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Fuck up nights : Combattre la peur de l’échec en entrepreneuriat

19 Jui 2018
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L’échec fait partie de l’entrepreneuriat. Cette assertion a été reprise comme un refrain par les intervenants lors de la 6ème édition des Fuck up nights organisée, à Dakar, par la Fondation Friedrich Naumann.

La Fondation Friedrich Naumann poursuit son œuvre de promotion et d’encadrement des jeunes pousses. L’institution a, à cet effet, organisé, jeudi dernier, à l’Institut africain de management (Iam), sa 8ème édition de la Fuck up nights. Les jeunes entrepreneurs comme les anciens qui ont connu des échecs et sont encore debout ont partagé une partie de leur expérience. Les échecs répétitifs n’ont pas découragé les invités du jour dont Ibrahima Fall, le fondateur du journal « le Petit railleurs sénégalais », Alimatou Diagne, ingénieure des travaux statistiques, fondatrice de Carvi writer, aujourd’hui promotrice de l’autoédition des jeunes auteurs, Adama Kane qui a lancé la startup « Jokko santé », Dr Labaly Touré, fondateur de Geomatica... « Il faut du courage lorsqu’on s’engage en entrepreneuriat. Il faut combattre la peur de l’échec », a prêché la directrice de l’Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, Inge Herbert. A son avis, l’échec ne doit être ni une fatalité ni un motif de renoncement d’une aventure entrepreneuriale. De nos jours, a-t-elle ajouté, en matière d’entrepreneuriat, les managers préfèrent plutôt parler d’erreur que d’échec.

Le Fuck up night est une plateforme de partage de bonnes pratiques. Elle a été popularisée au Sénégal par la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté. L’institution travaille avec une organisation dénommée Makesense et l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme).  

L’auto-emploi est, selon ces organisations, l’alternative au chômage des diplômés. Surtout que les Etats ne peuvent pas toujours trouver du travail pour tous les jeunes qui sortent des universités et des écoles de formation. « Nous savons que peu de jeunes diplômés sont employés par l’Etat. C’est pour cela qu’il faudra promouvoir et soutenir l’entrepreneuriat. C’est la voie de résolution de l’insertion des jeunes », a suggéré Pape Bâ de Makesense.

Les Fuck up nights font de plus en plus courir les responsables des pousses. Au fil des éditions, la Fondation Naumann a créé un espace d’échanges d’expériences et d’apprentissage pour tous les anciens et nouveaux entrepreneurs. « Parfois, le meilleur business plan, c’est d’essayer. Et en cas d’échec, vous tirez des leçons. Si je disais qu’il fallait concevoir un business, je n’allais jamais me lancer dans l’importation de la viande séchée », a affirmé l’ingénieure Alimatou Diagne, la première sénégalaise qui a exploré cette filière. Pour sa part, Dr Labaly Touré a souligné qu’il avait monté une entreprise avec comme principal objectif d’aider les jeunes à trouver du travail. « Aujourd’hui, des entreprises étrangères veulent acheter ma start-up. Je n’ai pas accepté les démarches qu’ils veulent intégrer dans le capital », a révélé le fondateur de l’entreprise Geomatica.

L’univers des start-up est en effervescence au Sénégal et dans plusieurs pays. C’est l’un des secteurs qui génèrent plus d’emplois, notamment dans les pays développés. Le désir d’autonomie et l’obsession de se soustraire de la monotonie bureaucratique expliquent la tendance à la création des start-up.    

Idrissa SANE

 

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