La situation des enfants et des femmes en RD Congo continue de se dégrader malgré les efforts des partenaires au développement et la tendance à la stabilisation de l’environnement politique en cette période de fin de transition avec la tenue des élections générales, a indiqué vendredi à Kinshasa un officiel congolais.
Selon Pierre Mbo Ntula, membre du Comité national de mobilisation sociale pour la campagne d’inscription en 1ère année, le taux net de scolarisation (TNS) a connu de 1995 à 2001 une chute libre passant de 56% à 51%, avec un écart entre les sexes 54,8% chez les garçons contre 48,6% chez les filles. S’exprimant au siège du bureau de l’UNICEF à Kinshasa à l’occasion du lancement de la campagne de l’accélération de l’éducation des filles, M. Ntula a précisé que cette disparité, entre filles et garçons dans l’éducation est également perceptible sur le plan régional et géographique : 76 % à Kinshasa contre 30 % au Nord Kivu et 38% au Sud Kivu, tandis qu’il est enregistré 72% de TNS dans les zones urbaines contre 43% dans les zones rurales. L’Initiative de l’accélération de l’éducation des filles vise à inscrire chaque année, en première année, 1.500.000 enfants en âge d’aller à l’école, dont 750.000 filles, soit une augmentation annuelle de 200.000 élèves. Elle vise également à réaliser la parité fille/garçon dans le cadre de la coopération RD Congo /UNICEF et à atteindre la couverture d’au moins un million d’élèves dont 500.000 filles. La stratégie adoptée par le Comité national de mobilisation sociale s’articule autour de la communication et mobilisation sociale, du plaidoyer, du renforcement des capacités pédagogiques des personnels enseignants, des prestations de services visant à donner aux élèves des appuis en fournitures scolaires, etc. Pour la rentrée scolaire 2006-2007, le Comité national de mobilisation sociale invite les médias à appuyer la campagne amorcée pour sensibiliser les parents sur l’importance et les avantages de scolariser leurs enfants et à encourager à maintenir à l’école ceux qui sont déjà inscrits.
Pour la promotion de l’éducation scientifique des filles du Burkina
Une quarantaine de jeunes filles provenant des treize directions régionales de l’enseignement secondaire du Burkina ont pris samedi à Ouagadougou l’engagement de se battre pour que leurs camarades de même sexe s’intéressent également aux matières scientifiques.
« Nous prenons l’engagement de tout faire pour susciter des vocations scientifiques chez nos camarades filles », a déclaré Félicité Ouoba, élève en classe de seconde C à Fada N’Gourma (220 km à l’est de Ouagadougou), au cours de la cérémonie de clôture d’un camp national d’excellence en sciences expérimentales et appliquées pour jeunes filles du secondaire, qui se tenait depuis le 21 août. Selon ses organisateurs, la session a regroupé les trois meilleures filles dans les disciplines scientifiques venant des classes de seconde C de chacune des treize directions régionales du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, soit au total 39 élèves.
La directrice du camp, Fatimata Soré, a indiqué que l’objectif principal de ce regroupement de filles scientifiques était de « briser la barrière psychologique » des filles de l’enseignement secondaire, vis-à-vis des sciences. « Aujourd’hui, la promotion de l’éducation des filles est une préoccupation nationale. Les filles et les femmes constituent 52 % de nos populations alors qu’elles sont les plus nombreuses à être analphabètes. Les filles sont moins nombreuses à l’école et moins nombreuses à y réussir. Quand on considère les disciplines scientifiques à l’école, on constate que les filles y sont encore moins nombreuses qu’ailleurs », a expliqué Mme Soré.
Le programme de ce camp comportait, entre autres, des cours et des travaux pratiques et dirigés dans les trois disciplines scientifiques (mathématiques, sciences physiques et sciences de la vie et de la terre), ainsi qu’en informatique, de même que des séances d’information sur l’orientation scolaire, de formation sur la santé de la reproduction et d’art culinaire. Les filles ont aussi eu des entretiens avec des femmes scientifiques modèles et effectué des sorties de terrain, notamment au parc urbain Bangr-Weoogo (forêt classée de Ouagadougou) et à l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologique (IRSAT). La marraine des filles, Odile Germaine Nacoulma, présidente de l’Université de Ouagadougou (UO) et première femme biochimiste du Burkina, a promis de lutter pour l’institutionnalisation des camps scientifiques nationaux au profit des jeunes filles.
La Tanzanie augmente son allocation pour les prêts aux étudiants
Le gouvernement tanzanien a augmenté de 36,7 millions de dollars le budget destiné aux prêts accordés aux étudiants, afin d’empêcher que 10.000 étudiants supplémentaires arrêtent leurs études, a appris vendredi la PANA de source officielle.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, des Sciences et de la Technologie, Peter Msolla, a déclaré que cette nouvelle somme venait s’ajouter aux 45 millions de dollars approuvés par le Parlement le mois dernier, mais qui avaient été jugés insuffisants par le public. Il a indiqué que cette hausse du budget était motivée par l’augmentation du nombre d’étudiants qualifiés. « Le gouvernement a décidé de continuer à accorder des prêts à tous les étudiants qui poursuivent leurs études. Cependant, ils devront prendre en charge 40 % du coût de leur éducation », a expliqué M. Msolla.
Ainsi, le nombre d’étudiants des universités publiques et privées qui va bénéficier de ce programme de prêts va passer de 42.729 à 51.064. Le gouvernement avait annoncé en juillet dernier qu’il était obligé de réduire le nombre de bénéficiaires de ces prêts pour des raisons de contraintes budgétaires.
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