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Actualités (3287)

D’ici fin août, les Dakarois seront soulagés en attendant la fin des travaux de la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr (Kms3). C’est l’assurance donnée à l’administrateur de la Banque mondiale au Sénégal, Seydou Bouda, qui a visité les chantiers de Tassette.

L’administrateur pour le Sénégal au Conseil d’administration de la Banque mondiale, Seydou Bouda, accompagné du directeur général de la Sones, du vice-président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), etc., a visité, le 26 juin 2018, les chantiers de Tassette qui font partie des réponses d’urgence du gouvernement face aux pénuries d’eau notées dans certains quartiers de la capitale. Il s’agit de grands travaux hydrauliques financés par la Banque mondiale à travers le Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu urbain. Lequel est estimé à 100 millions de dollars Us (environ 55 milliards de FCfa). M. Bouda s’est dit rassuré quant au respect des délais de livraison des travaux pour soulager les populations dakaroises. « Nous nous sommes entretenus avec les responsables des travaux. Ils sont tous optimistes que les chantiers seront livrés à temps et que, dans le courant du mois d’août, l’eau résultante de toutes ces opérations sera disponible dans le réseau urbain de la ville de Dakar », a-t-il laissé entendre.

30.000 m3 d’eau/jour supplémentaires
Sur la qualité de l’eau, il s’est aussi dit rassuré, d’autant plus que « la Sones est une vieille entreprise qui travaille selon les standards internationaux ». « Nous n’avons aucun doute que tous les processus techniques seront mis en œuvre pour que l’eau qui arrive aux consommateurs soit de standard international », a soutenu Seydou Bouda. La composante hydraulique urbaine exécutée par la Sones dans ce projet représente 70 % des financements. Elle permettra de mobiliser jusqu’à 30.000 m3 d’eau par jour qui vont se greffer à la production actuelle destinée à Dakar. « Tenant compte des difficultés que nous connaissons dans la capitale, accentuée par la période de pointe, cette production sera très importante à l’amélioration des conditions d’alimentation en eau potable de Dakar. En plus de la capitale, il y a une composante qui permettra de renforcer la production dans la Petite côte. Nous sommes très satisfaits, aussi bien du taux d’exécution du financement du projet qui tourne autour de 52 % que du taux d’exécution physique », a souligné le coordonnateur du projet. Amadou Diallo s’est également dit rassuré que, déjà au mois d’août, on commencera à pomper l’eau vers le réseau de Dakar. « L’autre satisfaction est que le projet a pu déjà mobiliser du financement additionnel », a-t-il relevé.

Pour sa part, le vice-président de l’Ascosen a reconnu que la demande est toujours supérieure à l’offre. C’est pourquoi un plan d’urgence est toujours la bienvenue. Momath Cissé espère qu’avec ce projet les souffrances des consommateurs seront bientôt atténuées, insistant surtout sur le respect des délais.

De son côté, le directeur général de la Sones, Charles Fall, a promis de veiller au respect des délais fixés.

Ndiol Maka SECK

L’eau est une denrée rare dans les quartiers de Tawfekh et Cité Soprim. Lors de notre passage à la Cité Soprim, des femmes et des jeunes filles se bousculaient pour s’approvisionner auprès d’un camion-citerne. A Tawfekh, les habitants se rabattent sur les puits et les pompes à eau.

L’eau ne coule presque pas à la Cité Soprim des Parcelles assainies et à Tawfekh, un quartier de la commune de Tivaouane Peulh-Niague. Dans cette dernière localité, le désespoir ne cesse de gagner les habitants. Des femmes et jeunes des filles, munies de bassines et des bouteilles de 10 litres, partent souvent à la recherche du liquide précieux. Lourdement chargées, on peut les voir s’efforcer d’avancer sur du sable. Un travail supplémentaire pour elles. A côté de ces dernières, des garçons contribuent à l’effort. Ils partagent tous l’inquiétude et la fatigue. Leur quotidien est loin d’être un long fleuve tranquille.  « Chaque jour, nous faisons des kilomètres à la recherche de l’eau. Nous ne voyons même pas de camions citernes. Nous nous ravitaillons avec l’eau des puits ou des pompes à eau », confie Ndèye Bâ. Cette mère de famille a une autre remarque : « Autrefois, les coupures d’eau ne concernaient que les week-end. Maintenant, elles sont devenues quotidiennes ».

Les conséquences de ces coupures ont bousculé les habitudes au sein des ménages. Désormais, dans ces quartiers, des habitants sont obligés de rester jusque tard dans la nuit pour espérer avoir une goutte d’eau.  « Le déficit en eau ralentit nos activités économiques. Toutes les nuits, nous veillons jusqu’à 2 heures du matin pour espérer que le robinet coule. Et le lendemain, nous vaquons difficilement à nos occupations », dénonce Fama Diop.

La qualité de l’eau préoccupe aussi
L’autre sujet de préoccupation, c’est la qualité de la ressource. Sa consommation soulève des angoisses. Les risques de contraction de maladies liées à la composition chimique ne sont pas exclus. « Nous nous demandons si, à la longue, nous ne risquons pas d’avoir des problèmes de santé liés à la consommation de cette eau en ayant le choléra ou d’autres maladies », ajoute M. Tamba, enseignant, par ailleurs habitant de Tawfekh. Ici, à la veille de la fête de la

Korité, la tension était montée d’un cran. Les populations n’étaient pas tendres. « Comment peut-on laisser des citoyens vivre ce calvaire ? C’est tout simplement inhumain ! » martèle Ablaye Diop.
Autre lieu, même problème. A la Cité Soprim, les habitants n’entrevoient pas le bout du tunnel. Depuis des années, le spectre de la baisse de pression plane sur ce quartier. « Ici, c’est pratiquement toute l’année que nous vivons sans eau. Nous achetons l’eau vendue par des charretiers que nous stockons dans des réservoirs de 60 litres. Le prix varie entre 1500 et 2.000 FCfa l’unité. C’est un coût énorme pour les familles, surtout si vous habitez au deuxième ou troisième étage », dénonce Mme Barro.

Toujours à Soprim, la rareté du liquide précieux a imposé aux habitants l’heure d’aller au lit. Des femmes comme des vigiles épient jusque tard dans la nuit la goutte qui dégoulinera du robinet.  « Le jour où il va y avoir des morts et des blessés, ils viendront nous servir des discours », se désole Pape Ndiaye. Cette situation plonge les populations de certains quartiers de Dakar dans un désarroi total. Pour y remédier, elles lancent un cri du cœur à l’Etat et demandent la construction de châteaux d’eau ainsi que le renforcement des branchements existants.

Fatoumata Sadio DIALLO (stagiaire)

 

Lors d’un symposium-bilan sur le projet Usaid/Era (Education et recherche en agriculture), le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, et la Directrice de l’Usaid Sénégal, Lisa Franchett, ont tiré un bilan satisfaisant de ce programme.

Après 8 ans de mise en œuvre au Sénégal, le projet Usaid/Era (Education et recherche en agriculture) est arrivé à terme. Pour le bilan de son exécution qui a coûté 15 milliards de FCfa, un symposium autour du thème « Innovation pour l’impact » a été organisé avec les acteurs de la formation et du secteur agricole qui ont apprécié les résultats.

Mme Lisa Franchett a rappelé qu’en 2018 l’Usaid avait fait le constat du potentiel considérable du secteur agricole sénégalais ainsi que sa capacité à stimuler la croissance et à réduire la pauvreté et la malnutrition. Cependant, a-t-elle fait remarquer, il fallait un système d’innovations dynamiques réunissant constamment des chercheurs, des formateurs, des producteurs et des communautés. « C’est ainsi qu’est né le projet Era. Notre partenaire d’exécution, Virginia tech university, a dirigé un consortium de cinq universités américaines travaillant en partenariat avec des institutions sénégalaises pour aider le système de formation et de recherche du pays à rester en phase avec les besoins du secteur », a déclaré la Directrice de l’Usaid Sénégal qui s’est réjouie des « nombreuses réalisations faites depuis 2010 ». Pour Mme Franchett, le plus important, c’est l’engagement pris et mis en œuvre par les universités sénégalaises de sortir des amphithéâtres pour se mettre directement au service des communautés.

Des universitaires travaillent maintenant avec de nombreux réseaux de transformateurs et ont aidé 10.000 femmes entrepreneurs à moderniser leurs processus de transformation. Cet effort a abouti à la certification de 100 nouveaux produits par les chercheurs. Avec ce projet, les universités sénégalaises ont également amélioré la qualité des enseignements grâce à l’application pratique sur le terrain des connaissances théoriques des étudiants. En appoint, le programme « 4H du Sénégal » a touché 600 jeunes sénégalais.

10.000 femmes formées, 100 produits certifiés par les universités
Dans la même lancée, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, a indiqué que l’Usaid/Era a toujours accompagné presque tous les secteurs et services de son département, particulièrement dans le domaine de la formation, de la recherche et du conseil agricole. Il a souligné que le Sénégal accorde une importance à l’agriculture, mais le secteur « ne peut se développer sans l’évolution du système d’éducation, de formation, de recherche », etc. Dans ce cadre, le Pr Niane a rappelé la création, dans les cinq universités, de nouvelles filières ou d’Unités de formation et de recherche dans divers domaines du secteur agricole comme l’agroforesterie, l’agro-écologie, les métiers verts... De même que la création de 4 Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep) dédiés à l’agriculture et la création de l’Université du Sine-Saloum à vocation agricole.

