banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Actualités (863)

Le développement durable est un modèle de développement qui se veut économiquement viable, socialement équitable et écologiquement soutenable. Pour atteindre ce but, il faut, selon le ministre de l’Environnement et du Développement durable, un changement de paradigme. Abdoulaye Baldé co-présidait, hier, avec son homologue en charge de la Gouvernance locale, Abdoulaye Diouf Sarr, la cérémonie de lancement de la Conférence nationale sur le développement durable (Cndd).

« Aujourd’hui, l’un des défis majeurs dans la lutte contre la dégradation de l’environnement reste le changement de paradigme aussi bien dans nos manières de faire que d’être. Cela nécessite un engagement citoyen de tout un chacun ». Cet appel, le ministre de l’Environnement et du Développement durable l’a fait, hier, lors du lancement des travaux préparatoires de la deuxième édition de la Conférence nationale sur le développement durable (Cndd) prévue du 20 au 22 octobre prochains au Centre de conférences Abdou Diouf à Diamniadio. « Il est de notre devoir d’informer et de sensibiliser les populations sur les enjeux de la promotion du développement durable. Cette vision est déjà portée par la plus haute autorité du pays. Lors du Conseil des ministres du 8 juillet 2016, le président Macky Sall a instruit le gouvernement d’organiser la deuxième édition de la Cndd, en octobre 2016, autour du thème : « Développement territorial et gouvernance verte », a rappelé Abdoulaye Baldé. Selon lui, le choix de cette thématique s’inscrit en droite ligne de l’Acte 3 de la décentralisation et de la déclaration du chef de l’Etat en 2012, au sommet de Rio+20, au Brésil.

« Cette deuxième édition de la Cndd constitue une opportunité pour développer les stratégies idoines de prise en charge de la problématique de la gouvernance verte au niveau national, voire international, à travers notamment des échanges de haut niveau sur les thèmes et sous-thèmes relatifs à la question », a soutenu le ministre de l’Environnement.

A l’en croire, à l’instar de la communauté internationale, le Sénégal s’est engagé à mettre en œuvre l’agenda 2030 du développement durable adopté en septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies à New-York. Ce cadre de référence ayant permis d’instituer les 17 objectifs de développement durable a été achevé, en décembre 2015, par l’adoption de l’accord de Paris sur le climat. « Déjà lors du Conseil des ministres décentralisé du 25 avril 2013, à Tambacounda, le président de la République, Macky Sall, avait décidé de présider, chaque année, une Cndd. Aussi, à travers le Plan Sénégal émergent (Pse), il a engagé les ruptures nécessaires afin d’inscrire le Sénégal sur une trajectoire de développement durable pour stimuler davantage tout le potentiel de croissance et satisfaire la forte aspiration des populations à un mieux-être », a fait savoir le ministre.

Changer de mode de production et de consommation
Abdoulaye D Sarr MinEn outre, a mentionné Abdoulaye Baldé, dans la dynamique de préservation de l’environnement, le Sénégal dispose d’une Stratégie nationale de développement durable (Sndd) validée lors de la première édition de la Cndd tenue, en juillet 2015, sur le thème : « Villes et territoires durables ». Abdoulaye Baldé a aussi indiqué que son département a proposé la création d’un Cadre stratégique national pour assurer la coordination ainsi que le suivi optimal de la gouvernance du développement durable. Ledit cadre devrait être validé très prochainement par un Conseil interministériel.

En instituant la Cndd, a relevé Abdoulaye Diouf Sarr - qui a co-présidé la rencontre - le président de la République a exprimé son engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique. « Chacun d’entre nous doit pleinement jouer sa partition si nous voulons léguer à nos enfants une terre sur laquelle des modes de production et de consommation seront durables, où les ressources naturelles seront exploitées de manière écologiquement rationnelle et où moins de gaz à effet de serre sera émis », a estimé le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

Ndiol Maka SECK

Mise en œuvre des recommandations de la première édition : Abdoulaye Diouf Sarr met la machine en branle
Selon le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, son département est entré de plain-pied dans la mise en œuvre des recommandations issues de la première édition de la Conférence nationale sur le développement durable (Cndd). Ainsi, dans le cadre de la gestion des déchets et de l’amélioration du cadre de vie de la population, beaucoup d’actions ont été entreprises par l’Unité de gestion des déchets solides (Ucg). Il s’agit, a inventorié Abdoulaye Diouf Sarr, du balayage et du désensablement de 700 km de voirie, de l’éradication de plus de 900 dépôts sauvages, de la mise en décharge de plus de 85.000 tonnes de déchets durant les huit derniers mois, du traitement de 96 rond- points, du réaménagement de la décharge de Mbeubeuss et de la mobilisation de 4.000 personnes à ces tâches.

Nd. M. SECK

Les bénéficiaires d’habitats aux Parcelles assainies demandent à l’Etat du Sénégal d’avoir une politique plus sociale en matière de logement. C’était au cours d’une rencontre tenue samedi dernier.

L’association d’acquéreurs des Parcelles assainies du Cap-Vert a tenu, samedi dernier, son assemblée générale extraordinaire au Centre socioculturel des Parcelles assainies. Les intervenants ont axé leurs interventions sur la nécessité pour la Sn/Hlm d’avoir des terres pour une offre plus abordable à l’égard des populations. Dans ce cadre, Rosalie Touré Mbow, cheffe de la division marketing de la Sn/Hlm, a invité l’Etat du Sénégal à les aider pour un meilleur accès aux terrains.

Membre du comité d’initiative, Lamine Fall a fait l’historique de la coopérative, créée en 1976. Selon  lui, l’Etat est en train d’attribuer des terres à des promoteurs privés au détriment de la Sn/Hlm qui avait un but social. Cette assemblée générale est, pour lui, un moment d’élire 45 membres qui vont constituer le conseil d’administration ; 29 autres vont former le nouveau bureau. La rencontre a été sanctionnée par la mise en place de 4 commissions techniques qui devront travailler, de manière quotidienne, pour permettre à l’association de retrouver ses lettres de noblesse. Car depuis 10 ans, elle est en léthargie.  D’après Oumar Sow, membre du comité d’initiative, les autorités doivent éviter la discrimination dans la distribution des surfaces. Malgré tout, Mme Mbow a exhorté les  membres à redynamiser leur structure. Elle a promis de transmettre les doléances à qui de droit, affirmant qu’ « une personne qui n’a pas de revenus fixes doit être soutenue ».

Serigne Mansour Sy CISSE 

En voulant alphabétiser 1.800.000 personnes, le Sénégal veut augmenter ses efforts dans le domaine de la promotion des langues nationales.

Lauréat du prix international Unesco-Confucius 2016 qui lui sera décerné lors de la Conférence mondiale sur l’alphabétisation, qui se tiendra à Paris, les 8 et 9 septembre prochains, le Sénégal a décidé d’augmenter ses efforts dans le domaine de la promotion des langues nationales. Ainsi, le gouvernement se fixe pour objectif d’alphabétiser 1.800.000 personnes d’ici à 3 ans. L’annonce a été faite, hier, par Rokhaya Niang, directrice de cabinet du secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation, lors d’une conférence de presse.

« Le prix nous encourage à aller de l’avant. En dépit des maigres moyens dont nous disposons, nous sommes parvenus à gagner ce prestigieux prix qui récompense les efforts réalisés par le gouvernement à travers notre département. D’ici trois ans, nous toucherons le maximum de citoyens », a déclaré Mme Niang, en présence du secrétaire d’Etat Youssou Touré. Constitué d’une médaille, d’un diplôme et d’un chèque de 20.000 dollars, le prix couronne le Projet national d’éducation de base des jeunes et des adultes analphabètes, articulé aux Tic (Pnebja-Tic) que déroule l’Etat du Sénégal, selon la directrice de cabinet. « De grandes initiatives ont été prises par le gouvernement pour alphabétiser le maximum de citoyens. Ce sont ces efforts qui ont été récompensés », a-t-elle insisté, soulignant que « c’est la vision du président de la République qui a été récompensée ». Poursuivant, Mme Niang a relevé que « cette vision a été d’ailleurs réaffirmée à l’occasion du Conseil présidentiel du 6 août 2015 sur les conclusions des Assises de l’éducation et de la formation, et à l’issue duquel le président de la République a requis le développement de l’alphabétisation et le renforcement de la place des langues nationales dans le système éducatif ». La directrice de cabinet a saisi l’occasion pour annoncer le lancement, le 8 septembre prochain, de la Semaine nationale de l’alphabétisation à Fatick. Le thème de l’édition de cette année est : « Lire le passé, écrire l’avenir ». Le chef de l’Etat, Macky Sall, est l’unique parrain.

Babacar DIONE

L’association « Koeur Sala », basée en France, vient d’octroyer deux ambulances d’une valeur de 30 millions de FCfa au ministère de la Santé et de l’Action sociale. La cérémonie de réception a eu lieu en présence du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, et de son collègue de la Formation professionnelle, Mamadou Talla.

