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Arona Soumaré, Institut de la francophonie pour le développement durable : « Nous aidons les pays à mieux faire entendre leur voix »

18 Nov 2016
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Notre compatriote Arona Soumaré est spécialiste de programme « Négociations internationales sur l’environnement et le développement durable » à l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd), un organe de l’Oif basé à Québec. Présent à cette Cop22, l’ancien formateur en environnement au Cesti (école de journalisme du Sénégal) revient sur leur participation ainsi que les actions menées en faveur des pays membres pour une meilleure maîtrise des arcanes de la négociation si complexe à ce niveau.

Pouvez-vous nous faire l’économie de la participation de la Francophonie à cette Cop22 de Marrakech ?
La Francophonie, à travers son organe subsidiaire, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd), est bien présente à cette Cop22. L’Ifdd a une mission d’accompagnement et de renforcement des capacités pour l’ensemble des pays membres, aussi bien en Afrique qu’en Asie et dans les Caraïbes, essentiellement  pour les appuyer à pouvoir faire face à leurs engagements, faire entendre leur voix dans les négociations qui sont d’une complexité extrême et qui se font essentiellement en anglais. Ils doivent donc avoir une claire compréhension des enjeux. Notre présence est aussi de démontrer les actions que la Francophonie est en train de mener à travers les pays, des acteurs pour montrer que nous sommes dans l’agenda de l’Action sur les questions aussi importantes que les emplois verts (pour les jeunes), les programmes d’adaptation aux changements climatiques (pour les femmes) à l’échelle locale ; tout le travail que nous faisons également dans le domaine de l’efficacité énergétique.

Parallèlement, nous tenons régulièrement des sessions de renforcement des capacités, de concertation à travers le guide des négociations que nous avons lancé pour cette Cop22, guide qui a été traduit aussi bien en arabe qu’en anglais et largement discuté avant la Cop22 avec les négociateurs francophones. Nous avons aussi eu des consultations avec les parlementaires francophones et, hier soir (Ndlr : mercredi soir), nous avons tenu une consultation ministérielle pour discuter des enjeux de cette Cop et arriver à catalyser l’action.

Que renferme ce guide ?
C’est un guide de cadrage qui revient sur l’Accord de Paris et analyse, point par point, les éléments qui sont dans l’Accord, de sorte à les décortiquer, mais aussi à dégager les perspectives en termes de feuille de route, trouver ensemble les mécanismes de financement qui permettent de passer à l’action. Par ailleurs, des organes nouveaux ont été créés à Paris. Il était donc important de revenir sur tout cela, aussi bien en termes de mandat que de feuille de route, pour que les pays puissent mieux appréhender ce qui les attend pour cette Cop et, au-delà, tout le cycle qui va s’installer jusqu’en 2020 et après.

Vous avez tantôt évoqué la question du financement. La Francophonie va-t-elle accompagner financièrement ses pays membres, notamment ceux du Sud ?
La Francophonie, en tant que tel, n’est pas un bailleur de fonds. Elle cherche à avoir un effet levier, et nous accompagnons les pays de plusieurs manières. D’abord, par la formation et l’information pour la maîtrise des procédures d’accès aux mécanismes de financement, notamment à travers le Fonds vert et le Fonds d’adaptation. Nous avons tenu des rencontres dans le pavillon avec ses mécanismes financiers, afin que les francophones comprennent comment ils fonctionnent et y accèdent. Ensuite, il y a des appuis directs que nous faisons à travers nos programmes sur les villes durables, les femmes et le climat. Il existe d’autres initiatives dans la Francophonie comme le Programme sur la Francophonie économique qui vise aussi à catalyser l’entreprenariat et les emplois verts pour les jeunes et les femmes. Enfin, nous avons un certain nombre de partenaires qui, à travers l’Ifdd ou l’Oif, appuient des pays. Cette semaine, le Québec vient de lancer son initiative d’appui aux pays francophones en matière d’adaptation au changement climatique. Nous avons également d’autres annonces comme celle de la Wallonie.

L’autre défi, notamment pour les pays africains, c’est le transfert de technologies. Que fait la Francophonie dans ce domaine ?
Exactement. Nous travaillons sur tout ce qui a trait au renforcement des capacités. Pour ce qui concerne le transfert de technologies, nos interventions portent essentiellement sur les questions d’efficacité énergétique.

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