Oumar KANDE

 

Des manuels scientifiques, destinés aux étudiants en Licence 1 et aux enseignants des établissements d’enseignement supérieur du pays, viennent d’être rédigés et édités au Sénégal.

Les rayons des bibliothèques universitaires s’enrichissent de nouveaux ouvrages. Il s’agit de deux manuels scientifiques rédigés par des enseignants sénégalais et mis à la disposition des étudiants et des enseignants des établissements d’enseignement supérieur. La cérémonie de présentation a eu lieu,  le 30 juin 2018, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation,  Mary Teuw  Niane. Le premier est intitulé « Maths, physique et informatique : cours et exercices d’analyse ». Quant au second, c’est un manuel de chimie titré « Physique générale : cours et exercices ». Ces deux ouvrages sont destinés en priorité aux étudiants en Licence 1, mais ils peuvent être utilisés par les autres niveaux supérieurs. Ils sont produits dans le cadre du Projet de rédaction et d’édition des manuels scientifiques pour les établissements d’enseignement supérieur (Premsees). Ce dernier est initié par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et  de l’Innovation en 2017.

Un consommer local de qualité

Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, l’objectif est de mettre à la disposition des étudiants et des professeurs des manuels rédigés par des Sénégalais enseignant dans les établissements d’enseignement supérieur du pays. Le Pr Niane a souligné la nécessité d’avoir des manuels à la place des fascicules. Les étudiants peuvent ainsi disposer de ces manuels à des prix subventionnés. « Le manuel est un intrant pédagogique, il doit être accessible aux utilisateurs premiers, c’est-à dire les apprenants », a-t-il précisé. De l’avis des autorités universitaires et de leurs partenaires, ce projet vient de montrer que le Sénégal dispose de ressources humaines de qualité, capables de produire des livres aux contenus crédibles pour un enseignement fiable et pertinent. Ces ouvrages dont la qualité a été notifiée par un comité scientifique d’évaluation sont rédigés par des professeurs sénégalais expérimentés des universités. Leurs travaux de rédaction ont été soumis à un comité scientifique d’évaluation pour amendement, appréciation et validation. Ledit comité est composé de professeurs émérites de l’enseignement supérieur et dirigé par le Pr Mamadou Sangharé. En plus de la rédaction, l’édition a été réalisée au Sénégal. Ce qui fait dire aux différents acteurs que « le consommer local est bien une réalité, car nos enseignants sont en mesure de produire d’excellents contenus pédagogiques et académiques ».

Un projet novateur et pertinent

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, ces deux manuels constituent le premier lot ; ils seront suivis par cinq autres d’ici la fin de l’année. Mieux, Mary Teuw Niane a annoncé que la rédaction et l’édition des manuels seront étendues aux autres niveaux et facultés.

De  l’avis  du recteur de l’Ucad, Ibrahima Thioub, ces manuels scientifiques vont permettre aux universités sénégalaises de pouvoir accéder aux bases de données scientifiques qui, aujourd’hui, jouent un rôle spécifique dans la recherche et la formation.

Pape  Coly  NGOME

 

La démonstration du robot trieur de déchets a convaincu les membres du jury du « Falling walls lab Dakar » édition 2018. La fabrication de ce robot est la suite logique de la maîtrise de l’acquisition des connaissances et d’assimilation des techniques d’assemblage et de programmation par de jeunes sénégalais regroupés au sein de la start-up « Senebot ».  Cependant, la mesure de l’impact  de ce rebot passe par sa multiplication alors que ces Sénégalais, en cours de formation, n’ont pas les moyens de produire d’autres unités.

Le tri est une étape essentielle de la valorisation des déchets. C’est aussi le maillon faible du système de collecte en Afrique. Plus grave, des personnes contractent des maladies lors de cette étape du fait de l’exposition et de la manipulation des déchets dangereux. Des raisons qui ont inspiré de jeunes sénégalais spécialisés en Programmation informatique, en Electromécanique, en Electricité et en Mécanique à fabriquer un robot tourné vers le tri des déchets.
Le robot, équipé d’un dispositif de détection, trie et répartit les déchets selon leur composition. La démonstration a été faite le mercredi 27 juin 2018 lors du « Falling walls lab » 2018. « Ce robot permet de trier les déchets en fonction de leur biodégradabilité. Nous l’avons amélioré », a expliqué Maella Yobo qui intervenait au nom de la start-up « Senebot ». Le robot trieur de déchets a été classé premier à l’issue de l’édition 2018 du « Falling walls lab » parmi les 25 projets en compétition. La technologie repose sur l’intégration des capteurs ou « sensor », le cœur du triage. Le préalable à la fabrication d’un robot, c’est la maîtrise de la programmation et des installations en informatique. Ce n’est pas un jeu d’enfants. Mais, ces jeunes sénégalais ont assimilé ces techniques jusqu’ici considérées comme étant réservées aux pays développés. Comme dans les centres de recyclage high-tech, les nouvelles technologies sont mises au service de la préservation de l’environnement. En ayant en amont un système dédié à la répartition des déchets, ces jeunes techniciens ont de belles perspectives pour le développement des filières. C’est une grande avancée technologique. «  Il n’y a pas de perdant à l’issue de ce concours. Tous les projets ont gagné. Nous avons tout de même retenu celui de Senebot de Maella Yobo », a annoncé le Dr Labaly Touré de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Depuis près d’un an, les concepteurs se concentrent sur l’amélioration des mécanismes. Après leur participation à un concours mondial aux Etats-Unis, Maella Yobo, Khadidiatou Thiam et les autres membres de l’équipe doivent actuellement surmonter les barrières de la production à grande échelle de robots. Une grande équation ! Ils sont, à coup sûr, confrontés à des problèmes de moyens pour le lifting du premier prototype. Heureusement que le ministre délégué à l’Entreprenariat rapide, Papa Amadou Sarr, a décidé d’accompagner cette start-up sur le plan financier.

La maîtrise des techniques
« Le vainqueur du Falling walls lab Dakar édition 2018 bénéficiera d’un appui financier », a promis M. Sarr. En  réalité, seule la multiplication de ces robots pourra aidera à mesurer leurs poids dans l’amélioration du taux de recyclage des déchets et leur valorisation. Tout compte fait, le marché est là ; les chiffres révèlent une augmentation continue de production des déchets dans plusieurs villes africaines comme Dakar. En plus de la prévention des maladies, la fabrication d’un robot avec ces fonctions précitées est aussi une autre preuve que la robotique n’est pas une technologie hors de portée des jeunes africains. Ces étudiants ont démontré qu’il est bien possible de rivaliser en termes d’ingéniosité avec des écoles implantées dans les autres coins du monde. « Nous avons un projet d’initiation à la robotique des enfants âgés de 6 ans à 16 ans », a confié Maella Yobo. Depuis 2016, les bonnes volontés et des Sénégalais formés dans de  prestigieuses institutions aux Etats-Unis et en Europe travaillent à démythifier la robotique auprès des jeunes étudiants et ingénieurs au Sénégal. Faudrait-il le rappeler, M. Micah, professeur à l’International school of Dakar (Isd), avait offert une formation en trois phases. Il s’agit d’abord de l’acquisition de connaissances, ensuite de l’assimilation des techniques d’assemblage, enfin de la programmation. La fabrication des robots à des fins utilitaires est la suite logique des engagements pris par ces étudiants lors du camp de préparation de Dakar en 2017. « Après la conception des robots qui avancent et reculent, ces candidats ont une certaine maîtrise des techniques. C’est sur la base de leurs nouvelles compétences qu’ils vont construire des robots qui s’activeront dans le stockage de l’eau potable et le filtrage de l’eau contaminée », a déclaré Mamadou Gakou de l’équipe « Senebot ».

Idrissa SANE

 

 

Pour la vaccination des enfants, la Fondation Sonatel a apporté une contribution de 5 millions de FCfa, soutenant ainsi Afrivac qui a lancé cette collecte de fonds.

Le gala annuel de collecte de fonds d’Afrivac, organisé aujourd’hui, a enregistré la participation de la Fondation Sonatel qui a soutenu la structure à hauteur de 5 millions de FCfa. La Fondation Afrivac a pour but d’organiser, de motiver et de collecter, de façon transparente, la contribution du secteur privé au financement de la vaccination des enfants. Cela, à travers l’achat de doses de vaccins. « Dans cet élan de solidarité, la Fondation Sonatel a apporté une contribution de 5 millions de FCfa. Grâce à cet accompagnement du secteur privé, la Fondation Afrivac pourra alimenter le fonds dédié à l’achat de vaccins pour le Programme élargi de vaccination (Pev) du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ceci, dans le but de soutenir les efforts de l’Etat. Parce que la santé de l’enfant est précieuse pour la Fondation Sonatel, qu’elle a soutenu plusieurs initiatives en ce sens dans le courant du 1er semestre de l’année en cours », lit-on dans un communiqué des services de cette société reçu à la rédaction.

La Sonatel rappelle qu’en mars dernier, elle a rééquipé le service de néonatalogie du centre hospitalier du Roi Baudoin de Guédiawaye en matériel médical, pour une valeur de 17 millions de FCfa, et la nouvelle unité de l’hôpital régional de Diourbel, pour un montant de 22 millions de FCfa. « Ceci, pour faire face aux situations de flux intenses et ainsi réduire la mortalité infantile et les évacuations sanitaires dans  ces zones ». A travers toutes ces actions, la Fondation Sonatel dit réaffirmer son engagement profond et son attachement aux populations en situation difficile, particulièrement les enfants, en contribuant à l’amélioration de leur mieux-être.