L’association « Koeur Sala » a mis deux ambulances à la disposition du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Le montant du don est évalué à 30 millions de FCfa. L’association solidaire France Sénégal « Koeur Sala » est dirigée par Khardiata Lam, une ressortissante sénégalaise basée en France. Depuis quelques années, la structure intervient dans plusieurs secteurs pour venir en aide aux personnes en situation difficile, mais aussi à des structures. Ainsi, du social à l’éducation en passant par la santé, « Koeur Sala » a beaucoup contribué à l’amélioration des conditions de travail ou de vie de certaines couches de la population.

Aujourd’hui, elle a encore manifesté son soutien aux populations à mobilité réduite. L’association a, en effet, octroyé aux personnes handicapées des fauteuils roulants, des paires de béquilles et d’autres accessoires très utiles. Le centre Talibou Dabo, l’hôpital militaire de Ouakam et l’Association des handicapés moteurs de la Médina en sont les principaux bénéficiaires.

En outre, deux ambulances médicalisées et équipées ont été remises aux postes de santé de Doumga-Lao et Diam-Diam, respectivement dans les départements de Podor et Koumpentoum. S’agissant du centre d’hémodialyse « Abc », sis à Liberté 1, il est équipé d’un fauteuil médical. Des produits d’hygiène, de bien-être et d’autres fournitures de premiers soins ont été aussi remis au poste de santé de Niodior et à la maison Rose de Guédiawaye.

Selon la présidente de l’association « Koeur Sala », cette remise de dons entre dans le cadre des actions humanitaires et sociales que la structure déroule depuis quelques années. « Nous essayerons autant que possible d’apporter notre contribution à l’épanouissement des populations du Sénégal, surtout celles défavorisées et celles des zones reculées ou enclavées », a déclaré Khardiata Lam.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, qui a réceptionné le matériel, s’est félicité de la générosité de l’association « Koeur Sala ». Pour le Pr Awa Marie Coll Seck, ce geste de haute portée citoyenne et solidaire mérite d’être salué. Car, selon elle, il témoigne de l’affection et de la solidarité des membres de la structure à l’égard des couches démunies. Cette logistique va contribuer, d’après le ministre, à améliorer la prise en charge médicale des personnes des zones reculées. « La santé est le secteur où l’on a toujours besoin d’appui et d’accompagnement pour pouvoir soulager les populations. De 2012 à nos jours, nous avons réceptionné plus d’une centaine d’ambulances, mais le besoin est toujours là. Donc, nous ne pouvons que vous remercier et saluer le partenariat entre le Sénégal et la France », a apprécié le Pr Seck.

Pape Coly NGOME

Le poste de santé du village de Doumga Ouro Alpha vient de recevoir une ambulance médicalisée pour faciliter les évacuations sanitaires. Don d’un fils de la localité et responsable politique, Abdoul Doudou Ly, cette ambulance permettra aussi à ce poste de santé, qui polarise 15.000 habitants, de faire des sensibilisations sur la vaccination des enfants.

Doumga Ouro Alpha est comme ces villages dans le département de Matam à cheval entre le fleuve et les terres du Diéri. Situé sur la route nationale, à 35 kilomètres en venant de Ourossogui, ce village a un poste de santé qui polarise d’autres localités et des hameaux situés aux alentours et aussi dans le Ferlo. Ce qui en fait un poste de santé très visité. Connu aussi comme un grand foyer religieux, avec la présence du guide Thierno Mamadou Lamine Ly, Doumga Ouro Alpha, accueille, chaque année, une ziarra annuelle, l’un des plus  grands évènements religieux de la région de Matam. Le poste de santé de ce village, situé dans la commune de Bokidiawé, a reçu, samedi dernier, une ambulance médicalisée devant faciliter les évacuations sanitaires. Infirmier chef de poste de santé (Icp) du village depuis 2011, Mamadou Touré s’est dit toujours confronté à ce problème de référence des malades, surtout des femmes enceintes. « Nous sommes confrontés aux problèmes des accouchements à domicile. Cela nous fatigue beaucoup. Quand les femmes viennent faire leurs consultations prénatales, nous leur demandons d’aller à la maternité en cas de contractions ou de douleurs abdominales. Dès fois, c’est par charrettes que nous les évacuons », a-t-il expliqué. Don d’un fils de la localité, Abdoul Doudou Ly, responsable politique dans la zone et chef d’entreprise, l’ambulance médicalisée sera d’un apport considérable pour son travail, a soutenu l’Icp. « L’ambulance nous permettra, a-t-il dit, d’aller dans les villages et hameaux lointains pour voir les femmes et les sensibiliser sur la vaccination qui est aussi un grand problème. Cela nous permettra d’avoir un taux de vaccination élevé. Nous voulons avoir 95 % ».

Avant la réception de cette ambulance médicalisée, le poste de santé de Doumga Ouro Alpha utilisait « en collégialité » avec les autres postes de la commune de Bokidiawé leurs ambulances.
 
Accompagner le comité de santé
C’est bien d’avoir une ambulance, mais l’utilisation et la gestion requièrent des moyens. Dans ce cadre, le donateur compte faire des propositions au comité de santé pour l’accompagner et non lui « filer une patate chaude ». Touché par le problème des évacuations des malades de ce poste de santé qui sert plusieurs villages et 15.000 habitants, Abdoul Doudou Ly a voulu faire ce geste qui, a-t-il dit, est aussi pour accompagner l’Etat dans l’amélioration de l’accès aux soins de santé des citoyens.

Sur l’accompagnement  pour la gestion de l’ambulance, le comité de santé, dirigé par Amadou Tidiane Niang, souhaiterait un appui de la mairie et surtout du donateur, pour que l’outil joue pleinement son rôle. « Un poste de santé sans cet outil, c’est véritablement de l’angoisse. Nous sommes  libérés de tout ce poids qui pesait sur nous. Il nous arrivait même d’engager la vie de nos patients à force d’aller et de revenir à la recherche d’une ambulance. Avec nos moyens limités, nous espérons aussi un accompagnement pour la gestion de l’ambulance », a expliqué M. Niang.

Pour Abdoul Doudou Ly, qui compte accompagner le poste de santé, ce geste n’est qu’un début. Responsable politique Apr, M. Ly a estimé que la prise en charge des besoins de santé des populations incombe à l’Etat et aussi à d’autres citoyens qui ont les moyens de venir en appoint. Auparavant, lors de la ziarra annuelle de Doumga Ouro Alpha, un plateau médical a été organisé pour faire des consultations gratuites.

« Nous avons pu déplacer une antenne médicale mobile qui a permis de faire des milliers de consultations », a-t-il rappelé. Du matériel de froid et de climatisation a été aussi offert par Abdoul Doudou Ly aux morgues du village de Doumga Ouro Alpha.

Oumar NDIAYE

Durant les trois ans à venir, la Banque mondiale et le Fonds mondial s’engagent à investir 24 milliards de dollars en Afrique pour accélérer les progrès vers la Couverture maladie universelle.

« Pour aider les pays à réformer leurs systèmes de santé, la Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial) se sont engagés à investir 24 milliards de dollars en Afrique au cours des trois prochaines années », annonce un communiqué parvenu à notre rédaction. Cet engagement a été pris lors de la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad VI) qui s’est tenue à Nairobi, au Kenya (27-28 août 2016). A l’occasion, « des chefs d’État africains et des partenaires ont promis (…) d’accélérer les progrès vers la Couverture maladie universelle (Cmu) en Afrique.

Pour Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, « l’un des volets essentiels de cet engagement est l’accélération des progrès vers la Couverture maladie universelle, pour s’assurer que chaque être humain, où qu’il soit, ait la possibilité de mener une vie saine et productive ». Il est aussi d’avis que « les pays africains peuvent devenir plus compétitifs dans l’économie mondiale en réalisant plusieurs investissements stratégiques, à commencer par l’investissement dans le capital humain, leur ressource la plus précieuse ». Mark Dybul, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, d’ajouter qu’« il est indispensable de combattre et prévenir le Vih, la tuberculose et le paludisme pour alléger le fardeau qu’ils font peser sur les systèmes de santé.

Mais pour accélérer la réalisation de la Couverture maladie universelle et des Odd (Objectifs de développement durable, Ndlr) liés à la santé, nous investissons également dans la mise en place de systèmes de santé résilients et viables ». Pour la même occasion, a été lancé le Cadre d’actions pour la promotion de la Cmu en Afrique. Intitulé « Uhc in Africa : A Framework for Action », cette plateforme « donne une vue d’ensemble de la Cmu dans la région et recense les éléments à réunir nécessairement pour obtenir de meilleurs résultats de santé. Il s’agit notamment des financements, de la prestation de services, du ciblage des couches vulnérables, de la mobilisation des secteurs cruciaux et du rôle prépondérant des dirigeants politiques », mentionne le communiqué qui signale que la mise en place de ce cadre est à l’initiative de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale de la Santé, en collaboration avec le gouvernement du Japon, l’Agence japonaise de coopération internationale, le Fonds mondial et la Banque africaine de développement.

