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Actualités (2461)

L’Elimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant (Etme) est un des domaines clés retenus dans le Plan de rattrapage du Vih en Afrique de l’Ouest et du Centre. Notamment au Bénin où Margaret Molnar a invité à « continuer à intensifier les efforts », même si la transmission mère enfant a baissé de 14 à 6 % avec plus de 800 bébés à moins de 500 bébés infectés. Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de rattrapage, elle a appelé à « promouvoir une approche communautaire pour accélérer l’élimination de la transmission mère-enfant. Aussi, a-t-elle informé qu’il est envisagé d’introduire les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Cela revient à doter les relais communautaires d’outils innovants pour la collecte des données.

André Kaboré qui a axé sa communication sur « Dépistage et accès au traitement pour les enfants », a insisté sur « la forte déperdition » des enfants infectés au Burkina Faso. Une situation qu’il impute au mauvais arrimage entre la Prévention de la transmission mère-enfant (Ptme) et la prise en charge pédiatrique. « Une fois les enfants sortis de la Ptme, ils sont perdus », a-t-il regreté.

Réaliser la révolution du dépistage
Le dépistage est la principale recommandation pour lutter contre le Vih/Sida en Afrique de l’Ouest et du Centre où la connaissance du statut sérologique demeure faible. Il est maintenant question, dans le cadre du Plan de rattrapage initié dans ces deux régions, de faire « une révolution du dépistage. D’autant qu’il existe, aujourd’hui, a expliqué Kouton Mach-Houd de l’OnuSida, « des traitements puissants, plus simples et mieux tolérés ». D’ailleurs, a estimé le Dr Safiatou Thiam, secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) au Sénégal, toutes les personnes devraient faire le dépistage et les cas positifs mis sous traitement. Surtout qu’il est prouvé que plus le traitement est précoce, mieux la « morbidité sévère » et la mortalité dues au Vih sont réduites. C’est pourquoi, au-delà des campagnes de dépistage de masse, des stratégies de dépistage ciblées sont préconisées. Car « l’enjeu est de dépister plus et mieux parmi les populations les plus exposées », a soutenu M. Mach-Houd qui a aussi évoqué les lignes directrices dans le cadre du Plan de rattrapage du Vih en Afrique de l’Ouest et du Centre. Il y a notamment la fourniture d’une gamme complète et la mise en œuvre de nouvelles approches. Parmi ces dernières figure le dépistage par les prestataires communautaires, qui est la nouvelle recommandation, et l’auto dépistage du Vih.

M. GUEYE

Pour changer la forme de la riposte au Vih en Afrique de l’Ouest et du Centre, le Bureau régional de l’OnuSida pour cette région a organisé, à Dakar, un forum sur « Médias, santé et développement ». L’objectif visé est de s’assurer de l’accélération du Plan de rattrapage du Vih dans les 25 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre afin de mettre sous traitement, d’ici à 2018, 1,2 million de Personnes vivant avec le Vih (PvVih) supplémentaires.

Trente-six, vingt-huit et douze ! Tels sont, respectivement, en Afrique de l’Ouest et du Centre, les pourcentages des Personnes vivant avec le Vih (PvVih) connaissant leur statut sérologique (36%), ayant accès à un traitement (28 %) et dont la charge virale est indétectable (12 %). Pourtant l’objectif, d’ici à 2020, est d’atteindre, dans chacun des trois domaines cités (statut sérologique, traitement et charge virale), un taux de 90 %. D’où l’objectif des 3 (90).

Ainsi, pour inciter les 25 pays situés dans ces deux régions du continent à réaliser les objectifs fixés, il a été lancé le Plan de rattrapage du Vih/Sida pour accélérer la riposte en Afrique de l’Ouest et du Centre. Adopté le 4 juin dernier, lors du 29ème Sommet de l’Union africaine (Ua) à Addis-Abeba, ledit Plan, d’une durée de 18 mois, est mis en œuvre dans plusieurs pays. C’est pour s’assurer de son accélération que le Bureau régional de l’OnuSida pour l’Afrique de l’Ouest et Centre a tenu, à Dakar, les 30 et 31 octobre 2017, un forum dont l’objectif est d’informer les journalistes pour « changer la forme de la riposte au Vih/Sida en Afrique de l’Ouest et du Centre », a indiqué Dr Djbrill Diallo, directeur régional de l’OnuSida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Selon lui, si on ne fait pas attention, ces deux parties du continent africain seront laissées pour compte dans l’atteinte, en 2020, des objectifs consistant à dépister 90 % des PvVih, à donner un traitement à 90 % des personnes dépistées et à faire en sorte que 90 % des personnes traitées aient une charge virale non détectable. Il s’agit alors d’intensifier la riposte contre le Vih/Sida en réduisant au maximum les goulots d’étranglement pouvant empêcher d’atteindre les objectifs.

Pour cela, il est important, a informé le directeur régional de l’OnuSida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, de mettre sous traitement 1,2 million de PvVih supplémentaires. D’autant plus qu’en 2015, sur les 6,5 millions de PvVih habitant dans ces 25 pays, seul 1,8 million recevait un traitement antirétroviral. Pis, a estimé l’OnuSida, l’Afrique de l’Ouest et du Centre enregistre 21 % des nouvelles infections au Vih dans le monde.

Pour sa réussite, le Plan de rattrapage, qui sera transféré, à partir de janvier 2019 aux Etats, doit s’appuyer sur 4 piliers, à savoir « la mobilisation politique, la dimension programmatique, la mobilisation des ressources internes et externes ainsi que la communication », a cité Dr Djibrill Diallo. D’ailleurs, a estimé Dr Luis Loures, vice-directeur exécutif de l’OnuSida, dans son intervention en direct par vidéo, il est important de travailler sur ces éléments. Auparavant, il a lancé un appel pour « briser le silence et être à l’avant- garde ». A ce niveau, il a invité les journalistes, qui doivent jouer, selon lui, un rôle catalyseur dans la lutte contre le Vih, à se faire entendre davantage. « Si nous voulons que le Plan de rattrapage soit couronné de succès, la lutte contre le Vih doit être l’affaire de tous ». Mieux, a plaidé le vice-directeur exécutif de l’OnuSida, « nous devons faire en sorte que les PvVih soient au centre des initiatives ».

Prendre en compte les besoins des populations clés
Aussi, urge-t-il, selon Sirra Ndow, qui a axé sa communication sur les populations clés, notamment les travailleuses du sexe et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, dans une approche basée sur les droits humains, « de ne laisser personne en rade ». Selon elle, cette stratégie peut permettre de mettre fin au Sida d’ici à 2030. « On ne peut pas mettre fin à l’épidémie si on ne prend pas en compte les besoins des populations clés », a-t-elle assené. Car ces dernières représentent « 27 % des nouvelles infections à Vih en Afrique de l’Ouest et du Centre ». En 2015, a renseigné l’OnuSida, « la moyenne de la prévalence du Vih dans cette région était de 17 % chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, 16,5 % chez les professionnels du sexe et 6,5 % chez les usagers de drogues injectables ». Pour atteindre les buts visés, Mme Ndow dit pense qu’« il faut d’urgence mettre en place des services qui permettent à toutes les populations d’avoir accès au traitement ». Poursuivant, elle a préconisé, si l’on désire réduire davantage la prévalence du Sida, de passer les initiatives réussies à l’échelle et de « renforcer les programmes destinés aux populations clés ». Concernant toujours l’accès aux soins des populations clés, Sirra Ndow a appelé à « faire le plaidoyer au plus haut niveau pour que les lois très répressives contre les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les travailleuses du sexe soient revues ».

