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Actualités (3070)

Lors de la Journée de la terre, 35 institutions catholiques ont annoncé leur décision de se désinvestir des énergies fossiles de façon complète ou partielle. Cela vise à réduire les effets néfastes des changements climatiques.

Pour un développement durable et l’utilisation d’énergies propres, 35 institutions catholiques ont annoncé, lors de la Journée de la terre, leur décision de boycotter le financement des énergies fossiles. Ces institutions suivent l’exemple de 60 autres qui avaient pris la même décision. Selon le communiqué parvenu à la rédaction, parmi ces 35 institutions, on trouve notamment Caritas internationalis, une organisation d’aide humanitaire directement rattachée à l’Eglise catholique et basée au Vatican.

Le président de Caritas, le cardinal Luis Tagle, a confié que les pays pauvres souffrent beaucoup de la crise climatique et les énergies fossiles sont parmi les principaux moteurs de cette injustice. « C’est pourquoi Caritas international a décidé de ne plus investir dans les combustibles fossiles. Nous encourageons nos organisations membres et d’autres groupes ou organisations liées à l’Eglise à faire de même », lit-on dans le communiqué.
Trois grandes banques catholiques ont rejoint le mouvement. En Afrique, six institutions catholiques ont décidé de se désengager. Elles sont situées au Cameroun (Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François), au Kenya, au Nigeria, au Rwanda et en Ouganda.

Allen Ottaro, directeur exécutif fondateur du Réseau catholique de la jeunesse pour la durabilité de l’environnement en Afrique, a souligné : « Nous vivons en première ligne de la crise environnementale et nous nous efforçons de jouer notre partition pour résoudre ce grand défi ».

En France, le Secours catholique-Caritas internationalis annonce un désinvestissement partiel à hauteur de 10 millions d’euros, décision prise indépendamment de Caritas internationalis.
Véronique Fayet, présidente de cette institution, a dit sa fierté de rejoindre le mouvement du désinvestissement car dit-elle : «il est important pour nous de contribuer à la construction d’un monde juste et solidaire, et de prendre un engagement concret dans la lutte contre les changements climatiques, qui partout dans le monde impactent les plus pauvres». Cet engagement commun des catholiques à se défaire des énergies fossiles est coordonné par le mouvement catholique mondial pour le climat, qui annonce également son désinvestissement.

Oumar KANDE

 

Dans certains quartiers de Touba, l’eau ne coule plus à flot depuis quelques jours. La situation est décriée un peu partout par les populations. Pendant ce temps, les bonnes dames fournissent beaucoup d’efforts pour se ravitailler, tandis que les plus nantis sont servis par des charretiers vendeurs d’eau.

Certains grands quartiers de Touba ne sont plus correctement ravitaillés en eau depuis quelques jours. La situation va de mal en pis, de l’avis d’Awa Touré, une habitante de Djanatou Mahwa. « Il nous faut marcher plus d’un kilomètre pour avoir de l’eau, aucune goutte ne sort de nos robinets », confie-t-elle. Et la situation est pareille à Oumoul Khoura et Darou Tanzil. Les quartiers Madyana, Khaïra et même une partie de Darou Khoudoss souffrent aussi du manque d’eau, nous apprend Oumar Ndiaye, apprenti plombier d’une grande entreprise. Safiétou Bâ, une habitante du quartier Oumoul Khoura, affirme : « Nous espérons qu’une solution sera trouvée très vite, car nous préparons notre Magal et le Ramadan est proche ; nous ne pouvons pas jeûner sans eau ».

Sur le terrain, des désagréments sont signalés au niveau de certains forages du centre-ville dont le fonctionnement pose problème, à l’image de celui de Keur Niang. Du côté des autorités, les réunions se multiplient pour trouver une solution définitive à cette situation. Maou Rahmaty, le Comité initiative eau de Touba (Ciet), piloté depuis sa création, en 2006, par Serigne Cheikh Aliou Mbacké, a récemment annoncé la construction de 2 forages. Seule l’autorisation de forer empêche le démarrage des travaux. Cette structure avait, dans le cadre de la recherche de solutions à la problématique de l’eau à Touba, organisé un symposium ouvert à toutes les couches de la population.

Si l’on se réfère aux conclusions de cette rencontre, du fait de l’importance de la densité du réseau et de la faiblesse de la contribution de 15 %, il est impératif que chaque concession participe à hauteur de 2.500 FCfa pour assurer une prise en charge correcte du fonctionnement des forages et de la fourniture correcte de l’eau. Serigne Cheikh Aliou Mbacké a, à cet effet, lancé un appel tout en précisant que la gestion de l’eau à Touba relève exclusivement de l’Etat et que sa structure vient juste en appoint. Les fonds ainsi collectés permettront l’achat de pompes, de générateurs et de carburant pour éviter certains désagréments, comme l’arrêt du forage de Keur Niang.
Pour rappel, Maou Rahmaty, à l’origine, devait procéder à des maillages, des extensions, à la réparation d’ouvrages, à la filtration d’une eau de mauvaise qualité pour venir à bout des pénuries et de certains problèmes de santé publique. Aujourd’hui, elle a réalisé 4 forages sur les 24 que compte Touba.

Mamadou DIEYE

 

Les enseignants du G6 ont massivement répondu présents à la marche nationale, hier, à Diourbel. En tee-shirt, casquette ou brassard rouge, ils ont arpenté plusieurs artères de la ville avant de se retrouver à la devanture de la préfecture où des leaders ont pris la parole.

Abdou Faty, Saourou Sène et Abdoulaye Ndoye ont harangué leurs camarades, appelant à la poursuite du combat si les engagements du gouvernement ne sont pas respectés. «  Nous disons non  ... il est temps de nous respecter », ont-ils entonné à travers les rues de Diourbel. « Les menaces ne passerons pas et ensemble nous ferons face, ensemble nous résisterons,  nous donnerons du courage à ceux qui ont peur », a dit Abdou Faty. « Résistons, ...résistons. Nous invitons le gouvernement à plus d’humilité », ajoute Saourou Sène. Il qualifie le « communiqué menaçant d’hier », de « communiqué de la défaite », non sans réaffirmer leur patriotisme et leur engagement à faire de l’école sénégalaise une école de la réussite pour tous les dignes fils du Sénégal. «Nous ne sommes plus prêts à sauver des années scolaires, mais déterminés à sauver l’école sénégalaise. Cette école doit obliger l’État à non seulement respecter les accords signés, mais à engager des discussions sérieuses et franches sur la question du régime indemnitaire et sur la question de l’indemnité de logement des enseignants », a-t-il encore dit. M. Sène pense qu’un pays qui a un taux de croissance de 7 %, un budget social de 1000 milliards de FCfa et qui réalise un Ter d’un même coût, doit régler les problèmes des enseignants. Avec ses camarades, ils s’engagent à obliger le gouvernement « à respecter ses accords ».
Quant à Abdoulaye Ndoye, il a regretté « la menace, la répression, la diabolisation, la désinformation », soulignant que le système éducatif « transcende tous les gouvernements », appelant le ministre de l’Éducation « à démissionner ». Abdoulaye Ndoye a appelé ses camarades à plus de détermination « jusqu’à la victoire finale ». Il annonce un 8ème plan d’actions si nécessaire.

Mamadou DIEYE

 

Classé au quatrième rang des activités illicites dans le monde, « la criminalité verte », terme qui caractérise l’exploitation clandestine des ressources naturelles, préoccupe au premier plan le gouvernement sénégalais, selon le conseiller technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Bouna Manel Fall. Il présidait un atelier de renforcement des capacités des agents de ce département.

Dans la croisade contre l’exploitation illicite des ressources naturelles du pays, les autorités centrales ne comptent pas lésiner sur les moyens. Ce sont les orientations stratégiques de la réforme institutionnelle initiée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable (Medd) dont le processus a démarré depuis octobre 2016. Venu présider, à Kaolack, un atelier de renforcement des capacités des agents dudit ministère et des autres forces de défense et de sécurité sur les techniques de rédaction de procès verbaux et techniques d’investigations, Bouna Manel Fall, conseiller technique du ministre Mame Thierno Dieng, a rappelé les ressources importantes mobilisées par le Sénégal pour lutter notamment contre la coupe illicite de bois qui ravage les formations forestières dans le sud et le sud-est du pays. « Nous allons prendre tout le sud et le sud-est du Sénégal où l’on note effectivement des atteintes à nos ressources naturelles, à notre patrimoine commun environnemental. Et vous l’avez dit, il est difficile, en l’absence d’une étude scientifique récente, de quantifier les dégâts causés. Mais, tout le monde constate quand même la dégradation de l’environnement dans cette partie du pays », a déclaré M. Fall.

Il est aussi revenu sur les défis liés à la lutte contre ce phénomène. « Cet atelier de renforcement des capacités s’appuie sur la nécessité pour l’Etat du Sénégal de faire face, de manière résolue, à l’écomafia ou
« la criminalité verte ». Parce que dans les statistiques du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) avec Interpol, en 2014, le trafic illicite de bois se classait au 4ème rang des activités illicites dans le monde derrière la contrefaçon, le trafic illicite d’êtres humains et d’autres crimes de ce type  », a poursuivi le juriste.
Rappelons que le Medd a entamé, depuis octobre 2016, un processus de réforme institutionnelle financé par l’Union européenne et dont l’Unpos est le partenaire de mise en œuvre.

Elimane FALL

 

L’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal (Ansfes) prépare activement la Journée internationale de la sage-femme prévue le 5 mai prochain. L’innovation de cette édition sera la célébration des sages-femmes modèles des différentes régions du Sénégal.

En vue de la célébration de la Journée internationale de la sage-femme, la présidente de l’Association nationale des sages-femmes d’Etat du Sénégal, Bigué Bâ Mbodji, a fait face à la presse pour évoquer les innovations prévues cette année. Depuis 1992, le 5 mai est consacré aux sages-femmes « pour montrer l’importance que constitue la sage-femme pour la santé de la mère, des enfants et de la famille », a-t-elle expliqué.