« Le cadre d’actions pour la promotion de la Cmu en Afrique présentera des lignes directrices et une base concrète servant de repères pour la réalisation de la Cmu, à l’initiative des pays concernés et grâce à la coopération au sein de la communauté internationale », déclare Shinzo Abe, Premier ministre du Japon. Le communiqué informe que « le gouvernement japonais prêtera son soutien à l’élaboration du rapport annuel de la Banque mondiale et de l’Oms sur le suivi des progrès accomplis vers la Cmu en Afrique ». D’ailleurs, la Banque mondiale et l’Oms ont décidé d’organiser, à Tokyo, en 2017, la première réunion annuelle de haut niveau sur le suivi des progrès vers la Cmu en Afrique ».

Maïmouna GUEYE

L’explosion d’un appareil du réseau interconnecté de Thiona est à l’origine des incidences négatives sur l’approvisionnement en eau de certains quartiers de Thiès. C’est ce qui est ressorti d’une visite effectuée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, dans la capitale du Rail où il était en tournée politique. M. Faye a déploré une cette situation qui perdure, mais liée, selon lui, « aux coupures d’électricité intervenues ces derniers jours à Thiès ». L’incident a induit l’arrêt des vannes, entraînant à son tour des dysfonctionnements dans l’approvisionnement en eau.

Toutefois, le ministre a rassuré que le retour à la normale est pour bientôt. « Avec le retour progressif de l’électricité, tout devrait rentrer dans l’ordre pour la satisfaction de la demande d’approvisionnement en eau potable », a-t-il affirmé.

L’occasion sied pour Mansour Faye de rappeler les lourds investissements consentis par le gouvernement pour assurer la couverture des besoins actuels et futurs. « L’Etat, à travers la Sones, a beaucoup investi dans le secteur de l’hydraulique pour pallier le manque d’eau. Nous avons récemment inauguré un château d’eau interconnecté avec le réseau de vannes approvisionnées par la conduite du lac de Guiers qui alimente Dakar », a-t-il rappelé, indiquant qu’« il n’y a pas à s’alarmer. Ce n’est qu’une question de jours pour que la situation redevienne totalement normale ».

M. SAGNE

Dans le cadre de l’application du concept « Ubbi Tey, Jang Tey » (commencer les cours le jour de la rentrée), 590 écoles élémentaires vont servir de test. L’annonce a été faite, samedi dernier, à Kaolack, par la directrice de l’Enseignement élémentaire. Elle est en tournée nationale de préparation de la rentrée scolaire 2016-2017 prévue le 5 octobre prochain.

Le ministère de l’Education nationale a reconduit, pour la prochaine rentrée des classes, le principe d’une effectivité des cours dès le démarrage de l’année scolaire. Un engagement réitéré, samedi dernier, par la directrice de l’Enseignement élémentaire, de passage à Kaolack, dans le cadre d’une tournée nationale. Mme Khady Diop Mbodj, venue s’enquérir des dispositions prises au sein de l’académie pour la préparation de l’échéance du 5 octobre prochain, est revenue sur la mise en œuvre du concept « Ubbi Tey, Jang Tey » (commencer les cours le jour de la rentrée).

« Le président de la République, lors du dernier Conseil des ministres consacrant les vacances gouvernementales, nous a instruit de faire du respect du quantum horaire un défi majeur. Sur la base des orientations fixées par le ministre de l’Education nationale, nous avons, au niveau déconcentré, soumis un cahier des charges aux inspections d’académie pour la prise en charge de cette mesure », a-t-elle expliqué, soulignant qu’au-delà de ce concept, il est question « d’instaurer une véritable culture du respect du quantum horaire avec l’appui des communautés ». Elle a ainsi informé que, pour « tester le dispositif ». Mme Mbodj a précisé que le choix des écoles se fera avec l’ensemble des acteurs, notamment les syndicats, les Partenaires techniques et financiers, les associations des parents d’élèves ainsi que les collectivités locales. La directrice de l’Enseignement élémentaire est, par ailleurs, revenue sur les résultats du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) de cette année. « Nous avons réalisé un bond très significatif avec 58,30 %, alors que, durant les trois dernières années, ce pourcentage tournait autour de 37 %, soit un gain de plus de 20 % ». Selon elle, ces bons résultats s’expliquent par « toutes les mesures d’accompagnement et une meilleure appropriation des curricula de la part des élèves, sans compter les activités de remédiation pour ceux ayant des difficultés pour la lecture et les mathématiques.

Elimane FALL

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis va démarrer une formation dans le domaine de l’alimentation et de la nutrition. L’objectif est d’apporter des réponses aux maladies liées à l’alimentation.

L’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis poursuit la diversification de ses filières de formation. Elle a lancé, le week-end dernier, un Master professionnel en « Alimentation-Nutrition-Santé ». La formation dans cette spécialité va débuter en novembre, a annoncé Dr Ismaïla Thiam, chef de la section Alimentation et Bien-être de l’Ufr (Unité de formation et de recherche) des sciences de la santé de l’Ugb.

Cette formation est destinée aux titulaires d’une Licence en sciences agronomiques, en sciences de la santé, en sciences infirmières ou d’autres diplômes compatibles au Master en Alimentation- Nutrition -Santé. Elle cible aussi les sages-femmes, les médecins, les pharmaciens, chirurgiens-dentistes, les vétérinaires, les ingénieurs agronomes, les ingénieurs en Génie sanitaire, les chargés de programmes de santé publique, de santé communautaire, de développement agricole, les cadres de l’administration en agriculture, élevage, pêche, etc. Le responsable de ce Master, Dr Thiam, a précisé que ce programme est multisectoriel et pluridisciplinaire. Il passe en revue les enjeux majeurs posés par la transition nutritionnelle, la coexistence de la sous-nutrition (carences nutritionnelles) et  les maladies chroniques liées à l’alimentation  (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires). Cette transition liée  à la transition démographique et épidémiologique justifie la distribution du double fardeau de la malnutrition dans les pays pauvres et les pays à revenus intermédiaires. Ce programme, a-t-il ajouté, s’inscrit dans le débat au niveau global (Standing commission of nutrition for the Un systems)  sur l’agriculture, la santé et la nutrition. Cette filière contribuera à la recherche de solutions pour la prise en charge diététique des maladies liées à l’alimentation qui tirent leurs fondements dans une approche socio-anthropologique et de notre biodiversité. Selon Dr Thiam, la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (autour des thématiques de production agricole, de transformation, de l’organisation des filières, la  diversification alimentaire…), constitue une partie centrale du programme. Il en est de même de la nutrition en situation d’urgence, mais aussi la problématique de la résilience. « L’analyse de la situation de sécurité alimentaire et nutritionnelle, (épidémiologie, méthodes quantitatives et qualitatives), la mise en œuvre de politiques et programmes (gestion de projets : conception, mise en œuvre, suivi/évaluation…) sont indispensables pour des interventions spécifiques et non spécifiques, afin de réduire ce double fardeau de la malnutrition », a défendu M. Thiam.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Une équipe de chercheurs sénégalais a fabriqué un dispositif permettant de produire du carburant à partir des déchets plastiques par la méthode de pyrolyse. Ces chercheurs se concentrent maintenant sur la stabilisation de ce procédé. L’enseignant-chercheur Cheikhou Kane, qui a approfondi ses connaissances à l’Université de Purdue, où a étudié Neil Armstrong, l’astronaute qui a posé ses pieds sur la lune le 21 juillet 1969, a levé le voile sur cette découverte, en attendant sa présentation aux plus hautes autorités du pays.

L’enseignant-chercheur Cheikhou Kane n’est pas prisonnier de son calendrier chargé au Département de Génie chimique et Biologie appliquée. Il allie enseignements et recherches et gère le service de la vie estudiantine. Il s’est libéré de son stress : un indice de sa corpulence contrastant avec le physique des personnes qui sont dans un stress permanent. Cheikhou Kane entretient le flambeau de rayonnement de l’Esp (ex-Ensut). C’est une dette morale. Il doit beaucoup, sinon tout à cet établissement. « J’ai fait toute ma formation à l’Esp », clame l’ingénieur en Génie chimique. C’est un abus de langage de sa part, puisque c’est en France qu’il fait son Master II en Génie des procédés et de l’environnement. « J’ai enchainé avec mon Doctorat que j’ai obtenu en 2005 », se présente l’ingénieur. C’est à l’Université Paul Sabatier de Toulouse III qu’il a défendu sa thèse. A l’Université de Purdue, aux Etats-Unis, il s’est intéressé à la simulation du procédé thermochimique « Sulfur Iode) (Si) à haute température pour la production d’hydrogène en Aspen plus pour ses études post-doctorales. C’était entre 2007 et 2008. Après des études dans ces domaines pointus, il sera recruté comme Maître de conférences en Génie chimique à l’Esp. Ici, il dispense des enseignements en phénomènes de transfert en 2ème année d’ingénieur Génie chimique et agroalimentaire, en Conception des procédés assistée par ordinateur (Cpao) en 3ème année ingénieur, en Calculs numériques pour les étudiants en 1ère et 2ème année ingénieur Génie chimique et agroalimentaire, alors qu’en Master II Recherche, Génie des procédés et de l’environnement, il intervient sur le bilan matière.

