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Actualités (863)

L’expert régional de l’Unfpa basé à Tambacounda, Babacar Guèye, tire un bilan satisfaisant du camp de chirurgie de fistule obstétricale organisé à Kolda et à Sédhiou. Il se fonde sur les chiffres. Sur les 129 femmes recensées, 99 ont été consultées. Dans ce dernier lot, 50 ont été déclarées positives à la fistule obstétricale. Au finish, 48 ont été opérées. Des dispositions sont prises pour assurer le suivi médical. « Ces femmes seront suivies jusqu’à leur guérison.
A la charge des Ong qui sont dans la plateforme mise en place par l’Unfpa d’assurer le suivi de ces femmes au sein de leur communauté et de référer celles qui ne sont pas guéries », a fait savoir Babacar Guèye.

Dr Dembo Guirassy de la Direction de la santé de la reproduction : « Assurer le suivi des grossesses dans les zones  périphériques »

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, à travers la Direction de la Santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se), a participé à l’organisation du camp de chirurgie obstétricale à Kolda et Sédhiou. Le Dr Dembo Guirassy préconise le suivi des grossesses et l’assistance lors de l’accouchement pour combattre cette affection dans des zones difficiles d’accès.

« Le ministère de la Santé a décidé d’organiser la lutte dans ces zones périphériques où il y a beaucoup de cas. Il faut assurer une bonne prise en charge des grossesses à travers les consultations prénatales. En plus, il est important que les femmes aillent accoucher dans des structures sanitaires », a insisté Dr Guirassy.

Commentaire : L’ingratitude au masculin

« On se marie pour le meilleur et pour le pire ». Ce cliché conserve sa substance uniquement dans les registres des mariages.
De nos jours, les unions qui volent en éclats ne se comptent plus. Au Sénégal, 3 couples sur 5 ne célèbrent pas leur 5ème anniversaire de mariage, selon la sociologue Fatou Binetou Dial qui s’exprimait dans une étude publiée il y a plus de 5 ans, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Ce chiffre doit certainement évoluer, au regard de l’occurrence des désunions que les conjoints justifient, de façon générique, par « incompatibilité d’humeur » pour voiler les causes profondes de leur divorce. Mais tout cela est moins grave lorsqu’un homme décide de prendre en mariage une jeune et belle fille bien portante qu’il abandonne au bout de 2, 3 ou 4 ans de mariage, parce que cette dernière a contracté une fistule lors d’un accouchement. « Nous sommes en train de perdre nos valeurs traditionnelles. Nous ne croyons pas aussi au destin. Comment, dans un couple, un homme peut-il abandonner son épouse, parce que tout simplement celle-ci est malade ? C’est le comble de l’ingratitude. Cela est inhumain », a lancé Mariama Sané, le visage couvert de larmes.

C’est le drame commun à beaucoup de femmes atteintes de fistule obstétricale. Toutefois, certains époux restent à côté de leur conjointe, malgré la pression extérieure.


Idrissa SANE

Le projet Système intégré de nettoiement et de valorisation des déchets (Sinvad) compte privilégier l’implication des populations dans la lutte contre l’insalubrité. Les responsables réfléchissent sur les stratégies de mobilisation des communautés.

Les rôles et les responsabilités des acteurs ont été au centre d’une rencontre initiée dans le cadre de la mise en œuvre du projet dénommé Système intégré de nettoiement et de valorisation des déchets (Sinvad). L’objectif de cette rencontre, c’était de définir les tâches de chaque entité qui intervient sur la chaîne et d’assoir en même temps une stratégie efficace pour une meilleure gestion des déchets solides. Les échanges ont été axés sur 3 modules. Il est apparu, au cours de cette rencontre, l’ignorance des rôles est une contrainte de taille. Par conséquent, les conflits sont fréquents. En réalité, beaucoup d’acteurs ne connaissent pas les textes qui régissent ce sous-secteur du nettoiement. 

Le défi pour plusieurs intervenants, c’est de donner la bonne information aux populations, afin qu’elles s’impliquent dans la gestion des déchets. Selon le coordonnateur du Sinvad, Maoudo Ndao, il est impossible de réussir cette mission sans la participation des populations. « Les participants seront accompagnés par le projet dans la démultiplication de cette formation, dans une optique de sensibilisation des populations sur la gestion des déchets ménagers, car la nouvelle équipe municipale, avec à sa tête le député maire Mame Balla Lô, ambitionne d’améliorer le cadre de vie des populations », a assuré Maoudo Ndao. La mobilisation des populations passe par la création d’espaces de réflexion et de partage de bonnes pratiques. Certains sont convaincus qu’il est possible, sur la base des échanges, de jeter les bases d’une gestion durable des déchets à Tambacounda et d’améliorer, du coup, le cadre de vie des populations de cette ville. Pour cette organisation de la société civile, la lutte contre l’insalubrité doit être gérée de manière participative, en suscitant la conscience citoyenne.

Pape Demba SIDIBE

La lutte contre le tabagisme passif entre dans une nouvelle phase. La région de Sédhiou vient de procéder à l’installation de son Comité régional chargé de veiller au respect de cette disposition.

La région de Sédhiou a mis en place son Comité régional de lutte contre le tabac. Lequel sera appuyé par des forces de défense et de sécurité. Ledit comité a été installé par Ngoné Cissé, adjointe au gouverneur chargée du développement.

La mission principale de ce comité, c’est veiller au respect strict de la loi. Le chargé des questions économiques du Programme national de lutte contre le tabac, Djibril Bèye, est revenu sur les sanctions encourues par les contrevenants. En fait, ceux qui ne respectent pas cette disposition s’exposent à des amendes allant de 5.000 FCfa à 150.000 FCfa.

« Tout exploitant ou responsable d’un lieu où il est interdit de fumer doit prendre toutes ses dispositions pour faire respecter la loi. Ils doivent afficher, de façon visible, cette interdiction », a prévenu M. Bèye. Toutefois, une marge est aménagée pour les fumeurs.

Des fumoirs clos doivent être installés dans les auberges, les hôtels, les restaurants, les aéroports, etc., et accessibles uniquement pour des personnes âgées d’au moins 18 ans. La tâche s’annonce difficile pour le comité. C’est pourquoi Mme Cissé a préconisé une intensification de la sensibilisation.

    Malamine KAMARA

Les chantiers du pôle urbain de Diamniadio avancent à un rythme souhaité. C’est ce qu’a affirmé le délégué général aux Pôles urbains de Diamniadio et du lac rose, Seydou Sy Sall, au cours d’une rencontre tenue il y a quelques jours à Koungheul.

« Qui emprunte l’autoroute à péage se rendra compte de l’état d’avancement des travaux de Diamniadio qui sont au rythme souhaité par le président de la République et les populations », a déclaré le délégué général des Pôles urbain de Diamniadio et du lac rose au cours d’une rencontre tenue récemment à Koungheul. Seydou Sy Sall a fait savoir que le Centre international de conférences de Diamniadio est en train de repositionner le Sénégal en matière d’accueil de grandes conférences.

Il a profité de cette rencontre pour rappeler qu’un centre des expositions, des hôtels ainsi qu’un marché national des produits sont en cours de réalisation. « Le président de la République a décidé de construire une gare pour les gros porteurs qui fera de Diamniadio un pôle de transport des marchandises et des produits vers les pays de la sous-région et de l’intérieur du pays », a justifié M. Sall. Sur ce pôle, une université sera construite. Elle aura 14 filières avec une capacité d’accueil de 30.000 étudiants.

