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Socé Ndiaye, directeur de l’Office du baccalauréat : « Tout candidat qui vient avec son portable sera exclu »

26 Jui 2018
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Socé Ndiaye, directeur de l’Office du baccalauréat : « Tout candidat qui vient avec son portable sera exclu » Crédit photo : Sarakh DIOP / © Le Soleil

Le nouveau directeur de l’Office du baccalauréat, Socé Ndiaye, enseignant à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Ucad, a été à plusieurs niveaux d’organisation de cet examen. Ce physicien qui a enseigné durant 15 ans dans les lycées a été surveillant, correcteur, puis membre de jury. Il puisera de ce capital d’expérience pour améliorer le déroulement de l’examen du bac. Dans cet entretien, M. Ndiaye révèle que la tolérance zéro sera appliquée pour l’usage du portable et du dispositif connecté. Même les surveillants sont invités à ne pas téléphoner.

Les examens du baccalauréat, c’est dans quelques jours. Pouvez-vous nous faire le point sur les mesures prises pour son organisation ?
Il y a des dispositions classiques qui ont été reconduites. Nous avons aussi apporté des innovations. Nous allons sécuriser le processus. De même, nous avons tout mis en œuvre aussi bien sur le plan administratif que financier. S’agissant de la sécurité, elle se fera à plusieurs niveaux, de la création des sujets à leur validation, production, conditionnement et convoyage à leur distribution. La deuxième phase de la sécurisation, c’est de surveiller les candidats lors des épreuves. Nous avons renforcé les dispositions à tous les niveaux. En matière de sécurité, il faut tout le temps renouveler le dispositif parce que les contrevenants cherchent toujours des solutions pour contourner les mesures sécuritaires. Les épreuves facultatives ont démarré depuis le 9 juin. Le gros des épreuves est en cours de production. Nous avons déjà ventilé les épreuves du baccalauréat technique qui démarre le 2 juillet prochain. Il reste les épreuves du bac général.

En termes de ressources humaines, combien de correcteurs, de surveillants et de présidents de jury sont mobilisés ?
Nous avons 157.700 candidats qui composeront dans 515 jurys principaux. Je dois ajouter que certains centres secondaires dépendent de ces jurys principaux. Par exemple, les élèves de Rao composeront chez-eux, mais les épreuves seront corrigées à Saint-Louis. Nous avons 70 centres secondaires. Ces 515 jurys sont répartis dans 415 centres. En outre, nous avons engagé 8216 correcteurs et 18.600 surveillants. Nous avons prévu au moins 3 surveillants pour chaque salle d’examen et 1.600 secrétaires de jury.

Est-ce que la prise en charge de ces examinateurs est réglée à l’avance ?
Le dernier maillon, c’était les surveillants. Il n’y avait pas de prévision. Mais, depuis le mois de mai, le décret de rémunération de ces surveillants a été signé. Nous voulons les payer au plus vite. L’année dernière, l’Etat a dépensé 293 millions de FCfa pour la prise en charge des surveillants. Pour le reste (les correcteurs, les présidents de jury), le montant pourrait avoisiner 2 milliards de FCfa. Lorsque vous déplacez un fonctionnaire de la hiérarchie A d’une région à une autre, c’est au moins 25.000 FCfa par jour. Cette somme n’a rien à voir avec les primes de correction indexées sur le nombre de copies corrigées.

Soce Ndiaye Bac 2Il est difficile d’appliquer des mesures et des sanctions contre l’usage des Smartphones, des téléphones portables dans les centres d’examen. Pouvez-vous nous assurer que l’application des mesures sera effective cette année ?
Les règles stipulent que le candidat n’a pas le droit de venir au centre d’examen avec son téléphone portable ou un dispositif connecté. Dans le passé, la plupart des présidents de jury essayaient de gérer cette problématique à leur manière. En général, ils retiraient momentanément le téléphone et rédigeaient un rapport. Il y avait beaucoup d’élèves qui n’ont pas été sanctionnés ni traduits devant le Conseil de discipline. Cette année, le port du téléphone portable est interdit dans le centre. Tout candidat qui aura par devers lui un téléphone portable sera exclu. Le texte sera appliqué dans toute sa rigueur. Ce sont les présidents de jury qui doivent l’appliquer. Ils ont reçu l’ordre de mettre en œuvre cette disposition. Ils doivent être assistés par les chefs de centre et les inspecteurs d’académie. Les élèves ne seront pas fouillés. Mais, dès que l’on découvre le téléphone ou un dispositif connecté sur un candidat, il sera exclu.

Justement, nous avons vu qu’en Mauritanie l’internet a été interrompu sur toute l’étendue du territoire durant l’examen du baccalauréat. Ne doit-on pas aller vers la révision de l’organisation du baccalauréat en prenant en compte les nouvelles technologies ?
Nous sommes obligés de nous adapter à l’évolution des nouvelles technologies. Sinon nous allons arrêter d’organiser le baccalauréat. Il y a actuellement un processus qui est en cours. Il comporte deux volets. Le premier a trait à la réforme de l’outil qui est l’Office du baccalauréat. Le deuxième volet concerne la réforme de l’organisation de l’examen. Il y a quelques mois, nous avions organisé, dans ce sens, un atelier à Saint-Louis. Des recommandations ont été formulées et leur mise en œuvre sera étudiée.

Beaucoup de personnes se plaignent du retard accusé pour retirer leur diplôme. Comment l’Office du bac compte-t-il diligenter la délivrance des parchemins ?
Il y a des personnes qui ont le baccalauréat depuis 1970 et qui n’ont pas encore reçu leur diplôme. De manière générale, après l’examen du bac, il y a un arrêté qui est pris. Il est d’abord validé par le doyen de la Faculté tutrice. Je dois rappeler que chaque série a une Faculté tutrice. Il y a la Faculté des Sciences pour les séries scientifiques, la Faculté des Lettres pour les séries littéraires, la Faculté des Sciences économiques et de gestion pour les séries G. Et les autres séries techniques, c’est l’Ecole supérieure polytechnique.

La première étape, c’est la validation des listes par le responsable de ces établissements. Après, ils sont envoyées au recteur de l’Ucad pour signature. C’est l’arrêté rectoral qui « stabilise » la liste des diplômes. Ensuite, une fois que cette liste est établie, les diplômes peuvent être produits. Par la suite, les diplômes sont renvoyés à l’autorité signataire. Après la signature, les diplômes sont retournés à l’Office. C’était la procédure à suivre.

Auparavant, il fallait attendre au moins 2 ans pour retirer son diplôme. Aujourd’hui, nous allons produire les diplômes de 2015, 2016 et 2017, cela veut dire que pour tous les bacheliers des années précitées, leur arrêté est signé. Nous allons mettre ces listes à la disposition des doyens pour validation. Après la signature, nous allons passer à la phase de production. Maintenant pour ceux qui ont obtenu le baccalauréat depuis le début de l’organisation de cet examen jusqu’en 2017, nous allons produire les diplômes en fonction de la demande.

Par contre, à partir de 2018, des listes seront consolidées et validées dès la fin des examens. Par la suite, il y aura la production et la signature des arrêtés. Tout ce travail sera fait avant la fin du mois d’août. Après cela, nous passerons à la phase de production de tous les diplômes.

Propos recueillis par Idrissa SANE (texte) et Sarakh DIOP (photo)

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