Son calendrier pédagogique chargé ne l’empêche pas de se pencher sur les goulots d’étranglement du développement du continent. Cheikhou Kane, comme la plupart des Sénégalais qui ont poursuivi leur formation dans les pays développés, nourrissent l’ambition de transposer les avancées techniques et technologiques en Afrique. Ce n’est pas un rêve. La science n’est pas l’apanage d’une race, d’une ethnie, d’un continent. Le Pr Cheikh Anta Diop avait déjà démontré que l’Afrique était aussi le berceau…des sciences. Une nouvelle preuve de cette assertion. Au Sénégal, M. Kane et d’autres enseignants viennent de faire une découverte très intéressante. Ils sont parvenus à produire du carburant avec des déchets solides grâce à un dispositif qu’ils ont fabriqué à l’Esp. Cette nouvelle découverte suscite tous les espoirs. L’établissement travaille à le présenter aux autorités, notamment au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane. « Il y a une étudiante qui avait travaillé sur l’utilisation des déchets plastiques pour le pavage. Dans le domaine du Génie des procédés, on s’est dit est-ce qu’il ne faudrait pas aller vers des méthodes complémentaires qui permettent de transformer le plastique en carburant », explique Cheikhou Kane. Le procédé est exotérique pour les non-initiés.

Les principes du procédé
Les chercheurs qui ont conçu leur propre dispositif ont chauffé l’oxygène jusqu’à 500 degrés. Les fumées issues de la combustion sont récupérées et refroidies dans un échangeur de chaleur. Après ce premier contrôle, les ingénieurs vont faire un autre calibrage par rapport aux produits dérivés. « Il s’agit juste de faire la pyrolyse, chauffer le plastique à l’abri de l’oxygène, autour de 500 degrés. Ces fumées qui s’y dégagent sont refroidies dans un échangeur de chaleur pour contrôler la température. Par rapport aux produits désirés, on va fixer le débit. Là on aura le kérosène et l’essence. On a réussi à concevoir le dispositif et à le réaliser », détaille le chercheur.

Les tests sont concluants, même-si la méthode et le dispositif fabriqué par des ingénieurs sénégalais restent à être affinés. « Nous avons fait les premiers tests, nous avons eu du carburant », a révélé l’universitaire. Les chercheurs sénégalais se concentrent sur des gaz incondensables. Cette méthode n’est pas polluante. Le bilan carbone, assurent les universitaires, est négatif. En dépit de cela, la réflexion va se poursuivre pour mieux contrôler la température à la sortie. « Avec un kilogramme de plastique, on arrive à récupérer jusqu’à 70 % de carburant. Nous avons 30 % de gaz incondensables », renseigne l’enseignant. Une nouvelle alternative aux énergies fossiles. Cette fois-ci, l’invention n’est pas l’œuvre d’universitaires, d’ingénieurs ou d’électrotechniciens occidentaux, asiatiques ou sud-américains. C’est au Sénégal qu’une équipe de recherche a fait la découverte. Il reste à savoir si les institutions nationales ayant en charge l’application des résultats de la recherche et la promotion scientifique donneront un élan populaire à un tel progrès scientifique.

Idrissa SANE

Le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) dégage les responsabilités de l’institution qu’il dirige sur la rétention des salaires des professeurs Malick Ndiaye de la Faculté des Lettres et de Amsatou Sow Sidibé de la Faculté des Sciences juridiques et politiques. Cette rétention est due, selon lui, à la non présentation, par les concernés, du certificat de cessation de paiement qui devrait être délivré par les services où ils étaient en détachement.

Le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, ne tient pas l’Ucad responsable de la rétention des salaires des professeurs Malick Ndiaye et Amsatou Sow Sidibé. Ces derniers, a-t-il argumenté, étaient en détachement comme ministres conseillers conformément à l’article 13 de la loi 81-59 modifié. Par conséquent, ils sont pris en charge par la présidence de la République. « A la fin de leur détachement, ils doivent, d’une part, présenter un certificat de prise de service et, d’autre part, un certificat de cessation de paiement, conformément aux procédures administratives en vigueur », défend le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

La présentation de ces documents permet d’éviter la perception de deux salaires. D’après ce dernier, l’administration de la Fsjp a transmis au rectorat le certificat de reprise de service du Pr Amsatou Sow Sidibé, survenue le 4 février 2016, par courrier en date du 12 mars 2016. Par la suite, après sa reprise de service, le Pr Sidibé a demandé au directeur des Moyens généraux de la présidence de la République son certificat de cessation de paiement le 27 avril 2016.

Ce document a été établi par les services de la présidence le 9 mai 2016. De l’avis du Pr Thioub, le Pr Sidibé a déposé au rectorat son certificat de cessation de paiement le 15 juin de la même année. « Ce qui a permis le rétablissement de son salaire le 30 juin 2016 ainsi que le rappel des salaires qui lui étaient dus depuis sa date de reprise (le 4 février 2016) », a-t-il précisé, révélant que le rectorat n’a mis que 15 jours pour rétablir le salaire de Mme Sidibé. Revenant sur le cas du Pr Malick Ndiaye, le recteur a affirmé que sa reprise de service, le 2 août 2014, n’a été attestée par le département de Sociologie de la Faculté des Lettres et Sciences humaines que le 15 juillet 2016, soit deux ans après son limogeage. L’institution universitaire n’avait pourtant pas cessé de réclamer le certificat de cessation de paiement. Le rectorat a finalement obtenu une copie dudit document établi le 11 juillet 2016, faisant ressortir que Malick Ndiaye a continué à percevoir son salaire de ministre conseiller malgré sa cessation de fonction. Ce document ayant était reçu tardivement par les services du recteur, le paiement du salaire de M. Ndiaye ne peut être rétabli qu’à compter de la fin du mois d’août 2016. « Cette pratique est rigoureusement conforme aux procédures administratives qui s’appliquent à tous et qui doivent continuer à s’appliquer à tous, sans exception, par soucis d’équité et de bonne gestion », a déclaré, avec vigueur, Ibrahima Thioub. S’agissant du dossier de déménagement, le recteur a rappelé qu’il n’existe aucun marché en rapport avec ledit déménagement de l’Office du baccalauréat et/ou du rectorat. Cette solution, dira-t-il, a permis à l’université d’économiser plus de 100 millions de FCfa.

Serigne Mansour Sy CISSE

Musée Théodore Monod : L’Ucad n’a pas reçu une demande de prêt de collections
Pour ce qui est des collections du Musée Théodore Monod de l’Ifan-Ucad, Ibrahima Thioub a affirmé que le rectorat et l’Ifan n’ont pas reçu de demande de prêt émanant du Musée des civilisations noires. « Le musée Théodore Monod a récemment prêté une partie de ses collections au Smithsonian muséum de Washington, sans enregistrer la moindre contestation », a-t-il révélé.

Sur les voyages d’études, le recteur a informé que 516 coupons de voyage ont été signés dans les délais et remis, le lendemain, aux bénéficiaires. Il reste, dès lors, à payer les prises en charge qui leur seront remises dès que la trésorerie de l’Ucad le permettra. A cet effet, le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan a été saisi. Abordant les droits d’inscription des étudiants, Ibrahima Thioub a fait savoir que la partie administrative est directement reversée dans le budget de l’université et gérée comme les autres ressources sans spécificité. Par contre, la partie pédagogique, régie par un arrêté interministériel, est directement versée, par l’agence comptable, aux établissements où sont inscrits les étudiants.

S. M. S. CISSE

Le premier lycée orienté exclusivement vers l’enseignement des sciences va ouvrir ses portes en octobre. La révélation a été faite, hier, par le directeur des Examens et Concours, Amadou Moctar Ndiaye, qui faisait face à la presse pour décliner les critères et les conditions d’admission dans ce prestigieux établissement.

La volonté de donner une nouvelle impulsion à l’enseignement des sciences se matérialise. Le premier lycée orienté exclusivement vers l’enseignement des sciences va ouvrir ses portes en octobre. Cet établissement spécialisé fait suite à la réhabilitation et à la construction d’une vingtaine de blocs scientifiques et techniques et la révision des supports d’enseignement des mathématiques.

