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Innovation : L’avenir du robot trieur de déchets en question

02 Juil 2018
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La démonstration du robot trieur de déchets a convaincu les membres du jury du « Falling walls lab Dakar » édition 2018. La fabrication de ce robot est la suite logique de la maîtrise de l’acquisition des connaissances et d’assimilation des techniques d’assemblage et de programmation par de jeunes sénégalais regroupés au sein de la start-up « Senebot ».  Cependant, la mesure de l’impact  de ce rebot passe par sa multiplication alors que ces Sénégalais, en cours de formation, n’ont pas les moyens de produire d’autres unités.

Le tri est une étape essentielle de la valorisation des déchets. C’est aussi le maillon faible du système de collecte en Afrique. Plus grave, des personnes contractent des maladies lors de cette étape du fait de l’exposition et de la manipulation des déchets dangereux. Des raisons qui ont inspiré de jeunes sénégalais spécialisés en Programmation informatique, en Electromécanique, en Electricité et en Mécanique à fabriquer un robot tourné vers le tri des déchets.
Le robot, équipé d’un dispositif de détection, trie et répartit les déchets selon leur composition. La démonstration a été faite le mercredi 27 juin 2018 lors du « Falling walls lab » 2018. « Ce robot permet de trier les déchets en fonction de leur biodégradabilité. Nous l’avons amélioré », a expliqué Maella Yobo qui intervenait au nom de la start-up « Senebot ». Le robot trieur de déchets a été classé premier à l’issue de l’édition 2018 du « Falling walls lab » parmi les 25 projets en compétition. La technologie repose sur l’intégration des capteurs ou « sensor », le cœur du triage. Le préalable à la fabrication d’un robot, c’est la maîtrise de la programmation et des installations en informatique. Ce n’est pas un jeu d’enfants. Mais, ces jeunes sénégalais ont assimilé ces techniques jusqu’ici considérées comme étant réservées aux pays développés. Comme dans les centres de recyclage high-tech, les nouvelles technologies sont mises au service de la préservation de l’environnement. En ayant en amont un système dédié à la répartition des déchets, ces jeunes techniciens ont de belles perspectives pour le développement des filières. C’est une grande avancée technologique. «  Il n’y a pas de perdant à l’issue de ce concours. Tous les projets ont gagné. Nous avons tout de même retenu celui de Senebot de Maella Yobo », a annoncé le Dr Labaly Touré de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Depuis près d’un an, les concepteurs se concentrent sur l’amélioration des mécanismes. Après leur participation à un concours mondial aux Etats-Unis, Maella Yobo, Khadidiatou Thiam et les autres membres de l’équipe doivent actuellement surmonter les barrières de la production à grande échelle de robots. Une grande équation ! Ils sont, à coup sûr, confrontés à des problèmes de moyens pour le lifting du premier prototype. Heureusement que le ministre délégué à l’Entreprenariat rapide, Papa Amadou Sarr, a décidé d’accompagner cette start-up sur le plan financier.

La maîtrise des techniques
« Le vainqueur du Falling walls lab Dakar édition 2018 bénéficiera d’un appui financier », a promis M. Sarr. En  réalité, seule la multiplication de ces robots pourra aidera à mesurer leurs poids dans l’amélioration du taux de recyclage des déchets et leur valorisation. Tout compte fait, le marché est là ; les chiffres révèlent une augmentation continue de production des déchets dans plusieurs villes africaines comme Dakar. En plus de la prévention des maladies, la fabrication d’un robot avec ces fonctions précitées est aussi une autre preuve que la robotique n’est pas une technologie hors de portée des jeunes africains. Ces étudiants ont démontré qu’il est bien possible de rivaliser en termes d’ingéniosité avec des écoles implantées dans les autres coins du monde. « Nous avons un projet d’initiation à la robotique des enfants âgés de 6 ans à 16 ans », a confié Maella Yobo. Depuis 2016, les bonnes volontés et des Sénégalais formés dans de  prestigieuses institutions aux Etats-Unis et en Europe travaillent à démythifier la robotique auprès des jeunes étudiants et ingénieurs au Sénégal. Faudrait-il le rappeler, M. Micah, professeur à l’International school of Dakar (Isd), avait offert une formation en trois phases. Il s’agit d’abord de l’acquisition de connaissances, ensuite de l’assimilation des techniques d’assemblage, enfin de la programmation. La fabrication des robots à des fins utilitaires est la suite logique des engagements pris par ces étudiants lors du camp de préparation de Dakar en 2017. « Après la conception des robots qui avancent et reculent, ces candidats ont une certaine maîtrise des techniques. C’est sur la base de leurs nouvelles compétences qu’ils vont construire des robots qui s’activeront dans le stockage de l’eau potable et le filtrage de l’eau contaminée », a déclaré Mamadou Gakou de l’équipe « Senebot ».

Idrissa SANE

 

 

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