaux usées reste un casse-tête dans certains pays africains. Leur rejet dans la nature pollue les nappes et les eaux de sources. Ces eaux peuvent aussi être à l’origine de la contamination des cultures. Les producteurs agricoles qui s’en servent pour l’arrosage s’exposent à d’autres maladies comme les dermatoses, les infections cutanées... Ce sont autant de facteurs qui ont conduit Ababacar Mbaye à rédiger une thèse sur « Assainissement liquide au Sénégal : évaluation des risques dus à l’usage des pesticides et contribution au développement durable ».

Cette étude, réalisée sous la supervision des professeurs Alphonse Tine et Cheikh Diop de la Faculté des Sciences et Technique de l’Ucad, a abouti à des résultats prometteurs pour les pays en développement. Dans ce contexte de rareté des ressources financières, ces Etats n’ont pas d’autres alternatives que d’explorer des technologies moins coûteuses pour l’épuration de leurs eaux usées avant leur rejet dans la nature ou leur réutilisation.

Elimination de résidus de pesticides
Ababacar Mbaye a démontré qu’en utilisant la filtration lente des eaux usées domestiques, on réduit de 26 % les Matières en suspension (Mes), de 55 % la Demande chimique en oxygène (Dco), de 57 % la demande biochimique en oxygène, de 35 % d’azote Kjeldhal total et de 20 % de phosphore total. « Hormis les défaillances techniques, il apparaît que la décantation suivie de filtration lente sur sable donne des effluents de qualité pour un rejet dans un milieu naturel, même si le temps de décantation est court », a conclu le chercheur. L’étude a aussi indexé d’autres produits. Il s’agit du Diuron utilisé contre la végétation sur les surfaces non cultivées (fosses d’irrigation et de drainage des eaux usées), le Maneb qui sert à lutter contre les maladies des végétaux supérieurs, ou encore le Carbofurane qui est prôné contre les ravageurs terrestres et foliaires des champs, des fruits et légumes. « Les résultats montrent que la concentration du pesticide est réduite d’entrée avec un taux de rétention allant de 5 % à 15 % pour le Diuron et environ 19 % pour le Maneb », a soutenu le chimiste-environnementaliste qui lie cette faible capacité de rétention à une vitesse élevée dans le sol. La vitesse d’infiltration du Diuron est de 76,2 cm/heure, alors pour le Maneb, elle est de 1,22 cm/heure.

L’étude s’est aussi intéressée aux coûts et avantages de l’assainissement. Le chercheur a pris l’exemple sur un projet d’assainissement mis en œuvre dans le cadre du Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam) en zone rurale. A part les retombées sur le plan de la préservation de la santé et de l’agriculture, il est difficile de « valoriser monétairement ses effets positifs », a-t-il dit. Par contre, il est possible de tirer des avantages par rapport à la santé, l’agriculture, l’éducation et l’environnement. « Dans la partie recherche-développement du rapport, l’analyse économique par la méthode coûts-avantages (Aca) des projets d’assainissement, avec le cas d’un projet d’assainissement rural, donne un taux de rendement interne économique de 58,23 % et un ratio avantages/coûts égal à 13,97, montrant ainsi la rentabilité économique très importante de l’assainissement. Par conséquent, la finalité de l’approche processus de valorisation des sous-produits de l’assainissement peut être représentée en termes de rentabilité socioéconomique très favorable pour le développement durable », a renseigné Ababacar Mbaye. Ce travail de recherche a été validé par un jury composé des professeurs Bienvenu Sambou (président du jury), Athanase Coly et Abou Thiam (rapporteurs), des examinateurs (Lamine Cissé, Amadou Traoré), du co-directeur, Cheikh Diop, et du directeur, Alphonse Tine. Les exigences en matière de rejet et l’augmentation des eaux usées à traiter constituent des problèmes pour des pays en développement. Le recours à des technologies moins coûteuses s’impose dans ce contexte de rareté des ressources financières pour les pays du sud.

Idrissa SANE

Regroupés autour d’une même entité, les syndicats des travailleurs de l’hôpital régional de Saint-Louis se sont adressés, hier, à la presse pour condamner ce qu’ils considèrent comme des « irrégularités dans la gestion de la structure sanitaire ». Ils ont ainsi invité l’État à contrôler davantage « les actes de gestion posés par la direction de l’établissement ».