Maïmouna GUEYE

Pour améliorer la mobilité étudiante, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a fait savoir, hier, que cette année, il y a eu 3.500 visas délivrés à des étudiants sénégalais contre les 2500 de l’année dernière soit une hausse de 1.000 visas. D’ici 2019, l’ambassadeur indique que l’objectif est d’atteindre 5.000 visas par année. Il est prévu aussi des visas de circulation longue durée pour favoriser le retour de ces étudiants.

Présidant la célébration de la première année de la plateforme Alumni au Sénégal, l’ambassadeur de France, Christophe Bigot, a indiqué que la France est inscrite dans la logique de l’amélioration de la mobilité étudiante. L’ambassadeur révèle que depuis qu’il est en poste au Sénégal, il a fait des efforts dans la délivrance des visas aux étudiants Sénégalais pour améliorer la mobilité des apprenants. « Les chiffres étaient plutôt étalés, il n’y avait pas de progression significative. Nous avons, avec le consul général, le conseiller culturel de coopération, avec le responsable de Campus France, essayé de changer la donne», explique Christophe Bigot.

Ainsi, chiffres à l’appui, l’ambassadeur informe qu’ils ont délivré, l’année précédente, 2.500 visas à des étudiants Sénégalais et cette année il y a eu une hausse de 1.000 visas-étudiants soit 3.500 visas délivrés aux étudiants sénégalais pour la France. L’ambassadeur poursuit qu’il a bon espoir que d’ici 2019, ils pourront aller jusqu’à 5.000 visas étudiants par an pour.

«Les étudiants sénégalais sont très bien accueillis en France. Aujourd’hui, nous avons autant sinon plus d’étudiants sénégalais que Chinois en France. Il faut encourager cette mobilité. Nous encourageons les uns et les autres à venir étudier en France. Nous les encourageons aussi à revenir au Sénégal pour apporter leur expertise, leur savoir-faire, leur talent au service du développement du Sénégal», a laissé entendre l’ambassadeur de France au Sénégal.

Visas de circulation longue durée
Pour M. Bigot, cela a été possible en favorisant les inscriptions avec les universités françaises, en travaillant avec le consulat général, avec campus France pour faire en sorte que le processus d’inscription soit le plus fluide possible. De ce fait, dès le 15 novembre, dans la nouvelle campagne qui s’annonce, l’ambassadeur apprend que les mesures seront renforcées pour la nouvelle période.

Pour améliorer la mobilité mais le retour des étudiants, il affirme qu’à la rentrée des étudiants sénégalais, pour investir et partager leur savoir-faire, il y aura des visas de circulation longue durée leur permettant de passer tous les 6 mois 90 jours en France. «Cela permettra aussi aux étudiants d’être le pont entre nos deux pays car nous avons ensemble 350 ans d’histoire, mais ce qui fera la force de nos relations ce sont les liens entre les hommes et les femmes de nos deux pays», souligne l’ambassadeur.

Pour faciliter aussi la délivrance des visas d’une manière générale, il indique qu’il faut allonger les visas de circulation en fonction de la durée des passeports. «Le principe c’est qu’un visa de circulation peut être donné jusqu’à la durée du passeport moins un an», rappelle-t-il.

Sur le volet alumni lancé il y a un an, l’ambassadeur renseigne que les anciens étudiants sénégalais en France ont besoin de se retrouver pour échanger des opportunités professionnelles. Ce réseau compte aujourd’hui 3.200 étudiants sénégalais sur 55.000 membres au plan mondial. L’ambassadeur demande d’améliorer ce réseau car actuellement, il y a plus de 10.000 étudiants sénégalais en France.

En outre, par rapport à l’Ofii (Office français de l’Immigration et de l’intégration) qui a pour vocation de faciliter le retour de ceux qui le souhaitent au Sénégal, il rappelle que sur la période 2006-2017, cette structure a financé 87 projets pour 2,1 milliards de FCfa pour l’aide au retour et à la réinsertion.

La rencontre a permis aussi à d’anciens étudiants Sénégalais en France de revenir sur le parcours et sur leur retour décisif au plan professionnel.

Oumar KANDE

Suite à l’apparition de cas de dengue dans la région de Louga, plus précisément dans les communes de Louga et de Dahra, le ministère de la Santé, dans son deuxième communiqué, rassure qu’il n’y a aucune complication sur les 36 malades. 

Faisant l’état de la situation depuis l’apparition de quelques cas de dengue, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a informé, à travers un communiqué, que ces cas sont sous contrôle et restent circonscrits dans la région de Louga. Le communiqué précise qu’à la date du 29 octobre 2017 un total de 36 cas positifs a été noté sur 232 patients suspects. « Ces cas se répartissent entre la commune de Louga (34) et la commune de Dahra (2). Aucune complication n’a été notée chez ces malades ; tous les patients diagnostiqués positifs se portent bien et ont repris leurs activités courantes », lit-on dans un communiqué du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ainsi, le ministère, à travers les équipes d’intervention du Centre des opérations d’urgence sanitaire, le Service national de l’hygiène, le Service national de l’éducation et de l’information pour la santé et la région médicale de Louga, en collaboration avec l’Institut Pasteur de Dakar, est à pied d’œuvre pour apporter la riposte qui sied sur le terrain.

A ce jour, « le ministère de la Santé et de l’Action sociale a précisé qu’aucun cas de dengue n’a été noté dans aucune autre région du Sénégal ». Le ministère de la Santé et de l’Action sociale dit renouveler aux populations son appel à la sérénité tout en les invitant au respect strict des mesures d’hygiène et de prévention contre cette maladie.

Oumar KANDE

D’ici à 2019, le Sénégal va porter sa part des énergies renouvelables à 30 %, a informé Mme Oumou Khaïry Diop du ministère du Pétrole et des Energies lors de la cérémonie d’ouverture de la première édition du Salon pour l’économie verte des pays membres de l’Oci. 

La première édition du Salon pour l’économie verte (Sev) des pays membres de l’Organisation pour la coopération islamique (Oci) s’est tenue à Dakar, du 26 au 29 octobre 2017 au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) sous le thème : « Vers l’économie verte : énergies renouvelables et développement durable ». Le Sev est organisé en même temps que la 7ème édition du Salon international des énergies renouvelables et de l’environnement en Afrique (Siera), initié par le groupe Excaf Télécoms.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye, l’énergie renouvelable figure en bonne place dans la politique du Sénégal pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles. « Le gouvernement du Sénégal, sous la vision éclairée du président de la République, Macky Sall, a très tôt compris l’importance stratégique du secteur de l’énergie non seulement pour assurer le bien-être des populations mais surtout pour son ambitieux objectif de faire du Sénégal un pays émergent en 2035 », a-t-elle dit.

Depuis quelques années, le Sénégal a engagé une nouvelle politique de mixte énergétique pour augmenter la part des énergies renouvelables dans la puissance installée de la Senelec. D’après la représentante du ministère du Pétrole et des Energies, Oumou Khaïry Diop, entre 2016 et 2017, le Sénégal a installé près de 60 mégawatts en capacité solaire. D’ici à 2018, a-t-elle ajouté, plus de 300 mégawatts sont attendus. Ce qui va permettre au Sénégal de porter la part de production d’énergies renouvelables à 30 % en 2019. « Nous allons dépasser l’objectif que nous nous étions fixés et qui était d’atteindre 20 % de part d’énergies renouvelables à l’horizon 2017. D’importants programmes sont déroulés à travers l’Agence nationale pour les énergies renouvelables pour promouvoir l’électrification par voie solaire mais également avec l’Aser », a-t-elle informé.

