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Actualités (3287)

Les artisans de l’automobile de Mbour ont organisé, le 7 juillet 2018, une journée d’investissement humain. Une manifestation durant laquelle ils se sont alliés à la Croix-Rouge et à l’hôpital de Grand Mbour pour effectuer une collecte de sang qui leur a permis de remplir 61 poches.

Les professionnels de l’automobile, regroupés au sein de la section locale du Regroupement des vrais artisans de l’automobile du Sénégal (Revaas), ont tenu, le samedi 7 juillet, une journée d’investissement humain qui a été pour eux l’occasion de se rendre utiles, selon leurs propos. Les camarades de Pape Kane, coordonnateur du Revaas à Mbour, ont voulu ainsi se signaler de belle manière au moment où la problématique du don de sang se pose avec acuité. « Après une large concertation avec les 13 corps de métier qui composent le Revaas, nous avons tenu à organiser cette journée de don de sang », a-t-il renseigné. M. Kane a ajouté qu’au moment où certains descendent dans la rue pour se faire voir et manifester, « nous avons décidé de faire un acte citoyen.

Donner de son sang, c’est sauver des vies. C’est ce qui nous a motivés ». Lors de cette rencontre qui a regroupé ces artisans composés, entre autres, de mécaniciens, tôliers et tapissiers automobiles, ils ont collecté 61 poches de sang remises à la région médicale de Mbour, même s’ils s’attendaient en avoir plus. Cette structure voit ainsi sa banque de sang renflouer dans un contexte global de pénurie que connait le pays.

L’opération a été menée avec la Croix-Rouge sénégalaise dont les agents ont appuyé les artisans dans ce qu’ils appellent une action de développement. Car pour leur coordonnateur, « on  ne peut pas parler de développement sans santé et le sang fait partie intégrante de cette santé ». En plus de cette action citoyenne pour approvisionner la banque de sang de l’hôpital, le Revaas a organisé une opération de dépannage gratuit des véhicules de particuliers. Une initiative qui entre toujours dans le cadre de sauver des vies, selon eux. Pape Kane et compagnie ont soulignent qu’une voiture en bon état est synonyme de quiétude pour ses occupants ; d’où la nécessité de bien s’assurer que les usagers sont en sécurité.

Le rassemblement a été aussi le prétexte pour les artisans de l’automobile de Mbour, auxquels se sont joints leurs pairs de Dakar et des régions, d’étaler leurs problèmes. Des préoccupations qui ont pour noms : formation professionnelle pour pouvoir manipuler les nouveaux modèles de véhicules, recherche de locaux où établir leurs ateliers et garages, ou encore encadrement des jeunes apprentis.

Ousseynou POUYE

La lutte contre le paludisme retient une attention particulière des pouvoirs publics déterminés à éradiquer la maladie dans un futur très proche. Ce combat se matérialise par les énormes efforts consentis par l’Etat du Sénégal. Car, comme l’a souligné le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), le Dr Doudou Sène, l’Etat va injecter 60 milliards sur trois ans.

A Saly, où il était venu représenter le ministre de la Santé et de l’Action sociale à la manifestation organisée par le mouvement « Geum sama gokh » dirigé par Néné Seydi, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a souligné que l’Etat va injecter 60 milliards de FCfa dans la lutte contre la maladie dans les trois prochaines années. « Pour faire reculer le paludisme, plusieurs stratégies ont été menées pendant des dizaines d’années. Et je voudrais rappeler, ici, que l’Etat met au moins 20 milliards de FCfa par année dans la lutte contre le paludisme. Au total, 60 milliards de FCfa pour les trois prochaines années pour pouvoir réussir l’élimination du paludisme au Sénégal », a déclaré le Dr Doudou Sène.

Selon lui, le combat contre cette maladie porte ses effets à l’échelle nationale puisqu’actuellement il est presque cantonné dans certaines zones, particulièrement Tambacounda, Kédougou, Kolda, mais également dans la zone centre, au niveau de la région de Diourbel et celle de Kaolack. Il a ajouté que dans certaines régions, « quelques cas sont recensés, notamment dans la région de Thiès qui, de façon globale, se situe dans la zone verte. Et quand on parle de « zone verte », c’est des localités où l’on a moins de cinq cas pour mille habitants. La même situation prévaut dans les régions de Matam, Saint-Louis et Louga ». Le Dr Sène a renseigné que le Sénégal a eu un recul global du taux de prévalence parasitaire qui se situe à 0,3 % pour l’ensemble du territoire national. « Donc, on peut espérer, d’ici à 2030, qui est l’échéance, que l’élimination du paludisme au Sénégal puisse être atteinte ».

Pour cela, il a invité à maintenir les acquis en adoptant des comportements responsables, en particulier l’utilisation des moustiquaires imprégnées. « Le seul message que nous voulons lancer, c’est l’utilisation de la moustiquaire imprégnée. C’est l’arme la plus absolue pour se protéger contre le paludisme », a dit M. Sène. « L’autre aspect de la lutte a trait à l’approche de l’hivernage. Pour tout cas de fièvre qui se présente, nous devons faire en sorte d’accéder le plus rapidement possible aux structures de santé pour les traiter. C’est cela qui évitera la propagation de la maladie et les décès », a-t-il assuré. Le coordonnateur du Pnlp a profité de son séjour à Saly pour remettre un lot de 500 moustiquaires à l’association « Geum sama gokh ». Ces dernières sont à distribuer aux riverains. Mais, a-t-il ajouté, les moustiquaires seront disponibles en quantité suffisante au niveau du district sanitaire et sur toute l’étendue du territoire national, notamment pour les femmes enceintes et les enfants âgés de 0 à 5 ans.

Ousseynou POUYE

Le Directeur général de la Sones et son équipe ont effectué, hier, une visite sur le site de Bayakh pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de la phase 1 du programme spécial de renforcement de l’alimentation en eau de Dakar. Les 5 forages de cette zone sont achevés et plus de 90% de conduite qui refoulera l’eau vers Rufisque, en vue de soulager la capitale, ont été posés. Les autorités soutiennent que, d’ici à la fin juillet, ces infrastructures pourront être fonctionnelles.

Avant d’entrer dans la zone de Sangalkam, le tracé de la conduite d’eau qui doit venir des forages de Bayakh est visible du fait des récentes manœuvres opérées par les ouvriers à côté de la route. Dans cette ville, les conduites ne sont pas encore posées, car il faut casser le goudron, placer les tuyaux et tout refermer en pleine agglomération. Raison pour laquelle c’est la seule partie du linéaire où il reste ces genres de travaux.

A Bambilor, la pelleteuse qui creuse les tranchées devant accueillir les conduites est positionnée pour terminer la pose dans les jours à venir. Le Directeur général de la Sones qui était, hier, en visite sur le site de Bayakh pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de la phase 1 du programme spécial de renforcement de l’alimentation en eau de Dakar, s’est dit satisfait. Charles Fall a constaté que « les forages sont terminés, la conduite de refoulement qui s’étend sur un linéaire de 21 kilomètres est achevée à plus de 90 % avec plus de 19 kilomètres de conduites déjà posés ».

Ce programme est composé de 5 forages pour un débit global de 15.000 m3, d’une conduite de refoulement interconnectant les 5 forages, d’un réservoir au sol d’une capacité de 2.000 m3 d’eau ainsi que d’une station de pompage qui refoule l’eau, via une canalisation, de Bayakh à Rufisque. « Ce que nous avons vu est très rassurant par rapport au respect des délais. Globalement, nous sommes satisfaits de l’évolution des travaux. Nous espérons également que l’objectif, qui consiste à améliorer l’alimentation en eau des populations de Dakar d’ici à la fin du mois de juillet, sera une réalité », a affirmé le Directeur général de la Sones.

Soulager Dakar
Avec la réalisation de ces forages, les responsables du projet soutiennent que l’alimentation en eau de Dakar sera améliorée grâce à « un renforcement de l’approvisionnement des populations aux alentours de Rufisque et tous ses quartiers environnants ». M. Fall a rappelé que le projet de Tassette viendra renforcer exclusivement Dakar. A cela s’ajoute la production complémentaire attendue grâce à la déconnexion des forages maraîchers situés sur l’axe de Pout et qui seront raccordés sur une autre conduite de prolongement allant vers Golam et Ber Thialane. De l’avis du Dg de la Sones, c’est une option pour des projets viables, en attendant que des infrastructures beaucoup plus structurantes soient en service : Keur Momar Sarr 3 (Kms3) et l’usine de dessalement de l’eau de mer.  Ces deux projets auront une capacité additionnelle de 300.000 m3/jour ; ce qui permettra une sécurisation de l’alimentation en eau de Dakar.