Pour la célébration de cette édition 2018, en conformité avec la Confédération internationale des sages-femmes du monde et pour profiter de cette manifestation afin de montrer que ce personnel médical a un rôle prépondérant dans les soins et dans l’atteinte de tous les objectifs, le thème est axé sur « Sages-femmes : ouvrons la voie de la qualité des soins ». L’innovation de cette journée est la célébration de la sage-femme modèle. Cette dernière est celle qui peut servir de référence aux autres sages-femmes selon « sa compétence, son équité, son respect pour les normes, sa capacité à prévoir et à prévenir les décès maternels tout en étant une personne appréciée par les populations ». « Ces personnes qui seront nos modèles seront des personnes acceptées par leur communauté en créant une relation de confiance entre elles et leurs clients », a soutenu Mme Mbodji.

Par rapport à la sélection, elle a affirmé que chaque région va choisir, selon les critères, sa sage-femme modèle. Au finish, lors de la Journée internationale, les 14 sages-femmes modèles seront célébrées. Parmi ces modèles nationaux, les 4 premières seront magnifiées davantage pour être les leaders. C’est ainsi qu’il y aura les Prix de la sage-femme modèle en diamant, or, argent et bronze. Aussi, une sage-femme décédée dans l’exercice de ses fonctions, lors d’un tragique accident à Saraya, dans la région de Kédougou, sera aussi célébrée à titre posthume.

« Nous avons choisi d’être les leaders dans la qualité des soins. Et pour être leader quelque part, il faudra qu’on dise quelle est notre stratégie. C’est pourquoi, cette année, on a choisi de discuter avec des sages-femmes sur la démarche de qualité. Si on veut contribuer à réduire les décès évitables de mères et d’enfants, on doit savoir comment travailler. Et ce, en ayant une approche systématique qui permet de dire comment travailler avec les populations dans le but d’éliminer cette injustice sociale consistant à perdre la vie en donnant la vie », a souligné la présidente de l’Ansfes.
Cette journée permettra, en outre, de mettre à jour les compétences des sages-femmes dans le cadre de la formation continue, pour que les bonnes pratiques puissent être administrées aux femmes aussi bien à Dakar que dans le milieu rural.

L’hémorragie qui cause 90 % des décès lors des accouchements fera l’objet d’une séance de la part d’un spécialiste pour les sages-femmes. Bigué Bâ Mbodji de poursuivre que tout le mois de mai sera consacré aux sages-femmes et le 12 mai, une délégation de 300 à 400 membres de l’Ansfes se rendra à Louga, pendant deux jours, dans le cadre des « 48 heures de la santé de la reproduction ». Cela, afin d’assister les femmes dans ce domaine, notamment dans l’offre de services de planification familiale.  
Mme Mbodji a également plaidé pour l’élaboration des décrets d’application de l’Ordre national des sages-femmes du Sénégal, pour un meilleur encadrement et l’identification des membres de ce corps médical.

Oumar KANDE

 

La malnutrition aiguë et le retard de croissance chez les enfants se sont nettement améliorés au Sénégal en 2017, selon les déclarations du Dr Abdoulaye Kâ, coordonnateur national de la Cellule de lutte contre la malnutrition. Il a noté une tendance baissière qui se situerait à 16,5 % contre 18 % en 2015. Dr Kâ prenait part à un atelier de consultation sur la nutrition en Afrique ouvert, hier, à Dakar, sous l’égide du Nepad, de la Jica et de l’Ifna.

Tirer la sonnette d’alarme et amener les Etats africains à développer des synergies pour combattre la malnutrition. Tel est l’objectif de l’atelier de consultation qui réunit, depuis hier, à Dakar, des experts de la santé et de l’alimentation d’une dizaine de pays d’Afrique. Venu représenter le Sénégal, le coordonnateur national de la Cellule de lutte contre la malnutrition au Sénégal, le Dr Abdoulaye Kâ, a fait le point, à l’ouverture des travaux, sur la situation qui prévaut en ce moment dans le pays. Se référant aux récentes données de l’Enquête démographique et de santé (Eds), il a relevé une tendance baissière de la malnutrition aiguë et du retard de croissance.

Si leur niveau se situait à 18 % en 2015, ces fléaux sont, aujourd’hui, évalués à 16,5%, contrairement à l’anémie dont le niveau sur le plan national n’a pas encore enregistré une baisse, selon le Dr Kâ. Les performances notées dans la lutte contre la malnutrition au Sénégal sont dues, à son avis, à la mise en œuvre d’une approche multisectorielle que le pays est en train de dérouler sur le terrain auprès des couches vulnérables. Le Sénégal a été ainsi invité, à l’instar des autres Etats venus prendre part à la rencontre, à un partage d’expériences pour plus de durabilité dans le combat contre le fléau. Comme l’a souligné le président du Nepad, Ibrahim Mayaki, il s’agit de développer des synergies pour capitaliser les bonnes pratiques en matière de lutte contre la malnutrition en Afrique.

M. Mayaki a appelé les pays à mettre sur pied une plateforme qui leur servira de cadre dans ce combat. « Il s’agit de sauver des vies d’ici à 2050 et de faire en sorte que l’Afrique puisse faire face aux défis de la nutrition qui l’interpellent par rapport au boom démographique en cours », a-t-il soutenu.

Les Etats d’Afrique peuvent compter sur l’accompagnement du Japon. Du moins, si l’on en croit aux propos de Kenjiro Ban du secrétariat de l’Ifna. Le Japon, a-t-il soutenu, est disposé à partager son expérience sur les questions de nutrition avec l’Afrique. Il compte également apporter sa contribution pour faire avancer les indicateurs à ce sujet.

Seydou Prosper SADIO

 

L’insécurité alimentaire guette plus de 750.000 personnes dans six départements du Sénégal. Le gouvernement a mis en place un plan de riposte pour enrayer la menace.

Malgré une hausse de 18 % des productions céréalières par rapport à 2016, six départements du Sénégal sont exposés à l’insécurité alimentaire. Et si rien n’est fait d’ici la période de soudure qui va de juin à août, plus de 750. 000 personnes, soit 47.000 ménages, risquent d’avoir des difficultés pour manger à leur faim. Les localités concernées sont : Podor, Matam, Ranérou, Kanel, Tambacounda et Goudiry. Le constat est du Conseil national de sécurité alimentaire (Cnsa) qui a rencontré, hier, la presse pour faire le point sur la situation de l’insécurité alimentaire au Sénégal et dans la sous-région. Etaient également autour de la table, les représentants de la Fao et du Pam, partenaires privilégiés du gouvernement dans la lutte contre ce fléau.

La situation est certes inquiétante, mais elle est très loin d’être une famine, a insisté Mme Guène Seck Camara, responsable de la Cellule d’études et de planification à la Cnsa. « Il n’y a pas de famine au Sénégal. On parle de famine lorsque, même avec l’aide humanitaire, au moins un ménage sur cinq dans la zone a un déficit complet en alimentation et/ou autres besoins de base et est clairement exposé à l’inanition, à la mort et au dénuement », a-t-elle expliqué. Selon Mme Camara, la sévérité d’une situation d’insécurité alimentaire s’apprécie sur la base d’une classification bien définie : une phase minimale, une phase sous pression, une phase de crise, une phase d’urgence et une phase de famine.

De manière globale, elle a indiqué que le Sénégal se situe dans la phase minimale qui se définit comme une situation où « au moins quatre ménages sur cinq sont capables de couvrir leurs besoins alimentaires et non alimentaires sans recourir à des stratégies d’adaptation inhabituelles ni dépendre de l’aide humanitaire ». Maintenant si aucune action n’est entreprise dans les six départements où la situation est tendue, leurs populations plongeront dans la phase de crise qui se manifeste par « un déficit alimentaire considérable et une malnutrition aiguë à des taux élevés ou supérieurs à la normale ». « Ces départements sont dans une situation où elles ne peuvent pas accéder à la nourriture sans être aidées. Actuellement, 319. 000 personnes ont besoin d’être assistées en urgence, mais d’ici juin, si rien n’est fait, 6 % de la population, soit plus de 750.000 personnes, seront dans une situation de crise », a-t-elle expliqué.

11 milliards de FCfa à mobiliser

Toutefois, si l’on en croit le secrétaire exécutif du Cnsa, Jean-Pierre Senghor, cette situation de crise ne risque pas d’arriver, car le gouvernement a pris les devants en concoctant un « plan de riposte » qui est déjà sur la table du Premier ministre. La mise en œuvre de cette sorte de feuille de route nécessite une enveloppe de 11 milliards de FCfa. « On n’attend pas que la situation se détériore, c’est pourquoi l’Etat a décidé de prendre le taureau par les cornes. Ensuite, les partenaires viendront en appoint. La situation pastorale nécessite 5 milliards de FCfa, la situation alimentaire nécessite 6 milliards de FCfa. Au total, c’est une cagnotte de 11 milliards de FCfa qu’il faut rassembler. On a mis en place des stratégies afin de ne plus être dans la réaction, mais dans l’action. On connaît les causes, on va s’y attaquer pour réduire l’insécurité alimentaire à défaut de l’annihiler », a martelé M. Senghor.

La situation d’insécurité alimentaire que vivent ces 6 départements est le résultat combiné de la faible pluviométrie et des effets des changements climatiques. Dans les 19 départements sur les 42 suivis, on note un déficit fourrager, notamment dans le nord du pays, parfois même avec un tapis herbacé inexistant. A cela s’ajoute le tarissement des mares, l’utilisation précoce des forages pastoraux, la dégradation de l’état d’embonpoint des bêtes et la transhumance précoce et massive.   

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Pam dans la distribution des bons d’achats alimentaires

Quant au Pam, le plan d’assistance qu’il a mis en place repose, d’une part, sur la distribution de coupons alimentaires aux ménages les plus vulnérables dans les départements de Podor et de Matam et, d’autre part, sur la distribution de produits nutritionnels pour les enfants à bas-âge et les femmes vulnérables (enceintes et allaitantes). Au total, 130.000 bénéficiaires ont été ciblés, soit 16.250 ménages, pour un montant total de 6,3 milliards de FCfa. La valeur des coupons alimentaires va de 5.000 à 40.000 FCfa. Cela, en fonction de la taille du ménage, avec un maximum de huit personnes par ménage ciblé. « Ces bons d’achat, sécurisés et paramétrés au nom du chef de ménage, sont distribués directement aux bénéficiaires qui les échangent auprès des détaillants sélectionnés par le Pam dans la localité contre des produits alimentaires », a expliqué Joseph Sadio du Programme alimentaire mondial. Les distributions vont démarrer début mai pour une durée de trois mois. Cependant, a précisé le chargé de programme au Pam, pour l’instant, seuls 30 % des ressources nécessaires à ce plan d’assistance sont disponibles.