Tout compte fait, le rythme d’exécution des différents chantiers est satisfaisant. S’y ajoute le centre de recherche sur les maladies tropicales lancé par le Pr Souleymane Mboup qui abritera plusieurs projets de recherche de dimension internationale. Aussi, le Seydou Sy Sall a soutenu que des réflexions sont en cours pour la création d’un autre pôle à Tambacounda, une région frontalière avec plusieurs pays. La création de ce pôle peut contribuer au développement des centres urbains qui sont à l’Est et au Centre du pays comme Podor, Kaolack, Sédhiou et Tambacounda.

Amath Sigui NDIAYE

L’ensablement du fleuve Casamance s’accélère à hauteur de Kolda. Les bergers prennent les allures de dépôts sauvages qui réduisent le régime hydrographique. L’écosystème qui devrait contribuer à embellir la ville est plus que menacé par l’homme.

Le pont construit par le peuple américain est un bijou sur le fleuve Casamance. Les passants s’arrêtent de temps en temps pour prendre des photographies. D’autres viennent pour prendre de l’air juste après le coucher du soleil. Le pont divise la ville en deux, mais pour Mamina Diémé, ce bijou est la porte d’entrée et de sortie de Kolda. « Regardez, on a transformé le fleuve en dépôt d’ordures.

Ce pont et le fleuve peuvent contribuer à rendre la ville plus attrayante », a-t-il confié.
Mercredi 7 septembre. Le fleuve coule lentement. Le lit est jonché de sacs, de gravas... L’eau est noirâtre. Un mont d’immondices se tasse peu à peu dans les eaux, à l’entrée du pont du côté du marché. L’odeur est nauséabonde. Des passants, couvrent leur nez avec leurs mains ou avec des mouchoirs pour traverser le dépôt sauvage de déchets. La décharge ne cesse de s’étendre. Les vendeurs et les vendeuses arrivent et, sans gêne, jettent les sacs d’ordures, sous l’œil des agents de nettoiement.

« Je ne peux pas condamner les populations, parce que notre pelle mécanique est déployée à Sédhiou. Nous avons besoin du soutien de la mairie pour rendre cette ville propre et attrayante », a balayé Bathie Diouf, un des superviseurs de l’Unité de gestion des déchets solides (Ucg) basé à Kolda. Sur la route parallèle à la rive, du côté du marché, des ateliers, des restaurants et des salons de coiffure s’échelonnent. Ces installations donnent directement sur le fleuve. Certains occupants ne cassent pas la tête. « Il y a un grand travail de sensibilisation à faire pour protéger ce fleuve et embellir la ville de Kolda. En plus de ces tas de déchets près de l’entrée du pont, il est nécessaire de sensibiliser tous ceux qui sont sur cette rive. Les eaux usées et des ordures sont directement jetées dans le fleuve », rapporte Abdoulaye Diao. Au milieu du lit, les dépôts ressemblent à des îlots. Ils sont envahis par des herbes.

La sédimentation anthropique tue peu à peu le fleuve Casamance aux abords de la commune de Kolda. Le niveau de l’eau est très bas. Le régime hydrographique doit être l’un des plus faibles au cours de ces dernières années. On ne peut pas être un défenseur de l’environnement et rester insensible à un désastre écologique programmé dans cette zone. « C’est dommage. Ce n’est plus le fleuve que nous connaissions. Comme des ouvrages, ce fleuve a contribué à valoriser et à embellir Kolda. Nous pensons que chacun doit apporter sa contribution pour le sauver », pense un vieux qui conduisait une bicyclette. Sur le côté droit du pont, en venant du marché, à quelques jets de pierre de la rive, de belles villas poussent çà et là. Leurs occupants auront une vue panoramique sur un fleuve qui s’ensable d’année en d’année et qui deviendra, peut-être, une décharge à ciel ouvert. Il est nécessaire d’entreprendre des actions concrètes pour sauver cet écosystème.

Idrissa SANE

 

La  1ère édition du festival du meilleur tube oriental a eu lieu du 13 au 15 août 2016 à Tambacounda. Moyen efficace de sensibilisation sur les risques de l’excision, les mariages et grossesses précoces et la promotion de la planification familiale, cette initiative est soutenue par le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa).

La caravane des jeunes leaders champions sur la Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes a permis de toucher toutes les zones sensibles de la région de Tambacounda. C’est dans le cadre du festival du meilleur tube oriental qui s’est déroulé du 13 au 15 août 2016. L’objectif est de promouvoir la planification familiale et lutter contre les mariages et grossesses précoces.
En plus de l’initiation sur les réseaux sociaux et de l’organisation de la foire aux réseaux sociaux, les Centres conseils pour adolescents (Cca), de concert avec leur partenaire stratégique, l’Unfpa (Fonds des Nations unies pour la population), viennent ainsi de lancer de nouvelles stratégies d’accompagnement des organisations de jeunes et l’éducation à la Santé de la reproduction, a déclaré Madou Cissé, le directeur du Cca de Tambacounda et du Centre départemental d'éducation populaire et sportive (Cdeps).
Cette fois-ci, ce sont les jeunes artistes musiciens de la région qui sont mis à contribution pour une large diffusion des différents messages de sensibilisation sur certains fléaux.  
La caravane, à travers les artères de la commune, a été un temps fort des activités prévues dans le cadre de cette campagne. Cette marche a mobilisé des centaines de jeunes tenant des pancartes et habillés de Tee-shirts sur lesquels on peut lire différents slogans : « Plus jamais ça ! » « Ma vie est affectée par les effets de l’excision » ; « Je suis trop jeune pour le mariage » ; « Oui à la planification familiale » ; « Non aux grossesses précoces », etc.  Selon Madou Cissé, l’organisation de ce festival entre dans le cadre de la multiplication des stratégies d’intervention en partant de ce que les jeunes aiment, c'est-à-dire la musique, surtout le Rap.

Il a également fait savoir qu’à ce jour, tous les indicateurs de santé dans la région sont au rouge. Car « nous avons le taux de prévalence le plus bas en matière de planification familiale », a-t-il argumenté. Selon lui, dans la région de Tambacounda, le taux de grossesses précoces est à 16,18 %. Néanmoins, le coordonnateur du Cca a souligné une légère diminution des cas.
Pour Babacar Guèye, expert régional de l’Unfpa à Tambacounda, 9,1 % des ménages sont dirigés par des femmes. A l’en croire, « des investissements s’imposent pour protéger leur santé, notamment leur sexualité et la procréation, pour leur permettre de recevoir une éducation de qualité et élargir leurs perspectives économiques, surtout celles d’obtenir un emploi décent ».
Cette 1ère édition du festival du meilleur tube oriental est aussi un concours ouvert à tous les artistes musiciens de la région avec un jury constitué et composé, entre autres, du directeur du Centre culturel de Tambacounda, du principal Bocar Sall et aussi de Malal Talla, alias « Fou malade ».

A la fin de ce concours de Rap, qui s’est déroulé sur 2 jours, 8 jeunes artistes ont été retenus. Ils vont se produire en studio en compilation sur la Santé de la reproduction.
L’Unfpa va soutenir le projet pour une large vulgarisation au Sénégal et même dans la sous-région ouest africaine.

Pape Demba SIDIBE

La célébration de la Journée internationale de l'alphabétisation a été mise à profit par l'Unesco pour procéder au lancement de l'Alliance mondiale pour l'alphabétisation. Destinée à mobiliser des fonds et promouvoir des initiatives novatrices, elle cible particulièrement les questions genre et les Technologies de l'information et de la communication (Tic).
La Journée internationale de l'alphabétisation a été célébrée avant-hier, à Pikine. La cérémonie a eu lieu en présence du secrétaire général de la Commission nationale de l'Unesco, Aliou Ly, et d'autres personnalités dont le colonel Antoine Wardini, directeur du Service civique national, et des responsables de l'Onvac. Cette célébration a servi de cadre pour lancer l'Alliance mondiale pour l'alphabétisation dont l’objectif est de mobiliser des financements et de promouvoir des initiatives novatrices.

