Le nouvel Institut national de pédologie (INP) va se déployer d’ici la fin de l’année dans les départements de Louga réputés détenteurs des terres les plus dégradées afin d’aider à asseoir une dynamique de conservation, de restauration et de régénération des sols et des eaux, a annoncé Rokhaya Daba Fall.
La directrice de l’INP qui présentait vendredi au Comité régional de développement (CRD) le service qu’elle dirige a estimé qu’en procédant de la sorte les actions de l’INP seraient palpables et visibles à Louga d’ici la fin de l’année.
Né en juin 2004, l’INP qui a une direction restreinte de 10 personnes va s’implanter durant cette année dans quatre régions (Fatick, Louga, Tambacounda et Thiès) en élisant domicile dans les centres polyvalents de formation des producteurs (CPFP) qui comprennent chacun un champ expérimental de 7 à 52 ha, un laboratoire d’analyses sol, eau, plante, intrants, etc., a indiqué Mme Fall. ‘’Nous allons faire vite et bien et tisser avec vous des liens solides de coopération afin d’éviter tout esprit de concurrence ou de substitution’’, a-t-elle, elle.
Créé pour améliorer la productivité des terres et développer le niveau de technicité des producteurs ruraux et une meilleure maîtrise de l’occupation des sols, l’INP qui tend la main à tous les techniciens à la base. Il va ainsi aider à l’identification des caractéristiques des ressources en sols, à la sauvegarde du patrimoine foncier et à la formation et à la sensibilisation des producteurs et autres opérateurs économiques sur le rôle de la science du sol. L’INP qui va de fait jouer sa partition dans la lutte pour l’éradication de la pauvreté par l’amélioration de la base productive mettra en place des modules de formation d’exploitation et de gestion durable et rentable des activités rurales. Il assurera la coordination, la réglementation et le contrôle des travaux pédologiques exécutés sur le territoire national. ‘’Nous avons également pour mission, a indiqué Mme Fall, d’établir des normes en matière de sols et eaux pour l’agriculture et devons, pour inverser les tendances lourdes de dégradation des terres, intégrer des concepts clés (durabilité, globalité et intégralité) et des supports pérennes (exploitations modèles, producteurs relais, monolithes et imageries satellitaires et photographies aériennes)’’.
L’INP qui n’hésitera pas à informer si besoin en est les décideurs politiques et les paysans sur l’inadaptation ou non du sol d’un quelconque village par rapport à telle ou telle autre spéculation est en somme un observatoire des ressources en sols. Il est aussi un instrument de développement transversal au service de l’agriculture, de la pêche continentale, de l’environnement, de l’élevage, de l’aménagement du territoire, du développement communautaire et de l’urbanisme.
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