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Selon le président de la Société sénégalaise de néphrologie, « si on fait l’estimation, parce qu’il n’y a pas encore d’étude précise, il y a 6000 nouveaux cas d’insuffisance rénale chaque année au Sénégal ». Cependant, le Pr Boucar Diouf a rassuré que tout insuffisant rénale ne va pas en dialyse. « C’est seulement 2% des malades qui vont en dialyse. Les insuffisances rénales évoluent et il y a 5 stades. C’est en dernier stade que le malade doit aller en dialyse. C’est pourquoi il faut dépister tôt pour éviter d’aller en dialyse », a-t-il conseillé.

O. KANDE

Le secrétaire général du ministère de la Santé a révélé qu’au Sénégal les données de janvier 2017 montrent qu’il y a 319 patients qui sont dialysés dans le public, 273 dans le privé, 49 en dialyse péritonéale. « Chaque année, en raison d’un diagnostic tardif, des millions de personnes décèdent prématurément d’une insuffisance rénale chronique. Les maladies rénales peuvent être détectées et leur évolution ralentie, voire stoppée, par des médicaments et des règles hygiéno-diététiques simples », a affirmé Alassane Mbengue.

O. KANDE

L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) va bientôt réceptionner les ouvrages d’assainissement de la Cité Soleil et environs. En visite sur les lieux, le 22 février 2018, son directeur général, Lansana Gagny Sakho, s’est dit satisfait du niveau d’exécution des travaux.

Il fera davantage beau vivre à la Cité Soleil et environs. Les travaux d’assainissement des eaux usées et pluviales de ces quartiers, initiés par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), avancent à un rythme soutenu. Dans le passé, ces quartiers étaient confrontés à des problèmes d’inondations à cause principalement de l’absence de réseaux d’assainissement d’eaux usées mais aussi d’une nappe affleurante (à faible profondeur). L’Etat a décidé, avec ses partenaires techniques et financiers, de régler ce problème dans le cadre du Programme de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) grâce à l’appui de la Banque mondiale. Aujourd’hui, avec ce projet d’assainissement de l’Onas, il s’agit de la réalisation de 18 km de réseau de collecte et d’évacuation des eaux usées, d’une station de pompage et une conduite de refoulement de 1.600 ml, de 2.002 branchements domiciliaires, de 5.138 ml de dalot de drainage des eaux pluviales et de 11 km de réseau de voirie en pavés autobloquants.

Initialement arrêté à 7 milliards de FCfa, le financement a été revu à la hausse pour atteindre 10 milliards de FCfa.

Un taux d’éxécution de 60%
En visite sur les lieux pour voir l’état d’avancement des travaux, le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, a indiqué qu’un avenant de 3 milliards de FCfa a été trouvé pour prendre en charge les besoins des populations. « Le niveau d’exécution est très satisfaisant ; il est à plus de 60 % », a-t-il déclaré, tout en précisant que les travaux seront achevés d’ici à cinq mois. « Les problèmes d’inondations et d’eaux usées à Dalifort et des problèmes de santé publique seront un mauvais souvenir pour les populations grâce à ce premier projet d’assainissement d’eaux usées », s’est félicité M. Sakho, annonçant la réception des ouvrages pour juillet prochain.

Pour lui, la réalisation de ces ouvrages traduit la vision de l’Onas mais également celle du Président de la République pour l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais. « Nous sommes en train de réaliser de pareilles infrastructures un peu partout à travers le pays », a-t-il fait savoir.

Le maire de Dalifort-Foirail, Idrissa Diallo, a magnifié l’avènement du projet. « Il nous fallait nécessairement, pour des raisons de commodité, de santé et de cadre de vie, un projet d’assainissement des eaux usées et pluviales comme celui-ci », a-t-il apprécié. « Si plus de 95 % de la surface communale est à l’égout, nous serons très soulagés », a soutenu M. Diallo.

Sur l’entretien et le suivi du projet, le maire a rassuré. Il a indiqué que des actions ont été déjà initiées avec Enda Ecopop et l’Adm. Elles consistent à mettre en place des comités de gestion des ouvrages d’assainissement. Ce faisant, Idrissa Diallo a lancé un appel à l’Onas pour le renforcement des capacités de ces comités.

