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Protection des ressources naturelles, lutte contre la pêche illégale, les feux de brousse...Les retombées du bon usage de l’information climatique en Afrique

25 Avr 2017
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L’observation de la terre a permis de lutter contre la dégradation du couvert végétal dans le Ranch de Dolly au Sénégal, de combattre la pêche illégale au Ghana alors qu’au Kenya et en Ouganda, les autorités ont pu élaborer leurs rapports sur l’environnement grâce aux informations générées par le Projet de surveillance pour l’environnement et la sécurité en Afrique (Mesa).

« Collecter des données fiables et précises pour l’Afrique par l’observation de la terre (Ot) et au moyen de logiciels de technologie spatiale, ainsi que transformer ces données en informations facilement compréhensibles est essentiel pour l’orientation des décideurs africains en matière de suivi environnemental et de gestion durable des ressources naturelles ». Ces propos, tenus par le chef de la coopération de la Délégation de l’Union européenne en République du Sénégal, lors de l’ouverture du deuxième forum du Projet de surveillance pour l’environnement et la sécurité en Afrique (Mesa), mettent en valeur tous les enjeux d’avoir accès aux informations.

En réalité, seules la disponibilité et l’accessibilité à ces données peuvent accroitre la résilience des Africains dans un contexte de changement climatique. « Le Programme Mesa a contribué à l’amélioration de la disponibilité et de la qualité de l’information environnementale en matière de prise de décision et surtout de planification au niveau des institutions dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement, de la sécurité alimentaire et de gestion des risques climatiques », a rapporté le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé.

Aujourd’hui, dans le Ranch de Dolly, les services des Eaux et Forêts sont informés à temps réel des foyers de feux de brousse. Ce qui leur permet d’entreprendre des actions pour réduire la dégradation du couvert végétal dans cette zone d’élevage située au centre du Sénégal. « Les produits et services de qualité, basés sur les données d’Observation de la terre, jouent un rôle important dans la définition des différentes politiques de nos États, dans un contexte de croissance démographique, avec ses impacts sur les ressources naturelles et la sécurité alimentaire », a laissé entendre M. Baldé. 

Auparavant, la commissaire à l’Économie et à l’Agriculture rurales de la Commission de l’Union africaine, Josefa Léonel Correia Sacko, a mis en exergue les impacts du projet Mesa en termes de préservation des ressources agricoles, côtières et marines des écosystèmes forestiers et des ressources en eau, entre autres. « Dans la région de l’Autorité inter-gouvernementale pour le développement (Igad), les autorités ont utilisé les produits de changement de couverture terrestre du projet du Mont Kenya pour prendre une décision critique et clôturer le parc », a indiqué Mme Sacko. A l’en croire, les autorités du Kenya et de l’Ouganda se sont fondées sur les données du projet Mesa pour élaborer leurs rapports nationaux sur l’état de l’environnement, alors que dans la région de l’Afrique centrale, la Fédération des entreprises de la navigation du Congo se réfère aux informations pour contourner des sections dangereuses des rivières.

« Au Ghana, les autorités utilisent des informations de ce projet pour la surveillance de la pêche illégale. Elles utilisent davantage les services de messagerie téléphoniques (Sms) pour transmettre des alertes sur les conditions océaniques aux pêcheurs artisanaux », a révélé la commissaire.

Ce projet Mesa a bénéficié, depuis 2013, d’une collaboration des Communautés économiques régionales (Cer), de l’Organisation européenne pour l’exploitation des satellites météorologiques (Eumetsat) ainsi que du Centre commun de l’Union européenne (Ccr).

Incertitudes sur la capitalisation des acquis
Le projet Mesa prend fin en 2018, laissant planer toutes les incertitudes sur la capitalisation des acquis. C’est le Programme de surveillance mondiale de l’environnement et de la sécurité (Gmes) qui le remplacera. « Nous avons été informés que le programme Gmes et Afrique est maintenant opérationnel avec le personnel en place à la Cua. J’aimerais exhorter la Cua, en particulier le Département responsable du Gmes, à veiller à ce qu’il n’y ait pas d’écart entre les opérations de Mesa et celles du Gmes. Sinon, nous perdons des experts bien formés et expérimentés », a suggéré le président du Comité de direction du Programme Mesa, Dr Isidore Embola.

Idrissa SANE

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