O. KANDE

Pour la vaccination des enfants, la Fondation Sonatel a apporté une contribution de 5 millions de FCfa, soutenant ainsi Afrivac qui a lancé cette collecte de fonds.
L’épreuve anticipée de philosophie s’est déroulée correctement dans l’académie de Sédhiou. Toutes les mesures prises par l’Office du bac ont été respectées à la lettre, selon les autorités académiques qui ont visité quelques centres. La délégation était conduite par l’adjoint au gouverneur chargé du développement. Aucune faille n’a été constatée dans l’organisation de l’épreuve, aussi bien dans la capitale régionale que dans les autres centres de l’intérieur. Peu d’absents ont été répertoriés et les candidats trouvent les sujets abordables. Pour certains d’ailleurs, celui portant sur l’art était plus ou moins attendu par de nombreux candidats. Ils sont 4.848 inscrits dans l’académie, dont 1.611 filles, soit 32,23 %. Les centres principaux sont au nombre de 16 et les secondaires 3. La série scientifique enregistre 413 candidats. Mais, fait notable, il n’y a aucun candidat en série S1, une situation que regrettent les communautés éducative, académique et administrative qui disent ne pas comprendre. Et ce, malgré les efforts déployés pour le développement des sciences, surtout chez les filles, avec les différents concours organisés à leur intention. La communauté éducative est d’avis qu’il est temps de mettre fin à cette situation.

Malamine  KAMARA  

 

L'ouvrage de Chikouna Cissé, Maître de conférences en Histoire moderne et contemporaine à l'Université Houphouët-Boigny d'Abidjan, sur les 50 ans du Cames a servi de prétexte pour des chercheurs de l'Ucad de revenir sur le processus d'institutionnalisation de cette structure et ses défis actuels.

1968-2018. C'est 50 ans d'existence pour le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (Cames). En vue de la célébration de ce cinquantenaire, Chikouna Cissé a écrit un livre sur l'histoire de cette structure régionale d'intégration de l'enseignement supérieur commune à 19 pays francophones d'Afrique et de Madagascar. « Le Cames 1968-2018 : un demi-siècle au service de l'enseignement supérieur et de la recherche en Afrique » est le titre de l'ouvrage de ce Maître de conférences en Histoire moderne et contemporaine à l'Université Houphouët-Boigny d'Abidjan.

Présentant son livre, le 23 juin 2018, à l'Ucad, lors d’une conférence publique organisée par le Laboratoire d'études historiques sur les inventions culturelles (Ethic) et le Groupe d'études et de recherches sur la marginalité et l'exclusion au Sénégal (Germes), M. Cissé est revenu sur l'histoire et le processus d'institutionnalisation du Cames. Selon l'enseignant ivoirien qui a fait son Diplôme d’études approfondies (Dea) en Histoire à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Ucad, la création du Cames, en 1968, est en quelque sorte le triomphe de la ligne senghorienne. Le premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, est l’un des pères fondateurs de cette institution.

Rôle majeur de Senghor
Même si « les prêtres de la liturgie nationaliste considèrent Senghor comme le paravent de la Françafrique, Senghor a été le catalyseur du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur » en utilisant le terme Cames en 1966, deux ans avant sa création à Niamey. Même le disciple de Cheikh Anta Diop, à savoir le Pr Aboubacry Moussa Lam, a reconnu à Senghor sa rigueur et sa clairvoyance pour un système éducatif sénégalais de qualité.
L'auteur a insisté aussi sur les problèmes financiers du Cames qui avait souvent des difficultés pour fonctionner correctement. Sur cet aspect, il a souligné le rôle important du Sénégalais Moukhamadou Moustapha Sall qui, dès son arrivée au Cames comme secrétaire général, en 2000, a affirmé que l’organe avait les moyens pour fonctionner correctement ; seulement, il faudrait que les pays membres s'acquittent de leur cotisation. C’est ainsi que le Gabon a déboursé plus de 300 millions de FCfa qui ont servi à la construction d'un siège digne de ce nom.

Par rapport au côté obscur du Cames, M. Cissé, à travers des témoignages et des archives et un regard croisé interne et externe à l’institution, y a noté un copinage qui serait favorable ou défavorable à certains candidats. Cela, en fonction des relations. De même, il a constaté que le Cames est une structure consultative soumise à la volonté politique qui s'est souvent imposée. « Le Cames, à 50 ans, doit moderniser la gouvernance dans nos universités. Il y a des défis, par exemple, la corrélation des grades. C’est ce qui pousse le Sénégal à réformer ses titres. Le Cames en est encore à 4 titres universitaires ; ce qui n’existe plus dans le monde », a relevé Chikouna Cissé.

O. KANDE

 

Les 157.687 candidats au baccalauréat 2018 ont passé, hier, les épreuves anticipées de philosophie. Un bon déroulement de l’examen à été noté dans la capitale. Les candidats ont été interrogés sur trois sujets : l’Etat, l’art et l’importance de la philosophie.

Au centre du Cem John Fitzgerald Kennedy, les cours ont été suspendus le temps de la journée des épreuves anticipées de philosophie pour le baccalauréat 2018. Un calme plat règne dans les lieux et tout visiteur est interrogé sur l’objet de sa présence. Dans les salles, les candidats, très concentrés, griffonnent leurs idées sur les brouillons afin de mieux aborder l’épreuve. Les surveillants font les cent pas, jetant des coups d’œil un peu partout. Comme ils sont deux par salle, l’on constate que, dans plusieurs classes, le premier se tient debout à l’entrée et le second circule entre les rangées. Les sacs des élèves sont confisqués et amassés en bas du tableau. Cette année, du fait des travaux de réhabilitation, le centre du lycée Kennedy a été déplacé au niveau du Cem dudit établissement, a informé la principale de l’établissement, Aminata Kanté Sarr, qui travaille en parfaite harmonie avec le superviseur du centre.

Fatou Wade, inspectrice de l’enseignement secondaire et moyen, contrôle tout dans le centre. Elle a révélé qu’il y a 277 candidats répartis dans 10 salles. Cependant, Mme Wade dit avoir noté 29 absents tout en assurant que tout se passe bien depuis le matin et que les élèves ont respecté toutes les consignes dont celle de ne pas venir avec son téléphone. « Nous sommes dans de bonnes conditions ici. Les élèves aussi ne posent pas de problème. Dès qu’ils ont reçu les copies, ils se sont concentrés et il n’y a eu aucun signe de désapprobation indiquant la difficulté des épreuves », a laissé entendre le superviseur.

Des « sujets abordables », selon les candidats
Au centre de Saint Pierre, à 11 heures, les premiers candidats commencent à sortir. Mme Santos, inspectrice de l’enseignement moyen et secondaire, est le superviseur. Elle a indiqué que 285 candidats y sont inscrits, pour l’essentiel des candidats libres. Tout est calme dans ce centre de 12 salles avec une vingtaine de surveillants. Cette candidate du collège d’excellence d’Eticom fait partie des premiers élèves ayant terminé leur épreuve. S’arrêtant devant nous, le temps de ranger ses affaires dans son sac, elle a affirmé, sous le couvert de l’anonymat, que les épreuves ont été

« abordables ». « Je n’ai pas été surprise. Je pense qu’on va s’en sortir », a lancé la jeune fille avant de sortir du centre. Même avis chez Fatoumata Dieng qui a estimé que les trois sujets étaient dans le programme avec des thèmes abordés en cours.

Pour le premier sujet de dissertation, les candidats ont été appelés à répondre à cette question :
« L’exercice du doute fait-il du philosophe un sceptique ? » Quant au second, il est libellé comme suit : «L’œuvre d’art ne se rapporte-t-elle à la réalité que pour la recréer ? ». L’exercice du commentaire, le troisième sujet, a porté sur un texte d’Emile Durkheim parlant de l’Etat.

Les consignes de l’Office du bac respectées

Au centre du Cem Blaise Diagne, à quelques minutes de 12 heures, la plupart des candidats étaient sortis et devisaient dans la cour de l’établissement. Ababacar Mbengue, trouvé sous un arbre avec ses camarades, a confirmé que les épreuves sont accessibles. Même avis chez l’élève Ndèye Sokhna Bâ qui en est à sa deuxième tentative. Trouvée au pied du drapeau du Cem, elle a soutenu que les thèmes ont été traités par les professeurs de philosophie malgré les grèves.

Donnant des renseignements concernant le nombre de jurys, de candidats… le superviseur du centre Blaise Diagne, l’inspecteur Cheikh Mbacké Cissé, a informé qu’il y a deux jurys pour les séries L2 et L’1. Dans le premier, sur 300 candidats, 36 absences sont notées,  pour le jury 2, sur 292 candidats, il y a eu 19 absents. M. Cissé a affirmé que les épreuves ont démarré à temps dans les 20 salles. Aussi, aucune tentative de fraude n’a été notée et les candidats ne sont pas venus avec leur téléphone. D’ailleurs, durant toute l’épreuve, les surveillants n’ont pas également utilisé leur portable.