Cependant, Mme Diop a relevé quelques obstacles à la pénétration des énergies propres au Sénégal. Il s’agit, selon elle, du coût d’acquisition élevé des équipements, notamment pour les ménages et les petites et moyennes entreprises, la faible implication du secteur privé local et de l’accès difficile au financement. Mais, malgré ces obstacles, le Sénégal a fait appel à des producteurs indépendants pour la réalisation de centrales solaires et éoliennes. « Il est plus que nécessaire de faire appel à des financements innovants et à une coopération plus poussée avec les partenaires techniques et financiers. S’il s’agit des secteurs de l’agriculture, de l’artisanat, de la santé, de l’hydraulique, il est devenu urgent de recourir à des sources d’énergies renouvelables, particulièrement dans les zones rurales », a appelé Mme Diop. Elle a indiqué que l’économie verte peut être une source d’emplois dans diverses filières surtout dans l’installation et l’entretien des équipements, la formation et la recherche développement.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le débat sur le financement de la santé en Afrique de l’Ouest sera posé au cours de ce 41ème Congrès international du Collège ouest-africain des médecins. Le vice-président dudit collège, le Pr Mamadou Mourtalla Kâ, a déjà donné le ton en faisant savoir qu’il est contre la gratuité dans le système de santé. « Je ne suis pas pour 100 % du social dans le système de santé. Je pense qu’il faut des modèles bien réfléchis pour voir comment régler la question du financement de la santé en Afrique de l’Ouest », a-t-il défendu. Il a estimé que les populations et l’Etat doivent participer au financement de la santé. « Le collège, de son côté, travaille chaque jour en donnant des textes au gouvernement, à l’Organisation ouest-africaine de la santé et à tous les organismes qui œuvrent pour la promotion de la santé. C’est notre rôle de réfléchir sur ces questions en tant qu’experts de la santé, parce qu’étant bien outillés », a lancé l’universitaire. Cependant, c’est aux gouvernements de trouver, selon lui, des mécanismes capables de financer le système de santé. Rappelons que le financement de la santé est l’un des thèmes du Congrès du collège.

E. KALY

Le Collège ouest-africain des médecins enregistre l’adhésion de quatre pays de l’Afrique francophone. Il s’agit du Mali, de la Guinée, du Burkina-Faso et du Togo. Ils regagnent ainsi les trois pays francophones qui sont dans le collège. Il s’agit de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Benin. Ce qui fera un total de sept pays francophones. Ces quatre nouveaux pays auront, d’après le vice-président du Collège ouest-africain des médecins, le Pr Mamadou Mourtalla Kâ, des sections statutaires. « C’est un tournant historique du collège qui enregistre de nouveaux pays », s’est félicité M. Kâ. Il a rappelé qu’au début le collège était composé essentiellement de pays anglophones.

E. KALY

La tentative de suicide du directeur de l’hôpital régional de Sédhiou, le 25 octobre dernier, est survenue au lendemain d’une déclaration faite par la section locale du Syndicat des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) sur la mauvaise gestion. Ainsi, certains ont vite fait d’établir une relation de cause à effet. Mais, au cours d’une assemblée générale, tenue ce week-end, à Bounkiling, les membres du Sutsas ont dégagé toute responsabilité dans cette tentative de suicide. D’ailleurs, ils ne comprennent pas l’attitude hostile dont ils font l’objet de la part d’une frange de la population.

Face à cette situation, Mballo Dia Thiam, secrétaire général du Sutsas, est venu remonter le moral des troupes, « victimes d’une fausse accusation ». Il a été ainsi catégorique : « Le Sutsas n’est nullement responsable et on ne nous intimidera pas. Nous sommes un syndicat, et tant que les problèmes soulevés ne seront pas réglés, la revendication se poursuivra, que ce soit avec Doudou Diouf ou son successeur ». Après avoir blanchi la section locale du Sutsas, M. Thiam a magnifié le comportement des membres du syndicat, puisque ce sont eux qui ont prodigué les premiers soins au directeur de l’hôpital qui se trouvait entre la vie et la mort.

Sur cette tentative de suicide, les commentaires vont bon train dans la capitale du Pakao. Rappelons que c’est le neveu du directeur de l’hôpital régional de Sédhiou, revenu de l’école, qui a trouvé portes et fenêtres fermées. Il était obligé de faire défoncer la porte. Une fois dans la chambre, il trouva son oncle qui gît dans une marre de sang presque coagulé. Doudou Diouf avait sectionné ses coudes et une partie de sa gorge. Il fut évacué sur Dakar par avion médicalisé en présence des autorités administratives, municipales, des notables et des populations venus marquer leur sympathie à celui qui allait bientôt faire un an dans cet hôpital.

Malamine KAMARA

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, a effectué une visite de travail et de prise de contact hier dans la région de Ziguinchor. Lors de ce déplacement, il a constaté de visu le niveau très critique de la préservation des ressources forestières et l’ampleur du trafic illicite de bois dans la région, assurant que tout sera mis en œuvre pour éradiquer ce grand désastre. Dans les communes de Ziguinchor, Bignona et Diouloulou qu’il a visitées, tour à tour, le ministre a, en effet, relevé une très forte compromission de la pérennisation de la ressource forestière à cause du trafic illicite du bois « qui, a-t-il déploré, menace très sérieusement la survie de la forêt. Il a insisté sur l’urgence de préserver les forêts de la région, notamment pour les générations futures. Mame Thierno Dieng compte beaucoup sur la collaboration des populations locales, des autorités politiques et administratives pour éradiquer le phénomène du trafic illicite de bois et pour bien préserver la ressource forestière dans cette partie de la région méridionale du Sénégal.

M. Dieng n’a pas occulté les forces de sécurité, de défense et paramilitaires dont il a magnifié le degré d’expertise, le dévouement, le patriotisme et la collaboration avec les agents des Eaux et Forêts en Casamance dans la lutte contre le trafic illicite de bois pour la préservation des forêts. Il les a encouragées à persévérer, soulignant qu’il y a encore des obstacles à surmonter, notamment celui des moyens. L’insuffisance à la fois qualitative et quantitative des agents des Eaux et Forêts n’a pas été perdue de vue. Le ministre a constaté « leur nombre réduit et qu’ils travaillent presque les mains vides ». Il a assuré de renforcer les moyens et dispositions pour venir à bout du trafic illicite de bois dans la région de Ziguinchor. Mame Thierno Dieng poursuit sa tournée aujourd’hui à Kolda et Sédhiou.

El Hadj Moussa SADIO

Après le passage à l’hôpital régional de Thiès, en mars dernier, de médecins tchèques qui ont eu à faire des consultations et des interventions chirurgicales en gynécologie, une équipe de spécialistes en Orl vient de séjourner dans la capitale du Rail.

En l’espace de 10 jours (18-28 octobre), des spécialistes thèques en Oto-rhino-laryngologie (Orl) ont pu opérer 37 patients âgés de 4 à 71 ans à l’hôpital régional El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès. Une mission qui s’inscrit dans le cadre du programme Medevac établi par le ministère de l’Intérieur du Sénégal et le ministère des Affaires étrangères de la République Tchèque. Un cadre de coopération mis à profit par la ville de Thiès pour nouer un partenariat fécond avec l’ambassade de la République Tchèque au Sénégal et qui a permis de mobiliser une grande expertise médicale dans différentes spécialités. Après le passage, en mars dernier, de médecins tchèques qui ont eu à faire des consultations et des interventions chirurgicales en gynécologie, une équipe de spécialistes en Orl, conduite par les Pr Jan Plzak et Jan Kozar, le Dr Zdenek Eada et Hana Soproua, une infirmière, vient de leur emboiter le pas. Ceci, au grand bonheur des patients, mais aussi des spécialistes sénégalais sous la houlette du chef du Service Orl de l’hôpital régional de Thiès, Dr Ndiassé Ndiaye, qui a apprécié à sa juste valeur leur formation sur l’utilisation du matériel de dernière génération et la pratique de certains actes médicaux.

