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Actualités (2803)

Mme Jayathma Wickramanayake, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies en séjour au Sénégal du 2 au 3 février 2018, a rendu visite aux populations de Fass où l’Unfpa déroule le projet pilote pour l’opérationnalisation du dividende démographique.

La commune de Fass-Gueule Tapée-Colobane a réservé, le 2 février 2018, un accueil mémorable à l’envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies, Jayathma Wickramanayake. Les locaux de la mairie, sise à Fass, étaient pris d’assaut par des jeunes et des femmes venus voir leur hôte du jour. Cette dernière était accompagnée du directeur régional de l’Unfpa pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom, de la chanteuse Coumba Gawlo Seck et de plusieurs personnalités sénégalaises.

Mme Wickramanayake a profité de sa participation à la 3ème Conférence internationale de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation (Dakar, 2-3 février 2018) pour faire un tour au populeux quartier de Fass qui abrite le projet pilote pour l’opérationnalisation du dividende démographique. Tout en lançant un appel à une mobilisation internationale pour la capture du dividende démographique, elle a expliqué aux populations ses avantages, les invitant à s’approprier ce concept pour leur bien-être.

Le maire de la commune de Fass-Gueule Tapée-Colobane, Ousmane Ndoye, est en phase avec son hôte, car estimant que « le dividende démographique correspond à la croissance économique potentielle liée à l’évolution de la pyramide des âges de la population active par rapport à celle inactive ». D’après lui, « un pays peut profiter de ce concept s’il élabore de bons plans d’investissements économiques, sociaux et politiques en matière de santé, d’éducation et de gouvernance ».

M. Ndoye est également convaincu que l’autonomisation des femmes est un volet fondamental du dividende démographique. « C’est pour cette raison que notre commune s’est engagée dans cette voie de promotion et d’autonomisation des femmes en lui consacrant des lignes importantes de son budget. C’est dire que le projet qui nous réunit, aujourd’hui, ne fera que nous conforter et nous renforcer dans nos choix », a-t-il soutenu. Le maire s’est félicité du choix porté sur sa commune pour servir de collectivité pilote.

En s’adressant aux populations de Fass et environs, le directeur régional de l’Unfpa pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre a réaffirmé sa volonté de faire de cette commune un endroit où il fera bon vivre. « Fass a été choisie parmi les 485 communes du Sénégal pour abriter ce projet pilote sur le dividende démographique. Il s’agit de la première initiative d’opérationnalisation de ce concept en Afrique au Sud du Sahara », a précisé Mabigué Ngom. Sur ce, il a invité les leaders mondiaux à investir dans les collectivités locales parce que c’est dans ces communes que s’opèreront les changements. Dans ladite commune, l’Unfpa a déjà un projet de réhabilitation du poste de santé et de construction de la maternité avec un équipement adéquat.

Eugène KALY

Réclamant une dette d’«environ 16 milliards FCfa» à l’Etat, la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur (Fepes) a décidé de suspendre les enseignements délivrés aux étudiants orientés par l’Etat du Sénégal dans les établissements membres à compter du lundi 12 février 2018, tout en exigeant l’exécution du décret d’avance consenti à cet effet depuis novembre dernier par le Chef de l’Etat.

Les étudiants orientés par l’Etat dans les établissements privés de formation ne vont plus pouvoir suivre les enseignements à partir de la semaine prochaine. Reprochant à l’Etat de ne pas respecter sa part du contrat, la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur (Fepes) a décidé de suspendre les enseignements délivrés aux étudiants orientés par l’Etat du Sénégal dans les établissements membres à compter du lundi 12 février jusqu’à nouvel ordre, selon un communiqué parvenu à la rédaction. «(…) Les sommes dues tournent aux environs de 16 milliards FCfa et le décret d’avance accordé par le président de la République, le 28 novembre 2017, au lendemain d’un mouvement de sursaut, qui avait abouti à la suspension des enseignements dans les Epes (Etablissements privés d’enseignement supérieur), n’a jusqu’à présent pu être exécuté», déplorent les rédacteurs du communiqué qui évoquent «un préjudice immense».

Selon la note transmise au Soleil, «en dépit des mesures prises lors du Conseil des ministres, notre tutelle reste muette et aveugle devant la situation de détresse qu’elle a causée dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur privé». Cette situation a ainsi poussé la Fepes «à suspendre les enseignements délivrés aux étudiants orientés par l’Etat du Sénégal dans les établissements membres, à compter de ce lundi 12 février 2017 et ce, jusqu’à nouvel ordre», lit-on.

Les membres de la Fepes rappellent que le sureffectif noté dans les universités publiques a, depuis 2012, poussé l’Etat du Sénégal, à revoir sa politique d’orientation des bacheliers sénégalais dans les établissements d’enseignement supérieur qui dépendent de son autorité. C’est dans cette optique que le pari a été fait d’envoyer chaque année le surplus de bacheliers que ne pouvaient absorber les universités publiques, dans les Etablissements privés d’enseignement supérieur. Selon les dernières statistiques disponibles, près de quarante mille (40 000) étudiants ont été orientés par l’Etat du Sénégal dans les Epes compte non tenu de la cohorte des bacheliers de l’année scolaire 2016-2017.

Oumar KANDE

D’après une étude de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), la contribution du secteur de l’environnement dans le Pib du Sénégal est estimée à 1,9%. Même si cela parait faible, les spécialistes indiquent que l’environnement est transversal. Par conséquent, certaines de ses productions sont comptabilisées dans d’autres secteurs.

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable, pour l’évaluation de la contribution de ce secteur au Pib, a signé, depuis 2015, un protocole de collaboration avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). A cet effet, une étude a été publiée le 8 février 2018. Elle évalue la contribution du secteur de l’environnement à 1,9% de la valeur ajoutée du Pib.

Le directeur général de l’Ansd, Babacar Ndir, soutient que cela parait faible. Mais, dit-il, il faut comprendre que les statistiques de l’environnement présentent quelques limites.

«L’environnement est un secteur transversal et on retrouve ses activités dans le secteur de la pêche, de l’agriculture, de l’élevage. Ce qu’il faut, c’est la construction de comptes satellites pour les secteurs qui contribuent à l’environnement ; ce qui permettra de connaître davantage la contribution réelle de l’environnement dans l’économie et ce qu’il apporte aux différents secteurs », explique-t-il. Soutenant la même thèse, Mamadou Diang Bâ, point focal environnement à l’Ansd, un des auteurs de l’étude, confirme qu’ils n’ont pris en compte que la création de richesses de la sylviculture (exploitation forestière) pour réaliser cette étude ; l’essentiel de la contribution étant supportée par les sous-secteurs de l’exploitation du bois de chauffe, du charbon de bois, de l’exploitation forestière etc.

Limites
Des produits qui sont comptabilisés dans l’agriculture ou la pêche n’ont pas été pris en compte dans cette étude. Cette dernière a comme but de montrer l’importance du secteur de l’environnement en termes de création de richesses, de potentiel de création d’emplois et de lutte contre la pauvreté. Elle doit aussi servir de plaidoyer pour améliorer la gouvernance du secteur et préparer l’élaboration des comptes stratégiques du secteur de l’environnement. Selon le directeur général de l’Ansd, cette étude s’est basée sur l’approche production du Pib.

« Malgré certaines limites relatives au caractère parcellaire de certaines données, elle a permis d’estimer que la contribution du secteur de l’environnement occupe une position stratégique dans les programmes de lutte contre la pauvreté surtout en milieu rural. La contribution de 1,9 % du secteur à la valeur ajoutée du Pib parait faible, mais l’évaluation ne prend pas en compte les services écosystémiques », laisse entendre Babacar Ndir.

Le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Cheikh Dieng, indique que cette étude marque un tournant décisif dans le processus de positionnement stratégique de ce secteur.

Il souligne qu’elle s’inscrit en droite ligne des recommandations de la Conférence des Nations unies sur l’environnement tenue à Rio.

Selon lui, le partenariat signé avec l’Ansd a aussi comme objectif de parvenir à mettre en place des comptes satellites de l’environnement pour aller au-delà de la nomenclature actuelle qui limite l’évaluation du poids réel du secteur dans l’économie.

Oumar KANDE

Un partenariat profitable au ministère de la Santé et de l’Action sociale et à la presse, au grand bénéfice des populations. Tel est le souhait de Abdoulaye Diouf Sarr qui a présidé, hier, une rencontre, à l’initiative de la Direction de la santé de la mère et de l’enfant, entre patrons de presse, journalistes spécialisés sur les questions de santé et des directeurs du ministère.

La Semaine de la santé de la mère et de l’enfant (6-10 février 2018) est une occasion pour Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, de convier des patrons de presse et des journalistes spécialisés sur les questions de santé à une rencontre. M. Sarr en a profité pour évoquer un partenariat profitable aussi bien au ministère de la Santé et de l’Action sociale qu’à la presse, au grand bénéfice des populations.

Lors de cette réunion, il a rappelé que le Sénégal a fait d’« importants progrès » dans le domaine de la santé maternelle et infantile. Car, a-t-il dit, pour les enfants de moins de 5 ans, le taux de mortalité a baissé de 72 pour 1000 à 51 pour 1000 entre 2010 et 2016. Le taux de prévalence contraceptive a augmenté ; de 12% en 2012, il est passé à 23% en 2017, soit une hausse de 11 points. Pendant la même période, la mortalité maternelle a baissé. De 392 décès, elle est maintenant à 315 pour 100.000 naissances vivantes. S’agissant du taux d’enfants complètement vaccinés, il est de 70% ; « le meilleur de la sous-région », a indiqué le ministre, même s’il a insisté sur l’objectif à atteindre qui est de 100%.

Malgré tout, des défis persistent, a souligné Abdoulaye Diouf Sarr. Et le Sénégal entend les relever, à l’horizon 2030, dans le cadre des Objectifs de développement durable (Odd), notamment la maîtrise totale du Sida, la réduction de la mortalité maternelle de 315 à 70 décès pour 100.000 naissances vivantes et celle infanto-juvénile de 51 à 20 pour 1000 naissances vivantes.