Oumar KANDE

Une situation alimentaire et nutritionnelle tendue au Nord du Mali, en Mauritanie au Nord-est du Nigeria, à l’Est du Niger, au Centre-est du Sénégal, dans le Sahel tchadien et dans la boucle du Liptako Gourma. C’est le constat fait lors de la réunion restreinte du dispositif régional de Prévention et de gestion des crises alimentaires (Pregec) au Sahel et en Afrique de l’Ouest, tenue les 28 et 29 juin 2018 à Dakar.

Accélérer la mise en œuvre des actions urgentes d’assistance alimentaire et de protection des moyens d’existence en faveur des populations vulnérables, notamment des appuis en vivres et en aliments de bétail, particulièrement dans les zones pastorales. Telle est la principale recommandation formulée à l’issue de la réunion restreinte du dispositif régional de Prévention et de gestion des crises alimentaires (Pregec) au Sahel et en Afrique de l’Ouest (Dakar, 28-29 juin 2018). Dans la même veine, cette rencontre a suggéré aux Etats de prendre les dispositions idoines pour assurer la collecte des données nécessaires au bon déroulement des missions d’évaluation des récoltes des analyses nationales avec le Cadre harmonisé. Il a été aussi demandé le renforcement des mécanismes et dispositifs de veille informationnelle au vu des risques encourus sur le déroulement de la campagne et les marchés, en particulier les épisodes secs, les inondations et les ennemis des cultures dont la chenille légionnaire.

La rencontre a aussi invité le comité d’accélérer, en collaboration avec les partenaires, la mise en place des mécanismes de suivi-évaluation des plans nationaux de réponses en vue de la maîtrise des interventions dans la région. Dans cette mouvance, il a été conseillé d’améliorer la communication sur les résultats des analyses de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle avec le Cadre harmonisé pour une meilleure prise de décision. L’organisation d’une concertation, avec l’ensemble des parties prenantes, sur la recherche des mécanismes de financement durable des systèmes d’information et la mise en œuvre du Cadre harmonisé figure également parmi les recommandations. De même que le renforcement, en collaboration avec la Fao et les organisations intergouvernementales de la région, des capacités des Etats dans la lutte contre la chenille légionnaire.

Concernant les partenaires du Pregec, la rencontre de Dakar leur a demandé, selon le secrétaire permanent du Cilss au Sénégal, le colonel Aliou Diouf, de soutenir les efforts des Etats dans la mise en œuvre rapide des réponses en faveur des populations vulnérables ; de renforcer l’accompagnement des pays et du Cilss dans le développement, la mise en œuvre et la promotion du Cadre harmonisé dans la région pour aider à la prise de décision ; et d’accompagner les pays dans le renforcement du dispositif de veille informationnel sur le déroulement de la campagne agropastorale.

Babacar Bachir SANE

Le Centre expérimental de recherches et d'études pour l'équipement (Cereeq) et le groupe « Soutura » viennent de mettre en place un système de construction de salles de classe. Selon Pape Goumbo Lô, directeur du Cereeq, cette méthode peut permettre à l’Etat de résorber le problème des abris provisoires en 5 mois.

Le Centre expérimental de recherches et d'études pour l'équipement (Cereeq) et le groupe « Soutura » veulent accompagner l’Etat du Sénégal dans la politique de résorption des abris provisoires.

Les deux organisations ont scellé un partenariat qui a permis la création d’un prototype de salles de classe qui peut, selon Pape Goumbo Lô, directeur du Cereeq, résorber le problème des abris provisoires dans un délai très court. « Ce sont des panneaux certifiés pour leur qualité et qui peuvent être amenés à n’importe quel point du Sénégal. L’avantage est qu’ils sont malléables et conçus avec de l’eau et du ciment sans sable. Ils résistent aussi à la pluie », a-t-il expliqué, soulignant que « l’Etat a des problèmes avec les salles en paillotte. C’est pourquoi il a un grand programme de résorption des abris provisoires ».

Le Pr Lô a laissé entendre qu’avec ce dispositif il est possible d’agir vite en créant en même temps des emplois. « Nous allons proposer la mise en place de 150 Gie répartis dans les 14 régions. Ces jeunes pourraient travailler en utilisant ce matériel sans avoir au préalable subi une formation. Dans 5 mois, on pourrait résorber les abris provisoires et à moindre coût », a-t-il assuré.

Ahmed Sakr, président du groupe « Soutura », a, pour sa part, indiqué que l’objectif est d’accompagner les pouvoirs publics dans la satisfaction des préoccupations des populations locales. « Il s’agit, pour nous, de disséminer ce savoir-faire un peu partout dans le pays. Cela permettra à l’Etat de mettre fin aux abris provisoires parce que ces salles sont à moindre coût et ont une même durée de vie que les bâtiments classiques construits dans le pays », a-t-il déclaré. M. Sakr a aussi déclaré que ce système permettra aux collectivités locales d’avoir des réponses aux problèmes de construction d’infrastructures sociales, notamment les salles de classe, les structures sanitaires... « Les maires dépensent beaucoup d’argent pour construire des salles de classe, des postes de santé et d’autres infrastructures sociales. Avec cet outil, ils peuvent construire sans dépenser beaucoup d’argent. La technique est là. Nous avons la capacité et les moyens techniques pour former des jeunes », a renchéri Pape Goumbo Lô.

Babacar DIONE

Les « Reines » et « Rois » de l’édition 2018 du concours « Talent mathématiques », initié par l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Tambacounda, ont été couronnés. En plus, 11 prix d’encouragement ont été décernés aux élèves qui ont obtenu des moyennes de 12/20.

Pour encourager les filles et les garçons à embrasser et à exceller dans les filières scientifiques, l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Tamba a organisé l’édition 2018 de « Talent mathématiques ». Il s’agit de récompenser les meilleurs élèves des classes de Cm2 et de 3ème. Ainsi, 15 lauréats sont concernés, dont 9 filles et 6 garçons. Ces « Reines » et « Rois », dont une à l’élémentaire, une autre pour le moyen, un « Roi » à l’élémentaire et une « Princesse » (élémentaire) ont reçu, à Tambacounda, plusieurs récompenses de la communauté.  Ils sont sortis d’un concours de l’excellence âprement disputé. Ainsi, ils ont bénéficié de tous les honneurs de la communauté pour leur amour pour les mathématiques.

Les lauréats de l’édition 2018 « Talent mathématiques » ont  pour marraine le Dr Thérèse Aïda Ndiaye, directrice de l’hôpital régional de Tambacounda. Au départ, 60 candidats de l’élémentaire et du moyen ont été sélectionnés pour subir les épreuves. Il fallait, pour ceux ou celles qui veulent être « Rois » ou « Reines », une moyenne supérieure ou égale à 15 sur 20 en mathématiques.

Selon Mme Coumba Tandian, responsable du bureau genre à l’Inspection d’académie (Ia) de Tambacounda, il s’agit d’encourager les filles et les garçons à embrasser et à exceller dans les filières scientifiques. Cette initiative de l’Ief de Tamba, a-t-elle ajouté, concerne la promotion des sciences.

Cette dernière pourrait contribuer à réduire le déséquilibre garçons-filles et à encourager les filles à embrasser les filières scientifiques dès l’élémentaire.

Cette 8ème édition de la fête du couronnement des « Rois » et « Reines » en mathématiques constitue un des moments phare de la vie de la communauté éducative du département de Tamba.

Pour l’Ief Mikaïla Diop, l’éducation des filles est une question prioritaire. Car elle garantit l’égalité entre genre. Elle permet également d’accéder au développement social, économique et culturel des populations. Il a renchéri qu’« investir dans les femmes et les filles n’est pas seulement la bonne chose à faire, c’est la chose intelligente à faire ». M. Diop a, par ailleurs, invité les lauréats à méditer sur l’exemple du parcours élogieux de leur marraine qui est un véritable exemple de réussite dans l’enseignement des sciences.

Le Dr Thérèse Aïda Ndiaye s’est félicitée du choix porté sur sa personne. Elle a tenu à exhorter les lauréats à persévérer pour servir leur famille mais aussi la société. En outre, le préfet Mor Talla Tine, au nom de la population du département de Tambacounda, a félicité les lauréats. Car la cérémonie constitue une occasion pour les porter en triomphe. « Soyez fiers de ce que vous avez fait, de vos qualités, mais également de vos parents qui vous ont mis dans des conditions requises pour réaliser ces performances », a-t-il déclaré.