Oumar KANDE

 

« Depuis la découverte du Vih, en 1983, il y a eu des tests-diagnostics qui ont progressé pour arriver aujourd’hui à des autotests et des traitements efficaces qui permettent aux PvVih de vivre positivement », s’est félicitée la présidente de Sidaction. Pour le Pr Françoise Barré-Sinoussi, d’immenses progrès ont été faits dans la lutte contre le Sida grâce à la recherche. Cependant, les chercheurs sont frustrés parce que beaucoup de PvVih n’ont pas accès aux molécules mis sur le marché mondial. « Malgré tout, on se projette dans le futur, car les chercheurs travaillent depuis des années pour trouver un vaccin qui permettrait de soulager des PvVih et arrêter le traitement », a-t-elle promis. Les chercheurs travaillent aussi sur la possibilité de mettre à la disposition des patients une injection qui sera utilisée de la même manière que celle des diabétiques. « Ce sont des choses qui vont arriver dans le futur parce qu’il y a déjà des données qui ont été présentées lors des essais cliniques. C’est la voie la plus proche pour faciliter la diminution du nombre de médicaments que les patients prennent par jour », a assuré Mme Barré-Sinoussi. Elle a, par ailleurs informé que les chercheurs travaillent pour trouver d’autres remèdes qui permettraient aux patients de mieux contrôler leur maladie. En attendant, ces derniers vont se contenter des molécules qui sont actuellement à leur portée.

E. KALY

 

La question du financement de la lutte contre le Sida a été aussi abordée lors du congrès des dix ans de lutte de la Coalition Plus. Interpellée sur la baisse des ressources, le Pr Françoise Barré-Sinoussi, présidente de Sidaction et Prix Nobel de Médecine, un des bailleurs, n’a pas donné des assurances. Selon elle, Sidaction, une des rares organisations qui soutiennent à la fois la recherche et les Personnes vivant avec le Vih dans les pays du Sud pour améliorer leur prise en charge et accès aux soins, souffre, aujourd’hui, de manque de financement. La raison : les donateurs se font de plus en plus rares alors que Sidaction vit et existe grâce à ces derniers dont certains d’entre eux se sont désengagés, car la lutte contre le Sida est banalisée à l’échelle mondiale. « Malheureusement, comme tous les acteurs, nous souffrons de manque de financement. Nous ne pouvons plus assurer le financement de cette lutte dans les pays du Sud comme nous le faisions avant parce que notre propre budget est limité », a regretté Mme Barré-Sinoussi. Elle a soutenu que les associations et coalitions de lutte contre le Sida doivent continuer  à faire le plaidoyer pour rappeler aux dirigeants du monde et aux donateurs l’importance de poursuivre à financer la lutte contre le Sida. A cet effet, le directeur de l’équipe de l’OnuSida d’appui à l’Afrique de l’Ouest et du Centre a interpelé les chefs d’Etat africains en les invitant à financer davantage la lutte contre le Sida. « Sinon on ne mettra pas fin à l’épidémie en 2030 comme souhaité », a signifié Patrick Brenny.

E. KALY

 

Plus de 350 personnes ont pris part, du 22 au 24 juin 2018, au congrès sur les 10 ans de lutte contre le Sida de la Coalition Plus (une union d’Ong communautaires…). Les participants se sont accordés sur le fait que les groupes vulnérables dont les homosexuels doivent être acceptés et tolérés si l’on veut mettre fin à l’épidémie du Sida.   

Mme Hakima Himmich, présidente de la Coalition Plus, une union d’Ong communautaires engagées depuis une dizaine d’année dans la lutte contre le Sida en Afrique et un peu partout dans le monde, n’est pas satisfaite du traitement réservé à l’homosexualité. « Dans  tous les pays africains, il y a un regain d’intolérance vis-à-vis de l’homosexualité. Cela est dû à la montée de l’extrémisme religieux », s’est désolée cette actrice marocaine de la lutte contre le Sida. Elle a donné l’exemple de son pays où, en 2006, un jeune homosexuel avait déclaré, dans une chaine de télévision, qu’il est « homosexuel et séropositif ». Mais, à la prochaine émission, les responsables de la chaine de télévision ont suggéré de ne plus laisser passer ces genres de déclarations, « surtout venant d’un jeune, parce que le concerné risque d’être lynché », a rapporté Mme Himmich pour qui il y a des organisations de lutte contre le Sida qui défendent des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (Msm : Men having sex with men en anglais). « Pourtant c’est aux Etats et aux organisations des droits de l’Homme de défendre ces gens. Malheureusement, ils ne le font pas », a-t-elle regretté. Mme Hakima Himmich s’exprimait lors de l’ouverture du congrès des 10 ans de lutte contre le Sida de la Coalition Plus organisé, à Mbour, en partenariat avec l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs).
La secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a décrit la même situation au Sénégal où des Msm sont encore rejetés et stigmatisés. « Ils sont obligés de se cacher. Par conséquent, ils n’ont pas accès aux structures de santé pour se soigner ; ce qui constitue un danger pour leur santé et pour la population générale », a fait savoir Dr Safiétou Thiam qui compte s’appuyer sur la communication pour que les populations clés, les plus touchées par le Vih/Sida, soient acceptées et comprises.

Argumentaire médical
« Quand les populations sont informées, elles comprennent et acceptent. Il faut travailler dans le plaidoyer en direction des leaders communautaires et des médias. Au Sénégal, malheureusement, tous les problèmes de l’homosexualité sont partis des articles de presse. Nous  allons continuer à sensibiliser les patrons de presse sur ces questions sensibles, parce qu’il s’agit de la santé de nos populations », a expliqué Dr Thiam. Elle a regretté le fait que les acteurs de lutte contre le Sida ne soient pas aidés dans leur combat de protection de l’homosexualité par des organisations des droits humains. « Or, elles sont prêtes à défendre des prisonniers violentés ou des hommes politiques mis en prison. Elles sont devant la scène pour dénoncer, mais quand il s’agit des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes qui sont souvent mis en prison injustement, elles ne disent rien », a déploré la secrétaire exécutive du Cnls. Ainsi, les organisations de lutte contre le Sida, pour venir au secours des Msm, sont obligées de s’appuyer sur l’argumentaire médical en faisant savoir aux responsables des prisons que ces gens ont besoin de soins parce que infectés au Vih. « Sinon nous-mêmes, nous sommes stigmatisés parce que certaines personnes pensent que nous utilisons l’argent de l’Etat et du contribuable sénégalais pour protéger les homosexuels et des gens qui prennent la drogue. Nous travaillons dans des conditions difficiles, même si personne ne nous empêche de faire notre travail. C’est pour cette raison que nous continuons à travailler pour le bien des populations clés, en les encadrant, afin qu’elles puissent relever la tête et parler de leur vécu », a soutenu Dr Safiétou Thiam.

Pour le  directeur de l’équipe de l’OnuSida d’appui à l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Patrick Brenny, il faut accentuer le plaidoyer pour la protection des Msm. « C’est la protection de cette population qui nous aidera à mettre fin à l’épidémie du Sida », a-t-il averti, puisqu’en Afrique, selon un jeune homosexuel, 75 % des Msm sont mariés et peuvent transmettre la maladie à leurs conjointes. Malheureusement, d’après Dr Aliou Sylla, de la Coalition Plus, ces gens sont loin d’être acceptés, car même des chefs d’Etat africains ne tolèrent pas l’homosexualité.

Eugène KALY

L’adaptation aux changements climatiques prendra une nouvelle dimension à la base. Après l’expérimentation concluante dans la région de Kaffrine, d’autres collectivités territoriales bénéficieront des financements pour les actions de résilience.

L’expérimentation des Fonds d’adaptation au climat à Kaffrine a produit les effets escomptés. L’initiative a touché au moins 349.351 bénéficiaires répartis entre les différentes collectivités territoriales de cette région. « Il n’y a pas une seule collectivité territoriale de Kaffrine qui n’a pas vu les résultats de ce projet ayant permis à ces dernières d’améliorer leur cadre de vie », a reconnu Abdoulaye Willane,  le maire de Kaffrine.

Au total, une enveloppe de 849.450.501 FCfa est dégagée pour l’ensemble des projets de résilience.  Fort de ces résultats, le principal bailleur a décidé d’accorder un autre financement. L’enveloppe servira à la consolidation des acquis et à l’extension du projet à d’autres collectivités territoriales.  « Le bailleur a donné son accord pour l’extension du projet à d’autres collectivités locales. L’indicateur de succès, pour nous, c’est la mise à l’échelle. Durant cette phase, nous pensons aussi qu’il est important d’impliquer les services de l’Etat », a suggéré Bara Guèye, de l’Ong Innovation, environnement et développement (Ied).

L’approche des appuis à la résilience est holistique. En fait, ce sont les populations à la base qui identifient des projets susceptibles de réduire leur vulnérabilité par rapport aux conséquences des changements climatiques. « Nous avons tiré, entre autres leçons, que les collectivités locales sont une bonne porte d’entrée pour financer des actions d’adaptation aux changements climatiques », a indiqué Momath Talla Ndao.

En plus des aspects à capitaliser, il y a la création d’une dynamique de résilience à l’échelle des collectivités territoriales. Parmi les recommandations, les intervenants ont cité l’harmonisation des interventions. « Si nous agissons ensemble, il y a plus d’impacts en termes d’augmentation de la capacité de résilience », a plaidé Bara Guèye. Le passage à l’échelle prendra donc en considération la capitalisation des bonnes pratiques.

Le modèle de financement direct sera en tête de la hiérarchie des expériences à partager vu que la gestion des investissements au niveau central a montré ses limites dans plusieurs pays du sud.

Idrissa SANE

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a annoncé le lancement prochain d’un important projet de restauration de la mangrove. Le Pr Mame Thierno Dieng s’exprimait à Djirnda, première étape de sa tournée de 3 jours dans le Delta du Saloum.  