Par la voix de leur porte-parole, Honorio Tendeng, les responsables syndicaux de l’hôpital régional de Saint-Louis ont déploré « la manière dont les deniers publics sont gérés, le manque de matériels constaté au niveau des services de soins et l’indisponibilité, il y a quelques jours, de gants pour le traitement des patients ». Ces syndicalistes trouvent, par ailleurs, anormal l’envoi de matériels sanitaires à l’hôpital de Louga pour des besoins de stérilisation.

« Au courant de l’année budgétaire 2016-2017, l’hôpital de Saint-Louis a reçu 844 millions de FCfa de subventions et 200 millions de FCfa pour la réhabilitation. Toutefois, les partenaires sociaux n’ont pas été associés à la finalisation de tous les projets qui concernent ces différentes subventions », ont-ils révélé.

Balayant d’un revers de main toutes ces accusations, le directeur de l’hôpital, Dr Ousmane Guèye, a laissé entendre qu’à la place d’un démenti, il préfère rétablir la vérité des faits. Selon lui, depuis 2015, le ministère de la Santé et de l’Action sociale, par le biais de la Banque mondiale, a accordé un appui à l’hôpital de Saint-Louis pour son redressement comme dans les autres structures sanitaires du Sénégal, en mettant à sa disposition le Cpom (Contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens) pour un budget de 844 millions de FCfa. « Les 200 millions sont destinés à la réhabilitation de l’hôpital, les 444 millions à l’acquisition d’équipements médicaux et les 200 autres millions à l’acquisition de véhicules, de mobiliers de bureaux et de matériels informatiques, entre autres », a précisé M. Guèye, ajoutant que le Cpom, qui a fait l’objet d’un avenant, a été validé d’abord par l’ensemble des travailleurs de l’hôpital. Ensuite, par le ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ce qui a permis de dérouler toutes ces actions. « Tous les contrats des marchés lancés légalement ont été approuvés avec avis favorables de la Dcmp publiés dans le journal «Le Soleil» ».

S’agissant du problème de réhabilitation du centre hospitalier régional de Saint-Louis, soulevé par les syndicalistes, il a souligné que cette somme fait partie des 844 millions de FCfa du Cpom. « Il y a eu 13 soumissionnaires, mais ils n’ont pas rempli les critères requis pour gagner ce marché, et la Dcmp, dans une lettre datant du 6 octobre 2017, a fait revenir le marché jugé infructueux ». Ce marché de réhabilitation sera relancé avec un appel d’offres.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Selon les résultats de l’enquête nationale sur les facteurs de risque des maladies non transmissibles (Steps), réalisée en 2015, le taux de prévalence nationale du diabète au Sénégal est de 3,4 %. Cependant, le chef de la Division des maladies non transmissibles au ministère de la Santé qui cite cette étude, indique que la prévalence est plus élevée chez les personnes âgées entre 45 et 59 ans. Le taux de prévalence s’élève, dans cette tranche d’âge, à 7,9 %. Chez les personnes âgées entre 60 et 69 ans, la prévalence est de 11,2 %. « Le diabète est plus fréquent en milieu urbain qu’en milieu rural : 4,5 % contre 2,3 %, informe Marie Kâ Cissé.

A. Ng. NDIAYE

Le Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt Sénégal/Japon) qui déroule son 4ème programme de coopération avec le Japon entend jouer son rôle dans le développement technologique et la formation des ressources humaines qualifiées pour contribuer à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières.

Une délégation japonaise a visité les installations du Centre de formation professionnelle et technique Sénégal/Japon dans le cadre du « Projet d’amélioration de la capacité d’organisation du Cfpt ». Cette visite a permis à la partie japonaise de constater de visu le relèvement du plateau technique du centre, de la section maintenance des installations et des engins lourds, en passant par les ateliers de fabrication, le laboratoire pneumatique, etc.

Avec ce programme, le Cfpt, créé en 1984, veut prendre toute sa place dans le développement technologique mais aussi préparer ses étudiants aux métiers du développement. C’est dans ce sens qu’il a reçu une commande pour la réalisation de 1.100 pièces d’éclisses pour le projet du Ter (Train express régional).