Selon les autorités académiques, ce lycée est la concrétisation de la décision n°1 issue des Assises de l’éducation. Le chef de l’exécutif avait réaffirmé sa volonté de réorienter le système éducatif vers les sciences, les technologies, le numérique et l’entreprenariat.

Pour la première année, l’effectif sera arrêté à 60 élèves âgés de 17 ans au plus. Le recrutement se fera sur la base d’une sélection suivie d’un cours d’entrée. « C’est un concours ouvert aux élèves de la troisième ayant une moyenne générale supérieure ou égale à 14/20 et n’ayant pas doublé de la 6ème à la 3ème », a précisé Amadou Moctar Ndiaye.

Les candidats ayant rempli ces critères vont pouvoir subir les épreuves écrites prévues les 6 et 7 octobre à Dakar, au lycée John F. Kennedy, centre unique. Les candidats vont composer en français, mathématiques et en sciences de la vie et de la terre. Pour la deuxième année, les sciences physiques seront sur la liste des épreuves que les candidats doivent subir.

L’autre particularité, les élèves seront sur le régime de l’internat. Ils bénéficieront des avantages. En outre, les enseignants seront recrutés sur la base d’une sélection. Ils auront des primes spéciales. « Ces enseignants vont d’ailleurs signer des contrats d’objectivité avec le ministère de l’Education pour bien s’acquitter de leur devoir », a informé les autorités académiques.

Pape Coly NGOME

Les formateurs de 16 pays africains ont mis à jour leurs compétences dans le domaine de la maintenance mécanique et du contrôle électronique automobile. Ils ont reçu une formation dans ces domaines grâce à la Jica.

L’électronique et l’informatique ont envahi l’automobile et les systèmes mécaniques. Les connaissances dans ces domaines évoluent à une vitesse de fusée. L’alternative, c’est de s’accrocher au train de l’évolution, en organisant, de façon régulière, des sessions de mise à niveau. C’est le tout le sens de la formation des formateurs issus de 16 pays sur la maintenance mécanique et le contrôle électronique automobile. « La formation sur ces thèmes nous permet de relever les défis du contrôle électronique, de la maintenance et de la réparation mécanique », a noté le directeur de cabinet du ministère de la Formation professionnelle et technique, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Kalidou Sow.

Les formateurs sont outillés en montage et démontage de motoréducteurs, en diagnostic et contrôle des paramètres électriques et en système de freinage. Il est attendu d’eux le partage de ces compétences une fois de retour dans leur pays. « J’en suis sûr, les nouvelles connaissances théoriques et pratiques acquises au cours de cette formation, en plus des visites d’entreprises, vous ouvriront, sans nul doute, de nouvelles perspectives dans la conduite quotidienne de vos tâches et responsabilités », a estimé Tanaka Kaori. Au retour dans vos pays respectifs, a-t-elle ajouté, il vous revient la responsabilité d’utiliser pleinement ces connaissances au profit de vos apprenants et de vos collègues qui n’ont pas eu comme vous la chance d’en bénéficier.

Le directeur des études du Centre de formation technique et professionnelle (Cfpt) Sénégal-Japon, Balla Timéra, a mis l’accent, dans son intervention, sur la nécessité, pour les pays en développement, d’accorder la priorité à la production des ressources humaines capables de relever les défis qui interpellent notre continent. « L’enseignement technique et la formation professionnelle coûtent cher. Mais nous devons faire le sacrifice d’avoir des ressources humaines de qualité. Nous devons augmenter la capacité d’accueil de nos établissements et diversifier leurs filières », a-t-il plaidé. M. Timéra qui part à la retraite dans une semaine a salué l’exemplarité des relations entre le Sénégal et le Japon et entre ce pays et l’Afrique tout court, comme l’atteste la tenue, à Nairobi, de la Ticad VI (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique). Au juste, la formation professionnelle sera abordée sous l’angle de la prévention de l’enrôlement des jeunes par les mouvements armés. « Durant la Ticad, nous allons voir comment la formation professionnelle peut offrir des perspectives aux jeunes. Ainsi, ils ne seront pas tentés par la radicalisation », a révélé la première adjointe au représentante-résidente de la Jica lors de la quatrième phase du programme de formation en pays tiers. Les bénéficiaires viennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, du Gabon, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Togo et du Sénégal.

Idrissa SANE

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a installé, hier, les membres du conseil d’administration de l’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamo). Cet organe a comme objectif principal de bâtir un système d’assurance maladie obligatoire plus performant. 

Avec la mise en place de l’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamo), une nouvelle étape est franchie. Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, a procédé, hier, à l’installation des membres du conseil d’administration de cette institution qui apportera une plus-value dans la recherche de réponses aux défis de l’extension de la couverture maladie à toutes les couches de la population sénégalaise. « Mon département a entendu jouer sa partition en initiant un projet phare portant sur la réforme de l’assurance maladie obligatoire dans le but d’améliorer l’efficacité et l’efficience du système des Institutions de prévoyance maladie (Ipm) et d’instaurer une couverture maladie universelle dans le monde du travail », a affirmé le ministre.

Toutefois, l’atteinte des objectifs est, d’une part, tributaire d’une bonne gouvernance du système de l’assurance maladie obligatoire et, d’autre part, d’une meilleure coordination de l’action de ces Imp.

Pour le ministre, cette Institution de prévoyance sociale, la troisième du genre au Sénégal, dont les statuts ont été approuvés par l’arrêté n°2015- 5335 du 09 avril 2015, se propose d’être un cadre fédérateur des Institutions de prévoyance maladie constituées au niveau des entreprises ou regroupement d’entreprises. « L’Etat du Sénégal ainsi que tous les acteurs du secteur de l’assurance maladie ont de fortes attentes sur cette institution faitière pour relever les défis de l’amélioration du système, notamment l’optimisation de la gestion des Ipm, l’équilibre financier du régime, le contrôle médical et la lutte contre la fraude », a énuméré le ministre. En outre, la mise en place d’un bon système d’information et l’extension de la couverture du risque maladie aux travailleurs non permanents et aux travailleurs migrants doivent être prises en charge par cette nouvelle institution.

M. Sy a, dès lors, exhorté le président du conseil d’administration en sa qualité de premier responsable de cette institution à veiller au bon fonctionnement des organes et à s’assurer que les administrateurs et le directeur remplissent leurs tâches au quotidien. Le président du conseil d’administration mesure déjà les défis à relever lorsqu’il a déclaré : « Il m’échoit l’honneur d’être investi dans une fonction qui appelle de ma part un engagement, un dévouement et une loyauté sans limite au service d’hommes, de femmes et d’enfants dont nous aurons tous à satisfaire les exigences en matière de couverture sanitaire ».

Le président a aussi promis de mettre l’accent sur le suivi des décisions et des orientations définies par les ministères de tutelle, la sensibilisation des acteurs sur les missions de la nouvelle institution et l’harmonisation des outils, méthodes, pratiques et procédures de gestion des Ipm. L’Icamo est un cadre fédérateur des Ipm constituées au niveau des entreprises ou regroupement d’entreprises. Il a pour but de contribuer grandement à l’atteinte de la Cmu dans le monde du travail. Celle-ci a été lancée le 20 septembre 2013 par le chef de l’Etat, Macky Sall.

I. SANE

Pour ce qui est des collections du Musée Théodore Monod de l’Ifan-Ucad, le recteur Ibrahima Thioub a affirmé que le rectorat et l’Ifan n’ont pas reçu de demande de prêt émanant du Musée des civilisations noires. « Le musée Théodore Monod a récemment prêté une partie de ses collections au Smithsonian muséum de Washington, sans enregistrer la moindre contestation », a-t-il révélé.

Sur les voyages d’études, le recteur a informé que 516 coupons de voyage ont été signés dans les délais et remis, le lendemain, aux bénéficiaires. Il reste, dès lors, à payer les prises en charge qui leur seront remises dès que la trésorerie de l’Ucad le permettra. A cet effet, le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan a été saisi.

Abordant les droits d’inscription des étudiants, Ibrahima Thioub a fait savoir que la partie administrative est directement reversée dans le budget de l’université et gérée comme les autres ressources sans spécificité. Par contre, la partie pédagogique, régie par un arrêté interministériel, est directement versée, par l’agence comptable, aux établissements où sont inscrits les étudiants.

S. M. S. CISSE

L’Agence de promotion du réseau hydrographique national a construit une dizaine d’ouvrages de retenue d’eau à travers les régions de Thiès, Sédhiou et Kaolack. Au cours de cet entretien, le directeur général de cette agence, Boubacar Diop, a donné un aperçu sur leur politique de valorisation des eaux de pluie. Le captage de 15 millions de mètres cubes d’eau de ruissellement est en ligne de mire. 

