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Dr Amadou Sall, directeur de l’Institut Pasteur de Dakar : «Le Sénégal est bien préparé pour faire face aux épidémies»

20 Jui 2018
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Jeune chercheur, responsable d’unité, puis directeur scientifique, Dr Amadou Sall a gravi les échelons en devenant le premier Sénégalais, voire Africain, directeur de l’Institut Pasteur de Dakar. Il compte s’appuyer sur ses 25 ans d’expérience pour en faire une institution incontournable dans la recherche, la production de vaccins et la gestion des épidémies au Sénégal et dans la sous-région. Dans cet entretien, Dr Sall avertit qu’aucun pays n’est à l’abri d’une épidémie. D’où l’importance de s’entraîner régulièrement pour ne pas être surpris.

Vous êtes le premier directeur africain de l’Institut de Pasteur de Dakar. Expliquez-nous comment vous êtes arrivé à occuper ce poste ?
Je travaille à l’Institut Pasteur de Dakar depuis 25 ans comme jeune chercheur. J’ai naturellement progressé, parce que dès le début, je me suis intéressé à une spécialité de l’Institut que l’on appelle Arbovirose fièvre hémorragique. Au bout d’un moment, tout le monde sentait que mon utilité était plus dans le leadership plutôt que dans la partie purement scientifique. Avec ce statut de leadership, je peux, d’une manière ou d’une autre, contribuer à la vision stratégique de l’Institut Pasteur de Dakar où j’ai été chercheur, responsable d’unité et directeur scientifique. Et au moment où il s’est posé la question de la nécessité d’avoir un directeur, je me suis permis de postuler. Heureusement, le choix s’est porté sur ma modeste personne.

En termes de management, qu’est-ce que vous avez apporté de plus ?
J’essaye de porter l’Institut Pasteur de Dakar à un niveau d’excellence. C’est mon travail quotidien. Je m’investis dans cette quête d’excellence. Il y a eu, dans ce sens, quelques éléments intéressants, car lorsqu’on est originaire d’un pays, on a une meilleure compréhension de certains besoins et une grande facilité vis-à-vis de certains problèmes, notamment nos sensibilités locales.

Maintenant, c’est un travail qui se fait en partenariat. Je me suis appuyé sur les réalités du Sénégal pour mieux servir les populations. Une des grandes priorités de l’Institut Pasteur de Dakar, c’est de se focaliser aussi sur les priorités locales. Si on comprend ces priorités, il devient beaucoup plus simple de travailler dans la structure. L’avantage, c’est aussi d’avoir eu un meilleur échange avec les autorités et un meilleur partenariat avec certaines personnes parce qu’on connaît bien le pays. C’est cette connaissance du pays qui nous aide à mieux cerner les besoins.

Beaucoup d’examens et d’analyses se font à l’Institut Pasteur de Dakar. Comment faites-vous pour satisfaire cette forte demande ?
Effectivement, il y a une grosse demande. Mais, c’est cela un peu notre mission, soulager les populations au point de vue de la santé, parce que c’est le mandat que nous a donné le gouvernement et l’Institut Pasteur de Paris qui sont nos deux membres fondateurs. Nous devons satisfaire la demande, que ce soit dans les domaines de la santé publique, de la formation ou de la recherche. Il y a beaucoup de demandes. C’est pour cette raison que nous  continuons à mobiliser les autorités, les partenariats et surtout à développer une vision orientée à long terme.

Aujourd’hui, l’Institut Pasteur de Dakar a un grand programme pour augmenter sa capacité de production de vaccins dans un site qui sera implanté à Diamniadio. Ce sera en partenariat avec le gouvernement du Sénégal, l’Agence française de développement (Afd), la Banque islamique de développement (Bid) et la Fondation Bill et Melinda Gates. C’est un  partenariat assez large qui permettra au Sénégal de se  doter d’un outil qui sera la seule unité en Afrique à produire un vaccin reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Ce sera un vaccin pré-qualifié. C’est dans ce type de défi que l’Institut Pasteur s’inscrit afin de répondre aux besoins des populations. Et ce, en associant l’excellence à la recherche mais aussi à la  santé, à la formation et à l’expertise. Chaque année, nous essayons d’aller un plus loin pour satisfaire la demande des populations.
 
Ce vaccin concerne quel type de maladie ?   
C’est un vaccin contre la fièvre jaune. Il est important d’augmenter les capacités de production parce qu’il y a un déficit annuel de 42 millions de doses de ce vaccin dans le monde. Nous allons travailler à réduire ce gap de manière à ce que les populations sénégalaises d’abord, africaines et mondiales ensuite, puissent pouvoir faire face à ce fléau.  

