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Lutte contre le Vih/Sida : Protéger les groupes vulnérables pour éliminer l’épidémie

30 Jui 2018
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Plus de 350 personnes ont pris part, du 22 au 24 juin 2018, au congrès sur les 10 ans de lutte contre le Sida de la Coalition Plus (une union d’Ong communautaires…). Les participants se sont accordés sur le fait que les groupes vulnérables dont les homosexuels doivent être acceptés et tolérés si l’on veut mettre fin à l’épidémie du Sida.   

Mme Hakima Himmich, présidente de la Coalition Plus, une union d’Ong communautaires engagées depuis une dizaine d’année dans la lutte contre le Sida en Afrique et un peu partout dans le monde, n’est pas satisfaite du traitement réservé à l’homosexualité. « Dans  tous les pays africains, il y a un regain d’intolérance vis-à-vis de l’homosexualité. Cela est dû à la montée de l’extrémisme religieux », s’est désolée cette actrice marocaine de la lutte contre le Sida. Elle a donné l’exemple de son pays où, en 2006, un jeune homosexuel avait déclaré, dans une chaine de télévision, qu’il est « homosexuel et séropositif ». Mais, à la prochaine émission, les responsables de la chaine de télévision ont suggéré de ne plus laisser passer ces genres de déclarations, « surtout venant d’un jeune, parce que le concerné risque d’être lynché », a rapporté Mme Himmich pour qui il y a des organisations de lutte contre le Sida qui défendent des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (Msm : Men having sex with men en anglais). « Pourtant c’est aux Etats et aux organisations des droits de l’Homme de défendre ces gens. Malheureusement, ils ne le font pas », a-t-elle regretté. Mme Hakima Himmich s’exprimait lors de l’ouverture du congrès des 10 ans de lutte contre le Sida de la Coalition Plus organisé, à Mbour, en partenariat avec l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs).
La secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a décrit la même situation au Sénégal où des Msm sont encore rejetés et stigmatisés. « Ils sont obligés de se cacher. Par conséquent, ils n’ont pas accès aux structures de santé pour se soigner ; ce qui constitue un danger pour leur santé et pour la population générale », a fait savoir Dr Safiétou Thiam qui compte s’appuyer sur la communication pour que les populations clés, les plus touchées par le Vih/Sida, soient acceptées et comprises.

Argumentaire médical
« Quand les populations sont informées, elles comprennent et acceptent. Il faut travailler dans le plaidoyer en direction des leaders communautaires et des médias. Au Sénégal, malheureusement, tous les problèmes de l’homosexualité sont partis des articles de presse. Nous  allons continuer à sensibiliser les patrons de presse sur ces questions sensibles, parce qu’il s’agit de la santé de nos populations », a expliqué Dr Thiam. Elle a regretté le fait que les acteurs de lutte contre le Sida ne soient pas aidés dans leur combat de protection de l’homosexualité par des organisations des droits humains. « Or, elles sont prêtes à défendre des prisonniers violentés ou des hommes politiques mis en prison. Elles sont devant la scène pour dénoncer, mais quand il s’agit des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes qui sont souvent mis en prison injustement, elles ne disent rien », a déploré la secrétaire exécutive du Cnls. Ainsi, les organisations de lutte contre le Sida, pour venir au secours des Msm, sont obligées de s’appuyer sur l’argumentaire médical en faisant savoir aux responsables des prisons que ces gens ont besoin de soins parce que infectés au Vih. « Sinon nous-mêmes, nous sommes stigmatisés parce que certaines personnes pensent que nous utilisons l’argent de l’Etat et du contribuable sénégalais pour protéger les homosexuels et des gens qui prennent la drogue. Nous travaillons dans des conditions difficiles, même si personne ne nous empêche de faire notre travail. C’est pour cette raison que nous continuons à travailler pour le bien des populations clés, en les encadrant, afin qu’elles puissent relever la tête et parler de leur vécu », a soutenu Dr Safiétou Thiam.

Pour le  directeur de l’équipe de l’OnuSida d’appui à l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Patrick Brenny, il faut accentuer le plaidoyer pour la protection des Msm. « C’est la protection de cette population qui nous aidera à mettre fin à l’épidémie du Sida », a-t-il averti, puisqu’en Afrique, selon un jeune homosexuel, 75 % des Msm sont mariés et peuvent transmettre la maladie à leurs conjointes. Malheureusement, d’après Dr Aliou Sylla, de la Coalition Plus, ces gens sont loin d’être acceptés, car même des chefs d’Etat africains ne tolèrent pas l’homosexualité.

Eugène KALY

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