A l’occasion, Aliou Ly a transmis le message de la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, qui considère que l'analphabétisme continue d’être synonyme d'exclusion et de pauvreté. Citant Mme Bokova, il a rappelé que, depuis la proclamation de la Journée internationale de l'alphabétisation, par l'Unesco, en 1966, des progrès considérables ont été notés. « Même si la population mondiale a fortement augmenté, le nombre de jeunes adultes non alphabétisés a diminué de 25 % entre 1990 et 2015 », a déclaré la directrice générale de l’Unesco. Dans le même ordre d’idées, elle a expliqué que le Mouvement mondial de l'éducation pour tous a également été à l'origine de nombreux changements positifs et que la parité des genres a connu des avancées notables. Elle a néanmoins estimé que tout cela n'est pas suffisant. Car il reste, aujourd'hui, 758 millions d'adultes qui ne savent ni lire ni écrire. Les deux tiers sont constitués de femmes.  « A la marge du village planétaire, ils ne bénéficient d'aucun des avantages de la mondialisation et en supportent tous les coûts. Ces femmes et ces hommes sont plus exposés aux problèmes de santé, à l'exploitation et aux violations des droits  de l'Homme. Ils sont plus exposés au chômage et sont moins bien payés quand ils ont un emploi », a analysé Mme Bokova. Poursuivant, elle a indiqué : « Incapables de lire ou d'écrire, ils ne peuvent réaliser leur plein potentiel, et des communautés entières sont enfermées dans le cercle vicieux de la pauvreté, terreau de la violence et des conflits ».

Selon elle, « en tant que fondement de la dignité humaine et des droits de l'Homme, l'alphabétisation est indispensable pour éradiquer la pauvreté, parvenir à l'égalité des genres et bâtir des sociétés plus durables et inclusives ». Le troisième adjoint au maire de la ville de Pikine, Makhtar Diop, a rappelé que cette célébration coïncide avec la remise du Prix international de l'alphabétisation au Sénégal, à Paris, au ministre de l'Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. « L'Unesco, par ce prix décerné au Sénégal pour la première fois de son histoire, couronne l'important Programme national d'éducation des jeunes et des adultes analphabètes articulé aux Tic », a-t-il souligné. Au-delà de la reconnaissance internationale des efforts entrepris par le gouvernement du Sénégal et les collectivités locales dans la déclinaison des politiques publiques en matière d'alphabétisation, a-t-il souligné, le succès engrangé à travers ce prix prouve, à suffisance, la crédibilité du système éducatif sénégalais.

Abdou DIOP

En 1916, a été créée l’Ecole africaine de médecine et de pharmacie de Dakar. La Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en est l’héritière. Elle célèbre, cette année, son centenaire avec plusieurs activités prévues entre 2016-2017. Celui qui en est le doyen, le Pr Amadou Diouf, y revient dans cet entretien. Il pose également un regard sur l’évolution de cet établissement de grande renommée et affiche son optimisme sur l’organisation du concours d’agrégation du Cames confiée au Sénégal.

Vous célébrez, cette année, le centenaire de la Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontologie. Quelles sont les activités prévues à cette occasion ?
Nous célébrons les 100 ans de l’enseignement de la médecine au Sénégal. Nous allons dérouler plusieurs activités jusqu’au courant de l’année 2017. Les étudiants, en anticipant un peu, ont offert un prélude. La Faculté de Médecine, de pharmacie et d’odontologie, par la multitude des nationalités qu’elle accueille, a formé plusieurs personnes éparpillées dans le monde. L’idée est de les retrouver et de leur rendre hommage, en même que d’anciens professeurs et le personnel administratif et technique, afin qu’ils soient immortalisés. Cette Faculté est un lieu de souvenirs, un pan de la mémoire collective. A titre posthume, nous avons décidé de faire du président Félix Houphouët-Boigny le parrain de ce centenaire. Il fait partie de ceux qui ont étudié ici, été formés comme médecins africains, première vocation de cette Faculté. Il faut mettre en lumière les personnalités de cette envergure que nous voulons inviter à la cérémonie d’ouverture. Nous nous employons à recenser tous les « alumni », pour qu’ils soient mis au courant de cette commémoration et s’impliquent davantage dans la marche de cet établissement.
D’autres activités scientifiques sont en train d’être concoctées. Il faut rappeler que cette école n’a pas formé que des médecins et des pharmaciens. Des sages-femmes et des infirmiers y ont « fourbi leurs armes ». La Faculté n’en forme plus, mais il y a des réformes, aujourd’hui, dans l’espace Cedeao, avec l’organisation ouest africaine pour la médecine qui prévoient le changement du dispositif. Les infirmiers, les sages-femmes et les préparateurs doivent être titulaires de Licence, de Master. J’ai rencontré le comité scientifique qui s’est réuni pour très vite nous proposer un programme d’activités devant intégrer les journées médicales prévues en avril 2017.  Nous voulons que la cérémonie inaugurale du centenaire et des journées médicales soient organisées concomitamment. Il y a bien évidemment d’autres évènements prévus. Tout n’est pas encore ficelé.

Après un siècle d’existence, la Faculté de Médecine semble toujours exercer un attrait sur les communautés estudiantines d’ici et d’ailleurs. Quels sont les efforts déployés pour entretenir cette image ?
La Faculté de Médecine est toujours attractive parce qu’elle répond à certaines normes. Elle est, aujourd’hui, autant prisée qu’hier. J’en veux pour preuve les nombreuses nationalités dont elle est constituée et les résultats qu’elle obtient chaque année. Mais le plus important est que nous ne dormions pas sur nos lauriers. Cette Faculté a quand même de l’âge. Et le défi est qu’elle continue à porter cet héritage. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’adapter nos bâtiments, afin qu’ils répondent aux exigences de qualité. Il faut moderniser davantage la Faculté de Médecine. Là aussi, nous comptons sur les « alumni ». Il faut des bâtiments qui répondent aux normes de sécurité et de confort. C’est de cette façon qu’elle continuera à être digne de sa renommée.

Et sur le plan pédagogique…
Du point de vue pédagogique, les choses ont changé aujourd’hui. Le diplôme de Doctorat que nous délivrons est un diplôme national que nous ne sommes pas les seuls à donner. Il y a d’autres Facultés et Unités de formation et de recherche (Ufr) qui en décernent avec les normes de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-sup). Nous pouvions nous prévaloir de notre expérience et de notre réputation pour nous dispenser de cette évaluation. Mais nous nous sommes pliés à cette norme pour continuer de cultiver l’excellence. Nous sommes déjà en évaluation, cette année, par l’Anaq-sup pour valider le diplôme que nous délivrons. Nous n’avons pas de crainte à ce niveau, parce que nous en faisons déjà objet par le bais de la Conférence des doyens des Facultés de Médecine et de pharmacie. Nous avons déjà fait la pré-évaluation. Les documents produits leur seront envoyés avant leur venue, au mois de novembre prochain, pour faire l’évaluation de la Faculté.
Aussi, les résultats que nous obtenons chaque année attestent de la pertinence de nos options pédagogiques qui sont bien évidemment perfectibles. Nous avons plus de 80 % de réussite en première année. Aujourd’hui, on enseigne sur le même référentiel dans la zone Cedeao. Il y a une harmonisation de la façon d’enseigner. Cela exige un nouveau comportement. Le système Licence-Master-Doctorat (Lmd) que nous sommes en train de mettre en œuvre contribue à la mise en place d’un système et des conditions d’enseignement qui répondent aux exigences de l’heure. Nous devons d’ailleurs aller vers le Lmd intégral qui implique que les rattrapages se fassent au semestre au cours duquel les enseignements ont été dispensés. Avec ce modèle, les résultats pourraient être meilleurs.
Cette année, nous intégrerons la lecture optique pour la correction.  Celle-ci ne se fera plus par le professeur, mais par le lecteur optique pour ce qui est des Qcm. La lecture optique, qui sera installée dans trois mois, nous permettra de gagner du temps. C’est une importante innovation. Quand nous avons soumis le projet au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, il avait quelques doutes. Mais, il a quand même accepté de nous acheter cet outil.