En 2014, avec l’épidémie de la maladie à virus Ebola, l’un de vos collaborateurs a été infecté en Guinée, puis envoyé en Allemagne pour les soins. Le même jour, le Sénégal enregistre son premier cas importé. Comment l’Institut Pasteur de Dakar a-t-il géré tout cela à cette période ?
C’était une semaine très difficile pour l’Institut Pasteur de Dakar. Cela montre aussi que les agents de cette institution sont exposés à toutes sortes de risques surtout dans l’exercice de leur travail. Nos équipes mettent leur vie en danger en se rendant dans les zones d’épidémies. Certes, nous avons de l’expertise pour éviter que cela soit dramatique. Pour ce qui est du cas de la maladie à virus Ebola, nous avions l’assistance des autorités sénégalaises. Nos partenaires allemands et étrangers nous ont aidés à sauver notre collègue qui est, aujourd’hui, l’un des responsables les plus importants de l’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre les épidémies.

Cela veut dire que, même si parfois on vit des situations dramatiques, le cœur est toujours à l’ouvrage, parce que c’est une vocation pour nous de sauver des vies. C’est notre credo. Je rappelle que le Sénégal a résisté à l’épidémie d’Ebola grâce à la mobilisation et au leadership du ministre de la Santé de l’époque, le Pr Awa Marie Coll Seck. En tant que médecin, elle a permis au Sénégal de faire face à ce cas importé. Il faut aussi rendre hommage à l’équipe de l’Institut Pasteur de Dakar pour son expertise et sa mobilisation contre l’épidémie à virus Ebola qui est à l’origine de centaines de morts dans des pays de la sous-région.

Le Sénégal est-il toujours sous la menace des épidémies comme Ebola qui fait actuellement des ravages au Congo ?
Le Sénégal est, aujourd’hui, mieux préparé qu’il ne l’était il y a quelques années pour ce qui concerne les épidémies. Le gouvernement a investi énormément d’argent pour mieux faire face sans compter l’implication du président de la République, des partenaires et de l’Institut Pasteur de Dakar. La mobilisation de ce beau monde fait que le Sénégal est bien préparé pour faire face à d’autres épidémies. En matière d’épidémie, ce que 25 ans d’expérience m’ont appris, c’est qu’il faut être vigilant. Nous devons nous entraîner régulièrement, car aucun pays n’est à l’abri. Même si le Sénégal est mieux préparé en matière d’épidémie que la plupart des pays que j’ai eu à visiter, cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas sous la menace. Cependant, nous avons des moyens d’y faire face.

Le Sénégal est donc en avance sur les autres pays dans la lutte contre les épidémies. Est-ce dû à l’Institut Pasteur, la seule institution qui s’occupe de ces questions dans toute la sous-région ?  
L’Institut Pasteur de Dakar joue un rôle important dans la gestion des épidémies. C’est l’une de nos spécialités. Je ne vais pas vous dire le contraire, car nous jouons un rôle central et important dans ce domaine. Bien que nous jouions un rôle important du côté du laboratoire, de l’expertise en épidémiologie, en entomologie et dans les secteurs qui sont importants, il faut reconnaître que c’est un travail qu’aucune institution ne peut faire seule. Nous le faisons avec le soutien du ministère de la Santé, des experts en épidémiologie, le Centre de coordination des urgences sanitaires et des experts travaillant dans les domaines de l’assainissement, de la lutte anti-vectorielle...

La gestion des épidémies nécessite une approche multidisciplinaire parce qu’il faut avoir une excellente coordination avec les autorités de la santé. Ces dernières mettent en disposition un volet logistique de prise en charge des malades qui sont envoyés dans des structures d’excellence comme les hôpitaux de Fann, Principal et Aristide Le Dantec. Il y a aussi un volet laboratoire investigation auquel les agents de l’Institut Pasteur de Dakar ont beaucoup investi. C’est pour cette raison que je vous disais, au début, que le Sénégal est mieux préparé que les autres pays en gestion des épidémies.

Il y a souvent des épidémies dans des pays lointains comme le Brésil, le Mexique, la République démocratique du Congo... Malgré cette distance, est-ce qu’on peut dire que notre pays est sous la menace de ces épidémies ?
C’est important que vous preniez l’exemple du Brésil ou du Mexique. Quand l’épidémie du Zika a commencé dans ce pays, les Brésiliens se sont rendus compte très vite qu’un des groupes les plus experts au monde dans ce domaine était l’Institut Pasteur de Dakar. Notre institution a une tradition de travail dans ce champ. Le Brésil a fait appel au Sénégal dont les experts sont partis, pendant trois semaines, former des chercheurs brésiliens de l’Etat de Sao Paulo en diagnostic et dans certaines techniques que les experts de ce pays ne maîtrisaient pas pour mieux gérer ce genre d’épidémie. Cette invitation à un pays comme le Sénégal a été une fierté mais aussi une opportunité pour nos experts d’améliorer leurs connaissances, car cela nous a permis d’aider le Brésil et, en retour, d’apprendre.