Le secrétaire général de l’Association communale des délégués de quartiers de Dalifort-Foirail, Mame Cor Fall, s’est dit très heureux de la réalisation de ces réseaux d’assainissement, rendant au passage hommage aux autorités. « Notre commune a, aujourd’hui, changé de visage. « Dans le passé, s’est-il rappelé, personne ne pensait y mettre les pieds à pareil moment de l’année (janvier-février) du fait des inondations ».

Souleymane Diam SY

Le Panel Malabo Montpellier a rendu public, le 22 février 2018, son dernier rapport intitulé : « Mieux nourris : comment l’Afrique peut-elle construire un futur sans faim ni malnutrition ». Il révèle que le Sénégal fait partie des bons élèves en matière de lutte contre la malnutrition.

Le Sénégal est dans le peloton de tête dans la lutte contre la malnutrition. C’est ce que révèle le dernier rapport du Panel Malabo Montpellier « Mieux nourris : comment l’Afrique peut-elle construire un futur sans faim ni malnutrition ». Il a été rendu public le 22 février 2018. « De nombreux pays africains, dont le Sénégal, le Ghana et l’Ethiopie, ont réussi à réduire fortement la malnutrition au cours des 15 dernières années. Des réductions significatives se tablant entre 40 et 60 %. Ces progrès, entrainés en partie par des actions et interventions de politiques de santé, montrent que la lutte contre la malnutrition en Afrique peut être gagnée », lit-on dans le rapport.

Selon le document, à travers l’Afrique, la proportion de populations qui souffrent de la faim a baissé de 28 % à 20 % entre 1990 et 2015, bien que le nombre total continue à augmenter en raison de la croissance rapide de la population. « Certains pays ont réalisé des progrès remarquables. Le Sénégal, le Ghana et le Rwanda ont tous réduit le nombre de personnes souffrant de malnutrition et le nombre d’enfants souffrant de retard de croissance de plus de 50 %. L’Angola, le Cameroun, l’Ethiopie et le Togo ont atteint des réductions de plus de 40 % », renseigne-t-on.

Encore des défis à relever
Entre 2000 et 2016, mentionne le communiqué, le Sénégal a réalisé des progrès remarquables dans la réduction de la malnutrition. « Son score Ghi (Indice de faim dans le monde publié par l’Ifpri) a chuté de 38 en 2000 à 17 en 2016. La prévalence du retard de croissance a baissé de 30 à 19 % dans la même période. Ces améliorations en nutrition ont été entraînées en grande partie par un engagement institutionnel et programmatique significatif du gouvernement sénégalais », révèle le rapport.

Le coprésident du Panel, Dr Ousmane Badiane, par ailleurs directeur Afrique de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri), a souligné que de nombreux progrès ont été accomplis ; ce qui, à son avis, est encourageant. « Le Sénégal fait partie des pays qui ont réduit considérablement le taux de malnutrition. Mieux, il a démontré qu’il peut faire mieux », a-t-il commenté.

Cependant, M. Badiane a estimé que des défis significatifs doivent encore être relevés. « Pour atteindre les objectifs établis dans la Déclaration de Malabo et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, les gouvernements doivent apprendre de leurs réussites passées et redoubler d’efforts pour s’attaquer au triple fléau de la faim, de la malnutrition et de l’obésité sur le continent. Le rapport montre clairement que les progrès sont possibles », a-t-il ajouté.

« Le Sénégal s’est engagé dans la lutte contre la malnutrition depuis plusieurs années. Nous avons réalisé des progrès importants », a, pour sa part, confié Abdoulaye Kâ, coordonnateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm). Mais, il a précisé que la malnutrition chronique persiste toujours dans certaines régions, notamment à Sédhiou où elle est de 29 %.

Le Panel Malabo Montpellier est composé de 17 éminents experts africains et européens issus des domaines de l’agriculture, de l’écologie, de la nutrition, de la politique publique et du développement mondial. Il soutient le dialogue et les choix politiques de haut niveau basés sur des preuves qui accélèrent les progrès vers les objectifs établis par l’Agenda 2063 de l’Union africaine, la Déclaration de Malabo et les Odd.