Pape Demba SIDIBE

REINE DE MATHEMATIQUES : ABIGAHEL MALOU RÊVE DE DEVENIR MÉDECIN
« J’ai travaillé dur pour être la « Reine » de la présente édition », a déclaré Abigahel Malou. Sachant que  ce sont les sciences qui dirigent ce  monde, la « Reine » 2018 de « Talent mathématiques » rêve de devenir médecin pour sauver des vies. Elle a ainsi invité ses camarades, surtout les filles, à se donner à fond pour exceller dans les études, plus particulièrement dans les disciplines scientifiques. « Il faut travailler et lutter dur pour avoir ce que l’on veut », a dit la jeune élève.

P. D. SIDIBE

Pour améliorer son image mais aussi vulgariser les aspects positifs souvent passés sous silence, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) est en train d’élaborer un plan stratégique de communication.

L’image de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) est souvent assimilée aux problèmes dont les grèves des étudiants, celles des enseignants, etc. Pour inverser cette tendance et rendre visibles ses réalisations positives, notamment dans le domaine de la recherche et du service à la communauté, la Direction de la communication de l’Ucad, dans le cadre du Contrat de performance avec le rectorat, a réuni, le 5 juillet 2018, plusieurs acteurs des différents établissements qui la composent pour élaborer un plan stratégique de communication.

Le Dr Yacine Diagne, Directrice de la communication de l’Ucad, a indiqué qu’il faut une communication institutionnelle interne et externe à l’université, « parce qu’aujourd’hui, quand on parle d’elle, la première chose à laquelle on pense, ce sont les grèves, les jets de pierres… alors que ce n’est pas que cela l’Ucad ». A son avis, cette mauvaise publicité sur l’Ucad est due au fait que les acteurs ne se sont pas appropriés la communication de l’institution. Dès lors, Mme Diagne a suggéré « de faire de telle sorte que tous les acteurs soient impliqués, d’où la mise en place d’un plan stratégique qui sera participatif ».

Pour son élaboration, l’ensemble des acteurs de l’université ont été impliqués avec des rencontres déjà tenues à Ndayane et où ils avaient, eux-mêmes, proposé les axes stratégiques. « Tout ce que nous avons à faire, c’est de travailler sur le plan d’actions prioritaires triennal qui nous permettra de faire des avancées », a-t-elle expliqué.

Ledit plan va, entre autres, montrer les réalisations positives de l’université de Dakar, régler le problème d’accueil des étudiants et améliorer la communication avec le monde socioéconomique.

Dans ce sens, la directrice de la communication de l’Ucad a rappelé que, récemment, les étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) ont gagné le Prix Erickson, soulignant qu’il y a aussi une partie de la Faculté de Médecine qui se trouvant à Pikine procure des soins aux femmes et aux enfants. Mais, selon elle, « personne n’en parle, car il n’y a qu’une communication négative et inexistante sur l’Ucad et un manque de visibilité des réalisations ».

Le Dr Yacine Diagne, constatant que les spécialistes de l’Ucad ont souvent peur de parler à la presse, a expliqué que la communication interne fait aussi partie du chantier. « Ils ne savent pas que parler aux médias, c’est rendre visible l’Ucad d’une manière positive », a-t-elle conclu.

Oumar KANDE

L’Ecole polytechnique de Thiès (Ept) et Siemens ont inauguré, le 4 juillet 2018, un laboratoire entièrement équipé par cette entreprise d’origine allemande. Avec cet acte, les deux structures concrétisent leur contrat de collaboration.

Siemens a doté l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept) d’un laboratoire d’automatisation de dernière génération complètement équipé et coûtant 65 millions de FCfa. L’inauguration a eu lieu le 4 juillet 2018, en présence de Mme Soukèye Dia Tine, la directrice du Financement de la recherche scientifique et des Innovations technologiques au ministère de l’Enseignement supérieur. L’Ept et Siemens ont signé, en septembre dernier, un contrat de collaboration ayant pour objectif de développer les compétences des élèves-ingénieurs et de leur permettre de réaliser des projets concrets auprès de sociétés sénégalaises. Au-delà de la formation, ce qui est visé aussi, c’est la création d’un pont entre l’école et les entreprises afin de faciliter l’insertion des jeunes dans le monde du travail. « L’Ept forme des ingénieurs de haut niveau, des ingénieurs de conception. Donc, il nous faut des équipements au diapason du monde moderne. Siemens est en train d’aider à réaliser ce projet. Nous avons un Document de stratégies avec un premier axe portant sur le relèvement de l’efficacité et de l’efficience interne. Cet axe devait passer par le relèvement du plateau technique.

Nous l’avons démarré avec l’accompagnement du ministère. Mais, l’acte de la société Siemens vient concrétiser ce point stratégique qui est le relèvement du plateau technique. Aujourd’hui, nous avons un laboratoire d’automatisation avec des éléments de base jusqu’aux éléments les plus modernes », a estimé Elhadji Bamba Diaw, directeur de l’Ept.

A l’en croire, les étudiants pourront améliorer leur compétence dans ce domaine mais aussi dans celui des systèmes électriques. « Siemens permettra à l’Ept de révolutionner sa formation avec des ingénieurs mieux formés. Ce laboratoire permettra aussi la simulation d’une mini cimenterie qui aura la capacité de deux sacs par heure », a-t-il laissé entendre.

Le responsable Siemens Belgique-Luxembourg, Afrique centrale, du Nord et de l’Ouest, André Bouffioux, s’est dit heureux d’inaugurer ce laboratoire. Selon lui, c’est une première étape d’une collaboration sur le long terme. « Nous considérons la formation en général et celle des jeunes ingénieurs en particulier comme un pilier important du développement économique, de l’innovation, etc. », a-t-il expliqué.

Ndiol Maka SECK

L’Institut des sciences de l’environnement et l’Institut des sciences de la terre de l’Ucad ont lancé un Master en Environnement et Gestion des rejets miniers. La première promotion va démarrer dès l’année universitaire 2018-2019.

La première cohorte du Master Environnement et Gestion des rejets miniers, mis en place par l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) et l’Institut des sciences de la terre (Ist) de l’Ucad, va commencer sa formation à partir de l’année universitaire 2018-2019. Il a été officiellement lancé, le 5 juillet 2018, dans les locaux du Bureau du Québec à Dakar, en présence des autorités des ministères de l’Environnement, des Mines, de l’Enseignement supérieur et des représentants de l’Ucad.

Cette nouvelle offre de formation vise à doter le Sénégal de ressources humaines de qualité capables de prendre en compte les externalités négatives engendrées par l’exploitation des ressources minières. Surtout que cette dernière, selon le Pr Bienvenu Sambou, directeur de l’Institut des sciences de l’environnement, n’est pas sans risques. Elle entraîne, a-t-il dit, des impacts environnementaux qui touchent les écosystèmes, la biodiversité et les ressources en eau. Ces nombreux rejets doivent être gérés, de façon plus rationnelle, par des spécialistes en la matière. Ces experts seront, dans deux ans, sur le marché grâce à ce Master commun de l’Ise et de l’Ist, avec l’appui de l’Ecole polytechnique de Montréal (Canada) et des sociétés minières.

Avec les nouvelles découvertes de pétrole et de gaz, a informé le Pr Sambou, le Sénégal aura besoin de ressources humaines de qualité dans le domaine de la gestion des rejets miniers. A travers cette nouvelle formation, a-t-il rappelé, l’Ucad veut apporter sa contribution à la mise en œuvre de la politique minière au Sénégal. « Ce Master est arrivé à point nommé. Il va promouvoir une activité minière plus responsable », a souligné le directeur de l’Ise. Pour une bonne réussite de ce Master, le directeur de l’Ist, le Pr Abdou Aziz Ndiaye, a sollicité la collaboration du secteur extractif. « Nous souhaitons l’appui du secteur extractif sur le plan financier mais aussi sur le plan de l’appui pédagogique. Ce Master nécessite l’octroi de bourses minières pour les plus méritants », a-t-il plaidé. En effet, il est ouvert aux étudiants formés en géologie, en hydrologie et en physique-chimie, mais aussi à ceux formés sur les questions environnementales, éthiques, sanitaires, économiques et sociales, de gouvernance et de développement durable.

Le Pr Mamadou Sidibé, représentant le recteur de l’Ucad, a informé que l’assemblée de l’université a adopté, depuis le 20 décembre 2017, tous les textes relatifs à ce Master Environnement et Gestion des rejets miniers et que la formation va démarrer dès 2018-2019.

