Le Droit individuel à la formation (Dif), c’est rien moins que ce prône le Comité paritaire national sénégalais pour la formation professionnelle (CPNFP).
Le Comité paritaire national sénégalais pour la formation professionnelle (CPNFP) a défendu, il y a deux semaines, au cours d’une rencontre avec la presse, à Dakar, l’idée de la mise en place d’une « formation professionnelle continue performante, accessible à toutes et à tous ». Aussi, le Cpnfp propose l’adoption d’un « accord national » avec les partenaires sociaux et la promulgation d’une loi sur la Fpt comprenant le Droit individuel à la formation (Dif). L’organisme qui regroupe des centrales patronales et syndicales, milite ainsi pour la promotion de la Fpt dans le cadre bien compris d’un « dispositif législatif, réglementaire et exécutif pérenne de gestion paritaire » du sous-secteur. Pour le Cpnfp formation professionnelle technique (Fpt) est un « moyen de valorisation des compétences du travailleur, d’apaisement social, de sécurisation et d’accroissement de la productivité des entreprises ». Cette vision prend en compte la formation tant initiale que continue, entendue comme une « alternative sûre et une opportunité à saisir ». L’alternative implique que la Fpt offre un parcours permettant d’obtenir les qualifications requises par un recyclage permanent ou par une alternance travail-formation. Le Cpnfp pense à ce propos que la Fpt devient « non plus un refuge pour la déperdition scolaire et les non scolarisés mais un choix qui consacre l’ouverture de l’école au monde du travail ». La structure paritaire ajoute que cela permet notamment la « définition de programmes de formation adaptés, l’employabilité et la disponibilité des compétences et des équipements ». Quant à l’opportunité, elle a trait au « rôle primordial » que peut jouer la Fpt dans la compétitivité des entreprises et dans la consolidation du dialogue social.
Le Cpnfp explique par ailleurs que cette nouvelle orientation justifie le partenariat public-privé au sein du Fonds de développement de l’enseignement technique de la formation professionnelle (Fondef). Le comité demande d’ailleurs de donner au Fondef, par son « abondement conséquent », les moyens de jouer pleinement son rôle dans le développement, le financement et la régulation du marché de la formation professionnelle continue.
Selon les responsables dudit Comité paritaire, le plaidoyer engagé pour une formation professionnelle technique pour chaque salarié entre dans le cadre des stratégies pour, entre autres, « traduire la volonté politique des autorités nationales en plans d’action efficaces ». En effet, rappelle-t-on, l’Etat du Sénégal a pris une option résolue de renforcement des capacités des ressources humaines du pays considérées comme principales richesses nationales dans un contexte de mondialisation. Cet engagement fait suite aux premières Assises nationales de l’enseignement technique et de la formation professionnelle organisées en 2001.
M.L.BADJI |