Des organisations professionnelles regroupées au sein de l’Association pour le développement de la pêche artisanale en Afrique de l’Ouest (Adepa) ont, à l’issue de leur réunion tenue du 14 au 16 décembre passés, mis en place un Forum permanent des acteurs professionnels de la pêche artisanale. Ce forum permanent vise à permettre aux représentants des organisations de la pêche artisanale au niveau des pays de la sous-région de pouvoir se concerter autour des principaux problèmes de la pêche artisanale.
À l’issue de leur rencontre tenue les 14, 15 et 16 décembre passés au siège de la Commission sous-régionale des pêches (Csrp) à Dakar, les organisations professionnelles regroupées au sein de l’Adepa ont mis en place un forum permanent des acteurs professionnels de la pêche artisanale. Ce forum entend créer un circuit d’information entre les acteurs professionnels, organiser et animer périodiquement des réunions de concertation autour des questions qui requièrent une harmonisation de points de vue dans la sous-région Afrique de l’Ouest et mobiliser des ressources humaines, institutionnelles et financières pour organiser, toutes les fois que les circonstances l’exigent, des formations spécifiques. Il devra également initier et aider à la mise en œuvre de projets de développement durable de la filière-pêche artisanale.
Selon le président de l’Adepa, M. Lucien Déhy, cette rencontre répond à un souci majeur de l’association de mettre à la disposition des organisations professionnelles de la pêche artisanale une charte de responsabilité avec des « codes locaux de conduite » et un cadre de référence pour une gestion concertée des ressources halieutiques et piscicoles, dans le cadre du développement de la pêche artisanale.
En tant qu’espace de dialogue, d’échange, d’expériences, d’information et de formation mutuelle, le forum permanent des acteurs de la pêche artisanale vise également à l’établissement d’une gestion pérenne des ressources halieutiques sur les plans environnemental, social, économique, ainsi qu’un développement durable d’une aquaculture alternative, a-t-il estimé.
« Nous voulons œuvrer pour une harmonisation de la législation en matière de gestion de la pêche artisanale et, en tant qu’acteurs, avoir notre mot dans la négociation des accords de pêche et exercer autant que possible notre influence sur les accords de l’Omc », a déclaré M. Déhy.
Quant au président de la Fédération nationale de pêche de la Mauritanie, M. Sid’Ahmed Ould Abeid, ce forum devra favoriser à tout moment des concertations entre acteurs désireux de partager leurs expériences et connaissances, en vue d’aboutir à des points de vue harmonisées face à des interlocuteurs ou par rapport à des questions d’intérêt commun.
Les participants à cette rencontre de l’Adepa, qui a regroupé le Bénin, le Nigeria, le Ghana, le Mali, la Guinée, la Mauritanie, la Gambie et le Sénégal, ont mis en place une charte, une convention et une plate-forme d’initiatives du forum devant prendre en compte les préoccupations actuelles des acteurs de la pêche artisanale en Afrique de l’Ouest.
M. SY |