Elh. I. THIAM

La Fao se mobilise pour sauver le cheptel

Dans ce combat, le gouvernement peut compter sur l’appui de la Fao et du Programme alimentaire mondiale (Pam). Ces deux institutions du Système des Nations unies ont, chacune en ce qui la concerne, élaboré une stratégie pour venir en aide aux populations menacées. La Fao va axer ses actions sur la revitalisation du cheptel. Cela se traduit par un appui en aliment de bétail et en médicaments (déparasitants). « Il s’agit de sauver les animaux reproducteurs pour assurer la reproduction. Pour ce faire, nous avons dégagé un fonds et apporté un appui en aliment de bétail et en couverture médicale. Cela est loin de couvrir tous les besoins, mais il fallait réagir vite parce qu’il y a déjà eu des mortalités de bétail », a indiqué Reda Lebtahi de la Fao.

L’action de la Fao s’inscrit dans le cadre de l’opération dénommée « Sauvegarde du bétail » lancée par le gouvernement. Dotée d’une enveloppe de 5 milliards de FCfa. Elle cible 25 % du cheptel des 17 départements ciblés. Il est ainsi prévu la distribution de 23.000 tonnes d’aliments de bétail et des déparasitants. « L’argent est déjà disponible. 300 millions de FCfa ont été dégagés par le ministère des Finances, 500 millions de FCfa ont été mobilisés dans le cadre du Projet d’appui au pastoralisme dans le Sahel (Praps), la Fao a donné 400 millions de FCfa et il y a plus de 2 milliards disponibles dans les comptes du Crédit agricole », a soutenu Khady Kane de la Direction de l’élevage.

Elh. I. THIAM

Le gouvernement, revenant sur les initiatives prises pour mettre fin à la crise scolaire, a rappelé, entre autres, le reclassement et la mise en solde des enseignants contractuels qui a coûté 43 milliards de FCfa de 2015 à 2017, la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation pour un montant de rappels de 18 milliards de FCfa. De ce fait, le gouvernement lance un ultime appel aux enseignants pour une reprise immédiate des cours.

Le gouvernement a tenu à réagir sur la crise scolaire qui semble atteindre son paroxysme. Dans un communiqué parvenu à la rédaction et signé par le secrétaire général, porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, les autorités ont rappelé à l’opinion les différentes initiatives que l’équipe de Mahammed Boun Abdalah Dionne a eu à entreprendre,
« compte tenu du rôle central qu’occupe le secteur de l’éducation dans la vie de la Nation, pour assurer la reprise normale des enseignements sur l’ensemble du territoire national ».  « Pour rappel, l’atteinte des objectifs stratégiques assignés à l’axe 2 du Pse repose sur des ressources humaines de qualité.

Ainsi, l’Etat a consacré des efforts importants au secteur de l’éducation et de la formation, en termes de réformes et de mobilisation de ressources budgétaires, en vue de promouvoir une école de l’équité et de la réussite des élèves, mais aussi une école viable, stable et pacifiée », lit-on dans le communiqué.
Pour réussir ce pari, le gouvernement s’est engagé dans une dynamique de promotion du dialogue social et de prise en charge des préoccupations des enseignants.

Le document rappelle que plusieurs actions ont déjà été réalisées dans cette perspective. Il s’agit, entre autres, de l’extinction progressive des corps émergents par le reclassement et la mise en solde des enseignants contractuels qui a coûté au gouvernement 43 milliards de FCfa de 2015 à 2017, avec un quota des mises en solde relevé au niveau de 10.000 enseignants par an ; de la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation pour un montant de rappels de 18 milliards de FCfa. Il y a eu aussi l’institutionnalisation de la Journée mondiale de l’enseignant dans le calendrier républicain et du Grand Prix du chef de l’Etat pour l’Enseignant ; et plus récemment, sur décision du chef de l’Etat, l’augmentation de l’indemnité de logement pour la porter de 60.000 FCfa à 85.000 FCfa par mois et par enseignant fonctionnaire, ainsi que la revalorisation du traitement de tous les enseignants contractuels pour un montant forfaitaire de 10.000 FCfa.

Ultime appel aux enseignants pour une reprise immédiate
Toujours au chapitre des négociations, Seydou Guèye rappelle que différentes rencontres ont également été organisées entre le gouvernement et les partenaires sociaux du secteur de l’éducation.   Ainsi, le document apprend que, dans le cadre des rencontres sectorielles que le ministre de l’Education nationale organise régulièrement avec les partenaires sociaux, celui-ci a rencontré à cinq reprises les syndicats représentatifs entre février et mars 2018.  Le Premier ministre a eu quatre rencontres avec les syndicats d’enseignants, en présence des ministres concernés, du Haut conseil du dialogue social, des associations de parents d’élèves et d’organisations de la société civile.

Dernièrement, le président de la République a bien voulu accorder une audience aux syndicats pour leur annoncer d’importantes mesures concernant la question nodale de l’indemnité de logement et la résorption des lenteurs administratives constatées dans la gestion de la carrière des enseignants. A sa suite, les autorités religieuses ont appelé à la reprise effective des enseignements. Compte tenu de cela, le « gouvernement voudrait lancer un ultime appel aux enseignants pour une reprise immédiate des cours, car le mouvement social risque de mettre en péril non pas seulement l’année scolaire, mais aussi l’avenir des élèves et du système éducatif de notre pays, nonobstant les immenses efforts déjà réalisés par l’Etat ».

Le gouvernement rappelle aussi aux enseignants « sa responsabilité d’assurer le droit à l’éducation à tous les enfants de notre pays. » D’après le communiqué, « toutes mesures de sauvegarde nécessaires seront prises pour la continuité du service public de l’éducation.» Le gouvernement rassure qu’il a déjà pris toutes les dispositions utiles pour un réaménagement du calendrier scolaire et en appelle au sursaut de tous, pour une reprise effective des enseignements dans tous les établissements publics.

Oumar KANDE


…Les autorités éducatives proposent un réaménagement de l’année scolaire

Face à la persistance de la grève des syndicats d’enseignants, la Coordination des inspecteurs d’académie et le Collectif des inspecteurs de l’éducation et de la formation ont fait des propositions de réaménagement de l’année scolaire avec un décalage des examens et concours.

Les dates des examens, des évaluations et des concours pourraient connaître un léger décalage. Une mesure qui se justifie par la longue grève qui a impacté le quantum horaire. La Coordination des inspecteurs d’académie et les inspecteurs de l’éducation et de la formation, en collaboration avec les parents d’élèves et quelques syndicats, ont proposé un réaménagement de l’année scolaire et du calendrier des examens et concours. Ils l’ont fait savoir lors d’une conférence de presse, tenue le 24 avril 2018, pour faire le point sur la grève.

Selon Gana Sène, coordinateur des inspecteurs d’académie, par ailleurs inspecteur d’académie de Dakar, la situation de la grève n’a pas encore atteint le seuil critique. Pour lui, dans le sous-secteur de l’élémentaire, la situation est globalement stable. Dans les collèges et lycées également, la situation est stable dans bon nombre de classes d’examen (3ème et Terminale), mais mérite une attention toute particulière. A en croire l’inspecteur Sène, près de 80 % des lycées et collèges ont fait leurs évaluations même si certains n’ont pas encore tenu de conseils de classe.

Ainsi, compte tenu de tous ces paramètres, les responsables et techniciens de l’éducation ont proposé un nouveau calendrier des examens et concours et un réaménagement de l’année scolaire. Pour l’entrée en 6e et le Cfee, les nouvelles dates proposées sont les 26 et  27 juillet 2018. S’agissant du Bfem, le démarrage des examens est prévu le 24 juillet 2018 et les épreuves physiques et sportives le 25 juin 2018. Concernant l’anticipée de philosophie, la date proposée est le 29 juin 2018, alors que pour le baccalauréat général, les autorités éducatives proposent le 17 juillet 2018. Toutefois, Gana Sène a précisé que ces propositions seront soumises au ministre de l’Education pour validation. Dans une dynamique de combler le vide, des plans de rattrapage et de renforcement sont élaborés. Ils concernent les disciplines fondamentales et les établissements scolaires les plus touchés par la grève.
La Coordination des inspecteurs d’académie et le Collectif des inspecteurs de l’éducation et de la formation invitent les syndicats d’enseignants à reprendre les cours pour l’intérêt des élèves et du pays.

Pape Coly NGOME

Greve à thiès

Les élèves du lycée Elhadji Malick Sy délogent le privé

Les élèves du lycée Elhadji Malick Sy et d’autres écoles publiques de Thiès sont passés à la vitesse supérieure. Hier, ils ont paralysé les enseignements dans beaucoup d’écoles privées de la capitale du rail. Il s’en est suivi une confrontation sans merci avec les forces de l’ordre qui se sont positionnées dès les premières heures de la matinée sur tous les points stratégiques de la ville. Beaucoup d’élèves ont été arrêtés et gardés en vue dans les différents commissariats. Ces apprenants réclament la fin de la grève des syndicats d’enseignants qui mine l’école sénégalaise depuis le début de l’année scolaire. Ils marquent aussi leur mécontentement suite à la violente répression policière de leur manifestation d’avant-hier au cours de laquelle un élève a été grièvement blessé au nez par une bombe lacrymogène lancée par les forces de sécurité. Il a subi une opération à l’hôpital régional Amadou Sakhir Ndiéguène et serait, aujourd’hui, hors de danger, selon une source hospitalière. Lors de leur marche du 23 mars dernier, les élèves des différents collèges et lycées publics de Thiès avaient menacé de déloger leurs camarades du privé si la situation perdure.    