Le ministre a aussi évoqué les efforts consentis par les pouvoirs publics dans le domaine de la santé, particulièrement le lancement de la Couverture maladie universelle (Cmu) dont la pertinence pour les populations est l’accessibilité financière. Le but est d’atteindre un taux de 75%. Ici, il a précisé que c’est dans l’ordre du possible parce que dans le Niombato, grâce au professionnalisme, le taux a atteint les 69 % contre une moyenne nationale de près de 50%.

Il a toutefois estimé qu’il faut accentuer la communication afin d’arriver à « une transformation des consciences ». A cet effet, un partenariat « gagnant-gagnant » est, à son avis, plus que nécessaire avec la presse. Cela, pour arriver à une augmentation du temps d’antenne dans les radios et télévisions et promouvoir la production d’articles, de dossiers, de reportages et d’enquêtes dans la presse écrite sur les questions de santé. Les responsables des médias ont exposé les problèmes auxquels ils sont souvent confrontés, notamment la rétention d’informations et les charges liées à certains reportages.

Après des échanges qu’il a qualifiés de « fructueux », Abdoulaye Diouf Sarr a invité les agents du ministère de la Santé et de l’Action sociale à « ne pas négliger la communication » et à trouver des « passerelles » pour un partenariat bénéfique aux deux parties, non sans tendre la main à la presse et recommander au département qu’il dirige de mettre le prix.

Daouda MANE

Pour venir à bout de l’insalubrité et pour un meilleur environnement dans le département de Dakar, le Service d’hygiène a lancé, le 7 février 2018, dans la commune de Sicap-Liberté, le plan « Karangué » 4. Cette quatrième édition concerne toute les collectivités locales du département de Dakar. Selon le major Alla Ngom, chef de la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar, avec cette opération, l’objectif est de réduire de 80 % au moins le taux d’insalubrité en termes de gravats, ferraille et d’ordures dans chaque commune visitée. D’après ses explications, « Karangué » 4 s’inscrit dans la poursuite ininterrompue de l’intérêt général pour essayer de combattre l’insalubrité et préserver la sécurité des populations. « Notre environnement, à Dakar, est agressé par des dépôts de gravats, de ferraille et d’ordures ménagères ; ce qui crée une situation d’insécurité intolérable. C’est pourquoi on a mis en place comme riposte ce mécanisme fédérateur qui est « Karangué », a soutenu M. Ngom.

Il a révélé que le coût de ce plan est de trois millions de FCfa avec une durée d’exécution de dix mois. Pour sa mise en œuvre, 35 éléments seront mobilisés avec quatre véhicules d’intervention. Le major Ngom a en appelé alors à la participation des communes et des partenaires « pour permettre de vaincre l’insécurité et de sauvegarder la santé des populations ».

Dans ce sens, le maire de la commune de Sicap-Liberté, Santi Sène Agne, a dit sa reconnaissance d’accueillir le lancement de ce plan destiné à l'ensemble des communes du département de Dakar. Convaincu que « pour un esprit sain, il faut un corps sain, dans un environnement sain », il a noté que leur Conseil municipal fait de l’environnement et du cadre de vie des populations une priorité. C’est ainsi que la commune, selon lui, a déployé des équipes d’assainissement et de protection de l’environnement, lesquels sont toujours d'ailleurs sur le terrain pour nettoyer le périmètre communal, sous la protection d’une équipe de sécurité qui fait respecter certaines normes de protection de l’environnement aux populations.

Le sous-préfet de l’arrondissement de Grand-Dakar, Paul Basse, a assuré que les autorités administratives vont appuyer les opérations du Service d’hygiène dans tout le département. Mais, à son avis, il faut surveiller et encadrer les dépôts de gravats et d’ordures dans les communes en alliant sensibilisation et mesures coercitives.

Oumar KANDE

Les syndicats d’enseignants se sont fortement mobilisés hier à Thiès. Ils réclament le respect des accords signés avec le gouvernement dont le plus essentiel, en ce moment, est celui relatif à l’alignement de leurs indemnités de logement avec celles des autres agents de la Fonction publique de même niveau.

Il y a de cela un demi-siècle, les cheminots avaient paralysé, depuis Thiès, le trajet Dakar-Bamako. Hier, les enseignants du Sénégal ont aussi choisi la capitale du rail pour faire une marche de protestation. Leur revendication phare est la matérialisation de l’accord sur l’alignement de leurs indemnités de logement à celles des autres agents de la Fonction publique de même niveau. Pour le secrétaire général du Cadre unitaire syndicale des enseignants du moyen-secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye, c’est « une revendication essentielle qui pose un problème d’équité et de justice sociale ».

De la gouvernance à la Promenade des Thièssois, les enseignants ont brandi des pancartes sur lesquelles on peut aussi lire : « Paiement de tous les rappels », « Augmentation substantielle des indemnités de correction », « Délivrance des actes en souffrance au ministère de la Fonction publique », etc. « Cette marche montre, encore une fois, la détermination des enseignants à faire aboutir leurs revendications », a dit le secrétaire général du Cusems. Sur la question des indemnités de logement, Abdoulaye Ndoye a souligné que « la proposition faite par le gouvernement montre qu’il n’a pas d’ambition pour l’école sénégalaise ». Poursuivant, il a indiqué qu’ils veulent dire « au président de la République, Macky Sall, qu’on ne peut pas avoir un pays émergent si on a des enseignants démotivés, démoralisés et disqualifiés ainsi qu’un système éducatif en lambeau ». Selon lui, pour l’intérêt général et pour l’intérêt supérieur de la nation, mais aussi pour permettre aux élèves de retourner dans les salles de classe et aux enseignants de rependre les enseignements, le gouvernement doit comprendre que la question la plus cruciale, aujourd’hui, est celle de l’école. « Que le gouvernement respecte les accords signés comme la délivrance des actes en souffrance au ministère de la Fonction publique, la formation diplômante de tous les professeurs titulaires de diplômes spéciaux, la livraison des parcelles promises aux enseignants, le paiement de tous les rappels d’intégration, de validation et d’avancement, etc. Nous disons aussi au président Macky Sall que, s’il veut sauver l’école, il peut le faire maintenant », a averti le syndicaliste. Pour le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire (Saems), Sawrou Sène, la marche de Thiès marque le début d’un processus qui consiste à faire respecter au gouvernement du Sénégal les engagements pris devant les enseignants. « Nous ne sommes plus à une époque où les enseignants se contentent d’exercer un métier dont on dit que c’est un sacerdoce. Le sacerdoce ne nourrit pas son homme. Le gouvernement est obligé de rétablir un système de rémunération équitable dans la Fonction publique », a-t-il laissé entendre.

Ndiol Maka SECK

Directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) pour l’Afrique du l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom travaille à aider les pays africains à réussir la capture du dividende démographique. Toutefois, il estime que le leadership et une réponse coordonnée et multisectorielle sont une nécessité pour tirer profit au maximum du dividende démographique.

Vous avez travaillé à faire comprendre le profit que l’Afrique peut tirer du dividende démographique. Aujourd’hui, le véhicule a de l’essence et a démarré (pour reprendre votre expression). Ne va-t-il pas rencontrer des obstacles majeurs sur la route ?
D’importants efforts ont effectivement été réalisés par l’Unfpa pour une meilleure compréhension et une adoption du dividende démographique au plus haut niveau. La feuille de route, adoptée par l’Union africaine, en juillet 2016, à Kigali, et lancée, en janvier 2017, à Addis-Abeba, par les chefs d’Etat et de Gouvernement, en est une parfaite illustration. Aujourd’hui, le véhicule a effectivement de l’essence et il faut qu’on aille de l’avant. Cependant, comme dans tout processus de développement, il y a des obstacles ou des risques à prévoir et à mitiger. Les plus importants, en ce qui concerne le dividende démographique, sont l’appropriation nationale et le manque de ressources nécessaires pour assurer leur pérennité. Toutefois, l’approche participative qui a été menée largement dans ce processus et se poursuivra permet d’envisager des risques moindres et d’être optimiste pour la suite.

Quant à la mobilisation des ressources, nous avons déjà des succès. Le projet sur l’Autonomisation de la femme et le dividende démographique au Sahel (Swedd), mis en œuvre dans six pays de la région Afrique de l’Ouest et du Centre depuis 2016, en est la parfaite illustration et les évaluations annuelles à mi-parcours réalisés le confirment. Cette initiative, menée au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Tchad et en Côte d’Ivoire, est considérée comme un modèle de résilience pour les populations et constitue déjà une source d’inspiration pour le développement des autres pays de la région. C’est le parti pris de l’Unfpa, celui de travailler en étroite collaboration avec tous les acteurs, y compris les bénéficiaires, à identifier les bonnes pratiques et à les passer à l’échelle en étendant cette initiative à d’autres pays, voire d’autres régions.

La bonne gouvernance est une des roues du dividende démographique. Or, la mal gouvernance est souvent décriée dans nombre de nos Etats. Dans ce cas, ne craignez-vous pas un fiasco ?
La mal gouvernance constitue un phénomène qui touche certains de nos pays comme en témoigne le rang peu enviable qu’occupe l’essentiel des Etats africains dans le classement international du rapport « Doing Business ». Elle participe considérablement à anéantir les progrès réalisés dans le processus de développement et constitue, de ce fait, une redoutable force de frottement à l’effort de capture du dividende démographique. Malgré tout, je reste confiant. L’Afrique s’est résolue à relever ce défi majeur et nous devons l’accompagner. Les nombreux investissements étrangers directement orientés vers l’Afrique et qui contribuent à améliorer, de façon significative, le climat des affaires constituent des signes encourageants et traduisent les progrès remarquables réalisés dans la région dans ce domaine.

