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Pétrole et gaz en Afrique de l’Ouest : Concilier l’exploitation et la gestion durable des écosystèmes

02 Déc 2017
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Comment tirer profit de l’exploitation des gisements de gaz et de pétrole sans perturber les écosystèmes marins et côtiers ? C’est l’équation que les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest doivent résoudre dans les années à venir. Le 9ème Forum marin et côtier de Conakry (23-27 octobre 2017) a dégagé des pistes de réponses.

Le Forum marin et côtier, qui s’est tenu à Conakry (Guinée) du 23 au 27 octobre 2017, a été une occasion pour les acteurs de partager leur vision sur l’avenir des communautés riveraines du littoral et dont la survie est suspendue à la durabilité des écosystèmes. Il a été surtout question de conservation, de résilience, de transparence, de durabilité, de gestion intégrée, de planification spatiale marine et de l’économie bleue...

Aujourd’hui, en Afrique de l’Ouest, le défi, c’est de concilier la gestion durable des écosystèmes marins et côtiers et l’exploitation du pétrole et du gaz dont la plupart des gisements sont dans la mer ou dans des zones côtières comme au Sénégal. Ces futures activités industrielles sont-elles plus rentables que les services que ces zones procurent aux communautés depuis la nuit des temps ? Le moment était propice pour poser le débat. La pérennisation des activités traditionnelles des communautés de pêcheurs et mareyeurs, des riziculteurs et autres personnes qui vivent de la mer et des bolongs dépend de la capacité et surtout de la bonne foi des industries pétrolières et gazières à investir dans les mesures d’atténuation des impacts néfastes. « Des industries extractives (pétrolières et gazières) ont été reconnues comme des opportunités de croissance économique pour les Etats. Toutefois, l’on n’a pas manqué d’interpeller les pouvoirs publics sur les impératifs de précaution, de partage des richesses, de protection des ressources en lien avec ces secteurs productifs émergents », lit-on dans un document produit lors du 9ème Forum marin et côtier organisé par le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (Prcm). Pour la viabilité des activités génératrices des services des écosystèmes marins et côtiers, les spécialistes ont recommandé la systématisation de la pratique des évaluations environnementales comme exigence de la mise en œuvre des activités pétrolières et gazières offshore. Les participants ont préconisé l’accentuation des efforts dans la lutte contre l’érosion côtière et la mobilisation des financements pour la mise en œuvre des programmes nationaux et régionaux de conservation.

Anticiper sur les problèmes du littoral
Le but est d’anticiper sur la recherche de solutions aux problèmes du littoral ouest-africain. L’autre recommandation, c’est l’adoption, de manière systématique, des approches de gestion intégrée de la zone côtière et l’aménagement spatial marin en vue de valoriser les « infrastructures naturelles » d’une part et, d’autre part, de faire des Aires marines protégées des outils de renforcement de la résilience sociale et environnementale. De même, il est recommandé d’ « encourager les Etats à contribuer, de manière significative, au financement des Aires marines protégées, notamment pour en améliorer la surveillance en négociant, par exemple, le principe d’une contribution des accords de pêche aux programmes et initiatives de conservation », renseigne le document qui mentionne également la reconnaissance du rôle des écosystèmes côtiers et marins en matière de séquestration du carbone et aussi l’adaptation des objectifs des Amp à la conservation des services éco-systémiques. Les spécialistes ont également défendu l’augmentation du nombre et de la taille des Amp, notamment dans des sites-clés, en cherchant à promouvoir leur connectivité dans le cadre du Rampao (Réseau des Aires marines protégées de l’Afrique de l’Ouest).

Parmi les recommandations figurent aussi la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et le contrôle plus strict des pêches artisanales et industrielles destructrices des habitats, en particulier le chalutage de fond, de façon à préserver la régénération de la ressource. C’est dans cette optique que les Etats sont encouragés à adhérer à l’Initiative sur la transparence des pêches (Fiti) afin de promouvoir une gestion participative, transparente et durable des ressources halieutiques. Il a été aussi retenu le renforcement du rôle et de l’importance des femmes et des jeunes dans des initiatives de développement de l’économie bleue pour accroître la résilience sociale et économique des communautés.

Promouvoir davantage la responsabilité des communautés
La préservation des zones côtières et marines ne peut pas se faire en ignorant la place des communautés. Aujourd’hui plus qu’hier, il est impératif de les mettre au-devant dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre des plans de conservation et de restauration de ces zones. « Il est nécessaire de reconnaître la responsabilité des communautés, encourager et valoriser leur rôle patrimonial dans la gestion et la résilience des zones côtières. Il est aussi important de promouvoir, dans cet esprit, la reconnaissance légale et la sécurisation des Aires du patrimoine autochtone et communautaire (Apac) dans les pays du Prcm en tant que mécanisme de protection basé sur la responsabilisation des communautés », lit-on dans le document où la promotion des stratégies de diffusion des connaissances, spécialement par le biais des radios communautaires, occupe une place de choix. L’objectif est d’élever le niveau d’information des communautés sur les concepts d’économie bleue, de résilience et de durabilité.

Idrissa SANE

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