En outre, le partenariat a permis à l’hôpital d’acquérir un important équipement composé d’une machine laveuse essoreuse plus un autoclave. Cela va rendre plus performant et fonctionnel la buanderie du bloc opératoire et réduire, de manière considérable, les infections nosocomiales contractées à l’hôpital. Des kits de soins, du mobilier de bureau et un climatiseur font aussi partie du lot de matériel. Devant l’ambassadeur de la République Tchèque à Dakar, Miloslav Machalek, le maire de la ville de Thiès et président du conseil d’administration de l’hôpital régional de Thiès, Talla Sylla, a exprimé, au nom des populations, toute sa satisfaction. « C’est une matérialisation de notre vision « Caay Cess » (Viens à Thiès) qui nous permet de nous ouvrir au monde », a-t-il noté.

Arrivé au Sénégal il y a dix jours, l’ambassadeur de la République Thèque dit préférer les actes concrets aux beaux discours. « Dans le cadre du Medeval, le Sénégal est un bon choix dans la zone sahélienne. Alors, nous continuerons à rester dans cette dynamique en vue de contribuer, de façon significative, au relèvement du plateau technique de l’hôpital régional de Thiès », a-t-il confié.

Mbaye BA

La Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca) a organisé, samedi dernier, dans l’enceinte du Stade Léopld Sédar Senghor, sa deuxième grande édition de journée de consultation gratuite du cancer du sein. Plus de 2.000 femmes ont été gratuitement consultées.

Initiée depuis 2010 par la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), « Octobre rose » est une campagne de dépistage contre le cancer du sein. Découvert tardivement, le coût du traitement est exorbitant, en moyenne 2 millions de FCfa. Détecté à un stade précoce, les chances de survie deviennent supérieures. C’est ce qui justifie l’organisation du dépistage par mammographie qui est le seul moyen de détecter le cancer à temps.

Au Sénégal, la mammographie n’est pas accessible à la majorité des femmes du fait de son coût jugé élevé. Dr Sokhna Ndiaye, vice-présidente de la Lisca, informe qu’en tout, 2.000 femmes étaient attendues. « L’objectif est de les sensibiliser pour qu’elles s’habituent à cette consultation de dépistage. Celle-ci est essentielle pour toutes les femmes âgées de plus de 25 ans. Au cours de cette journée, il est également question de leur montrer comment régulièrement voir, après la période des règles, s’il y a une petite modification sur les seins », relève-t-elle.

A partir de 40 ans, il est conféré à toutes les femmes qui viennent à la consultation un bon de mammographie où elle paye 15.000 FCfa au lieu de 60.000 FCfa. L’objectif à terme est de pouvoir gratuitement subventionner cette mammographie. « Les radiologues ont consenti un effort. Pendant ce mois d’ « Octobre rose » , la Ligue s’est engagée sur 3.000 mammographies. Des sages-femmes ont été formées sur la détection précoce du cancer du col de l’utérus. Egalement, des consultations de dépistage pour la mammographie ont été initiées », informe-t-elle.

Pour tous les cas suspects, les bons sont gratuitement cédés. Dr Ndiaye reconnaît que le président de la République constitue un grand soutien pour la Ligue. Il a volontiers conféré une subvention annuelle à l’organisation. « Une partie de cette subvention a été reçue, toutefois nous sommes en attente de celle restante », dit-elle. Dr Ndiaye rappelle, en outre, l’instruction présidentielle qui demandait à l’ensemble des ministres de la République de participer à l’effort de la cause. Le besoin est réel. Un traitement du cancer coûte entre 1 et 3 millions de FCfa. Rien que le bilan pour une femme qui présente des symptômes tourne autour de 500.000 FCfa, souligne-t-elle.

Oumar BA

La Fondation Mava veut semer les graines de l’éveil de la conscience écologique dans les écoles des pays membres du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (Prcm). L’information a été donnée lors d’une cérémonie présidée par le ministre guinéen de l’Education pré-universitaire et de l’Alphabétisation.

Le changement de comportement et l’éveil de conscience écologique s’acquièrent dans le temps. La Fondation Mava va investir davantage dans ce champ un peu laissé en rade par différents programmes et projets. Les graines des comportements coresponsables seront semées dans l’espace scolaire. Au-delà de l’effet multiplicateur, les élèves seront les futurs responsables et seront plus enclins à assumer leur mission de préservation de notre planète plus que jamais au bord de la rupture. Nous en avons pour preuve l’occurrence des ouragans et des tremblements de terre en 2017. Les records sont battus. C’est à la limite inexplicable pour les scientifiques. Ce sont autant de raisons qui justifient l’engagement de cette fondation à donner une autre dimension à l’éducation environnementale. « Nous voulons introduire le module éducation environnementale dans les écoles des pays membres du Pcrm. Nous devons commencer le travail à bas âge, dans des écoles, parce que nous estimons que les enfants seront les responsables de demain », a justifié Sallah Bâ de la Mava.

Le ministre guinéen de l’Education pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Kallil Konaté, a démontré l’engagement de son pays à jouer sa partition dans la sauvegarde des différents écosystèmes. Lequel s’est traduit par la signature de plusieurs conventions et traités. S’agissant de l’éducation environnementale, la Guinée déroule déjà un programme dans des écoles. M Konaté a promis de tout mettre en œuvre, afin que l’initiative Mava puisse connaître un succès. « Nous ne ménagerons aucun effort pour la réussite de cette initiative parce que tous doivent contribuer à préserver notre environnement », a-t-il défendu.

I. SANE

L’épidémie de la dengue est apparue dans la commune de Louga a révélé hier le Médecin chef régional de la région médicale, Dr Amadou Touty Ndiaye, précisant qu’elle a été vite maîtrisée. C’é tait lors d’une rencontre avec la presse.

C’est ce qu’on appelle une action efficace. En effet, l’apparition de l’épidémie de la dengue a été vite maîtrisée par la région médicale de Louga, grâce, a indiqué le Dr Ndiaye, aux actions combinées du ministère de la Santé et de l’Action sociale, l’Institut Pasteur et l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Dès lors, les 22 cas sont totalement guéris et rentrés chez eux. Il explique que la dengue est « une arbovirose due à un virus qui comprend 4 sérotypes distincts. Elle est transmise à l’homme par des piqûres de moustiques du genre aedes infecté. Elle est largement répandue sous les tropiques avec des variations locales de risques surtout en fonction des précipitations, de la température et de l’urbanisation rapide non maîtrisée ». Dr Ndiaye de poursuivre que la dengue se caractérise par une « fièvre pseudo-grippale avec une fièvre d’apparition brutale, des céphalées, des douleurs rétro-orbitaires, musculaires, articulaires, des nausées, vomissements, l’adénopathie ou éructions cutanées. Les symptômes perdurent en général de 2 à 7 jours et apparaissent à la suite d’une incubation de 4 à 10 jours après la piqûre d’un moustique infecté ». 

Selon le Dr Ndiaye, des cas sporadiques de dengue ont été notés au Sénégal en 1970 à Kédougou (chez les animaux), en 1981 et 1984. En 2009, il ya eu une épidémie majeure de dengue 3 à Dakar et à Mbour. De septembre 2014 à décembre 2015, 42 cas ont été détectés notamment dans les départements de Dakar, Pikine, Guédiawaye, Mbour et Mbacké.