C’est comme les militaires qui sont forts dans le domaine de la guerre. C’est parce qu’ils n’arrêtent pas de s’entraîner. En matière d’épidémie, il ne faut jamais dire qu’on n’est prêt. On peut se préparer pour des choses que l’on connaît, mais les épidémies peuvent être des choses que l’on ne connaît pas. C’est pour cela qu’il faut, sans arrêt, se préparer en développant une expertise. A l’Institut Pasteur de Dakar, nous faisons de la recherche sur les virus rares. Nous faisons aussi de la recherche en technologies rares en travaillant beaucoup sur la santé publique et la surveillance, en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Nous faisons également un travail de formation, car aujourd’hui, il faut des compétences variées en s’ouvrant aux nouvelles disciplines que sont la Bioinformatique et la Biomathématique. C’est ce travail permanent d’amélioration continue qui permet à nos équipes d’être, au fur et à mesure, parmi les meilleures dans le monde. Actuellement, l’Institut Pasteur de Dakar est la première institution africaine à être sollicitée par l’Oms lorsqu’il s’agit de déploiement.

Au moment où je vous parle, nous avons une équipe qui se trouve en République démocratique du Congo (Rdc). Elle va d’ailleurs être renforcée. De la même manière, nous pouvons être sollicités au Brésil, au Mexique, comme ce fut le cas avec l’épidémie de Zika. Nous avons fait une bonne partie des pays de l’Afrique où nous avons apporté notre expertise. Cela montre qu’il y a un travail continu d’amélioration qui se fait sur le terrain. Il faut travailler, sans arrêt, pour s’améliorer parce que les nouvelles technologies de l’information et de la communication évoluent très vite.
 
La recherche est le parent pauvre des politiques des dirigeants africains. Comment avez-vous fait pour être sollicité un peu partout ?
C’est vrai que la recherche reste le parent pauvre des politiques des chefs d’Etat africains. Vous avez raison. Il y a, en effet, très peu d’investissements qui se fait dans ce domaine même si des pays comme le Sénégal ont fait beaucoup d’efforts ces dernières années en y consacrant plus de ressources financières et humaines. J’ai moi-même eu l’occasion de participer à des concertations nationales où  l’enseignement supérieur et la recherche étaient au cœur de la question. Il y a un appui qui est donné par le gouvernement du Sénégal. Mais, il est important d’insister sur le fait que la recherche ne peut pas se faire sans le partenariat.

Aujourd’hui, l’Institut Pasteur de Dakar est soutenu par sa maison mère qui est l’institut Pasteur de Paris et un certain nombre de partenaires comme l’Agence française développement (Afd) qui nous appuie sur le vaccin, la Banque islamique de développement (Bid), la Fondation Bill et Melinda Gates. Tous ces partenaires nous donnent de l’argent pour la recherche et des activités génératrices de revenus comme la production de vaccins. Il faut aussi aller vers la recherche des fonds compétitifs.
    
L’Institut Pasteur de Dakar est-il impliqué dans le travail de recherche des vaccins contre certaines maladies chroniques comme le diabète ?
Nous travaillons sur le diabète, mais pas dans le domaine du vaccin. A ma connaissance, je ne suis pas au courant de la production d’un vaccin contre le diabète. Il se peut que cela existe, mais nous travaillons à freiner cette maladie en faisant du dépistage. Nous suivons énormément de diabétiques qui viennent solliciter nos plateformes. Pour les autres maladies chroniques comme les cancers, nous sommes aussi très sollicités.

Nous avons commencé un travail avec des collègues cliniciens et ce sont des choses qui vont se développer de plus en plus. En Afrique, il y a des maladies infectieuses mais aussi chroniques, telles que l’hypertension artérielle, le diabète, le cancer, entre autres, qu’il faut prendre en charge parce que ce sont des doubles fardeaux. Nous ne pouvons pas nous débarrasser de ces maladies sans faire de l’investissement.

Beaucoup de Sénégalais estiment que les services d’analyses et d’examens de l’Institut Pasteur de Dakar sont chers. Pensez-vous que vos tarifs sont accessibles aux populations ?
C’est une question qui revient souvent, car certaines personnes pensent que nos analyses et examens sont chers. Je donne souvent la même réponse en leur rappelant que les analyses sont chères non pas parce que l’Institut Pasteur veut qu’elles le soient. Je peux vous assurer que si vous faites le point par rapport à la qualité que nous offrons, vous ne trouverez pas moins cher que nous sur le marché sénégalais. Je peux comprendre qu’il y ait un niveau élevé par rapport aux prix vu que cela dépend souvent d’intrants dont nous ne maîtrisons pas les coûts.  

