La 29ème session du Comité du patrimoine mondial en réunion à Durban, Afrique du Sud, a approuvé, lundi, à l’unanimité un Fonds du patrimoine mondial africain et un exposé de principes de l’Afrique.
Les officiels provenant du Bénin, du Nigeria, de l’Egypte, du Zimbabwe et de l’Afrique du Sud ont représenté le continent africain à la réunion sur la question des sites du patrimoine mondial de l’Afrique, lesquels ont besoin d’un financement urgent pour leur maintenance, la campagne de sensibilisation, la surveillance et la mise en oeuvre de la Convention sur le patrimoine mondial en Afrique.
Quatre pays - la Chine, les Pays-Bas, l’Inde et Israël - auraient déjà promis un soutien financier, tandis que d’autres Etats ont manifesté une volonté de partager leurs expertises et autres ressources.
Les fonds promis seront utilisés pour financer une étude de Faisabilité, comme première phase de l’établissement du Fonds du patrimoine mondial africain qui devrait être, officiellement, lancé en février 2006, après le sommet de l’Union africaine prévu en janvier à Addis-Abeba.
Sur les 35 sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial en danger, quatorze sont en Afrique.
Commentant le fonds et l’exposé de principes, le ministre sud-
africain des Arts et de la Culture, Pallo Jordan, a déclaré que la conservation et la préservation des patrimoines peuvent être utilisés pour aborder l’agenda du développement.
Pendant ce temps, M. Jordan a déclaré que la célèbre île de "Robben Island" n’est pas inscrite sur la liste des sites en danger, ajoutant que toutes les questions soulevées par l’UNESCO ont été traitées.
Son homologue des Affaires environnementales et du Tourisme, Martinus Van Schalkwyk, a déclaré que les Africains ont été les conservateurs des premières histoires et devraient se servir du passé pour enrichir le futur et s’assurer que les sites de patrimoine permettent aux communautés de participer, plus activement, à la gestion et à la préservation des sites tout en en tirant profit. "Nous devons protéger le caractère unique de nos sites. L’Afrique du Sud est chanceuse en ce sens qu’elle dispose de sites, à la fois, culturels et naturels, ce qui nous permettra d’apporter aux visiteurs, à la Coupe du monde 2010, une expérience africaine de qualité", a-t-il ajouté.
(PANA) |