Afin de lutter efficacement contre la maladie, de Dr Amadou Touty Ndiaye indique que depuis jeudi nuit, une opération de pulvérisation sont menées dans la ville. Il s’y ajoute une campagne de sensibilisation durant laquelle les populations sont informées que le moustique pique entre 5h et 7h (avant le lever du soleil) et entre 17h et 19h (avant le coucher du soleil). Elles sont aussi invitées à éviter les flaques d’eau dans les maisons et à fermer les récipients contenant de l’eau.

Abdoulaye DIALLO
(Correspondance particulière)

L’économie bleue offre une chance pour les pays de l’Afrique de l’Ouest d’accroître leur croissance. Malheureusement, ses potentialités ne sont pas suffisamment valorisées. C’est ce qui est ressorti des échanges au cours d’un panel portant sur le potentiel de l’économie bleue en Afrique de l’Ouest. 

La définition de l’économie bleue est polysémique. Le secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan, Abdou Bamba, préfère celle qui renvoie aux activités économiques qui ont lieu directement ou indirectement dans l’océan et dans la mer ou dans une zone côtière et qui utilisent les biens et les services fournis par des écosystèmes marins et côtiers.

Les zones sont le siège des activités touristiques, de pêche, de constructions navales, d’installations des équipements pour la production de l’énergie marrée motrice ou éolienne. « Tout pays maritime qui veut prétendre à l’émergence doit investir dans l’économie bleue. C’est un potentiel sous-exploité qui contribue à la croissance », a plaidé M. Bamba au cours d’un panel.

La mise en valeur des potentialités de l’économie bleue passe par la conciliation entre les exploitations pétrolières et gazières dans les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest et la protection des richesses marines et côtières. Il est aussi nécessaire de résoudre la pollution des mers et des océans qui sont devenus des déversoirs de tous les rejets. Conséquence, les plages sont polluées et désertées par les touristes. « Seuls le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et l’Afrique du Sud ont un certificat bleu, c’est-à-dire la qualité de leurs eaux sont propres à la baignade », a indiqué le secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan. Par la suite, la capverdienne Aidile Borges a remis sur la table l’équation de la conciliation de la préservation des ressources et l’intensification des activités humaines sur les rivages et dans les mers et les océans. « Comment faire pour que la mer reste une source de ressources et revenus au profit de l’économie locale », s’est-elle demandé.

En tout état de cause, les mers et les océans traversent l’une des plus grandes crises à cause de la pollution, des pillages des ressources halieutiques, de l’érosion de leur biodiversité et surtout de leur acidification.

I. SANE

Le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (Prcm) pense à la consolidation des acquis. Des participants au forum de Conakry ont formulé des recommandations afin de donner un nouvel élan à la sauvegarde des écosystèmes côtiers.

(Conakry) - Le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (Prcm) tire un bilan positif des actions réalisées depuis 2004. Les responsables fondent leur bilan sur l’émergence d’une société civile engagée et sensibilisée pour la préservation des zones côtières, la mise en place de réseaux des parlementaires du littoral, l’organisation régulière du forum côtier et marin. A cela s’ajoutent l’appui et la mise en place de 15 Aires marines protégées (Amp), l’adoption de la charte mangrove et son arrimage à la convention d’Abidjan. Des actions entreprises ont été à l’origine d’une meilleure protection de certaines espèces. « Sur le plan de l’amélioration du statut d’espèces et d’habitats, il y a le reclassement de certaines espèces dans des annexes de conservation, l’interdiction d’exploitation ou d’exportation et la promotion des accords de pêche durable », a énuméré Ahmed Senhoury, directeur du Prcm.

La liste des réalisations est loin d’être exhaustive. Dans les années à venir, le Prcm va dérouler un portefeuille de projets qui permettra de consolider les acquis. Toutefois, la question de la pérennisation du Prcm a été posée. C’est dans ce sens que des intervenants ont recommandé la mise en place d’une stratégie de mobilisation de fonds et aussi d’assurer la conservation de la « masse critique ». « Nous devons penser à la création d’un forum Prcm pour les jeunes afin d’assurer la relève », a lancé Augusta.

L’autre défi à relever, c’est la lutte contre l’insalubrité des rivages et la pollution des eaux. La mer et les rivages sont devenus, par la force des choses, des déversoirs de rejets qui ont des impacts très négatifs sur le fonctionnement des écosystèmes. « Nous devons continuer le combat. La mer n’est plus généreuse comme elle l’a été avant. Nous devons sensibiliser les pêcheurs artisans à lutter contre l’insalubrité », a insisté un intervenant du nom de Pierre Campredon, conseiller de l’Uicn en Guinée-Bissau.

Il a ainsi été retenu de maintenir l’accentuation de plaidoyer afin d’influencer la prise de décision, le renforcement de la gouvernance environnementale et la résilience côtière et marine. L’idée d’étendre l’intervention du Prcm aux pays côtiers de la Cedeao est sur la table. La raison est bien simple : ces Etats sont confrontés aux mêmes défis. « La réflexion commence à prendre forme pour étendre l’intervention du Prcm au 12 pays côtiers de la Cedeao. Parce qu’ils ont les mêmes problèmes. L’ouverture à ses pays aura plus d’impacts », a estimé Ahmed Senhoury, directeur du Prcm.

De notre envoyé spécial à Conakry, Idrissa SANE

Vu le développement du système de santé maternelle et infantile de la Corée du Sud, une délégation sénégalaise de 20 personnes a séjourné dans ce pays, durant le mois de septembre, pour une visite de travail. La journée de restitution des constats et conclusions s’est tenue ce jeudi à Dakar.

Le programme de renforcement des capacités sur la santé maternelle, infantile et juvénile, prévu sur trois années et initié par l’Agence de coopération internationale de la Corée (Koica), a fait, jeudi, l’objet d’une conférence de partage des connaissances. Cela fait suite à un séjour, en Corée du Sud, du 10 au 23 septembre, d’une délégation sénégalaise composée de 20 personnes. Le but est de renforcer les capacités pour un développement du système de santé maternelle.

Selon Dr Mariétou Diop, point focal de la Santé de la reproduction, maternelle, néonatale et infantile (Srmnia) à la Direction de la santé de la reproduction (Dsr), la Corée du Sud a un système de santé maternelle et infantile très développé. « Ce pays a appris à surmonter des problèmes de santé. Leur système est basé sur le leadership, la bonne gouvernance, une bonne organisation des services, le respect de la hiérarchie et la rigueur dans le travail », a-t-elle témoigné. Poursuivant, Dr Diop a affirmé que tout le cycle de vie en Corée du Sud est pris en charge par ledit système avec un aspect multisectoriel. « Il n’y a pas d’enclavement ; tous les accouchements sont assistés et ceux faits à domicile sont réglementés par l’Etat », a-t-elle renchéri. 

Si le taux de mortalité infanto-juvénile est de 6/1000 naissances en Corée, il est de 51/1000 au Sénégal. Le rapport poursuit que la mortalité infantile est de 5/1000 chez les Coréens et de 36/1000 au Sénégal. S’agissant de la mortalité néonatale, elle table sur 2/1000 en Corée et 21/1000 pour le Sénégal. Quant à la mortalité maternelle, elle est de 18/1000 en Corée du Sud et 315/1000 chez les Sénégalais.

Toutefois, la présentatrice du document a déploré l’important taux de suicide noté en Corée (jeunes et personnes âgées). « La mortalité infantile a baissé au Sénégal. Elle est passée de 401 pour 100.000 naissances vivantes en 2015 à 315 aujourd’hui. Mais, nous n’avons pas atteint nos objectifs. Nous voulons, en 2020, atteindre une mortalité infanto-juvénile de 42 pour 100.000 naissances. Cela est réaliste parce que le gouvernement a fait de la santé de la mère sa priorité », a-t-elle confié.