Aliou Ngamby NDIAYE

Après la sortie de sa première promotion, en 2018, le Master de traduction et d’interprétation de conférences (Matic) de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis s’illustre sur le plan international grâce à l’excellence de ses étudiants. En effet, selon Mme Khady Niang Diop, Directrice de la communication et du marketing de l’Ugb, Georges Célestin Sène, diplômé de la section Traduction du Matic de l’Ufr des Lettres et Sciences humaines (Ufr/Lsh), a réussi au prestigieux concours de recrutement des traducteurs de l’Organisation des Nations unies (Onu). Elle a rappelé qu’avant la sortie de sa promotion, Georges Célestin Sène était en contrat temporaire au Service français de traduction de l’Onu à New York.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (Bad) a approuvé le plan de travail et le budget de la Facilité africaine de l’eau (Fae) pour 2018. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, ce plan cherche à remédier aux difficultés antérieures. Il propose également des solutions à des problèmes urgents, à savoir la mobilisation des ressources, l’attribution des postes vacants, le suivi plus attentif des projets en cours, la résolution accélérée des problèmes et le renforcement des capacités des agences d’exécution des projets. « Par souci de réalisme face à la complexité de la transition vers la nouvelle stratégie 2017-2025, qui met l’accent sur la mobilisation des ressources, les objectifs opérationnels 2018 prennent pour référence les résultats de 2017 : quatre approbations de projets prévus d’une valeur de 4 millions d’euros et des décaissements prévus d’un montant d’environ 8 millions d’euros. Un plan 2018-2020 sera mis en place pour offrir un outil de suivi supplémentaire », lit-on dans le document.

Le document renseigne que l’objectif stratégique principal de l’année 2018 consiste à faire démarrer les interventions du Fonds africain d’investissement pour l’assainissement urbain. Dans le cadre de cette initiative, en grande partie financée par la Fondation Bill et Melinda Gates, quatre projets d’assainissement urbain seront élaborés en vue de recueillir un financement public et/ou privé. Un financement de démarrage d’activités (investissement à effet catalyseur) sera également apporté à deux projets d’investissement à effet catalyseur pour permettre aux acteurs du secteur privé l’accès à des créneaux d’activités économiques viables, comme celui des technologies innovantes d’assainissement sans égouts.

La Fae poursuivra sa collaboration avec les partenaires au développement pour mieux aligner leurs activités respectives sur les priorités de l’Afrique en matière d’eau.

Aliou KANDE

Des responsables de l’Ong Green Sénégal se sont rendus à Fadial, une localité confrontée à la salinisation des terres. Sur place, ils ont montré que, face à l’hostilité de la nature, la détermination des populations, couplée à un savoir-faire  technique réel, peut renverser une tendance  négative à leur profit.

Fadial est un village de la commune de Nguéniène situé précisément à 8 kilomètres de Joal, sur l’axe menant vers Samba Dia. Dans cette contrée du département de Mbour et ses alentours, les populations vivant dans un lot de 8 villages ont une longue tradition de culture du riz dans une vallée d’environ 400 hectares. Mais, avec la raréfaction des pluies liée aux effets du changement climatique, la salinisation des terres cultivables est devenue une question lancinante qui nécessite des solutions durables. A cet effet, des responsables de Green Sénégal se sont rendus sur le terrain pour montrer que, face à l’hostilité de la nature, la détermination des populations, couplée à un savoir-faire technique réel, peut renverser une tendance  négative à leur profit.

Selon Aïssatou  Diouf, présidente de l’Association des femmes de Fadial, pendant plusieurs années, des partenaires ont défilé dans leur village et fait des promesses allant dans le sens de les aider à lutter contre la salinisation des terres. Mais, ce fut sans suite. « Malgré tout, nous sommes restées optimistes, mobilisées et déterminées à poursuivre la recherche d’un partenaire à même de nous accompagner. Dieu a fait qu’en 2014 notre chemin et celui de Mme Woré  Gana Seck, patronne de l’Ong Green Sénégal, se sont croisés et un projet de récupération des terres salées en a découlé », a-t-elle rappelé, ajoutant qu’entre 2014 et 2015, un programme de reboisement sur 5 hectares avec des variétés adaptées comme le Mélaleuka, l’eucalyptus 8035, ayant mobilisé 128 personnes, a connu un succès éclatant. « Notre engagement et notre foi au travail bien fait nous a permis, aux côtés de Green Sénégal, d’avoir abattu un travail remarquable sur le terrain pour avoir produit 44 000 pépinières en 2 ans », a confié Mme Diouf.

Pour Pape Ndiaye, un technicien de l’Ong qui a eu à gérer l’exécution des tâches sur le terrain, la bonne organisation et le dynamisme des populations ont aussi permis de construire une digue anti-sel sur la vallée. Cette dernière freine non seulement la remontée des eaux salées, mais elle aide également les populations à gagner beaucoup de temps dans la mobilité, parce que la digue sert de pont. « Car en hivernage, pour se rendre à Joal, localité distante de 8 kilomètres, les populations de Fadial étaient obligées de faire un détour jusqu’à Nguéniène », a-t-il souligné. Aujourd’hui, les populations de 13 villages en profitent.
Outre cette dynamique communautaire, des reboisements  individuels sur les champs, des haies vives ou des brise-vent érigés ont tout aussi contribué à atteindre un taux de réussite de 80 %. « A Green Sénégal, nous avons pu conduire ce projet  grâce à un financement du Fonds mondial pour l’environnement qui a mis 23 millions de FCfa », a-t-il précisé.

D’après M. Ndiaye, aujourd’hui, grâce à cette persévérance des populations, la culture du riz dans la vallée de Fadial a de beaux jours devant elle, car la valorisation des variétés de riz locales tourne autour de huit. Avec les revenus de cette céréale, les femmes ont pu mobiliser 2 millions de FCfa pour être éligible auprès du Fonds d’appui pour le crédit rotatif qui a permis à l’association de se doter d’un tracteur subventionné à 12 millions et payable sur cinq années, à raison de 2 millions de FCfa par an. Au bout de 2 ans, cet outil de travail leur a permis de faire des rentrées de 5 millions de FCfa grâce aux prestations de services.

Récupération des terres salées
Très ravie des résultats obtenus par les femmes de Fadial via ce projet, Mme Woré Gana Seck leur a offert deux moulins pour les aider davantage dans l’allègement des travaux domestiques. Selon elle, ce combat pour la récupération des terres salées entre en droite ligne dans la vision du chef de l’Etat, Macky Sall, qui s’inscrit dans une dynamique de préparer les femmes du Sénégal de pouvoir faire face à toutes les éventualités du changement climatique ayant des incidences sur les productions agricoles, la foresterie et la vie des espèces animales. Pour partager cette expérience, des femmes venues de Thiénaba et de Bargny ont accompagné la patronne de Green Sénégal à Fadial. Mme Seck a profité de cette rencontre pour annoncer la gestation du Réseau des entreprises environnementales solidaires du Sénégal. Un outil de capitalisation des acquis dans le domaine de l’environnement au Sénégal. Sur le plan politique, elle a fait part du lancement imminent du mouvement « Natal Sénégal » qui va travailler sur le champ du développement du pays pour soutenir le président Macky Sall aux prochaines élections présidentielles.

Mbaye BA

 

Chaque jour, les habitants de Tawfekh Yakaar, un quartier de la commune de Niague-Tivaouane Peulh, livrent un combat de titan pour rallier leurs lieux de travail. Et le manque d’infrastructures routières rend difficile leurs déplacements. Ils sollicitent ainsi l’aide des autorités pour la construction de routes et l’augmentation des moyens de transport.

« Même si vous vous levez tôt, cela ne vous empêche pas d’arriver en retard à votre lieu de travail. Aussi, le coût financier est énorme. Par exemple, rien que pour le transport, il me faut 2.000 FCfa pour l’aller et le retour. En plus, nous prenons d’énormes risques pour rejoindre l’arrêt », se lamente Maguette Faye, une vendeuse de poisons habitant au quartier Tawfekh de la commune de Niague-Tivaouane Peulh. Trouvée à l’arrêt de bus à 5 heures du matin, Mme Faye, la quarantaine dépassée, s’impatiente et scrute l’arrivée de ces véhicules de transport. Cette brave dame se bat ainsi au quotidien contre l’angoisse des agressions et attaques de bêtes sauvages. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui, tous les jours ouvrables, se lèvent entre 4 heures et 5 heures du matin pour rallier leurs lieux de travail, leurs écoles pour les apprenants. « Le transport est très coûteux. Il faut 2.000 à 2.500 FCfa par jour. Si vous avez 3 à 4 enfants, vous ne pouvez pas vous en sortir », souligne Mme Ndour, trouvée dans son domicile au quartier Tawfekh.