Aliou KANDE

Avec le développement du numérique et l’arrivée de nouveaux métiers grâce à l’intelligence artificielle, les pays africains doivent s’adapter. L’éducation ciblée et la formation des jeunes dans le numérique sont, de ce fait, primordiales, selon le Dr Georges Vivien Houngbonon, de Centrale Supelec de l’Université Paris-Saclay, qui animait une conférence à Sup de co.

Dans le cadre de ses séries de conférences, le groupe Sup de co a reçu le spécialiste des Tic Georges Vivien Houngbonon, de l’école Centrale Supelec de l’Université Paris-Saclay. Animant une conférence sur le thème de la révolution du numérique qui a complètement changé les habitudes sociales et professionnelles, Dr Hounbonon a expliqué que l’Afrique n’a pas échappé à la dynamique avec 750 millions d’abonnements mobiles en 2017 et 250 millions d’abonnements à l’Internet sur la même période.

L’intelligence artificielle, qui est une structuration poussée des données grâce au numérique, a aussi créé un nouvel environnement professionnel qui impose, à son avis, à l’Afrique et au Sénégal une nouvelle offre de formation. « Maintenant, avec ce changement rapide, on se demande ce qui va se passer dans quelques années. Il faut une autre offre de formation avec des curricula adaptés. Ces derniers doivent évoluer pour mieux prendre en charge la nouvelle demande. Cela permettra à nos jeunes d’être compétitifs et de pouvoir prétendre à des emplois du numérique », a-t-il laissé entendre. Le conférencier a informé que l’Afrique devra donner de l’emploi à 100 millions de jeunes d’ici à 2030.

Cependant, Georges Vivien Houngbonon a constaté pour le regretter que les offres de formation n’ont pas beaucoup évolué dans les écoles africaines, notamment dans l’école publique où l’on continue d’utiliser les mêmes curricula depuis les indépendances.

A son avis, pour que l’Afrique puisse être un continent de fournisseurs de services et d’équipements des dérivés du numérique, il faut que les autorités améliorent la formation des jeunes afin d’éviter de perdre des opportunités. « Dans le numérique actuellement, on voit que l’Afrique s’est uniquement appropriée les emplois dans la distribution, alors que c’est la production qui crée le plus d’emplois. Il faut aller vers des contenus édités dans Internet ; ce qui crée de la valeur et des emplois. Il faut améliorer la formation dans le domaine de l’édition de contenus numériques », a soutenu l’enseignant de Centrale Supelec. Pour lui, il faudra se préparer, car l’intelligence artificielle avec le phénomène de la robotique « est plus destructrice d’emplois » qu’elle n’en crée, notamment avec les emplois manuels.

Il a alors exhorté les écoles africaines à réagir, car « il y a une opportunité pour permettre aux jeunes de pouvoir créer des applications nécessaires à cette révolution numérique ». « Il est important d’avoir des hub d’innovation pour permettre à la jeunesse de saisir l’opportunité de la technologie. Il ne faut pas rater le virage lié à l’intelligence artificielle. Il faut une politique de formation de talents et leur rétention en Afrique. Il faut des bourses ciblées dans le domaine de la science et de la technologie. Les écoles doivent répondre à ce nouveau besoin. Il ne s’agira pas seulement de former pour avoir de bonnes statistiques, mais de cibler la formation en termes d’informatique, de langage de programmation, entre autres », a soutenu le conférencier.

Oumar KANDE

L’Intersyndicale des travailleurs de l’hôpital régional de Kolda dénonce le non-remboursement des fonds liés à la gratuité des soins de santé et le non-paiement du Financement basé sur les résultats.

Les membres de l’Intersyndicale des travailleurs du Centre hospitalier régional de Kolda ont organisé un sit-in pour protester contre le non-remboursement du Financement basé sur les résultats (Fbr) et le non-recouvrement des frais liés à la gratuité des soins de santé. « Nous organisons ce sit-in pour réclamer le remboursement des fonds liés aux Contrats de performance, c’est-à-dire le financement basé sur le résultat et le recouvrement des actes de la Couverture maladie universelle (Cmu), de la césarienne et du Plan sésame. Nous demandons au ministère de la Santé et de l’Action sociale de faire des efforts pour permettre au Centre hospitalier régional de Kolda de rentrer dans ses fonds », a déclaré Ousseynou Badji, membre de l’Intersyndicale de l’hôpital et porte-parole des syndicalistes.