Quelles sont les missions de l’Agence de promotion du réseau hydrographique national ?
Je voudrais rappeler que l’Agence de promotion du réseau hydrographique national a été créée par décret en 2000. Lequel a été abrogé en 2011 et remplacé par un autre décret 2011-594 du 11 mai 2011. Il a été abrogé parce qu’il fallait remplacer le comité d’orientation par un conseil de surveillance conformément à la loi d’orientation sur les agences de 2009. Et cette agence a pour missions d’œuvrer à l’aménagement et à la réhabilitation du réseau hydrographique. Il s’agit de faire un maillage du territoire national en apportant l’eau aux populations et aux acteurs économiques pour les besoins de l’agriculture, de l’élevage et de la pisciculture. La disponibilité de l’eau peut aussi aider à reconstituer les écosystèmes. En plus, les eaux mobilisées permettent, entre autres, de recharger les nappes. Il nous incombe également de construire des ouvrages pour la mobilisation des excédents d’eau de surface. C’est dans ce cadre que nous avons construit des ouvrages d’endiguement, des digues, des barrages et des ouvrages de retenue collinaires.

Qu’est-ce que l’agence a réalisé sur le terrain ?
Nous avons construit 10 ouvrages de retenue d’eau entre 2014 et 2016. En 2014, des ouvrages ont été réalisés dans les régions de Sédhiou, Thiès et Kaolack. Les villages bénéficiaires de la région de Sédhiou sont Bogal et Ndiamacouta. Pour la région de Thiès, nous pouvons donner l’exemple des ouvrages de retenue d’eau d’Allou Khagne. Ces ouvrages ressemblent à des lacs artificiels. Il en est de même pour Joal où nous avons des digues anti-sel Joal-Fadiouth 1 et Joal-Fadiouth 2. La cité religieuse de Porokhane a été aussi dotée d’un ouvrage. A Bogal, nous avons complété le dispositif. Pour le moment, la passation de marchés a été faite pour Ndiamacouta 2. Il reste l’exécution du projet. En somme, nous avons une dizaine d’ouvrages.

La revitalisation des vallées fossiles fait-elle partie de vos missions ?
Oui, cela fait partie de nos missions. Mais je parlerais surtout de la restauration et de la préservation de ces écosystèmes qui sont liés à l’eau. Il y a de grands projets concernant les vallées fossiles. Mais cela n’avait pas abouti. Nous comptons cartographier le réseau hydrographique national. Nous travaillons à mobiliser des ressources en eau qui sont perdues durant l’hivernage. Actuellement, il y a près de 500 milliards de mètres cubes de ressource disponibles et près de 24 milliards pour les cours d’eau ; ce qui fait que le Sénégal est, aujourd’hui, loin du stress hydrique. Malgré tout, nous avons du mal à mobiliser ces ressources. C’est pour cette raison qu’on parle de valorisation des ressources en eau parce qu’un bonne partie va dans la nature, avec des problèmes d’inondation. Ces eaux doivent, à la fois, servir à la recharge de la nappe et aussi à la relance des activités économiques comme l’agriculture, l’élevage et la pisciculture.

Peut-on avoir une idée sur vos ambitions de mobilisation des eaux de pluie qui sont perdues ?
Il y a des estimations. On parle souvent entre 135 à 150 milliards de mètres cubes qui sont perdus par an. Il faut comprendre que tout ce volume n’est pas perdu en ce sens qu’une partie s’infiltre et recharge la nappe, une autre s’évapore. De même, une quantité est perdue par l’évapotranspiration. Nous allons faire un bilan hydrologique en rapport avec la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre). Nous allons faire un bilan hydrique et caractériser les bassins versants du centre. Le bilan hydrique nous permettra de maîtriser des ressources renouvelables. Avec l’autosuffisance alimentaire, l’agence doit apporter une plus-value dans la mise en œuvre de certains axes du Plan Sénégal émergent (Pse).

Il doit aussi jouer un rôle central dans l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire par la garantie de la disponibilité de l’eau 12 mois sur 12 pour l’agriculture, la pisciculture, l’élevage, etc. Déjà nos ouvrage mobilisent 3 millions de mètres cubes. Ces eaux servent à l’irrigation d’environ 400 ha et à l’abreuvage de 160.000 unités de bétail tropicales. Ces ouvrages freinent l’avancée de la langue salée comme à Joal où les femmes développent la riziculture. Notre volonté, c’est de les démultiplier. Nous sommes en train de réfléchir sur les projets de mobilisation des ressources dans des zones déficitaires. Nous préparons également un projet de mobilisation des eaux de ruissellement de 15 millions de mètres cubes. Cette ressource sera utilisée dans l’irrigation de 4.000 ha de terre pour une éventuelle production de 7.000 tonnes de fruits et légumes. C’est un projet que nous sommes en train de formuler et qui va créer des emplois.

Propos recueillis par Idrissa SANE

« Gestion hydrologique et spatiale d’un hydro système aménagé : le marigot de Bignona, en Casamance ». C’est le sujet d’une thèse de doctorat soutenue, hier, avec brio, par le Dr Léopold Mougabie Badiane, à l’Université Gaston Berger.

Le chercheur Léopold Badiane vient de jeter la lumière sur la diminution du volume d’eau du marigot de Bignona. Ayant comme directeur de recherches Dr Adrien Coly, géographe, hydrologue et responsable de l’équipe de recherche « Gouvernance des territoires de l’eau » au laboratoire Leidi, Dr Badiane a effectué, pendant 5 ans, un travail remarquable, selon les membres du Jury. La mention « Très Honorable » lui a été décernée avec les félicitations du Jury. Dr Badiane a constaté que le marigot de Bignona perd, de façon nette, ses ressources en eau. Cette baisse du volume d’eau se justifie, d’après lui, par la diminution de la pluviométrie, la salinisation, l’ensablement, entre autres facteurs. D’ailleurs, la remontée de la langue salée est à l’origine de la construction du barrage d’Affiniam et de nombreux ouvrages dans les vallées. A en croire le chercheur, cet espace hydrologique, mis en valeur de façon traditionnelle, est soumis à un processus de « modernité » qui rompt les équilibres établis et crée des dysfonctionnements accentués par les changements globaux, notamment ceux climatiques.

La thèse de M. Badiane, a jugé Dr Adrien Coly, s’inscrit dans une géographie structurale où l’eau n’est que le prétexte de l’observance du jeu des acteurs et des incidences sur les processus territoriaux de la gestion de cette ressource. Elle se situe, a ajouté l’universitaire, dans un fondement théorique en construction et qui se rapporte à la géo-prospective. Cette thèse, a brossé le directeur de recherches, présente des résultats que M. Badiane a retracé dans son exposé en termes de mobilisation des connaissances avec la base de données hydro-climatiques, la base d’informations sur les aménagements et les ouvrages et la cartographie grande échelle. « Des résultats importants sont également fournis sur le fonctionnement hydrologique du marigot de Bignona, notamment une explication du fonctionnement du barrage avec, en aval, un niveau d’eau important de janvier à août qui laisse présager de l’intérêt du barrage, une étude de l’impact de la ville de Bignona sur ce marigot », a apprécié M. Coly.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Benguhan Ipekoz fait partie des rares donneurs d’organes rencontrés à Istanbul. Elle n’a pas hésité à donner l’un de ses reins pour maintenir sa sœur en vie. Elle est engagée sur le front de la sensibilisation. Elle prend part à des rencontres internationales à travers le monde. Elle prêche la culture de dons d’organes. « Le don d’organes ne présente aucun risque. Après avoir offert un rein à ma sœur, je suis retournée à mes occupations. Et là, je me porte bien », tient à rassurer Mme Ipekoz. Dans son plaidoyer, elle a invité tous ceux qui peuvent aider un ami à le faire. « Le don est un acte humanitaire », lance Benguhan Ipekoz. Les messages sont bien portés. La mise en avant des donneurs inspire confiance au sein de la population. « Au contraire, avec un rein, on vit mieux », laisse entendre Mme Ipekoz. « Le monde doit être plus solidaire. On ne peut pas avoir deux reins en regardant des gens sous dialyse parce que leurs reins sont détruits », plaide notre interlocutrice. Toutefois, il y a des pratiques à respecter par le donneur. Celui-ci doit boire beaucoup d’eau et suivre les conseils des médecins.

Par Eugène KALY (envoyé spécial en Turquie)

En plus de la modernisation des plateaux techniques des structures hospitalières comme Acibadem mémorial et Kent Hastanesi, l’intégration de la restauration a favorisé l’essor du tourisme médical en Turquie. L’ambition, c’est d’accueillir un million de malades étrangers par an.

Pour mieux contrôler la nourriture des patients et des accompagnateurs, des hôpitaux turcs ont intégré la restauration de qualité dans leur démarche. D’Acibadem, l’un des plus grands hôpitaux de Istanbul, en passant par Mémorial jusqu’à Kent Hastanesi, à Ismir, les halls sont réservés aux restaurants.