Les pièces en question sont en train d’être réalisées à l’atelier de fabrication du centre par les élèves et les professeurs, aidés par d’anciens étudiants à qui l’école a demandé de revenir. « Ce n’était pas la première commande, on reçoit beaucoup de commandes des entreprises sénégalaises. Celle dont nous parlons est importante, parce que ce sont 1.100 éclisses qui sont des outils permettant de relier les rails dans le cadre du Ter. Cette commande doit se faire durant ce mois », a soutenu le directeur du Cfpt, Babacar Seck.

Par rapport aux ressources pétrolières découvertes au Sénégal, M. Seck a indiqué que leur structure est prête à mettre à la disposition des entreprises concernées des ressources humaines de qualité. « Dans les sections électromécanique et de la maintenance des engins lourds, nous disposons d’un plateau technique relevé qui nous permet de former des étudiants prêts à s’engager dans les entreprises pour réaliser la maintenance et accompagner l’industrie sénégalaise dans son développement », a-t-il souligné.

De ce fait, le centre veut développer sa collaboration avec les entreprises et permettre davantage aux élèves et aux étudiants d’être opérationnels. « Dans le cadre du nouveau projet, nous avons un aspect important qui est le partenariat public-privé où des experts du Japon nous accompagnent. Cela consiste à faire des visites régulières au niveau du Cfpt, à inviter les entreprises à venir au centre, à échanger, à s’impliquer dans le programme, à envoyer nos étudiants dans ces entreprises pour que notre taux de placement soit le plus élevé possible », a affirmé Mamadou Seck.

19 milliards de FCfa injectés par le Japon au Cfpt en 30 ans
Le Cfpt développe aussi des programmes de formation des formateurs des pays africains. C’est ainsi qu’il y a un renforcement des capacités des formateurs maliens. Vingt-cinq formateurs de ce pays sont déjà formés et 25 autres le seront bientôt. La République démocratique du Congo (Rdc) a aussi bénéficié de ce programme. La capacité d’accueil du Cfpt a augmenté et l’école reçoit actuellement plus de 1.000 apprenants sénégalais et des postulants de 15 pays africains.

Le conseiller de l’ambassade du Japon, Keiko Egusa, a exprimé sa satisfaction sur la culture de la bonne gestion et la conservation du bon niveau de formation du Cfpt depuis plus de 30 ans. Ceci, tout en rappelant que le Japon, qui assiste le Sénégal dans ce programme pour la formation et l’équipement du centre, a déjà fourni 19 milliards de FCfa. Keiko Egusa a aussi salué le transfert de compétences ayant permis au Sénégal d’avoir des enseignants de qualité pour assurer la formation des étudiants du Cfpt.

Oumar KANDE

Personne ne peut prédire que la guerre de l’eau n’aura pas lieu. Mais, certains spécialistes ne croient pas à l’augmentation de la probabilité des conflits liés à cette ressource en dépit de sa rareté et de la multiplication des besoins dans le monde.

L’eau est plus source de coopération que de conflits. C’est la conviction du chercheur Luc Descroix de l’Institut de recherche pour le développement (Ird).
Il faisait une communication sur le thème : « Eau ressource : eau source de coopération et de conflits ? » C’était le 31 octobre, à l’occasion d’une conférence organisée par l’Observatoire des valeurs et éthiques des organisations, à la Place du Souvenir. « L’eau est, pour moi, plus une source de coopération que de conflits. Malgré les tensions diplomatiques entre le Sénégal et la Mauritanie, les hydrologues avaient continué à collaborer », a fait savoir Luc Descroix.

Par la suite, il a écarté les probabilités que la rareté de cette ressource exacerbe les tensions dans des régions du monde. Pour le chercheur, beaucoup de régions de la planète comme le Sahel ont encore une quantité d’eau par habitant acceptable. « La notion de stress hydrique est relative. Dans le Sahel, nous avons encore de l’eau, si nous faisons une comparaison par rapport aux besoins. En Europe, les besoins sont plus importants à cause de l’usage dans l’agriculture », a argumenté M. Descroix.

