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Lutte contre les déchets plastiques : Appel à un changement de comportements

06 Jui 2018
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Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable Photo d'archives

Tivaouane a accueilli la 46ème édition de la journée mondiale de l’Environnement. Une occasion pour Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable, d’inviter à un changement de comportements pour vaincre les déchets plastiques.

« Pour la seule région de Dakar, l’estimation du potentiel de déchets plastiques sur la base d’une quantité de production journalière de 1.500 tonnes de déchets solides nous donne un tonnage de 99.700 tonnes par an dont les 78% représentent les emballages plastiques », a indiqué Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement  et du Développement durable. Cette déclaration a été faite, hier, à Tivaouane où la journée mondiale de l’Environnement a été célébrée en présence des autorités administratives, locales,  des partenaires étrangers et de Serigne Aboubacar Sy Dabakh, représentant le Khalife général des Tidianes.

Face au fléau que constituent les déchets plastiques qui, selon le ministre de l’Environnement, ont connu une augmentation relative de 15% en 15 ans, il urge de compter d’abord sur soi-même en tant que citoyen. « J’estime que la culture est un élément important à prendre en considération dans le processus, car la dimension culturelle est au cœur de nos habitudes de vie, y compris face à notre gestion des déchets », a-t-il soutenu. C’est pourquoi, il a affirmé qu’il est bien possible de modifier les comportements en réduisant l’utilisation des plastiques non recyclables en refusant les sachets ou gobelets en plastique dit « jetables », source de pollution extrême. Pour remédier à cette tendance négative pour une bonne préservation de l’environnement, Mame Thierno Dieng a rappelé : « Nos mères et nos grands-mères utilisaient des matières biodégradables comme les feuilles de rônier ou les calebasses. Dans la région de Thiès, des femmes continuent à en fabriquer ».

Toujours dans le domaine des solutions alternatives, le ministre de l’Environnement a noté que « les sacs en papier sont aussi une alternative ». A cela s’ajoutent des sociétés privées qui recyclent des déchets plastiques qui redeviennent de nouveaux objets utiles, grâce à leur ingéniosité et leur savoir-faire.

Outre ces solutions énumérées, il a rappelé que l’Etat du Sénégal a adopté une loi relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques à faible micron qui polluent l’environnement.

Mbaye BA

LA PROPRETÉ ESTIMÉE À PLUS DE 50% DANS LA PRATIQUE DU CULTE MUSULMAN
Dans sa communication sur « Religion et protection de l’environnement », Serigne Aboubacar Sy Dabakh a  souligné que la propreté du corps, de son cadre de vie immédiat, de l’environnement et de ses pensées reste un préalable solide d’une bonne pratique de la religion musulmane. « Dans la pratique du culte musulman, la propreté peut être estimée à 50% », a-t-il avancé, invitant à un changement de comportement chez ceux qui pensent que verser de l’eau sale dans la rue est acceptable pour le musulman. « Tant que cette eau versée dans la rue n’est pas complètement asséchée, les anges continuent à haïr la personne fautive », a-t-il renseigné.

M. BA

LUTTE CONTRE LES DECHETS PLASTIQUES : ... SAINT-LOUIS MÈNE LA SENSIBILISATION
Dechets PlastiquesLa célébration de la journée mondiale de l’Environnement a été marquée à Saint-Louis par des sketchs et autres spectacles animés par les élèves et les enseignants. Des séances de sensibilisation sur le thème « Combattre la pollution plastique » ont aussi été organisées.

La cérémonie officielle marquant la célébration de la journée mondiale de l’Environnement a été présidée, à Saint-Louis, à l’école Rawane Ngom du faubourg de Sor, par l’adjoint au gouverneur chargé du Développement, Hadim Hanne. C’était en présence du chef du service régional de l’Environnement, Moussa Guèye, et d’autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses.

M. Hanne a rappelé que la communauté internationale, en choisissant ce thème, veut mettre en exergue l’impact de la pollution par les plastiques à usage unique, dans les océans, les mers, la terre ainsi que les menaces sur la santé. A travers cette journée, a-t-il précisé, les Nations unies visent à encourager la sensibilisation et les actions mondiales en faveur de la protection de l’environnement. C’est l’occasion aussi d’exposer les multiples défis auxquels notre planète doit faire face. Surtout qu’elle est déjà très affectée par des pollutions multiformes et dont celle liée aux plastiques est particulièrement préoccupante, notamment pour la santé humaine et les océans.

Avec ce thème, a-t-il poursuivi, on exhorte les gouvernements, les industries, les communautés et les individus à adopter des choix économiques sains, économes et respectueux de l’environnement. Au demeurant, « ce thème nous invite à une introspection qui doit nous inscrire dans la perspective d’une réduction considérable de l’utilisation du plastique à usage unique, car l’utilisation du plastique impacte négativement la qualité des écosystèmes marins, terrestres et les ressources ».

Selon M. Hanne, la pollution plastique représente une problématique majeure qui mérite une attention particulière, si on veut parvenir à un développement humain durable, au grand bénéfice de tous les peuples et particulièrement, des couches les plus vulnérables. En effet, a-t-il souligné, « chaque année, le monde utilise 500 milliards de sacs plastiques, 50% du plastique que nous utilisons sont à usage unique ou jetables. Nous consommons un million de bouteilles en plastique chaque minute. Le plastique représente 10% de tous les déchets que nous produisons ».

Au cours de la dernière décennie, a-t-il ajouté, « nous avons produit plus de plastique qu’au siècle précédent, les conséquences sont aussi diverses que variées et se caractérisent par la dispersion dans la nature et surtout les océans, au point que certains explorateurs des fonds marins parlent d’un continent de plastique qui est en train de se former ».

M. Hanne a enfin précisé qu’en moyenne, près d’un tiers des plastiques jetables échappent aux systèmes de collecte mis en place dans les différents pays. C’est ainsi que, chaque année, 13 millions de tonnes de plastiques atterrissent dans l’océan. « En se décomposant sur plus de 1000 ans, ces déchets intègrent notre eau courante et impactent négativement notre santé », a-t-il ajouté.

Mbagnick Kharachi DIAGNE 

Last modified on mercredi, 06 juin 2018 05:48
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