Il est, par ailleurs, heureux de noter que cette question de la mal gouvernance est prise très au sérieux par les leaders africains puisque le thème du récent Sommet de l’Union africaine, organisé en fin janvier 2018, a porté sur la corruption qui est une composante essentielle de la mal gouvernance. Des déclinaisons concrètes devraient découler de cette rencontre et participeront à la définition de mesures fermes pour inverser les tendances lourdes et pour bien des pays du continent. Nous ne pouvons que nous réjouir, en tant qu’Agence des Nations unies, de ce nouvel agenda de l’Union africaine contre la corruption. La pleine possession de ses ressources domestiques permettra à l’Afrique d’investir davantage dans les secteurs prioritaires que sont la jeunesse, la santé, y compris de la reproduction, la qualité de l’éducation et de la formation, en vue d’avoir une main d’œuvre capable de générer une économie florissante. En un mot, c’est cela la capture du dividende démographique.

Le leadership est nécessaire pour réussir le dividende démographique. Vous avez rencontré presque tous nos Chefs d’Etat. Sentez-vous en eux ce leadership ?
Le leadership constitue l’épine dorsale pour tirer au maximum profit du dividende démographique. Dans le cadre du plaidoyer en faveur du dividende démographique, j’ai effectivement rencontré la majorité des Chefs d’Etat des 23 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre et j’ai constaté un engagement et une détermination sans faille. Nous avons embarqué dans la même dynamique les anciens Chefs d’Etat à travers le symposium organisé, à Dakar, en 2016, sur le dividende démographique. On peut noter également la récente mobilisation d’un nombre impressionnant de Premières dames d’Afrique, le 18 octobre 2017, à Abidjan, considérées désormais comme les ambassadrices et les championnes des changements sociaux qui doivent nous aider à accélérer la capture du dividende démographique dans leurs pays respectifs. Je souligne, en passant, la participation de la Première dame du Sénégal. Le continent et ses acteurs sont en train de se mobiliser.

Au Tchad, plus d’un millier d’imams étaient en conclave du 24 au 27 juillet 2017 et ils sont arrivés à la conclusion qu’il était vital d’orienter les priorités du continent vers une meilleure maîtrise de la croissance démographique pour lutter contre la pauvreté et donc, d’évoquer la question de la planification familiale. Egalement, lors de la dernière Conférence internationale sur le Sida - Icasa - à Abidjan, du 4 au 9 décembre 2017, un réseau de journalistes africains, spécialistes de l’information et de la communication, a été créé dans le but d’accentuer la visibilité et la compréhension du grand public sur les questions de santé y compris de la reproduction, de population et développement afin d’accompagner la feuille de route de l’Union africaine. Je peux, sans hésitation, vous rassurer que la détermination et le leadership de l’ensemble des Chefs d’Etat africains sont bels et biens réels et sans faille !

Le croît démographique ne constitue-t-il pas un frein pour l’Afrique ?
Un croît démographique non maîtrisé entraîne la multiplication des défis à relever en termes de réponse à une forte demande sociale. Le taux d’accroissement démographique record de 2,7% enregistré par l’Afrique subsaharienne, contre 1,2 % au niveau mondial, ne semble pas militer en faveur du développement du continent si l’on interroge la quasi-totalité des indicateurs de développement. L’on constate, en effet, que pour la plupart de ces indicateurs, l’Afrique occupe le bas de l’échelle dans le classement des régions du monde (source : Unfpa Wcaro 2016). Il est ainsi important pour les pays africains d’accélérer leur transition démographique afin de maîtriser la croissance de la population et apporter une réponse positive aux nombreuses sollicitations des masses.

Réussir le dividende, c’est aussi faire confiance au génie africain. Est-ce le cas sur le continent ?
Absolument ! L’Afrique que nous voulons à l’horizon 2063, c’est-à-dire une Afrique intégrée, prospère et en paix, une Afrique dirigée et gérée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale, passera nécessairement par la capture du dividende démographique. C’est, en effet, ce que les leaders africains ont reconnu en adoptant la feuille de route de l’Union africaine sur le dividende démographique que j’ai évoquée plus haut. A travers le continent, particulièrement dans l’écrasante majorité des pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre, l’Unfpa a facilité le lancement de cette feuille de route à l’échelle nationale et son alignement aux plans nationaux et sectoriels de développement ; j’y ai veillé personnellement. L’Unfpa a également apporté son appui pour l’engagement des chefs religieux et coutumiers et des organisations de jeunesse ; la redynamisation des réseaux des parlementaires, des journalistes et des spécialistes de communication en population et développement ; et le renforcement des capacités nationales pour le développement de profils suivant l’approche des Comptes de transferts nationaux (Nta).

A cet égard, je veux saluer le partenariat vibrant avec le Crefat qui fait un travail extraordinaire dans la sous-région avec mes collègues. Comme vous pouvez le constater, ce génie africain est en train d’être testé avec des actions concrètes sur le terrain.

Entretien réalisé par Daouda MANE

Bien que le texte sur la réglementation de la médecine traditionnelle soit sur la table de l’Assemblée nationale, l’Inter-ordre des professionnels de la santé du Sénégal appelle l’Etat à le retirer et à le réviser pour une meilleure protection des populations et des animaux.

L’Inter-ordre des professionnels de la santé du Sénégal a appelé l’Etat à réviser le texte sur la réglementation de la médecine traditionnelle. « Nous sommes pour la réglementation de la médecine traditionnelle. Seulement, nous estimons que le contenu actuel du texte qui se trouve à l’Assemblée nationale doit être révisé avant son adoption », a déclaré Dr Mouhamadou Sow, membre de l’Inter-ordre. Il prenait part à l’atelier de formation et de sensibilisation des vétérinaires et para-vétérinaires sur la Résistance aux antimicrobiens (Ram) ouvert le 5 février 2018 et organisé par la Fao, en collaboration avec l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal (Odvs).

« Nous devons créer un cadre de concertation entre l’Etat, l’Inter-ordre et les partenaires, pour qu’on puisse définir un texte adapté à nos réalités pour mieux protéger les populations et les animaux », a-t-il prôné.

Pour le représentant du ministre de l’Elevage, Dr Khadim Guèye, « la médecine traditionnelle est à surveiller ». « Nous sommes au courant des textes qui sont présentés à l’Assemblée nationale.

Le ministère sera vigilant pour que le Gouvernement soit mieux sensibilisé sur ce phénomène », a-t-il assuré, ajoutant que « ce n’est pas seulement à Touba que des camions sont saisis pour vente illicite de médicaments ». « Le plus grave, selon le conseiller technique n°1 du ministère de l’Elevage et des Productions animales, c’est le fait de voir les populations se rebeller quand les services vétérinaires se présentent sur le marché pour procéder au contrôle ». Dans le cadre de la lutte contre la vente illicite de médicaments, il a été constaté que les guérisseurs traditionnels utilisent des antibiotiques et les administrent aux malades humains et animaux.

« C’est très grave, d’autant plus que les malades ignorent le genre d’antibiotique qu’on leur a administré. Les microbes vont s’habituer à ces antibiotiques », a également déploré Dr Sow pour qui « s’ils rechutent, la maladie ne sera pas guérie et ce sera un échec thérapeutique qui va occasionner des pertes pour le patient et pour la santé, parce que la maladie sera plus grave et la prise en charge très coûteuse ».

Souleymane Diam SY

Le Bureau régional du Programme alimentaire mondial (Pam) pour l’Afrique de l’Ouest veut amener les Etats de cette région à prendre en charge la gouvernance du projet sur les repas scolaires.

Selon Constance Kobolar, chargée de programme unité repas scolaires du Pam, ce qui est souhaitable, c’est d’amener beaucoup d’acteurs à bord de ce dispositif. « Toute la question tourne autour des mécanismes de coordination et de suivi pour pouvoir amener l’Etat à prendre en main la gouvernance de ce programme », a-t-elle expliqué.

Prenant l’exemple de notre pays, elle a affirmé que le Sénégal dispose actuellement d’un cadre institutionnel clair avec un document politique qui a été adopté via des dialogues de haut niveau. Ce qui, à l’en croire, n’était pas le cas il y a quelques années.

« Le repas scolaire est actuellement mentionné dans tous les documents de stratégie et les plans au Sénégal. Le Gouvernement investit énormément d’argent. Il y a une direction des cantines.

Comme le Pam le fait, le Gouvernement utilise de l’argent cash pour acheter chez les producteurs », a ajouté Mme Kobolar. Dix-neuf pays sur les vingt de l’Afrique de l’Ouest ont un programme de repas scolaires soutenu par le Pam. Dans tous ces Etats couverts par le bureau régional, il y a des programmes nationaux soutenus par les Gouvernements. « Le programme de repas scolaires, surtout quand il est lié à la production locale, permet de contribuer à la résolution des problèmes de sécurité, de santé et de sécurité alimentaire. Quand un enfant reçoit un repas à l’école, cela calme la faim et lui permet également de se concentrer sur l’apprentissage. Généralement, ces programmes sont disponibles dans des zones d’accès difficile, vulnérables. Souvent ce sont des enfants de ménages modestes à qui on offre ces repas. Cela constitue un élément très important pour les enfants et les parents », a-t-elle poursuivi.

En 2016, plus de deux millions d’enfants ont bénéficié de repas scolaires du Pam, dont 48,7 % de filles dans la zone ouest africaine.

Oumar NDIAYE

Une enveloppe de 20 millions de dollars américains, soit environ 10 milliards de FCfa, est mise à la disposition de six pays du Sahel. Ce financement de la Banque mondiale servira à la mise en œuvre du Projet d’appui régional pour l’irrigation au Sahel (Parils).

La Banque mondiale vient d’octroyer 20 millions de dollars au Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss). La signature de l’accord de don s’est déroulée, le 5 février, au Palais des congrès à Niamey (Niger), entre le secrétaire exécutif du Cilss, Dr Djimé Adoum, et le représentant-résident de la Banque mondiale au Niger, Siaka Bakayoko. Cette aide financière sera utilisée pour l’exécution du Projet d’appui régional pour l’irrigation au Sahel (Parils) dans six pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad, Sénégal). Chaque pays aura une enveloppe de 25 millions de dollars Us.