Ndiol Maka Seck

Suspension du mot d’ordre de certains syndicats

 

Le Réseau des enseignants de l’Apr salue «une décision patriotique»

Face à la presse hier, les responsables du Réseau des enseignants de l’Apr ont salué la décision « patriotique et courageuse » de certains syndicats de l’enseignement de suspendre leur mot d’ordre de grève. Youssou Touré et compagnie ont demandé à l’Etat de renouer le dialogue avec les autres syndicats pour sauver l’année scolaire.

Le Réseau des enseignants de l’Apr, lors d’un point de presse consacré à la crise scolaire, a salué les syndicats ayant décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève, notamment le Sels et le Snelas/Fc, tout en invitant les autres à faire pareil. Pour Ameth Suzanne Camara, leur structure se félicite de la « décision patriotique et courage prise par certains syndicats d’enseignants de lever leur mot d’ordre de grève ». Compte tenu de cela, le réseau « a exhorté le gouvernement à renouer le dialogue et à poursuivre les concertations avec les autres qui, n’en doutons pas, sont également dans de bonnes dispositions ».

« Nous invitons aussi bien le gouvernement que nos collègues et camarades syndicalistes à tout mettre en œuvre pour sauver l’année scolaire, dans l’intérêt de l’école et de nos chers enfants », a affirmé M. Camara. A côté du coordonnateur national, le ministre-conseiller Youssou Touré a indiqué que sauver l’année scolaire est devenu un impératif qui interpelle tous les acteurs de l’école à aller dans le sens de faire un effort supplémentaire pour pacifier l’espace scolaire. « Dans cette dynamique, a ajouté M. Camara, tout discours va-t-en-guerre ou politico-syndical doit céder la place à des propos d’apaisement redonnant à l’enseignant sénégalais sa dignité et sa motivation à servir l’école en toute conscience et en toute responsabilité ».

Jugeant légitimes toutes les revendications des syndicats, le Réseau des enseignants du parti au pouvoir a rappelé que « l’Etat a consenti beaucoup d’efforts pour la résolution de la crise qui frappe l’école » avec notamment la hausse de 25.000 FCfa de l’indemnité de logement, le G6 reçu par le président de la République sans oublier l’implication des khalifes généraux.
Réitérant sa détermination à accompagner le gouvernement dans le processus d’édification d’une école sénégalaise performante, le réseau a invité les acteurs de l’école à régler les difficultés pour que pareille situation ne se reproduise.    

O. KANDE

 

Deux étudiants du Centre de formation professionnelle et technique Sénégal-Japon, Abdoulaye Touré et Gora Ndiaye, sont dans la phase de conception d’un système de production d’énergie qui bouscule les principes établis en physique.

Les principes de base de production de l’énergie électrique n’ont pas connu une grande évolution depuis des siècles, du moins excepté pour les énergies propres. Pour avoir un courant électrique puissant, il faut au moins disposer d’un gros aimant, d’une bobine de fil électrique avec plusieurs milliers de spires et aussi créer les conditions de mouvement de l’aimant. A ce dispositif, il faudra un alternateur qui génère un courant alternatif. C’est partant de ces principes que de jeunes sénégalais, inscrits au Centre de formation professionnelle et technique Sénégal-Japon, ambitionnent de produire de l’énergie avec une source nouvelle : du matériel recyclé. « Nous voulons générer de l’énergie avec une source indépendante de production d’électricité. Notre projet consiste à produire de l’électricité sans faire recours à l’hydroélectricité, à l’énergie solaire, à l’éolienne », souligne l’étudiant inscrit en deuxième année au Cfpt.
Avec des aimants récupérés des appareils électroniques et électroménagers, Abdoulaye Touré et Gora Ndiaye vont construire un champ magnétique. C’est l’étape la plus difficile pour ces étudiants. En créant les conditions de déplacement des électrons, ils auront au bout un courant continu.

« Les personnes doivent savoir que l’électricité est un déplacement d’électrons. Si nous parvenons à créer un champ magnétique permettant de déplacer les électrons, nous produirons de l’électricité. Le champ magnétique sera créé avec des matériaux recyclés », avance Abdoulaye Touré.

L’augmentation de la puissance

Après la production du courant continu, le reste est une question d’ajustement, d’augmentation ou de diminution  de la puissance. Dans cette phase, Abdoulaye Touré et Gora Ndiaye utiliseront les transformateurs. Le défi, c’est de concevoir un système inversé de production d’énergie. Est-ce qu’ils parviendront à réaliser leur rêve ? Les jeunes techniciens ne se posent pas cette question. « En plus d’un transformateur monophasé, nous allons utiliser un transformateur triphasé. Nous envisageons d’avoir 220 volts à l’entrée et 230 volts à la sortie ; nous pourrons ainsi alimenter un village », explique M. Touré. L’originalité du projet repose à la fois sur l’inversion du système de production de l’énergie et la possibilité d’augmenter la puissance à partir d’une petite quantité d’énergie.

Ces jeunes techniciens espèrent, avec leur projet, couvrir les besoins en électricité dans des zones qui ne sont pas raccordées et aussi pour l’alimentation des appareils moins gourmands en énergie. « Pour alimenter un village, nous utiliserons un transformateur triphasé. Après le monophasé, nous mettrons en place un transformateur triphasé qui aura à l’entrée 220 et à la sortie 380. Nous pouvons élargir notre réseau d’alimentation. Si nous avons les moyens, nous achèterons des batteries pour stocker le surplus de production », avancent les deux jeunes.

L’augmentation de la puissance énergique est un procédé connu. Déjà à Thiès, la technique a été utilisée avec succès par l’inventeur Baba Diarra. En tout état de cause, les procédés de ces étudiants sont propres. Parce qu’ils n’ont pas besoin de recourir à une source qui génère la pollution : « Autre chose, nous allons produire de l’énergie sans entraîner une pollution », se targue l’étudiant Abdoulaye Touré.
Ils ne sont plus dans la phase de réflexion. Ils sont, depuis plusieurs mois, dans la phase de conception. Ils ont besoin d’un coup de pouce. Mais, ils n’attendent pas de l’argent pour concrétiser leur rêve. L’abnégation et la passion sont les fils pouvant les aider à surmonter les obstacles.

Ces jeunes ont affiché cette détermination lors du Parc des expositions organisé par la compagnie Delta. « Dans la vie, il suffit de croire pour avancer », lance Gora Ndiaye.
En somme, la création d’un champ magnétique avec des matériaux recyclés donne plus d’originalité à l’œuvre de ces étudiants qui n’ont pas encore bouclé leur formation.

Idrissa SANE

 

Lors d’un Comité régional de développement (Crd) tenu à Fatick, le directeur adjoint du projet « Feed the future » a annoncé que leur initiative cible 150.000 ménages dans la région dans le cadre de la lutte contre la malnutrition.

Cent cinquante mille ménages. C’est la cible que s’est fixé « Feed the future » qui a lancé, le 19 avril 2018, dans la région de Fatick, ses activités de lutte contre la malnutrition. L’Annonce est de Abderrahmane Guiré, directeur adjoint du projet, qui s’exprimait lors du Crd présidé par l’adjoint au gouverneur, Cheikh Ameth Tidiane Ndoye. C’était en présence de plusieurs acteurs dont les maires des communes qui seront les portes d’entrée dans le cadre des interventions.

Chargée de présenter le programme, Fatou Kiné Diop Sall, la coordinatrice de zone, a fait savoir que « Feed the future »-Kawlor, un concept diola, veut communiquer une dynamique d’abondance, de reproduction et de prospérité. Il a pour objectif principal « d’accroitre, au sein des communautés bénéficiaires, la production, la commercialisation et la consommation d’aliments diversifiés, sains et nutritifs ». En d’autres termes, ce sont également l’augmentation des rendements agricoles et la disponibilité des semences qui sont visées par le projet qui travaille en parfaite synergie avec des partenaires publics comme privés, en droite ligne des politiques agricoles du Sénégal.

Mme Sall a souligné que
« l’exécution, sur une période de cinq années, devrait permettre, à travers cette cible de 150.000 ménages, d’accroitre de 35 % le nombre d’enfants de 6 à 23 mois recevant une ration alimentaire minimale acceptable (contre 7 %), d’accroitre également de 67 % le nombre de femmes en âge de reproduction consommant un régime alimentaire diversifié (contre 58 %) ». Le projet se fixe aussi l’objectif de toucher 2.910 enfants de moins de 5 ans (0 et 59 mois) lors des interventions spécifiques à la nutrition et 115. 000 enfants de 2 ans (0 à 23 mois) dans les interventions communautaires en nutrition du projet.

D’ailleurs, une exposition a suivi la cérémonie de lancement de diverses variétés de céréales riches de qualité hautement nutritives. « Il s’agit d’aliments dont la teneur en micronutriments est naturellement élevée et/ou le cycle végétatif est adapté aux aléas climatiques comme le mil bio fortifié, le maïs obatanpa, le sorgho sans tanin, etc. », a indiqué Diouma Cissé Coulibaly, la chargée des programmes. Ces aliments participent à donner une bonne nutrition à travers de bonnes pratiques de santé et nutrition mises en œuvre par les groupes « Debbo Galle » (femmes à la maison) et les Agents prestataires de services (Aps).

Le projet s’active également dans la production horticole, l’élevage et à travers des spéculations à haute valeur nutritive comme la patate douce à chair orange, la carotte, le gombo et la pomme du Sahel. Il s’y ajoute l’accès aux services financiers, l’agro-entreprise, l’autonomisation des femmes, l’accès à l’eau potable et de production pour promouvoir les entrepreneurs locaux, mais aussi l’hygiène et l’assainissement ainsi que la bonne gouvernance de la sécurité alimentaire.

Mohamadou SAGNE

L’Amicale des élèves et étudiants de la commune de Djignaki a organisé, vendredi et samedi dernier, dans le village de Badiana, la 2ème édition des journées d’excellence. Les objectifs visés étaient de récompenser les 143 élèves de la collectivité locale qui se sont le plus distingués l’année dernière et de cultiver l’excellence dans les établissements scolaires. Le maire Moustapha Lô Diatta, par ailleurs ministre en charge de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes, a saisi l’occasion pour prier les enseignants de regagner les salles de classe, afin que l’excellence puisse se perpétuer dans les écoles, collèges et lycées de cette partie du département de Bignona. Il a tenu ainsi à faire remarquer que le président de la République a consenti beaucoup d’efforts, à travers le gouvernement, pour améliorer les conditions de travail des enseignants et les conditions d’études des élèves.