Où en êtes-vous avec le projet de centre de simulation ?
Nous sommes en avance sur ce projet de centre de simulation grâce au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. L’appel d’offres va être bientôt lancé pour la construction de ce bâtiment. La Fondation Sonatel a promis de participer à l’équipement. Le centre nous permettra, avec nos effectifs en hausse, de continuer à nous inscrire dans une dynamique de qualité et de modernisation. Nous avons, à Dakar, quatre Ufr qui font de la médecine. Nous allons tous vers les mêmes hôpitaux pour les stages de nos étudiants. Le centre de simulation n’est pas un palliatif. C’est une option de plus. Il contribuera à leur formation pratique, sans toutefois les dispenser d’aller dans les hôpitaux quand il sera nécessaire. Les résultats prouvent que nous réalisons des performances, mais nous nous employons quotidiennement à introduire des innovations utiles à la marche de la Faculté. Pour demeurer une référence, il faut avoir cette faculté de s’adapter et de déclencher des initiatives.

Qu’en est-il du nouveau « vieux » bâtiment qui tarde à être réceptionné ?
Nous sommes en train de l’équiper. On ne l’a pas encore réceptionné, mais nous dispensons des enseignements et faisons des évaluations dans le grand amphithéâtre. Le bâtiment va d’ailleurs être utilisé pendant l’agrégation. Cela a beaucoup évolué.

Il est souvent fait cas de déficit de certaines spécialités. Quelle en est la raison ?
La réalité est que ces formations sont dures et longues. Certains affichaient une réelle volonté de s’y frayer un chemin, mais ne disposaient pas de suffisamment de moyens. L’Etat doit rendre ces spécialités attractives. C’est pourquoi il faut saluer les actions entreprises par le ministère de la Santé et de l’Action sociale et la Fondation Sonatel qui ont identifié les spécialités qui font défaut dans les régions. Ils ont octroyé des bourses d’excellence dans ces domaines. A la fin de cette spécialisation, tous ces médecins spécialistes serviront à l’intérieur du pays. Mais, il ne s’agira pas seulement de les y déployer. Il faut doter les établissements régionaux d’équipements, pour que les médecins puissent exercer leur art.

Le Sénégal abrite, cette année, le concours d’agrégation du Cames. Etes-vous prêts à relever les défis de l’organisation et de la participation ?
Nous sommes tenus de relever les défis. C’est l’Etat du Sénégal qui a accepté d’abriter le concours. La Faculté de Médecine ainsi que les hôpitaux (le concours se déroule également dans les hôpitaux) ne seront que des réceptacles. Mais, nous ne sommes pas restés les bras croisés en attendant que l’Etat fasse tout. Nous avons sollicité quelques partenaires pour réussir l’organisation. Des travaux ont même été entamés. Il y a eu aussi des rencontres avec certaines autorités étatiques. Nous espérons nous entretenir avec le président de la République pour lui toucher un mot sur nos attentes. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale est également impliqué dans l’organisation du concours. Le défi sera relevé.
En ce qui a trait à la participation, nous n’avons pas de crainte majeure. Nous avons l’habitude de préparer nos candidats, parce qu’ils sont sélectionnés. Celui qui ne remplit pas les conditions ne peut pas se présenter au concours. C’est comme les Jeux olympiques. Il faut que l’athlète réalise les minima pour y prendre part. C’est pour cela que nous avons d’excellents résultats lors des concours d’agrégation.
Le centre international y contribue certainement…
Absolument. Le centre est destiné à former les Sénégalais. Mais, avec les résultats que nous obtenons dans les concours d’agrégation, les candidats d’autres pays viennent s’y préparer. D’ailleurs, nous-mêmes avons des problèmes de place pour nos candidats sénégalais. Il faudrait aussi qu’ils puissent avoir accès à la salle pour s’entraîner. C’est un passage obligé, même si les participants ont leur propre programme de préparation.

Qu’est-ce qui, aujourd’hui, constitue le principal écueil dans la marche de la Faculté de Médecine ?
Le plus grand obstacle auquel nous faisons face est lié aux ressources financières très limitées. Même si l’Etat fait de gros efforts dans la mise en œuvre des projets, la subvention est non seulement en deçà de nos besoins, mais il arrive qu’on ne la reçoive pas, comme cela a été le cas l’année dernière. Et avant de la percevoir, elle passe par le rectorat. Parfois, nous ne sommes pas au courant quand ça arrive. Cette année, la subvention a été diminuée de moitié. On nous a promis de nous donner l’autre partie, mais jusqu’à présent, nous attendons. C’est un peu compliqué. Nous avons des ressources propres qui nous permettent de fonctionner, même si le rectorat a une quote-part sur les frais d’inscription pour pouvoir faire face à certaines charges.

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

Les trois forages de Pout Kirène et l’usine de la station de pompage de Thiès ont été visités par les associations des consommateurs. Ces ouvrages sont destinés à assurer l’alimentation correcte en eau de Dakar.

La rencontre semestrielle instaurée entre la Société des eaux (Sde) et les associations des consommateurs au Sénégal s’est tenue hier, à Thiès. Elle a permis aux consuméristes de visiter trois forages de Pout Kirène et l’usine de la station de pompage de Thiès.

es ouvrages sont destinés à assurer l’alimentation correcte en eau de la ville de Dakar. Sur l’ensemble des trois forages visités sur les six engagés dans le cadre du Programme d’urgence de sécurisation de l’alimentation en eau potable de la capitale, les consuméristes ont constaté que les ouvrages, en chantier depuis  six mois, sont connectés au réseau d’alimentation en eau de Dakar et fonctionnent.

Outre les travaux de génie civil destinés à la sécurisation des installations, chaque forage  a  deux cabines, dont l’une est réservée aux équipements hydrauliques et l’autre abrite une armoire pour l’alimentation électrique dotée d’un instrument de télégestion. Ce qui permet d’exploiter toutes les informations collectées au niveau de la station de pompage de Karmel. Selon les services techniques  de la Sde en charge de la production, ce projet d’urgence sert de transition pour les trois ou quatre prochaines années, en attendant la mise en service de l’usine de pompage de Sébikhotane et celle de dessalement de l’eau de mer. Satisfait de l’évolution positive dans l’approvisionnement en eau de Dakar, imam Youssouph Sarr, porte-parole de l’Entente nationale des  consommateurs, a félicité la Sde pour le professionnalisme avec lequel les travaux ont été conduits en respectant les courts délais d’exécution. «  Même s’il reste encore quelques difficultés dans des poches, telles que Golf Sud, Guédiawaye, entres autres, nous savourons l’embellie dans l’accès et la qualité de l’eau potable à Dakar », a-t-il déclaré. Ravi de l’évolution positive des relations entre la Sde et les associations de consommateurs, le directeur général de la Société des eaux, Abdoul Baal, les  a remerciés pour leur collaboration franche. « Aujourd’hui, l’Etat du Sénégal, la Sde, tout comme la Sones, travaillent sur la troisième usine de Keur Momar Sarr et celle de dessalement de l’eau de mer afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable de Dakar », a-t-il rappelé.

