banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Planification familiale : Plaidoyer pour l’augmentation des ressources et l’accessibilité des services

12 Juil 2018
996 times

Kolda a abrité, hier, la célébration de la Journée mondiale de la population. A l’occasion, il a été demandé aux autorités étatiques d’augmenter des ressources pour rendre les services de la planification familiale (Pf) accessibles aux femmes qui veulent espacer les naissances.

La région de Kolda, au sud-ouest du Sénégal, a été choisie, cette année, pour abriter la Journée mondiale de la population. Le thème a porté sur « La planification familiale, un droit humain ». De nombreuses autorités administratives, des élus locaux, des représentants du ministère de l’Economie et des Finances et du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) ont pris part à la cérémonie officielle.

Dans son mot de bienvenue, le premier adjoint au maire de Kolda, Daouda Sidibé, s’est félicité du choix porté sur la commune pour accueillir cette journée. Il a déclaré, devant les chefs religieux chrétiens et musulmans, que le taux de la prévalence contraceptive à Kolda est de 21 % (Eds continue 2017) sur un objectif national attendu de 45 % en 2020. « Nous avons encore un gap de 19 % à combler en 3 ans », a-t-il martelé, convaincu que Kolda peut relever ce défi en souscrivant aux normes éditées par l’Unfpa pour défendre et garantir le droit à la planification familiale aux femmes qui en font la demande.

Pour défendre ce droit, la représentante de l’Unfpa au Sénégal, Mme Cécile Comparé Zoungrana, a regretté le fait que les Besoins non satisfaits (Bns) en planification familiale dans notre pays soient encore élevés, en dépit des efforts déployés par le gouvernement. Selon elle, en 2017, près de 21 % de femmes sénégalaises voulaient éviter ou retarder une grossesse, mais n’avaient pas accès à la contraception moderne. Elle a donné l’exemple de la région de Kolda où les Bns en Pf sont de l’ordre de 25,6 %. Cette situation, d’après la représentante de l’Unfpa, s’explique en grande partie par les barrières économiques, sociales et culturelles. Pourtant, a reconnu Mme Zoungrana, la femme joue un rôle fondamental dans la production des moyens de subsistance de la famille et de la communauté. Paradoxalement, beaucoup de femmes sont et restent dans la précarité.

Appel à la mobilisation
La représentante de l’Unfpa a rappelé aux autorités sénégalaises les défis qui leur permettraient d’atteindre l’objectif de 45 % de taux de prévalence contraceptive en 2020. Le plus important est de réduire les Bns. Pour y arriver, elle a appelé à la mobilisation de tous, pour que la planification familiale devienne un droit pour toutes les femmes. Mme Cécile Comparé Zoungrana a justifié son appel par le fait que la Pf est une question de protection de la santé, des droits mais aussi et surtout de développement économique et social et contribue à la capture du dividende démographique. Elle n’a cependant pas oublié de saluer les efforts consentis par le Sénégal pour rendre les produits contraceptifs disponibles jusqu’au dernier kilomètre et rapprocher les services de la Pf des populations.

L’adjoint au gouverneur de Kolda, Cyprien Antoine Ballo, a rappelé que l’accès universel à la planification familiale est une priorité. « Cela, si l’on veut réduire le nombre de grossesses précoces et les décès évitables et accélérer la transition démographique », a souligné l’autorité administrative.

Eugène KALY (Envoyé spécial) et Mamadou Aliou DIALLO (Correspondant)

INVESTIR DANS LA PF POUR RÉDUIRE LA MORTALITÉ MATERNELLE
Le premier adjoint au maire de la commune de Kolda, Daouda Sidibé, a demandé aux autorités étatiques d’investir davantage dans la planification familiale. Ce qui permettrait de faire des économies d’échelle sur les dépenses dans les secteurs de la santé et de l’éducation et de réduire la pression sur l’environnement. La Pf aiderait aussi à baisser la mortalité maternelle, parce que 36 femmes sont décédées, en fin 2016, en donnant naissance. « Cette situation peu reluisante de notre tableau sanitaire doit nous interpeler tous et chacun pour qu’aucune femme ne meurt en donnant la vie », a plaidé M. Sidibé.

E. KALY et M. A. DIALLO

Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.