Les aménagements hydro-agricoles et hydro-électriques sont souvent à l’origine des crises entre les pays et entre les usagers. C’est pour cela que le président du Partenariat national de l’eau du Sénégal (Pnes), Antoine Dioguel Thiaw, a recommandé l’instauration d’une bonne gouvernance de la ressource. « La Gire n’est pas seulement des principes. C’est aussi un comportement par rapport à cette ressource épuisable. Si les bénéfices ne sont pas bien répartis et les différents usages pas pris en considération, cela peut conduire à des problèmes », a relevé Antoine Dioguel Thiaw au cours de cette conférence qui avait pour thème : « Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) : accès durable à l’eau, conflits et perspectives ».

Dans son intervention, Dr Boubacar Cissé, de la Direction de la gestion et de la planification de la ressource en eau, a présenté les instruments qui concourent à la prise en compte des principes Gire au Sénégal. Il s’agit, entre autres, du Plan national de gestion intégrée des ressources en eau élaboré en 2002 et de la mise en place des espaces concertés de gestion des ressources en eau.
Du reste, la préservation de ces ressources cadre avec la ligne de conduite de l’Ovseo, une association qui veille sur la responsabilité sociale et environnementale des organisations. « La gestion intégrée des ressources en eau constitue, aujourd’hui, un défi majeur à relever, autant pour l’équilibre de la biodiversité que pour l’atteinte des Odd. Les enjeux socio-économiques et écologiques sont considérables pour un accès aux besoins primaires de l’être humain », a noté le président de l’Ovseo, Mamadou Baldé.

Idrissa SANE

Dans le cadre de ses actions au titre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), la Banque nationale pour le développement économique (Bnde), en partenariat avec le Centre national de transfusion sanguine (Cnts), a organisé sa troisième opération de don de sang. Selon Ousmane Sèye, responsable de l’opération, le rituel du don de sang est un évènement annuel inscrit dans le calendrier de l’entreprise qui, en plus de vouloir se faire un outil de financement national participant activement à la mise en œuvre de la stratégie de croissance accélérée du Sénégal, se donne comme autre mission d’être un membre actif des entreprises impliquées dans la Rse.

La Bnde, après le don de sang, a offert au Cnts une fontaine, des bonbonnes d’eau de source, des tensiomètres et d’autres articles. Cette année, l’objectif fixé était d’avoir 70 volontaires parmi les membres du personnel de la banque. Un objectif qui a pu être atteint, en espérant que tous les dons seront validés après analyse des prélèvements.

De l’avis de M. Sèye, « offrir soixante-dix poches de sang n’est évidemment pas suffisant pour venir en aide aux nombreux demandeurs, mais reste quand même une contribution considérable. Une raison pour inviter toute la population sénégalaise à mener des actions de cette nature.

B. D.

Des universitaires projettent de lancer un Master en agro-écologie d’ici à 3 ans. Ils étaient en atelier de réflexion la semaine dernière.

L’Institut de recherche pour le développement (Ird) et l’Agence universitaire pour la Francophonie (Auf), avec le soutien de Montpellier Sup-agro et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), ont co-organisé un atelier axé sur le projet de création d’un Master régional en agro-écologie. L’activité a eu lieu du 25 au 27 octobre 2017. La cérémonie de clôture a s’est tenue au campus numérique francophone de l’Auf.

Selon David Sebag de l’Ird-Montpellier, il s’agit de voir, à l’échelle continentale, la possibilité d’améliorer le processus de formation. « Nous voulons développer une méthodologie qui va optimiser les offres. Nous nous sommes réunis pour se mettre d’accord sur une méthodologie qui va nous conduire vers un Master dans 2 ou 3 ans. Quand le projet sera ficelé, on aura défini comment travailler », a-t-il précisé. A l’en croire, ce Master sera ouvert, de concertation avec l’Ucad, les universités comme Thiès, Gaston Berger de Saint-Louis, Ouagadougou 1 et Bobo-Dioulasso ainsi que d’autres partenaires.

« Nous allons proposer la meilleure offre qui va répondre aux différentes mutations de la société. Pour les frais de scolarité, ils seront débattus, car cette question se pose vis-à-vis de l’employabilité. C’est injuste, si après tant d’années de formation, on n’a pas un travail. Mais, si l’employabilité est forte, cela pourrait être vu comme un investissement personnel », a-t-il laissé entendre.

