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Plans d’actions nationaux de planification familiale : Les jeunes réclament des actions concrètes pour leur intégration effective

13 Déc 2016
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« Concertation des jeunes pour les jeunes ». Cette thématique a été au menu de la table ronde qui a eu lieu, hier, à Abidjan, dans le cadre de la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou. A l’occasion, les jeunes, qui veulent qu’on alloue 15% du budget des Plans d’actions nationaux de Planification familiale aux programmes de santé reproductive qui leur sont dédiés, ont plaidé pour leur implication effective dans lesdits plans.

(Abidjan) - « Beaucoup de jeunes ignorent les contenus des Plans d’actions nationaux de planification familiale. Ce qui manque pour arriver à leur intégration effective dans les programmes, c’est la volonté politique », a clamé Adama Dicko du Mouvement d’actions des jeunes (Maj) de la Fédération internationale pour la planification familiale (Ippf). Pourtant, cette jeune, qui prend part, à Abidjan (Côte d’Ivoire), du 12 au 14 décembre 2016, à la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, a estimé qu’ils doivent être au centre des préoccupations. C’est pour cette raison d’ailleurs que cette présente rencontre (la cérémonie officielle est prévue aujourd’hui) se focalise sur cette cible dont la tranche d’âge 10-25 ans constitue plus du tiers de la population en Afrique subsaharienne. Dans la partie occidentale du continent africain, les personnes âgées entre 15 et 19 ans font 45 % de la population. Ces jeunes sont ainsi confrontés à des fléaux comme les grossesses précoces et non désirées, les avortements à risque, etc. Ces derniers étant des conséquences de leur accès difficile aux informations et aux services relatifs à la santé sexuelle et reproductive.

Pour Adama Dicko, qui s’exprimait lors de la table ronde intitulée « Concertation des jeunes pour les jeunes », les problèmes sont identifiés, de même que les solutions ; « il faut maintenant passer à des actions concrètes » rendant possibles l’intégration des jeunes dans les Plans d’actions nationaux de planification familiale (PanPf).

Seulement, sans ressources conséquentes, aucune action ne peut être menée efficacement en faveur des jeunes. C’est pourquoi l’une des recommandations fortes formulées à l’issue des travaux de groupe de cette session sur les jeunes est d’attribuer 15 % du budget des PanPf  aux programmes destinés à la Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes (Sraj). Dans ce cadre, a souligné Safiétou Diop, présidente du Réseau « Siggil Jigèn » du Sénégal, « il faut que les jeunes sachent qu’ils constituent une priorité pour les gouvernements ». Mais, pour que les Etats respectent les engagements pris à leur endroit, elle les a exhortés à veiller à ce qu’ils tiennent leurs promesses. « Les gouvernements ont pris des engagements. Mais, si la jeunesse ne s’érige pas en sentinelle pour défendre ses droits, les promesses ne seront pas respectées », a-t-elle lancé. Ainsi, pour une meilleure intervention des jeunes, afin qu’ils soient effectivement pris en dans les programmes, Mme Diop les a invité à solliciter, par exemple, l’expérience des organisations de femmes qui se sont battues pour défendre leurs droits. « Il faut une stratégie d’alliance pour obliger les politiques à traduire leurs engagements en actions concrètes », a-t-elle défendu, plaidant pour qu’on renforce les capacités des jeunes en termes de responsabilisation et de leadership. Car, selon la présidente du Réseau « Siggil Jigèn », la jeunesse doit constituer le fer de lance des programmes de planification familiale. Cependant, Dr Marie Paula Ourega de la Côte d’Ivoire a estimé qu’il faut également « des actions parallèles en faveur des parents et des religieux pour plus d’efficacité des interventions en faveur des jeunes ». Des propos corroborés par Mensah Ahyi, un pasteur béninois. Il a soutenu : « Tant que les parents ne parlent pas à leurs enfants, tout ce que nous faisons n’aura pas de sens ».

C’est la raison pour laquelle M. Ahyi milite pour mener les actions en synergie. « Si nous mettons toute notre force, nous sommes optimistes que les objectifs seront réalisables », a-t-il souligné, invitant les gouvernements, les Organisations de la société civile et les partenaires financiers à travailler main dans la main. Puisque cette rencontre regroupe toutes les parties prenantes du Partenariat de Ouagadougou (une initiative prise en 2011 pour accélérer les progrès dans la planification familiale dans les 9 pays francophones d’Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo), Dieynaba N’diom, jeune ambassadrice de la Mauritanie, a indiqué que les jeunes comptent bien en tirer profit. « Nous allons profiter de ce cadre pour échanger avec les représentants des gouvernements, les organisations de la société civile et les Partenaires techniques et financiers pour leur présenter nos messages de plaidoyer », a-t-elle avancé

Ibrahima Fall, jeune ambassadeur du Sénégal : « Il est nécessaire d’intégrer l’éducation sexuelle dans les écoles »
Au Sénégal, le taux de prévalence contraceptive (Tpc) est présentement de l’ordre de 20 %. Pour Ibrahima Fall, jeune ambassadeur présent à la 5ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (Abidjan, Côte d’Ivoire, 12-14 décembre 2016), si l’accent avait été mis sur les jeunes, peut-être que le Tpc serait plus élevé. Selon lui, en revisitant le Plan d’actions national de planification familiale (PanPf) du Sénégal, les jeunes ne sont évoqués que dans la communication pour la sensibilisation des hommes et des jeunes. Pour corriger ce manquement, M. Fall a estimé que l’une des actions clés à mener est de faire en sorte que les jeunes figurent dans le prochain PanPf.

Soulignant que les jeunes sont confrontés à un réel manque d’informations sur la façon dont le PanPf a été conçu ainsi que sa mise en œuvre, le jeune ambassadeur sénégalais a annoncé qu’ils comptent faire un plaidoyer au niveau du ministère de la Santé et des Organisations de la société civile du pays pour un accompagnement conséquent. D’ailleurs, « avec la société civile, nos relations sont très bonnes », a-t-il précisé, insistant sur la prise en compte de leurs besoins, notamment « l’intégration complète et exclusive de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires ». Citant l’exemple d’une étude menée en milieu scolaire et qui fait état de plus de 1.000 grossesses chez les élèves, Ibrahima Fall a avancé qu’il est nécessaire d’intégrer l’éducation sexuelle dans les écoles.
 
De notre envoyée spéciale en Côte d’Ivoire, Maïmouna GUEYE
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