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Francesca Bernardini, Secrétaire de la Cee-Onu : «La Convention sur la gestion des eaux transfrontalières est en cohérence avec la politique du Sénégal»

19 Jui 2018
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Mme Francesca Bernardini, Secrétaire de la Convention pour la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux a  félicité le Sénégal qui poursuit, à son avis, une " politique cohérente et constante". Notons qu'à la suite du Conseil des ministres, l'Assemblée nationale a autorisé le président de la République à ratifier cette convention. Le Sénégal a entamé officiellement un processus d’adhésion à cette convention ouverte à tous les Etats en 2017.

Quelle est votre réaction à la suite de l'adoption, à l’unanimité, par le Parlement sénégalais, du projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la Convention sur l’eau ?
L’adoption, par l’Assemblée nationale, du projet de loi autorisant le président de la République du Sénégal à ratifier la Convention pour la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux (Convention sur l’eau) est une très bonne nouvelle qui me réjouit fortement. Cette adhésion représente un développement très important pour la convention compte tenu du rôle du Sénégal dans le domaine de la coopération transfrontière.

Le processus en cours est en phase avec l’engagement du Sénégal…
Cette adhésion est en ligne avec une politique cohérente et constante des autorités du Sénégal en faveur de la coopération transfrontière telle que reflétée par leur engagement au sein de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg). Je tiens donc à féliciter les autorités du Sénégal qui prouvent, une fois de plus, l’importance qu’elles accordent à la gestion concertée des ressources en eau par le biais des principes et règles du droit international. Il faut également rappeler que l’adhésion à la Convention sur l’eau fait partie des recommandations du Panel de haut niveau sur l’eau et la paix dont le Sénégal assure la vice-présidence.

Après le Tchad, le Sénégal va rejoindre cette convention. Quels sont les enjeux pour un pays d’y adhérer ?
 La convention est, à ce jour, le seul cadre intergouvernemental aux Nations unies qui promeut la quantité, la qualité et la gestion durable des ressources en eaux transfrontières en facilitant la coopération. Au cours des 25 dernières années, la convention a fait progresser considérablement la coopération transfrontière dans le domaine de l'eau, elle a  favorisé le développement, l'intégration régionale et a contribué à prévenir les conflits liés à l'utilisation de ressources partagées dans la région paneuropéenne.

L’adhésion à venir du Sénégal ainsi que celle effective du Tchad à la Convention sur l’eau offrent donc des perspectives nouvelles pour le renforcement de la coopération transfrontière en Afrique et, par voie de conséquence, de prévention des conflits et de stabilité régionale. Il convient de remarquer que ces adhésions témoignent également de l’effectivité de l’ouverture mondiale de la convention. Je dois rappeler qu’il s’agit des premiers Etats hors de la région paneuropéenne à rejoindre le cadre de la convention depuis son ouverture mondiale en mars 2016.  J’espère donc que le Sénégal sera déjà pleinement partie à la convention lors de la prochaine réunion des parties qui aura lieu du 10 au 12 octobre 2018 au Kazakhstan. Tous les Etats du monde partageant des ressources en eau transfrontières seront invités à cette réunion ainsi que les organisations travaillant dans ce domaine. Lors de cette rencontre, d’importantes décisions seront prises, pour la première fois, pour l’application de la convention au niveau mondial.

Propos recueillis, à Genève, par El Hadji Gorgui Wade NDOYE

 

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