Mbaye BA

La Coalition nationale pour l’éducation pour tous, qui vient d’élire un nouveau président, Seydi Ababacar Ndiaye, veut accompagner les pouvoirs publics dans la mission d’une éducation de qualité pour tous.

L’ancien secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur Seydi Ababacar Ndiaye  a été élu, hier, nouveau président de la Coalition nationale pour l’éducation pour tous (Cnept). C’était lors de l’assemblée générale de capitalisation et de renouvellement de cette structure qui fédère Ong, organisations de la société civile et syndicats intervenant dans le domaine de l’éducation. Créée en 2003, suite au Forum mondial sur l’éducation tenu en avril 2000 à Dakar, la Cnept, composée d’une centaine d’Ong/Osc et de syndicats agissant tous dans le champ de l’éducation et présente dans tous les départements (points focaux), se dit  la première coalition pour l’éducation pour tous au Sénégal.

Mais depuis 2013, après la dernière assemblée générale, elle était tombée dans une « certaine léthargie », selon les mots de Seydi Ababacar Ndiaye qui était aussi à la tête d’un comité had oc pour « redémarrer les activités ». « Depuis la dernière assemblée générale, en 2013, nous n’avons pas eu trop d’activités. A la limite, aucune réunion, ni rencontre n’a été convoquée. Depuis l’an dernier, nous avons pris les devants avant l’échéance du mandat du comité directeur sortant, dire qu’il faut travailler à renouveler les instances. Ce qui  n’a pas été fait. Aujourd’hui, nous sommes à 8 mois de la fin de notre  mandat. C’est pourquoi nous sommes venus avec toutes les organisations  pour voir comment on va discuter », a expliqué M. Ndiaye.

Sur ses objectifs, il a dit compter « retoucher » les  textes fondateurs de la coalition qui date de 13 ans pour les adapter « au temps où nous sommes ». La Cnept veut s’ajuster « aux nouvelles dynamiques » comme les Objectifs de développement durable, les changements climatiques qui, a-t-il dit, ont des impacts sur l’éducation. Avec comme mission « un accès de tous les Sénégalais à une éducation de qualité », la Cnept veut aussi assister les pouvoirs publics. « Nous sommes des partenaires, nous devons travailler à montrer aux institutions, aux différents ministères de tutelle là où se trouvent les problèmes. Pas pour en créer, mais proposer des solutions, influer sur les décisions dans le sens positif. Nous voulons atteindre les objectifs de l’éducation pour tous », a déclaré le nouveau président de la Cnept.  

Oumar NDIAYE

Le Comité de lutte contre le tabagisme de la région de Dakar a été installé hier à la Gouvernance. Il sera un cadre de concertation et de réflexion sur la lutte contre le tabac. Selon le coordonnateur adjoint du Programme national de lutte contre le tabac au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Oumar Ndao, la mission de cette structure sera de faciliter la mobilisation des ressources des partenaires et d’accompagner les acteurs.

Il se chargera aussi d’aider le Programme de lutte contre le tabac à harmoniser des stratégies et donnera un avis sur la politique nationale de lutte contre le tabagisme, notamment sur les instruments, tels que les plans nationaux. Le comité est présidé par le gouverneur de région, avec comme rapporteur le médecin-chef de la région médicale. Les préfets et les agents des services déconcentrés sont aussi membres de ce comité régional. Ils participent à la lutte contre le tabac et aident le programme à sensibiliser les populations sur la loi anti-tabac surtout l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

Faisant face à la presse, Oumar Ndao a indiqué que le processus de décentralisation de la lutte contre le tabac est lancé depuis quelques temps. C’est ainsi qu’il a été installé dans chaque région un comité de lutte contre le tabac. « C’est dans cette perspective que nous venons d’installer le comité de la région de Dakar. Nous avons déjà installé à l’intérieur du pays les différents comités régionaux », a-t-il informé, rappelant que la lutte anti-tabac est multisectorielle. « C’est pour cette raison que l’implication de tous les secteurs est souhaitée », a souligné le coordonnateur adjoint du Programme national de lutte contre le tabac.

E. KALY

La 41ème édition de la Semaine nationale de l’alphabétisation dont le thème cette année est : « Lire le passé, écrire le présent » a été lancée hier, sur la place des « Berges du Sine » de Fatick. Au nom du secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et à la Promotion des langues nationales, le gouverneur de la région de Fatick, Souleymane Ciss, a plaidé pour une meilleure participation au financement des programmes d’alphabétisation au Sénégal.

La place des « Berges du Sine » de la ville de Fatick a abrité la cérémonie de lancement de la 41ème édition de la Semaine nationale de l’alphabétisation dont le thème est axé sur « Lire le passé, écrire l’avenir ». Le staff du cabinet du secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et à la Promotion des langues nationales, Youssou Touré, les autorités administratives, académiques et locales, ainsi que les populations ont rehaussé de leur présence cette rencontre. Le gouverneur de la région de Fatick, Souleymane Ciss, a souligné que cette édition coïncide avec la remise du prix Unesco-Confucius d’alphabétisation à l’Etat du Sénégal pour ses efforts d’intégration des Technologies de l’information et de la communication (Tic) dans le Programme national d’éducation de base des jeunes et adultes analphabètes (Pnebja/Tic). Il a rappelé que L’Etat du Sénégal, conscient des enjeux de l’éducation des jeunes et des adultes, a jugé nécessaire, au-delà  de la célébration de cette journée, de consacrer une semaine pour renforcer le plaidoyer  et la sensibilisation à l’endroit des  communautés, des pouvoirs publics, des acteurs et partenaires au développement.

« A l’heure où le gouvernement se tourne résolument  à faire du Sénégal un pays émergent, il serait judicieux de ne pas perdre de vue le support sur lequel toute politique d’émergence et de développement durable devrait s’appuyer : l’éducation et la formation des communautés locales. Car l’analphabétisme pourrait constituer un frein à l’atteinte des objectifs visés », a indiqué M. Ciss.

Selon lui, c’est pour cette raison que des stratégies innovantes sont développées en s’appuyant sur l’intersectorialité, la synergie des actions, la diversification des offres, l’harmonisation des interventions et la capitalisation des expériences porteuses.

Rappelant que le Sénégal a, aujourd’hui, codifié 22 des langues parlées sur l’étendue du territoire national,  le gouverneur de région  a plaidé pour une meilleure participation au financement des programmes d’alphabétisation. Après s’être réjoui du choix porté sur l’Etat du Sénégal comme lauréat du prix Unesco-Confucius d’alphabétisation, il a tenu à remercier vivement la directrice générale de l’Unesco.

Hervé Huot-Marchand, représentant la directrice générale de l’Unesco, a indiqué que le message de cette dernière peut être considéré  comme une charte qui pourrait être adoptée dans les pays. Selon lui,  ce message (…) donne des éléments de la situation « parce que l’analphabétisme est encore très présent dans le monde, mais il y a eu des efforts importants au niveau mondial ». M. Hervé Huot-Marchand a signalé que le taux d’analphabétisme a diminué de 25 %, malgré l’augmentation de la population.

Il a soutenu que ce sont des efforts à saluer, mais il reste beaucoup de défis à relever, notamment pour les femmes qui sont les plus touchées par l’analphabétisme. Pour lui, il faut des efforts, surtout en termes de financement de l’alphabétisation, et arriver à toucher toutes les populations rurales.

« Mais l’alphabétisation, c’est plus lire ou écrire. Et bien évidemment, l’analphabète du 21e siècle, c’est quelqu’un qui ne sait pas utiliser les Tic », a-t-il fait savoir.   Hervé Huot-Marchand n’a pas manqué de saluer les efforts déployés par le Sénégal dans le domaine de l’alphabétisation.

