Face aux affaires dites des « accords de pêche » et « des passeports diplomatiques vendus à des Chinois », l’opposition affiche la sérénité. Dans ces affaires, des dignitaires de l’ancien régime seraient impliqués. Mais, les faits, tels qu’expliqués mercredi dernier par le ministre de la Justice à l’Assemblée nationale, ne semblent pas ébranler les membres de la Coalition populaire pour l’alternative (Cpa), un cadre d’action des partis de l’opposition.
Au cours d’une réunion hebdomadaire, tenue jeudi à Dakar, les leaders de la Cpa se sont abstenus d’aborder ces affaires. Cela ne semble pas avoir beaucoup d’importance aux yeux de Madior Diouf, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (Rnd), porte-parole du jour et ses camarades.
Ainsi, l’opposition préfère-t-elle gérer les dossiers pendants que sont le processus électoral, la situation économique et sociale, la violence, etc. La Cpa préfère ainsi « parler de ces problèmes que les autorités tentent d’occulter, alors qu’il est important de faire la lumière sur eux », fait noter Madior Diouf.
La Cpa, qui était devant un manque notoire de cohésion quand il fallait avoir une position commune sur le départ des députés de l’opposition de l’Assemblée nationale à la date du 30 juin dernier, veut prévenir ce genre de difficulté. Il lui faut une position commune pour ne plus avoir à tergiverser quand il s’agira de se prononcer sur une question politique majeure. Au cours de la réunion hebdomadaire, les leaders ont estimé nécessaire d’organiser davantage leur éthique de comportement et la promotion de la cohésion.
Ils regrettent en même temps l’absence de dialogue avec le ministère de l’Intérieur, alors que, selon les explications fournies par Madior Diouf, il est nécessaire d’avoir des engagements concrets de part et d’autre.
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