M. Diatta a cité, entre autres, l’augmentation sensible du budget alloué à l’Education nationale ainsi que les nombreuses infrastructures qui sont en train d’être construites un peu partout, notamment dans sa commune, pour qu’il n’y ait plus d’abris provisoires au Sénégal. L’édile de Djignaki était à l’aise en égrenant les nombreuses réalisations de l’Etat et celles qui sont en vue dans sa commune. Il n’a pas passé sous silence les 3 à 4 millions de FCfa de fournitures scolaires que sa municipalité offre chaque année aux écoles.

El Hadj Moussa SADIO

Lors d’un point de presse tenu sur la situation de l’école, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a annoncé que 4 syndicats d’enseignants ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève. Il a ainsi invité tous les enseignants à rejoindre les classes dès ce lundi, car « le gouvernement ne pourra pas, selon lui, accepter que l’année scolaire puisse être perdue ».

Le ministre de l’Education nationale a fait face à la presse samedi dernier. L’objectif était de faire le point de l’évolution de la crise scolaire et d’annoncer les mesures prises par le gouvernement pour la reprise des enseignements. Serigne Mbaye Thiam a fait savoir qu’après plusieurs jours de discussion avec le G6, 4 syndicats sur les 6 qu’il compte ont informé de leur décision de sursoir au mot d’ordre de grève. Soutenant que, malgré la décision du président de la République de porter l’indemnité de logement de 60.000 FCfa à 85.000 FCfa, le mouvement s’est poursuivi. Le ministre, sur un ton sérieux, a laissé entendre : « L’école sénégalaise se trouve à la croisée des chemins et on arrive à une situation où la perte du quantum scolaire risque de mettre en péril l’année scolaire ».
Poursuivant, il a informé :
« Le gouvernement avait envisagé des mesures constitutionnelles et légales que la situation impose. C’est ainsi que, depuis 72 heures, j’ai personnellement renoué le fil du dialogue avec toutes les organisations syndicales avec lesquelles j’ai eu à parler directement ou indirectement. Cinq parmi elles ont répondu à mon invitation ».
Pour lui, ce fil du dialogue, ponctué par des rencontres de jour comme de nuit, permet d’espérer, aujourd’hui, un début de dénouement de la crise. « Durant ces dernières heures, des évolutions positives ont été notées. A l’heure où je vous parle, nous avons 4 organisations syndicales sur les 6 que constitue le groupe du G6 qui nous ont informé, de façon informelle, de leur décision de suspendre la grève ; décision qu’elles tiennent des délibérations de leur propre base. Ces syndicats sont en train d’harmoniser et d’évaluer à leur niveau pour voir quelle est la conduite à tenir », a expliqué le ministre de l’Education qui n’a pas voulu les citer.
Devant ces évolutions, Serigne Mbaye Thiam a confié que  « le gouvernement salue la posture de ces 4 organisations syndicales ».  « Le chef de l’Etat remercie ces responsables syndicaux et leurs militants pour leur sens de responsabilité et de la mesure et les félicite pour leur courage, parce qu’il faut avoir du courage pour sortir d’une crise », a-t-il ajouté, espérant que la décision de ces 4 syndicats va inspirer les deux autres pour que le mot d’ordre de grève puisse être suspendu et ensuite levé.

Réaménagement de l’année scolaire, reprogrammation des examens et concours
Pour mettre en œuvre les décisions des 4 syndicats qui ont suspendu leur mot d’ordre de grève, le gouvernement a retenu, dès aujourd’hui, 23 avril, à 10 heures, d’entamer une concertation avec les parents d’élèves et les enseignants autour du réaménagement de l’année scolaire. « Nos équipes techniques ont déjà travaillé sur un projet de réaménagement de l’année scolaire et de reprogrammation des examens et concours, mais nous voulons toujours, dans une démarche de concertation, consulter les autres partenaires du système éducatif », a souligné Serigne Mbaye Thiam. Il a aussi révélé que, dès le 24 avril à 16 heures, les syndicats qui ont accepté de suspendre le mouvement de grève et même les autres qui le souhaitent peuvent se retrouver avec l’administration pour commencer la rédaction du protocole d’accord qui va sanctionner l’ensemble des engagements pris par le gouvernement et qui restent intacts.

Les enseignants exhortés à rejoindre
les classes dès aujourd’hui

Le ministre de l’Education nationale a poursuivi que face à cette situation qui a amené le gouvernement à sursoir, pour le moment, aux mesures qui étaient envisagées, les parents d’élèves sont invités à conscientiser leurs enfants pour qu’ils restent en dehors de ce conflit. Aux syndicats n’ayant pas suspendu leur mot d’ordre, il a lancé : « Il arrive un moment où on ne s’adresse plus aux syndicats, mais aux enseignants ; chacun, dans sa responsabilité personnelle, peut mesurer la complexité de la situation et prendre la décision qui convienne. Nous exhortons les enseignants à rejoindre les classes, dès lundi, pour reprendre les cours ».
Serigne Mbaye Thiam a assuré que le gouvernement, par cette décision prise de sursoir aux premières mesures envisagées, privilégie encore la voie du dialogue. Mais, du point de vue de sa responsabilité d’assurer un droit constitutionnel qui est le droit à l’éducation, l’Etat ne pourra pas accepter que l’année scolaire puisse être perdue et qu’on arrive à une année blanche. « Selon les dispositions de notre Constitution, le droit de grève est reconnu. Mais, elle précise que le droit de grève ne peut ni porter atteinte à la liberté du travail ni mettre en péril l’entreprise, a fortiori l’école sénégalaise », a-t-il rappelé.
Pour ceux qui poursuivent le mot d’ordre, le ministre a martelé qu’il n’est pas envisageable d’offrir plus à ces derniers qu’à ceux qui ont décidé de suspendre et que le protocole d’accord, dès que signé, ne pourra plus évoluer.  

Impact budgetaire de la decision du président

Une hausse sur l’indemnité de logement de 30 milliards de FCfa par an

Le ministre de l’Education nationale a affirmé aussi que le gouvernement a toujours été ouvert aux négociations et a fait beaucoup d’efforts après 4 rencontres présidées par le Premier ministre et plusieurs ministères sectoriels. Ces réunions ont été ponctuées par des annonces faites par le gouvernement et par le chef de l’Etat lui-même, notamment une hausse de 25 000 FCfa sur l’indemnité de logement. « La revendication nodale des enseignants était relative à l’augmentation substantielle de l’indemnité de logement. Sur cette question, après une hausse de 12 milliards de FCfa par le Premier ministre, enveloppe financière équivalente à une augmentation de 10 000 FCfa par mois, le gouvernement a constamment évolué dans sa proposition pour se terminer avec une promesse du chef de l’Etat de porter l’indemnité de logement de 60 000 à 85 000 FCfa, soit une augmentation de 25 000 FCfa. C’est la plus grande augmentation obtenue en termes d’indemnité de logement depuis que cette dernière a été instituée. Ces 25 000 FCfa représentent près de 42 % d’augmentation et font passer l’enveloppe initialement prévue de 12 milliards à 30 milliards de FCfa par an », a-t-il dit, ajoutant que les autres points n’ont pas été en reste avec des mesures ardues pour faire face aux instances qui concernent l’évolution de la carrière des enseignants. Les rappels ont commencé à être payés et le prêt Dmc pour lequel l’Etat s’était engagé, un montant de près de 4 milliards de FCfa, est viré dans les comptes.

Le Saemss et le Cusems se démarquent


Après l’annonce du ministre de l’Education nationale de la levée du mot d’ordre de grève de 4 syndicats sur les 6 du G6, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saemss) et le Cadre unitaire des syndicats des enseignants du moyen secondaire (Cusems) se sont démarqués. Sawrou Sène, secrétaire général du Saemss que nous avons joint au téléphone, a asséné que le syndicat qu’il dirige n’est pas concerné par cette suspension du mot d’ordre de grève. « Conformément à l’avis de la Commission administrative, tenue le 7 avril dernier, on poursuit la lutte pour la revalorisation de l’indemnité de logement », a-t-il expliqué, rappelant qu’ils demandent au moins 100 000 FCfa d’indemnité de logement. M. Sène dit respecter la décision des autres syndicats et a constaté que seuls les enseignants du moyen secondaire poursuivent maintenant le combat ; ce qui confirme le niveau salarial bas de ces derniers par rapport à leur diplôme.

Abdoulaye Ndoye du Cusems suis cette même logique. Les quatre autres syndicats qui composent le G6 sont le Sels, le Sels Authentique, l’Uden et le Snelas/Fc, tous de l’élémentaire.

 

Oumar KANDE

 

La grève des élèves de la ville de Ziguinchor, consécutive à celle des enseignants et qui paralyse ici le secteur de l’éducation depuis plusieurs jours, a pris des proportions inquiétantes. Hier, leur manifestation s’est soldée par l’interpellation, par la Police, de plusieurs d’entre eux dont des présidents de gouvernement scolaire des lycées de Peyrissac, Djibock et Djignabo.

Les présidents de gouvernement scolaire avaient été invités par l’Inspecteur d’académie (Ia) pour un échange dans son bureau. Ils étaient accompagnés par les proviseurs de leurs établissements, à la demande de l’Inspecteur d’académie. Le secrétaire général de l’association régionale des parents d’élèves, Alpha Barry, a représenté son président. L’objectif visé était de réfléchir sur les voies et moyens de mettre un terme à la grève, afin que les cours puissent reprendre et que l’année scolaire s’achève sans problème. Coup de théâtre ! Des éléments de la police font irruption dans la pièce, et obligent les trois présidents de gouvernements scolaires à les suivre au commissariat au grand dam des autres participants à la concertation. M. Barry n’a pas manqué d’exprimer sa désolation, estimant que cela ne favorise pas une reprise des cours. La réunion avait été convoquée après des manifestations violentes qui ont eu lieu dans la matinée et au cours desquelles un véhicule de l’administration a été incendié au quartier Colobane. Il s’en est suivi des heurts entre élèves et forces de l’ordre et l’interpellation de plusieurs manifestants.
Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, les trois présidents de gouvernements scolaires étaient dans les locaux du commissariat central de police, sis au quartier Escale.