Oumar  Ngatty  BA

Doté d’un budget estimatif de 18 milliards de FCfa, le plan quinquennal (2016-2020) de lutte contre les Maladies tropicales négligées (Mtn) a été validé hier. Il servira notamment à renforcer les capacités du système de santé afin d’éliminer ou de contrôler les pathologies en question.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a procédé, hier, au lancement d’un plan stratégique national de lutte contre les Maladies tropicales négligées (Mtn). Ledit plan, qui servira particulièrement à renforcer les capacités du système de santé afin d’éliminer ou de contrôler les Mtn, a un budget estimatif de 18 milliards de FCfa. Mme Seck a estimé d’emblée que le chef de l’Etat a placé la santé et le capital humain au cœur des orientations du Plan Sénégal émergent (Pse).

C’est dans ce cadre que se situe le plan national d’action stratégique de lutte contre les Mtn validé, hier, à l’issue d’un atelier ayant regroupé les pouvoirs publics et les partenaires au développement. Selon elle, il s’agira de faire un plaidoyer pour que ces maladies ne soient plus négligées. Il s’agit de la bilharziose, de l’onchocercose, de la lèpre, de la dingue, de la rage, du trachome…

Le Dr Marie Khémesse Ngom, coordonnatrice de la Direction de la maladie, a indiqué que ces pathologies sont liées à la pauvreté et à l’absence d’un système adéquat de fourniture d’eau potable et d’assainissement. La surveillance communautaire et l’urgence d’une approche multisectorielle seront privilégiées afin de faire face à ce sérieux problème de santé publique.

L’engagement de l’Etat a été réaffirmé par le ministre de la Santé qui a annoncé la mise en place de stratégies efficaces, surtout dans les régions frontalières identifiées comme les plus touchées par ces maladies. En effet, selon l’Oms, les Mtn sont responsables de plus de 534.000 décès recensés annuellement à travers le monde. A ce jour, plus d’un milliard de personnes sont touchées, la moitié des cas étant répertoriée en Afrique.

Les spécialistes sont unanimes à reconnaître que les Mtn, responsables d’un handicap irréversible, réduisent le plus souvent les capacités physiques et cognitives des enfants et des femmes, bref, des couches sociales les plus vulnérables. Comme à l’accoutumée, les Partenaires techniques et financiers dont l’Oms sont attendus pour une grande mobilisation des ressources. Pour le représentant-résident de l’Oms au Sénégal, Dr Deo Nshimirimana, l’Etat doit organiser des campagnes de distribution de masse de médicaments à temps opportun, conformément aux directives du Système des Nations unies.

Le renforcement de la communication, l’amélioration de l’accès, la qualité de l’eau potable, l’assainissement et l’environnement sont aussi identifiés comme prioritaires. Le nouveau projet spécial élargi de lutte contre les Mtn est piloté par l’Oms. Les Etats pourront ainsi prendre des décisions informées concernant le début de l’administration massive de médicaments dans le cadre de la chimiothérapie préventive, sur la base de données fiables.

M. L. DIATTA

Quatre-vingt pour cent des personnes détenues actuellement à la Maison d’arrêt et de correction de Kolda le sont pour des délits liés au trafic illicite du bois. Entre les mois de janvier et juin dernier, 316 individus ont été appréhendés et mis sous mandat de dépôt pour leur implication dans ce trafic, selon le lieutenant Oumar Amadou Aw de l’inspection régionale des Eaux et Forêts de Kolda.

Les autorités envisagent toute une batterie de mesures pour éradiquer ce trafic du bois à destination de l’étranger, notamment la création de neuf éco-villages, la mise en place de comités mobiles de surveillance le long de la frontière avec la Gambie, l’inscription du bois de venn dans la Convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore menacées...

M. A. DIALLO

La ville de Fatick a été choisie, cette année, pour abriter la cérémonie officielle de lancement de la 41ème édition de la Semaine nationale de l'alphabétisation. Cette manifestation, qui aura pour cadre la place des « Berges du Sine », à partir de 10 heures, est placée sous le haut parrainage du président de la République, Macky Sall.

Toutes les dispositions ont été prises par les autorités administratives et académiques et les partenaires, pour que cette cérémonie connaisse un succès éclatant. Aussi, la Journée internationale de l'alphabétisation dont le thème de cette année est : « Lire le passé, écrire l'avenir », sera célébrée.

Oumar  Ngatty BA

En visite de travail à l’Union des femmes productrices de bio-charbon, le ministre de l’Environnement de la Wallonie a annoncé l’exposition de ce produit lors de la session de négociation de la Cop 22 à Marrakech. La production de cette énergie est l’œuvre de l’association « Nébéday » qui s’active dans la zone du Delta du Saloum.

Les femmes presseuses qui produisent le bio-charbon au sein des quatre groupements encadrés par l’association « Nébéday » dans les régions de Kaolack et Fatick vont avoir une reconnaissance internationale à Marrakech, au Maroc. Ce sera dans le cadre de la Conférence des parties (Cop22) qui va se tenir dans le royaume chérifien en novembre prochain. Ce produit, fabriqué avec des résidus de paille et de l’argile, va être l’une des attractions de l’exposition prévue en marge de la Cop 22.

Au Sénégal depuis une semaine, le ministre wallon de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de la Mobilité s’est engagé à appuyer ce projet en faisant figurer le bio-charbon parmi les programmes phares en matière environnementale et soutenus par la Belgique à ce rendez-vous international. « Nous allons partir à Marrakech, en novembre prochain, dans le cadre de la Conférence internationale sur le climat, avec une délégation de Wallonie. C’est une occasion unique de présenter des projets que nous soutenons à travers le monde, mais aussi les résultats produits. A ce titre, il nous a semblé important de montrer au reste du monde ce que l’association « Nébéday » réalise en matière de lutte contre la déforestation en plantant, chaque année, une centaine de milliers d’arbres, mais aussi l’expérience de la fabrication de charbon de paille qui permet de préserver les forêts, mais aussi d’apporter des revenus aux femmes qui s’y adonnent  », a justifié Carlo Di Antonio. Il s’exprimait à l’issue de la visite effectuée au groupement des femmes « Dimbalante » travaillant dans la production et la commercialisation du bio-charbon à Touba Ndorong extension, dans la périphérie nord-est de la commune de Kaolack.

Ce partenariat avec l’association « Nébéday » va se poursuivre au moins pour les deux prochaines années. Les deux parties ont, en effet, signé, le 6 septembre, un protocole pour la reconduction de cette collaboration sur les volets reforestation et production de charbon de paille. « C’est une grande satisfaction pour nous de voir un partenaire venir personnellement voir sur le terrain ce que nous faisons, de surcroit réaffirmer son soutien à nos projets. C’est une reconnaissance du travail de reforestation que nous menons dans le delta du Saloum avec le reboisement, chaque année, de plus de 100.000 arbres, mais aussi l’expérience de production de bio-charbon pour freiner les coupes abusives de bois pour le charbon domestique », s’est réjoui Jean Goepp, le directeur de « Nébéday », initiateur, avec son responsable de la production, de ce produit.

Elimane FALL

Fort de 3.000 adhérents, le Comité départemental des mutuelles de santé de Koumpentoum a été installé.
L’Agence pour la Couverture maladie universelle (Acmu) vient de dégager une enveloppe de 50 millions de FCfa au profit du district sanitaire de Koumpentoum, a annoncé son secrétaire général, Mamadou Racine Senghor. C’était en marge de la cérémonie d’installation de la mutuelle de santé départementale. Ce comité de 3.000 membres regroupe les 10 mutuelles formées dans les communes dudit département.