Le directeur général de la Couverture maladie universelle (Cmu), Dr Bocar Mamadou Daff, s’est félicité de ce voyage d’études. « Nous avons appris que le succès du système sanitaire coréen est basé sur la discipline, la spécialité et la solidarité », a-t-il dit. M. Daff a aussi présagé de la réussite dudit projet.

Dr Sir Joshua, chef de département de la santé globale de l’Institut Yonsei a fait savoir que ce projet de trois ans se déroulera à Kaolack et à Fatick. Selon lui, le système coréen est performant grâce à la politique d’investissement du gouvernement, les lois spécifiques qui contribuent au développement de la santé, le capital humain et la volonté des communautés. « De part et d’autre, il y a un travail coopératif », a-t-il fait savoir.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans son plan de lutte global contre les moustiques, le Service régional de l’hygiène de Dakar a mis 20 millions de FCfa sur l’ensemble du département de Dakar pour détruire leurs larves. La cérémonie de lancement s’est tenue jeudi à la commune de Yoff.

Le chef de la sous brigade départementale d’hygiène de Dakar, le major Alla Ngom, a indiqué que le choix de Yoff comme celui de la mairie de Grand Dakar-Sicap Liberté, s’explique par le fait que leurs maires sont engagés dans l’accompagnement du financement du « Plan Fagaru 3 ». Cet appui est de 1.059.000 FCfa par commune. Sur ce, 9 mairies sont restées constants dans cet accompagnement, dont Yoff, la Biscuiterie, Bel Air, etc. « Dans la transmission des maladies, telles que la dengue, la fièvre jaune et le paludisme, les moustiques jouent un rôle. Nous devons y faire face pour réduire la menace. Quand il y a des maladies, nous constatons une baisse de rendement au travail. La santé est liée à un objectif de paix et de sécurité », a déclaré l’adjudant major Alla Ngom, précisant que le paludisme tuait 8 millions de personnes dans le monde avant l’an 2000. « Avec la conjugaison des efforts, les Etats partenaires et les communes, la maladie tue moins de 200.000 personnes par an. Le taux de morbidité est de 3 % et celui de mortalité 2 %. Cependant, nous ne devons pas crier victoire. Parce que les conditions de l’écosystème favorisent le développement des moustiques », a-t-il laissé entendre. Le chef de la sous brigade départementale d’hygiène de Dakar a ainsi affirmé : « Nous avons constaté, à travers des enquêtes menées par nos agents, une forte densité de moustiques qui a suscité la forte réaction légitime des populations. Notre service va mener une guerre aérienne pour la pulvérisation spéciale extra domicile. Un combat au sol par un traitement anti-larvin sera mené dans les écoles, « daaras », mosquées et églises pour combattre les moustiques ».

Poursuivant, il a informé que le coût de l’opération (achat du carburant et des produits d’insecticides) est de 20 millions de FCfa. Elle durera 7 jours (du 26 octobre au 2 novembre). « Nous allons assurer une destruction de 90 % des moustiques et préserver la santé de plus d’un million de personnes contre le paludisme. A cet effet, quatre équipes légères seront mobilisées pour un total de 20 éléments avec 10 appareils motorisés », a-t-il avancé. L’opération démarre à partir de 22 heures et se termine à 2 heures. « Nous conseillons aux populations de fermer les portes et fenêtres, de protéger les animaux domestiques, les mangeoires et abreuvoirs », a exhorté le major Alla Ngom. Pour éviter la reproduction des moustiques, l’adjudant invite à une modification de l’environnement en drainant les eaux stagnantes. « Nous voulons que 2 % du budget national soient alloués aux activités d’hygiène, avec l’apport des communes, pour financer et faire disparaitre les maladies dont les moustiques sont des vecteurs », a-t-il dit.

S. M. S. CISSE

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a mis en exergue, en marge de la cérémonie de lancement officiel du Projet pour la préservation des manuels scolaires (Premas), ce vendredi, à Kaolack, les efforts fournis par les pouvoirs publics en la matière. Selon lui, entre 2014 et 2017, 10 milliards ont été dépensés pour la dotation des élèves en matériels didactiques.

La promotion des manuels scolaires occupe une place de choix dans les stratégies de développement de l’éducation au Sénégal. Cette constante a été rappelée, ce vendredi, par le ministre en charge de ce département, Serigne Mbaye Thiam, qui se trouvait à Kaolack dans le cadre du lancement du Projet de préservation des manuels scolaires (Premas). La cérémonie a eu lieu à l’école élémentaire Serigne Aliou Cissé du quartier Sam. Serigne Mbaye Thiam est revenu sur les efforts du gouvernement en la matière. « Le président Macky Sall a doté toutes les classes des écoles élémentaires, du cours d’initiation au cours moyen deuxième année, de 8,2 millions de manuels et livrets d’activités de français, de mathématiques et d’éducation aux sciences et à la vie sociale », a précisé le ministre dans son adresse devant un auditoire d’acteurs du secteur de l’éducation et de parents d’élèves.

A l’en croire, ces dotations en matière de supports didactiques constituent un des principaux intrants en matière éducative. « Ces manuels ont été distribués gratuitement aux élèves pour un coût total de 10 milliards de FCfa. Un tel effort de dotation sur trois ans de tous les élèves du Sénégal en manuels scolaires n’a jamais été entrepris par notre pays », a poursuivi le ministre. Des investissements dans le domaine des intrants qui viennent renforcer ceux déployés en matière d’infrastructures scolaires, comme en atteste la construction des nouveaux locaux de l’Inspection d’académie (Ia), du Bloc scientifique Joseph Turpin du quartier de Dialègne.

Des infrastructures inaugurées par Serigne Mbaye Thiam en marge de la cérémonie de lancement de ce programme du ministère de l’Education nationale. Une politique dont s’est félicitée l’inspectrice d’académie de Kaolack. « Avec la construction du siège de l’Inspection d’académie, l’Etat nous met dans les conditions de renforcer les performances de la région dans le secteur de l’éducation. Ces locaux flambant neufs vont permettre un meilleur suivi et encadrement des enseignements dans notre académie », s’est réjouie Mme Khadidjiatou Diallo.

Le ministre qui est arrivée dans la capitale du Saloum dans la matinée avec une forte délégation de son département a, tour à tour, inauguré les locaux de l’Inspection d’académie à Bongré, le Bloc scientifique Joseph Turpin sis à Dialègne et visité le Centre régional des personnels de l’éducation en marge de la cérémonie de lancement du projet susmentionné. L’inauguration des nouvelles salles de classes du lycée Ibrahima Diouf, initialement prévue au programme de cette visite ministérielle, a été reportée à une date ultérieure selon des sources proches de l’Inspection d’académie de Kaolack.

Elimane FALL

Fils de Coumba Ndiaye et de El Hadji Amadou Lamine Dia, le promoteur du « daara » moderne de Mbeuleukhé, dénommé Centre islamique El Hadji Daouda Dia, est un grand serviteur de l’Islam. Un homme pondéré, respectable et d’une générosité intellectuelle remarquable. L’enseignement du Coran est l’une de ses activités phares. Après avoir obtenu son Brevet d’études arabes au Sénégal, il est parti au Caire, en Egypte, pour poursuivre ses études à l’Université Al-Azhar où il obtient le baccalauréat en arabe en 1988, puis la Licence en arabe en 1998.