El Hadj Moussa SADIO

Les pays de la sous-région n’atteindront les objectifs « 90-90-90 » en matière de lutte contre le Vih/Sida qu’en décentralisant l’accès aux traitements à la base. C’est ce qui est ressorti d’une rencontre organisée par les Laboratoires Roche et ayant réuni des experts venus de plusieurs pays de la sous-région.  

La réduction des charges virales est au centre d’une rencontre organisée par les Laboratoires Roche. L’atelier a vu la participation de plusieurs pays de la sous-région. Les experts et les décideurs ont échangé sur les stratégies de réalisation des objectifs « 90-90-90 ». « C’est fondamental pour nous d’échanger sur les connaissances des pays. Nous avons une volonté d’agresser les problèmes. Nous allons identifier les axes de réalisation des objectifs », a indiqué le président de Roche, Bernard Colombo, qui a affirmé leur engagement à augmenter l’aide et l’appui destinés aux pays en voie de développement, notamment ceux de l’Afrique au Sud du Sahara. « Nous allons aider les pays à décentraliser les services à la base en mettant l’accent sur la formation des scientifiques et sur la maintenance des équipements », a-t-il expliqué.

Aussi, la liste des pays bénéficiaires de l’appui de Roche va s’élargir. Selon le directeur régional de Roche, Jean Claude Vimpy Kula, c’est une occasion pour leur entreprise de redynamiser la coopération et d’intégrer deux autres pays.  
Dans sa présentation, Dr Sory Traoré a montré que le Mali est loin d’atteindre les objectifs « 90-90-90 ». Mais, les techniciens ont dégagé les stratégies pour inverser les tendances. Parmi les solutions, il y a la sensibilisation des prestataires, l’accompagnement psychosocial des Personnes vivant avec le Vih/Sida, l’organisation d’une campagne virale et le renforcement des capacités des techniciens des laboratoires.

Cet atelier est, de l’avis du secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, une occasion de partage de bonnes pratiques, d’identification des obstacles dans le but de dégager les pistes devant accélérer la marcher vers « la suppression de la charge virale ». « L’atelier est une bonne occasion de présenter les expériences et les réalisations, ainsi que les obstacles rencontrés pour l’atteinte du troisième 90, du diagnostic précoce accompagné d’orientation technique effectuée dans différents pays par des responsables des programmes nationaux », a souligné le représentant du ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Rappelons que c’est à Melbourne, en 2014, que les objectifs des « trois 90 » ont été élaborés. L’ambition affichée par les Etats et les organismes est de prévenir les nouvelles infections en agissant sur la réduction de la charge virale et le dépistage. 90 % des Personnes vivant avec le Vih doivent ainsi connaitre leur statut sérologique, 90 % de toutes les personnes infectées dépistées doivent être mis sous traitement et 90 % des malades sous traitement doivent avoir une charge virale durablement supprimée. « Le traitement pour tous et le suivi de l’efficacité des protocoles par la suppression de la charge virales tels que décrits dans les objectifs « 90-90-90 » de l’Onusida, lors de la 20ème Conférence internationale sur le Sida, à Melbourne, pour l’élimination de cette maladie en 2020, relève désormais du possible », a estimé le représentant du ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Idrissa SANE

 

Confronté à un déficit criant de spécialistes, l’hôpital régional de Tambacounda va bientôt être doté de ces personnels pour assurer aux populations une prise en charge médicale correcte.

Les populations de Tambacounda vont enfin pousser un ouf de soulagement. Elles vont, en effet, bénéficier d’une prise en charge correcte en santé. Car le centre hospitalier régional « annonce l’arrivée de médecins spécialistes » en cardiologie, urologie, chirurgie, néphrologie (dialyse), imagerie médicale, gynécologie, lit-on dans un communiqué qui nous est parvenu. Dans cette structure de prise en charge de la santé des populations du Sénégal oriental et même de la sous-région, aucun spécialiste ou presque n’y officiait depuis quelque temps. Finalement, la structure n’avait plus de pédiatre ni de chirurgien. Le gynécologue, lui, avait jeté l’éponge pour aller dans le privé, entre autres manquements notés.

D’ailleurs, l’hôpital régional de Tambacounda aspire à devenir un centre hospitalier de référence nationale et sous-régionale, dans le cadre de son projet d’établissement 2017-2021, dont une mouture a été présentée par sa directrice, Thérèse Aïda Babilas Ndiaye.

Après les « derniers réglages », le projet d’établissement dit « de deuxième génération » a été soumis pour validation au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Il se décline en cinq points ayant trait à l’aspect médical, aux soins infirmiers, à la gynécologie obstétrique, à la communication, aux ressources humaines et au social ainsi qu’à la qualité.

De nouvelles pratiques
médicales

Le centre hospitalier régional de Tambacounda qui veut passer d’un hôpital de niveau 2 à un hôpital de niveau 3 entend devenir un « hôpital sous-régional avec toutes les spécialités et des ressources humaines de qualité », a dit la directrice.
Cet établissement public de santé se veut donc, au terme de la mise en œuvre du projet d’établissement, un « hôpital de référence permettant l’accès aux soins à tous, dans les meilleurs délais, avec la possibilité, pour les usagers, de bénéficier d’un parcours de soins clair ».

Le projet médical vise à mettre en place de « nouvelles pratiques médicales » à travers le relèvement du plateau technique, le renforcement des ressources humaines, la création de nouveaux services et spécialités. Concernant ces dernières, Mme Ndiaye a cité la cardiologie, les maladies infectieuses, la dermatologie, l’Orl, la chirurgie pédiatrique, l’urologie. S’y ajoutent la consultation externe pour toutes les spécialités et le pôle mère-enfant. Il s’agit de « valoriser l’espace existant par la réhabilitation et la construction de locaux. Le renforcement de la capacité d’accueil de la structure dont les 125 lits (15 pour la maternité) sont jugés insuffisants est aussi envisagé. Tout comme le recrutement d’un personnel qualifié. Le centre hospitalier compte 237 agents, à savoir des fonctionnaires, des contractuels et des prestataires. La région comptait un seul pédiatre, deux gynécologues, un chirurgien orthopédiste, a informé la directrice, relevant, par ailleurs, que le projet d’établissement accorde une place importante à la gestion de la motivation du personnel dont beaucoup ne restent pas longtemps à Tambacounda.

Situé dans une zone frontalière de quatre régions et quatre pays, l’hôpital de Tambacounda reçoit des patients venant des deux Guinées, du Mali, de la Gambie et de la Mauritanie, a fait remarquer Thérèse Aïda Babilas Ndiaye.
Juste rappeler que le gouverneur de la région de Tambacounda, El Hadj Bouya Amar, lors de la cérémonie de remise de matériels offerts par Mamadou Oumar Sall, avait profité de l’occasion pour inviter la direction à mettre en place une politique d’attractivité visant à mieux intéresser les spécialistes. Outre les avantages et autres motivations que leur donne l’Etat, la structure doit, à son tour, trouver les voies et moyens pour les motiver davantage afin que les spécialistes acceptent de rester dans la région, au grand profit des populations, avait conseillé le chef de l’exécutif régional.

Pape Demba SIDIBE

 

Une salle équipée d’une valeur de 11 millions de FCfa a été inaugurée à l’Université Alioune Diop de Bambey. Elle vise, entre autres, à relever le défi de la formation, de la consolidation des acquis et de la promotion de l’auto-emploi et contribue à la vulgarisation des activités entrepreneuriales des étudiants.

A Thiappy, les étudiants créent leurs entreprises dont certaines trouvent des opportunités de financement. Un espace dédié à cette création, à la promotion et à la valorisation des activités entrepreneuriales a été récemment inauguré par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, à l’Université Alioune Diop de Bambey. Cette réalisation conjointe est de l’Uadb qui a fourni le local et du Programme d’enseignement supérieur pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Peseree) sur financement de la Coopération allemande.

D’ailleurs, la coopération sénégalo-allemande, qui propose une expertise internationale et une mutualisation interuniversitaire, a permis à l’Uadb de renforcer les capacités de ses ressources humaines, notamment avec des enseignants-chercheurs et des étudiants. Ces derniers ont bénéficié, selon le recteur Lamine Guèye, de sessions de formations aussi bien à Bambey qu’à Cologne grâce aux partenaires allemands, à savoir le Gtz et l’Université technique de Cologne.

La représentante de la délégation, responsable du Peseree, Cornelia Seck, a rappelé les orientations et objectifs de cette structure qui accompagne des organisations et communautés pour accroitre les performances et incubateurs afin d’atteindre les objectifs d’auto-emploi des étudiants bien imprégnés dans la Cellule université entreprise (Cue) et dans les concours et créations de projets. Selon le Pr Lamine Guèye, cette synergie saluée est la résultante d’un travail constant mené par des hommes et des femmes conscients de leur mission et qui se sont donnés pour obtenir de bons résultats en peu de temps.

Mamadou Aicha NDIAYE

 

Suite au séminaire intergouvernemental entre le Sénégal et la France qui s’est tenu en octobre dernier, il a été retenu de créer un campus franco-sénégalais. Ce projet devait permettre aux deux pays de promouvoir des programmes de haut niveau, incluant des délocalisations de formations supérieures françaises au Sénégal, des doubles-diplomations, des co-diplomations ainsi que des parcours de formation innovants co-construits. C’est ainsi qu’une première rencontre du Comité de pilotage du campus franco-sénégalais s’est tenue, le 19 avril 2018, pour passer à la phase opérationnelle de ce projet, lequel débutera certainement, selon le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, lors de la rentrée 2019 avec des formations labellisées. Ainsi, des institutions d’enseignement supérieur public comme privé pourront bénéficier de ce cadre de partenariat entre le Sénégal et la France.

Selon Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, la coopération universitaire entre les deux pays est le parent pauvre de la coopération bilatérale. « Ceci est un paradoxe parce qu’au même moment, la France reçoit la première colonie d’étudiants sénégalais à l’étranger avec une augmentation de 40 % cette année par rapport à l’année dernière. A côté de cela, il faut organiser la coopération universitaire pour mieux la régénérer et la redynamiser. Cette coopération était éparse. Maintenant avec ce campus, elle sera bien organisée », a-t-il indiqué.