Ces derniers ont menacé de paralyser le système sanitaire de la région de Kolda dans les jours à venir, s’ils n’obtiennent pas une satisfaction. Ils ont salué, au passage, l’initiative du Président de la République sur la gratuité des soins de santé, mais demandé néanmoins le remboursement des fonds qu’on leur doit pour pouvoir accompagner cette politique sociale. D’après les membres de l’Intersyndicale, le Centre hospitalier régional de Kolda ne parvient pas, depuis 2016, à rentrer dans ses fonds.

Le directeur du Centre hospitalier régional de Kolda, Cheikh Mbaye Seck, a fustigé cette démarche et demandé aux syndicalistes de savoir raison garder. « Je précise que le non-paiement ou le non-remboursement de la gratuité des soins, ce n’est pas leur problème. Ils devraient plutôt se soulever si cela a un impact sur leurs salaires ou sur la prise en charge des malades. Depuis un an et demi, il y a des retards de remboursement, mais cela ne se sent pas dans le fonctionnement de l’hôpital qui fonctionne correctement, car à la fin de chaque mois, on les paie tout ce qu’on leur doit en matière de motivation et de salaire », a-t-il déclaré.

Mamadou Aliou DIALLO

La Société sénégalaise de néphrologie tient, du 22 au 24 février, la troisième édition de son congrès. Les discussions portent sur l’insuffisance rénale aiguë qui est mortelle si elle n’est pas dialysée. Au Sénégal, cette affection est causée à 50 % par des accouchements compliqués.

Pendant trois jours (du 22 au 24), des spécialistes, venu de plusieurs pays, prennent part au 3ème congrès de la Société sénégalaise de néphrologie. Cette année, c’est l’insuffisance rénale aiguë qui est au cœur des débats du fait de son caractère létal s’il n’y a pas un suivi rapide. Abordant le thème, le Pr Boucar Diouf, président du Comité d’organisation du congrès, a indiqué qu’il s’agit de débats extrêmement importants « parce que la maladie rénale peut donner naissance à l’insuffisance rénale chronique si on ne la prend pas en charge ». Pour lui, l’insuffisance rénale « est une pathologie qui peut être prévenue et guérie si on prend les mesures qu’il faut ». Le Pr Diouf a affirmé que le thème sur l’insuffisance rénale aiguë est d’autant plus important que la Journée mondiale du rein coïncide, cette année, avec la Journée internationale de la femme. « La première cause d’insuffisance rénale aiguë au Sénégal, c’est une femme qui accouche et qui a des problèmes de reins qui sont bloqués ; ce qui débouche sur l’insuffisance rénale aiguë. C’est la moitié de l’insuffisance rénale aiguë que nous recevons au Sénégal et sa mortalité est extrêmement importante », a analysé le président de la Société sénégalaise de néphrologie. Pour Boucar Diouf, il est important de prendre en charge l’insuffisance rénale aiguë par un dépistage précoce, car si à la dernière étape elle n’est pas dialysée, elle est mortelle à 100%.

Pour le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Alassane Mbengue, « la maladie rénale chronique est fréquente et en parfaite progression dans le monde. Un adulte sur 10 souffre d’une affection rénale, soit près de 600 millions de personnes atteintes dans le monde.

600 millions de cas dans le monde
L’Oms prévoit une augmentation de la prévalence de la maladie rénale chronique de 17 % dans les 10 années à venir », a-t-il constaté.

Parlant du sous-thème « La problématique de la transplantation rénale en Afrique subsaharienne », M. Mbengue a soutenu que c’est un véritable défi et un moyen d’allègement des listes d’attente.