Le sac en bandoulière, Amadou, étudiant dans un institut de la place, a plutôt l’air préoccupé. « Pour 30 minutes de route, même si on prend 2 heures d’avance, on arrive en retard et on ne peut même pas compter sur la compréhension des enseignants », se désole-t-il. Et pour éviter cette situation, certains parents cherchent simplement des tuteurs pour leurs enfants.

Par ailleurs, les populations de ce quartier doivent faire face à l’absence d’éclairage public qui augmente les risques auxquels elles font face tous les jours. « Une fois, en allant à l’arrêt de bus, j’ai failli frôler le pire, car j’ai été attaquée par une meute de chiens. N’eût été l’intervention des passants, ils m’auraient mordue », raconte Ndèye Diop, une vendeuse de légumes.

En dehors de ces tracasseries, les habitants de Tawfekh Yakaar doivent faire face à l’indiscipline de certains chauffeurs et receveurs. « Ils ne respectent pas les arrêts. En sortant de Tawfekh, ils roulent au ralenti. Ils peuvent faire 30 minutes à une heure pour rallier Keur Massar. Ces chauffeurs prennent tout notre temps. Le plus difficile, c’est quand ils nous obligent à la surcharge comme des moutons », s’indigne Amadou Bâ, un usager.

Ces difficultés vécues dans la matinée sont exacerbées les après-midi et dans la soirée au moment de regagner les foyers. « Au-delà de 22 heures, si vous vous trouvez hors de Keur Massar, vous risquez de ne pas rentrer. Sauf si vous dépensez une fortune avec un taxi sous le prétexte qu’il n’y a pas de routes », souligne Alatyr Mbengue, travailleur et résident de Tawfekh.
Les habitants de Tawfekh Yakaar lancent, de ce fait, un cri du cœur aux autorités et demandent à l’Etat la construction d’infrastructures routières et l’augmentation de moyens de transport pour alléger leur souffrance.

Fatoumata Sadio DIALLO
(stagiaire)

 

La finale du concours de dictée citoyenne, organisé par le Comité de la Petite côte du mouvement « La République En Marche ! », le parti du président français Emmanuel Macron, a eu lieu le 29 juin 2018 à Ndianda. Le but était de sensibiliser sur le tourisme durable.

Le parc reptilien appelé Croco Parc et situé dans le village de Ndianda, commune de Nguéniène, a abrité la finale de la dictée citoyenne dont les enfants étaient à l’honneur. Pour Doudou Gnagna Diop, animateur local de la Lrem (La République en marche !) pour la Petite côte et initiateur de cette dictée, cette activité s’inscrit dans le cadre du programme d’action de sa structure politique qui encourage ses représentants à développer des concepts de projets citoyens afin de pouvoir remonter les besoins et informations.

Comme thématique, le comité a choisi le tourisme durable. L’objectif est de sensibiliser les jeunes écoliers des classes de Cm2 sur l’importance de promouvoir un tourisme durable basé essentiellement sur l’écotourisme et le tourisme responsable dans une zone où il est pratiquement la principale activité. « Il faut que nous changions la notion du tourisme comme nous l’avons toujours appréhendé au Sénégal », a souligné M. Diop. Selon lui, les participants à ce concours ont la chance d’être initiés et sensibilisés sur les potentialités touristiques du Sénégal dans un contexte où l’écotourisme est de mise. Un secteur qui, à ses yeux, est « stratégique et porteur de croissance, mais avec des effets négatifs sur les plans social et environnemental ».

Ce concours est la première étape d’un processus enclenché depuis 4 mois. Car, comme l’a souligné le promoteur, la phase éliminatoire a démarré dans les écoles élémentaires de Toubab Dialaw, Ngaparou, Somone, Sindia et Popenguine-Ndayane. Au terme de l’exercice final, où les cinq vainqueurs de ces concours se sont retrouvés, un lauréat a été désigné. C’est la jeune Seynabou Dia, de l’école élémentaire de Sindia 1, qui a été primée. Les protagonistes ont reçu des cadeaux constitués de fournitures scolaires et un vélo cross pour la gagnante. Après cette première finale, le concours va se poursuivre ; occasion pour les initiateurs d’investir d’autres localités du département. « Ce projet est dans sa première phase. Nous allons le reprendre de septembre au mois de décembre. La phase 2 concernera des élèves de Saly Portudal, Mbour, Ndangane… sur les mêmes thématiques »,  a indiqué Doudou Gnagna Diop. Ces enfants vivant dans une zone touristique, où des investissements sont en cours avec l’érection de nouvelles stations, ont, à son avis, besoin d’être sensibilisés sur les enjeux du tourisme.

Ousseynou POUYE

 

L’Union des mutuelles de santé communautaire du Sénégal (Unamucs), le Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualiste (Graim) et Solidarité mondiale ont tenu une rencontre à Thiès. Un conclave qui a accueilli une vingtaine de mutuelles de santé communautaire venues des régions de Thiès, Fatick et Kaolack, le temps de se familiariser avec un nouvel outil, un logiciel dénommé Sigma, qui va améliorer la gestion des mutuelles de santé de l’Unamucs dans l’enrôlement, la gestion comptable, la facturation, entre autres fonctionnalités. Selon Kodjo Kokan Ngounou, informaticien au cabinet Zelix groupe, cette phase test vise à outiller les responsables des mutuelles de santé communautaire sur un logiciel à même de les emmener à intégrer la gestion des informations utiles dans leurs tâches pratiques au quotidien, que ce soit dans l’organisation administrative ou la gestion comptable », a-t-il confié.

Un important bond en avant confirmé par Georges Thiaw, président de la mutuelle de santé du village de Koudiadiène, dans la commune de Chérif Lô, choisie comme  mutuelle de santé test. « Franchement, nous gérons notre mutuelle de santé depuis 25 ans, mais nous sentons qu’avec cette innovation informatique, nous allons vivre une véritable révolution, un énorme bond qualitatif dans la gestion », a-t-il témoigné.

D’après M. Thiaw, cet outil informatique leur permettra de pouvoir disposer à temps réel de toutes les informations sur la mutuelle à chaque fois que de besoin. « Avec plus de 2.500 bénéficiaires, répartis dans neuf villages que sont : Lam-Lam sérère, Balinga, Ndiassane,  Ndiobène, les deux Thiaoune et Koudiadiène, Sigma constitue un pertinent levier sur lequel nous allons nous appuyer pour être plus opérationnels », a-t-il indiqué. Au sortir de cette période test, le logiciel sera élargi dans les mutuelles de santé communautaire du Sénégal. Cela, au grand bonheur des populations adhérentes.

Mbaye BA

 

Dans le cadre de l’implémentation de la formation professionnelle duale (école-entreprise), le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a décidé d’impliquer les métiers de l’hôtellerie.

Mieux adapter la formation aux besoins des employeurs est l’objectif du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat qui a lancé le projet formation professionnelle duale impliquant un séjour à l’école et en entreprise. Dans ce sens, ledit ministère a tenu, le 4 juillet, un forum sectoriel des métiers de l’hôtellerie. Le président du Comité technique de suivi pour l’implémentation de la formation duale, Mbaye Sarr, a indiqué que des acteurs comme l’hôtel « Le Terroubi » sont importants dans la formation duale en accueillant, depuis trois ans, des jeunes en formation dans les métiers de l’accueil, de la restauration, de la cuisine et de l’hébergement. Le Directeur d’exploitation de «Terroubi», Michel Rebeyrolle, a informé que 60 apprenants sont dans l’hôtel pour parfaire leur formation et certains ont déjà réussi à avoir leur diplôme. Mamadou Racine Sy, le président du Syndicat national des hôteliers du Sénégal, a soutenu que la formation est très importante pour le développement du tourisme. Il a noté qu’au Sénégal, il y a un déficit de formation dans le secteur. « Dans tous les segments de l’hôtellerie, chaque employé est le maillon d’une chaine et il est, en quelque sorte, un ambassadeur du Sénégal. Nous saluons cette formation duale parce qu’elle permet d’avoir une expertise avérée et des certifications qui valorisent le travailleur. Cela est très important pour conforter le Sénégal comme hub touristique sous-régional et pour la qualité du service que nous offrons à notre clientèle », a affirmé M. Sy. Toutefois, il a estimé qu’aucun pays ne peut développer son hôtellerie sans une formation de qualité.