Le projet de campus qui sera basé à Diamniadio, d’après le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Mary Teuw Niane, commence à prendre forme. Selon lui, les axes de la coopération universitaire entre Dakar et Paris s’enrichissent d’un nouvel instrument qui permettra un partage et un transfert de connaissances et des savoirs.          

Oumar NDIAYE

 

La coopération entre les universités françaises et sénégalaises a été revisitée lors de la première Conférence Sénégal-France de l’enseignement supérieur. Une occasion saisie pour manifester la volonté de booster la professionnalisation dans l’enseignement supérieur à travers le futur campus franco-sénégalais de Dakar.

Ouverte hier, au Musée des civilisations noires à Dakar, la première Conférence Sénégal-France de l’enseignement supérieur a permis de revisiter la coopération entre les universités françaises et celles de notre pays. Les acteurs en ont aussi profité pour afficher leur volonté de booster la professionnalisation dans l’enseignement supérieur à travers l’ouverture prochaine d’un campus franco-sénégalais dédié à Dakar.

Venu présider l’ouverture des travaux, le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, a parcouru, avec des universitaires de France et du Sénégal, les enjeux de la nouvelle feuille de route déclinée dans le cadre de la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’enseignement supérieur. Désormais, la France et le Sénégal veulent miser sur la professionnalisation des enseignements et de la formation afin de booster l’emploi des sortants des universités ici au Sénégal. Selon le Pr Niane, il s’agit « d’aller vers la formation d’un capital humain capable de prendre en charge les politiques de développement et de maîtriser les enjeux liés à la compétition internationale autour de l’économie du savoir ».

Déclinant certains des objectifs du futur campus franco-sénégalais à Dakar, la directrice générale de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de France, Brigitte Plateau, a dit que le projet sera un élément de cristallisation pour dynamiser davantage tout ce qui a été fait jusque-là par les deux pays en matière de formation et de professionnalisation des enseignements. « Il s’agira d’aider l’enseignement supérieur du Sénégal dans le choix des formations et des modules qui vont s’appuyer sur les enjeux du Plan Sénégal émergent (Pse) », a-t-elle soutenu.
Concernant la formation des futurs pensionnaires du campus, Mme Plateau a annoncé les niveaux Bac+3 ou Bac+5. Elle a saisi l’occasion pour réitérer l’engagement de la France à accompagner le Sénégal dans le développement des formations porteuses dans le supérieur.

Selon Mary Teuw Niane, le Sénégal a tellement bien compris les enjeux de cette orientation qu’il a mis en place une feuille de route décennale accentuée sur des investissements dans des infrastructures universitaires, telles que les Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep), et l’alignement des formations sur les besoins du monde socioéconomique.

Seydou Prosper SADIO


Plus de 260 nouvelles filières professionnelles créées depuis 2013

Evoquant les récents acquis à mettre à l’actif de l’enseignement supérieur au Sénégal, le ministre de tutelle a insisté sur la volonté des plus hautes autorités de revisiter les modèles pédagogiques. Une orientation particulière a été ainsi donnée à l’introduction de nouveaux modules dans les enseignements. « Plus de 260 nouvelles filières professionnelles ont été créées depuis 2013 au sein des universités sénégalaises », a déclaré Mary Teuw Niane. Il a estimé que la professionnalisation est une des pistes majeures dans la réforme de l’enseignement supérieur au Sénégal. Selon lui, « nous ne pouvons pas gagner le pari de l’émergence en n’infléchissant pas nos programmes de formation vers les sciences et l’innovation ainsi que l’alignement des formations sur les besoins du marché de l’emploi ».  

S. P. SADIO

 

Cécile Compaoré Zoungrana, nouvelle représentante-résidente de l’Unfpa Sénégal, a présenté ses lettres de créances au ministre des Affaires étrangères du Sénégal, Me Sidiki Kaba.

La nouvelle représentante-résidente du Bureau du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) au Sénégal, Cécile Compaoré Zoungrana, a officiellement pris fonction. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, elle a présenté ses lettres de créances au ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, ce mercredi. Mme Zoungrana a félicité le gouvernement du Sénégal « pour les progrès remarquables notés pour améliorer la santé des populations, notamment des mères et des jeunes ». Selon la note, elle a rappelé aussi les trois résultats transformationnels du plan stratégique Unfpa pour la période 2018-2021, à savoir zéro besoin non satisfait en planification familiale, zéro décès maternel évitable et zéro violence basée sur le genre. Elle a réitéré à Me Kaba son engagement pour améliorer la contribution de l’Unfpa au sein du Système des Nations unies pour répondre aux priorités nationales. « Mon rôle est de renforcer la collaboration excellente qui existe depuis fort longtemps entre l’Unfpa et le Sénégal. Nous travaillerons ensemble, avec les ministères sectoriels clés, à mettre en œuvre, de manière structurée, les engagements du Sénégal conformément à la feuille de route de l’Union africaine », a déclaré Cécile Compaoré Zoungrana.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a, lui, insisté sur l’importance que le président Macky Sall accorde au développement du capital humain : l’axe 2 du Pse.

Revenant sur les progrès enregistrés par le pays en matière de planification familiale, Me Sidiki Kaba a souligné, dans le document, l’importance de garantir les droits sexuels et reproductifs. « Le droit à l’espacement des naissances donne à la femme le droit de maîtriser son corps pour une contribution efficace au développement du pays », a-t-il fait remarquer, réitérant alors la volonté du gouvernement du Sénégal de collaborer avec l’Unfpa.

De nationalité burkinabé, Mme Zoungrana rejoint le Sénégal avec une expérience de plus de 25 années en matière de population, santé de la reproduction et genre.

Oumar KANDE

C’est à travers l’organisation d’un téléthon que l’association « Blaise Sène » s’est encore manifestée dans la lutte contre la mortalité maternelle et néo-natale à Loul Sessène en octroyant une subvention de près d’un million de FCfa aux quatre postes de santé de la commune.

Le fléau des décès maternels est très marqué à Loul Sessène, comme l’a souligné la sage-femme du poste de santé de la commune, Simone Pouye. Il convient donc de mener des sessions régulières de sensibilisation et d’information. « Il y a également la prise en charge des patients souvent sans moyens. C’est pourquoi, dans notre programme, nous avons initié un téléthon qui nous a permis de collecter un million de FCfa pour pouvoir appuyer financièrement les postes de santé au nombre de quatre dans notre commune », a indiqué Blaise Sène, président de l’association qui porte son nom.

Cet ancien principal de collège à la retraite et ancien vice-président du Conseil rural a tenu à rappeler qu’étant orphelin de mère, cette dernière est décédée en voulant accoucher lors de son transport par charrette. « J’ai vécu cet évènement douloureux alors que j’étais jeune (avril 1969). Ceci m’a beaucoup marqué et m’a inspiré à m’engager dans la croisade contre la mortalité maternelle et néo-natale à travers la création de l’association, en 2016, en collaboration avec des amis et parents et avec comme crédo : ne plus voir mourir une femme à l’accouchement », a-t-il confié.

Depuis cette date, la fondation mène des activités d’information et de sensibilisation en direction des femmes en âge de procréer. Parmi ces activités figure la célébration du premier bébé de l’année dont la seconde édition a eu lieu au début du mois de janvier dernier.

Une belle initiative magnifiée par les nombreux participants à la cérémonie dont le maire de la ville, Sidya Diouf, et le Pr Madior Diouf, un des membres fondateurs de l’association. Le premier nommé, qui s’est félicité de l’organisation de ce téléthon, a encouragé les initiateurs avant d’engager la mairie à s’associer à toute action tendant au bien-être des populations.

Il faut aussi noter la présence et l’appui constant des marraines de la manifestation du nom du groupe « Vip Mbouga Khokhe Dene » et dont la présidente, Ephigénie Daba Diouf, s’est engagée, au nom de ses collègues, à accompagner l’association dans son combat et à participer en même temps au développement de la localité. Dans la foulée, elle a invité ses sœurs à se rapprocher davantage des structures sanitaires pour être mieux informées du suivi prénatal et éviter ainsi les dangers liés à la maternité. Quant au Pr Madior Diouf, il a exhorté les populations de Loul Sessène à s’impliquer dans la lutte contre la mortalité maternelle et néo-natale à travers l’association « Blaise Sène » qui mène des séances d’information et de sensibilisation.

Mohamadou SAGNE

Le médecin-chef de la région médicale de Kolda demande à la communauté de participer à la détection des malades potentiels pour vaincre la tuberculose.

Le taux de détection de la tuberculose dans la région de Kolda est encore en-deçà des attentes des autorités médicales. En effet, sur les 745 cibles attendues en 2017 (nouveaux cas de tuberculose pulmonaire bactériologiquement confirmés, c’est-à-dire contagieux), 301 seulement ont été atteintes contre 444 manquantes. Concernant les cas de tuberculose pulmonaire et extra-pulmonaire, sur les 1.040 cibles attendues l’année dernière, 332 cas ont été atteints pour 708 manquants. Par contre, pour ce qui est du test de Vih chez les personnes atteintes de tuberculose, sur 100 % des cibles attendues, 99% des cas ont été atteints pour un seul cas manquant. Ces informations ont été données lors de l’atelier de plaidoyer organisé à Kolda par la région médicale à l’occasion de la Journée régionale de lutte contre la tuberculose.

De nombreux leaders, dont des responsables de groupements féminins, d’associations de jeunesse, d’organisations communautaires de base, socioprofessionnelles, des guides religieux, des notabilités coutumières, et des chefs de services régionaux ont pris part à cette rencontre. Le thème de cette année est : « Nous sollicitons les leaders pour un monde sans tuberculose ». Les principaux facteurs de risque de la tuberculose dans la région de Kolda sont, entre autres, la promiscuité, la précarité, la pauvreté et l’exposition au tabac.

