La carie dentaire est le quatrième fléau mondial après le paludisme, le sida, et les maladies cardiovasculaires. Elle cause beaucoup de difficultés aux populations à cause de sa prévalence élevée et du coût des soins.
« Après le paludisme, le sida et les maladies cardiovasculaires, la carie dentaire est le quatrième fléau mondial. Cette maladie pose un véritable problème de santé publique du fait de sa prévalence élevée, de sa gravité et de son impact financier ». L’annonce est faite par le Dr Soukèye Dia Tine présidente de l’Amicale des femmes chirurgiens dentistes du Sénégal (Afcds) qui faisait face à la presse avant-hier pour décliner les grandes lignes de leur deuxième anniversaire.
Cette année, les femmes chirurgiens dentistes du Sénégal ont choisi comme thème l’aspect socio-culturel de l’esthétique bucco-dentaire chez la femme africaine en général et sénégalaise en particulier.
Le choix du thème se justifie de l’avis de Mme Tine par l’influence négative de certaines pratiques traditionnelles qui bien que visant l’esthétique ont un impact sur la santé bucco-dentaire.
L’anniversaire sera présidé par le ministre de la Santé et de la Prévention médicale Abdou Fall. Mme Yaye Kène Gassama Dia, ministre de la Recherche scientifique est la marraine de la manifestation. Au cours de ce face à face avec les journalistes, les chirurgiens dentistes sont revenues sur les influences négatives qui favorisent les infections bucco-dentaires. Il s’agit du tatouage gingival ou lobial, le blanchiment des dents par certains produits, le collage des gencives artificielles etc. Les populations surtout celles féminines sont invitées à abandonner ces pratiques.
L’Amicale des femmes chirurgiens, dentistes du Sénégal, il faut le rappeler a été créée en juillet 2004. Elle compte 125 femmes dentistes. Elle s’est fixé plusieurs objectifs et attend aller jusqu’au bout pour aider les populations à pouvoir accéder facilement aux soins bucco dentaires qui coûtent excessivement cher au Sénégal.
Eugène Kaly |