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Santé sexuelle et reproductive : Environ 600.000 femmes et adolescentes ciblées dans 5 régions

17 Juil 2018
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Le Projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des adolescentes dans les régions du Sud et du Sud-est du pays a été officiellement lancé le 13 juillet 2018 à Kolda. Il concerne les trois régions de la Casamance naturelle (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou) et l’ancien Sénégal oriental (Tambacounda et Kédougou).

Le nombre de femmes qui meurent à la suite des complications liées à la grossesse et à l’accouchement a nettement diminué au cours des dernières années au Sénégal où 4 décès maternels sont encore enregistrés par jour. C’est, du moins, ce qu’a déclaré, le 13 juillet 2018, à Kolda, Cécile Compaoré Zoungrana, représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) au Sénégal, lors de la cérémonie de clôture de l’atelier d’élaboration des Plans de travail annuels (Pta) 2018. Cette cérémonie a coïncidé avec le lancement officiel du projet « Améliorer la santé et le bien-être des femmes et des adolescentes de la zone Sud et Sud-est du Sénégal » qui regroupe les régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou.

Ce projet de 8,5 milliards de FCfa, financé par le gouvernement canadien à travers l’Unfpa, pour la période 2018-2021, vise à améliorer la santé sexuelle et reproductive d’environ 600.000 femmes, dont 320.000 adolescentes dans ces 5 régions. « Le choix de ces 5 régions du Sud du Sénégal se justifie par le fait qu’elles font partie des zones les plus défavorisées en termes de santé de la reproduction, de santé néonatale, de santé infantile et de santé des adolescentes. Les données de l’Eds continue montrent que les indicateurs dans ces régions figurent parmi les plus faibles au monde et au Sénégal », a indiqué Mme Zoungrana. Elle a cité notamment le cas de Kolda où le taux des mutilations génitales des jeunes filles de moins de 15 ans est de 45 % contre une moyenne nationale de 14 % environ. Le projet veut inverser la tendance en investissant dans le plateau technique, à travers l’achat d’équipements sanitaires, et la logistique afin d’améliorer la qualité de l’offre et de la demande des services de santé dans ces régions.

Le représentant de l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Barnabé Ndarishikanye, s’est dit honoré de participer à cette rencontre. « Nous sommes convaincus que, quand les femmes et les adolescentes ont accès à la santé sexuelle et reproductive, elles peuvent étudier plus longtemps, avoir de meilleurs revenus et contribuer au développement de leur société », a-t-il mentionné. Le diplomate n’a pas manqué de rappeler les nombreux projets financés par le gouvernement canadien dans cette partie Sud et Sud-est du pays. Parmi ces derniers, il a cité le Padec, le Pinkk et la fourniture de manuels et guides scolaires pour l’amélioration de la qualité de l’éducation de base.

Mamadou Aliou DIALLO

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