Mais, nous travaillons sans arrêt pour que ces coûts baissent et que l’Institut Pasteur soit plus accessible aux Sénégalais, car notre objectif est que les prix des analyses et autres examens soient à la portée de tout le monde. Pour une certaine catégorie de populations, l’Institut Pasteur de Dakar a un tarif spécial surtout dans les endroits où nous savons qu’il y a des problèmes financiers. Pour le reste de la population, nous travaillons à réduire les coûts. Il faut comprendre que l’ensemble des ressources qui sont générées et gagnées à travers les laboratoires d’analyses ou le vaccin sont réinjectées soit dans l’activité de l’institut ou dans les populations puisque nous faisons aussi un travail de santé publique.  

Chaque fois que nous nous déplaçons pour des épidémies, une partie des frais que nous dépensons provient des bénéfices que nous avons eus dans les laboratoires d’analyses et de nos différentes activités.  Nous sommes une fondation à but non lucratif. L’objectif de l’Institut Pasteur de Dakar, ce n’est pas de faire de l’argent, mais de servir les populations. C’est pour cela que l’argent que nous gagnons est injecté dans l’activité de l’Institut Pasteur pour soulager nos clients. Je rappelle que toutes les prestations que nous donnons en cas d’épidémie sont gratuites.

Nous sommes le seul laboratoire qui investit l’argent gagné dans les activités de santé publique au profit de la population parce que l’Institut Pasteur de Dakar est une institution de référence. Nous sommes en train de travailler pour le rester. Il faut que les populations comprennent que l’Institut Pasteur est à leur service. C’est le mandat que nous ont donné nos fondateurs, l’Institut Pasteur de Paris et le gouvernement du Sénégal.

L’Institut Pasteur de Dakar compte aussi sur le partenariat. Vous avez d’ailleurs reçu le premier camion mobile laboratoire. Pouvez-vous revenir sur ses fonctionnalités ?  
Il s’agit effectivement d’un camion laboratoire que l’on appelle camion mobile. En gros, il permet de faire la quasi-totalité de tout le travail qui se fait dans un laboratoire. Les fonctionnalités techniques du camion permettent de travailler sur des agents très pathogènes comme le virus Ebola ou de ce type de dangerosité qui a un système de confinement extérieur permettant de faire le diagnostic. Ce camion dispose, à l’intérieur, d’une technologie de dernière génération qui permet de faire la détection des agents pathogènes. Il est constitué d’une plateforme technologique qui est une grande innovation.

La deuxième innovation est qu’il a des caractéristiques qui lui permettent d’aller sur tous les terrains. Il est équipé de verrats et est en format 6X6. Toujours à l’intérieur, on a tout le confort pour travailler dans de bonnes conditions puisqu’il y a la climatisation, la connectivité qui permet d’envoyer des résultats, de communiquer, de faire des téléconférences ou vidéoconférences… Quand il n’y a pas de réseau dans la localité où vous vous trouvez, il y a un téléphone satellitaire disponible qui vous aide à faire le travail. Donc, les caractéristiques de confort, de capacité de déploiement en font un outil exceptionnel. Il est exceptionnel aussi par le fait qu’il a été conçu et pensé après l’épisode du virus Ebola. Il prend en compte la gestion de toutes les épidémies.

Le dernier plus est que ce camion a une autonomie énergétique qui permet, pendant une semaine, de tourner et de pouvoir avoir un système d’électricité. Le camion dispose également, à l’intérieur, d’une chaîne de froid qui permet de faire, au-delà du laboratoire, de la vaccination et un certain nombre de choses. Son système est conçu pour permettre d’embarquer d’autres équipements comme l’échographie, la radiologie et l’ophtalmologie. C’est cette flexibilité qui en fait un outil exceptionnel. Ce qui est important à noter, c’est un outil développé dans le monde et l’on a recherché où il faut l’utiliser en Afrique. On est arrivé à la conclusion de venir l’utiliser au Sénégal parce qu’il y a une grosse expertise à l’Institut Pasteur de Dakar qui a été impliqué dans des épidémies : deux ans de lutte contre le virus Ebola en Guinée, sans compter notre contribution au Brésil, au Mexique pour  aider ces pays à mettre fin aux épidémies comme le Zika.

Propos recueillis par Eugène KALY

Last modified on mercredi, 20 juin 2018 10:57
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