Résorber le déficit de formation

Même avis chez la chargée d’affaires de l’ambassade de Suisse au Sénégal, Rea Gerring, qui a rappelé que c’est avec un grand plaisir que son pays, qui a une grande expérience dans la formation école-entreprise, accompagne le Sénégal, depuis 2014, dans l’implémentation de la formation duale. Mme Gerring a fait savoir qu’en Suisse 2/3 des bacheliers choisissent la formation professionnelle après le bac et il y a plus de 230 professions qui sont accessibles grâce au système dual.

La Directrice de cabinet du ministère de la Formation professionnelle, Mame Sané Ndiaye Faye, a expliqué qu’en expérimentant un tel système de formation professionnelle, suite à la signature de la charte sur la formation professionnelle duale, ils sont « convaincus du renforcement du cadre partenarial entre pouvoirs publics et secteur privé ». Elle a souligné que la formation professionnelle duale traduit largement la nouvelle vision et les nouvelles orientations nationales en matière de formation professionnelle et technique. S’adressant aux hôteliers, Mme Faye leur a indiqué que l’implémentation et la gestion de ce nouveau modèle de formation professionnelle dans le secteur du tourisme vise à mettre à profit l’expertise acquise dans leur domaine de compétence afin d’offrir à notre jeunesse un meilleur service de formation efficace et efficient.  

Le ministre-conseiller Serigne Guèye Diop a rappelé la détermination du chef de l’Etat tout en insistant sur le fait que la formation duale est le meilleur système, vu que la formation académique ne suffit plus. Il a ainsi salué les 7 lycées professionnels que le président de la République veut construire au Sénégal, dont un établissement de 8 milliards de FCfa à Sandiara.

Oumar KANDE

 

« L’innovation, fruit d’une recherche pertinente et soutenue, demeure une étape incontournable pour impulser le développement dans tous les secteurs d’activités ». Cette déclaration est du  ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, qui s’exprimait, à l’auditorium de l’Université de Thiès, lors de l’ouverture de la deuxième école doctorale.

Comme en 2014, lors de la première école doctorale de l’Université de Thiès, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a noté avec satisfaction une forte participation des jeunes chercheurs avec plus d’une centaine de communications reflétant la grande diversité des thèmes de recherche abordés. Trois ans après, Pr Mary Teuw Niane a soutenu que ce pari audacieux est en train de porter ses fruits pour avoir relevé deux défis majeurs : « créer une école multidisciplinaire respectant la spécificité propre à chaque discipline et garantir le respect des normes de qualité relatives au cycle de formation doctorale ».

Adéquation formation/emploi, une option du Pse
Pour cette édition, le thème général, à savoir « Innovation, employabilité pour un développement inclusif et durable », entre, selon lui, en droite ligne des directives présidentielles issues des conclusions de la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur tenue en 2013. « D’ailleurs, l’orientation des formations supérieures vers les sciences, la technologie, les sciences de l’ingénieur et les mathématiques ainsi que les filières professionnelles reflète la pertinence du thème général », a-t-il avancé. En ce sens que tout ceci touche des domaines capables d’assurer un développement économique et social inclusif et durable. Toutefois, le ministre a indiqué qu’une attention particulière doit être accordée à l’adéquation entre l’offre et la demande du marché du travail, pour une insertion professionnelle harmonieuse des apprenants à travers l’emploi et l’auto-emploi. D’où « toute la problématique de l’emploi et de l’employabilité des jeunes dans laquelle le secteur de l’enseignement supérieur se doit d’apporter une solution durable dans le sillage de l’alignement de l’offre de formation  sur les besoins de l’économie du pays », a noté Mary Teuw Niane.

Avec un taux de croissance démographique estimé à 2,5 % et à forte dominante jeune, le Sénégal s’expose à une situation de chômage et de sous-emploi préoccupante et identique dans les pays africains. Dans ce combat pour l’emploi des jeunes, le secteur de l’enseignement supérieur se doit de jouer un rôle prépondérant dans la réflexion prospective, la conception, la mise en œuvre, le suivi-évaluation et la formation.  « Des défis qui sont en train d’être relevés par l’approche multidisciplinaire choisie dans l’école doctorale de l’Université de Thiès », s’est félicité M. Niane.

Dans son adresse, le recteur de l’Université de Thiès, Mme Ramatoulaye Diagne Mbengue, a remercié les directeurs de recherche, les partenaires, les autorités du pays et surtout le président du Conseil d’administration sortant, Oumane Joseph Diop, pour  les innombrables services rendus à la communauté universitaire de Thiès.

Mbaye BA

Le Directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Seyni Ndao, a reçu, le 1er juillet 2018, à Paris, le Prix international Star for leadership in quality.

Après le Cauris d'or de l'entreprise la plus innovante en 2016, la Calebasse d'Or la même année, le Prix « Ragnée » de l'entreprise la plus performante en 2017 et le Prix panafricain du service public en 2017, l'Ofor vient de remporter le Prix international star for leadership in quality. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, dimanche dernier, le Directeur général de l’Ofor, Seyni Ndao, a reçu ce prix lors de la 22e édition de la Convention internationale star for leadership in quality, laquelle fait partie du programme de reconnaissance de la qualité et du leadership de la Bid conçu pour diffuser les principes fondamentaux de la culture de la qualité.
Le Prix international Star for leadership in quality est un élément clé de cette convention internationale. D’après le communiqué, c’est un outil de marketing important élaboré pour reconnaître le prestige d’organisations, d’entreprises et de personnes exceptionnelles venant du monde entier.

Parmi les entreprises et les organisations récompensées par la Bid, il y a, entre autres, Turner construction, le Burj Khalifa, Kepco de Corée (une des plus grandes compagnies électriques d’Asie),  la branche caribéenne d’Arcelor Mittal, la Kuwait national petroleum company et l’Indian oil company (deux compagnies pétrolières publiques multimillionnaires). A l’image de l’Ofor, l’entreprise sénégalaise Delgas assainissement a été primée pour la troisième année consécutive.

Oumar KANDE

 

Une sensibilisation à grande échelle est préconisée pour faire comprendre le contenu et l’importance de la loi sur l’obligation scolaire de 10 ans et la note circulaire sur la gestion des grossesses en milieu scolaire.

Des études, menées récemment par le Forum des éducatrices africaines (Fawe), ont révélé que beaucoup de jeunes filles peinent à achever leurs études secondaires. Les violences basées sur le genre, les mariages précoces et forcés, les grossesses non désirées et les travaux domestiques sont souvent cités comme étant les principaux obstacles à la scolarisation des filles. Le phénomène est plus préoccupant dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor, occasionnant, du coup, un taux élevé de déperdition scolaire.

Les filles victimes de violence basée sur le genre, par pudeur ou par peur, décrochent et abandonnent ainsi leurs études. Pourtant le législateur a mis en place un dispositif leur permettant de pouvoir poursuivre leur scolarité. Il s’agit de la note circulaire sur la gestion des grossesses en milieu scolaire et de la loi sur l’obligation scolaire de 10 ans. Concernant la lettre circulaire n° 004379 du 11 octobre 2007, il est clairement indiqué que « l’élève en état de grossesse fait l’objet d’une suspension de scolarité jusqu’à l’accouchement pour des raisons de sécurité. L’état de grossesse doit être au préalable dûment constaté par un médecin reconnu et agréé par l’Etat ». La note précise que la réintégration de l’élève dans l’établissement se fait sur la présentation d’un certificat médical d’aptitude à reprendre les cours ».

Malheureusement, beaucoup de jeunes filles ignorent ce texte qui constitue un avantage pour elles. Pendant la grossesse, elles boudent les salles de classe et après l’accouchement, elles ne reviennent plus à l’école. Des enquêtes réalisées par Ndèye Oumou Khaïry Sall Diouf à Sédhiou et à Ziguinchor, dans le  cadre d’une étude sur la situation de la violence basée sur le genre, ont révélé que plus de la moitié des élèves et 43 % des enseignants ignorent l’existence de cette lettre circulaire.

En 2004, la loi n° 2004-37 du 15 décembre 2004, modifiant et remplaçant la loi d’orientation de l’éducation  n° 91- 22 du 16 février 1991, institue l’obligation scolaire de 10 ans. Un texte qui autorise à chaque enfant des deux sexes de pouvoir étudier jusqu’en classe de troisième au moins. Là également, l’étude a montré que « la loi sur l’obligation scolaire de 10 ans n’est pas bien comprise. Plus de 77 % des élèves interrogés ne connaissent pas cette loi contre 29 % chez les professeurs ».