« Le Parils est le premier projet opérationnel de l’Initiative pour l’irrigation au Sahel (2iS) et vise à répondre aux besoins concrets d’investissements des Etats et assurer, à l’échelle régionale, la qualité, l’harmonisation et la réplicabilité des solutions d’irrigation identifiées et mises en œuvre dans les Etats », indique un communiqué parvenu à la rédaction. Coordonnée par le Cilss, la 2iS est soutenue par les communautés économiques régionales (Cedeao et Uemoa) et appuyée par la Banque mondiale. « Elle s’inscrit dans la suite du forum de haut niveau sur l’irrigation, tenu en 2013, à Dakar, qui s’est conclu par l’adoption d’une Déclaration par les Gouvernements des six pays et leurs partenaires, invitant les parties prenantes à accroitre, dans les pays cités, les investissements dans l’irrigation, en vue d’atteindre 1.000.000 d’ha irrigués au Sahel à l’horizon 2020 », renseigne le communiqué.

Les 35% des bénéficiaires directs sont des femmes. Les personnes qui seront touchées indirectement sont estimées à 480.000. Il est également attendu la revitalisation d’environ 23.000 hectares.

« Les systèmes d’irrigation prévus bénéficieront directement à 58.000 agriculteurs, provenant majoritairement de ménages pauvres, avec un accent particulier sur la petite et la moyenne irrigation », précisent les rédacteurs du communiqué.

Idrissa SANE

Les responsables du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) annoncent une grève totale de 72 heures à partir du 20 février 2018. Cette fois-ci, le service minimum ne sera pas assuré. Cependant, les urgences seront décentralisées dans des structures de santé dont les noms seront communiqués aux populations.

Les structures de santé seront encore paralysées au courant de ce mois. Les responsables des différentes régions du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) ont annoncé une grève de 72 heures allant du 20 au 22 février 2018. Ils faisaient face à la presse, le 3 février dernier, pour évaluer les trois jours de grève de la semaine précédente.

Selon le secrétaire général du Sames, Dr Bouly Diop, ce mouvement d’humeur a connu un succès puisqu’étant suivi par tous les médecins membres du Sames. Seul un service minimum a été assuré aux populations. Pour les prochaines 72 heures, a-t-il dit, il n’y aura pas de service minimum. Les médecins qui promettent de passer à la vitesse supérieure dans leur lutte adoptent une nouvelle formule. Cette fois-ci, ils comptent centraliser les urgences dans une structure de santé. Dr Diop a promis de communiquer les noms des hôpitaux et centres de santé qui seront désignés dans chaque région pour les assurer. « Les autres structures seront complément paralysées puisqu’elles n’assureront pas le service minimum, souvent offert aux patients. Ce sera une grève totale », a-t-il averti tout en a dégageant toute responsabilité des médecins.

« Nous comprenons que les populations souffrent à cause de ces grèves répétitives, mais c’est aux autorités d’alléger leur souffrance en respectant leurs engagements », a précisé le secrétaire général du Sames. Il a rappelé que, la semaine dernière, les syndicalistes et des représentants du Gouvernement se sont rencontrés, mais rien n’est sorti de cette réunion. « Nous étions surpris et déçu de la position du Gouvernement qui est toujours à l’état de promesses, alors que nous attendons la matérialisation de tous les accords signés en mars 2014 », a fait savoir Dr Bouly Diop.

Ces accords portent sur plusieurs points dont la revalorisation des salaires des médecins. En effet, les médecins généralistes sénégalais perçoivent des salaires dérisoires allant de 300.000 à 325.000 FCfa. Les spécialistes touchent environ 425.000 FCfa. « C’est injuste parce que nous avons bac plus douze années d’études universitaires », a dénoncé un des membres du Sames.

Les syndicalistes ont aussi déploré le fait que le Gouvernement, depuis 2014, n’est pas capable de matérialiser un seul point du protocole d’accords. Lesquels tournent, entre autres, au statut du médecin, au régime indemnitaire, à la revalorisation des salaires et à l’indemnité de logement.

Eugène KALY

Le centre pédiatrique de Pikine a abrité la cérémonie de remise de financement à sept Organisations communautaires de base (Ocb) de la banlieue. D’une valeur de 72 millions de FCfa, ce financement est accordé par la Banque mondiale dans le cadre du projet appelé « Vers un mouvement citoyen des quartiers précaires de la banlieue ». Ce dernier vise à renforcer les capacités des Ocb de Pikine et Guédiawaye à contribuer à l’amélioration de l’environnement urbain. Sur le terrain, il s’agira de mettre en place un mécanisme de financement de micro-projets permettant aux réseaux d’Ocb d’améliorer l’environnement des quartiers inondés.

Le projet vise aussi à renforcer la capacité opérationnelle des réseaux d’Ocb à gérer des projets, à se structurer à plus grande échelle et à gérer les réalisations de manière pérenne. La directrice nationale de Plan international Sénégal, Oumy Lakh Sall, a précisé que la finalité de ce projet est de permettre aux populations des zones concernées de vivre dans un environnement sain et salubre. Le projet s’appuiera sur les dynamiques organisationnelles existantes et les efforts en cours entrepris par les partenaires et pouvoirs publics pour améliorer l’environnement de ces communes. Ainsi, des interventions axées sur cinq domaines prioritaires seront mis en œuvre, en conformité avec la politique nationale de l’Etat du Sénégal. Il s'agit de l’assainissement liquide, le drainage des eaux pluviales, la gestion des déchets solides, l’érosion côtière et l’aménagement urbain.

Le coordonnateur de l’Urbasen, Pape Hamet Keïta, a souligné que ce projet, contrairement aux précédents, est conçu et défendu par les populations elles. « D’ailleurs, ce sont elles-mêmes qui vont le mettre en œuvre, sous le contrôle et l’encadrement de Plan international et Urbasen », a-t-il avancé. Pour le maire de Médina Gounass, Beïdy Bâ, ce projet s’inscrit dans une dynamique complémentaire par rapport à ceux déjà mis en œuvre par l’Etat du Sénégal dans la commune de Médina Gounass, voire dans la banlieue. « Vers un mouvement citoyen des quartiers précaires de la banlieue de Dakar » est un projet financé par l’Union européenne (Ue) sur une période de 2 ans. Il est mis en œuvre dans les communes de Médina Gounass, Djeddah Thiaroye Kao et Wakhinane Nimzath.

Abdou DIOP

Le Concours national de dissertation de la Fondation Uba a livré ses résultats. Les douze finalistes ont reçu leur prix hier. Ils ont été sélectionnés parmi 1.315 candidats. Mbaye Ndiongue, élève en classe de Terminale au Prytanée militaire de Saint-Louis, a fini à la première place.

Après plusieurs mois d’épreuves, le Concours national de dissertation de la Fondation United bank for Africa (Uba) a permis la consécration de douze jeunes élèves du Sénégal. Au départ, il y avait 1.315 candidatures pour les classes de Première et de Terminale, selon le responsable du jury, Abdoul Aziz Kébé. Avec ce nombre important, il a fallu procéder à une présélection pour départager les élèves. C’est ainsi que les 1.315 candidats ont eu à disserter sur : « Pourquoi la littérature sert-elle souvent de cadre pour exprimer l’insatisfaction ? » Par la suite, les douze finalistes ont traité le second sujet titré : « Dans quelle mesure le livre permet-il la construction de l’image de soi ? » Abdoul Aziz Kébé, également un des correcteurs des épreuves, a estimé que le concours a été organisé dans des conditions acceptables. Il a surtout apprécié le niveau des candidats, car, selon lui, les correcteurs « ont eu à se régaler en lisant certaines copies ». Lors de la remise des lots, les finalistes ont reçu chacun un ordinateur. Les trois premiers ont été doublement primés, recevant chacun une bourse d’études d’au moins un million de FCfa. Et c’est Mbaye Ndiongue, élève en classe de Terminale au Prytanée militaire de Saint-Louis, qui a été classé premier au concours. En plus d’un ordinateur portable, ce jeune de 19 ans a bénéficié d’une bourse d’études de 2,7 millions de FCfa. Très content, l’élève a soutenu que son secret est de travailler dur et de beaucoup lire, car, à son avis, « dans ce monde, le seul rempart, c’est la culture générale et la connaissance de l’autre ».

A part Mbaye Ndiongue, les autres finalistes sont des filles. La deuxième au concours s’appelle Ndèye Ngoné Diaw. Cette élève du lycée Amadou Sow Fall de Saint-Louis bénéficie aussi d’une bourse d’études de 1,9 million de FCfa, en plus d’un ordinateur portable. Karine Marie Bernadette de Souza, qui vient de l’Institut Notre Dame, a terminé à la troisième place et bénéficie aussi d’une bourse d’études d’un million de FCfa et d’un ordinateur portable. Les autres finalistes viennent du lycée de Richard-Toll, du Groupe scolaire Gaston Berger, de Notre Dame du Liban... La présidente de la Fondation Uba, Bola Atta, s’est félicitée de l’opportunité qu’offre ce concours à ces élèves et à leur famille. Pour elle, il est important d’investir dans l’éducation, parce que l’Afrique en a besoin pour son développement. Même avis chez l’administrateur directeur général d’Uba Sénégal, Amie Ndiaye Sow, qui a remercié le ministère de l’Education nationale et les proviseurs des lycées pour leur disponibilité. « Nous sommes convaincus qu’il faut soutenir l’éducation qui est le pilier du développement », souligne-t-elle.

La représentante du ministère de l’Education nationale, Astou Fall, a rappelé que le ministre magnifie ce partenariat privilégié avec la Fondation Uba, lequel « vient en appoint au travail des autorités qui rentre dans la quête d’excellence ».