Le médecin-chef de la région médicale, le Dr Yaya Baldé, s’est félicité de la forte mobilisation des acteurs contre la tuberculose. «Maintenant la tuberculose est une activité multisectorielle. Tous les acteurs vont participer à la lutte. Aujourd’hui, nous devons marquer l’histoire puisque le slogan au niveau mondial est « Mettre fin à la tuberculose ». Pour cela, les leaders doivent être impliqués, puisque c’est eux qui vont porter cette lutte auprès des communautés », a-t-il déclaré. Le Dr Baldé a ainsi demandé aux différents acteurs de s’impliquer dans la détention des malades potentiels qui vivent au sein de la communauté pour faciliter la prise en charge précoce de la maladie afin de l’éradiquer. Il a également insisté sur la nécessité d’un traitement correcte des malades pour éviter la survenue des résistances tout en leur assurant une bonne guérison.

Mamadou Aliou DIALLO

Le lycée technique agricole Emile Badiane de Bignona a organisé la 1ère édition de ses journées de promotion de l’entrepreneuriat. L’objectif visé était de susciter la créativité chez les étudiants pour qu’après leur formation ils puissent créer leur propre business au lieu de croiser les bras, attendant un hypothétique emploi de la part de l’Etat.

Le lycée technique agricole Emile Badiane de Bignona est dans la dynamique de promotion de l’entrepreneuriat depuis plusieurs années grâce à l’apport de ses partenaires stratégiques que sont l’Usaid/Era et l’association « Sénégalité ». C’est ce qui a motivé l’organisation des journées de promotion de l’entrepreneuriat agricole dont la 1ère édition a eu lieu récemment. Le proviseur Ibou Diédhiou a estimé que la création d’entreprises est une solution au chômage des étudiants diplômés des institutions de formation. Il a souhaité que tous ceux qui ont pour mission de former intègrent le volet « insertion » dans leurs programmes. D’ailleurs, le lycée technique agricole Emile Badiane s’y emploie grâce à la mise en place du Bureau d’appui à l’insertion et au suivi des sortants.

Actuellement, le taux d’insertion avoisine 98 % au niveau du Bts (Brevet de technicien supérieur). Mais, l’établissement, selon son proviseur, ne veut pas s’arrêter à ce stade parce qu’il s’agit de l’emploi salarié. « Nous voulons que nos étudiants créent l’emploi non salarié en mettant sur pied leurs propres entités autonomes de production de biens et services marchands, et qu’ils deviennent des chefs d’entreprise », a indiqué M. Diédhiou. Le lycée technique agricole Emile Badiane est sur cette voie. L’établissement a, en effet, déjà mis en place une première génération d’entreprises agricoles créées par les étudiants diplômés qu’il a eu à former. Et il en est à la deuxième génération d’entreprises mises en place par ses anciens étudiants. Le nombre total est estimé à quelque 12 entreprises installées à travers le Sénégal.

L’Université Assane Seck de Ziguinchor, par la voix du chef du Département Agroforesterie, Charahabil Mohamed, a assuré les autorités du lycée de son soutien à promouvoir l’entrepreneuriat agricole comme une possibilité d’insertion socioéconomique réelle des étudiants et élèves diplômés des institutions de formation.

Le directeur du projet Usaid/Era, Demba Farba Mbaye, et l’adjoint au préfet du département de Bignona, Al Hassane Bâ Cissé, en ont fait autant. Quant au Dr Roland Sauter, il a annoncé que l’association « Sénégalité » dont il est le président va continuer à soutenir le lycée agricole de Bignona pendant plusieurs années encore, pour la promotion de l’entrepreneuriat agricole, et à financer de nouvelles entreprises en Casamance.

El Hadj Moussa SADIO

L’association « Diama Rek », créée par des Sénégalais séjournant aux Usa, vient de doter les postes de santé de la commune de Fatick d’un important lot de matériel médical et de médicaments.

Ndèye Name Diouf, directrice de l’Alphabétisation et des Langues nationales, marraine de l’association, a présidé la cérémonie de réception en présence des Infirmiers chefs de poste (Icp) au nombre de huit. Ce don, d’après Mamy Coumba Sanou Diouf qui représentait « Diama Rek », devrait permettre de relever les plateaux techniques des différentes structures sanitaires de la commune à qui ils invitent à « une utilisation rationnelle des médicaments et du matériel ». D’ailleurs, comme l’a indiqué le porte-parole des Icp, Diogoye Dione, « le dispatching du matériel a été fait en fonction des besoins de chaque structure bénéficiaire pour ainsi satisfaire les premiers soins en cas d’urgence selon les pathologies les plus fréquentes dans chaque quartier ».

La marraine s’est réjouie de cette opportunité offerte à la ville de Fatick et qui est l’œuvre d’une association de Sénégalais basée aux Etats-Unis. Ndèye Name Diouf a promis de plaider à chaque fois que de besoin la cause de sa localité quand il s’agira d’arbitrage dans le choix des bénéficiaires.

Des doléances n’ont pas manqué lors de cette cérémonie, notamment le plaidoyer pour la réhabilitation du centre de santé.

Mohamadou SAGNE

L’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Ucad vient de poser un jalon de plus dans l’intégration du numérique dans les enseignements avec l’inauguration d’un centre techno-pédagogique.

Le numérique semble se conjuguer au présent à l’Ecole supérieure polytechnique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Le 17 avril 2018, sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, cet établissement a étrenné un nouveau centre techno-pédagogique destiné au renforcement de l’éducation numérique dans les enseignements dispensés aux étudiants.

Acquis grâce à un partenariat avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, en Suisse, ce centre dont le studio est équipé d’outils de dernière génération vise à promouvoir l’intégration du numérique éducatif dans l’enseignement supérieur, a indiqué le ministre à la cérémonie inaugurale.

A travers ce geste, il a estimé que l’Esp s’est inscrite dans la volonté déclinée par le chef de l’Etat, Macky Sall, à savoir « mettre les Technologies de l’information et de communication (Tic) au cœur du développement de l’enseignement supérieur et de la recherche pour améliorer l’accès à l’enseignement supérieur et à l’efficacité du système ». Le centre techno-pédagogique a pour objectif de regrouper, dans un unique espace, un ensemble de ressources humaines compétentes et des ressources matérielles modernes à même d’accompagner les projets d’innovation pédagogique intégrant les Tic, telles que les Mooc (Massive open online course ou Cours en ligne ouvert et massif), la formation en ligne, les classes virtuelles, a déclaré le directeur de l’Esp, Papa Alioune Sarr Ndiaye. Il a profité de l’occasion pour saluer les efforts entrepris par les autorités étatiques dans la promotion du numérique dans le supérieur.

Abondant dans le même sens, le Pr Niane a cité l’exemple de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) qui, selon lui, « a fini de convaincre qu’il n’est pas utopique de miser sur le numérique, que le numérique n’est pas qu’une aventure pédagogique, mais qu’il est à la fois le présent et l’avenir de l’enseignement supérieur en Afrique ». Avec cet outil que vient d’acquérir l’Esp, il a affirmé que l’établissement peut aspirer à produire le premier Mooc 100 % africain à diffuser à partir du continent au bénéfice de l’éducation numérique dans le monde. Le ministre n’a pas manqué de magnifier la coopération établie à ce propos par l’Esp et l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Ces deux établissements font partie du Réseau d’excellence des sciences de l’ingénieur de la Francophonie numérique en Afrique subsaharienne.

Seydou Prosper SADIO

Le Sénégal s’achemine vers un accès universel équitable et amélioré de l’eau potable. Cet objectif est réalisable au regard du taux d’accès global à cette ressource qui est à 98,8 % en milieu urbain et à 91 % dans le monde rural. Des acquis sont aussi enregistrés dans l’accès à l’assainissement.

Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a présenté, le 12 avril 2018, ses performances sectorielles et ses contraintes. La revue sectorielle conjointe 2018, présidée par Mansour Faye, a permis de mesurer les impacts des investissements en termes d’accès à l’eau potable et aux services de l’assainissement. A titre illustratif, le programme des 300 forages, le volet hydraulique du Pudc, avec la construction en cours de 251 forages, ont porté le taux d’accès à l’eau potable à 91 % au 31 décembre 2017 dans le monde rural. «Ces deux dernières années, nous avons réceptionné 158 forages neufs, 132 châteaux d’eau, près de 3.700 km de réseau et au moins 1.760 bornes fontaines à travers toutes les opérations, y compris les différentes phases du Pudc», a affirmé le ministre.

En outre, le taux d’accès de 79,1 %, enregistré dans le monde rural, se rapproche des standards internationaux. En milieu urbain, le Sénégal n’est pas à la traine en Afrique. Au contraire, le taux d’accès global est à 98,8 % alors que la proportion des branchements domiciliaires se situe à 90,3 %. «Notre ambition est, à court terme, de parvenir à un accès universel équitable et amélioré à l’horizon 2021», a fait savoir Mansour Faye.

«C’est surtout les deux programmes phares, à savoir la troisième usine de Keur Momar Sarr (Kms3) lancée en fin 2017 et l’usine de dessalement des Mamelles dont les travaux vont démarrer en 2018, qui vont mettre fin au spectre des pénuries, à l’horizon 2021, avec une production additionnelle attendue de 300.000 m3 par jour pour un financement global bouclé de 421 milliards de FCfa», a-t-il précisé.

Des progrès dans l’assainissement
Dans le domaine de l’assainissement, des progrès sont enregistrés. La preuve, l’enquête Wash, réalisée en partenariat avec l’Ansd, a révélé un taux d’accès à l’assainissement en milieu urbain de 67,4 % et 42,3 % en milieu rural. «Il y a des avancées dans ce sous-secteur qui mérite d’être boosté pour accélérer la délivrance de services durables à nos populations», a reconnu le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Ces efforts ont été salués par des partenaires comme l’Usaid, lequel invite le gouvernement à consentir davantage d’investissements au secteur de l’assainissement. «Bien que la demande d’achat de services d’assainissement soit inférieure à celle de l’eau, le fait que les investissements réalisés par les ménages dépassent ceux des bailleurs et du gouvernement démontre amplement l’importance de l’assainissement dans les zones rurales», a noté la directrice de l’Usaid, Lisa Franchett.

Pour sa part, le représentant de la Banque mondiale a plaidé pour la prise en compte des effets du changement climatique en préservant davantage des ressources en eau et en tenant compte de l’érosion côtière.

Idrissa SANE


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