Pour le Fawe, la vulgarisation et l’application de ces deux textes pourraient être un début de solution aux abandons progressifs des filles. D’ailleurs, c’est dans cette perspective que le projet de plaidoyer de lutte contre les violences basées sur le genre est mis en œuvre par le Fawe en novembre 2017, en partenariat avec Equal Measures 2030. Il est élargi à l’application des textes sur l’obligation scolaire de 10 ans et à la circulaire sur la gestion des grossesses en milieu scolaire.

Le Fawe a aussi jugé nécessaire d’impliquer les journalistes dans le combat pour mettre fin aux violences faites en milieu scolaire et aux violences basées sur le genre, mais aussi permettre aux enseignants et aux élèves de s’approprier ladite loi et la lettre circulaire.

Pape Coly NGOME

 

La Sénégalaise Aminata Ndiaye Tall et la Béninoise Yacine Bio-Tchané ont écrit un livre qui résume la grossesse et la maternité d’une jeune maman.  Elles ont essayé de partager avec les lecteurs leurs expériences et la première année de vie de leurs enfants.

« Grossesse et maternité : expérience de deux Afropolitaines », c’est le titre d’un livre écrit par deux jeunes femmes, Aminata Ndiaye Tall (Sénégal) et Yacine Bio-Tchané (Bénin). Cet ouvrage d’environ 170 pages est une conversation sur la grossesse et les 12 premiers mois de la maternité. Ces deux amies d’enfance qui ont fréquenté la même école (Sainte Jeanne D’arc de Dakar), aujourd’hui mariées et mères, partagent leurs expériences personnelles sur la maternité. Dans cet ouvrage, elles racontent donc tout ce qu’elles ont ressenti et apprécié durant la grossesse y compris la souffrance. Tout ce qui arrive à la jeune femme dès qu’elle tombe en état de grossesse y a été relaté. Le livre prépare aussi la future maman à mieux accueillir son bébé tant au niveau médical que logistique ou moral.

De même, il donne des informations sur les différents modes d’accouchement : la voie basse ou la césarienne. Les auteures ont voulu ainsi aider la mère de famille à suivre pas à pas l’évolution de son bébé tout au long de la première année. L’ouvrage, d’après Yacine Bio-Tchané, est divisé en quatre étapes, à savoir la grossesse, les trois trimestres de la grossesse, les phases d’accouchement et la première année de la vie de l’enfant et l’équilibre  de la vie professionnelle de la jeune maman. « Nous avons voulu partager avec les lecteurs des expériences en tant que jeunes mamans ; des réalités culturelles auxquelles nous avons fait face dans les différents environnements où nous vivons pendant la période de grossesse », a expliqué Mme Bio-Tchané lors de la cérémonie de dédicace qui a eu lieu le 29 juin 2018 au musée Henriette Bathily, sis à la Place du Souvenir africain. Cette jeune béninoise a fait ses études à Dakar où elle a rencontré Aminata Ndiaye Tall. Elles ont partagé beaucoup de choses avant de devenir toutes deux économistes. Yacine Bio-Tchané travaille dans le secteur des finances publiques et privées à Cotonou. Quant à Aminata Ndiaye Tall, elle est économiste du développement et spécialiste du secteur financier à la Banque mondiale à Washington.

Aider à mieux préparer et supporter la grossesse
Le livre, selon Yacine Bio-Tchané, est illustré avec des images personnelles mais aussi avec des exemples concrets de leurs expériences. « J’aime dire que chaque grossesse est différente. La grossesse de l’aîné n’est pas la même que celle du deuxième enfant, ni du troisième. Nous avons insisté sur ce fait parce que nous entendons souvent les gens dire : ‘‘Vous n’étiez pas fatiguée lors de votre première grossesse, pourquoi pour celle-ci ?’’ Nous avons essayé de démontrer que chaque grossesse est différente de l’autre », a rapporté Aminata Ndiaye Tall.

Les deux mères de familles qui vivent dans deux continents différents ont réussi à rédiger l’ouvrage à partir des conseils recueillis ou reçus auprès des praticiens de santé, des grand-mères, des femmes expérimentées dans le domaine mais aussi de leurs propres expériences. « Le livre prend en compte le bien-être de la mère et de l’enfant tant au niveau physique qu’émotionnel », a laissé entendre Mme Tall qui a magnifié, dans son ouvrage, la richesse et la beauté de la grossesse.  

Eugène KALY

 

Se doter d’un code d’éthique et de déontologie en vue de définir le statut juridique du traducteur, telle est l’ambition de l’Association sénégalaise des traducteurs (Astra).  

L'Association sénégalaise des traducteurs (Astra), portée sur les fonts baptismaux en septembre 2017, a procédé au lancement officiel de ses activités le 30 juin 2018 à l'antenne de l'Ugb de Dakar (Sacré-Cœur). Selon Séga Hamady Faye, président de ladite association, leur objectif est de fédérer les traducteurs du Sénégal et d’assainir le milieu, parce qu’ayant remarqué que tout le monde veut devenir traducteur au Sénégal. « Nous sommes en train de travailler sur un code de déontologie qui va régir le métier de traducteur au Sénégal. Nous comptons saisir les autorités compétentes pour éventuellement discuter du statut juridique du traducteur et avoir un statut légal », a-t-il révélé. M. Faye a souligné qu’après plusieurs complaintes de confrères et de donneurs d’ouvrages, ils ont jugé bon de mettre sur place une association, « un cadre pour établir des normes ».

Selon lui, le traducteur a des obligations relatives à la qualité, au respect des délais dans le travail, etc. Il a aussi précisé que leur association compte pour le moment une trentaine de traducteurs. D’ailleurs, le membre doit avoir 50.000 mots déjà traduits et certifiés par l’Astra. « Notre objectif est de recenser les traducteurs au Sénégal, d’identifier les professionnels capables de faire ce métier », a indiqué le président de l’Astra. Car, pour lui, il ne s’agit pas seulement de parler deux langues pour être traducteur. La traduction est un métier qui demande une formation, a-t-il dit en substance, précisant que « les critères retenus pour être membre de l’Astra, c’est d’avoir un diplôme délivré par un institut reconnu, quel que soit le pays, et avoir une expérience de 5 ans ».

Serigne Mansour Sy CISSE

 

L’Autorité nationale de biosécurité (Anb) a convié les responsables régionaux du Service national d’hygiène à un atelier afin de les outiller à mieux assurer le contrôle sanitaire des aliments.

Après la Police nationale, en octobre dernier, l’Autorité nationale de biosécurité (Anb) poursuit son cycle de formation à l’intention des forces de défense et de sécurité sur la nécessité de leur fournir une bonne information dans le but d’orienter les décisions politiques et éclairer les choix de consommation par rapport aux organismes génétiquement modifiés (Ogm). La présente session (2-3 juillet 2018) concerne le Service national d’hygiène, en attendant celles qui vont impliquer la Gendarmerie et la Douane.

Pour Ousseynou Kassé, Directeur exécutif de l’Anb, « il y a des aspects liés aux aliments et les agents du Service d’hygiène sont assermentés dans le domaine. Dès lors, nous avons besoin de les capaciter dans ce travail spécifique ». D’où la présence à cet atelier de l’ensemble des 14 régions représentées par leurs chefs de service, en plus des responsables de sites qui accueillent beaucoup de populations ou des évènements de dimension nationale comme Touba et Tivaouane. Selon M. Kassé, ces agents, bien que compétents et professionnels, ont « besoin d’être outillés. Nous allons le faire en deux phases : d’abord, sur les aspects liés aux Ogm, ensuite les former pour la détection et sur les cas pratiques ».

Le chef de la Division législation-contentieux au ministère de la Santé et de l’Action sociale, représentant le Directeur du Service national d’hygiène, a souligné que cette session vient conforter les agents dans leurs missions. Pour Alioune Gaye, qui dit biosécurité des aliments pense aux aliments mis à la disposition des populations. Et cela doit intéresser le Service d’hygiène « qui a obligation de résultat en ce qui concerne le contrôle autour des denrées alimentaires, c’est-à-dire leur hygiène. Ce qui est différent de l’hygiène alimentaire qui est aussi une composante de la sécurité sanitaire des aliments ». De ce fait, il a souligné que ses services attendent beaucoup de cet atelier à partir du moment où ils pensent que « l’innocuité des aliments constitue une certaine garantie que tous les consommateurs recherchent. Et, qui parle d’innocuité pense normalement à la qualité intrinsèque de l’aliment qui doit être mis à la disposition des populations ».

Ousseynou POUYE

La promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat est porteuse de croissance, de développement socio-économique et de transformation sociale. C’est la conviction des autorités qui intervenaient lors de l’édition 2018 du Falling walls lab Dakar présidée par délégué général à l’Entrepreneuriat rapide, Papa Amadou Sarr.