Ce concours s’inscrit en droite ligne du programme « L’Afrique qui lit » qui s’est déroulé au Nigeria, au Ghana et au Sénégal.

Oumar KANDE

Le renforcement de la gouvernance des Aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (Apac) a été au centre d’une rencontre organisée à Djilor Djidiack. A l'occasion, les bases de la mise en place d’un réseau national ont été jetées par les acteurs bénéficiaires venus des différentes zones d’intervention du projet.

A l’issue de l’atelier d’auto-évaluation participative de l’initiative Icca-Gsi au Sénégal, il est envisagé la mise en place d’un réseau national par les acteurs bénéficiaires venus des différentes zones d’intervention du projet. L’Icca-Gsi est exécuté par le Programme de micro financements du Fonds pour l’environnement mondial (Pmf/Fem), administré par le Pnud pour le compte du bureau des Nations unies pour les Services d’appui aux projets (Unops). Ce programme, selon Khatary Mbaye, coordonnateur national sénégalais, « a pour mission de soutenir les actions communautaires initiées par les populations locales en vue de contribuer à la lutte contre la dégradation de l’environnement local et mondial ».

Il a indiqué que, « pour la circonstance, plusieurs sites ou espaces naturels ont été identifiés dans certaines zones du Sénégal, à savoir en Casamance, au Sine-Saloum, dans les régions de Tambacounda, Saint-Louis, Kédougou, entre autres, et dénommés Aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (Apac) ». Ces dernières, a ajouté M. Mbaye, sont conservées, depuis plusieurs décennies, par les populations locales, donnant ainsi l'exemple du bois sacré en Casamance et tant d’autres forêts. L’atelier de Djilor Djidiack a été également un prétexte pour voir l’état d’avancement des activités réalisées par les bénéficiaires. Il a réuni une trentaine d’acteurs qui ont saisi l’occasion pour identifier et échanger sur les bonnes pratiques et leçons tirées de l’exécution des projets arrivés à termes ou en cours. Un partage a aussi été fait sur l’objectif visé pour un renforcement de la gouvernance des Apac et en perspective de la création d’un réseau national des Apac. Selon Alexandre Hyacinthe Coly, président de l’association « Kamaloor be kafankanté » (Kabeka), le réseau qui sera mis en place leur permettra de mettre en synergie leurs forces et de mutualiser les moyens pour une plus grande efficacité. Pour le Pr Assane Goudiaby, membre du Comité de pilotage du programme, les populations sont toujours motivées pour la conservation et à la restauration de la réserve communautaire de Djilor Djidiack, appelée « Kholou ndik », à travers des actions de reboisement. Par ailleurs, le succès qu’a connu le projet et l’importance des superficies d’anciens sites de mangroves ainsi que des terres dégradées non encore réhabilitées ont motivé le groupement Sédar Diaga Senghor, regroupant uniquement des femmes, d’y entreprendre une nouvelle phase pour venir en appoint au Comité inter-villageois de surveillance.

Mouhamadou SAGNE

Les résultats de l’Inspection d’académie de Pikine-Guédiawaye aux différents examens et concours de 2015 à 2017 sont jugés globalement satisfaisants. Cependant, les responsables comptent sur le respect des engagements du Contrat de performance et l’appui des partenaires pour les améliorer.

L’Inspection d’académie (Ia) de Pikine-Guédiawaye a enregistré, à la dernière session du Cfee, un taux de réussite 56,92% : légèrement au-dessus de la moyenne nationale (56,74%). Entre les sessions de 2016 et de 2017, les écarts sont négatifs dans l’ensemble des Inspections de l’éducation et de la formation (Ief). A la session de la même année du Bfem, l’Ia fait partie du peloton de derrière au niveau national comme en 2016.

Cette année, le taux de réussite (34,59%) a connu une baisse de 10,52 points par rapport au taux national (45,11%). En dehors de Pikine, toutes les Ief ont enregistré des écarts négatifs.

Durant les sessions de 2016 et de 2017, l’Ia a obtenu des taux de réussite assez satisfaisants au baccalauréat technique. Toutefois, il y a lieu de développer des stratégies pour améliorer les performances de l’académie qui ont connu une baisse de 6,85 points.

Au Concours général, l’Ia de Pikine-Guédiawaye s’est distinguée avec 7 premiers prix, 6 deuxièmes prix et 22 accessits. Ce qui porte le total à 35 distinctions. Il faut souligner que le lycée Seydina Limamou Laye s’est le plus illustré avec 21 distinctions (4 premiers prix, 5 deuxièmes prix et 12 accessits). A noter également la percée des établissements privés comme Daroul Imane (1 premier prix, 1 deuxième prix et 2 accessits), Groupe scolaire Educazur (2 accessits) et le groupe scolaire David Diop Mendès (1 accessit). Pour le concours d’entrée au lycée d’excellence de Diourbel, l’Ia a enregistré 17 admis sur les 59 sélectionnés au niveau national, soit un taux de 28,81 %. Le candidat classé 3ème est élève aux cours privés Aïnoumady Excellence de l’Ief de Keur Massar.

S’agissant du concours d’entrée à la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée, la seule candidate admise vient de l’école Martyrs A de l’Ief de Thiaroye. Concernant le concours d’entrée au Prytanée militaire, l’Ia a enregistré un candidat admis venant de l’école Lgi Mbao de l’Ief de Thiaroye. Au concours de dictée Paul Gérin Lajoie (Pgl), l’Ia a remporté les deux premières places. Les lauréats viennent des écoles Saint-Louis Marie Grignion de l’Ief de Keur Massar et Lgi Mbao de l’Ief de Thiaroye. Quant au concours Sciences, technologies, mathématiques (Stem), la 2ème lauréate est élève en classe de 1ère S au lycée El Hadji Ibrahima Diop de Yeumbeul. L’Inspecteur de l’Ia de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade, a estimé que, globalement, l’académie a enregistré des résultats assez satisfaisants aux examens et concours.

Toutefois, il est convaincu qu’il y a lieu de travailler à l’amélioration des résultats au Bfem (34,59 %) où les scores sont en deçà du taux national (45,11%). « Le respect des engagements, déclinés dans les Contrats de performance, et l’appui des partenaires combinés aux efforts des divers acteurs pourraient aider à améliorer les résultats de l’académie », a soutenu M. Wade.

Abdou DIOP

Les exploitants forestiers de Kolda demandent au président Macky Sall de surseoir à la suspension des autorisations de coupe de bois prise suite à la tuerie de Boffa.

Les exploitants forestiers de la région de Kolda affiliés à l’Union nationale des coopératives des exploitants forestiers du Sénégal (Uncefs) saluent la décision du président de la République, Macky Sall, de suspendre les autorisations de coupe de bois suite aux douloureux évènements survenus récemment dans la région de Ziguinchor. Ils se sont réunis, mercredi, à Kolda, pour se prononcer sur cette décision qui vise à préserver les derniers massifs forestiers du Sénégal fortement menacés par l’exploitation abusive du bois. A cette occasion, ils ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes de cette tuerie qui a coûté la vie à 14 de nos compatriotes. Poursuivant la réunion, ils ont demandé au chef de l’Etat de renforcer le contrôle de l’exploitation de nos ressources naturelles pour mettre un terme au pillage de nos forêts et se sont dit prêts à l’accompagner dans ce sens. Toutefois, les exploitants forestiers ont estimé que l’application de cette mesure aura des conséquences désastreuses sur leurs activités dans la mesure où ils doivent de l’argent aux institutions financières locales qu’ils doivent absolument rembourser. Ils ont également des employés sénégalais à payer et des familles à nourrir en tant qu’employeurs et pères de famille.

Au regard de toutes ces considérations, ils ont sollicité la compréhension du chef de l’Etat et lui ont demandé de surseoir à cette mesure. « Nous demandons au président de la République d’avoir le sentiment que c’est des Sénégalais qui risquent d’être privés de leur pain. Nous avons emprunté de l’argent au niveau des banques que nous avons investi dans l’exploitation du bois. Si nous ne parvenons pas à finaliser cela, c’est un sérieux problème. Nous demandons au président de la République de renforcer les moyens de surveillance de la forêt, mais aussi de ré-autoriser l’exploitation forestière dans les meilleurs délais », a déclaré Mamadou Salif Mballo, secrétaire national des exploitants forestiers du Sénégal, parlant au nom du président de l’Uncefs, Abdoulaye Sow.

Les exploitants forestiers ont été pris de court par la mesure de suspension des autorisations d’exploitation de la forêt qui doit, en principe, entrer en vigueur le 15 février prochain, si l’on en croit M. Mballo.

Mamadou Aliou DIALLO

« Les stratégies mises en œuvre au Sénégal depuis plusieurs années ont connu un niveau de saturation faisant qu’on ne pouvait pas aller au-delà », déclare le Dr Oumar Sarr, directeur de la Santé de la mère et de l’enfant au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Cet élément justifie, entre autres, les raisons du ralentissement des progrès en planification enregistrés ces dernières années.

Le Sénégal fait désormais partie du lot des pays ralentissant les progrès en planification familiale en Afrique de l’Ouest francophone. Pourtant, il avait attiré tous les regards lors de la première phase d’exécution (2011-2015) du Partenariat de Ouagadougou. Un mouvement lancé en 2011 pour permettre aux femmes qui le désirent d’accéder librement aux services et méthodes de contraception dans les neuf pays francophones de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo). Surtout que ces derniers affichent les prévalences contraceptives les plus basses dans le monde. En effet, entre 2012 et 2014, le Sénégal a enregistré successivement des gains de 4 points. Le taux de prévalence est ainsi passé de 12 % à 20 % durant cette période. Cette performance exceptionnelle lui a valu son statut de leader parmi les Etats ouest-africains qui tentent de faire en sorte que chaque femme puisse accéder, sans contrainte aucune, et de façon volontaire, à la planification familiale.