Pour le Pr Mariama Dalanda Diallo, de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, la qualité de la formation sera renforcée. « Nous parlons de compétences qui répondent aux attentes des étudiants. Des compétences utiles leur seront données pour être opérationnels. Le monde évolue. Il faudra faire évoluer la formation. Nous voulons changer de paradigme ; l’université se met en marche. Nous ne sommes pas des politiques, mais nous allons apporter des innovations à cette formation », a assuré l’universitaire.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les femmes de la Senelec ont apporté une contribution à la lutte contre les cancers. Elles ont remis, le 31 octobre dernier, une enveloppe de 3 millions de FCfa à la Lisca.

L’Association des femmes de la Senelec (Afsen) a remis un chèque de 3 millions de FCfa à la Lisca. Cette somme servira à la prise en charge des frais de mammographie pour plus de 200 femmes issues des couches défavorisées. « Nous sommes émues. Les statistiques que vous avez fournies donnent froid au dos. Le cancer est la cause de mortalité de beaucoup de femmes au Sénégal. L’Afsen ne pouvait pas ne pas répondre au cri du cœur de la Lisca », s’est alarmée sa présidente, Fabèye Ndiaye. Pour elle, il est nécessaire de constituer une chaîne de solidarité pour enrayer le fléau. Pour ce faire, tout le monde doit participer à cette croisade.

« Nous ne pouvons pas obtenir des résultats sans le social. Nous avons été inspirées par la politique sociale de notre directeur général, Mouhamadou Makhtar Cissé. En effet, depuis son arrivée à la tête de la Senelec (juin 2015), il n’a que trois préoccupations : le bien-être et l’épanouissement des agents, la satisfaction des clients à qui ils accordent une attention très particulière, mais également l’amélioration des conditions de vie des populations grâce à l’accès à l’électricité pour les couches sociales les plus défavorisées », a déclaré Mme Ndiaye. Afsen se considère comme un partenaire stratégique de la Lisca dans cette noble et exaltante tâche d’assistance des populations. C’est dans ce cadre qu’elle a sollicité un soutien financier de la direction générale de la Société d’électricité pour accompagner ses membres dans cette action. La présidente de la Lisca, Dr Fatma Guenoun, a apprécié cet accompagnement. « Le cancer touche toutes les couches sociales. Nous demandons à tout le monde de s’associer à la sensibilisation et à la lutte contre cette maladie », a-t-elle lancé.

S. M. Sy CISSE

Les diplômés de l’Ecole nationale des travailleurs sociaux spécialisés (Entss) regrettent d’être marginalisés dans les programmes de recrutement du ministère de la Santé et de l’Action sociale et des autres services de l’Etat. Le Collectif des étudiants de la 24ème promotion de cet établissement a adressé une lettre ouverte aux autorités pour la résolution de ce problème.

Le Collectif des étudiants de la 24ème Promotion de l’Ecole nationale des travailleurs spécialisés (Entss) s’inquiète pour l’avenir des diplômés de leur établissement. Le président Maodo Dramé et ses camarades se sont déplacés dans nos locaux pour partager le contenu de la lettre ouverte qu’ils ont envoyée aux autorités. Ces jeunes disent constater que dans les programmes de recrutement, ils ne sont pas pris en compte. Comparant leur situation à celle des autres écoles auxquelles on accède par concours direct, le collectif pense qu’on n’accorde pas une grande importance à leur secteur.

« Au regard de cette situation, nous venons, par cette occasion, déplorer auprès de vous le fait que c’est seulement au niveau du ministère de la Santé et de l’Action sociale que le recrutement de ces agents admis par voie de concours direct demeure une carence qui n’est point résolue. Le concours national d’entrée à l’Entss, avec une formation rigoureuse de 3 ans, dans une école agréée par l’Etat, se solde par un chômage inexpliqué de la quasi-totalité des sortants », a avancé le collectif. Selon eux, le ministère recrute parfois une vingtaine d’assistants sociaux et une quinzaine de travailleurs sociaux. Mais comparé au recrutement massif des infirmiers et des sages-femmes issus de l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (Endss), « notre part est relativement faible ». Ils contestent cela en brandissant le statut général de la fonction publique qui prévoit en son article 22 de la loi 83-53 du 18 février 1983, relative aux modalités de recrutement de la fonction publique, que les conditions de recrutement sont par voie de concours direct ou sur titre et par voie de concours professionnel.