Une lumière sur les idées innovantes. Le Falling walls lab Dakar 2018 a été une tribune pour les jeunes entrepreneurs. L’étudiante Fanta Diaité a présenté son carnet de santé électronique, une interface de rappel des rendez-vous en langues locales, alors que Serge a développé la plateforme « Haduna » qui démocratise l’accès au commerce électronique aux artisans et aux personnes qui n’ont pas un certain niveau d’études. Au fil des présentations, les ambitions et les rêves des porteurs de projets se dévoilent. C’est l’esprit du Falling walls lab.

« Les candidats ont présenté des idées nouvelles censées améliorer le monde. Je sais que beaucoup de personnes ont l’impression que les problèmes du monde sont de plus en plus grands et peut-être insolubles », a constaté l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Stéphan Roken. Le diplomate est convaincu que ce sont les initiatives comme le Falling walls lab (la chute des murs) qui contribueront à apporter des solutions aux problèmes des temps modernes, tels que le changement climatique, les pollutions…

Le délégué général à l’Entrepreneuriat rapide, Papa Amadou Sarr, a salué l’esprit du Falling walls et magnifié la collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté (Fnf). A son avis, ce sont les jeunes porteurs d’idées novatrices qui seront les moteurs du changement et de la transformation sociale en Afrique. « Ces genres d’initiatives pousseront les jeunes à aller au-delà de leurs limites. Leurs projets novateurs contribueront à la résolution des problèmes », a soutenu M. Sarr tout en rappelant que le gouvernement du Sénégal a mis sur la table une enveloppe de 2 milliards de FCfa pour aider tous les porteurs d’idées novatrices à concrétiser leur projet.

La Délégation à l’entreprenariat rapide (Der) a mis, elle, en avant l’allégement de l’accès aux financements pour les Sénégalais, y compris ceux qui se trouvent à l’intérieur du pays. Déjà, la Der s’est engagée à accompagner le lauréat de l’édition 2017 du Falling walls lab, Alioune Badara Mbengue, avec sa startup qui a fabriqué une poubelle intelligente et Maella Yobo de la pousse « Senbot » qui a mis au point un robot triant les déchets.
Quant à la directrice pour l’Afrique de l’Ouest de la Fondation Naumann, Inge Herbert, elle est revenue sur le mode d’accompagnement des porteurs de projets surtout des lauréats. « Le lauréat de cette édition, Maella Yobo, va représenter le Sénégal le 8 novembre à Berlin. Nous avons également offert une formation à tous les candidats », a-t-elle informé.

Par la suite, le délégué général a annoncé la construction d’un grand incubateur à Dakar. Au cours de cette rencontre, l’Office allemand d’échanges universitaires (Daad) a présenté les opportunités que les étudiants et les ingénieurs peuvent tirer de leur institution. « Nous sommes engagés dans la promotion des idées qui vont changer le monde. Le Daad a octroyé 140.000 bourses en 2017 et a financé les études de plus de 2,3 millions de personnes depuis sa création en 1992 », a fait savoir Helke Kuhn, représentante de l’Office allemand d’échanges universitaires

Idrissa SANE

 

Pour accompagner le développement démographique de la Petite côte, les soins de santé ne doivent pas faire défaut, particulièrement dans le domaine de la santé oculaire. C’est ce qu’a compris le Dr Boubacar Sarr qui a inauguré, le 30 juin 2018, à Saly, le Centre d’ophtalmologie Léopold Sédar Senghor en vue de contribuer à l’amélioration de la santé visuelle des populations.

Saly a étrenné, le samedi 30 juin 2018, son Centre d’ophtalmologie. Une initiative de l’ancien coordonnateur du Programme national de lutte contre la cécité, le Dr Boubacar Sarr, qui, avec un partenaire, l’opticien Fréderic Magnier, compte apporter son expertise au service de la communauté. Surtout que la Petite côte s’agrandit de plus en plus sur le plan démographique avec le déplacement des centres urbains matérialisé par l’implantation de l’aéroport international mais aussi l’autoroute à péage. « Toutes ces infrastructures font que, de plus en plus, l’urbanisation ne sera plus seulement une question de la région de Dakar. La zone de Saly comporte un potentiel en termes de population qui est assez important, et cette dernière a besoin de ce type de services », a-t-il déclaré. Le Dr Sarr a renseigné que tout ce qu’on peut faire en matière de prestation oculaire est pratiqué dans l’établissement : de la consultation simple générale aux explorations fonctionnelles en passant par la plupart des radiographies demandées. « Nous faisons aussi de la chirurgie (cataracte, glaucome) et bientôt, d’autres types de chirurgies plus compliquées ».

Le Centre d’ophtalmologie L. S. Senghor est bien apprécié par les autorités administratives, sanitaires et locales. Le préfet du département, Saër Ndao, s’est ainsi félicité de l’implantation de cette infrastructure qui va participer à « l’élargissement de la carte sanitaire de la localité ». Il a, par ailleurs, demandé aux populations et aux collectivités locales de s’en approprier tout en promettant l’accompagnement des pouvoirs publics à la structure qui, malgré son statut de privé, « va assurer un service public ».

Le Dr Fatma Fall, médecin-chef de la région médicale de Mbour a, pour sa part, salué la « complémentarité » que va apporter ce centre « dans l’offre de services de santé avec des spécialités et un plateau relevé » qu’on avait l’habitude de ne voir qu’à Dakar. Du coup, il va, à ses yeux, combler un vide. D’où son appel aux relais de santé communautaire pour accompagner sa croissance.

Ousseynou POUYE

 

Des médecins s’occupent de plus en plus des tâches administratives au détriment de leur rôle qui est d’offrir aux populations des soins de qualité. Pour rectifier le tir, les membres de l’Association sénégalaise des professionnels de santé publique ont organisé, à Dakar, une table ronde pour réfléchir sur la question.

Le Pr Anta Tal Dia, chef du Service de la médecine préventive de la santé publique à la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), a déploré le fait que certains médecins s’occupent plus de tâches administratives, se détachant ainsi de l’offre des soins. Ce faisant, elle les a invités à ne pas oublier leur rôle central qui est d’offrir aux populations des soins de qualité. « Nos médecins doivent veiller à la mise en place de ce paquet dans leurs structures respectives », a insisté ce professeur de Santé publique à l’Ucad. Mme Dia s’exprimait, le 28 juin dernier, à Dakar, lors d’une table ronde organisée  par l’Association sénégalaise des professionnels de santé publique dont elle est la présidente.

A l’occasion, elle a indiqué que beaucoup de médecins ne soignent plus alors que le devoir d’un praticien est que l’offre de soins soit effective à tous les niveaux du système de santé. « C’est bien d’organiser la gestion en mettant en place des outils et de faire des évaluations de manière régulière. Mais les populations ont besoin de soins de qualité. Même si les médecins-chefs de district ont souvent des tâches administratives à gérer, ces derniers ne doivent pas oublier la pratique de leur métier qui est de soigner », a rappelé Anta Tall Dia. Elle a souligné aussi que dans un pays en développement comme le Sénégal, où le ratio médecins-nombre d’habitants n’est pas encore réglé, il n’est pas permis à un médecin formé pendant 8 ans de se départir de ses tâches quotidiennes. L’universitaire a expliqué que l’objectif de la table ronde est de pousser les acteurs de la santé publique à réfléchir sur les solutions à apporter pour combler certains manquements notés dans la profession de la médecine. « Nous connaissons les problèmes, mais notre objectif est de participer à la réflexion en proposant des pistes de solutions qui permettraient un bon fonctionnement du système de santé », a-t-elle soutenu.

Au cours de cette rencontre, le Dr Mouhamadou Traoré a exposé sur « Quel comportement professionnel est attendu du médecin de santé publique dans la perspective de la Couverture sanitaire universelle ». Pour lui, le médecin, quel que soit son grade, doit contribuer à la mise en œuvre des politiques de santé de son pays. Cela, en participant aux activités curatives et préventives.

Mme Bineta Ndir Diop qui s’est intéressée aux questions de la Santé de la reproduction pendant 34 ans, a développé le « Rôle capital de la pratique de l’infirmier et de la sage-femme dans le système de la santé publique ». Après avoir salué la contribution des infirmiers et des sages-femmes dans l’offre de soins, elle a proposé la création d’un prix de santé publique, lequel permettrait aux gagnants de voyager et de bénéficier des sessions de renforcement des capacités à l’international.

Eugène KALY

 


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