Saint-Louis Jazz Orchestra 6 est né ce week-end. Le groupe est parti pour inscrire en lettres d’or, sa prestation, à la mythique place Faidherbe, au soir du 31 mai, date d’ouverture du festival international de jazz, édition 2006.
SAINT-LOUIS - Ce qui fut le Kora Jazz quintet a totalement changé de visage, d’apparat, et de sons. Avec de nouveaux costumes, une musique plus branchée séduit les adeptes. Les variations plus nettes, un excellent mélange qui démarre en douceur pour aboutir à des rencontres et sonorités dans un ordre mélodieux. Ainsi le compte à rebours a commencé pour le festival international de jazz, et ces Saint-louisiens.
Le plus grand événement de jazz en Afrique, ouvre ses notes pour des musiciens locaux attendus dans la cour des grands. Ce rendez-vous mondial du jazz, prévu du 31 mai au 3 juin fera date et ces musiciens veulent marquer l’événement.
Déjà, le comité d’organisation est à pied d’œuvre pour faire les derniers réglages. Ceux-ci sont de plusieurs ordres, ils drainent toujours des inquiétudes matérielles, logistiques et financières. Le défi est gros, mais les musiciens qui ont réussi leur examen blanc à quelques jours de leur prestation attendue au « In » du festival, espèrent relever le défi. Pour la première fois l’équipe qui forme Saint-Louis Jazz Orchestra 6, est composée essentiellement de 4 musiciens locaux et un Américain.
La bande au Koriste Ablaye Cissokho va faire des émules, si elle reproduit la prestation de vendredi soir à l’institut culturel français Jean Mermoz. Le groupe a répondu aux attentes du public et des organisateurs. Le répertoire et les morceaux divers et variés, les thèmes pertinents, il ne restait qu’à étaler leur classe sur des instruments domptés pour convaincre.
Le rythme harmonieusement arrangé, la kora, vide du fond de sa calebasse, les arpèges, plaquages et cliquetis qui viennent se mêler aux notes distillées par Khabane Thiam (claviers). Une nourriture de l’âme qui portait l’empreinte d’instrumentistes expérimentés, rompus au devoir du faire-aimer. Une preuve qu’ils tenaient à faire accepter face à des responsables Français ou Saint-louisiens partenaires du festival international de jazz et autres curieux prêts à noter.
Cette bande de musiciens locaux aura la lourde mission de représenter, toute une région, tout un pays, au-delà de leur origine africaine. Le groupe de Ablaye Cissokho (kora) qui a participé au concert des frères Boulou et Elios Ferré, Khabane Thiam (claviers) Brown Thiam (batterie) Fadel Carvalho (basse) a frappé fort.
Ces Sénégalais de Saint-Louis, bien qu’expérimentés seront épaulés au vent par un Américain ténor saxophoniste Ryan Brown .
Il ne reste plus qu’ à convaincre le public international au festival de jazz.
MAMADOU AICHA NDIAYE |