« Une enveloppe de 5 milliards de FCfa de l’Agence française de développement (Afd) sera injectée dans les activités de restauration de l’écosystème de la mangrove qui, il faut le souligner, est durement agressée ces dernières années par l’érosion côtière », a déclaré le ministre de l’Environnement et du Développement durable. Mame Thierno Dieng s’exprimait à Djirnda, première étape de sa tournée de 3 jours dans le Delta du Saloum. Selon lui, « le Sénégal, conscient de ses responsabilités dans cette croisade pour la restauration des ressources naturelles, n’a pas eu de difficultés pour trouver des ressources nécessaires auprès de ses partenaires pour le financement de ce projet ». D’ailleurs, avec la création des Aires marines protégées communautaires (Ampc), des progrès réels ont été notés dans la restauration et la sauvegarde de la mangrove. Et ce, tel que constaté par le ministre et sa délégation qui ont visité l’Ampc du Gandoul dont le siège est à Djirnda. Le Pr Dieng s’est ainsi félicité des réalisations déjà enregistrées par la Direction des Ampc qui bénéficie également des appuis financiers et matériels des partenaires que sont Wetlands international et le Programme de micro financement du Fonds européen de développement (Pmf/Fed)

De l’avis du ministre, ce nouveau projet vient à point nommé pour renforcer les efforts de l’Etat et les ressources y afférentes pour la restauration de la mangrove afin de renforcer le paysage touristique et de maintenir l’équilibre de l’écosystème des îles, surtout celui des îles du Saloum. « … Ici, on a pu constater effectivement que les objectifs qui avaient motivé la création de ces aires sont largement atteints dans cette entreprise de pérennisation de toute la ressource pour les générations actuelles et surtout pour les générations futures », dira-t-il.

Désenclavement indispensable des îles du Saloum
Sur les doléances évoquées par le maire de la commune, Badara Diome, et le président du Comité de gestion de l’Ampc, le ministre a particulièrement retenu « le désenclavement des îles qui pose des enjeux non seulement économiques mais aussi sécuritaires, puisque s’il s’agit d’urgence sanitaire, il faut pouvoir évacuer dans les délais. De ce point de vue, l’Etat, dans ses missions régaliennes, doit mener des actions énergiques pour le désenclavement des îles du Saloum. Chose indispensable pour la mobilité des personnes et des biens, mais surtout pour les évacuations sanitaires », a-t-il reconnu.

Mame Thierno Dieng a, en outre, procédé à la remise officielle d’une barque neuve au Comité de gestion de l’Ampc du Gandoul, avec l’appui du Paceve/Medd pour le développement de l’écotourisme, et aussi des ruches aux représentants des groupements de 5 villages (Ngadior, Fambine, Maya, Diamniadio et Wandié) soutenus par Wetlands international dans le cadre de la diversification des revenus des bénéficiaires.

Mohamadou SAGNE

 

Un crédit de la Banque mondiale d’un montant de 70,5 milliards de FCfa devrait permettre à 1,5 million de Sénégalais du bassin arachidier de mieux accéder à l’eau et à l’assainissement.

L’Association internationale de développement (Ida), une institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres, a approuvé, le 22 juin, un crédit de 70,5 milliards de FCfa (130 millions de dollars) en faveur du Sénégal pour améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement de 1,5 million de Sénégalais. Selon un communiqué de l’institution, ce projet d’approvisionnement en eau et assainissement en milieu rural sera exécuté dans la zone du bassin arachidier (Centre et Ouest) où vit un tiers de la population rurale du pays. Cette zone souffre d’un très faible accès à l’assainissement et est confrontée à un taux de pauvreté élevé. D’où l’importance des installations sanitaires améliorées. « Les bénéficiaires auront accès à l'eau courante grâce aux branchements domiciliaires et aux bornes fontaines, en plus des latrines familiales, des raccordements des ménages aux réseaux d'assainissement collectif et des toilettes dans les écoles, les centres de santé et les marchés », a déclaré, dans le communiqué, Oumar Diallo, chargé du programme à la Banque mondiale.

Il est attendu, à travers ce projet, un impact positif sur les entreprises privées impliquées directement dans les activités de construction d’infrastructures hydrauliques ou d’assainissement et de prestations de services. Le programme devrait également contribuer au renforcement de la gestion intégrée des ressources en eau en améliorant les connaissances, la planification et le cadre institutionnel. Ce qui renforcera la résilience au changement climatique dans la zone du projet, espère la Banque mondiale. Celle-ci rappelle l’importance de l’amélioration des infrastructures d’eau et d’assainissement dans la baisse de la pauvreté, notamment par une réduction des maladies hydriques générant l’absentéisme en milieu professionnel ou scolaire, de même que les coûts associés aux dépenses médicales et à la perte de revenus.

« Notre engagement continu nous donnera l'occasion de tirer les leçons de notre partenariat, long et fructueux, avec le gouvernement du Sénégal, dans le développement du secteur de l'eau et de l'assainissement et de veiller à ce que l'eau et l'assainissement soient accessibles aux groupes vulnérables», a affirmé Mme Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal. Fondée en 1960, l’Ida accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes visant à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des démunis.

Malick CISS

 

Environ 200 enfants, âgés de 5 à 15 ans, étaient en compétition de calcul mental le 23 juin 2018 au Centre culturel Blaise Senghor. La manifestation était organisée par Universal concept of mental arithmetic system (Ucmas). Un programme malaisien visant à améliorer la qualité des enseignements-apprentissages en mathématiques.

La première édition du concours de calcul mental pour les enfants s’est déroulée à Dakar le 23 juin 2018. Cette compétition a réuni 200 élèves du cycle primaire et du moyen secondaire ayant subi la formation avec Ucmas (Universal concept of mental arithmetic system). Les épreuves sont constituées d’addition, de soustraction, de multiplication et de division. Dans une bonne ambiance, les élèves sélectionnés se sont donnés à cœur joie dans cet exercice au grand bonheur de leurs parents comblés.

Selon Bernadette Sambou, enseignante et responsable pour le Sénégal d’Ucmas, « ce programme vise à développer le cerveau de l’enfant sur la base des mathématiques ». Elle a ajouté qu’il entre ainsi dans la promotion des sciences chez les enfants. « C’est le moment de saisir l’occasion pour former les enfants dans les sciences, car au Sénégal, il y a pas mal d’initiatives pour intéresser les plus jeunes, notamment les filles, aux matières scientifiques », a admis Mme Sambou. A l’en croire, il faut 10 ans pour intéresser un enfant à la science. « Ce sont les 6 ans du cycle primaire et les 4 ans du cycle moyen secondaire. Si on ne profite pas de cette période pour lui montrer comment aimer la science, on n’y arrivera jamais », a-t-elle explicité, précisant qu’ « on ne peut pas attendre la fin du cycle moyen secondaire et dire que je veux que mon enfant fasse de la science, alors que c’est à bas âge que tout commence ». L’initiateur de cette formation scientifique chez l’enfant est le Dr Dino Wong de la Malaisie.

Côté perception, Adji Fatou Diop, une élève de 9 ans, a déclaré : « C’est intéressant, car cela me permet de développer mon cerveau vu que je suis très jeune ». Pour l’enseignant formateur Mouhamadou Moukhaïrou Sané, avec ce programme, « on développe chez l’élève la concentration, la rapidité, l’exactitude, la confiance en soi et une aptitude à faire des calculs mentaux plus vite qu’une calculatrice ». Le Dr Wong, a-t-il indiqué, a voulu mettre en exergue la capacité de l’hémisphère de l’élève enfant. « Quand on écrit par la main droite, on développe la partie gauche du cerveau et quand on écrit par la main gauche, on développe la partie droite du cerveau. Pour lui, la meilleure manière de réussir tout ça est de combiner un ensemble de raisonnements, à savoir développer le cerveau à réagir plus vite qu’une machine calculatrice », a fait remarquer M. Sané. En dehors de ces aptitudes, l’enseignant a soutenu que le besoin est pressant au Sénégal où l’on ne formait que des littéraires. Boubacar Baldé, 16 ans et demie, a affirmé que ce système l’aide à progresser dans la vie afin de calculer plus rapidement. « Je veux devenir physicien astronaute et cet apprentissage me permet d’aller vite par le cerveau pour résoudre spontanément les équations de calcul », a-t-il confié.

Cheikh Malick COLY

 

Le Pr Alassane Diouf, président de l’Association sénégalaise des gynécologues-obstétriciens (Asgo), a révélé que le mauvais traitement des  Infections sexuellement transmissibles (Ist), l’obésité, la pollution, le diabète et l’hypertension artérielle sont les principales causes de l’infertilité au Sénégal.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a ouvert, le 26 juin, à Dakar, les travaux du 10ème Congrès de l’Association sénégalaise des gynécologues-obstétriciens (Asgo) couplé  aux Journées franco-sénégalaises de gynécologie-obstétrique. Plusieurs thèmes sont débattus par des professionnels de santé et spécialistes de la gynécologie sénégalaise, française, marocaine, etc., dont : « Infertilité », « Pré-éclampsie », « Prématurité »,  « Prolapsus-génital », « Cancers gynécologiques et mammaires ».

Mais, un large focus a été fait sur l’infertilité qui est en train de gagner du terrain. Au Sénégal, il n’est pas rare de voir de jeunes couples rester cinq à dix ans sans avoir d’enfant. Le président de l’Asgo, le Pr Alassane Diouf, a expliqué que l’infertilité est liée en grande partie au mauvais traitement des Infections sexuellement transmissibles (Ist), ajoutant que certaines personnes atteintes cachent ces maladies. Conséquences : elles sont diagnostiquées tardivement. « Même si elles sont traitées, ces infections laissent des séquelles », a-t-il regretté.

