Réunis les 28 et 29 juillet derniers, une coalition d’organisations de la société civile a décidé de faire le diagnostic du secteur de l’éducation au Sénégal. Leur initiative s’inscrit dans le cadre de la réalisation du projet Afrimap au Sénégalais. Les Ongs passeront aussi à la loupe « l’évolution politique », la justice et l’Etat de droit », mais également d’autres secteurs des services publics.
La Raddho, l’Anafa, le Forum civil, le Clvf, le Radi, Amnesty international ainsi que d’autres organisations de la société civile sénégalaise vont faire un audit du secteur de l’éducation. C’est ce qui ressort du séminaire tenu les 28 et 29 juillet derniers à Saly Portudal. Selon Alioune Tine, le secrétaire exécutif de la Raddho, l’éducation est un secteur en crise et, pourtant, elle est considérée comme « un secteur prioritaire par le gouvernement du Sénégal qui y affecte 40 % de son budget national ». L’audit va déboucher selon M. Tine sur des recommandations allant dans le sens de renforcer le droit à l’éducation mais également la qualité de ce secteur. La décision des Ongs s’inscrit dans le cadre la mise en œuvre d’Afrimap au Sénégal. Ce projet initié par Osiwa a pour objectif d’aider à bâtir des sociétés ouvertes en Afrique en s’appuyant, entre autres, sur le contrôle par les Etats africains et les partenaires, des normes africaines internationales dans les domaines des droits de l’homme de l’état de droit et de la responsabilité gouvernementale. Le Sénégal fait partie des quatre pays choisis pour son expérimentation. Les experts qui ont travaillé sur sa réalisation au Sénégal ont présenté deux rapports portant sur la justice et l’Etat de droit et l’évolution politique. Ces deux rapports seront approfondis. Ils seront complétés par un autre portant sur les services publics avec comme cible principale le secteur de l’éducation.
C’est pourquoi des équipes scientifiques ont été mises en œuvre, des critères définis pour la rédaction, l’investigation, etc.
La directrice d’Afrimap-Londres a exprimé sa confiance quant à l’avenir de ce projet au Sénégal grâce à l’appui des Ongs partie prenante de sa mise en œuvre. La réalisation de ce projet pourrait, selon elle apporter une amélioration de la situation des citoyens sénégalais.
BABACAR DIONE |