Maodo Dramé et ses camarades ont dénoncé aussi le recrutement des agents de la santé dans les programmes du ministère qui « ne prend pratiquement pas en compte les assistants sociaux ni les travailleurs sociaux encore moins les médiateurs sortants de l’Entss ». « En réalité, le volet action sociale souffre d’une négligence notoire et, par ricochet, les intervenants sociaux diplômés. Il suffit de constater l’état des services déconcentrés de l’action sociale et des centres de promotion et de réinsertion sociale parfois inexistant dans certains départements, alors que l’axe 2 du Pse envisage la protection sociale à fort impact sur le capital humain », ont regretté les jeunes diplômés. Compte tenu de la partie importante du social dans le budget 2018, les membres du Collectif des étudiants de la 24ème promotion de l’Entss ont demandé l’intégration des assistants sociaux, des travailleurs sociaux et des médiateurs dans les structures de l’Etat, pour une réussite de la politique sociale du Pse.

Oumar KANDE

Le programme inclusif Youth exchange Kennedy-Lugard ang study (Yes) va octroyer une quinzaine de bourses aux élèves du secondaire âgés de 15 à 18 ans. L’information a été donnée par la représentante d’American councils for international education, Maty Niang, au cours d’un point de presse.

Le programme inclusif Youth exchange Kennedy-Lugar and study (Yes) a été créé par le Congrès américain en octobre 2002. L’initiative vise à donner aux élèves la chance de développer leurs atouts dans certaines disciplines. « Ce programme va aider les élèves. Nous choisissons les régions sur la base de l’intérêt qu’elles accordent à la langue anglaise. Chaque année, nous organisons des conférences pour aider les élèves à développer leur leadership en management », indique Maty Niang, représentante d’American councils for international education.

La charge pour chaque boursière s’élève à 5.655.800 FCfa. L’âge des bénéficiaires doit être compris entre 15 et 18 ans. Les potaches éligibles doivent être inscrits, soit en classe de 3ème ou en Seconde. En plus de cela, les candidats sont tenus d’avoir une bonne moyenne et une bonne aptitude en anglais. Aussi, ne devaient-ils pas séjourner aux Etats-Unis au cours des 5 dernières années, d’après les critères de sélection.

Ce programme inclusif, financé par le Département d’Etat américain, est parrainé par le Bureau des affaires éducatives et culturelles administré par un consortium d’organisations dirigées par des conseillers américains.
Selon la représentante d’American councils for international education, cette Ong octroie des bourses afin de promouvoir des échanges culturels et éducatifs entre les pays bénéficiaires. « Durant des années, l’Ong américaine a répondu aux besoins des communautés. Elle travaille avec une centaine de programmes d’éducation robuste dans 80 pays. Il y a eu 55.000 anciens bénéficiaires à travers le monde », a informé Maty Niang qui a souligné que le programme « Yes » a été lancé en 2007 au Sénégal.

« C’est pour renforcer la diplomatie entre les Etats-Unis et les pays ayant une importante population musulmane que le programme a été lancé. Le Maroc et la Bosnie en font partie », mentionne Mme Niang.

Chaque année, des tests sont organisés dans certaines régions du Sénégal sous l’autorité des Inspections d’académie et aussi l’implication des proviseurs et des principaux des collèges pour la sélection des bénéficiaires.

Les tests pour l’année scolaire 2017-2018 devront se dérouler dans la période du 21 octobre au 29 novembre 2017 dans les régions de Thiès (lycée Malick Sy le 23 octobre), Louga (le 24 octobre au centre Efi), Saint-Louis (le 25 octobre au lycée Peytavin), Kaolack (le 10 novembre au collège Pie XII), Fatick (11 novembre au lycée Coumba Ndoffène Diouf), Ziguinchor (le 20 novembre au lycée Djiniabo) et Dakar (le 3 novembre au lycée des Parcelles assainies).

Serigne Mansour Sy CISSE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.