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Doublement de la conduite de Keur Niang, bassin de 10.000m3… : Les nouveaux chantiers, une réponse durable aux inondations à Touba

08 Jui 2018
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Un chantier est ouvert aux abords du bassin de Ndamatou. Les engins ouvrent des tranchées où des grues enfoncent des conduites de diamètre 500. Le doublement de la conduite de Keur Niang est effectif. C’est une vielle doléance de la cité religieuse de Touba où sera érigé un bassin d’infiltration de 10.000 m3. Ces nouveaux chantiers sont évalués à plus d’un milliard de FCfa.

Sur la route de Taïf, à quelques jets de pierre de l’enceinte des murs roses du bassin de Ndamatou, une benne chargée de tuyaux est immobilisée sur le trottoir. D’autres conduites sont entreposées au bas côté de la route. L’engin soulève les conduites et les enfonce dans l’excavation. C’est le propre des travaux d’assainissement. Les citoyens ne voient pas toujours le travail de fond. Les ouvrages sont enfouis. Leurs impacts sont visibles en aval. La nouvelle revanche sur les inondations se jouera sur cet axe de 8 km parcouru par une conduite aux dimensions plus importantes. «Nous ne pouvons pas dire qu’il n’y aura plus d’inondations, mais leurs impacts négatifs seront atténués de manière nette», assure le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho. La délégation fait un détour au bassin de Ndamatou. Le fond de l’ouvrage est couvert d’une eau noirâtre. Sa vocation, c’est d’être le réceptacle des eaux pluviales. Mais, il reçoit les eaux aussi bien en saison sèche qu’en saison des pluies. La construction des ouvrages est une paire de manche. La bataille à remporter, c’est celle de la conscientisation de masse pour le bon usage. A l’extérieur, à quelque mètres de la carrière, un bassin d’une grande capacité sera érigé au milieu de cette vaste étendue de terre dénudée. Sur le site, des échanges entre les mandataires du guide religieux et les autorités de la municipalité convergent sur la prise en compte de l’évolution fulgurante de la population et, par ricochet, de l’augmentation des besoins.

L’atténuation des conséquences est une attente pressante à Keur Niang et les environs. Les autorités vivaient dans la pression durant l’hivernage. Mais, les bénéficiaires ne veulent pas une précipitation dans l’exécution des travaux. « Nous voulons que les travaux soient bien exécutés afin que nous puissions résoudre de façon durable les inondations », insiste le maire de Touba, Serigne Abdou Lahad Diakhaté.

Le fils de Serigne Mourtala, Serigne Abdou Mbacké a salué le début de construction de nouveaux ouvrages qui viennent en appoint aux efforts de la communauté mouride. Leur attente est grande. Les victimes comme les autorités pensent déjà à un hivernage avec moins stress. « C’est la concrétisation d’une promesse. L’attente a été longue. Il arrivait qu’on me réveille à 2 heures pour me parler du débordement du bassin de Keur Niang. Avec le doublement de la conduite, les conséquences des inondations seront moindres », croit le gouverneur de la région de Diourbel, Moustapha Ndao.

Les nouveaux chantiers coûtent plus d’un milliard de F Cfa. Le montant vient s’ajouter à l’assiette des investissements qui a dépassé la barre d’une dizaine de milliards depuis 2012. Le réseau ne cesse de s’étendre parallèlement et les besoins ont pris les effets de sommet. L’avis accepté : l’assainissement de la cité religieuse est en bonne place dans l’agenda des autorités. «En plus du lancement des travaux pour les nouveaux ouvrages, des clés édicules publics viennent d’être remises. L’assainissement de la ville de Touba est une priorité pour le président de la République, Macky Sall», confie le porte-parole du Magal de Touba, Serigne Cheickh Abdoul Baly. Au bout de 6 mois, le réseau comptera de nouvelles infrastructures. Mais, il faut certainement maintenir le rythme d’investissement au profit de ce sous-secteur. L’excroissance de la cité religieuse est un cas à part dans le monde. Rappelons que le coût des ouvrages d’assainissement de drainage des eaux pluviales s’élève à 9.300.000.000 FCfa.

Le cap des investissements sera maintenu. Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers l’Onas va s’attaquer aux points bas de Touba Mosquée, Darou Khoudoss, Darou Marnane, Khaïra, Daroul Rahmane, Halimoul Kabir, Gouye Mbind, Darou Miname, Guédé... C’est un nouveau point de départ pour ces milliers de Sénégalais de Touba. L’amélioration de leur cadre de vie est plus une priorité pour les autorités.

Par Idrissa SANE, Mamadou DIEYE (textes) et Assane SOW (photos)

EVACUATION DES EAUX USÉES : BIENTÔT LE DÉMARRAGE D’UN PROJET DE 15 MILLIARDS DE FCFA POUR LA CITÉ RELIGIEUSE
L’évolution démographique et l’urbanisation fulgurante ne sont pas proportionnelles aux investissements destinés à la construction des ouvrages d’assainissement. Depuis plusieurs années, la cité religieuse s’est développée à un rythme qui a abouti à un déficit de prise en charge des besoins d’assainissement. Aujourd’hui, les autorités comptent faire de leur mieux afin d’inverser la tendance. La Banque Ouest africaine de développement (Boad) a financé un projet d’une grande envergure pour la ville sainte de Touba. Les objectifs, c’est d’offrir à des milliers de ménages des services d’assainissement. « Un projet inédit visant l’assainissement des eaux usées d’un coût de 15 milliards de FCfa va démarrer avant la fin du mois de juillet. Ce projet constitue une avancée majeure. Tout ces acquis nous permettent d’affirmer que dans les deux ans à venir, Touba va se départir des problèmes d’assainissement. Il faut toutefois reconnaître que le rythme de croissance de la cité religieuse est rapide », précise le directeur général de l’Onas. Lansana Gagny Sakho ajoute : « le Président Macky Sall nous a instruits d’effectuer un travail à la dimension de la ville de Touba. Je ne dis pas aussi qu’il n’y aura pas d’inondation à Touba cette année, mais, elle sera sensiblement réduite ».

I. SANE et M. DIEYE

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