banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Santé des femmes et des adolescentes : Le Canada finance un projet de 8,5 milliards de FCfa

20 Jui 2018
865 times

Le projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et adolescentes du sud du Sénégal a été lancé hier. Il est financé à hauteur de 19,9 millions de dollars canadiens, environ 8,5 milliards de F Cfa, par le Canada. L’objectif  visé reste  l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive de plus de 630.000 femmes dans les régions de Kédougou, Tambacounda, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.

Les régions du sud qui possèdent des indicateurs de santé en deçà de la moyenne nationale bénéficieront d’un important investissement. Le projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des adolescentes du sud du Sénégal (Sdafss) a été lancé officiellement hier. Il est financé par le gouvernement du Canada, à travers  « Affaires mondiales Canada », pour un montant de 19,9 millions de dollars canadiens, soit 8,5 milliards de F Cfa. D’une durée de cinq ans (2018-2022), Sdafss a comme objectif principal  l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive de plus de 630.000 femmes âgées de 15 à 49 ans parmi lesquelles 320.000 adolescentes âgées de 15 à 24 ans, dans les cinq régions de Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda et  Ziguinchor. Le choix de ces zones d’intervention a été justifié par le Directeur de la santé de la mère et de l’enfant, Dr Oumar Sarr. Il a énuméré, entre autres, les taux de mortalité maternelle et infantile supérieurs à la moyenne nationale. À titre illustratif, cette proportion est de 921 décès pour 100.000 naissances vivantes à Kédougou. A cet indicateur, Dr Sarr a ajouté le taux élevé de la prévalence de l’excision chez les filles âgées de moins 15 ans avec les pourcentages respectifs de 53 % pour Sédhiou et 45 % pour Kolda. Ce n’est pas tout. La prévalence contraceptive est plus faible dans les régions précitées où persistent les Violences basées sur le genre (Vbg).  Selon le Directeur de la santé de la mère et de l’enfant, ce projet relèvera le niveau de performance des centres de santé. En plus, il est prévu l’augmentation des prestataires afin de couvrir les besoins de prise en charge des femmes souffrant de fistule obstétricale et d’autres pathologies. Pour sa part, l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Lise Filiatrault, a établi une corrélation entre l’accès aux soins pour les filles et leur performance scolaire et leur autonomie financière dans le long terme. Ce sont autant de raisons qui ont poussé le Canada à financer ce projet qui sera exécuté par le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). Ce financement de près de 20 millions de dollars canadiens contribuera, selon l’ambassadeur du Canada au Sénégal, à changer la situation des femmes au sud du Sénégal. « Il s’agit d’être là où les besoins en santé de la reproduction sont le plus élevés », a laissé entendre Mme Filiatrault, convaincue de la réalisation des objectifs  avec l’engagement de tous les acteurs.

Améliorer les conditions de vie
L’espoir de l’amélioration des conditions de vie des sujets  bénéficiaires a été au centre du discours de Cécile Compaoré Zoungrana, représentante-résidente de l’Unfpa au Sénégal, qui a pensé,  par rapport à la zone d’intervention, que « choix ne pouvait être plus avisé ». Pour elle, l’initiative s’inscrit en droite ligne avec le plan stratégique de l’Unfpa pour la période 2018-2021. « Au cours de ces dernières années, au Sénégal, des femmes qui meurent en donnant la vie ont fortement diminué avec la moyenne de 315 décès pour 100.000 naissances vivantes, soit environ 4 décès maternels par jour », a constaté Cécile Compaoré Zoungrana. Toutefois, elle a regretté que les adolescentes continuent de payer le plus lourd tribut avec 629 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes au Sénégal.  La cérémonie sied pour magnifier la contribution du pays donateur à la mise en œuvre de la politique de démocratisation d’accès aux soins, notamment aux services de la santé de la reproduction. Le Secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Alassane Mbengue, a confirmé que ce soutien du Canada vient en appoint à la réalisation des ambitions du Sénégal en matière de santé. Pour lui, la santé et le bien-être des femmes et des adolescentes est une composante essentielle de la politique de santé définie par le Sénégal. « Pour assurer la protection de cette cible très vulnérable, plusieurs lois, relatives notamment à la santé de la reproduction, à la prévention et à l’élimination des violences basées sur le genre, ont été adoptées », a indiqué  M. Mbengue. Reconnaissant que l’accès universel à des services de santé de la reproduction de qualité tarde à être optimisé, il est d’avis que ce projet sera d’un grand apport pour les régions du sud. Faudrait-il le rappeler, le Canada a dégagé une enveloppe globale de 650 millions de dollars canadiens pour toute l’Afrique.

Oumar KANDE et Fatoumata Sadio DIALLO (stagiaire)

 

Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.