L’adjoint au préfet de Koumpentoum, qui a présidé la cérémonie, s’est félicité de la diligence dont a fait montre l’Acmu en libérant les fonds destinés au paiement des structures de santé. Pour Ibrahima Niasse Ndiaye, l’Etat et les partenaires ont fait de réels efforts pour le district et certains postes. « Il y a la mise en place d’un Groupe électrogène de 14 Kva au district sanitaire qui a aussi récemment réceptionné une ambulance qui permettra à la structure de pouvoir accéder aux zones les plus reculées. Le poste de Bamba Thialène a lui aussi reçu une ambulance », a-t-il indiqué. L’adjoint au préfet a félicité le maire de Méréto qui est sorti du lot dans l’enrôlement des populations dans les mutuelles.

En marge de l’installation de la mutuelle départementale, le secrétaire général de l’Acmu a souligné qu’il est, aujourd’hui, question de mettre en place la mutuelle départementale qui sera composée des représentants des 10 mutuelles déjà existantes dans la localité. Au total, s’est réjoui Mamadou Racine Senghor, « la localité compte près de 3.000 adhérents dans les différentes mutuelles ».

Cette structure se chargera d’assurer l’appui technique et l’accompagnement et d’étendre la prise en charge jusqu’au niveau de l’hôpital. « Les mutuelles de santé, elles, traitent avec les postes de santé et les districts », a relevé M. Senghor, selon qui « l’Union départementale se chargera du niveau hôpital qu’elle va piloter et gérer, afin que les bénéficiaires puissent être bien traités et mieux soignés ». Pour le secrétaire général de l’Acmu, « c’est une manière pour l’Agence d’étendre son éventail de prise en charge ».

Pape Demba SIDIBE

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a réceptionné, le 6 septembre, du matériel médical destiné aux régions médicales, des camions offerts à la Pna (Pharmacie nationale d’approvisionnement) et un véhicule 4X4 pour la Division de la Santé de la reproduction.

Le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) a mis à la disposition du ministère de la Santé et de l’Action sociale du matériel médical, de la logistique et des équipements d’une valeur de 537 millions de FCfa. Ce don est destiné à la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), à la Direction de la Santé de la reproduction et de la Survie de l’enfant (Dsr/Se) et aux régions médicales (Dsrse).

Le matériel a été réceptionné, le 6 septembre, au ministère de la Santé, par le Pr Awa Marie Coll Seck. Il s’agit de 3 camions pour la Pna et d’un véhicule 4X4 de liaison pour la Dsr/Se. La valeur de ces équipements est évaluée à 100 millions de FCfa. Quant au matériel médical, il sera offert aux régions médicales. Il est estimé à 437 millions de FCfa. Ce matériel est constitué, entre autres, de boites d’accouchement, de tables gynécologiques et de kits de césarienne pour sauver la vie des mères et des nouveau-nés.

« Par ce geste, l’Unfpa, fidèle à sa mission qui est de faire en sorte que chaque grossesse soit désirée, chaque accouchement sans danger, accompagne le gouvernement du Sénégal », a indiqué sa représentante au Sénégal, Mme Andréa Wojnar Diagne. Elle a rappelé que la disponibilité des produits de la Santé de la reproduction constitue un grand défi.

« Pour relever ce challenge, d’importants investissements sont consentis par l’Etat, les partenaires techniques et financiers et la société civile afin d’augmenter l’offre et la demande de services de santé de la reproduction », a souligné Mme Diagne, soutenant que « nous ne pouvons plus accepter, au Sénégal, que 4 femmes meurent chaque jour des complications de la grossesse et de l’accouchement ». Elle a fait aussi un plaidoyer pour que les produits de la Santé de reproduction soient disponibles et essentiels pour sauver le maximum de vie des mères et des nouveau-nés.

La représentante de l’Unfpa a rappelé qu’en 2015 l’organisme avait mis la disposition du Sénégal des produits contraceptifs d’une valeur de 842 millions de FCfa. La même année, les différentes interventions du programme ont permis de générer plus de 800.000 couples années protections (?) et éviter 366 décès maternels et près de 160.000 grossesses non désirées.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a salué la qualité du partenariat entre son département et l’Unfpa. « En renforçant la logistique de la Pna, vous êtes en train d’appuyer le ministère de la Santé dans sa lutte contre les médicaments de la rue. Votre don va nous permettre de mettre à la disposition des populations des médicaments de bonne qualité. Elles n’auront plus de difficultés pour s’approvisionner », a soutenu le Pr Awa Marie Coll Seck.

Elle a informé qu’un plan de distribution du matériel médical destiné aux régions médicales sera mis en place. Mme Seck a aussi révélé que son département est en train de mobiliser plus de 6 milliards de FCfa pour la Direction de la Santé de la reproduction.

Eugène KALY

Des consultations informelles seront organisées, les 8 et 9 septembre prochains, à Skhirat, par le royaume du Maroc, dans le cadre des préparatifs de la Cop 22 prévue en novembre, à Marrakech, annonce un communiqué. Selon le document reçu, cette rencontre va regrouper les chefs de délégations étrangères.

Le Maroc, président de la 22ème Conférence des parties (Cop 22/Cmp 12) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc), organise cette session de consultations informelles à huis clos, en présence des négociateurs en chefs de délégations étrangères. Cet évènement, selon les organisateurs, donnera l’occasion aux représentants de nombreuses parties d’échanger sur des sujets relatifs à la mise en œuvre de l’Accord de Paris et à l’accélération de l’action climatique avant 2020. Ceci, dans un cadre informel, en amont de la Cop 22. Plus de 140 délégués issus de 50 pays sont attendus à cette session qui permettra d’échanger sur les différents sujets prioritaires pour les parties afin de préparer au mieux le début des travaux à Marrakech et le succès de la Cop 22.

Le discours inaugural sera délivré par le président de la Cop 22, Salaheddine Mezouar, suivi de la réponse de la secrétaire exécutive de la Ccnucc, Mme Patricia Espinosa. Cet évènement marque la première visite de Mme Espinosa au Maroc depuis sa nomination à son poste par Ban Ki-moon. Quant à Aziz Mékouar et Mme Laurence Tubiana, l’ambassadrice pour le Climat de la Cop 21, ils présideront les discussions des consultations informelles.

El. H. A. T.

L’Agence pour la Couverture de la maladie universelle paie régulièrement ses dettes vis-à-vis des structures de santé. « Nous n’avons pas de problèmes avec les hôpitaux. Cependant, nous avons des difficultés au niveau des postes et centres de santé où les factures nous parviennent avec beaucoup de retard à cause des lenteurs administratives », a reconnu le directeur général de l’Agence de la Cmu. Cheikh Mbengue a indiqué que dès que l’Agence reçoit une facture, le paiement se fait automatiquement.

« Pour régler la question des lenteurs administratives au niveau des régions médicales qui doivent nous faire parvenir les factures, nous allons vers la mensualisation des factures, en vue de pouvoir payer chaque mois les frais dus aux postes et centres de santé », a soutenu M. Mbengue. Pour lui, la Cmu est en marche. Et « ce ne sont pas les directeurs des hôpitaux ou les médecins-chefs, entre autres, qui diront le contraire. Car en quelques mois, nous avons injecté plus de 12 milliards de FCfa aux structures de santé », a-t-il révélé.