L’intégration de la restauration favorise l’essor du tourisme médical en Turquie. Partout où les journalistes africains sont passés, des spécialistes de santé n’ont cessé de vanter le savoir-faire des médecins turcs. Ces derniers reçoivent des malades qui viennent des 5 continents. « Nous avons le plateau technique et la technologie pour assurer aux malades une prise en charge correcte », défend Mustafa Mente, secrétaire général des Affaires économiques auprès des ministères turcs de l’Economie et de la Santé. Déjà des centaines de patients étrangers ont été soignés en Turquie, dont plus de 94 % dans les structures privées. « Notre ambition, c’est d’arriver à accueillir un million de patients pour un an et les traiter dans de meilleures conditions », souhaite M. Mente. La Turquie bénéficie aussi de sa position géographie. Elle est proche de plusieurs continents. « C’est pour développer ce tourisme médical que les restaurants sont logés dans les hôpitaux pour permettre aux accompagnateurs des patients ne pas aller manger ailleurs », explique le Pr Remzi Emiroglu de l’hôpital Acibadem.

Par Eugène KALY (envoyé spécial en Turquie)

Ils sont quelque 200 enquêteurs du programme « Jangandoo » initié par le Laboratoire africain de recherches des transformations économiques et sociales (Lartes), à se lancer, à partir d’aujourd’hui, sur le terrain pour une évaluation des performances des apprentissages. Une troisième enquête du genre qui va apporter des résultats utiles aux communautés auxquelles cette évaluation citoyenne est destinée.

Le programme « Jangandoo », un système d’évaluation des performances des apprentissages entame, à partir d’aujourd’hui, sa troisième enquête de terrain. A cet effet, plus de 200 agents seront déployés auprès de 16.000 ménages à enquêter. Des précisions données en marge de l’atelier de formation des évaluateurs de la région de Kaolack par Mme Seck, membre du Lartes, maître d’œuvre de ces travaux. « Nous en sommes à la troisième enquête sur les performances auprès des lieux d’apprentissage.

Cette fois-ci, 3 innovations majeures sont à signaler : d’abord, en termes de dénombrement, avec l’appui de l’Ansd pour cartographier les différents ménages ; ensuite nous avons augmenté le nombre de partenaires pour couvrir l’ensemble des 45 départements ; enfin nous avons introduit le binôme re-check avec des animateurs qui vont repasser au niveau des ménages enquêtés pour plus de fiabilité. Sans compter la perspective d’un observatoire qualité des apprentissages, en collaboration avec les différentes collectivités locales concernées », a expliqué l’inspectrice de l’enseignement. Dans la région de Kaolack, une soixantaine d’agents enquêteurs seront répartis dans une vingtaine de districts de recensement. Selon les initiateurs de cette évaluation citoyenne, cette enquête indépendante s’adresse en priorité aux communautés avec l’opportunité d’une ré-médiation immédiate. « Les résultats étant aussitôt disponibles pour les ménages, la possibilité leur ait ainsi offerte d’agir dans le sens d’une consolidation des acquis ou rectifier le tir avec un meilleur suivi des apprenants .Nous développons des guides en lecture ou en mathématiques en utilisant des médiateurs dans la collectivité », a assuré la chargée du suivi-évaluation du programme.

Pour rappel, le programme « Jangandoo » a été lancé en 2012 par des chercheurs en sciences sociales de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Son travail scientifique se fait en étroite collaboration avec les autorités académiques et les collectivités locales.

Elimane FALL

Le secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (Secnsa), dans le cadre de la cartographie des interventions de sécurité alimentaire et de résilience, veut adopter une démarche inclusive et participative. D’où les ateliers régionaux dans l’ensemble du pays, avec le dernier organisé à Dakar.

Une démarche participative et inclusive pour la cartographie des interventions de sécurité alimentaire et de résilience. C’est cette méthode que le secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (Secnsa) veut adopter après avoir réalisé, dans l’ensemble du pays, une cartographie des projets et programmes de sécurité alimentaire, le mois de mars dernier. L’identification de ces programmes a conduit à la cartographie des interventions en sécurité alimentaire et nutritionnelle mis en œuvre au Sénégal. Le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, Ali Mouhamed Séga Camara, a assuré, lors de cet atelier régional de restitution des résultats de la cartographie des interventions des projets et programmes de sécurité alimentaire, qu’ils vont bien analyser, suivre et évaluer les initiatives de sécurité alimentaire et de résilience qui sont mises en œuvre au niveau national. « Le gouvernement du Sénégal s'est doté d'une nouvelle Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (la Snsar), en janvier 2016. Conformément au Pse (Plan Sénégal émergent), la Snsar est bâtie autour de l'objectif consistant à assurer aux populations sénégalaises une sécurité alimentaire durable et une meilleure résilience face aux chocs à l’horizon 2035. La Snsar sera opérationnalisée par le Programme national d'appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnasar) », a expliqué M. Camara. La cartographie des interventions de sécurité alimentaire et de résilience constituera la première étape de la formulation du Pnasar, selon le secrétaire exécutif. Une étape qui se fera dans une démarche inclusive et participative. « Le Secnsa, en collaboration avec les gouverneurs et préfets, devrait chercher à fournir des réponses adéquates au défi d'une meilleure implication aux questions stratégiques liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle mais aussi à la résilience des communautés les plus vulnérables », a renchéri Ali Mouhamed Séga Camara. Cet atelier régional de Dakar vient de se tenir après d’autres organisés dans l’ensemble du territoire national.

O. NDIAYE

 La transplantation des organes est en marche en Turquie. Elle a permis de maintenir en vie des milliers de personnes atteintes, de maladies du cœur, ou des reins, ou encore du foie.

Des centaines de transplantations d’organes sont réalisées, chaque année, en Turquie. Selon des spécialistes des maladies rénales, cardiovasculaires, hépatites et de la moelle épinière, rencontrés à Istanbul et à Ismir, la troisième plus grande ville de Turquie, la transplantation d’organes se fait sans anicroche dans des hôpitaux turcs. Parmi les patients bénéficiaires de don d’organe, la journaliste Jeynen Balci. Elle travaille dans un magazine à Istanbul. Mariée sans enfant, la dame est atteinte d’une maladie rénale 6 ans après sa naissance. Elle est mise sous dialyse à l’âge de 15 ans. Malgré la maladie, Jeynen Balci n’a pas baissé les bras. Elle a continué ses études jusqu’à l’université. Après les études universitaires, elle intègre une école de journalisme. A sa sortie, elle se spécialise dans le domaine de la santé. Sa production laisse une place de choix à la sensibilisation des populations sur les risques liés aux maladies rénales. « Mon objectif était de donner la bonne information aux populations qui sont atteintes par cette maladie mais aussi celles qui sont bien portantes, afin qu’elles évitent les facteurs à risques », raconte Mme Balci. Ses articles prennent souvent les allures de plaidoyer. Elle incite les Turcs à cultiver le don d’organes, plus précisément les reins. « Aujourd’hui, beaucoup de personnes n’hésitent pas, par solidarité, à donner un organe à un parent ou à un ami. Il y a dix ans, je n’avais aucun espoir. Actuellement, je suis mariée et heureuse. J’entame une nouvelle vie. Auparavant, ma vie était partagée entre l’hôpital, l’école et mon domicile », rapporte la journaliste. Pour elle, le don d’organes est un acte humanitaire.

Une nouvelle vie
Mme Banuhen Ipekoz était presque dans la même situation. Elle a commencé une nouvelle vie depuis le 24 août 2014. C’est ce jour-là qu’elle a subi une greffe rénale grâce à un rein offert par sa sœur. Désormais elle vaque à ses besoins, loin des hôpitaux.

Pourtant, elle avait peur de subir le même sort que son défunt père, emporté par des maladies rénales en 1982. « Notre père, que Dieu l’accueille au paradis, avait une vie entre l’hôpital et la maison, parce qu’il faisait trois séances de dialyse par semaine. Il a fini par mourir à l’âge de 46 ans. J’ai hérité de cette maladie. Heureusement, ma sœur et les spécialistes des maladies rénales m’ont sauvé », s’exprime-t-elle. Le processus a été long pour elle. La vie de cette dame a basculé depuis 2000. Un nouveau jour se lève pour elle. « Je me porte bien, même si, de temps à temps, j’ai de la fièvre, mais ce n’est pas méchant. Je continue de suivre des traitements secondaires et des contrôles mensuels », se réjouit la dame. Comme elle, Kadir Habeck se présente à visage découvert devant les journalistes et les responsables de l’International transplant Network. Il raconte aussi son passé angoissant. Souffrant de l’hépatite, l’homme maigrissait.