La deuxième cause de l’infertilité est due, selon lui, au mode de vie, aussi bien chez la femme que chez l’homme. Dans notre pays, beaucoup de gens sont obèses, sans compter l’augmentation des diabétiques et des hypertendus. « A cela s’ajoute l’exposition à la pollution. Ce sont tous ces phénomènes qui ont entrainé la baisse de la fécondité dans notre société », a indiqué le gynécologue.

Durant leurs travaux, les spécialistes ont également parlé de la pré-éclampsie, c’est-à-dire l’hypertension artérielle qui survient pendant la grossesse et est responsable de nombreux décès maternels et des nouveau-nés. « Elle vient au deuxième rang après l’hémorragie », a-t-il informé. La prématurité des bébés qui naissent avec des poids faibles et qui sont confrontés à des maladies a été aussi abordée. Avec les progrès scientifiques, ces enfants ne courent plus de risques. Les cancers gynécologiques et mammaires ainsi que le prolapsus génital (descente anormale d’un ou de plusieurs organes situés dans la cavité pelvienne) ont, en outre, été discutés.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a, lui, assuré que le gouvernement continuera ses efforts de recrutement de spécialistes. « Au chapitre de la formation, il me plait de rappeler que l’octroi de bourses de spécialisation en gynécologie-obstétrique aux jeunes médecins sénégalais sera renforcé afin de poursuivre le maillage du territoire national », a promis Abdoulaye Diouf Sarr.  

Eugène KALY

 

Les députés sénégalais ont été sensibilisés sur l’importance de la minimisation des risques environnementaux et socio-économiques des activités pétrolières et gazières offshore. L’atelier est organisé par le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (Prcm).

La découverte et l’exploitation des hydrocarbures posent une série de défis au Sénégal. Ces biens de la nature sont une chance pour la création de richesses. Mais, si leur exploitation n’est pas maîtrisée, les inconvénients pourraient éclipser les avantages. C’est ce qui apparaît dans l’intervention du directeur du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (Prcm), Ahmed Senhoury. « Cet atelier sera utile pour l’accompagnement des députés dans ce contexte de développement du secteur des hydrocarbures qui présente un intérêt majeur pour l’économie, mais qui a en même temps des conséquences négatives », a-t-il fait remarquer lors d’un atelier organisé à l’intention du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes).

Les députés ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la gouvernance et la création d’un cadre harmonisé des entités étatiques. C’est l’avis du Dr Barthélémy du Prcm. Les craintes de la valorisation de ces ressources sont surtout d’ordre écologique pour ne pas dire environnemental. Est-ce que les compagnies vont se soucier de la préservation des habitats marins, des ressources halieutiques ? « Bien avant la découverte du pétrole et du gaz, des milliers de Sénégalais vivent des activités de pêche. Nous devons penser à ces communautés et à toutes les filières », s’est inquiété un des représentants des pêcheurs. Il n’est pas le seul intervenant soucieux de la durabilité des écosystèmes, d’autant plus que l’ancien député Cheikh Oumar Sy a soulevé l’insuffisance de la réhabilitation des puits après les forages. Pour lui, la découverte du pétrole pourrait engendrer des conséquences sur les côtes, aux larges des gisements d’exploitation comme à Kayar, à Saint-Louis, à Mbour… « Il y aura l’impact psychologique. Les personnes vont se concentrer sur les côtes, engendrant ainsi des problèmes fonciers et la pollution. Nous devons être attentifs à la réparation des forages après l’exploration », a avancé M. Sy. D’autres intervenants ont demandé aux écologistes : Est-ce qu’il faudra laisser la richesse dans notre sous-sol alors que nous avons des besoins de développement ? « Nous devons transformer cette malédiction du pétrole en opportunité. Nous ne devons pas penser que les problèmes que connaissent d’autres pays peuvent forcément nous arriver », a tranché Ousmane Badiane, de l’Union des associations d’élus locaux (Uael).

Le risque zéro !
Le risque zéro n’existe pas dans une activité industrielle. Dès lors, les compagnies sont tenues de prendre en considération les éventuelles conséquences négatives et de mettre en place des mécanismes d’atténuation de ces effets néfastes. « Il y a des plans de gestion environnementaux pour minimiser ces risques. Dans les nouvelles dispositions, nous travaillons à ce qu’elles aient une caisse de péréquation. Ce fonds servira à gérer les éventuels accidents », a fait savoir le président du groupe parlementaire « Benno Bokk Yakaar », Aymérou Gningue, qui a assuré que les technologies utilisées actuellement par les industries causent moins de préjudice à l’environnement. Il a aussi levé les équivoques sur la réadaptation de la réglementation sur les hydrocarbures. Le Sénégal désormais va tourner la page du contrat de concession. « Ce n’est plus comme dans les années 60. Nous parlons de contrat de partage de production. Après l’amortissement des investissements par la compagnie, l’Etat aura une part de 70% et la compagnie 30% », a précisé M. Gningue.

Par Idrissa SANE et Amadou DIOP


AYMEROU GNINGUE, PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE BBY : « NOUS PRENDRONS LA MESURE DE LA QUESTION ENVIRONNEMENTALE DANS L’EXPLOITATION DU PÉTROLE ET DU GAZ»
Lors de l’ouverture des travaux de sensibilisation des parlementaires sur la gestion environnementale des activités pétrolières et gazières offshore auquel il a pris part, le président du groupe parlementaire «Benno Bokk Yakaar », Aymérou Gningue, a indiqué qu’un tel atelier doit permettre aux parlementaires de prendre toute la mesure de la question environnementale dans l’exploitation du pétrole et du gaz. Ce faisant, il a fait comprendre que la rencontre revêt un intérêt vital. «Nous pensons qu’un tel atelier, qui permet aux parlementaires qui sont là pour voter des lois, mais qui sont aussi des relais importants auprès des populations, doit nous permettre de prendre toute la mesure de la question environnementale dans l’exploitation du pétrole et du gaz », a-t-il justifié. Rappelant que le Sénégal rentre dans une phase d’exploitation du pétrole et du gaz, le député a renchéri qu’il est heureux que des partenaires du Sénégal, notamment le Prcm, invitent l’ensemble des députés à un atelier de partage. Poursuivant il a indiqué qu’ « il est important que nous nous retrouvons pour échanger, pendant deux jours, sur la problématique de l’exploitation, non seulement en offshore, qui est la particularité, mais aussi aller même jusqu’à l’onshore pour montrer combien il est important de préserver l’environnement dans toutes les activités pétrolières que nous aurons à développer au Sénégal ».

I. SANE et A. DIOP

A l’Ief de Grand Dakar qui regroupe 6 communes (Grand Dakar, Biscuiterie, Hlm, Sicap-Liberté, Dieuppeul et Hann Bel-Air), il y a eu 4802 inscrits, en plus de 27 nouveaux inscrits le jour de l’examen, soit un total de 4829 candidats composant dans 21 centres. Hier, l’inspecteur a constaté 53 absents. 712 surveillants, secrétaires et chefs de centre sont dans le dispositif avec quelques absences notées et « dues à un manque de communication ». Selon Abdoulaye Wade, les épreuves sont très abordables et le format allégé a été respecté avec moins de questions, sans diminuer le nombre d’informations à recueillir.

O. KANDE

Les épreuves de l’entrée en 6ème et du Cfee ont démarré, hier, à Mbour, dans de bonnes conditions. Du moins, c’est ce qui a été constaté à l’issue de la tournée effectuée par le préfet accompagné de l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 1 et du président départemental des parents d’élèves. Au total, ils sont 12.516 candidats, dont 5634 garçons et 6882 filles, à avoir composé dans 62 centres. Les chefs de centre et leurs adjoints (134) ont tous répondu présents, tout comme les 1000 surveillants et secrétaires.

Le préfet Saër Ndao s’est rendu dans les centres Etienne Monique, où sur 268 candidats, 1 seul absent a été noté, Gaïndé Fatma avec 172 candidats, dont 3 absents, et Khamacone Dione de Nguékhokh où ont tous les 255 candidats composé. A l’issue de la tournée, le préfet a dit toute sa satisfaction sur l’organisation. « L’Ief de Mbour 1 a bien géré l’organisation de l’examen et a pris toutes les dispositions utiles », a-t-il déclaré. Mamadou Lamine Sakho a, pour sa part, soutenu que les épreuves ont normalement démarré dans tous les centres. L’Ief de Mbour 1 a bien apprécié les conditions d’accueil et d’hébergement du personnel. Toutefois, il a noté une insuffisance des épreuves dans 2 centres, vite résorbée par ses services.

Mouhamed Keïta, président départemental des Ape, a insisté sur l’engagement des parents à organiser un bon accueil des chefs de centre et surveillants, une manière de leur permettre de travailler dans la quiétude.

Amath Sigui NDIAYE

Les épreuves de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et du concours d’entrée en sixième ont démarré sans incident dans la région de Diourbel. A Mbacké, il a été noté la montée en puissance des écoles franco-arabes et des établissements privés.

Dans la région de Diourbel, le nombre de candidats est de 16.460, dont 6746 garçons et 9714 filles. Ils sont répartis dans 94 centres (30 dans le département de Diourbel, 30 dans le département de Mbacké et 34 dans le département de Bambey). La visite des centres d'examens témoins a été conduite par l'adjoint au gouverneur, Ahmeth Tidiane Thiaw, qui s'est réjoui de la présence des enseignants et du respect des directives du ministère de l'Education nationale. L'inspecteur d'académie Seydou Sy s'est félicité des facilités du procureur qui a permis aux candidats ne disposant pas d'extraits de naissance de pouvoir composer. A Mbacké, la majorité des candidats a répondu présente, même s’il a été noté des absents. Ils ont composé sans incident, a souligné l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) Ndiaga Bâ. Cinq centres témoins ont reçu la délégation conduite par le préfet Mamadou Lamine Mané, l’Ief et les partenaires dont la Cosydep, les syndicats d’enseignants et le président des parents d’élèves. « Nous pensons que l’examen se déroule sans incident. Tout se passe bien. Nous espérons que cette même sérénité va prévaloir jusqu'à la fin des épreuves », a indiqué l’autorité.

