À quatre jours de la fin de la conférence des Nations Unies chargée d’examiner l’exécution du programme d’Action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illite des armes légères sous tous ses aspects, les inquiétudes commencent à gagner les rangs de la société civile et des délégations officielles.
Une semaine après l’ouverture de la rencontre (26 juin-7 juillet), les négociations n’ont pas encore réellement démarré. La conférence continue toujours d’enregistrer les déclarations des positions des États membres de l’Onu. Selon le directeur de Cabinet du ministre sénégalais des Forces armées, Emmanuel René Moïse, chef de la délégation officielle sénégalaise, certaines grandes puissances membres du Conseil de sécurité supportent l’institution d’un Traité sur le commerce des armes (Tca) et sont en train de faire un intense lobbying allant dans ce sens. « Je ne pense pas qu’on sortira de cette réunion avec un Tca. Cela n’est pas pour bientôt », estime M. Moïse, estimant que les obstacles à franchir sont nombreux. « Même s’il doit être admis, ce sera dans un délai que je ne peux pas évaluer maintenant », précise-t-il. Pourtant, dans les couloirs, beaucoup de participants s’attendaient à un fléchissement de la position des États-Unis. Mais, ces derniers sont restés fermes dans leur position sur le transfert des armes et sur la possession des armes par les civils.
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