Très attaché aux études et à la formation, Mame Serigne Dia tutoie le milieu professionnel. Il est diplômé en relations publiques de l’Académie internationale des relations publiques et d’information du Caire. A cette distinction s’ajoute un diplôme en marketing à l’Agence Al Ahram du Caire spécialisée dans la publicité. De retour au Sénégal, en 1999, il s’est engagé à poursuivre l’œuvre de ses parents en ouvrant un « daara » à Mbeuleukhé qui reçoit des dizaines d’enfants venus même des villages environnants.

A. DIAW

Vous avez lancé la construction de 64 « daaras » dans sept régions du pays. Où est-ce que vous en êtes avec les travaux ?
L’une des composantes du Projet d’appui à la modernisation des « daaras » (Pamod) est la construction de 64 « daaras » modernes (dont 32 publics et 32 non publics) dans sept régions ciblées : Fatick, Kaolack, Kaffrine, Kolda, Matam, Louga et Diourbel. Les travaux ont démarré dans ces localités. Mais, les niveaux d’exécution diffèrent. Je peux donner l’exemple de la région de Louga où les travaux sont très avancés. On est dans la phase de finition. Par contre, dans d’autres régions comme Kolda, l’entrepreneur a un peu trainé les pieds. J’espère que d’ici la date d’achèvement des travaux, prévue pour la mi-février 2018, nous pouvons réceptionner ces établissements.

Qu’est-ce qui justifie le choix de ces sept régions pour l’implantation des « daaras » modernes ?
Ces régions ont été choisies suivant un certain nombre de critères. D’abord, nous avons mis l’accent sur le Taux brut de scolarisation (Tbs), ensuite le niveau de pauvreté de la région. Ces paramètres ont guidé le choix de ces localités. Pour l’exemple de Mbeuleukhé, il est réputé une cité religieuse avec le très célèbre moukhadam El Hadji Daouda Dia. Ses petits-fils continuent, aujourd’hui, de perpétuer son œuvre pour un rayonnement de l’Islam. Cette proximité peut faire naître un besoin, une demande en éducation coranique.

Pensez-vous qu’à partir du mois de mars 2018, comme annoncé, ces « daaras » pourront commencer à fonctionner ?
A Mbeuleukhé, par exemple, le chantier est presque fini. On espère réceptionner les établissements en février 2018 pour démarrer en mars.

Qu’en est-il du financement des travaux ?
Le budget du Pamod est de 10,32 milliards de FCfa ; la Bid a injecté les 80 % et l’Etat du Sénégal les 20 % réservés exclusivement aux travaux de construction. Le coût d’un « daara » comme celui de Mbeuleukhé revient à peu près à 80 millions de FCfa.

Comment va se passer la prise en charge des enseignants ?
D’abord, pour l’effectif, il faut préciser que le minimum est d’avoir 40 personnes par classe. Pour un « daara » non public comme celui de Mbeuleukhé, l’effectif total devrait tourner autour de 200 élèves pour assurer une bonne fonctionnalité de l’institut. Pour les enseignants, ils seront au nombre de 17 et leur prise en charge sera assurée par les directeurs des « daaras » avec l’appui du Pamod à travers le Waqf.

Propos recueillis par Abdou DIAW

A Mbeuleukhé, dans le département de Linguère, la construction du « daara » moderne non public prend forme avec un rythme satisfaisant. Près de six mois après le lancement du projet, initié par l’Etat du Sénégal, en partenariat avec la Banque islamique de développement (Bid), l’essentiel des travaux est déjà exécuté. D’un coût de près de 80 millions de FCfa, cet établissement devra ouvrir ses portes en février 2018, rassure le coordonnateur du Projet d’appui à la modernisation des « daaras » (Pamod).

Construit en pleine brousse, à près de 5 km de Mbeuleukhé, le nouveau « daara » moderne non public, dénommé Centre islamique El Hadji Daouda Dia, sort de terre. Il a fallu emprunter la route latéritique ou des sentiers sablonneux pour se rendre sur les chantiers. Un mardi matin, la fraicheur matinale est sur le point de céder la place aux premiers rayons du soleil qui s’installent progressivement. L’humidité des précédents jours de pluie se fait encore sentir. Sur une piste sinueuse, jonchée de flaques d'eau de pluie, règne un silence. Une quiétude souvent perturbée par le gazouillis des oiseaux.

Sur les deux côtés de la piste conduisant aux chantiers, des champs verdoyants s’étendent à perte de vue. Bref, le paysage est tout simplement magnifique en cette période d’hivernage. Après une trentaine de minutes de marche, nous voilà sur les chantiers du « daara » moderne de Mbeuleukhé baptisé El Hadji Daouda Dia, du nom de ce grand Moukhadam de El Hadji Malick Sy. Quelques bâtiments imposants, sortis de terre, accueillent le visiteur. Les maçons sont à pied d’œuvre pour les derniers travaux. Un gigantesque mur clôture le chantier. Ce centre islamique est érigé sur une superficie d’une dizaine d’hectares, mais seul les cinq ont été aménagés pour les besoins du « daara » moderne, le reste est affecté aux activités agricoles.
A l’entrée, à gauche, est bâtie la mosquée presque en finition. Il reste juste les travaux de coulage comme le sont déjà beaucoup d’autres bâtiments du « daara ». A droite, sont construites deux grandes salles de classe avec des toits en tôle. A quelques mètres de là, on aperçoit le bloc administratif composé de plusieurs bureaux, de salles de lecture, d’une bibliothèque, d’une infirmerie, d’une salle informatique…

De l’autre côté, sont érigés trois autres classes qui sont également en phase de finition. Au total, l’essentiel des compartiments de cet établissement est presque achevé. Il ne reste que les travaux de peinture et de carrelage. Il convient de souligner que ce « daara » moderne non public, le seul qui existe dans tout le département de Linguère, est construit à Mbeuleukhé dans le cadre du Projet d’appui à la modernisation des « daaras » initié par le gouvernement du Sénégal et appuyé par la Banque islamique de développement.

Perpétuer l’œuvre des anciens
Il s’agit, dans ce programme, de construire 64 établissements équipés, dont 32 publics et 32 non publics. Le projet concerne sept régions, à savoir Louga, Matam, Kolda, Kaffrine, Kaolack, Fatick et Diourbel. Dans ce lot de constructions, toute la région de Louga (y compris les départements de Linguère et de Kébémer) bénéficiera de dix « daaras », dont cinq publics et cinq autres non publics.

Pour rappel, l’idée de création de ce « daara » moderne privé a été longtemps portée par Mame Serigne Dia qui a pu bénéficier de l’appui de l’Etat et de ses partenaires pour la concrétiser à travers le Pamod. Il comprend un cycle élémentaire conformément au programme officiel en vigueur. Cet établissement est destiné à contribuer à l’éducation et à l’enseignement du Coran, de l’arabe et du français doublé d’une formation technique professionnelle.

En effet, les « daaras », dans leur version moderne, constituent une institution qui vise également la promotion effective des valeurs religieuses islamiques d’une part et, d’autre part, l’acquisition des compétences de base du cycle fondamental.

Sur les raisons de la construction de cet institut, son fondateur relève l’intérêt que représente l’éducation dans la vie de l’individu surtout celle religieuse. Selon Mame Serigne Dia, il faut certes s’enraciner dans les valeurs fondamentales de l’Islam, mais aussi rester ouvert aux réalités du monde moderne.