Evoquant les candidatures, M. Bâ a révélé que la circonscription de Mbacké a présenté 6155 candidats, dont 3847 filles. Parmi eux, 1601 ont fait l’option franco-arabe, soit 26%, a laissé entendre l’autorité académique, soulignant la diversité des candidatures, une autre caractéristique de Mbacké, avec la montée en puissance du privé avec 1866 candidats ; ce qui est un peu significatif.

Mamadou DIEYE

A Fatick, 17.872 candidats, dont 7839 garçons et 10.033 filles, ont investi 116 centres ouverts sur toute l’étendue de la région pour y subir les épreuves de l’entrée en 6ème  et du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee). Dans la commune éponyme, chef-lieu de région, il a été constaté un bon déroulement des épreuves dans les 5 centres visités, dans la matinée (Amadou Daly Faye, Moustapha Baïdy Bâ, Collège du Sine, Thiagoune Ndiaye et Serigne Khaly Niang), par les autorités administratives locales et académiques conduites par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Sahite Fall. Le personnel enseignant (membres de jury et surveillants) a très tôt occupé les postes pour accueillir les candidats. Aucune absence n’a été relevée dans le lot des candidats officiels régulièrement inscrits. Seuls 10 candidats individuels ont brillé par leur absence au centre Moustapha Baïdy Bâ, a-t-on signalé.

Par ailleurs, il faut souligner qu’aucun cas de rejet de dossier de candidat ne disposant pas de pièce d’état civil n’a été noté cette année. Contrairement aux années précédentes où l’extrait de naissance était obligatoire. Les filles sont venues en force avec 10.033 candidates, plus que les garçons ; ce qui témoigne des efforts consentis, depuis plusieurs années, dans la scolarisation des filles.

Mohamadou SAGNE

Les épreuves d’entrée en sixième et du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), entamées hier, se déroulent correctement dans plusieurs centres de la capitale visités. Les élèves ont composé dans le calme, en présence des surveillants venus en nombre.

A quelques minutes de 10 heures du matin, la cour de l’école Kawabatou Yasuri de Mariste 1, communément appelée Ecole japonaise, grouille de jeunes élèves. Ces derniers, pourtant candidats à leur premier examen, notamment le Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), ne semblent pas ébranlés par les évènements. A l’aise, ils se tapotent et devisent. Ils sont en pause après la première épreuve de langue et communication de 60 minutes qu’ils ont traitée avant terme.

Devant le bureau du chef de centre, les surveillants en profitent aussi pour prendre du pain et du café. Mis au courant de notre présence, le chef du centre Kawabatou Yasuri, Demba Sène, s’empresse de nous confirmer qu’« il n’y aucun problème depuis le matin ». Ce centre, qui accueille les candidats des écoles de la zone, notamment les institutions privées de Maristes, a vu 366 candidats s’inscrire à l’examen et répartis dans 14 salles. Même s’il remarque trois absences chez les élèves, tous les surveillants ont répondu présents. Ces derniers sont trois par salle. M. Sène confie que tout se passe bien aussi avec les « enfants qui se concentrent très bien » après avoir bien écouté les conseils des encadreurs.

Avant la fin de notre discussion, le chef du centre nous rappelle que c’est l’heure de la deuxième épreuve. Entouré des différents surveillants, il sort une grande enveloppe fermée et dans laquelle sont contenus les sujets. A haute voix, il commence à appeler : « Salle 1, salle 2, sale 3…». Chaque surveillant responsable de salle se rapproche, récupère les épreuves et prend la direction de sa classe. Les épreuves de 10 heures commencent et les candidats, dans une concentration imperturbable, planchent dessus sans perdre du temps. Auparavant, Daniel Gomis, enseignant au cours Sainte Marie de Hann et surveillant dans ce centre, soutient que l’épreuve de langue et de communication, qui est une étude d’un texte extrait d’un ouvrage de Ngary Faye intitulé « Le Verdict de l’aurore », est à la portée des candidats. A son avis, ces derniers vont bien comprendre le texte, car il est à leur niveau.

Les malentendants composent aussi
L’autre particularité de ce centre de l’école Kawabatou Yasuri est que dans une des 14 salles de classe, 4 candidats malentendants de l’établissement « Renaissance des sourds » y composent.

Ces derniers bénéficient d’un dispositif spécial avec trois surveillants qui les encadrent grâce à leur maitrise du langage des sourds pour faire passer les messages, notamment lors de l’épreuve de dictée. L’association des parents d’élèves de cet établissement participe aussi à la bonne organisation de l’examen en aidant les surveillants dans la restauration et appuyant à la résolution de certains cas, en particulier les candidats ayant oublié leur numéro. Selon le président de cette Ape, Pape Diouf, ces cas ont été réglés et les élèves ont pu composer.

Plus loin, à l’école Ndary Niang de Ben Tally, juste à côté du marché « Mbabas », les derniers élèves à rendre leurs copies sortent avant 12 heures, sous le regard de deux policiers installés à l’ombre d’un des bâtiments de l’établissement. Les élèves des écoles Younouss Aïdara et Ndèye Fatou Sylla, en plus de ceux de Ndary Niang, passent leur Cfee dans ce centre.

Oumar KANDE

DES ÉPREUVES À LEUR PORTÉE, SELON LES ÉLÈVES
Un groupe de 6 candidats, cartes d’identité scolaire badgés autour de leur cou, discute des épreuves de français et de dessin. Interpellée, la petite Mariama Diallo, sac en bandoulière, confie que « les épreuves sont faciles pour le moment ». Son amie, Ndèye Nogoye Mbaye, élève à Ndary Niang, confirme et pense que « le reste sera pareil » et qu’ils vont réussir. Une autre candidate du nom de Sokhna Maï Faye intervient et confesse que, depuis des jours, elle était stressée, mais en découvrant les épreuves, elle a été rassurée. Ces jeunes candidates espèrent réussir, car, selon elles, même pendant les grèves, leurs enseignants faisaient des cours de renforcement, les week-ends surtout ; ce qui fait qu’elles n’ont pas souffert de la crise.

Cependant, le chef du centre, Ousmane Faye, malgré sa disponibilité, ne s’est pas prononcer, annonçant que «rien est à signaler». Aimablement, il fait savoir que l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Grand Dakar leur a instruit de ne pas parler à la presse. Cependant, un surveillant, sous le couvert de l’anonymat, assure qu’ils ont été tous présents et les épreuves se sont passées sans couac à Ndary Niang.

Dans la même commune, à l’école Biscuiterie, se situant entre les quartiers de Ben Tally et Niarry Tally, à côté du marché Nguélaw, c’est le même mot d’ordre : pas de déclaration à la presse.

Là aussi, un responsable souffle que sur 215 candidats inscrits, il n’y a eu que 5 absents. Les surveillants étaient présents. D’ailleurs, à notre arrivée, certains étaient autour de la théière à la pause de midi.

O. KANDE

ABDOULAYE WADE, INSPECTEUR DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION DE GRAND DAKAR : « IL N’Y A PAS EU DE DIFFICULTÉS MAJEURES »
Pour avoir toutes les informations, cap sur l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Grand Dakar. Le responsable qui nous reçoit, Abdoulaye Wade, soutient qu’il n’a pas voulu que des informations sortent de toute part, d’où sa décision de limiter les déclarations à la presse dans les centres. Cependant, après avoir fait le tour dans la circonscription de Grand Dakar, il affirme que l’examen se passe normalement depuis le matin. « Dans l’ensemble, il n’y a pas eu de difficultés majeures. Les surveillants sont présents, les élèves aussi, et le dispositif sécuritaire est en place. Toutes les mesures prises lors de la rencontre de préparation ont été respectées dans l’ensemble » souteint M. Wade.

O. KANDE

4 829 CANDIDATS À GRAND-DAKAR, DONT 53 ABSENTS
A l’Ief de Grand Dakar qui regroupe 6 communes (Grand Dakar, Biscuiterie, Hlm, Sicap-Liberté, Dieuppeul et Hann Bel-Air), il y a eu 4802 inscrits, en plus de 27 nouveaux inscrits le jour de l’examen, soit un total de 4829 candidats composant dans 21 centres. Hier, l’inspecteur a constaté 53 absents. 712 surveillants, secrétaires et chefs de centre sont dans le dispositif avec quelques absences notées et « dues à un manque de communication ». Selon Abdoulaye Wade, les épreuves sont très abordables et le format allégé a été respecté avec moins de questions, sans diminuer le nombre d’informations à recueillir.

O. KANDE

BON DÉROULEMENT À MBOUR
Classe et InstitLes épreuves de l’entrée en 6ème et du Cfee ont démarré, hier, à Mbour, dans de bonnes conditions. Du moins, c’est ce qui a été constaté à l’issue de la tournée effectuée par le préfet accompagné de l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 1 et du président départemental des parents d’élèves. Au total, ils sont 12.516 candidats, dont 5634 garçons et 6882 filles, à avoir composé dans 62 centres. Les chefs de centre et leurs adjoints (134) ont tous répondu présents, tout comme les 1000 surveillants et secrétaires.

