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Gouvernance des ocèans : La gestion intégrée des ressources marines recommandée

25 Jui 2018
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Plusieurs représentants des pays concernés par le projet du Grand écosystème du courant des Canaris (Cclme) ont pris part à une rencontre, à Dakar, les 21 et 22 juin 218, en vue de faire le rapport d’étape et de fin de projet. Le Cclme vise la sauvegarde des ressources marines et côtières de pays comme le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la République de Guinée et la Sierra Leone.

Avec la fin prochaine du projet Grand écosystème du courant des Canaris (Cclme), les sept pays concernés (Maroc, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, République de Guinée et Sierra Leone) ont évalué, pendant deux jours, à Dakar, les acquis, les résultats et les impacts des activités déroulées par le projet. Dans une présentation liminaire qui a eu lieu au Centre de suivi écologique (Cse), Jacques Abé, coordinateur de la composante 3 du projet, a fait une synthèse des résultats et acquis sur la biodiversité, les habitats et la qualité de l’eau. Une composante dont les résultats ont été appréciés par les représentants des pays, d’autant plus que 90 à 95 % des activités ont été déroulées.

Plan d’action stratégique
Néanmoins, a renseigné Abou Bamba, secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan et coordinateur régional du Plan d’action pour l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud, «  il a été admis que la santé des écosystèmes marins et côtiers, observée depuis les 30 dernières années, est trop fragile ». « Tout ce qui est fait en amont sur les côtes se retrouve forcément en mer et dégrade les habitats, notamment les écosystèmes de mangrove où les poissons se reproduisent », a-t-il expliqué. Le même phénomène est constaté, notamment avec la détérioration de la qualité de l’eau consécutive aux pollutions en amont et que l’on retrouve dans l’eau de mer.
Pour le secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan, « le Cclme a permis de tirer la sonnette d’alarme et de faire un diagnostic précis et scientifique afin d’identifier les principaux problèmes et surtout de les adresser aux décideurs des différents pays ».

Dans une seconde phase du projet, il est question, de mettre en œuvre un plan d’action stratégique qui épouse les objectifs de l’origine du projet qui visait à réduire la dégradation des écosystèmes marins et côtiers en faveur de la pêche pour développer davantage la production halieutique. La mise en œuvre du plan d’action stratégique permettra, selon Abou Bamba, de régler les problèmes techniques et d’augmenter par 2, 3, voire 4, la production halieutique des pays du Cclme. Il s’agira, pour ce dernier, de réduire dans ce plan les sources de produits d’origine tellurique et de renforcer la gouvernance des océans dans les pays du Cclme. « Il a été observé, dans plusieurs pays, que la gouvernance des océans est fragmentée dans plusieurs ministères, tels que la pêche, les hydrocarbures, le tourisme, l’énergie, l’agriculture, etc. », a-t-il noté, avant de préconiser la gouvernance intégrée des océans.
L’autre élément non moins important du plan stratégique concerne la formation qui va faciliter l’harmonisation des politiques, à travers une planification marine et spatiale, afin d’arriver à des solutions qui arrangent tout le monde.

Il est aussi préconisé un autre programme en vue de favoriser la mise en œuvre des principes de l’économie bleue pour créer davantage d’emplois dans le domaine du tourisme, étudier des stratégies pour augmenter la production halieutique et favoriser la maîtrise des transferts de technologies (aquaculture). Pour faire face au regain de l’exploitation minière qui s’accompagne d’une pollution émanant de l’extraction, l’exploration ou l’exploitation en off shore dans des pays comme le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée-Bissau, un protocole sur les normes et standards environnementaux a été émis pour gérer les activités pétrolières et gazières off shore.

Babacar Bachir SANE

 

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