Quelques années après son retour de l’Université Al Azhar du Caire, en Egypte, le directeur du « daara » moderne de Mbeuleukhé s’est vite fixé un objectif : continuer à perpétuer l’œuvre de son grand-père, El Hadji Daouda Dia (un moukhadam de El Hadji Malick Sy). Il aménagea dans la grande maison familiale un « daara » qui recevait une centaine d’enfants pour apprendre le Coran. Se rendant compte que la demande devenait de plus en plus forte, il décide de trouver un autre endroit plus approprié, non loin du village (là où est construit le « daara » moderne). Avec l’appui de bonnes volontés, il est parvenu à construire un petit amphi et deux pièces pour abriter les cours. Pendant plusieurs années, les enseignements se sont déroulés dans cet endroit jusqu’à ce qu’il bénéficie du Pamod.

Allier l’enseignement coranique à l’activité agricole
Sur les 10 hectares du Centre islamique El Hadji Daouda Dia, seul les cinq sont utilisés pour la construction du « daara » moderne, la moitié restante est aménagée pour les activités agricoles. Ainsi, beaucoup de spéculations y sont cultivées chaque année : arachide, mil, niébé, pastèque… Le promoteur compte allier enseignement coranique et activités génératrices de revenus. Dans le futur, Mame Serigne Dia compte élargir ses activités en transformant l’endroit en une zone agropastorale qui sera d’abord doté d’un poulailler et d’un mini-forage pour y développer des activités de maraîchage.

Abdou DIAW

L’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Salama Mushingi, a effectué une visite dans la région de Kédougou pour voir de plus près les interventions communautaires dans la prise en charge du paludisme avec l’approche Pcadom (Prise en charge à domicile). C’est dans le cadre d’un programme national de visite dans les régions du pays où les Etats-Unis interviennent dans différents projets et programmes que l’ambassadeur américain au Sénégal a bien voulu effectuer le déplacement à Kédougou accompagné d’une forte délégation.

Cette visite a comme principal objectif de voir et écouter les populations que les Etats-Unis ne cessent d’assister dans les différents secteurs sociaux et de développement à travers l’exemplarité de ses relations diplomatiques avec le Sénégal. A cet effet, une descente a été effectuée au domicile de l’ancien maire de Kédougou, Youssouph Keïta, où une prestation réussie et remarquable a été faite par un Dsdom (Distributeur des soins à domicile) sur l’intervention dans la prise en charge précoce du paludisme avec en corolaire l’approche Pcadom.

Cette prestation a permis à l’agent Mame Diarra Mansaly d’expliquer ce qu’elle est en train de faire dans la sensibilisation, la prise en charge précoce du paludisme, de la diarrhée et les infections respiratoires (Ira) et le transfert des cas graves vers les postes de santé conformément aux trois rôles qui leur sont assignés. Il faut noter que ces activités sont menées de façon volontariste par le Dsdom avec en exergue l’équité dans la prise en charge et un traitement gratuit. Le Dsdom a aussi la possibilité de sortir de sa zone de responsabilité pour venir en aide ailleurs. Après la prestation de Mme Mansaly, les populations se sont exprimées pour remercier l’ambassadeur du soutien énorme que les Etats-Unis apportent au Sénégal tout en formulant quelques doléances. Elles ont aussi félicité unanimement le médecin-chef de région, Dr Cheikh Sadibou Senghor, pour son sérieux dans le travail et sa disponibilité.

Seydou TOUNKARA

Interrogée par les journalistes, la présidente de la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer, Dr Fatima Guenoune, a tiré un bilan à mi-parcours des activités d’ « Octobre rose ». Elle révélé que lors de la première consultation (07 octobre), au niveau du siège à Dakar, ce sont 848 femmes qui ont été examinées et dépistées. Cette activité de consultation est suivie par une randonnée pédestre dans les artères de Dakar pour sensibiliser les populations sur les cancers. Ensuite, les équipes de la Lisca ce sont rendues à Touba et à Tivaouane. « Dans ces deux villes religieuses, nous avons examiné plus de 925 femmes. Il reste une consultation, le 28 octobre à Dakar, où nous attendons plus de 2.000 femmes », a indiqué Dr Guenoune. Selon elle, beaucoup de cas positifs ont été notés lors des différentes séances de dépistage. « Les victimes ont bénéficié d’examens en mammographie en attendant de voir si nous aurons des moyens de les accompagner par rapport à leurs traitements », a-t-elle indiqué.

E. KALY

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a offert à la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer une somme de 2 millions de FCfa. C’est une manière pour le maire de Linguère de participer à la lutte contre les cancers. L’enveloppe a été remise à la présidente de la Lisca par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Cheikhou Cissé, qui a informé que le ministre a l’habitude de donner cette contribution financière à la Lisca pour l’accompagner moralement et financièrement dans sa croisade contre les cancers. M. Cissé a aussi remis un million de FCfa aux femmes du ministère de l’Intérieur, initiatrices de la journée de sensibilisation sur les cancers du col de l’utérus et du sein.

E. KALY

Le ministère de l’Intérieur, par le biais de ses femmes, participe à la lutte contre les cancers du col de l’utérus et du sein. Elles ont organisé, hier, une journée de sensibilisation sur cette maladie chronique qui est à l’origine de nombreux cas de décès au Sénégal.

Les femmes du service de la formation du ministère de l’Intérieur ont organisé une journée de sensibilisation sur les cancers du col de l’utérus et du sein. Cette manifestation sociale entre dans le cadre des activités d’ « Octobre rose » dédié à la lutte contre les cancers du col de l’utérus et du sein. En présidant cette journée, le secrétaire général dudit ministère, Cheikhou Cissé, a salué l’initiative des femmes. Ces dernières, depuis 2013, participent aux activités d’ « Octobre rose » par des journées de dépistage, de formation et de sensibilisation au niveau du ministère.

L’année dernière, elles ont permis aux femmes de ce département ministériel de se faire dépister. « Cette année, elles ont sensibilisé sur le cancer du sein qui menace 99 % de femmes et 1 % d’hommes dans le monde. C’est un mal qui agit dans toute la société. C’est pour cela que des responsables du ministère accompagnent les femmes, car nous sommes tous conscients des conséquences de cette maladie », a fait savoir M. Cissé. Il a indiqué que le ministre de l’Intérieur et ses collaborateurs sont impliqués dans la lutte contre les cancers afin de minimiser les conséquences de cette maladie.

Pour Mme Mariama Nianthio Ndiaye, chef du service de formation du ministère de l’Intérieur, cette journée est désormais inscrite dans le calendrier de leur département parce que les femmes constituent le levier du service social. « Depuis 2013, nous sommes en train d’alterner entre la formation, la sensibilisation et le dépistage parce que nous sommes conscientes que le cancer tue. Donc, la participation de tous est nécessaire », a-t-elle souligné Mme Ndiaye a promis que son service va poursuivre ses activités en sensibilisant les femmes sur les modes de prévention. La présidente de la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (Lisca), Dr Fatma Guenoune, a magnifié ce geste. Selon elle, le ministère de l’Intérieur, par son implication dans la lutte contre les cancers du col de l’utérus et du sein, est en train de se féminiser. Dr Guenoune a insisté sur la sensibilisation qui permet aux femmes de connaitre davantage cette maladie. Elle a révélé que les femmes atteintes de cancer sont de plus en plus jeunes. En Europe, le cancer du sein touche en général des femmes âgées de 55 ans alors qu’au Sénégal ce sont des femmes de 35 voir 40 ans qui souffrent de cette maladie chronique. Mme Fatma Guenoune a ainsi proposé que l’on fasse des recherches pour voir qu’est-ce qui est à l’origine de cela. « La Lisca n’a pas les moyens, sinon nous allons financer ces recherches. C’est à l’Etat de le faire pour expliquer pourquoi ce phénomène existe au Sénégal », a-t-elle proposé.

Eugène KALY

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