Le Pr Boucar Diouf a, lui, rappelé que la loi sur la transplantation rénale a déjà été votée, mais il faut un décret présidentiel d’application qui doit créer l’organe de régulation. «On est sur ce processus, parce que c’est cet organe de régulation qui va accréditer les hôpitaux et dire qui va transplanter et comment le faire, qui va surveiller, car il y a des dérapages dans d’autres pays et nous ne voulons pas les avoir au Sénégal.Pour ce faire, il faut un organe de contrôle », a-t-il dit. M. Diouf a assuré que, techniquement, le Sénégal est prêt parce que plusieurs spécialistes ont été formés dans ce domaine et il a plusieurs partenaires comme le Maroc, la France, la Tunisie qui sont prêts à l’accompagner.

Oumar KANDE

INSUFFISANCE RENALE AU SENEGAL : 6000 NOUVEAUX CAS CHAQUE ANNÉE…
Selon le président de la Société sénégalaise de néphrologie, « si on fait l’estimation, parce qu’il n’y a pas encore d’étude précise, il y a 6000 nouveaux cas d’insuffisance rénale chaque année au Sénégal ». Cependant, le Pr Boucar Diouf a rassuré que tout insuffisant rénale ne va pas en dialyse. « C’est seulement 2 % des malades qui vont en dialyse. Les insuffisances rénales évoluent et il y a 5 stades. C’est en dernier stade que le malade doit aller en dialyse. C’est pourquoi il faut dépister tôt pour éviter d’aller en dialyse », a-t-il conseillé.

O. KANDE

…641 PATIENTS DIALYSÉS
Le secrétaire général du ministère de la Santé a révélé qu’au Sénégal les données de janvier 2017 montrent qu’il y a 319 patients qui sont dialysés dans le public, 273 dans le privé, 49 en dialyse péritonéale. « Chaque année, en raison d’un diagnostic tardif, des millions de personnes décèdent prématurément d’une insuffisance rénale chronique. Les maladies rénales peuvent être détectées et leur évolution ralentie, voire stoppée, par des médicaments et des règles hygiéno-diététiques simples », a affirmé Alassane Mbengue.

O. KANDE

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, a installé le Pr Cheikh Mouhamadou Mbacké Lô, directeur général de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée (Anrsa). Chirurgien-dentiste de formation, M. Lô, qui se présente aussi comme « un passionné de la recherche », veut mettre la recherche appliquée au cœur de la dynamique d’évolution du pays. « La recherche appliquée est, aujourd’hui, dans un nouveau contexte qui fait qu’elle doit nous permettre de relever les grands défis du moment. C’est ensemble que nous pourrons relever, avec succès, les besoins du moment et permettre à cette agence de faire la différence et de s’acquitter de sa mission », a-t-il souligné. L’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée, qui avait un ancrage institutionnel spécifique, dépendait d’abord de la présidence de la République. Mais, lors de la dernière répartition des services de l’Etat, suite au dernier remaniement, l’Ansra est revenue dans le giron du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Ce qui signifie, selon le Pr Mary Teuw Niane, la dimension que va prendre la recherche appliquée. Une recherche appliquée qui, avec l’enseignement supérieur et l’innovation, va être, d’après le ministre, un des leviers du développement.

Le Pr Cheikh Mouhamadou Mbacké Lô compte ainsi s’inscrire dans cette nouvelle dynamique impulsée par les hautes autorités pour faire la différence.

Oumar NDIAYE

Le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a mis à la disposition de l’Ong Santé service et développement (Ssd) des motos pour la collecte des échantillons de la charge virale. Au Sénégal, certaines régions ne disposent pas encore d’appareils de collecte de la charge virale.

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a réceptionné, le 22 février 2018, au Centre de promotion de la santé Hyacinthe Thiandoum, 11 motos. Elles ont été offertes par le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) à l’Ong Santé service et développement (Ssd), ex-Sida service. Une structure catholique qui participe dans la lutte contre le Sida depuis plus de 25 ans.

Ces motos, remises à l’autorité de l’Eglise catholique par la secrétaire exécutive du Cnls, Dr Safiatou Thiam, entrent dans le cadre de la démarche d’appui aux Ong qui évoluent dans la lutte contre le Sida. Cette dotation va donc permettre à l’Ong Ssd d’optimiser ses activités visant à faire bénéficier aux Personnes vivant avec le Vih (PvVih) un accès plus facile à la mesure de la charge virale.

