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Ecosystèmes marins : Des scientifiques sénégalais déterminés à sauver les océans

24 Mai 2018
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L’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) travaille à sauver les océans qui génèrent la richesse et créent des milliers d’emplois à travers le monde. La réflexion engagée sera sanctionnée par l’élaboration d’un document consensuel contenant des préoccupations et des priorités.

L’océan vit le paradoxe de son histoire. Il fournit des biens et des services à plus de 600.000 personnes au Sénégal. En revanche, il est agressé par l’homme qui le transforme en dépôt de rejets, un site d’immersion, d’enfouissement des déchets dangereux. Déjà, ces écosystèmes sont menacés avec le changement climatique qui a comme effet leur acidification, la modification de la qualité des eaux et leur dilatation. Ce sont autant de facteurs et d’enjeux qui ont conduit l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) a organisé une consultation nationale sur : « L’importance de l’avancement des sciences de l’océan et la nécessité de mieux intégrer les connaissances dans la prise de décision en Afrique ». Il revient alors aux chercheurs, aux scientifiques, dans leur diversité et leur spécificité, de proposer des solutions pour sauver l’océan.

« Point n’est besoin de rappeler que la Science, la technologie et l’innovation (Sti) constituent, sans aucun doute, les paradigmes majeurs qui interpellent les progrès et avancées de l’humanité.

Elles permettent, entre autres applications, de contribuer efficacement à la sauvegarde de l’environnement, notamment à la prévention des risques et périls liés aux changements climatiques », a indiqué le président de l’Ansts, le Pr Doudou Bâ. Il est attendu des spécialistes la production d’un document répertoriant à la fois les problèmes et les priorités pour les populations et les autorités. Cette consultation nationale, a rappelé M. Bâ, vise à obtenir l’engagement de tous les acteurs dans le processus de concertation, d’échange et de réflexion inclusive et participative afin de produire un document national consensuel. « L’Ansts et ses partenaires scientifiques envisagent de mettre en place une base de travail. En guise d’exemple, elle porterait sur le développement des capacités en sciences de la mer, sur une évaluation des besoins en gestion durable des ressources vivantes et non vivantes, sur l’amélioration du cadre de vie en milieu côtier et le long du littoral, sur le décloisonnement des équipes… », a souligné son président.

Le Pr Salif Diop, président de la Commission communication, média et publication (Ccmp) a égrené les menaces qui pèsent sur les océans, particulièrement leur acidification et pollution. La protection des océans qui représentent 71% de la planète revêt des enjeux vitaux pour bien des communautés. « Préserver ces milieux marins, c’est participer à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration de la croissance », a-t-il soutenu.

S’agissant du sous-thème « Socio-économie des communautés littorales (activités et impacts sur les systèmes socio-écologiques et socio-économiques des littoraux du Sénégal) : rôle de la science », il a été recommandé la promotion de l’exploitation durable des ressources marines ainsi que la protection de certains habitats sensibles et des communautés littorales et côtières.

Mais aussi, « proposer des produits élaborés pour améliorer la valeur ajoutée générée par la pêche, la consolidation des emplois et des moyens d’existence des communautés de pêche », lit-on dans le document remis à la presse.

Idrissa SANE et Seydou KA

TROIS QUESTIONS A… PR SALIF DIOP, COORDONNATEUR SCIENTIFIQUE DE L’ANSTS : « RÉFLÉCHIR SUR LA DURABILITÉ DES OCÉANS »
Quels sont les enjeux liés à cette consultation nationale sur les océans ?
Il s’agit d’abord de réfléchir sur comment faire pour assurer la durabilité des océans qui sont, aujourd’hui, exposés du fait de leur utilisation pour le transport maritime des marchandises, l’exploitation des ressources halieutiques, l’industrie pétrolière, etc. Donc, il faut faire en sorte que cette durabilité puisse être assurée pour les générations futures.

Le Sénégal va bientôt entrer dans l’ère de l’exploitation du pétrole. Comment préserver nos océans ?
Notre porte d’entrée, c’est la science, la technologie et l’innovation. On va voir comment les meilleurs scientifiques peuvent, dans le cadre de cette conférence, aborder cette question, de manière durable, en utilisant toutes nos connaissances. Mais surtout, il faut que ces connaissances puissent servir à la prise de décision des autorités.

Comment expliquez-vous le fait que les océans qui représentent 71% de notre planète soient moins étudiés par les scientifiques dont les travaux se limitent souvent aux côtes ?
Parce que c’est plus difficile. On s’est toujours contenté de la côte qui est plus facilement accessible. Pour étudier l’océan profond, il faut avoir les moyens ; ce qui n’est pas le cas pour les chercheurs africains.

Propos recueillis par I. SANE et S. KA

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