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Nouvelles menaces de la médecine : L’augmentation des ressources financières aux services militaires de santé préconisée

16 Mai 2018
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Pour faire face aux nouvelles menaces de la médecine, les officiers des armées africaines souhaitent que les autorités augmentent les ressources financières des services de santé militaire. Ces moyens permettront aux médecins militaires d’intervenir au plus vite en cas de catastrophes naturelles pour prendre en charge les victimes.

Le président sortant du Groupe de travail panafricain du Comité international de la médecine militaire (Cimm), le médecin militaire de la Côte d’Ivoire, Yao N’dri Athanase, a demandé aux dirigeants africains d’accorder beaucoup plus de ressources financières aux services militaires de santé pour faire face aux nouvelles menaces de la médecine. L’Officier de l’armée a indiqué qu’il y a de plus en plus de crises auxquelles les professionnels des services de la santé militaire doivent faire face. Ils ont besoin de plus de moyens qui leur permettront de former des ressources humaines capables de prévenir toutes sortes de menaces.

L’autorité militaire ivoirienne, Yao N’dri Athanase, a pris part, du 11 au 13 mai 2018, à Dakar, aux 19èmes journées médicales de l’Hôpital principal de Dakar, organisées conjointement avec le 11ème congrès régional panafricain du Cimm sur deux thèmes : « les cancers dans les pays développés » et la « médecine militaire face aux nouvelles menaces ».

Pour le directeur de la santé des armées sénégalaises, le médecin colonel Ibrahima Diouf, les autorités sénégalaises sont sensibles à ces nouvelles menaces. En présidant cette rencontre, le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a rappelé que ces nouvelles menaces ont pour noms : le terrorisme, les épidémies, les catastrophes naturelles, les risques nucléaires, bactériologies, radiologies et chimiques. « Nous allons renforcer les moyens pour faire face à ces menaces qui n’ont pas de frontières. Elles ne connaissent aucune limite en termes de nocivité », a souligné M. Tine, rappelant que les services de santé des armées, outre leur mission prioritaire de soutien médical, chirurgical et de défense, doivent rester compétents en matière de soins, d’expertise, de prévention, d’enseignement et de recherche dans les domaines médicaux. Les travaux des journées médicales de l’hôpital principal de Dakar et du congrès régional panafricain ont permis aux experts de l’Afrique, de l’Europe et d’ailleurs de passer en revue, dans leurs communications scientifiques, tous les points saillants liés aux nouvelles menaces de la médecine militaire.

Le médecin colonel Ibrahima Diouf a expliqué que l’armée est en train de travailler pour augmenter les compétences en ce qui concerne le risque de biologie chimique en formant du personnel.

Selon lui, lorsqu’il y a des attentats, les services de protection civile ne peuvent pas aller au front. « Les militaires sont obligés d’aller neutraliser la menace et de sécuriser les personnes blessées avant que les services de protection civile n’interviennent dans la zone reprise, c’est-à-dire, là où il y a les risques », a-t-il expliqué, ajoutant « qu’en dehors des militaires qui seront formés, nous avons les compétences dans l’armée de l’air. Au nouveau maritime, nous sommes aussi en train d’acquérir des compétences pour intervenir dans la mer. Avec ces nouvelles menaces, il faudrait que nous puissions être outillés dans tous les domaines, notamment terrestre, maritime et aérien ». Evoquant le thème sur les cancers, le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a souligné qu’en Afrique, le nombre de patients s’accroît au même rythme que le coût de la prise en charge de la maladie.

Eugène KALY

COMITE INTERNATIONAL DES MEDECINS MILITAIRES : LE COLONEL IBRAHIMA DIOUF, NOUVEAU PRÉSIDENT DU GROUPE DE TRAVAIL PANAFRICAIN
Le médecin colonel Ibrahima Diouf, directeur de la santé des armées sénégalaises est le nouveau président du Groupe de travail panafricain du Comité international des médecins militaires. Il remplace l’officier de l’armée ivoirienne Yao N’dri Athanase. « Nous allons continuer notre mission traditionnelle, parce que nous devons être le dernier rempart en cas de catastrophe », a indiqué M. Diouf. Il a rappelé que le service de santé des armées joue un rôle important dans la prise en charge des populations. « 80% des personnes consultées dans nos structures sanitaires sont des civils », a-t-il informé. C’est dans ce sens que le Groupe de travail panafricain du Comité international des médecins militaires compte poursuivre la formation continue des médecins militaires et paramédicaux. Déjà, avec l’appui des commandements, beaucoup de moyens sont en train d’être injectés dans les services de santé militaire pour que l’armée puisse assurer sa mission.

E. KALY

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