E. KALY

En mettant en place la politique de la Couverture maladie universelle en 2014, le gouvernement du Sénégal s’est fixé comme objectif de passer du taux de couverture sanitaire de la population sénégalaise de 20 % à 75 % en décembre 2017. Notre pays est en bonne voie, à en croire le directeur général de l’Agence pour la Cmu, Cheikh Mbengue. Il a annoncé que le Sénégal est à un taux de couverture sanitaire de 50 %. Il s’est appuyé, entre autres, sur les 2.400.000 personnes enrôlées par la Cmu. 670 mutuelles de santé sont déjà mises en place. « Nous avons réussi notre pari qui est de doter chaque collectivité locale d’une mutuelle de santé. Il y a des communes comme les Parcelles Assainies qui ont plus deux de mutuelles », s’est félicité M. Mbengue, ajoutant que 45 Unions départementales de mutuelles de santé sont installées par l’Agence. « Nous allons, s’il plait à Dieu, atteindre, d’ici fin décembre 2017, l’objectif de 75 % fixé par le chef de l’Etat et même le dépasser », a-t-il promis.

E. KALY

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale va prochainement mettre dans chaque poste de santé un infirmier et une sage-femme pour mieux lutter contre la mortalité maternelle et infantile et améliorer l’accès des populations aux soins, quelle que soit la zone géographique. L’information est donnée par le directeur de cabinet du ministre de la Santé. Dr Farba Lamine Sall a informé que le ministère va travailler à rassurer les populations, et cela passe par une prestation de bonne qualité dans les coins les plus reculés du pays. Ses propos sont confirmés par le ministre de la Santé qui ne veut plus voir un poste de santé avec un seul agent. « Cela donne plus de travail à ce dernier qui est obligé de tout faire. Avec cette paire infirmier/sage-femme, nous allons mieux servir les populations des régions éloignées », a souligné le Pr Awa Marie Coll Seck qui a rappelé que les 1.000 agents de santé qui seront recrutés avant la fin de l’année permettront d’atteindre cet objectif.

E. K.

L'usage abusif d'antibiotiques, souvent indûment prescrits, contribue à la « résistance microbienne » aux médicaments et « tue à petit feu », ont alerté, hier, des médecins africains réunis à Abidjan pour une rencontre internationale sur l'antibiothérapie.

« L'augmentation du nombre de bactéries résistantes aux antibiotiques est un danger (...) et pose un grave problème de santé publique en Afrique subsaharienne », a expliqué la Sénégalaise Amy Fall, directrice médicale Afrique subsaharienne francophone du groupe pharmaceutique français Sanofi. Pour le Dr Fall, « l'usage inapproprié et abusif des antibiotiques obtenu à travers des ventes illicites des « médicaments de la rue » contribue largement au développement de la résistance microbienne ». « Dans le contexte africain, on utilise à tort et à travers, pour un mal de tête ou une grippe, les antibiotiques », s'est indigné, de son côté, le Pr Ehui Eboi du service des maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire (Chu) de Treichville, à Abidjan. « Soixante à quatre-vingt pour cent des prescriptions médicales sont constituées d'antibiotiques. Chez les malades hospitalisés, plus de la moitié des prescriptions sont des antibiotiques », a-t-il déploré, soulignant que ces médicaments « tuent à petit feu sans qu'on le sache ». Les médecins africains préconisent une formation des prestataires de soins sur la question.

AFP 

La Cellule d’éducation et de formation environnementale mise sur les médias pour enrayer le trafic illicite de bois.

Une quarantaine de journalistes et agents des radios communautaires des départements de Kolda, Vélingara et Médina Yoro Foulah ont pris part, le 29 août 2016, à un atelier de formation sur l’exploitation frauduleuse du bois dans la zone frontalière avec la Gambie. La rencontre est organisée par la Cellule d’éducation et de formation environnementale (Cefe) du ministère de l’Environnement et du Développement durable dans sa croisade contre le trafic illicite du bois. Cette formation vise à donner aux journalistes les outils nécessaires pour leur permettre de mieux sensibiliser les coupeurs de bois sur les méfaits liés à leurs activités. Le premier thème a porté sur l’exploitation frauduleuse du bois au niveau de la frontière sénégalo-gambienne : stratégie d’amélioration de la lutte. Alors que le second a trait au rôle et responsabilité des médias dans la croisade contre la coupe abusive du bois.

« Cette formation s’inscrit dans le cadre des missions de la Cellule d’éducation et de formation environnementale qui a un certain nombre de cibles pour l’appui en sensibilisation, en information et en communication par rapport aux assauts que subit l’environnement globalement. Nous sommes donc ici, à Kolda, qui est au cœur du poumon vert de l’économie sénégalaise, et c’est là où l’on remarque le plus les menaces. La destruction de la forêt y est abusive, la coupe du bois est illicite », déclare Seydou Diallo, coordonnateur de la Cefe. Il estime que les journalistes ont la volonté de bien faire leur travail, mais ne sont pas suffisamment outillés pour traiter à fond les questions liées à l’environnement, afin d’aider la Cellule d’éducation et de formation environnementale à lutter efficacement contre ce fléau.

De ce fait, il dit compter sur les médias pour sensibiliser les trafiquants et leurs complices des dangers qui guettent la région de Kolda qui risque, d’ici quelques années, de perdre ses derniers massifs forestiers. Le trafic illicite du bois constitue, aujourd’hui, une activité très lucrative qui attire de plus en plus de monde. Outre les populations locales dont la responsabilité dans la coupe abusive du bois n’est plus à démontrer, de nombreux jeunes et des adultes en provenance des départements de Nioro, Kaolack, Kaffrine, Koungheul et Koumpentoum participent à ce pillage des forêts de la région de Kolda. Cela, sans compter les ressortissants des pays limitrophes.

Mamadou Aliou DIALLO

Cultiver l’esprit de solidarité et de convivialité africaine, tel est le symbole de cette cérémonie qui réunit les 33 étudiants de Montpellier business school (Mbs) Dakar. En partance pour Montpellier, ils ont reçu, dimanche dernier, des conseils pour une meilleure intégration à l’arrivée.

Après la traditionnelle photo de famille, étudiants, parents et amis se retrouvent dans la médiathèque, le temps de discuter de leur voyage en France pendant quelques minutes. La plupart d’entre eux entament leur premier voyage à l’étranger. A l’issue d’un concours, ils sont 33 admis en Bachelor (première année de licence) et en Master (première année de master) à aller poursuivre leurs études à Montpellier. Mori Brahim Sama Mahamadou fait partie des boursiers du groupe. Le Nigérien, inscrit en « Supplain management », compte acquérir toute l’expertise pour se positionner demain au sein de l’élite africaine. Pour Franck Dompitrieni, conseiller du directeur général de Montpellier business school Dakar, l’objectif de cette bourse d’excellence est de permettre à de brillants jeunes de suivre une formation dans leur école. Toutefois les étudiants ne doivent pas perdre de vue les conseils donnés par leurs encadreurs. Il leur faudra être « les ambassadeurs du pays et de l’école par les résultats et la qualité du travail fourni ».

L’occasion a été aussi offerte à M. Dompitrieni pour rappeler les valeurs prônées par cette école classée dans le top 40 des masters internationaux. Elles ont pour noms l’excellence, la diversité, la promotion du genre, entre autres. Mirabelle inscrite en master, ambitionne de se spécialiser dans le domaine du textile. La jeune béninoise a déjà mis sur pied une entreprise de fabrication de chaussures. Pour Ndiaga Sarr, directeur de la filiale Montpellier business school Dakar, la meilleure récompense que ces étudiants pourraient faire à leurs parents est « de réussir ». D’ailleurs l’ancien pensionnaire de Montpellier (1979-1985) compte sur eux « pour continuer le travail » qu’ils ont consentis auparavant. A la fin, tous se réunissent autour d’un cocktail dans une ambiance conviviale dans les jardins de l’école.

I. NDIAYE (stagiaire)


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