Il était maladif. Après des analyses et examens, les médecins confirment la maladie. « Pour me sauver, il fallait greffer mon foie qui était détruit. Ma fille a décidé alors de me donner une partie de cet organe. Grâce à elle et à l’Etat turc, je suis encore en vie », témoigne-t-il. Devant les journalistes africains, une autre dame affiche la forme. Elle s’empresse de faire des confessions. Une partie de son cœur a été endommagée et il fallait la réparer : une condition pour qu’elle continue à vivre. Elle doit sa survie à sa généreuse sœur. De nos jours, en Turquie, des personnes qui ont bénéficié des organes font le tour du pays pour convaincre les populations de cultiver le don d’organes. D’après des spécialistes, beaucoup d’organes sont prélevés chez les personnes décédées. La loi turque l’autorise.

Par Eugène KALY (envoyé spécial en Turquie)

Le donneur ne compromet pas sa santé
donneur reinBenguhan Ipekoz fait partie des rares donneurs d’organes rencontrés à Istanbul. Elle n’a pas hésité à donner l’un de ses reins pour maintenir sa sœur en vie. Elle est engagée sur le front de la sensibilisation. Elle prend part à des rencontres internationales à travers le monde. Elle prêche la culture de dons d’organes. « Le don d’organes ne présente aucun risque. Après avoir offert un rein à ma sœur, je suis retournée à mes occupations. Et là, je me porte bien », tient à rassurer Mme Ipekoz. Dans son plaidoyer, elle a invité tous ceux qui peuvent aider un ami à le faire. « Le don est un acte humanitaire », lance Benguhan Ipekoz. Les messages sont bien portés. La mise en avant des donneurs inspire confiance au sein de la population. « Au contraire, avec un rein, on vit mieux », laisse entendre Mme Ipekoz. « Le monde doit être plus solidaire. On ne peut pas avoir deux reins en regardant des gens sous dialyse parce que leurs reins sont détruits », plaide notre interlocutrice. Toutefois, il y a des pratiques à respecter par le donneur. Celui-ci doit boire beaucoup d’eau et suivre les conseils des médecins.

Essor du tourisme médical  : La restauration, l’autre atout des hôpitaux
En plus de la modernisation des plateaux techniques des structures hospitalières comme Acibadem mémorial et Kent Hastanesi, l’intégration de la restauration a favorisé l’essor du tourisme médical en Turquie. L’ambition, c’est d’accueillir un million de malades étrangers par an.

Pour mieux contrôler la nourriture des patients et des accompagnateurs, des hôpitaux turcs ont intégré la restauration de qualité dans leur démarche. D’Acibadem, l’un des plus grands hôpitaux de Istanbul, en passant par Mémorial jusqu’à Kent Hastanesi, à Ismir, les halls sont réservés aux restaurants.

L’intégration de la restauration favorise l’essor du tourisme médical en Turquie. Partout où les journalistes africains sont passés, des spécialistes de santé n’ont cessé de vanter le savoir-faire des médecins turcs. Ces derniers reçoivent des malades qui viennent des 5 continents. « Nous avons le plateau technique et la technologie pour assurer aux malades une prise en charge correcte », défend Mustafa Mente, secrétaire général des Affaires économiques auprès des ministères turcs de l’Economie et de la Santé. Déjà des centaines de patients étrangers ont été soignés en Turquie, dont plus de 94 % dans les structures privées. « Notre ambition, c’est d’arriver à accueillir un million de patients pour un an et les traiter dans de meilleures conditions », souhaite M. Mente. La Turquie bénéficie aussi de sa position géographie. Elle est proche de plusieurs continents. « C’est pour développer ce tourisme médical que les restaurants sont logés dans les hôpitaux pour permettre aux accompagnateurs des patients ne pas aller manger ailleurs », explique le Pr Remzi Emiroglu de l’hôpital Acibadem.

Par Eugène KALY (envoyé spécial en Turquie)

Le ministre Diène Farba Sarr a procédé au lancement de la lettre de politique sectorielle du renouveau urbain, de l’habitat et du cadre de vie. La lutte contre la mal-urbanisation et la création des villes vertes occupent une place de choix dans cette nouvelle feuille de route.

La lettre de politique sectorielle du ministère du Renouveau urbain, de l’habitat et du cadre de vie a été lancée, hier, par Diène Farba Sarr. Cette nouvelle politique est venue à son heure parce que le secteur urbain reste caractérisé par la mal-urbanisation. Selon le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, les nombreuses études menées font état de la prolifération des habitats spontanés, le foisonnement des cités dortoirs et l’accroissement des flux entre les zones résidentielles et celles administratives. Ajoutons à cela l’absence d’espaces de loisirs, l’encombrement des voies et espaces publics. Nos cités traînent aussi un déficit d’ouvrages d’assainissement. Pourtant, les villes sont des espaces favorables à la création de richesses.

« A ces dysfonctionnements qui caractérisent la demande sociale, il faut opposer le paradoxe du potentiel économique si faiblement exploité », a fait remarquer le ministre. Aujourd’hui, le gouvernement du Sénégal prendra en compte tous ces dysfonctionnements à travers le Plan Sénégal émergent (Pse). Cette vision transformera le cadre de vie des Sénégalais avec des effets d’entraînement sur les activités économiques. « C’est le sens de la priorité accordée à l’habitat social qui doit s’enrichir, chaque année, de 15 mille unités d’habitation (logements et parcelles viabilisées) dans une hypothèse de croissance économique de l’ordre de 8 % », a estimé Diène Farba Sarr. Le gouvernement se donne les moyens d’atteindre ces résultats. Il s’agit de la mise en place d’un cadre plus incitatif pour les promoteurs et constructeurs, des modes de financement plus adaptés, le soutien de la solvabilité des ménages, la prise en charge des réseaux primaires, etc.

Pour le ministre, le Renouveau urbain, son département veut bâtir partout des villes vertes sur le territoire national afin d’atténuer les effets néfastes des changements climatiques. Ces villes vertes offriront un cadre de vie plus attrayant. Il s’agira, à cet effet, de réhabiliter les principaux espaces publics et d’en créer d’autres. « La promotion des emplois verts devra aussi accompagner cette dynamique pour la protection des sites naturels et la sauvegarde des paysages urbains », a renchéri M. Sarr qui a salué les efforts consentis par le gouvernement, particulièrement le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan pour intégrer l’arsenal juridique communautaire dans le droit interne du renouveau urbain.

Il a rappelé que la lettre de politique sectorielle définit, dans un horizon temporel de 5 à 6 ans, la vision, les orientations stratégiques, les objectifs et les moyens de les atteindre. Pour Mayacine Camara du ministère de l’Economie et des Finances, l’élaboration de cette lettre de politique sectorielle permettra de recueillir l’adhésion et la participation des acteurs, en particulier ceux de l’hydraulique, de l’assainissement et du développement durable.

Eugène KALY

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche (Mesr) organise jeudi , une cérémonie officielle de signature des contrats des boursiers d’excellence à l’étranger au titre l’année académique 2016-2017, annonce un communiqué transmis à l’Aps. La manifestation est prévue à partir de 16 heures à la Place du souvenir africain et sera présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche Mary Teuw Niane, indique le texte. Trente-neuf nouveaux bacheliers des séries scientifiques et littéraires ayant brillamment réussi au baccalauréat avec les mentions Très bien et Bien ou primés au concours général 2016 ,vont signer ce document qui leur donne droit à une bourse mensuelle d’au moins 750 euros(plus de 490.000 Fcfa),ajoute la même source.

(APS) 

Le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Cheikhou Cissé, a relevé, hier, la vulnérabilité des forces de police au Vih/Sida, en raison de leur mobilité sur les théâtres d’opération et de l’attrait de leurs tenues.

‘‘Les forces de sécurité évoluant aussi bien au niveau national qu’international sont très vulnérables de par leur mobilité et l’attrait de la tenue sur les populations’’, a-t-il dit. Il présidait les travaux d’un atelier de sensibilisation des forces de sécurité sur les stratégies du Programme Sida et de la gestion des populations, initié par le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls). ‘‘Il nous est loisible de rendre hommage au Cnls qui a pris à bras-le-corps ce fléau pour protéger nos populations, notamment les couches les plus sensibles, voire les plus vulnérables, a-t-il dit. Selon lui, le Sida demeure encore une préoccupation pour le Sénégal en dépit des efforts considérables consentis par les pouvoirs publics. Il a donné l’assurance qu’au niveau des forces de sécurité, des efforts supplémentaires seront fournis pour faire baisser le taux de prévalence, qui est de 0,2 % chez les policiers, contre 0,7 % chez la population générale.

 D’après la secrétaire exécutive du Cnls, Dr Safiatou Thiam, au Sénégal, l’épidémie du Sida est certes stable, mais il y a encore des efforts à faire. Elle a souligné que les forces de sécurité sont des personnes adultes, c’est-à-dire sexuellement actives, et donc, forcément vulnérables aux maladies sexuellement transmissibles.

(APS) 


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.