L’Ong se propose de collecter des échantillons jusque dans les zones les plus reculées et de les acheminer vers les points de prestation. Dr Daniel Sarr, directeur exécutif de l’Ong Ssd, a indiqué que ces motos permettront au projet Collecte, acheminement et rendu des résultats (Car) de mieux mener ses activités dont le transport des prélèvements. Selon lui, il y a des difficultés liées à l’inaccessibilité de certaines prestations. « Beaucoup de localités ne disposent pas d’appareils de la charge virale. Nous avons estimé qu’il faut apporter une solution à ce manquement en mutualisant les plateformes des charges virales qui existent actuellement », a-t-il expliqué. Les régions où sont notées plus de difficultés de transport et d’accès aux prestations de soins recevront plus de motos. L’Ong Ssd a collecté, en deux mois, 1.419 échantillons dans les 8 régions. L’archevêque de Dakar a remercié les responsables du Cnls pour ce don mais aussi pour leur engagement au service de la santé. Mgr Benjamin Ndiaye s’est félicité de la pertinence de l’engagement des acteurs qui travaillent d’arrache-pied pour l’élimination du Sida au Sénégal. Il a prié pour que le Seigneur bénisse et soutienne les efforts des uns et des autres. « C’est notre rôle de servir la population sénégalaise », a relevé la secrétaire exécutive du Cnls, invitant la société civile à poursuivre les efforts dans la lutte contre le Sida. « Nous avons tous un seul objectif : mettre fin à la transmission du Vih dans quelques années au Sénégal » a souligné Safiatou Thiam.

Eugène KALY

Le Programme national de lutte contre le tabac (Pnlt) a tenu récemment une séance de sensibilisation sur les méfaits du tabac à l’intention des élèves du lycée John Fitzgerald Kennedy.

Compte tenu du fait que les jeunes (filles et garçons) fument dès le bas âge, le Programme national de lutte contre le tabac (Pnlt) a ciblé les écoles. Dans ce cadre, les élèves du lycée John Fitzgerald Kennedy ont bénéficié d’une séance de sensibilisation. Devant une centaine de jeunes filles de cet établissement de 3.000 élèves, les spécialistes du Pnlt ont fait des exposés sur les méfaits du tabac. Pour le Dr Mamadou Sy, « c’est mieux de sensibiliser les jeunes dès le bas âge ». Car, « on note aussi que le tabagisme est de plus en plus présent chez les jeunes filles. Pourtant pour avoir une belle peau, être en bonne santé ou être mère sans risque, il faut éviter de fumer », a-t-il conseillé.

Le censeur du lycée, Aïssatou Sy Sow, a informé que l’établissement n’a pas attendu le Pnlt pour sensibiliser les jeunes filles sur les dangers du tabac. Elle a rappelé que le gouvernement scolaire prend en charge ces questions. Car, «beaucoup de filles nous arrivent à l’âge de 12-13 ans et il faut les conscientiser très tôt », a-t-elle avancé. Le directeur de la Prévention, El hadji Mamadou Ndiaye, a confirmé que les écoles sont maintenant une cible « parce qu’ayant constaté que l’épidémie du tabagisme s’est installée dans les pays en voie de développement comme le Sénégal. Et parmi les populations touchées, il y a la cible jeunesse qui est très atteinte par ce fléau vu que la consommation de tabac est très importante aussi bien chez les garçons que chez les jeunes filles ». Pour lui, « on doit aller très vite auprès de ces jeunes et les sensibiliser sur les méfaits du tabagisme sur l’organisme ». Il a cité les risques cardiovasculaires, la survenue de cancers, le manque de concentration scolaire, etc. M. Ndiaye a soutenu qu’il y a aussi des conséquences financières avec des pertes extrêmement importantes causées par l’achat du tabac, mais aussi celles liées à la gestion des maladies occasionnées par ce produit. « Ce qui est un fardeau économique le directeur de la Prévention a précisé que cela va bientôt s’appliquer.

Oumar KANDE


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