Malheureusement, le Sénégal n’a pas pu atteindre, les années suivantes, les objectifs qui lui sont assignés dans le cadre du Partenariat de Ouagadougou. Surtout en 2016 et 2017 où des gaps importants ont été enregistrés. A titre illustratif, un écart de 10.645 femmes à enrôler dans les programmes de planification familiale a été noté en 2016. Car sur un objectif de 43.412 nouvelles femmes à recruter, il n’a réussi à en avoir que 32.767. L’année 2017 n’a pas été meilleure, le Sénégal n’étant pas en mesure de toucher les 86.800 femmes à intégrer dans les programmes de planification familiale. Avec 75.377 nouvelles femmes additionnelles recrutées, il lui manque un effectif de 11.423 femmes.

Alors, au moment où il est demandé aux pays du Po d’accélérer les progrès afin d’atteindre les objectifs fixés en 2020 et consistant à enrôler, dans les neuf Etats concernés, 2,2 millions de nouvelles femmes additionnelles, pourquoi un ralentissement au Sénégal ? « Cette baisse peut s’expliquer à plusieurs niveaux », avance le Dr Oumar Sarr, directeur de la Santé de la mère et de l’enfant au ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Saturation
Interrogé à Conakry, lors de la 6ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (12-14 décembre 2017), il a d’abord évoqué le contexte du Sénégal qui était en train d’élaborer son deuxième Plan d’actions national de planification familiale. « Cela a mobilisé toutes les énergies, faisant qu’au niveau opérationnel les choses ne se sont pas déroulées comme souhaité », explique le Dr Sarr, admettant que la deuxième raison pouvant justifier cette contre performance vient du fait que « les stratégies mises en œuvre depuis plusieurs années ont connu un niveau de saturation faisant qu’on ne pouvait pas aller au-delà ».

Le même constat est fait par Safiétou Diop Fall, du Réseau « Siggil Jigèen » et présidente de la Coalition des Organisations de la société civile pour la planification familiale (Osc/Pf) au Sénégal.

« Il y a une saturation au niveau des localités où l’on avait enregistré les meilleurs résultats », soutient-elle, estimant qu’il faut, aujourd’hui, « aller vers d’autres localités pour recruter de nouvelles femmes ».

Par Maïmouna GUEYE

AMELIORATION DE L’OFFRE DE SERVICES : LA SEGMENTATION DE LA DEMANDE, LA GÉNÉRALISATION DE LA PFPP ET DE L’AUTO-INJECTION POUR ACCÉLÉRER EN 2018
Dr Oumar SarrL’élargissement de la gamme d’offre de services de planification familiale sera au cœur des stratégies pour combler les écarts notés au Sénégal. Dans ce cadre, il sera élaboré un « plan de communication adapté qui cadre avec la segmentation », soutient le Dr Oumar Sarr, parlant ainsi de l’identification des femmes qui veulent espacer et de celles qui veulent arrêter pour des messages plus adaptés.

« Nous allons le dérouler en 2018 pour combler les retards constatés en 2016 et 2017 », indique le directeur de la Santé de la mère et de l’enfant. Le Dr Oumar Sarr pense particulièrement à l’élargissement de la gamme d’offre de services de planification familiale. « Nous allons aussi susciter la demande », informe-t-il, soulignant qu’un « plan de communication adapté qui cadre avec la segmentation sera élaboré » à cet effet. Selon lui, une telle stratégie va consister « à voir, du point de vue de la demande, quelles sont les femmes qui veulent espacer et celles qui veulent arrêter. Cela permettra à chacune de ces cibles de pouvoir comprendre le message qui lui sera adressé », argumente le Dr Sarr.

Poursuivant, il avance que les jeunes filles mariées ou non seront aussi dans la segmentation de la cible. « Il nous faut leur parler et leur faire des propositions en phase avec leur situation », ajoute le directeur de la Santé de la mère et de l’enfant qui informe qu’un accent particulier sera aussi mis sur l’approche multisectorielle. « Nous allons aussi travailler avec les secteurs ministériels : jeunesse, éducation, femme, famille… C’est une collaboration qu’il faut améliorer et nous allons nous y mettre avec les points focaux pour toucher les cibles spécifiques », étaye-t-il.

Estimant que l’objectif final sera mesuré en 2020, le Dr Sarr indique qu’ils sont dans cette dynamique. Dans ce cadre, il souligne : « Nous allons progresser en relançant les activités. C’est ainsi que nous allons introduire, en 2018, de nouvelles stratégies, notamment la Planification familiale post-partum (Pfpp) que nous allons généraliser. Il y aura aussi l’auto-injection chez les femmes avec le Sayanapress ». Ce dernier est une méthode de contraception que les femmes peuvent, elles-mêmes, appliquer si on leur montre comment se fait l’injection.

Pour Safiétou Diop, du Réseau « Siggil Jigèen », « les outils nécessaires » et la « volonté » pour aller très vite dans cette phase d’accélération sont bien présents au Sénégal. Pour cette raison, il estime que 2018 sera une année d’accélération. « Nous allons mettre en place une feuille de route sur les actions à cibler dans le Cadre stratégique de planification familiale. Nous allons aussi mettre toutes les ressources humaines et financières pour pouvoir accélérer », annonce-t-elle.

FIN DE CERTAINS PROJETS
Parmi les raisons pouvant justifier la baisse de performance au Sénégal, le Dr Oumar Sarr ajoute « la fin de certains projets » dont le programme Santé de l’Usaid et le projet Issu (Initiatives sénégalaises de santé urbaine). De ce fait, des actions d’envergure n’ont pas pu être menées, relève-t-il. Entre autres raisons évoquées par Safiétou Diop, du Réseau « Siggil Jigèen », l’entrée du Sénégal dans le Global financing facilities (Gff) ou Mécanisme mondial de financement de la santé. « Nous devions préparer notre candidature ; ce qui nous a pris beaucoup de temps. Cela a d’ailleurs ralenti les progrès au niveau national », confie la présidente des Osc/Pf du Sénégal et vice-présidente de la Coalition régionale des Osc/Pf. Mme Diop cite aussi « l’élan de révision des textes ». Notamment entre 2016 et 2017, période qu’elle considère également comme « une année d’élaboration de documents sur la santé de la reproduction ». Safiétou Diop fait notamment allusion au plaidoyer pour la signature du décret d’application de la loi sur la santé de la reproduction votée en 2005 au Sénégal et à la revue du Plan d’action national budgétisé (Panb) de planification familiale.

UN OUTIL DE SUIVI ET DE CONTRÔLE CITOYEN À METTRE EN PLACE
Au-delà de l’accompagnement des collectivités locales et des entreprises, la présidente de la Coalition des Osc/Pf au Sénégal estime que la société civile doit se doter « d’un outil de suivi et de contrôle citoyen des engagements de l’Etat sur la Srpf (Santé de la reproduction et la planification familiale ». Safiétou Diop est d’avis que cela va aussi concerner les partenaires qui doivent, comme les pays, respecter les engagements pris. « J’estime que le contrôle ne doit pas seulement concerner les Etats. Toutes les parties prenantes doivent être suivies », avance-t-elle, invitant également « la société civile à s’auto-évaluer », « à se remettre en cause en cas de besoin et à se remettre au travail ». Mme Diop est, en effet, convaincue « qu’il faut que chaque partie prenne ses responsabilités ».

APPUI DES OSC/PF : PLUS DE 100 MAIRES SE SONT ENGAGÉS À FINANCER LA PLANIFICATION FAMILIALE
Pour atteindre les objectifs fixés en 2020 dans le cadre du Partenariat de Ouagadougou, l’Etat du Sénégal collabore aussi avec les Organisations de la société civile actives dans la promotion de la planification familiale. C’est ainsi que la société civile, révèle Safiétou Diop Fall, du Réseau « Siggil Jigèen », « de retour du Sommet Londres sur la planification familiale de 2017, a mis en place des stratégies pour accompagner l’Etat ». Dans ce cadre, un plaidoyer est en train d’être mené pour la mobilisation d’un financement local. « Plus de 100 maires se sont engagés à financer la planification familiale par l’organisation de consultations foraines. Ce financement direct nous a permis de disposer de plus de 90 millions de FCfa et d’enrôler plus de 1000 femmes dans la planification familiale de 2015 à nos jours », confie la présidente de la Coalition des Osc sénégalaises pour la planification familiale.

Elle précise aussi qu’un plan de mobilisation des ressources locales est élaboré pour toutes les localités. Il est déroulé à Dakar, Saint-Louis, Fatick, Diourbel et Kaolack. « Nous allons l’étendre vers les autres régions. Ces premières régions sont ciblées pour prendre en compte des actions stratégiques. Nous allons continuer à planifier la prise en charge des régions jusqu’à leur intégralité », explique Mme Diop. Selon, ils envisagent également « d’enrôler le secteur privé dans le financement de la planification familiale en ciblant des entreprises pour les emmener à assumer leur mission de Responsabilité sociétale ». Et à l’en croire, ce travail a déjà commencé avec l’entreprise Grande côte opération, qui exporte du zircon dans la région de Thiès, mais aussi avec la Sonatel à Mbour.

Par Maïmouna GUEYE

L’ingénieur Abdoul Khadre Diallo a rendu possible l’initiation à Internet, y compris en mode hors-connexion, grâce à une application qu’il a mise au point. L’usager peut, à l’heure de son choix et à son lieu de convenance, apprendre l’informatique. Cette innovation a été récompensée au concours « eGovLab ».

Le directeur de la startup Volkeno, Abdoul Khadre Diallo, a introduit une grande innovation dans l’initiation des jeunes aux technologies de l’information et de la communication (Tic). Ce Sénégalais, diplômé des prestigieuses écoles françaises, est l’auteur d’une application permettant d’enseigner l’informatique, y compris dans des zones hors connexion. « Nous avons développé un outil dénommé « Andu » qui permet aux gens d’apprendre les technologies sans Internet. Par technologies, nous faisons référence à la programmation web et mobile, au marketing digital et design graphique », a-t-il expliqué.