Le préfet Saër Ndao s’est rendu dans les centres Etienne Monique, où sur 268 candidats, 1 seul absent a été noté, Gaïndé Fatma avec 172 candidats, dont 3 absents, et Khamacone Dione de Nguékhokh où ont tous les 255 candidats composé. A l’issue de la tournée, le préfet a dit toute sa satisfaction sur l’organisation. « L’Ief de Mbour 1 a bien géré l’organisation de l’examen et a pris toutes les dispositions utiles », a-t-il déclaré. Mamadou Lamine Sakho a, pour sa part, soutenu que les épreuves ont normalement démarré dans tous les centres. L’Ief de Mbour 1 a bien apprécié les conditions d’accueil et d’hébergement du personnel. Toutefois, il a noté une insuffisance des épreuves dans 2 centres, vite résorbée par ses services.

Mouhamed Keïta, président départemental des Ape, a insisté sur l’engagement des parents à organiser un bon accueil des chefs de centre et surveillants, une manière de leur permettre de travailler dans la quiétude.

Amath Sigui NDIAYE

MONTÉE EN PUISSANCE DES ÉCOLES FRANCO-ARABES ET DES ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS À MBACKÉ
Les épreuves de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et du concours d’entrée en sixième ont démarré sans incident dans la région de Diourbel. A Mbacké, il a été noté la montée en puissance des écoles franco-arabes et des établissements privés.

Dans la région de Diourbel, le nombre de candidats est de 16.460, dont 6746 garçons et 9714 filles. Ils sont répartis dans 94 centres (30 dans le département de Diourbel, 30 dans le département de Mbacké et 34 dans le département de Bambey). La visite des centres d'examens témoins a été conduite par l'adjoint au gouverneur, Ahmeth Tidiane Thiaw, qui s'est réjoui de la présence des enseignants et du respect des directives du ministère de l'Education nationale. L'inspecteur d'académie Seydou Sy s'est félicité des facilités du procureur qui a permis aux candidats ne disposant pas d'extraits de naissance de pouvoir composer. A Mbacké, la majorité des candidats a répondu présente, même s’il a été noté des absents. Ils ont composé sans incident, a souligné l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) Ndiaga Bâ. Cinq centres témoins ont reçu la délégation conduite par le préfet Mamadou Lamine Mané, l’Ief et les partenaires dont la Cosydep, les syndicats d’enseignants et le président des parents d’élèves. « Nous pensons que l’examen se déroule sans incident. Tout se passe bien. Nous espérons que cette même sérénité va prévaloir jusqu'à la fin des épreuves », a indiqué l’autorité.

Evoquant les candidatures, M. Bâ a révélé que la circonscription de Mbacké a présenté 6155 candidats, dont 3847 filles. Parmi eux, 1601 ont fait l’option franco-arabe, soit 26 %, a laissé entendre l’autorité académique, soulignant la diversité des candidatures, une autre caractéristique de Mbacké, avec la montée en puissance du privé avec 1866 candidats ; ce qui est un peu significatif.

Mamadou DIEYE

AUCUN CAS DE REJET DE CANDIDATURE SIGNALÉ À FATICK
A Fatick, 17.872 candidats, dont 7839 garçons et 10.033 filles, ont investi 116 centres ouverts sur toute l’étendue de la région pour y subir les épreuves de l’entrée en 6ème  et du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee). Dans la commune éponyme, chef-lieu de région, il a été constaté un bon déroulement des épreuves dans les 5 centres visités, dans la matinée (Amadou Daly Faye, Moustapha Baïdy Bâ, Collège du Sine, Thiagoune Ndiaye et Serigne Khaly Niang), par les autorités administratives locales et académiques conduites par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Sahite Fall. Le personnel enseignant (membres de jury et surveillants) a très tôt occupé les postes pour accueillir les candidats. Aucune absence n’a été relevée dans le lot des candidats officiels régulièrement inscrits. Seuls 10 candidats individuels ont brillé par leur absence au centre Moustapha Baïdy Bâ, a-t-on signalé.

Par ailleurs, il faut souligner qu’aucun cas de rejet de dossier de candidat ne disposant pas de pièce d’état civil n’a été noté cette année. Contrairement aux années précédentes où l’extrait de naissance était obligatoire. Les filles sont venues en force avec 10.033 candidates, plus que les garçons ; ce qui témoigne des efforts consentis, depuis plusieurs années, dans la scolarisation des filles.

Mohamadou SAGNE

Pour freiner la privatisation rampante de l’éducation, la Cosydep appelle à rendre l’école publique attirante. Son coordonnateur, Cheikh Mbow, en a parlé à l’occasion d’une journée de réflexion faisant suite à la 3e Conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme).

S’il y a un phénomène qui préoccupe la Cosydep (Coalition des organisations en synergie pour la défense de l'éducation publique), c’est la privatisation rampante de l’éducation. Selon son coordonnateur général, Cheikh Mbow, « l’éducation est un droit, pas une marchandise ou un produit à vendre. Ça l’est encore plus dans nos pays où pour 50 FCfa, un enfant pourrait quitter l’école. Les pays en développement n’ont pas besoin d’un système éducatif privatisé. Il faut faire en sorte que tous les enfants, quelle que soit leur situation, puissent espérer être accompagnés par l’Etat qui constitue le premier parent. Il est donc essentiel que la question de la privatisation soit bien adressée en rappelant le droit à l’éducation et en revalorisant l’offre publique d’éducation », a-t-il plaidé. Poursuivant, M. Mbow a souligné que ce sont essentiellement les écoles publiques qui sont délabrées. C’est pourquoi, a-t-il déclaré, il faut que l’éducation publique soit plus attrayante. « On ne dit pas qu’il ne doit pas y avoir d’écoles privées, mais il faut réguler, les maitriser ; ce qui va nous permettre de diversifier les offres et de continuer à compter essentiellement sur l’offre publique pour donner la chance aux millions de Sénégalais qui, pour des raisons géographiques ou sociales, pourraient être laissés en rade », a-t-il alerté.

Nos propres ressources pour financer l’éducation
Il y a un peu plus de 4 mois, se tenait la 3ème Conférence sur le Partenariat mondial pour l’éducation (Pme). Une rencontre qui a vu des Etats dont le Sénégal prendre un certain nombre d’engagements pour le financement de l’éducation. Selon Cheikh Mbow, le Pme est « une machine assez robuste qui permet de collecter des ressources financières pour appuyer les systèmes des pays en développement ». Même si les ressources sont toujours les bienvenues, le coordonnateur de la Cosydep est convaincu que, « pour avoir un système éducatif financé de manière durable, il va falloir d’abord compter sur nos propres ressources ». « Tout le monde sait que nous avons suffisamment de ressources pour financer notre système éducatif. Nous nous rendons compte, dans la dernière période, que l’Aide publique au développement a baissé en matière de financement de l’éducation au détriment d’autres secteurs, tels que les infrastructures, la santé… Même la communauté internationale a pris des engagements pour appuyer les pays qui feraient des efforts en matière de financement domestique », a-t-il préconisé.

Pour mieux suivre les engagements pris par l’Etat, la Cosydep a mis en place un dispositif de monitoring. « Nous, en tant que société civile du Sénégal, avons décidé de jouer pleinement notre rôle et pousser notre Etat à respecter ses engagements », a assuré M. Mbow. A son avis, les niches de financement ne manquent pas, il faut juste mettre le cadre. Mais, il a estimé qu’il faut d’abord une équité fiscale. Toujours selon le coordonnateur de la Cosydep, le vote du budget national, prévu durant le dernier trimestre, est aussi un excellent espace de plaidoyer pour rappeler aux Etats leurs engagements. Cheikh Mbow a, enfin, cité les ressources pétrolières comme une source de financement.

Oumar FEDIOR

18.879 candidats répartis dans 90 centres d’examen des 16 communes ! Ce sont les principaux chiffres de l’examen du Cfee et de l’entrée en sixième dans le département de Mbour où ces écoliers iront à la recherche de leur premier diplôme. Ces chiffres concernent les deux Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 1 et Mbour 2 qui résultent du partage de 2011.

Naturellement, l’Inspection de Mbour 1 dont est issue celle de Mbour 2 est la plus fournie avec « 12.516 candidats, dont 5634 garçons et 6.882 filles, qui vont composer dans 62 centres contre 61 l’an dernier. Il y a 28 centres dans la commune de Mbour et 34 en dehors », renseigne l’inspecteur Mamadou Lamine Sakho.

Pour un bon déroulement de l’examen, l’autorité soutient que plusieurs mesures ont été prises. « Nous venons de terminer la réunion avec les chefs de centre qui doivent être convoyés vers les différents centres. Une réunion pour leur dire comment s’y prendre avant, pendant et après les examens, avec tous les documents annexes qui permettent de rendre visibles et de permettre un déroulement normal de l’examen dans les différents centres », dit M. Sakho.

A l’Ief de Mbour 2, l’examen concerne moins de monde, mais le dispositif est pratiquement le même. Et l’inspecteur Moustapha Mbaye qui chapeaute le processus informe que l’inspection compte 6363 candidats répartis dans 38 centres dans 7 communes (Fissel, Joal, Ndiaganiao, Nguéniène, Sandiara, Sessène et Thiadiaye). Ici, plusieurs actions ont été prises pour une parfaite organisation. Pour parer à d’éventuels problèmes, M. Mbaye souligne qu’un dispositif de veille est mis en place avec des équipes dirigées par six inspecteurs et qui seront positionnées à Fissel, Joal, Ndiaganiao et Thiadiaye pour intervenir en cas de problème.

Ousseynou POUYE


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