L’outil est un support d’auto-apprentissage. Les vidéos et les services, ainsi que les Questions à choix multiples (Qcm) créent un espace d’interaction. L’avantage est que ceux qui le désirent peuvent apprendre selon l’heure de convenance et à n’importe quel lieu. « Avec le logiciel « Andu », vous avez accès à des contenus de formation sous forme de vidéos, d’exercices et de Qcm qui vous permettent d’apprendre de façon autonome et sans dépendre de l’Internet. Si vous voulez mettre à jour les contenus, vous avez deux options : utiliser Internet ou notre box wifi dénommée «Andu Box» qui fonctionne comme un modem wifi, mais hors-ligne », a révélé Abdoul Khadre Diallo.

L’auteur est formel : les tests ont produit les résultats attendus. Les membres du jury interprètent cette application comme une avancée remarquable dans la réduction de la fracture numérique. Dans des pays où l’accès à Internet reste localisé dans certaines zones et réservé à des ménages aisés, « Andu » vient lever une contrainte à une initiation de masse. « Oui, il est possible de former des personnes qui sont dans des zones où il n’y a pas l’internet. En y déployant des « Box Andu », les gens auront la possibilité, via une application mobile ou une application sur ordinateur, de télécharger des contenus issus de la box », a défendu l’ingénieur.

Pour lui, c’est par l’appropriation des opportunités offertes par les nouvelles technologies que des pays comme les nôtres peuvent rattraper leur retard et donner aux jeunes la chance d’une insertion socioprofessionnelle ou de création d’emplois. « Dans le monde d’aujourd’hui (Afrique, Europe, Amérique, Asie), la technologie est en train de prendre une ampleur jamais vue. Cela amène des problèmes et donc, des opportunités sont souvent saisies par des startups technologiques. Et l’une de leurs caractéristiques réside dans le fait d’avoir besoin de développeurs, d’infographistes ou encore de personnes qualifiées en communication et marketing en ligne. Par exemple, en France, il y a un manque de plus de 40.000 développeurs », a fait savoir ce Sénégalais qui a eu son baccalauréat S1 au Sénégal en 2008 avant de s’envoler pour la France, précisément à l’Université de Compiègne, où il est diplômé dans la filière Génie informatique.

« Je me suis spécialisé dans la conception et la réalisation d’applications mobiles. Et j’ai travaillé dans une startup parisienne pendant six mois en tant que Lead developer mobile (Android & iOS) », a détaillé Abdoul Kadre Diallo.

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) classe cette startup dans la catégorie des innovations capables de moderniser l’administration sénégalaise. C’est pour cette raison que l’équipe a reçu le deuxième Prix au concours eGovLab-Challenge.

« Les jeunes ont bien compris qu’ils doivent s’impliquer dans la mise en œuvre du Pse. Les projets présentés durant ce concours apportent tous des solutions à des problématiques des secteurs porteurs du Plan Sénégal émergent (Pse) », a noté le directeur général de l’Adie, Cheikh Bakhoum.

Idrissa SANE

Happy coders academy (Hca) a été lancée le 26 janvier 2018 à Dakar. Cette école vise à booster l’intelligence des enfants.

L’école de « coding » et de robotique permet aux enfants de 4 à 15 ans de découvrir, puis de maîtriser le langage et les outils du digital. Mieux, ce système est un moyen pour booster l’intelligence de l’enfant qui, à travers cet apprentissage, comprend les appareils de son environnement. « Nous préparons votre enfant à comprendre le langage du futur », a précisé Alioune Guèye, directeur général de Happy coders academy (Hca), invitant à une réinvention de la pédagogie des enfants.

Selon lui, cette académie veut contribuer à l’évolution de l’écosystème du numérique dans le but de pousser les enfants à apprendre autrement. Dès lors, ces derniers seront habilités à travailler en groupe. « A l’école, ils réfléchiront différemment. Le « coding » est une autre grammaire de la scolarité », a ajouté M. Guèye. A l’en croire, les pensionnaires seront d’abord scolarisés dans le système normal (français, américain ou autre) et les mercredis, samedis après-midi ou les dimanches, ils viendront suivre une heure de cours par semaine. « C’est une activité parascolaire.

L’enfant apprend en s’amusant, car nous allons « didactiser » le contenu », a-t-il. Alioune Guèye à pour ambition de s’étendre sur le territoire sénégalais. « Nous devons occuper notre jeunesse. Il faut qu’on arrive à monétiser nos valeurs culturelles et savoir-faire », a-t-il laisser entendre, estimant d’ailleurs que les médias du futur sont sans conteste le numérique. « Ainsi, nous devons nous y conformer, si l’on veut être entendu. Cet établissement, une première au Sénégal, peut accueillir jusqu’à 150 enfants en permanence chaque année, car les sessions sont calées sur 6 à 8 enfants afin de pouvoir respecter l’encadrement qu’il faut. Et il faut un trimestre pour maitriser le processus d’initiation », a expliqué le Dg de Hca.

Abordant les frais de scolarité, le Pdg du Groupe Afrique challenge a signalé que chaque enfant paie en moyenne 30.000 FCfa par an. Des cours spéciaux seront aussi organisés durant les vacances.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans la dynamique de la Conférence du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme), la 8ème édition de l’It Forum s’est tenue à l’Institut français de Dakar. Lors de cette activité, plusieurs applications technologiques au service de l’école ont été présentées.

Dans le cadre du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme), la 8ème édition de l’It Forum, organisée à l’Institut français de Dakar, a rassemblé plusieurs spécialistes de l’éducation et des Tic. Compte tenu du fait que 94 millions d’enfants africains sont hors du système éducatif, les participants aux panels sont convaincus qu’avec la technologie on pourrait réduire ce nombre.

Gael Le Dréau, délégué international du réseau Canopé qui produit des ouvrages pédagogiques et du contenu audio pour l’enseignement, a indiqué que leur structure peut aider l’Afrique, car accompagnant aussi les enseignants dans l’utilisation des outils technologiques. A son avis « le numérique doit se transmettre sur la façon de travailler et peut permettre aux enseignants de mieux accomplir leur tâche ».

Pour cela, le directeur de E-éducation d’Orange, Thierry Coilhac, a informé que cette structure va équiper un collègue de Kaolack grâce une boite appelée « Aid 4 free », pour un meilleur accès des enseignants et des élèves au savoir sans une connexion Internet. Ce processus permet la mise en place d’une base de données où il y aura 4.000 vidéos sur des cours de mathématiques, 5.000 livres à télécharger gratuitement, des vidéos éducatives qui peuvent y être ajoutées par les enseignants pour un usage pédagogique, etc. « Cela rend un service immense à des élèves qui n’ont pas les moyens d’accéder à Internet. Cette boite leur permettra d’avoir accès à des milliers de supports pédagogiques », a-t-il soutenu.

Une autre plateforme appelée Youscribe a été aussi présentée lors de ce panel autour du thème : « Ces applications à la conquête de l’école ». Selon le spécialiste Juan Pilot De Cordbion, à l’image de Youtube, il s’agit d’une bibliothèque numérique ouverte à tous « et qui donne le pouvoir de publication et de recherche à chacun, en recueillant les écrits des étudiants, les cours des professeurs, etc. ».

Le tableau numérique du Repta
Pour inclure les enfants qui sont en dehors du système éducatif, le Réseau éducation pour tous en Afrique (Repta) a créé un tableau numérique interactif. Selon l’ancien ministre de l’Education, Mamadou Ndoye, responsable de cet organe panafricain, « le tableau est en relation avec un ordinateur qui a des ressources pédagogiques en sons, en images ou en textes ; ce qui peut permettre à chaque enseignant de pouvoir illustrer ce qu’il est en train de dire ou faire sur le tableau numérique à distance des apprenants. Ces ressources pédagogiques sont au service de l’enseignement de la lecture et de l’écriture en langue africaine d’abord, puis pour l’apprentissage du français à l’oral et à l'écrit ».

M. Ndoye a insisté sur l’importance de commencer par la langue maternelle, car, à son avis, c’est absurde de vouloir apprendre quelque chose qu’on ne connait pas dans une langue qu’on ne connait pas. « C’est évident pour tout le monde, sauf pour nous, Africains ». Poursuivant, il a expliqué que « les expériences montrent que les élèves sont deux ou trois fois mieux performants que les autres quand ils commencent par leur langue maternelle ».

Oumar KANDE

Le ministère de l’Education nationale bat en brèche le sureffectif des salles de classe, une idée véhiculée à travers les réseaux sociaux suite à la visite des Présidents Macky Sall et Emmanuel Macron au collège de Hann Bel-Air. « L’interprétation qui est faite de cette idée est complètement fausse et dénuée de tout fondement. Aussi bien les faits que le contexte de préparation de la visite peuvent l’attester », lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction. Le ministère renseigne que le collège de Hann Bel-Air a été réhabilité et a bénéficié d’une extension dans le cadre du Projet d’appui au développement de l’enseignement moyen dans la région de Dakar (Adem/Dakar). Outre Hann Bel-air, seize collèges ont été réhabilités grâce à ce projet. Idem pour la réhabilitation et l’extension de 9 autres existants ainsi que la construction de huit nouveaux établissements. « Ces nouvelles constructions et ces extensions ont justement pour finalité de faire baisser le nombre moyen d’élèves par classe dans les établissements scolaires et zones concernés », informent les rédacteurs du communiqué.

Pour le ministère de l’Education, l’augmentation de la capacité d’accueil aura forcément pour effet la réduction du nombre d’élèves par salle de classe. « Il est donc normal et compréhensible que le collège de Hann Bel-Air, qui a vu sa réhabilitation-extension le faire passer de 10 à 30 salles de classe, voit son ratio moyen d’élèves par classe baisser de manière significative. Et il est donc tout aussi normal et compréhensible que cette baisse intervienne au moment de l’inauguration, donc de l’occupation, par les élèves, des nouvelles salles de classe », précise le communiqué.

Idrissa SANE

Les populations du Gandiolais attirent encore l’attention des pouvoirs publics et des partenaires de l’État, sur l’urgence et la nécessité de mobiliser toutes les énergies, en vue d’une protection côtière durable de cette localité du département de Saint-Louis qui, à travers l’avancée de la mer, a subi une forte dégradation de son environnement avec la perte d’espace d’habitat et de zones d’agriculture.

Le député et maire de Ndiébéne Gandiole, Arona Sow, les responsables de l’association pour le développement du Gandiolais, les éco gardes mobilisés derrière leur président Moussa Niang de Mouit Gandiole et plusieurs autres notables de la commune de Ndiébéne Gandiole, se sont adressés à la presse pour rappeler que la brèche est passée de 4 m de large en 2003, à 7 km en 2017.
Ces Gandiolais ont mis à profit la visite d’Emmanuel Macron à Saint-Louis, pour attirer l’attention des chefs d’État français et sénégalais sur cette situation. Et, du fait même de cette situation, l’île de Doune Baba Dièye, Keur Bernard et des campements touristiques, ont disparu.

Selon l’ancien chef de village de Doune Baba Dièye, cette île est un village de plus de 400 ans, dénommé à l’époque coloniale, l’île de Bocost. Avec une population de 610 habitants, cette île se remarquait par la présence d’une biodiversité qui abritait une flore sahélienne en régénération et une faune très diversifiée (lapins, varans du Nil, tortues sulcate, tortues marines vertes migratrices, singes rouges, oiseaux, etc.).

L’écosystème de ce milieu, qui était fortement marqué par la sécheresse des années 80, avec une végétation fortement dégradée, surtout son tapis herbacé et sa population de mangrove, a subi, au fil du temps, une forte perturbation du fait des phénomènes de changement climatique avec la montée des eaux de mer.

A en croire le président de l’association des éco gardes du Gandiolais, ce village a toujours vécu grâce à l’élevage, l’agriculture et la pêche. L’agriculture et l’élevage se pratiquaient sur une bande de terre de 34 kms appelée “Langue de Barbarie”, qui relie l’hydrobase de Saint-Louis à l’embouchure du fleuve Sénégal. Cette bande de terre cultivable comprenait 144 jardins pour les 610 habitants de ce village. Dans ces périmètres, des cultures maraîchères de rue qui rapportaient des revenus substantiels par an aux habitants, y étaient pratiquées. Grâce à un tapis herbacé présent toute l’année et des points d’eau douce, l’élevage était aussi pratiqué.

La pêche maritime et la pêche continentale (fluviale), a-t-il enfin rappelé, permettaient aussi aux populations de survivre et d’exploiter une ressource crevettière abondante. Cette activité constitue, à elle seule, une source de revenus substantiels car pratiquée par tous les foyers du village. Jadis riche et prospère, le village de Doune Baba Dièye a disparu et ses habitants ont été finalement relogés à Diel-Mbam.

Mbagnick Karachi DIAGNE et Amadou Maguette NDAW

Selon certains experts du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, qui ont accompagné, samedi dernier, cette forte délégation des présidents Sall et Macron, la Langue de Barbarie est un écosystème fragilisé par les effets des changements climatiques.

C’est une bande de terre variant entre 20 à 400 mètres de largeur. Elle compte 50.000 habitants et enregistre la densité la plus élevée de la région de Saint-Louis (300 habitants au km2). Déjà menacée entre 1927 et 1930, un mur a été érigé pour protéger les populations contre les phénomènes d’érosion côtière. Avec l’ouverture de la brèche en 2003, combinée au rehaussement du niveau de la mer et à l’agressivité des houles, l’érosion côtière est devenue intense et s’est traduite par des effondrements des habitations le long de la Langue de Barbarie. Ces experts ont laissé entendre que des travaux d’urgence et de grande envergure sont en cours. Ils sont exécutés par le Groupe Eiffage/Sénégal. Il s’agit de la réalisation de la digue de 4 kms sur le littoral entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, constituée de trois éléments : les geobags, les gabions et les matelas Reno, de la stabilisation de l’ouvrage par des contreforts en gabions.
Le coût global des travaux est évalué à 4 milliards de FCfa. Ce projet est financé par l’État du Sénégal.

D’autres travaux permettront une meilleure protection de la zone de Guet-Ndar. L’objectif majeur est de protéger les populations de cette partie de la Langue de Barbarie contre l’érosion côtière et l’avancée de la mer. Ces travaux permettront de réaliser une digue frontale et d’aménager une zone d’accès. Ils coûteront globalement 16,5 millions d’euros et seront financés par la France.

Mbagnick Karachi DIAGNE et Amadou Maguette NDAW

L’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) a conduit les opérations techniques de mise en eau et de renforcement des capacités des acteurs pour le retrait de la réserve du Ndiaël sur la liste des sites en danger. Le deuxième site de station des oiseaux retrouvera ses fonctions. 

Les zones humides sont d’une importance capitale pour la préservation et la conservation de la biodiversité. La restauration de la réserve d’avifaune du Ndiaël, dans le cadre du Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag), mis en œuvre par l’Office des lacs et cours d’eau (Olac), répond à un besoin de sauver des écosystèmes d’une zone humide. « Les opérations techniques de remise en eau, de renforcement des capacités des acteurs et d’amélioration de la gouvernance du site, en vue de son retrait du registre de Montreux, ont été confiées à l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) », indique un communiqué parvenu à la rédaction.

Ce projet, financé par la Banque africaine de développement (Bad) et le Fonds pour l’environnement mondial, a revitalisé les voies d’eau et les écosystèmes. Les rédacteurs du document rappellent que, depuis 50 ans, la réserve du Ndiaël a été coupée de ses sources d’alimentation d’eau naturelle et se trouve ainsi partiellement asséchée. Elle figurait sur le registre de Montreux des sites d’importance internationale en danger. « Il s’agit donc d’un site qui était considéré d’une importance comparable à celle du Parc national des oiseaux du Djoudj, dans le Delta du fleuve Sénégal. Le parc du Djoudj accueille l’essentiel des oiseaux d’eau utilisant le Delta du fleuve pour y séjourner le temps de l’hiver européen. La remise en eau de la cuvette du Ndiaël va permettre de disposer d’un deuxième grand site de stationnement des oiseaux », indique le communiqué.

La réserve sera alimentée à partir de Yeti Yone, un chenal qui connecte la cuvette du Ndiaël au Lac de Guiers. « Le Yeti Yone ne pouvait plus remplir convenablement son rôle d’alimentation de la cuvette du Ndiaël. Aujourd’hui, les travaux de curage du Yeti Yone et de construction/réhabilitation d’ouvrages de prise et de régulation, réalisés par l’Olac, permettent désormais de disposer des ressources en eau suffisantes pour laisser ce bien précieux couler jusqu’à la cuvette du Ndiaël », présentent les défenseurs de l’environnement.

Idrissa SANE

Le projet de dépollution de la Baie de Hann permettra à 500.000 personnes de bénéficier d’un assainissement collectif. Cela, en plus d’augmenter, de manière considérable, l’assiette foncière des localités concernées. Selon le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), les travaux devraient démarrer au courant de l’année.

En marge de la cérémonie de remise d’équipements sportifs, le 1er février 2018, aux six Asc des localités riveraines de la Baie de Hann, Lansana Gagny Sakho, directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), a indiqué que le projet de dépollution de ladite baie devrait démarrer cette année 2018. « Notre souhait était que les travaux commencent en octobre dernier. Mais, à cause des procédures, le démarrage a dû être retardé », a-t-il expliqué.

Selon lui, la réalisation de ce projet va impacter environ 500.000 personnes qui bénéficieront désormais d’un assainissement collectif ; « ces personnes n’auront plus besoin de vider les fosses septiques. De même, le problème de la santé publique devrait être réglé ». Autre retombée importante, a-t-il ajouté, l’assiette foncière de la baie va augmenter de manière considérable. « Cela permettra de développer d’autres activités en faveur des jeunes qui ne devraient plus se contenter seulement de la pêche », a renchéri M. Sakho, soulignant que la démarche de l’Onas, dans l’accompagnement des Asc de la zone de la Baie de Hann, s’inscrit dans la politique de proximité du Chef de l’Etat.

Il a toutefois souhaité une mutualisation des efforts en vue de mieux appuyer les jeunes de Hann, Mbao, Thiaroye, etc., espérant que d’autres entreprises qui rejettent leurs effluents à la baie se joindront aux initiatives de l’Onas en vue de dépolluer cette plage qui fut l’une des plus belles au monde.

Le Dg de l’Onas n’a pas manqué de rappeler l’importance de la communication dans la mise en œuvre du projet de dépollution de la Baie de Hann. A en croire les différents responsables d’Asc qui se sont exprimés, il n’existe plus de réticences sur le projet. « Aujourd’hui, les populations sont disposées à accompagner l’Onas ; elles se sont appropriées le projet parce qu’elles se sont rendu compte que celui-ci a une haute rentabilité sociale », s’est réjoui Assane Diop. A son avis, l’appui de l’Onas en faveur du mouvement sportif de la localité est déjà un grand pas vers une mise en œuvre réussie du projet.

Leader d’opinion à Yarakh et très connu dans le combat pour la restauration de la Baie de Hann, Mbacké Seck a invité Lansana Gagny Sakho à rendre visite aux notabilités, maires et autorités coutumières et religieuses des localités riveraines pour mieux les sensibiliser sur la portée du projet. Selon lui, le contact physique est important afin d’aplanir les divergences avec les populations. Il a aussi demandé aux responsables sportifs de s’approprier davantage le projet, d’autant plus que l’Onas a une mission de service public. « On ne peut pas continuer à recevoir sans rien donner », a-t-il laissé entendre.

Diégane SARR


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